Divinités dans le coran

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Divinités dans le coran

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 18:15

Divinités dans le coran


Les divinités préislamiques citées dans le Coran

Certaines idoles citées dans le Coran sont d'importation yéménite, leur évocation est assez floue car le Yémen, à l'époque de Mahomet, était depuis plusieurs siècles judaïsé puis christianisé.

D'après Maxime Rodinson, al-Lat, al-`Uzzâ, et Manât étaient, des déesses préislamiques mecquoises appelées les « filles d'Allah ». Lors de la révélation de la sourate LIII1 Mahomet avait, selon Tabari, dans une première version, recommandé qu'on leur rende un culte. Ces versets prononcés puis abrogés sont appelés les versets sataniques2,3, expression qui a servi de titre d'un roman de Salman Rushdie.


  • al-Lât (اللَّات [al-llāt], al-lât; la déesse)4



Déesse du soleil représentée par une immense image de granit gris. Hérodote (484-420 avant J.-C.) signale la présence d'une divinité arabe nommée Alilat5 (ال + إلَهة ← الإلَهة [al+ilaha → al-ilaha], la déesse ; alilat).


  • al-`Uzzâ (العُزّى [al-`uzzā], l'être tout puissant)4



Idole préislamique apparentée à Vénus/Aphrodite et personnalisée par un bloc de granit long d'environ six mètres.


  • Manât (مَنَاة [manā])6



Symbole du destin et de la mort (مَنيّة [manīya], destin; sort; mort). Déesse préislamique du sort, qui coupait le fil du destin à l'image de Morta la troisième Parque.


  • Nasr (نسْر [nasr], vautour)7



Divinité préislamique d'une tribu du Yémen.


  • Sûwa` (سُوَاع [sūwa`])7



Divinité préislamique qui avait son sanctuaire près de Yanbu sur la Mer Rouge.


  • Tâghût (طاغوت [tāġūt], idole; faux dieu; démon)8



Être rebelle, divinité ou simple démon de la rébellion à mettre au nombre des djinns ?


  • Wadd (ودّ [wadd], amour)7



Wadd est une divinité de l'amour et de l'amitié.


  • Yaghûth (يغوث [yaġūθ], Yaghûth)7



Divinité du secours vénérée au Yémen.


  • Ya`ûq (يعوق [ya`uq], il défend; Ya`ûq)7



Divinité protectrice, vénérée au Yémen.


  • Jibt (جِبْت [al-jibt], Jibt)9



Idole citée une seule fois en compagnie des tâghûts.

Divinité préislamique non citée par le Coran[modifier]


  • Hubal (هُبَل [hubal])



Idole de forme humaine, importée de Syrie qui serait le patron des caravaniers et père de plusieurs autres idoles de l'ancien temple mecquois. Hubal est une divinité lunaire, dont le nom est peut-être à relier avec Baal. C'est cette idole que Abû Sufyân salua après sa victoire à Uhud10.

Animaux sacrés cités dans le Coran[modifier]

 
« Dieu n'a institué ni Bahîra, ni Sâ'yba, ni Wasîla, ni Hâm. Les incrédules ont forgé des mensonges contre Dieu. Beaucoup d'entre eux ne comprennent rien. »


— Le Coran, « La Table », V, 103 ; (ar) المائدة.


  • Bahîra (بَحِيرة [baḥīra])

  • Sâ'yba (سَآئِبة [sā'iba], négligé; libre; intouchable)

  • Wasîla (وَصِيلة [waṣīla])

  • Hâm (حام [ḥām])



Ces quatre noms s'appliquent à différentes catégories de chamelles que les Arabes s'abstenaient de tuer pour les réserver à leurs divinités et qu'ils laissaient paître librement dans l'enceinte des sanctuaires.

D'après Tabari le roi perse Jemchîd serait l'inventeur du culte des idoles11.
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Re: Divinités dans le coran

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 18:16

LES RELIGIONS PREISLAMIQUES

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DANS LA PENINSULE ARABIQUE


Introduction :



Il existe très peu de sources témoignant à propos de l’histoire religieuse préislamique : on retrouve quelques informations dans le Coran (dont la citations d’idoles yéménites), mais elles restent forcément très orientée !
On peut en retrouver encore dans la littérature, notamment dans certains poèmes, mais l’authenticité des informations reste contestée.
Il y’a encore des témoignages postérieurs de géographes, d’historiens, et de théologiens, comme Ibn al-Kalbî (et son célèbre « Livre des idoles »), Shahrastânî, ou Mas'ûdî (« Les Prairies d'Or »),
Jâhid, Ibn Hishâm, Ibn Sa'âd, Mas'oudî, Tabârî, Yaqout ...
Les arabes sont constitués essentiellement de tribus pasteurs qui vivaient en nomade durant le premier millénaire; ils occupaient le sud de la Syrie et de la Mésopotamie. Plus tardivement,
 ce nom fut donné aux diverses tribus bédouines et sédentaires de la péninsule arabique.
La région arabique était ouverte sur différentes cultures, expliquant la facilité de diffusion du christianisme et du judaïsme dans certaines régions. Ainsi, certaines tribus sont converties au judaïsme,
dans les oasis de Haybarou de Yatrib (qui deviendra Médine), ou au christianisme dans l’oasis de Nagran.
Chez les polythéïstes, on remarque dans chaque tribu, une tendance à valoriser un dieu particulier (hénothéïsme). Au le sud de la péninsule Arabique (Yémen), au VIème siècle, avant la création de l’Islam,
 un monothéïsme ni juif ni chrétien apparaît : un dieu au nom de Rahmanan est vénéré, « Seigneur du ciel et de la terre ». C’est dans ce milieu, mélange de paganisme et de monothéisme (chrétien, juif et autre),
qu’apparaîtra l’islam, religion profondément monothéiste.

La fin de l’ère préislamique



Le Coran a surnommé la période préislamique « Jâhiliya »: « période de l’ignorance», ou du « paganisme ». Mahomet, Abu-l-Qâsim Mouhammed, est le prophète fondateur de l'islam. Il est né en 570 à La Mecque,

 dans l'actuelle Arabie saoudite, et mort en 632 à Médine. En 612, Mahomet reçoit la Révélation de sa mission de prophète : il reste 10 ans à la Mecque, jusqu’à se faire chasser par les polythéistes, dont Amr ibn Hicham, 

un membre de la noblesse qurayshite (il est plus connu sous le pseudonyme par lequel l’a rebaptisé Mohammet : Abou Djahl, signifiant « l’ignorant », alors qu’autrefois, on le surnommait Abu al-Hakam, « l’homme sage ».).

