La Trinité : un enseignement biblique ???

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 12:54

La Trinité : un enseignement biblique ???

 Le dogme de la Trinité est défini très diversement ; en voici une formulation parmi d’autres : “ Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et, cependant, il n’y a pas trois Dieux mais un seul Dieu. ” Les trois personnes sont “ coéternelles et coégales ”. Est-ce un enseignement biblique ?

On cite souvent à l’appui de ce dogme les paroles de Jésus en Matthieu 28:19. Ce verset se lit comme suit dans la Traduction Œcuménique de la Bible : “ De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. ” 

Certes, ce texte évoque ensemble le Père, le Fils et le Saint Esprit. Mais rien ne vient affirmer leur unicité. Jésus chargeait ses disciples juifs d’enseigner les gens et de les baptiser au nom du Père, du Fils et de l’esprit saint. Quelle était la croyance de la nation juive concernant Dieu ?

Quand les Israélites ont pris connaissance des termes de l’alliance de la Loi, qui fait partie des Écrits sacrés appelés la Bible, le commandement suivant leur a été imposé : “ Tu ne dois jamais avoir d’autres dieux contre ma face. ” (Deutéronome 5:7). 

Combien de personnes s’expriment ici ? Une réponse limpide est fournie en Deutéronome 6:4 : “ Écoute, ô Israël ! Jéhovah notre Dieu est un seul Jéhovah. ” “ Un seul ”, et non trois !Les Israélites venaient tout juste de quitter l’Égypte, où étaient adorées diverses triades de divinités, comme Osiris, Isis et Horus. 

C’est pour cette raison qu’il leur était ordonné de n’adorer qu’un seul Dieu. Pourquoi était-il important de comprendre la portée de ce commandement ? Selon Joseph Hermann Hertz, naguère grand rabbin d’Angleterre, “ cette sublime affirmation d’un monothéisme strict était une déclaration de guerre à tout polythéisme [...]. Le Shema ne laisse aucune place à la trinité des chrétiens, qui constitue une négation de l’Unité de Dieu* ”.

Juif de naissance, Jésus avait lui aussi appris ce commandement et le respectait. Après son baptême, il avait répondu au Diable qui le tentait : “ Va-t’en, Satan, car il est écrit : ‘ C’est Jéhovah ton Dieu que tu dois adorer, et c’est à lui seul que tu dois offrir un service sacré. ’ ” (Matthieu 4:10 ; Deutéronome 6:13). 

Il ressort de cet incident au moins deux informations. Premièrement, la faute à laquelle Satan essayait de pousser Jésus consistait à l’adorer, lui ; or, cette tentation n’aurait eu aucun sens si Jésus avait été Dieu. 

Deuxièmement, Jésus a souligné qu’il n’existe qu’un seul Dieu qui doive être adoré : “ lui seul ” a-t-il dit, et non pas “ nous ”, ce qui aurait forcément été sa réponse s’il avait fait partie d’une Trinité.

Les personnes qui acquièrent une connaissance exacte de Dieu et veulent le servir sont baptisées “ au nom du Père et du Fils et de l’esprit saint ”. (Matthieu 28:19.) Elles comprennent et reconnaissent l’autorité de Jéhovah ainsi que le rôle de Jésus Christ dans la réalisation du dessein de Jéhovah (Psaume 83:18 ; Matthieu 28:18). 

De plus, elles discernent clairement la fonction et l’activité de l’esprit saint de Dieu, qui est sa force agissante. — Genèse 1:2 ; Galates 5:22, 23 ; 2 Pierre 1:21.

Le dogme de la Trinité jette la confusion dans les esprits depuis des siècles. Jésus, pour sa part, a éclairé ses disciples et les a aidés à se rapprocher du “ seul vrai Dieu ”, Jéhovah. — Jean 17:3.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12555
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 12:55

L’enseignement le plus universellement reconnu dans la chrétienté, concernant la nature divine, est la doctrine de la « Trinité ». , cette doctrine n’est pas fondée sur la Bible.

