La Tradition Islamique

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La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:10

Rappel du premier message :

La Tradition Islamique

Sahih al-Boukhâri
 
Le Sahih d’al-Boukhâri (l’authentique d’al-Boukhâri), aussi appelé al-Jami’ as-Sahih, est le plus célèbre recueil de traditions sunnites, on dit de lui qu’il est « le livre le plus authentique après le coran ». Il fut compilé par le traditionaliste chaféite Mohammad ibn Ismail al-Boukhâri (m. 870) qui termina sa recension vers 845 après 16 ans de recherche. Le savant perse sélectionna environ 2600 ahadith (sans compter les répétitions) pour son recueil parmi les 300 000 qu’il avait collectés. Le livre traite de presque tous les aspects de la vie du croyant et rapporte divers épisodes de la vie du Prophète et de ses compagnons. Son authenticité est unanimement approuvée par les ‘oulemâ’ sunnites dont certains en firent le commentaire à l’exemple d’Ibn Hajar al-Asqalani (m. 1448) dans Fath al-Bâri.


Le livre du début de la révélation (kitâb bad’ al-wahi)

1 – Waqqâs al-Laythi a rapporté : j’ai entendu ‘Omar bin al-Khattâb dire du haut du minbar :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « les actions dépendent des intentions. Chacun selon ses intentions, celui qui émigre pour les biens de ce monde ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée comme tel.

2 – ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Al-Hârith bin Hichâm interrogea le Messager de Dieu : « Ô Messager de Dieu ! Comment te vient l’inspiration ? » Le Messager de Dieu répondit : « parfois, c’est comme le tintement d’une cloche, c’est la forme la plus pénible de l’inspiration, et je saisis ce qui est dit. D’autres fois, l’ange vient sous la forme d’un homme, il me parle et je saisis ce qu’il dit ». ‘Aicha ajouta : « j’ai vu le prophète recevoir l’inspiration un jour où il faisait très froid et j’ai remarqué que la sueur ruisselait sur son front ».

4 – ‘Aicha, la mère des croyants, a rapporté :
Le commencement de l’inspiration venait au Messager de Dieu sous forme de rêve qui devenait aussi réelle que la clarté de l’aurore, puis il aima la retraite. Il se retirait dans la grotte d’Hirâ’ où il était continuellement en adoration pendant des nuits, puis il retournait chez lui pour s’approvisionner et repartait. Il est revenu chez Khadîja une seconde fois pour prendre des provisions, ainsi de suite, jusqu’à ce que la vérité lui parvienne tandis qu’il était dans la grotte. L’ange se présenta à lui et lui demanda de lire. Il répondit : « je ne sais pas lire ». « Sur ce, dit le prophète, l’ange m’attrapa et m’étreignit si fort que j’étais à bout de force, puis il me lâcha en disant : « lis ! ». « Je ne sais pas lire » ai-je répliqué. Il m’étreignit alors une seconde fois jusqu’à presque m’étouffer puis il me lâcha et dit : « lis ! ». « Je ne sais pas lire », rétorquai-je. Il m’étreignit une troisième fois puis il me relâcha et dit : « lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble » (96.1-3). Le Messager de Dieu retourna ensuite, le cœur palpitant, auprès de Khadîja bint Khouwaylid et dit : « couvrez-moi, couvrez-moi ! » On le couvrit jusqu’à ce que sa peur fût dissipée. Après quoi, il mit Khadîja au courant de ce qui s’était passé en disant : « j’ai eu peur pour moi-même ». Elle répondit : « non ! Je jure par Dieu qu’il ne te déshonorera jamais. Tu respectes les liens de parenté, tu aides le faible, tu donnes au défavorisé, tu accordes l’hospitalité à l’hôte, et tu consoles les gens dans leurs malheurs ».
Khadîja emmena ensuite le prophète chez son cousin paternel, Waraqa bin Nawfal bin ‘Asad bin ‘Abd al-‘Ouzza. Il s’était converti au nazaréisme durant la jâhiliyya et savait écrire la langue hébraïque. D’ailleurs, il copiait en hébreu ce que Dieu voulait qu’il transcrivit de l’Évangile. Il était devenu très vieux et aveugle. Khadîja lui dit : « Ô mon cousin ! Écoute le fils de ton frère ». Waraqa demanda : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Et le Messager de Dieu décrivit ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « ce personnage est le messager qui fut envoyé à Moïse. Que j’aimerai être jeune ! Que j’aimerai être vivant lorsque ton peuple te chassera ! » Le Messager de Dieu demanda : « on va me chasser ? » Waraqa répondit : « oui, tout homme qui a apporté ce que tu as apporté, fut traité avec animosité. Si je vis assez longtemps, je te soutiendrai de toute mes forces ». Peu de temps après, Waraqa mourut et l’inspiration cessa pendant un moment.
Ibn Chihâb a dit : Abou Salama bin ‘Abd ar-Rahman m’a informé au sujet de l’arrêt de l’inspiration que Jâbir bin ‘Abdullah al-Ansari a rapporté : « pendant que je marchais, j’ai soudainement entendu une voix venue du ciel. Je regardai alors vers le ciel et je vis l’ange qui était venu me voir dans la grotte d’Hirâ’. Il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Je fus pris de peur et je repartis, et je dis : « couvrez-moi, couvrez-moi ! ». Et ensuite Dieu révéla : « Ô, toi ! Le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi » (74.1-5). Après cela, la révélation reprit intensément et sans s’arrêter.


Sahih al-Boukhâri
 
Le livre de la foi (kitâb al-îmân)
8 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « l’islam est basé sur cinq principes : l’attestation qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu, accomplir la prière, payer la zakât, le pèlerinage, et le jeûne de ramadân ».
 
9 – Abou Horayra a rapporté :
Le Prophète a dit : « la foi consiste en plus de soixante parties, et l’hayâ’ est une partie de la foi ».

10 – ‘Abdallah bin ‘Amrou a rapporté :
Le Prophète a dit : « un musulman est celui qui évite de faire du mal aux musulmans avec sa langue et ses mains. Et un émigré est celui qui abandonne ce que Dieu a interdit ».

11 – Abi Moussa a rapporté :
On a demandé : « Ô Messager de Dieu, quel est le meilleur islam ? » Il a répondu : « celui qui évite de faire du mal aux musulmans avec sa langue et ses mains ».

12 – ‘Abdallah bin ‘Amrou a rapporté :
Un homme a demandé au Prophète : « quel est le meilleur islam ? » Il a répondu : « donner à manger, et saluer ceux que tu connais et ceux que tu ne connais pas ».

13 – Anas a rapporté :
Le Prophète a dit : « aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne souhaitera pas pour son frère ce qu’il souhaite pour lui ».

14 – Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « par celui qui détient mon âme entre ses mains, aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne m’aimera pas plus que son père et ses enfants ».

15 – Anas a rapporté :
Le Prophète a dit : « aucun d’entre vous n’aura la foi tant qu’il ne m’aimera pas plus que son père, ses enfants, et tous les hommes ».
 
16 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Prophète a dit : « quiconque possède les trois choses suivantes aura la douceur de la foi : aimer Dieu et son Messager plus que toute autre chose, aimer autrui par crainte de Dieu, détester revenir à la mécréance comme on détesterait être jeter dans la feu ».
 
17 – ‘Abdallah bin Jabir a rapporté :
J’ai entendu Anas dire : « le Prophète a dit : l’amour pour les Ansar est un signe de foi, et la haine pour les Ansar est un signe d’hypocrisie ».

18 – ‘Oubâda bin as-Sâmit, qui a pris part à la bataille de Badr et était un naqibâ’ la nuit du serment d’al-‘Aqaba, a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit tandis qu’il était entouré d’un groupe de compagnons : « prêtez-moi allégeance sur : ne rien associer à Dieu, ne pas voler, ne pas forniquer, ne tuer pas vos enfants, n’accuser pas une personne innocente, ne pas désobéir quand il s’agit de faire le bien. Quiconque parmi vous rempli ce serment sera récompensé de Dieu. Et quiconque transgresse l’une de ces choses et subit le châtiment de ce monde, ce châtiment sera une expiation pour son péché. Et si quelqu’un transgresse l’une de ces choses, et que Dieu cache son péché, il revient à Lui de le pardonner ou de le punir ». Après cela, nous lui avons prêté le serment d’allégeance.

19 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « un temps viendra où le meilleur des biens d’un musulman sera des moutons qu’il emmènera sur la cime des montagnes et dans le lits des vallées afin de fuir avec sa religion la corruption.

20 – ‘Aicha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu ordonnait aux musulmans de faire quelque chose, il leur ordonnait ce qui était facile pour eux. Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu, nous ne sommes pas comme toi. Dieu a pardonné tes péchés passés et futurs ». Le Messager de Dieu s’est mis en colère et cela se voyait sur son visage. Il a dit : « je suis celui qui craint le plus Dieu et celui qui le connaît le mieux ».
 
21 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le prophète a dit : « quiconque possède les trois choses suivantes goûtera la douceur de la foi : aimer Dieu et son Messager plus que toute autre chose, aimer autrui par crainte de Dieu, détester revenir à la mécréance après que Dieu l’en a sorti comme il détesterait être jeter dans le feu ».
 
25 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « on m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : « il n’y a de dieu qu’Allah et Mohammad est le Messager d’Allah », et qu’ils accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât. S’ils font cela, alors ils sauveront leurs vies et leurs biens de moi, sauf du droit de l’islam et ils rendront des comptes devant Dieu ».

29 – Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Prophète a dit : « j’ai vu l’enfer et la plupart de ses habitants sont des femmes mécréantes ». On a demandé : « sont-elles mécréantes envers Dieu ? » Il a répondu : « elles sont mécréantes envers leur époux et dans le bon comportement. Même si vous vous êtes toujours bien comportez à l’égard de l’une d’entre elles et qu’elle vous voit faire quelque chose (de répréhensible), elle dira qu’elle n’a jamais vu de bien en vous ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:18

Sunan at-Tirmidhi 
 
Écrit par Abou ‘Isa Mohammad ibn ‘Isa at-Tirmidhi (m. 892), Sunan at-Tirmidhi, ou Jâmi’ at-Tirmidhi, est un corpus de traditions très apprécié des savants sunnites de par son organisation, sa clarté, ses remarques très pertinentes et pour le bénéfice qu’en tire la communauté. Certains imams considèrent même que l’œuvre est meilleure et plus utile à une personne lambda que les livres de Boukhâri et Moslim. Ibn Arabi (m. 1149) ou encore le cheikh contemporain al-Moubarakfuri, et bien d’autres, en rédigèrent un commentaire.


Le livre de la pureté (kitâb at-tahâra)
57 – Obayy bin Ka’b a rapporté que le Prophète a dit : « il y a un chaytân pour les petites ablutions qui s’appelle al-Walahân, alors faites attention au démon de l’eau ».
(…) Abou ‘Issa a dit : le hadith d’Obayy bin Ka’b est un hadith étrange, et son isnâd n’est pas fort d’après les gens du hadith, car nous ne connaissons son isnâd que de Khârija.

64 – Al-Hakam bin ‘Amr al-Ghifâri a rapporté que le Prophète a interdit à l’homme de faire ses petites ablutions avec l’eau pour la purification laissée par une femme. Ou il a dit : l’eau restante après qu’elle ait bu.
Abou ‘Isa a dit : ce hadith est hassan.

88 – ‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté :
Le Prophète m’a demandé : « qu’as-tu dans ton outre ? » J’ai répondu : « du nabîdh ». Il a dit : « les dattes sont pures et purifient l’eau ». Et il a fait ses petites ablutions avec.
Abou ‘Isa a dit : cependant, ce hadith a été rapporté par Abi Zayd d’après ‘Abdullah, d’après le Prophète, et Abou Zayd est inconnu selon les gens du hadith qui ne connaissent ce récit que par cet hadith. Certains oulémas ont pensé qu’on peut faire les petites ablutions avec le nabîdh, parmi eux Sofyân ath-Thawri et d’autres. Et certains oulémas ont dit qu’il ne faut pas faire les petites ablutions avec le nabîdh. C’est l’avis d’ach-Châfi’i, d’Ahmad, et d’Ishaq. Ishaq a dit : si un homme est soumis à l’épreuve avec ceci, il peut faire les petites ablutions avec le nabîdh mais les ablutions sèches sont préférables. Abou ‘Isa a dit : l’avis de ceux qui disent qu’il ne faut pas faire les petites ablutions avec le nabîdh est plus proche du livre et cela ressemble à ce que Dieu a dit : « et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure » (5.6).


Le livre de l’allaitement (kitâb ar-radâ’)
1150 – ‘Aicha a rapporté :
Le Prophète a dit : « une petite gorgée ou deux ne rend pas haram ».
(…) Abou ‘Isa a dit : « le hadith d’Aicha est un hadith hassan sahih ».
وغيرهم
 
1152 – Oumm Salama a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « l’allaitement de rend pas haram sauf si cela entre dans l’estomac et que cela vient des seins avant le sevrage ».
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est hassan sahih ».

1159 – Abi Horayra a rapporté :
Le Prophète a dit : « si j’avais ordonné à quiconque de se prosterner, j’aurai ordonné à la femme de se prosterner devant son mari ».
Abou ‘Isa a dit : « (…) hadith hassan gharîb ».

1160 – Talq bin ‘Ali a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quand l’homme appelle sa femme pour son désir, elle doit allée vers lui même si elle est au fourneau ».
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est hassan gharîb ».
 
1163 - Soulaymân bin ‘Amr bin al-Ahwas a rapporté que son père lui a dit qu’il a observé le pèlerinage de l’adieu avec le Messager de Dieu. Il a rendu gloire à Dieu et en a fait les éloges, il a fait un rappel et a prêché. En se remémorant le hadith, il a rapporté un récit. Il a dit : « soyez bon envers les femmes, car elles sont comme des prisonnières dans vos mains. Vous ne possédez rien d’autres sur elles que cela, sauf si elles commettent l’indécence ouvertement, dans ce cas séparez-vous d’elles dans les lits et frappez-les, mais pas sévèrement. Si elles se soumettent à vous, alors ne cherchez plus à leur nuire. Vous avez des droits sur vos femmes et vos femmes ont des droits sur vous. En ce qui concerne vos droits sur vos femmes, elles ne sont pas autorisées à faire marcher sur vos tapis ou à faire entrer dans vos maisons ceux que vous détestez. Et en ce qui concerne leurs droits sur vous, pourvoyez à leurs besoins avec des habits et de la nourriture ».
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est hassan sahih et ‘awân ‘idhdakoum signifie les prisonniers dans vos mains ». 

1173 - ‘Abdullah a rapporté que le Prophète a dit : « la femme est un sexe, et quand elle sort, Satan est plein d’espoirs ».
Abou ‘Isa a dit : « c’est un hadith hassan gharîb ».


Le livre des ventes du Messager de Dieu (kitâb al-bouyou’ ‘an rasoul Allah)
1263 – Abi Sa’ïd a rapporté :
Nous avions le vin d’un orphelin quand est descendue la sourate al-Mâ’ida. On a interrogé le Messager de Dieu à ce sujet et on lui a dit que cela appartenait à un orphelin. Il a répondu : « déversez-le ! »
Abou ‘Isa a dit : le hadith d’Abi Sa’ïd est un hadith hassan sahih. Il a été rapporté par d’autres jusqu’au Prophète. Certains oulémas ont dit qu’ils détestaient l’usage du vin pour en faire du vinaigre. Ce qu’ils détestaient en cela, et Dieu sait mieux, c’est le musulman qui a dans sa maison du vin jusqu’à ce qu’il se change en vinaigre. Et certains l’ont autorisé si c’est pour en faire du vinaigre. Le nom d’Abou-l-Waddâk est Jabr bin Nawf.

1297 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté qu’il a entendu le Messager de Dieu dire durant l’année de la conquête alors qu’il était à la Mecque : « Dieu et son Messager ont interdit la vente de vin, de carcasses d’animaux, de viande de porcs et d’idoles ». On a dit : « Ô Messager de Dieu ! Que dis-tu à propos de la graisse d’animaux morts car on l’utilise pour en enduire les peaux et lubrifier le cuir, et les gens allument des lampes avec ». Il a répondu : « ce n’est pas interdit ». Puis le Messager de Dieu a dit : « que Dieu combatte les juifs ! Dieu leur avait interdit la graisse mais ils l’ont fait fondre, ensuite ils l’ont vendu et ont mangé son prix ».  
Abou ‘Isa a dit : « le hadith de Jâbir est un hadith hassan sahih ».


Le livre du prix du sang (kitâb ad-diyât)
1408 - Soulayman bin Bourayda a rapporté que son père a dit que lorsque le Messager de Dieu envoyait un commandant à la tête de son armée, il lui ordonnait de craindre Dieu et de prendre soins des musulmans qui étaient avec lui. Il disait : « faites des razzias au nom d’Allah et dans le sentier d’Allah ! Combattez les mécréants ! Faites des razzias ! Et ne transgressez pas, ne soyez pas déloyal, ne mutilez pas, et ne tuez pas d’enfants ».
(…) Abou ‘Isa a dit : « le hadith de Bourayda est un hadith hassan sahih et les gens de la science abhorrent la mutilation ».


Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)
1454 - ‘Alqama bin Wâ’il al-Kindi a rapporté de son père qu’une femme, à l’époque du Messager de Dieu, est sortie pour aller prier. Un homme l’a rencontrée et a eu le dessus sur elle. Il a assouvi d’elle son désir. Elle a crié et il est parti en courant. Un homme est arrivé, elle a dit : « cet homme m’a fait telle et telle chose ». Un groupe d’émigrés est arrivé, elle a dit : « cet homme m’a fait telle et telle chose ». Ils sont partis et ont mis la main sur l’homme soupçonné de lui être tombé dessus, puis ils le lui ont présenté. Elle a dit : « oui, c’est lui ». Ils l’ont emmené devant le Messager de Dieu. Quand il fut sur le point de prononcer la sentence de la lapidation, son partenaire, qui lui était tombé dessus, s’est levé et dit : « Ô Messager de Dieu ! Je suis bien son partenaire ! » Il (le Messager de Dieu) lui a dit (à la femme) : « va-t’en ! Dieu t’a pardonné ! » Et il a dit à l’homme de bonnes paroles et il a également dit à l’homme qui était tombé sur elle : « lapidez-le ! » Il a ajouté : « il s’est tellement repenti que si les gens de Médine s’était autant repenti, cela aurait été accepté d’eux ».
Abou ‘Isa a dit : cet hadith est hassan gharib sahih et ‘Alqama bin Wâ’il bin Houjr l’a entendu de son père et il est plus âgé que ‘Abd al-Jabbâr bin Wâ’il et ‘Abd al-Jabbâr ne l’a pas entendu de son père.


Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
1865 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « ce qui enivre en grande ou en petite quantité est interdit ».
Abou ‘Isa : ce hadith de Jâbir est un hadith hassan gharîb.


Le livre des dissensions du Messager de Dieu (kitâb al-fitan ‘an rasul Allah)
2238 - Mou’âdh bin Jabal a rapporté :
Le Prophète a dit : « la grande épopée, la conquête de Constantinople, et l’apparition du Dajjâl, tout cela aura lieu en sept mois ».
Abou ‘Isa a dit : « (…) ce hadith est hassan gharîb et nous ne le connaissons que sous cet aspect ».


Le livre de la description de la résurrection, de l’amabilité et de la piété du Messager de Dieu (kitâb sifa al-qiyâma wa-r-raqâiq wa-l-wara’ ‘an rasoul Allah)
2460 - Abi Sa’id a rapporté :
Le Messager de Dieu s’est avancé sur sa place de prière et il a vu des hommes rire. Il a dit : « si vous passiez plus de temps à vous remémorer le destructeur du plaisir, je ne vous verrai pas comme je vous vois maintenant. Alors, rappelez-vous souvent du destructeur du plaisir : la mort, car il ne se passe pas un jour sans qu’une tombe ne dise : « je suis la maison de l’étrange, je suis la maison de la solitude, je suis la maison de la poussière, je suis la maison des vers ». Quand un croyant est enterré, la tombe lui dit : « bonjour et bienvenue ! À tous ceux qui ont marché sur mon dos, vous m’êtes les plus chers. On vous a maintenant confié à moi. Vous verrez ma bienveillance ». Ensuite, elle lui fera voir aussi loin que l’œil peut voir et une porte du Paradis s’ouvrira pour lui. Quand un pécheur ou un mécréant est enterré, la tombe lui dit : « tu n’es pas le bienvenue. En fait, tu étais celui que je méprisais le plus parmi ceux qui marchaient sur mon dos. Maintenant que l’on t’a confié à moi, tu verras le traitement malfaisant que je te réserve ». Ensuite, elle le compressera tellement que ses côtes se souderont ». Il (le narrateur) a dit que le Messager de Dieu a illustré cela en croisant les doigts. Il a dit : « soixante-dix dragons se chargeront de lui, et si l’un d’eux soufflait sur la terre, rien n’y pousserait. Ils le piquent et ils le mordent jusqu’à ce qu’il soit ressuscité pour rendre des comptes ». Il a dit : le Messager de Dieu a dit : « la tombe est un jardin parmi les jardins du Paradis ou un pont parmi les ponts de l’Enfer ».
Abou ‘Isa a dit : « c’est un hadith étrange et nous ne le connaissons que sous cette forme ».


Le livre du comportement général (kitâb al-istindhân wa-l-adâb)
2732 - ‘Aicha a rapporté :
Zayd bin Hâritha est arrivé à Médine et le Messager de Dieu était dans ma maison. Il est allé frapper à la porte. Le Messager de Dieu s’est levé nu en traînant ses vêtements. Par Dieu, je ne l’avais jamais vu nu avant ou après cela. Il l’a étreint et embrassé.
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est hassan gharîb et nous ne le connaissons que d’az-Zouhri, seulement sous cet aspect ».


Le livre des bonnes manières (kitâb al-adab)
2762 – ‘Amr bin Chou’ayb a rapporté de son père que son grand-père a dit que le Prophète rasait sa barbe dans la largeur et dans la longueur.
Abou ‘Isa a dit : « ce hadith est étrange (…) »
Thawr bin Yazîd a rapporté que le Prophète a dressé une catapulte contre les gens d’at-Tâ’if.

2778 - Oumm Salama a rapporté :
J’étais avec le Messager de Dieu et Maymouna. Ibn Oumm Maktoum est entré. Cela s’est passé après que l’ordre d’observer le hijâb fut révélé. Le Messager de Dieu nous a ordonné de s’y plier devant lui. J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, n’est-il pas aveugle. Il ne nous verra pas ni ne nous reconnaitra ». Le Prophète a dit : « êtes-vous toute deux aveugles ? Ne le voyez-vous pas ? »
Abou ‘Isa a dit : « ceci est un hadith hassan sahih ».
 
2779 – L’esclave affranchi d’Amr bin al-‘Âs a rapporté qu’Amr l’a envoyé à ‘Ali afin qu’il obtienne la permission de rendre visite à Asmâ’ bint ‘Oumays. Il lui a accordé la permission. Quand il eut accompli sa tâche, l’esclave affranchi d’Amr bin al-‘Âs l’interrogea à ce sujet. Il a répondu : « le Messager de Dieu nous a interdit de rendre visite aux femmes sans la permission de leur maris ».
(…) Abou ‘Isa a dit : « ce hadith est hassan sahih ».


Le livre de l’interprétation du coran (kitâb tafsîr al-qor’ân)
2950 - Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « celui qui parle du Coran sans science, qu’il prenne sa place en enfer ».
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est hassan sahih ».

2951 - Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Prophète a dit : « gardez-vous de rapporter des hadiths venant de moi sauf si vous en êtes certain et celui qui ment délibérément à mon sujet, qu’il prenne sa place en enfer, et celui qui parle du Coran de sa propre opinion, qu’il prenne sa place en enfer ».
Abou ‘Isa a dit : « c’est un hadith hassan ».

3026 – ‘Ali bin Abi Tâlib a rapporté :
‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf a préparé un repas pour nous et nous y a invités. Il nous a servis du vin et cela nous a rendus ivres. J’ai assisté à la prière et ils m’ont proposé de la diriger. J’ai récité : « Ô infidèles ! Je n’adore pas ce que vous adorez et nous adorons ce que vous adorez ». Alors Dieu a fait descendre : « Ô vous qui croyez ! N’approchez point de la prière alors que vous êtes ivres, avant de savoir ce que vous dites ! » (4.43)
Abou ‘Isa a dit : cet hadith est hassan gharîb sahih.

3117 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Des juifs sont venus trouver le Prophète et ont dit : « Ô Abou-l-Qâsim ! Parles-nous du tonnerre, qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « c’est un ange parmi les anges préposé au-dessus des nuages. Il porte une cravache de feu avec laquelle il dirige les nuages où Dieu le veut ». Ils ont demandé : « quel est ce bruit que nous entendons ? » Il a répondu : « c’est son exhortation aux nuages lorsqu’il les dirige, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’endroit où on leur a commandé d’aller ». Ils ont dit : « tu as dit la vérité ». Et ils ont demandé : « qu’est-ce qu’Israël s’est interdit à lui-même ? » Il a répondu : « il se plaignait d’une sciatique et rien ne pouvait le soulager sauf de la viande de chameaux et du lait de chamelle. Il s’est donc interdit ces choses ». Ils ont dit : « tu as dit la vérité ».
Il (at-Tirmidhi) a dit : c’est un hadîth hassan gharîb.

3273 - Abi Wâ’il a rapporté qu’un homme de Rabî’a a dit :
Je suis allé à Médine et je suis entré chez le Messager de Dieu. Je lui ai parlé de l’envoyé des ‘Âd, j’ai dit : « je cherche refuge auprès de Dieu pour être comme l’envoyé des ‘Âd ». Le Messager de Dieu a dit : « qu’est-ce que l’envoyé des ‘Âd ? » J’ai répondu : « il est tombé sur une personne éclairée. Quand la famine s’est abattue sur les ‘Âd, ils ont envoyé quelqu’un. Il est descendu chez Bakr bin Mou’âwiya qui lui a donné à boire du vin et deux femmes dénudées chantaient devant lui. Ensuite, il est parti vers les montagnes de Mahra et il a dit : « Ô Dieu ! Je ne suis pas venu pour soigner un malade ni pour verser la rançon d’un captif. Donne à boire à ton esclave ce que tu lui donneras à boire, et avec lui, donne à boire à Bakr bin Mou’âwiya qui lui a servi du vin ». Des nuages se sont déplacés vers lui. On lui a dit : « choisis l’un d’eux ». Il a choisi le noir parmi eux. On lui a dit de prendre des cendres, car personne ne sera épargner parmi les ‘Âd ». Il (le Prophète) a dit qu’il y a eu autant de vent qui a été envoyé sur eux que cette bague, puis il a récité : « quand Nous envoyâmes contre eux le vent dévastateur, n’épargnant rien sur son passage sans le réduire en poussière » (51.41-42).
Al-Hârith bin Yazîd al-Bakri a rapporté : « je suis allé à Médine et je suis entré dans la mosquée. Elle était noire de monde. Des drapeaux noirs flottaient, et Bilâl a remis l’épée entre les mains du Messager de Dieu. J’ai demandé : « pourquoi les gens sont-ils rassemblés ? » Ils ont répondu : « il veut envoyer ‘Amr bin al-‘Âs ». Ensuite il a rapporté le hadith dans le même sens et aussi long que le hadith de Sofyân bin ‘Oyayna. On l’appelait aussi al-Hârith bin Hassân.

3320 - Al-‘Abbâs bin ‘Abd al-Mouttalib a rapporté qu’il était assis à al-Bathâ’ parmi un groupe de personnes avec le Messager de Dieu quand un nuage passa au-dessus d’eux. Ils le regardèrent et le Messager de Dieu dit : « savez-vous quel est le nom de cela ? » Ils dirent : « oui, c’est sahâb ». Le Messager de Dieu dit : « et al-mouzn ». Ils répondirent : « et al-mouzn ». Il dit : « et al-‘anân ». Ils répondirent : « et al-‘anân ». Ensuite, le Messager de Dieu leur demanda : « connaissez-vous la distance entre le ciel et la terre ? » Ils dirent : « non, par Dieu ! Nous ne le savons pas ». Il dit : « la distance entre eux est de soixante et onze, soixante-douze ou soixante-treize années. Et le ciel au-dessus est tout aussi éloigné ». Et il énuméra les sept cieux. Ensuite, il dit : « au-dessus du septième ciel, il y a un océan. La distance entre sa surface et le fond est égale à la distance entre un ciel et le suivant. Au-dessus de cela, il y a huit chèvres de montagne. La distance entre leurs sabots et leurs genoux est équivalente à la distance entre un ciel et le suivant. Sur leurs dos, il y a le trône, dont la hauteur entre le bas et le haut est égale à la distance entre un ciel et le suivant. Et Dieu est au-dessus de cela ».
‘Abd bin Hamîd a dit : « j’ai entendu Yahyâ bin Ma’în dire : ‘Abd ar-Rahman bin Sa‘d ne voulait pas faire le pèlerinage alors nous avons pu entendre cet hadîth de lui ». Abou ‘Isâ a dit : « ce hadîth est hassan gharîb. Al-Walîd bin Abi Thawr a rapporté quelquechose de semblable de Simâk et l’a relié au prophète. Charîk a aussi rapporté une partie de Simâk mais il s’arrêta sans relier le hadîth au Prophète. ‘Abd al-Rahman est identifié comme Ibn ‘Abdallah bin Sa‘d ar-Râzi.


Le livre des vertus (kitâb al-manâqib)
3618 - Anas bin Mâlik a rapporté :
Le jour où le Messager de Dieu est entré à Médine, tout y était illuminé et le jour où il est mort tout est devenu sombre. Nous avions à peine enlevé la poussière de nos mains qui provenait (de l’enterrement) du Messager de Dieu que nous avions senti nos cœurs changer.
Abou ‘Isa a dit : « cet hadith est gharîb sahih ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:19

Sunan an-Nasâ’i 
 
Sunan an-Nasâ’i, ou as-Sunan as-Soughra, fait parti des six recueils canoniques de traditions sunnites et fut compilé  par le savant du hadîth an-Nasâ’i (m. 915). Le corpus contient aux alentours de 5270 traditions, en comptant les répétitions, que l’auteur sélectionna à partir de as-Sunan al-Kobra, l’une de ses plus grandes oeuvres. As-Souyouti (m. 1505) en écrivit le commentaire ainsi qu’Abou al-Hasan as-Sindi (m. 1724).