Alors il se réfugie à Yathrib, la future Médine. A partir de cette ville qu’il renomme : Madinat al-Nabî ("ville du prophète"), il convertit progressivement les habitants de la ville, devient très populaire, et organise avec leur aide, 

l’attaque de caravanes mecquoises. En 630, il conquière la Mecque sans aucune violence, grâce à ses alliances avec plusieurs personnalités de la ville qu’il a tant convoitée. C’est à partir de là que l’Islam s’est répandue,

 et qu’ainsi, le temple de la Ka’aba devint le lieu de pèlerinage de tous les musulmans du Monde.
C’est bien plus tard en l’an 700, après avoir combattu les Byzantins durant des années, les arabes conquirent l’Afrique du Nord et notamment le Maroc. 

La plupart des tribus berbères furent enrôlées dans les armées arabes pour l’Espagne. La majorité se convertit à l’Islam, mais d’autres se révoltèrent, et luttèrent contre cette invasion.


L’Ere préislamique : situation géographique de L’Arabie





L’Arabie était divisée en trois parties :

L’Arabie Heureuse ou Arabie Centrale, correspondant actuellement au sud du Yémen : C’est une riche civilisation, peuplée par des sédentaires qui produisent beaucoup de matières précieuses,

comme l’encens, les épices. Les Romains la voyait comme une terre quasi-fabuleuse, et pensaient même que le phénix y habitait. C’était aussi une des étapes maritimes importantes qui menait en Inde et en Extrême-Orient.

L’Arabie Déserte, ou Arabie Septentrionale : Cette région est proche du golfe persique, et de Hatra, ville syrienne. Elle est décrite ainsi par son climat aride, et ses paysages de montagnes et de sablons.

Cette région est parcourue par les nomades et leurs bêtes (chameaux, chèvres, moutons), mais contrairement aux idées reçues, il y’avait tout de même prés de 39 villes, et beaucoup de sédentaires.

L’Arabie Pétrée ou Arabie Méridionale, ou encore province romaine d’Arabie : c’est la plus petite des régions d’Arabie. Peu habitée, ses terres sont montagneuses, sauf une partie plus fertile, du côté de la mer Rouge.

 Avant le royaume des nabatéens, les romains s’étaient installés sur les territoires qui sont actuellement la péninsule du Sinaï en Égypte, la Jordanie moderne, la Palestine, Israël,

 le sud désertique de la Syrie et l'ouest de l'Arabie Saoudite. La capitale était Petra (Jordanie). En arabe, « Qasr al-bint Firaun », elle signifie "le palais de la fille du Pharaon".

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« Carte des « trois Arabies » par le géographe royal français Nicolas Sanson d'Abbeville est l'une des rares cartes du XVIIe siècle de la péninsule arabique. »
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EN ARABIE HEUREUSE : La Mecque



La Mecque est une ville de commerces, animée par des débats politiques, sociaux, ainsi que de joutes de proses et de poésies. Elles est aussi connue pour être un lieu de pèlerinage polythéiste (Le pèlerinage en arabe sémitique, 

signifie : fête) et de manifestations religieuses autour de la Kaaba et de la pierre noire attirant les divers peuples de l’Arabie. On suppose qu’il y’avait 360 divinités vénérées à la Mecque sous forme de bétyle, 

chacune correspondant aux jours de l’année.
La Kaaba, « le cube »


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On ne connaît pas la date de son édification : à l’origine, c’était un enclos de pierre sans toit, de forme cubique, construit près d’une source. A l’intérieur de ces enclos sacrés, un ou plusieurs bétyles sont érigés,
 représentant la présence des puissances protectrices. On sait qu’il existe au Moyen-Orient une vingtaine de monuments similaires, pour les cultes des Bétyles (« culte des pierres »).

A l’origine du nom :

En arabe, « Kaaba » dérive du mot «moukaab», le cube. Il y’a aussi une consonance sémitique qui signifie « lieu bas », faisant écho à la conception de la sacralité chez les arabes du désert :
 Ils considèrent le ‘bas-fond’ à la fois comme sacré et impur ; ici, la Kaaba se trouve dans une cuvette entre les dunes, elle est dite «haram», donc elle est considérée comme sacrée.
Ptolémée la décrit dans sa géographie (II siècle de notre ère) sous le nom de « macoraba», qui est une transcription arabe de « Temple » (« Mikrâb »).
Il existe encore une autre piste d’explication pour la traduction de la Kaaba : à Pétra (actuelle Jordanie), il existait un temple où on vénérait un dieu solaire qui nomme Dhû-Shâra, ou Dusarès.
 L'évêque palestinien Epiphane (315-401), dira qu’il avait sa « kaabou » (mot grec semblable à « Ka'aba »).
Il était le fils de la déesse « Chaamou » (à prononcer « kaamou »), dite aussi Al-Ûzza, extrêmement populaire dans le monde arabe. « Chaamou » serait une déformation du mot « Kaabou » (donc ‘le cube’).

« Kā‘iba signifie “ vierge ”, ce qui est la traduction littérale de « Koré ». Pour être plus précis encore, Kā‘iba désigne une fille “ qui a les deux mamelles développées et arrondies ” : une νύμφη donc, ce qui nous porte à croire que la déesse était représentée dans la Kaaba comme une Isis Lactans. Nous savons en tout cas – et l’iconographie de Pétra le prouve – qu’on identifiait la grande déesse arabe avec Isis ».
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C'est en l'an 630, avec Mahomet, que furent détruites les traces de ce culte païen: seules quelques pierres ont été épargné, dont la pierre noire, qui fut enchâssée dans l'angle est du cube, lors de la reconstruction du temple :
 en tant que météorite, elle fut particulièrement sacrée, car "venue du ciel", comme un don de dieu. Aujourd’hui, la Kaaba est le sanctuaire le plus sacré de l'islam et lieu de pèlerinage, est situé dans la cour de la Grande Mosquée
de La Mecque.

Les bétyles


Les bétyles sont des pierres sacrées : comme ce sont souvent des météorites, les anciens les interprétaient comme une manifestation divine. On leur accordait un
culte, un temple, des offrandes, et on associait chaque bétyle à un dieu. Parfois même, les bétyles sont des sources ou des arbres. On retrouve fréquemment les idoles les plus anciennes sous une forme minérale et naturelle,
ou taillées géométriquement, pour symboliser
des fonctions ou des forces originelles.