Le monde ne connaît pas Dieu, parce que Dieu Lui-même a choisi de rester caché ! Lorsque l’apôtre Paul fut invité par certains philosophes d’Athènes, à tenir une conférence sur la colline d’Arès, il choisit de parler du « Dieu inconnu » (Actes 17 :23). Il expliqua à ses auditeurs, que le Dieu qu’ils qualifiaient d’inconnu était le Créateur Suprême, et il se mit à leur exposer la vérité au sujet du véritable Dieu, ainsi que de Son plan pour l’humanité. C’est pour cette raison qu’il est si important de comprendre – conformément à ce que la Bible enseigne – ce que Dieu révèle à Son sujet. Lorsque nous comprenons cela, nous savons quel est le grand plan divin destiné à toute l’humanité. La vérité vous surprendra, et en même temps, vous pourrez la prouver à partir de la Bible.

L’origine de la doctrine sur la Trinité

En ce qui concerne la nature de Dieu, les chrétiens orthodoxes enseignent qu’Il est « un Dieu en trois personnes ». la Bible n’enseigne pas la Trinité, quoique ce concept touchant à la nature de Dieu soit le plus répandu parmi ceux qui se considèrent chrétiens ! En fait, le terme « trinité » n’apparaît pas même une seule fois dans la Bible. 

Dans ces conditions, quelle est l’origine de cet enseignement, et comment en est-il arrivé à être universellement adopté ?

Environ trente ans après la fondation de l’Église du Nouveau Testament, Jude, le plus jeune parmi les demi-frères de Jésus (fils de Joseph et de Marie), exhorta les frères « à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3)

Il est donc manifeste que la véritable foi chrétienne avait déjà été dispensée, avant la rédaction de l’Épître de Jude. L’apôtre Jude expliqua, que des hommes impies s’étaient introduits secrètement dans l’Église, et qu’ils avaient déjà commencé à tordre les véritables doctrines données par Jésus-Christ à Ses disciples.

Des érudits catholiques admettent que Tertullien (150-225 apr. J.-C.) fut le premier écrivain à utiliser le terme de « trinité »

Si cet enseignement fondamental concernant la nature de Dieu était exact, pourquoi ne fut-il pas révélé 150 ans plus tôt, après la crucifixion et la résurrection de Jésus-Christ ? Pour quelle raison cette doctrine ne fut-elle pas enseignée et expliquée par les premiers disciples du Christ, y compris l’apôtre Paul ? Comme nous le verrons plus loin, ceux-ci donnaient, en réalité, une explication tout à fait différente de la nature du véritable Dieu !

Au cours des IIème et IIIème siècles, il n’y avait pas seulement une seule hérésie en cours, mais plusieurs qui se contredisaient. Il semblerait qu’à cette époque, il y eut presque autant d’idées différentes qu’il y avait d’écoles de philosophie et de professeurs. La pensée catholique prédominante, de laquelle l’enseignement orthodoxe et protestant relatif à ce sujet a jailli, n’est que l’héritière de l’hérésie qui a triomphé en supplantant toutes les autres.

L’arrière-plan de l’orthodoxie relative à la Trinité, qui a vu officiellement le jour en 381 au "Concile de Constantinople", ne vient pas du texte biblique, mais des écrits des philosophes grecs. 

A ce propos, The Roman Catholic New Theological Dictionary, en se référant à l’enseignement biblique traitant de la nature du Saint-Esprit, au chapitre « Trinité », admet ceci : « En tant que tel, l’Esprit n’a jamais fait l’objet d’un culte explicite dans le Nouveau Testament, et n’a jamais été non plus décrit dans les discours du Nouveau Testament, comme une entité entretenant des relations réciproques et personnelles avec le Père et le Fils » 

Plus loin, dans ce même article, des érudits catholiques modernes, discutant du fond de l’orthodoxie relative à la Trinité, reconnaissent que des influences païennes ont marqué leur théologie :

Des chrétiens […] versés dans la philosophie devenue dominante à l’époque du moyen platonisme saisirent l’occasion de déclarer et d’expliquer le message chrétien selon une façon de raisonner, qui était familière aux classes éduquées de la société hellénistique implantée partout […] Persuadés que le Dieu qu’ils (les philosophes grecs) enseignaient était le Père de Jésus-Christ, et que le salut qu’ils proclamaient était celui de Jésus, les apologistes adoptèrent un grand nombre de points de vue hellénistes [… Tertullien] est connu pour avoir été le premier à employer le terme « trinité ».