Le livre de la pureté (kitâb at-tahâra)
13 – Zayd bin Arqam a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quiconque ne se taille pas la moustache n’est pas l’un de nous ».

19 – Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Messager de Dieu est entré aux toilettes et a dit : « je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles ».
 
24 – ‘Abdullah bin Abi Qatâda a rapporté de son père que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous urine, qu’il ne tienne pas son pénis avec sa main droite ».
 
30 – ‘Abd ar-Rahman bin Hasana a rapporté :
Le Messager de Dieu s’est éloigné de nous avec un petit bouclier en cuir dans sa main. Il l’a posé, puis il s’est assis derrière et a uriné en sa direction. Certains ont dit : « regardez ! Il urine comme une femme ! » Il a entendu cela et il a dit : « ne savez-vous pas ce qui est arrivé au compagnon des enfants d’Israël ? S’ils avaient de l’urine sur eux, ils coupaient le bout de leurs vêtements. Leur compagnon leur a dit de ne pas faire cela et il a été puni dans sa tombes ».

32 – Oumayma bint Rouqayqa a rapporté : « le Prophète avait un pot fait de bois de dattier dans lequel il urinait et plaçait sous son lit ».

42 – ‘Abd ar-Rahman bin al-Aswad a rapporté de son père qu’il a entendu ‘Abdullah dire : « le Prophète avait envie de déféquer, il m’a demandé de lui apporté trois cailloux. J’ai trouvé deux cailloux et j’en ai cherché un troisième, mais je n’en ai pas trouvé, alors j’ai ramassé un peu de crottin et j’ai apporté tout ça au Prophète. Il a pris les deux cailloux et a jeté le crottin en disant : « cela est du riks ».
Abou ‘Abd ar-Rahman a rapporté : « le riks est la nourriture des djinns ».

43 – Salama bin Qays a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand vous vous essuyez, faites-le avec un nombre impair de fois ».

44 – ‘Aicha a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous va aux toilettes, qu’il prenne trois cailloux et qu’il s’essuie avec, car cela lui est suffisant ».

45 – Anas bin Mâlik a rapporté : « quand le Messager de Dieu allait aux toilettes, un autre garçon comme moi ainsi que moi-même apportions un petit récipient d’eau fait de cuir et il se nettoyait avec l’eau ».
 
47 – Abi Qatâda a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous boit, qu’il ne respire pas dans le récipient, et quand vous allez aux toilettes, ne touchez pas votre pénis avec la main droite, et ne vous essuyez pas avec la main droite ».

48 – Ibn Abi Qatâda a rapporté que son père a dit que le Prophète a interdit de respirer dans le récipient, de toucher son pénis avec sa main droite, et de s’essuyer avec sa main droite ».
 
58 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « aucun d’entre vous ne doit uriner dans de l’eau stagnante et faire les grandes ablutions avec ».
Abou ‘Abd ar-Rahman a dit : « Ya’qoub ne rapportait cet hadith que contre un dînâr ».
 
69 – Anas a rapporté : « un héraut est venu nous voir de la part du Messager de Dieu et a dit : « Dieu et son Messager vous interdisent la chair d’ânes domestiques car c’est impure ».
 
77 – ‘Abdullah a rapporté :
Nous étions avec le Prophète et ils ne trouvaient pas d’eau. Un récipient lui a été apporté et il a mis sa main dedans, et j’ai vu l’eau jaillir d’entre ses doigts. Il a dit : « c’est un moyen de purification et une bénédiction de la part de Dieu le Tout-puissant ». Al-A’mach a dit : « Sâlim bin Abi al-Ja’d m’a dit : j’ai demandé à Jâbir : « combien étiez-vous ce jour-là ? » Il a répondu : « mille cinq cent ».

78 – Anas a rapporté :
Certains compagnons du Prophète cherchaient à faire les petites ablutions. Le Messager de Dieu a dit : « est-ce que quelqu’un parmi vous a de l’eau ? » Il a plongé sa main dans l’eau et a dit : « faites les petites ablutions au nom de Dieu ». J’ai vu l’eau jaillir d’entre ses doigts jusqu’à ce qu’ils aient tous fait les petites ablutions ». Thâbit a dit : « j’ai demandé à Anas : combien de gens as-tu vu ? Il a répondu : environ soixante-dix ».

90 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous se réveille pour faire les petites ablutions, qu’il inspire de l’eau dans son nez et la souffle trois fois, car le Satan passe la nuit dans son nez ».

135 – Al-Hakam bin Soyân a rapporté : « j’ai vu le Messager de Dieu faire les petites ablutions et asperger ses parties intimes ».
 
136 – Abi Hayya a rapporté :
J’ai vu ‘Ali faire les petites ablutions en lavant chaque membre deux fois. Ensuite, il s’est levé et a bu le restant d’eau de ses petites ablutions, et il a dit : « le Messager de Dieu faisait comme je viens de le faire ».

137 – ‘Awn bin Abi Jouhayfa a rapporté que son père a dit :
J’ai vu le Prophète à al-Bathâ’. Bilâl a apporté le restant d’eau de ses petites ablutions et les gens s’y sont précipités et j’en ai eu. Ensuite, une petite lance fut plantée dans le sol et il a guidé les gens dans la prière, tandis que des ânes, des chiens, et des femmes passaient entre ses mains.
 
199- Abi Ayyoub a rapporté que le Prophète a dit : « l’eau vient de l’eau ».
 
200 – Anas a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « l’eau de l’homme est épaisse et blanche et l’eau de la femme est liquide et jaune. La ressemblance de l’enfant est dû à celui qui vient en premier ».

Le livre de l’eau (kitâb al-miyâh)
326 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
On a dit : « Ô Messager de Dieu, tu fais les petites ablutions avec l’eau du puits de Boudâ’a qui est un puits où l’on jette les cadavres de chiens, les loques souillées par les menstruations et les ordures ». Il a répondu : « l’eau est pure et rien ne l’a rend impure ».

327 – Ibn Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté que son père a dit :
Je suis passé devant le Prophète au moment où il faisait les petites ablutions avec l’eau du puits de Boudâ’a. J’ai dit : « fais-tu les petites ablutions avec cela alors que l’on y jette les ordures ? » Il a répondu : « rien ne rend l’eau impure ».


Le livre des menstruations et de l’istihâda (kitâb al-hayd wa-l-istihâda)
375 – Joumay’ bin ‘Oumayr a rapporté :
Je suis allé rendre visite à ‘Aicha avec ma mère et ma tante maternelle, et nous lui avons demandé ce que le Prophète faisait quand l’une de ses femmes avait ses menstruations. Elle a répondu : « il nous disait, quand l’une de nous avait ses menstruations, de porter un large izâr autour d’elle, puis il embrassait sa poitrine et ses seins ».


Le livre des grandes ablutions et des ablutions sèches (kitâb al-ghousl wa-t-tayammoum)
428 – Maymouna, la femme du Prophète, a rapporté :
Le Prophète a fait les grandes ablutions à cause de son impureté sexuelle, il a lavé ses parties intimes, puis il a frotté sa main sur le sol ou contre le mur. Ensuite, il a fait les petites ablutions pour la prière, il a alors versé de l’eau sur sa tête ainsi que sur le reste de son corps.
 
432 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « on m’a donné cinq choses qui n’ont été données à personne avant moi : je triomphe par la terreur à une distance d’un mois de voyage, on a fait de la terre un lieu de prosternation et un moyen de purification pour moi, donc peu importe où se trouve un homme de ma communauté au moment de la prière, laissez-le prier, on m’a donné l’intercession qui n’a été donnée à aucun prophète avant moi, et j’ai été envoyé à l’humanité alors que les prophètes ont seulement été envoyés à leur propre peuple ».


Le livre de la prière (kitâb as-salât)
463 – ‘Abdullah bin Bourayda a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « l’engagement qui se dresse entre nous et eux est la prière, quiconque l’abandonne est un mécréant ».

464 – Jâbir a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « il n’y a rien entre l’esclave et la mécréance sauf l’abandon de la prière ».


Le livre de l’imamat (kitâb al-imâma)
870 - Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’une femme priait derrière le Messager de Dieu et c’était l’une des plus belles femmes. Certaines personnes s’avançaient au premier rang pour éviter de la voir, tandis que d’autres restaient dans la rangée de derrière afin de regarder sous les aisselles lorsqu’ils s’inclinaient. Dieu a révélé : « et Nous connaissons certes, parmi vous, ceux qui se pressent en avant et Nous connaissons certes ceux qui se pressent en arrière » (15.25).


Le livre du mariage (kitâb an-nikâh)
3319 – Zaynab bint Abi Salama a rapporté :
J’ai entendu ‘Aicha, la femme du Prophète, dire : « Sahla bint Souhayl est allée voir le Messager de Dieu et a dit : « Ô Messager de Dieu, je vois l’expression du visage d’Abi Hodhayfa quand Sâlim me rend visite ». Le Messager de Dieu a répondu : « allaite-le ». Elle a dit : « mais il a une barbe ! » Il a répondu : « allaite-le, et ceci enlèvera l’expression du visage d’Abi Hodhayfa ». Elle a dit : « par Dieu ! Je n’ai plus jamais revu l’expression du visage d’Abi Hodhayfa après cela ».

3320 – ‘Aicha a rapporté :
Sahla bint Souhayl est allée voir le Messager de Dieu et a dit : « je vois l’expression du visage d’Abi Hodhayfa quand Sâlim me rend visite ». Le Messager de Dieu a répondu : « allaite-le ». Elle a dit : « comment pourrais-je l’allaiter alors que c’est un adulte ? » Il a répondu : « ne suis-je pas au courant que c’est un adulte ? » Ensuite, elle est revenue après cela et a dit : « par celui qui t’a envoyé avec la vérité en tant que prophète ! Je n’ai jamais vu quelque chose que j’ai détesté sur le visage d’Abi Hodhayfa après cela ».

3321 – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu a ordonné à la femme d’Abi Hodhayfa d’allaiter Sâlim, l’esclave affranchi d’Abi Hodhayfa, afin de dissiper la jalousie protectrice d’Abi Hodhayfa. Elle l’a allaitée alors qu’il était un homme ».
Rabî’a a dit : « c’était une concession accordée à Sâlim ».
 
3322 – ‘Aicha a rapporté :
Sahla est allée voir le Messager de Dieu et a dit : « Ô Messager de Dieu, Sâlim vient nous rendre visite, et il comprend ce que les hommes comprennent et il sait ce que les hommes savent ». Il a répondu : « allaite-le, il te sera par conséquent interdit ».
(Ibn Abi Moulayka a dit Smile Pendant un an, je n’ai pas rapporté cela, puis j’ai rencontré al-Qâsim et il a dit : « rapporte-le et ne t’inquiète pas pour ça ».
 
3323 – ‘Aicha a rapporté que Sâlim, l’esclave affranchi d’Abi Hodhayfa, était avec Abi Hodhayfa et sa famille dans leur maison. La fille de Souhayl est allée trouver le Prophète et a dit : « Sâlim a atteint l’âge adulte et il comprend ce que les hommes comprennent. Il entre chez nous et je crois que cela ne plait pas à Abi Hodhayfa ». Le Prophète a répondu : « allaite-le, et tu seras interdite pour lui ». Elle l’a donc allaitée et le mécontentement d’Abi Hodhayfa disparu. Elle est revenue le voir et a dit : « je l’ai allaité et le mécontentement d’Abi Hodhayfa a disparu ».
 
3324 – ‘Orwa a rapporté :
Le reste des femmes du Prophète refusaient de laisser entrer quiconque chez elles sur la base de ce type d’allaitement, c’est-à-dire, l’allaitement de l’adulte. Elles ont dit à ‘Aicha : « par Dieu ! Nous pensons que ce que le Messager de Dieu a dit de faire à Sahla bint Souhayl était une concession accordée par le Messager de Dieu seulement en ce qui concerne l’allaitement de Sâlim. Par Dieu ! Personne n’entrera chez nous, ni ne nous verra sur la base de ce type d’allaitement ».
 
3325 – Zaynab bint Abi Salama a rapporté que sa mère Oumm Salama, la femme du Prophète, disait : « le reste des femmes du Prophète refusaient de laisser entrer quiconque chez elles sur la base de ce type d’allaitement, c’est-à-dire, l’allaitement de l’adulte. Elles ont dit à ‘Aicha : « par Dieu ! Nous pensons que c’est une concession que le Messager de Dieu a seulement accordé à Sâlim. Personne n’entrera chez nous, ni ne nous verra sur la base de ce type d’allaitement ».


Le livre de la répudiation (kitâb at-talâq)
3497 – Ar-Roubayyi’ bint Mou’âwwidh bin ‘Afrâ’ a rapporté que Thâbit bin Qays bin Chammâs a frappé sa femme et lui a cassé la main. Elle s’appelait Jamila bint ‘Abdullah bin Obayy. Son frère est allé voir le Messager de Dieu pour se plaindre de lui. Le Messager de Dieu a fait venir Thâbit et lui a dit : « prends ce qu’elle a et laisse-la partir ». Il a répondu : « d’accord ». Le Messager de Dieu lui a ordonné d’attendre un cycle menstruel puis de retourner à sa famille.  
 
3560 – Ibn ‘Omar a rapporté que le Prophète - et ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu – a répudié Hafsa puis il l’a reprise. Et Dieu sait mieux.


Le livre de la fréquentation des femmes (kitâb ‘ichra an-nisâ’)
3939 - Anas a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « rien ne m’est plus cher au monde que les femmes, le parfum, et sangloter pendant la prière ».

3959 - Anas a rapporté :
Le Messager de Dieu possédait une femme esclave avec qui il avait des rapports sexuels, mais ‘Aicha et Hafsa ne le laissèrent pas tranquille jusqu’à ce qu’il dit qu’elle lui était interdite. Puis Dieu Tout-puissant révéla : « Ô Prophète ! Pourquoi déclares-tu illicite ce que Dieu déclara licite pour toi » (66.1), jusqu’à la fin du verset.


Le livre de la chasse et des sacrifices (kitâb as-sayd wa-dh-dhabâ’ih)
4276 – Az-Zouhri a rapporté : Ibn as-Sabbâq m’a rapporté : « Maymounah m’a dit que Gabriel a dit au Messager de Dieu : « nous n’entrons pas dans les maisons où il y a un chien ou une image ». Le lendemain, le Messager de Dieu a ordonné que tous les chiens soient tués, même les petits chiens.

4277 – Ibn ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu a ordonné que les chiens soient tués, sauf ceux qui ont été exemptés.


Le livre des serments (kitâb al-qasâma)
4736 – Samoura a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quiconque tue son esclave, nous le tuerons, celui qui le mutile, nous le mutilerons, et celui qui le castre, nous le castrerons ».

4804 – Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Prophète a décidé que douze mille sera donné comme diya.
 
4805 – ‘Amr bin Chou’ayb a rapporté de son père que son grand-père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « l’argent du sang d’une femme est comme l’argent du sang d’un homme, jusqu’à un tiers de sa diya (pour sa vie) ».

4806 – ‘Amr bin Chou’ayb a rapporté de son père que son grand-père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « l’argent du sang pour les gens de la dhimmitude est moitié moins que l’argent du sang pour les musulmans, et ce sont les juifs et les chrétiens ».
 
4807 – ‘Abdullah bin ‘Amr a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « l’argent du sang pour un mécréant est moitié moins que l’argent du sang pour un croyant ».
 
4862 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté qu’il était en train de prier et un fils de Marwân voulait passer devant lui. Il a essayé de l’arrêté mais il ne s’en est pas retourné, alors il l’a frappé. Le garçon est parti en pleurant et il est allé voir Marwân et lui a tout raconté. Marwân a dit à Abi Sa’id : « pourquoi as-tu frappé le fils de ton frère ? » Il a répondu : « je ne l’ai pas frappé, j’ai plutôt frappé le Satan. J’ai entendu le Messager de Dieu dire : si l’un de vous est en train de prier, et que quelqu’un veut passer devant lui, essayer de l’arrêter comme vous le pouvez, s’il persiste, combattez-le car c’est un Satan ».


Le livre de l’embellisement (kitâb az-zîna)
5126 - Al-Ach’ari a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « toute femme qui se parfume et passe près de gens afin qu’ils sentent son parfum, est une femme adultère ».
 
5131 – Zaynab ath-Thaqafiyya a rapporté :
Le Prophète a dit : « quand l’une de vous va à la mosquée, qu’elle ne touche pas de parfum ».

Le livre de la boisson (kitâb al-‘achriba)
5610 – Abi Horayra a rapporté :
J’ai appris que le Messager de Dieu était en train de jeûner, j’ai attendu qu’il rompe son jeûne pour lui préparer du nabîdh dans une calebasse. Je le lui ai amené et il a dit : « approche ça ». Je l’ai alors approché de lui et il pétillait. Il a dit : « jette cela contre le mur, car c’est la boisson de celui qui ne croit ni Dieu ni au jour dernier ».
Abou ‘Abd ar-Rahman a dit : « c’est une preuve que les intoxicants sont interdits en petite ou en grande quantité, et ce n’est pas comme certains le disent en essayant de s’auto-convaincre que ce qui est interdit est le fond de la boisson et ce qui est avant est permis. Il n’y a pas de divergence parmi les savants qu’on ne devient pas ivre avec la dernière gorgée ni avec la première ou la seconde. Et avec Dieu est la facilité de ce qui est juste ».

5661 – Ibn ‘Omar et un certain nombre des compagnons de Mohammad ont rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque boit du khamr, fouettez-le. S’il recommence, fouettez-le, s’il en boit à nouveau, fouettez-le, et si ensuite il en boit encore, tuez-le ».

5662 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « celui qui devient ivre, fouettez-le, s’il recommence, fouettez-le, s’il devient ivre une nouvelle fois, fouettez-le ». Puis il a dit au sujet de la quatrième fois : « frappez-le au cou ».
 
5666 – Abou Bakr bin ‘Abd ar-Rahman bin al-Hârith a rapporté que son père a dit :
J’ai entendu ‘Othmân dire : « évitez levin car c’est la mère de tous les maux. Il y avait un homme, parmi ceux qui sont venus avant vous, qui était un dévot. Une femme immorale est tombée amoureuse de lui. Elle lui a envoyé une esclave en disant : « nous te faisons appeler pour que tu sois témoin ». Il est alors parti avec l’esclave et à chaque fois qu’il franchissait une porte, elle la fermait derrière lui, jusqu’à ce qu’il arrive devant une belle femme qui avait un garçon avec elle ainsi que du vin. Elle a dit : « par Dieu ! Je ne t’ai pas fait venir pour témoigner, mais je t’ai fait appeler pour que tu couches avec moi, ou que tu boives une coupe de ce vin, ou pour que tu tues ce garçon ». Il a dit : « sers-moi une coupe de ce vin ». Elle lui a donc servi une coupe. Il a dit : « donne-moi en plus ». Puis après, il a couché avec elle et tué le garçon. Donc évitez le vin, car par Dieu, la foi et l’addiction au vinne peuvent coexister. L’un deux expulsera l’autre ».
Abou Bakr bin ‘Abd ar-Rahman bin al-Hârith a rapporté que son père a dit : « j’ai entendu ‘Othmân dire : évitez le vin car c’est la mère de tous les maux. Il y avait un homme parmi ceux qui sont venus avant vous qui était un dévot et qui s’isolait des gens ». Et il a mentionné un rapport similaire. Il a dit : « évitez le vin, car par Dieu, il ne pourra jamais coexister avec la foi mais l’un deux expulsera l’autre ».

5668 – Ibn ‘Omar a rapporté : « quiconque boit du vinet ne devient pas ivre, sa prière ne sera pas acceptée tant qu’il y aura une trace de cela dans son ventre ou dans ses veines, et s’il meurt, il mourra en mécréant. S’il devient ivre, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante nuits, et s’il meurt entre-temps, il mourra en mécréant ».
Yazîd bin Abi Ziyâd l’a contredit.
 
5670 – ‘Abdullah bin ad-Daylami a rapporté :
Je suis entré chez ‘Abdullah bin ‘Amr bin al-‘Âs tandis qu’il était dans un de ses jardins à at-Tâ’if qui s’appelait al-Waht. Il était en train de marcher et tenait la main d’un jeune qoraychite qui était suspecté d’avoir bu du vin. Il a dit : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire : quiconque boit du vinune fois, sa repentance ne sera pas acceptée pendant quarante jours, puis s’il se repent, Dieu acceptera sa repentance. S’il recommence, sa repentance ne sera pas acceptée pendant quarante jours, ensuite s’il se repent, Dieu acceptera sa repentance. S’il recommence à nouveau, sa repentance ne sera pas acceptée pendant quarante jours, puis s’il se repent, Dieu acceptera sa repentance. Et s’il recommence encore, Dieu lui fera boire le tînat al-khabâl le Jour de la Résurrection ».
Ce sont les mots d’Amr.

5693 – Qays bin Wahbân a rapporté :
J’ai demandé à Ibn ‘Abbâs : « j’ai une petite jarre dans laquelle j’ai fais du nabîdh et quand il a arrêté de pétiller, j’ai commencé à en boire ». Il a dit : « depuis combien de temps bois-tu cela ? » Il a répondu : « depuis vingt ans » - ou il a répondu : « depuis quarante ans ». Il a dit : « tu étanches ta soif depuis longtemps avec quelque chose qui est interdit ».

5694 – Ibn ‘Omar a rapporté :
Tandis qu’il était à côté de la pierre noire, j’ai vu un homme apporter au Messager de Dieu une coupe dans laquelle il y avait du nabîdh. Il lui a donné la coupe, et il l’a levée à sa bouche, mais il l’a trouvé trop fort, alors il la lui a redonnée, et un homme au milieu des gens a dit : « Ô Messager de Dieu ! Est-ce interdit ? » Il a répondu : « amenez-moi l’homme ». On le lui a amené devant lui. Il lui a pris la coupe et a fait demander de l’eau. Il en a versé dans la coupe, puis il l’a levée à sa bouche mais il a grimacé. Ensuite, il a demandé plus d’eau et en a versé dedans. Et il a dit : « quand le contenu de ces récipients devient fort, versez-y de l’eau afin qu’il devienne moins fort ».
Un rapport similaire a été rapporté d’Abd al-Malik bin Râfi’, d’Ibn ‘Omar, du Prophète. Abou ‘Abd ar-Rahman a dit : « ‘Abd al-Malik bin Râfi’ n’est pas réputé et ses narrations n’ont pas à être utilisées comme preuve, et ce qui est connu d’Ibn ‘Omar est à l’opposé de ce qu’il a mentionné ».

5703 – Abi Mas’oud a rapporté :
Le Prophète eu soif tandis qu’il faisait des tours de procession autour de la Ka’ba. On lui a donc donné du nabîdh dans une outre et il a grimacé. Il a dit : « allez chercher de l’eau de zamzam ». Il en a versé dedans puis il a bu. Un homme lui a demandé : « n’est-ce pas interdit, Ô Messager de Dieu ? » Il a répondu : « non ».
Ce rapport est faible car Yahya bin Yamân est le seul à l’avoir rapporté parmi les compagnons de Sofyân. Et les rapports de Yahya bin Yamân ne sont pas vus comme des preuves à cause de sa mauvaise mémoire et de ses nombreuses erreurs ».

5705 – Abi Râfi’ a rapporté qu’Omar bin al-Khattâb a dit : « si vous craignez que le nabîdh devienne trop fort, coupez-le avec de l’eau ».
‘Abdullah a dit : « avant qu’il ne devienne fort ». 
 
5706 – Yahya bin Sa’id a rapporté qu’il a entendu Sa’id bin Moussayab dire : Thaqîf a accueilli ‘Omar avec un verre. Il l’a fait venir mais quand il l’a mis au niveau de ses lèvres, il a détesté cela. Il a demandé de l’eau pour le couper et il a dit : « faites comme cela ».
 
5708 – As-Sâ’ib bin Yazîd a rapporté qu’Omar bin al-Khattâb est sorti les voir et a dit : « j’ai remarqué l’odeur de la boisson sur untel, et il a dit qu’il avait bu at-tilâ. Je m’interroge sur ce qu’il a bu. Si c’est un intoxicant, je le fouetterai ». ‘Omar bin al-Khattâb l’a fouetté en appliquant le hadd dans sa totalité.

5736 – ‘Abdullah ad-Daylami a rapporté que son père Fayrouz a dit : « je suis allé voir le Messager de Dieu  et j’ai dis : « Ô Messager de Dieu ! Nous avons des grappes de raisins et Dieu le Tout-puissant a révélé que le khamr était interdit, alors que devons-nous faire ? » Il a répondu : « faites des raisins ». J’ai dis : « que devons-nous faire avec des raisins ? » Il a répondu : « faites-les tremper le matin et buvez-les le soir, et faites-les tremper le soir et buvez-les le matin ». J’ai dis : « peut-on le laisser jusqu’à ce qu’il devienne plus fort ? » Il a répondu : « n’en mettez-pas dans des récipients de terre, mettez-en plutôt dans des peaux, car s’il reste dedans pendant longtemps, cela se change en vinaigre ».
 
5740 – Ibn ‘Omar a rapporté que le nabîdh de raisins était préparé pour lui dans une outre le matin et il le buvait la nuit, et on préparait du nabîdh pour lui le soir et il en buvait le matin. Il lavait la citerne et ne laissait rien à l’intérieur. Nâfi’ a dit : « nous en buvions comme du miel ».

5757 – Ibn Choubrouma a rapporté :
Talha a dit aux gens de Koufa au sujet du nabîdh : « c’est un test qui peut être profitable à un jeune homme mais qui peut faire du tort à un vieil homme ». S’il y avait un mariage chez eux, Talha et Zoubayd offraient à boire du lait et du miel. On a dit à Talha : « pourquoi n’offrez-vous pas de nabîdh ? » Il a répondu : « je n’aimerai pas qu’un musulman devienne ivre à cause de moi ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:19

Sunan Abi Dâwoud
 

Le traditionaliste hanbalite Abi Dâwoud (m. 889) collecta 500 000 récits mais n’en inclus que 4800 dans sa compilation de ahadith appelé Sunan Abi Dâwoud. Les ‘oulemâ’ sunnites ont une haute estime pour cette œuvre et la classent quatrième parmi les six corpus canoniques les plus influents. Mohammad Shams al-Haqq al-‘Azîm Abâdi (m. 1911) en rédigea un commentaire très remarqué intitulé ‘Awn al-Ma’boud charh Sunan Abi Dâwoud. Le mouhaddith a dit à propos de l’authenticité de son ouvrage : « il n’y a aucun narrateur abandonné dans le livre des Sunan que j’ai écrit, et quand il y a un hadith mounkar, je précise qu’il est mounkar », et « s’il y a un hadith dans mon livre qui possède une grande faiblesse, je l’ai précisé, et quand je n’ai rien mentionné, c’est qu’il est bon, et certains d’entre eux sont plus corrects que d’autres ».


Le livre de la pureté (kitâb at-tahâra)
1 – Al-Moughîra bin Chou’ba a rapporté que lorsque le Prophète partait, il allait dans un lieu distant.
 
2 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté que lorsque le Prophète souhaitait se soulager, il partait afin que personne ne puisse le voir.
 
3 – Abou at-Tayyâh a rapporté qu’un homme l’a informé que lorsqu’Abdullah bin ‘Abbâs est allé à al-Basra, il rapportait sur l’autorité d’Abi Moussa. Il a donc écrit une fois à Abi Moussa en le questionnant sur certaines choses. Abi Moussa a répondu : « un jour, j’étais avec le Messager de Dieu et il avait envie d’uriner. Il est allé sur un sol mou devant un mur et a uriné. Il a ensuite dit : « si l’un de vous a envie d’uriner, laissez-le choisir un endroit approprié pour son urine ».

4 – Anas bin Mâlik a rapporté :
À chaque fois que le Messager de Dieu entrait aux toilettes, il disait, selon Hammâd : « Dieu, je cherche refuge auprès de toi ». Et il a dit, selon ‘Abd al-Wârith : « je cherche refuge auprès de Dieu contre le mal et la méchanceté ». Abou Dâwoud a dit : Chou’ba l’a rapporté d’Abd al-Azîz : « Dieu, je cherche refuge auprès de toi ». Et il a dit une fois : « je cherche refuge auprès de Dieu ». Et Wouhayb a dit : « laissez-le chercher refuge auprès de Dieu ».

5 - Selon un autre rapport d’Anas : « Dieu, je cherche refuge auprès de toi ». Et Chou’ba a dit : « je cherche refuge auprès de Dieu ».

6 – Zayd bin Arqam a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « les toilettes sont hantés, alors si l’un de vous va aux toilettes, qu’il dise : « je cherche refuge auprès de Dieu contre le mal et la méchanceté ».

7 – ‘Abd ar-Rahman bin Yazîd a rapporté qu’on a demandé à Salmân : « votre Prophète vous a-t-il tout enseigné, même comment déféquer ? » Il a répondu : « oui. Il nous a interdits de faire face à la qibla en déféquant et en urinant, et nous a également interdits de s’essuyer avec notre main droite avec moins trois pierres ou avec du crottin ou des os ».
 
8 – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « ma position envers vous est comme un père qui enseigne à ses enfants. Quand l’un de vous va aux toilettes, qu’il ne soit pas face à la qibla, et ne lui tourne pas le dos, et qu’il ne s’essuie pas avec sa main droite ». Il nous ordonnait d’utiliser trois pierres et interdisait l’utilisation de crottin ou d’os.

9 – Abi Ayyoub a dit : « quand l’un de vous va aux toilettes, qu’il ne soit pas face à la qibla en déféquant ou en urinant, mais qu’il se tourne plutôt vers l’est ou l’ouest ». Nous sommes arrivés en Syrie et nous avons trouvé des toilettes qui avaient été construites en faisant face à la qibla. Nous nous sommes alors tournés dans une autre direction et avons demandé le pardon de Dieu ».