Dans les traditions religieuses sémitiques, les bétyles ne sont pas des "sacrés" au sens strict du terme, mais dans le sens où elles indiquent la présence ou le symbole d’une divinité.
La plus célèbre est la pierre noire de la Kaaba à la Mecque (qui serait lié à Abraham pour les musulmans).
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Bétyle dédié à la déesse al-Uzzâ, dans le Temple des lions ailés de Pétra


Clément d'Alexandrie mentionnait vers 190 (à propos de la pierre noire de Dusares à Petra) : « les Arabes adorent des pierres ». Maximus Tyrius, au II° siècle après J.C. : « les Arabes rendent hommage à je ne sais quel dieu, 

qu'ils représentent par une pierre quadrangulaire ».


Le mot bétyle provient de l'hébreu 'Beth-el' (« demeure divine » ou «Maison de Dieu»). Il désignera par la suite les météorites, les « pierres de foudre ». Il fait référence à la scène de Jacob à Béthel :

Celui-ci, endormi sur une pierre, rêve d'une échelle dressée vers le ciel et parcourue par des anges, quand Dieu lui apparaît et lui donne en possession la pierre en question.

Jacob comprend alors que la pierre est une porte vers le ciel et vers la divinité.
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Re: Divinités dans le coran

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 18:16

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Vision d'une échelle (Genèse 28.10-22)

11 Arrivé à un certain endroit, il y passa la nuit car le soleil était couché. Il prit une pierre dont il fit son oreiller et il se coucha à cet endroit. (...)
16 Jacob se réveilla et se dit: «C’est certain, l’Eternel est dans cet endroit et moi, je ne le savais pas!» 17 Il eut peur et dit: «Que cet endroit est redoutable! C’est ici que se trouve la maison de Dieu,
c’est ici que se trouve la porte du ciel!»
18 Jacob se leva de bon matin. Il prit la pierre dont il avait fait son oreiller, en fit un monument et versa de l’huile sur son sommet.
19Il appela cet endroit Béthel, mais la ville s’appelait auparavant Luz.
20 Jacob fit ce vœu: «Si Dieu est avec moi et me garde pendant mon voyage, s’il me donne du pain à manger et des habits à mettre,
21 et si je reviens dans la paix chez mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu.
22 Cette pierre dont j'ai fait un monument sera la maison de Dieu et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.»

La source de ZamZam :
Zamzam, dont le nom signifie « boire à petites gorgées » et « marmonner entre ses dents », est une source, miraculeuse dans l’Islam; c’est le puit sanctuaire de la Kaaba. Dans la tradition musulmane, 
cette source serait sortie de terre sous l’ordre de dieu pour sauver Hagar et son enfant Ismaël, dans le désert :
Le prophète Abraham reçut l’ordre de se rendre à La Mecque accompagné de Agar et son fils Ismaël. Là, selon la tradition, Dieu lui ordonna d’abandonner sa deuxième femme, et son fils, dans une vallée aride, 
rocheuse et inhabitée. La source de Zamzam, toujours selon la tradition, jaillit de terre par l'intermédiaire de l'ange Gabriel pour Hagar et son fils, alors qu'ils se trouvaient seuls dans cette vallée désertique. 
Les allées et venues des pèlerins entre Safa et Marwah sont sensées commémorer la quête éperdue (sept courses entre les deux collines) du cheminement d'une femme humble, Hagar, avec son bébé (Ismaël).
 Elle s'affale épuisée auprès de son enfant lorsqu'elle entend jaillir l'eau miraculeuse. Une des explications traditionnelles du nom du puits vient de la phrase Zomë Zomë, signifiant "stop". D'après la légende, 
Hagar a répété ces mots pour tenter de contenir la source d'eau.


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Une autre appellation sémitique du puit, est « Bir Ismaë » : les sémites appellent les sources (qui sont pour eux des faveurs divines) « ayn » (œil), ou « bir » (trésor enfoui). La renommée de cette source s'étendait jusqu'à la Perse.



L'ARABIE SEPTENTRIONALE ou DESERTE :
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On retrouva de nombreuses épigraphies dans les montagnes ou les temples de l’Arabie Déserte ; ils semblent dater des premiers siècles de notre ère. Malgré tout, elles ne laissent que très peu d’indices historiques.

Voici quelques groupes ethniques principaux de l’Arabie déserte :

les Lihyanites : A l’origine, ils provenaient de l'oasis d'Al-'Ula d'aujourd'hui, à environ 150 km au sud-ouest de Tayma au nord-ouest de l'Arabie saoudite. Ils sont sédentarisés. Leur divinité principale se nommait Dhû-Ghâba,

 signifiant « Celui de Ghâba», qui était un lieu voisin de Médine.

les Thamudéens : A l’origine, ils provenaient de Madâin Sâlih, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, à 400 km de Médine. Ils sont sédentarisés.

les Safaïtes : Ils étaient des tribus nomades du le désert de Syrie, à l'Est du djebel Druze, dans le désert de Safa.

La religion des tribus est le polydémonisme: on adore « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources. Chaque objet sacré est entouré d'un « haram », ou lieu de culte, objet de tabous religieux ».
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Rites et Croyances à l’ère préislamique


Les offrandes sont suspendues parfois aux arbres ou aux pierres, usage qu'on retrouve aujourd'hui encore chez les nomades de Syrie et de Palestine, de même que le jet de pierre sur un tas placé en vue du sanctuaire. La tradition chrétienne seule a gardé le souvenir de sacrifices humains. La divination par les flèches, « istiqsâm », a été connue des Hébreux nomades, comme on le voit par l'usage des mots « Qésém » (sort), « Qôsêm» (sorcier). L'astrologie n'a qu'un rôle secondaire dans les pratiques religieuses des Arabes, malgré le culte rendu au Soleil (Shams, féminin) et à la Lune (Qamar, masculin ; Hilâl, croissant). Grande influence des Djinns, du mauvais œil, des esprits des
morts sur l'individu et sa famille. D'où l'usage, persistant encore, des amulettes et des talismans.
Dhorme Édouard, « Les religions arabes préislamiques d'après une publication récente », Revue de l'histoire des religions, tome 133 n°1-3, 1947. pp. 34-48.

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Sacré et Tabou : un concept paradoxal


Comme chez tous les Sémites occidentaux, les notions d'interdit, de défendu, de tabou sont exprimées par la racine « hrm », et « chose interdite», l'hébreu « hêrém » (« interdit, anathème, extermination »).
 Haram (l’interdit/le sacré) s'oppose à Hallal (licite). Le hallal a pour but de rendre pur l'impur.

Le Haram et le Hallal sont imbriqués l’un dans l’autre : le « sacré » se greffe sur le tabou. Il peut-être bienfaisant ou malfaisant. Prenons l’exemple des « bas-fonds » ci-dessus (paragraphe sur la Kaaba) :
 ils sont à la fois sacrés et impurs (comme les lieux où se trouvent les Djinns : les lieux humides, abandonnés, nocturnes, les cimetières, les sous-sols).Les djinns représentent un sacré primitif. 

