La Tradition Islamique

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La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:10

La Tradition Islamique

Sahih al-Boukhâri
 
Le Sahih d’al-Boukhâri (l’authentique d’al-Boukhâri), aussi appelé al-Jami’ as-Sahih, est le plus célèbre recueil de traditions sunnites, on dit de lui qu’il est « le livre le plus authentique après le coran ». Il fut compilé par le traditionaliste chaféite Mohammad ibn Ismail al-Boukhâri (m. 870) qui termina sa recension vers 845 après 16 ans de recherche. Le savant perse sélectionna environ 2600 ahadith (sans compter les répétitions) pour son recueil parmi les 300 000 qu’il avait collectés. Le livre traite de presque tous les aspects de la vie du croyant et rapporte divers épisodes de la vie du Prophète et de ses compagnons. Son authenticité est unanimement approuvée par les ‘oulemâ’ sunnites dont certains en firent le commentaire à l’exemple d’Ibn Hajar al-Asqalani (m. 1448) dans Fath al-Bâri.


Le livre du début de la révélation (kitâb bad’ al-wahi)

1 – Waqqâs al-Laythi a rapporté : j’ai entendu ‘Omar bin al-Khattâb dire du haut du minbar :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « les actions dépendent des intentions. Chacun selon ses intentions, celui qui émigre pour les biens de ce monde ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée comme tel.

2 – ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Al-Hârith bin Hichâm interrogea le Messager de Dieu : « Ô Messager de Dieu ! Comment te vient l’inspiration ? » Le Messager de Dieu répondit : « parfois, c’est comme le tintement d’une cloche, c’est la forme la plus pénible de l’inspiration, et je saisis ce qui est dit. D’autres fois, l’ange vient sous la forme d’un homme, il me parle et je saisis ce qu’il dit ». ‘Aicha ajouta : « j’ai vu le prophète recevoir l’inspiration un jour où il faisait très froid et j’ai remarqué que la sueur ruisselait sur son front ».

4 – ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Le commencement de l’inspiration venait au Messager de Dieu sous forme de rêve qui devenait aussi réelle que la clarté de l’aurore, puis il aima la retraite. Il se retirait dans la grotte d’Hirâ’ où il était continuellement en adoration pendant des nuits, puis il retournait chez lui pour s’approvisionner et repartait. Il est revenu chez Khadîja une seconde fois pour prendre des provisions, ainsi de suite, jusqu’à ce que la vérité lui parvienne tandis qu’il était dans la grotte. L’ange se présenta à lui et lui demanda de lire. Il répondit : « je ne sais pas lire ». « Sur ce, dit le prophète, l’ange m’attrapa et m’étreignit si fort que j’étais à bout de force, puis il me lâcha en disant : « lis ! ». « Je ne sais pas lire » ai-je répliqué. Il m’étreignit alors une seconde fois jusqu’à presque m’étouffer puis il me lâcha et dit : « lis ! ». « Je ne sais pas lire », rétorquai-je. Il m’étreignit une troisième fois puis il me relâcha et dit : « lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble » (96.1-3). Le Messager de Dieu retourna ensuite, le cœur palpitant, auprès de Khadîja bint Khouwaylid et dit : « couvrez-moi, couvrez-moi ! » On le couvrit jusqu’à ce que sa peur fût dissipée. Après quoi, il mit Khadîja au courant de ce qui s’était passé en disant : « j’ai eu peur pour moi-même ». Elle répondit : « non ! Je jure par Dieu qu’il ne te déshonorera jamais. Tu respectes les liens de parenté, tu aides le faible, tu donnes au défavorisé, tu accordes l’hospitalité à l’hôte, et tu consoles les gens dans leurs malheurs ».
Khadîja emmena ensuite le prophète chez son cousin paternel, Waraqa bin Nawfal bin ‘Asad bin ‘Abd al-‘Ouzza. Il s’était converti au nazaréisme durant la jâhiliyya et savait écrire la langue hébraïque. D’ailleurs, il copiait en hébreu ce que Dieu voulait qu’il transcrivit de l’Évangile. Il était devenu très vieux et aveugle. Khadîja lui dit : « Ô mon cousin ! Écoute le fils de ton frère ». Waraqa demanda : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Et le Messager de Dieu décrivit ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « ce personnage est le messager qui fut envoyé à Moïse. Que j’aimerai être jeune ! Que j’aimerai être vivant lorsque ton peuple te chassera ! » Le Messager de Dieu demanda : « on va me chasser ? » Waraqa répondit : « oui, tout homme qui a apporté ce que tu as apporté, fut traité avec animosité. Si je vis assez longtemps, je te soutiendrai de toute mes forces ». Peu de temps après, Waraqa mourut et l’inspiration cessa pendant un moment.
Ibn Chihâb a dit : Abou Salama bin ‘Abd ar-Rahman m’a informé au sujet de l’arrêt de l’inspiration que Jâbir bin ‘Abdullah al-Ansari a rapporté : « pendant que je marchais, j’ai soudainement entendu une voix venue du ciel. Je regardai alors vers le ciel et je vis l’ange qui était venu me voir dans la grotte d’Hirâ’. Il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Je fus pris de peur et je repartis, et je dis : « couvrez-moi, couvrez-moi ! ». Et ensuite Dieu révéla : « Ô, toi ! Le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi » (74.1-5). Après cela, la révélation reprit intensément et sans s’arrêter.


Sahih al-Boukhâri
 
Le livre de la foi (kitâb al-îmân)
8 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « l’islam est basé sur cinq principes : l’attestation qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu, accomplir la prière, payer la zakât, le pèlerinage, et le jeûne de ramadân ».
 
9 – Abou Horayra a rapporté :
Le Prophète a dit : « la foi consiste en plus de soixante parties, et l’hayâ’ est une partie de la foi ».

10 – ‘Abdallah bin ‘Amrou a rapporté :
Le Prophète a dit : « un musulman est celui qui évite de faire du mal aux musulmans avec sa langue et ses mains. Et un émigré est celui qui abandonne ce que Dieu a interdit ».

11 – Abi Moussa a rapporté :
On a demandé : « Ô Messager de Dieu, quel est le meilleur islam ? » Il a répondu : « celui qui évite de faire du mal aux musulmans avec sa langue et ses mains ».

12 – ‘Abdallah bin ‘Amrou a rapporté :
Un homme a demandé au Prophète : « quel est le meilleur islam ? » Il a répondu : « donner à manger, et saluer ceux que tu connais et ceux que tu ne connais pas ».

13 – Anas a rapporté :
Le Prophète a dit : « aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne souhaitera pas pour son frère ce qu’il souhaite pour lui ».

14 – Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « par celui qui détient mon âme entre ses mains, aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne m’aimera pas plus que son père et ses enfants ».

15 – Anas a rapporté :
Le Prophète a dit : « aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne m’aimera pas plus que son père, ses enfants, et tous les hommes ».
 
16 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Prophète a dit : « quiconque possède les trois choses suivantes aura la douceur de la foi : aimer Dieu et son Messager plus que toute autre chose, aimer autrui par crainte de Dieu, détester revenir à la mécréance comme on détesterait être jeter dans la feu ».
 
17 – ‘Abdallah bin Jabir a rapporté :
J’ai entendu Anas dire : « le Prophète a dit : l’amour pour les Ansar est un signe de foi, et la haine pour les Ansar est un signe d’hypocrisie ».

18 – ‘Oubâda bin as-Sâmit, qui a pris part à la bataille de Badr et était un naqibâ’ la nuit du serment d’al-‘Aqaba, a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit tandis qu’il était entouré d’un groupe de compagnons : « prêtez-moi allégeance sur : ne rien associer à Dieu, ne pas voler, ne pas forniquer, ne tuer pas vos enfants, n’accuser pas une personne innocente, ne pas désobéir quand il s’agit de faire le bien. Quiconque parmi vous rempli ce serment sera récompensé de Dieu. Et quiconque transgresse l’une de ces choses et subit le châtiment de ce monde, ce châtiment sera une expiation pour son péché. Et si quelqu’un transgresse l’une de ces choses, et que Dieu cache son péché, il revient à Lui de le pardonner ou de le punir ». Après cela, nous lui avons prêté le serment d’allégeance.

19 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « un temps viendra où le meilleur des biens d’un musulman sera des moutons qu’il emmènera sur la cime des montagnes et dans le lits des vallées afin de fuir avec sa religion la corruption.

20 – ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu ordonnait aux musulmans de faire quelque chose, il leur ordonnait ce qui était facile pour eux. Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu, nous ne sommes pas comme toi. Dieu a pardonné tes péchés passés et futurs ». Le Messager de Dieu s’est mis en colère et cela se voyait sur son visage. Il a dit : « je suis celui qui craint le plus Dieu et celui qui le connaît le mieux ».
 
21 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le prophète a dit : « quiconque possède les trois choses suivantes goûtera la douceur de la foi : aimer Dieu et son Messager plus que toute autre chose, aimer autrui par crainte de Dieu, détester revenir à la mécréance après que Dieu l’en a sorti comme il détesterait être jeter dans le feu ».
 
25 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « on m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : « il n’y a de dieu qu’Allah et Mohammad est le Messager d’Allah », et qu’ils accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât. S’ils font cela, alors ils sauveront leurs vies et leurs biens de moi, sauf du droit de l’islam et ils rendront des comptes devant Dieu ».

29 – Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Prophète a dit : « j’ai vu l’enfer et la plupart de ses habitants sont des femmes mécréantes ». On a demandé : « sont-elles mécréantes envers Dieu ? » Il a répondu : « elles sont mécréantes envers leur époux et dans le bon comportement. Même si vous vous êtes toujours bien comportez à l’égard de l’une d’entre elles et qu’elle vous voit faire quelque chose (de répréhensible), elle dira qu’elle n’a jamais vu de bien en vous ».
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Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:10

Le livre du savoir (kitâb al-‘ilm)
114 – ‘Obaydullah bin ‘Abdullah a rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :
Quand la maladie du Prophète s’est aggravée, il a dit : « apportez-moi du papier et j’écrirai pour vous un écrit pour que vous ne vous égariez pas après ça ». ‘Omar a dit : « le Prophète est souffrant,
et nous avons le livre de Dieu avec nous et cela est suffisant pour nous ». Ils ont divergé et il y eut beaucoup de bruit. Il a dit : « laissez-moi ! Vous n’avez pas à vous querellez devant moi ! » Ibn ‘Abbâs est sorti et a dit :
 « ce fût le plus grand malheur car on n’a pas permis au Messager de Dieu d’écrire ».

Sahih al-Boukhâri 

Le livre des petites ablutions (kitâb al-woudou’)
146 - ‘Aicha a rapporté :
Les épouses du Prophète sortaient la nuit pour aller déféquer dans un vaste champ appelé al-Manâsi’. ‘Omar disait au Prophète : « voile tes femmes », mais le Messager de Dieu n’en faisait rien. Une nuit, Sawda bint Zam’a,
 la femme du Prophète, est sortit à l’heure d’Ichâ’ et c’était une grande femme. ‘Omar s’est adressé à elle en disant : « je t’ai reconnu, Ô Sawda ». Il désirait ardemment que le voile (al-hijâb) soit révélé, alors Dieu révéla le verset du voile (al-hijâb).

168 – Ibn Sîrîn a rapporté :
J’ai dit à ‘Abîda : « nous avons des cheveux du Prophète qui appartenaient avant à Anas ou à la famille d’Anas ». Il a répondu : « si je possédais ne serait-ce qu’un seul cheveu, il me serait plus cher que le monde entier et tout ce qu’il contient ».

169 – Anas a rapporté :
Quand le Messager de Dieu se rasait la tête, Abou Talha était le premier à s’emparer de ses cheveux.

186 – Ibn Chihâb a rapporté que Mahmoud bin ar-Rabî’ a dit que le Messager de Dieu a craché sur son visage de l’eau de leur puits alors qu’il était enfant. ‘Ourwa a rapporté d’al-Miswar et d’autres que lorsque le Prophète faisait ses petits ablutions,
ses compagnons allaient presque jusqu’à se battre pour l’eau qui restait ».

187 - As-Sâ’ib bin Yazîd a rapporté :
Ma tante m’a emmené voir le Prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu ! C’est le fils de ma sœur et il a une maladie aux jambes ». Il a donc passé sa main sur ma tête et a prié pour que Dieu me bénisse, ensuite, il a fait ses petites ablutions et j’ai bu l’eau qui restait.
J’étais derrière lui et je voyais le sceau de la prophétie entre ses épaules et c’était comme zir al-hijla

Le livre des menstrues (kitâb al-hayd)
295 – ‘Aïcha a rapporté : « je faisais mes grandes ablutions et le Prophète était avec moi et nous étions tous deux impurs sexuellement. Il m’a ordonné de mettre un izâr et il a eu un rapport sexuel avec moi tandis que j’avais mes menstrues. Il avançait sa tête vers moi quand il était en retraite spirituelle, je le lavais et j’avais mes menstrues ».

296 – ‘Aïcha a rapporté : « quand l’une de nous avait ses menstrues et que le Messager de Dieu voulait avoir un rapport sexuel avec elle, il lui ordonnait de porter un izâr autour de sa taille puis il avait un rapport sexuel avec elle ». Elle a ajouté : « lequel d’entre vous peut contrôler son désir sexuel comme le Prophète contrôlait son désir sexuel ? »

297 – Maymouna a dit : « quand le Messager de Dieu voulait avoir un rapport sexuel avec l’une de ses femmes, il lui ordonnait de porter un izâr lorsqu’elle avait ses menstrues ». 
Sofyân l’a rapporté d’après ach-Chaybâni.

298 - Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu est sorti à al-Mousalla pour la prière d’al-Fitr. Il est passé devant des femmes et a dit : « Ô Femmes ! Faites l’aumône car j’ai vu que la majorité des habitants de l’enfer était des femmes ! » Elles ont demandé : « pourquoi, Ô Messager de Dieu ? »
Il a répondu : « vous jurez fréquemment et vous êtes injustes envers vos maris. Je n’ai jamais rien vu de plus déficient en intelligence et en religion que vous. Un homme sensible et sensé pourrait être égaré par quelques-unes d’entre vous ». Elles ont dit : « qu’y a-t-il de déficient dans notre religion et notre intelligence, Ô Messager de Dieu ? » Il a répondu : « le témoignage d’une femme n’est-il pas équivalent à la moitié de celui d’un homme ? » Elles ont dit : « si ». Il a dit : « cela est son manque d’intelligence.
N’est-il pas vrai que pendant ses menstruations, une femme ne peut ni prier ni jeûner ? » Elles ont répondu : « oui ». Il a dit : « cela est l’insuffisance en religion ».

Le livre des ablutions sèches (kitâb at-tayammoum)
328 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « on m’a donné cinq choses qui n’ont été données à personne avant moi : je triomphe par la terreur à une distance d’un mois de voyage, on a fait de la terre un lieu de prosternation et un moyen de purification pour moi, donc un homme de ma communauté peut prier n’importe où au moment de la prière, le butin m’a été rendu licite et il n’a été rendu licite à personne avant moi, on m’a donné l’intercession, et chaque prophète a seulement été envoyé vers son propre peuple, mais moi, j’ai été envoyé à toute l’humanité ».

Le livre de la prière (kitâb as-salât)
343 - ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Dieu a prescrit deux rak’at pour chaque prière, que ce soit à domicile ou en voyage. Ensuite, la prière pendant le voyage est restée inchangé, mais le nombre (de rak’at) de la prière à domicile a augmenté ».

344 – Oumm ‘Atiyya a rapporté :
On nous a demandé de sortir, les femmes qui avaient leurs menstrues et les femmes voilées, pour le rassemblement religieux et les invocations des musulmans pendant les deux fêtes. Ces femmes qui avaient leurs menstrues étaient tenues à l’écart de leur musalla. Une femme a demandé : « Ô Messager de Dieu, et à propos de celle qui n’a pas de voile ? » Il a répondu : « qu’elle partage le voile (jilbâb) de sa compagne ».
‘Abdallah bin Rajâ’ a rapporté de ‘Imrân, de Mohammad bin Sîrîn qu’Oumm ‘Atiyya a dit : « j’ai entendu cela du Prophète ».

345 – Mohammad bin al-Mounkadir a rapporté :
Une fois, Jâbir a prié avec son izâr noué à son cou tandis que ses vêtements étaient posés à côté de lui sur un trépied. Quelqu’un lui a demandé : « pries-tu avec un seul ‘izâr ? » Il a répondu : « j’ai fais cela pour me montrer à un idiot comme toi. Qui d’entre nous portait deux vêtements durant la vie du Prophète ? »

346 - Mohammad bin al-Mounkadir a rapporté :
J’ai vu Jâbir bin ‘Abdullah prier avec un seul vêtement et il a dit qu’il avait vu le Prophète prier avec un seul vêtement.

347 – ‘Omar bin Abi Salama a rapporté :
Le Prophète priait vêtu d’un seul vêtement dont il croisait les bouts.

348 - ‘Omar bin Abi Salama a rapporté :
J’ai vu le Prophète prier avec un seul vêtement dans les appartements d’Oumm Salama, et il croisait les bouts sur ses épaules.

349 - ‘Omar bin Abi Salama a informé le père d’Hichâm en disant :
Dans les appartements d’Oumm Salama, j’ai vu le Messager de Dieu prier avec un seul vêtement sur le corps, et les bouts se croisaient sur ses épaules.

351 – Abi Horayra a rapporté :
Une personne a interrogé le Messager de Dieu au sujet de faire la prière avec un seul vêtement. Le Messager de Dieu a répondu : « est-ce que chacun d’entre vous possède deux vêtement ? »

352 – Abi Horayra a rapporté :
Le Prophète a dit : « personne ne devrait faire la prière avec un vêtement qui ne couvre pas les épaules ».

353 – ‘Ikrima a rapporté :
J’ai entendu Abou Horayra dire : « j’atteste avoir entendu le Messager de Dieu dire : quiconque prie avec un vêtement doit en croiser les bouts ».
 
355 – Sahl bin Sa’d a rapporté :
Les hommes priaient avec le Prophète avec leur ‘izâr noué autour du cou comme le font les garçons. En outre, le Prophète a dit aux femmes de ne relever la tête que lorsque les hommes sont assis.

357 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Le Messager de Dieu portait avec eux (les mecquois) des pierres pour la Ka’ba et il avait son izâr. Son oncle al-‘Abbâs lui a dit : « Ô fils de mon frère ! Et si tu enlevais ton izâr et le mettais sur tes épaules en-dessous des pierres ? » Alors il l’a enlevé et l’a mis sur ses épaules. Il est tombé inconscient et après cela, on ne l’a plus jamais vu nu.
 
365 - ‘Aicha a rapporté:
Le Messager de Dieu faisait la prière de l’aube avec quelques femmes croyantes voilées. Puis, elles rentraient chez elles sans que l’on sache qui elles étaient.

‘Omar bin al-Khattâb a dit : « mon Seigneur a été d’accord avec moi pour trois choses. J’ai dit : « Ô Messager de Dieu ! J’aimerai qu’on prenne la station d’Abraham comme notre lieu de prière ». Et il est descendu : « adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout » (2.125). Et quant au verset du hijâb, j’ai dit : « Ô Messager de Dieu ! J’aimerai que tu ordonnes à tes femmes de se couvrir devant les hommes car les bons et les mauvais leur adressent la parole ». Ensuite, le verset du hijâb est descendu. Une fois, les femmes du Prophète ont fait front contre lui, je lui ai dit : « s’il vous répudie, il se peut que le Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous », puis est descendu ce verset (66.5).

449 – Abi Horayra a rapporté :
Le Prophète a dit : « la nuit dernière, un ‘ifrît parmi les djinns est venu me voir et voulait interrompre ma prière, mais Dieu m’a permis d’avoir le dessus sur lui. J’ai voulu l’attacher à un des piliers de la mosquée afin que vous puissiez tous le voir au matin, mais je me suis souvenu de la parole de mon frère Salomon : « Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil » (38.35).
Rawh a dit : « il (le démon) fut humilié ».
 
489 - ‘Aicha a rapporté qu’on a mentionné devant elle ce qui annule la prière. Ils ont dit : « le chien, l’âne, et la femme l’annule ». J’ai dit : « vous nous prenez pour des chiens ». J’ai vu le Prophète prier, j’étais entre lui et la qibla, et j’étais allongé sur le lit. Quand j’avais besoin de quelque chose, je l’esquivais car je ne voulais pas me retrouver en face de lui.