10 – Ma’qil bin Abi Ma’qil al-Asadi a dit : « le Messager de Dieu nous a interdits de faire face aux deux qiblas en urinant ou en déféquant ». Abou Dâwoud a dit : Abou Zayd est un esclave affranchi des Bani Tha’laba.

11 – Marwân al-Asfar a rapporté :
J’ai vu Ibn ‘Omar faire asseoir son chameau en faisant face à la qibla, après il s’est assis et a uriné dans sa direction. J’ai donc dis : « Ô Abou ‘Abd ar-Rahman ! Cela n’est-il pas interdit ? » Il a répondu : « oui, mais seulement dans des espaces ouverts. S’il y a quelque chose entre toi et la qibla qui te cache, il n’y a aucun mal ».
 
12 – ‘Abdullah bin ‘Omar a dit : « je suis grimpé une fois sur le toit de la maison et j’ai vu le Messager de Dieu assis sur deux briques qui faisait ses besoins en faisant face à Jérusalem ».

13 – Jâbir bin ‘Abdullah a dit : « le Prophète de Dieu nous a interdits de faire face à la qibla en urinant. Je l’ai vu lui faire face un an avant sa mort ».
 
14 – Ibn ‘Omar a rapporté que lorsque le Prophète voulait faire ses besoins, il ne soulevait pas ses vêtements jusqu’à ce qu’il soit proche du sol. Abou Dâwoud a dit : cela a été rapporté par ‘Abd as-Salâm bin Harb, d’al-‘Amach, d’Anas bin Mâlik, et il est faible.

15 – Abou Sa’id a rapporté qu’il a entendu le Messager de Dieu dire : « que deux personnes qui vont aux toilettes pour faire leurs besoins, découvrant ainsi leurs parties intimes, ne se parlent pas. Certes, Dieu le Tout-puissant déteste cela ». Abou Dâwoud a dit : cela n’a été rapporté que d’Ikrima bin ‘Ammâr.

16 – Ibn ‘Omar a rapporté qu’un homme est passé à côté du Prophète pendant qu’il urinait et l’a salué avec le salam, mais il ne lui a pas répondu. Abou Dâwoud a dit : cela a été rapporté par Ibn ‘Omar et d’autres, que le Prophète a fait les ablutions sèches et a ensuite retourné le salam à l’homme.

17 – Houdayn bin al-Moundhir a rapporté qu’al-Mouhâjir bin Qounfoudh est allé voir le Prophète pendant qu’il urinait et l’a salué avec le salam, mais il n’a pas répondu à sa salutation jusqu’à ce qu’il fit les petites ablutions. Il s’est ensuite excusé en disant : « je n’aime mentionner Dieu, exalté soit-il, que dans un état de pureté ».
 
18 – ‘Âicha a rapporté que le Messager de Dieu mentionnait Dieu le Tout-puissant dans toutes les situations.
 
19 – Anas a dit : « à chaque fois que le Prophète pénétrait dans un lieu d’aisance, il enlevait sa bague ». Abou Dâwoud a dit : ce hadith est mounkar. Il n’est connu que d’Ibn Jourayj, par l’intermédiaire de Ziyâd bin Sa’d, d’az-Zouhri, et d’Anas, que le Prophète a pris une bague en argent et l’a jetée. La faute vient d’Hammâm, et personne ne l’a rapporté excepté Hammâm.

20 – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le Prophète est passé devant deux tombes et a dit : « ces deux personnes sont châtiées, mais elles ne sont pas châtiées en raison de choses importantes. Cette personne ne se protégeait pas de son urine, et l’autre calomniait les gens ». Ensuite, le Prophète a demandé à ce qu’on lui apporte une branche humide, puis il l’a cassée en deux. Il a planté un bout dans chacune des tombes et dit : « peut-être que leur châtiment leur sera allégé jusqu’à ce qu’ils (les deux bouts) deviennent secs ».

21 – Dans un autre rapport d’Ibn ‘Abbâs, le Prophète a dit qu’il ne se cachait pas pendant qu’il urinait.

22 – ‘Abd ar-Rahman bin Hassana a rapporté :
‘Amr bin al-‘As et moi sommes allés voir le Prophète. Il est sorti avec un bouclier en cuir et l’a utilisé pour se cacher tandis qu’il urinait. Nous avons dit : « regardez-le ! Il urine comme une femme ! » Le Prophète nous a entendu et a dit : « ne savez-vous pas ce qui est arrivé à une personne parmi les enfants d’Israël ? Ils avaient l’habitude de déchirer les bouts de vêtements éclaboussés par l’urine. Cette personne leur a interdit de faire cela, il a donc été puni dans sa tombe ».
Abou Dâwoud a dit : Mansour a dit, d’Abi Wâ’il, d’Abi Moussa, dans ce hadith : (ils coupaient) leurs cuirs. Et ‘Âsim a rapporté, d’Abi Wâ’il, d’Abi Moussa, du Prophète qui a dit : (si l’urine touche) leurs corps.
 
28 – Houmayd al-Himyari, qui est Ibn ‘Abd ar-Rahman, a dit :
J’ai rencontré une personne qui a accompagné le Prophète comme Abou Horayra. Il a dit : « le Messager de Dieu a interdit à l’un de nous de se peigner tous les jours, ou d’uriner dans son bain ».

29 – ‘Abdullah bin Sarjas a rapporté que le Prophète a interdit d’uriner dans les tanières. Ils ont demandé à Qatâda : « pourquoi est-il prohibé d’uriner dans les tanières ? » Il a répondu : « on dit que les djinns y habitent ».

30 – ‘Âicha a rapporté que lorsque le Prophète sortait des toilettes, il disait : « je recherche ton pardon ».
 
31 – ‘Abdullah bin Abi Qatâda a rapporté de son père qui a dit :
Le Prophète a dit : « si l’un de vous urine, qu’il ne touche pas son pénis avec sa main droite, et s’il va faire ses besoins, qu’il ne s’essuie pas avec sa main droite, et s’il boit, qu’il ne boit pas cul sec ».

32 – Hafsa, la femme du Prophète, a rapporté que le Prophète utilisait sa main droite pour manger, pour boire, pour enfiler ses vêtements, et utilisait sa main gauche pour les autres choses.

33 – ‘Âicha a rapporté :
Le Prophète utilisait sa main droite pour ses petites ablutions et pour manger, et il utilisait sa main gauche pour faire ses besoins et tout ce qui était nuisible.
Un hadith similaire a été rapporté par ‘Âicha, du Prophète, avec une chaîne de transmission différente.

38 – Abou az-Zoubayr a rapporté qu’il a entendu Jâbir bin ‘Abdullah dire : « le Messager de Dieu nous a interdit de nous essuyer avec des os ou du crottin ».
 
39 – ‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté qu’une délégation de djinns est venue voir le Messager de Dieu et lui a dit : « Ô Mohammad ! Interdit à ta nation de s’essuyer avec des os, ou du crottin, ou du bois consumé, car Dieu le Tout-puissant en a fait notre subsistance ». Le Messager de Dieu a donc interdit de les utiliser.

40 – ‘Âicha a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si l’un de vous va aux toilettes, qu’il prenne trois pierres pour s’essuyer, car elles sont suffisantes pour lui ».
 
41 – Khouzayma bin Thâbit a rapporté qu’on a interrogé le Messager de Dieu à propos de la façon de se nettoyer. Il a répondu : « avec trois pierres, et qu’il n’y ait pas de crottin sur elles ».
Abou Dâwoud a dit : également rapporté par Abou Oussâma et Ibn Noumayr, d’Hichâm Ya’ni ibn ‘Ourwa.
 
42 – ‘Âicha a rapporté que le Messager de Dieu a uriné, et ‘Omar se tenait derrière lui avec un bol d’eau. Il a dit : « qu’est-ce qu’il y a, Ô ‘Omar ? » Il a répondu : « c’est l’eau avec laquelle tu peux te laver ». Il a dit : « on ne m’a pas ordonné de me laver avec de l’eau à chaque fois que j’urine. Et si je l’avais fais, cela serait une sunna ».
 
43 – Anas bin Mâlik a rapporté que le Messager de Dieu est entré dans un jardin et il était accompagné d’un garçon qui était la plus jeune personne parmi nous. Le garçon avait avec lui un bol d’eau qu’il a posé à côté d’un arbre. Il a fait ses besoins, puis il est sorti nous voir après qu’il se soit nettoyé avec de l’eau.
 
44 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « le verset on y trouve des gens qui aiment bien se purifier (9.108) fut révélé au sujet des gens de Qoubâ »’. Il (Abi Horayra) a dit : ils se purifiaient avec de l’eau. Ce verset fut donc révélé à leur sujet.
 
66 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté qu’on a demandé au Messager de Dieu : « pouvons-nous faire les petites ablutions avec l’eau du puits de Boudâ’a dans lequel on jette les vêtements souillés par les menstrues, les carcasses de chiens, et les choses puantes ? » Il a répondu : « l’eau est pure et rien ne la rend impure ».
Abou Dâwoud a dit : et d’autres ont rapporté d’Abd ar-Rahman bin Râfi’.

67 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté qu’il a entendu quelqu’un dire au Messager de Dieu : « on tire pour toi de l’eau du puits de Boudâ’a dans lequel on jette des carcasses de chiens, les vêtements souillés par les menstrues, et les choses puantes ». Le Messager de Dieu a répondu : « l’eau est pure et rien ne la rend impure ».
Abou Dâwoud a dit : j’ai entendu Qoutayba bin Sa’id dire qu’il a interrogé le gérant du puits de Boudâ’a au sujet de sa profondeur. Il a répondu : « son plus haut niveau atteint le pubis ». Il a demandé : « et son plus bas niveau ? » Il a répondu : « en-dessous des parties génitales ».
Abou Dâwoud a ajouté : j’ai aussi estimé le puits de Boudâ’a avec mon châle. Je l’ai étendu au-dessus, puis je l’ai mesuré avec mon avant-bras, et j’ai trouvé que son diamètre était aussi grand que six avant-bras. Et j’ai demandé à la personne qui a ouvert la porte du jardin et m’a laissé rentrer : « est-ce que ses fondations ont changé depuis sa création ? » Il a répondu : « non ». Et j’ai vu l’eau à l’intérieur qui était de couleur terne.

71 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « un récipient qu’un chien a léché doit être lavé sept fois, la première fois avec de la terre ». Abou Dâwoud a dit : des propos similaires ont été rapportés par  Ayyoub et Habîb bin ach-Chahîd, de Mohammed.

72 – Dans une autre version, des narrateurs ont transmis un récit similaire d’Abi Horayra sans l’avoir rapporté dans une forme marfou’ avec l’ajout : et si un chat lèche, il n’est lavé qu’une seule fois.

73 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète de Dieu a dit : « si un chien lèche un récipient, lavez-le sept fois, la septième fois avec de la terre ».
Abou Dâwoud a dit : Abou Sâlih, Abou Razîn, al-A’raj, Thâbit bin al-Ahnaf, Hammâm bin Mounabbih, et Abou as-Souddi ‘Abd ar-Rahman l’ont rapporté d’Abi Horayra sans mentionner la terre.

74 – Ibn Moughaffal a rapporté que le Messager de Dieu a ordonné de tuer tous les chiens, puis il (Ibn Moughaffal) a dit : « que doivent-ils en faire ? » Il leur a donc permis les chiens de chasse et les chiens de berger. Il a aussi dit : « si un chien lèche un récipient, lavez-le sept fois, ensuite frottez-le avec de la terre la huitième fois ».
Abou Dâwoud a dit : ce sont les mots d’Ibn Moughaffal.

82 – Al-Hakam bin ‘Amr, et c’est al-Aqra’, a rapporté que le Prophète a interdit à l’homme de faire ses petites ablutions avec l’eau pour la purification laissée par une femme.

184 – al-Barâ’ bin ‘Âzib a rapporté :
On a demandé au Messager de Dieu s’il fallait faire les petites ablutions après avoir mangé de la viande de chameau. Il a répondu : « faîtes les petites ablutions ». On l’a interrogé ensuite sur la viande de mouton, il a répondu : « ne faîtes pas les petites ablutions ». On l’a questionné sur le fait de prier dans des enclos à chameaux, il a répondu : « ne priez pas dans les enclos à chameaux car il y a des démons ». Puis, on l’a interrogé sur le fait de prier dans les enclos à moutons, il a répondu : « priez-y car ils sont bénis ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:20

Sunan Abi Dâwoud
 

Le livre de la prière (kitâb as-salât)
641 - ‘Aicha a rapporté que le Prophète a dit : « Dieu n’accepte pas la prière d’une femme ayant (atteint l’âge) des menstrues sans un khimâr ».

642 - Mohammed a rapporté qu’Aicha est allée rendre visite à Safiyya Oumm Talha at-Talahât et elle a vu quelques unes de ses filles. Elle a dit : « le Messager de Dieu est entré une fois dans ma chambre tandis qu’il y avait une jeune fille. Il m’a lancé un bout de tissu qui était à sa taille et dit : « coupe-le en deux, et donne à cette fille une moitié et donne l’autre moitié à la fille qui est avec Oumm Salama. Je pense qu’elles ont (atteint l’âge) des menstrues ».
Abou Dâwoud a dit : « rapporté également par Hichâm d’Ibn Sîrîn ».

705 - Yazîd bin Nimrân a rapporté : 
J’ai vu un homme paralysé à Tabouk. Il a dit : « j’étais sur un âne et je suis passé devant le Prophète alors qu’il était en train de prier, il a dit : « Ô Allah ! Empêche-le de marcher ! » Et je ne pouvais plus marcher après ».
Sa’ïd a ajouté qu’il a dit : « il a coupé notre prière, qu’Allah l’empêche de marcher ». Abou Dâwoud a dit qu’Abou Moushir l’a rapporté de Sa’ïd qui a dit : « il a coupé notre prière ».


Le livre des rituels (kitâb al-manâsik)
1826 - Ibn ‘Omar a rapporté que le Prophète a dit : « la mouhrima (femme en état de consécration rituelle) ne doit pas couvrir son visage ni porter de gants ».

1830 – ‘Âicha, la mère des croyants, a rapporté :
Nous allions à la Mecque avec le Prophète et nous appliquions du parfum sur nos fronts en état d’ihrâm, et si l’une de nous transpirait, cela coulait sur son visage. Le Prophète a vu cela mais ne l’a pas réprimé.
 
1833 - Moujâhid a rapporté qu’Aicha a dit : « des cavaliers sont passés à côté de nous tandis que nous étions avec le Messager de Dieu en état de consécration rituelle. Quand ils sont arrivés à notre niveau, nous avons recouvert nos visages du jilbâb qui était sur nos têtes,
 et quand ils sont passés, nous l’avons enlevé ».


Le livre du mariage (kitâb an-nikâh)
2049 – Ibn ‘Abbas a rapporté :
Un homme est venu vers le Prophète et dit : « ma femme n’empêche pas la main (des hommes) de la toucher ». Il a répondu : « quitte-la ». Il a dit : « je crains que mon moi intérieur ne lui court après ». Il a répondu : « jouis d’elle ».
 
2050 - Ma’qal bin Yasâr a rapporté :
Un homme est allé voir le Prophète et a dit : « j’ai rencontré une femme noble et belle mais elle ne peut pas faire d’enfant. Dois-je me marier avec elle ? » Il a répondu : « non ». L’homme est revenu une seconde fois mais il le lui a interdit. Il est revenu une troisième fois et le Prophète a dit : « marrie-toi à une femme aimante qui peut te donner des enfants, car je submergerai avec toi les nations ».

2062 – ‘Aïcha a rapporté : « Dieu Tout-puissant a fait descendre du Coran « dix tétées rendent haram », puis cela a été abrogé par « cinq tétées connues ». Le Prophète est mort et cela était récité comme faisant partie du Coran ».
 
2063 – ‘Aïcha a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « une petite gorgée ou deux ne rendent pas haram ».
 
2096 – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’une jeune fille vierge est venue voir le Prophète et elle lui a dit que son père l’avait mariée et que cela lui était détestable. Le Prophète lui a laissé le choix.
Mohammed bin ‘Obayd nous a rapportés : Hammâd bin Zayd nous a rapportés, d’après Ayoub, d’après ‘Ikrima, du Prophète, ce hadith. Abou Dâwoud a dit : il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbâs et c’est ainsi que les gens l’ont rapporté, c’est un hadith moursal connu.

2103 – Maymouna bint Kardam a rapporté :
Je suis allé avec mon père au pèlerinage avec le Messager de Dieu et j’ai vu le Messager de Dieu. Mon père s’est rapproché de lui et il était sur un chameau à lui. Il s’est arrêté pour lui et l’a écouté, et il avait avec lui un bâton utilisé pour dresser les écoliers.
J’ai entendu les bédouins et les gens dire : « le clapotement, le clapotement, le clapotement ». Mon père s’est rapproché de lui et il l’a aidé à monter et l’a reconnu comme Messager. Il s’est arrêté et l’a écouté, il a dit : « j’étais présent dans l’armée d’Athrân » - Ibn al-Mouthanna a dit : l’armée de Ghathrân – Târiq bin al-Mouraqqa’ a demandé : « qui me donnera une lance pour son prix ? » J’ai dit : « quel est son prix ? » Il a répondu : « je lui donnerai en mariage ma première fille ». Je lui ai donc donné ma lance.
 Je le voyais de temps en temps, jusqu’à ce que je susse qu’il eut une jeune fille et qu’elle était pubère. Ensuite, je suis allé le voir et je lui ai dit : « prépare ma femme pour moi ! »,
 mais il a juré qu’il ne me la donnerait pas tant que je ne lui aurais pas donné une nouvelle dot, autre que celle que je lui avais déjà donné. J’ai juré que je ne lui donnerai rien d’autre que ce que je lui avais déjà donné ». Le Messager de Dieu a demandé : 
« quel âge a-t-elle maintenant ? » Il a répondu : « on peut voir des cheveux blanc ». Il a dit : « je pense que tu devrais t’en séparer ». Il a dit : « cela m’a surpris et j’ai regardé vers le Messager de Dieu. Quand il a vu l’expression sur mon visage, il a dit : 
« pas de péché pour toi, ni pour ton compagnon ».
Abou Dâwoud a dit : al-qatîr se sont les cheveux blanc.
Ahmad bin Sâlih nous a rapportés : ‘Abd ar-Razzâq nous a rapportés : Ibn Jourayj nous a rapportés : Ibrâhîm bin Maysara m’a rapporté que sa tante lui a rapporté qu’une femme a dit, et c’était une femme croyante, elle a dit : 
« mon père a participé à une razzia pendant la période préislamique et ils étaient brûlés par le soleil. Un homme a dit : « qui me donnera ses chaussures ? Je lui donnerai en mariage ma première fille qui viendra au monde ». Mon père a enlevé ses chaussures et les a jetées vers lui. Un fille lui est né et elle avait grandi et était pubère ». Le reste du hadith est semblable, sauf que « cheveux blanc » n’a pas été mentionné.
 
2143 – Bahz bin Hakîm a rapporté de son père que son grand-père a dit : « Ô Messager de Dieu ! Que devons-nous faire pour nos femmes et que devons-nous dépenser ? » Il a répondu : 
« allez à votre champs de labour comme vous voulez. Nourrissez-la comme vous vous nourrissez, habillez-la comme vous vous habillez, et ne la défigurez-pas, ni ne la frappez ».

2146 – Iyâs bin ‘Abdullah bin Abi Dhoubâb a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « ne frapper pas les servantes de Dieu ». ‘Omar est venu voir le Messager de Dieu et a dit : « les femmes sont devenues rebelles envers leurs maris ». Il a donc permis de les battre. Beaucoup de femmes sont allées trouver le Messager de Dieu pour se plaindre de leurs maris. Le Prophète a dit : « beaucoup sont allées se plaindre de leurs maris auprès des femmes de Mohammad. Ils ne sont pas les meilleurs d’entre vous ».
 
2151 - Jâbir a rapporté qu’une fois le Prophète a vu une femme, il est allé vers Zaynab bint Jahch afin d’assouvir son désir avec elle. Il est allé voir ses compagnons et leur a dit : « une femme apparait sous la forme d’un satan.
 Quiconque ressent ses effets, qu’il aille vers sa femme, cela diminuera ce qui est dans son âme ».


Le livre du divorce (kitâb at-talâq)
2228 - Aisha a rapporté :
Habîba bint Sahl était la femme de Thâbit bin Qays Chammâs. Il l’a battue et lui a cassé un membre. Elle est allée voir le Messager de Dieu après le matin et s’est plainte de son mari. Le Prophète a fait convoquer Thâbit et lui a dit :
 « prend un peu de son argent et quitte-la ». Il a répondu : « est-ce juste, Ô Messager de Dieu ? » Il a dit : « oui ». Il a répliqué : « je lui ai donné deux de mes jardins comme dot ». Le Prophète a dit : « reprend-les et quitte-la ».

2283 – ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu a répudié Hafsa puis il l’a reprise.
 
2309 – ‘Âicha a rapporté qu’on a interrogé le Messager de Dieu au sujet d’un homme qui a divorcé trois fois avec sa femme, elle s’est donc mariée à un autre homme qui a ensuite divorcé d’elle avant d’avoir eu des relations sexuelles :
est-elle licite pour son premier mari ? Le Prophète a répondu : « elle n’est pas licite pour son premier mari tant qu’elle n’aura pas goûté le sperme (‘ousayla) de l’autre et qu’il n’aura pas goûté le sien ».

Commentaire : ‘Awn al-Ma’boud charh Sunan Abi Dawoud de Mohammed Chams al-Haqq al-‘Azîm Âbâdi
Il a été dit que « al-‘ousayla » signifie « le sperme », et cela s’accorde avec ce qu’a dit al-Hassan al-Basri.

Lisân al-‘Arab : le sperme est appelé « al-‘ousayla ».


Le livre de la guerre sainte (kitâb al-jihâd)
2488 - ‘Abd al-Khabîr bin Thâbit bin Qays bin Chammâs a rapporté de son père et de son grand-père :
Une femme qui s’appelait Oumm Khallâd est allée voir le Prophète et elle se couvrait le visage. Elle a posé des questions sur son fils qui a été tué. Certains compagnons du Prophète ont dit : « tu poses des questions sur ton fils alors que tu as le visage couvert ? »
 Elle a répondu : « alors que je suis affligé par la perte de mon fils, je ne souffrirai jamais de la perte de ma modestie ». Le Messager de Dieu a dit : « ton fils a la récompense de deux martyres ». Elle a répondu : « et pourquoi ça, Ô Messager de Dieu ? »
 Il a dit : « parce qu’il a été tué par les gens du livre ».
 
2668 - ‘Abdullah a rapporté :
On a trouvé une femme au cours d’une des expéditions du Messager de Dieu. Alors, le Messager de Dieu a désapprouvé le meurtre des femmes et des enfants.

2669 - Râbah bin Rabî’ a rapporté :
Nous étions avec le Messager de Dieu durant une razzia. Il a vu que des gens se rassemblaient autour de quelque chose, il a donc envoyé un homme et dit : « va voir ce pourquoi ils se rassemblent ». Il est revenu et a dit : « c’est une femme qui a été tuée ». Il (le Prophète) a dit : « elle n’a pas combattu ». Khâlid bin Walîd était à l’avant-garde, il a envoyé un homme en disant : « dis à Khâlid : ne tue pas de femme ni de serviteur esclave ».

2670 - Samoura bin Joundoub a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « tuez les vieux polythéistes, mais épargnez leurs enfants ».
 
2671 - ‘Aicha a rapporté :
Aucune de leurs femmes, c’est-à-dire, des Bani Qorayza, n’a été tuée sauf une. Elle parlait avec moi en riant tellement qu’elle se roulait sur le dos et le ventre alors que le Messager de Dieu était en train de tuer les hommes de sa tribu au marché. Soudain, un homme l’a appelé : « où est untel ? » Elle a répondu : « c’est moi ». J’ai dit : « qu’as-tu fais ? » Elle a répondu : « quelque chose de sans précédent ». Elle fut emmenée et on l’a décapité. Je ne peux l’oublier tellement je fus surprise par son attitude,
elle était en train de parler avec moi et riait si fort qu’elle se roulait sur le dos et le ventre alors qu’elle savait qu’elle allait être tuée.
 
2672 - As-Sa’b bin Jaththâma a rapporté qu’il a interrogé le Messager de Dieu au sujet du territoire des polythéistes quand on les attaque la nuit et que leurs enfants et leurs femmes sont tués. Le Prophète a répondu : « ils sont des leurs ».
Et ‘Amr, c’est-à-dire Ibn Dînâr, disait : « ils sont de leurs parents ». Az-Zouhri a dit : « puis le Messager de Dieu a interdit après cela de tuer les femmes et les enfants ».


Le livre du tribut, du pouvoir, et du butin (kitâb al-kharâj wa-l-imâra wa-l-fay')
2962 - Abi Dharr a rapporté :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « Dieu a placé la vérité sur la langue d’Omar, et il parle selon elle (la vérité) ».

2999 – Yazîd bin ‘Abdullah a rapporté :
Nous étions à al-Mirbad. Un homme avec les cheveux ébouriffés et tenant dans sa main un morceau de peau rougeâtre est arrivé. Nous avons dit : « es-tu un bédouin ? » Il a répondu : « oui ». Nous avons dit : « donnes-nous ce morceau de peau rouge qui est dans ta main ! » Il nous l’a donné et nous avons lu ce qui était écrit dessus : « de Mohammad, Messager de Dieu, aux Bani Zouhayr bin Ouqaych. Si vous attestez qu’il n’y a de Dieu que Dieu, et que Mohammad est le Messager de Dieu, faites la prière, payez la zakat, versez le cinquième du butin et la part du Prophète, vous serez sous la protection de Dieu et de son Messager ». Puis nous avons demandé : « qui a écrit ce document pour toi ? » Il a répondu : « le Messager de Dieu ».
 
3002 - La fille de Mouhayssa a rapporté de son père Mouhayssa que le Messager de Dieu a dit : « si vous mettez la main sur un juif, tuez-le ». Mouhayssa a bondit sur Chabîba, un marchand juif qui se mêlait à eux, et l’a tué. Houwayssa n’était pas encore musulman à ce moment-là et il était plus âgé que Mouhayssa. Quand il l’a tué, Houwayssa a commencé à le frapper et dit : « Ô ennemi de Dieu ! Par Dieu, la graisse dans ton ventre vient de son argent ».

3006 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Prophète a combattu les gens de Khaybar et s’est emparé de leur palmeraies et de leurs terres, et les a forcé à rester confiné dans leur forteresse. Ils ont donc conclu un traité de paix stipulant que l’or, l’argent et les armes reviendraient au Messager de Dieu,
et que tout ce qu’ils chargeront sur leurs chameaux leur appartiendraient, à condition qu’ils ne cacheront et n’emporteront rien d’autre. S’ils le faisaient, il n’y aurait plus de protection pour eux ni traité. Ils ont emporté un sac appartenant à Houyayy bin Akhtab
qui avait été tué avant Khaybar. Celui-ci avait emporté les richesses des Banou an-Nadhir lorsqu’ils furent expulsés. Le Prophète a demandé à Sa’ya : « où est le sac d’Houyayy bin Akhtab ? » Il a répondu : « le contenu du sac fut dépensé lors de batailles ainsi que pour d’autres choses ». Ils ont fini par trouver le sac et donc il tua Ibn Abi-l-Huqayq, puis il fit prisonnier leurs femmes et leurs enfants et avait l’intention de les déporter. Ils ont dit : « Mohammad, laisse-nous travailler sur cette terre, nous aurons la moitié si tu le souhaites
 et tu auras l’autre moitié ». Le Messager de Dieu avait l’habitude de donner en contribution à chacune de ses femmes quatre-vingt wasqan de dattes et vingt wasqan de blé.

3088 - ‘Abdullah bin ‘Amr a rapporté :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire lorsque nous étions sur le chemin d’at-Tâif et que nous passions devant une tombe : « c’est la tombe d’Abi Righâl. Il est dans ce sanctuaire, protégé du châtiment, mais quand il sortira, le même châtiment qui a frappé son peuple
 en ce lieu l’atteindra, et il a été enterré là-bas. Le signe de cela est qu’une branche en or a été enterrée avec lui. Si vous ouvrez la tombe, vous la trouverez avec lui ». Les gens se sont pressés de creuser et ont extrait la branche.


Le livre des funérailles (kitâb al-janâ’iz)
3111 – Jâbir bin ‘Atîk a rapporté :
Le Messager de Dieu est allé rendre visite à ‘Abdullah bin Thâbit alors qu’il était à l’agonie. Il l’a appelé mais il n’a pas répondu. Le Messager de Dieu a dit : « nous appartenons à Dieu et vers lui nous retournons ». Il a ajouté : « tu nous es arraché, Ô Abou ar-Rabî’ ». Les femmes criaient et pleuraient et Jâbir a commencé à les faire taire. Le Messager de Dieu a dit : « laisse-les, et quand le temps viendra, aucune femme ne devra pleurer ». Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu, quel est le temps nécessaire ? » Il a répondu : « quand il mourra ». Sa fille a dit : « par Dieu ! J’espère que tu seras un martyre car tu t’étais préparé pour la bataille ». Le Messager de Dieu a dit : « Dieu lui a attribué sa récompense en fonction de ses intentions. Savez-vous ce qu’est le martyre ? » Ils ont répondu : « être tué dans le chemin de Dieu ». Le Messager de Dieu a dit : « il y a sept types de martyres autres que d’être tué dans le chemin de Dieu. Celui qui meurt de la peste un martyre, le noyé est un martyre, celui qui meurt de pleurésie est un martyre, celui qui meurt
d’une maladie du ventre est un martyre, le brûlé est un martyre, celui qui meurt dans un effondrement est un martyre, et la femme qui meurt en accouchant est une martyre ».  
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:20

Sunan Abi Dâwoud 

 
Le livre de l’activité (kitâb al-ijâra)
3476 – Une femme appelée Bouhaysa a rapporté que son père a demandé au Prophète la permission d’entrer, et il a soulevé sa chemise et a commencé à l’embrasser, puis il l’a enlacé. Ensuite, il lui a dit : « Ô Prophète de Dieu !
Quelle est la chose qui n’est pas permis de détenir ? » Il a répondu : « l’eau ». Il a dit : « Ô Prophète de Dieu ! Quelle est la chose qui n’est pas permis de détenir ? » Il a répondu : « le sel ». Il a dit : « Ô Prophète de Dieu ! Quelle est la chose qui n’est pas permis de détenir ? »
 Il a répondu faire le bien est meilleur pour toi ».
 