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Les rites étaient précédés d'ablutions purificatrices. Ces dernières devaient se dérouler avant l'approche du sanctuaire, ou du lieu sacré, ainsi que d’autres mesures, comme le changement de vêtement, la coupe des cheveux...
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Re: Divinités dans le coran

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 18:17

Le Pèlerinage



Le pèlerinage : « Hajj », provient du mot arabe « hack », se frotter : cela proviendrait d’un rite de fertilité, les femmes se présentaient nues devant la pierre noire, et l’imprégnaient de leurs menstruations.
Il y a eu deux pèlerinages distincts et à des dates différentes, unifiés dans l'Islam :

• l'Umra propre aux Mecquois, rituel de demande de pluie autour du bétyle de la Kaaba dans l'enceinte de la ville, avec sacrifice à al-Marwa ;

• le Hadjdj propre aux bédouins, parcours à Minâ dans la plaine de ʾArafât, avec sacrifice.
Déjà à l'époque, ce pèlerinage comprenait des rites similaires à aujourd’hui : à La Mecque, les pèlerins revêtaient le vêtement rituel, et se rasaient le crâne pour se mettre en état de sacralisation.
 Ils processionnaient déjà alors autour de la Kaaba. D'autres rites semblent s'être également déroulés
à l'époque préislamique sur le plateau d’Arafat sans qu'on en connaisse les détails cérémoniels ni leurs fonctions précises : les Arabes païens y honoraient vraisemblablement de multiples divinités dans le but d'obtenir
 des faveurs ou des réponses de types divinatoire, accomplissant parfois des sacrifices d'animaux.

                                                                                                                                                          Les rites de Circumambulation


Certains rites prenaient la forme de la circumambulation (toujours d'actualité dans l’Islam): ils consistent à marcher autour d’un symbole, ou à l’intérieur de celui-ci. Ce rite est universel.
Peut-être que les adorateurs la pratiquaient en dansant : d'après Youssef Seddik, (« Nous n'avons jamais lu le Coran »), cette danse était assimilée à la « danse des grues », effectuée dans certains rites grecs.
 Il est à noter que certains fidèles dansaient nus.

Le rite de circumambulation est commun à la fois au judaïsme (« haqqâfâh ») et à l'islam (« tawâf »), dérivés des racines respectives « nâqafet » « tâfa », qui signifient toutes les deux : «encercler».

A l’origine du sens profond de la cérémonie, il semble qu’il y’avait un lien avec un rite de pluie. Les différentes facettes de dieu sont explorées durant ces processions : ces rites ont une visée tantôt protectrice,
pour prévenir du mal, tantôt de destruction, pour le conjurer.
Les fidèles effectuent une septuple procession autour de l'autel, le pôle central, qui est la représentation terrestre de la demeure céleste (Axis Mundi).
La circumambulation symbolise la rotation solaire et les mouvements des sphères célestes, contrastant avec l’immuabilité du sanctuaire divin. Les sept circuits correspondent aux sept cieux, ou aux sept attributs divins,
 associés à leur tour avec des figures patriarcales ou prophétiques.

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Tout rite accompli ici se répercute sur d’autres plans: dans l’Exode Rabbâh, 33, 4:

«Car le trône d'en haut correspond au trône d'en bas ; tout ce qui est en haut existe en bas, trône face au trône, sanctuaire face au sanctuaire, temple face au temple, fils face aux fils, serviteurs face aux serviteurs. »


Tout ceci, dans le but d’unifier l’âme du fidèle avec le monde supérieur.
Source: Enton Paul B. « Le symbolisme du rite de la circumambulation dans le judaïsme et dans l'islam / Étude comparative », Revue de l'histoire des religions, tome 213 n°2, 1996. pp. 161-189.
A la Mecque, la Kaaba est « haram », c’est un des points où le sacré est enraciné. En s'éloignant du centre sacré, l'énergie se dégrade. Il existe donc des espaces sacrés comportant des zones fastes et néfastes (Yamana et Saama),

par la droite et la gauche, qui s'opposent par rapport à l'angle nord-est de la Kaaba. La circumambulation des pèlerins pourrait provenir aussi d’un ancien culte solaire.


L’intensité de la Dévotion





Les Offrandes


Dans la région Hadramaout au Yémen, on retrouva dans certaines épigraphies, un témoignage d’un homme nommé Sadiq dakar, roi d’Hadramaout (Yémen), qui offrit au dieu Sîn, au dieu Athtar, aux déesses d'Iloum,

et encore aux dieux et déesses de Shabwat, « son âme, ses sens, ses enfants, son bien, la clarté de son œil et la pensée de son cœur, en hommage qui soit agréable ».

Cela ne veut pas dire qu’il se sacrifie lui même ou qu’il sacrifie sa famille, mais c’est un signe de piété totale.

Les ex-voto, les stèles des temples témoignent de cette reconnaissance ou de ces imploration. L’homme qui sollicite les dieux se fait représenter par sa statue en or ou en argent.

Parfois, elles prennent encore la forme d’animaux recommandés à la faveur divine. Par exemple, sous formes de taureaux, de chameaux ou de chamelles dans le but que la divinité soutienne ainsi la fécondité et la félicité.

Les encens sont utilisés très fréquemment et brûlés sur les autels des temples ou domestiques.

Les Sacrifices


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Les sacrifices sanglants sont fréquents. On offre aux divinités des moutons, des taureaux, guépards, panthères, des lions et autres sur l’autel.
Les bouquetins (ubex) sont les plus sacrifiés car ils semblaient être les animaux les plus abondants. Un roi de Hadramaout sacrifie vingt-cinq gazelles et huit léopards, outre les trente-cinq bœufs et quatre-vingt-deux moutons,
 qui sont les victimes normales pour une réfection de sanctuaire. Dans les inscriptions retrouvées, certaines évoquèrent le sacrifice par le feu.


Les confessions rituelles

Comme spécificité des religions sud sémitiques, les confession, expiations et repentis des « impuretés » morales, rituelles ou sociales sont énoncés couramment de façon publique,
avec un dédommagement pécunier relatif à la « faute » commise. Ces manifestations de repentir étaient généralement gravées sur tablettes de bronze et déposées dans le temple.
La confession publique des péchés en Arabie méridionale préislamique.