Sahih al-Boukhâri
 
Le livre de l’appel à la prière (kitâb al-adhân)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas bin Mâlik a rapporté :
Les gens parlaient du feu et de la cloche, et par cela ils ont parlé des juifs et des chrétiens. Ensuite, on a demandé à Bilâl de prononcer l’adhân en le répétant deux fois et une seule fois l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Selon Nâfi’, Ibn ‘Omar a dit :
Quand les musulmans sont arrivés à Médine, ils se rassemblaient et attendaient l’heure de la prière. En ce temps-là, l’appel à la prière n’était pas prononcé. Un jour, ils ont discuté de ce problème, certains ont suggéré d’utiliser une cloche comme les chrétiens,
d’autres ont proposé d’utiliser un cor comme la corne des juifs. Mais ‘Omar a été le premier à suggérer qu’un homme devrait faire l’appel à la prière. Par conséquent, le Messager de Dieu a ordonné à Bilâl de se lever et d’appeler à la prière.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas a rapporté :
On a ordonné à Bilâl de répéter deux fois d’adhân et de prononcer une seule fois l’iqâma sauf pour l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas bin Mâlik a rapporté :
Quand le nombre de musulmans s’est accru, ils ont discuté au sujet du moyen à employer pour connaître l’heure de la prière. Certains ont suggéré d’allumer un feu, et d’autres ont proposé de sonner la cloche. On a ordonné à Bilâl de prononcer
l’adhân deux fois et l’iqâma une fois. 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas bin Mâlik a rapporté :
On a ordonné à Bilâl de prononcer l’adhân deux fois et l’iqâma une fois.
Ismâ’îl a dit : j’ai parlé de cela à Ayyub et il a ajouté : « sauf l’iqâma ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « lorsqu’on fait l’appel à la prière, le Satan pète très fort afin de ne pas entendre l’adhân. Quand l’adhân est terminé, il revient mais repart aussitôt lorsqu’arrive l’iqâma. À la fin de l’iqâma, il revient et chuchote dans le cœur de l’homme,
 et lui fait rappeler des choses dont il ne se souvenait plus avant la prière, si bien que l’homme ne sait plus où il en est dans la prière. 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Selon ‘Abd ar-Rahman bin ‘Abdullah bin ‘Abd ar-Rahman bin Abi Sa’sa’a al-Ansâri al-Mazini, son père a rapporté qu’Abou Sa’id al-Khoudri lui a dit :
Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Lorsque tu seras avec tes moutons ou dans le désert et que tu veux prononcer l’adhân, élève ta voix car quiconque entendra l’adhân, être humain, djinn ou autre créature, témoigneront en sa faveur le jour de la résurrection.
Abi Sa’id a dit : « j’ai entendu cela du Messager de Dieu ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « lorsque tu entends l’adhân, répète ce que le muezzin a dit ».  
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Isa bin Tâlha a rapporté qu’il a entendu Mou’âwiya répéter l’adhân jusqu’à « wa achhadou ‘anna mohammad rasoul allah ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « celui qui après avoir entendu l’adhân dit : « Dieu, Seigneur de cet appel parfait et de cette prière. Accorde à Mohammad le droit d’intercession et de supériorité, et assigne-lui le plus haut rang du paradis que tu lui as promis », aura mon intercession le jour de la résurrection.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Sâlim bin ‘Abduallah a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « Bilâl prononce l’adhân la nuit. Donc, mangez et buvez jusqu’à l’appel à la prière de Ibn Oumm Maktoum ». Puis il (sâlim) a ajouté : c’était un aveugle qui ne faisait l’adhân que lorsqu’on lui disait que le jour s’était levé.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté que Hafsa lui a dit :
Quand le muezzin prononçait l’adhân pour la prière de l’aube, et que l’aube apparaissait, le Messager de Dieu faisait deux rak’at avant l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le prophète faisait deux légères rak’at entre l’adhân et l’iqâma de la prière de l’aube.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « Bilâl prononce l’adhân la nuit, alors mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Oumm Maktoum prononce l’adhân.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le prophète a dit : « Bilâl prononce l’adhân la nuit, donc mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Oumm Maktoum prononce l’adhân.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin Moughaffal al-Mouzanni a rapporté :
Le Messager de Dieu a répété trois fois : « il y a une prière entre les deux adhân, pour celui qui veut prier ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas bin Mâlik a rapporté :
Quand le muezzin faisait l’adhân, quelques compagnons du prophète se dirigeaient vers les colonnes de la mosquée et priaient deux rak’at avant la prière du coucher du soleil, jusqu’à ce que le prophète n’arrive. Il y avait un peu de temps entre l’adhân et l’iqâma.
‘Othmân bin Jabala et Abou Dâwoud ont rapporté de Chou’ba qu’il n’y avait que peu de temps entre l’adhân et l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu faisait deux légères rak’at avant la prière du matin, après le levé du jour et quand le muezzin avait fini son adhân. Il s’allongeait ensuite sur son côté droit jusqu’à l’arrivée du muezzin pour l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] -  ‘Abdullah bin Moughaffal a rapporté :
Le prophète a dit : « il y a une prière entre les deux adhâns, il y a une prière entre les deux adhâns ». Puis, la troisième fois, il ajouta : « pour celui qui veut ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Mâlik bin Houwayrith a rapporté :
Je suis allé voir le prophète avec des hommes de ma tribu et nous sommes restés avec lui durant vingt nuits. Il était gentil et compatissant avec nous. Quand il s’est aperçu de notre envie de revoir nos familles, il nous a dit : « repartez et restez auprès de vos familles, apprenez-leur la religion, et faîtes la prière. L’un d’entre vous devra faire l’adhân lorsque l’heure de la prière arrive, et le plus vieux d’entre vous devra mener la prière ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mâlik bin Houwayrith a rapporté :
Deux hommes sont allés voir le prophète avec l’intention de partir en voyage. Le prophète a dit : « quand vous serez partis, faîtes l’adhân puis l’iqâma et le plus âgé parmi vous présidera la prière ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Nâfi’ a rapporté :
Par une nuit froide, Ibn ‘Omar a prononcé l’adhân à Dajnân, puis il a dit : « priez dans vos maisons », et nous a informés que le Messager de Dieu disait au muezzin de prononcer l’adhân, ensuite il disait : « priez chez vous », à la fin de l’adhân lorsque la nuit était pluvieuse ou froide pendant un voyage.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Awn bin Abi Jouhayfa a rapporté que son père a dit :
J’ai vu le Messager de Dieu à al-Abtah. Bilâl est arrivé et a annoncé l’heure de la prière. Puis il est sorti avec une pique et l’a planté devant le Messager de Dieu, et a prononcé l’iqâma.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Awn bin Abi Jouhayfa a rapporté que son père a dit :
J’au vu Bilâl tourner son visage d’un côté et de l’autre pendant qu’il prononçait l’appel à la prière.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin Abi Qatâda a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « quand on fait l’iqâma, ne vous levez que lorsque vous me voyez ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:12

Sahih al-Boukhâri
 
Chapitres sur la prière en congrégation et l’imamat
659 – Mohammed bin Ziyâd a rapporté qu’il a entendu Abou Horayra dire :
Le prophète a dit : « ne craignez-vous pas que celui qui relève la tête avant l’imam Dieu lui transforme la tête en une tête d’âne, ou : que Dieu change son visage par celui d’un âne ? »

Le livre de la prosternation pendant la récitation du Coran (kitâb soujoud al-qor’ân)
1017 - ‘Abdullah a rapporté :
Le Prophète a récité la sourate de l’étoile à La Mecque et s’est prosterné. Ceux qui étaient avec lui se sont prosternés sauf un vieil homme qui a pris une poignée de pierres ou de terre et l’a levée jusqu’à son front et a dit : « ceci est assez pour moi ». Après cela, je l’ai vu être tué en tant que mécréant.

1020 - ‘Abdullah a rapporté :
Le Prophète a récité la sourate de l’étoile. Il s’est prosterné et tout le monde s’est prosterné. Un homme parmi les gens a pris une poignée de pierres ou de terre et l’a levée jusqu’à son visage et a dit : « ceci est assez pour moi ». ‘Abdullah a dit : « je l’ai vu après être tué en tant que mécréant ».

1021 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le Prophète s’est prosterné à la sourate de l’étoile. Les musulmans, les païens, les djinns, et les hommes se sont prosternés avec lui.
Ibrâhîm bin Touhmân l’a rapporté d’après Ayoub.

Le livre de la prière de nuit (kitâb at-tahajjoud)
1093 – ‘Abdullah a rapporté qu’on a fait remarquer au Prophète qu’un homme a dormi toute la nuit jusqu’au matin et ne s’est pas levé pour la prière. Il a dit : « Satan a uriné dans ses oreilles ».


Le livre des funérailles (kitâb al-janâ’iz)
1185 - ‘Aicha, la femme du Prophète, a rapporté :
Abou Bakr est venu sur son cheval de sa maison à as-Sounh. Il est descendu et il est entré dans la mosquée et n’a parlé à personne jusqu’à ce qu’il entre me voir et il s’est dirigé directement vers le Prophète qui était recouvert d’une couverture. Il a découvert son visage. Il s’est agenouillé et l’a embrassé, puis il a pleuré et a dit : « que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, Ô Prophète de Dieu ! Dieu ne te fera pas subir deux morts. Tu es mort selon ce qui a été écrit pour toi ».
Abou Salama a rapporté d’Ibn ‘Abbâs :
Abou Bakr est sorti et ‘Omar était en train de s’adresser au peuple. Il a dit : « assis-toi » mais il a refusé. Il lui a répété de s’asseoir mais il refusa toujours. Alors Abou Bakr a récité le tachahhud et les gens se sont tournés vers lui et ont délaissé ‘Omar. Il a dit : « vous adoriez Mohammad et Mohammad est mort, vous adorez Dieu et Dieu est vivant et ne meurt pas. Dieu le Tout-puissant a dit : Muhammad n’est qu’un messager, des messagers avant lui sont passés… jusqu’à les reconnaissants » (3.144). Par Dieu, c’était comme si les gens n’avaient jamais su que Dieu avait révélé ce verset avant qu’Abou Bakr ne le récite, et ensuite, ceux qui l’avaient entendu ont commencé à le réciter.
 

Le livre du pèlerinage (kitâb al-hajj)
1518 – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le Prophète a dit : « c’est comme si je le voyais, une personne de couleur noire aux jambes arquées la démolira (la Ka’ba) pierre après pierre ».
 
1519 – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « la Ka’ba sera démoli par Dhou-s-Souwayqatayn qui vient d’Éthiopie ».

1520 – ‘Abis bin Rabî’a a rapporté :
‘Omar s’est approché de la pierre noire et l’a embrassé, puis il a dit : « je sais que tu n’es qu’une pierre et que tu ne peux être bénéfique à quiconque, et que tu ne peux nuire à personne. Si je n’avais pas vu le Prophète t’embrasser, je ne t’aurai pas embrassé ».
 
1521 – Sâlim a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu est entré dans la Maison avec ‘Osâma bin Zayd, Bilâl, et ‘Othmân bin Talha, et ils ont refermé les portes derrière eux. Quand ils les ont rouvertes, j’étais le premier à entrer. J’ai rencontré Bilâl et je lui ai demandé : « le Messager de Dieu y a-t-il fait la prière ? » Il a répondu : « oui, entre les deux colonnes de droite ».


Le livre de l’abreuvement (kitâb ach-chourb wa-l-mousâqâa)
2246 – Hussein bin ‘Ali a rapporté qu’Ali bin Abi Tâlib a dit :
J’ai reçu une chamelle du butin de Badr avec le Messager de Dieu. Le Messager de Dieu m’a donné une autre chamelle. Je les ai laissées à la porte d’un Ansâr et voulais les charger de provisions pour les vendre. J’étais avec un bijoutier de Bani Qaynouqâ’ et comptais utiliser cet argent pour le banquet de Fatima. Hamza bin ‘Abd al-Mouttalib buvait dans cette maison et il y avait avec lui une esclave chanteuse qui a dit : « Ô Hamza ! Tue les chamelles bien grasses ! » Hamza a tiré son sabre et il est parti vers elles. Il a coupé leurs bosses, les a éventrées et a pris une partie de leurs foies.
J’ai demandé à Ibn Chihâb : « a-t-il pris leurs bosses ? » Il a répondu : « il a coupé leurs bosses et il est parti avec ».
Ibn Chihâb a rapporté qu’Ali a dit :
J’ai été horrifié par cette vision. Je suis allé voir le Prophète de Dieu, qui était en compagnie de Zayd bin Hâritha, et je lui ai tout raconté. Il est sorti, ainsi que Zayd, et je l’ai suivi. Il est entré chez Hamza, il était en colère contre lui. Hamza a levé les yeux et a dit : « vous n’êtes que les esclaves de mes pères ! » Le Messager de Dieu s’est retourné puis il est sorti. Cela eut lieu avant l’interdiction du vin.


Le livre de l’oppression (kitâb al-mazâlim)
2346 – ‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté :
Le Prophète est entré à La Mecque et il y avait autour de la Ka’ba trois cent soixante idoles. Il les a frappés avec le bâton qui était dans sa main et il a récité le verset : « la vérité est venue et le mensonge a disparu » (17.81).


Le livre de la société (kitâb ach-charika)
2353 – Râfi’ bin Khadîj a dit : « nous faisions la prière de l’après-midi avec le Prophète et nous avons sacrifié un chameau. La viande de celui-ci a été divisée en dix parts. Nous avons mangé la viande cuite avant le coucher du soleil ».


Le livre de l’affranchissement (kitâb al-‘itq)
2403 – Ibn ‘Awn a rapporté :
J’ai écrit à Nâfi’ et il m’a répondu que le Prophète a attaqué les Bani Moustaliq tandis qu’ils étaient insouciants et abreuvaient leurs bétails avec de l’eau. Leurs combattants ont été tués, et leurs enfants ont été pris comme captifs. Le Prophète a gagné Jouwayriyya ce jour-là. ‘Abdullah bin ‘Omar m’a rapporté cela alors qu’il était dans l’armée.

2404 – Ibn Mouhayriz a rapporté :
J’ai vu Abou Sa’id et je l’ai questionné. Il a répondu : « nous sommes sortis avec le Messager de Dieu pour razzier les Bani al-Moustaliq. Nous avons capturé des Arabes et en ont fait des captifs. La séparation avec nos femmes nous pesait et nous avons aimé pratiquer le coït interrompu. Nous avons interrogé le Messager de Dieu et il a répondu : « c’est mieux pour vous de ne pas le faire. Toute âme destinée à exister jusqu’au Jour de la Résurrection viendra à exister ». 


Le livre des dons et ses mérites et ses incitations (kitâb al-hiba wa-fadliha wa-t-tahrîd ‘alayha)
2474 – Anas bin Mâlik a rapporté : « une juive a apporté une brebis empoisonnée au Prophète qui l’a mangée. On l’a amenée et on a demandé : « doit-elle être tuée ? » Il a répondu : « non ». J’ai continué d’observer les effets du poison sur le palais de la bouche du Messager de Dieu.


Le livre des conditions (kitâb ach-chourout)
2564 – Marwân et al-Miswar bin Makhrama ont rapporté tous deux des compagnons du Messager de Dieu que lorsque Souhayl bin ‘Amr a rédigé ce jour-là (le traité d’al-Houdaybiya), Souhayl bin ‘Amr a stipulé au Prophète : « quiconque parmi nous qui viendrait à vous, vous nous le ramènerez même s’il suit ta religion, et vous n’interférerez pas entre nous et lui ». Les croyants n’ont pas aimé cela et l’ont désapprouvé, mais Souhayl n’accepterait qu’à cette condition. Le Prophète fut d’accord avec cela. Le même jour, il remit Abou Jandal à son père Souhayl bin ‘Amr. Durant cette période, il ramenait quiconque venait à lui, même s’il était musulman. Les croyantes ont elles aussi émigré, et il y avait parmi elles Oumm Koulthoum bint ‘Oqba bin Abi Mou’ayt qui est allée trouver ce jour-là le Messager de Dieu et elle était jeune. Ses parents ont demandé au Prophète de la leur ramener, mais il ne l’a pas ramené à cause de ce que Dieu a fait descendre les concernant : « Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les, Allah connaît mieux leur foi » jusqu’à sa parole « et eux non plus ne sont pas licites pour elles » (60.10).
‘Orwa a dit : ‘Aicha m’a rapporté que le Messager de Dieu les examinait en raison du verset « Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les » jusqu’à « pardonneur et très miséricordieux » (60.10-12). ‘Orwa a rapporté qu’Aicha a dit que lorsque l’une d’entre elles acceptait cette condition, le Messager de Dieu lui disait : « j’accepte ton serment d’allégeance ». Ce sont les mots qu’il disait et, par Dieu, sa main n’a jamais touché la main d’une femme pendant le serment d’allégeance, et il ne recevait le serment d’allégeance que par les mots.
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:12

Sahih al-Boukhâri 
 
Le livre de la guerre sainte et des biographies (kitâb al-jihâd wa-s-siyar)
2660 – ‘Amr a rapporté qu’il a entendu Jâbir bin ‘Abdullah dire que des gens ont bu du vin le matin du jour de Ohod puis ils ont été tués en martyr. On a demandé à Sofyân : « à la fin de la journée ? » Il a répondu : « non ».
 
2697 – ‘Orwa al-Bâriqi a rapporté que le Prophète a dit : « le bien est dans les chevaux bridés jusqu’au jour de la résurrection : la récompense et le butin ».

2852 - Ibn ‘Omar a rapporté :
On a trouvé une femme morte durant l’une des razzias du Messager de Dieu. Le Messager de Dieu a alors interdit le meurtre des femmes et des enfants.
 
2853 - Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu nous a envoyé en mission. Il a dit : « si vous trouvez untel et untel, brûlez-les ». Quand nous étions sur le départ, le Messager de Dieu a dit : « je vous ai dit de brûler untel et untel, mais il n’y a que Dieu qui torture par le feu. Ainsi, si vous les trouvez, tuez-les ».
 
2854 – ‘Ikrima a rapporté qu’Ali a brûlé des gens et la nouvelle arriva à Ibn ‘Abbâs qui a dit : « si j’avais été à ta place, je ne les aurai pas brûlés, car le Prophète a dit : « ne torturez pas avec la torture de Dieu ». Mais sans aucun doute, je les aurais tués puisque le Prophète a dit : « si quelqu’un s’écarte de sa religion, tuez-le ».

2858 – Ibn ‘Omar a rapporté : « le Prophète a mis le feu aux palmiers des Bani Nadîr ».

2882 – Abi Jouhayfa a rapporté :
J’ai dit à ‘Ali : « avez-vous quelque chose de la révélation à part ce qui est dans le livre de Dieu ? » Il a répondu : « non, par celui qui divise le grain et crée l’âme, je sais seulement ce que Dieu a donné à l’homme de comprendre dans le Coran et ce qui est sur cette feuille ». J’ai dit : « qui y a-t-il sur cette feuille ? » Il a répondu : « l’argent du sang, la libération des captifs, et qu’on ne devra pas tuer un musulman pour un infidèle ».


Le livre de l’imposition du cinquième (kitâb fard al-khoumous)
2926 - ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Après la mort du Messager de Dieu, Fâtima, la fille du Messager de Dieu, a demandé à Abou Bakr as-Siddiq de lui donner sa part d’héritage parmi ce que le Messager de Dieu avait laissé de butin que Dieu lui avait octroyé. Abou Bakr lui a dit : « le Messager de Dieu a dit : on n’héritera pas de nos biens, ce que nous laissons est pour la charité ». Fâtima, la fille du Messager de Dieu, s’est mise en colère et a cessé de parler à Abou Bakr jusqu’à sa mort. Fâtima est restée en vie six mois après la mort du Messager de Dieu. Elle réclamait à Abou Bakr sa part des biens que le Messager de Dieu a laissé à Khaybar, à Fadak, ainsi que ses biens à Médine reversés à la charité. Abou Bakr les lui a refusé en disant : « je n’arrêterai pas ce que le Messager de Dieu avait l’habitude de faire, car j’ai peur de m’égarer si j’abandonne la tradition du Prophète ». ‘Omar a donné les biens de Médine à ‘Ali et à ‘Abbâs, mais il a gardé les biens de Khaybar et de Fadak et a dit : « ce sont ces biens qu’utilisait le Messager de Dieu pour ses dépenses et ses besoins urgents. Aujourd’hui, leur gestion doit être confiée au dirigeant ».
Il (az-Zouhri) a dit : « on les gère toujours comme ça de nos jours ».


Le livre de la jizya (kitâb al-jizya)
2998 - Abi Horayra a rapporté :
Quand Khaybar fut conquis, une brebis empoisonnée fut présentée au Prophète. Le Prophète a dit : « rassemblez devant moi les juifs qui étaient ici ». Les juifs ont été rassemblés et il a dit : « je vais vous poser une question sur quelque chose, direz-vous la vérité ? » Ils ont répondu : « oui ». Le Prophète leur a demandé : « qui est votre père ? » Ils ont répondu : « untel ». Il a dit : « vous mentez, votre père est untel ». Ils ont dit : « tu as raison ». Il a dit : « me direz-vous la vérité si je vous demande quelque chose ? » Ils ont répondu : « oui, Ô Abou-l-Qâsim ! Et si nous mentons, tu nous démasqueras comme tu as fait avec notre père ». Il leur a donc demandé : « qui sont les gens du feu ? » Ils ont répondu : « nous y resterons pendant une courte période de temps, et après cela, vous nous remplacerez ». Le Prophète a dit : « soyez maudit ! Par Dieu, nous ne vous y remplacerons jamais ! » Puis il a dit : « me direz-vous la vérité si je vous demande quelque chose ? » Ils ont répondu : « oui, Ô Abou-l-Qâsim ! » Il a demandé : « avez-vous empoisonné cette brebis ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « pourquoi avoir fait cela ? » Ils ont répliqué : « nous voulions savoir si tu étais un menteur, auquel cas, nous nous serions débarrasser de toi. Et si tu étais un prophète, le poison ne t’aurait fait aucun mal ».


Le livre du début de la création (kitâb bad’ al-khalq)
3027 - Abi Dharr a rapporté :
Au moment du coucher du soleil, le Prophète m’a demandé : « sais-tu où va le soleil quand il se couche ? » J’ai répondu : « Dieu et son Messager le savent mieux ». Il a dit : « il va se prosterner sous le trône et demande la permission de se lever à nouveau, et cela lui ait accordé. Il arrivera un moment où lorsqu’il sera sur le point de se prosterner, cela ne sera pas accepté, il demandera alors de poursuivre sa course mais on ne l’autorisera pas, il lui sera ordonné de retourner en arrière vers où il est venu, et donc il se lèvera à l’Ouest. C’est l’explication du verset : « et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné ; telle est la détermination du Tout-puissant, de l’Omniscient » (36.38).