3489 – Al-Moughîra bin Chou’ba a rapporté que le Messager de Dieu a dit: « celui qui vend du vin, c’est comme s’il mangeait du porc ».

3568 – Jasra bint Doujâja a rapporté :
‘Aicha a dit : « je n’ai jamais vu personne cuisiner comme Safiyya. Elle préparait de la nourriture pour le Messager de Dieu et la lui envoyait. J’ai perdu mon sang froid et j’ai cassé le récipient. J’ai dis : « Ô Messager de Dieu ! Quelle est l’expiation pour ce que j’ai fait ? »
Il a répondu : « un récipient pour un récipient et de la nourriture pour de la nourriture ».


Le livre de la connaissance (kitâb al-‘ilm)
3645 – Ibn Zayd bin Thâbit a rapporté :
Zayd bin Thâbit a dit : « le Messager de Dieu m’a ordonné d’apprendre le livre des Juifs et j’ai dis : « par Dieu ! Je ne fais pas confiance aux Juifs pour qu’ils écrivent pour moi ». Je l’ai donc appris, et la moitié d’un mois m’a suffit à l’apprendre. J’écrivais pour lui quand il voulait écrire quelque chose, et je lisais pour lui quand quelque chose lui avait été écrit.

3662 – Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « rapporter des enfants d’Israël, il n’y a aucun mal ».
 
3663 – ‘Abdullah bin ‘Amr a rapporté : « le Prophète de Dieu nous racontait l’histoire des enfants d’Israël jusqu’au petit matin, et rien ne l’interrompait sauf la prière obligatoire ».


Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
3670 – ‘Omar bin al-Khattâb a rapporté :
Quand n’était pas encore descendue la prohibition du vin, ‘Omar a dit : « Ô Dieu, donne-nous une explication claire au sujet du vin ! » Le verset dans la sourate al-Baqara est descendu : « ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : dans les deux il y a un grand péché » (2.219). On a appelé ‘Omar et on lui a récité. Il a dit : « Ô Dieu, donne-nous une explication claire au sujet du vin ! » Le verset qui est dans la sourate an-Nisâ’ est descendu : « Ô les croyants ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes ivres » (4.43). Au moment de l’appel à la prière, le crieur du Messager de Dieu a crié de ne pas s’approcher de la prière en état d’ivresse. On a appelé ‘Omar et on lui a récité. Il a dit : « Ô Dieu, donne-nous une explication claire au sujet du vin ! » Ce verset est descendu : 
« allez-vous donc y mettre fin ? » (5.91). ‘Omar a dit : « nous en avons fini ».
 
3671 – ‘Ali bin Abi Tâlib a rapporté qu’un Ansar l’a invité lui et ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf, et leur a donné à boire du vin avant son interdiction. ‘Ali les a guidés dans la prière du couchant et a récité : « Ô vous les mécréants… » (sourate 109), mais il s’est emmêlé les pinceaux. Ensuite, est descendu : « Ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites » (4.13).

3682 – ‘Aicha a rapporté :
On a interrogé le Messager de Dieu au sujet du bit’. Il a répondu : « toute boisson qui intoxique est illicite ».
Abou Dâwoud a dit : « j’ai lu avant Yazîd bin ‘Abd Rabih al-Jourjousi : Mohammed bin Harb vous a rapportés, d’après az-Zoubaydi, d’après az-Zouhri ce hadith avec sa chaîne. Il a ajouté : le bit’ est le nabîdh fait avec du miel, les gens du Yémen avaient l’habitude d’en boire ».
Abou Dâwoud a dit : « j’ai entendu Ahmad bin Hanbal dire : « il n’y a de dieu qu’Allah, il n’y a personne de plus fiable que lui, il n’y a personne parmi eux comme lui », c’est-à-dire parmi les gens de Hims, en se référant à al-Jourjousi ».

3683 – Daylam al-Himyari a rapporté :
J’ai demandé au Messager de Dieu : « Ô Messager de Dieu ! Nous vivons dans un pays froid et nous travaillons dur. Nous préparons une boisson faite à partir de blé, elle nous rend plus fort dans notre travail et contre le froid de notre pays ». Il a dit : « est-elle enivrante ? » J’ai répondu : « oui ». Il a dit : « écartez-vous en ». J’ai rétorqué : « les gens ne l’abandonneront pas ! » Il a dit : « s’ils ne l’abandonnent pas, combattez-les ! » 

3695 – Abi-l-Qamous Zayd bin ‘Ali a rapporté :
Un homme qui faisait parti de la délégation d’Abd al-Qays est allé voir le Messager de Dieu – ‘Awf pensait que son nom était Qays bin an-Nou’mân – il (le Prophète) a dit : « ne buvez pas dans un naqîr, ni dans un mouzaffat, un doubbâ’, ou un hantam, buvez dans des outres qui peuvent être fermé. Si la boisson devient forte, diluez-la avec de l’eau, et si le problème n’est pas résolu, alors déversez-la ».

3696 – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
La délégation d’Abd al-Qays a dit : « Ô Messager de Dieu, dans quoi devons-nous boire ? » il a répondu : « ne buvez pas dans ad-doubbâ’, ni al-mouzaffat, ou an-naqîr. Préparez votre nabîdh dans des outres ». Ils ont demandé : « Ô Messager de Dieu, et s’il devient fort dans les outres ? » Il a répondu : « ajoutez-y de l’eau ». Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu ! » Il leur a répondu la troisième ou quatrième fois : « déversez-le ». Ensuite, il a dit : « Dieu m’a interdit – ou a interdit – le vin, le jeu de hasard, et al-Kouba ». Il a ajouté : « et tout intoxicant est illicite ».
Sofyân a dit : « j’ai interrogé ‘Ali bin Badhîma au sujet d’al-Kouba. Il a répondu : « la timbale ».

3710 – ‘Abdullah bin ad-Daylami a rapporté que son père a dit :
Nous sommes allés voir le Messager de Dieu et nous avons dit : « Ô Messager de Dieu ! Tu sais qui nous sommes et d’où nous venons. À qui appartenons-nous ? » Il a répondu : « à Dieu et à son Messager ». Nous avons dit : « Ô Messager de Dieu ! Nous avons du raisin. Que devons-nous faire avec ? » Il a répondu : « faites-en du raisin sec ». Nous avons demandé : « que devons-nous faire avec le raisin sec ? » Il a répondu : « faites-en du nabîdh le matin et buvez-en le soir. Faites-en du nabîdh le soir et buvez-en le matin. Préparez le nabîdh dans une outre, mais ne faites pas de nabîdh dans une cruche, car s’il est pressé trop tardivement, il se changera en vinaigre ».

3713 – Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Le nabîdh était préparé avec du raisin pour le Prophète et il le buvait le jour même, le lendemain, le surlendemain, et jusqu’au soir du troisième jour. Ensuite, il ordonnait à ce qu’il soit donné à boire aux serviteurs, ou qu’il soit déversé ».
Abou Dâwoud a dit : « et la signification de « donné à boire aux serviteurs » est quand cela commençait à se gâter.
Abou Dâwoud a dit : « Abou ‘Omar est Yahya bin ‘Obayd al-Bahrâni ».
 
3714 – ‘Aicha, la femme du Prophète, a rapporté que le Prophète restait avec Zaynab bint Jahch et il buvait du miel dans sa maison. Hafsa et moi-même ont été d’accord que lorsque le Prophète visitera l’une de nous, elle dira : « tu sens le maghâfîr ». Il a rendu visite à l’une des deux et elle lui a dit cela. Il a dit : « non, j’ai bu du miel dans la maison de Zaynab bint Jahch, mais je n’en boirai plus jamais ». Puis est descendu : « pourquoi déclares-tu illicite ce que Dieu déclara licite pour toi », jusqu’à « si vous vous repentez à Allah » (66.1-4), concernant ‘Aicha et Hafsa. « Lorsque le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses » (66.3), concerne sa parole « non, j’ai bu du miel ».
Al-Hassan bin ‘Ali a rapporté d’Abou Oussâma, d’Hichâm, de son père, d’Aicha qui a dit : « le Messager de Dieu aimait les sucreries et le miel », et il a mentionné une partie de cette narration, « et le Prophète était très préoccupé s’il y avait une odeur sur lui ».
Et dans ce hadith, Sawda a dit : « non, tu as mangé du maghâfîr », il a répondu : « non, j’ai bu du miel qu’Hafsa m’a donné à boire ». J’ai dit : « ses abeilles ont butiné al-‘ourfout », une plante fréquentée par les abeilles.
Abou Dâwoud a dit : « al-maghâfîr est de la gomme et de la résine ». Et « jarasat » veut dire « butiner », et « al-‘ourfout » est une plante fréquentée par les abeilles.

3716 – Abi Horayra a rapporté :
Je savais que le Messager de Dieu était en train de jeûner. J’ai attendu qu’il rompe son jeûne pour lui préparer du nabîdh dans une calebasse. Ensuite, je suis allé le voir avec cela quand il pétillait. Il a dit : « jette-cela contre le mur,
car c’est la boisson de celui qui ne croit ni en Dieu ni au jour dernier ».


Le livre de la médecine (kitâb at-tibb)
3903 - ‘Aicha a rapporté : « ma mère a voulu me faire prendre du poids afin que je consomme le mariage avec le Messager de Dieu, mais je n’ai rien accepté de ce qu’elle m’a donné jusqu’à ce qu’elle m’offre des concombres avec des dattes, j’ai alors grossi de la meilleure des façons ».


Le livre de l’affranchissement (kitâb al-‘itq)
3928 – Az-Zouhri a rapporté que Nabhân, un moukâtib d’Oumm Salama, a dit : « j’ai entendu Oumm Salama dire : le Messager de Dieu nous a dit : « si l’une de vous possède unmoukâtib et qu’il a assez d’argent pour payer son contrat d’affranchissement,
 elle doit observer le hijâb devant lui ».


Le livre des lettres et des récitations (kitâb al-houzouf wa-l-qirâ’ât)
4002 – Abi Dharr a rapporté :
Je chevauchais derrière le Messager de Dieu tandis qu’il était sur un âne et le soleil était en train de se coucher. Il a dit : « sais-tu où il se couche ? » J’ai répondu : « Dieu et son Messager le savent mieux ». Il a dit : « il se couche dans une source d’eau chaude ».


Le livre de l’habillement (kitâb al-labâs)
4039 – ‘Abd ar-Rahman bin Ghanm al-Ach’ari a rapporté :
Abou ‘Amir ou Abou Mâlik – et par Dieu, je jure qu’il ne m’a pas menti – m’a dit qu’il a entendu le Messager de Dieu dire : « il y aura des gens parmi ma oumma qui considéreront comme licite le khazz et la soie », et il a rappelé sa parole et a dit : « certains d’entre eux seront changés en singes et en porc jusqu’au jour de la résurrection ».
Abou Dâwoud a dit : « et vingt ou plus parmi les compagnons du Messager de Dieu portait du khazz, y compris Anas et al-Barâ’ bin ‘Azib ».

4101 - Oumm Salama a rapporté :
Quand fut descendu « de ramener sur elles leurs jalâbîb », les femmes des Ansârs sont sorties comme si il y avait des corbeaux sur leurs têtes à cause de leurs vêtements.
 
4104 - ‘Aicha a rapporté qu’Asmâ’ bint Abi Bakr est entré en présence du Messager de Dieu en portant des vêtements fins. Le Messager de Dieu s’est détourné d’elle et a dit : « Ô ‘Asmâ’, quand une femme atteint l’âge des menstrues, il n’est pas convenable qu’elle montre quelque chose excepté ceci et cela », et il désigna son visage et ses mains.
Abou Dâwoud a dit : « c’est un mursal. Khâlid bin Dourayk n’a pas rencontré ‘Aicha ».
 
4106 - Anas a rapporté que le Prophète a offert un esclave à Fâtima et Fâtima portait un vêtement qui, lorsqu’elle couvrait sa tête, découvrait ses pieds, et lorsqu’elle couvrait ses pieds avec, sa tête se découvrait. Quand le Prophète l’a vue se débattre, il a dit :
 « il n’y a pas de péché sur toi, c’est seulement ton père et ton jeune esclave ».

4111 - Ibn ‘Abbâs a dit : le verset « et dis aux croyantes de baisser leurs regards » (24.31) a été abrogé, et une exception a été faite concernant le verset « et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n’espèrent plus le mariage » (24.60).

4112 - Oumm Salama a rapporté :
J’étais avec le Messager de Dieu et Maymouna. Ibn Oumm Maktoum est entré et c’était après que le hijâb nous fut imposé. Nous avons dit : « Ô Messager de Dieu, n’est-il pas aveugle et ne peut-il pas nous voir ou nous reconnaitre ? » Le Prophète a dit : « êtes-vous aveugle ? Ne le voyez-vous pas ? »
Abou Dâwoud a dit : « cette règle s’applique seulement aux femmes du Prophète. Ne voyez-vous pas quand Fâtima bint Qays observait sa période d’attente (‘ida) dans la maison d’Ibn Oumm Maktoum, le Prophète a dit à Fâtima bint Qays : « observe ta période d’attente dans la maison d’Ibn Oumm Maktoum, car il est aveugle et tu peux enlever tes vêtements dans sa maison ».


Le livre du peignage (kitâb at-tarajjal)
4166 - ‘Aicha a rapporté :
Une femme a fait signe derrière un rideau avec une lettre dans sa main pour le Messager de Dieu. Le Prophète l’a saisi avec sa main en disant : « je ne sais pas si c’est la main d’un homme ou d’une femme ». Elle a répondu : « c’est une femme ». Il a dit : « si tu es une femme, tu devrais changer tes ongles », signifiant par là, avec du henné.
 
4173 – Abi Moussa a rapporté que le Prophète a dit : « si une femme se parfume et passe près des gens afin qu’ils sentent son parfum, alors elle est ceci et cela », et il l’a dit sur un ton sévère.


Le livre des épopées (kitâb al-malâhim)
4307 – ‘Abd al-‘Azîz bin ‘Abd as-Samad a rapporté : « Moussa al-Hannât nous a rapportés, et je ne sais pas s’il l’a mentionné de Moussa bin Anas, de Anas bin Mâlik, que le Messager de Dieu a dit : « Ô Anas ! Les gens établiront des territoires, et l’un d’eux sera appelé al-Basra ou al-Bousayra. Si tu y passes ou si tu y entres, méfies-toi de ses lacs salés, de ses quais, de ses marchés, et de la porte de ses gouverneurs. Tu devrais te cantonner dans sa banlieue, car il y aura un effondrement de la terre en son milieu,
et il pleuvra des pierres, et il y aura de grands tremblements de terre, et les gens qui y passeront la nuit deviendront des singes et des porcs au matin ».


Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)
4351 – ‘Ikrima a rapporté qu’Ali a brûlé vif des gens qui ont apostasié de l’islam. La nouvelle est arrivée aux oreilles d’Ibn ‘Abbâs, et il a dit : « je ne les aurai pas brûlés vifs car le Messager de Dieu a dit : « ne châtiez pas avec le châtiment de Dieu ». Je les aurai exécutés conformément à la parole du Messager de Dieu, car le Messager de Dieu a dit : « quiconque change sa religion, tuez-le ». ‘Ali a été informé de cela et il a dit : « malheur à Ibn ‘Abbâs ! ».

4358 - Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’Abdullah bin Sa’d bin Abi Sarh écrivait pour le Messager de Dieu. Satan l’a fait glisser et il a rejoint les mécréants. Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager de Dieu a ordonné qu’il soit tué.
‘Othmân bin ‘Affân a cherché la protection pour lui et le Messager de Dieu lui a accordé la protection.

4359 – Sa’d a rapporté :
Le jour de la conquête de la Mecque, ‘Abdullah bin Sa’d bin Abi Sarh s’est caché chez ‘Othmân bin ‘Affân qui l’a amené devant le Prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu, accepte l’allégeance d’Abdullah ». Il a levé sa tête et l’a regardé trois fois, il a refusé à chaque fois mais il accepta son allégeance au bout de la troisième fois. Ensuite, il s’est tourné vers ses compagnons et a dit : « n’y avait-il pas d’homme sage parmi vous qui aurait pu se lever quand il m’a vu retirer ma main de son allégeance et le tuer ? » Ils ont répondu : « nous ne connaissons pas, Ô Messager de Dieu, ce qu’il y a dans ton cœur. Pourquoi ne nous as-tu pas fait un signe des yeux ? » Il a dit : « il n’est pas convenable pour un Prophète de tromper avec ses yeux ».4360 – Jarîr a rapporté :
J’ai entendu le Prophète dire : « si un esclave s’enfuit vers la terre du polythéisme, son sang est licite ».
 

4361 – ‘Ikrima a rapporté :
Ibn ‘Abbâs nous a raconté qu’un aveugle avait une mère-esclave qui avait l’habitude d'injurier le Prophète et de le dénigrer. Il lui a interdit mais elle n’arrêtait pas. Il l’a réprimandé mais elle n’abandonnait pas son habitude. Une nuit, elle a commencé à calomnier
 le Prophète et à l’injurier. Il a pris alors un poignard, l’a placé sur son ventre, il a appuyé dessus et l’a tuée. Un enfant est sorti entre ses jambes et fut maculé du sang qui était répandu. Lorsque le matin est arrivé, le Prophète a été informé de cela.
 Il a rassemblé les gens et a dit : « par Dieu ! J’adjure l’homme qui a commis cet acte, et je l’adjure par mon droit sur lui, de se lever ». L’homme s’est levé en sautant sur les cous des gens et en tremblant. Il s’est assis devant le Prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu ! Je suis son maître, elle avait l’habitude de t’injurier et de te dénigrer. Je lui ai interdit, mais elle ne s’est pas arrêtée. Je l’ai réprimandée mais elle n’abandonnait pas son habitude. J’ai d’elle deux fils qui sont comme des perles, et elle était ma compagne.
La nuit dernière, elle a recommencé à t’injurier et à te dénigrer. Alors j’ai pris un poignard, je l’ai mis sur son ventre, et j’ai appuyé jusqu’à la tuer ». Le Prophète a répondu : « soyez en témoin, il n’y aura aucune représailles pour son sang ».
4362 – ‘Ali a rapporté qu’une juive avait l’habitude d’insulter le Prophète et de le calomnier. Un homme l’a étranglé jusqu’à ce que mort s’en suive.Le Messager de Dieu a déclaré qu’il n’y avait pas de prix à payer pour son sang.
 

4379 - ‘Alqama bin Wâ’il a rapporté de son père qu’une femme, à l’époque du Prophète, est sortie pour aller prier. Un homme l’a rencontrée et a eu le dessus sur elle. Il a assouvi d’elle son désir. Elle a crié et il est parti en courant. Un homme est arrivé, elle a dit : 
« celui-ci m’a fait telle et telle chose ». Un groupe d’émigrés est arrivé, elle a dit : « cet homme m’a fait telle et telle chose ». Ils sont partis et ont mis la main sur l’homme soupçonné de lui être tombé dessus, puis ils le lui ont présenté.
Elle a dit : « oui, c’est lui ». Ils l’ont emmené devant le Prophète. Quand il fut sur le point de prononcer la sentence, son partenaire, qui lui était tombé dessus, s’est levé et dit : « Ô Messager de Dieu ! Je suis bien son partenaire ! »
Il (le Prophète) lui a dit (à la femme) : « va-t’en ! Dieu t’a pardonné ! » Et il a dit à l’homme de bonnes paroles – Abou Dâwoud a dit : c’est-à-dire l’homme qui a été attrapé – et il a dit à l’homme qui était tombé sur elle : « lapidez-le ! » Il a également dit : « il s’est tellement repenti que si les gens de Médine s’était autant repenti, cela aurait été accepté d’eux ».
Abou Dâwoud a dit : Asbât bin Naser l’a aussi rapporté de Simâk.
 

4404 – Sofyân a rapporté qu’Abd al-Mâlik bin ‘Omayr nous a rapportés : « ‘Atiyya al-Qourazi m’a rapporté : j’étais parmi les captifs de Bani Qorayza et ils nous ont examinés. Ceux dont les poils avaient poussé ont été exécutés, et ceux dont les poils
n’avaient pas poussé ont été épargnés. Je fus parmi ceux dont les poils n’avaient pas poussé ».
Mousaddad nous a rapportés : Abou ‘Awâna nous a rapportés d’après ‘Abd al-Mâlik bin ‘Omayr ce hadith. Il a dit : ils ont découvert mes parties intimes et ils ont vu que rien n’avait poussé. Ils m’ont alors mis parmi les captifs.
 
4411 – ‘Abd ar-Rahman bin Mouhayrîz a rapporté :
Nous avons interrogé Fadâla bin ‘Obayd concernant le fait de laisser pendre la main du voleur autour de son cou, cela est-il une sunna ? Il a répondu : « un voleur a été amené devant le Messager de Dieu et sa main a été coupée, ensuite il a ordonné à ce qu’elle soit accrochée autour de son cou ».
4457 – Yazîd bin al-Barâ’ a rapporté que son père a dit : « j’ai rencontré mon oncle paternel et il avait avec lui une bannière. Je lui ai demandé : « où vas-tu ? » Il a répondu : « le Messager de Dieu m’a envoyé vers un homme qui s’est marié avec la femme de son père,
 il m’a ordonné de lui frapper le cou et de saisir ses biens ».
 

4464 - ‘Abd al-‘Aziz bin Mohammad nous a rapporté : ‘Amr bin Abi ‘Amr m’a rapporté d’Ikrima, d’Ibn ‘Abbâs que le Messager de Dieu a dit : « quiconque a une relation sexuelle avec un animal, tuez-le et l’animal aussi ». Il (Ikrima) a dit :
 « je lui ai demandé (à Ibn ‘Abbâs) : pourquoi tué l’animal ? » Il a répondu : « je pense qu’il (le Prophète) désapprouvait que sa chair puisse être mangé quand on lui a fait subir une telle chose ».
Abou Dâwoud a dit : « il n’est pas fort ».

4465 – ‘Asim a rapporté d’Abou Razîn, d’Ibn ‘Abbas qui a dit : « il n’y a pas de peine légale pour celui qui a un rapport sexuel avec un animal ».
Abou Dâwoud a dit : « c’est l’avis d’Atâ’ ». Al-Hakam a dit : « je pense qu’il devrait être fouetté, mais sans que cela ne soit équivalent au hadd ». Al-Hassan a dit : « il est comme le fornicateur ». Abou Dâwoud a dit : 
« le hadith d’Asim affaibli le hadith d’Amr bin Abi ‘Amr ».
 
4485 – Qabîsa bin Dhou’ayb a rapporté que le Prophète a dit : « celui qui boit du vin, fouettez-le. S’il recommence, fouettez-le. S’il recommence une troisième ou une quatrième fois, tuez-le ! » On a amené un homme qui avait bu et il l’a fouetté. Ensuite,
 on le lui a ramené et il l’a fouetté. Puis on le lui a encore ramené et il l’a fouetté. On le lui a amené de nouveau et il l’a fouetté. Il a levé la sentence de mort et c’était une permission.
Sofyân a dit : az-Zouhri a rapporté ce hadith et il y avait avec lui Mansour bin al-Mou’tamir et Mikhwal bin Râchid. Il leur a dit : « transmettez ce hadith de ma part aux irakiens ».
Abou Dâwoud a dit : ce hadith a été rapporté par ach-Charîd bin Souwayd, Chourahbîl bin Aws, ‘Abdullah bin ‘Amr, ‘Abdullah bin ‘Omar, Abou Ghoutayf al-Kindi, et Abou Salama bin ‘Abd ar-Rahman d’après Abi Horayra.

4488 – ‘Abdullah bin ‘Abd ar-Rahman al-‘Azhar a rapporté que son père a dit :
On a amené devant le Prophète quelqu’un qui avait bu alors qu’il se trouvait à Hunayn. Il lui a jeté de la poussière au visage et ordonné à ses compagnons de le frapper. Ils l’ont frappé avec leurs chaussures et ce qu’ils avaient dans les mains jusqu’à ce qu’ils leur disent : « arrêtez ! » Et ils ont arrêté.
Quand le Messager de Dieu est mort, Abou Bakr appliquait quarante coups de fouet au buveur de vin. ‘Omar avait décrété qu’il fallait appliquer quarante coups de fouet lorsqu’il a gouverné, puis quatre-vingt à la fin de son califat. ‘Othmân appliquait les deux peines : quatre-vingt et quarante coups de fouet, puis Mou’âwiya fixa la peine à quatre-vingt coups de fouet.


Le livre du prix du sang (kitâb ad-diyât)
4510 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Une juive de Khaybar a empoisonné une brebis et l’a apportée au Messager de Dieu. Le Messager de Dieu a pris l’épaule et l’a mangée en compagnie d’un groupe de ses compagnons. Puis, le Messager de Dieu leur a dit : « enlevez vos mains ! »
Le Messager de Dieu a fait venir la juive et lui a dit : « as-tu empoisonné cette brebis ? » La juive a répondu : « qui t’as-dit cela ? » Il a dit : « ceci, qui est dans ma main, me l’a dit, l’épaule ». Elle a dit : « oui ». Il a dit : « pourquoi as-tu fait cela ? »
 Elle a répondu : « je me suis dit : si c’est un prophète, cela ne lui causera aucun mal, et s’il ne l’est pas, nous serions débarrassés de lui ». Le Messager de Dieu lui a pardonnée et ne l’a pas punie, mais certains de ses compagnons qui ont mangé de cette brebis en sont morts. Le Messager de Dieu a été traité avec une saignée au niveau de ses épaules à cause de ce qu’il a mangé de cette brebis. Il était soigné par Abou Hind, qui était un esclave affranchi de Bani Bayâda des Ansârs. Il utilisait une corne et un couteau.

4511 – Abi Salama a rapporté qu’une juive a donné une brebis empoisonnée au Messager de Dieu à Khaybar. Un hadith semblable à celui de Jâbir. Il a dit : Bichr bin al-Barâ’ bin Ma’rour al-‘Ansâri est mort. Il a fait envoyer un message à la juive disant :
 « pourquoi as-tu fait cela ? » Et il a mentionné un hadith semblable à celui de Jâbir. Le Messager de Dieu a ordonné à ce qu’elle soit tuée. Il n’a pas mentionné la saignée.

4512 – Wahb bin Baqiyya nous a rapportés d’après Khâlid, d’après Mohammed bin ‘Amr, d’après Abi Salama, que Abi Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu acceptait les cadeaux et ne mangeait pas ce qui était donné en charité.
Wahb bin Baqiyya nous a rapportés, autre part, d’après Khâlid, d’après Mohammed bin ‘Amr, qu’Abi Salama, et il n’a pas mentionné Abi Horayra, a dit :
Le Messager de Dieu acceptait les cadeaux et ne mangeait pas ce qui était donné en charité. Il a ajouté : une juive de Khaybar lui avait donné une brebis qu’elle avait empoisonnée et le Messager de Dieu l’a mangée ainsi que les gens. Il a dit : 
« enlevez vos mains car ceci m’a dit que c’était empoisonné ». Bichr bin al-Barâ’ bin Ma’rour al-‘Ansâri est mort. Il a fait envoyer un message à la juive disant : « pourquoi as-tu fait cela ? » Elle a répondu : « si tu es un prophète, cela ne te fera aucun mal,
et si tu es un roi, les gens seront débarrassés de toi ». Le Messager de Dieu a ordonné à ce qu’elle soit tuée, puis il a dit durant sa maladie qui le fit mourir : « j’ai continué de ressentir la douleur à cause du morceau que j’ai mangé à Khaybar, mais maintenant, cela a tranché mon aorte ».


Le livre de la pratique (kitâb as-sunna)
4678 – Jâbir a rapporté :
Le Messager d’Allah a dit : « entre l’esclave (d’Allah) et la mécréance, il y a l’abandon de la prière ».

Commentaire : Ma’âlam as-Sunan lil-Imâm al-Khattâbi
Le Cheikh a dit : l’abandon est classé en catégories. Parmi elles est l’abandon tout en la reniant. Cela est de la mécréance selon le consensus de la oumma. Parmi elles est l’abandon à cause de l’oubli. Dans ce cas, il y a un consensus de la oumma que la personne en question n’est pas coupable de mécréance. Parmi elles est l’abandon délibéré sans la renier. C’est sur ce point que les gens ont divergé. Ibrâhîm an-Nakha’i, Ibn al-Moubârak, Ahmad bin Hanbal, et Ishâq bin Râhouya soutiennent le point de vue que celui qui abandonne la prière délibérément, sans aucune excuse, jusqu’à ce que son temps ait expiré, est un mécréant. Ahmad a dit : « nous ne déclarons aucun musulman mécréant pour quelque péché que ce soit sauf en ce qui concerne l’abandon de la prière ». Makhoul et ach-Châfi’i ont dit que celui qui abandonne la prière doit être tué comme un mécréant, mais cela ne le fait pas sortir de la religion et il peut être enterré dans le cimetière musulman et sa famille hérite de lui. Cependant, certains disciples d’ach-Châfi’i ont dit qu’il ne faut pas prier pour lui s’il meurt.
Les disciples d’ach-Châfi’i ont divergé sur la façon dont il doit être tué ; la majorité soutient qu’il doit être tué par l’épée. Ibn Chourayh a dit qu’il ne doit pas être tué par l’épée, mais qu’on doit le battre jusqu’à ce qu’il prie ou le battre jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ils ont dit qu’il doit être tué s’il manque une seule prière jusqu’à ce que son temps ait expiré. Mais Abi Sa’id al-Astakhri a dit qu’il ne faut pas le tuer tant qu’il n’a pas manqué trois prières. Et je pense qu’il est de cet avis car il est possible qu’il ait une excuse pour retarder la prière jusqu’à la prochaine heure de la prière, afin de combiner les deux.
Abou Hanifa et ses disciples ont dit que celui qui abandonne la prière n’est pas un mécréant et ne doit pas être tué, mais il doit être emprisonné et battu jusqu’à ce qu’il prie. Ils interprètent le récit dans le sens d’un sévère avertissement et d’une menace.    .
 