Les confessions rituelles peuvent être individuelles ou collectives : on a retrouvé un inscription qui témoigne de l’affaire de huit magistrats qui s’accusent d’un blasphème qui n’a été commis que par l’un d’entre eux, par solidarité.
 Ou encore du roi ‘Ammyatha et des gens du Ma’în, qui s’accusent de vol de procès-verbaux dans un sanctuaire. Bien qu’il ne soit pas le coupable, le roi se lacère le visage en se repentant, au nom de celui qui a commis le crime.
Comme faute individuelle, on retrouve souvent des confessions de femmes, surtout d'hiérodules, qui ont pour objet des manquements à la pureté, sexuelle, aux exigences du lieu saint, aux prescriptions de l'hygiène sociale ou religieuse.

Oracles et Magie



Les fidèles consultent fréquemment les dieux à travers les oracles, ou par le tirage de sorts, les dés, les rêves... Si l’oracle est favorable, ils ne manquent pas d’ériger une stèle en l’honneur du dieu interrogé.
A l’époque, la divination était classée en deux partie: comme une science infuse propre à certaines « âmes », ou comme directement liée à la magie, par des incantations et invocations des astres.
On suppose que la divination arabe préislamique est une résultante des traditions orientales : indienne, berbère (lien avec le sang), sémitique (prophétique), gréco-romaine (voyance).

La magie est imbriquée à la vie religieuse, mais malheureusement, nous n’avons pas retrouvé de textes magiques. Seuls les graffitis rupestres et des amulettes sont accompagnés de signes magiques et de mains aux doigts écartés,
ou à la main étendue pour lutter contre le mauvais œil ou sur une invocation en faveur de la naissance d’un enfant, pour le placer sous une bonne conjonction astrale.
On y retrouve un système d’écrite cryptographique à caractère magique: des lettres bouclées, qu'on appelle «caractères-à-lunettes ». On a pu les retrouver dans certains grimoires musulmans.
Les feux sacrés



Les feux sacrés faisaient partie de la vie religieuse mais il avait aussi un rôle dans les relations sociales:

• Pour la conclusion de pacte (nât at-tahâluf): on se réunissait autour d'un feu où on jetait du sel pour le faire crépiter; on prêtait serment sur ce feu.
• Pour la déclaration de guerre (nâr al-harb): on allumait des feux sur les hauteurs pour avertir son adversaire d'une razzia, ou une attaque.
Les tribus victorieuses allumaient alors un feu (nâr al-fidâ') à l'intention des vaincus, pour qu'ils vinrent racheter ce qui leur a été prélevé.
• En hiver, feu de l'hospitalité (nâr al-qirâ) servait à avertir les voyageurs de la présence d'un habitant bien disposé à les accueillir. A l'inverse, quand on était mécontent d'un hôte, après son départ,
on allumait feu du renvoi (nâr at-târ) pour éloigner magiquement l'importun et afin qu’il ne revienne jamais.
• On allumait encore le feu en action de grâce, au retour d'une chasse fructueuse (nâr as- sayd).
• A Muzdalifa, près de Mecque , les Quraychites portaient des torches, et se mettaient en procession autour d'un rocher consacré dieu Quzah, sur lequel il y'avait un grand feu. Pendant les fortes sécheresses,
 ils attachaient des branches d'arbre à la queue de bovins, après les avoir fait grimper sur des hauteurs. Ensuite, ils mettaient le feu à ces branches tout en priant pour la venue de la pluie.


Animaux sacrés


Le sacré s'étend parfois aux animaux, comme le bouquetin, le faucon, le taureau, le cheval, en tant que symboles de la divinité. Les Minéens (un des peuples antiques du Yémen) ont connu un dieu: Nahas-lâb « Serpent bon »,

qui n'est pas sans rapport avec le Serpent d'airain. Le serpent d’airain est un texte du Livre des Nombres, cet épisode est réactualisé dans l’évangile de Jean (« Livre des Nombres » ch.21):


Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage, récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël. Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie!
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Re: Divinités dans le coran

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 18:23

Le Soleil et la Lune


Shams était la déesse sémite du Soleil. Elle est désignée par de nombreux surnoms paradoxaux, « la sublime », ou « celle qui darde ses rayons », qui montrent ses aspects à la fois bienfaisant ou terrible.
Le Soleil était vénéré comme élément central, primordial, mais il fut détrôné par le culte de la Lune, en raison de difficultés climatique: La sécheresse, la désertification, la chaleur mettent au second plan le Soleil; la Lune,

 moins agressive et liée à la fraîcheur le remplace. Houbal fut alors placé au sommet du panthéon mecquois.

En Arabie heureuse, le panthéon s'organisait autour de la triade formée de la Lune, du Soleil et de Vénus. Si certaines divinités avaient un caractère astral, elles étaient minoritaires. Contrairement aux assyro-babyloniens,

il semble que les religions du sud de l’Arabie étaient étrangères à des préoccupations astronomiques ; on ne connaît pas de culte spécifiquement rendu aux astres.

Les symboles du soleil et de la lune transparaissent à travers divers symboles tels que la massue, la foudre, le croissant avec disque, les cercles juxtaposés, ... suggèrent, plutôt qu'ils ne représentent, le divin.

A propos du croissant avec disque, gravé sur l’аutel brûle-parfum du Louvre (voir l’image ci-dessous), il représente un symbole du dieu lunaire, considéré dans ses rapports avec son principe opposé, le dieu solaire ».

En Arabie le couple astral a pour élément mâle la Lune et pour élément femelle, le Soleil.


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En Arabie déserte, on retrouva de nombreuses pierres décorées, et environ 15 000 graffitis permettent de reconstituer la vie quotidienne des safaïtes, une tribu arabe nomade, qui vivait dans le désert de Syrie, dans le désert

de Safa. Quelques inscriptions comportent une invocation à une divinité ou à plusieurs: les sept traits qui accompagnent de nombreuses inscriptions, sont vraisemblablement à interpréter comme un symbole astral en relation avec

le culte des sept planètes.
On remarquera que beaucoup d'inscriptions sont accompagnées de représentations d'un caractère astral : cercle entouré de rayons (étoile), cercle double ou sans rayons (soleil), sept points ou traits dans lesquels on peut voir

les planètes, ou sept stèles (Grimme) ; les astres peuvent être reconnus, car proches des symboles assyro-babylonien (« Les religions de Babylonie et ď'Assyrie », 1945, p. 79 et p. 93).


La Sacralité du Temps : Le calendrier préislamique
Actuellement, le calendrier musulman est lunaire. A l’origine, il était luni-solaire (influence araméenne, voire babylonienne). Il était composé de 12 mois de 30 ou 29 jours, en y intercalant des mois supplémentaires tous les 3 ans ;

 ceci afin de le réajuster calendrier solaire et lunaire. Mahomet a supprimé ce mois complémentaire. La plupart des mois furent nommés en raison des conditions climatiques du moment.