3028 - Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « le soleil et la lune seront enroulés le Jour de la Résurrection ».
 
3065 - Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si l’homme appelle sa femme dans son lit et qu’elle refuse et que cela le met en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin ».

3129 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « un groupe d’israélites avait disparu. Personne ne sait ce qu’ils sont devenus. Je ne vois pas ce qu’ils leur aient arrivé à part avoir été maudits et changés en rats, car si vous mettez du lait de chamelle devant un rat, il n’en boira pas, mais si du lait de brebis est mis devant lui, il en boira ». J’ai parlé de cela à Ka’b qui m’a demandé : « as-tu entendu cela du Prophète ? » J’ai répondu : « oui ». Il m’a demandé cela plusieurs fois et j’ai dit : « est-ce que je lis la Torah ? ».


Le livre des récits des prophètes (kitâb ahâdith al-anbiyâ’)
3198 – Ibn ‘Omar a rapporté :
Quand le Messager de Dieu est arrivé à al-Hijr pendant la razzia de Tabouk, il leur a ordonné de ne pas boire l’eau du puits et de ne pas se ravitailler avec. Ils ont dit : « nous avons déjà pétri la pâte avec et aussi rempli nos outres de cette eau ». Il leur a ordonné de jeter la pâte et de déverser l’eau.

3199 – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
Les gens sont arrivés avec le Messager de Dieu sur le territoire de Thamoud appelé al-Hijr. Ils ont pris de l’eau du puits pour la boire et pétri la pâte avec. Le Messager de Dieu leur a ordonné de déverser l’eau qu’ils ont tirée du puits et de nourrir les chameaux avec la pâte, puis il leur a ordonné de tirer l’eau du puits où la chamelle (du prophète Salih) venait boire.

 
3248 – Sa’id bin Moussayeb a rapporté :
Abou Horayra a dit : j’ai entendu le Messager de Dieu dire : « aucun des fils d’Adam ne nait sans que le diable ne le touche. L’enfant pleure bruyamment à cause du toucher de Satan, excepté Marie et son fils ». Puis, Abou Horayra a dit : « je la place, ainsi que sa descendance, sous ta protection contre le Diable maudit » (3.36).


Le livre des vertus (kitâb al-manâqib)
3343 – ‘Aicha a rapporté que le Prophète est mort à soixante-trois ans.
Ibn Chihâb a dit : Sa’id bin al-Moussayeb m’a rapporté un hadith identique.

3421 - Anas a rapporté :
Il y avait un nazaréen qui avait embrassé l’islam et récitait la sourate al-Baqara et al-‘Imrân, et écrivait pour le Prophète. Plus tard, il retourna au nazaréisme et disait : « Mohammed ne sait rien sauf ce que je lui ai écris ». Puis Dieu le fit mourir, et les gens l’enterrèrent, mais au matin, ils virent que la terre avait rejeté son corps. Ils dirent : « c’est un acte de Mohammed et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et enlevé son corps parce qu’il leur a échappé ». Ils creusèrent à nouveau la tombe plus profondément, mais le matin, ils virent encore que la terre l’avait rejeté. Ils dirent : « c’est un acte de Mohammed et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et jeté son corps dehors, car il leur a échappé ». Ils creusèrent la tombe aussi profondément qu’ils le purent, mais au matin, ils virent encore que la terre avait rejeté son corps. Alors, ils pensèrent que ce qui lui était arrivé ne fut pas le fait d’êtres humains et ils le laissèrent là (sur le sol).


Le livre des vertus des compagnons (kitâb fadâ’il as-sahâba)
3497 - ‘Amr bin Maymoun a rapporté :
J’ai vu ‘Omar bin al-Khattâb quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il était avec Houdhayfa bin al-Yamân et ‘Othmân bin Hounayf à qui il a dit : « qu’avez-vous fait ? Pensez-vous que vous pouvez imposer plus de taxes sur la terre qu’elle ne peut le supporter ? » Ils ont répondu : « nous lui avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de ses vastes étendues ». ‘Omar a dit : « vérifiez si vous avez imposé à la terre ce qu’elle ne peut pas supporter ». Ils ont répondu : « non ». ‘Omar a dit : « si Dieu me garde en vie, aucune veuve d’Irak n’aura besoin d’hommes pour les soutenir après moi ». Mais après seulement quatre jours, il fut poignardé. Le jour où il fut poignardé, je me tenais debout et il n’y avait personne entre moi et lui sauf ‘Abdullah bin ‘Abbâs. À chaque fois qu’Omar passait entre deux rangs, il disait : « tenez-vous en ligne bien droite ». Quand il ne voyait aucune irrégularité, il commençait la prière par le takbir. Il récitait la sourate Yousouf ou an-Nahl ou une autre de semblable à la première rak’at afin que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a prononcé le takbir, je l’ai entendu dire : « le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il l’a poignardé. Un infidèle non arabe portait un couteau à double tranchant et poignardait toutes les personnes devant lesquelles il passait sur la droite et sur la gauche. Il a poignardé treize personnes et sept en sont mortes. Quand l’un des musulmans a vu cela, il a jeté un vêtement sur lui. Réalisant qu’il avait été capturé, l’infidèle non arabe se tua. ‘Omar a tenu la main d’Abd ar-Rahman bin ‘Awf et l’a laissé conduire la prière. Ceux qui étaient à côté d’Omar ont vu ce que j’ai vu, mais les gens qui étaient en d’autres endroits de la mosquée n’ont rien vu mais n’entendaient plus la voix d’Omar et ils disaient : « Gloire à Dieu ! Gloire à Dieu ! » ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf a mené une courte prière. Quand ils eurent fini la prière, ‘Omar a dit : « Ô Ibn ‘Abbâs ! Trouve qui m’a attaqué ! » Ibn ‘Abbâs a regardé partout pendant un petit moment et il est revenu et a dit : « l’esclave de Moughira ». ‘Omar a dit : « l’artisan ? » « oui », dit-il. ‘Omar a dit : « que Dieu le maudisse ! Je ne l’ai pas traité injustement. Loué soit Dieu qui ne m’a pas fait mourir de la main d’un homme qui se prétend musulman. Pas de doute, toi et ton père aimez avoir beaucoup d’infidèles non arabe à Médine ». Al-‘Abbâs avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbâs a dit à ‘Omar : « si tu le souhaites, nous le ferons ». Il voulait dire « si tu veux, nous les tuerons ». ‘Omar a répondu : « tu es en faute, car ils parlent notre langue, prient vers notre qibla, et font le pèlerinage comme nous ». Ensuite, on transporta ‘Omar dans sa maison et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais souffert d’une calamité auparavant. Certains disaient : « ne vous inquiétez pas », d’autres ont dit : « nous craignions le pire ». Puis, on lui a apporté du nabîdh, il en a bu mais il est ressorti par son ventre. On lui a apporté du lait, il en a bu mais il est aussi ressorti par son ventre. Les gens ont réalisé qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir et les gens sont venus en le louant. Un jeune homme a dit : « Ô commandant des croyants ! Reçois les bonnes grâces de Dieu par ta compagnie avec le Messager de Dieu et ta supériorité en islam que tu connais. Tu es devenu le calife et tu a gouverné avec justice et finalement tu as atteint le martyre ». ‘Omar a répondu : « j’espère que tous ces privilèges contrebalanceront afin que je ne perde ou ne gagne quoi que ce soit ». Quand le jeune homme s’est retourné pour partir, ses vêtements semblaient toucher le sol. ‘Omar a dit : « faîtes-le revenir ». Il a dit : « Ô fils de mon frère ! Soulève tes vêtements car cela gardera tes vêtements propres et te sauvera du châtiment de ton Seigneur ». ‘Omar a ensuite dit : « Ô ‘Abdullah bin ‘Omar ! Regarde à combien s’élève mes dettes ». On a vérifié sa dette et elle se montait approximativement à quatre-vingt six mille. ‘Omar a dit : « si les biens de la famille d’Omar couvre la dette, acquittez-la, sinon sollicitez les Bani ‘Adi bin Ka’b, et si ce n’est pas suffisant, demandez aux Qoraychites, et ne demandez rien à personne d’autres, et payez cette dette en mon nom ». « Va voir ‘Aicha, la mère des croyants, et dit : « ‘Omar te présente ses salutations », mais ne dis pas : « le commandant des croyants », car aujourd’hui je ne le suis plus, et dis : « ‘Omar bin al-Khattâb te demande la permission d’être enterré aux côtés de ses deux compagnons ». ‘Abdullah a salué ‘Aicha et a demandé la permission d’entrer, puis il est entré et l’a trouvée  assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Omar bin al-Khattâb t’envoie ses salutations et te demande la permission d’être enterrer aux côtés de ses deux compagnons ». Elle a répondu : « j’avais dans l’idée de me réserver cette place mais aujourd’hui je préfères la céder à ‘Omar ». Sur le chemin du retour, on dit à ‘Omar : « ‘Abdullah bin ‘Omar arrive ». ‘Omar a dit : « faîtes-moi m’asseoir ». Quelqu’un le soutenait et ‘Omar a demandé : « quelles sont les nouvelles ? » Il a répondu : « Ô commandant des croyants ! C’est comme tu le souhaites, elle a donné sa permission ». ‘Omar a répondu : « loué soit Dieu, rien ne m’était plus important que cela. Alors quand je mourrais, emportez-moi, saluez ‘Aicha et dites : « ‘Omar bin al-Khattâb demande la permission », si elle donne sa permission, enterrez-moi là-bas, mais si elle refuse, amenez-moi au cimetière musulman ». Ensuite, Hafsa, la mère des croyants, est arrivé avec plusieurs autres femmes qui marchaient avec elle. Lorsque nous l’avons vu, nous sommes partis. Elle est entrée et s’est lamentée pendant un certain temps. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est partie dans une autre pièce et nous l’entendions pleurer. Les gens ont dit : « Ô commandant des croyants ! Désigne un successeur ! » ‘Omar a répondu : « je ne trouve personne de plus approprié pour le poste que les personnes suivantes ou le groupe avec qui le Messager de Dieu était heureux avant sa mort », et il a mentionné ‘Ali, ‘Othmân, az-Zoubayr, Talha, Sa’d, et ‘Abd ar-Rahman. Il a dit : « ‘Abdullah bin ‘Omar sera votre témoin mais il n’aura aucune part dans le califat. Le fait d’être témoin compensera de ne pas avoir le droit de gouverner. Si Sa’d devient calife, ce sera bien, sinon, quiconque le devient devra rechercher son assistance comme je ne l’ai pas rejeté à cause d’une incapacité ou de malhonnêteté ». Il a ajouté : « je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrés, de reconnaitre leur droit, et de protéger leur honneur et les choses sacrées. Je lui recommande aussi d’être agréable envers les Ansars qui ont vécu à Médine avant les émigrés et la foi est entrée en leurs cœurs avant eux. Je lui recommande d’accepter les œuvres pies des pieux parmi eux et de pardonner les injustes, et je lui recommande de faire le bien à tous les habitants de la ville, comme ils sont les protecteurs de l’islam et la source de richesse et une source de contrariété à l’ennemi. Je recommande aussi à ce que rien ne leur soit pris excepté de leurs surplus avec leur consentement. Je recommande également qu’il fasse le bien aux bédouins, comme ils sont l’origine des Arabes et le gros de l’islam. Il devra prendre sur ce qui est inférieur dans leurs biens et les distribuer aux pauvres parmi eux. Je lui recommande concernant les dhimmis de Dieu et de son Messager de respecter leurs pactes et de combattre pour eux et de ne pas les surcharger au-delà de leur capacité ». Alors quand ‘Omar a expiré, nous l’avons porté et nous sommes partis en marchant. ‘Abdullah bin ‘Omar a fait la salutation et a dit : « ‘Omar bin al-Khattâb demande la permission ». ‘Aicha a dit : « emmenez-le ». On l’emmena et on l’a enterré aux côtés de ses deux compagnons. Quand il fut enterré, le groupe s’est réuni. ‘Abd ar-Rahman a dit : « réduisons le nombre de candidats pour le califat à trois d’entre nous ». Az-Zoubayr a dit : « j’abandonne mon droit à ‘Ali ». Talha a dit : « j’abandonne mon droit à ‘Othmân ». Sa’d a dit : « j’abandonne mon droit à ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf ». ‘Abd ar-Rahman a dit : « maintenant, lequel d’entre vous est prêt à renoncer à son droit de candidature pour qu’il puisse choisir le meilleur des deux, en gardant à l’esprit que Dieu et l’islam seront ses témoins ». Les deux cheikhs ont gardé le silence. ‘Abd ar-Rahman a dit : « allez-vous me laisser régler cette affaire, et je prends Dieu comme témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont répondu : « oui ». Alors ‘Abd ar-Rahman a pris la main de l’un d’eux et a dit : « comme tu le sais, tu es lié au Messager de Dieu et l’un des premiers musulmans. Alors je te demande par Dieu de promettre que si je te choisis comme calife, tu appliqueras la justice, et si je choisis ‘Othmân comme calife, tu l’écouteras et tu lui obéiras ». Ensuite, il a pris la main de l’autre et lui dit la même chose. Quand ‘Abd ar-Rahman eut la garanti de la promesse, il a dit : « Ô ‘Othmân ! Lève ta main ». Il lui a alors prêté serment, puis ‘Ali lui prêta serment ainsi que les autres gens.
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:13

Sahih al-Boukhâri
 
Le livre des expéditions (kitâb al-maghâzi)
3754 - ‘Abdullah a rapporté :
Le Prophète a récité la sourate de l’étoile et s’est prosterné. Ceux qui étaient avec lui se sont prosternés sauf un vieil homme qui a pris une poignée de terre et l’a levé vers son front en disant : « ceci est assez pour moi ». ‘Abdullah a dit : « je l’ai vu après être tué en tant que mécréant ».
 
3809 - Mâlik bin Aws bin al-Hadathân an-Nasri a rapporté qu’une fois ‘Omar bin al-Khattâb l’a appelé, et tandis qu’il était assis avec lui, son portier Yarfâ est entré et dit : « laisses-tu entrer ‘Othmân, ‘Abd ar-Rahman, az-Zoubayr et Sa’d qui attendent ta permission ? » ‘Omar a répondu : « oui, laisse-les entrer ». Après un moment, Yarfâ est revenu et dit : « admets-tu ‘Ali et al-‘Abbâs qui demandent ta permission ? » ‘Omar a répondu : « oui ». Quand ces deux-là sont entrés, al-‘Abbâs a dit : « Ô commandant des croyants ! Juge entre moi et lui ». Ils se disputaient au sujet des biens des Bani an-Nadîr que Dieu avait donné à son Messager en butin. ‘Ali et al-‘Abbâs ont commencé à se rapprocher l’un vers l’autre. Les gens ont dit : « Ô commandant des croyants ! Donne ton verdict dans cette affaire ! » Il a répondu : « je vous implore, par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, savez-vous que le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est dépensé en charité » et qu’il l’a dit à son propos ? » Ils ont dit : « il l’a dit ». ‘Omar s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et a dit : « je vous implore, par Dieu, savez-vous que le Messager de Dieu a dit cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « ce que je vous dis maintenant à ce sujet, Dieu a favorisé son Messager avec ce butin qu’il n’a donné à personne d’autres. Dieu a dit : « le butin provenant de leurs biens et qu’Allah a accordé sans combat à son Messager, vous n’y aviez engagé ni chevaux, ni chameaux, mais Allah donne à ses messagers la domination sur qui Il veut, et Allah est Omnipotent » (59.6). Ces biens ont été accordés spécialement au Messager de Dieu, mais, par Dieu, le Prophète n’a pas tout pris pour lui-même, ni ne vous en a privé ! Il vous en a tous donné et l’a distribué parmi vous jusqu’à ce qu’il ne reste plus cela. Et de ce restant, le Messager de Dieu s’en servait pour les dépenses annuelles de sa famille et les dépenses des biens de Dieu (la charité). Le Messager de Dieu a agit comme cela toute sa vie. Puis il est mort, Abou Bakr a dit : « je suis le calife du Messager de Dieu ». Il a donc pris ces biens et en a disposé de la même manière que le Messager de Dieu, et vous tous le saviez ». Ensuite ‘Omar s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbâs et dit : « vous vous souvenez qu’Abou Bakr en disposait de la façon décrite, et Dieu sait que, de cette façon, il était sincère, pieux, bien-guidé, et suivait la vérité. Puis Dieu a fait mourir Abou Bakr et j’ai dit : « je suis le calife du Messager de Dieu et d’Abou Bakr ». J’ai gardé ces biens en ma possession durant les deux années de mon califat, et j’en ai disposé de la même manière que le Messager de Dieu et Abou Bakr. Et Dieu sait que j’ai été sincère, pieux, bien-guidé, et suivait la vérité. Plus tard, vous deux êtes venus me voir, et vous réclamiez la même chose, Ô al-‘Abbâs, tu es aussi venu me voir ! Je vous ai répondu tous les deux que le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est pour la charité ». Alors j’ai pensé que je ferais mieux de vous remettre à tous deux ces biens à condition que vous promettiez et juriez devant Dieu que vous en disposerez de la même manière que le Messager de Dieu, Abou Bakr, ainsi que moi-même depuis le début de mon califat ou sinon ce n’est plus la peine de m’en parler. Alors dîtes : « remet-les nous à cette condition », et à cette condition je vous les remets. Voulez-vous que je prenne une décision autre que celle-ci ? Par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, je ne prendrai aucune autre décision jusqu’au Jour dernier. Et si vous êtes incapable de les gérer, alors redonnez-les moi, et je m’en chargerai pour vous ». Il (le narrateur) a dit : j’ai raconté ce hadith à ‘Ourwa bin az-Zoubayr et il a dit : « Mâlik bin Aws a dit la vérité ». J’ai entendu ‘Aicha, la femme du Prophète, dire : les femmes du Prophètes ont envoyé ‘Othman vers Abou Bakr pour leur demander leur huitième du butin que Dieu avait octroyé à son Messager. Mais je m’étais opposé à elles et je leur ai dit : « ne craignez-vous pas Dieu ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est pour la charité ? Le Prophète a dit cela à son sujet. Il a ajouté : « la famille de Mohammad peut prendre sa subsistance de ces biens ». Les femmes du Prophète ont alors arrêté de les demander quand je leur ai dit cela ». Donc ces biens étaient dans les mains d’Ali qui les détenait d’al-‘Abbâs. Ensuite ils ont été la propriété de Hassan bin ‘Ali, puis de Hussein bin ‘Ali, ensuite de ‘Ali bin Hussein et Hassan bin Hassan, et tous les deux les géraient chacun leur tour, puis ils ont échoué dans les mains de Zayd bin Hassan, et c’était la sadaqât du Messager de Dieu.


3976 - Anas a rapporté :
Le Prophète a fait halte durant trois nuits entre Khaybar et Médine et s’est marié avec Safiyya. J’ai invité les musulmans à son banquet de mariage et il n’y avait ni viande ni pain à ce banquet, mais le Prophète a ordonné à Bilâl d’étaler les tapis de cuir sur lesquels des dates, du yaourt séché et du beurre furent posés. Les musulmans se sont dit : « sera-t-elle une des mères des croyants, ou juste ce que sa droite possède ? » Certains ont dit : « si le Prophète lui fais observer le hijâb, elle sera alors une des mères des croyants, et s’il ne lui fait pas observer le hijâb, elle sera alors sa femme esclave ». Quand il a plié bagages, il a fait une place pour elle derrière lui et lui a fait observer le hijâb.

3993 - Abou Horayra a rapporté :
Nous avons conquis Khaybar et nous avions ni or ni argent comme butin, mais nous avions des vaches, des chameaux, des biens et des jardins. Puis, nous sommes partis avec le Messager de Dieu en direction de la vallée d’al-Qira. Il avait avec lui un esclave nommé Mid’am qui lui avait été donné par une personne des Bani ad-Dibâb. Tandis que l’esclave déchargeait la selle du Messager de Dieu, il fut frappé par une flèche. Les gens ont dit : « félicitations, il a obtenu le martyre ». Le Messager de Dieu a dit : « non, par celui qui possède mon âme dans ses mains ! La cape qu’il a prise du butin avant le partage des biens, le jour de khaybar, est devenue une flamme de feu qui le brûle ». En entendant cela, un homme vint avec un ou deux lacets de chaussure et dit : « voici ce que j’ai pris ». Le Messager de Dieu dit : « un lacet de feu ou deux lacets de feu ».