Origène s’appropria la philosophie du moyen platonisme de façon plus systématique que les apologistes et que Tertullien ne l’avaient fait. Mais son « concept de la génération éternelle » n’était qu’une adaptation de la doctrine du moyen platonisme, selon laquelle le monde spirituel tout entier était éternel.

Le Fils est éternellement issu (ou engendré) de la toute existence de Dieu et, par conséquent, de l’essence même du Père, mais en second après le Père […] Origène, comme Tertullien, inventèrent un terme générique pour les « trois » de la divine triade. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont « trois hypostases » […] La contribution majeure d’Origène, dans le formulation de la doctrine de la Trinité, fut la notion d’éternelle génération. Ce terme générique désignant les « trois » (hypostases) fut ensuite adopté et affiné au quatrième siècle (page 1054). 

Lorsqu’on évoque le développement de la théologie « chrétienne », fin du deuxième siècle et début du troisième, les noms de Tertullien et d’Origène viennent tout de suite à l’esprit. Tertullien, appelé le père de la théologie latine, fut « l’un des plus grands écrivains de l’époque, et presque aussi influent qu’Augustin, dans le développement de la théologie en occident » (Eerdman’s Handbook to the History of Christianity, page 77).

Tertullien vécut à Carthage, en Afrique du Nord, et rompit plus tard avec Rome pour devenir Montaniste. Autrement dit, il croyait aux déclarations de deux femmes, qui prétendaient être des prophétesses. Elles entraient en transe, et saisies de gesticulations frénétiques, elles « parlaient en langues » en prétendant être le Paraclet (un terme désignant le Saint-Esprit dans l’Evangile de l’apôtre Jean), et enseignaient un message appelé la « Nouvelle Prophétie ».

Origène (180-254 apr. J.-C.) « fut le plus grand érudit et l’auteur le plus prolifique du début de l’église » (Eerdman’s, page 104). Vers 203 apr. J.-C., Origène succéda à Clément d’Alexandrie comme dirigeant d’une célèbre école, qui prétendait préparer les chrétiens au baptême, et qui dispensait des cours de philosophie et de sciences naturelles aux masses populaires. En dépit de sa réputation de grand érudit et de professeur de théologie, que comprenait vraiment Origène de la signification et de l’intention des Ecritures ? Selon l’historien Eusèbe, ayant vécu au quatrième siècle, peu de temps après qu’Origène eut pris la direction de l’école d’Alexandrie, il se castra lui-même ! Il fit cela, selon ce qu’il s’imaginait avoir compris des paroles du Christ, consignées dans Matthieu 5 :29-30. Ce manque de compréhension de la signification et de l’intention des Ecritures se retrouve dans beaucoup de ses écrits théologiques.

Tertullien et Origène firent partie des théologiens catholiques, qui prospéraient durant la dernière partie du deuxième siècle et le début du troisième. Aucun d’eux n’avait vu le jour moins d’un siècle après la fondation de l’Eglise du Nouveau Testament, lors du jour de la Pentecôte. Ce sont eux qui établirent le fondement de l’enseignement catholique (et plus tard protestant) relatif à la Trinité et à la nature de Dieu – ce fondement ne vient pas des apôtres du Nouveau Testament tels que Pierre, Paul ou Jean. 

Le Nouveau Testament n’enseigne pas la Trinité

Ayant vu que l’origine de l’orthodoxie « chrétienne » avait pris forme de nombreuses années après la rédaction du Nouveau Testament, considérons maintenant ce que nous apprend réellement le Nouveau Testament. Pour commencer, il serait utile d’examiner deux passages des Ecritures, qui sont parfois cités par les Trinitaires pour tenter d’accréditer leurs enseignements.

Premièrement, notez que certaines traductions, comme la version Osterwald et la version Segond Révisée (Colombe) en français, ou la Bible King James en anglais, contiennent un passage dans 1 Jean 5 :7, qui dit : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. » A première vue, ce verset semble enseigner la doctrine de la Trinité. Cependant, ce qu’il faut savoir, c’est que ce verset n’a jamais figuré dans aucun des plus anciens manuscrits grecs inspirés. 

