La papauté a-t-elle été instituée par le Christ ???

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La papauté a-t-elle été instituée par le Christ ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 14:24

La papauté a-t-elle été instituée par le Christ ???


“Entre Pierre, premier évêque de Rome, et Jean-Paul II, notre pape actuel, existe une longue lignée de souverains pontifes — plus de 260, pour tout dire.” Ainsi s’exprimait le religieux Anthony Foy dans The Southern Cross, un hebdomadaire catholique d’Afrique du Sud

Il poursuit : “C’est à cette lignée ininterrompue de papes que nous pouvons, en toute confiance, nous référer lorsqu’on nous demande de prouver que l’Église catholique a été instituée par Jésus Christ.”


Pouvons-nous dire, sans nous tromper, que l’apôtre Pierre a été le premier de cette longue lignée de papes ??? 

Selon la théologie catholique, quatre papes, Lin, Anaclet, Clément et Évariste, auraient succédé à Pierre jusqu’à l’an 100 de notre ère. Il est vrai que la Bible parle d’un chrétien nommé Linus (ou Lin), qui habitait à Rome (2 Timothée 4:21). Toutefois, rien ne laisse supposer que ce chrétien, ou un autre, ait succédé à Pierre comme pape. 

L’apôtre Jean, qui a rédigé cinq livres de la Bible au cours de la dernière décennie du Ier siècle, n’a mentionné aucun de ces soi-disant successeurs de Pierre. 

En ce qui concerne l’affirmation selon laquelle Pierre a été le premier évêque de Rome, il n’y a aucune preuve qu’il soit allé dans cette ville. 

En réalité, lui-même a précisé qu’il a écrit sa première lettre de Babylone (1 Pierre 5:13)

L’Église catholique prétend que Pierre a utilisé le nom de “Babylone” comme symbole pour faire allusion à Rome, mais cet argument ne tient pas. La ville de Babylone existait bel et bien aux jours de Pierre. 

De plus, il y avait dans cette ville une communauté juive assez importante. Comme Jésus avait chargé Pierre de prêcher en priorité aux Juifs circoncis, il est tout à fait raisonnable de penser que l’apôtre s’est rendu à Babylone dans ce but. — Galates 2:9.

Il est également intéressant de remarquer que Pierre a toujours parlé de lui comme étant l’un des apôtres du Christ, rien de plus (2 Pierre 1:1)


Nulle part dans la Bible on ne voit quelqu’un s’adresser à lui en l’appelant “Saint-Père”, “Souverain Pontife” ou “pape” (en latin papa, terme affectueux signifiant “père”). 


Au contraire, il adhérait humblement aux paroles de Jésus consignées en Matthieu 23:9, 10 : “D’autre part, n’appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, le Céleste. Ne vous faites pas non plus appeler ‘conducteurs’, car un seul est votre Conducteur, le Christ.” 

Pierre n’a pas accepté qu’on le vénère. Lorsque le centurion romain Corneille “tomba à ses pieds et lui rendit hommage (...) Pierre le releva en disant : ‘Lève-toi; moi aussi, je ne suis qu’un homme.’” — Actes 10:25, 26.


Quant aux 260 prétendus papes, le prêtre Anthony Foy a reconnu : “Un certain nombre se sont montrés indignes de leur haute fonction.” 

Pour essayer de justifier cet état de fait, la Nouvelle Encyclopédie catholique (angl.) fait remarquer : “Ce qui importait pour les besoins de gestion était la fonction assumée par le pape, et non sa personnalité. Ce dernier pouvait être un saint, une personne médiocre ou même un vaurien.” 

Dans tous les cas, l’assertion selon laquelle la papauté a été instituée par Jésus n’est absolument pas appuyée par la Bible

D ’après une encyclopédie (Encyclopedia of Religion), même des théologiens catholiques modernes reconnaissent qu’il n’existe aucune preuve biblique formelle que Jésus ait établi une institution pontificale permanente au sein de l’Église”.


Constantin Ier, pape

Pontifex maximus

Dans la Rome antique, pontifex maximus (grand pontife) est le titre donné au grand prêtre à la tête du collège des pontifes. Ce titre est le plus élevé de la religion romaine.

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Re: La papauté a-t-elle été instituée par le Christ ???

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 14:25

L'INFAILLIBILITE DU PAPE, QU'EST-CE QUE C'EST ?