4706 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Obayy bin Ka’b a dit : « j’ai entendu le Messager d’Allah dire concernant sa parole « quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants » (18.80) : « le jour où il a été créé, il a été créé mécréant ».

4707 - Sa’d bin Joubayr a rapporté :
Ibn ‘Abbâs a dit : « Obayy bin Ka’b m’a rapporté que le Messager d’Allah a dit : « al-Khadir a vu un garçon qui jouait avec d’autres garçons. Il a pris sa tête et l’a arraché. Moïse a dit : « as-tu tué un être innocent… ? » (18.74).

4723 - Al-‘Abbâs bin ‘Abd al-Mouttalib a rapporté:
J'étais assis à al-Bathâ’ parmi un groupe de gens avec le Messager d’Allah, quand un nuage passa au-dessus d'eux. Le Messager d’Allah l’a regardé et dit : « comment appelez-vous cela ? » Ils dirent : « as-sahâb ». Il dit : « « et al-mouzn ? » Ils répondirent : « et al-mouzn ». Il dit : « et al-‘anân ? » Ils répondirent : « et al-‘anân ». Abou Dâwoud a dit : je ne suis pas tout à fait sûr du mot ‘anân. Il a demandé : « connaissez-vous la distance entre le ciel et la Terre ? » Ils répondirent : « nous ne le savons pas ». Il dit alors :
« la distance entre eux est de soixante et onze, soixante-douze, ou soixante-treize années. Et le ciel qui est au-dessus de ce ciel est à une distance équivalente ». Il énuméra les sept cieux. Puis il dit : « au-dessus du septième ciel, il y a un océan,
la distance entre sa surface et le fond est égale à la distance d’un ciel à un autre. Au-dessus de cet océan, il y a huit chèvres de montagne. La distance entre leurs sabots et leurs genoux équivaut à la distance d’un ciel à un autre. Sur leurs dos repose le trône.
Sa hauteur du haut jusqu’en bas est égale à la distance d’un ciel à un autre. Puis Allah est au-dessus de cela.
Ahmad bin Abi Sourayj nous a rapporté : ‘Abd ar-Rahman bin ‘Abdallah bin Sa’d et Mohammad bin Sa’îd ont dit tous deux : ‘Amer bin Abi Qays nous a rapporté de Simâk la même chaîne de transmission et le même sens que ci-dessus.
Ahmad bin Hafs a dit : mon père m’a rapporté : Ibrâhîm bin Tahmân nous a rapporté de Simâk la même chaîne de transmission et le même sens que le hadith ci-dessus.

4732 - ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
Le Messager d’Allah a dit : « Allah enroulera les cieux le jour de la Résurrection, puis il les saisira dans sa main droite. Ensuite, il dira : « je suis le roi, où sont les tyrans ? Où sont les arrogants ? » Puis, il enroulera les Terres et les saisira ». Ibn al-‘Alâ’ a dit : « dans son autre main, ensuite, il dira : « je suis le roi, où sont les tyrans ? Où sont les arrogants ? »

4749 – ‘Abd as-Salam bin Abi Hâzim Abou Tâlout a rapporté :
J’ai vu Abou Barza entré chez ‘Obaydullah bin Ziyâd. Untel – qu’on appelait Moslim – était parmi les gens et m’a rapporté : quand ‘Obaydullah l’a vu, il a dit : « votre Mohammad c’est un nabot grassouillet ». Le vieil homme l’a entendu et dit : « je ne pense pas que je vais rester avec des gens qui me critiquent car j’étais un compagnon de Mohammad ». ‘Obaydullah lui a dit : « tu as été un compagnon de Mohammad, c’est une source de fierté pour toi et non une honte ». Il a ajouté : 
« je suis seulement venu te voir pour t’interroger au sujet du bassin. As-tu entendu le Messager d’Allah mentionné quelque chose à ce sujet ? » Abou Barza lui a répondu : « oui. Et pas seulement une, deux, trois, quatre, ou cinq fois. Celui qui n’y croit pas, Allah ne lui en fera pas boire ». Ensuite, il est sorti en colère.


Les chapitres du sommeil (abwâb an-nawm)
5225 - Oumm Abân bint al-Wâzi’ bin Zâri’ a rapporté de son grand-père Zâri’ qui était un membre de la délégation d’Abd al-Qays :
Quand nous sommes arrivés à Médine, nous sommes descendus de nos montures rapidemment et nous nous sommes précipités auprès du Messager de Dieu pour lui embrasser les mains et les pieds. Mais al-Moundhir al-Achajj a attendu jusqu’à ce qu’il aille vers ses bagages, et il a mis ses vêtements. Ensuite, il est allé voir le Prophète qui lui a dit : « tu possèdes deux caractéristiques que Dieu aime : l’ambition et la patience ». Il a demandé : « Ô Messager de Dieu ! les ai-je acquis ou Dieu les a-t-elles créés en moi ? » Il a répondu : « Dieu les a créés en toi ». Il a dit : « louange à Dieu qui a créé en moi deux caractéristiques que Dieu et son Messager aime ».

5273 - Ibn ‘Omar a rapporté que le Prophète a interdit à un homme de marcher entre deux femmes.
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:21

Sunan Ibn Mâjah 

Sunan Ibn Mâjah, collecté  par le savant du hadîth Ibn Mâjah (m. 887), contient plus de 4000 traditions divisées en 1500 chapitres. Il y eu des divergences parmi les savants au sujet de la classification de cette œuvre, c’est à partir du quatorzième siècle, au plus tôt,
qu’elle fut incorporée parmi les six corpus canoniques. Certains la remplacent par le Mouwatta’ de l’imâm Mâlik ou Sunan ad-Dârimi. As-Souyouti (m. 1505) et Abou al-Hasan as-Sindi (m. 1724) en ont fait le commentaire.


Le livre de l’introduction (kitâb al-mouqaddimah)
1 - Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « tout ce que je vous ai ordonné, faites-le, et tout ce que je vous ai interdit, abstenez-vous en ».

2 - Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « laissez-moi comme je vous ai laissé. Car ceux qui sont venus avant vous ont été condamnés à cause de leurs questions et de leurs désaccords avec leurs prophètes. Si je vous ordonne de faire quelque chose, faite-le tant que vous le pouvez,
et si je vous interdis de faire quelque chose, abstenez-vous en ».

3 - Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque m’obéit, obéit à Dieu, et quiconque me désobéit, désobéit à Dieu ».
 
4 - Abou Ja’far a rapporté :
À chaque fois qu’Ibn ‘Omar entendait un hadith du Messager de Dieu, il ne faisait ni plus ni pas moins de ce qui était dit.

5 – Abou Dardâ’ a rapporté :
Le Messager de Dieu est passé nous voir lorsque nous parlions de la pauvreté et à quel point nous la craignions. Il a dit : « est-ce la pauvreté que vous craignez ? Par Celui dont les mains détiennent mon âme, ce monde viendra à vous dans l’abondance,
et rien ne pourra faire dévier vos cœurs excepté cela. Par Dieu ! Je vous laisse quelque chose comme le baydâ’, duquel la nuit et le jour sont les mêmes ».
Abou  Dardâ’ a dit : « par Dieu ! Il a dit la vérité. Le Messager de Dieu nous a effectivement laissé quelque chose comme le baydâ’, duquel les jours et les nuits sont les mêmes ».

6 - Mou’âwiya bin Qorra a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « un groupe de ma oumma continuera de dominer, et ceux qui les ont abandonnés ne leur nuiront jamais, jusqu’à ce que l’Heure arrive ».

7 - Abou Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « un groupe de ma oumma continuera d’adhérer fermement au commandement de Dieu, et ceux qui s’opposeront à eux ne pourront leur nuire ».

8 - Bakr bin Zour’a a dit : j’ai entendu Abou ‘Inaba al-Khawlâni, qui avait prié dans les deux directions avec le Messager de Dieu, dire : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire : Dieu continuera de planter de nouveaux gens dans sa religion, et de les utiliser dans sa servilité ».

9 - ‘Amr bin Chou’ayb a rapporté que son père a dit :
Mou’âwiya s’est levé pour délivrer un sermon et a dit : « où sont vos savants ? Où sont vos savants ? Car j’ai entendu le Messager de Dieu dire : « l’Heure n’arrivera pas tant qu’un groupe de ma oumma dominera les gens, et ils ne se soucieront point de ceux qui les ont abandonnés et de ceux qui les soutiennent ».

10 - Thawbân a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « un groupe parmi ma oumma continuera de suivre la vérité et de dominer, et ceux qui s’opposeront à eux ne pourront leur nuire, jusqu’à ce que cesse le commandement de Dieu ».

11 - Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
Nous étions avec le prophète, et il dessina une ligne, puis il dessina deux lignes à sa droite et deux lignes à sa gauche. Ensuite, il posa sa main sur la ligne du milieu et dit : « ceci est le chemin de Dieu ». Puis il récita le verset : « Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie » (6.153).
 
34 – Abou Horayra a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque m’attribue quelque chose que je n’ai pas dit, qu’il prenne sa place en enfer ».
 
35 – Abou Qatâda a rapporté :
Tandis qu’il était sur cette chaire, j’ai entendu le Messager de Dieu dire : « faites attention en rapportant trop de ahadith de moi. Quiconque m’attribue quelque chose, qu’il rapporte la vérité fidèlement. Quiconque m’attribue quelque chose que je n’ai pas dit,
 qu’il prenne sa place en enfer ».
 
36 – ‘Amir bin ‘Abdullah bin Zoubayr a rapporté que son père a dit :
J’ai dis à Zoubayr bin Awwâm : « pourquoi ne t’entends-je jamais rapporter d’ahadith du Messager de Dieu comme Ibn Mas’oud ou intel et intel ? » Il a répondu : « je ne l’ai jamais quitté depuis que je suis devenu musulman, mais je l’ai entendu dire :
« quiconque raconte délibérément un mensonge sur mon compte, qu’il prenne sa place en enfer ».

37 – Abi Sa’îd a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque colporte délibérément des mensonges à mon sujet, qu’il prenne sa place en enfer ».
 
38 – ‘Ali a rapporté que le Prophète a dit : « quiconque rapporte un hadith de moi en pensant qu’il soit faux, alors il est l’un des deux menteurs ».
 
44 – ‘Abdur-Rahmân bin ‘Amr as-Soulami a rapporté qu’il a entendu al-‘Irbâd bin Sâriya dire :
Le Messager de Dieu nous a prononcé un discours émouvant qui nous a fait pleurer et fait fondre nos cœurs. Nous avons dit : « Ô Messager de Dieu ! C’est un discours d’adieu. Que nous ordonnes-tu ? » Il a dit : « je vous laisse sur une lueur dont la nuit est comme son jour. Personne n’en déviera après que je serais parti, sauf celui qui est condamné. Quiconque vivra parmi vous verra une grande discorde. Je vous exhorte d’adhérer à ce que vous savez de ma sunna, et au chemin des califes bien-guidés,
 et de vous y accrochez fermement. Et vous devez obéir, même si c’est un esclave abyssin. Car le vrai croyant est comme un chameau avec un anneau dans son nez, partout où on le conduit, il se soumet ». ‘Irbâd bin Sâriya a rapporté :
 « le Messager de Dieu nous a guidés pendant la prière de l’aube, puis il s’est tourné vers nous et a délivré un sermon éloquent ». Et il rapporta quelque chose de similaire.

69 – ‘Abdullah a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « insulter un musulman est de l’immoralité et le combattre est de la mécréance ».

 
89 – Jâbir a rapporté :
Un ansarite est venu voir le Prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu ! J’ai une esclave, puis-je pratiquer le coït interrompu avec elle ? » Il a répondu : « ce qui est décrété pour elle se réalisera ». Il est retourné le voir plus tard et a dit :
 « l’esclave est devenue enceinte ». Le Prophète a répondu : « rien n’est décrété pour une personne sans que cela n’arrive ».

108 – Abi Dharr a rapporté :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « Dieu a placé la vérité sur la langue d’Omar, et il parle selon elle (la vérité) ».

114 – ‘Ali a rapporté :
Le Prophète ignorant (al-oummi) m’a informé que personne sauf un croyant ne m’aimerait, et personne sauf un hypocrite ne me détesterait ».

116 – Al-Barâ’ bin ‘Azib a rapporté :
Nous revenions du pèlerinage du Messager de Dieu qu’il venait d’accomplir, et nous nous sommes arrêtés quelque part sur la route. Il nous a commandé que la prière devrait être exécutée en assemblée, ensuite il a prit la main d’Ali et a dit : 
« ne suis-je pas plus cher aux croyants qu’eux-mêmes ? » Ils ont répondu : « oui, en effet ». Il a dit : « ne suis-je pas plus cher à chaque croyant que lui-même ? » Ils ont répondu : « oui, en effet ». Il a dit : « cet homme est l’ami de ceux dont je suis le maître.
Ô Dieu, prend comme amis ceux qui le prennent comme ami, et prend comme ennemis ceux qui le prennent comme ennemi ».

117 – ‘Abdur-Rahman bin Abi Layla a rapporté :
Abou Layla voyageait avec ‘Ali, et il portait des vêtements d’été en hiver et des vêtements d’hiver en été. Nous avons dit : « pourquoi ne lui demandes-tu pas ? » Il a dit : « le Messager de Dieu m’a fait venir le jour de Khaybar et mes yeux étaient infectés.
J’ai dis : « Ô Messager de Dieu, mes yeux sont infectés ». Il m’a mis de la salive dans les yeux puis il a dit : « Ô Dieu, écarte la chaleur et le froid de lui ! » Je n’ai plus jamais ressenti le chaud et le froid depuis ce jour. Il a dit : 
« j’enverrai un homme qui aime Dieu et son Messager, et que Dieu et son Messager aiment, et il n’est pas de ceux qui fuient du champ de bataille ». Les gens ont levé la tête pour voir, et il envoya chercher ‘Ali et il la lui donna (la bannière) ».
 
118 – Ibn ‘Omar a rapporté :
Al-Hasan et al-Hosayn seront les dirigeants de la jeunesse du paradis, et leur père est meilleur qu’eux.
 
119 – Houbchi bin Jounâda a rapporté :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « ‘Ali est une part de moi et je suis une part de lui. Et personne ne me représentera excepté ‘Ali ».
 
120 – ‘Abâd bin ‘Abdullah a rapporté :
‘Ali a dit : « je suis l’esclave de Dieu et le frère de son Messager. Je suis le plus grand rapporteur de vérité, et personne sauf un menteur ne dira cela après moi. J’ai prié sept ans avant les gens ».

121 – Sa’d bin Abou Waqqâs a rapporté :
Mou’âwiya est allé à un de ses pèlerinages et Sa’d l’a abordé. Ils ont parlé d’Ali et Mou’âwiya l’a critiqué. Sa’d s’est énervé et a dit : dis-tu cela d’un homme au sujet duquel j’ai entendu le Messager de Dieu dire : « si je suis l’ami proche d’une personne,
‘Ali est aussi son ami proche ». Et je l’ai entendu dire : « tu es pour moi ce qu’Hâroun était à Moïse, sauf qu’il n’y aura pas de prophète après moi ». Et je l’ai entendu dire : « je donnerai aujourd’hui la bannière à un homme qui aime Dieu et son Messager ».

133 – Sa’id bin Zayd bin ‘Amr bin Noufayl a rapporté :
Le Messager de Dieu était l’un des dix. Il a dit : « Abou Bakr sera au paradis, ‘Omar sera au paradis, ‘Othmân sera au paradis, ‘Ali sera au paradis, Talha sera au paradis, Zoubayr sera au paradis, Sa’d sera au paradis, ‘Abd ar-Rahman sera au paradis ».
 Il a demandé : « qui sera le neuvième ? » Il a répondu : « moi ».

148 – ‘Aicha a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « aucune des deux choses ne furent montrés à Ammâr, mais il a choisi la meilleure des deux ».

149 – Ibn Bourayda a rapporté que son père a dit :
Le Messager de Dieu a dit : « Dieu m’a ordonné d’aimer quatre personnes, et Il m’a dit qu’Il les aimait aussi ». On lui a demandé : « Ô Messager de Dieu ! Qui sont-ils ? » Il a répondu : « ‘Ali est l’un d’entre eux », et il le répéta trois fois, « et Abou Dharr, Salmân, et Miqdâd ».

173 – Ibn Abi Awfa a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « les khawârij sont les chiens de l’enfer ».
 
176 – Abi Ghâlib a rapporté qu’Abi Oumâma a dit : « ils sont les pires des tués qui ont été tués sous les cieux, et les meilleurs des tués sont ceux qui ont été tués par eux. Ce sont les chiens de l’enfer. Ces gens étaient musulmans mais ils sont devenus mécréants. J’ai demandé : « Ô Abou Oumâma ! Est-ce là ta propre opinion ? » Il a répondu : « je l’ai entendu du Messager de Dieu ».

193 - Al-‘Abbâs bin ‘Abd al-Mouttalib a dit :
J’étais à al-Bathâ’ avec un groupe de gens en compagnie du Messager de Dieu quand un nuage passa au-dessus de lui. Il le regarda et dit : « comment appelez-vous cela ? » Ils répondirent : « as-sahâb ». Il dit : « et al-mouzn ». Ils répondirent : « et al-mouzn ». Il dit : « et al-‘anân ». Abou Bakr a dit qu’ils ont répondu : « et al-‘anân ». Il dit : « d’après vous, quelle est la distance entre le ciel et la terre ? » Ils répondirent : « nous ne savons pas ». Il dit : « en réalité, il y a entre les deux une distance de soixante et onze, soixante-douze ou soixante-treize années. Et le ciel au-dessus de ce ciel est à une distance identique ». Il énuméra les sept cieux de cette manière. Puis il dit : « au-dessus du septième ciel, il y a un océan.
La distance entre sa surface et son fond est égale à la distance d’un ciel à un autre. Au-dessus de cet océan, il y a huit chèvres de montagne. La distance entre leurs sabots et leurs genoux est égale à la distance d’un ciel à un autre.
Sur leurs dos repose le trône. Sa hauteur entre le haut et le bas est égale à la distance d’un ciel à un autre. Et Dieu est au-dessus de cela.


Le livre de la pureté et de ses traditions (kitâb at-tahâra wa-sounanihâ)
662 – ‘Aicha a rapporté : « je n’ai jamais vu – ou je n’ai jamais regardé – les parties intimes du Messager de Dieu ».
Abou Bakr a rapporté qu’Abou Nou’aym a dit : « (rapporté) par l’esclave affranchi d’Aicha ».


Le livre des funérailles (kitâb al-janâ’iz)
1466 – Ibn Bourayda a rapporté que son père a dit : « quand ils ont commencé à laver le Prophète, une voix s’est faite entendre de l’intérieur en disant : « n’enlevez pas le qamis du Messager de Dieu ».

1628 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Quand ils ont voulu creuser une tombe pour le Messager de Dieu, ils sont allés chercher Abi ‘Obayda bin al-Jarrâh qui avait l’habitude de creuser des tombes à la manière des mecquois, et ils sont allés chercher Abi Talha, qui creusait des tombes
 pour les gens de Médine et y faisait une niche. Ils leur ont envoyé deux messagers et ils ont : « Ô Allah ! Choisis ce qui est mieux pour ton Messager ». Ils ont trouvé Abou Talha et l’ont amené, mais ils n’ont pas trouvé Abou ‘Obayda.
Il a alors creusé une tombe avec une niche pour le Messager de Dieu. Quand ils ont fini de le préparer, le mardi, ils l’ont mis sur son lit dans sa maison. Ensuite, les gens sont entrés par groupes devant le Messager de Dieu et ont offert la prière funéraire pour lui ;
 et quand ils eurent fini, les femmes sont entrées, et quand elles eurent fini, les enfants sont entrés, et personne ne mena la prière funéraire pour les gens. Les musulmans ont eu des divergences d’avis au sujet du lieu où il devait être enterré. Certains ont dit qu’il devait être enterré dans sa mosquée, d’autres ont dit avec ses compagnons. Alors Abou Bakr a dit : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire : tout prophète est enterré là où il meurt ». Ils ont donc soulevé le lit du Messager de Dieu sur lequel
 il est mort, et ils ont creusé sa tombe, et il fut enterré dans le milieu de la nuit de mardi. ‘Ali bin Abi Tâlib, Fadl bin ‘Abbâs, et son frère Qoutham, ainsi que Chouqrân, l’esclave affranchi du Message de Dieu, sont descendus dans sa tombe. Aws bin Khawli, qui
 était Abou Layla, a dit à ‘Ali bin Abi Tâlib : « je t’adjure par Dieu de nous donner notre part du Messager de Dieu ». ‘Ali lui a répondu : « descend ». Chouqrân, son esclave affranchi, a pris un qatifa que le Messager de Dieu avait l’habitude de porter.
Il l’a enterré dans sa tombe et a dit : « par Dieu, personne ne le portera après toi ». On l’a alors enterré avec le Messager de Dieu.

1631 - Anas a rapporté :
Le jour où le Messager de Dieu est entré à Médine, tout y était illuminé, et le jour où il est mort, tout y est devenu sombre. Nous avions à peine enlevé la poussière de nos mains que nous avions senti nos cœurs changer.


Le livre du mariage (kitâb an-nikâh)
1850 - Hakîm bin Mou’âwiya a rapporté que son père a dit qu’un homme a demandé au Prophète : « quels sont les droits de la femme sur le mari ? » Il a répondu : « la nourrir comme il se nourrit, la vêtir comme il se vêtit, ne pas frapper le visage, ni la défigurer,
et ne pas l’abandonner sauf dans la maison ».

1852 - ‘Aicha a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « si j’avais commandé à quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un d’autre, j’aurai commandé à la femme de se prosterner devant son mari. Et si un homme ordonnait à sa femme de se déplacer d’une montagne rouge vers une montagne noire et d’une montagne noire vers une montagne rouge, son devoir est de le faire ».

1853 - ‘Abdullah bin Abi Awfa a rapporté :
Quand Mou’âdh est revenu de Syrie, il s’est prosterné devant le Prophète. Il a dit : « qu’est-ce que cela, Ô Mou’âdh ? » Il a répondu : « je reviens de Syrie et je les ai vu se prosterner devant leurs évêques et leurs nobles, et j’ai voulu faire de même pour toi ».
Le Messager de Dieu a répondu : « ne fais pas cela. Si j’avais ordonné à quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un d’autre en dehors de Dieu, j’aurai ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. Par celui qui détient l’âme de Mohammad dans sa main !
 Les femmes ne peuvent accomplir leurs devoirs envers Dieu tant qu’elles n’auront pas accompli leurs devoirs envers leurs maris. Et s’il lui demande de se donner à lui, même sur un chameau, elle ne peut le lui refuser.

1875 – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’une jeune fille vierge est venue voir le Prophète et elle lui a dit que son père l’avait mariée et que cela lui était détestable. Le Prophète lui a laissée le choix.مثله
 
1921 – Otba bin ‘Abd as-Soulami a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « quand l’un de vous a un rapport sexuel avec sa femme, qu’il se couvre et ne soit pas nu comme les ânes ».
 
1944 - ‘Aicha a rapporté : « le verset de la lapidation et de l’allaitement de l’adulte de dix tétées ont été révélés et ils étaient inscrits sur une feuille qui était sous mon lit. Mais quand le Messager de Dieu a rendu l’âme et que nous étions occupés par sa mort, un animal domestique est entré et l’a mangée (la feuille) ».
 
1980 - ‘Aïcha a rapporté :
Quand le Messager de Dieu est arrivé à Médine, Safiyya bint Houyayy était une jeune mariée. Des femmes des Ansâr sont venues me parler d’elle. Je me suis couverte le visage et je suis partie. Le Messager de Dieu a regardé mes yeux et m’a reconnu.
Je me suis retourné et j’ai marché rapidemment. Il m’a rattrapé et pressé contre son sein. Il a demandé : « que vois-tu ? » J’ai répondu : « laisse-moi, une juive parmi les juives ! »

1984 - ‘Aïcha a rapporté : « le Messager de Dieu n’a jamais frappé de domestiques, ni de femmes, et sa main n’a jamais frappé quelque chose ».
 
1986 - Al-Ach’ath bin Qays a rapporté :
Une nuit, j’ai été l’invité d’Omar. Au milieu de la nuit, il est allé vers sa femme pour la frapper. Je les ai séparés. Quand il est allé se coucher, il m’a dit : « Ô Ach’ath ! Apprends de moi quelque chose que j’ai entendu du Messager de Dieu :
« on ne demandera pas à un homme pourquoi il bat sa femme, et ne va pas te coucher sans avoir fait la prière witr ». Et j’ai oublié la troisième chose.



Le livre de la répudiation (kitâb at-talâq)
2016 – ‘Omar bin al-Khattâb a rapporté que le Messager de Dieu a répudié Hafsa puis il l’a reprise.


Le livre des dons (kitâb al-habât)
2389 – Ka’b bin Mâlik a rapporté de son père et de son grand-père :
Khayra, la femme de Ka’b bin Mâlik, a apporté des bijoux au Messager de Dieu. Le Messager de Dieu lui a dit : «  il n’est pas permis à une femme de disposer de ses biens sans la permission de son mari. As-tu demandé la permission à Ka’b ? » Elle a répondu :
 « oui ». Le Messager de Dieu a envoyé quelqu’un dire à Ka’b : « as-tu autorisé Khayra à faire aumône de ses bijoux ? » « Oui », a-t-il répondu. Le Messager de Dieu a donc accepté son offre.


Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
3398 – ‘Aïcha a rapporté : « nous préparions le nabîdh du Messager de Dieu dans une outre, on prenait une poignée de dattes ou une poignée de raisins secs que nous mettions à l’intérieur de l’outre puis nous versions par-dessus de l’eau.
Nous vinifions son nabîdh le matin pour qu’il le boive le soir, et nous vinifions son nabîdh le soir pour qu’il le boive le matin ».
Abou Mou’âwiya a dit : « la journée pour qu’il le boive la nuit ou la nuit pour qu’il le boive pendant la journée ».

3399 – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’on préparait du nabîdh pour le Messager de Dieu. Il en buvait le jour même, le lendemain, et le troisième jour. S’il en restait, il le déversait ou ordonnait de le déverser.

3400 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté qu’on vinifiait le nabîdh pour le Messager de Dieu dans un bol de pierre.
 

3423 - ‘Abd ar-Rahman bin Abi ‘Amra a rapporté d’une de ses grand-mères qui s’appelait Kabcha al-Ansâriyya que le Messager de Dieu est entré chez elle et il y avait une outre d’eau accrochée. Il en a bu tandis qu’il était debout. Elle a coupé l’embout de l’outre d’eau, recherchant par là une bénédiction parce que le Prophète y avait posé sa bouche.


Le livre de l’habillement (kitâb al-libâs)
3607 - ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque porte un vêtement de renom, Dieu l’habillera d’un habit d’humiliation le Jour de la Résurrection, puis il sera brûlé dans le feu ».

Le livre des dissensions (kitâb al-fitna)
4086 – Sa’d bin al-Mousayyab a rapporté :
Nous étions avec Oumm Salama et nous discutions du Mahdi. Elle a dit : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire : le Mahdi sera l’un des descendants de Fatima ».

4087 – Anas bin Mâlik a rapporté :
J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « nous, les fils d’Abd al-Mouttalib, serons les chefs des gens du paradis : moi-même, Hamza, ‘Ali, Ja’far, al-Hasan, al-Husayn, et le Mahdi ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:21

Mosnad Ahmad
 
Le Mosnad Ahmad est une compilation de traditions collectée par le célèbre juriste sunnite Ahmad ibn Hanbal (m. 855), le fondateur de l’école de jurisprudence hanbalite. On rapporte qu’Ibn Hanbal a dit à propos de son œuvre : « je n’ai inclus aucun hadith dans ce livre sans que cela ne constitue une preuve pour certains savants ». Cependant, quelques savants hanbalites dont Ibn al-Jawzi (m. 1200) ont accusé le Mosnad de contenir des ahadith forgés.


Mosnad des dix promis au Paradis (mosnad al-‘achara al-moubacharin bi-l-janna)
296 - Sâlim a rapporté : j’ai entendu ‘Abdullah bin ‘Omar dire : « ‘Omar a dit : « allez chercher un médecin afin qu’il examine ma blessure ». Il a dit : ils sont allés chercher un médecin arabe qui a donné du nabîdh à boire à ‘Omar. Le nabîdh, de même aspect, est sorti immédiatement avec du sang par la plaie sous le nombril. J’ai appelé un autre docteur des Ansâr, de la tribu des Bani Mou’âwiya. Il lui a donné du lait à boire et cela est sorti de sa blessure tout blanc. Le docteur lui a dit : « Ô commandant des croyants ! Donne tes dernières instructions ». ‘Omar a répondu : « l’homme des Bani Mou’âwiya a dit la vérité. Si tu avais dit autre chose, je ne t’aurai pas cru ». Quand ils ont entendu cela, les gens ont pleuré pour lui mais il a dit : « ne pleurez pas pour nous.
 Quiconque a envie de pleurer, qu’il sorte. N’avez-vous pas entendu ce que le Messager de Dieu a dit ? Il a dit : le mort est tourmenté par les pleurs de sa famille ». À cause de cela, ‘Abdullah n’acceptait aucun pleurs si l’un de ses fils ou quelqu’un d’autre mourrait.