Ce verset, à l’origine, est une insertion introduite dans le texte en latin, que presque tous les spécialistes bibliques reconnaissent ! The Interpreter’s One Volume Commentary on the Bible, publié par Abingdon Press, explique qu’au cours des controverses du quatrième siècle, au sujet de la doctrine de la Trinité, le texte fut rajouté – d’abord en Espagne vers l’an 380 apr. J.-C., puis repris dans la Vulgate, qui est la version officielle de l’Eglise catholique romaine, écrite en latin (page 939).

A propos de ce verset, Bullinger’s Companion Bible note en marge du texte : « Ces mots ne figurent dans aucun manuscrit grec antérieur au seizième siècle. Ils furent d’abord trouvés en marge de certaines copies en latin. De là, ils migrèrent dans le texte ». Dans son commentaire, The New Bible Commentary Revised déclare simplement que, « ces mots ont été rajoutés, et ont été carrément exclus de certaines versions, y compris des notes en marge » (page 1269). Il est évident que les premiers Trinitaires, de l’Eglise catholique, étaient tellement à court d’arguments bibliques pour étayer leur doctrine, qu’ils ajoutèrent tout simplement ces mots au texte original ! Ce qui, en fin de compte, n’est qu’un aveu de la nature non biblique de ce qu’ils enseignaient !

Le discours de Jésus, transcrit dans Jean 14 et 15, est une autre partie des Écritures qui est souvent tordue, en vue de démontrer que le Saint-Esprit est une personne, au même titre que le Père et le Christ. Dans la nuit de Sa dernière Pâque, Jésus-Christ révéla à Ses disciples qu’il allait retourner auprès du Père : « Et il vous donnera un autre consolateur ». Le terme grec utilisé ici est paracletos, dont le sens se réfère à quelqu’un qui apporte de l’aide ou un support. Selon le contexte, il est clair que cela se rapporte au Saint-Esprit, que Jésus avait promis d’envoyer à Ses disciples, après Son ascension vers le Père.

Certains ont prétendu que le Saint-Esprit devrait être considéré comme une « personne » divine, parce que le pronom « il » est utilisé dans ces versets. Cependant, la langue grecque (dans laquelle fut rédigé le Nouveau Testament), de même que de nombreuses autres langues modernes (comme l’anglais ou l’allemand, par exemple), assignent trois genres aux noms : le masculin, le féminin et le neutre. Le genre d’un nom est fixé par la langue et n’a que peu, ou rien à voir, avec le sexe ou la nature du nom. Par exemple, le nom grec pour « petite fille » est du genre neutre, tandis que le mot « main » est du genre féminin, indépendamment du fait que cela se rapporte à une partie d’un corps de femme (en français, le mot main est également féminin et non pas masculin, même s’il s’agit de la main d’un homme). D’autre part, le mot « pied » est toujours du genre masculin. Selon les règles de la grammaire, le pronom utilisé – « il » ou « elle » en français – doit toujours s’accorder avec le nom auquel il se réfère. Il est à noter que, dans la langue française, il n’y a que le genre masculin et le genre féminin ; le genre « neutre » n’existe pas. En grec, le nom pneuma, traduit par esprit, est neutre, et prend toujours un pronom neutre dans les langues où le neutre existe, tandis que paracletos est masculin et demande un pronom masculin. En résumé, il faut retenir que le pronom qu’on utilise, n’est en rien une preuve que le nom auquel il est rattaché désigne une personne !

Dans Jean 14 :16-20, Jésus souligna qu’après Son départ pour rejoindre le Père, les disciples ne seraient pas abandonnés (le terme grec utilisé au verset 18 est orphanous, qui a été correctement traduit en français par « orphelin »). Au contraire, grâce à la puissance du Saint-Esprit, le Fils et le Père les conduiraient littéralement, de même qu’Ils le feraient pour tous les véritables chrétiens (versets 20, 23). Le Saint-Esprit est une puissance, qui communique à la fois la compréhension et la force à celui qui croit. Il s’écoule de Dieu et connecte notre esprit au Sien, ce qui nous permet de recevoir Son aide et Son influence. Il n’est pas une sorte de personnalité divine, séparée et distincte ; il est le moyen par lequel le Christ et le Père sont présents dans le cœur et les pensées de ceux qui croient.