3998 - ‘Aicha a rapporté :
Fâtima, la fille du Prophète, a envoyé quelqu’un vers Abou Bakr pour lui demander son héritage parmi ce qu’a laissé le Messager de Dieu du butin à Médine que lui a accordé Dieu, ainsi que du butin de Fadak et de ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abou Bakr a répondu : « le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens, tout ce que nous laissons est à la charité, mais la famille de Mohammad peut manger de ses biens ». Par Dieu ! Je ne changerai pas la gestion des biens du Messager de Dieu et j’en disposerai comme le Messager de Dieu en disposait durant sa vie ». Abou Bakr a donc refusé de donner quoique ce soit à Fâtima. Elle s’est mise en colère contre Abou Bakr et s’est tenue éloigné de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle est restée en vie pendant six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son époux ‘Ali l’a enterré pendant la nuit sans en informer Abou Bakr et il a récité la prière funèbre lui-même. Quand Fâtima était en vie, les gens respectaient beaucoup ‘Ali, mais après sa mort, ‘Ali a remarqué un changement dans l’attitude des gens. Alors ‘Ali a cherché à se réconcilier avec Abou Bakr et lui a prêté le serment d’allégeance. ‘Ali n’avait pas prêté le serment d’allégeance durant ces mois-ci. ‘Ali a envoyé quelqu’un dire à Abou Bakr : « viens nous voir mais que personne ne t’accompagne », car il craignait qu’Omar ne vienne. ‘Omar a dit : « non, par Dieu ! Tu ne devrais pas aller leur rendre visite seul ! » Abou Bakr a répondu : « que penses-tu qu’ils me feront ? Par Dieu, je vais aller les voir ! » Alors Abou Bakr est parti les trouver et ‘Ali a prononcé le tachahhud et il a dit : « nous reconnaissons ta supériorité et ce que Dieu t’a donné, et nous ne sommes pas jaloux des biens que Dieu t’a accordé, mais tu ne nous as pas consulté au sujet du califat et nous pensions que nous y avions un certain droit à cause de notre proche parenté avec le Messager de Dieu ». Abou Bakr a fondu en larmes. Et quand Abou Bakr a parlé, il a dit : « par celui qui possède mon âme dans ses mains ! Garder de bonnes relations avec les proches du Messager de Dieu m’est plus cher que de garder des bonnes relations avec ma propre famille. Quand à notre désaccord entre toi et moi au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les dépenser selon ce qui est bien, et en disposant de cela, je n’abandonnerai rien de ce que le Messager de Dieu suivait ». ‘Ali a dit à Abou Bakr : « je te promets de prêter allégeance cet après-midi ». Quand Abou Bakr a terminé la prière de zouhr, il est monté au pupitre et a récité le tachahhud, ensuite, il a parlé d’Ali et de sa renonciation à prêter serment, et il l’a pardonné et accepté ses excuses. Puis, ‘Ali s’est levé et a demandé pardon, il a prononcé le tachahhud, loué le droit d’Abou Bakr, et dit qu’il n’avait pas fait ce qu’il avait fait par jalousie d’Abou Bakr ou par protestation de ce que Dieu lui a octroyé. ‘Ali a ajouté : « mais nous pensions que nous avions nous aussi un certain droit dans cette affaire et il ne nous a pas consulté à ce sujet, et cela nous a désolé ». Sur quoi, tous les musulmans en furent heureux et ont dit : « tu fais le bon choix ». Les musulmans sont ensuite devenus amicaux avec ‘Ali car il a rejoint les gens.


4093 - ‘Abdullah bin Bourayda a rapporté de son père :
Le prophète envoya ‘Ali à Khâlid pour rapporter le cinquième du butin, et je détestais ‘Ali et il avait pris un bain (après avoir copulé avec une esclave du cinquième du butin). Je dis à Khâlid : « ne vois-tu pas cela ? » Quand nous revînmes vers le prophète, je lui en parlai. Il dit : « Ô Bourayda ! Détestes-tu ‘Ali ? » Je répondis : « oui ». Il dit : « ne le déteste pas, car il mérite plus que ça du cinquième du butin ».
 
4165-2 – ‘Aicha a rapporté que le Prophète disait durant sa maladie qui le faisait mourir : « Ô ‘Aicha, je sens toujours la douleur provoquée par la nourriture que j’ai mangé à Khaybar, et maintenant, c’est comme si le poison avait sectionné mon aorte ».

4175 – ‘Aicha a rapporté : « quand le Messager de Dieu tombait malade, il récitait les Mou’awwidhât (les sourates 113 et 114) et soufflait son haleine sur lui-même et il se frottait les mains sur son corps. Et lorsqu’il fut atteint de sa maladie qui le fit mourir, je récitais les Mou’awwidhât et je soufflais de mon haleine sur lui et passait ma main le Prophète ».

 
4189 – ‘Aicha a rapporté :
Nous avons mis un médicament dans sa bouche durant sa maladie et il nous a fait signe de la main en disant : « ne me mettez pas de médicament dans la bouche ! » Nous avons dit : « c’est parce que les malades n’aiment pas les médicaments ». Quand il est revenu à ses esprits, il a dit : « ne vous avais-je pas interdit de verser un médicament dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « nous pensions que c’était parce que les malades n’aiment pas les médicaments ». Il a dit : « que tout le monde dans la maison mette dans sa bouche le médicament tandis que je regarderai, excepté al-‘Abbâs comme il ne vous a pas vu ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:14

Sahih al-Boukhâri

 
Le livre de l’interprétation du Coran (kitâb tafsîr al-qor’ân)
4280 - ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
Les Juifs ont emmené devant le Prophète un homme et une femme des leurs qui ont commis l’adultère. Le Prophète leur a dit : « comment faîtes-vous habituellement pour punir celui qui parmi vous a commis l’adultère ? » Ils ont répondu : « nous leur noircissons le visage avec du charbon et nous les battons ». Il a dit : « ne trouvez-vous pas la lapidation dans la Torah ? » Ils ont répondu : « nous ne l’y trouvons pas ». ‘Abdullah bin Salâm leur a dit : « vous mentez ! Apportez la Torah et récitez-la si vous êtes véridiques ». Le professeur en religion qui les a enseignés a mis la main sur le verset de la lapidation et lu ce qui était écrit au-dessus et en-dessous du passage caché avec sa main, mais il n’a pas lu le verset de la lapidation. Il (‘Abdullah bin Salâm) a enlevé sa main du verset de la lapidation et dit : « qu’est-ce que c’est ? » Quand ils ont vu cela, ils ont dit : « c’est le verset de la lapidation ». Alors on a ordonné qu’ils soient lapidés près de l’endroit où se trouvaient leurs cercueils près de la mosquée. J’ai vu son compagnon s’incliner de façon à la protéger contre les pierres.

4481 - Safiyya bint Chayba a rapporté qu’Aicha a dit : « quand le verset qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines (24.31) fut descendu, elles ont saisi leur izârs et les ont déchirés sur les bords, et se sont couverts le visage avec ».
 
4582 – ‘Abdullah a rapporté :
La première sourate descendue dans laquelle se trouve une prosternation est la sourate de l’étoile. Le Messager de Dieu s’est prosterné et ceux qui étaient derrière lui se sont prosternés sauf un homme. Je l’ai vu prendre une poignée de terre et s’incliné devant elle. Après cela, je l’ai vu être tué en tant que mécréant. C’était Omayya bin Khalaf.

4628 - ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu avait l’habitude de boire du miel dans la maison de Zaynab bint Jahch et il y restait avec elle. Hafsa et moi-même avons été secrètement d’accord que s’il vient rendre visite à l’une de nous deux, elle lui dira : « on dirait que tu as mangé du maghâfîr, car tu sens le maghâfîr ». Il a répondu : « non, mais j’étais en train de boire du miel dans la maison de Zaynab bint Jahch, et je n’en prendrai plus jamais. J’en fais le serment, et n’en parle à personne ».


Le livre des vertus du Coran (kitâb fadâ’il al-Qor’ân)
4701 - Zayd bin Thâbit a rapporté :
Abou Bakr m’a fait venir quand les gens de Yamâma ont été tués, ‘Omar bin al-Khattâb était avec lui. Abou Bakr a dit : « ‘Omar est venu me voir et a dit : « les pertes ont été lourdes le jour de Yamâma dans le rang des lecteurs du Coran et j’ai peur que de plus grandes pertes encore ne touchent les lecteurs sur d’autres champs de batailles où une grande partie du Coran serait ainsi perdue. Je te suggère par conséquent de rassembler le Coran ». J’ai dit à ‘Omar : « comment peux-tu faire une chose que le Messager de Dieu n’a pas faite ? » ‘Omar a répondu : « par Dieu, c’est un bon projet ». ‘Omar a continué d’insister pour que j’accepte son idée jusqu’à ce que Dieu m’ouvre la poitrine et que je commence à réaliser le bien-fondé de cette idée venant d’Omar ». Zayd a dit : Abou Bakr a dit : « tu es un homme sage et nous n’avons aucun doute à propos de toi et tu avais l’habitude d’écrire la révélation pour le Messager de Dieu. Tu devrais rechercher le Coran et le rassembler ». Par Dieu, s’ils m’avaient ordonné de soulever l’une des montagnes, cela n’aurait pas été plus lourd pour moi que la collecte du Coran ! J’ai dit : « comment ferais-tu une chose que le Messager de Dieu n’a pas faite ? » Il a répondu : « par Dieu, c’est une bonne idée ! » Abou Bakr a continué d’insister pour que j’accepte son idée jusqu’à ce que Dieu m’ouvre la poitrine comme il l’avait fait pour Abou Bakr et ‘Omar. Alors j’ai commencé à chercher le Coran et à le collecter depuis des branches de palmiers, des morceaux d’os, et aussi grâce aux hommes qui le connaissait par cœur, jusqu’à ce que je trouve la fin de la sourate At-Tawba avec Abi Khouzayma al-Ansâri, et je ne l’ai trouvé chez personne d’autre que lui : « un Messager issu de vous est venu à vous, pénible pour lui est ce que vous commettez de mal » (9.128)… jusqu’à la fin de Barâa. Le manuscrit est resté avec Abou Bakr jusqu’à ce qu’il meurt, ensuite il fût avec ‘Omar jusqu’à la fin de sa vie, puis il fût avec Hafsa, la fille d’Omar.
 
4702 - Anas bin Mâlik a rapporté qu’Houdhayfa bin al-Yamân est venu voir ‘Othmân au temps où les gens de Syrie et d’Irak étaient en guerre pour conquérir l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Houdhayfa était effrayé de leurs différences dans la récitation. Alors Houdhayfa a dit à ‘Othmân : « Ô commandant des croyants ! Sauve cette nation avant qu’ils ne diffèrent au sujet du livre comme l’ont fait les Juifs et les Nazaréens ». Alors ‘Othmân a fait envoyer un messager à Hafsa qui disait : « envoies-nous le manuscrit afin que nous reproduisions des exemplaires du Coran, puis nous te le renverrons ». Hafsa l’a envoyé à ‘Othmân, ensuite, il a ordonné à Zayd bin Thâbit, ‘Abdullah bin az-Zoubayr, Sa’id bin al-‘Âs, et à ‘Abd ar-Rahman bin al-Hârith bin Hichâm de le recopier en plusieurs exemplaires. ‘Othmân a dit aux trois hommes qoraychites : « si vous êtes en désaccord avec Zayd bin Thâbit au sujet d’une chose dans le Coran, alors écrivez-le selon le dialecte des qoraychites car il a été révélé dans leur langue ». Ils firent ainsi jusqu’à avoir recopié plusieurs exemplaires du manuscrit. ‘Othmân a retourné le manuscrit à Hafsa et il a fait envoyer vers tous les horizons les manuscrits qu’ils avaient reproduits. Il a ordonné que tous les autres Corans sous forme de feuillets ou de manuscrits soient brûlés. Ibn Chihâb a dit : Khârija bin Zayd bin Thâbit m’a rapporté qu’il a entendu Zayd bin Thâbit dire : « j’ai perdu un verset d’al-Ahzab quand nous recopiions le Coran et j’avais l’habitude d’entendre le Messager de Dieu le réciter. Alors nous l’avons cherché et nous l’avons trouvé avec Khouzayma bin Thâbit al-Ansâri « il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah » (33.23). Nous l’avons ajouté dans la sourate du manuscrit.
 
4715 – ‘Alqama a rapporté :
Nous étions à Homs et Ibn Mas’oud récitait la sourate Yousouf. Un homme a dit : « elle n’a pas été révélée ainsi ! » Il a répondu : « je la récitais au Messager de Dieu et il a dit « bravo ». Il a découvert que son haleine sentait le vin. Il a dit : « tu racontes des mensonges sur le livre de Dieu et tu bois du vin ! » Il a appliqué sur lui la peine légale.
4751 – ‘Aïcha a rapporté que le Messager de Dieu a entendu un homme réciter des sourates pendant la nuit. Il a dit : « que Dieu lui fasse miséricorde ! Il m’a rappelé tel et tel verset que j’avais oubliés de telle et telle sourate! »


Le livre du mariage (kitâb an-nikâh)
4830 - ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
‘Omar bin al-Khattâb a dit : « quand Hafsa bint ‘Omar est devenue veuve après la mort de Khounays bin Houdhafa as-Sahmi qui fut l’un des compagnons du Prophète mort à Médine, je suis allé voir ‘Othmân bin ‘Affan et je lui ai présenté Hafsa. Il a répondu : « je vais y réfléchir ». J’ai attendu quelques jours, ensuite il est venu me voir et a dit : « je crois qu’il n’est actuellement pas possible pour moi de me marier ». ‘Omar a dit : « je suis allé voir Abou Bakr as-Siddiq et je lui ai dis : « si tu veux, je te donne ma fille Hafsa en mariage ». Abou Bakr est resté silencieux et ne m’a donné aucune réponse. Je suis devenu en colère contre lui plus que je ne l’étais avec ‘Othmân. J’ai attendu quelques jours, puis le Messager de Dieu m’a demandé sa main, alors je la lui ai offerte en mariage. Après cela, j’ai rencontré Abou Bakr qui a dit : « tu t’es peut-être mis en colère contre moi quand tu m’as présenté Hafsa et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » J’ai répondu : « oui ». Abou Bakr a dit : « rien ne m’empêchait de répondre à ton offre sauf que je savais que le Messager de Dieu avait parlé d’elle et je ne voulais pas divulguer le secret du Messager de Dieu. Et si le Messager de Dieu l’avait refusé, je l’aurai acceptée ».

4843 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « on ne peut marier une mère de famille sans son autorisation, et on ne peut marier une vierge sans son autorisation ». Ils ont demandé : « Ô Messager de Dieu ! Comment sait-on pour sa permission ? » Il a répondu : « si elle est silencieuse ».

4844 – ‘Aicha a rapporté qu’elle a dit : « Ô Messager de Dieu ! La vierge se sent timide ». Il a répondu : « son consentement est son silence ».

4845 – Khansâ’ bint Khidhâm al-‘Ansâriyya a rapporté que son père l’a mariée, et elle avait déjà perdu sa virginité, et elle a détesté cela. Elle est allée voir le Messager de Dieu qui a annulé son mariage.

4908 - Zam’a a rapporté que le Prophète a dit : « aucun de vous ne devra fouetter sa femme comme il fouette un esclave et ensuite avoir un rapport sexuel avec elle à la fin de la journée ».

4943 - Chaqîq a rapporté qu’il a entendu ‘Abdullah dire :
Le Prophète a dit : « aucune femme ne devra décrire une autre femme à son mari comme s’il l’avait vu ».


Le livre de la répudiation (kitâb at-talâq)
5011 - ‘Aicha a rapporté que Rifâ’a al-Qourazi a épousé une femme puis il l’a répudiée et elle s’est mariée avec un autre. Elle est allée voir le Prophète et elle lui a dit qu’il ne l’approchait pas et qu’il était aussi utile qu’un vêtement pour elle. Il a répondu : « pas tant que tu n’auras pas goûté son sperme, et lui goûté ton sperme ».


Le livre d’al-‘Aqîqa (kitâb al-‘aqîqa)
5152 - Asmâ’ bint Abi Bakr a rapporté :
J’étais enceinte d’Abdullah bin Zoubayr à la Mecque et j’en suis parti alors que j’étais sur le point d’accoucher. Je me suis rendu à Médine et je suis descendu à Qoubâ’ où j’y aie accouché. Ensuite, j’ai apporté l’enfant au Messager de Dieu et l’ai posé sur ses genoux. Il a demandé une datte, il l’a mâchée, puis il a craché dans la bouche de l’enfant. La première chose à entrer dans son estomac était le crachat du Messager de Dieu. Ensuite, il a touché son palais avec la date et invoqué la bénédiction sur lui. C’était le premier bébé né dans l’islam et ils étaient dans une grande joie, car on leur avait dit que les Juifs les avaient ensorcelés afin qu’ils n’aient pas d’enfants.


Le livre des sacrifices et de la chasse (kitâb adh-dhabâ’ih wa-s-sayd)
5180 – ‘Abdullah a rapporté que le Messager de Dieu a rencontré Zayd bin ‘Amr bin Noufayl dans un endroit en-dessous de Baldah. Ceci se passa avant que la révélation ne descende sur le Messager de Dieu. Le Messager de Dieu lui a présenté une table servie sur laquelle il y avait de la viande. Il a refusé d’en manger, puis il a dit : « je ne mangerai pas ce que vous avez sacrifié sur vos autels, je ne mangerai rien sauf ce sur quoi le nom de Dieu a été prononcé ».


Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
5268 – Ibn ‘Omar a rapporté qu’Omar a dit que le vin est fait à partir de cinq choses : du raisin, des dattes, du blé, de l’orge, et du miel. 

5268-2 – ‘Abd ar-Rahman bin Ghanm al-‘Ach’ari nous a rapportés : Abou ‘Âmir ou Abou Mâlik al-‘Ach’ari m’a rapporté – et par Dieu, il n’a pas menti – qu’il a entendu le Prophète dire : « il y aura dans ma communauté, des gens qui rendront licite la fornication, la soie, le vin, et jouer des instruments de musique. Et il y aura des gens sur le flanc d’une montagne, et un pauvre ira les voir pour leur demander la charité, mais ils diront : « reviens-nous voir demain ». Dieu les anéantira en les écrasant sous la montagne et transformera les autres en signes et en porcs jusqu’au jour de la résurrection ».

5269 – Sahl a rapporté :
Abou Osayd as-Sâ’idi est arrivé et il a invité le Messager de Dieu à ses noces. Sa femme les servait et c’était la jeune mariée. Savez-vous ce qu’elle a donné à boire au Messager de Dieu ? Elle a laissé mariner dans un bol des dattes pendant toute la nuit.

5271 – ‘Abdullah bin ‘Amr a rapporté :
Quand le Prophète a interdit la citerne, on a dit au Prophète : « tout le monde ne peut pas trouver des outres de peau ». Alors, il leur a autorisé la jarre non enduite de goudron.

5323 – ‘Abdullah a rapporté :
Je rendais visite au Prophète pendant sa maladie et il souffrait d’une forte fièvre. J’ai dit : «  tu as une forte fièvre. Est-ce parce que tu auras une double récompense pour cela ? » Il a répondu : « oui, aucun musulman n’est affligé par un mal sans que Dieu ne lui efface ses péchés comme les feuilles d’un arbre qui tombent ».   


Le livre de la médecine (kitâb at-tibb)
5382 – Ibn ‘Abbâs et ‘Aicha ont rapporté qu’Abou Bakr a embrassé le Prophète quand il est mort. ‘Aicha a dit : nous avons mis un médicament dans sa bouche mais il nous a fait signe de la main de ne pas insérer de médicament dans sa bouche. Nous nous sommes dit : « il n’aime pas le médicament comme les malades ». Quand il est revenu à ses esprits, il a dit : « ne vous avais-je pas interdit de mettre un médicament dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « nous pensions que c’était parce que les malades n’aiment pas d’habitude les médicaments ». Il a dit : « tous ceux qui se trouvent dans la maison seront contraints de prendre le médicament dans leurs bouches tandis que je regarderai, excepté al-‘Abbâs, car il n’a pas vu ce que vous avez fait ».

5383 – Oumm Qays a rapporté :
Je suis allé voir le Messager de Dieu avec un de mes fils et j’avais pressé sur sa gorge. Il a dit : « pourquoi faites-vous mal à vos enfants en les pressant à la gorge ? Utilisez cet encens indien car il guérit sept maladies dont la pleurésie. On le sniffe pour un mal de gorge et on le met dans la bouche pour la pleurésie ».

5389 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Messager de Dieu a autorisé une famille des Ansârs à traiter la fièvre et une maladie de l’oreille avec un exorcisme. Anas a ajouté : je me suis fait cautériser pour une pleurésie tandis que le Messager de Dieu était encore en vie. Abou Talha, Anas bin an-Nadr, et Zayd bin Thâbit ont été témoins de cela, et c’est Abou Talha qui m’a cautérisé.

5404 - Abou Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Des compagnons du Prophète sont passés par une localité arabe et ils ne les ont pas accueillis. Leur chef a été piqué par un animal vénéneux. Ils ont dit : « avez-vous des médicaments avec vous ou est-ce que quelqu’un parmi vous peut lui faire un exorcisme ? » Ils ont répondu : « vous avez refusé de nous accueillir, donc nous ne ferons rien tant que vous ne nous aurez pas payé ! » Ils les ont payés avec un troupeau de moutons. L’un d’eux a commencé à réciter la sourate al-Fatiha et il a rassemblé sa salive et craché dessus. Le malade fut guéri et les gens de la localité leur ont apporté les moutons mais ils ont dit : « nous ne les prendrons pas avant d’avoir demandé au Prophète ». Quand ils lui ont demandé, il s’est mis à rire et a dit : « comment savez-vous que la sourate al-Fatiha sert à faire un exorcisme ? Prenez-les et donnez m’en une part ».