Mosnad des Bani Hâchim (wa min mosnad bani hâchim)
1173 - Al-‘Abbâs bin ‘Abd al-Mouttalib a dit : nous étions assis à al-Bathâ’ avec le Messager de Dieu quand un nuage passa au-dessus de nous. Le Messager de Dieu dit : « savez-vous ce que c’est ? ». Nous répondîmes : « as-sahâb ». Il dit : « et al-mouzn ». Nous répondîmes : « et al-mouzn ». Il dit : « et al-‘anân ». Ensuite nous sommes devenus silencieux. Il dit : « connaissez-vous la distance qui sépare le ciel de la terre ? » Nous répondîmes : « Dieu et son Messager le savent mieux ». Il dit : 
« il y a entre les deux une distance de cinq cent années, et la distance entre un ciel et l’autre est de cinq cent années de voyage, et la distance entre chaque cieux est de cinq cent années. Au-dessus du septième ciel, il y a un océan.
La distance entre sa surface et le fond est égale à la distance entre le ciel et la terre. Au-dessus de cela, il y a huit chèvres de montagne. La distance entre leurs sabots et leurs genoux équivaut à la distance entre le ciel et la terre. Au-dessus de cela est le trône.
 Sa hauteur entre le haut et le bas est égale à la distance entre le ciel et la terre. Et Dieu est au-dessus de cela. Et rien des actes des enfants d’Adam ne lui est caché ».
Mohammad bin as-Sabbâh al-Bazzar et Mohammad bin Bakâr nous ont rapporté: al-Walîd bin Abi Thawr nous a rapporté de Simâk bin Harb: de ‘Abdallah bin ‘Amîra: de al-Ahnaf bin Qays: de al-‘Abbâs bin ‘Abd al-Mouttalib: du prophète, un récit semblable.

2070 - Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « celui qui parle du Coran sans science, qu’il prenne sa place en enfer ».

2510 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
Un groupe de juifs est allé voir le Prophète de Dieu et dit : « parles-nous de certaines choses au sujet desquelles nous te questionnerons et que seul un prophète peut connaitre ». Il a répondu : « demandez-moi ce que vous voulez. Cependant, prêtez serment à Dieu comme Jacob a prêté serment à ses enfants, que si je vous réponds et que vous reconnaissez que cela est la vérité, vous me suivrez dans l’islam ». Ils ont répondu : « d’accord ». Le Prophète a dit : « demandez-moi ce que vous voulez ».
 Ils ont dit : « réponds à ces quatre questions : quel type de nourriture Israël s’est interdit à lui-même ? Parles-nous du sperme de la femme et de l’homme et de son rôle dans la conception du mâle et de la femelle ?
Parles-nous de la condition du prophète illettré pendant son sommeil et qui est son protecteur parmi les anges ? » Le Prophète a pris leur engagement qu’ils le suivraient s’il répondait à ces questions, et ils ont été d’accord. Il a dit : « je vous demande, par Celui qui a fait descendre la Torah sur Moïse, ne savez-vous pas qu’Israël est un jour tombé très malade ? Alors que sa maladie se prolongeait, il a fait un serment à Dieu que s’il le guérissait de sa maladie, il s’interdirait la meilleure boisson et la meilleure nourriture. La meilleure des nourritures n’était-elle pas pour lui la viande de chameaux et le lait de chamelle la meilleure des boissons ? » Ils ont répondu : « oui, par Dieu ». Le Messager a dit : « Ô Dieu, sois témoin contre eux ». Le Prophète a ensuite dit : « je vous demande par Dieu qui a fait descendre la Torah sur Moïse, savez-vous que le sperme de l’homme est épais et blanc et que celui de la femme est jaune et liquide ? Si l’un de ces deux fluides domine l’autre, l’enfant aura la ressemblance de celui-ci par la permission de Dieu. Ainsi,
 s’il y a plus de sperme venant de l’homme que de la femme, l’enfant sera un mâle par la permission de Dieu. S’il y a plus de sperme venant de la femme que de l’homme, l’enfant sera une femelle par la permission de Dieu ». Ils ont dit : « oui ». Il a dit : 
« Ô Dieu, sois témoin contre eux ». Puis, il dit : « je vous demande par celui qui a fait descendre la Torah sur Moïse, savez-vous que les yeux de ce prophète illettré dorment mais que son cœur ne dort pas ? » Ils ont répondu : « oui, par Dieu ».
Il a dit : « Ô Dieu, sois témoin ». Ils ont dit : « parles-nous de ton protecteur parmi les anges, car maintenant soit nous te suivrons soit nous t’éviterons ». Il a répondu : « mon protecteur est Gabriel et Dieu n’a jamais envoyé de prophète sans que son protecteur ne soit Gabriel ». Ils ont dit : « nous allons donc t’éviter. Si tu avais un protecteur autre que Gabriel, nous t’aurions suivi ». C’est alors que Dieu a révélé : « dis : quiconque est un ennemi de Gabriel… » (2.97).
‘Abdullah nous a rapporté de Mohammad bin Bakkâr, d’Abd al-Hamîd bin Bahrâm, de Chahrou, d’Ibn ‘Abbâs, un récit semblable.

2785 – Ibn ‘Abbâs a rapporté qu’une femme juive a apporté au Messager de Dieu une brebis empoisonnée. Il lui a envoyé un message disant : « pourquoi as-tu fait cela ? » Elle a répondu : « si tu es un prophète, Dieu te l’aurait révélé, et si tu n’es pas un prophète, les gens seront débarrassés de toi ». Quand le Messager de Dieu se sentait malade suite à cela, il se faisait faire des saignées. Une fois, il a voyagé en état de consécration rituelle et il s’est senti malade à cause de cela, il a procédé à une saignée.

2791 – Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Gabriel a emmené Abraham à Jamrat al-‘Aqabah. Satan s’est présenté à lui et il lui a jeté sept cailloux et il est tombé à terre. Ensuite, Gabriel l’a emmené à Jamrat al-Wousta. Satan s’est présenté
à lui et il lui a jeté sept cailloux et il est tombé à terre. Puis, il l’a emmené à Jamrat al-Qouswa. Satan s’est présenté à lui et il lui a jeté sept cailloux et il est tombé à terre. Quand Abraham a voulu sacrifier son fils Isaac, celui-ci a dit à son père :
 « Ô mon père ! Attache-moi afin que je ne bouge pas, de peur que mon sang ne t’éclabousse quand tu me sacrifieras ». Il l’a donc attaché, mais quand il s’est saisi du couteau pour le sacrifier, une voie s’est fait entendre derrière lui : « Ô Abraham ! Tu as confirmé la vision ! » (37.104-105).


Mosnad de la majorité des compagnons (mosnad al-moukthirîn mina as-sahâba)
3606 – ‘Abdullah a rapporté : « si je devais jurer par Dieu neuf fois que le Messager de Dieu a été tué, cela m’est plus agréable que de le jurer une seule fois, car Dieu a fait de lui un Prophète et un martyre ».

5093 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « j’ai été envoyé avec l’épée afin qu’Allah seul soit adoré, et ma subsistance a été placée à l’ombre de ma lance, et l’humiliation a été décrétée pour ceux qui violent mon commandement, et quiconque imite un peuple est l’un d’eux ».

5094 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « j’ai été envoyé avec l’épée avant l'Heure afin qu’Allah seul soit adoré, et ma subsistance a été placée à l’ombre de ma lance, et l’humiliation a été décrétée pour ceux qui violent mon commandement, et quiconque imite un peuple est l’un d’eux ».

5095 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Prophète priait dans la maison en faisant deux rakat.
 
5631 - Ibn ‘Omar a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quiconque porte un vêtement de renom, Dieu l’habillera d’un habit d’humiliation le Jour de la Résurrection ».

6143 – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté qu’il a entendu le Prophète dire :
Quand Dieu a envoyé Adam sur Terre, les anges ont dit : « vas-tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à te sanctifier et à te glorifier ? » Il a répondu : « en vérité, je sais ce que vous ne savez pas ! » (2.30).
Ils ont dit : « notre Seigneur, nous te sommes plus obéissants que les enfants d’Adam ». Dieu a dit aux anges : « amenez deux anges afin qu’ils descendent sur Terre et que nous voyions comment ils se comportent ». Ils ont répondu : « notre Seigneur, Hârout et Mârout »
. Ils sont descendus sur Terre. La plus belle des femmes ressemblait à une fleur pour eux. Ils sont allés vers elle et lui ont demandé s’ils pouvaient coucher avec elle. Elle a répondu : « non, par Dieu ! Tant que vous n’aurez pas dit que Dieu a des associés ! »
 Ils ont dit : « non, par Dieu ! Nous n’attribuerons jamais d’associés à Dieu ». Elle est partie puis elle est revenue avec un enfant dans ses bras. Ils lui ont demandé s’ils pouvaient coucher avec elle. Elle a répondu : « non, par Dieu ! Tant que vous n’aurez pas tué cet enfant ! » Ils ont dit : « par Dieu ! Nous ne le tuerons jamais ! » Elle est partie puis elle est revenue avec du vin. Ils lui ont demandé s’ils pouvaient coucher avec elle. Elle a répondu : « non, par Dieu ! Tant que vous n’aurez pas bu ce vin ! »
Ils ont bu et sont devenus ivres. Ils ont couché avec elle et tué l’enfant. Quand ils sont revenus à leurs esprits, la femme a dit : « par Dieu ! Lorsque vous étiez ivres, vous avez faits tout ce que je vous ai demandé ! » On leur a donné le choix entre le châtiment de ce monde ou de l’au-delà.
Ils ont choisi le châtiment de ce monde.

6964 – ‘Abdullah bin ‘Amr a rapporté que le Prophète a dit : « celui qui boit du khamr, fouettez-le, celui qui en boit une deuxième fois, fouettez-le, celui qui en en boit une troisième fois, fouettez-le, et celui qui en boit une quatrième fois, tuez-le ».

7018 – ‘Amr bin Chou’ayb a rapporté de son père et de son grand-père que le Prophète a dit : « il n’est pas permis qu’une femme gère ses biens sans la permission de son mari ».


Le restant du mosnad de la majorité (bâqi mosnad al-moukthirîn)
8406 – Abi Horayra a rapporté que l’interdiction du vin s’est faite en trois fois. Le Messager de Dieu est arrivé à Médine, ils buvaient du vin et jouaient au jeu. Ils ont interrogé le Messager de Dieu à ce sujet, Dieu a fait descendre : « ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens, mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité » jusqu’à la fin du verset (2.219). Les gens ont dit : « cela ne nous est pas interdit », alors qu’Il a dit : « dans les deux il y a un grand péché ». Ils ont continué à boire du vin, jusqu’à ce qu’un jour, un homme, parmi les émigrés, a mené ses compagnons dans la prière du soir et s’est emmêlé les pinceaux dans sa récitation. Dieu a donc révélé un verset plus dur :
 « Ô les croyants ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes ivres jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites » (4.43). Les gens ont continué à boire jusqu’à ce que l’un d’eux vienne à la prière et il était saoul. Alors un verset encore plus dur est descendu
 : « Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, et les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous en, afin que vous réussissiez » (5.90). Ils ont dit : « nous en avons terminé notre Seigneur ». Des gens ont dit : 
« Ô Messager de Dieu ! Des gens ont été tués dans le chemin de Dieu ou sont morts dans leurs lits, ils ont bu du vin et ont joué au jeu. Dieu en a fait une abomination, une œuvre du diable ! » Dieu a fait descendre : « ce n’est pas un péché pour ceux qui ont la foi
et font de bonnes œuvres en ce qu’ils ont consommé pourvu qu’ils soient pieux et qu’ils croient » jusqu’à la fin du verset (5.93). Le Prophète a dit : « si cela leur avait été interdit, ils l’auraient abandonné comme vous l’avez abandonné ».

9780 – Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « rapportez des Bani Isrâ’îl, il n’y a rien de mal ».

10941 - Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quatre-vingt dix-neuf dragons importunent le mécréant dans sa tombe. Ils le mordent jusqu’à ce que l’heure vienne. Si l’un des dragons soufflait sur la terre, aucune verdure ne pourrait y pousser ».

11502 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « le Satan s’approche de l’un de vous durant sa prière, il saisit un poil de son anus, il l’arrache, et ne s’en va que lorsqu’il entend un bruit ou sent une odeur ».

11503 – Abi Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « le Satan s’approche de l’un de vous durant sa prière, il saisit un poil de son anus, il l’arrache, et ne s’en va que lorsqu’il entend un bruit ou sent une odeur ».

12203 - Anas bin Mâlik a rapporté qu’une famille des Ansâr avait un chameau sur lequel ils chargeaient de l’eau. Le chameau est devenu capricieux et leur refusait son dos. Cette famille est alors allé voir le prophète et ils lui ont dit : « nous avons un chameau avec lequel nous transportons de l’eau, mais il est devenu capricieux et nous refuse son dos alors que nos plantations ont besoin d’eau ». Le prophète dit à ses compagnons : « levez-vous ». Ils se sont levés et sont entrés dans la palmeraie. Le chameau était dans un coin de la palmeraie et le prophète s’est dirigé en sa direction. Les propriétaires du chameau ont dit au prophète : « Ô Messager de Dieu, nous avons peur pour toi, il est devenu comme le chien enragé ». Le prophète dit : « il ne me fera pas de mal ».
 Lorsque le chameau a regardé le prophète, il s’est tourné vers lui et s’est prosterné devant lui. Le prophète a saisi l’avant de sa tête, et a fait de lui la bête la plus docile qui soit, jusqu’à ce qu’il reprenne le travail. Les compagnons ont dit au prophète :
 « Ô Messager de Dieu, ceci est une bête qui n’est pas dotée de raison et elle se prosterne devant toi, donc nous qui sommes dotés de raison, devons-nous aussi nous prosterner devant toi ? » Le prophète dit :
 « il ne convient pas à un être humain de se prosterner devant un autre être humain. S’il avait été correct qu’un être humain se prosterne devant un autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari en raison de son immense droit sur elle.
Et s’il avait une blessure allant du pied jusqu’au sommet de la tête, de laquelle coulerait du pus, et qu’elle lèche ce qui sort de sa blessure, elle ne lui aurait pas donné son droit ». 

12457 - Anas a rapporté que le Prophète a dit à un homme : « convertis-toi à l’islam ! » Il a répondu : « je hais cela ». Il a dit : « même si tu hais cela ».

12911 - Anas bin Mâlik a rapporté :
Il y avait un homme parmi nous qui était des Bani an-Najjâr, il récitait la sourate al-Baqara et al-‘Imrân, et il écrivait pour le Messager de Dieu. Il s’est enfui comme un rebelle et a rejoins les gens du livre. Il a dit : ils lui ont donné beaucoup d’importance et ils ont dit : « c’est quelqu’un qui avait l’habitude d’écrire pour Mohammad ». Ils étaient émerveillés devant lui. Le temps passa et Dieu lui brisa le cou. Ils ont creusé sa tombe et l’ont enterré dedans, mais ils découvrirent, à leur grande surprise, que la terre l’avait rejeté sur le sol.
 Ils ont creusé de nouveau sa tombe et l’ont enterré, mais la terre le rejeta encore une fois sur le sol. Ils ont creusé une nouvelle fois sa tombe et l’ont enterré, mais la terre le rejeta encore sur le sol. Finalement, ils l’ont abandonné sans l’enterrer.

13418 - Anas a rapporté :
Le jour où le Messager de Dieu est entré à Médine, tout y était illuminé, et le jour où il est mort, tout y est devenu sombre. Nous avions à peine enlevé la poussière de nos mains qui provenait (de l’enterrement) du Messager de Dieu que nous avions senti nos cœurs changer.


Mosnad des Mecquois (mosnad al-makkiyyin)
15494 – ‘Âsim bin ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu a répudié Hafsa bint ‘Omar bin al-Khattâb puis il l’a reprise.


Le premier mosnad des Médinois (awwal mosnad al-madaniyin)
16040 – Mohammed bin ‘Abdullah bin Zayd a rapporté de son père qu’il a vu le Prophète au lieu du sacrifice et il était accompagné par un homme des Ansars. Le Messager de Dieu a partagé ses victimes sacrificielles et il n’a rien donné à son compagnon.
Il s’est rasé la tête, puis a mis ses cheveux dans son vêtement qu’il a donné à son compagnon et celui-ci les a distribués aux gens. Ensuite, il s’est coupé les ongles et les a donnés à son compagnon. Nous avons ses cheveux teints au henné et au katam.


Premier mosnad des Kouffites (awwal mosnad al-koufiyyin)
19081 – Abi Moussa al-Ach’ari a rapporté que le Prophète a dit : « si une femme se parfume et passe près des gens afin qu’ils sentent son parfum, alors elle est ceci ou cela ».


Mosnad des Ansar (mosnad al-ansâr radiya Allahou ‘anhoum)
20732 – Obayy a rapporté que le Prophète a dit : « il y a un chaytân pour les petites ablutions qui s’appelle al-Walahân, alors craignez-le », ou il a dit : « faites attention à lui ».
 
20948 – Abi Dharr a rapporté :
Une fois, j’étais avec le Prophète chevauchant un âne sur lequel il y avait une selle ou une pièce de velours. C’était le coucher du soleil. Il me dit : « Ô Abou Dharr, sais-tu où le soleil se couche ? » Je dis : « Dieu et son Messager le savent mieux ». Il dit :
« il se couche dans une source d’eau boueuse, il va se prosterner devant son Seigneur sous son trône. Et quand il est temps de repartir, Dieu le lui permet et donc il se lève. Mais quand il (Dieu) voudra qu’il se lève de l’endroit où il se couche, il l’immobilisera.
Le soleil dira alors : « Ô mon Seigneur, j’ai une longue distance à parcourir ». Dieu dira : « lève-toi d’où tu t’es couché ». Cela aura lieu quand aucune âme ne recevra de bien même en croyant par la suite ».

21281 - Mohammed bin Osama bin Zayd a rapporté de son père :
Le Messager de Dieu m’a offert un épais vêtement copte que lui avait donné Dihya al-Kalbi, et je l’ai remis à ma femme. Il a dit : « pourquoi ne portes-tu pas cet habit copte ? » J’ai répondu : « je l’ai donné à ma femme pour qu’elle le porte ». Il a dit : 
« dis-lui de porter une robe en-dessous, je crains que cela ne dessine le contour de ses os ».


Le restant du mosnad des Ansar (bâqi mosnad al-ansâr)
25477 – ‘Âicha a rapporté qu’une femme juive lui a demandé la charité et elle lui a donné quelque chose. La juive lui a dit : « que Dieu te protège contre le châtiment de la tombe ». ‘Âicha n’a pas aimé cela et quand elle a vu le Prophète, elle lui en a parlé et il a répondu : « non ». ‘Âicha a dit : « plus tard, le Prophète a dit : « il m’a été révélé que vous êtes châtiés dans vos tombes ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:22

Al-Mouwattâ de Mâlik 
 
Al-Mouwatta’ est le plus primitif des corpus de traditions sunnites, rassemblant environ 1200 récits, mais il est aussi un traité de jurisprudence rédigé par l’imâm Mâlik ibn Anas (m. 795). Ach-Chafi’i (m.820) a dit au sujet de cette oeuvre : « il n’existe pas sur la surface de la terre, un livre, après celui d’Allah, qui soit plus authentique que le livre de Mâlik », et Ibn al-‘Arabi (m. 1148) ajouta : « le Mouwatta’ est la première base et le noyau, tandis que le livre d’al-Boukhâri est le second fondement à cet égard. Sur ceux-là, est bâti tout le reste, tel que Moslim et at-Tirmidhi ». Mâlik mit plus de quarante ans à composer le Mouwatta’ dont le contenu fut unanimement agréé par les gens de Médine, et obtenu le consensus des juristes et savants du hadith en ce qui concerne son authenticité. Vu l’importance du traité, il fut souvent l’objet de commentaires, le plus souvent de savants malikites comme Abou al-Walid al-Baji (m. 1081) (al-mountaqa charh al-mouwatta’), mais également de juristes appartenant à d’autres rites.


Le livre de la prière (kitâb as-salât)
154 – Abou Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « lorsqu’on fait l’appel à la prière, le Satan se retire et fait des pets afin qu’il n’entende pas l’appel. Quand l’appel est fini, il revient et reste jusqu’au second appel, puis il part de nouveau. Quand le second appel est terminé, il revient et vient se placer entre un homme et son cœur et dit : « pense à telle chose, souviens-toi de telle chose », auxquelles il ne pensait pas avant, jusqu’à ce l’homme ne sache plus où il en est dans la prière.


Le livre de la prière de l’éclipse (kitâb salât al-kousouf)
445 - Mâlik m’a rapporté de Zayd bin Aslam, d’Atâ’ bin Yasâr, qu’Abdullah bin ‘Abbâs a dit :
Il y eut une éclipse de soleil. Le Messager de Dieu a prié et les gens ont prié avec lui. Il est resté longtemps debout, presque aussi longtemps que le temps qu’il faut pour réciter la sourate al-Baqara. Puis, il s’est agenouillé pendant un long moment et s’est ensuite levé. Il est resté ainsi longtemps mais moins que la première fois. Puis, il s’est prosterné et s’est après levé et il est resté comme cela pendant longtemps mais moins que la première fois. Il s’est ensuite agenouillé pendant un long moment mais moins longtemps que la première fois. Puis, il s’est levé et est resté longtemps ainsi mais moins que la première fois. Il s’est à nouveau agenouillé mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est prosterné, et au moment où il eut fini, le soleil est réapparu. Il a dit : « le soleil et la lune sont deux signes de Dieu. Ils ne s’éclipsent pas pour la mort ou la vie de quiconque. Rappelez-vous de Dieu quand vous voyez cela ». Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu ! Nous t’avons vu étendre la main pour te saisir de quelque chose alors que tu te tenais ici, et ensuite nous t’avons vu la retirer ». Il a répondu : « j’ai vu le Paradis, j’ai voulu y attraper une branche de raisins et si je l’avais prise, vous auriez pu en manger aussi longtemps que le monde perdurera. Puis, j’ai vu l’enfer, et je n’ai jamais rien vu de plus hideux que ce que j’ai vu aujourd’hui, et j’ai vu que la majorité des gens qui le peuple sont des femmes ». Ils ont demandé : « pourquoi, Ô Messager de Dieu ? » Il a répondu : « à cause de leur mécréance ». On a demandé : « sont-elles mécréantes envers Dieu ? » Il a répondu : « elles sont mécréantes envers leur époux et dans le bon comportement. Même si vous vous comportez bien avec l’une d’entre elles pendant toute votre vie, et qu’elle vous voit faire quelque chose (de répréhensible), elle dira qu’elle n’a jamais vu de bien en vous ».


Le livre des funérailles (kitâb al-janâ’iz)
552 - Yahya m’a rapporté d’Abdullah bin Abdullah bin Jâbir bin ‘Atîk, d’après ‘Atîk bin al-Hârith, le grand-père d’Abdullah bin ‘Abdullah bin Jâbir du côté de sa mère, que Jâbir bin ‘Atîk lui a rapporté :
Le Messager de Dieu est allé rendre visite à ‘Abdullah bin Thâbit alors qu’il était à l’agonie. Il l’a appelé mais il n’a pas répondu. Le Messager de Dieu a dit : « nous appartenons à Dieu et vers lui nous retournons ». Il a ajouté : « tu nous es arraché, Ô Abou ar-Rabî’ ». Les femmes criaient et pleuraient et Jâbir a commencé à les faire taire. Le Messager de Dieu a dit : « laisse-les, et quand le temps viendra, aucune femme ne devra pleurer ». Ils ont dit : « Ô Messager de Dieu, quel est le temps nécessaire ? » Il a répondu : « quand il mourra ». Sa fille a dit : « par Dieu ! J’espère que tu seras un martyre car tu t’étais préparé pour la bataille ». Le Messager de Dieu a dit : « Dieu lui a attribué sa récompense en fonction de ses intentions. Savez-vous ce qu’est le martyre ? » Ils ont répondu : « être tué dans le chemin de Dieu ». Le Messager de Dieu a dit : « il y a sept types de martyres autres que d’être tué dans le chemin de Dieu. Celui qui meurt de la peste est un martyre, le noyé est un martyre, celui qui meurt de pleurésie est un martyre, celui qui meurt d’une maladie du ventre est un martyre, le brûlé est un martyre, celui qui meurt dans un effondrement est un martyre, et la femme qui meurt en accouchant est une martyre ».   


Le livre du pèlerinage (kitâb al-hajj)
726 - Fâtima bint al-Mondhir a rapporté : « nous couvrions nos visages quand nous étions en état de sacralisation en compagnie d’Asmâ’ bint Abi Bakr as-Siddîq ».
 
779 - Soulaymân bin Yassâr a rapporté que le Messager de Dieu a envoyé Abou Râfi’ et un homme des Ansâr pour demander en mariage Maymouna bint al-Hârith. Le Messager de Dieu était à Médine avant partir.


Le livre de l’allaitement (kitâb ar-radâ’)
1280 – ‘Abdullah bin ‘Abbâs a rapporté : « une seule petite gorgée durant les deux premières années rend haram ».
 
1283 – Nâfi’ a rapporté que Sâlim bin ‘Abdullah bin ‘Amr lui a dit qu’Aicha l’a envoyé, quand il n’était encore qu’un nourrisson, chez sa sœur Oumm Koulthoum bint Abi Bakr as-Siddîq et elle a dit : « allaite-le de dix tétées afin qu’il puisse me rendre visite ». Sâlim a dit : « Oumm Koulthoum m’a allaité de trois tétées, puis elle est tombée malade. Elle m’a donc donné seulement trois tétées. Je ne pouvais pas rendre visite à ‘Aicha parce qu’Oumm Koulthoum ne m’avait pas donné dix tétées ».

1284 – Nâfi’ a rapporté que Safiyya bint Abi ‘Obayd lui a dit qu’Hafsa, la mère des croyants, a envoyé ‘Âsim bin ‘Abdullah bin Sa’d à sa sœur Fâtima bint ‘Omar bin al-Khattâb pour qu’elle l’allaite de dix tétées afin qu’il puisse lui rendre visite. C’est ce qu’elle a fait et il passait la voir.
 
1286 – Ibrâhîm bin ‘Oqba a interrogé Sa’id bin al-Moussayyab au sujet de l’allaitement. Sa’id a répondu : « tout ce qui a lieu au cours des deux premières années, même si ce n’est qu’une goutte, rend haram. Au-delà de ces deux années, ce n’est que de la nourriture qui est consommée ».
Ibrâhîm bin ‘Oqba a dit : « j’ai ensuite interrogé ‘Ourwa bin az-Zoubayr et il m’a répondu la même chose que Sa’id bin al-Moussayyab ».

1288 - Mâlik a rapporté qu’on a interrogé Ibn Chihab au sujet de l’allaitement de l’adulte. Il a répondu : « ‘Ourwa bin az-Zoubayr m’a rapporté qu’Abou Houzayfa bin ‘Otba bin Rabî’a, l’un des compagnons du Messager de Dieu qui avait assisté à la bataille de Badr, a adopté Sâlim, connu sous le nom de Sâlim, l’esclave affranchi d’Abou Houdayfa, tout comme le Messager de Dieu avait adopté Zayd bin Hâritha. Il le considérait comme son fils, et Abou Houdhayfa l’a marié avec la fille de son frère, Fâtima bint al-Walîd bin ‘Otba bin Rabî’a, qui en ce temps-là faisait parti des premiers émigrés. C’était l’une des plus belles femmes célibataires des Qoraychites. Quand Dieu le Tout-puissant a fait descendre dans son livre ce qu’il a fait descendre à propos de Zayd bin Hâritha : « appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés » (33.5), les gens qui étaient concernés furent appelés du nom de leur vrai père, et quand le père n’était pas connu ils portaient le nom du père qui les avaient adoptés. Sahla bint Souhayl, qui était la femme d’Abou Houdhayfa et faisait parti de la tribu d’Âmr bin Louayy, est allée voir le Messager de Dieu et dit : « Ô Messager de Dieu, nous considérons Sâlim comme notre fils et il passe me voir alors que je suis découverte. Nous n’avons qu’une seule pièce dans notre maison, que penses-tu de cette situation ? » Le Messager de Dieu a répondu : « donne-lui cinq tétés de ton lait et ainsi il te sera interdit ». Elle l’a ensuite considéré comme un fils de lait. ‘Aicha, la mère des croyants, a pris cela comme un droit coutumier pour tous les hommes qu’elle voulait voir. Elle a ordonné à sa sœur Oumm Koulthoum bint Abi Bakr et aux filles de son frère de donner du lait à tous les hommes dont elle souhaitait qu’ils lui rendent visite. Les autres femmes du Prophète ont refusé de laisser entrer quiconque avait été allaité de cette façon. Elles ont dit : « non, par Dieu ! Nous pensons que ce que le Messager de Dieu a ordonné de faire à Sahla bint Souhayl n’était qu’une faveur accordée et concernant Sâlim seul. Non, par Dieu ! Personne n’entrera chez nous ayant été allaité de cette façon ! » C’est ce que pensaient les femmes du Prophète au sujet de l’allaitement de l’adulte ».  

1289 - ‘Abdullah bin Dînâr a rapporté : « un homme est allé voir ‘Abdullah bin ‘Omar alors que j’étais en sa compagnie au palais de justice, et il l’a interrogé au sujet de l’allaitement de l’adulte. ‘Abdullah bin ‘Omar a répondu : « un homme est allé voir ‘Omar bin al-Khattâb et dit : « j’ai une fille esclave et j’ai des rapports sexuels avec elle. Ma femme est allée la trouver et l’a allaitée. Quand je suis allé vers la fille, ma femme m’a dit de prendre garde parce qu’elle l’avait allaitée ! ». ‘Omar lui a répondu : « fais-lui souffrir le martyre et retourne vers ton esclave, car la parenté par allaitement ne se fait que par l’allaitement du jeune enfant ».
 
1290 - Yahya bin Sa’id a rapporté qu’un homme a dit à Abou Moussa al-‘Ach’ari : « j’ai su.. les seins de ma femme et c’est descendu dans mon estomac ». Abou Moussa a répondu : « je ne peux que penser qu’elle t’est interdite ». ‘Abdullah bin Mas’oud a dit : « fais attention à ce que tu dis à cet homme ». Abou Moussa a dit : « alors que préconises-tu ? » ‘Abdullah bin Mas’oud a répondu : « la parenté par allaitement ne se fait que dans les deux premières années ». Abou Moussa a dit : « ne me posez plus de questions quand cet érudit est parmi nous ».
 
1293 – ‘Aicha, la femme du Prophète, a rapporté : « parmi ce qui a été descendu du Coran, il y avait « dix tétées connues rendent haram », ensuite cela a été abrogé par « cinq tétées connues ». Le Messager de Dieu est mort et cela était récité comme faisant parti du Coran.
Yahya a rapporté que Mâlik a dit : « plus personne ne suit cette règle ».