Le Saint-Esprit est une puissance qui sort de Dieu (Luc 1 :35). Il est le moyen par lequel Il créa et amena à l’existence l’univers tout entier (Psaume 104 :30). Il est la puissance par laquelle Dieu agit dans l’esprit des êtres humains, créés à Son image (Genèse 6 :3). C’est également la puissance par laquelle des boiteux remarchèrent miraculeusement, des aveugles recouvrèrent la vue, des sourds entendirent et des morts ressuscitèrent de la tombe, au cours du ministère terrestre de Jésus-Christ (Luc 5 :15-17).

La Bible décrit le Saint-Esprit de diverses façons. Le Saint-Esprit est comparé au vent. Après tout, le mot grec qui est traduit par esprit est pneuma, qui signifie « vent » ou « souffle ». Dans l’Ancien Testament, le mot hébreu équivalent est ruach, qui a exactement le même sens.

Le Saint-Esprit est aussi comparé à des eaux vives (Jean 7 :38-39). Comme l’air et l’eau sont indispensables à la vie, de même le Saint-Esprit est la source de la vie éternelle pour les chrétiens (Romains 8 :11). L’air et l’eau peuvent se mouvoir tous les deux et dégager une force, qui affecte et transforme les éléments avec lesquels ils entrent en contact, comme le Saint-Esprit.

Dieu nous accorde Son Saint-Esprit à dessein ! Il est le moyen par lequel nous pouvons participer à la puissance de Dieu, à Son attitude et à Sa pensée. L’Esprit de Dieu est destiné à transformer notre vie, par le renouvellement de notre esprit (Tite 3 :5 ; Romains 12 :2). Nous avons la faculté de devenir une nouvelle création parce que Dieu nous transforme en écrivant Ses lois dans nos cœurs et nos pensées (Hébreu 8 :10).

Quoique le Saint-Esprit joue un rôle vital en accomplissant le but divin, il n’a jamais été décrit comme une personne, contrairement à ce que sont le Père et le Christ. Par exemple, dans les versets d’introduction de presque toutes les Epîtres de l’apôtre Paul, il y a une salutation identique à celle qui est utilisée dans Romains 1 :7 : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! » 1 et 2 Corinthiens, Galates, Ephésiens, Philippiens, Colossiens, 1 et 2 Thessaloniciens, et Philémon commencent tous par cette formule identique. 1 et 2 Timothée et Tite commencent par une phrase, dont la tournure est légèrement modifiée. En outre, 2 Pierre, 2 Jean et Jude commencent de la même façon. Le point à relever est le suivant : aucun des livres du Nouveau Testament ne commence par une allusion, même de loin, de salutations qui émaneraient d’une Trinité, associant le Saint-Esprit aux personnes du Père et du Christ, en tant que personnage séparé et distinct.

Dans son introduction au premier chapitre de 1 Jean, l’apôtre bien-aimé parle de l’importance de notre communion avec Dieu, et des uns envers les autres. Notez la façon dont cela est exprimé : « Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (verset 3). La Bible ne dit nulle part que notre communion est avec le Saint-Esprit, comme elle l’est avec le Père et avec le Christ. Au contraire, le Saint-Esprit émane du Père et du Christ, et il est à l’origine de notre communication à Dieu et des uns envers les autres. Il est le moyen par lequel le Christ vit Sa vie en nous (Galates 2 :20).


Remarquez ce que révèlent les Écritures au sujet de la Divinité. Genèse 1 :1 nous dit qu’au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Le terme hébreu traduit par Dieu est Elohim, un mot qui a une forme plurielle, quoiqu’il s’utilise généralement au singulier. Un peu plus loin dans Genèse 1 :26, nous apprenons que Dieu avait dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Pourquoi « faisons », pourquoi « notre » ? A qui cela se réfère-t-il ?

La réponse est donnée dans le Nouveau Testament. Dans Jean 1 :1-3, nous lisons : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » Dans Colossiens 1 :16, l’apôtre Paul souligne que « Tout a été créé par lui [le Christ] et pour lui. » En fin de compte, la Parole – Celui qui existait au commencement avec le Père – abandonna volontairement toute Sa gloire et Sa puissance pour devenir un être humain et mourir pour nos péchés (Jean 1 :14 ; Philippiens 2 :7-8). En tant que Créateur, la valeur de Sa vie dépassait de loin la somme totale de toutes les vies humaines rassemblées !