5414 - ‘Aicha a rapporté que le Prophète disait quand il faisait un exorcisme : « le sol de notre terre et la salive de certains d’entre nous guérissent nos malades avec la permission de notre Seigneur ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:14

Le livre de l’habillement (kitâb al-libâs)

5487 - ‘Ikrima a rapporté :
Rifâ’a a répudié sa femme et ‘Abd ar-Rahman bin az-Zabîr al-Qourazi l’a épousée. ‘Aicha a rapporté que la femme portait un voile vert et elle s’est plainte auprès d’elle. Elle lui a montré le vert sur sa peau. Le Messager de Dieu est arrivé et les femmes avaient l’habitude de se soutenir entre elles, ‘Aicha a dit : « je n’ai jamais vu de femmes souffrir autant que les croyantes. Sa peau est plus verte que ses vêtements ! » Quand il a entendu qu’elle était allée trouver le Messager de Dieu, il est venu avec ses deux fils d’une autre femme. Elle a dit : « par Dieu ! Je ne lui ai fait aucun tort et il m’est aussi utile que cela », en prenant un bout de son vêtement. Il a répondu : « par Dieu, Ô Messager de Dieu ! Elle ment ! Mais elle est désobéissante et veut retourner avec Rifâ’a ». Le Messager de Dieu lui a dit : « si cela est ton intention, il t’est illicite tant qu’il n’aura pas goûté à ton sperme ». Il a vu ses deux fils avec lui et a demandé : « ce sont là tes fils ? » - « Oui », répondit-il. Il a dit : « tu as prétendu ce que tu as prétendu, et je le jure, ces garçons lui ressemblent comme un corbeau ressemble à un corbeau ». 

5521 – ‘Awn bin Abi Jouhayfa a rapporté de son père :
Je suis allé voir le Prophète alors qu’il se trouvait dans une tente rouge, et j’ai vu Bilâl s’emparer de l’eau restante des ablutions du Prophète ainsi que d’autres gens, et ils s’en badigeonnaient avec. Quiconque n’avait pas pu en avoir, touchait la main humide de son compagnon.

5535 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu portait une bague en argent à sa main, ensuite, Abou Bakr l’a porté, puis se fut ‘Omar, et enfin ‘Othmân, jusqu’à ce qu’elle tombe de sa main dans un puits à Arîs. Les mots inscrits dessus étaient : Mohammad, le Messager de Dieu.

5557 – Isrâ’il a rapporté que ‘Othmân bin ‘Abdullah bin Mawhab a dit : « ma famille m’a envoyé vers Oumm Salama, l’épouse du Prophète, avec un bol d’eau ». Isrâ’il a rapporté qu’il l’a agrippé avec trois doigts, et à l’intérieur, il y avait des cheveux du Prophète. - « Si quelqu’un souffre du mauvais œil ou d’autre chose, qu’il envoie à Oumm Salama son henné. J’ai regardé dans le récipient et j’ai vu des cheveux rouges ».


Le livre des bonnes manières (kitâb al-adab)
5689 - Abou Hâzim a rapporté :
Sahl bin Sa’d a dit qu’une femme avait apporté une bourda au Prophète. Sahl a demandé aux gens : « savez-vous ce qu’est un bourda ? » Les gens ont répondu : « c’est une chamla ». Sahl a dit : « c’est une chamla avec les bords tissés ». La femme a dit : « Ô Messager de Dieu ! Mets cela ». Le Prophète l’a alors pris parce qu’il en avait besoin et l’a porté. Un homme parmi les compagnons l’a vu et a dit : « Ô Messager de Dieu ! Donnes-le moi pour que je le porte ! » Il a répondu : « d’accord ». Quand le Prophète est parti, il a été blâmé par ses compagnons qui ont dit : « cela n’était pas très gentil de ta part de la demander au Prophète alors que tu savais qu’il l’avait pris parce qu’il en avait besoin, et tu sais aussi qu’il répond à toutes les requêtes qu’on lui demande ». Il a répondu : « je voulais juste avoir la bénédiction comme le Prophète l’a porté, j’ai donc espéré pouvoir m’envelopper dedans ».


Le livre de la demande de permission (kitâb al-isti’dhân)
5925 – Thoumâma a rapporté :
Anas a dit qu’Oumm Soulaym étendait un tissu pour le Prophète et il y faisait une sieste en milieu de journée. Il a ajouté : lorsque le Prophète s’endormait, elle collectait sa sueur et ses cheveux, puis elle mettait la sueur dans un flacon et la mélangeait avec du souk (genre de parfum) tandis qu’il dormait. Quand Anas bin Mâlik fut sur le point de mourir, il a souhaité à ce que ce souk soit mélangé avec son hanout (parfum pour embaumer les morts). Et on l’a mélangé avec son hanout.


Le livre de l’amabilité (kitâb ar-riqâq)
6162 – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « vous serez réunis pieds nus, nus, et incirconcis ». J’ai dis : « Ô Messager de Dieu, les hommes et les femmes se regarderont-ils les uns les autres ? » Il a répondu : « l’heure sera trop grave pour se soucier de cela ».


Le livre des serments et des vœux (kitâb al-aymân wa-n-noudhour)
6313 - ‘Aicha a rapporté :
Le Prophète restait pendant un moment dans la maison de Zaynab bint Jahch et il buvait du miel dans sa maison. Hafsa et moi-même avons décidé que lorsque le Prophète visitera l’une de nous deux, elle dira : « tu sens la mauvaise odeur du maghâfîr. As-tu mangé du maghâfîr ? » Quand il est entré chez l’une de nous, elle lui a dit cela. Il a répondu : « non, mais j’ai bu du miel dans la maison de Zaynb bint Jahch et je n’en boirai plus jamais ». Puis il est descendu : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? » jusqu’à « si vous vous repentez à Allah » (66.1-4), concernant ‘Aicha et Hafsa, « lorsque le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses » (66.3), c’est-à-dire, sa parole : « j’ai bu du miel ». Hichâm a dit : « cela veut aussi dire : « je n’en boirai plus et j’en fais le serment, ne parle à personne de cela ».


Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)
6392 – ‘Oqba bin al-Hârith a rapporté :
An-Nou’mân ou le fils d’an-Nou’mân a été amené parce ce qu’il était ivre. Le Prophète a ordonné à ceux présents dans la maison de le frapper. Ils l’ont frappé et j’étais parmi ceux qui l’ont frappé avec des chaussures.

6395 – Abi Horayra a rapporté :
On a amené un homme devant le Prophète parce qu’il avait bu. Il a dit : « frappez-le ! »
Abou Horayra a dit : « certains d’entre nous l’ont frappé avec leurs mains, avec des chaussures, et avec leurs vêtements. Quand ce fut fini, certains ont dit : « que Dieu te couvre de honte ! » Il a dit : « ne dites pas cela ! N’aidez pas le Satan contre lui ! »

6396 – ‘Ali bin Abi Tâlib a rapporté :
Je ne ressens pas de peine si quelqu’un meurt après avoir reçu la peine légale sauf pour l’ami du vin, car s’il meurt, le prix du sang doit être versé, puisque le Messager de Dieu n’a pas établi de loi.

6398 – ‘Omar bin al-Khattâb a rapporté que du vivant du Prophète, il y avait un homme qui s’appelait ‘Abdullah dont le surnom était « âne », et il faisait rire le Messager de Dieu. Le Prophète l’a fouetté parce qu’il avait bu. Un jour, on l’a emmené devant lui et il a ordonné de le fouetter. Un homme a dit : « Ô Dieu, maudit-le pour toutes les fois où on l’a emmené devant lui ! » Le Prophète a dit : « ne le maudissez pas ! Par Dieu, je sais qu’il aime Dieu et son Messager ».
 
6442 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
J’enseignais aux émigrés parmi lesquels était ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf. Tandis que j’étais dans sa maison à Mina, et qu’il était  avec ‘Omar bin al-Khattâb durant le dernier pèlerinage d’Omar, ‘Abd ar-Rahman est venu me voir et a dit : « as-tu vu l’homme qui est venu voir aujourd’hui le commandant des croyants en disant : « Ô commandant des croyants ! Que penses-tu d’untel qui a dit : si ‘Omar meurt, je prêterai allégeance à telle personne, car, par Dieu, le serment d’allégeance à Abou Bakr n’était qu’une action prompte et soudaine qui n’a été établie après coup ? » ‘Omar s’est mis en colère et a dit : « si Dieu veut, je me tiendrai devant les gens ce soir et je les avertirai contre ces hommes qui veulent priver les autres de leurs droits ». ‘Abd ar-Rahman a dit : « j’ai dis : « Ô commandant des croyants ! Ne fais pas cela car la saison du pèlerinage rassemble la racaille et ils seront autour de toi quand tu t’adresseras aux gens. Et j’ai peur qu’en te levant et en disant certaines choses, des gens répandront ton discours et ne diront sans doute pas ce que tu as vraiment dit et ne comprendront pas son sens et pourront l’interpréter incorrectement ; tu devrais donc attendre d’être arrivé à Médine étant donné que c’est l’endroit où le Prophète a émigré ainsi que celui de ses traditions. Là-bas, tu pourras entrer en contact avec des personnes nobles et instruites et leur dire ce que tu penses en toute confiance. Les gens instruits comprendront ton discours et ne le sortiront pas de son contexte ». Sur quoi, ‘Omar a répondu : « par Dieu ! Si Dieu veut, je ferai cela pour mon premier discours que je prononcerai devant les habitants de Médine ». Ibn ‘Abbâs a ajouté : « nous sommes arrivés à Médine vers la fin du mois de Dhou-l-Hijja, et quand ce fut vendredi, nous nous sommes rapidement dirigés (vers la mosquée) dès que le soleil avait décliné. J’ai vu Sa’id bin Zayd bin ‘Amr bin Noufayl assis au coin du pupitre, et je me suis assis près de lui si bien que mon genou touchait le sien. Peu de temps après, ‘Omar bin al-Khattâb est entré, et quand je l’ai vu venir vers nous, j’ai dis à Sa’id bin Zayd bin ‘Amr bin Noufayl : « aujourd’hui, ‘Omar dira des choses qu’il n’a jamais dites depuis qu’on l’a élu calife ». Sa’id a refusé mes propos avec étonnement et a dit : « qu’attends-tu qu’Omar dise qu’il n’a jamais dit auparavant ? » Au même moment, ‘Omar s’est assis au pupitre, et quand les muezzins eurent fini l’appel à la prière, ‘Omar s’est levé et a glorifié et loué Dieu comme il le mérite, puis il a dit : « maintenant, je vais vous dire quelque chose qui avait été écrit pour que je le dise. Je ne sais pas, peut-être que cela annoncera ma mort, alors quiconque l’entend ou s’en rappelle doit le rapporter aux autres partout où sa monture le portera, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il lui est interdit de raconter des mensonges sur moi. Dieu a envoyé Mohammad avec la vérité et lui a révélé le livre, et parmi ce que Dieu a révélé était le verset de la lapidation, nous le récitions et nous l’avons compris et mémorisé. Le Messager de Dieu a fait appliquer le châtiment de la lapidation et nous-mêmes nous l’appliquons après lui. J’ai peur qu’après un certain temps, quelqu’un dise : « par Dieu, nous ne trouvons pas le verset de la lapidation dans le livre de Dieu », et qu’ainsi ils abandonnent une obligation que Dieu a révélée. Le châtiment de la lapidation doit être infligé aux personnes mariées qui ont commis un rapport sexuel illicite si on en apporte la preuve ou s’il y a une grossesse ou un aveu. Et puis nous récitions parmi les versets du livre de Dieu : « Ô hommes ! Ne prétendez pas être la progéniture d’autres personnes que vos pères, car cela est de la mécréance de votre part de prétendre que vous êtes la progéniture d’un autre que votre véritable père ». Ensuite le Messager de Dieu a dit : « ne me louez pas excessivement comme l’a été Jésus, fils de Marie, mais appelez-moi esclave de Dieu et son Messager ». On m’a informé que quelqu’un parmi vous a dit : « par Dieu, si ‘Omar meurt, je prêterai allégeance à telle personne ». On ne devrait pas se leurrer en disant que le serment allégeance à Abou Bakr a été prêté soudainement et qu’il a été réussi. Aucun doute que cela fut ainsi, mais Dieu a sauvé (les gens) de leur mal, et il n’y a personne parmi vous qui possède les qualités d’Abou Bakr. Rappelez-vous que quiconque parmi vous prête le serment d’allégeance à quelqu’un sans consulter les autres musulmans, ni cette personne, ni la personne à laquelle le serment d’allégeance a été prêté, ne doit être soutenue, de crainte que les deux ne soient tuées. Et il n’y a pas de doute qu’après la mort du Prophète, les Ansars ont été en désaccord avec nous et se sont rassemblés dans le pavillon des Bani Sa’da. ‘Ali, az-Zoubayr, et ceux qui étaient avec eux, se sont opposés à nous, tandis que les émigrés étaient réunis autour d’Abou Bakr. J’ai dis à Abou Bakr : « allons voir nos frères des Ansars ». Alors nous sommes partis les chercher et quand nous nous sommes approchés d’eux. Deux hommes pieux d’entre eux sont allés à notre rencontre et nous ont informé de la décision finale des Ansars, et il a dit : « Ô groupe d’émigrés ! Où allez-vous ? » Nous avons répondu : « nous allons voir nos frères des Ansars ». Ils nous ont dit : « vous ne devriez pas aller les voir. Acceptez ce que nous avons décidé ». J’ai dis : « par Dieu, nous irons les trouver ». Et donc nous nous sommes mis en chemin et sommes arrivés jusqu’à eux au pavillon de Bani Sa’da. Voici qu’il y avait un homme assis au milieu d’eux et enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : « qui est cet homme ? » Ils ont répondu : « c’est Sa’d bin ‘Obada ». J’ai demandé : « qu’a-t-il ? » Ils ont répondu : « il est malade ». Nous nous sommes assis un moment, puis le porte-parole des Ansars a dit : « personne n’a le droit d’être adoré sauf Dieu », et il a loué Dieu comme il le méritait, ensuite il a ajouté : « pour commencer, nous sommes les auxiliaires de Dieu et nous formons la majorité de l’armée musulmane, alors que, les émigrés, êtes un petit groupe et certaines personnes parmi vous sont venues avec l’intention de nous empêcher de traiter de cette question (du califat) et de nous en priver ». Quand le porte-parole eut fini, j’ai eu l’intention de prendre la parole car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer en présence d’Abou Bakr, et j’évitais de le provoquer. Alors quand je voulu parler, Abou Bakr a dit : « attend un peu ». Je ne voulais pas le mettre en colère. Abou Bakr a lui-même prononcé un discours et il avait plus de sagesse et de patience que moi. Par Dieu, il n’a pas manqué une seule phrase que j’aimais dans mon discours préparé, il a dit quelque chose de semblable ou de meilleur spontanément. Après une pause, il a dit : « Ô Ansars ! Vous méritez tous (les qualités) que vous vous attribuez, mais cette question ne concerne que les Qoraychites comme ils sont les meilleurs des Arabes en ce qui concerne leurs origines, et je vous suggère de choisir entre l’un de ces deux hommes, alors prêtez serment d’allégeance à celui que vous voulez parmi ces deux-là ». Ensuite, Abou Bakr a tenu ma main et la main d’Abou ‘Obayda bin al-Jarrâh qui était avec nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit sauf cela, car, par Dieu, j’aurai préféré qu’on me coupe le cou comme expiation pour un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’une nation dont Abou Bakr ferait parti, à moins qu’au moment de ma mort, ma conscience ne me suggère quelque chose que je ne sens pas à présent. Ensuite, un des Ansars a dit : « je suis le pilier sur lequel le chameau avec une maladie de peau se frotte calmer les démangeaisons, et je suis comme un grand palmier ! Ô Qoraychites, il devrait y avoir un dirigeant issu de nous et un autre issu de vous ». Il y eut des huées et des cris dans le rassemblement et leurs voix s’élevaient si bien que j’eusse crainte d’une grande discorde, j’ai donc dis : « Ô Abou Bakr ! Tends ta main ». Il a tendu sa main et je lui ai prêté allégeance, et ensuite, tous les émigrés lui ont prêté allégeance suivi des Ansars. Ainsi nous en sommes sorti vainqueur sur Sa’d bin ‘Obada. Un des Ansars a dit : « vous avez tué Sa’d bin ‘Obada ». J’ai répondu : « Dieu a tué Sa’d bin ‘Obada ». ‘Omar a ajouté : « par Dieu, à part la grande tragédie qui nous avait frappée, il n’y eut pas de plus grand problème que le serment d’allégeance à Abou Bakr car nous craignions qu’ils prêtent, si nous les quittions, allégeance à l’un d’entre eux, en quel cas nous aurions dû donner notre consentement contre ce que nous souhaitions, ou nous nous saurions opposés à eux et aurions causé de grands troubles. Donc si une personne prête serment d’allégeance à quelqu’un sans consulter les autres musulmans, on ne devra pas prêter allégeance à celui qu’elle a choisi, de peur qu’ils ne soient tués tout les deux ».

6453 - ‘Aicha a rapporté :
Abou Bakr est venu me voir et m’a donné un coup violent et il a dit : « tu as retardé les gens avec ton collier ! ». J’ai fait la morte de peur de réveiller le Messager de Dieu bien que ce coup était un coup de poing très douloureux.
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:15

Sahih al-Boukhâri 
 

Le livre des ruses (kitâb al-hayl)
6571 - ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu aimait les sucreries et il aimait aussi le miel, et à chaque fois qu’il avait fini la prière de l’après-midi, il rendait visite à ses femmes et restait avec elles. Une fois, il est allé voir Hafsa et il est resté plus longtemps que d’habitude, j’en ai demandé la raison. On m’a dit : « une femme de sa tribu lui a donné en cadeau une outre de miel et elle en a donné à boire au Messager de Dieu ». J’ai dit : « par Dieu ! Je vais lui jouer un tour ! » J’ai parlé de cela à Sawda et je lui ai dit : « quand il viendra te voir, il s’approchera de toi et tu lui diras : « Ô Messager de Dieu, as-tu mangé du maghâfîr ? » Il dira non. Ensuite, tu lui diras : « quelle est cette mauvaise odeur ? » Et cela déplaira fortement au Messager de Dieu qu’une mauvaise odeur ait imprégné son corps. Il dira : « Hafsa m’a donné à boire du miel ». Puis tu lui diras : « ses abeilles ont dû butiner al-‘ourfout ». Moi aussi, je lui dirai cela. Et toi aussi, Ô Safiyya ». Quand le Prophète est allé rendre visite à Sawda, Sawda a dit : « par celui dont personne d’autre que lui n’a le droit d’être adoré, j’étais prêt à lui dire ce que tu m’as dit par crainte de toi, tandis qu’il était à la porte. Quand le Messager de Dieu s’est approché de moi, je lui ai dit : « Ô Messager de Dieu ! As-tu mangé du maghâfîr ? » Il a répondu non. J’ai dit : « quelle est cette odeur ? » Il a répondu : « Hafsa m’a donné à boire du miel ». J’ai dit : « ses abeilles ont dû butiner al-‘ourfout ». Quand il est allé me rendre visite, j’ai dit la même chose, et quand il est allé voir Safiyya, elle lui a également dit la même chose. Alors quand il est retourné voir Hafsa, elle lui a dit : « Ô Messager de Dieu ! Veux-tu que je te serve du miel ? » Il a répondu : « je n’en veux pas ». Sawda a dit : « gloire à Dieu ! Nous l’en avons privé ! » Je lui ai dit : « chut ! ».


Le livre de l’interprétation des rêves (kitâb at-ta’bîr)
6594 - Abi Qatâda a rapporté :
Le Prophète a dit : « un bon rêve vient de Dieu et un mauvais rêve vient de Satan. Celui qui voit quelque chose qu’il a détesté, qu’il crache sur sa gauche trois fois et qu’il cherche refuge contre le Diable, car ainsi Satan ne pourra lui faire du mal, et qu’il n’en parle à personne ».


Le livre de la sédition (kitâb al-fittan)
6686 - Abi Bakra a rapporté :
Le jour d’al-Jamal, Dieu m’a gratifié d’une parole. Quand le Prophète a entendu que les Perses ont nommé reine la fille de Kisra, il a dit : « un peuple ne réussira jamais s’il est dirigé par une femme ».


Le livre des jugements (kitâb al-‘ahkâm)
6770-2
Zayd bin Thâbit a rapporté que le Prophète lui a ordonné d’apprendre le livre des Juifs afin qu’il l’écrive pour le Prophète. Il lui écrivais et lui lisais leurs livres quand ils écrivaient quelque chose pour lui.
‘Omar a dit, alors qu’il y avait avec lui ‘Ali, ‘Abd ar-Rahman, et ‘Othmân : « qu’a-t-elle dit ? » ‘Abd ar-Rahman bin Hâtib a répondu : « elle t’informe que son compagnon a eu des relations sexuelles avec elle ». Abou Jamra a dit : « j’étais un interprète entre Ibn ‘Abbâs et le peuple ». Certains disaient : « un gouverneur devrait avoir deux interprètes ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:15

Sahih Moslim 

Moslim ibn al-Hajjaj Qoshayri an-Nichapouri (m. 875), d’origine persane, est l’auteur du plus authentique des corpus de ahadith après celui d’al-Boukhâri dans l’islam sunnite. L’œuvre est formée d’approximativement 2200 traditions différentes, extraites d’un ensemble de 300 000 récits rassemblés par l’imâm de rite chaféite, et fut commenté par le juriste an-Nawawi (m. 1278) dans Sahih Moslim charh an-Nawawi.


Le livre de la foi (kitâb al-imân)
94 – Abou Dharr a rapporté que le Prophète a dit : « Gabriel est venu me voir et m’a annoncé une bonne nouvelle : celui de ta oumma qui meurt sans rien associé à Dieu, entrera au Paradis ». J’ai demandé : « même l’adultère et le voleur ? » Il a répondu : « même l’adultère et le voleur ».

155 – Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « par celui qui détient mon âme dans sa main ! Le fils de Marie descendra bientôt parmi vous en tant que juge juste. Il brisera la croix, tuera le porc et abolira la jizya. Et il y aura tellement de richesses que plus personne n’en acceptera ».