Sources :http://www.louisg.net/C_musulman.htm
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Les Dieux


• Il est difficile de savoir quels dieux étaient adorés à la Mecque, puisque tout a été détruit lors des prises successives de la Mecque (celle de Mahomet en 630 bien sûr, mais aussi celle d'Ibn Saoud en 1920).

• Les Arabes vénéraient des idoles et croyaient en plusieurs divinités, masculines et féminines. Chaque tribu avait sa divinité principale : cette statue était placée dans une tente sacrée chez les nomades, ou elle était posée dans un sanctuaire bâti, chez les sédentaires.

En plus de ce culte, chaque tribu pouvait rendre hommage à d’autres divinités, adorées par d'autres tribus. Max Müller a défini ce système de religion avec le terme d’hénothéïsme.

• La religion des Arabes se rattachait aux antiques religions sémites, par la hiérarchisation du divin. Ainsi, les Arabes croyaient en un Dieu supérieur entouré de divinités subalternes qui pouvaient lui être affilées et qui servaient d'intercesseurs auprès de lui :

 La Kaaba abritait les idoles de quatre divinités, mais le maitre du sanctuaire, c'est-à-dire le dieu Houbal, dit encore Ilah, ou Allah. Les trois déesses al-Lât, al-Uzzâ et Manât étaient considérées comme ses filles ou ses épouses.

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Almaqah : C’est le principal dieu solaire des Sabéens, prototype masculin de Shams; la nation sabéenne dit descendre de ce dieu. il régi aussi l’agriculture et l’irrigation. Son nom reste encore inexpliqué. Son temple est à Mârib, prés d’un oasis,

 qui a été irrigué artificiellement sous ses auspices. Son animal attribut est le taureau (accompagné éventuellement de vigne).

Athtar : C'est un dieu de l'orage et de l'irrigation naturelle par la pluie. L’étymologie de son nom sérait « ‘thr » : « être riche, irriguer ». Entre le VIIIème siècle au Ier siècle avant notre ère, il était en première place dans le panthéon d'Arabie méridionale.

 Ce dieu du tonnerre fut surnommé Sharîquan (l'oriental), ou encore « celui qui se couche » par analogie à Ishtar, déesse du soir et du matin, qu’on lui associe; vengeur, il est invoqué contre les violateurs de sépultures.

 Il est aussi prié dans les rites de chasse (avec le dieu Kirwam), et dans les rites pour appeler la pluie. La gazelle est son attribut.

Djad (ou Gad) est un dieu sémitique des sources. C'est un génie protecteur des puits et des points d'eau. Pour chaque clan, il s'identifierait à l’ancêtre qui a creusé le puit.
al-Djalsad est un dieu connu en Hadramaout ( au Yémen).
C'est le principal dieu de la tribu Kinda; il est représenté par un rocher blanc qui a forme d'un homme corpulent. C'était une divinité oraculaire: le consultant d'adressait directement à lui.

Selon Fadh ("yaqût"), al-Djalsal était un dieu ventriloque dont la voix était semblable "au roulement du tonnerre".
Il est enfermé dans une enceinte où l'on parquait chameaux et moutons. Les bêtes qui s'égaraient dans son périmètre devenaient les propriétés du sanctuaire.
Des sacrifices de sang animaux étaient versés sur l'idole. Celui qui désirait poser une question devait mettre deux vêtements spéciaux loués aux gardiens (sâdin) du sanctuaire (clan des Kinda, les Banû Allâq).

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Dusares ou Dhû-Shara: divinité des arabes du nord et des nabatéens; c'est le dieu de la végétation. Une tribu arabe, les Dawssites lui porte un culte dans des bois sacrés.
Selon Dussaud, les nabatéens surnommait ainsi A'ara, le dieu de la végétation de la
ville de Pétra. Dusarès, dit aussi Dhû-Shara,est le maitre de la chaîne de montagnes Shara, prés de Pétra. Ce nom signifiant, «du mont Sharâ», «Sha» veut dire «le
soleil ».
On retrouve son nom dans les tablettes babyloniennes, il y est représenté comme
un taureau protecteur de la végétation. A Ghariyé-Shoubeih, sa statue est celle d'un dieu barbu à la tunique plissée, il porte la corne d'abondance (attribut d'Astarté en Syrie).
En Syrie (à Bostra), et en Jordanie, (à Petra), était honorée la pierre noire de Dusarès. Ce bétyle était une pierre cubique, symbole du culte solaire des Nabatéens au IVème siècle. Plus tard, les grecs le reliront au culte de Dionysos.

al-Fals est un dieu vénéré par la tribu des Tay'. Il est le protecteur des fugitifs, et permet le droit d'asile. A l'origine, il était représentait par une saillie rouge dans le flan d'une montagne noire, ressemblant à une tête humaine.

 Un sanctuaire lui était dédié dans une enceinte sacrée avec un puit.

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Houbal, dit Allah ou illah (« dieu ») : Son nom est proche du mot "esprit" en araméen, et de "Baal", divinité des cananéens. Il est associé au dieu nabatéen Dushara/Dusarès. Il descendrait aussi du dieu babylonien lunaire Sîn.

Houbal représentait la fertilité. Dieu lunaire, le croissant était un de ces symboles. Peut-être est-il à l'origine du croissant musulman?
Cette divinité oraculaire est représentée primitivement par une pierre sacrée; ce dieu appartenait d'abord à un groupement tribal des Kinâna et des Qurayshites dont il garantissait l'union. Grâce à ces derniers, il est entré dans le panthéon mecquois.

Il était adoré comme le seigneur de la Kaaba, le chef de panthéon de la Mecque, parmi les 360 bétyles.

Il est personnifié sous la forme d'un homme amputé du bras gauche: il prend l'aspect d'un dieu archer, car les sorts et la divination se faisaient sous sa tutelle avec des flèches. L'historien Ibn Ishaq avance qu'il est représenté à la Kaaba par une idole de cornaline,

au dessus d'une fontaine desséchée où les croyants jetaient des offrandes. Dans son sanctuaire, le haram de la Kaaba, les pélerins venaient consulter son oracle (cléromancie).

On le dit en lien avec les trois déesses de la Kaaba, Manat, al-Lat et al-'Uzza, déesses principales vénérées à la Kaaba. Mais les avis divergent comme quoi il serait soit leur père, soit leur mari.

Certains disent qu'à l'origine de la religion musulmane, Mahommet a adoré Houbal, et qu'il a rejeté les trois déesses, en gardant exclusivement le dieu lunaire. On sait que suivant les différents peuples arabes, et leur succession,

 il a été donné différents noms au Lune-dieu : Aglibol (Palmyre en Syrie), Amm (région du Qataban au Yemen), ...