Le Christ est venu déclarer, ou révéler, le Père (Jean 1 :18). Il demeura toujours soumis au Père et donna Sa vie pour payer, à notre place, l’amende de nos péchés. Ressuscité des morts par la puissance du Père, Il fut rétabli dans la gloire qu’Il partageait avec le Père avant que le monde fût (Jean 17 :5). Il est maintenant assis à la droite du Père, dans les cieux, et Se prépare à revenir dans la gloire et avec puissance, pour gouverner en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12555
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 12:55

Le Comma Johanique

Ce n'est pas la première fois que des "traducteurs" peu scrupuleux ont essayé de changer le sens de certains versets bibliques, les tentatives volontaires de corruption "scripturaires" sont flagrantes !.



1 Jean 5:7 et 8, La Bible Crampon 1905:






Jean 5 : 7
Bible Martin
Car il y en a trois dans le Ciel qui rendent témoignage, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit; et ces trois-là ne sont qu'un.

5 : 8 Bible Martin
Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre, savoir l'Esprit, l'eau, et le Sang; et ces trois-là se rapportent à un.





1 Jean 5:7 et 8 dans la traduction de Crampon (1905) : "Car il y en a trois qui rendent témoignage [dans le ciel : le Père, le Verbe et l'Esprit; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre] : l'Esprit, l'eau et le sang; et ces trois sont d'accord."

On ne trouve les mots mis entre crochets dans aucun manuscrit grec antérieur au XVè siècle et dans aucun manuscrit de la Vulgate antérieur au VIIIè.

1 Jean 5:7 se lit ainsi dans La Saint Bible de A. Crampon : " Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit ; et ces trois sont un."

La Bible Saci, J. F. Ostervald, A. Glaire, et Martin 1744 contiennent toutes les mots " dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit ; et ces trois sont un. "

La Bible de Jérusalem (1961) comporte une note pour ce verset, en bas de page: "Le texte des versets 7-8 est surchargé dans la Vulg[ate] par une incise (ci-dessous entre parenthèses) absente des manuscrits grecs anciens, des vieilles versions et des meilleurs manuscrits de la Vulg[ate], et qui semble être une glose marginale introduite plus tard dans le texte : ‘Car il y en a trois qui témoignent (dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit Saint, et ces trois sont un ; et il y en a trois qui témoignent sur la terre) : l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont un.’"
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12555
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 12:55

Vers 380 de N.E. St Jérôme écrit une lettre au pape Damase pour se plaindre des erreurs et des falsifications dans les évangiles.





Traduction:

AU PAPE DAMASE, SUR LA RÉVISION DU TEXTE DES QUATRE ÉVANGILES. 

" Vous voulez qu'avec les matériaux d'un ancien ouvrage j'en refasse un nouveau; que je me pose comme arbitre dans l'examen des textes de l'Écriture répandus dans le monde; vous voulez, en un mot, que j'explique les variantes qu'on y trouve, et que je signale ses passages concordants avec la version grecque la plus authentique. C'est une pieuse entreprise, mais une présomption dangereuse que de s'établir juge des autres, quand soi-même on doit avoir pour juge l'opinion générale; que de prétendre changer la langue des vieillards, ramener le monde, déjà vieux, au bégaiement de l'enfance. En effet, quel est l'homme de nos jours, savant ou non savant, qui, se décidant à prendre en main notre ouvrage, et voyant discréditer le texte dont il se sert habituellement et dans lequel il a appris à lire, ne se récrie aussitôt, et ne me traite de faussaire, de sacrilège, dont l'audace impie n'a point reculé devant des additions, des changements et des corrections à des textes consacrés par le temps? 

"Contre de semblables reproches une double consolation m'est offerte; la première, c'est que cette mission m'a été confiée par vous ; la seconde, c'est que, d'après le témoignage même de ceux qui nous attaquent, il ne pourrait y avoir de vérité complète dans les ouvrages où on ne peut signaler des variantes. En effet, si nos adversaires pensent que les exemplaires latins sont dignes de confiance, qu'ils désignent lesquels; car il existe presque autant d'originaux que d'exemplaires. S'ils pensent, au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes, pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes? 