168 – Abou Horayra a rapporté que dans la nuit de l’ascension, on a présenté au Prophète deux verres à Ilyâ’, l’un de vin et l’autre de lait. Il les a regardés tous les deux et il a pris le lait. Gabriel lui a dit : « louange à Dieu qui t’a guidé vers la disposition naturelle ! Si tu avais pris le vin, ta communauté se serait égarée ! »
 
997 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté qu’un homme des ‘Ansâr affranchira un garçon après sa mort et il n’avait pas d’autres biens que lui. Quand le Prophète a appris la nouvelle, il a dit : « qui me l’achètera ? » Nou’aym bin ‘Abdullah l’a acheté pour lui au prix de huit cent dirhams et il l’a payé.
‘Omar a rapporté qu’il a entendu Jâbir bin ‘Abdullah dire : un esclave copte mort la première année.


Le livre des menstruations (kitâb al-hayd)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Quand l’une d’entre nous avait ses menstrues, le Messager de Dieu lui demandait de porter un izâr, puis il avait un rapport sexuel avec elle.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Quand l’une d’entre nous avait ses menstrues, le Messager de Dieu lui demandait de porter un izâr durant le temps où le sang menstruel coulait, et ensuite il avait un rapport sexuel avec elle. Et elle (‘Aicha) a observé : qui d’entre nous peut contrôler son désir mieux que le Messager de Dieu ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]- Maymouna a rapporté :
Le Messager de Dieu avait des rapports sexuels avec ses femmes tandis qu’elles portaient un izâr lorsqu’elles avaient leurs menstrues.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Kourayb, l’esclave affranchi d’Ibn ‘Abbâs a rapporté :
J’ai entendu dire de Maymouna, la femme du prophète : « le Messager de Dieu se couchait avec moi quand j’avais mes menstrues, et il y avait un vêtement entre lui et moi ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Oumm Salama a rapporté :
Tandis que j’étais couché avec le Messager de Dieu sous une couverture, j’ai eu mes menstrues. Je me suis enfui  et j’ai enfilé les vêtements pour les menstruations. Le Messager de Dieu a dit : « as-tu tes menstrues ? » J’ai répondu : « oui ». Il m’appela et je me suis couché. Et elle a dit : nous nettoyions moi et le Messager de Dieu nos impuretés en utilisant le même vase d’eau.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté
Quand le prophète était en retraite spirituelle, il inclinait sa tête vers moi, et je peignais ses cheveux. Il ne rentrait à la maison que pour satisfaire ses besoins d’homme.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Amra la fille d’Abd ar-Rahman a rapporté :
‘Aicha, la femme du prophète, a dit : « lorsque j’étais en retraite spirituelle, je ne rentrais à la maison que pour satisfaire un besoin, et pendant que je passais, je m’inquiétais de la santé des malades. Et quand le Messager de Dieu était en retraite spirituelle, il sortait sa tête de la mosquée en ma direction, et je peignais ses cheveux, et il ne rentrait à la maison que pour satisfaire un besoin, aussi longtemps qu’il était en retraite spirituelle ». Et Ibn Rumh a dit : « aussi longtemps qu’ils observaient la retraite spirituelle ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha, la femme du prophète, a rapporté :
Le Messager de Dieu sortait sa tête de la mosquée, qui était à proximité, en ma direction, et je la lavais alors que j’avais mes menstrues.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]– ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu inclinait sa tête vers moi alors que j’étais dans mes appartements, et je la peignais tandis que j’avais mes menstrues.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Je lavais la tête du Messager de Dieu tandis que j’avais mes menstrues.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu m’a dit : « apporte-moi la carpette de la mosquée ». J’ai répondu : « j’ai mes menstrues ». Il a dit : « tes menstrues ne sont pas dans tes mains ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu m’a ordonné de lui rapporter la carpette de la mosquée. J’ai dis : « j’ai mes menstrues ». Il a répondu : « va me chercher cela, les menstrues ne sont pas dans tes mains ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Abou Horayra a rapporté :
Tandis que le Messager de Dieu était à la mosquée, il dit : « Ô ‘Aicha, apporte-moi cet habit ». Elle a dit : « j’ai mes menstrues ». Il a répondu : « tes menstrues ne sont pas dans tes mains ». Et donc, elle est allée le lui chercher.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté : « lorsque je buvais quand j’avais mes menstrues, je la passais (la tasse) au prophète, et il posait sa bouche où j’avais posé la mienne, et il buvait. Et je mangeais de la viande sur un os quand j’avais mes menstrues, et je le passais au prophète et il posait sa bouche où j’avais posé la mienne ». Zouhayr n’a pas mentionné la boisson.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu s’allongeait sur mes genoux quand j’avais mes menstrues, et il récitait le coran.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Anas a rapporté :
Chez les juifs, quand une femme avait ses menstrues, ils ne dînaient pas avec elle, et n’avaient pas de rapport sexuel avec elles dans leurs maisons. Alors les compagnons du prophète ont interrogé le prophète, et Dieu a révélé : « et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. Dis : c’est un mal. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues » (2.222). Le Messager de Dieu a dit : « faites ce que vous voulez à l’exception de la copulation ». Les juifs ont entendu cela et ont dit : « que cherche cet homme-là ? Il s’oppose à nous dans toute nos affaires ». Usayd bin Houdayr et ‘Abbâd bin Bichr sont arrivés et ont dit : « Ô Messager de Dieu, les juifs disent telles et telles choses. Donc évitons d’avoir des rapports sexuels ». Le visage du Messager de Dieu changea soudainement d’expression, si bien que nous pensions qu’il s’était fâché contre ces deux hommes. Mais quand ils sont sortis, le prophète les a fait appeler et leur a offert à boire du lait en guise de présent. Ils ont su ainsi qu’il n’était pas en colère contre eux.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Ali a rapporté :
J’avais souvent des éjaculations et je m’abstenais d’en parler au prophète par pudeur en raison de sa fille. J’ai donc chargé al-Miqdâd bin al-Asad de lui poser la question. Il a répondu : « qu’il lave sa verge et fasse les ablutions ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Ali a rapporté :
J’avais honte d’interroger le prophète à propos du liquide prostatique à cause de Fatima. J’ai donc chargé al-Miqdâd de lui demander. Il a répondu : « qu’il fasse les ablutions ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’Ali bin Abi Tâlib a dit :
Nous avons envoyé al-Miqdâd bin al-Asad au Messager de Dieu afin de lui demander ce qui doit être fait à propos du liquide prostatique qui sort de l’homme et comment le traiter. Le Messager de Dieu a répondu : « fais les ablutions et lave ta verge ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le prophète s’est levé la nuit, il a satisfait son besoin, puis il a lavé son visage et ses mains avant de retourner se coucher.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
À chaque fois que le Messager de Dieu voulait dormir après une impureté, il faisait les ablutions comme pour la prière avant d’aller dormir.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
À chaque fois que le Messager de Dieu avait une impureté et souhaitait manger ou dormir, il faisait les ablutions de la prière.
Mohammad bin al-Mouthanna et Ibn Bachâr nous ont informés : Mohammad bin Ja’far nous a informé : et ‘Abdullah bin Mou’âdh nous a informés que son père a dit : ce hadith a été transmis par Chou’ba avec la même chaîne de transmetteurs. Ibn al-Mouthanna a dit : al-Hakam nous a informés qu’il a entendu Ibrahim rapporté cela.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Omar a rapporté :
‘Omar a dit : « Ô Messager de Dieu, est-ce qu’il est permit à l’un d’entre nous de dormir en état d’impureté ? » Il a répondu : « oui, après avoir fait les ablutions ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Omar a rapporté :
‘Omar a demandé au prophète : « nous est-il licite de dormir en état d’impureté ? » Il a répondu : « oui, vous devrez faire les ablutions avant de dormir, et si vous le voulez, prenez un bain ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Omar a rapporté :
‘Omar bin al-Khattâb a dit au Messager de Dieu qu’il était devenu impur durant la nuit. Le Messager de Dieu lui a répondu : « fais les ablutions, lave ta verge, et ensuite retourne te coucher ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin Abi Qays a rapporté :
J’ai interrogé ‘Aicha au sujet de la prière de witr du Messager de Dieu et j’ai mentionné un hadith, puis je dis : « que faisait-il ne cas d’impureté ? Prenait-il un bain avant d’aller dormir ou allait-il dormir avant de prendre un bain ? » Elle a répondu : « les deux. Parfois, il prenait un bain avant d’aller dormir et d’autres fois, il faisait seulement les ablutions avant de se mettre au lit ». J’ai dis : « gloire à Dieu qui a rendu les choses faciles ».
Ce hadith a été transmis avec la même chaîne de transmetteurs par Mou’âwiya bin Sâlih, de Zouhayr bin Harb, ‘Abd ar-Rahman bin Mahdi, Hâroun bin Sa’id al-Ayli et Ibn Wahb.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque parmi vous qui a eut un rapport sexuel avec sa femme et désire recommencer, devra faire les ablutions ».
Dans le hadith transmis par Abou Bakr : « entre les deux, il devrait y avoir une ablution », ou il a dit : « quand il pense recommencer ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas a rapporté :
Le prophète avait des rapports sexuels avec ses femmes en ne faisant qu’un seul bain.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas bin Mâlik a rapporté :
Oumm Soulaym, qui était la grand-mère d’Ishaq, est passé voir le Messager de Dieu, en présence d’Aicha, et lui dit : « Ô Messager de Dieu, les femmes voit ce qu’un homme voit dans un rêve et elles ressentent ce qu’un homme ressent ». ‘Aicha a dit : « Ô Oumm Soulaym, tu apportes la honte sur les femmes, que ta main droite soit levée ». Il a dit à ‘Aicha : « que ta main droite soit levée », puis il dit : « bien, Ô Oumm Soulaym, elle doit prendre un bain si elle voit cela ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Anas bin Mâlik a rapporté qu’Oumm Soulaym a rapporté qu’elle a interrogé le prophète de Dieu au sujet d’une femme qui voit dans un rêve ce qu’un homme voit. Le Messager de Dieu a dit : « dans le cas où une femme voit cela, elle doit prendre un bain ». Oumm Soulaym a dit : « j’étais gêné par cela et j’ai dis : « est-ce que cela arrive ? » Le prophète de Dieu a répondu : « oui, sinon d’où viendrait les similitudes ? L’eau de l’homme est épaisse et blanche et l’eau de la femme est liquide et jaunâtre, donc quand l’un des deux jaillit en premier, la ressemblance vient de là.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Anas bin Mâlik a rapporté :
Une femme a interrogé le Messager de Dieu au sujet d’une femme qui voit dans son rêve ce qu’un homme voit dans ses rêves. Il a répondu : « si elle voit ce qu’un homme voit, elle doit se laver ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Une femme est allé voir le Messager de Dieu et lui a demandé : « est-ce qu’une femme doit se laver lorsqu’elle fait un rêve érotique et voit le liquide ? » Il a répondu : « oui ». ‘Aicha lui a dit : « que ta droite soit levée », et elle l’offensa. Elle a rapporté : le Messager de Dieu a dit : « laisse-la tranquille. D’où viennent les similitudes si ce n’est par le fait que l’eau de la femme prédomine celle de l’homme, alors l’enfant ressemblera à son oncle maternel, et quand l’eau de l’homme prédomine sur celle de la femme, l’enfant ressemble alors à son oncle paternel ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu prenait un bain à cause de l’impureté, il lavait d’abord ses mains. Il versait de l’eau avec sa main droite sur sa main gauche et lavait ses parties intimes. Il faisait ensuite les ablutions comme pour la prière. Puis, il prit de l’eau, y plongeait ses doigts, et se passait la main dans les cheveux. Et quand il considérait que c’était correctement mouillé, il versait trois fois avec ses mains de l’eau sur sa tête, puis il se versait de l’eau sur le corps et enfin il se lavait les pieds.
Cet hadith est rapporté par Abou Kourayb, Ibn Noumayr, ‘Ali bin Moushir, ‘Ali bin Houjr, Jarîr, Zouhayr bin Harb et Qoutayba bin Sa’id, sur l’autorité d’Hichâm, avec la même chaîne de transmetteurs, mais dans leur récit ne figurait pas les mots : « il se lavait les pieds ». ‘Aicha a rapporté du père d’Hichâm, d’Hichâm, de Wakî’, d’Abou Bakr bin Abi Cahyba, que quand le prophète prenait un bain à cause de son impureté, il commençait par se laver les mains trois fois. Puis le reste du hadith a été transmis par Abi Mou’âwiya mais il n’y a aucune mention du lavement des pieds.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu prenait un bain à cause de l’impureté, il commençait d’abord par se laver les mains avant de les plonger dans le bassin, puis il faisait les ablutions comme pour la prière.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Maymouna a rapporté :
On a donné au prophète de Dieu une serviette, mais il ne s’essuya pas avec. Il faisait comme cela avec l’eau, c’est-à-dire qu’il se secouait. 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu prenait un bain en raison de l’impureté, il demandait un vase et y puisait de l’eau avec ses mains, il lavait d’abord le côté droit de sa tête, puis le côté gauche, et ensuite il prenait dans ses mains (de l’eau) et la déversait sur sa tête. 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu se lavait avec de l’eau d’un vase en raison de l’impureté.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu prenait un bain, il commençait par la main droite. Il versait de l’eau dessus et la lavait. Puis il versait de l’eau sur l’impureté de sa main droite et la lavait avec sa main gauche. Et après s’en être débarrassé, il versait de l’eau sur sa tête. ‘Aicha a dit : « moi et le Messager de Dieu se lavions dans le même vase après l’impureté.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Aicha a rapporté :
Le prophète de Dieu se lavait dans le même vase qui contenait trois amdâd d’eau ou à peu près.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Moi et le Messager de Dieu se lavions dans le même vase et nos mains plongeaient à tour de rôle dedans, alors que nous étions en état d’impureté.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Aicha a rapporté :
Moi et le Messager de Dieu se lavions dans un seul vase qui était placé entre lui et moi, et il me devançait, alors je disais : « laisses en moi, laisses en moi ». Elle a dit qu’ils étaient en état d’impureté.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a dit :
Maymouna m’a rapporté qu’elle et le prophète de Dieu se lavaient dans un seul vase.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le Messager de Dieu se lavait avec l’eau laissée par Maymouna.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Oumm Salama a dit qu’elle et le Messager de Dieu se lavait de l’impureté dans un même vase.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas a rapporté que le Messager de Dieu se lavait avec cinq makâki d’eau et faisait ses ablutions avec un seul makouk. Et Ibn Mouthanna a dit : « avec cinq makâkiyya ». Et Ibn Mou’âdh a rapporté d’Abdullah bin ‘Abdullah qu’il n’a pas fait mention d’Ibn Jabr.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Anas a rapporté :
Le prophète de Dieu faisait ses ablutions avec un moudd, et se lavait avec un sâ’ jusqu’à cinq amdâd.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Safina a rapporté :
Le Messager de Dieu se lavait de son impureté avec un sâ’ d’eau, et faisait ses ablutions avec un moudd.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Safina a rapporté qu’Abou Bakr, le compagnon du Messager de Dieu, a dit : « le Messager de Dieu se lavait avec un sâ’ d’eau et faisait les ablutions avec un moudd ». Et dans cet hadith rapporté par Ibn Houjr : « un moudd suffisait pour ses ablutions », et il a dit qu’il était vieux et c’est pour cette raison qu’il ne pouvait pas compté sur lui au sujet de cette tradition.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Jabayr bin Mout’im a rapporté :
Les gens se sont disputés en présence du Messager de Dieu au sujet du lavement. Certains ont dit : « nous lavons notre tête comme ceci ». Le Messager de Dieu a dit : « quant à moi, je verse trois fois de l’eau avec mes mains sur ma tête ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Jabayr bin Mout’im a rapporté qu’on parlait du lavement en raison de l’impureté devant le Messager de Dieu. Il a dit : « je verse de l’eau sur ma tête trois fois ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le prophète est sorti des toilettes, et on lui a présenté de la nourriture, et les gens lui ont rappelé de faire les petites ablutions (al-woudou’) mais il a dit : « suis-je sur le point de dire la prière que je devrais faire les ablutions ? »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Nous étions avec le prophète et il venait de déféquer. On lui a présenté de la nourriture. On lui a dit : « ne fais-tu pas les ablutions ? » Il a répondu : « pourquoi devrais-je faire les ablutions, suis-je sur le point de dire la prière ? »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le Messager de Dieu est allé déféquer et quand il est revenu, on lui a présenté de la nourriture. On lui a dit : « Ô Messager de Dieu, ne fais-tu pas les ablutions ? » Il a répondu : « pourquoi ? Suis-je sur le point de dire la prière ? »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le prophète est sorti des toilettes après avoir déféqué, et on lui a présenté de la nourriture, et il en a pris, et n’avait pas touché d’eau.
Dans une autre narration transmise par Sa’îd bin al-Houwayrith : on a dit au prophète qu’il n’avait pas fait ses ablutions. Il a répondu : « je n’ai pas l’intention de dire la prière, pourquoi devrais-je faire les ablutions ? »
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:16

Sahih Moslim 


Le livre de la prière (kitâb as-salât)
389 – Abou Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « quand le Satan entend l’appel à la prière, il se retire et pète fort afin de ne pas entendre l’appel. Quand l’appel est terminé, il revient et il chuchote. Quand il entend le second appel, il disparait à nouveau afin de ne pas entendre sa voix. Puis, lorsque c’est fini, il revient et chuchote ».
 
389-4 – Abou Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « lorsqu’on fait l’appel à la prière, le Satan s’en va et pète très fort afin de ne pas entendre l’appel. Quand l’appel est fini, il revient. Lorsque l’on fait le second appel, il se retire, et quand c’est terminé, il revient se placer entre un homme et son cœur et dit : « pense à telle chose, souviens-toi de telle chose », auxquelles l’homme n’avait pas pensé, si bien qu’il ne sait plus où il en est dans la prière ».
Mohammad bin Râfi’ nous a rapportés : ‘Abd ar-Razzâq nous a rapportés : Mou’amar nous a rapportés de Hammâm bin Mounnabih qu’Abou Horayra a rapporté un même hadith mais avec ces mots : le Prophète a dit : « l’homme ne sait plus comment il a prié ».

443-2 – Zaynab, la femme d’Abdullah, a rapporté :
Le Messager de Dieu nous a dit : « si l’une de vous se rend à la mosquée, qu’elle ne se parfume pas ».
 
444 – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « toute femme qui se parfume avec de l’encens ne doit pas assister à la prière d’ichâ’ avec nous ».
 
510 - Abi Dharr a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous prie, faites en sorte que quelque chose comme l’arrière d’une selle couvre l’espace entre ses mains. S’il n’y a rien entre ses mains comme l’arrière d’une selle, la prière est annulée par un âne, une femme ou un chien noir ». J’ai dit : « Ô Abou Dharr ! Qu’est-ce qui distingue un chien noir d’un chien rouge ou d’un chien jaune ? » Il a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’ai demandé cela au Messager de Dieu et il a dit : le chien noir est un diable ».


Le livre des mosquées et des lieux de prière (kitâb al-masâjid wa mawâdi’ as-salat)
652 – ‘Abdullah a rapporté que le Prophète a dit au sujet des gens qui ne venaient pas à la prière du vendredi : « j’ai l’intention d’ordonner à quelqu’un d’envoyer les gens à la prière, puis de brûler dans leurs maisons les personnes qui s’absentent à la prière du vendredi ».
 
671 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « les endroits les plus aimés de Dieu sont les mosquées et les endroits les plus détestés de Dieu sont les marchés ».


Le livre de la prière des voyageurs et de son abréviation (kitâb as-salât al-mousâfirin wa-qasrhâ)
732-3 – ‘Aïcha a rapporté : « quand le Messager d’Allah est devenu très obèse, il faisait la plupart de ses prières assis ».

758-2 – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « Dieu descend chaque nuit dans le ciel le plus bas au dernier tiers de la nuit et dit : « je suis le Roi, je suis le Roi. Qui m’invoque afin que je lui réponde ? Qui me supplie pour que je lui accorde ? Qui me demande le pardon afin que je le pardonne ? » Il continue comme ça jusqu’à l’aube ».
 
774 – ‘Abdullah a rapporté qu’on a fait remarquer au Messager de Dieu qu’un homme a dormi toute la nuit jusqu’au matin. Il a dit : « Satan a uriné dans les oreilles de cet homme ».