Le livre des juridictions (kitâb al-aqdiya)
1444 – Zayb bin Aslam a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « si quelqu’un quitte sa religion, coupez sa tête ».
La signification des propos du Prophète, selon nous, et Dieu sait mieux, est que « si quelqu’un quitte sa religion, coupez sa tête » se réfère à ceux qui quittent l’islam pour autre chose, tels que les hérétiques, et leurs semblables qui le déclarent. Ils sont tués sans être appelés à la repentance car leur repentance n’est pas reconnue. Ils cachent leur mécréance et proclament leur islam, donc je ne pense pas que l’on doit appeler de telles personnes à la repentance ni accepter leur parole. Quant à celui qui sort de l’islam pour adopter une autre religion et le divulgue, on peut l’appeler à la repentance. S’il ne se repent pas, il est tué. S’il y a des gens dans cette situation, je pense qu’on doit les appeler à l’islam et à la repentance. S’ils se repentent, cela est accepté d’eux. S’ils ne se repentent pas, ils sont tués. Cela ne se réfère pas, comme nous le voyons, et Dieu sait mieux, à ceux qui quittent le judaïsme pour le christianisme, ou le christianisme pour le judaïsme, ni à celui qui quitte sa religion, sauf l’islam, pour une autre. Celui qui quitte l’islam pour adopter une autre religion et le divulgue, c’est à celui-là que ceci se réfère, et Dieu sait mieux.

1445 – Mâlik m’a rapporté d’Abd ar-Rahman bin Mohammad bin ‘Abdullah bin ‘Abd al-Qâri que son père a dit : un homme est venu voir ‘Omar bin al-Khattâb de la part d’Abi Moussa al-Ach’ari. ‘Omar l’a interrogé au sujet de plusieurs affaires et il lui a répondu. Ensuite, ‘Omar a demandé : « as-tu des nouvelles fraîches ? » Il a répondu : « oui, un homme est devenu infidèle après avoir été musulman ». ‘Omar a dit : « qu’avez-vous fait de lui ? » Il a répondu : « nous l’avons ramené et nous lui avons coupé la tête ». ‘Omar a dit : « ne l’avez-vous pas emprisonné pendant trois jours, en lui donnant un morceau de pain chaque jour, et appelé à la repentance afin qu’il se repente et revienne vers le commandement de Dieu ? » Puis, ‘Omar a dit : « Ô Dieu ! Je n’étais pas présent, et je n’ai pas ordonné cela et n’en ai pas été informé ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:22

Al-Mouwattâ de Mâlik
 
 
 
Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté : « des juifs sont venus trouver le Messager de Dieu et lui ont appris qu’un homme et une femme parmi eux ont commis l’adultère ». Le Messager de Dieu leur a demandé : « qu’est-ce qu’il y a dans la Torah au sujet de la lapidation ? » Ils ont répondu : « nous faisons connaitre leur mauvaise action et nous les fouettons ». ‘Abdullah bin Salam dit : « vous mentez ! Elle demande la lapidation pour cela, alors apportez la Torah ». Ils ont apporté la Torah, et l’un d’entre eux a caché avec sa main le verset de la lapidation, puis a il lu ce qui le précédait et ce qui le suivait. ‘Abdullah bin Salam lui a demandé d’enlever sa main qui cachait le verset de la lapidation. Ils ont dit : « tu as dis la vérité, Mohammad, le verset de la lapidation est dedans ». Alors le Messager de Dieu a ordonné de les lapider ». ‘Abdullah bin ‘Omar a ajouté : « j’ai vu l'homme se pencher vers la femme pour la protéger contre les pierres ».
Mâlik a commenté : « l’homme s’est penché vers la femme afin de recevoir seul les pierres ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Sa’id bin al-Moussayyab a rapporté qu’un homme de la tribu d’Aslam s’est rendu chez Abou Bakr as-Siddiq et lui a dit : « j’ai commis l’adultère ». Abou Bakr lui a demandé : « est-ce que quelqu’un d’autre le sait ? » «Non », répondit-il. Abou Bakr lui a dit : « alors cache cela avec le voile de Dieu. Dieu accepte le repentir de ses serviteurs ». Mais comme cela continuait à le tourmenter, il est allé trouver ‘Omar bin al-Khattâb et lui dit la même chose qu’à Abou Bakr et ‘Omar lui a répondu la même chose qu’Abou Bakr. Il était toujours tourmenté, alors il s’est rendu chez le Messager de Dieu et lui a dit : « j’ai commis l’adultère » en insistant. Le Messager de Dieu s’est détourné trois fois de lui, puis il est allé questionner sa famille : « est-il malade ou est-il fou ? » Ils lui ont répondu : « Ô Messager de Dieu ! Par Allah ! Il est sain d’esprit ». Le Messager de Dieu a dit : « est-il marié ou célibataire ? » « Il est marié », lui ont-ils répondu. Le Messager de Dieu a donc ordonné qu’il soit lapidé.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Sa’id bin al-Moussayyab a rapporté qu’il a entendu le Messager de Dieu dire à un homme de la tribu d’Aslam, du nom d’Hazzâl : « Ô Hazzal, si tu l’avais couvert de ton vêtement, cela serait mieux pour toi ». Yahya bin Sa’id a dit : « j’ai raconté ce hadith dans une assemblée où se trouvait Yazid bin Nou’aym bin Hazzal al-Aslami, et il a dit : « Hazzâl est mon grand-père, ce hadith est vrai ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Ibn Chihâb a rapporté qu’un homme s’est confessé d’avoir commis l’adultère du temps du Messager de Dieu en l’attestant par quatre fois. Le Messager de Dieu a ordonné qu’il soit lapidé. Ibn Chihâb a ajouté : « à cause de cela, on applique la peine légale à un homme qui s’est confessé ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin Abi Moulayka a rapporté qu’une femme est venu voir le Messager de Dieu et lui a appris qu’elle avait commis l’adultère alors qu’elle était enceinte. Le Messager de Dieu lui a dit : « va-t-en, jusqu’à ce que tu accouches ». Lorsqu’elle a accouché, elle est revenue vers le Messager de Dieu qui lui a dit : « va-t-en, allaite le bébé et sèvre-le ». Quand elle eut sevré le bébé, elle est revenue vers le Messager de Dieu. Il lui a dit : « va-t-en et confie le bébé à quelqu’un ». Elle est allée confier le bébé à quelqu’un puis elle est de nouveau revenue vers le Messager de Dieu. Il a ordonné qu’elle soit lapidée.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Abou Horayra et Zayd bin Khâlid al-Jouhani ont rapporté que deux hommes sont allés exposer leur différend au Messager de Dieu et l’un d’eux a dit : « Ô Messager de Dieu, juge entre nous selon le livre de Dieu ». L’autre, qui était le plus sage des deux, a dit : « oui, Messager de Dieu, juge entre nous selon le livre de Dieu et accorde-moi la parole ». Il dit : « parle ». « Mon fils, dit-il, était employé par cet homme et il a commis l’adultère avec sa femme. D’après lui mon fils doit être lapidé, je l’ai racheté contre cent moutons et une esclave. Ensuite, je me suis renseigné auprès des gens de science qui m’ont dis que mon fils méritait cent coups de fouet et d’être exilé pendant un an, et que seul la femme devrait être lapidée ». Le Messager de Dieu a dit : « par celui qui détient mon âme entre ses mains, je jugerai entre vous selon le livre de Dieu ! Quant à tes moutons et ton esclave, tu les reprendras. Ton fils sera fouetté cent fois et exilé pour un an ». Il a ordonné à Ounays Al-Aslami d’aller chercher la femme de l’autre homme et de la lapider si elle se confessait, ce qu’elle fit, puis il l’a lapidé.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Abou Hourayra a rapporté que Sa’id bin Oubada a dit au Messager de Dieu : « que penses-tu que je devrais faire si je trouve un homme avec ma femme ? Est-ce que je dois le laisser jusqu’à ce que je trouve quatre témoins ? » « Oui », a répondu le Messager de Dieu.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Abbas a rapporté qu’il a entendu ‘Omar bin al-Khattâb dire : « la lapidation est dans le livre de Dieu pour ceux qui ont commis l’adultère, homme ou femme, quand ils sont mariés et quand il y a une preuve évidente de grossesse ou une confession de faite ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Abou Waqid al-Laythi a rapporté qu’un homme est venu voir ‘Omar bin al-Khattâb lorsqu’il était en Syrie. Il lui a appris qu’il avait trouvé un homme avec sa femme. ‘Omar bin al-Khattâb a envoyé Abou Waqid al-Laythi questionner la femme à ce sujet. Il est allé la trouver alors que d’autres femmes l’entouraient, et lui a rapporté ce que son mari avait dit à ‘Omar, puis il l’a informée qu’elle ne serait pas punie sur les paroles de son mari, et lui a suggéré de cette façon de ne pas avouer. Elle a avoué et s’est confessée. ‘Omar a ordonné de la lapider ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Yahya bin Sa’id a rapporté qu’il a entendu Sa’id bin al-Moussayyab dire : « quand ‘Omar bin al-Khattâb est revenu de Mina, il a fait asseoir son chameau à al-Abtah, il a collecté un petit tas de cailloux et a jeté son vêtement par-dessus. Puis il a levé les mains vers le ciel et dit : « Ô Dieu ! J’ai vieilli, je n’ai plus de force, mes sujets se sont éparpillés. Prends-moi en ayant rien manqué et sans avoir négligé quoi que ce soit ». Ensuite il est rentré à Médine et s’est adressé au peuple : « Hommes ! La sounna vous a été transmise, des obligations vous ont été prescrites, et on vous a mis sur le droit chemin, donc n’égarez pas les gens ». Puis il a frappé une main avec l’autre, et dit : « faites attention à ne pas négliger le verset de la lapidation, et que quelqu’un dise : nous ne trouvons pas deux peines légales dans le livre de Dieu. Le Messager de Dieu a lapidé et nous avons lapidé. Par celui qui détient mon âme entre ses mains, si je ne craignais que les gens ne disent qu’Omar bin al-Khattâb a ajouté un verset au livre de Dieu, nous l’aurions écrit : « lapidez l’homme et la femme d’âge mûr », car nous récitions ce verset ». Mâlik a dit : « Sa’id bin al-Moussayyab a dit : Zoul-Hijja ne s’est pas terminé que Omar fut tué ». Yahya a rapporté qu’il a entendu Mâlik dire : « quant à cette parole « lapidez l’homme et la femme d’âge mûr », il voulait dire : l’homme et la femme marié, lapidez-les ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mâlik a rapporté qu’il a entendu dire qu’une femme, qui a accouché après six mois, avait été amenée devant ‘Othmân bin ‘Affân, et il a ordonné de la lapider. ‘Ali bin Abi Tâlib lui a dit : « elle n’a pas mérité cela. Dieu, le Béni et l’Exalté, dit : « sa gestation et sevrage durant trente mois » (Coran 46.15), et : « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets » (Coran 2.133). La grossesse était de six mois, elle ne méritait pas d’être lapidée ». ‘Othmân bin ‘Affân a envoyé la chercher mais elle fut déjà lapidée.
Mâlik a interrogé Ibn Chihâb à propos de celui qui a pratiqué la sodomie. Ibn Chihâb a dit : « il doit être lapidé, qu’il soit ou non marié ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Zayd bin Aslam a rapporté qu’au temps du Messager de Dieu un homme avait confessé avoir commis la fornication. Le Messager de Dieu a demandé un fouet et on lui a apporté un fouet brisé. Il dit : « il faut qu’il soit plus long », et on lui a apporté un fouet neuf dont les bouts n’avaient pas encore été coupés. Il a dit : « un autre moins dur que celui-ci », et on lui a apporté un fouet déjà utilisé et flexible. Le Messager de Dieu a ordonné qu’il soit fouetté, ensuite il a dit : « hommes ! Le temps est venu d’observer les limites de Dieu. Quiconque commet une telle abomination devrait se couvrir du voile de Dieu. Et quiconque nous révèle sa mauvaise action, nous exécuterons à son encontre ce qui est dans le livre de Dieu ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Safiyya bint Abi ‘Oubayd a rapporté qu’un homme qui a eu une relation sexuelle avec une esclave vierge et la mise enceinte fut amené devant Abou Bakr As-Siddîq. Il a confessé la fornication et il n’était pas marié. Abou Bakr a ordonné de le fouetter conformément à la peine prescrite, ensuite on l’a exilé à Fadak.

Mâlik s’est exprimé au sujet d’une personne qui confesse la fornication puis se rétracte en disant : « je n’ai pas fait, mais j’ai dit cela pour telle raison ». Mâlik a dit : « cela doit être accepté de lui et on ne lui infligera pas la peine légale, car la peine n’est à appliquer que dans un ou deux cas, si une preuve évidente de culpabilité soit établie ou que la confession ne soit pas rétractée, dans ces cas-là on impose la peine légale ». Mâlik a dit : « je n’ai vu personne parmi les gens de la science exiler des esclaves qui ont commis la fornication ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Abou Hourayra et Zayd bin Khâlid al-Jouhani ont rapporté que le Messager de Dieu fut interrogé au sujet d’une esclave qui a commis la fornication sans être mariée. Il a dit : « si elle a commis la fornication, alors fouettez-la, si elle recommence, fouettez-la de nouveau, et si elle recommence encore, alors vendez-la même pour une corde ». Ibn Chihâb a ajouté : « je ne sais plus si c’était trois ou quatre fois».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Nafi’ a rapporté qu’un esclave avait la charge des captifs formant le cinquième du butin, et il a forcé une de ces esclaves à coucher avec lui. ‘Omar bin al-Khattâb l’a fouetté et l’a exilé, et il n’a pas fouetté la fille esclave car elle fut contrainte.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdallah bin Ayyach bin Abi Rabî’a al-Makhzoumi a dit : « ‘Omar bin al-Khattâb m’a donné des ordres au sujet d’esclaves qoraychites, et nous avons fouetté de cinquante coups chacune des esclaves qui avaient commis la fornication ».
Mâlik a dit : « l’opinion parmi nous au sujet de la femme qui se trouve enceinte sans qu’elle n’ait de mari et qu’elle dise : « on m’a forcée », ou encore : « j’ai été mariée », cela ne doit pas être accepté d’elle et la peine légale doit lui être infligée, à moins qu’elle ne possède des preuves évidentes sur ce qu’elle affirme concernant son mariage, ou qu’elle a été contrainte, ou encore qu’elle arrive en saignant si elle était vierge, ou qu’elle appelle à l’aide et que quelqu’un vienne lui porter secours et la trouve dans cet état ». Il a dit : « si elle ne peut apporter de preuve, la peine légale doit lui être infligée et ce qu’elle prétend ne doit pas être pris en considération ».
Malik a dit : « une femme violée ne peut se marier avant d’avoir eu trois menstrues ». Il a dit : « si elle doute d’être enceinte pendant ses menstrues, elle ne pourra se marier jusqu’à ce qu'elle soit libérée de ce doute ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Abou az-Zinâd a rapporté : « ‘Omar bin al-Khattâb a fouetté un esclave de quatre-vingts coups pour diffamation ». Abou az-Zinâd a ajouté : « j’ai interrogé ‘Abdullah bin ‘Amer bin Rabî'a à ce sujet. Il a dit : « j’ai vécu au temps d’Omar bin al-Khattâb, d’Othmân bin ‘Affân, et d’autres califes, et je n’ai vu aucun d’entre eux fouetter un esclave de plus de quarante coups pour diffamation ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Zourayq bin Hakim al-Ayli a rapporté qu'un homme appelé Misbah a demandé de l’aide à son fils et il pensait que son fils était particulièrement lent. Quand le fils est enfin arrivé, le père lui a dit : « Ô fornicateur ! » Zourayq a continué : « alors le fils m’a demandé de le soutenir contre son père. Lorsque j’ai voulu le fouetter, son fils a dit : « par Dieu ! Si tu le fouettes, j’avouerai avoir commis la fornication ». J’étais embarrassé quand il a dit cela, alors j’ai écris à ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz, qui était le gouverneur en ce temps-là, pour l’en informer. ‘Omar m’a répondu de pardonner le père. Zourayq a dit : « j’ai de nouveau écrit à ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz : « que dis-tu au sujet d’un homme qui est diffamé ou que ses parents le soient et que tous deux ou l’en d’entre eux est mort ? » ‘Omar m’a répondu par écrit : « s’il pardonne, son pardon est accepté. Si ses parents sont diffamés et que l’un d’entre eux est mort, applique le jugement du livre de Dieu, à moins  qu’il ne cherche à le cacher ».

Yahya a dit : « j’ai entendu Mâlik dire : « cela parce que le diffamé peut craindre que l’on découvre ce qu’il dissimule, et qu’une preuve évidente soit établie. Si tel est le cas, son pardon est accepté ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Hichâm bin ‘Orwa a rapporté que son père a dit qu’il n’y avait qu’une seule peine légale contre celui qui diffame un groupe de gens. Mâlik a dit : « si cela est en plusieurs occasions, on n’applique qu’une seule peine contre lui ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Amra bint ‘Abd ar-Rahman a rapporté que deux hommes se sont maudits l’un l’autre au temps d’Omar bin al-Khattâb. L’un a dit à l’autre : « par Dieu ! Mon père n’était pas un adultère et ma mère non plus ». On a demandé conseil à ‘Omar sur ce sujet. Quelqu’un a dit : « il n’a fait que louer son père et sa mère ». Un autre a dit : « il pouvait les louer d’une autre façon, nous pensons qu’il doit être fouetté conformément à la peine légale ». Alors ‘Omar a appliqué la peine légale de quatre-vingts coups de fouets.
Mâlik a dit : « selon nous, il n’y a pas de peine légale sauf pour diffamation, dénégation, ou insinuation où l’on devine l’intention de l’auteur par cette dénégation ou cette diffamation. La peine légale doit être appliquée à celui qui a dit une telle chose ». Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous quand un homme accuse un autre d’être un bâtard, est qu’il mérite la peine légale. Si la mère qui est diffamée est une esclave, il mérite de même la peine légale ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mâlik a dit : « ce que j’ai entendu de mieux à propos d’une esclave qui a eu une relation sexuelle avec un homme alors qu’il est partiellement propriétaire d’elle, est que la peine légale ne lui sera pas infligée et l’enfant lui est attribué. Quand l’esclave est devenue enceinte, sa valeur est estimée, et il donne à ses partenaires leurs parts du prix de l’esclave. C’est ce qui est suivi chez nous ». Mâlik a dit à propos d’un homme qui a rendu licite son esclave à un autre : « s’il a eu des relations sexuelles avec elle, la valeur de l’esclave sera évaluée le jour du rapport, ainsi la peine légale ne sera pas imposée et il aura une dette envers son propriétaire qu’elle soit enceinte ou non. Si elle tombe enceinte, l’enfant lui sera attribué ».
Mâlik a dit au sujet de l’homme qui a couché avec une esclave de son fils ou de sa fille : « il n’aura pas à subir la peine légale et il paiera la valeur estimée de l’esclave qu’elle soit enceinte ou non ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Rabî’a bin ‘Abd ar-Rahman a rapporté qu’Omar bin al-Khattâb a parlé d’un homme qui est parti voyagé en compagnie de l’esclave de sa femme et il a eut des rapports sexuels avec elle. La femme est devenue jalouse et en a informé ‘Omar bin al-Khattâb. ‘Omar a interrogé l’homme. Il a répondu : « elle me l’a offerte ». ‘Omar a dit : « avance une preuve évidente ou je te lapiderai ». Rabî’a a ajouté : « la femme a avoué qu’elle la lui avait offerte ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu a coupé la main d’un homme qui avait volé un bouclier dont le prix était de trois dirhams.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – ‘Abdullah bin ‘Abd ar-Rahman bin Abi Hossayn al-Makki a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « on ne coupe pas la main pour un fruit dans un arbre ou un animal perdu dans les montagnes. Mais quand ils sont pris dans un troupeau ou un étalage où l’on dessèche le fruit, la main doit être coupée si la valeur atteint le prix d’un bouclier ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Amra bint ‘Abd ar-Rahman a rapporté qu’un voleur a volé un citron au temps d’Othmân bin ‘Affân. ‘Othmân a exigé qu’on estime son prix et il a été estimé à trois dirhams, à un taux de change de douze dirhams contre un dinar, il a donc coupé sa main.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Amra bint ‘Abd ar-Rahman a rapporté qu’Aicha, la femme du prophète, a dit : « je n’ai pas oublié car cela ne fait pas si longtemps. La main d’un voleur est coupée pour un quart de dinar ou plus ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - ‘Amra bint ‘Abd ar-Rahman a rapporte : « ‘Aicha, la femme du prophète, est partie pour la Mecque avec deux de ses affranchies et un esclave appartenant aux fils d’Abdullah bin Abi Bakr as-Siddîq. Elle a envoyé un manteau, avec les deux affranchies, qui fut cousu dans une pièce de tissu vert ». ‘Amra a continué : « l’esclave a pris le manteau, l’a décousu et remplacé la pièce verte par de la laine et du poil puis l’a recousu. Quand les deux affranchies sont arrivées à Médine, elles ont remis le manteau à son propriétaire et en le décousant, elles ont trouvé de la laine. On a interrogé les deux affranchies et ‘Aicha ou on lui a écrit et on a suspecté l’esclave. L’esclave a été interrogé et a avoué. ‘Aicha, la femme du prophète a ordonné de lui couper la main. ‘Aicha a dit : « la main du voleur est coupée pour un quart de dinar ou plus ».

Mâlik a dit : « ce qui m’est préférable, c’est que la main soit obligatoirement coupée pour trois dirhams, même si le taux de change est élevé ou bas. Cela parce que le Messager de Dieu a coupé la main d’un voleur pour un bouclier dont la valeur était de trois dihrams, et ‘Othmân bin ‘Affân a coupé la main d’un voleur pour un citron estimé à trois dihrams. C’est ce que j’ai entendu de mieux à ce sujet ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Nafi’ a rapporté qu’un esclave d’Abdullah bin ‘Omar avait volé pendant qu’il était en cavale. ‘Abdullah l’a envoyé à Sa’id bin al-‘As, alors gouverneur de Médine, pour qu’il lui coupe la main. Sa’id a refusé de couper sa main. Il a dit : « la main d’un esclave en fuite ne doit pas être coupée lorsqu’il vole ». ‘Abdullah bin ‘Omar lui a demandé : « dans quel livre de Dieu as-tu trouvé cela ? » Ensuite, ‘Abdullah bin ‘Omar a ordonné de couper sa main.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mâlik a rapporté que Zourayq bin Hakim lui a informé qu’il avait un esclave en fuite qui avait volé. Il a dit : « je ne savais pas quoi faire, j’ai alors écrit à ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz pour connaitre son avis. Il était gouverneur en ce temps-là. Je lui ai dis que j’avais entendu dire qu’on ne coupait pas la main à un esclave fugitif qui avait volé. ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz m’a répondu par écrit en me contredisant : « tu m’as écris que tu as entendu dire qu’on ne coupait pas la main d’un esclave fugitif voleur. Dieu, le Béni, l’Exalté, a dit dans son livre : « le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part de Dieu. Dieu est puissant et sage » (Coran 5.38). Quand le vol équivaut à un quart de dinar ou plus, sa main est coupée ».
Mâlik a rapporté qu’il a entendu al-Qassim bin Mohammad, Salim bin ‘Abdullah et Orwa bin al-Zoubayr dire : « quand un esclave fugitif vole quelque chose qui rend obligatoire l’amputation, sa main est coupée ». Mâlik a dit : « ce qui est incontestablement suivi chez nous est que lorsqu’un esclave fugitif vole quelque chose qui rend obligatoire l’amputation, sa main est coupée ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Safwân bin ‘Abdullah bin Safwân a rapporté qu’on a dit à Safwân bin Omayya : « quiconque ne fait pas l’hégire est ruinée ». Safwân bin Omayya est alors allé à Médine et dormi dans la mosquée la tête sur son vêtement. Un voleur est entré et lui a pris son vêtement, mais Safwân l’a attrapé et l’a amené auprès du Messager de Dieu. Le Messager de Dieu lui a demandé : « as-tu volé ce vêtement ? » Il a répondu « oui ». Le Messager de Dieu a donc ordonné de couper sa main. Safwân lui a dit : « je ne voulais pas cela, ce vêtement est une aumône pour lui ». Le Messager de Dieu a répondu : « pourquoi n’as-tu pas fait cela avant de me le présenter ? »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Rabî’a bin Abi ‘Abd ar-Rahman a rapporté qu’az-Zoubayr bin al-Awwam a rencontré un homme qui avait capturé un voleur et avait l’intention de l’amener devant le Sultan. Az-Zoubayr bin al-Awwam a intercédé au sujet du voleur afin qu’il le laisse partir. Il a répondu : « non, pas avant que je ne l’ai emmené devant le Sultan ». Az-Zoubayr a dit : « quand tu seras arrivé auprès du Sultan, Dieu maudira l’intercesseur et celui qui accepte l’intercession ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – Le père d’Abd ar-Rahman bin al-Qassim a rapporté qu’un homme du Yémen, qui avait la main et le pied amputé, est arrivé devant Abou Bakr as-Siddîq et s’est plaint du gouverneur du Yémen qui lui avait fait du tort. L’homme avait passé une partie de la nuit à prier. Abou Bakr a dit : « par ton père ! Ta nuit n’est pas celle d’un voleur ». Puis, on s’est rendu compte qu’un collier appartenant à Asma bint Omays, la femme d’Abou Bakr as-Siddîq, avait disparu. L’homme l’a cherché avec eux. Il a dit : « Ô Dieu ! C’est à toi de punir celui qui est venu voler cette maison vertueuse ». Le collier a été retrouvé chez un bijoutier et ce dernier disait que l’homme amputé le lui avait vendu. L’homme amputé s’est confessé ou on a témoigné contre lui. Abou Bakr as-Siddîq a ordonné de lui couper la main gauche. Abou Bakr a dit : « par Dieu ! Son invocation contre lui-même m’est plus pénible que son vol ».
Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous au sujet de celui qui vole plusieurs fois et de son jugement, est que seul sa main doit être coupée pour tout ce qu’il a volé lorsqu’aucune peine légale ne lui a été encore infligée. Si cette peine légale lui a déjà été infligée, et qu’il vole ce qui rend obligatoire l’amputation, alors l’autre membre doit être coupé ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mâlik a rapporté qu’Abou az-Zinad lui a raconté qu’un préfet d’Omar bin ‘Abd al-Aziz avait capturé des hommes dans une bataille mais il ne les avait pas tués. Il voulait couper leurs mains ou les tuer, alors il a écrit à ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz à ce sujet. ‘Omar bin ‘Abd al-Aziz lui a répondu : « tu ferais mieux de choisir une peine plus légère ».
Yahya a dit qu’il a entendu Mâlik dire : « ce qui est suivi chez nous au sujet d’une personne qui vole les biens des gens exposés au marché, et que leurs propriétaires les ont bien gardés et réunis, est que l’on doit lui couper la main si la valeur exige l’amputation de la main, peu importe si cela a été fait de jour ou de nuit, ou que le propriétaire est présent ou non à côté de ses biens ». Mâlik a dit à propos de celui qui vole quelque chose qui exige l’amputation de la main, et qu’ensuite on retrouve sur lui l’objet du délit et qu’il est restitué à son propriétaire : « qu’on lui coupe la main ». Mâlik a dit : « si quelqu’un dit : comment peut-on lui couper la main si les biens retrouvés sur lui ont été restitués à leur propriétaire ? C’est parce qu’il est dans la même situation qu’un buveur de vin lorsqu’il sent le vin mais n’est pas ivre, il est fouetté conformément à la peine légale. La peine légale est affligée pour avoir bu du vin même si cela ne conduit pas à l’ivresse, parce que l’homme l’a bu afin de devenir ivre. C’est la même chose pour l’amputation de la main du voleur, quand on retrouve l’objet du délit sur lui, même si cela ne lui a pas profité, et qu’il revient à son propriétaire. Quand il l’a volé, c’est pour le garder ». Mâlik a dit que si des gens entrent dans une maison et la cambriole ensemble, puis qu’ils partent avec un sac, une boîte, un carton, un panier ou autre chose de semblable, et qu’ils l’ont pris dans un endroit gardé, et que leur vol atteint ce qui exige l’amputation, trois dirhams ou plus, on leur coupe la main ; si chacun d’eux prend quelque chose pour lui-même, quiconque prend quelque chose dont la valeur est de trois dirhams ou plus, doit avoir la main coupée. Yahya a dit qu’il a entendu Mâlik dire : « ce qui est suivi chez nous quand un homme a fermé sa maison où il vit seul, est que l’amputation de celui qui a volé quelque chose n’est pas obligatoire tant qu’il n’a pas sorti complètement l’objet de la maison. C’est parce que toute la maison est sous bonne garde. Si quelqu’un d’autre vit avec lui et que chacun ferme sa porte, c’est un endroit gardé par chacun d’eux, quiconque vole quelque chose dans un des appartements puis entre dans la pièce principale de cette maison doit avoir la main coupée ». Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous quand un esclave vole les biens de son maître est que sa main n’est pas coupée s’il n’est pas en service et qu’il ne fait pas parti de ceux à qui on a confié la garde la maison bien qu’il soit entré secrètement et a volé quelque chose à son maître qui exige l’amputation. Même chose lorsqu’une esclave vole les biens de son maître ». Mâlik a ensuite parlé de l’esclave qui n’est pas en service et qui ne fait pas parti de ceux à qui on a confié la garde la maison, et qui entre secrètement et vole les biens de la femme de son maître exigeant l’amputation de la main, Mâlik a dit : « qu’on lui coupe la main ». Avec la fille-esclave de la femme, quand elle ne la sert pas elle ou son mari et qu’on ne lui a pas confié la garde de la maison, et qu’elle entre secrètement et vole les biens de sa maîtresse exigeant l’amputation, sa main ne doit pas être coupée. Quant à la fille-esclave de la femme qui n’est pas à son service et à qui on n’a pas confié la garde de la maison, et qui entre secrètement et vole les biens du mari de sa maîtresse exigeant l’amputation, sa main doit être coupée. De même lorsque l’homme vole les biens de sa femme ou que la femme vole les biens de son mari exigeant l’amputation de la main. Quand chacun d’eux a volé les biens de l’autre dans une pièce autre que celle où ils se sont enfermés, si l’un d’eux a volé quelque chose qui exige l’amputation, que sa main soit coupée. Mâlik a dit à propos du petit enfant ou de l’étranger qui ne parle pas clairement : « si on leur vole quelque chose dans un endroit placé sous bonne garde ou dans une pièce fermée, celui qui a volé doit avoir la main coupée. Si les biens ne sont pas placés sous bonne garde ou dans une pièce fermée, on ne coupe pas la main de celui qui les a volés. C’est comme dans la situation d’un mouton volé  qui était perdu dans la montagne ou de fruits encore accrochés aux arbres ». Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous au sujet de celui qui vole les tombes, est que sa main doit être coupé si la valeur de ce qu’il a pris exige l’amputation. Cela parce que la tombe est un lieu gardé à cause de ce qu’il y a dedans comme les maisons sont des lieux gardés à cause de ce qu’elles contiennent ». Mâlik a ajouté : « couper la main n’est pas obligatoire tant qu’il ne l’a pas sorti de la tombe ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Mohammed bin Yahya bin Habbân a rapporté qu’un esclave avait volé un petit palmier dans un jardin appartenant à un homme, puis il l’avait planté dans le jardin de son maître. Le propriétaire du palmier est sorti à la recherche de son palmier et l’a trouvé. Il a demandé assistance à Marwân bin al-Hakam contre l’esclave. Marwân l’a jeté en prison et voulait lui couper la main. Le maître de l’esclave s’est hâté de trouver Râfi bin Khadîj et l’a questionné à ce sujet. Râfi’ lui a informé qu’il a entendu le Messager de Dieu dire : « la main n’est pas coupée pour un fruit ou un noyau de palmier ». L’homme a dit : « Marwân bin al-Hakam a pris un de mes esclaves et veut lui couper la main. J’aimerai que nous allions ensemble le voir afin que tu lui dises ce que tu as entendu du Messager de Dieu ». Alors Râfi’ est allé avec lui voir Marwân bin al-Hakam. Il a dit : « as-tu arrêté un esclave pour cela ? » « Oui », répondit-il. Il dit : « que vas-tu faire de lui ? ». Il a rétorqué : « je vais lui couper la main ». Râfi’ lui dit : « j’ai entendu le Messager de Dieu dire : la main n’est pas coupée pour un fruit ou un noyau de palmier ». Marwân a par conséquent ordonné de relâcher l’esclave.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - As-Sâ’ib bin Yazîd a rapporté qu’Abdullah bin ‘Amr bin al-Hadrami a amené chez ‘Omar bin al-Khattâb son esclave et lui a dit : « coupe la main à mon esclave, car il a volé ». ‘Omar lui a demandé : « qu’a-t-il volé ? » Il a répondu : « il a volé un miroir appartenant à ma femme. Son prix est de soixante dirhams ». ‘Omar a alors dit : « laisse-le, sa main ne doit pas être coupée car c’est ton serviteur qui t’a volé tes effets personnels ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Ibn Chihâb a rapporté que Marwân bin al-Hakam a reçu un homme qui avait attrapé des biens et voulu lui couper la main. Il a envoyé quelqu’un auprès de Zayd bin Thâbit pour l’interroger à ce sujet. Zayd bin Thâbit lui a répondu : « la main n’est pas coupée pour quelque chose de volé accidentellement dans la précipitation ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Yahya bin Sa’id a rapporté qu’Abou Bakr bin Mohammad bin ‘Amr bin Hazm lui a informé qu’il avait arrêté un Nabatéen qui avait volé des bagues en fer et l’avait jeté en prison dans l’intention de lui couper la main. ‘Amra bint ‘Abd ar-Rahman lui a envoyé une affranchie appelée Omayya. Abou Bakr a dit qu’elle était venue le trouver alors qu’il était entouré de gens et que sa tante ‘Amra lui fit dire : « fils de mon frère ! On m’a appris que tu retiens un Nabatéen pour une chose insignifiante et que tu comptais lui couper la main ? » « Oui », a-t-il répondu. Elle a dit : « ‘Amra te dit de ne pas couper la main sauf pour un quart de dinar ou plus ». Abou Bakr a dit alors : « j’ai donc libéré le Nabatéen ».
Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous au sujet de la confession des esclaves, est que si un esclave confesse quelque chose contre lui-même, la peine légale et la sanction corporelle lui sont infligées. Sa propre confession est acceptée et personne ne peut suspecter qu’il s’inflige cela gratuitement ». Mâlik a dit : « quant à celui qui confesse quelque chose qui causerait des dommages à son maître, sa confession ne sera pas acceptée contre son maître ». Mâlik a dit : « on ne coupera pas la main d’un laquais ou d’un serviteur s’il vole parce qu’il n’est pas dans la situation d’un voleur mais dans celle d’un fourbe. On ne coupe pas la main au fourbe ». Mâlik a dit au sujet d’une personne qui emprunte quelque chose puis le nie : « sa main ne doit pas être coupée. Elle est comme un homme qui a une dette envers un autre homme et le nie. Sa main ne sera pas coupée pour ce qu’il a nié ». Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous concernant le voleur surpris dans une maison et qui a rassemblé des biens mais ne les a pas sortis, est que sa main ne doit pas être pas coupée. Il est comme l’homme qui a placé du vin devant lui pour le boire mais ne l’a pas fait. La peine légale ne lui est pas infligée. Il est aussi comme l’homme qui s’assied auprès d’une femme et désire avoir une relation sexuelle illicite avec elle, mais ne passe pas à l’acte. Il n’y pas de peine légale pour cela non plus ». Mâlik a dit : « ce qui est suivi chez nous au sujet de celui qui prend quelque chose accidentellement dans la précipitation, est que sa main ne doit pas être coupée, peu importe la valeur de l’objet, qu’il atteigne ou non ce qui exige l’amputation ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:23