PROXIMITE PARTICULIERE ENTRE LE CHRIST ET LES EVEQUES

C'est le Christ Lui-même qui l'affirme. Il suffit de lire l'Evangile :
- "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps" (Matthieu 28,19-20)
- "Qui vous écoute m'écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m'a envoyé" (Matthieu 10,40)
A qui s'adressent ces affirmations ? Aux apôtres, puisque c'est à eux que le Christ s'adresse, et non à l'ensemble des disciples. Or la succession des apôtres revient aux évêques seuls. C'est donc bien que les évêques bénéficient d'une autorité particulière. Ceci pour rappeler que le Pape est aussi évêque.


PROXIMITE PARTICULIERE ENTRE L'ESPRIT-SAINT ET LES EVEQUES

C'est bien le Collège des apôtres seuls (existant dès les Actes des Apôtres) qui est concerné : "l'Esprit-Saint et nous mêmes avons jugé bon de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations" (Actes 15,28) ; oui, les Apôtres considèrent que leurs décision sont prises en relation directe avec l'Esprit-Saint, et Actes 15,28 nous dit quasiment qu'il y a un Collège de l'Esprit-Saint et des Apôtres ! Et quel facteur humain pourrait donc vaincre ce lien ?


LES PROMESSES ET LES POUVOIRS DIVINS INTACTS FACE A L'IMPERFECTION HUMAINE

Les paroles du Christ impliquent-elles un laps de temps limité, seraient-elles faillibles... ou bien ne sont-elles pas prononcées pour l'Eternité, quoi qu'il arrive ?
Si l'on suit le raisonnement de ceux qui doutent de l'infaillibilité pontificale, il faudrait donc croire que le Pape (et donc l'Eglise) est coupé du Christ lorsqu'il se trompe, et qu'en conséquence le Pape n'est plus le Vicaire du Christ et n'est plus assisté par l'Esprit-Saint (et pendant combien de temps ?... Il faudrait le dire !). Comment peut-on se tromper à ce point ? Ainsi la moindre erreur du pape créerait une séparation. Voilà bien une hérésie, puisqu'en partant de ce principe on pourrait affirmer que la puissance et la volonté du Christ et de l'Esprit-Saint se trouveraient limitées, voire stoppées, par l'erreur humaine !
Le Christ aurait-il énoncé des demi-promesses ? Des parole en l'air ? Des propos inconséquents ? Le Christ pourrait-il changer d'avis ? Ne pas avoir qu'une seule parole ? Soyons sérieux !!!


LA PERFECTION, UNE EXIGENCE QUE LE CHRIST NE POSE A AUCUN HOMME, PAS MEME AU PAPE !

C'est une évidence. Prenons le très surprenant revirement (en apparence) du Christ à propos de Pierre. Lorsque ce dernier eut confessé sa foi, le Christ lui dit "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l'Enfer ne tiendront pas contre elle" (Matthieu 16,19). Voilà qui est clair, tant sur la charge papale que sur l'impuissance des forces du Mal. On pourrait se dire que l'Eglise et le Pape sont garantis contre l'influence de Satan, et que donc l'une et l'autre ne peuvent agir que parfaitement... Mais quelques versets plus loin, le Christ évoque son sacrifice. Pierre refuse alors l'hypothèse : "Non, cela ne t'arrivera pas !" (Matthieu 16,22b). Et la réponse du Christ est terrible "Passe derrière moi, Satan ! Tu me fais obstacle (...)" (Matthieu 16, 23a). Le Christ vient de traiter de "Satan" celui qu'il avait désigné comme la pierre de fondation de l'Eglise, qui doit vaincre l'Enfer ! Le Christ ne pouvant se contredire, il y a donc quelque chose à comprendre...
L'Eglise n'a rien à craindre de l'Enfer. Ceci ne se discute pas. Par contre, le premier pape de l'Eglise se voit assimilé au mal par le Christ. La situation est claire : le pape peut être un pêcheur... pour autant il RESTE LE PAPE ! Et le Christ connaît son imperfection humaine. Il admet d'avance que nul homme, même élu pape, ne puisse prendre de décisions parfaites. La seule chose parfaite qu'il puisse faite, c'est rééaffirmer ce qui est contenu dans la Bible.
C'est là qu'il est infaillible : lorsqu'il "définit la doctrine sur la foi ou la morale" (Concile Vatican I), il tire ses propres propos de l'Ecriture sainte.
En revanche, les actes et le mûrissement intellectuel sont sujets à des imperfections et du coup il n'y a pas infaillibilité : les erreurs peuvent survenir dans les aléas du gouvernement temporel de l'Eglise.
Mais il faut bien comprendre que dès lors que l'on réaffirme ce qui est contenu dans la Bible, il est impossible de se tromper ! Ceci est d'ailleurs valable pour tout homme ! Mais un seul a le pouvoir de le faire avec l'autorité du pasteur de tous les catholiques : le Pape. Ainsi, ayant parfaitement raison sur le contenu et la forme, il est donc infaillible ! C'est facile à comprendre.
De cela il découle qu'un catholique qui obéit au pape, même s'il doute du bien fondé de certaines de ses prescriptions, est dégagé de toute responsabilité si, en obéissant, il commet une erreur de fait. Et qu'ainsi, la responsabilité du pape est réellement immense... et que lui seul en rendra compte... et devant Dieu UNIQUEMENT !