Le livre des funérailles (kitâb al-janâ’iz)
974-2 – Mohammed bin Qays bin Makhrama bin al-Mouttalib a dit : « vous rapporterai-je un hadith sur mon autorité et sur celle de ma mère ? » Nous pensions qu’il parlait de la mère qui lui a donné naissance. Il a dit qu’Aicha a rapporté : « ne vous rapporterai-je pas un hadith concernant le Messager de Dieu et moi-même ? » Nous avons répondu : « oui ». Elle a dit : « quand ce fût mon tour de passer la nuit avec le Messager de Dieu, il s’est tourné, a enlevé son manteau et ses chaussures et les a mises à côté de ses pieds. Puis il a étalé un bout de son châle sur son lit et s’est allongé jusqu’à ce qu’il pensait que je m’étais endormi. Il a enfilé son manteau lentement et mis ses chaussures, ensuite, il a ouvert la porte et il est sorti puis a refermé la porte doucement derrière lui. Je me suis couvert la tête, j’ai mis mon voile et attaché ma ceinture, et je suis sorti en suivant ses pas jusqu’à Baqi’. Il était là et il y est resté un long moment. Il a ensuite levé ses mains trois fois et il est reparti. Je m’en suis retourné aussi. Il a hâté le pas et j’ai hâté le pas. Il a couru et j’ai aussi couru. Il est rentré à la maison et je suis aussi rentré, cependant, je l’avais précédé, et je m’étais allongé sur le lit. Il est entré et il a dit : « Ô ‘Aicha ! Pourquoi es-tu essoufflé ? » J’ai répondu : « ce n’est rien ». Il a dit : « dis-le moi ou l’omnipotent et l’omniscient m’en informera ». J’ai répondu : « Ô Messager de Dieu ! Que mon père et ma mère soient rachetés pour toi », et je lui ai alors tout raconté. Il a dit : « était-ce ton ombre que j’ai vu devant moi ? » - « Oui », ai-je répondu. Il m’a frappé à la poitrine ce qui me fit atrocement mal, et il a dit : « crois-tu que Dieu et son Messager t’aurai traité injustement ? » - « Tout ce que les gens cachent, Dieu le sait ». Il a dit : « Gabriel est venu me voir quand tu m’as aperçu. Il m’a appelé et s’est caché de toi. J’ai répondu à son appel et je me suis aussi caché de toi comme tu n’étais pas totalement vêtu. J’ai cru que tu étais endormi et je ne voulais pas te réveiller, j’avais peur de t’effrayer. Il a dit : ton Seigneur t’ordonne de te rendre chez les habitants de Baqi’ et d’implorer leur pardon ». J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, comment puis-je prier pour eux ? » Il a répondu : « dis : paix sur les habitants de cette cité parmi les croyants et les musulmans, et que Dieu fasse miséricorde à ceux qui sont partis avant nous et ceux qui partiront après, et si Dieu veut, nous vous rejoindrons ».


Le livre de l’aumône (kitâb az-zakât)
1048 - Anas a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si le fils d’Adam possédait deux vallées remplies d’argent, il en désirerait une troisième, bien que le ventre du fils d’Adam ne soit rempli que de poussière. Et Dieu pardonne à ceux qui se repentent ».
Anas bin Mâlik a rapporté : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire cela, mais je ne sais pas si cela lui a été révélé ou non, mais il l’a dit ».


1048-2 - Anas bin Mâlik a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si le fils d’Adam avait deux vallées d’or, il en désirerait une troisième, bien que sa bouche ne soit remplie que de poussière. Et Dieu accepte le repentir de ceux qui se repentent ».
 
1049 - Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si le fils d’Adam avait une vallée pleine d’argent, il en désirerait une autre, bien que le fils d’Adam ne soit rempli que de poussière. Et Dieu accepte le repentir de ceux qui se repentent ».
Ibn ‘Abbâs a dit : « je ne sais pas si cela vient du Coran ou non ».
Et dans une narration de Zouhayr, il a été dit : « je ne sais pas si cela vient du Coran », et il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbâs.

1050 - Abi Harb bin Abi al-Aswad a rapporté de son père :
Abi Moussa al-‘Ach’ari a fait appeler les lecteurs de Basra. Ils se sont présentés à lui et ils étaient trois cents. Ils ont récité le Coran et il a dit : « vous êtes les meilleurs parmi les habitants de Basra et leurs lecteurs. Récitez-le continuellement pour que vos cœurs ne s’endurcissent pas comme ce fût le cas de ceux qui vous ont précédé. Nous avions l’habitude de réciter une sourate dont la longueur et la fermeté égalaient celles de la sourate Barâa. Je l’ai cependant oublié à l’exception de : « si le fils d’Adam possédait deux vallées pleine d’argent, il en désirerait une troisième, et le ventre du fils d’Adam n’est rempli que de poussière ». Et nous récitions une sourate qui ressemblait à l’une des moussabbihât, mais je l’ai oublié à l’exception de : « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dîtes-vous ce que vous ne faîtes pas ? Cela sera accroché comme témoin à vos cous et on vous interrogera à ce sujet le jour de la Résurrection ».


Le livre du pèlerinage (kitâb al-hajj)
1305 – Anas bin Mâlik a rapporté que le Messager de Dieu est allé à Mina, il s’est rendu à al-Jamra et y a lancé des cailloux. Ensuite, il est rentré dans sa demeure à Mina et a offert un sacrifice. Puis, il a fait appeler un barbier et a tourné vers lui son côté droit et l’a laissé le raser. Après cela, il a tourné son côté gauche et il a fait de même. Ensuite, il en a donné (des cheveux) aux gens.
Abou Bakr bin Abi Chayba, Ibn Loumayr, et Abou Korayb ont rapporté : Hafs bin Ghiyâf a rapporté d’Hichâm. Par cette isnad, Abou Bakr a dit dans sa version :
Il a fait appeler le barbier et présenté le côté droit de sa tête et a dit : « commence ici ». Il a ensuite distribué ses cheveux parmi ceux qui étaient à côté de lui. Puis il a présenté le côté gauche au barbier et il l’a rasé, puis il en a donné à Oumm Soulaym. Et dans la version d’Abi Korayb : « il a commencé par le côté droit et il a distribué un cheveu ou deux parmi les gens. On lui a ensuite rasé le côté gauche et il a agi similairement, et il a dit : « c’est Abou Talha », et il en a donné à Abi Talha ».


Le livre du mariage (kitâb an-nikâh)
1422 – Hichâm a rapporté de son père qu’Aicha a dit : « le Messager de Dieu m’a épousé à l’âge de six ans et il a consommé le mariage avec moi quand j’eus neuf ans ». Elle a ajouté : « nous sommes allés à Médine et je fus faible pendant un mois. Ma chevelure était abondante. Oumm Roumân est venu vers moi alors que j’étais à la balançoire avec mes copines. Elle m’a appelée en criant et je suis allé la voir. Je ne savais pas ce qu’elle me voulait. Elle m’a pris par la main et m’a emmené jusqu’à la porte. Je disais « ha ha » jusqu’à ce que mes palpitements finissent. Elle m’a fait entrer dans la maison où il y avait des femmes des Ansâr. Elles m’ont bénit et souhaité que du bien. Elle m’a confié à elles et elles m’ont lavé la tête. On m’a mise à mon avantage et je n’étais pas du tout effrayé. Le Messager de Dieu est arrivé le matin et je fus confié à lui ».


Le livre de l’allaitement (kitâb ar-ridâ’)
1445-5 - ‘Aïcha a rapporté que son oncle de lait dont le nom est Aflah lui a demandé la permission d’entrer, mais elle a observé le hijâb devant lui et en a informé le Messager d’Allah qui lui a dit : « n’observe pas le hijâb devant lui car l’allaitement interdit ce que la parenté interdit ».
 
1451 – Oumm al-Fadl a rapporté :
Un bédouin est venu voir le Prophète alors qu’il était chez moi. Il a dit : « Ô Prophète d’Allah, j’avais une femme et je me suis marié avec une autre. Ma première femme a prétendu qu’elle a allaité d’une ou deux tétées ma nouvelle femme ». Le Prophète a répondu : « une ou deux tétées ne rendent pas haram ».

1452 – ‘Aïcha a rapporté : « parmi ce qui a été descendu du Coran, il y avait « dix tétées connues rendent haram », puis cela a été abrogé par « cinq tétées connues ». Le Messager d’Allah est mort et cela était récité comme faisant parti du Coran ».

1453 – ‘Aïcha a rapporté que Sahla bint Souhayl est allée voir le Prophète. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, je vois l’expression sur le visage d’Abi Houdhayfa quand Sâlim entre ! ». C’était son fils adoptif. Le Prophète a répondu : « allaite-le ! » Elle a demandé : « comment l’allaiterai-je alors que c’est un adulte ? » Le Messager d’Allah a souri et dit : « je sais bien que c’est un adulte ».
‘Amr a ajouté dans son hadith qu’il a participé à Badr.
Et dans le rapport d’Ibn Abi ‘Omar : le Messager d’Allah a ri.
 
1453-5 – Zaynab, la fille d’Abi Salama, a dit qu’elle a entendu Oumm Salama, l’épouse du Prophète, dire à ‘Aïcha : « Par Allah ! Je n’aime pas être vu par un garçon qui a été sevré ». Elle a répondu : « pourquoi ? Sahla bint Souhayl est allée voir le Messager d’Allah et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je vois l’expression du visage d’Abi Houdayfa quand Sâlim entre ». Le Messager d’Allah a répondu : « allaite-le ! » Elle a dit : « mais il a une barbe ! » Il a répondu : « allaite-le, ça fera partir l’expression du visage d’Abi Houdhayfa ». Elle a répondu : « par Allah ! Je n’ai plus revu cette expression sur le visage d’Abi Houdhayfa ».
 
1464 – ‘Aïcha a rapporté :
J’étais jalouse des femmes qui s’offraient au Messager d’Allah et je disais : « comment une femme peut-elle se donner ainsi ? » Puis, Allah a révélé : « tu fais attendre qui tu veux d’entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t’est fait aucun grief si tu invites chez toi l’une de celles que tu avais écartées » (33.51). J’ai dit : « il me semble que ton Seigneur se hâte de satisfaire tes désirs ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:16

Sahih Moslim
 

Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)
1690 - ‘Obâda bin as-Sâmit a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « apprenez de moi, apprenez de moi ! Dieu a décrété pour elles un chemin. La vierge avec le vierge, appliquez-leur cent coups de fouet et bannissez-les une année. La femme qui a perdu sa virginité avec l’homme qui a perdu sa virginité, appliquez-leur cent coups de fouet et lapidez-les ».
 
1695 - ‘Abdullah bin Bourayda a rapporté sur l’autorité de son père que Mâ’iz bin Mâlik al-Aslami est allé voir le Messager de Dieu et a dit : « Ô Messager de Dieu, je me suis fait du tort, j’ai commis l’adultère et je désire vivement que tu me purifies ». Il s’est détourné. Le jour suivant, il est revenu vers lui et lui a dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai commis l’adultère ». Le Messager de Dieu s’est détourné de lui une seconde fois, et l’a renvoyé à son peuple en disant : « savez-vous si quelque chose ne va pas chez lui ? ». Ils ont nié une telle chose et ont dit : « c’est en tant qu’homme sage que nous le connaissons parmi nous, autant que nous puissions en juger ». Il est revenu pour la troisième fois, et il l’a renvoyé comme il l’avait fait auparavant. Il a posé des questions à son sujet et ils lui ont répondu que rien ne clochait chez lui. Lorsqu’il est revenu une quatrième fois, on a creusé un fossé pour lui et il a prononcé le jugement le concernant puis il fut lapidé. Il (le narrateur) a dit : une femme de Ghâmid est arrivée et a dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai commis l’adultère, alors purifie-moi ». Il s’est détourné d’elle. Le lendemain, elle est revenue et dit : « Ô Messager de Dieu, pourquoi t’es-tu détourné de moi ? Peut-être que tu te détournes de moi comme tu t’es détourné de Mâ’iz. Par Dieu ! Je suis tombé enceinte ». Il a dit : « bien, si tu insistes ! Ne reviens pas avant d’avoir accouché ». Quand elle eut accouché, elle est venue avec l’enfant enveloppé dans une guenille et dit : « voici l’enfant à qui j’ai donné naissance ». Il a dit : « va-t-en, et allaite-le jusqu’à ce que tu l’aies sevré ». Quand elle l’eut sevré, elle est allée le trouver avec l’enfant qui tenait un morceau de pain dans sa main. Elle a dit : « Ô Prophète de Dieu, voici l’enfant que j’ai sevré et il mange de la nourriture ». Il a confié l’enfant à un musulman et prononcé la peine. Puis  on l’a mise dans un fossé et enterré jusqu’à la poitrine, et il a ordonné aux gens de la lapider. Khâlid bin al-Walîd s’est avancé avec une pierre qu’il a lancée sur sa tête et du sang a jailli sur le visage de Khâlid et donc il l’a injuriée. Le Prophète de Dieu a entendu les jurons qu’il avait proférés contre elle. Alors il a dit : « Khâlid, sois gentil. Par Celui qui possède ma vie entre ses mains, elle a fait une telle repentance que même un percepteur malhonnête qui se serait repenti comme elle, aurait été pardonné ». Ensuite, donnant les directives à son sujet, il a prié pour elle, puis elle fut enterrée.
 
1706 – Anas bin Mâlik a rapporté qu’on a amené devant le Prophète un homme qui avait bu du vin. Il l’a fouetté d’environ quarante coups avec deux feuilles de palmier. Abou Bakr a dit et fait cela. Quand ‘Omar a consulté les gens, ‘Abd ar-Rahman a dit : « la peine la plus légère est de quatre-vingt coups ». ‘Omar a ordonné cela.

1707-2 - ‘Ali a rapporté : « si j’applique la peine légale sur quelqu’un et qu’il meurt, cela m’est bien égal sauf pour le buveur de vin, parce que s’il meurt, je paie l’argent du sang, et le Messager de Dieu n’a pas promulgué de châtiment ».


Le livre de la répudiation (kitâb at-talâq)
1478 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Abou Bakr est entré et a demandé la permission de voir le Messager de Dieu. Des gens étaient assis à sa porte mais la permission ne leur a pas été accordée, sauf à Abou Bakr qui est entré. Ensuite, ‘Omar est arrivé, il a demandé la permission et elle lui a été accordée. Il a vu le Messager de Dieu qui était assis, triste, et silencieux, étant entouré de ses femmes. Il a dit : « je vais dire quelque chose qui va faire rire le Prophète ». Il a alors dit : « Ô Messager de Dieu ! J’aurais aimé que tu voies la fille de Khârija quand elle m’a demandé la pension alimentaire, je me suis levé et je lui ai mis une claque sur son cou ». Le Messager de Dieu a ri et a dit : « elles sont autour de moi comme tu peux le voir et me réclament la pension alimentaire ». Abou Bakr s’est ensuite levé et s’est tourné vers ‘Aicha et il lui a mis une claque sur son cou. Puis, ‘Omar s’est levé devant Hafsa et lui a mis une claque sur son cou en disant : « tu as demandé au Messager de Dieu ce qu’il n’a pas ». Elles ont dit : « Par Dieu ! Nous ne demandons pas au Messager de Dieu quelque chose qu’il ne possède pas ». Ensuite, il s’est éloigné d’elles pendant un mois ou vingt-neuf jours. Puis est descendu sur lui ce verset : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses » jusqu’à « pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense » (33.28-29). Il est d’abord allé voir ‘Aicha et a dit : « Ô ‘Aicha ! Je veux te proposer quelque chose mais ne te hâte pas de répondre avant d’avoir consulté tes parents ». Elle a dit : « qu’est-ce que c’est, Ô Messager de Dieu ? » Il lui a récité le verset et elle a dit : « je dois consulter mes parents à ton sujet, Ô Messager de Dieu ? Je choisis Dieu et son Messager et l’au-delà. Je te demande de répéter à aucune de tes femmes ce que je viens de te dire ». Il a répondu : « pas une seule d’entre elles ne me le demandera sans que je lui en ai parlé. Dieu ne m’a pas envoyé pour être sévère, ou pour causer du tort, mais il m’a envoyé pour enseigner et rendre les choses faciles ».

1480 - Fâtima bint Qays a rapporté qu’Abou ‘Amr bin Hafs l’a répudiée et il lui a envoyé son mandataire avec de l’orge. Elle a été désagréable avec lui. Il a dit : « par Dieu, tu n’auras rien de nous ». Elle est allée voir le Messager de Dieu et lui a parlé de cela. Il a dit : « tu n’as pas à exiger de pension alimentaire ». Il lui a ordonné de passer la période d’attente dans la maison d’Oumm Charîk, puis il a dit : « c’est une femme à qui mes compagnons viennent rendre visite, passe plutôt la période d’attente dans la maison de Ibn Oumm Maktoum. Il est aveugle, tu pourras enlever tes vêtements. Préviens-moi quand ça sera fini ». Elle a dit : « quand elle fût terminée, je l’ai informé que Mou’âwiya bin Abi Sofyân et Abou Jahm voulaient m’épouser ». Le Messager de Dieu a dit : « concernant Abou Jahm, il n’ôte jamais le bâton de son épaule, et quant à Mou’âwiya, il est pauvre et ne possède rien. Marries-toi à Oussâma bin Zayd ». Je le détestais, mais il a dit : « marries-toi à Oussâma ». Je l’ai donc épousé et Dieu a été bon et l’on m’enviait.

1480-12 - Fâtima bin Qays a rapporté que son époux l’a répudiée par trois fois. Le Messager de Dieu a décrété qu’elle n’aurait droit à aucune pension alimentaire. Elle a dit : « le Messager de Dieu m’a dit : « quand ça sera terminé, fais-le moi savoir ». Je l’en ai informé ». Mou’âwiya, Abou Jahm, et Oussâma bin Zayd l’ont demandé en mariage. Le Messager de Dieu a dit : « concernant Mou’âwiya, c’est un homme pauvre et qui ne possède rien. Quant à Abou Jahm, c’est un homme qui frappe les femmes, mais Oussâma bin Zayd… ». Elle a dit qu’elle a fait un signe de la main à la mention d’Oussâma. Le Messager de Dieu lui a dit : « obéis à Dieu et obéis à son Messager, cela vaut mieux pour toi ». Elle a dit : « je l’ai épousé et on m’enviait ».


Le livre de la guerre sainte et des biographies (kitâb al-jihâd wa-s-siyar)
1738 – Abi Sa’id a rapporté que le Prophète a dit : « chaque perfide aura un drapeau sur ses fesses le Jour du Jugement ».
1745 - As-Sa’b bin Jaththâma a rapporté qu’on a interrogé le Prophète de Dieu au sujet des femmes et des enfants des polythéistes tués durant les raids nocturnes. Il a répondu : « ils sont des leurs ».
1748 – Mous’ab bin Sa’d a rapporté que son père a dit que des versets du Coran sont descendus à son sujet. Oumm Sa’d a juré qu’elle ne lui parlerait pas tant qu’il n’aura pas renié sa religion, elle ne mangera pas ni ne boira. Elle a dit : « tu prétends que Dieu t’a ordonné d’être bienveillant à l’égard de tes parents. Je suis ta mère et je t’ordonne ceci ». Elle a tenu trois jours jusqu’à ce qu’elle fasse une syncope. Son fils ‘Omâra s’est levé et lui a donné à boire. Elle a commencé à maudire Sa’d. Dieu a fait descendre dans le Coran ces versets : « et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère » (29.8) ; « et si tous deux te forcent à m’associer… mais reste avec eux ici-bas de façon convenable » (31.15).
Il a dit : le Messager de Dieu a obtenu un grand butin dans lequel il y avait une épée. Je m’en suis emparé et je suis allé voir le Messager de Dieu. Je lui ai demandé : « donne-moi cette épée, tu connais ma situation ». Il a répondu : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ». Je suis parti et je voulais la jeter dans le butin mais je suis retenu. Je suis retourné le voir et j’ai dit : « donne-la moi ! » Il a répondu en élevant la voix : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ! » Dieu a fait descendre : « ils t’interrogent au sujet du butin » (8.1).
Il a dit : j’étais malade et j’ai envoyé un message au Prophète. Il est venu me rendre visite. J’ai dit : « permets-moi de distribuer mes biens où je veux », mais il a refusé. J’ai dit : « la moitié », mais il a refusé. J’ai dit : « le tiers ». Il est resté silencieux. C’est après cela que le tiers fut autorisé.
Il a dit : je suis allé voir un groupe d’Ansâr et d’émigrés, ils m’ont dit : « viens pour que nous te donnions à manger et à boire du vin ». C’était avant l’interdiction du vin. Je suis allé les voir dans un de leurs jardins. J’ai vu près d’eux la tête d’une bête rôtie et une outre de vin. J’ai mangé et bu avec eux. Je leur ai parlé des Ansâr et des émigrés en disant que les émigrés sont meilleurs que les Ansâr. Un homme s’est saisi de la tête pour me frapper avec et mon nez s’est mis à saigner. Je suis allé trouver le Messager de Dieu pour tout lui raconter. Dieu a fait descendre à propos du vin : « le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, et les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable » (5.90).
Dans le hadith de Chou’ba, il a dit : quand ils ont voulu l’alimenter, ils lui ont ouvert la bouche avec l’aide d’un bâton et ont mis la nourriture dedans. Et dans son hadith, il est aussi dit : il a frappé le nez de Sa’d et il l’a ouvert. Le nez de Sa’d était marqué.
1757-2 - Mâlik bin Aws a rapporté :
‘Omar bin al-Khattâb m’a fait appeler et je suis allé le trouver alors qu’il commençait à se faire tard. Il était dans sa maison, sur son lit, appuyer contre un oreiller. Il a dit : « Ô Mâlik, des gens de ta tribu m’ont fait une requête pressante. J’ai demandé un peu d’argent pour eux. Prend-le et distribue leur ». J’ai dit : « j’aurai aimé que tu le demandes à quelqu’un d’autre ». Il a dit : « prend-le, Mâlik ». À ce moment-là, Yarfâ est entré et dit : « commandant des croyants, que dis-tu à propos d’Othmân, d’Abd ar-Rahman bin ‘Awf, az-Zoubayr, et de Sa’d ? » Il a répondu : « fais-les entrer ». Ils sont donc entrés. Ensuite, il est revenu et dit : « que dis-tu à propos d’Ali et d’al-‘Abbâs ? » Il a répondu : « laisse-les entrer ». Al-‘Abbâs a dit : « commandant des croyants, juge entre moi et ce pécheur, traitre, et malhonnête ». Les gens ont dit : « oui, commandant des croyants, juge et sois clément envers eux ». Mâlik bin ‘Aws a dit : « j’imagine qu’ils les ont envoyés à ce sujet ». ‘Omar a dit : « attendez et soyez patient. Je vous adjure par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, ne savez-vous pas que le Messager de Dieu a dit : « nous n’avons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité » ? Ils ont répondu : « oui ». Ensuite, il s’est tourné vers al-‘Abbâs et ‘Ali et dit : « je vous adjure tous deux par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, ne savez-vous pas que le Messager de Dieu a dit : « nous n’avons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité » ? Ils ont répondu : « oui ». ‘Omar a dit : « Dieu a fait une faveur à son Messager qu’il n’a fait à aucun autre avant lui ». Il a récité le verset : « le butin provenant des habitants des cités qu’Allah a accordé sans combat à son Messager, appartient à Allah et au Messager » (59.7). Il (le narrateur) a dit : je ne sais s’il a aussi récité le verset précédent. ‘Omar a dit : « le Messager de Dieu a distribué parmi vous les biens abandonnés par les Bani an-Nadîr. Par Dieu, il ne s’est jamais favorisé par rapport à vous et ne s’est jamais approprié de choses en vous excluant. Ces biens ont été mis de côté. Le Messager de Dieu réglait ses dépenses annuelles avec ces biens et ce qui restait était déposé à la trésorerie. Je vous adjure par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, saviez-vous cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a ensuite adujré al-‘Abbâs et ‘Ali comme les autres personnes et il a dit : « saviez-vous cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « quand le Messager de Dieu est mort, Abou Bakr a dit : « je suis le calife du Messager de Dieu ». Vous deux êtes allés lui demander votre part des biens ». Il a dit : « tu as demandé ta part des biens de ton neveu et il a demandé la part de sa femme concernant les biens de son père. Abou Bakr a dit : « le Messager de Dieu a dit : nous ne laissons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité ». Alors vous avez tous deux pensé qu’il était un menteur, un pécheur, un traitre et un malhonnête. Et Dieu sait qu’il était véridique, vertueux, bien-guidé et suivait la vérité. Quand Abou Bakr et que je suis devenu le calife du Messager de Dieu, vous pensiez de moi que j’étais un menteur, un pécheur, un traitre et un malhonnête. Et Dieu sait que je suis véridique, vertueux, bien-guidé et que je suis la vérité. Je suis devenu le gardien de ces biens. Toi et lui sont venus me voir. Votre but était identique. Vous avez dit : « confie-nous les biens ». Je dis : « je peux vous les confier à la condition que, tous deux, vous vous en chargerez et en ferez serment devant Dieu que vous les gérerez de la même façon que le Messager de Dieu. C’est ainsi que vous les aurez ». Il a dit : « n’était-ce pas comme cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « vous êtes revenus me voir pour que je juge entre vous. Non, par Dieu ! Je ne donnerai aucun autre jugement que celui-là jusqu’au jour du jugement. Si vus êtes incapables de vous charger de ces biens à cette conditions, redonnez-les moi ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:17

Sahih Moslim 


Le livre  de l’Émirat (kitâb al-imâra)
1745 - As-Sa’b bin Jaththâma a rapporté qu’on a interrogé le Prophète de Dieu au sujet des femmes et des enfants des polythéistes tués durant les raids nocturnes. Il a répondu : « ils sont des leurs ».

1887 - Masrouq a rapporté :
Nous avons interrogé ‘Abdullah à propos de ce verset : « ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus » (3.169). Il a répondu : « nous nous sommes renseignés sur cela, il a dit : « l’âme des martyres vit dans le corps d’oiseaux verts qui ont leurs nids dans des chandeliers suspendus au trône. Ils mangent des fruits du Paradis partout où ils le souhaitent, puis se nichent dans ces chandeliers. À un moment, leur Seigneur leur a jeté un regard et dit : « voulez-vous quelque chose ? » Ils ont répondu : « que désirerions-nous de plus ? Nous mangeons les fruits du Paradis où nous voulons ». Leur Seigneur leur répéta la même question trois fois. Quand ils ont vu qu’ils étaient sans cesse questionner et qu’il ne les lâchait pas, ils ont dit : « Ô Seigneur ! Nous souhaitons que tu fasses retourner nos âmes dans nos corps afin que nous soyons tués une fois de plus dans ton chemin». Quand il a vu qu’ils n’avaient besoin de rien, il les laissa ».


Le livre de la chasse et de l’abattage et de ce que l’on peut manger parmi les animaux
1949 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté : « on a présenté au Messager de Dieu un lézard mais il a refusé d’en manger en disant : je ne sais pas, peut-être que c’est un descendant des générations passées dont l’apparence a été changée ».

1951 – Abi Sa’id a rapporté qu’un bédouin est allé trouver le Messager de Dieu et a dit : « je vis sur un terre où abondent les lézards, c’est l’alimentation commune de ma famille ». Il n’a pas répondu. On lui a dit : « répète », alors il a répété mais il n’a pas répondu. Au bout de la troisième fois, le Messager de Dieu a dit : « Ô bédouin ! En vérité, Dieu a maudit ou montré de la colère envers une tribu des Banou Israël et les a changés en bêtes qui remuent sur la terre. Je ne sais pas, peut-être que celui-ci est l’un d’eux. Donc, je n’en mange pas et n’interdit pas d’en manger ».


Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
1980 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Je servais à boire aux gens le jour de l’interdiction du vin dans la maison d’Abi Talha. Leur boisson était faite avec des dattes vertes et des dattes mûres. Il y avait un crieur qui criait. Il a dit : « sors voir ce qui se passe ». Je suis sorti et le crieur criait que le vin avait été interdit. Il disait : « il coule dans les allées de Médine ». Abou Talha m’a dit : « sors et déverse-le ». Je l’ai déversé. Ils ont dit ou certains d’entre eux ont dit : « untel a été tué et untel a été tué, alors qu’il y en avait dans leurs estomacs ». Il a dit : je ne sais pas si cela fait partie du hadith d’Anas. Dieu a fait descendre : « ce n’est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres en ce qu’ils ont consommé pourvu qu’ils soient pieux et qu’ils croient et qu’ils fassent de bonnes œuvres » (5.93).

1984 – Wâ’il al-Hadrami a rapporté que Târiq bin Souwayd al-Jou’fi a interrogé le Prophète au sujet du vin. Il l’a interdit ou a détesté qu’on en fasse. Il (Târiq) a dit : « j’en fabrique comme médicament ». Il a répondu : « ce n’est pas un remède mais une infection ».

1985 – Abou Kathîr nous a rapportés : j’ai entendu Abou Horayra dire : j’ai entendu le Messager d’Allah dire : « le khamr vient de ces deux arbres : le dattier et la vigne ».
 
1989 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a interdit les raisins secs et les dattes, et les dattes vertes avec les dattes (mûres). Il a dit : « il faut les vinifier les uns séparés des autres ».
 
1990 - Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Prophète a interdit de mélanger les dattes et les raisins secs ensemble, ainsi que les dattes vertes et les dattes (mûres). Il a écrit aux gens de Jourach en leur interdisant de mélanger les dattes et les raisins secs.
 
1993-3 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit à une délégation d’Abd al-Qays : « je vous interdis la calebasse, la jarre de terre cuite, l’auge, la gibecière, et la citerne. Mais bois dans ta gourde et ferme-la ».
 
1999-2 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté qu’on vinifiait du nabîh pour le Prophète dans un bol de pierre.
 
2002 – Jâbir a rapporté qu’un homme arrivé de Jaychân - et Jaychân est au Yémen - a interrogé le Prophète au sujet de la boisson qu’ils boivent dans leur pays, faite à partir de maïs appelée Mizr. Le Prophète a demandé : « est-elle enivrante ? » Il a répondu : « oui ». Le Messager de Dieu a dit : « tous les intoxicants sont interdits. Dieu a fait une promesse à celui qui boit des boissons enivrantes, il lui fera boire du tînat al-khabâl ». Ils ont demandé : « Ô Messager de Dieu ! Et qu’est-ce que le tînat al-khabâl ? » Il a répondu : « la sueur des gens du feu ou le jus des gens du feu ».

2004 – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’on préparait du nabîdh pour le Messager de Dieu au début de la nuit puis il en buvait le matin et la nuit qui suit, de même que le lendemain et la nuit qui suit, ainsi que le surlendemain jusqu’à l’après-midi. S’il restait quelque chose, il donnait à boire à son serviteur ou ordonnait de le déverser.

2005 - Thoumâma nous a rapporté – c’est-à-dire Ibn Hazn al-Qochayri :
J’ai rencontré ‘Aïcha et je l’ai interrogé au sujet du nabîdh. ‘Aïcha a appelé une servante éthiopienne et elle a dit : « demande-le lui, c’est elle qui préparait le nabîdh pour le Messager de Dieu ». L’éthiopienne a dit : « je préparais le nabîdh pour lui dans une outre la nuit. Je la refermais et je l’accrochais. Quand le matin arrivait, il en buvait ».
 
2005-2 – ‘Aïcha a rapporté : « nous préparions le nabîdh pour le Messager de Dieu dans une outre dont l’embout était liée et elle avait un trou. Nous préparions son nabîdh le matin pour qu’il le boive le soir et nous préparions son nabîdh le soir pour qu’il le boive le matin ».

2011 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Nous étions avec le Messager de Dieu et il a demandé à boire. Un homme a dit : « Ô Messager de Dieu ! Veux-tu boire du nabîdh ? » Il a répondu : « oui ». L’homme est parti en chercher et il est revenu avec une tasse de nabîdh. Le Messager de Dieu a dit : « pourquoi ne l’as-tu pas fait fermenter, même en mettant un bâton dessus ? » Et il a bu.


Le livre de l’habillement et des ornements (kitâb al-libâs wa-z-zîna)
2069 – ‘Abdullah, l’esclave affranchi d’Asmâ’ bint Abi Bakr et oncle maternel du fils d’Atâ’, a rapporté :
Asmâ’ m’a envoyé chez ‘Abdullah bin ‘Omar dire : « j’ai appris que tu interdis trois choses : le dessin sur le vêtement, la couverture du bât faite de soie de couleur pourpre, et de jeûner pendant tout le mois sacré de rajab ». ‘Abdullah m’a répondu : « quant à ce que tu as mentionné au sujet du mois de rajab, qu’en est-il de celui qui jeûne sans cesse ? Concernant ce que tu as mentionné à propos du dessin sur le vêtement, j’ai entendu ‘Omar bin al-Khattâb dire : j’ai entendu le Messager de Dieu dire : celui qui porte de la soie sera sans récompense. C’est pourquoi j’ai craint que ce genre de dessin soit de la soie. Et quant à la couverture de bât faite en soie de couleur pourpre, c’est celle d’Abdullah ». Je suis retourné voir Asmâ’ et je l’ai informée. Elle a répondu : « voici le par-dessus du Messager de Dieu », et elle m’a apporté ce par-dessus fabriqué avec du tissu persan et ses bords et ses manches étaient fait de tissu en brocart. Elle a dit : « c’était le par-dessus du Messager de Dieu ainsi que celui d’Aicha jusqu’à ce qu’elle meurt, et quand elle est morte, j’en ai hérité. Le Messager de Dieu avait l’habitude de le porter et nous le lavions pour les malades afin d’y rechercher une guérison ».


Le livre de la salutation (kitâb as-salâm)
2203 - Abi al-‘Alâ’ a rapporté :
‘Othmân bin Abi al-’Âs est entré chez le prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu, Satan s’est introduit entre moi et ma prière et ma récitation en me les faisant confondre ». Le Messager de Dieu a répondu : « c’est Satan surnommé Khinzab. Quand tu perçois ses effets, cherche refuge auprès de Dieu contre lui et crache trois fois sur ta gauche ». Je l’ai fais et Dieu l’a éloigné de moi.


Le livre de la poésie (kitâb ach-chi’r)
2260 – Soulaymân bin Bourayda a rapporté de son père que le Prophète a dit : « celui qui joue au jacquet, c’est comme s’il plongeait sa main dans de la chair ou du sang de cochon ».


Le livre des vertus (kitâb al-fadâ’il)
2325 – Anas a rapporté :
Quand le Messager de Dieu se rasait les cheveux chez le barbier, j’ai vu ses compagnons qui ne voulaient pas que les cheveux tombent autre part que dans la main d’un homme.

2328 – ‘Aicha a rapporté que le Messager de Dieu n’a jamais frappé quelque chose de sa main, ni de femmes, ni de servants, sauf quand il faisait le jihad dans le chemin de Dieu. Et il ne s’est jamais vengé de quelque chose sur ses compagnons sauf pour des choses rendues interdites par Dieu qui ont été violées, Dieu Tout-puissant a appliqué la vengeance.
 
2331 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Prophète est venu chez nous et il transpirait. Ma mère a pris une bouteille et a commencé à y déverser la sueur. Le Prophète s’est réveillé et il a dit : « Ô Oumm Soulaym ! Que fais-tu ? » Elle a répondu : « c’est ta sueur, nous la mélangeons dans nos parfums et cela devient le plus odorant des parfums ».
 
2331-2 – Anas bin Mâlik a rapporté que le Prophète est entré chez Oumm Soulaym et a dormi dans son lit alors qu’elle était absente. Un autre jour, il s’est encore endormi sur son lit. Elle est revenue et on lui a dit que le Prophète s’était endormi dans sa maison sur son lit. Elle est entrée et il transpirait. Sa sueur imbibait le bout de tissu sur le lit. Elle a pris de son matériel et a commencé à remplir des flacons avec la sueur. Le Prophète a sursauté et a dit : « mais que fais-tu, Ô Oumm Soulaym ? » Elle a répondu : « Ô Messager de Dieu ! Nous espérons que cela bénisse nos enfants ! ». Il a dit : « tu fais bien ».
 
2332 - Oumm Soulaym a rapporté que le Prophète est allé lui rendre visite et elle a étendu un vêtement pour lui et il a fait une sieste dessus. Il a abondamment transpiré. Elle a collecté sa sueur et l’a mise dans un parfum et dans des flacons. Le Prophète a dit : « Ô Oumm Soulaym ! Qu’est-ce que c’est ? » Elle a répondu : « c’est ta sueur que j’ai mise dans mon parfum ».


Le livre des vertus des compagnons (kitâb fadâ’il as-sahâba)
2412-2 – Mous’ab bin Sa’d a rapporté que son père a dit que des versets du Coran sont descendus à son sujet. Oumm Sa’d a juré qu’elle ne lui parlerait pas tant qu’il n’aura pas renié sa religion, elle ne mangera pas ni ne boira. Elle a dit : « tu prétends que Dieu t’a ordonné d’être bienveillant à l’égard de tes parents. Je suis ta mère et je t’ordonne ceci ». Elle a tenu trois jours jusqu’à ce qu’elle fasse une syncope. Son fils ‘Omâra s’est levé et lui a donné à boire. Elle a commencé à maudire Sa’d. Dieu a fait descendre dans le Coran ces versets : « et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère » (29.8) ; « et si tous deux te forcent à m’associer… mais reste avec eux ici-bas de façon convenable » (31.15). 
Il a dit : le Messager de Dieu a obtenu un grand butin dans lequel il y avait une épée. Je m’en suis emparé et je suis allé voir le Messager de Dieu. Je lui ai demandé : « donne-moi cette épée, tu connais ma situation ». Il a répondu : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ». Je suis parti et je voulais la jeter dans le butin mais je suis retenu. Je suis retourné le voir et j’ai dit : « donne-la moi ! » Il a répondu en élevant la voix : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ! » Dieu a fait descendre : « ils t’interrogent au sujet du butin » (8.1).
Il a dit : j’étais malade et j’ai envoyé un message au Prophète. Il est venu me rendre visite. J’ai dit : « permets-moi de distribuer mes biens où je veux », mais il a refusé. J’ai dit : « la moitié », mais il a refusé. J’ai dit : « le tiers ». Il est resté silencieux. C’est après cela que le tiers fut autorisé.
Il a dit : je suis allé voir un groupe d’Ansâr et d’émigrés, ils m’ont dit : « viens pour que nous te donnions à manger et à boire du vin ». C’était avant l’interdiction du vin. Je suis allé les voir dans un de leurs jardins. J’ai vu près d’eux la tête d’une bête rôtie et une outre de vin. J’ai mangé et bu avec eux. Je leur ai parlé des Ansâr et des émigrés en disant que les émigrés sont meilleurs que les Ansâr. Un homme s’est saisi de la tête pour me frapper avec et mon nez s’est mis à saigner. Je suis allé trouver le Messager de Dieu pour tout lui raconter. Dieu a fait descendre à propos du vin : « le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, et les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable » (5.90).
Dans le hadith de Chou’ba, il a dit : quand ils ont voulu l’alimenter, ils lui ont ouvert la bouche avec l’aide d’un bâton et ont mis la nourriture dedans. Et dans son hadith, il est aussi dit : il a frappé le nez de Sa’d et il l’a ouvert. Le nez de Sa’d était marqué.
 
2451 – Salmân a rapporté : « si tu le peux, ne sois pas le premier à entrer au marché et ne sois pas le dernier à en sortir, car c’est le champ de bataille du Diable et il y hisse son drapeau ». Il a dit : « on m’a informé que Gabriel est venu voir le Prophète et Oumm Salama était à côté. Il a commencé à parler avec lui, puis il s’est levé. Le Prophète a dit à Oumm Salama : « qui était-il où qu’a-t-il dit ? » Elle a répondu : « c’était Dihya ». Il a rapporté qu’Oumm Salama a dit : « par Dieu ! Je croyais que c’était lui jusqu’à ce que j’entende le Prophète nous informer de cela ». Il (le narrateur) a dit : j’ai dit à ‘Othmân : « de qui as-tu entendu cela ? » Il a répondu : « Oussâma bin Zayd ».


Le livre de la destinée (kitâb al-qadr)
2661 - Obayy bin Ka’b a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « le garçon tué par al-Khadir était mécréant par nature, et s’il était resté en vie, il aurait impliqué ses parents dans la transgression et la mécréance ».

2663-1 – ‘Abdullah a rapporté qu’Oumm Habîba, la femme du Prophète a dit : « Ô mon Seigneur ! Laisse-moi jouir de la vie avec mon mari, le Messager de Dieu, et avec mon père, Abi Sofyân, et avec mon frère, Mou’âwiya ! » Le Prophète a dit : « tu as demandé à Dieu d’allonger des durées de vie déjà fixées, des jours déjà attribués, et des biens déjà calculés. Dieu n’avancera ou ne retardera rien du terme fixé. Et si tu avais demandé à Dieu de te protéger des tourments de l’enfer et de la tombe, tu aurais bien fait ».
Il (‘Abdullah) a dit : on lui a parlé des singes, et Mis’ar a dit : je crois aussi qu’il a parlé des porcs métamorphosés. Il a dit : « Dieu n’a pas donné la possibilité à ceux qui ont été métamorphosés d’avoir une descendance. Les singes et les porcs existaient avant cela ».
 
2663-2 – ‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté qu’Oumm Habîba a dit : « Ô mon Seigneur ! Laisse-moi jouir de la vie avec mon mari, le Messager de Dieu, avec mon père, Abi Sofyân, et avec mon frère, Mou’âwiya ! » Le Messager de Dieu a dit : « tu as demandé à Dieu d’allonger des durées de vie qui ont déjà été fixées ainsi que la subsistance. Rien ne sera avancé, rien de sera retardé de son terme fixé. Si tu avais demandé à Dieu de te protéger des tourments de l’enfer et de la tombe, tu aurais mieux fait ». Un homme a dit : « Ô Messager de Dieu ! Qu’en est-il de ceux qui ont été métamorphosés en singes et en porcs ? » Le Prophète a répondu : « Dieu n’a pas anéanti ou tourmenté de peuple en laissant leur race proliférer. Les singes et les porcs existaient avant cela ».


Le livre des caractéristiques des hypocrites et la manière de les juger (kitâb sifât al-mounâfiqîn wa ahkâmihim)
2773 - Jâbir a rapporté :
Le Prophète s’est approché de la tombe d’Abdullah bin ‘Obayy et l’en a arraché. Il l’a fait asseoir sur ses genoux et cracha de sa salive dans sa bouche et il l’a habillé avec sa chemise. Et Dieu sait mieux.

2773-2 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Le Prophète s’est approché de la tombe d’Abdullah bin ‘Obayy comme il était dedans. Le reste du hadîth est identique.

2781 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Il y avait un homme parmi nous qui était des Bani an-Najjâr, il récitait la sourate al-Baqara et al-‘Imrân, et il écrivait pour le Messager de Dieu. Il s’est enfui comme un rebelle et a rejoins les gens du livre. Il a dit : ils lui ont donné beaucoup d’importance et ils ont dit : « c’est quelqu’un qui avait l’habitude d’écrire pour Mohammad ». Ils étaient émerveillés devant lui. Le temps passa et Dieu lui brisa le cou. Ils ont creusé sa tombe et l’ont enterré dedans, mais ils découvrirent, à leur grande surprise, que la terre l’avait rejeté sur le sol. Ils ont creusé de nouveau sa tombe et l’ont enterré, mais la terre le rejeta encore une fois sur le sol. Ils ont creusé une nouvelle fois sa tombe et l’ont enterré, mais la terre le rejeta encore sur le sol. Finalement, ils l’ont abandonné sans l’enterrer.


Le livre de la description de la résurrection, du paradis et de l’enfer (kitâb sifat al-qiyâma wa-l-jana wa-n-nâr)
2814 – ‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « il n’y a personne parmi vous qui n’a pas de compagnon parmi les djinns ». Ils ont dit : « toi aussi, Ô Messager de Dieu ? » Il a répondu : « oui, mais Dieu m’a aidé contre lui. Il est devenu musulman et il ne m’ordonne que le bien ».
(…) Dans le hadith de Sofyân, il a été dit : « chacun a un compagnon parmi les djinns et un compagnon parmi les anges ».
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