Dhû-Khalasa: C'est un dieu archer, vénéré dans un sanctuaire de Khalasa, sur la route de l'encens.Selon l'historien Fahd, son nom proviendrait d'une plante aromatique qui l'aurait représenté primitivement. Ses fidèles appartenaient à la tribu de Banû Bâhila.
Une autre divinité féminine portait le même nom à la Mecque; cette dernière est une déesse agraire, à qui ses desservants faisaient des offrandes de récoltes d'orge, de froment et de lait.

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al-Lât: C'est une des divinités principales de l'ère préislamique, vénérée depuis plus de 2000 ans avant l'Islam. Son nom serait une contraction de al-Ilahat, « déesse ». Al-Lât est la divinité principale de la tribu des Taqîf. Originaire du Hedjaz,

elle deviendra populaire chez les Qurayshites de la Mecque.
Elle fait partie de la triade divine de ces derniers, qui considèrent les trois déesses (al-Ûzza, al-Lât, al- Manât) comme "filles d'Allah" (Houbal). Elle estreprésentée sous la forme d'une roche cubique (météorite ou une roche volcanique) autour de laquelle,

était édifiée la Kaaba. A Tâ'if, son sanctuaire est bâti en pierres blanches dans un enclos sacré: tuer les animaux et abattre les arbres y est interdit. De plus, personne ne pouvait y être pourchassé.
A Palmyre, durant l’époque romaine, elle était considérée comme la forme féminine d'Allah, différente de la « al-Lât » des mecquois.
Son culte s'est étendu du nord jusqu'à Pétra, dans toute la Syrie. A Dura-Europos en Syrie, elle était assimilée à la Athéna grecque par les nabatéens. Hérodote (Ve s. av-JC) la mentionnait comme Alilat, qu’il identifiait à Aphrodite. En l’an 129 de notre ère,

on retrouva son nom dans des inscriptions: elle aurait été placée aux côtés de Shamash et Raham, représentés comme une triade « des dieux bons ».

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Elle est le symbole de la fécondité, de la féminité, du printemps, et de la terre. C'est une divinité à la fois solaire et lunaire. Ses attributs sont le sceptre et l’étoile à 8 branches (Vénus chez babylonien),

ainsi que le croissant de lune à l’intérieur du disque solaire (ce dernier a souvent été retrouvé, inscrit sur de nombreux encensoirs). On rapproche souvent cette déesse de la fertilité des grandes déesses du Proche-Orient :

 telle Cybèle, elle porte une gerbe de blé dans une main. Elle porte aussi et un morceau de sève d’encens dans l’autre. Comme Diane, elle est aussi la protectrice des animaux; il existe des représentations où, alors qu'elle est assise sur un trône,

elle tient à la main gauche une palme appuyée sur son épaule gauche, et un lion se tient assis à côté d'elle. D'ailleurs, on a retrouvé plusieurs statues de lions dans son temple à Palmyre.
Al-Lât fut aussi à l'origine du symbole de la main de Fatima (ou de Myriam pour les juifs).

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Citation (Matricien.org) : Une inscription sur une roche à Adumattu en Arabie dit : “Puisse Allat (la Déesse) exhausser tous nos vœux.” Les anciens Arabes prêtaient serment par la prière : "Par le sel, par le feu et par Al-Lat qui est la plus grande de tous."
Une autre inscription dit : "Shalm-Allat", "la paix de la Déesse" - semblable à "la paix de Dieu sur vous". Un geste de main de bénédiction accompagnait ces paroles. Avant l’avènement de l’Islam, on peut trouver le nom d’Allat dans certains prénoms composés, comme Wahaballat (Wahab – Allat - بﺏهﻩوﻭ تﺕآﺁلﻝلﻝاﺍ), c’est-à-dire "le don d’Allat", puis Shalamallat (مﻡلﻝشﺵ تﺕآﺁلﻝلﻝاﺍ) qui veut dire « la paix d’Allat ».



Nasr est le dieu des morts. « Nesr » signifie « vautour » en arabe, cet animal est son emblème. Ce dieu s’est conservé dans l’islam dans un rôle marginal de roi des morts. Il est aussi à l’origine du nom ou prénom de Nasser.

al-Manât: Elle est la déesse de la lune, de la mort, de la magie, voyance, des mystères et de la nuit; elle descendrait de la déesse Ishtar. Elle ressemble aussi sous certains aspects, à la déesse égyptienne Maat, déesse de la justice, du destin, et de la mort.
Elle serait "la destinée" chez les nabatéens et les thamudéens qui lui dédirent un bétyle à Petra. Les Nabatéens la considéraient comme la mère ou la femme du dieu Houbal. Elle fut la divinité principale des tribus Aws et Hazrâg et serait la plus ancienne

 du panthéon d'Arabie.
Sa forme primitive serait un rocher selon l’historien Fahd. Ses premiers adorateurs appartenaient aux tribus des Hudayl et des Khuzâ'a, qui nomadisaient le sud de Médine (ancienne ville de Yathrib), et le nord de la Mecque.

Ensuite, son culte s'est répandu jusqu’à Palmyre, et fut adorée par de nombreuses tribus comme divinité du Destin, avant d'être dominante chez les Qurayshites. 

Ruda: c'est la déesse la plus ancienne mentionnée dans des inscriptions assyrienne d'Assarhaddon. Elle fut vénérée par plusieurs tribus d'Arabie centrale et par les thamudéens; puis un culte lui fut dédié à Palmyre. On l'identifie à Vénus,

elle est représentée par une femme nue. On retrouva de nombreuses invocations thamudéennes lui faisant appel, pour ses vertus protectrice, la sagesse, la joie, l'amour, la vengeance, la compassion, et la guérison.

Shams : déesse du Soleil vénérée surtout au Qataban et en Hadramaout (Yémen). Contrairement au dieu lunaire Houbal et à Athtar, elle est connue sous un même nom pour l’ensemble des peuples sud arabiques. Mais elle a quelques surnoms :
Pour les sabéens : « Dhât-Himyâm », celle qui darde ses rayons, ou l’incandescente ; «Dhât-Ba’adân », celle qui est éloignée ; « Samayhat », la céleste ; « Tadûn », celle qui se couche, ou la méprisée ; « Tanûf », celle qui est élevée, la sublime... 
On l’invoque par l’expression « celle de... », « la Dame de... », suivi du nom du sanctuaire. Les sentiments à l’égard de cette divinité était divers (crainte, désirs, etc): cultivateurs et
nomades la considéraient sûrement différemment, d’où la multiplicité des adjectifs. Il semble que la déesse Athirat (Ashirtu babylonienne, Ashérat de Ras Shamra, Ashêrâh de la Bible) appartienne aussi au cycle solaire.