"Ma polémique ne touche en rien l'Ancien Testament traduit en grec par les Septante, et qui ne nous est arrivé qu'après trois traductions successives. Je ne veux point chercher en quoi Symmaque et Aquila ont fait preuve de discernement, pourquoi Théodotien a cru devoir prendre un terme moyen entre les nouveaux et les anciens interprètes. Ainsi, tenons pour authentique la version qui a pour elle le témoignage des apôtres. 

"J'aborde maintenant le Nouveau Testament qui a été écrit tout entier en grec, à l'exception de l'évangile selon saint Mathieu, qui se servit de la langue hébraïque pour répandre en Judée la parole de JESUS-Christ. Or, comme dans notre idiome cet évangile est rempli d'incontestables variantes résultant de la variété des sources auxquelles on a puisé pour le composer, il nous a semblé convenable de remonter à une seule et même source. Je ne veux point recourir aux versions employées par Lucianus et Hesycllius et que quelques hommes ont prises pour texte de leurs querelles impies. Il ne m'a point convenu de revoir ces versions dans leur ancien idiome, après la traduction des Septante. 

"Si je l'ai fait pour les exemplaires écrits dans notre langue, je dois avouer que je n'en ai retiré aucune utilité; en conséquence, je ne m'engage ici qu'à l'examen des quatre évangiles, dont voici l'ordre nominal : saint Mathieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean; je ne prétends me servir que de la collection épurée des anciens textes grecs. D'ailleurs , afin que notre travail ne s'écartât pas trop de la teneur des exemplaires latins, nous n'avons corrigé que les passages qui nous ont paru s'écarter du véritable sens, laissant les autres tels que nous les avons reçus de la rédaction primitive ".


.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12555
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Manouche le Sam 28 Mai - 13:02

Extrait de la déclaration de foi

1. La Bible
Nous croyons que la Bible est la Parole et la révélation de Dieu, notre unique et infaillible autorité. Nous affirmons l'inerrance des Ecritures du fait que les 66 livres du canon ont été inspirés de Dieu (cp. 2 Timothée 3:16).
Dieu a choisi, inspiré, conduit et gardé les écrivains sacrés pour nous faire parvenir ses oracles. Seuls les textes originaux des 66 livres ont été verbalement inspirés. Nous affirmons le caractère absolu et l'unité de la vérité biblique.
La compréhension et l'interprétation de l'Ecriture requièrent le secours du Saint-Esprit, qui a soufflé sur les écrivains sacrés et peut ouvrir notre entendement pour que "nous contemplions les merveilles de ta loi" (Psaume 119:18).
2 Pierre 1:19-21; 1 Pierre 1:10-12; Jean 14:26; 16:12-14; 1 Corinthiens 2:10-11; 1 Jean 2:20-21, 26-27.

2. Dieu
Nous croyons en un seul Dieu, saint, éternel et tout-puissant, créateur des cieux et de la terre (Esaïe 43:10-13).
Nous croyons à l'unité de la déité tout en maintenant la distinction des personnes: Père, Fils et Saint-Esprit (Trinité).
1 Corinthiens 8:6, Matthieu 28:19; 2 Corinthiens 13:13; Ephésiens 2:18; 4:1-6.

3. Jésus-Christ
Nous croyons à la divinité absolue de Jésus-Christ, le Fils éternel de Dieu.
Romains 9:5; Jean 1:1; 20:28; Colossiens 2:9; Tite 2:13; Hébreux 1:7-12; 1 Jean 5:20-21; Apocalypse 7:10.
Nous croyons à sa conception miraculeuse dans le sein de la vierge Marie (incarnation).
Esaïe 7:14; Matthieu 1:18-25; Luc 1:35; Jean 1:14; Galates 4:4; 1 Timothée 3:16.
Nous croyons à l'expiation du péché par le sang du Fils de Dieu.
Matthieu 26:28; Romains 3:25; Ephésiens 1:7; Colossiens 1:19-20; Hébreux 9:12.
Nous croyons à sa résurrection corporelle, à son ascension, à sa présence à la droite du Père et à son sacerdoce parfait et permanent en faveur des siens sur la terre.
Luc 24:34,39; Actes 1:3; Romains 4:25; 1 Corinthiens 15; Luc 24:50-51; Actes 1:9-11; 2:32-33; Romains 8:34; 1 Timothée 2:5; Hébreux 4:14-16; 7:25; 9:14,24; 1 Jean 2:1-2.
Nous croyons à son retour pour ressusciter les morts, enlever l'Eglise, juger l'humanité et établir son règne de gloire.
Jean 5:25-29; Actes 24:15; 1 Corinthiens 15:20-23, 51-55; 1 Thessaloniciens 4:13-18; 5:1-11; 1 Timothée 6:13-16; 2 Pierre 3; Apocalypse 1:7-8.