Al-Mouwattâ de Mâlik 
 
 
Le livre des boissons (kitâb al-‘achriba)
1587 – Ibn Chihâb a rapporté qu’as-Sâ’ib bin Yazîd lui a raconté qu’Omar bin al-Khattâb est sorti et a dit : « j’ai trouvé quelqu’un qui sentait la boisson, mais il a prétendu qu’il avait bu de l’enduit. J’ai demandé si c’était une boisson qui enivre, dans ce cas-là, je le fouetterai ». ‘Omar a appliqué intégralement la peine légale en le fouettant.

1588 – Thawr bin Zayd ad-Dili a rapporté qu’Omar bin al-Khattâb a consulté les gens au sujet de l’homme qui boit du vin. ‘Ali bin Abi Tâlib lui a dit : « je pense qu’il faut lui donner quatre-vingt coups de fouet. S’il boit, il sera ivre, et s’il est ivre, il délirera, et s’il délire, il inventera des mensonges ». Alors, ‘Omar a appliqué quatre-vingt coups de fouet concernant le vin.
 
1589 – Mâlik a rapporté qu’il a interrogé Ibn Chihâb au sujet de la peine légale de l’esclave qui a bu du vin. Il a répondu : « on m’a appris que la peine légale pour lui est la moitié de celle infligée à l’homme libre qui a bu du vin ». Et ‘Omar bin al-Khattâb, ‘Othmân bin ‘Affan, et ‘Abdullah bin ‘Omar appliquaient la peine légale en fouettant leurs esclaves moitié moins que l’homme libre pour avoir bu du vin ».
 
1590 – Yahya bin Sa’ïd a rapporté qu’il a entendu Sa’ïd bin Moussayeb dire : « il n’y a rien que Dieu n’aime pas pardonner tant que ce n’est pas soumis à la peine légale ».
Mâlik a dit : la sunna, selon nous, est qu’il faut appliquer la peine légale à tout homme qui boit une boisson enivrante, qu’il soit ivre ou non.

1591 – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu avait fait un sermon aux hommes au cours de l’une de ses expéditions. ‘Abdullah bin ‘Omar a dit : « je me suis approché de lui mais il a fini avant que je sois arrivé. J’ai demandé : « qu’est-ce qu’il a dit ? » On m’a répondu : « il a interdit de vinifier dans une calebasse ou une jarre enduite de goudron ».

1592 – Abi Horayra a rapporté que le Messager de Dieu a interdit de vinifier dans une calebasse ou une jarre enduite de goudron.

1593 – ‘Atâ’ bin Yasâr a rapporté que le Messager de Dieu a interdit de vinifier ensemble les dattes vertes avec les dattes fraîches, et les dattes avec les raisins secs.

1594 – Abi Qatâda al-‘Ansâri a rapporté que le Messager de Dieu a interdit de boire une boisson faite de dattes et de raisins secs, et de dattes vertes avec des dattes fraîches.
Mâlik a dit : c’est toujours ce qui est suivi par les savants de notre pays, cela est détestable car le Messager de Dieu l’a interdit.

1595 – ‘Aïcha, l’épouse du Prophète a rapporté qu’on a interrogé le Messager de Dieu au sujet du bit’. Il a répondu : « toute boisson qui enivre est interdite ».
 
1596 – ‘Atâ’ bin Yasâr a rapporté qu’on a interrogé le Messager de Dieu au sujet d’al-Ghoubayrâ’. Il a répondu : « il n’y a rien de bien en elle », et il l’a interdite.
Mâlik a dit : j’ai interrogé Zayd bin Aslam sur ce qu’est al-Ghoubayrâ’, il a répondu : « c’est une boisson enivrante ».

1597 – ‘Abdullah bin ‘Omar a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « celui qui boit du vin dans ce monde, puis ne s’en repent pas, cela lui sera interdit dans l’au-delà.

1598 – Ibn Wa’la al-Misri a rapporté qu’il a interrogé ‘Abdullah bin ‘Abbâs à propos de ce qui est pressé à partir de raisins. Ibn ‘Abbâs a répondu : un homme a offert du vin au Messager de Dieu. Le Messager de Dieu lui a dit : « ne sais-tu pas que Dieu l’a interdit ? » - « non », a-t-il répondu. Un homme, à côté de lui, lui a murmuré quelque chose. Il lui a dit : « que lui as-tu murmuré ? » Il a répondu : « je lui ai ordonné de le vendre ». Le Messager de Dieu lui a dit : « celui qui a interdit d’en boire, l’a interdit à la vente ! » L’homme a ouvert les deux gourdes et a déversé ce qui était dedans.

1599 – Anas bin Mâlik a rapporté : « j’ai donné à boire à Abou ‘Obayda bin al-Jarrâh, Abou Talha al-‘Ansâri, et ’Obayy bin Ka’b une boisson faite de dattes écrasées et de dattes mûres. Quelqu’un est venu les voir et a dit : « le vin est devenu interdit ! » Abou Talha a dit : « Ô Anas ! Va briser ces jarres ! » Je suis allé prendre un pilon à nous et j’ai frappé le fond des jarres jusqu’à ce qu’elles cassent ».
 
1600 – Mahmoud bin Labîd al-‘Ansâri a rapporté :
Quand ‘Omar bin al-Khattâb est arrivé en Syrie, les habitants se sont plaints à lui de l’épidémie qui se répandait dans le pays. Ils ont dit : « il n’y a que cette boisson qui peut nous guérir ! » ‘Omar a dit : « buvez du miel ! » Ils ont répondu : « le miel ne nous guérit pas ». Un homme parmi les habitants a dit : « veux-tu que nous rendions cette boisson non enivrante ? » Il a répondu : « oui ». Ils l’ont porté à ébullition jusqu’à ce que les deux tiers se soient évaporés. Ils ont donné le tiers restant à ‘Omar. ‘Omar y a plongé son doigt, puis il a retiré sa main. C’était visqueux. Il a dit : « c’est de l’enduit ! C’est comme l’enduit des chameaux ». ‘Omar leur a ordonné de le boire. ‘Obâda bin as-Sâmit lui a dit : « tu l’as rendu licite, par Dieu ! » ‘Omar a répondu : « non, par Dieu ! Ô Dieu, je ne leur rendrai pas licite quelque chose que tu leur as interdit, et je ne leur interdirai pas quelque chose que tu leur as rendu licite ».

1600-2 – Nâfi’ a rapporté qu’Abdullah bin ‘Omar a raconté que des hommes habitant l’Irak ont dit : « Ô Abou ‘Abd ar-Rahman ! En vérité, nous achetons le fruit du palmier et du raisin. Nous le pressons pour en faire du vin et nous le vendons ». ‘Abdullah bin ‘Omar a répondu : « je prends comme témoin contre vous Dieu, ses anges, et quiconque entend les djinns et les hommes, que je ne vous ai pas ordonné de le vendre ni de l’acheter ni de le presser ni de le boire ni de le donner à boire. C’est de la souillure parmi l’œuvre de Satan ».


Le livre du prix du sang (kitâb al-‘ouqoul)
1623 – ‘Omar bin al-Khattâb a tué cinq ou sept personnes parce qu’elles avaient tué un homme par trahison. ‘Omar a dit : « si tous les habitants de San’â’ avaient comploté contre lui, je les aurai tous tués ».
1624 – Mohammed bin ‘Abd ar-Rahman bin Sa’d bin Zarâra a rapporté qu’il a entendu dire qu’Hafsa, l’épouse du Prophète, a tué une de ses esclaves qui avait utilisé la sorcellerie contre elle. Elle a donné l’ordre et elle fut tuée.
Mâlik a dit : le sorcier est celui qui utilise la sorcellerie à son compte sans qu’on ne l’utilise contre lui, il est comme celui dont Dieu le Tout-puissant a dit dans son livre : « et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà » (2.102). Je pense que cette personne doit être tuée si elle fait cela d’elle-même.
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:24

Sunan ad-Dârimi 

Sunan ad-Dârimi, ou Mosnad ad-Dârimi, fut écrit par ‘Abdallah ibn ‘Abd al-Rahman ad-Dârimi (m. 868) qu’on appelle aussi Imâm as-Samarqandi. Malgré son titre « Mosnad », l’imâm n’a pas classifié les narrateurs de la même manière que les autres mosnads. Les traditions sont triées d’après la classification d’un livre de Sunan, c’est-à-dire, selon le sujet qu’elles traitent.


L’introduction (al-Mouqaddimah)
45 – Jâbir bin ‘Abdullah a rapporté :
…il disait : « laissez mon dos pour les anges » [il était possédé], alors ma femme les a suivi jusqu’à la porte, puis elle a découvert sa poitrine et l’a recouverte. Elle dit : « Ô Messager de Dieu, prie pour moi et mon mari ». Il dit : « que Dieu te bénisse toi et ton mari ».

 435 - Jâbir a rapporté qu’Omar bin al-Khattâb apporta une copie de la Torah au Messager de Dieu et dit : « Ô Messager de Dieu, c’est une copie de la Torah ». Mais il garda le silence. Puis ‘Omar commença à lire et l’expression du visage du Messager de Dieu changea. Alors, Abou Bakr l’interrompu brusquement : « ne vois-tu pas l’expression du visage du Messager de Dieu ? » ‘Omar regarda le visage du Messager de Dieu et dit : « que Dieu me préserve de sa colère et de la colère de son Messager, nous acceptons Allah comme Seigneur et l’Islam comme religion, et Mohammad comme prophète ». Le Messager de Dieu dit : « par celui qui détient l’âme de Mohammad, si Moïse apparaissait devant vous et que vous le suiviez et m’abandonnassiez, vous vous écarteriez du droit chemin, et s’il était toujours en vie et aurait connu mon ministère prophétique, il m’aurait suivi ».


Le livre de la répudiation (kitâb at-talâq)
2264 – ‘Omar a rapporté : « le Messager de Dieu a répudié Hafsa puis il l’a reprise ».

2265 – Anas a rapporté que le Prophète a répudié Hafsa puis il l’a reprise.
Abou Mohammed a dit : « il semblerait que ‘Ali bin al-Madîni a renié cet hadith et il a dit : nous n’avons pas cet hadith à Bassora rapporté de Houmayd ».


Le livre des biographies (kitâb as-siyar)
2460 - Ibn ‘Omar a rapporté : « le Messager de Dieu a mis le feu aux palmiers des Bani Nadîr ».


Le livre des esclaves (kitâb ar-riqâq)
2815 - Abou Sa’id al-Khoudri a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « quatre-vingt dix-neuf dragons importunent le mécréant dans sa tombe. Ils le mordent et ils le piquent jusqu’à ce que l’heure vienne. Si l’un des dragons soufflait sur la terre, aucune verdure ne pourrait y pousser ».
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Re: La Tradition Islamique

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 21:24

Kitab al-Kafi
 
 
 
Al-Kafi est un recueil de traditions enseignées par le Prophète les Imams et transmises à la communauté musulmane par les disciples des Imams. Le nom « al-Kafi » signifie « ce qui est suffisant », c’est-à-dire que le livre est un recueil exhaustif de traditions chiites imamites. Cela est expliqué par al-Kulaini dans son introduction :
Vous vouliez avoir un livre qui comblerait (vos besoins religieux), qui comprendrait tout le savoir (‘ilm) de la religion, qui serait adéquate pour l’étudiant, et auquel le maître se référerait. Il pourrait être ainsi utilisé par quiconque souhaiterait approfondir sa connaissance de la religion et de la pratique légale (‘amal), selon les traditions correctes rapportées par les véridiques (les Imams).

On rapporte qu’al-Kulaini a mis vingt ans à composer al-Kafi. C’est en effet un ouvrage complet et exhaustif, divisé en trois sections, al-usulal-furu’ et al-rawda.
Al-usul rapporte les traditions au sujet des principes de la religion et des principes sur lesquels la loi est basée. Le furu’ concerne les traditions qui élaborent les détails de la loi religieuse, tandis que al-rawda est une compilation de traditions qui esquisse différents points d’intérêts religieux et comprend des lettres et des discours des Imams.
L’une des caractéristiques principales de cet ouvrage est que les traditions sont systématiquement présentées en chapitre selon le sujet traité. C’est un système que les savants musulmans ont commencé à utiliser durant la seconde moitié du deuxième et troisième siècle après l’hégire. Al-Kulaini ne fut le premier savant imamite à utiliser cette méthode. D’autres travaux sur la tradition ont utilisé le même procédé, comme le Kitab al-Mahasin d’Ahmad b. Muhammad b. Khalid al-Barqi (m. 887). Il semble toutefois que cela soit le premier ouvrage qui présente une étude exhaustive de la tradition imamite de cette manière.
Les recueils sources de traditions sont appelés usul. C’était des compilations de traditions rapportées directement des Imams ou de seconde main. On rapporte qu’il y eu quatre cent recueils semblables. Ces traditions ne furent pas classées en chapitre selon le sujet traité, mais elles furent classées dans l’ordre dans lequel elles ont été entendues, peu importe le sujet ou l’Imam qui les a rapportées. Le recueil d’al-Kulaini se base sur trois usul que lui transmirent d’anciens savants. Malheureusement, avec le développement des corpus exhaustifs, lesusul sont devenus moins importants, et seulement un petit nombre a survécu, consigné dans des manuscrits.
Les traditionalistes avant et après al-Kulaini ont examiné les isnad (les chaînes d’autorité) avec un grand soin. Leur but était de s’assurer que tous les transmetteurs d’une tradition spécifique étaient des hommes véridiques ; al-Kulaini semble avoir été moins concerné par l’isnad que par le matn, ou « contenu » de la tradition. Il rapporte donc parfois des traditions avec des transmetteurs qui ne sont pas vraiment des disciples des Imams ; ils ont, certaines fois, d’autres convictions, à l’exemple des Zaydites, d’autres fois ils sont ghulat, c’est-à-dire qu’ils soutiennent des opinions extrémistes. Certains transmetteurs font parti des premiers et derniers Imams, et il y a même des rapporteurs qui n’adhèrent pas au chiisme. Lesmouhaddithoun ont élaboré un système qui classe les différentes traditions selon l’authenticité de la tradition, en fonction de l’isnad et du sujet traité.
Al-Kafi contient 15181 traditions, ou 15176 selon un autre rapport. Dans les différentes sections, il y a plus de 1000 traditions. Parmi les traditions, 5072 sont considérées correctes (sahih) par les savants, c’est-à-dire de la première catégorie ; 144 sont considérées bonnes (hasan), deuxième catégorie ; 178 sont dignes de confiance (muwaththaq), troisième catégorie ; 302 sont jugées forte (qawi), quatrième catégorie ; et 9484 sont considérées faibles (da’if), cinquième catégorie. Une tradition jugée faible ne signifie pas qu’elle est fausse. Les mouhaddithoun ont trouvé des faiblesses dans la tradition, bien souvent une personne dans l’isnad, ce qui suggère que la tradition ne remonte pas à l’Imam contrairement à ce qui est dit. La science développée par les mouhaddithoun afin d’examiner les isnad et les sujets traités dans les traditions, est une étude très spécialisée ; cela implique en particulier, ‘ilm al-rijal, l’étude des origines des traditionalistes qui ont transmis le hadith.
Les usul de al-Kafi sont divisés en huit kutub, ou chapitres, et la plupart des kutub sont divisés en abwab, ou sections. […]
Les furu’ de al-Kafi concernent l’élaboration des détails de la loi islamique. La loi islamique a trait à l’homme et à sa conduite envers Dieu ainsi qu’envers ses compatriotes. Les furu’contiennent bien plus de traditions que les usul et se décomposent en 26 kutub. […]
En présentant de cette manière les traditions d’al-Kafi, la première approche d’al-Kulaini semble être de laisser parler les traditions d’elles-mêmes. Il n’intervient que très peu. Il pense parfois qu’il est nécessaire d’expliquer les contradictions et les incohérences, mais ces occasions sont très rares. Son but principal a surtout été de collecter et de publier.
L’importance de l’ouvrage de traditions al-Kafi est considérable. Il fait parti des quatre œuvres majeures sur la tradition. Un grand nombre de commentaires ont été écrits à son sujet par des auteurs postérieurs.  Le plus important d’entre eux est Mir’at al-‘uqul fi charh akhbar al-rasul de al-Majlisi (m. 1698). Parmi les autres commentateurs, on trouve Mulla Sadr al-Din al-Shirazi (m. 1640), al-Mazandarani (m. 1699), al-Qazwini (m. 1678) et Muhammad Baqir b. Damad (m. 1630). Tous ces commentaires ont été publiés, le plupart d’entre eux il y a environ cent ans. […]
La grande valeur d’al-Kafi pour les musulmans chiites est accentuée par le nombre remarquable de savants de leur communauté qui ont considéré utile d’en faire le commentaire. Al-Kafi représente un moment décisif dans les corpus de traditions du Prophète et des Imams, et de leur présentation systématique.
 
Extrait de : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], a journal of islamic studies, Dr. I.K.A. Howard, Vol. 2, No. 2, 1976
 
Lire [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] traduit en français par A. et H. Benabderrahmane




Man la Yahduruh al-Faqih
 
 
Cet ouvrage fait parti des quatre œuvres majeures sur la tradition chiite. En dépit du fait que les autres ouvrages sont extrêmement volumineux, ce livre est considéré comme le plus important. Néanmoins, certains soutiennent qu’il y avait auparavant cinq grandes œuvres sur la tradition chiite parmi lesquelles figurait Madinat al-’ilm, un autre ouvrage du Cheikh al-Saduq. Al-Tusi remarque que ce dernier ouvrage était plus volumineux que Man la yahduruh al-faqih. Ce livre n’existe apparemment plus. Il semble qu’il avait trait aux usul al-din (les principes de la religion) plutôt qu’au furu’, qui est la réglementation légale pour appliquer la charia, la sainte loi de l’islam.
Comme son titre l’indique, Man la yahduruh al-faqih se rapporte au furu’. E. G. Brown l’a traduit ainsi : « chaque homme est son propre juge ». Dans son introduction, al-Cheikh al-Saduq explique les circonstances de sa composition et les raisons de son titre. Quand il était à Ilaq, à côté de Balkh, il rencontra Charif al-Din Abou ‘Abdallah, alias Ni’mah, dont le nom complet était Muhammad b. al-Husain b. al-Husain b. Ishaq b. Musa b. Ja’far b. Muhammad b. ‘Ali b. al-Husain b. Ali b. Abi Talib. Il était ravi de pouvoir discuter avec lui, il était longanime, faisait preuve de bonté, avait de la distinction et de l’intérêt pour la religion. Il apporta au Cheikh al-Saduq un livre de Muhammad b. Zakharia al-Razi intitulé Man la yahduruh al-Talib, ou « chaque homme est son propre docteur ». Il lui demanda ensuite de rédiger un livre sur le fiqh (jurisprudence), sur al-halal wa-l-haram (le licite et l’illicite), et sur al-charia wa-l-ahkam (la loi révélée et les lois ordinaires), qui se rapprocherait de tous les travaux que le Cheikh a pu composer sur le sujet. Cet ouvrage s’appellerait Man la yahduruh al-faqih et ferait fonction de livre référent.
L’ouvrage représente en réalité un résumé de toutes les traditions que le Cheikh al-Saduq a collectées et inclus dans ses livres sur des sujets spécifiques. Dans les livres de Cheikh al-Saduq, comme le kitab al-nikah « le livre du mariage » ou le kitab al-hajj « le livre du pèlerinage », tous les thèmes du furu’ ont été abordé. […]
Un autre élément de cette œuvre qui souligne qu’elle fut conçue en tant que livre référent pour les chiites ordinaires dans la pratique des exigences légales de l’islam, est l’absence d’isnad dans les traditions. Les isnad – ou les chaînes d’autorité par lesquelles la tradition fut transmise du prophète jusqu’à un des imams – était, et est toujours une caractéristique importante dans la science du hadith. Par conséquent, ce livre n’est pas destiné aux savants qui voudraient vérifier les autorités. Les savants peuvent vérifier les isnad dans les nombreuses études du Cheikh al-Saduq. Ce livre est un abrégé des études au sujet des traditions légales par l’un des plus grands mouhaddithoun. Al-Cheikh al-Saduq a dit qu’il a répondu à la demande qui lui avait été faite de rédiger ce livre : « …parce que j’ai trouvé approprié de le faire. J’ai composé le livre sans isnad afin qu’il n’y ait pas trop de chaînes (d’autorité) (qui rendraient le livre trop long), et pour que l’on puisse en tirer beaucoup de bénéfices. Je n’ai pas eu l’intention accoutumée des compilateurs (de traditions) qui était de mettre en avant tout ce qu’ils pouvaient rapporter, mais mon intention première était de souligner les choses sur lesquelles j’avais émis un verdict légal et que j’ai jugé correcte ».
Al-Cheikh al-Saduq a aussi fait un compte-rendu de tous les ouvrages auxquels il s’était référé. Ces livres sont : les travaux de Hariz b. ‘Abdallah al-Sijistani – il mourut du vivant de l’Imam Ja’far al-Sadiq ; le livre d’Ubaid Allah b. ‘Ali al-Halabi – qui était aussi un contemporain de l’Imam Ja’far ; les ouvrages d’Ali b. Mahziyar – qui a rapporté des traditions de l’Imam ‘Ali al-Rida, de l’Imam Muhammad al-Jawad et de l’Imam al-Hadi ; les livres d’al-Husain b. Sa’id – qui a aussi rapporté des traditions de ces trois Imams ; le Nawadir d’Ahmad b. Muhammad b. ‘Isa – qui mourut en 267H et a aussi appris des traditions de ces trois Imams ; le Kitab nawadir al-hikma de Muhammad b. Yahya b. ‘Imran al-Ash’ari ; le Kitab al-rahma de Sa’d b. ‘Abdallah – qui décéda en 299H ou 301H ; le Jami’ de Muhammad b. al-Hasan – qui fut l’un des maîtres du Cheikh et mourut en 343H ; le Nawadir de Muhammad b. Abi ‘Umayr – décédé en 218H ; le Kitab al-Mahasin d’Ahmad b. Abi ‘Abdallah al-Barqi (c’est-à-dire Ahmad b. Muhammad b. Khalid al-Barqi) – qui mourut en 274H ou 280H (ce livre a été édité à Téhéran) ; et la Risala que son père lui avait écrite. Le Cheikh continue de mentionner beaucoup d’autres ouvrages qu’il a eu à consulter, dont les noms figurent dans la bibliographie. Cette liste d’ouvrages consultés témoigne que les travaux du Cheikh al-Saduq et de son prédécesseur al-Kulaini, qui a rédigé « al-Kafi » la première des quatre œuvres majeures sur la tradition chiite, représentent le point culminant des ouvrages au sujet des traditions qui furent collectées dans un processus ininterrompu depuis les temps les plus anciens jusqu’à l’époque de l’Imam Ja’far al-Sadiq.
En plus des références que l’auteur donne dans son introduction, il se réfère fréquemment à ses propres études dans son livre. […]
Une autre caractéristique de cet ouvrage est la méthode utilisée par l’auteur. Il ne laisse pas les traditions parler d’elles-mêmes, il en tire bien souvent les règles qui en découlent ou explique leurs significations. Dans un résumé de diverses traditions au sujet du pèlerinage, il donne les grandes lignes de tous les rituels qui doivent être accompli par le fidèle avec très peu de traditions pour les illustrer.
Le livre couvre la plupart des sujets à propos du furu’ de la jurisprudence. Il n’est pas organisé en chapitre (kutub) mais en petites sections (abwab), avec différentes catégories tels que le jeûne et le pèlerinage. Comme indiqué, l’absence d’isnad et les explications du Cheikh al-Saduq en font un compendium de la loi très utile pour les musulmans chiites de cette époque.
Beaucoup de commentaires ont naturellement été écrits sur le livre qui fait parti des quatre œuvres majeures sur la tradition. Parmi les grands savants chiites qui l’ont commenté figurent al-Sayyid Ahmad b. Zain al-‘Abidin al-‘Alawi al-‘Amili (mort en 1060H) et Muhammad Taqi al-Majlisi al-Awwal (mort en 1070H). L’ouvrage a été récemment imprimé en quatre volumes à Téhéran.
 
Extrait de : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], a journal of islamic studies, Dr. I.K.A. Howard, Vol. 2, No. 2, 1976
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