Suwâ' : Un bétyle lui est consacré. Elle est la déesse protectrice de la tribu des Hudhaylites, qui nomadisaient entre Médine et la Mecque.

Tagout: il est cité dans le Coran. Ce dieu est assimilé à Thot, lui-même associé au Hermès Trismégiste hellénistique.

al-Uqaytsir : C'est un dieu vénéré en particulier par les tribus Âmila, Djudhâm, Ghatafânlakh, et Qudâ'a. Sûrement originaire du sud de la Syrie, il se rencontre jusque dans tribus du nord de l'Arabie, representé par des bétyles. On lui faisait des sacrifices de sang,

 lors de processions accompagnées de chants. Couvert d'un vêtement rituel sur lequel on prêtait serment, on lui donnait des offrandes de farine, mêlée à des cheveux coupés (il existait une coutume où le pèlerin se rasait les cheveux pour apporter l'offrande).

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al-Uzzâ : C’est la déesse de l'étoile du matin, représentée primitivement sous la forme d'un d’arbre sacré. La déesse al-Uzzâ restera célèbre dans la région syro-palestinienne, où on l'identifiera à la planète Vénus.

 Les auteurs classiques évoquent eux aussi Vénus pour parler de al- Uzzâ.

C'est une déesse Vierge et guerrière, avec Houbal, une des plus populaires du monde Arabe. Les Qurayshites lui vouait un culte ardent, grâce à la proximité de ses sanctuaires. Le plus primitif de ceux-ci se trouvait dans la vallée Hûrad, au nord de la Mecque,

à l'ombre de trois acacias. L'idole était enfermée dans une enceinte sacrée, où il y’avait aussi un gabgab (une aire ou une pierre, où l'on égorge les moutons destinés à la divinité; la viande sacrifiée était partagée entre les participants).
Les pèlerins venaient de toute l'Arabie pour consulter son oracle. Sur ordre de Mahomet son arbre fut abattu et son sanctuaire détruit en l'an 8 de l'Hégire.

Le dieu Wadd, dont le sens serait "ami", et "amour". Il fut primitivement le dieu-lune des Minéens qui l'ont introduit à Dédan. Son nom ayant été trouvé le long de la route du commerce des aromates, on suppose qu’il était lié à ce commerce.

 Il fut adoré surtout à Dûmat al-Djandal, au nord ouest de l'Arabie. Pourtant on retrouva son temple jusque dans le sud, dans le royaume yéménite du Qataban.
Il est assimilé à Apollon et à Adonis (qui est un dieu d'origine syrienne, entré dans le panthéon grec); mais aussi à Hadad, dieu de l'orage, même si certains contestent ce fait et le voit comme lunaire.

Des inscriptions thalmudéennes l'évoquent sous les noms de Wadad, Adad, Ud, et Dad. On le présente sous l'aspect d'un homme de grande taille, vêtu d'un ample habit et d'un second vêtement sur épaule; il est aussi armé d'une lance et d'un carquois rempli de flèches.

Yagûth est une divinité du groupe tribal Madhidj, représenté sous forme de lion. Il est le protecteur des artisans, de plus c'est un dieu qu'on priait pour apporter la pluie. Il fut adoré dans le sud de l'Arabie, notamment au Yémen


.



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La Mort


On retrouve un héritage de l’Egypte, la momification : dans des cavernes-tombeaux de Shibâm, des momies datant du Ier au IIème millénaire ont été retrouvé au Yémen. Les viscères ont été ôtés et remplacé par du pastel et des plantes aromatiques,

 et elles sont recouvertes de bandelettes de lin. Cependant, la momification fut peu pratiqué en dans les métropoles de l’Arabie déserte.

Les types de tombeaux que l’on retrouve le plus dans la péninsule arabique sont :

• Les tombes-cavernes, les plus fréquemment employées en Hadramaout (Yémen)

• Les Mausolées, pour les personnes aisées ou célèbres

• Les défunts les plus défavorisés sont enterrés dans le limon : on retrouva la plus grande nécropole au sud de la ville de Raybûn. Dans un puit peu profond, on y disposait le corps, et on le recouvrait de dalles. Si longueur de la fosse insuffisante,

 on inhumait le défunt avec les jambes repliées. Des poignards en fer, coquillages, outres de cuir, bracelets de fer, témoignent de la modestie de ces défunts. Ce mode d’enterrement aurait plutôt été le fait de la population nomade, que celle du sud de l’Arabie.

Des objets étaient placés dans les tombeaux : miniatures de bois, amulettes, lances en fer, gibecière lance-pierres, ou des matériaux plus usuels, comme des assiettes, ou du fard... par contre, aucune trace de nourriture n’a été retrouvé.

Les objets que l’ont retrouva le plus furent des statuettes, ou des stèles d’albâtre et de calcaire : beaucoup représentaient le portrait du défunts, et portaient son nom, sa filiation, et encore des épitaphes visant à prévenir des violateurs de sépulture.

La tombe était considérée comme la dernière résidence du mort, il ne la quittera plus ; rien dans les inscriptions funéraires ne fait écho à l’idée que la partie spirituelle de l’être humain pu se séparer de son support charnel...

on suppose que pour les arabes préislamique, la dernière demeure est celle du repos éternel, sans espoir d’un autre séjour.

Les tombes de chameaux


Les chameaux côtoient les hommes dans la mort : cependant, à l’origine, cette tradition serait plus le fait des populations nomades, puis se serait étendue chez les sédentaires. 
Le statut du défunt se mesurait au nombre de chameaux qui l’accompagnaient dans la mort.

On associait le chameau soit dans une sépulture commune à l’homme, soit dans tombe voisine, ou encore dans la même nécropole : dans ce cas, homme était enseveli dans un puit, et son animal ajouté au-dessus de lui. Dans les tombeaux,

le chameau était disposé couché sur le flan, pattes repliés, et tête disposé en arrière, ou agenouillé et tête du côté gauche ; plus rarement, la tête était rompue, et placée entre les pattes de l’animal.
Certains chameaux furent décapités avant leur mort : on retrouva des squelettes de ces animaux, avec une pierre placée à la place de tête. L’animal était amené dans la tombe, on le forçait à s’agenouiller, les pattes arrière entravées,

 tendons sectionnés, pour être décapité. 

Les écrits antiques ne rendent pas compte de ces rituels sanglants, mais aujourd’hui, on peut faire le parallèle avec les sacrifices de chameaux des bédouins, pratiqués lors de festivités. Malgré tout, ces sacrifices ne semblent pas exprimer un réel culte pour les morts,

 mais plutôt une continuation des devoirs sociaux au-delà de la tombe.

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