L'INFAILLIBILITE SELON LE CONCILE DE VATICAN II

Extrait de la constitution Lumen Gentium, n° 25 :
"Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Eglise pour définir la doctrine concernant la foi et les moeurs, s'étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine à conserver saintement et à exposer fidèlement. De cette infaillibilité le Pontife romain, chef du Collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles et chargé de confirmer ses frères dans la foi (Cf Luc 23,32) il proclame un point de doctrine touchant la foi et les moeurs".

Il est bien dit "la foi et les moeurs".

Ainsi le pape est infaillible lorsqu'il affirme le dogme de la Foi catholique, comme par exemple l'existence de Dieu Père/Fils/Esprit-Saint, où bien le fait que Jésus de Nazareth était bien le Christ, Fils de Dieu. En gros, le pape est infaillible lorsqu'il défend le contenu du Credo.


De même le pape est infaillible lorsqu'il affirme des principes touchant aux moeurs, notamment parce qu'il enracine son enseignement à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Testament. C'est de là que viennent les prescriptions de l'Eglise, et en redisant ce que disent les écritures Saintes, le Pape ne peut qu'être infaillible. Ou alors il faut considérer que la Bible n'est pas un livre infaillible. Dans ce cas, c'est l'intégralité du monde judéo-chrétien qui s'effondre. Il faut choisir !
Toujours dans le n°25 de Lumen Gentium, à propos des évêques, on peut lire :

"... lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s'accordent pour enseigner authentiquement qu'une doctrine concernant la foi et les moeurs s'impose de manière absolue ; c'est la doctrine du Christ qu'infailliblement ils expriment alors. La chose est encore plus manifeste quand, dans le Concile oecuménique qui les rassemble, ils font acte de docteurs et de juges, aux définitions desquels il faut adhérer dans l'obéissance de la foi".

Autrement dit : les évêques sont infaillibles DANS LEUR ENSEMBLE, et non individuellement, lorsqu'ils enseignent ENSEMBLE la même foi. Un ou deux évêques qui s'expriment à contrario des autres sont alors "faillibles". Dès lors on comprend mieux que soit survenue d'une part l'excommunication de Mgr Lefèvre et d'autre part la déposition de Mgr Gaillot, après que chacun ait longuement éprouvé la patience de ses frères dans l'épiscopat, et se soit engagé dans un principe opposé à l'infaillibilité du collège épiscopal. Les sanctions n'ont fait qu'entériner une situation de fait.


Ainsi le Collèges des évêques est infaillible. Affirmer autre chose revient à nier ce que l'Eglise elle-même croit et qui s'enracine dans la Pentecôte.


L'INFAILLIBILITÉ EST AU-DESSUS DU TEMPS

L'infaillibilité ne disparaît pas avec le temps. Les propos infaillibles d'un pape le restent définitivement. Si le contraire était possible, cela voudrait dire que ces propos deviennent faux avec le temps, ce qui n'a pas de sens vu qu'ils se fondent toujours dans la Révélation. Voici tout simplement pourquoi un pape ne peut contredire un pape précédent pour ce qui touche aux à la foi et aux mœurs.
Ce qui est vrai de l'infaillibilité pontificale est vrai aussi pour l'infaillibilité du Collège des évêques. Résistante à l'usure du temps, l'infaillibilité épiscopale perdure de concile en concile, du premier au dernier. Voici également pourquoi un concile n'annule pas le précédent, contrairement à ce que dit la rumeur. Ainsi, comme le disait Pie XII, "Un concile complète l'autre".
Retenir exclusivement le Concile de Trente, ou exclusivement le Concile de Vatican II, c'est dans un cas comme dans l'autre nier l'infaillibilité en général, c'est affirmer que l'Église ne promeut que des valeurs volatiles et impermanentes, c'est tout simplement nier l'Église elle-même !
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