4. Le Saint-Esprit
Nous croyons à la personnalité et à la divinité du Saint- Esprit (Actes 5:3-4; Ephésiens 4:30; Hébreux 10:29). Il fut répandu en plénitude sur la terre à la Pentecôte (jour historique et unique), consécutivement à la glorification de Jésus.
Jean 7:37-39; 14:15-20; 16:7; Actes 1:4-5; 2:32-33.
Le Saint- Esprit convainc de péché, régénère celui qui croit, l'incorpore à l'Eglise (baptême de l'Esprit, expérience initiale de la vie chrétienne), l'habille, le sanctifie. Il administre l'Eglise, corps mystique de Christ.
Jean 16:8; Actes 2:37-40; Tite 3:5-6; 1 Corinthiens 12:13; Romains 8:9; 1 Corinthiens 6:11-19; 1 Thessaloniciens 4:7-8; 2 Thessaloniciens 2:13; Actes 9:31; 13:1-4; 1 Corinthiens 12:4-11.

Explications complémentaires :

Le mot "Trinité" lui-même ne se trouve pas directement dans la Bible, mais il traduit fort bien l'ensemble des données s'y trouvant à propos de Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Il faut premièrement admettre que l'homme, limité dans ses capacités, ne peux comprendre pleinement la nature de Dieu.
1 Corinthiens 13:12: "Aujourd'hui, nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu."

Nombreux sont les passages de la Bible qui, dans un même verset, parlent de deux personnes de la divinité. Déjà dans le premier verset de la Genèse "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre", le mot "Dieu" en hébreu Elohim, est une forme plurielle, suivi d'un verbe conjugué au singulier.
Plus clair encore: Psaume 110:1 "De David. Psaume. Parole de l'Eternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied". Ce verset est si important qu'il est cité 4 fois dans le Nouveau Testament, comme argument pour la divinité de Jésus-Christ:
Matthieu 22:44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur: assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
Marc 12:36 David lui-même, animé par l'Esprit-Saint, a dit: le Seigneur a dit à mon Seigneur, assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
Luc 20:42 David lui-même dit dans le livre des Psaumes, le Seigneur a dit à mon Seigneur: assieds-toi à ma droite,
Actes 2:34 Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même: le Seigneur a dit à mon Seigneur: assieds-toi à ma droite,

Autres versets montrant une différence entre Eternel et Eternel, comme Genèse 19:24 Alors l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Eternel. Voir aussi Osée 1:7, et nombreuses autres références dans l'Ancien Testament.

On retrouve les mêmes éléments dans le Nouveau Testament, encore plus précis: Lors du baptême de Jésus, nous avons la présence simultanée du Fils, du Père qui parle depuis les cieux et du Saint-Esprit qui descend sur le Fils (Mat 3:16).

Pour une étude plus complète de ce sujet, lisez "Esquisse de théologie biblique" de Henry C. Thiessen, éditions Farel et éditions Béthel, pages 103-114: "La nature de Dieu, unité et Trinité". Ce livre devrait d'ailleurs figurer dans toutes les bibliothèques de chrétiens, tant il est riche en enseignements.

Manouche
Modérateur
Modérateur

Messages : 747
Date d'inscription : 30/03/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Trinité : un enseignement biblique ???

Message  Manouche le Sam 28 Mai - 13:03


Manouche
Modérateur
Modérateur

Messages : 747
Date d'inscription : 30/03/2016

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum