Le Jihâd - Les Verset du Jihad

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Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:03

Le Jihad

Les Verset du Jihad
آيات الجهاد

Les Versets du Jihâd
 
 
 
Sourate 2
190. Et combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs !

Tafsir al-Qortobi :
Sa parole : « et combattez », ce verset est le premier verset révélé concernant l’ordre du combat. Il n’y a pas de divergence sur le fait que le combat était interdit avant l’hégire par la parole d’Allah : « repousse par ce qui est meilleur » (41.34), « pardonne-leur et oublie » (5.13), « et écarte-toi d’eux d’une façon convenable » (73.10), et « tu n’es pas un dominateur sur eux » (88.22), de même que d’autres versets semblables révélés à La Mecque. Quand il a émigré à Médine, l’ordre du combat a été révélé : « et combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent ». Ar-Rabî’ bin Anas et d’autres ont dit cela, mais Abou Bakr as-Siddîq a rapporté que le premier verset au sujet du combat est : « permission est donnée à ceux qui sont combattus car ils sont opprimés » (22.39). Le premier verset est le plus souvent cité.
Le verset de la permission de combattre a été révélé concernant le combat général, il s’agit de combattre aussi bien ceux qui ont combattu parmi les polythéistes que ceux qui n’ont pas combattu. Cela se réfère au moment où le Prophète est parti avec ses compagnons
 vers La Mecque pour le petit pèlerinage. Il est descendu à al-Houdaybiya près de La Mecque. Al-Houdaybiya est le nom d’un puits et ce lieu a été ainsi nommé à cause du nom de ce puits. Les polythéistes l’ont refoulé de la Maison sacrée. Il est alors resté un mois à al-Houdaybiya. Ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il pourra revenir l’année suivante à La Mecque durant une période de trois jours et qu’il n’y aura pas de combat entre eux pendant dix ans. Il est ensuite retourné à Médine. Quand le moment est arrivé, il s’est préparé
pour la ‘omrat al-qadâ’, mais les musulmans craignaient une traîtrise de la part des mécréants et détestaient l’idée de combattre dans l’enceinte sacrée ou les mois sacrés. Alors ce verset a été révélé, c’est-à-dire, il vous est permis de combattre si les mécréants vous combattent. Le verset est lié à ce qui a été mentionné précédemment sur le pèlerinage et sur le fait d’entrer dans les maisons par la porte arrière.
Le Prophète combattait ceux qui le combattaient et évitait ceux qui l’évitaient, jusqu’à ce que fut révélé « tuez les infidèles » (9.5). Ce verset est abrogé, c’est l’avis d’un groupe d’oulémas. Ibn Zayd et ar-Rabî’ ont dit que « combattez tous les polythéistes » (9.36)
l’a abrogé. C’est l’ordre de combattre l’ensemble des mécréants. Ibn ‘Abbâs, ‘Omar bin ‘Abd al-‘Azîz, et Moujâhid ont dit : c’est un verset toujours en vigueur, c’est-à-dire, « combattez ceux qui vous combattent et ne transgressez pas en tuant les femmes, les enfants,
 les moines et d’autres gens semblables », comme nous allons l’expliquer. Abou Ja’far an-Nahhâs a dit : ceci est le plus juste des deux avis compte tenu de la sunna et de la logique. Quant à la sunna, il y a un hadith d’Ibn ‘Omar : « le Messager d’Allah a vu une femme
tuée dans l’une de ses expéditions. Il a détesté cela et a interdit de tuer les femmes et les enfants ». Les imams l’ont rapporté. Quant à la logique, le combat n’est pas généralisé, il faut distinguer deux catégories de gens comme les combattants, les blasphémateurs,
et les opposants qui doivent être combattus, alors que les femmes, les enfants, et d’autres personnes semblables comme les moines, les malades, les personnes âgées, et les domestiques ne doivent pas être tués. C’est pour cela qu’Abou Bakr as-Siddîq a ordonné à Yazîd bin Abi Sofyân de ne pas faire de mal à ceux-ci quand il l’a envoyé en Syrie. Mâlik et d’autres ont rapporté cela. Pour les oulémas, ils sont classés en six catégories :
La première : les femmes, mais si elles combattent, elles doivent être tuées. Sahnoun a dit : sur le champ de bataille ou en dehors, à cause de la généralité de la parole d’Allah : « et combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent » et « et tuez-les où
 que vous les trouviez » (2.191). Une femme peut avoir un grand impact dans la bataille. Par exemple, elle peut prêter assistance ou inciter au combat. Celles qui sortent les cheveux défaits, prodiguent des encouragements, ou critiquent la fuite,
il est permis de les tuer sauf si elles sont capturées. L’esclavage est plus avantageux, car elles se convertissent à l’islam plus facilement et s’éloignent de leur religion, et il leur est difficile de fuir vers leur pays d’origine contrairement aux hommes.
La deuxième : les enfants. Il ne faut pas les tuer à cause de l’interdiction ferme de tuer les descendants et parce qu’il n’y a pas de charge contre eux. Par contre, si un enfant combat, on peut le tuer.
La troisième : les moines. On ne doit pas les tuer ni les réduire en esclavage. On les laisse vivre sur leurs propriétés. Ceci est lorsqu’ils sont isolés des mécréants, à cause de la parole d’Abou Bakr à Yazîd : « vous trouverez des gens qui prétendent cloîtrer leurs âmes par crainte d’Allah, laissez-les tranquille avec ce qu’ils prétendent ». Mais s’ils sont avec les mécréants dans les églises, alors on les tue. Au sujet des nones, Achhab a rapporté qu’il ne faut pas leur faire de mal. Sahnoun a dit :
« le fait d’être une nonne ne modifie pas le verdict la concernant ». Le cadi Abou Bakr Ibn al-‘Arabi a dit : « le plus juste, selon moi, est ce qu’a rapporté Achhab car elle est incluse sous la sa parole « laissez-les tranquille avec ce qu’ils prétendent ».
La quatrième : les malades. Sahnoun a dit : « il faut les tuer ». Ibn Habîb a dit : « il ne faut pas les tuer ». Le plus véridique est que l’on doit considérer leur état. S’il y a du mal en eux, on les tue, sinon on les laisse tranquille avec leur maladie et ce qui en résultera.
La cinquième : les vieux. Mâlik a dit dans le livre de Mohammed qu’il ne faut pas les tuer. C’est l’avis de l’ensemble des juristes : si une vieille personne décrépitée est incapable de combattre, et que son opinion n’est pas prise en compte, et n’a pas fait acte de résistance, alors on ne doit pas la tuer. C’est ce qu’ont dit Mâlik et Abou Hanifa. Il y a deux avis pour ach-Châfi’i. Le premier est celui de la majorité, et le second est qu’ils doivent être tués eux et les moines. Le premier avis est le plus correct à cause de la parole d’Abou Bakr à Yazîd.
 Il n’existe pas de divergence et il y a un consensus à ce sujet. Il n’est également pas permis de tuer quelqu’un qui n’a pas combattu ou aidé l’ennemi telle une femme. Quant à ceux dont on craint la nuisance par la guerre, le conseil ou le financement, s’ils sont capturés, l’imam a le choix entre cinq options : l’exécution, la grâce, la rançon, l’esclavage, ou la dhimmitude par le versement de la jizya.
La sixième : les domestiques et les paysans. Mâlik a dit dans le livre de Mohammed qu’il ne faut pas les tuer. Ach-Châfi’i a dit qu’il faut tuer les paysans, les domestiques, et les vieillards sauf s’ils se convertissent à l’islam ou paient la jizya.
La première opinion est la plus juste à cause de la parole du Prophète dans le hadith de Rabâh bin ar-Rabî’ : « joignez-vous à Khâlid bin al-Walîd, il ne tue ni les enfants ni les domestiques ni les paysans ». Et ‘Omar bin al-Khattâb a dit : 
« craignez Allah concernant les enfants et les paysans qui ne se sont pas érigés contre vous à la guerre ». Et ‘Omar bin ‘Abd al-‘Azîz a dit qu’on ne tue pas le cultivateur. Ibn al-Mondhir a mentionné cet avis.
Achhab a rapporté d’après Mâlik que le sens de la parole d’Allah « et combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent » est qu’on a ordonné aux gens d’al-Houdaybiya de combattre ceux qui les combattent.
Le plus juste est que c’est un discours adressé à tous les musulmans. Il a été ordonné à chacun de combattre celui qui le combat lorsqu’il n’a pas l’ascendant sur l’autre. Ne voyez-vous pas comment cela est clarifié dans la sourate Barâ’a par Sa parole : « combattez ceux des mécréants qui sont près de vous » (9.123). Cela se réfère à la première intention qui visait au début les mecquois. Quand Allah a conquis La Mecque, le combat a été prescrit pour ceux qui ont été lésés jusqu’à ce que domine la prédication et que la parole d’Allah soit connue de tous les horizons et afin qu’il ne reste plus aucun infidèle. Cela durera et continuera jusqu’au jour de la résurrection et jusqu’à ce que le but soit atteint, il s’agit de sa parole : « le bien est dans les chevaux bridés jusqu’au jour de la résurrection :
 la récompense et le butin ». Il a été dit : le but est le retour de ‘Isa, fils de Marie. Cela concorde avec le hadith précédent, car son retour se fera pendant les signes de l’Heure.
Sa parole : « et ne transgressez pas », il a été dit au sujet de son interprétation ce que nous venons d’exposer. C’est un verset toujours en vigueur. Quant aux apostats, il n’y a d’autres choix pour eux que l’exécution ou la repentance. Même chose pour les déviants et les égarés, c’est soit l’épée soit la repentance. Celui qui cache une fausse croyance et que cela vient à être mis en lumière, il doit être tué, comme l’athée, sans repentance possible. Quant à ceux qui s’opposent aux imams justes, il faut les tuer jusqu’à ce qu’ils retournent vers la vérité. Des gens ont dit que le sens de « ne transgressez pas » est le combat pour autre chose que la face d’Allah comme la bigoterie ou la gloire. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, c’est-à-dire, pour la religion et la proclamation de la parole d’Allah. Et il a été dit : « ne transgressez pas » signifie ne combattez pas ceux qui n’ont pas combattu. Dans ce cas, le verset est abrogé par l’ordre du combat contre l’ensemble des mécréants. Et Allah sait mieux.

191. Et tuez-les où que vous les rencontriez, et expulsez-les d’où ils vous ont expulsés. L’association est pire que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée à moins qu’ils ne vous y combattent. S’ils vous combattent, tuez-les. Telle est la récompense des mécréants.

 
Tafsir al-Qortobi :
« Thaqiftoumouhoum » (vous les rencontriez), il a été dit : thaqifayathqoufthaqfa, et thaqafa. L’homme rencontré dont on s’est saisi : c’est un verdict concernant le traitement de cas. Ceci est la preuve qu’il faut tuer les prisonniers et cela sera expliqué dans la sourate Al-‘Anfâl, si Allah le veut.
« Et expulsez-les d’où ils vous ont expulsés », c’est-à-dire, de La Mecque. Tabari a dit : « cela s’adresse aux émigrés et le pronom fait référence aux mécréants de Qoraych ».
Sa parole : « l’association (fitna) est pire que le meurtre », c’est-à-dire, la fitna avec laquelle ils vous ont assujettis en essayant de vous faire retourner à la mécréance qui est pire que le meurtre. Moujâhid a dit : « cela se réfère au croyant qui a été tué, le meurtre étant meilleur pour lui que la fitna ». D’autres ont dit : « il s’agit de leur association avec Allah, et le fait qu’ils ne croient pas en Lui est un grand crime et pire que le meurtre pour lequel ils vous critiquent ». C’est la preuve que le verset fut révélé au sujet d’Amr bin al-Hadrami
qui a été tué par Wâqid bin ‘Abdullah at-Tamimi le dernier jour du mois sacré de rajab, un incident qui sera mentionné dans l’expédition d’Abdullah bin Jahch. Concernant l’interprétation qui vient d’être énoncée : c’est l’avis de Tabari et d’autres.
Sa parole : « mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée à moins qu’ils ne vous y combattent ». Les savants ont deux avis sur ce verset. Le premier : il est abrogé. Le second : il est toujours en vigueur. Moujâhid a dit : le verset est toujours en vigueur,
 il n’est pas permis de combattre quiconque se trouve dans la Mosquée sacrée avant qu’il n’y ait engagé le combat. Tâwous est de cette opinion, et c’est ce qui est exigé par le texte du verset. C’est le plus correct des deux avis et Abou Hanifa et ses compagnons l’ont rejoint. Dans le Sahih, Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager d’Allah a dit le jour de la conquête de La Mecque : « cette terre est sacrée depuis le jour où Dieu a créé les cieux et la terre. Elle restera sacrée, comme Allah l’a décrété, jusqu’au jour du jugement.
 Y combattre n’a été autorisé à personne avant moi et on ne m’a permis cela que pendant une heure de la journée. Elle restera sacrée, comme Allah l’a décrété, jusqu’au jour du jugement ». Qatâda a dit que le verset est abrogé par Sa parole : 
« après que les mois sacrés aient expiré, tuez les infidèles partout où vous les trouverez » (9.5). Mouqâtil a dit que Sa parole « et tuez-les où que vous les rencontriez... » a ensuite été abrogé par Sa parole « tuez les infidèles partout où vous les trouverez » (9.5). Il serait alors permis d’initier le combat dans le territoire sacré. Ils ont protesté en s’appuyant sur le fait que la sourate Barâ’a fut révélée deux ans après la sourate Al-Baqara et que le Prophète est entré à La Mecque avec son casque. On a dit : 
« Ibn Khatal s’est accroché au rideau de la Ka’ba ». Il a dit : « tuez-le ».
 Ibn Khouwayz Mandâd a dit : « mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée est abrogé, car le consensus est que l’on doit combattre si l’ennemi décide d’attaquer ou s’il occupe La Mecque ». Il a ajouté : « s’il vous combat ou s’il vous empêche de faire le pèlerinage et ne quitte pas La Mecque, il est obligatoire de le combattre, même s’il n’a pas initié le combat. La Mecque devient alors semblable à n’importe quel autre endroit ». Cependant, il a été dit à son sujet : elle est inviolable à cause de la vénération qu’on lui porte. Ne voyez-vous que le Messager d’Allah a envoyé Khâlid bin al-Walîb le jour de la conquête en disant : « moissonne-les avec l’épée jusqu’à ce que tu me retrouves à Safâ ». Al-‘Abbâs est arrivé et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Les Qoraychites sont partis, il n’y aura plus de Qoraychites après aujourd’hui ! » Et ne voyez-vous pas qu’il a dit à propos de sa vénération : « il n’est pas permis d’y ramasser quelque chose de tombé sans le dire haut et fort », mais que l’on fasse la trouvaille à La Mecque ou ailleurs, c’est la même chose. Il est admis que ce passage est abrogé par Sa parole : « et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association » (2.193). Ibn al-‘Arabi a dit : je suis allé à l’école d’Abi ‘Oqba al-hanafi à Jérusalem, qu’Allah la purifie. Le cadi az-Zinjâni nous a donnés un cours le vendredi.
Tandis que nous étions en train d’étudier, un homme magnifique est entré et portait sur son dos divers objets. Il a salué les savants et s’est installé à la chaire de la mosquée avec des vêtements de laine de berger. Le cadi az-Zinjâni lui a demandé : 
« qui êtes-vous ? » Il lui a répondu : « on m’a volé la moitié de mon argent hier. Ma destination était ce lieu saint. Je viens de Sâghân et j’étudie la science religieuse ». Le cadi a dit : « interrogez-le », selon la coutume de l’hommage aux savants qui est de prendre l’initiative de les questionner. On a fait un tirage au sort et la question qui est sortie était la suivante : lorsqu’un infidèle trouve refuge dans un lieu saint, faut-il le tuer oui ou non ? Il a jugé qu’il ne fallait pas le tuer. On lui a demandé quelle était sa preuve. Il a répondu : « c’est Sa parole : « mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée à moins qu’ils ne vous y combattent » – il a été récité « wa-lâ taqtoulouhoum » et « wa-lâ touqâtilouhoum », et si il a été récité « wa-lâ taqtoulouhoum », c’est une question de texte ;
 et si il a été récité « wa-lâ touqâtilouhoum », c’est un avertissement – car s’il a interdit le combat qui est la cause du meurtre, c’est une preuve évidente que le meurtre est interdit ». Le cadi l’a contesté, selon la coutume, en s’appuyant sur ach-Châfi’i et Mâlik,
 bien qu’il n’ait pas vu leurs écoles, en disant : « ce verset est abrogé par Sa parole : tuez les infidèles partout où vous les trouverez (9.5) ». L’homme de Sâghân lui a répondu : « ceci ne sied pas à la fonction de cadi et de sa science. Ce verset, qui s’oppose à lui, est général et concerne les lieux publics, et le verset qui s’y objecte est une particularité. Et nul ne peut dire que la généralité abroge la particularité ». Le cadi az-Zinjâni fut étonné par cette parole admirable. Ibn al-‘Arabi a dit : si l’infidèle s’y réfugie,
 il n’y a aucune voie contre lui à cause du texte du verset et de la sunna fixant l’interdiction d’y combattre, à moins que l’infidèle n’initie le combat, alors il sera tué d’après le texte du Coran. Quant au fornicateur ou au combattant, il ne pourra échapper à l’application de la peine légale contre lui.
Je dis : quant à leur objection en invoquant notamment le meurtre d’Ibn Katal et de ses compagnons, ceci n’est pas une preuve car cela était à l’époque où La Mecque lui avait été rendue licite. C’était une maison de guerre et de mécréance.
Il pouvait faire couler le sang de qui il voulait parmi les gens qui y résidaient durant l’heure où le combat lui a été rendu licite. Cela est prouvé et le premier avis est le plus juste. Et Allah sait mieux.
Certains savants ont dit : ce verset s’applique à celui qui s’oppose à l’imam mais ne s’applique pas au mécréant. Dans tous les cas, le mécréant est tué s’il combat. L’opposant est combattu s’il a l’intention de combattre, mais ne sera pas poursuivi s’il se retire,
 et ne sera pas exécuté s’il est blessé. Les verdicts concernant les opposants seront discutés dans la sourate Al-Houjourât, si Allah le veut.

192. S’ils cessent, Allah est pardonneur et miséricordieux.

Tafsir al-Qortobi :
C’est-à-dire, de vous combattre en se convertissant à l’islam. Allah leur pardonnera tout ce qu’ils auront fait par le passé et sera clément envers eux en pardonnant leurs actes répréhensibles. Cela est semblable à Sa parole : « dis à ceux qui ont mécru que s’ils cessent, il leur sera pardonné ce qui s’est passé » (8.39), et à ce qui suit :

193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit à Allah. S’ils cessent, plus d’hostilités sauf contre les injustes.

Tafsir al-Qortobi :
« Et combattez-les », c’est l’ordre de combattre, partout, tous les infidèles d’après ceux qui sont d’avis que c’est un abrogeant. Ceux qui ne considèrent pas que c’est un abrogeant ont dit : le sens est « combattez ceux dont Allah a dit : s’ils vous combattent ». Le premier avis est le plus probable. C’est l’ordre inconditionnel du combat sans condition d’hostilités initiées par les mécréants. La preuve de cela est Sa parole « et que la religion soit à Allah ». Le Prophète a dit : « on m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’y a de dieu qu’Allah ». Le verset et le hadith indique que la raison du combat est la mécréance, car Il a dit : « jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association », c’est-à-dire, de mécréance. Il est clair que le but est de mettre fin à la mécréance. Ibn ‘Abbâs, Qatâda, ar-Rabî’, as-Souddi, et d’autres ont dit : la fitna ici veut dire l’association et le mal qui en résulte pour les croyants. L’origine defitna est le test et l’épreuve, c’est dérivé du fait d’éprouver l’argent quand on le sort du feu afin de séparer ses impuretés du pur métal.
Ses divers sens seront expliqués, si Allah le veut.
« S’ils cessent », c’est-à-dire, de mécroire, et se convertissent à l’islam, comme ce qui a été dit avant dans le verset, ou paient la jizya dans le cas des gens du livre – ceci sera expliqué dans la sourate Barâ’a – sinon ils seront combattus et ce sont des injustes qui ne transgressent que contre eux-mêmes. On appelle « hostilités » ce qui est fait aux injustes, car cela est la sanction en réponse aux hostilités, et l’injustice implique de l’hostilité. Et on appelle « hostilités » la sanction en réponse aux hostilités, c’est comme Sa parole : « la sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action identique » (42.40). Et sur ce que sont les injustes, il y a deux interprétations. L’une est qu’il s’agit de ceux qui initient le combat, et l’autre fait référence à ceux qui restent dans la mécréance et la fitna.

194
Le mois sacré contre le mois sacré ! Les choses sacrées tombent sous le talion (al-qisâs). Quiconque a marqué de l’hostilité contre vous, marquez contre lui de l’hostilité de la même façon qu’il a marqué de l’hostilité contre vous ! Soyez pieux envers Allah ! Sachez qu'Allah est avec les pieux.
Les croyants sont autorisés à se défendre si jamais ils essuient une attaque pendant les mois sacrés, période où normalement toute forme de violence est proscrite. Ils n’avaient toutefois rien à craindre des païens arabes qui observaient religieusement la sacralité de la trêve. Le verset descendit durant la septième année de l’hégire, quand le prophète fit le pèlerinage à la Mecque, un an après la signature du traité d’al-Houdaybiyya : « Qatada a dit : le prophète d’Allah est sorti avec ses compagnons au mois de Dhu-l-Qi’da, quand ils furent stoppés par les idolâtres à Houdaybiyah. L’année suivante, ils sont entrés à la Mecque au mois de Dhu-l-Qi’da, ils ont accompli le petit pèlerinage et sont restés trois jours. Les idolâtres étaient fiers de les avoir repoussés le jour d’Houdaybiyah et donc, Allah se vengea d’eux. Il révéla : le mois sacré contre le mois sacré » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
 
216
Combat vous a été prescrit bien que vous l’ayez en aversion. Il est possible que vous ayez de l'aversion pour une chose qui est un bien pour vous et il est possible que vous aimiez une chose qui est un mal pour vous. Allah sait, alors que vous ne savez pas.
La cause de révélation est la même que celle du verset 2.244. L’aya souligne l’importance du jihâd dans l’islam en le rendant obligatoire pour tout musulman.
 
217-218
Ils t'interrogent sur le mois sacré et le fait de combattre durant celui-ci. Réponds : combattre en ce mois est grave. Écarter du chemin d'Allah, être impie envers Celui-ci et la mosquée sacrée, expulser de celle-ci ceux qui l’occupent est plus grave que cela aux yeux de Dieu. La fitna est plus grave que le meurtre. Or, ils ne cesseront de vous combattre que quand ils vous auront fait abjurer votre religion, s’ils peuvent. Ceux parmi vous adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la [vie] immédiate et dernière. Ceux là sont les hôtes du Feu où ils seront immortels.
Ceux qui croient, ceux qui émigrent et mènent combat dans le chemin d'Allah, ceux-là peuvent espérer la grâce d'Allah. Allah est absoluteur et miséricordieux.
Les versets justifient l’expédition militaire de Nakhla qui, à la base, n’était qu’une simple opération d’espionnage au cours du mois sacré. Le mecquois ‘Amr ibn al-Hadrami fut tué par les musulmans, et deux de ses compatriotes furent capturés puis amenés à Médine. Dans un premier temps, Mahomet n’approuva pas l’attaque de la caravane, mais Allah intervint en faveur des croyants qui commirent ces actes de violence à la fin du mois de rajab. Le passage est en quelque sorte une autorisation exceptionnelle accordée aux jihadistes afin de se venger de leurs anciens tortionnaires pendant les mois sacrés. « Urwa ibn az-Zubayr nous a informés que le Messager de Dieu envoya une expédition militaire avec à sa tête ‘Abdallah bin Jahsh al-Asdi. Quand ils atteignirent Nakhla, ils tombèrent sur ‘Amr bin al-Hadrami qui était à la tête d’une caravane pour les Qoraychites. Ce jour était le dernier jour du mois sacré. Les musulmans étaient divisés. Certains ont dit : nous sommes sûrs que ce jour appartient au mois sacré, nous pensons que vous ne devriez pas le violer par cupidité. Mais ceux qui désiraient les biens de ce monde étaient plus nombreux ; ils ont attaqué et tué Ibn al-Hadrami, puis se sont emparés de ses chameaux. Ibn al-Hadrami fut le premier tué dans un combat entre les musulmans et les infidèles. La nouvelle arriva aux Qoraychites qui envoyèrent une délégation au prophète. Ils lui dirent : autorises-tu le combat pendant le mois sacré ? Comme réponse Allah révéla ce verset. Az-Zuhri a rapporté : « le Messager d’Allah a envoyé ‘Abdallah bin Jahsh avec un groupe d’émigrants. L’un des hommes qui l’accompagnait, ‘Abdallah bin Waqid al-Laythi, a tué un des infidèles, ‘Amr bin al-Hadrami, le dernier jour du mois de Rajab. Ils ont aussi fait deux prisonniers et capturé les chameaux des infidèles. Quand le prophète l’apprit, il leur dit : je ne vous ai pas ordonné de combattre pendant le mois sacré. Mais les Qoraychites ont dit : Mohammad a violé le mois sacré. C’est alors que fut révélé : Ils t'interrogent sur le mois sacré, jusqu’à sa parole, la fitna est plus grave que le meurtre » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
« Réponds : combattre en ce mois est grave » : cela est un grand péché.
« Écarter du chemin d'Allah, être impie envers Celui-ci et la mosquée sacrée, expulser de celle-ci ceux qui l’occupent est plus grave que cela aux yeux de Dieu. La fitna est plus grave que le meurtre. Or, ils ne cesseront de vous combattre que quand ils vous auront fait abjurer votre religion, s’ils peuvent » : une liste d’arguments venant blanchir les musulmans qui rompirent la trêve durant le mois de rajab, pourtant décrété sacré par Allah où aucune violence n’est permise.
« Ceux qui croient, ceux qui émigrent et mènent combat dans le chemin d'Allah, ceux-là peuvent espérer la grâce d'Allah » : le groupe d’émigrés, qui a combattu pour Allah, peut toujours aspirer à la récompense de leur Seigneur, malgré qu’il eut pris les armes pendant un mois sacré.
 
244
Combattez dans le chemin d'Allah et sachez qu'Allah est audient et omniscient.
Cet appel au jihâd est la conclusion du verset 243 et une exhortation au combat. Deux interprétations différentes ressortent des exégèses à propos de 2.243. La première étant que les hébreux fuirent leur lieu d’habitation par crainte de la peste, Allah les fit d’abord mourir avant de les ressusciter grâce aux supplications du prophète Ezéchiel. La morale de cette histoire est que la prudence ne peut changer la destinée et l’abandon du jihâd ne retardera ni n’avancera l’heure de la mort. La seconde version est quand à elle tirée par les cheveux, elle a toutefois le mérite d’expliquer le coran par le coran. Les enfants d’Israël ont quitté l’Égypte en grand nombre et se sont retrouvés dans le désert guidés par le prophète Moïse. Celui-ci leur commanda de combattre les cananéens dans le but de conquérir la Palestine mais ils refusèrent par lâcheté, c’est pourquoi Dieu les fit errer dans le désert pendant quarante ans jusqu’à ce que la génération suivante les remplace et s’empare de la terre promise. Ainsi, les fidèles musulmans doivent se lancer au combat afin de ne pas connaitre le même sort que les israélites.
Allah fit descendre les versets 2.243-245 (ainsi que le 2.216) à cause des croyants qui ne souhaitèrent pas risquer leur vie en participant aux expéditions de pillages dirigées contre les idolâtres mecquois : « à cette époque, les musulmans, qui avaient été expulsés de la Mecque un an plus tôt et s’étaient réfugiés à Médine, demandèrent à maintes reprises la permission de combattre les mécréants qui les avait persécutés sans relâche pendant des années. Néanmoins, lorsque la permission, qu'ils avaient eux-mêmes demandé, leur fut accordée, certains d'entre eux n’en avaient plus le cœur (se référer à al-Baqarah, 2.216). C'est pourquoi deux événements importants de l'histoire des Israélites sont rapportés afin de servir d’avertissement aux musulmans et pour stimuler leur zèle et leur courage » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi).
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:03

Les Versets du Jihâd
 
 
 
Sourate 3
121-127
Et quant tu partis le matin, de ta famille, plaçant les croyants à des postes de combat ! Et Allah est audient et sage.
Quand deux parties d’entre vous songèrent à fléchir alors qu'Allah était leur patron ! Que sur Allah s’appuient les croyants !
Certes, Allah vous a secouru à Badr alors que vous étiez humiliés. Soyez pieux envers Allah ! Peut-être serez-vous reconnaissants !
Quand tu disais aux croyants : « ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous donne en renfort  trois mille de ses anges descendus ? »
Mais oui ! Si vous êtes constants et pieux, et s'ils marchent sur vous derechef, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille de ses anges lancés.
Allah ne fit cela que comme bonne nouvelle pour vous, afin que par cela, se tranquillisassent vos coeurs. Le secours victorieux ne vient que d'Allah, le Puissant, le Sage.
Afin que vous tailliez en pièces ceux qui sont infidèles, que vous les culbutiez, et qu'ils s’en retournent déçus.
Les versets, à partir du 121 jusqu’à la fin de la sourate, furent descendus durant ou après la bataille de Ohod, en l’an 3 de l’hégire, où les musulmans subirent une cinglante défaite face à une armée de trois mille hommes. Le prêche est destiné à remotiver les croyants, à les inciter à continuer le combat pour Allah qui leur réserve une inestimable récompense. 
Pendant la bataille, le prophète fut blessé à la tête par des cailloux lancés par Oqba ibn Abou Waqqas, et faillit être tué durant l’escarmouche par un coup de sabre porté par ‘Abdallah ibn Qamiyya. Il foudroya de sa lance Obayy ibn Khalaf qui avait essayé d’attenter à sa vie. Les païens arabes avaient fait halte à Ohod, en direction de l’oasis de Yathrib, dans l’intention d’éradiquer les brigands de Médine et leur chef Mahomet, qui tentaient constamment de piller leurs caravanes, parfois avec succès, mais aussi pour venger leurs proches tués à Badr. Le groupe de versets est un encouragement pour les croyants, il leur rappelle qu’Allah leur a octroyé la victoire à Badr avec le soutient de milliers d’anges, et que les musulmans peuvent toujours compter sur l’aide des guerriers venus du ciel s’ils demeurent « endurants et pieux ». « Ceci fut révélé au sujet de la bataille de Ohod. Sa’id ibn Mohammed al-Zahid nous a informé d’Abou ‘Ali al-Faqih, d’Abou-l-Qasim al-Baghawi, de Yahya ibn ‘Abd al-Hamid al-Hammami, d’Abdallah ibn Ja’far al-Makhrami, d’Ibn ‘Awn, d’Al-Miswar ibn Makhramah qui a dit : « j’ai dis à ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf : « mon oncle, raconte moi ce qui t’es arrivé à Ohod ? » Il répondit : « Lis al-‘Imran à partir du verset cent vingt et tu auras ta réponse : « et quant tu partis le matin, de ta famille », jusqu’à, « puis Il fit descendre sur vous, après l'angoisse, la tranquillité » (3.154) (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
« Quand deux parties d’entre vous songèrent à fléchir » : il s’agit des Banou Salima et  des Banou Hâritha qui voulurent abandonner le combat après la retraite d’Abdallah ibn Obayy et trois cent de ses hommes.
« Allah ne fit cela que comme bonne nouvelle pour vous, afin que par cela, se tranquillisassent vos cœurs » : l’annonce de l’arrivée de milliers d’anges est censé remonter le moral des troupes musulmanes.
« Afin que vous tailliez en pièces ceux qui sont infidèles, que vous les culbutiez, et qu'ils s’en retournent déçus » : pour que vous preniez le dessus sur les mécréants et que vous les accabliez, ainsi, ils rentreront chez eux dans une profonde tristesse.
 
139
Ne vous abandonnez pas, ne vous attristez point alors que vous êtes les plus hauts, si vous êtes croyants.
Les musulmans étaient submergés par les idolâtres arabes qui les assaillaient de toutes parts. Si les païens prenaient position sur les hauteurs, la vie du prophète était directement menacée : « Ibn ‘Abbas a dit : les compagnons du Messager d’Allah subirent la défaite à la bataille de Ohod. Tandis qu’ils étaient dans cette situation, Khalid ibn al-Wâlid tenta avec un escadron de cavaliers idolâtres de grimper sur la colline afin d’avoir l’avantage de la position sur les musulmans. Quand il vit ce qui était en train de se passer, le Messager d’Allah dit : « Ô Allah ! Fais qu’ils ne soient pas au-dessus de nous. Ô Allah ! Nous n’avons de la force et de la puissance qu’à travers toi. Ô Allah ! Personne ne t’adore en cette terre excepté  ce groupe de personnes ». Allah révéla ensuite ce verset. Un groupe d’archers musulmans prit l’initiative de monter sur la colline et visa les chevaux des idolâtres jusqu’à ce qu’ils les vainquit » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri). Le verset est une exhortation à ne pas abandonner le combat même en situation délicate.
 
140-142
Si une plaie vous a touché, une plaie semblable a touché ce peuple. Ces jours, Nous les faisons alterner parmi les hommes, pour connaître ceux qui croient, et prendre parmi vous des témoins, car Allah n'aime pas les injustes,
Pour faire briller ceux qui croient et rejeter dans l’ombre les infidèles.
Comptez-vous entrer dans le jardin alors qu'Allah n’a pas encore reconnu, parmi vous, ceux qui ont mené le combat, ni encore reconnu les constants ?
Révélés au retour de la bataille de Ohod, lorsque les femmes et les mères pleurèrent leurs proches disparus. Allah tente de réconforter les musulmanes en justifiant la mort des combattants par le fait que les hommes doivent être éprouvés dans le chemin du jihâd. Ceux qui ont choisi cette voie hériteront du paradis. « Rachid ibn Sa’d a dit : quand le Messager d’Allah rentra d’Ohod, triste et  déprimé, les femmes dont les maris et les fils furent tués, vinrent à lui en pleurant et en se giflant le visage. En voyant cela, le Message d’Allah s’exclama : « voilà comment votre Messager est traité ? » Et Allah révéla ce verset (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
« Une plaie semblable a touché ce peuple » : la victoire à Badr sur les gens de la Mecque.
« Et prendre parmi vous des témoins » : choisir des martyres parmi vous. 
« Comptez-vous entrer dans le jardin » : croyez-vous vraiment pouvoir accéder au paradis.
 
143
Certes, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Vous l’avez vue et vous êtes dans l’expectative.
Quand Mahomet reçu la nouvelle d’une armée qui s’approchait dangereusement de Médine, il convoqua une assemblée afin de délibérer sur les actions à entreprendre. ‘Abdallah ibn Obayy suggéra de rester dans les fortifications de Médine, le prophète y consentit, tandis que d’autres souhaitèrent aller à la rencontre des infidèles, c’est d’eux dont il s’agit dans ce verset : « ceci fait allusion à ceux qui étaient tellement désireux du martyre, qu’ils ont persuadé le prophète, contre sa volonté, de sortir de Médine pour combattre l’ennemi » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi).
 
146-148
Combien de prophètes ont combattu, avec de nombreux disciples ! Ceux-ci ne fléchirent point sous ce qui les atteignit dans le chemin d'Allah ; ils ne faiblirent et ne cédèrent point. Allah aime les constants.
Leur seul propos était : « Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés et notre excès dans notre conduite, affermis nos talons et secours-nous contre le peuple des injustes ! ».
Allah leur a donné la récompense de la vie immédiate et la belle récompense de la vie dernière. Allah aime les bienfaisants.
Nous sommes toujours dans le discours de l’après Ohod depuis le verset 121. L’histoire des prophètes et de leurs compagnons, qui menèrent la guerre sainte contre les mécréants, sans faiblir malgré les défaites, sert d’exemple aux musulmans. C’est une source d’inspiration en dépit du cuisant échec, avec toujours, au final, l’espérance du paradis pour les combattants.
 
152
Allah a été loyal envers vous, en sa promesse, quand vous conteniez [les infidèles] par sa permission. Après vous avoir fait voir le succès désiré, Allah [vous a soutenu] jusqu'à ce que vous fléchissiez, que vous vous disputiez le butin, et soyez désobéissants. Parmi vous, il en est qui désirent ce monde tandis que d’autres désirent la [vie] dernière. Ensuite, Allah vous a fait reculer devant les infidèles pour vous éprouver. Il a certes effacé pour vous. Allah est Détenteur de la faveur envers les croyants.
Voici la raison de la lamentable défaite de Ohod. Les musulmans avaient l’avantage sur leurs ennemis malgré leur infériorité numérique, ils les massacraient avec l’aide d’Allah, jusqu’à ce que les archers ne quittent leur poste pour dépouiller les cadavres, transgressant ainsi l’ordre qui leur avait été donné de ne pas bouger. L’appui manquant des archers suffit à faire perdre la bataille aux musulmans si l’on en croit Allah.
« Parmi vous, il en est qui désirent ce monde » : les archers qui s’appropriaient du butin.
« Il a certes effacé pour vous » : Allah a pardonné ceux par qui la défaite est arrivée.
 
154
Ensuite, Il a fait descendre sur vous, après ce souci, une sécurité, un sommeil qui couvrait un parti parmi vous, tandis que, pris par leur propre souci, pensant sur Allah autre chose que la vérité, ce que pense la jahiliyya, un parti disait : « avons-nous quelque part à l’ordre ? » Réponds : « l'ordre en entier est à Allah ». Ils cachaient en leur âme ce qu'ils ne te dévoilaient point : « si nous avions eu une part à l’ordre, nous n'aurions pas été tués ». Réponds : « si vous étiez dans vos demeures, ceux dont le meurtre a été écrit, seraient allées à leurs couches ». Pour qu'Allah éprouve ce qui est en vos poitrines, et mettre en lumière ce qui est en vos cœurs. Allah connaît bien les pensées des coeurs.
Nous retrouvons ici un développement du verset 145 : « personne ne peut mourir que par la permission d’Allah, et au moment prédéterminé », des musulmans pensèrent qu’il aurait mieux valu pour eux de ne pas prendre part au combat étant donné le grand nombre de tués dans leur camp, c’est suite à cette réflexion qu’Allah leur rétorqua qu’il est le maître de leurs destins. « Ibn Ishâq a rapporté qu’Abdullah bin az-Zubayr a dit que az-Zubayr a dit : J'étais avec le Messager d’Allah quand la peur s’intensifia, et Allah a envoyé le sommeil sur nous. À ce moment-là, chaque homme parmi nous s’est assoupi. Par Allah ! C’était comme dans un rêve, j’ai entendu les paroles de Mou’attib bin Quchayr, « si nous avions eu une part à l’ordre, nous n'aurions pas été tués ». J’ai mémorisé ses mots, qu’Allah mentionna plus tard » (Tafsîr Ibn Kathir). Ce verset enseigne aux combattants à ne pas renoncer au jihâd par crainte de la mort.
« Il a fait descendre sur vous, après ce souci, une sécurité, un sommeil qui couvrait un parti parmi vous » : on rapporte qu’une sensation étrange de sécurité a envahi le cœur effrayé des croyants pendant la bataille, si bien qu’ils en lâchèrent leurs sabres ! Ou peut-être qu'ils cherchaient à sortir le drapeau blanc ?
 
156-158
Ô vous qui croyez ! Ne soyez point comme ceux qui sont infidèles et ont dit de leurs frères partis au loin ou à la guerre : « s'ils étaient demeurés chez nous, ils ne seraient pas morts, et n'auraient pas été tués ». Qu’Allah fasse de cela une affliction en leurs coeurs. Allah fait vivre et mourir. Allah est clairvoyant sur ce que vous faites.
En vérité, si vous êtes tués dans le chemin d'Allah ou si vous mourez, c’est là, certes, un pardon d'Allah et une grâce préférable à que ce qu'ils amassent.
En vérité, si vous mourez ou si vous êtes tués, vers Allah, certes, vous serez rassemblés.
‘Abdallah ibn Obayy et ses compagnons tinrent le même discours que les musulmans du verset 154 qui doutèrent de la nécessité de leur engagement dans la guerre sainte. Allah commande à ces fidèles de ne pas se laisser aller à de telles pensées, et réitère sa promesse du paradis à ceux qui perdent la vie pour sa cause.
« Qu’Allah fasse de cela une affliction en leurs cœurs » : Allah augmente leur souffrance et leur chagrin en punition de leur lâcheté.
 
166-172
Ce qui vous a atteints, à la journée où les deux troupes se sont rencontrées, avec la permission d'Allah, afin que celui-ci connaisse les croyants,
Et qu'Il connaisse ceux qui ont été hypocrites. À l’heure où s’étant entendu dire : « allons ! Combattez dans le chemin d'Allah ! Repoussez », ils répliquèrent : « si nous savions combattre, nous vous suivrions assurément ». En ce jour, ils furent plus près de l’impiété que de la foi. Ils disaient de leurs bouches ce qui n'était point en leurs coeurs. Allah connait bien ce qu'ils tenaient secret.
Ceux qui ont dit de leurs frères alors qu’[eux-mêmes] se sont abstenus : « s'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués ». Dis : « écartez donc la mort de vous ! Si vous êtes véridiques ».
Et ne crois point que sont morts ceux qui ont été tués dans le chemin d'Allah ! Au contraire ! Ils sont vivants auprès de leur Seigneur, pourvus de leur attribution,
Joyeux de la faveur qu'Allah leur a accordée, et à l’égard de ceux qui, après eux, ne les ont pas encore rejoints, ils se réjouissent que ceux-ci n’éprouveront nulle crainte et ne seront pas attristés.
Ils sont réjouissent d'un bienfait et d'une faveur d'Allah, et de ce qu'Allah ne laisse point perdre la rétribution des croyants.
À ceux qui ont répondu à Allah et à l’apôtre, après avoir été atteints par la blessure, à ceux qui, parmi eux, ont été bienfaisants et pieux, une rétribution immense.
Le passage se divise en deux parties : 166 à 168 blâme les hypocrites, ‘Abdallah ibn Obayy et ses compagnons, d’avoir déserté en désobéissant à l’ordre de Mahomet, et 169 à 172 vante le courage des martyres tombés au combat ainsi que des blessés. Les tués sont toujours vivants, révèle Allah, se reposant au paradis et se réjouissant de la récompense de leur Seigneur. La tradition rapporte que leurs esprits sont à l’intérieur d’oiseaux verts qui survolent le jardin des délices ! Les blessés peuvent espérer une récompense équivalente.
« Repoussez » : faites battre l’ennemi en retraite.
 
195
Leur Seigneur les a exaucés : en vérité, Je ne laisse point perdre l’acte de celui qui agit, parmi vous, soit homme, soit femme, une partie de vous est en rapport avec une partie. Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsé de leur habitat, qui ont été molestés dans Mon chemin, ont combattu et ont été tués, J’effacerai pour eux leurs mauvaises actions, et Je les ferai entrer en des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux : récompense venue d'Allah » ! Allah a auprès de Lui la belle récompense.
La dernière partie du verset concerne les émigrés qui perdirent la vie dans les combats. Allah efface l’ardoise de leurs péchés en raison de leur investissement dans la guerre sainte. Ce verset et les précédents furent descendus au sujet d’infidèles qui demandèrent à Mahomet de produire un miracle : « il y a une tradition où 190-195 ont été récités par le prophète après que des non musulmans sont venus à lui et lui ont dit : « tous les prophètes ont apporté un ou d’autres signes avec eux. Par exemple, Moïse avait le bâton miraculeux et montrait sa main qui brillait avec éclat, et Jésus soignait les aveugles et les lépreux. S’il te plait, dis-nous quel signe nous as-tu apporté comme preuve de ta prophétie ». Le prophète récita ces versets et dit : « j’ai apporté cela » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi). Une tradition rapporte une seconde cause de révélation : « quand Oum Salama demanda : « Ô Messager d’Allah, pourquoi n’y a-t-il aucune mention des femmes quand l’hégire est évoqué ? » Le verset suivant fut révélé : ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsé de leurs demeures… » (Tafsîr al-Jalâlayn).
 
200
Ô vous qui croyez ! Soyez constants ! Luttez de constance ! Luttez de courage ! Soyez pieux ! Peut-être serez-vous bienheureux !
Enfin, ce verset clôt le chapitre des leçons à tirer après la défaite de Ohod. Ne pas se laisser abattre, continuer à mener la guerre sans relâche au nom de l’islam, et ne pas reproduire les erreurs du passé en transgressant les ordres d’Allah ou de Mahomet qui conduisirent à la mise en déroute de l’armée musulmane.
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:03

Les Versets du Jihâd
 
 
 
Sourate 4
71-76
Ô vous qui croyez ! Prenez garde ! Lancez-vous [en campagne] par groupes clairsemés ou lancez-vous en une masse !
En vérité, parmi vous, il est certes quelqu’un qui temporise. Si une calamité vous atteint, il dira : « Allah m'a comblé d’un bienfait puisque je n’ai pas été témoin avec eux ».
Certes, si une faveur d’Allah vous vient, [ce personnage] dira – comme si nul affection n’existait entre lui et vous - : « plût au ciel que j’eusse été avec [ces croyants] et que j’eusse obtenu un succès immense ! »
Que combattent, dans le chemin d'Allah, ceux qui troquent la vie immédiate contre la [vie] dernière. À ceux qui, combattant dans le chemin d'Allah, sont tués ou sont vainqueurs, Nous donnerons une rétribution immense.
Pourquoi ne combattez-vous point dans le chemin d'Allah, ainsi que pour les hommes, les femmes et les enfants, qui disaient, abaissés : « Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes ! Donne-nous un patron désigné par toi ! Assigne-nous un auxiliaire désigné par toi !
Ceux qui croient combattent dans le chemin d'Allah, alors que ceux sont infidèles, combattent dans le chemin des Tâghout. Combattez donc les suppôts du Démon ! Faible est la machination du Démon.
Le passage est de nouveau une exhortation au combat après l’humiliante défaite de Ohod. Les croyants n’avaient plus l’envie de se jeter corps et âme dans la bataille et avaient perdu toute confiance en Allah et Mahomet. Des rumeurs qui circulaient à Médine prétendaient que les tribus arabes se préparaient à une invasion et souhaitaient en finir avec les fauteurs de troubles, c’est pourquoi Allah fit descendre ces versets dans le but de redonner confiance à ses fidèles et d’enrayer la menace : « cette allocution fut révélé au moment où les tribus voisines furent encouragées par la défaite des musulmans à Ohod. Ils étaient entourés de toute part par le danger et entendaient de persistantes rumeurs au sujet d’activités hostiles et d’imminentes attaques. Il y eut des cas de traîtrises aussi. Les missionnaires musulmans furent attirés avec ruse hors de Médine. Ces circonstances exigèrent, sans délai, que les musulmans combattent férocement pour sauver le mouvement islamique du désastre et de la destruction face à de si grandes menaces » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi). Le verset 74 promet aux combattants le paradis même s’ils ne sont ni blessés ni tués, alors que cela ne fut pas évoquer dans le discours de l’après Ohod. Au vu de la situation, Allah se devait de remonter le moral de ses troupes par n’importe quel moyen, quitte à leur promettre des vierges éternelles ! Le rappel des musulmans coincés à la Mecque et persécutés par les mécréants est une motivation supplémentaire pour s’engager dans le combat afin de les délivrer des mains impies. L’exhortation se termine par une comparaison entre les croyants, serviteurs d’Allah, et les idolâtres, suppôts de Satan et adorateurs du Démon.  
« Puisque je n’ai pas été témoin avec eux » : je ne suis pas tombé en martyre.
« Que combattent, dans le chemin d'Allah, ceux qui troquent la vie immédiate contre la [vie] dernière » : les musulmans attirés par les richesses et les désirs de ce monde doivent prendre part aux combats.
« Le chemin des Tâghout » : opposition au chemin d’Allah. Le terme tâghout renvoie aux idoles.
 
77
N’as-tu point vu ceux à qui il est dit : « mettez bas les armes ! Accomplissez la prière et donnez l’aumône ! » Quand il leur est prescrit de combattre, voici qu’une fraction d’entre eux redoute ces gens à l’égal d’Allah ou plus encore et s’écrie : « Seigneur, pourquoi nous as-tu prescrit de combattre ? Que ne nous reportes-tu à un terme prochain ! » Réponds : « jouir de la [vie] immédiate est peu alors que la [vie] dernière est meilleure pour qui est pieux. Vous ne serez point lésés d’une pellicule de datte.
La cause de révélation est identique à celle de 2.216 et 2.244. Une fois en sûreté à Médine, un groupe de compagnons ne souhaita pas prendre la voie du jihâd, aspirant à une vie paisible après des temps difficiles. Mais Mahomet en décida autrement et déclara la guerre aux ennemis de l’islam : « al-Kalbi a dit : ce verset fut révélé au sujet des compagnons du Messager d’Allah, parmi eux étaient ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf, al-Miqdâd bin al-Aswad, Qoudâma bin Maz’oun et Sa’id bin Abi Waqqâs. Les polythéistes les ont beaucoup persécutés et ils disaient : « Ô Messager d’Allah, permets-nous de les combattre ! » Il a répondu : « abstenez-vous en ! Car Allah ne m’a pas ordonné de les combattre ! » Lorsque le Messager d’Allah émigra à Médine et qu’Allah ordonna de combattre les polythéistes, certains ont trouvé cela pénible et ils ne voulaient pas combattre, alors Allah a révélé ce verset » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
 
84
Combats dans le chemin d’Allah ! Tu ne seras chargé que de ton âme ! Encourage les croyants ! Peut-être Allah conjurera-t-il la rigueur des infidèles, contre vous, Allah est plus redoutable en rigueur et en châtiment.
Le verset s’adresse plus particulièrement à Mahomet, avant le premier raid de Badr. Le prophète n’aura pas à rendre de compte pour ceux qui refusent de s’engager dans la voie du jihâd et doit inciter ses fidèles à se lancer dans des expéditions militaires contre les mécréants : « et donc le Messager d’Allah dit : par celui qui détient mon âme entre ses mains, je sortirais même si je suis seul. Par conséquent, il sortit avec soixante-dix cavaliers au premier [raid de] Badr, où Dieu restreignit la force des infidèles en jetant la terreur dans leurs cœurs, et en empêchant Abou Soufyân de sortir » (Tafsir al-Jalâlayn). Les musulmans équipés de leurs armes étaient partis à la poursuite de Kurz bin Jabir qui avait volé des bêtes aux médinois, mais ils n’ont pu le rattraper et ont rebroussé chemin lorsqu’ils ont atteint Badr.
 
89-91
[Les hypocrites] aimeraient que vous soyez impies comme ils l’ont été et que vous soyez à égalité. Ne prenez pas parmi eux de patrons avant qu’ils émigrent dans le chemin d’Allah ! S’ils tournent le dos, prenez-les et tuez-les où que vous les trouviez ! Ne prenez, parmi eux, ni patrons ni auxiliaire !
Exception faite pour ceux qui sont liés à un groupe entre lequel et vous existe un pacte, ou [pour ceux] venus à vous, le cœur serré d’avoir à vous combattre ou d’avoir à combattre les leurs. Si Allah avait voulu, il aurait donné pouvoir sur vous et ils vous auraient combattus. Si [ces transfuges] se tiennent à l’égard de vous, s’ils ne vous combattent point et se rendent à vous à merci, Allah ne vous donne contre eux nulle justification.
Vous trouverez d’autres qui désirent vivre tranquilles avec vous et tranquilles avec les leurs. Chaque fois que ceux-là seront ramenés à vous tenter [en votre foi], ils essuieront un échec en [cette tentation]. S’ils ne se tiennent pas à l’écart de vous, ne se rendent pas à vous à merci, et ne déposent pas les armes, prenez-les et tuez-les où que vous les acculiez ! Sur ceux-là, Nous vous accordons un pouvoir éclatant.
Allah révèle aux musulmans quelle politique ils doivent mettre en œuvre à l’égard des hypocrites. Les personnes accusées d’hypocrisie sont de confession musulmane, en surface, pratiquent les rituels de l’islam tel que le ramadan ou la récitation du coran, mais sont les ennemis déclarés de l’État islamique en s’alliant aux infidèles contre le prophète et ses partisans. Allah commande de les tuer, où qu’ils soient, s’ils agressent la nation de Mahomet ou s’ils retournent à leur ancienne foi. Plusieurs traditions se rapportent à la descente de ce passage dont le contexte est indiscutablement lié à une période de troubles : « ce passage traite du problème de ces musulmans hypocrites qui ont accepté l’islam à la Mecque et dans d’autres régions d’Arabie, mais n’ont pas émigré à Médine. Ils vivaient avec leur peuple, comme avant, et prirent plus ou moins part à toute activité hostile contre l’islam et les musulmans. Ils devinrent un gave problème pour les musulmans qui ne surent plus comment se comporter avec eux. Certains musulmans pensèrent qu’ils étaient, après tout, musulmans, parce qu’ils récitaient la parole (la chahâda), faisaient la prière, observaient le jeûne et récitaient le coran. Alors comment pouvaient-ils être traités comme les mécréants ? Dans ce passage, Allah ôte cette différence d’opinion parmi les musulmans et leur enseigne comment il faut les traiter » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi) ; « Moujahid a dit à propos de ce verset : ce verset fut révélé au sujet de gens qui ont quitté la Mecque pour Médine en prétendant être des émigrés. Ils ont ensuite renoncé à l’islam et demandé au prophète s’ils pouvaient retourner à la Mecque avec des marchandises afin de faire du commerce. Les musulmans étaient divisés. Certains pensaient que c’était des hypocrites, tandis que d’autres disaient qu’ils étaient des croyants. Allah révéla ensuite leur hypocrisie par ce verset et ordonna de les tuer : s’ils tournent le dos, prenez-les et tuez-les où que vous les trouviez(4.89). Ils ont emporté leurs marchandises et se sont dirigés vers Hilal bin ‘Uwaymir al-Aslami, qui avait un traité d’alliance avec le prophète, et était désolé de combattre les croyants. Le combat fut alors suspendu par la parole d’Allah : exception faite pour ceux qui sont liés à un groupe entre lequel et vous existe un pacte (4.90) » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri).
« Avant qu’ils émigrent dans le chemin d’Allah » : tant qu’ils n’auront pas pris les armes aux cotés du Messager.
« S’ils tournent le dos » : s’ils retournent à la mécréance et apostasient de l’islam.
« Et se rendent à vous à merci » : s’ils abandonnent le combat et s’offrent à vous désarmés.
 
94
Ô vous qui croyez ! Quand vous vous engagez dans le chemin d’Allah, voyez bien clair et ne dîtes point à celui qui vous offre la paix : « tu n’es pas croyant ! », recherchant ce qu’offre la vie immédiate. Auprès d’Allah sont des prises nombreuses. Ainsi vous vous comportiez antérieurement, Allah vous a comblés. Voyez bien clair ! Allah, de ce que vous faites est bien informé.
C’est à cause d’une « bavure » que ce verset fut descendu. Durant une expédition, les compagnons de Mahomet assassinèrent un berger musulman dans le but de lui voler ses biens : « concernant le verset : et ne dîtes point à celui qui vous offre la paix : « tu n’es pas croyant ». Il y avait un homme au milieu de ses moutons. Les musulmans l’ont poursuivi, et il leur a dit : « que la paix soit sur vous ». Mais ils l’ont tué et pris ses moutons. Sur ce, Allah a révélé pour cette affaire, le verset ci-dessus jusqu’à « recherchant ce qu’offre la vie immédiate » (4.94), c’est-à-dire les moutons » (Sahih al-Boukhâri). Les musulmans n’ont pas le droit de s’en prendre à une personne sur laquelle plane un doute au sujet de la sincérité de sa foi. Le prophète « réprimanda » ses compagnons par ce verset, mais n’appliqua nullement la loi islamique qui commande de verser le sang du musulman dans le cadre du meurtre d’un croyant. Ironiquement, Allah promet dans le verset précédent (4.93), l’enfer aux personnes coupables d’assassinat parmi les gens de la communauté islamique. La peine du voleur ne leur fut pas non plus infligée (5.38). Un meurtre similaire fut commis par des mécréants et leurs auteurs furent rattrapés, torturés et tués sur les ordres de Mahomet qui révéla alors le verset 5.33.
 
95-96
Les non-combattants parmi les croyants, exception faite pour ceux frappés d’infirmité, et les combattants dans le chemin d’Allah, de leurs biens et de leurs personnes, ne sont point égaux. Allah a mis les combattants, de leurs biens et de leurs personnes, un degré au-dessus des non-combattants. À tous, Allah a promis une très belle [récompense], Allah a mis les combattants au-dessus des non-combattants, en [sa] rétribution immense, dans la hiérarchie, par rapport à Lui, pardon et grâce, Allah est absoluteur et miséricordieux.
C’est encore un passage exhortant les fidèles, qui souhaitent rester chez eux, à s’engager dans la guerre sainte. Allah utilise l’argument de la plus grande des récompenses pour inciter les croyants au combat : « dans ce passage, le statut relatif des vrais musulmans est attribué selon la façon dont ils se comportent quand ils sont invités à s’engager dans le jihâd sur la base du volontariat, lorsque le commandant des forces islamiques ne requiert pas toute la force musulmane. Ceux qui s’offrent, eux et leurs richesses, et s’engagent dans le jihâd, ont été assignés à un rang plus élevé que ceux qui restent chez eux, même si ces derniers ont pu être affectés à d’autres bonnes œuvres ; d’ailleurs, il y a pour les premiers la promesse d’une « rétribution immense ». En ce qui concerne ceux qui restent à la maison, quand on leur a ordonné de s’engager dans le jihâd, trouvant des excuses ou même ceux qui se soustraient au jihâd, lorsqu’un ordre général est donné pour le jihâd et que le jihâd devient un devoir obligatoire, dans ces deux cas, ceux qui se sont engagés dans d’autres oeuvres et ne rejoignent pas la guerre sainte sont des hypocrites et n'ont pas droit au bénéfice de la promesse d'une « rétribution immense », sauf ceux qui restent en arrière à cause d’une excuse valable » (Tafhim al-qor’ân, Abou-l-‘Ala Mawdoudi). 
 
104
Ne faiblissez pas dans la poursuite de ces gens ! Si vous souffrez, eux aussi souffrent comme vous souffrez, vous espérez d’Allah ce qu’ils n’espèrent point. Allah est omniscient et sage.
Les croyants doivent continuer le combat malgré la défaite et les blessures. C’est une mission suicide que Mahomet lança après le massacre des musulmans à Ohod : « après qu’ils se retirèrent de Ohod, le prophète dépêcha un groupe pour rechercher Abou Soufyan et ses compagnons, mais ils se plaignirent au sujet de leurs blessures, et le verset suivant fut révélé » (Tafsîr al-Jalâlayn).
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:03

Les Versets du Jihâd
 
 
Sourate 5
33-35
La récompense de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre et qui s’évertuent au scandale sur la terre sera seulement d’être tués ou d’être crucifiés, ou d’avoir les mains et les pieds opposés tranchés, ou d’être bannis de leur pays. Cela sera pour eux opprobre
 dans la [vie] immédiate et, en la [vie] dernière, ils auront un tourment immense.
Exception faite pour ceux qui seront revenus avant que vous ayez pouvoir sur eux. Sachez en effet qu’Allah est absoluteur et miséricordieux.
Ô vous qui croyez ! Soyez pieux envers Allah et recherchez le moyen jusqu’à lui ! Menez combat dans son chemin ! Peut-être serez-vous des bienheureux.
Par ce passage, Allah autorise la torture et le meurtre de ceux qui sèment le chaos dans l’État islamique. Les savants pensent que la sourate 5 fut révélée après le traité d’al-Houdaybiyya, à la fin de la sixième année de l’hégire ou au début de la septième. On retrouve à nouveau l’appel incessant au jihâd. Les infidèles capturés et coupables d’avoir nuis à la oumma sont très sévèrement châtiés par le prophète. Grâce aux traitements inhumains que Mahomet infligea à ces rebelles, l’Envoyé de Dieu espéra être respecté et craint des tribus avoisinantes : « Anas a rapporté qu’un groupe de gens d’Ukal et d’Urayna est venu voir le Messager d’Allah. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous étions des nomades et il nous est difficile de vivre à Médine ». Le Messager d’Allah a ordonné qu’on leur donne quelques chamelles, ainsi qu’un berger qui partira avec eux, et leur demanda de boire le lait et l’urine (des chamelles). Quand ils sont arrivés dans la région d’al-Harra, ils ont tué le berger du Messager d’Allah et se sont emparés des chamelles. Le Messager d’Allah a envoyé (des gens) à leur poursuite et les ont capturés, puis ils les ont amenés devant lui. Il leur a coupé les mains et les pieds, et leur a crevé les yeux. On les abandonna ainsi à al-Harra jusqu’à ce qu’ils décèdent. Qatâda a dit : on a nous rapporté que ce verset fut révélé à leur sujet : la récompense de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre et qui s’évertuent au scandale sur la terre… jusqu’à la fin du verset. Rapporté par Moslim » (Asbâb an-Nouzoul, al-Wâhidi an-Naysâbouri). Les compagnons qui commirent des crimes identiques à
 l’encontre de mécréants ne furent pas l’objet de la malédiction d’Allah et de son Messager, au contraire, leur récompense sera le paradis pour s’être engagé dans la voie du jihâd.
« Exception faite pour ceux qui seront revenus avant que vous ayez pouvoir sur eux » : sauf ceux qui se seront repenti avant que vous ne les ayez fait prisonnier.
 
54
Ô vous qui croyez ! Quiconque parmi vous rejette sa religion… Allah amènera un peuple qu’Il aimera et qui L’aimera, humble à l’égard des croyants, altier à l’égard des infidèles, qui mènera combat dans le chemin d’Allah et n’aura à craindre le blâme de personne. Voilà la faveur d’Allah. Il l’accorde à qui Il veut. Allah est large et omniscient.
Les savants voient dans ce passage une prophétie. Le verset annonce que la mort du prophète sera l’élément déclencheur d’une vague d’apostasie, et les musulmans qui seront restés fidèles à Allah combattront les renégats. C’est un encouragement global à combattre les apostats.

Sourate Le Repentir
 
 
5. Après que les mois sacrés aient expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. S’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est pardonneur et miséricordieux.
 
Tafsir Ibn Kathir :
Les exégètes ont eu des désaccords au sujet des mois sacrés : quels sont-ils ? Ibn Jarir a rapporté que ce sont les quatre mois mentionnés dans Sa parole : « quatre d’entre eux sont sacrés, telle est la religion droite. Ne faites pas de tort à vous-mêmes » (9.36).
C’est l’avis d’Abou Ja’far al-Bâqir. Ibn Jarir a ajouté : le dernier mois sacré concernant leur droit est mouharram. Ceci est le point de vue d’Ibn ‘Abbâs rapporté par ‘Ali bin Abi Talha. C’est également ce qu’a dit ad-Dahhâk, mais ceci est peu plausible au vu du rapport d’al-Awfi attribué à Ibn ‘Abbâs révélant le contexte des évènements. Moujâhid, ‘Amr bin Chou’ayb, Mohammed bin Ishâq, Qatâda, as-Souddi, et ‘Abd ar-Rahman bin Zayd bin Aslam ont dit :
les mois mentionnés dans le verset sont les quatre mois de la période de grâce dans Sa parole : « parcourez la terre durant quatre mois » (9.2). Ensuite, Il a dit : « après que les mois sacrés aient expirés »,
 c’est-à-dire, quand les quatre mois durant lesquels Nous vous avons interdit de les combattre seront passés, et Nous leur avons accordé un délai, tuez-les partout où vous les trouverez, car l’engagement précédemment décrété a été annulé.
 Nous expliquerons plus loin le jugement des quatre mois sacrés dans un autre verset au sein de cette noble sourate.
Sa parole « tuez les infidèles partout où vous les trouverez », c’est-à-dire, sur la terre, et ceci est de portée générale. Et l’avis qui prévaut est qu’il est spécifié que le combat est interdit dans la Mosquée sacrée par Sa parole :
 « mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc » (2.191).
Sa parole : « capturez-les » signifie faites-les prisonniers, et si vous le voulez, tuez-les ou retenez-les captifs.
Sa parole : « assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade » veut dire n’attendez pas de les trouver, mais cherchez-les, et assiégez leurs forteresses et fortifications. Guettez leurs routes et leurs chemins afin de réduire leur espace et de les contraindre à
 choisir entre l’islam ou la mort. C’est pourquoi Il a dit : « s’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est pardonneur et miséricordieux ».
Abou Bakr as-Siddiq s’est appuyé sur ce verset pour combattre ceux qui refusaient de verser la zakât. Il est interdit de les combattre s’ils se plient à ces conditions et embrassent l’islam et suivent ses règles. Allah a mentionné les règles les plus importantes ainsi que
 celles qui le sont moins. Les deux piliers les plus importants après la profession de foi est la prière qui est un devoir d’Allah, et après elle, le versement de la zakât qui profite aux pauvres et aux nécessiteux. Ce sont les actes les plus honorables que puissent accomplir
les créatures. Et c’est pour cela qu’Allah cite souvent la prière et la zakât ensemble. Il est rapporté dans les deux Sahih qu’Ibn ‘Omar a indiqué que le Messager d’Allah a dit : « on m’a ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils professent qu’il n’y a de
dieu qu’Allah et que Mohammad est le Messager d’Allah, et qu’ils accomplissent la prière et versent la zakât ».
Abou Ishâq a rapporté d’après Abi ‘Obayda qu’Abdullah bin Mas’oud a dit : « il vous a été ordonné d’accomplir la prière et de verser la zakât, et celui qui ne verse pas la zakât, sa prière n’est pas acceptée ».
‘Abd ar-Rahman bin Zayd bin Aslam a dit : « Allah refuse d’accepter la prière sans la zakât. Qu’Allah ait pitié d’Abou Bakr pour la science qu’il nous a léguée ».
L’imam Ahmad a dit : ‘Ali bin Ishâq nous a rapportés : ‘Abdullah bin al-Moubârak nous a rapportés : Houmayd at-Tawîl nous a rapportés qu’Anas a dit : Le Messager d’Allah a dit : « on m’a envoyé pour combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils professent qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammad est le Messager d’Allah. S’ils professent qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammad est le Messager d’Allah, s’ils font face à notre qibla, mangent nos sacrifices et prient comme nous, alors leur sang et leurs biens nous sont interdits
sauf par le droit. Ils ont les mêmes droits et devoirs que les musulmans ».
Al-Boukhâri l’a rapporté dans son Sahih, ainsi que les gens de la sunna, excepté Ibn Mâjah, d’après le hadith d’Abdullah bin al-Moubârak.
L’imam Abou Ja’far bin Jarir a dit : ‘Abd al-‘A’la bin Wâsil al-‘Asadi nous a rapportés : ‘Obaydullah bin Moussa nous a rapportés : Abou Ja’far ar-Râzi nous a rapportés d’après ar-Rabî’ bin Anas qu’Anas a dit : le Messager d’Allah a dit : « celui qui quitte ce monde en étant sincère envers Allah et en l’ayant adoré sans lui avoir associé de partenaire, alors il quittera ce monde tandis qu’Allah sera satisfait de lui ». Anas a ajouté : c’est la religion d’Allah que les Messagers ont apporté et apprise de leur Seigneur,
avant les gens étaient confus dans leurs propos et leurs désirs contradictoires. Cela est attesté dans le livre d’Allah dans l’un des derniers versets révélés : « s’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât, alors laissez-leur la voie libre »,
 se repentent en renonçant à leurs idoles, adorent leur Seigneur, accomplissent la prière, et versent la zakât. Ensuite, Il a dit dans un autre verset : « mais s’ils se repentent, accomplissent la prière, et acquittent la zakât, ils deviendront vos frères en religion » (9.11).
Ibn Mardawayh l’a également rapporté.
Et Mohammed bin Naser al-Marwazi l’a rapporté dans son livre « la prière » : Ishâq bin Ibrâhîm nous a rapportés : Hakkâm bin Silm nous a rapportés : Abou Ja’far ar-Râzi nous a rapportés la même chose.
Ce noble verset est le verset de l’épée concernant lequel ad-Dahhâk bin Mouzâhim a dit : « le verset abroge tout engagement entre le Prophète et n’importe quel polythéiste, tout traité de paix et tout délai ».
Al-‘Awfi a rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit au sujet de ce verset : « il n’y a plus de traité de paix ou de dhimmitude pour aucun polythéiste depuis la révélation de la sourate Barâ’a. Tout traité de paix avec les polythéistes se termine à l’expiration des mois sacrés, ou au
 terme fixé avant la révélation des quatre mois, le dix du mois de rabî’ al-‘akhir ».
‘Ali bin Abi Talha a rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit à propos de ce verset : « Allah lui a ordonné d’user de son épée contre ceux qui avaient conclu un pacte avec lui s’ils ne se convertissent pas à l’islam. Il a résilié les engagements et les traités les concernant et supprimé la première clause ».
Ibn Abi Hâtim a dit : mon père nous a rapportés : Ishâq bin Moussa al-Ansâri nous a rapportés : Sofyân a dit : ‘Ali bin Abi Tâlib a dit : le Prophète a été envoyé avec quatre épées : l’épée contre les polythéistes arabes, Allah a dit : « tuez les infidèles partout où vous les trouverez » [il l’a rapporté ainsi de façon concise]. Je pense que la deuxième épée est le combat contre les gens du Livre du fait de Sa parole : « combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah
 et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la jizya de leurs propres mains et qu’ils soient humiliés » (9.29). La troisième épée est le combat contre les hypocrites dans Sa parole : « Ô Prophète ! Lutte contre les mécréants et les hypocrites » (9.73). Et la quatrième épée est le combat contre les injustes dans Sa parole : « et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre,
combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre d’Allah » (49.9).
Ensuite, les exégètes ont eu des divergences à propos du verset de l’épée. Ad-Dahhâk et as-Souddi ont dit : il est abrogé par Sa parole : « c’est soit la libération, soit la rançon » (47.4). Et Qatâda a dit l’inverse.

29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la
 jizya de leurs propres mains et qu’ils soient humiliés.

Tafsir Ibn Kathir :
Sa parole « combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la jizya de leurs propres mains
et qu’ils soient humiliés » : quand ils ont mécru en Mohammad, leur foi dans les Messagers et ce qu’ils ont apporté n’était pas sincère, ils suivaient plutôt leurs idées, leurs désirs, et leurs ancêtres, mais pas la loi d’Allah et sa religion. S’ils avaient cru en leur religion
d’une foi sincère, cela les aurait conduits à la foi en Mohammad, car tous les prophètes l’ont annoncé et ordonné de le suivre. Lorsqu’il est arrivé, ils ont mécru en lui alors que c’était le plus noble des Messagers.
Ils n’ont donc pas adhérer à la loi des précédents prophètes, puisque celle-ci vient d’Allah, à cause de leur bonne fortune et de leurs désirs. Par conséquent, ils ne tirent aucun avantage de leur foi dans les précédents prophètes,
 car ils ont mécru en leur maître, le meilleur, le dernier et le plus parfait des prophètes. C’est pour cette raison qu’Allah a dit : « combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre ». Ce noble verset fut le premier révélé avec l’ordre de combattre les gens du Livre, après que les païens aient été vaincus et que les gens soient entrés en masses dans
la religion d’Allah et la péninsule arabique sous contrôle. Allah a ordonné à son Prophète de combattre les gens du Livre, les juifs et les chrétiens,
en l’an neuf de l’hégire. C’est pourquoi le Messager d’Allah s’est préparé au combat et a appelé les gens à cela en leur dévoilant ses intentions. Il a envoyé un message aux tribus aux alentours de Médine et les gens se sont joints à lui.
Il a rassemblé environ trente mille combattants. Plusieurs personnes originaires de Médine ou de ses alentours, et parmi elles des hypocrites et d’autres qu’eux, n’ont pas répondu à l’appel à cause de la grande sécheresse et de la chaleur intense.
 Le Messager d’Allah est parti en direction de la Syrie pour combattre les romains. Il a fait halte à Tabouk et y a séjourné une vingtaine de jours. Il a ensuite demandé à Allah s’il devait rentrer à Médine,
 puis il a pris le chemin du retour car c’était une année difficile et les hommes étaient faibles, comme nous allons l’expliquer si Allah le veut.
On en déduit par ce noble verset qu’on ne peut prélever la jizya que des gens du Livre ou de leurs semblables comme les mazdéens, car d’après un hadith authentique à leur sujet, le Messager d’Allah a prélevé la jizya des mazdéens de Hajar.
 C’est l’avis d’ach-Châfi’i et l’opinion la plus connue d’Ahmad. Abou Hanifa a dit : on peut prélever la jizya sur l’ensemble des non arabes, qu’ils fassent partie des gens du Livre ou des polythéistes,
mais on ne peut prélever la jizya des arabes sauf si ce sont des gens du Livre.
L’imam Mâlik a dit : il est permis de ponctionner la jizya sur l’ensemble des mécréants, qu’ils soient des gens du Livres, des mazdéens, des idolâtres ou autres. Il a cité ses sources et ses preuves seront mentionnées ailleurs. Et Allah sait mieux.
Sa parole « jusqu’à ce qu’ils versent la jizya » veut dire : s’ils refusent de se convertir à l’islam ; « de leurs propres mains », c’est-à-dire, qu’ils y sont contraints et rabaissés ; « et qu’ils soient humiliés » signifie qu’ils sont méprisables, vils, et déshonorés.
 C’est pour cela qu’il n’est pas permis d’honorer les gens de la dhimmitude ni de les élever au-dessus des musulmans étant donné qu’ils sont misérables, dévalorisés, et rebelles, à l’exemple de ce qui est indiqué dans le Sahih Moslim :
 Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « ne saluez pas les premiers les juifs et les nazaréens, et si vous rencontrez l’un d’eux sur une route, forcez-les à passer sur le côté le plus étroit du chemin ».
C’est pourquoi le commandant des croyants ‘Omar bin al-Khattâb a stipulé ces conditions à leur sujet concernant leur humiliation, leur dévalorisation, et leur avilissement. Les imams ont rapporté qu’Abd ar-Rahman bin Ghanm al-‘Ach’ari a dit :
 j’ai écrit pour ‘Omar bin al-Khattâb le traité de paix avec les nazaréens de Syrie :
« Au nom d’Allah, le miséricordieux, le très miséricordieux. Ceci est un écrit pour l’esclave d’Allah, ‘Omar, le commandant des croyants, à destination des nazaréens de telle et telle ville. Quand vous venez à nous, nous vous demandons la sécurité pour nous-mêmes,
 ainsi que pour nos enfants, nos biens et les gens de notre religion. Nous avons stipulé de nous-mêmes à votre égard que nous n’érigerons pas dans nos villes ou leurs alentours d’abbaye, ni d’église, ni de couvent, ni de monastère de moines, et nous ne rénoverons
pas de tels bâtiments s’ils sont dégradés ni ne les utiliserons pour conspirer contre les musulmans. Nous n’interdirons nos églises à aucun musulman qui souhaiterait s’y reposer de jour comme de nuit. Nous ouvrirons ses portes aux passants et aux voyageurs. Nous hébergerons les musulmans, que nous verrons, pendant trois jours et les nourrirons. Nous n’abriterons pas dans nos églises ou nos maisons un espion ni ne cacherons un traître aux musulmans. Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants.
 Nous ne pratiquerons pas le polythéisme publiquement ni ne ferons de prosélytisme. Nous n’empêcherons personne parmi nos proches de se convertir à l’islam s’il le désire. Nous vénérerons les musulmans et changerons de place s’ils veulent s’asseoir.
 Nous n’imiterons pas leur style vestimentaire : leurs chapeaux, leurs turbans, leurs chaussures, et leurs coiffures. Nous ne parlerons pas comme eux ni n’adopterons leurs patronymes. Nous ne monterons pas sur des selles ni ne porterons d’épées.
 Nous ne posséderons aucune arme que ce soit ni n’en transporterons avec nous. Nous ne graverons pas d’inscriptions arabes sur nos sceaux et nous ne vendrons pas de vin. Nous couperons nos cheveux sur le devant de nos têtes et porterons nos mêmes habits peu importe où nous nous trouverons. Nous attacherons une ceinture à notre taille et n’érigerons pas de croix sur nos églises. Nous ne montrerons ni nos crucifix ni nos livres aux musulmans dans la rue ou sur leurs marchés. Nous ne ferons sonner que très légèrement nos cloches dans nos églises. Nous n’élèverons pas nos voix en lisant nos livres dans nos églises en présence de musulmans. Nous ne sortirons pas pour célébrer le dimanche des Rameaux ou la Pâques. Nous n’élèverons pas nos voix lors de processions funéraires ni n’allumerons de torches sur le chemin des musulmans ou dans leurs marchés. Nous n’enterrerons pas nos morts à côté d’eux. Nous ne nous emparerons pas d’esclaves capturés par les musulmans.
 Nous servirons de guide aux musulmans et ne bâtirons pas de maisons plus hautes que les leurs ».
Quand j’ai donné le document à ‘Omar, il y a ajouté : « nous ne frapperons aucun musulman. Nous acceptons ces conditions pour nous-mêmes et les gens de notre religion en échange de la sécurité.
Si nous violons l’un de nos engagements que nous avons pris envers nous-mêmes, alors il n’y a pour nous plus de dhimmitude et il vous est permis de nous faire ce qui est permis de faire aux opposants et aux fauteurs de troubles ».

Sourate Mohammad
سورة محمد
 
35. Ne faiblissez donc pas ! N’appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité ! Allah est avec vous et Il n’abolira pas vos actions.

Tafsir at-Tabari :
L’avis au sujet de l’interprétation de Sa parole : « ne faiblissez donc pas ! N’appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité ! Allah est avec vous et Il n’abolira pas vos actions ».
Il a voulu dire : Ô les croyants en Allah ! Ne faiblissez pas dans le jihad contre les infidèles et ne manquez pas de courage en les combattant.
Mohammed bin ‘Amr m’a rapporté : Abou ‘Asim nous a rapportés : ‘Isa nous a rapportés et al-Hârith m’a rapporté : al-Hassan nous a rapportés : Warqâ’ nous a tous rapportés d’après Ibn Abi Najih que Moujâhid a dit concernant « ne faiblissez donc pas » : ne vous affaiblissez pas.
Younous m’a rapporté : Ibn Wahb nous a rapportés qu’Ibn Zayd a dit à propos de Sa parole « ne faiblissez donc pas » : ne vous affaiblissez pas.
Sa parole : « n’appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité ! », c’est-à-dire, ne faiblissez pas contre eux et n’appelez ni à la réconciliation ni à un compromis. Vous êtes des tyrans pour eux et vous leur êtes supérieurs. « Allah est avec vous »,
 c’est-à-dire, Allah est avec vous en vous faisant triompher sur eux.
Les exégètes ont tenu des propos semblables à ce que nous avons dit, cependant, ils ont eu des désaccords au sujet du sens de Sa parole « alors que vous avez la supériorité ». Certains ont dit que son sens est : « vous êtes les plus méritants parmi eux envers Allah ».
 Et d’autres ont dit la même chose que nous. 
Rappel de ceux qui ont dit cela concernant le sens de Sa parole « alors que vous avez la supériorité » : vous êtes les plus méritants parmi eux envers Allah.
Ahmed bin al-Miqdâm m’a rapporté : Al-Mou’tamir nous a rapportés : j’ai entendu mon père dire que Qatâda a dit concernant Sa parole « ne faiblissez donc pas ! N’appelez point à la paix » : c’est-à-dire, ne soyez pas le premier des deux groupes à être terrassé.
Bichr nous a rapportés : Yazid nous a rapportés : Sa’ïd nous a rapportés que Qatâda a dit au sujet de « ne faiblissez donc pas ! N’appelez point à la paix » : ne soyez pas le premier des deux groupes à être terrassé avec ses compagnons et à les appeler à la paix.
Vous êtes les plus méritants parmi eux envers Allah et Allah est avec vous.
Ibn ‘Abd al-‘A’la nous a rapportés : Ibn Thawr nous a rapportés d’après Ma’mar que Qatâda a dit à propos de « ne faiblissez donc pas ! N’appelez point à la paix » : ne soyez pas le premier des deux groupes à être terrassé avec ses compagnons ;
 « alors que vous avez la supériorité », c’est-à-dire, vous êtes les plus méritants parmi eux envers Allah.
Rappel de ceux qui ont dit que le sens de Sa parole « alors que vous avez la supériorité » est : vous êtes les grands vainqueurs parmi eux.
Mohammed bin ‘Amr m’a rapporté : Abou ‘Asim nous a rapportés : ‘Isa nous a rapportés et al-Hârith m’a rapporté : al-Hassan nous a rapportés : Warqâ’ nous a tous rapportés d’après Ibn Abi Najih que Moujâhid a dit à propos de « alors que vous avez la supériorité » :
 les vainqueurs comme le jour de Ohod. Ils ont la domination sur eux.
Younous m’a rapporté : Ibn Wahb nous a rapportés qu’Ibn Zayd a dit concernant Sa parole « ne faiblissez donc pas ! Appelez à la paix alors que vous avez la supériorité » : ceci est abrogé. Le combat et le jihad l’ont abrogé.
Ne faiblissez pas et appelez-les à la paix alors que vous êtes les plus hauts. Ceci était lorsqu’il y avait des pactes et une trêve entre le Prophète et les infidèles. C’était avant le combat : ne faiblissez pas et appelez à la paix alors que vous êtes les plus forts. 
« Alors que vous avez la supériorité », alors que vous êtes les plus forts parmi eux. Ensuite est venu le combat. Tout ceci a été abrogé. Allah lui a ordonné de les combattre et d’être rude envers eux. Et on a dit : il a voulu dire par Sa parole « alors que vous avez la supériorité » : vous ressortirez vainqueurs, bien qu’ils vous aient vaincu certaines fois et eu le dessus sur vous durant certaines batailles.
Sa parole « ne faiblissez pas » apocopée par l’interdiction, et concernant Sa parole « n’appelez pas », il y a deux aspects : l’un est l’apocope sur la coordination sur « faiblissez ». Le sens de la parole doit donc être : ne faiblissez pas et n’appelez pas à la paix.
L’autre aspect est le nasb sur la déclinaison.
Sa parole « et Il n’abolira pas vos actions » signifie qu’Il ne vous traitera pas injustement dans la récompense de vos œuvres et ne diminuera pas votre rétribution. Cela est à cause de leurs propos : tu es injuste envers l’homme, si tu tues quelqu’un pour Allah, tu le dépouilleras de son argent pour Lui.
Les exégètes ont tenu des propos semblables à ce que nous avons dit à ce sujet.
Rappel de ceux qui ont dit cela :
Mohammed bin Sa’d m’a rapporté : mon père m’a rapporté : mon oncle m’a rapporté : mon père m’a rapporté d’après son père qu’Ibn ‘Abbâs a dit à propos de Sa parole « et Il n’abolira pas vos actions » : Il ne vous traitera pas injustement dans la récompense de vos œuvres.
Mohammed bin ‘Amr m’a rapporté : Abou ‘Asim nous a rapportés : ‘Isa nous a rapportés et al-Hârith m’a rapporté : al-Hassan nous a rapportés : Warqâ’ nous a tous rapportés d’après Ibn Abi Najih que Moujâhid a dit concernant « et Il n’abolira pas vos actions » :
Il ne diminuera pas votre rétribution.
Bichr nous a rapportés : Yazid nous a rapportés : Sa’ïd nous a rapportés que Qatâda a dit : « et Il n’abolira pas vos actions », c’est-à-dire, Il ne vous traitera pas injustement dans la récompense de vos œuvres.
Ibn ‘Abd al-‘A’la nous a rapportés : Ibn Thawr nous a rapportés d’après Ma’mar la même chose venant de Qatâda.
Younous m’a rapporté : Ibn Wahb nous a rapportés qu’Ibn Zayd a dit au sujet de « et Il n’abolira pas vos actions » : Il ne vous traitera pas injustement dans la récompense de vos œuvres.
Il m’a été rapporté d’al-Hussein : j’ai entendu Abou Mou’âdh dire : ‘Obayd nous a rapportés : j’ai entendu ad-Dahhâk dire concernant Sa parole « et Il n’abolira pas vos actions » : Il ne vous traitera pas injustement dans la récompense de vos œuvres.
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:04

Les Groupes Terroristes

Jundallah
 
Jundallah (les soldats d’Allah) est un nom souvent utilisé par les organisations islamiques radicales et militantes. Plus d’un groupe se sont déjà fait appeler Jundallah.
L’organisation Jundallah est apparue en 2003, après les investigations qui ont suivi l’attaque mortelle dans une mosquée chiite hazara à Quetta, la capitale du Baluchistan, le 4 octobre 2003, initialement attribuée à une autre organisation terroriste sunnite anti-chiite opérant au pakistan – Lashkar-e-Jhangvi. Jundallah a continué de mener de nombreuses attaques au Pakistan, dans la region du Baluchistan, contre des cibles chiites.
Jundallah prétend combattre pour les droits des musulmans sunnites dans le Baluchistan iranien, que le régime chiite iranien appelle la province de Sistan.
Le groupe est considéré comme une organisation terroriste par l’Iran et le Pakistan depuis 2005, qui coopèrent pour enrayer les violences sectaires entre sunnites et chiites et l’insurrection dans le Sistan-Baluchistan. Certains pensent que Jundallah est lié à al-Qaida qui perçoit les chiites comme des infidèles.
L’Iran a lié Jundallah au Mouvement de Résistance du Peuple Iranien, sous le commandement d’Abd al-Malek Rigi qui a exécuté des douzaines d’attaques contre des grands responsables iraniens, surtout des membres du gouvernement et des responsables de la sécurité. On pense que MRPI-Jundallah est composé de 1000 combattants et le groupe prétend avoir tué 400 soldats iraniens. Aucune preuve d’un tel lien n’a été découvert par des sources indépendantes – bien que la coopération au Baluchistan entre les deux côtés de la frontière pakistano-iranienne est plus que probable.  
En mai 2008, lors d’une interview téléphonique avec Rooz (un journal iranien en ligne), ‘Abd al-Malek Rigi a justifié l’usage de la violence du MRPI comme moyen pour défendre le Baluchistan et les intérêts des musulmans sunnites en Iran, ainsi que pour attirer l’attention sur la situation économique difficile et la discrimination éthnique du peuple du Baluchistan, qu’il décrit comme le plus pauvre d’Iran. Visiblement, ‘Abd al-Malek Rigi se considère iranien et l’Iran est sa patrie. Selon Rigi, le but du MRPI est d’améliorer la vie des iraniens du Baluchistan et des sunnites mais ne souhaite pas de séparation avec l’Iran ni même d’autonomie.
L’Iran a aussi affirmé, maintes et maintes fois, que le MRPI reçevait un soutien financier de la part du gouvernement américain afin de déstabiliser le regime iranien et pour faire contre-poids à l’ingérence de l’Iran en Irak.
Selon un reportage d’avril 2007 de Brian Ross et de Christopher Isham pour ABC News, les États-Unis ont secrètement encouragé et conseillé Jundallah dans ses attaques contre des cibles iraniennes. On rapporte que ce soutien a débuté en 2005 et est organisé de façon à ce que les États-Unis ne fournissent pas directement de fonds au groupe, qui est l’objet d’une surveillance du Congrès et attire l’attention des médias. Le reportage a été démenti par les sources officielles pakistanaises.
‘Abd al-Malek Rigi a été capturé au Pakistan à proximité de Quetta en 2007 et transféré en Iran le 13 juin 2008. Aujourd’hui, les activités de Jundallah ont brusquement décliné, bien que l’organisation soit toujours opérationnelle.
Le 23 février 2010, la télévision iranienne de l’État, al-Alam Channel, a déclaré qu’Abd al-Malek était détenu dans l’Est de l’Iran, mais n’a pas donné plus de détails.
Les autorités iraniennes ont arrêté ‘Abd al-Malek Rigi, le chef du groupe militant sunnite Jundallah, selon des rapports de la télévision d’État, le 23 février 2010.
‘Abd al-Malek Rigi fut pendu par les autorités iraniennes, devant les familles des victimes, le 20 juin 2010.
Les États-Unis ont classé, le 3 novembre 2010, Jundallah comme organisation terroriste et ont gelé ses avoirs aux USA, c’est au fond un geste symbolique mais avec un certain impact sur les transferts financiers de l’organisation.
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:04

Organisations terroristes étrangères
 
Organisation Abou Nidal (OAN)
Nom(s) : Fatah – Conseil Révolutionnaire, les Brigades Révolutionnaires Arabes, Organisation Révolutionnaire des Musulmans Socialistes, Juin Noir et Septembre Noir.
Buts et objectifs : le but de l’OAN est de détruire l’État d’Israël et d’établir un État palestinien.
Histoire : l’OAN fut fondé en 1974 par Sabri al-Banna dont le nom de guerre, Abou Nidal, signifie « père de la lutte ». Abou Nidal était un officier gradé de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), et servit de représentant de l’OLP à plusieurs États arabes. Abou Nidal s’opposa vigoureusement à l’idée d’un État palestinien co-existant avec un État israélien, et après que l’OLP commença à se pencher vers une réconciliation avec l’État juif, il se sépara du groupe pour former l’OAN.
L’OAN fut l’une des organisations terroristes internationales les plus craintes. Ses opérations, qui comprenaient kidnappings, meurtres, attentats et détournements, ont tué près de 900 personnes et blessé plusieurs centaines d’autres sur 3 continents et 20 pays. Au fil des ans, on rapporte que l’Irak, la Syrie et la Libye protégeaient Abou Nidal, et engageaient souvent l’OAN afin d’exécuter des attaques pour leurs propres intérêts. Par conséquent, les cibles de l’OAN furent diverses et inconsistantes, dépendantes de l’État commanditaire.
L’OAN cibla des juifs aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Israël, mais aussi des palestiniens modérés et des arabes qui soutenaient des pourparlers de paix avec Israël. L’OAN est responsable des assassinats du diplomate jordanien Naeb Imran Maaytah à l’extérieur de l’ambassade de Beyrouth en 1994, d’Abou Iyyad, le commandant en second de l’OLP en 1991, et d’Abou-l-Hol, commandant des forces de l’ouest du Fatah en 1991. Le groupe est également connu pour des attaques à l’encontre de compagnies israéliennes de transport aérien à Rome et à Vienne qui tua 18 personnes et en blessa 111. En août 2002, on rapporte qu’Abou Nidal s’est suicidé dans son appartement de Bagdad où on le traitait pour une leucémie. Cependant, de multiples blessures par balle à la tête soulèvent des interrogations sur son suicide apparent. Dans quelle mesure l’OAN est toujours actif est l’objet de débats.
Mode opératoire : ses opérations comprennent kidnappings, meurtres, attentats et détournements.
Activités anti-américaines : lorsque l’OAN ciblait des intérêt occidentaux, seulement un incident visa directement les intérêts américains. Le 22 juillet 1985, l’OAN tenta de commettre un attentat à la bombe à l’ambassade américaine du Caire mais il échoua.
Principales zones d’opération : de 1974 à 1980, les quartiers généraux de l’OAN étaient basés à Bagdad, où le groupe prit la direction de l’administration irakienne afin de porter des attaques principalement contre des cibles syriennes ou de l’OLP. L’OAN se délocalisa plus tard en Syrie, puis en Libye, et enfin au Liban. De nos jours, les militants de l’OAN résident dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, mais au fil des ans, les activités du groupe allèrent plus loin que les circonscriptions de ses États promoteurs. Quand l’OAN était actif dans les années 70 et 80, elle exécuta des attaques dans 20 pays, parmi eux, l’Autriche, la Belgique, l’Egypte, la France, la Grèce, l'Inde, l'Italie, la Jordanie, le Koweit, le Liban, le Pakistan, les Philippines, le Portugal, la Roumanie, l'Espagne, le Soudan, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, et la Grande Bretagne.
Effectifs et composition : selon le Département d’État, l’OAN est composé de quelques centaines de membres.
Liaisons avec d’autres groupes : l’OAN ne semble pas avoir de connections avec d’autres groupes.
États promoteurs et autres sources de financement : l’OAN reçu un financement et une assistance logistique de plusieurs États promoteurs dans les années 70 et 80, tels que l’Irak, la Syrie et la Libye.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d'intérêt pour le Congrès : les circonstances mystérieuses de la mort d'Abou Nidal soulève quelques questions. Si cela avait été un assassinat, des rumeurs couraient que des tueurs, agents de Saddam Hussein, cherchaient à éliminer tout lien que le régime pouvait avoir avec des groupes terroristes, ou que les meurtriers étaient des hommes de main de Yasser Arafat qui voulurent se venger des assassinats des responsables de l’OLP par Abou Nidal. En outre, la viabilité de l'OAN, comme organisation terroriste est sujet à débat, certains pourraient se demander si elle doit continuer à figurer sur la liste des organisations terroristes étrangères. Troisièmement, on ne connaît pas l'impact des sanctions imposées à l'OAN ou aux États promoteurs sur le groupe.
 
Groupe Abou Sayyaf (GAS)
Nom(s) : Groupe Abou Sayyaf, Abou Sayyaf, GAS
Buts et objectifs : le Groupe Abou Sayyaf est un groupuscule islamique radical aux Philippines. Leur but est d’établir un État islamique pour la minorité musulmane des Philippines, qui est principalement située au sud des îles Mindanao et de l’archipel Sulu. Cependant, beaucoup pensent que depuis la fin des années 90, le GAS est essentiellement devenu un gang de bandits recherchant des gains financiers.
Histoire : le leader d’origine du GAS, Abubakar Janjalani, combattu durant la guerre d’Afghanistan contre l’Union Soviétique dans les années 80. En revenant aux Philippines en 1990, il fonda Abou Sayyaf sur l’île de Mindanao, le foyer traditionnel du fondamentalisme islamique philippin, afin de poursuivre la cause là-bas. En 1998, Janjalani fut tué dans une fusillade avec la police à Basilan. Depuis, aucun grand leader n’émergea, et le GAS devenu une confédération de commandements désorganisés dirigés par le pouvoir personnel de chefs isolés. Khaddafi Janjalani, le frère d’Abubakar, est à la tête d’un commandement dans la province de Basilan et il est un chef potentiel pour l’ensemble du GAS.
Au début des années 90, le groupe organisa des attentats, des kidnappings, et des exécutions de chrétiens philippins. En 2000, le groupe changea apparemment d’objectifs, et commença à kidnapper des étrangers, y compris des touristes, des journalistes, et d’autres, dans le but d’obtenir une rançon. En avril 2000, une rançon de 25 millions de dollars pour trois journalistes français fut rassemblée par les gouvernements européens par l’intermédiaire de la Libye. En mai 2000, Khaddafi Janjalani conduit un raid maritime d’environ 480 km sur la mer Sulu pour kidnapper 20 touristes dans un complexe touristique de l’île de Palawan, parmi eux 3 américains.
En octobre 2001, les États-Unis envoyèrent des observateurs militaires à Mindanao afin d’évaluer le GAS. En novembre, le président Bush débloqua une aide militaire de 93 millions de dollars au président Arroyo et offrit directement une assistance militaire. En janvier 2002, les États-Unis envoyèrent 650 troupes (150 des forces spéciales et 500 forces d’appui) aux Philippines pour agir suivant les règles strictes de l’accord de juin. À l’apogée des opérations, le nombre de troupes augmenta jusqu’à 1300. Les résultats de la coopération philippino-américaine comprennent : l’augmentation de la coopération avec les forces philippines, l’érosion apparente de la puissance du GAS passé de 850 combattants à environ 450, l’expulsion de beaucoup de membres du GAS de Mindanao vers l’île de Sulu, la mort du chef Abou Sabaya, le sauvetage de Gracia Burnham, et un soutient décroissant de la population pour le GAS en conséquence des projets civils menés par les États-Unis. La majorité des forces américaines se retirèrent le 31 juillet 2002.
Mode opératoire : le groupe est reconnu pour sa brutalité. Il organisa des attentats, des kidnappings, des extorsions, ainsi que des massacres et des décapitations.
Activités anti-américaines : en mai 2000, Abou Sayyaf kidnappa un groupe de 20 étrangers dont 3 américains, Guillermo Sobero de Corono, Californie, et Martin et Gracia Burham, missionnaires chrétiens de Wichita, Kansas. En juin 2001, Abou Sayyaf annonça qu’Abou Sabaya, qui détenait Sobero, l’avait décapité. Juin 2002, les militaires philippins lancèrent une opération de sauvetage basée sur le renseignement américain. Martin Burnham et une infirmière philippine, Ebidorah Yap, furent tués, mais Gracia Burnham fut sauvé. Les 3 américains étaient vraisemblablement détenus en échange d’une rançon plutôt que pour des raisons idéologiques ou politiques. L’administration Bush versa une rançon de 300 millions de dollars au GAS pour la famille Burnham. Le couple ne fut pas relâché après le paiement.
Zones d’opération : le GAS est basé au sud des îles philippines de Mindanao et sur les îles de Sulu, et conduit la plupart de ses activités là-bas. En 2000, le groupe enleva des touristes et des journalistes en Malaisie, montrant un domaine d’activité plus étendu. Néanmoins, depuis que les États-Unis ont rejoint les opérations philippines, la plupart du GAS est reclus à Mindanao et au sud de Jolo et d’autres îles de Sulu.
Effectifs et composition : le groupe est constitué de musulmans philippins radicaux. Le Département d’État estime que le GAS possède entre 200 et 500 membres. Selon le gouvernement philippin, le groupe atteignit un millier de membres en 2001 en conséquence des kidnappings réussis et des rançons versées. Le nombre chuta à environ 450 membres en raison de la répression du gouvernement après le 11 septembre et de l’assistance militaire américaine. Le groupe conserve sa propre flotte afin d’accomplir leurs rapts et pour se déplacer rapidement entre les îles.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : les liens entre le GAS et al-Qaida sont sujet à débat. On croit que le groupe fut financé par al-Qaida au début des années 90, par Mohammad Jamal Khalifa, le beau-frère de Oussama Ben Laden. Ramzi Yousef, un complice d’al-Qaida, opéra aux philippines au milieu des années 90 et entraîna les combattants d’Abou Sayyaf. Cependant, il y a peu d’informations sur une récente coopération entre al-Qaida et le GAS. Certains disent qu’Abou Sayyaf est subordonné à al-Qaida, tandis que d’autres affirment qu’à cause de l’utilisation de rançon et d’extorsions de fonds, une association entre les deux est improbable. L’édition 2002 de Patterns of Global Terrorism du Département D’État américain ne mentionne aucun lien avec al-Qaida.
Bien que les premières recrues de Janjalani furent des dissidents du Front National de Libération Moro (FNLM), les groupes islamistes radicaux aux Philippines, tels que les séparatistes du Front Islamique de Libération Moro (FILM) et le FNLM, démentent tout lien avec Abou Sayyaf. Les deux prennent leurs distances par rapport au GAS à cause de ses attaques visant des civils et ses profits. Les militaires philippins, cependant, prétendent que des éléments des deux groupes fournissent un soutien à Abou Sayyaf.
États promoteurs et autres sources de financement : le groupe obtient la majorité de son financement via les rançons et les extorsions de fonds. Un rapport estime ses revenues, grâce aux rançons versées en 2000, entre 10 et 25 millions de dollars. Selon le Département d’État, il obtient aussi des fonds de bienfaiteurs islamistes radicaux originaires du Moyen-Orient ou d’Asie du sud. « La Libye transmettait les rançons payés à Abou Sayyaf et aux autres groupes musulmans philippins… [La Libye] offrit aussi de l’argent pour ses ‘entreprises de bienfaisance’ lors de son rôle dans les négociations de 2000 otages… Il est probable que l’argent libyen fut transmit à Abou Sayyaf » (Larry Niksch, Abu Sayyaf : target of Philippine-U.S. anti-terrorism cooperation).
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d'intérêt pour le Congrès : la présence de troupes américaines aux Philippines doit soulever des questions pour le Congrès à propos de leurs coûts, au sujet des limites de la guerre contre le terrorisme, et des règles d’engagement des troupes américaines en assistant des campagnes étrangères de contre insurrection dans le contexte de la guerre contre le terrorisme. La méprise du Congrès sur le rôle des Etats-Unis en combattant ce groupe peut être considérable. Certains s’interrogent si la classification de ce groupe comme terroriste est appropriée, ou s’il serait mieux de le considérer comme une organisation criminelle. S’il doit être considéré comme une organisation criminelle, alors sa place dans la guerre post 11 septembre contre le terrorisme est sujet à débat. La question des liens du GAS avec al-Qaida est également pertinente. Le rôle de la Libye, en fournissant l’argent des rançons à ce groupe, peut être pertinent dans de futures discussions si la Libye doit être retiré de la liste américaine répertoriant les États qui soutiennent le terrorisme suivant la section 6 (j) de l’acte d’administration des exports de 1979 (P.L. 96-72 ; 50 U.S.C. app. 2405 (j) (en amendement). Finalement, la relation entre Abou Sayyaf et le FNLM et le FILM est ambiguë et controversée. Compte tenu de l’importance des Philippines, allié des Etats-Unis, ce groupe sera surveillé.
 
Les Brigades des Martyres d’al-Aqsa
Nom(s) : les Brigades des Martyres d’al-Asqa, le Bataillon des Martyres d’al-Aqsa.
Buts et objectifs : al-Aqsa cherche à expulser les soldats israéliens et les colons de Cisjordanie et de Gaza, et à établir un État palestinien.
Histoire : al-Aqsa est une ramification du Fatah de Yasser Arafat, et émergea juste après le commencement de la seconde Intifada en septembre 2000. L’objectif de l’organisation est de créer un État palestinien et d’éliminer la présence de soldats israéliens et de collons dans les territoires palestiniens occupés. Le groupe est en théorie séculier, mais est connu pour recruter de jeunes militants épousant le fondamentalisme islamique.
À la différence du Hamas et du Jihad Islamique palestinien, al-Aqsa ne prétend pas avoir l’intention de détruire l’État d’Israël. Initialement, les militants d’al-Aqsa s’attaquaient exclusivement aux forces de défenses israéliennes et aux collons israéliens, mais les experts disent qu’à partir de 2002, al-Aqsa commença à cibler des civils israéliens. Ce changement est peut être dû à l’intensification de l’Intifada, qui comprend une augmentation du nombre de morts palestiniens et de ce que les militants d’al-Aqsa croient être un assassina ciblé d’Israël du dirigeant du groupe en Cisjordanie, Raed Karmi, le 14 janvier 2002. Depuis ce jour, les attaques d’al-Aqsa sont devenues plus sanglantes, et en janvier 2002, le groupe introduisit l’utilisation de femmes kamikazes. En janvier 2003, les militants d’al-Aqsa conduisirent deux attaques suicides dans le centre ville de Tel Aviv qui tuèrent 23 personnes et en blessèrent 100 autres.
Depuis le commencement de la seconde Intifada, les militants d’al-Aqsa ont exécuté plus d’attaques que le Hamas et le Jihad Islamique palestinien. Tandis que les autres groupes palestiniens comme le Hamas, le Jihad Islamique et le Fatah tombèrent d’accord pour observer un cessez-le-feu en juin 2003, al-Aqsa s’y refusa. Moins de 24 heures après que les autres groupes eurent déclaré un cessez-le-feu, al-Aqsa tua un ouvrier roumain sur la route d’une colonie entre Jenin et la Cisjordanie.
Mode opératoire : al-Aqsa utilise plusieurs modes opératoires, attentats suicides (y compris par des femmes), agressions au couteau, fusillades et rapts.
Activités anti-américaines : al-Aqsa ne vise pas directement les intérêts américains. Cependant, le Département d’État a déclaré qu’au moins un citoyen américain et quatre américains israéliens possédant la double nationalité furent tués dans des attaques perpétrées par al-Aqsa.
Principales zones d’opération : al-Aqsa opère en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. On rapporte que le noyau du groupe se trouve à Nablus et à Ramallah.
Effectifs et composition : selon le Département d’État, le nombre de membres d’al-Aqsa est inconnu. Des experts estiment que le groupe se compose de quelques centaines de jeunes hommes et de femmes.
Liaisons avec d’autres groupes : la relation entre al-Aqsa et le Fatah de Yasser Arafat – la plus grande faction de l’OLP – est trouble. Des experts israéliens et le gouvernement lui-même affirment qu’al-Aqsa est clairement lié avec Yasser Arafat et le Fatah. Ils citent comme preuve, l’acquisition par les services de renseignements israéliens une facture d’al-Aqsa adressée au directeur financier de l’Autorité palestinienne. D’après eux, ce renseignement suggère que les militants d’al-Aqsa sont « sur la liste de paye de l’Autorité palestinienne. Les activités [d’al-Aqsa] sont financées par les coffres de l’Autorité palestinienne, et ses attaques sont exécutées avec l’aval et le soutien financier du cercle privilégié de Yasser Arafat » (Yael Shahar, The al-Aqsa Martyrs Brigade : a political tool with an edge).
Al-Aqsa a parfois coopéré opérationnellement avec le Hamas et le Jihad Islamique.
États promoteurs et autres sources de financement : la source du financement d’al-Aqsa est mal définie. La sophistication des attaques d’al-Aqsa suggère que le groupe est bien financé. Les forces israéliennes prétendent avoir récupérer une facture lors d’un raid contre le chef de l’OLP dans le complexe de Yasser Arafat en avril 2002, qui montre le versement de fonds de l’OLP aux Brigades d’al-Aqsa. Israël prétend que ce renseignement prouve de façon concluante le soutien financier de Yasser Arafat au groupe. Néanmoins, Arafat a rejeté « le renseignement de la terreur » comme une falsification. Yasser Arafat n’a ni reconnu officiellement ni ouvertement financé al-Aqsa.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 27 mars 2002
Questions d'intérêt pour le Congrès : depuis 2002, ce groupe a tué un nombre significatif de civils en Israël. Son recours aux attentats suicides est particulièrement fréquent et mortel. La question si Yasser Arafat ou l’Autorité palestinienne finance ou non ce groupe reste controversée. Les activités violentes de ce groupe, et la riposte israélienne, peut continuer à affecter la viabilité du processus de paix israélo-palestinien.
 
Groupe Islamique Armé (GIA)
Nom(s) : Groupe Islamique Armé, GIA
Buts et objectifs : le GIA est une organisation islamique radicale en Algérie. Il n’est pas certain que le groupe possède une autorité centrale ou si c’est un ensemble de petites bandes affiliées, il cherche manifestement à renverser le gouvernement séculier d’Algérie et à le remplacer par un État fondamentaliste basé sur la loi islamique.
Histoire : le GIA se forma en 1993, après que le gouvernement séculier algérien annula les élections à cause du parti islamiste, le Front Islamique du Salut (FIS), qui était sur le point de les remporter (le GIA s’est séparé de l’Armée Islamique du Salut, la branche armée du FIS). Des vétérans algériens de la guerre d’Afghanistan contre l’Union Soviétique fusionnèrent avec des groupes islamiques radicaux hétérogènes pour former le GIA. Depuis 1993, le groupe mena des attaques contre le gouvernement et l’armée, mais est aussi à l’origine de massacres inhumains de civils et d’étrangers en Algérie, exterminant parfois des villages entiers. Le 31 décembre 1997, le groupe tua 400 civils algériens dans une petite ville en l’espace de quelques heures. Certains rapports récents prétendent cependant que des massacres aient pu être mené par, ou avec la complicité, du gouvernement algérien. L’activité du groupe diminua à cause de la répression militaire et de l’écoeurement de la population face aux meurtres de civils. Depuis 1998, le GIA fut éclipsé par une ramification plus petite et mieux structurée appelé Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC).
Mode opératoire : le GIA est réputé pour égorger ses victimes, mais a aussi employé une variété d’autres méthodes, comme les attentats, les assassinats ciblés et les détournements d’avions.
Activités anti-américaines : bien que le GIA visa les intérêts français et européens aussi bien en Europe qu’en Algérie, il n’y a qu’un seul cas où le groupe menaça directement les intérêts américains. En 1999, Ahmed Ressam, un membre supposé du GIA, fut arrêté en route depuis le Canada vers l’aéroport international de Los Angeles pour y commettre un attentat.
Zones d’opération : le GIA opère principalement à l’intérieur des frontières de l’Algérie. Il lève des fonds et mène des attaques en Europe de l’Ouest grâce aux communautés algériennes expatriées. En 2002, un tribunal français condamna deux membres du GIA pour une série d’attentats commit en France en 1995.
Effectifs et composition : les membres du GIA sont principalement des militants islamistes algériens. Il est difficile d’estimer l’importance du GIA car il est moins cohésif que d’autres organisations. Les effectifs du groupe ont considérablement diminué depuis son apogée au milieu des années 90, mais il y a un désaccord sur le nombre actuel de membres. Le Département d’État estime actuellement que les effectifs du groupe sont probablement en dessous de 100. L’Institut international des études stratégiques suppose que l’effectif dans son ensemble est inférieur à 1500, divisé en groupes de 50-100.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : il y a des preuves sur les rapports entre le GIA et al-Qaida. Au milieu de l’année 2002, le journal arabe basé à Londres, al-Hayat, cita des sources algériennes prétendant qu’un agent secret d’al-Qaida fit une visite en Algérie afin d’organiser une coopération entre le GIA et le GSPC. En septembre 2002, un chef du GIA qui fut capturé, déclara qu’au milieu des années 90, Ben Laden fournit une assistance financière au GIA. Il est possible que beaucoup de membres algériens d’al-Qaida sont ou ont été associés avec le GIA.
États promoteurs et autres sources de financement : selon Patterns of Global Terrorism 2002, le GIA n’a aucune source externe de revenu connu. Comme mentionné précédemment, les membres du GIA capturés affirment que Ben Laden a fourni des fonds au GIA dans le milieu des années 90. Le groupe reçoit une aide financière des expatriés algériens en Europe de l’Ouest et au Canada.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997.
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001.
Questions d'intérêt pour le Congrès : les rapports indiscutables entre le GIA et al-Qaida donnent à ce groupe une importance particulière pour les Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme. L’afflux de fonds pour le GIA par les expatriés d’Europe de l’Ouest et du Canada soulève des questions si les efforts pour contrer le financement du terrorisme sont réellement efficaces.


‘Asbat al-Ansar
Nom(s) : ‘Asbat al-Ansar, aussi épelé ‘Osbat al-Ansar ou ‘Usbat al-Ansar, signifie la « Ligue des Partisans ».
Buts et objectifs : ‘Asbat al-Ansar aspire à établir un État islamique au Liban et à éliminer les influences anti-islamiques et américaines au Liban et ailleurs.
Histoire : fondé dans les années 90, ‘Asbat al-Ansar est un petit groupe d’extrémistes sunnites, relativement récent, mais très actif, basé principalement dans le camp de réfugiés palestiniens ‘Ain al-Hilweh au sud du port de Sidon au Liban. Son chef est Abdel-Karim as-Saade ou Abou Mohjen, le groupe s’oppose au gouvernement libanais, cherchant à le remplacer par un État islamique régi par la charia. Ses éléments, principalement des réfugiés palestiniens, rejettent la paix avec Israël.
‘Asbat al-Ansar cible des intérêts ou des personnes qu’il perçoit comme « non islamique », incluant soldats, civils, Arabes et occidentaux. Églises, bars, discothèques, cinémas, magasins de vins et spiritueux, et casinos ont tous été attaqués par les militants d’Asbat al-Ansar – comme l’ont fait des membres de groupes rivaux et des fonctionnaires du gouvernement modéré. En 1999, des assaillants d’Asbat al-Ansar tirèrent et lancèrent des grenades dans un palais de justice à Sidon, tuant quatre juges libanais. Lors d’une attaque contre une cible atypique en janvier 2000, les militants attaquèrent l’ambassade de Russie à Beyrouth à l’aide d’un lance-grenades, en geste de solidarité avec les rebelles tchétchènes.
Mode opératoire : les militants d’Asbat al-Ansar utilisent principalement de petites bombes et des grenades pour lancer des attaques contre leurs cibles.
Activités anti-américaines : en 2002, ‘Asbat al-Ansar intensifia ses attaques contre les cibles américaines. Le groupe est suspecté, en novembre 2002, d’avoir tué Bonnie Penner, un missionnaire américain à Sidon. ‘Asbat al-Ansar est similairement suspecté dans une série d’attentats contre des restaurants américains au Liban.
Principale(s) zone(s) d’opération : le groupe est basé au Liban, principalement dans le camp de réfugiés palestiniens ‘Ain al-Helweh à Sidon. Dans une plus large mesure, ‘Asbat al-Ansar est capable de régner librement dans les camps de réfugiés au Liban – sans représailles du gouvernement libanais – à cause d’une loi de la Ligue Arabe qui ôte toute juridiction du gouvernement libanais sur les camps. Ainsi, les camps – où plusieurs groupes de militants et de guérillas comme le Fatah al-islam et ‘Asbat al-Nour sont opérationnels – sont « hors de portée » de la mise en application de la loi libanaise et des responsables de sécurité. Les attaques d’Asbat al-Ansar se sont jusqu’ici limitées à des cibles au Liban.
Effectifs et composition : le groupe se compose d’approximativement 300 militants, la plupart sont des réfugiés palestiniens au Liban.
Liaisons avec d’autres groupes : les experts suspectent qu’Asbat al-Ansar soit affilié avec Ben Laden et le réseau al-Qaida. L’allégation repose sur la liaison d’un australien d’origine libanaise nommé Bilal Khazal qui forme à première vue, un lien avec ‘Asbat al-Ansar, via la Cellule de Tripoli, et al-Qaida. Khazal dirige le Mouvement de la Jeunesse Islamique d’Australie qui est accusé de recruter des islamistes fondamentalistes. La CIA affirme que « le commandement d’al-Qaida a prétendument attribué des responsabilités » à Khazal (Jonathan Schanzer, New Evidence of Wider Threats from Lebanon’s Asbat al-Ansar), et la presse australienne affirme que « Bilal Khazal fut lié à un prétendu agent secret espagnol d’al-Qaida, Abou Dahdah, qui est accusé d’avoir de forts liens avec l’un des cerveaux des attaques du 11 septembre » (Sarah Smiles and Linda Morris, Islamic Youth Leader Charged with Terrorist Links).
Un groupe connu sous le nom de « la Cellule de Tripoli », tenta d’assassiner l’ambassadeur américain au Liban, Vincent Battle, en janvier 2003. Les membres arrêtés de la Cellule de Tripoli ont reconnu appartenir à ‘Asbat al-Ansar et ont déclaré à un tribunal militaire de Beyrouth que le chef du groupe, Mohammed Ka’aki, « reçu au moins 1800$ de la part de Khazal » (Schanzer, “New Evidence of Wider Threats from Lebanon’s Asbat al-Ansar). Des experts pensent alors que Khazal a pu formé l’attache entre ‘Asbat al-Ansar, via la Cellule de Tripoli, et al-Qaida, cependant cela est sujet à discussion.
États promoteurs et autres sources de financement : le Département d’État dit qu’Asbat al-Ansar reçoit probablement une aide financière de groupes extrémistes sunnites en plus d’Oussama Ben Laden et du réseau al-Qaida.
Ajouté à la liste des organisations terroristes étrangères : 27 mars 2002.
Questions d'intérêt pour le Congrès : le groupe menace le gouvernement libanais, rejette la paix avec Israël et tenta aussi d’assassiner l’ambassadeur américain au Liban. Il peut également avoir des rapports avec al-Qaida. Dans le contexte de la guerre contre le terrorisme, il fera l’objet d’une surveillance dans les mois qui viennent. 
 
Al-Jama’a al-Islamiyya (le Groupe Islamique, GI)
Nom(s) : al-Jama’a al-Islamiyya, aussi épelé al-Gama’a al-Islamiyya.
Buts et objectifs : le GI a pour but de renverser le gouvernement séculier égyptien et de le remplacer par un État islamique régi par la charia et dépourvu d’influences non islamiques.
Histoire : créé à la fin des années 70, le GI, un groupe de militants islamistes, fut l’un des plus grands groupes islamiques actifs en Égypte. Plusieurs évènements et phénomènes clés ont servi de catalyseur à la formation du groupe et au lancement de ses attaques violentes. L’évènement le plus notable s’est produit en 1978 lorsque l’Égypte, sous la présidence d’Anwar Sadat, devenu le premier pays arabe à signer un accord de paix avec Israël (les accords du Camp David). À peu près au même moment, Sadat introduisit progressivement une législation sociale, adopta des mesures visant à renforcer les droits des femmes. Sadat commença également à réprimer et emprisonner des militants de groupes islamiques – un changement de politique après avoir pratiquer, pendant des années, une approche plus tolérante à leur égard. Cette politique poussa le chef spirituel du GI, Cheikh Omar Abdel Rahman, à émettre une fatwa appelant à l’assassinat de Sadat, qui fut tué en 1981. Même si un autre groupe égyptien, al-Jihâd, fut le principal responsable de cet assassinat, plusieurs militants du GI furent impliqués et condamnés dans le cadre de ce crime.
Le GI est aussi soupçonné d'une tentative d'assassinat en 1995 contre le président égyptien Hosni Moubarak lors d'un voyage à Addis-Ababa. L'organisation a généralement ciblé des personnes et des intérêts qu'il croit être des obstacles à sa vision d'un État islamique, incluant des membres du gouvernement, des policiers, des touristes, des chrétiens coptes, des intellectuels laïques, et des employés de banque, de magasins de vidéos, et de cinémas. Le gouvernement égyptien accuse le groupe d’être à l’origine de la mort de plus de 1300 personnes.
Ces dernières années, le GI est probablement plus connu pour le massacre en 1997 de 58 touristes étrangers dans le temple d'Hatshepsout à Louxor, en Égypte. Depuis l’attaque de Louxor, le GI s’est officieusement scindé en deux camps idéologiques différents. L'objectif des deux groupes reste la réalisation d'un État islamique. Cependant, une faction, dirigée par Rifa'i Taha Mousa, tolère l'usage de la violence pour atteindre ces objectifs, tandis que l'autre, dirigée par Mustafa Hamza, condamne l'utilisation de violence.
Le GI ne semble pas être impliqué dans une attaque terroriste en Égypte depuis 1998.
Mode opératoire : le GI emploie plusieurs modes opératoires différents, voitures piégées, attentats-suicides et fusillades.
Activités anti-américaines : le GI n’a pas directement visé de citoyens ou d’intérêts américains, bien que l'assassinat de Sadat fut considéré comme un coup sévère porté aux intérêts de la politique étrangère américaine dans la région. Toutefois, le groupe a déjà proféré des menaces à l’encontre des intérêts américains et aurait songer à enlever des américains pour les utiliser comme levier afin de faire libérer son chef, le cheikh Omar Abdel Rahman. En 1998, l’actuel chef opérationnel du groupe, Rifa'i Taha Moussa, signa le communiqué d’Oussama Ben Laden appelant à attaquer les citoyens américains.
Principale(s) zone(s) d’opération : le GI est basé au sud de la Haute-Égypte, principalement dans les régions d’al-Minya, Assiout, Qina, et Sohaj. L’organisation aurait un certain soutien au Caire et à Alexandrie, et dispose également d’une présence en Afghanistan, en Autriche, au Soudan, au Royaume-Uni et a Yémen.
Effectifs et composition : le GI a un nombre inconnu de membres, mais à son apogée, il se composait de plusieurs milliers de militants. Les experts pensent que le groupe a perdu des membres depuis les années 1990, un phénomène qui peut être attribué au cessez-le-feu de 1999, ainsi qu’à la répression gouvernementale contre les groupes militants depuis les attaques de touristes en 1997 à Louxor et les attaques du 11 septembre. Le groupe a tendance à attirer les universitaires diplômés privés de leurs droits électoraux, qui peuvent être frustrés par le chômage généralisé dans le pays.   
Liaisons avec d’autres groupes : le GI aurait prétendument des contacts étroits avec le groupe extrémiste islamiste égyptien, al-Jihâd. Les deux groupes partagent des membres en commun et se sont ralliés pour planifier et exécuter l’assassinat de Sadat et la tentative d’assassinat de Moubarak. Le GI peut aussi avoir un lien avec Oussama Ben Laden et le réseau al-Qaida. Le Dr. Ayman al-Zawahiri, un chef de file au sein du GI et du mouvement al-Jihâd, est un proche associé de Ben Laden. Considérant les liens étroits entre al-Jihâd et le GI, Zawahiri assure un lien essentiel entre le  GI et al-Qaida.
États promoteurs et autres sources de financement : selon le gouvernement égyptien, le GI reçoit une aide financière de l'Iran, de Ben Laden et de groupes de militants afghans. Il est possible que l'organisation reçoive aussi des fonds d’organisations islamiques non gouvernementales.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d'intérêt pour le Congrès : la menace potentielle de ce groupe contre le gouvernement égyptien et d’obscures sources de financement, en font une préoccupation majeure dans la guerre contre le terrorisme. Son lien avec al-Qaida en fait une menace potentielle pour les États-Unis.
 
Hamas
Nom(s) : Harakat al-Mouqawama al-Islamiyya, Mouvement de la Résistance Islamique, Hamas.
Buts et objectifs : le Hamas est une organisation palestinienne islamique radicale qui cherchait initialement à éliminer les juifs et l’État d’Israël de la Palestine, et à établir un État islamique palestinien basé sur la charia. Ces objectifs semblent avoir été quelque peu modérés au cours des dernières années, des signes indiquent que le groupe serait susceptible d'accepter un accord israélo-palestinien favorable.
Histoire : le Hamas se sépara de l'organisation palestinienne des Frères musulmans en 1987, tenant une ligne beaucoup plus militante que celle de son organisation mère au sujet d'Israël et de la création d'un État islamique en Palestine. Le groupe entretient à la fois une branche de services sociaux qui comprend « des cliniques, des jardins d'enfants, des orphelinats, des écoles, des camps d'été et même des clubs de sport » (Khaled Abou Toameh, Cradle to Grave), et une branche terroriste qui organise des attentats contre des cibles militaires israéliennes et civils. Ses services sociaux furent très populaires et importants pour les Palestiniens. Le Hamas a réalisé des dizaines d'attentats à la bombe et fut parmi les participants les plus vigoureux lors de la première (1987-1990) et de la seconde (2000 à aujourd’hui) Intifadas (ou soulèvements palestiniens contre Israël). Le groupe s'est opposé au processus de paix au Moyen-Orient et se positionne en rival de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, qui lui reproche de faire des concessions à Israël et dénonce la corruption et l’inefficacité du gouvernement.
Récemment, le gouvernement d'Ariel Sharon est devenu beaucoup plus agressive en ciblant des dirigeants du Hamas pour les assassiner, parmi eux, le fondateur du Hamas Cheikh Salah Shehada (tué en juillet 2002), le fabricant de bombes Muhammed Deif (tué en septembre 2002), Abdel Aziz Rantisi (juin 2002), et plus particulièrement le chef spirituel Cheikh Ahmed Yassin (septembre 2002). Yassin et Rantisi sont toujours en vie.
Modes opératoires : depuis 1994, la principale tactique terroriste du Hamas fut les attentats-suicides. Les kamikazes du Hamas ne correspondent généralement pas au profil type, il s’agit parfois d’hommes âgés, de personnes relativement bien rémunérées et de parents. Le groupe a également usé de voitures piégées, d’attaques au mortier, et d’assassinats.
Activités anti-américaines : selon le Département d'État, le groupe n'a pas visé les intérêts américains. Plusieurs citoyens américains furent tués à cause des attentats du Hamas en Israël, malgré que les Américains ne semblent pas avoir été pris pour cible intentionnellement. Plus particulièrement, cinq citoyens américains étaient parmi les 65 tués dans une série de quatre attentats à la bombe perpétrés conjointement par le Hamas et le Jihâd Islamique Palestinien en 1996.
Zones d’opération : le Hamas opère en Cisjordanie mais surtout dans la bande de Gaza. Le groupe est aussi présent en Syrie, au Liban, et dans les États du Golfe.
Effectifs et composition : les membres du Hamas sont des islamistes palestiniens radicaux. Le nombre officiel de membres n’est pas connu. Selon certaines estimations, le groupe a « des dizaines de milliers de partisans et de sympathisants » grâce à sa position anti-israélienne intransigeante et ses attaques contre Israël, son opposition à la corruption de l'Autorité palestinienne, et son réseau de services sociaux.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : le plus proche allié du Hamas est le Jihâd Islamique Palestinien (JIP). Initialement, le JIP et le Hamas n'entretenaient pas de rapports ; en fait, certains analystes les considèrent comme rivaux. Depuis 1994, les deux groupes ont apparemment collaboré sur plusieurs fronts : ils menèrent des attaques conjointes et planifièrent des attentats simultanés. En 2000, le Time Magazine a rapporté que le Hamas et le Jihâd Islamique furent courtisés par l'Iran afin de coordonner leurs efforts et de faire échouer le processus de paix israélo-palestinien. Le Time a de même signalé que le Hezbollah, un groupe profondément liée à l'Iran, fut l'intermédiaire qui facilita ce processus. Il y eu également de nombreux rapports stipulant que des membres du Hamas reçurent une formation et un soutien logistique à partir des installations du Hezbollah dans le sud Liban. En juin 2003, le JIP et le Hamas publièrent conjointement un communiqué déclarant un cessez-le-feu afin de stopper les attaques contre les Israéliens et les intérêts israéliens.
États promoteurs et autres sources de financement : le Hamas reçoit une aide financière de l'Iran (10% de son budget selon certaines estimations), mais ses fonds découlent essentiellement des expatriés palestiniens à travers le monde, des sympathisants vivant dans les États arabes, et des entreprises légitimes dans les territoires palestiniens. L'administration Bush accuse la Syrie et l'Iran d'abriter et de soutenir le Hamas. Les deux États s’opposent à Israël et au processus de paix, et les deux affirment que le Hamas et les autres groupes palestiniens opposés à Israël sont des combattants légitimes de la liberté. Au cours de la seconde Intifada, qui a débuté à la fin de l’année 2000, le président irakien Saddam Hussein aurait donné de l'argent aux familles de kamikazes palestiniens, y compris des membres du Hamas. En outre, Israël a accusé l'Arabie Saoudite d’assigner des fonds amassés dans des Téléthons gérés par l'État, aux Hamas. Le secrétaire d'État Colin Powell penche en faveur de cette allégation en déclarant « qu’il y a certains aspects troublants sur la façon dont cet argent du Téléthon est distribué » (Barry Schweid, Powell says he has no evidence that Israel massacred palestinians in refugee camp). Le Hamas dirige également des entreprises qui génèrent des bénéfices en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et à l’étranger. Enfin, le Hamas est connu pour récolter de l'argent via des organismes de bienfaisance opérant en Occident, parmi eux : The Palestinian Relief Development Fund (Royaume-Uni), The Holy Land Foundation (États-Unis - avoirs actuellement gelés), Al-Aqsa Foundation (Allemagne avec des ramifications en Hollande et en Belgique), et le Comité de Bienfaisance pour la Solidarité avec la Palestine (France).
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d'intérêt pour le Congrès : ce groupe possède manifestement d’importantes ressources financières et a beaucoup de relations internationales. La combinaison de services sociaux et de brutales attaques terroristes rend le Hamas très influent et dangereux. Le Hamas est cruciale dans l'avenir du processus de paix israélo-palestinien. Les récents efforts des États-Unis à restreindre le financement du terrorisme ont visé les associations de bienfaisance qui aident à soutenir les activités du Hamas. Le rôle des citoyens saoudiens en soutenant le Hamas, directement ou indirectement, a été soumis à l'examen et aux critiques aux États-Unis.
 
Harakat ul Mujahidin
Nom(s) : Jamiat ul-Ansar, Groupe des Volontaires, Mouvement des saints guerriers, anciennement Harakat-ul-Ansar.
Buts et objectifs : HUM est une organisation islamiste basée au Pakistan qui cherche à arracher aux Indiens les régions de Jammu et du Cachemire et de créer un État islamique englobant le Pakistan et ces territoires.
Histoire : fondé par Fazlur Rehman Khalil, HUM fut initialement créé pour combattre aux côtés de l'insurrection afghane contre l'Union soviétique dans les années 80. Après le retrait soviétique, HUM se focalisa sur le Cachemire, où il mena des attaques contre les intérêts indiens dans les territoires de Jammu et du Cachemire, sous contrôle indien. En 1998, Khalil signa la fatwa d'Oussama Ben Laden appelant à attaquer les Américains et d’autres cibles occidentales. En décembre 1999, HUM détourna un avion de ligne indien qui abouti à la libération de Maulana Masoud Azhar, emprisonné en Inde depuis 1994 pour s’être associé à des attaques de HUM. Après sa libération, Ahzar rompu avec HUM et forma Jaish-e-Mohammad, de nombreux membres de HUM le suivirent. Ces dernières années, les activités de HUM diminuèrent considérablement, et la répression contre les militants islamistes du Pakistan laissa le groupe avec peu de ressources financières. En février 2000, le chef de longue date, Khalil, remis le commandement du groupe à Farooq Kashmiri Khalil, et en 2001, après que HUM fut interdit par le président Pervez Musharraf, Khalil renomma le groupe Jamiat ul-Ansar.
Modes opératoires : HUM a attaqué l’armée indienne, le gouvernement, et des cibles civiles au Cachemire par des attentats à la bombe et divers autres moyens. Le groupe a aussi détourné des avions de ligne.
Activités anti-américaines : malgré la signature en 1998 du communiqué d’Oussama ben Laden visant les États-Unis, le groupe n'est pas connu pour cibler prioritairement les intérêts américains. HUM reste concentré sur le Cachemire et Jammu. Cependant, en 2002, les autorités pakistanaises ont arrêté trois membres d'un sous-groupe de HUM, la faction al-Almi, qui a reconnu être à l’origine de l’attentat contre le consulat américain de Karachi, le 14 juin 2002, qui tua 11 personnes.
Zones d’opération : HUM est basé au Pakistan et dans la zone occupée du Cachemire par le Pakistan, et mène des opérations terroristes dans les territoires de Jammu et du Cachemire sous contrôle indien. Par le passé, le groupe s’est entraîné dans des camps d'entraînement en Afghanistan. Des membres de HUM auraient participé, aux côtés d'autres islamistes, à des opérations en Asie centrale, en Bosnie, et en Birmanie.
Effectifs et composition : HUM est composé d'islamistes radicaux en provenance du Pakistan et du Cachemire, ainsi que d’anciens combattants arabes de la guerre en Afghanistan contre l'Union soviétique. On pense que le groupe compte plusieurs milliers de membres armés. Le groupe a perdu beaucoup d’effectifs en 2000 qui firent défection pour Jaish-e-Mohammed, et ses activités ont diminué depuis.
Liaisons avec d'autres organisations terroristes : le chef de HUM signa la fatwa d’Oussama ben Laden en 1998 appelant à attaquer les soldats américains et des civils. On pense que le groupe a maintenu des liens avec Ben Laden et al-Qaida, mais la nature de ces liens n’est pas claire. HUM a également coopéré avec d'autres groupes islamistes opérant au Cachemire et au Pakistan.
États promoteurs et autres sources de financement : HUM reçoit le soutien financier de sympathisants, non seulement au Pakistan et au Cachemire, mais aussi en Arabie saoudite et dans les États du Golfe. Le groupe aurait aussi levé des fonds parmi les expatriés pakistanais du Cachemire et d’Europe, principalement de Grande-Bretagne. Sa collecte de fonds au Pakistan fut largement restreinte depuis la répression du gouvernement à l’égard des extrémistes après le 11 septembre. Le gouvernement indien a longtemps accusé le Pakistan de soutenir et d'encourager les groupes d’islamistes opérant au Cachemire, y compris HUM.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : une préoccupation importante pour les États-Unis dans leur guerre contre le terrorisme est la coopération apparente entre HUM et al-Qaida. La convergence d'un programme local visant Jammu et le Cachemire avec une approche plus globale, anti-américaine, « du jihâd international » est inquiétante. Ayant ses principaux objectifs d’opérations au Pakistan, État nucléaire allié aux États-Unis mais potentiellement instable, cela pose un sérieux problème. Pour finir, les attaques de HUM aggravent les tensions entre l’Inde et le Pakistan, deux États nucléaires souvent sur le pied de guerre.
 
Hezbollah
Nom(s) : Hezbollah, Parti de Dieu, Jihâd Islamique, l’Organisation Révolutionnaire de la Justice, la Résistance Islamique, Organisation des Oppressés de la Terre.
Buts et objectif : le Hezbollah se consacre à la libération de Jérusalem, à la destruction d’Israël et à l’établissement d’un État islamique au Liban.
Histoire : fondé en 1982 par des membres du clergé chiite libanais et idéologiquement inspiré de la révolution iranienne, le Hezbollah fut formé en réponse à l’invasion israélienne du Liban. Le groupe fut le principal soutien financier du terrorisme anti-occident et anti-américain dans les années 80, il est dirigé par son Majliss ash-Shoura, ou Conseil Consultatif. Depuis 1992, le Hezbollah participe à la vie politique du Liban, et possède actuellement 12 sièges, avec ses alliés, au parlement. Parmi ses activités terroristes, on compte le détournement du vol TWA 847 (1985), la prise de 18 américains en otages dans les années 80 et 90, l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël en Argentine (mars 1992), et l’attentat contre l’Association Commune Juive à Buenos Aires (juillet 1994). Durant ses 15 années d’insurrection militaire contre les israéliens et les forces israéliennes au sud Liban, le Hezbollah lança des attaques à la roquette qui tua des civils israéliens.
Modes opératoires : le Hezbollah a commis des kidnappings, des attentats à la bombe et des détournements d’avions, ainsi que des attaques à la roquette contre des colonies israéliennes et des tirs de missiles sol-air contre des avions israéliens.
Activités anti-américaines : la plus longue période d’activités anti-américaine du Hezbollah eut lieu dans les années 80 et fit de nombreuses victimes américaines. Sous le nom du Jihâd Islamique, le Hezbollah fut impliqué ou est connu pour avoir commis des attentats à la bombe contre l’ambassade américaine de Beyrouth à l’aide d’un camion piégé (avril 1983), contre des baraquements de marines américains à Beyrouth (octobre 1983, tuant 220 marines, 18 soldats de la Navy, et 3 personnels de l’armée), et contre l’annexe de l’ambassade américaine de Beyrouth (septembre 1984). Le Hezbollah endosse aussi la responsabilité d’un attentat à la bombe, en avril 1984, qui tua 18 membres des services américains à Torrejon, en Espagne. Leurs activités terroristes entre 1994 et 2002 n’ont cependant pas directement visé de civils et de ressources économiques américaines. Néanmoins, des experts estiment qu’il pourrait y avoir un regain d’activités anti-américaines. Par exemple, le Département de la sécurité intérieure de Singapour affirme avoir contrecarré un complot du Hezbollah visant les intérêts commerciaux américains dans les années 90. De plus, le Hezbollah a promis de venger la mort d’Ali Hussein Saleh, un responsable de la sécurité du Hezbollah, pour laquelle le groupe accuse les États-Unis et Israël d’en être à l’origine. Enfin, des experts ont averti sur les ravages potentiels du Hezbollah dans le conflit irakien, pourtant il n’y a pas de preuve directe que le Hezbollah puisse jouer un rôle dans une région si éloignée.
Principales zones d’opération : le Hezbollah opère dans les banlieues sud de Beyrouth, dans la vallée de Bekaa, et au sud Liban. Il a créé des cellules en Europe, en Afrique, en Amérique du sud, en Amérique du nord et en Asie.
Effectifs et composition : on pense que le groupe possède entre deux et cinq mille sympathisants, et une centaine de terroristes actifs.
Liaisons avec d’autres groupes : des investigations saoudiennes et bahreïniennes soutiennent que le Hezbollah maintient des contacts avec d’autres groupes chiites penchant pour des activités contre le régime dans la région du Golfe. Outre cela, des accusations du gouvernement américain contre Ben Laden pour les attentats de deux ambassades américaines en Afrique, en 1998, prétendent que « al-Qaida a aussi élaboré des alliances avec le Hezbollah, dans le but d’œuvrer ensemble contre leurs ennemis communs de l’occident, en particulier les États-Unis » (Iran, Syria, and bin Laden, The Washington Times, 29 novembre 2001).
États promoteurs et autres sources de financement : l’Iran soutient financièrement et politiquement l’organisation du Hezbollah, tandis que la Syrie apporte un soutien diplomatique, politique et logistique. En mai 1996, le secrétaire d’État Warren Christopher a certifié que l’Iran fournit « jusqu’à 100 millions de dollars par an au Hezbollah » (Martin Sieff, U.S. to Keep Pressure on Iran, The Washington Times, 26 mai 1996). Le groupe cherche aussi un soutien financier de l’étranger, comme l’a prouvé l’arrestation en 2002 par les américains de Chawki et Mohammad Hammoud, accusés d’avoir utilisé la contrebande de cigarettes afin de lever des fonds pour le Hezbollah.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : l’approche des Etats-Unis à l’égard du Hezbollah est complexe. Le Hezbollah joue un rôle politique au Liban et il est représenté au Parlement libanais par 12 sièges (avec leurs alliés) sur 128. Manifestement, parce qu’il force Israël à se retirer du Liban, le Hezbollah est populaire dans le monde arabe. Le Hezbollah est une organisation terroriste étrangère et possède des ressources économiques dans le monde entier. Le gouvernement libanais a refusé de geler les avoirs du Hezbollah. Le Hezbollah a tué un grand nombre d’américains, particulièrement dans les années 80, et a apparemment coopéré avec al-Qaida pour l’entraînement de ses membres et de la logistique ; cependant, il ne semble pas avoir porter directement des attaques contre les Américains ces dernières années. Des experts prétendent que le groupe est une menace grandissante pour les États-Unis, potentiellement comparable à al-Qaida ; d’autres contestent cette estimation et soutiennent qu’en ne faisant pas de distinction entre les groupes, cela augmentera leurs intérêts à coopérer, ce qui accroîtra en fin de compte la menace contre les États-Unis.
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:05

Mouvement Islamique d’Ouzbékistan (MIO)
Nom(s) : Parti Islamique du Turkestan
Buts et objectifs : le MIO est une organisation islamique radicale qui cherche à renverser le gouvernement séculier d’Ouzbékistan. Le groupe cherche aussi à instaurer la loi islamique dans d’autres pays d’Asie central et combat ceux qu’il estime être des ennemis de l’islam.
Histoire : le MIO fut formé en Afghanistan par des opposants islamistes radicaux au président ouzbèk Islom Karimov, qui est accusé de réprimer brutalement toute opposition à son régime et d’étouffer l’islam. Néanmoins, les racines du MIO remontent jusqu’en décembre 1991, lorsque le maire de Namangan, une ville de l’Est, refusa de céder un terrain à un groupe de jeunes musulmans pour bâtir une mosquée, les hommes s’emparèrent alors du quartier général du parti communiste. Tohir Abdouhalilovitch Yuldeshev et Jumaboi Ahmadzhanovitch Khojaev (alias Juma Namangani) dirigèrent ces hommes. Yuldeshev est un ancien universitaire et un mollah du mouvement de la résistance islamique. Khojaev est un ancien parachutiste soviétique dont la foi musulmane fut revitalisée en combattant contre les moujahidin tandis qu’il servait en Afghanistan.
Sous la pression du gouvernement, Yuldashev fuit l’Ouzbékistan et trouva refuge chez les talibans en Afghanistan, il commença à établir un réseau de contacts avec des groupes islamiques. Namangani étant un courageux combattant, il se fit un nom lors de la guerre civile tadjik. En 1996, les deux hommes annoncèrent la formation du MIO, et soutenus les talibans contre l’alliance du nord, jusqu’à mener des troupes au combat. À partir du Tajikistan, le groupe lança une campagne de terreur contre le gouvernement ouzbèk.
À cause d’une sécurité renforcée, le groupe fut quasiment incapable d’opérer en Ouzbékistan et fut plus actif au Tadjikistan et au Kirghizistan. Plusieurs chefs du groupe, Namangami y compris, furent tués ou capturés durant l’offensive menée par les américains contre les talibans en 2001.
Modes opératoires : le MIO utilise principalement des bombes et des armes de guérilla.
Activités anti-américaines : en août 2000, le MIO kidnappa quatre alpinistes américains, qui réussirent à s’échapper en poussant du haut d’une falaise les gardes du MIO. Le MIO a aussi combattu aux côtés des talibans et d’al-Qaida dans la guerre d’Afghanistan de 2001.
Zones d’opération : le MIO opère en Asie central et en Asie du sud, plus particulièrement dans la vallée de Ferghana, là où les frontières de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan et du Tadjikistan convergent. Le groupe a opéré en Afghanistan, au Tadjikistan, au Kirghizistan, en Iran, au Pakistan et en Ouzbékistan.
Effectifs et composition : Patterns of Global Terrorism 2002 du Département d’État américain estime que le MIO a probablement actuellement moins de 1000 membres. Avant l’offensive américaine contre les talibans, qui toucha durement le groupe, on pense que le MIO avait près de 2000 membres.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : on pense que les chefs du MIO ont formé des liens avec al-Qaida puisque les deux groupes étaient basés en Afghanistan à la fin des année 90. Il est possible que les membres du MIO se soient entraînés dans les camps d’al-Qaida en Afghanistan avant la chute des talibans.
États promoteurs et autres sources de financement : le MIO reçoit une aide financière de plusieurs groupes islamiques extrémistes, ainsi que de sympathisants du Moyen-Orient et d’Asie du sud. Avant la répression post 11 septembre, on pense qu’al-Qaida fut le principal soutien financier du MIO. Le groupe est lourdement impliqué dans le trafic d’opium en Asie central ; selon une information, le groupe dirige 70 pourcent du trafic d’opium dans la région.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 25 septembre 2000
Re-désigné : 25 septembre 2002
Questions d’intérêts pour le Congrès : ce groupe pourrait faire obstacle au succès de la reconstruction de l’Afghanistan et à la stabilité du futur État post-taliban. Cependant, le MIO fut sérieusement touché durant l’offensive militaire contre le régime taliban, son rôle dans le trafic de drogue est un problème grandissant, comme ses liens avec al-Qaida.
 
Jaish-e-Mohammad (JEM)
Nom(s) : Armée de Mohammad, Khaddam ul-Islam
Buts et objectifs : le JEM cherche à mettre un terme au contrôle indien du territoire disputé de Jammu et du Cachemire, à expulser les forces de sécurité indienne de la région, et unir Jammu et le Cachemire au Pakistan.
Histoire : le JEM est un groupe islamique basé au Pakistan fondé par Maulana Masoud Azhar en mars 2000. Les autorités indiennes ont arrêté Azhar en février 1994 pour s’être associé à des activités terroristes perpétrées par Harakat ul-Moujahidin. Azhar fut libéré de prison en décembre 1999 en échange des 155 otages à bord d’un avion indien qui fut détourné par des militants de HUM. Azhar créa JEM peu de temps après sa sortie de prison avec pour but d’attaquer des cibles indiennes et libérer Jammu et le Cachemire du contrôle indien.
JEM a ciblé des responsables indiens, des bâtiments gouvernementaux et des soldats, ainsi que des civils non musulmans du Pakistan, de Jammu et du Cachemire. JEM est suspecté d’être le responsable d’un attentat suicide commit à l’extérieur du bâtiment où se déroula une réunion pour les provinces de Jammu et du Cachemire, le 1 octobre 2001, tuant 38 personnes. Le groupe revendiqua initialement l’attaque mais renia plus tard son implication. Le gouvernement indien a également accusé JEM de s’être associer avec Lashkar-e-Tayyeba dans l’attaque mortelle qui visa le parlement indien le 13 décembre 2001. Armés d’explosifs et d’armes à feu, cinq assaillants prirent d’assaut le parlement et ouvrirent le feu « au hasard », tuant neuf agents de sécurité et un civil venu en spectateur. En janvier 2002, le gouvernement du Pakistan banni JEM et plusieurs autres groupes.
JEM est perçu par certains comme la plus meurtrière et principale organisation terroriste de Jammu et du Cachemire. À partir de septembre 2003, les représailles contre JEM tuèrent au moins 555 militants cette année-là, y compris Gazi Baba, chef des opérations du groupe (30 août 2001) et Nasir Mehmood Ahwan, commandant en second (17 septembre 2003). Après que le président Musharaf interdit le groupe en janvier 2002, JEM changea son nom en Khaddam ul-Islam. Au même moment, le chef et fondateur de JEM, Azhar, fut placé en résidence surveillée, mais fut libéré en décembre 2002.
Modes opératoires : les experts décrivent les stratégies et les attaques de JEM comme des opérations suicides. Dans ce type d’opération, un terroriste lance une attaque avec l’intention de tuer autant de gens que possible et espère être tuer en représailles. C’est de cette façon que des membres présumés de JEM prirent d’assaut le parlement indien, déclencha une fusillade avec le personnel de sécurité et tua personnes. Les cinq terroristes furent tués dans l’attaque. JEM utilise une variété d’armes à feu, y compris des armes automatiques légères et lourdes ainsi que des fusils d’assauts. JEM a aussi utilisé des mortiers, des explosifs, et des lances grenades.
Activités anti-américaines : JEM est impliqué dans le rapt et l’exécution du journaliste Daniel Pearl à Karachi en février 2002. Pearl, 38 ans, était le chef du bureau d’Asie du sud pour le Wall Street Journal. Il avait pour mission d’interviewer à Karachi des membres de groupes militants et d’établir leurs possibles liens avec le supposé poseur de bombe à la chaussure Richard Reid.
Principales zones d’opération : JEM est basé au Pakistan et dans la zone contrôlée par le Pakistan au Cachemire. La plupart de ses sympathisants sont à Azad, au Cachemire, au Pakistan, au sud du Cachemire indien et dans les régions de Doda. JEM lança principalement des attaques dans les territoires de Jammu et du Cachemire contrôlés par les indiens. L’attaque contre le parlement indien en décembre 2001 est la seule attaque enregistrée dans laquelle JEM frappa à l’extérieur de Jammu et du Cachemire.
Effectifs et composition : JEM se compose de plusieurs centaines de partisans armés. La majorité de ses membres sont des cachemiri ou des pakistanais. Selon certaines informations, près de 75% des effectifs de JEM sont d’anciens membres de HUM. On rapporte que JEM a des partisans et des sympathisants en Afghanistan, y compris d’anciens talibans et vétérans arabes de la guerre d’Afghanistan. Jusqu’à la chute en 2001, JEM « possédait des camps d’entraînement en Afghanistan » (Jaish-e-Mohammad, Global Security).
Liaisons avec d’autres groupes : JEM est lié avec l’ancien régime taliban et on pense qu’il reçoit une aide financière d’Osama Ben Laden et du réseau al-Qaida. Le lien avec les talibans fut manifestement établi et maintenu via les madrasas de Karachi et d’Afghanistan. Azhar, le chef de JEM, a rencontré des chefs et des figures de l’ancien régime taliban et d’al-Qaida. Les analystes pensent que JEM entretient des relations avec d’autres groupes sunnites au Pakistan, y compris Harakat ul-Moujahidin, Lashkar-e-Tayyiba, Lashkar-I-Jhangvi, et Sipahi-e-Sahaba Pakistan.
États promoteurs et autres sources de financement : les experts pensent que JEM a reçu un soutien financier de Ben Laden et d’al-Qaida, ainsi que de HUM et d’Harakat ul-Jihad al-islami. Des responsables indiens affirment que JEM a aussi perçu des sommes des services de renseignements pakistanais dans une tentative de déstabilisation des forces de sécurité indienne et pour renforcer les positions pakistanaises au Cachemire.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 24 décembre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : ce groupe est une menace potentielle sérieuse pour la stabilité du sud de l’Asie. Ses liens avec al-Qaida et l’ancien régime taliban en font un problème significatif pour les États-Unis. L’assassinat de Daniel Pearl et le ciblage d’installations américaines peuvent indiquer que JEM continuera à viser des citoyens et intérêts américains dans le futur. Les attaques de JEM exacerbent les tensions entre l’Inde et le Pakistan, deux pays nucléaires souvent sur le pied de guerre.
 
Jemaah Islamiya (JI)
Buts et objectifs : Jemaah Islamiya est un groupe islamique radical dont le but est d’établir un État islamique en Indonésie, en Malaisie, à Singapour, dans le sud des Philippines et de la Thaïlande.
Histoire : les racines du groupe remontent jusqu’à Darul Islam, un groupe islamique violent qui s’opposa au gouvernement hollandais en Indonésie dans les années 40. Après le départ des hollandais, le mouvement s’opposa au nouveau gouvernement indépendant de Sukarno accusé d’être trop séculier. Le nom Jemaah Islamiya apparu dans les années 70, durant le mandat de Suharto, mais il n’est pas clair si le nom se réfère à un groupe organisé ou à un rassemblement informel de militants islamistes anti-gouvernementaux. Les co-fondateurs du JI, les cheikhs Abou Bakar Baasyir et Abdullah Sungkar établirent un pensionnat à Solo, sur l’île principale de Java. Beaucoup d’activistes suspectés d’appartenir au JI furent d’anciens élèves de cette école. En 1985, les deux co-fondateurs s’exilèrent en Malaisie, où ils commencèrent à envoyer des indonésiens et des malaisiens en Afghanistan, d’abord pour combattre l’occupation soviétique, ensuite pour s’entraîner dans les camps d’al-Qaida. Apparemment dans les années 90, Baasyir et Sungkar unirent leur réseau émergeant avec al-Qaida et préparèrent des attaques dans le sud de l’Asie. Les attentats à Jakarta, Manille, et en Thaïlande débutèrent en 2000. JI est lié à une vague d’attaques en décembre 2000 contre des églises chrétiennes en Indonésie, et laissa tomber des complots d’attentats contre les ambassades occidentales à Singapour.
Le groupe est tristement célèbre pour l’attentat suicide du 12 octobre 2002 dans une discothèque sur l’île de Bali, en Indonésie, qui tua 200 personnes, beaucoup d’entre elles étaient de jeunes touristes australiens. On pense qu’Abou Bakar Bashir, arrêté une semaine après l’attentat de Bali, est le chef spirituel du groupe, malgré qu’il le nia. Un tribunal indonésien condamna Bashir pour avoir préparer un coup d’État, mais de plusieurs sérieuses charges contre lui furent abandonnées. Sa peine de quatre ans de prison fut plus tard réduite à trois ans par une cour d’appel. Riduan bin Isamuddin, alias Hambali, est le chef des opérations du JI et fut arrêté au milieu du mois d’août 2003 dans le cadre de l’attentat de Bali. La CIA a surnommé Hambali « le Ben Laden de l’Asie ».
D’autres preuves évidentes concernant les origines communes du JI et d’al-Qaida apparurent à la suite de la tragédie de Bali. Durant le procès d’Ali Gufron (alias Mukhlas), le poseur de bombe de Bali, l’accusé affirma qu’il avait combattu aux côtés d’Osama ben Laden en Afghanistan dans la bataille de Jaji, qui eut lieu en 1987 pendant la guerre contre l’Union Soviétique. Le centre de recrutement d’Osama ben Laden fournissait un soutien logistique aux moujahidin non afghan, y compris aux indonésiens, durant cette période ; et Mukhlas a certifié qu’il a rencontré Ben Laden tandis que les saoudiens menaient des troupes à Jaji. Basées sur le témoignage de Mukhlas, des recherches plus poussées ont montré que les grands chefs du JI, y compris Hambali, s’installèrent, s’entraînèrent et furent éduqué pendant la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques.
Les autorités de la région affirment que le JI continua à comploter des attaques contre des cibles occidentales en Asie du sud. Le 5 août 2003, des militants du JI sont suspectés d’avoir commis l’attentat qui visa l’hôtel J.W. Marriott, tuant 14 personnes et en blessa 148 autres.
Mode opératoire : la plupart des attaques du JI inclus des attentats à la bombe d’un degré de sophistication variée.
Activités anti-américaines : en décembre 2001, le JI fut lié à un complot d’attentat contre l’ambassade américaine et d’autres lieux fréquentés par des hommes affaires américains et des militaires à Singapour. Au milieu de l’année 2002, un agent d’al-Qaida capturé révéla une coopération entre al-Qaida et le JI dans un complot qui visait les intérêts américains en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande, à Taiwan, au Vietnam et au Cambodge, avec des voitures piégées pour l’anniversaire du 11 septembre. Le 5 août 2003, Jemaah Islamiya fut impliqué dans un attentat à la voiture piégée contre un hôtel J.W. Marriott à Jakarta qui tua 14 personnes et en blessa 148 autres.
Zones d’opération : JI opère en Asie du sud, bien que l’Indonésie soit traditionnellement sa zone d’opération principale. Le groupe a aussi opéré en Malaisie, à Singapour, en Thaïlande et sans doute aux Philippines. Il est peut-être également présent dans les pays voisins d’Asie du sud et en Australie.
Effectifs et composition : le nombre d’effectifs du JI est inconnu. Certains pensent que la majorité des chefs du JI faisaient soit parti d’un groupe qui combattit les soviétiques en Afghanistan, soit étaient d’anciens novices du Front Islamique de Libération Moro qui se connurent dans les camps terroristes du sud des Philippines. Selon certaines informations, jusqu’à 700 indonésiens se sont entraînés dans les camps entre 97 et 98. Patterns of Global Terrorism 2002 du Département d’État estime que le groupe a probablement plusieurs centaines d’agents, mais cite également les responsables singapouriens qui évaluent les effectifs du groupe à environ 5000 membres. Il n’est pas évident de savoir dans quelle mesure les représailles dans les différents pays depuis le 11 septembre, et particulièrement après l’attentat dans une discothèque de Bali, ont affecté le groupe.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : le JI est en liaison avec al-Qaida, mais la nature de ses liens est discutée. Certains affirment que le groupe est essentiellement subordonné à al-Qaida, tandis que d’autres pensent qu’al-Qaida est plus qu’une source de financement qui approuve les buts du JI. Des agents capturés d’al-Qaida ont affirmé que les chefs du JI ont été impliqué dans différents complots d’al-Qaida. Deux des pirates du 11 septembre et l’agent emprisonné Zacarias Moussaui sont allés en Malaisie et ont rencontré des membres du JI en 2000, et ces derniers leur ont envoyé de l’argent. De plus, en janvier 2003, les services de renseignements de Singapour ont rendu public un rapport dans lequel se trouvait des interrogatoires de prisonniers appartenant au JI qui soulignaient les liens entre le JI et al-Qaida.
En outre, on pense que les 13 suspects arrêtés à Singapour pour le complot déjoué contre des navires américains sont liés à al-Qaida. On pense aussi que le JI a des liens avec le Front Islamique de Libération Moro aux Philippines et avec le Malaysian Kampulan Mujahidin Malaysia.
États promoteurs et autres sources de financement : selon Patterns of Global Terrorism 2002 du Département d’État américain, le JI reçoit un soutien financier de la part de contacts au Moyen-Orient et en Asie du sud, y compris d’organisations non gouvernementales et d’al-Qaida. Le groupe lève aussi des fonds grâce à des sympathisants en Asie du sud-est.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 23 octobre 2002
Questions d’intérêts pour le Congrès : malgré qu’un nombre important de membres du JI fussent arrêtés, des experts en terrorisme s’inquiètent de la sérieuse menace que représente toujours Jemaah Islamiya en Asie du sud-est, surtout en Indonésie. Les membres du groupe continuent de comploter contre les américains et les intérêts américains, ainsi que contre les citoyens et les ressources financières des alliés des États-Unis. Les liens de Jemaah Islamiya avec al-Qaida en font un problème particulier pour les États-Unis. La répugnance de l’Indonésie à vouloir réprimer le JI pour des raisons politiques pourrait compliquer la politique américaine si une nouvelle attaque anti-occidentale venait à se produire. Outre cela, les nombreuses preuves de liens entre le JI et le Front Islamique de Libération Moro (FILM) vont peut-être forcer les États-Unis et les Philippines à se confronter militairement au FILM.
 
Al-Jihad
Nom(s) : Jihad Islamique Égyptien, Groupe du Jihad, Jihad Islamique, Avant-garde de la Conquête.
Buts et objectifs : al-Jihad souhaite renverser le gouvernement égyptien, afin d’établir un régime islamique en Égypte, et s’en prend aux intérêts américains et israéliens en Égypte.
Histoire : fondé à la fin des années 70, al-Jihad est une ramification violente des Frères Musulmans, une organisation politique et religieuse créée en 1928 par Hasan al-Banna cherchant à revenir aux préceptes originels du coran et est opposée à un gouvernement séculier et aux influences occidentales. Connu pour ses assassinats et ses attentats à la bombe, al-Jihad est responsable de l’assassinat du président égyptien Anwar Sadat (oct. 1981), de la mort du porte-parole de l’Assemblée Rifaat al-Mahgoub (oct. 1990), et d’avoir attenter aux vies du ministre de l’intérieur al-Alfi (août 1993), du premier ministre Atef Sedky (nov. 1993), et du président Hosni Mubarak (1995).
Au début des années 80, le président égyptien Hosni Mubarak a impitoyablement réprimé al-Jihad, forçant le groupe à se diviser. Une faction, dirigée par Abbud al-Zumar depuis sa cellule, appela à des négociations pacifiques, mais cette faction s’est apparemment fortement réduite. L’autre faction, dirigée par Ayman al-Zawahiri, est devenue encore plus violente, et vers 1987, elle délocalisa la base d’opérations d’al-Jihad en Afghanistan. Al-Zawahiri s’éloigna plus tard de la cause égyptienne et embrassa la cause d’al-Qaida d’Osama Ben Laden pour viser directement les intérêts américains. En 1998, al-Jihad, dirigé par al-Zawahiri s’unit à al-Qaida dans le « Front International du Jihad contre les Juifs et les Croisés ». Ensuite en 2001, al-Jihad se fondit avec al-Qaida. Il n’y eut pas d’attaque en Égypte attribuée à al-Jihad depuis 1998.
Modes opératoires : al-Jihad est impliqué dans des assassinats, des attentats à la bombe et des attaques suicides.
Activités anti-américaines : depuis le milieu des années 90, al-Jihad a changé ses objectifs pour se tourner vers des cibles américaines. Les commandos d’al-Jihad sont liés à une attaque déjouée contre l’ambassade américaine d’Albanie en août 1998. Faisant partis d’al-Qaida, on pense que les membres d’al-Jihad sont impliqués dans les attentats contre les ambassades américaines de Nairobi, au Kenya, et de Dar as-Salam en Tanzanie, le 7 août 1998. Ils sont aussi impliqués dans l’attentat du USS Cole dans le port d’Aden, au Yémen, en 2000, et dans les attaques du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone.
Principales zones d’opération : historiquement, al-Jihad opéra dans la région du Caire, mais la plupart de son réseau est maintenant à l’extérieur de l’Égypte, basé par exemple au Yémen, en Afghanistan, au Pakistan, au Liban et au Royaume-Uni. Après que la faction externe d’al-Jihad fusionna avec al-Qaida, les zones d’opération du groupe se sont sans doute étendues.
Effectifs et composition : inconnu. Il est probable qu’al-Jihad compte plusieurs centaines de militants durs et peut-être plusieurs milliers de sympathisants. Après sa fusion avec al-Qaida, distinguer les membres du groupe est devenu une tâche difficile.
Liaisons avec d’autres groupes : en juin 2001, al-Jihad fusionna avec al-Qaida après une décennie de coopération.
États promoteurs et autres sources de financement : incertain. L’Égypte a affirmé qu’al-Jihad est soutenu financièrement par l’Iran et le Soudan, accusations démenties par ces derniers. En 2002, les services de renseignement américain ont affirmé que l’Iran entretenait Saif al-Adl, le chef d’origine égyptienne de la sécurité de Ben Laden, qui a des liens avec al-Jihad. Néanmoins, l’Iran prétend avoir pourchassé et expulsé toute les personnes liées à al-Qaida à l’intérieur de ses frontières à partir d’octobre 2003. Étant donné la fusion d’al-Jihad avec al-Qaida, les deux groupes s’associent probablement en ce qui concerne leurs sources de revenus. D’autres sources de revenus peuvent provenir d’organisations islamiques non gouvernementales et d’actes criminels.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001.
Questions d’intérêts pour le Congrès : ce groupe est impliqué dans des attaques violentes contre les États-Unis et leurs intérêts. Il est très lié à al-Qaida et a évolué, avec cette organisation, d’une menace locale vers un réseau international.
 
Lashkar-e-Tayyiba (LT)
Nom(s) : Armée des Justes/Purs, Jamaat al-Dawat
Buts et objectifs : Lashkar-e-Tayyiba est un groupe islamique radical du Pakitan qui cherche à instaurer la loi islamique dans le sud de l’Asie. Bien qu’il se focalisa principalement sur la libération du Cachemire sous contrôle indien afin d’y implanter un État islamique, le groupe suggéra aussi d’instaurer la loi islamique en Inde.
Histoire : formé en 1990, LT est la branche armée de l’organisation islamique radicale pakistanaise Markaz-ud-Dawa-wal-Irshad (MDI, ou Centre pour la prédication islamique et de la guidance) qui fut fondée en 1989. Depuis 1993, LT est devenu l’un des plus grands groupes organisés combattant au Cachemire contre l’Inde. Le groupe mena de nombreuses attaques au Cachemire contre des troupes et des civils indiens.
Le gouvernement indien accusa le groupe d’être impliqué dans l’attentat contre le parlement indien en décembre 2001, et accusa également les services de renseignements pakistanais de soutenir le groupe. Le président Musharraf banni LT ainsi que d’autres groupes en janvier 2002, et LT se renomma Jamaat al-Dawat. Le chef de LT, Hafiz Muhammad Said, fut arrêté au Pakistan en janvier 2002, puis relâché en décembre 2002.
En mai et juin 2003, le FBI arrêta 11 hommes en Virginie accusé de soutenir Lashkar-e-Tayyaiba. Les 11 hommes ont été poursuivis par le tribunal d’Alexandrie, en Virginie. En juillet, un juge fédéral ordonna que quatre des onze hommes soient libérés de détention jusqu’au début du procès.
Modes opératoires : lors de ses attaques, LT utilisa différents types d’armes à feu, des armes automatiques, des mortiers, des explosifs et des lance-grenades.
Activités anti-américaines : Lashkar-e-Tayyiba n’a pas conduit d’attaques contre des civils ou des intérêts américains. Le groupe se focalise toujours sur le Cachemire. Cependant, une coopération entre LT et al-Qaida est possible.
Zones d’opération : LT est basé près de Lahore au Pakistan, et selon le Département d’État, exploite des camps d’entraînement mobiles dans la région du Cachemire contrôlée par le Pakistan. Le groupe possédait également des camps d’entraînement en Afghanistan jusqu’à la chute des talibans, à la fin de l’année 2001. On pense que LT n’a pas seulement mené des opérations au Cachemire indien, mais aussi dans d’autres régions de l’Inde.
Effectifs et composition : Lashkar-e-Tayyiba se compose principalement d’islamistes pakistanais radicaux, bien que des vétérans afghans de la guerre d’Afghanistan fassent aussi parti du groupe. Le Département d’État estime que le groupe compte plusieurs centaines de membres.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : en mars 2002, un chef d’al-Qaida, Abou Zoubayah, fut capturée dans une cachette de LT à Faisalabad, au Pakistan, ce qui indique que le groupe est dans la capacité d’aider les membres d’al-Qaida à se déplacer au Pakistan. Selon d’autres informations, LT a participé aux conflits en Bosnie, en Tchétchénie, et aux Philippines, cela suggère que le groupe a probablement des contacts avec d’autres organisations islamiques radicales.
États promoteurs et autres sources de financement : selon le Département d’État, LT collecte les dons des expatriés pakistanais dans le Golfe persique et au Royaume-Uni. Le groupe reçoit aussi une aide financière de la part de sympathisants arabes dans les États du Golfe persique. Avant la répression du gouvernement pakistanais contre les groupes anti-indiens opérant au Cachemire, le groupe investissait dans diverses entreprises du Pakistan.  
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 24 décembre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : les activités de LT dirigées contre l’Inde présente une menace pour le sud de l’Asie. Le groupe peut aussi aider les membres d’al-Qaida dans leurs activités anti-américaines. Ses liens avec d’autres organisations islamiques radicales suscitent des inquiétudes au sujet de l’implication de LT dans le réseau international des organisations terroristes. Aux États-Unis, le groupe est présumé exercer des activités et lever des fonds à Alexandrie, en Virginie, si cela est prouvé, c’est aussi un sujet d’inquiétude.
 
Lashkar I Jhangvi (LJ)
 
Nom : Armée de Jhangvi
Buts et objectifs : Lashkar I Jhangvi (LJ) est un groupe radical sunnite qui vise principalement la communauté chiite du Pakistan. Le groupe cherche à faire du Pakistan un État islamique sunnite basé sur la charia. Le groupe est lié à al-Qaida et a adopté l’idéologie anti-occidentale et anti-américaine de cette organisation.
Histoire : LJ se forma en 1996 à la suite de conflits sectaires au Pakistan entre des musulmans sunnites radicaux et des factions chiites. Les membres de LJ appartiennent à la secte radicale Deobandi et ont porté de nombreuses attaques contre la minorité chiite, qu’ils considèrent comme apostate. LJ a tué 25 chiites et en blessa 50 autres à Lahore en 1998, et tenta d’assassiner le premier ministre de l’époque Nawaz Sharif en 1990. Le groupe est aussi lié à des attaques contre des chrétiens au Pakistan. Au milieu de l’année 2001, le président pakistanais Musharaf a interdit le groupe qui se réfugia chez les Talibans en Afghanistan. Depuis la chute des talibans, on présume que le groupe est retourné au Pakistan, cependant plusieurs chefs ont été capturés et tués par le gouvernement pakistanais.
Modes opératoires : le groupe a conduit diverses attaques armées et des attentats, y compris des attentats suicides.
Activités anti-américaines : Lashkar I Jhangvi a mené plusieurs attaques contre des américains au Pakistan, comme le kidnapping et l’assassinat du journaliste Daniel Pearl en 2002 en association avec al-Qaida. Le groupe a aussi tué quatre ouvriers américains qui travaillaient pour des industries pétrolières en 1997, et attaqua l’église protestante internationale d’Islamabad avec des grenades, tuant deux américains.
Zones d’opération : le groupe opère principalement au Punjab et à Karachi au Pakistan, et certains de ses membres voyagent en Afghanistan. Ses effectifs se concentrent surtout dans les zones urbaines.
Effectifs et composition : les membres de Lashkar I Jhangvi sont des musulmans sunnites de la secte Deobandi. Le Département d’État estime que le groupe compte moins d’une centaine de membres.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : les chefs de LJ ont participé à la guerre afghane contre l’Union Soviétique dans les années 80, et on pense qu’ils ont été en contact avec Ben Laden durant ce temps. Les membres de LJ se sont entraînés dans les camps d’al-Qaida en Afghanistan dans les années 90. Al-Qaida a probablement été d’un grand soutien au groupe dans plusieurs de ses attaques contre des cibles occidentales en 2002. Les autorités pakistanaises pensent que LJ a conclu un partenariat avec deux autres groupes islamiques militants du Pakistan, Harkat-ul-Jihad-i-Islami (HuJI) et Jaish-e-Mohammad (JeM), afin de former Lashkar-e-Omar (LeO), également appelé al-Qanoun.
États promoteurs et autres sources de financement : à part le soutien financier d’al-Qaida, nous ne savons pas comment le groupe finance ses activités.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 30 janvier 2003
Questions d’intérêts pour le Congrès : le groupe s’est engagé dans des violences anti-américaines au Pakistan, et participa à l’enlèvement et au meurtre de Daniel Pearl. Ses activités peuvent menacer la stabilité du Pakistan et de l’Asie du sud. Ses liens avec al-Qaida en font un sérieux problème.
 
Jihad Islamique Palestinien (JIP)
Nom : Jihad Islamique Palestinien
Buts et objectifs : le but du JIP est d’établir un État islamique palestinien et de renverser l’État d’Israël.
Histoire : le JIP est une organisation palestinienne très active fondée en 1979 par des étudiants palestiniens en Égypte. Les membres fondateurs du JIP - Fathi Shiqaqi, ‘Abd al-Aziz Odah, et Bashir Mousa – étaient jadis des membres des Frères Musulmans, mais ils se séparèrent du groupe car ils considéraient sa position trop modérée en ce qui concerne le problème palestinien. Les membres fondateurs ont été inspirés par la révolution iranienne et ont épousé plusieurs de ses principes.
L’unique objectif du JIP est de détruire l’État d’Israël (utilisant la violence comme moyen légitime) et d’établir un État islamique palestinien. Pour arriver à leurs fins, les militants du JIP ont perpétré des attentats suicides contre des civils israéliens et des cibles militaires en Israël et dans les territoires palestiniens. Depuis le début de la seconde Intifada (septembre 2000), le JIP a mené des attaques qui ont tué plus de 100 personnes. Le 29 juin 2003, après 33 mois consécutifs de violence, le groupe radical céda à l’appel du Premier Ministre palestinien ‘Abbas pour un cessez-le-feu. Néanmoins, une semaine plus tard, le groupe annula le cessez-le-feu, accusant Israël de ne pas avoir respecté ses engagements, comme la libération de plusieurs militants islamistes emprisonnés. Le cessez-le-feu est « effectivement terminé » et « les attaques vont recommencer », a dit le chef du JIP à Jenin, Bessam Sa’adi. Et les attaques ont recommencé : le 8 juillet 2003, le JIP revendiqua l’attentat suicide dans le centre d’Israël qui tua une femme de 65 ans ainsi que le kamikaze.
Modes opératoires : le JIP est impliqué dans des attentats suicides contre des cibles israéliennes. Occasionnellement, le JIP utilisent aussi des armes à feu dans ses opérations.
Activités anti-américaines : le JIP ne vise pas directement les intérêts américains, bien que des américains soient morts lors des attaques du JIP. Par exemple, en novembre 2001, Shoshani Ben-Yishai, une étudiante américaine de 16 ans né à New York meurt à Jérusalem après qu’un militant tira sur un bus qu’elle et ses camarades avaient pris. Alisa Flatow, 20 ans, a été tué de façon similaire dans une attaque de bus au mois d’avril 1995. En février 2003, le JIP affirma qu’il ne s’en prendrait pas aux américains en dépit de l’inculpation de huit de ses activistes (quatre d’entre eux vivaient aux États-Unis). Le JIP a prétendu qu’il resterait focalisé sur son combat contre Israël et qu’il ne souhaite pas « ouvrir de nouveaux fronts » en ciblant des intérêts américains.
Principales zones d’opération : le JIP mène ses attaques en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Cependant, le chef du JIP, Ramadan Abdallah Shallah, vit et opère depuis Damas, en Syrie (Shallah devint chef lorsque les forces israéliennes ont tué Shiqaqi en 1994). Le JIP est aussi présent à Beyrouth, à Téhéran, et peut-être à Khartoum, où il lève des fonds.
Effectifs et composition : le nombre exact de membre du JIP est inconnu. Au début de la première Intifada (1987-1990), le JIP se composait d’environ 250 membres. Le groupe a toutefois augmenté ses recrutements au cours des années 90 et doit posséder maintenant plus de membres, y compris des étudiants.
Liaisons avec d’autres groupes : le plus proche allié du JIP est le Hamas. Initialement, le JIP et le Hamas n’entretenaient pas de contacts, et certains analystes les considéraient comme des rivaux. Depuis 1994, les deux groupes ont manifestement collaboré sur plusieurs fronts : ils ont mené conjointement des attaques et planifié des attentats simultanés. En 2000, le Time Magazine a reporté que le Hamas et le JIP ont été courtisés par l’Iran afin de coordonner leurs efforts et de faire échouer le processus de paix israélo-palestinien. Le Time a aussi rapporté que le Hezbollah, un groupe profondément lié à l’Iran, fut l’intermédiaire qui facilita le procédé. De nombreux rapports indiquent que le Hamas reçoit un soutien logistique depuis les installations du Hezbollah au sud du Liban. En juin 2003, le JIP et le Hamas ont publié conjointement une déclaration de cessez-le-feu décrétant la fin des attaques visant les israéliens et les intérêts israéliens. Certains analystes voient toujours une rivalité entre les deux groupes, qui se concurrencent en lançant des attaques suicides contre des cibles israéliennes.
États promoteurs et autres sources de financement : le Département d’État a rapporté que le JIP reçoit un soutien financier de l’Iran et un soutien logistique de la Syrie. Le chef du JIP, Shallah, a trouvé refuge en Syrie.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1997
Re-désigné : 8 octobre 1999, 5 octobre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : le rôle de la Syrie en aidant ce groupe peut être un sérieux problème concernant sa responsabilité, Act. P.L. 108-175. Ce groupe a tué des civils américains et huit de ses membres ont été inculpés par les États-Unis ; néanmoins, il prétend ne pas vouloir attaquer les citoyens et les intérêts américains directement. Le JIP est un groupe extrêmement violent qui a recours aux attentats suicides et a tué un grand nombre de civils israéliens.
 
Al-Qaida
Nom(s) : la Base, Qa’idat al-Jihad, Maktab al-Khidamat, Front Islamique International pour le Jihad contre les Juifs et les Croisés, Al-Jahbah al-Islamiyyah al-‘Alamiyyah li-Qital al-Yahud wa-l-Salibiyyin, Groupe pour la Préservation des Lieux Saints, Armée Islamique de la Libération des Lieux Saints, Armée Islamique pour la Libération des Sanctuaires, le Salut Islamique.
Buts et objectifs : al-Qaida est une organisation parapluie qui exécute ses propres actions terroristes et fournit un soutien logistique aux autres groupes extrémistes. Al-Qaida cherche à  éradiquer les régimes des pays musulmans qu’il considère comme « non islamique », afin d’établir un gouvernement islamique international basé sur l’ancien modèle des califats. Le groupe pense que les États-Unis et ses alliés sont le principal obstacle à cet objectif, et par conséquent, il émit un communiqué appelant tous les musulmans à tuer les Américains – militaires ou civils – dans le but d’expulser les influences occidentales du monde musulman. Voici un extrait de la seconde fatwa (1998) :
La prescription de tuer les Américains et leurs alliés – civils ou militaires – est un devoir individuel pour chaque musulman qui est dans l’obligation de le faire dans n’importe quel pays où il est possible de le faire, pour libérer la Mosquée d’al-Aqsa et la Sainte Mosquée (la Mecque) de leurs griffes, et afin que leurs armées quittent toute les terres de l’islam, vaincus, et incapables de menacer quelconque musulman. Ceci est en accord avec la parole de Dieu Tout-puissant… Nous appelons, avec l’aide de Dieu, chaque musulman qui croit en Dieu et souhaite être récompensé, de se soumettre à l’ordre de Dieu qui est de tuer les Américains et de s’emparer de leur argent n’importe où et à chaque à fois qu’ils les rencontreront.
Histoire : les origines d’al-Qaida remontent à la résistance afghane contre l’Union Soviétique entre 1979 et 1989. Croyant que la guerre contre les soviétiques athées était une guerre sainte entre l’islam et les infidèles, Osama Ben Laden, fils d’un riche entrepreneur saoudien, partit en Afghanistan pour apporter son aide dans le combat. En ce temps-là, l’Afghanistan manquait d’infrastructures et d’hommes pour une guerre longue. Ben Laden se joignit au Cheikh ‘Abdullah Azzam, leader des Frères Musulmans en Palestine, pour fonder le Maktab al-Khidamat (MAK, Bureau des services afghans) dont le but est de recruter des combattants musulmans à travers le monde pour combattre en Afghanistan. Ben Laden finança leur transport et leur entraînement (il fit venir des spécialistes de la guérilla et d’autres professionnels), tandis que les chefs afghans locaux participèrent en cédant des terres et des ressources.    
Entre 20 000 et 60 000 personnes, la plupart n’étant pas afghanes, reçurent un entraînement et acquirent de l’expérience au combat en Afghanistan. Durant la guerre d’Afghanistan, la CIA fournissait environ 500 millions de dollars par an en soutien logistique aux Mujahidin, mais il n’y a aucune preuve que l’aide américaine ait pu profiter à Ben Laden. En 1988, Ben Laden pensa que la façon font Azzam voyait les choses était trop restreinte et limitée, il rompit alors avec son allié pour former al-Qaida (la Base) et poursuivit son jihad à une échelle internationale. Azzam mourut dans un attentat à la voiture piégée en 1989, à première vue commit par ses rivaux afghans.
Avec le retrait de l’Union Soviétique d’Afghanistan, Ben Laden retourna en Arabie Saoudite pour combattre le gouvernement qu’il considère infidèle. Agacé par la présence américaine en Arabie Saoudite et de son implication dans la guerre du Golfe, Ben Laden devint encore plus direct dans sa rhétorique anti-régime. Avec sa famille proche et ses partisans, il s’exila au Soudan. Sa citoyenneté saoudienne fut révoquée en 1994 à cause de son opposition au gouvernement saoudien. Au Soudan, Ben Laden fit des affaires, pava des routes, construit un aéroport, et créa des camps d’entraînement afin de donner du travail aux mujahidins qui étaient au chômage. En 1996, comme les relations du Soudan avec les États-Unis se réchauffèrent, le gouvernement soudanais a demandé à Ben Laden de partir. Il retourna ensuite en Afghanistan où il noua des liens avec le mouvement Taliban, et ainsi des camps d’entraînement et une infrastructure terroriste virent le jour. Cette infrastructure est à l’origine de nombreux complots contre les États-Unis et ses citoyens, comme les attentats à la bombe contre des ambassades africaines en 1998 et des attaques du 11 septembre. En 2001, al-Qaida fusionna avec le Jihad Islamique égyptien.
En 2001, les forces américaines ont renversé le régime Taliban en Afghanistan. Environ la moitié des chefs d’al-Qaida ont été capturé, l’ancien réseau de communication du groupe fut neutralisé, et son infrastructure en Afghanistan fut largement démantelée. Mais al-Qaida a apparemment muté d’une infrastructure territoriale et centralisée vers une organisation plus décentralisée, axée sur des missions. Les attaques en Turquie, en Arabie Saoudite, au Maroc et en d’autres lieux, démontrent l’implication de groupes autochtones liés à al-Qaida, soutenus par ses ressources financières et/ou ses conseils techniques. Osama Ben Laden est toujours en fuite, et al-Qaida est toujours considéré par les États-Unis comme une menace majeure.
Modes opératoires : al-Qaida est connu pour ses attentats élaborés à grande échelle, le groupe est aussi impliqué dans des assassinats, des actes de guérilla et des attaques suicides. Le groupe fournit également un soutien logistique et financier à d’autres organisations terroristes et à des individus violents à travers le monde. Al-Qaida a aussi montré de l’intérêt pour les armes chimiques, biologiques, nucléaires et radiologiques.
Activités anti-américaines : en février 1998, Ben Laden émit une communiqué annonçant la création de sa nouvelle organisation « le Front Islamique International pour le Jihad contre les Juifs et les Croisés », qui demande à tous les musulmans de tuer les citoyens américains et leurs alliés. Al-Qaida est directement responsable ou lié à de nombreuses attaques terroristes contre des citoyens et intérêts américains. Cela inclus mais pas seulement : les attentats en août 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi, du Kenya, et de Dar es salam en Tanzanie (301 tués et 5000 blessés) ; l’attaque en octobre 2000 contre l’USS Cole au port d’Aden au Yémen (17 tués, 39 blessés) ; les attaques du 11 septembre à New York, en Virginie et en Pennsylvanie (environ 3000 morts et blessés).
Principales zones d’opération : al-Qaida est un réseau avec une large portée. Jusqu’à l’attaque des États-Unis en Afghanistan, ce pays était la base d’opération d’al-Qaida et possédait des camps d’entraînement et de la logistique. Beaucoup de chefs d’al-Qaida ont été capturés ou ont fuit dans la zone frontalière de l’ouest du Pakistan. Des cellules ou des collaborateurs d’al-Qaida ont été détectés en Asie du sud et du sud-est, au Moyen-Orient, en Europe, et au États-Unis.  
Effectifs et composition : les effectifs exacts d’al-Qaida sont inconnus, bien que le groupe se compose de plusieurs milliers de combattants. Le nombre estimé de personnes qui se sont entraînés ou ont combattu en Afghanistan est entre 20 000 et 60 000, mais ce ne sont pas toute des membres d’al-Qaida. Beaucoup de chefs d’al-Qaida ont été tués et certains estiment que le nombre d’agents d’al-Qaida tués ou fait prisonnier depuis le 11 septembre 2001 est d’environ 3000. Des experts pensent qu’al-Qaida est une organisation en mutation. La perte de nombreux chefs du groupe et de leur base en Afghanistan ont désorganisé l’organisation, mais des experts craignent que la structure d’al-Qaida, qui encourage l’esprit « d’entrepreneur » chez ses combattants, puisse combler la perte de chefs.
Liaisons avec d’autres groupes : les groupes connus liés à al-Qaida sont : Groupe Islamique (Égypte), al-Jihad (Égypte), Groupe Armé Islamique (Algérie), Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (Algérie), Organisation Abou Sayyaf (Philippines), Harakat al-Mujahidin (Pakistan), Mouvement Islamique d’Ouzbékistan, Armée Islamique d’Aden (Yémen), Asbat al-Ansar (Liban), al-Ittihad Islamiya (Somalie), Jemaah Islamiya, et le Groupe du Combat Islamique Libyen, ainsi que d’autres.
États promoteurs et autres sources de financement : l’Afghanistan sous les Talibans était le premier État promoteur d’al-Qaida qui lui fournit un refuge et autorisa les camps d’entraînement sur son territoire.
On peut dire que les services de renseignements pakistanais (ISI), via l’aide financier qu’ils ont fournit aux Talibans, ont indirectement soutenu financièrement les activités d’al-Qaida ; il n’y a cependant pas de preuve d’un soutien direct d’ISI à al-Qaida. L’administration Bush a aussi affirmé que l’Irak sous Saddam Hussein était directement lié à al-Qaida, bien que l’influence et l’importance de ces liens soient sujet à débat.
En premier lieu, al-Qaida était financé par la fortune personnelle de Ben Laden, estimée selon des sources suisses entre 50 et 300 millions de dollars. De nos jours, al-Qaida possèdent des entreprises légales, sollicite des dons de la part de ses partisans, et reçoit des fonds en provenance d’organisations de charité musulmane. Certaines entreprises de façade datent du temps où Ben Laden était au Soudan, parmi elles : une entreprise de construction, el-Hijah for Construction and Development Ltd, qui créa une autoroute reliant Khartoum à Port Soudan, et la banque islamique el-Shamal à Khartoum. On pense aussi qu’al-Qaida a utilisé des élevages d’autruches et des crevettiers au Kenya, les vastes étendues de forêts en Turquie, le commerce de diamants en Afrique et des élevages au Tadjikistan pour financer ses opérations.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 8 octobre 1999
Re-désigné : 5 octobre 2001
Questions d’intérêts pour le Congrès : ce groupe continue d’être une très sérieuse menace pour les États-Unis et ses alliés. Étant donné la portée mondiale d’al-Qaida et de son réseau, la politique en contre-terrorisme du Congrès américain aura toujours une place importante, pas seulement dans le domaine militaire et du renseignement, mais aussi en politique étrangère, dans l’application des lois, dans la coopération internationale, dans la diplomatie, dans la sécurité intérieur des pays étrangers, et dans d’autres domaines.
 
Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC)
Buts et objectifs : le GSPC est un groupe islamique radical bien organisé en Algérie qui cherche à établir un État islamique basé sur la charia.
Histoire : le GSPC se forma quand environ 600 militants ont rompu avec le Groupe Islamique Armé (GIA) en 1996, durant la sanglante guerre civile d’Algérie. Le groupe a renoncé aux massacres de civils commis par le GIA dans le milieu des années 1990 et a promit une campagne mieux organisée contre le gouvernement et les militaires. En 1998, le GSPC a éclipsé le GIA tant en puissance qu’en popularité. En 2000, le groupe s’est apparemment emparé du réseau du GIA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Des responsables européens ont lié le GSPC à de nombreux complots en Europe. En Algérie, la répression du gouvernement a affaibli le groupe, cependant, il continue à attaquer des soldats et des responsables politiques, la fréquence et la violence des attaques a sensiblement augmenté en été 2003. Selon le Département d’État américain, le GSPC est le groupe armé le plus actif en Algérie.
Modes opératoires : les modes opératoires du GSPC sont assez variés. En Algérie, le GSPC organise et exécute des embuscades bien planifiées contre des soldats et des responsables politiques. Le 22 février 2003, le groupe a kidnappé plusieurs touristes européens dans le désert du Sahara (31 personnes en tout, 30 ont été libérées, 1 a péri), souhaitant comme rançon des armes et de l’argent. Il installe des barrages dans des régions isolées et demande aux passants de payer pour passer. En Europe, le groupe est suspecté d’être impliqué dans plusieurs complots d’attentat à la bombe.
Activités anti-américaines : peu après le 11 septembre, un chef du GSPC a menacé de se venger si les États-Unis interviennent en Algérie ou coupent son réseau à l’étranger. Le groupe est suspecté d’avoir comploté des attentats contre les ambassades américaines à Paris et à Rome en 2002. En mai 2003, les autorités africaines ont déjoué un complot d’attentat contre l’ambassade américaine au Mali. Les documents trouvés au Mali ont attribué le complot au GSPC.
Zones d’opération : le point de mire du groupe et sa zone d’opération est l’Algérie. Ses principales bases d’opération en Algérie se situent dans les régions montagneuses à l’Est d’Alger. On pense aussi que le GSPC entretient un réseau en Europe de l’Ouest, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Des individus et des cellules liées au GSPC ont été arrêtés en Europe de l’Ouest.
Effectifs et composition : le GSPC se compose principalement d’islamistes algériens fondamentalistes. Les autorités algériennes estiment qu’ils sont entre 100 et 300 militants. Selon le gouvernement algérien, les raids militaires et une récente période d’amnistie ont réduit les effectifs du groupe en Algérie. Les autorités européennes ont arrêté plus de 100 personnes suspectées d’appartenir au GSPC, mais les conséquences de ces arrestations sur la capacité du groupe à opérer demeurent inconnues.
Liaisons avec d’autres organisations terroristes : on pense que le GSPC est lié à al-Qaida. Selon un rapport, la moitié des personnes arrêtées en Europe suspectées d’être lié à al-Qaida, furent des algériens également associés au GSPC. Fin 2002, les autorités algériennes ont annoncé l’arrestation d’un responsable yéménite d’al-Qaida qui a rencontré des membres du GSPC en Algérie.
États promoteurs et autres sources de financement : les fonds du GSPC proviennent principalement des expatriés algériens d’Europe de l’Ouest, surtout de France, et d’ailleurs. En Algérie, le groupe utilise aussi le kidnapping et la contrebande pour récolter des fonds. Le gouvernement algérien a accusé dans les années passées l’Iran et le Soudan de soutenir financièrement les extrémistes algériens. On dit qu’une rançon de plusieurs millions de dollars fut versée au GSPC afin qu’il libère les touristes européens kidnappés (une personne a été tuée). Certains médias suggèrent que l’Allemagne a payé la rançon, d’autres disent que c’est la Libye. Ces rapports ne sont pas confirmés. D’autres sources prétendent qu’il n’y a pas eu de rançon versée pour les otages, mais c’est un commando qui les a libérés.
Originellement désigné comme organisation terroriste étrangère : 27 mars 2002
Questions d’intérêts pour le Congrès : les liens du GSPC avec al-Qaida donnent à ce groupe une importance particulière pour les États-Unis. Son réseau en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord peut donner lieu à des attaques menées par, ou en collaboration avec al-Qaida.
 
Par Audrey Kurth Cronin (expert en terrorisme), Huda Aden, Adam Frost, et Benjamin Jones (chercheurs associés)
Extrait de : [ltr]CRS Report for Congress, Foreign Terrorist Organizations, February 6, 2004[/ltr]
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:05

Salafiya Jihadiya

 
Base d’opération : Maroc
Date de formation : entre le milieu et la fin des années 90
Effectifs : plus de 700 membres
Formé entre le milieu et la fin des années 90, Salafiya Jihadiya est une organisation terroriste islamiste basée au Maroc. Le but du groupe est de renverser les gouvernements arabes « infidèles », contraindre l’Occident à stopper son soutien aux régimes arabes « corrompus », et accomplir ces objectifs par la voie du jihad. Salafiya Jihadiya recrute principalement dans les banlieues du Maroc, où la pauvreté et les conditions sociales misérables sévissent. Le groupe est un des plus grands groupes terroristes du Maroc, et c’est un proche allié et une ramification du Groupe Islamique Combattant Marocain (GICM), qui fut l’un des premiers groupes terroristes fondamentalistes au Maroc. Salafiya Jihadiya est fragmenté, plutôt décentralisé, et « plus une doctrine qu’une organisation », ce qui prête à croire que l’organisation est en fait un réseau de groupes fondamentalistes marocains affiliés, qui peuvent être al-Hijra wa-t-Takfir, at-Takfir bidum Hijra, as-Sirat al-Mustaqim, Ansar al-Islam et les Afghans Marocains.
Lors d’une audience du Senate Armed Services Committee, l’ancien directeur de la CIA, Georges Tenet, a expliqué que Salafiya Jihadiya est composé de petites cellules locales et autonomes. On rapporte que certaines de ces cellules reçoivent une aide opérationnelle du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), ainsi que des conseils stratégiques d’al-Qaida en Irak par le chef Abou Mousab az-Zarqawi. Cela suggère que Salafiya Jihadiya est opérationnel pour planifier et déléguer ou exécuter des attaques. Certains disent aussi que pour faciliter l’interpellation et la condamnation de suspects terroristes, le nom « Salafiya Jihadiya » fut créé par le gouvernement marocain comme une catégorisation globale pour tous les différents groupes salafistes qui opèrent au Maroc. En réalité, Salafiya Jihadiya est également le nom de la doctrine wahhabite jihadiste plus proéminente, exporté dans le reste du monde arabe par des saoudiens radicaux après la guerre du Golfe en 1991. En revanche, la plupart des marocains suivent la version modérée du malikisme.
Les membres de Salafiya Jihadiya ont été accusés d’incendies criminels, de délits, de kidnappings, de trafique de drogue, et de meurtres, bien que le groupe soit plus connu pour avoir planifier et exécuter des attentats suicides simultanés de grande envergure à Casablanca, le 16 mai 2003, qui firent 45 victimes. Les attaques ont visé un restaurant espagnol (Casa de Espana) à côté du consulat espagnol, le Cercle de l’Alliance Israélite, un cimetière juif, le consulat belge, et un hôtel d’hommes d’affaires. Les 14 kamikazes, y compris les deux qui ont fait machine arrière à la dernière minute, venaient tous de la banlieue de Casablanca, Sidi Moumen. Cette attaque résulte d’une campagne de recrutement et d’un afflux de théoriciens religieux au sein du groupe, la plupart venant de l’association religieuse as-Sirat al-Mustaqim. En tout, 31 membres de Salafiya Jihadiya furent reconnus coupables, 10 d’entre eux ont été condamné à la peine de mort (Yussef Fikri, Mohamed Damir, Saleh Zarli, Abderrazak Faouzi, Kamal Hanuichi, Bouchaib Guermach, Lakbir Kutubi, Buchaib Mghader, Omar Maaruf and Laarbi Daqiq). Le chef spirituel de Salafiya Jihadiya, Mohamed Fizazi, a été condamné à 30 ans de prison ferme.
Les investigations qui suivirent les attentats de Madrid en mars 2004 (revendiqué par une filiale d’al-Qaida, les Brigades d’Abou Hafs al-Masri) ont mises en évidence plusieurs preuves qui suggèrent que Salafiya Jihadiya a joué un rôle mineur dans l’attaque. En fait, les autorités espagnoles travaillant avec leurs homologues marocains ont interrogé beaucoup de marocains, y compris des membres de Salafiya Jihadiya, au sujet de leur implication dans l’attaque. L’un des premiers suspects de l’enquête est Jamal Zougam, un marocain qui se trouvait à bord de l’un des trains peu avant que les bombes n’explosent. Membre d’une cellule d’al-Qaida en Espagne dirigé par Abou Dahdah (inculpé en Espagne et accusé d’avoir aidé à la préparation des attaques du 11 septembre), Zougam est accusé d’avoir planifié les attaques de Madrid et d’avoir posé lui-même au moins une des bombes.
Zougam est lié à des éléments de Salafiya Jihadiya et a partagé une planque avec le terroriste de Salafiya Jihadiya, Abdelaziz Beyaich, qui a prit part à l’attaque de Casablanca. Une écoute obtenue par un détective privée français a également révélé que Zougam a rencontré le chef de Salafiya Jihadiya, Mohamed Fizazi en 2001. Fizazi est connu pour avoir prêché au centre islamique d’Hambourg, fréquenté par le chef opérationnel du 11 septembre Mohammed Atta.
Bien que beaucoup de chefs de Salafiya Jihadiya aient été capturés après les attaques de Casablanca, le groupe reste toujours une menace pour la stabilité régionale à cause de sa structure organisationnelle et de sa substantielle base de contacts avec les groupes fondamentalistes de la region.
Alliés: al-Qaida, Groupe Islamique Armé, Groupe Islamique Combattant Marocain.
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Arlitto le Sam 28 Mai - 22:06

Un vrai musulman, sincère et cohérent   



Le jihad n'est pas défensif. N'en déplaises aux musulmans modérés, aux adeptes de la takyia et aux autres idiots utiles...
"— 2 Parce que l’islam est « la vraie religion » (Coran 61.9), ceux qui n’en font pas partie ne peuvent être que des pervers et des maudits (Coran 3.10,82,110 ; 4.48,56,76,91 ; 7.144 ; 9.17,34 ; 11.14 ; 13.15,33 ; 14.30 ; 16.28-9 ; 18.103-6 ; 21.98 ; 22.19-22,55 ; 25.21 ; 33.64 ; 40.63 ; 48.13) que les musulmans doivent combattre sans cesse (Coran 2.193 ; 8.39 ; 61.4,10-12) à l’exemple d’Allah, par la ruse (Coran 3.54 ; 4.142 ; 8.30 ; 86.16), la terreur (Coran 3.151 ; 8.12,60 ; 33.26 ; 59.2), et toutes sortes de tortures (Coran 5.33 ; 8.65 ; 9.29,123 ; 25.77) comme la décapitation (Coran 8.12 ; 47.4) ou la crucifixion (Coran 5.33) en vue de les éliminer (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.5,111,123 ; 47.4) et anéantir définitivement (Coran 2.191 ; 4.89,91 ; 6.45 ; 9.5,30,36,73 ; 33.60-62 ; 66.9)." (Extrait de "Interroger l'islam, 1235 questions à poser aux musulmans", éditions DMM, 2014, U 2)
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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Yacoub le Sam 4 Juin - 15:40



Nouveaux regards sur le jihadisme  


Dans la bibliothèque des jihadistes

Pour clore cette semaine sur le jihadisme, nous nous penchons sur les différentes idéologies du djihad. Quels en sont les penseurs et les courants fondateurs ? Et quelle influence ont-ils aujourd'hui ?

Abou Mohammed Al-Maqdissi et Abou Qatada Al-Falastini (Amman 24/9/2014)
Abou Mohammed Al-Maqdissi et Abou Qatada Al-Falastini (Amman 24/9/2014)• Crédits : Majed Jaber - Reuters

En 2006, l’Académie militaire de West Point créée la surprise en estimant que l’idéologue islamiste le plus influent n’est ni Oussama Ben Laden, ni Al-Zawahiri, devenu chef d’Al-Qaida après la mort du numéro 1, mais Abu Muhammed Al-Maqdissi, un Jordanien d’origine palestinienne quasiment inconnu du grand public. Cet intellectuel sunnite a pourtant eu une grande influence sur les fondements théoriques de l’Etat Islamique puisque il aurait été le compagnon de route d’Al-Zarkaoui, le chef de file de la branche irakienne d’Al-Qaida qui deviendra ensuite l’Etat Islamique. Parmi les textes retrouvés chez Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi, les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, le nom d’Al-Maqdissi revient d’ailleurs de façon systématique, tout comme sur le site francophone dédiée au djihad, Ansar-Al-Haqq (« les partisans de la vérité »).

Après les attentats du 13 novembre, on s’était intéressés ici à cet ouvrage d’Abu Bakr Naji, L’Administration de la sauvagerie, véritable mode d’emploi du « djihadisme », qui a largement inspiré Daech. Mais si l’idéologie salafiste, on l’a vu mardi, recouvre des réalités très disparates (le salafisme quiétiste, le salafisme réformiste, et le salafisme révolutionnaire violent ) ; il en est de même de « l’idéologie djihadiste », aujourd’hui dominée par des penseurs comme Abou Moussab Al-Souri, Abu Muhammed Al-Maqdissi ou encore Abou Qatada al-Falastini.

Une nouvelle génération d’intellectuels qui s’accordent sur la guerre à mener contre les mécréants et les apostats mais pas sur les moyens employés ni sur la hiérarchie des ennemis. Quelles sont aujourd’hui les différences entre les théoriciens islamistes, près de trente ans après la mort d’Abdallah Azzam, considéré comme le père du djihad global moderne ? Que nous disent les textes des évolutions idéologiques et stratégiques de l’Etat islamique ou d’Al-Qaida ? En quoi illustrent-ils la rupture entre les deux principales organisations djihadistes ?

Et retrouvez tout le programme du Colloque international "'Le djihadisme transnational, entre Orient & Occident"

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny


Intervenants
• Farhad Khosrokhavar : directeur de recherche à l'EHESS.
• Stéphane Lacroix : politologue spécialiste d'Islam politique, chercheur au CERI et professeur à Sciences Po.

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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Yacoub le Ven 18 Nov - 20:19

Le Djihad, tant que Dieu existe, il y aura des guerres saintes
par houakel


Le mot Djihad est authentiquement islamo-arabe, il ne trouve pas son origine dans une autre langue comme la majorité des mots des langues dites latines dont la source est souvent le Latin ou le Grec ancien. Ce mot a fait irruption de façon brusque et inattendue dans la langue arabe. Il n’existait pas avant l’avènement de l’Islam. C’est pour cette raison qu’il n’est pas arabe mais bien islamo-arabe. Le Djihad est l’instrument fondamental pour l’émergeance de la Umma islamya - Nation islamique -.

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Tout d’abord, j’aime à rappeler que l’homme, pour traiter ou même pour s’exprimer sur les sujets qui se proposent à lui, use souvent de deux manières radicalement différentes. La première est la poésie. Elle permet de tailler les mots tels des diamants dans le seul objectif est de révéler leurs beautés exceptionnelles enfouies dans des joyaux à l’état brut. Ensuite, elle se base sur l’ordonnancement de ceux-ci dans des séquences mélodieuses comme une rivière de diamants. En habillant un objet de mots sculptés spécialement pour lui, tel un toréador dans son habit de lumière, on lui donne un éclat inégalé et quand l’ouvre est bien exécutée, elle devient même aveuglante. Grâce à la poésie, un brin de beauté insignifiant nous sera présenté sous ses plus belles facettes et, au travers d’énormes loupes cristallines et des vues toujours façonnées par des mots, nous le voyons grandiose, captivant et envoûtant au point de nous faire perdre la tête. Le deuxième procédé repose quant à lui, sur une technique inverse. Il consiste à déshabiller l’objet pour le mettre à nu, dans son état brut, primaire, de telle sorte à dissiper tout doute et le dissocier de tout élément perturbateur. C’est le raisonnement logique dans lequel les mots sont choisis non pas pour leur pouvoir d’apparat, d’enchantement et de ravissement, mais bien pour leur sobriété et leur profondeur de sens. Ici, on cherche à éclairer les esprits et non à les embrouiller. Non seulement que la technique choisie dépend des objectifs recherchés, mais aussi tous les sujets ne se prêtent pas indifféremment aux deux styles d’expression. Par exemple, pour traiter la vérité, la poésie est définitivement à proscrire : Habiller et maquiller la vérité la transforme inévitablement et incontestablement en mensonge.

Ainsi, pour tenter de mettre en lumière une vérité, il est nécessaire de la débarrasser de tout ornement superflu et il est toujours utile de veiller à ce que les bases et les fondements de chaque élément constituant soient bien déterminés. Tel est le travail minutieux, ingrat et parfois ennuyeux des juges et des chercheurs scientifiques. A contrario, celui des avocats orateurs éloquents consiste à défendre leurs clients contre vents et marées et en faisant abstraction de toute perspective et démarche qui laisserait entrevoir le moindre fragment de vérité. Ils sont guidés et obsédés par tout ce qui peut concourir à soustraire leurs clients aux sanctions auxquelles il devait se soumettre. Quant aux commerçants qui font appel aux techniques les plus performantes de marketing et de publicité, ils sont eux aussi aveuglés par l’appât du gain au détriment de toutes les considérations du bon sens et de tout respect de l’intégrité des consommateurs. Si on veut bâtir un raisonnement qui tient telle une maison, tel un immeuble, on doit mettre en place les fondements nécessaires à sa construction. Ce à quoi je vais m’attacher dans la suite de ma démarche.

Ce texte est une tentative de réponse à la vidéo que je viens de voir et surtout de bien écouter et qui traite du Jihad ou Djihad(voir le lien en fin d’article)[i]. C’est une conférence organisée par l’université de Fribourg en Suisse qui est probablement la seule université du pays où les professeurs dispensent encore leur savoir en soutane catholique et en portant ostentatoirement la croix chrétienne. Je vous laisse juges quant aux objectifs dissimulés ou affichés de cette entreprise. Cette conférence est donnée par deux personnalités françaises spécialistes de l’Islam et du Djihad selon leurs dires. L’éminent journaliste David Thomson qui a suivi sur le terrain et pendant une longue période des jeunes radicalisés. À mon sens, Monsieur Thomson a fait de son mieux dans le cadre de son métier de journaliste reporter. Je ne peux que le féliciter pour son travail. Néanmoins, je crains qu’il ait été utilisé ‘’à l’insu de son plein gré’’ par les organisateurs et son colistier. Quant à Monsieur Samir Amghar qui parcourt tous les territoires de France et de Navarre en se présentant en tant qu’expert du salafisme. Titre pompeux et auto-discerné. Il est un beau parleur, mais certainement pas un bon parleur. Il essaye de jouer avec les mots sans jamais arriver à jongler avec comme le ferait un poète confirmé. Simplement, ce monsieur n’arrive pas à nous enfumer, nous qui sommes au fait de la vérité. Cependant, lui et son action demeurent nocifs en diffusant de fausses informations et des contre-vérités auprès des personnes non averties. D’après vous, quelle situation est la plus dangereuse, l’absence totale de vérité et ou la diffusion de fausses vérités ? Personnellement, je n’aime ni l’une ni l’autre. Sauf que, si je n’ai pas d’autres choix, je pencherai pour l’absence de vérité. Parce que si je prenais pour argent comptant des fausses vérités, sans le savoir, je n’irais certainement pas plus loin pour chercher la vérité vraie. Alors qu’en absence de celle-ci, probablement, je ne cesserait de la rechercher.

Monsieur Amghar commence par mettre les jalons de son intervention, ce qui est en soi une excellente idée, sauf qu’il démarre avec un énorme mensonge ou tout au moins une très mauvaise définition du mot Djihad. Monsieur Amghar nous dit textuellement : ‘’L’étymologie du terme Djihad vient de l’arabe JAHADA qui a un sens politique, il renvoie à l’idée de lutte, résistance et effort’’. Ce que nous propose ce cher monsieur, ne relève guère de l’étymologie. Cela relève plutôt d’une fantaisie qui trouve ses racines dans une ignorance totale du thème et de son histoire.

Sans trop m’attarder sur la genèse de la langue arabe, vous convenez avec moi qu’il est admis par tous les linguistes que les mots de toutes les langues ont deux types d’origines :

   Mots empruntés à des langues mortes très anciennes : Ces mots ont en général une racine commune – souvent un verbe - d’où ils ont dérivé et dont le sens peut évoluer selon les époques. Exemple : Vivre du latin vīvĕre et dont ci-après une liste non exhaustive de dérivés : viable, viager, victuailles, vie, vif, vital, vitamine, vivable, vivace, vivant, vivats, vivement, vivier, vivifiant, vivipare, vivisection, vivoter, vivres, aviver, convive, dévitaliser, invivable, qui-vive, ravitaillement, raviver, revivre, survie, survivant, ...
   Mots empruntés à des langues vivantes : Ce sont des mots orphelins. Au moment de leur intégration, ils n’ont ni racine ni dérivés. Il arrive souvent qu’une racine et/ou des dérivés suivent le mot quelque temps après son incorporation. Exemple : Badge, Bar, Bled, Cake, Clown, Club, Guitoune, Niquer, Télévision, Technologie, Test, Toubib, Stop… De tels mots n’ont en principe pas de racines et n’ont pas de dérivés proches non plus.

J’espère que cet éclairage extérieur et non partisan soit utile pour beaucoup d’entre vous et pour la suite de ma démonstration. Dès lors, il convient de nommer correctement la chose et de la définir avec une grande précision pour que l’on puisse en faire un plan et ainsi la matérialiser et la débattre.

Le mot Djihad est authentiquement islamo-arabe, il ne trouve pas son origine dans une autre langue comme la majorité des mots des langues dites latines dont la source est souvent le Latin ou le Grec ancien. Ce mot a fait irruption de façon brusque et inattendue dans la langue arabe. Il n’existait pas avant l’avènement de l’Islam. C’est pour cette raison qu’il n’est pas arabe mais bien islamo-arabe. Comme de nos jours, il y a des mots qui surgissent dans nos vies avec surprise, surtout pour les moins jeunes d’entre nous. C’est ce qui fait d’une langue qu’elle soit vivante. Sauf que pour les autres langues, elles s’enrichissent souvent de mots empruntés ou liés à une invention nouvelle tels que ‘’Hashtag et twitter’’. Dans le cas du mot Djihad, nous nous trouvons dans un cas spécifique qui n’obéit ni à l’une ni à l’autre des causes créatrices d’un nouveau mot.

En réalité, l’histoire de la péninsule arabique est très ancienne. Pour les croyants d’entre vous, rappelez-vous Abraham, Noé, Moïse et tous les autres prophètes. Pour les esprits libres, rappelez-vous Babylone, la Mésopotamie, Hadramaout… Malheureusement, l’Islam a imposé avec force à tout le monde, musulmans ou non, une vision historique binaire de cette région, celle du vainqueur. Elle ne reflète pas la réalité des choses et elle subdivise l’histoire de la péninsule arabique en deux parties :

   L’époque de la Jâhiliya ou mosaïque : C’est l’époque de l’ignorance et du polythéisme (paganisme) selon l’Islam bien entendu. Elle s’est éteinte vers 610 de notre ère[ii], date de la révélation de la première Sourate du Coran.
   L’époque de l’Islam ou civilisation islamique[iii] (de 610 à aujourd’hui).

À l’époque de la Jâhiliya qui s’étale sur environ 5000 ans, de 4500 av. J.-C. à 610 ap. J.-C., l’écriture n’était pas maîtrisée par les Arabes qui n’étaient semble-t-il que des nomades errants dans le désert pour nourrir leurs troupeaux de chèvres et de chameaux. Le plus vieux texte arabe trouvé à ce jour, remontrait au plus tôt à 512 ap. J.-C. Ni l’alphabet ni les supports d’écriture n’étaient dominés par les tribus arabes. Cela ne fait pas partie de leurs préoccupations quotidiennes. Hormis quelques poèmes de grande qualité lyrique pour certains, il ne subsistait que peu de traces littéraires qui sont toutes orales. Ces poèmes traitaient principalement de deux sujets : L’amour et les batailles-duels. Il va de soi que dans les poèmes dédiés à l’amour on ne trouve pas de traces du mot Djihad. N’oublions pas qu’avant l’Islam, les mœurs étaient plus libérées ou plus légères qu’aujourd’hui et que les femmes ne se voilaient guère[iv]. Les hommes déclaraient leurs flammes à leurs élues de cœurs au vu et au su de tous sans crainte. Il y avait même des concours et des festivals de poésie dont le plus célèbre s’appelait Souk Okad ou Okaz. Mais alors que l’on ne trouve pas l’ombre de la moindre citation du mot Djihad dans les poèmes qui mettaient en scène le courage du cavalier vaillant, belliqueux et héroïque, des duels à la force de l’épée, paraît a priori bizarre. En fait, ce n’est pas si bizarre que cela en a l’air. Avant l’Islam, la vie sociale et sociologique était basée uniquement sur l’appartenance tribale. Toutes les tribus n’étaient pas unies autour d’un idéal, d’une idée ou même d’un Dieu. Seul le lien du sang les unissait. Des batailles entre tribus étaient courantes, elles avaient aussi leurs lourds tributs de morts. On appelait cela El Qital – le combat -.

À ces débuts, le prophète Mahomet n’a pas réussi à rallier les tribus Mecquoises autour de lui, seules quelques personnes, qui étaient tenues pour des faibles d’esprit, l’avaient suivi. Pour le reste, toutes les tribus sont demeurées récalcitrantes à son égard y compris les personnes proches tel que son cousin Ali et Omar. En 622 ap. J.-C., Mahomet fut même contraint de quitter la Mecque pour se réfugier au Nord à Médine en demandant protection aux tribus juives[v] qui y étaient installées. Quelque temps plus tard, il a réussi à nouer des relations de confiance avec ces tribus juives de Médine et, il leur a proposé une razzia sur la Mecque en leur promettant une grosse part du butin. En janvier 630 exactement, soit 8 ans après qu’il avait quitté La Mecque et une vingtaine d’années après la supposée révélation de la première Sourate du Coran qui aurait eu lieu entre 610 et 612, Mahomet et ses alliés Médinois marchèrent sur la Mecque. C’est à ce moment, en 630, que le mot Djihad est apparu pour la première fois dans la bouche du prophète. Il est intimement lié à l’Islam et il est décrit avec précision dans le Coran. Mahomet a donc inventé ce terme pour déclarer la guerre dans un premier temps à sa tribu d’origine Quraysh et dans un deuxième temps à tous les non-musulmans qu’ils soient mécréants, non-croyants ou apostats. Le Djihad diffère du Qital par ses causes et par ses conséquences. Avant l’Islam, les objets de rixes et d’escarmouches entre tribus étaient souvent un égarement amoureux entre un homme et une femme de tribus différentes ou une razzia pendant les années difficiles. Le Qital s’imposait alors, pour restaurer l’honneur d’une tribu ou pour instaurer le pouvoir d’un roi sur des sujets récalcitrants. Le Djihad est tout autre chose, il est l’instrument fondamental pour l’émergeance de la Umma islamya - Nation islamique -. Le sens actuel du Qital et du Djihad n’a pas évolué avec les siècles. On fait le Qital pour sa tribu ou pour sa patrie et on recourt au Djihad au nom de l’Islam, de Dieu et de son Prophète. Il n’y a donc pas l’ombre d’un doute sur son sens et il ne doit pas faire l’objet de quelconques interprétations au gré des circonstances. Avec l’Islam, Mahomet a décrété l’obligation du Djihad au nom de Dieu le tout-Puissant à tous les musulmans de leur vivant.

L’Islam est bâti autour de trois piliers successifs et inégaux :

   En premier, Le Coran : Parole divine. Elle n’est pas discutable et elle n’est pas interprétable non plus.
   Secundo, La Sonna et le Hadith : Paroles et actes attribués au prophète Mahomet. Ce sont des résolutions dictées par le prophète pour régler des situations déjà produites de son vivant. Aussi, elles ont un caractère obligatoire.
   Et en dernier lieu, L’Ijtyhad dont la racine est le verbe IJTAHADA qui est à son tour dérivé de JAHADA et qui veut dire Effort de réflexion : Seuls les Oulamas (théologiens) sont aptes à exercer ce genre d’activité. La réflexion et l’interprétation ne peuvent concerner que des problèmes ou situations non traités dans le Coran ou dans la Sonna. Le mot IJTIHAD existait bien à l’époque de la Jâhiliya à l’inverse du Djihad qui a été inventé par Mahomet par dérivation du mot IJTIHAD.

D’autre part, l’Islam est fondé sur deux composantes :

   Les bases : Elles sont au nombre de cinq.

   La chahada est l'attestation de foi de l'unicité de Dieu et de la prophétie de Mahomet.
   Les cinq prières quotidiennes peuvent être faites n'importe où, en direction de la Kaaba.
   La zakat est l'aumône aux pauvres dans les proportions prescrites.
   Le jeûne durant le mois de ramadan.
   Le pèlerinage à La Mecque si on a les moyens physiques et matériels.



   Les obligations et les interdictions : Elles sont nombreuses. Elles sont toutes décrites dans le Coran avec précision. La première d’entre-elles est l’obligation du Djihad.

Le Djihad étant cité et décrit avec précision dans le Coran, il ne peut avoir le moindre caractère optionnel ou facultatif et ne peut faire l’objet de palabres et de diverses interprétations. Aujourd’hui, dans tous les pays musulmans, et dans tous les quartiers à majorité musulmane, vous pouvez entendre à longueur de journée, dans les mosquées, dans la rue, et sur les terrasses des cafés des paroles hostiles aux non-musulmans émanant de tous ceux qui se disent musulmans, cultivés ou ignorants. Il n’est pas nécessaire d’être extrémiste ou radical, il n’est même pas nécessaire d’être pratiquant pour appeler et participer au Djihad sous toutes ses formes. A titre d’exemple, si vous croyez en la démocratie, dans la liberté, dans l’égalité, dans les droits de l’homme et si vous constatez qu’un dictateur les met à mal, vous vous engagez par tous les moyens dans une lutte qui vous semble juste et inévitable, non ? C’est exactement ce qui se passe dans la tête de chaque musulman par rapport au Djihad. Lutter contre la radicalisation des jeunes est une démarche vaine. Comment voulez-vous que jeunes et moins jeunes, en écoutant les prêches des imams, en lisant le Coran ou en prêtant l’oreille à des grands frères qui ne sont pas des musulmans extrémistes, et qui sont de bonnes âmes selon les préceptes religieux, vous disent que tout musulman est dans l’obligation de contribuer selon ses moyens à étendre le territoire de l’Islam et consolider la Umma Islamya. Quand on vous dit que chacun doit y participer selon ses moyens, cela veut dire y concourir financièrement, en donnant de son temps ou physiquement. Pourquoi alors les autorités, les médias et les spécialistes de tout genre s’acharnent systématiquement et uniquement sur ceux qui y contribuent en donnant leur sang ? Pourquoi personne ne bouge le petit doigt contre les pétroliers qui financent, contre les chrétiens et spécialement européens qui vendent les armes ? Ces deux catégories de contributeurs sont largement plus dangereuses que les quelques jeunes radicalisés. Faire semblant de lutter contre le Djihad en s’attaquant au maillon faible pour mettre à l’index une communauté et la stigmatiser ne résout pas le vrai problème. Il n’y a pas de Djihad sans Dollars, Il n’y a pas de soldats sans armes. Dans ce domaine, il n’y a pas de bon ou de mauvais musulman comme il n’y a pas de bon ou de mauvais chrétien et de bon ou de mauvais juif. Depuis deux mille ans à aujourd’hui, les chrétiens n’ont pas cessé de faire la guerre aux autres, d’exterminer des peuples entiers et de s’approprier leurs biens. Regardez la présence des forces Américaines, Britanniques, Françaises et Russes encore aujourd’hui dans le monde. C’est pour le bien de l’humanité ou est-ce du Djihad pour le bien-être des chrétiens ? Depuis trois-quarts de siècle, les juifs n’ont pas cessé de spolier les Palestiniens de leur terre et ils détruisent leurs maisons tout en construisant des murs anti-humains. Ils bombardent aussi des écoles sous la protection des nations unies. C’est pour le bien de l’humanité ou est-ce du Djihad sioniste pour le bien-être des juifs ? Maintenant au tour des musulmans d’en faire autant si ce n’est pas plus. C’est peut-être le seul moyen poue eux de pouvoir s’asseoir à la table de la négociation et du partage. Souvenez-vous de Yalta. Ce sont bien les grands parmi les gagnants qui étaient conviés au grand festin et qui se sont partagé le butin. La seule façon de lutter contre des problèmes qui vont à l’encontre de l’humanité, C’est cesser de financer les écoles privées religieuses, c’est cesser de financer les cultes en entretenant leurs lieux et leurs personnels. Aussi, veiller à ce que la religion ne s’occupe guère de la vie sociale et politique de la cité. Finalement, tout faire pour rétrécir le champ d’action de toutes les religions sur les citoyens. Elles ont toutes leurs Djihads[vi]. Tant que les Dieux existent il y aura des guerres saintes et des Djihads.

Non seulement que les religions n’ont aucun fondement logique et réel, mais de surcroît, pour exister, elles sont obligées de se dénigrer mutuellement et de se faire la guerre. Il n’y a pas de loup ni de chèvre ni de choux parmi les trois religions monothéistes. C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres, qu’une vraie laïcité est aussi impossible et absurde que de s’efforcer à faire cohabiter des lions, des tigres et des hyènes dans une même cage.

Jeter la population dans les bras des religions est criminel. Le devoir des politiques est de veiller à garantir la liberté et l’integrité de chaque citoyen. Les religions n’aiment pas les esprits libres, elles les appellent brebis galeuses. Le seul chemin balisé que l’humanité peut emprunter sans le moindre risque d’extermination est l’athéisme qui est l’unique garant de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et du respect d’autrui.

H. Ouakel

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Re: Le Jihâd - Les Verset du Jihad

Message  Yacoub le Jeu 8 Déc - 14:19

Les associateurs sont tous ceux qui ne sont pas musulmans même les gens du Livre comme les juifs et les chrétiens. Ils peuvent vivre en terre d'islam mais en tant que dhimmis.

234. Les vertus du combat

Allah a dit :
Coran 9.36 : [Liguez-vous pour combattre les païens, comme ils se liguent pour vous combattre ! Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.]
Coran 2.216 : [Le combat vous a été prescrit alors qu´il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l´aversion pour une chose alors qu´elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu´elle vous est mauvaise. C´est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.]
Coran 9.14 : [Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d´ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d´un peuple croyant.]
Coran 9.111 : [Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d´Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C´est une promesse authentique qu´Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l´Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu´Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l´échange que vous avez fait: Et c´est là le très grand succès.]
Coran 4.95 : [Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmité - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d´Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d´excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense; et Allah a mis les combattants au-dessus des non combattants en leur accordant une rétribution immense; des grades de supériorité de Sa part ainsi qu´un pardon et une miséricorde. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.]
Coran 61.10 : [Ô vous qui avez cru! Vous indiquerai-je un commerce qui vous sauvera d´un châtiment douloureux ? Vous croyez en Allah et en Son messager et vous combattez avec vos biens et vos personnes dans le chemin d´Allah, et cela vous est bien meilleur, si vous saviez ! Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et dans des demeures agréables dans les jardins d´Eden. Voilà l´énorme succès et il vous accordera d´autres choses encore que vous aimez bien: un secours [venant] d´Allah et une victoire prochaine. Et annonce la bonne nouvelle aux croyants. ]

1285. Abou Hourayra rapporte : On questionna le Prophète : « Quelle est la meilleure action ? » - « La foi en Dieu et en Son Prophète, répondit-il. » - « Et ensuite ? » - « Le combat au service de Dieu. » - « Ensuite ? » - « Un pèlerinage immaculé de tout péché. » [Bukhari et Muslim]
1286. Ibn Mas'ud rapporte : Je demandai : « Messager de Dieu, quelle est l'oeuvre la plus aimée de Dieu ? » Il répondit : « La salat accomplie en son temps. » - « Et ensuite ? » - « La piété filiale. » - « Et
ensuite ? » - « Le combat au service de Dieu. » [Bukhari et Muslim]
1287. Abou Dharr rapporte : Je demandai : « Prophète de Dieu, quelle est la meilleure action ? » - « La foi en Dieu et le combat à Son service, répondit-il. » [Bukhari et Muslim]
1288. Selon Anas , le Prophète a dit : « Une marche en début ou en fin de journée au service de Dieu est meilleure que ce monde et ce qu'il contient. » [Bukhari et Muslim]
1289. Abou Sa'id al-Khoudri rapporte : Un homme vint au Prophète et lui demanda : « Prophète de Dieu, quel est le meilleur des hommes ? » Le Prophète répondit : « Un croyant qui lutte avec son âme et ses biens au service de Dieu. » - « Et ensuite ? », demanda l'homme. « Ensuite, un homme qui se retire dans un col de montagne adorant son Seigneur et épargnant les gens de son mal. » [Bukhari et Muslim]
1290. Selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète a dit : « Monter la garde un jour au service de Dieu vaut mieux que ce monde et ce qu'il contient. La place occupée au Paradis par le fouet de l'un d'entre vous vaut mieux que ce monde et ce qu'il contient. La marche en début ou en fin de journée au service de Dieu vaut mieux que ce monde et ce qu'il contient. » [Bukhari et Muslim]
1291. Selon Salman , le Prophète a dit : « Monter la garde une journée et une nuit est meilleur qu'un mois de jeûne et de veillées pieuses. Et si le croyant meurt [pendant qu'il monte la garde], les actions qu'il avait coutume d'accomplir lui seront quand même comptées et sa subsistance continuera à lui être assurée. De même, il sera préservé [de l'épreuve] du tentateur. » [Muslim]
Ce qu'il faut retenir :
- La récompense de celui qui monte la garde pour Dieu n'est pas interrompue à sa mort et il sera préservé des épreuves de la tombe (c'est ce qui est appelé dans le hadith "l'épreuve du tentateur"), en particulier lorsque les deux anges le questionneront.
1292. Selon Fudala Ibn 'Oubayd , le Prophète a dit : « Les oeuvres de l'homme s'achèvent à sa mort à l'exception de celui qui meurt en montant la garde au service de Dieu. En effet, les oeuvres de ce dernier ne cessent de croître jusqu'au jour de la Résurrection et il sera préservé des épreuves de la tombe. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
1293. Selon 'Othman , le Prophète a dit : « Monter la garde un seul jour au service de Dieu vaut mieux que mille jours passés dans l'accomplissement de toute autre oeuvre. » (Tirmidhi)
1294. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Dieu garantit à celui qui part à Son service - ne sortant que pour se battre à Son service, par foi en Lui et en Ses prophètes d'entrer au Paradis ou au moins de rentrer chez lui avec une récompense [dans l'au-delà] ou un butin d'ici-bas]. Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa Main, toute blessure reçue au service de Dieu sera, le jour de la Résurrection, telle qu'elle avait été portée à l'origine ; sa couleur sera celle du sang et son odeur, celle du musc. Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa Main, si je ne craignais d'imposer aux musulmans de la difficulté, je ne serais jamais resté en retrait d'un combat au service de Dieu. Mais je n'ai pas trouvé les moyens de tous les équiper et eux-mêmes n'en ont pas les moyens et souffrent de devoir rester en arrière. Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa Main, j'aurais souhaité combattre au service de Dieu et trouver la mort au combat, puis combattre à nouveau et trouver la mort, puis combattre à nouveau et trouver la mort au combat. » [Muslim]
1295. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Tout homme blessé au service de Dieu viendra, le jour de la Résurrection, avec la plaie ensanglantée : sa couleur sera celle du sang et son odeur, celle du musc. » [Bukhari et Muslim]
1296. Selon Mou'adh , le Prophète a dit : « Le Paradis est assuré à tout musulman qui combat au service de Dieu - si peu que ce soit. Celui qui est blessé au service de Dieu ou frappé par quelque malheur viendra, le jour de la Résurrection, avec sa blessure plus profonde qu'elle ne l'a jamais été : sa couleur sera celle du safran et son odeur, celle du musc. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
1297. Abou Hourayra rapporte : Un homme parmi les compagnons du Prophète emprunta un sentier de montagne sur lequel se trouvait une petite source d'eau douce. L'endroit lui plut et il se dit : « Et si je m'isolais du monde et m'installais sur ce sentier ? Cependant, je ne le ferai pas avant d'en demander l'autorisation au Prophète . » Les faits furent rapportés au Prophete qui dit à ce Compagnon : « N'en fais rien car la mobilisation de l'un d'entre vous au service de Dieu est préférable à la salat (surérogatoire) qu'il effectue chez lui pendant soixante-dix années. Ne souhaiteriez-vous pas que Dieu vous pardonne et vous fasse entrer au Paradis ? Combattez donc au service de Dieu ! Celui qui combat au service de Dieu - si peu que ce soit - verra son entrée au Paradis assurée. » (Tirmidhi)
1298. Abou Hourayra rapporte : On demanda : « Prophète, quelle oeuvre pourrait égaler le combat au service de Dieu ? » - « Vous ne pourriez pas le faire, répondit le Prophète. » Ils réitérèrent leur question deux ou trois fois et le Prophete de répondre à chaque fois : « Vous ne pourriez pas le faire ! » Puis le Prophète ajouta : « Le combattant au service de Dieu est comparable à celui qui jeûne continuellement, qui passe ses nuits à veiller en prière sans jamais s'arrêter et qui se soumet totalement aux versets de Dieu, et ce, jusqu'au retour du combattant. » [Bukhari et Muslim]

1299. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit : « Une des meilleures façons de vivre pour un homme est de tenir les rênes de son cheval cavalant au service de Dieu chaque fois qu'il entend un cri de guerre, et de s'élancer à la recherche du combat ou de la mort là où il croit les trouver. Ou encore d'emmener paître un troupeau au sommet d'une montagne ou au fond d'une vallée, d'y accomplir la salat, de s'acquitter de la zakat et d'y adorer son Seigneur jusqu'à ce que la mort le saisisse, ne côtoyant les gens que pour le bien. » [Muslim]
1300. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit : « Dieu a préparé au Paradis cent degrés consacrés à ceux qui combattent à Son service. La distance qui sépare un degré d'un autre est équivalente à la distance qui sépare le Ciel de la Terre. » [Bukhari]
1301. Selon Abou Sa'id al-Khoudri , le Prophète a dit : « Le Paradis est assuré à celui qui est satisfait d'avoir Dieu pour Seigneur, l'islam pour religion et Muhammad pour prophète. » Ces paroles furent si agréables à Abu Sa'id qu'il demanda au Prophète de les lui répéter. Le Prophète répéta ces paroles et ajouta : « Il y a une autre chose pour laquelle Dieu élève Son serviteur de cent degrés au Paradis, la distance séparant chaque degre du suivant étant égale à celle qui sépare le Ciel de la Terre. » - « Et quelle est-elle, Prophète de Dieu ? » - « Le combat au service de Dieu, le combat au service de Dieu, répondit le Prophète. » [Muslim]
1302. Abou Bakr, le fils de Abou Musa al-Ash'ari , a dit : J'ai entendu mon père dire, alors qu'il se trouvait face à l'ennemi : « Le Prophète a dit : "Les portes du Paradis sont à l'ombre des sabres." » Un homme à l'aspect négligé se leva et demanda : « Ô Abu Musa, as-tu entendu ces propos du Prophète de tes propres oreilles ? » - « Oui, répondit Abu Musa » L'homme revint vers ses compagnons et déclara : « Je vous dis adieu. » Puis il brisa le fourreau de son sabre et le jeta. Il marcha ensuite à la rencontre de l'ennemi et combattit le sabre à la main jusqu'à la mort. » [Muslim]
Ce qu'il faut retenir :
- Parmi les aspects du combat, il y a bien évidemment l'espoir de la victoire. Les musulmans allaient combattre à la fois dans l'objectif d'être vainqueurs et dans l'espoir ferme de trouver la récompense immense de leur Seigneur.
1303. Selon 'Abd r-rahman Ibn Joubayr , le Messager de Dieu a dit : « Jamais le Feu ne touchera celui dont le pied s'est couvert de poussière au service de Dieu. » [Bukhari]
1304. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit : « Celui qui a pleuré par crainte de Dieu n'entrera pas en Enfer tout comme le lait ne peut remonter dans les mamelles. De même, un serviteur couvert de poussière [au cours d'une bataille] au service de Dieu ne pourra être enveloppé des fumées de l'Enfer. » (Tirmidhi)
1305. Selon Ibn 'Abbas , le Prophète a dit : « Deux yeux ne seront pas touchés par le Feu : un oeil qui a pleuré par crainte de Dieu et un oeil qui a passé la nuit à monter la garde au service de Dieu. » (Tirmidhi)
1306. Selon Zayd Ibn Khalid , le Messager de Dieu a dit : « Celui qui équipe un combattant au service de Dieu a participé au combat. Et celui qui remplace dignement un combattant dans sa famille a participé au combat. » [Bukhari et Muslim]
1307. Selon Abou Oumama , le Messager de Dieu a dit : « La meilleure aumône est l'ombre d'une tente en poils de chèvre offerte pour la cause de Dieu, un esclave offert au service de Dieu ou bien une chamelle en âge d'être féconde au service de Dieu. » (Tirmidhi)
1308. Selon Anas , un jeune homme de la tribu de Aslam a dit au Prophète : « Ô Envoyé de Dieu, je veux participer au combat mais je n'ai pas de quoi m'équiper. » Le Prophète lui répondit : « Va chez untel qui est déjà équipé mais qui est tombé malade. » Le jeune homme se rendit donc chez cet homme et lui dit : « Le Messager de Dieu te salue et te demande de me donner ton équipement. » L'homme dit à sa femme : « Donne-lui mon équipement et n'en garde rien. Par Dieu, n'en garde rien sans quoi Dieu ne t'accordera pas Sa bénédiction. » [Muslim]
1309. Abou Sa'id al-Khoudri rapporte : Le Prophète envoya contre les Bani Lihyan une expédition militaire. Il dit [à ses hommes] : « Qu'un homme sur deux prenne part [à la bataille] et la récompense sera partagée entre les deux. » [Muslim]
On trouve dans une autre version : « Qu'un homme sur deux parte au combat. » Puis il [le Prophète] dit à ceux qui restèrent en retrait : « Quiconque parmi vous remplace honorablement celui qui sort au combat dans sa famille et ses biens obtiendra la moitié de la récompense du combattant. »
1310. Bara rapporte : « Un homme vêtu d'une cotte de maille alla trouver le Prophète et lui demanda : « Ô Prophète de Dieu, dois-je combattre ou bien embrasser l'islam ? » - « Embrasse l'islam puis va combattre, répondit le Prophète. » L'homme devint musulman puis prit part au combat jusqu'à la mort. Le Prophète dit alors : « Il a accompli une petite oeuvre et a reçu une grande récompense. » [Bukhari et Muslim]
1311. Selon Anas , le Prophète a dit : « Aucun de ceux qui entreront au Paradis ne souhaiterait retourner en ce monde même pour posséder ce qu'il contient, excepté le martyr. Il espérera retourner en ce monde afin d'y être tué dix fois tant il connait les honneurs [accordés au martyr]. » [Bukhari et Muslim]
1312. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn al-'As , le Prophète a dit : « Dieu pardonne au martyr toute chose à l'exception de ses dettes. » [Muslim]
Une autre version mentionne : « Le combat au service de Dieu efface toute chose à l'exception des dettes. »
1313. Abou Qatada rapporte : Le Prophète se leva parmi nous et rappela : « Le combat au service de Dieu et la foi en Dieu constituent les meilleurs actes. » Un homme se leva alors et demanda : « Prophète de Dieu, si j'étais tué au service de Dieu, penses-tu que mes péchés seraient effacés ? » - « Oui, répondit le Prophète , si tu es tué en faisant montre de constance, d'abnégation et si tu fais face à l'ennemi sans jamais lui tourner le dos. »
Puis le Prophete ajouta : « Qu'as-tu demandé ? » L'homme réitéra sa question : « Si j'étais tué au service de Dieu, penses-tu que mes péchés seraient effacés ? » - « Oui, répondit le Prophète , si tu es tué en faisant montre de constance, d'abnégation et si tu fais face à l'ennemi sans jamais lui tourner le dos. Tes péchés te seront alors pardonnés à l'exception de tes dettes, et c'est [l'ange] Gabriel qui me l'a affirmé. » [Muslim]
1314. Jabir rapporte : Un homme demanda : « Ô Prophète de Dieu, où serai-je si je suis tué au service de Dieu ? » - « Au Paradis, répondit le Prophète. » L'homme jeta alors les quelques dattes qu'il avait dans la main et se lança dans le combat jusqu'à la mort. [Muslim]
1315. Anas rapporte : « Le Prophète et ses Compagnons se mirent en route pour Badr et ils y précédèrent les polythéistes. Lorsque ces derniers arrivèrent, le Prophète leur enjoignit : « Qu'aucun d'entre vous n'entreprenne quoi que ce soit tant que je ne suis pas à ses côtés. » Les polythéistes s'avancèrent et le Prophète dit [à ses Compagnons] : « Accourez vers un Paradis dont la largeur est équivalente à la distance qui sépare les Cieux et la Terre. » 'Umayr ibn al-Humam al-Ansari demanda alors : « Ô Prophète de Dieu, un Paradis dont la largeur est équivalente à la distance qui sépare les Cieux et la Terre ? » - « Oui, répondit le Prophète. » - « Que c'est grandiose! » Le Prophète demanda : « Qu'est-ce qui te fait dire cela ? » - « Par Dieu, seulement l'espoir de faire partie de ces gens-là, Prophète de Dieu. » - « Tu en fais partie, affirma le Prophète. » 'Umayr sortit alors quelques dattes de son carquois et se mit a les manger. Puis il se dit : « Demeurer en vie jusqu'à avoir fini mes dattes serait bien long! » Il jeta alors les dattes qu'il avait en sa possession puis combattit jusqu'à la mort. » [Muslim]
1316. Anas rapporte : « Des gens vinrent trouver le Prophète et lui dirent : « Envoie avec nous des hommes afin qu'ils nous enseignent le Coran et la Sunna. » Il envoya alors soixante-dix hommes parmi les ansars que l'on nommait « les lecteurs du Coran ». Parmi eux se trouvait mon onde maternel Haram. Ensemble, ils lisaient et étudiaient le Coran la nuit. Et le jour, ils amenaient de l'eau à la mosquée et ramassaient du bois qu'ils vendaient afin d'acheter de la nourriture pour les gens de la Suffa et les pauvres. Le Prophète les envoya donc avec ces gens mais ils les tuèrent avant même d'arriver à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l'invocation suivante : « Seigneur, fais savoir pour nous à notre Prophète que nous T'avons rencontré et agréé, et que Tu es Satisfait de nous. » Un homme attaqua Haram, l'onde d'Anas, par derrière et le transperça de sa lance. Haram s'exclama alors : « Par le Seigneur de la Ka'ba, j'ai triomphé ! » Le Prophète annonça [aux gens qui étaient avec lui] : « Vos frères ont été tués et ont dit (avant de mourir) : "Seigneur, fais savoir pour nous à notre Prophète que nous T'avons rencontré et agréé, et que Tu es Satisfait de nous." » [Bukhari et Muslim]
1317. Anas rapporte : Mon oncle, Anas ibn an-Nadr, n'avait pas participé à la bataille de Badr. Il dit : « Ô Prophète de Dieu ! J'étais absent lors de la première bataille que tu as livrée contre les polythéistes. Mais si Dieu me permet de participer à une bataille contre eux, Il vous fera voir ce dont je suis capable. » Le jour de la bataille de Uhud, les musulmans quittèrent leurs positions. Anas ibn an-Nadr dit alors à Dieu : « Seigneur! Je Te demande pardon pour ce qu'ont commis ceux-ci (les Compagnons) et je me déclare innocent des actes de ceux-là (les polythéistes). » Puis il s'avança et rencontra Sa'd ibn Mu'adh auquel il dit : « Ô Sa'd ! Par le Seigneur de la Ka'ba, je sens que l'odeur du Paradis est plus proche que le mont Uhud. »
Sa'd dira alors (plus tard au Prophète) : « Ô Prophete de Dieu! Je n'ai pu faire ce qu'il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons dénombre sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de lances et de flèches. Nous l'avons trouvé mort, défiguré par les polythéistes. Personne ne put le reconnaître si ce n'est sa soeur qui l'identifia à l'extrémité de ses doigts. Nous pensons que le verset suivant fut révélé à son sujet et au sujet d'hommes tels que lui : - Parmi les croyants, il est des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Dieu... - jusqu'à la fin du verset (Coran 33/23). » [Bukhari et Muslim]
1318. Selon Samoura , le Prophète a dit : « Cette nuit, j'ai vu deux hommes venir à moi et m'élever au sommet d'un arbre. Ils me firent entrer dans la plus belle maison que j'aie jamais vue et ils dirent : « Cette maison est celle des martyrs. » [Bukhari]
1319. Anas rapporte : Umm Rubayya' bint al-Bara qui était la mère de Haritha ibn Suraqa, alla trouver le Prophète et lui dit : « Ô Prophète de Dieu, parle-moi de Haritha - qui a été tué durant la bataille de Badr - car, s'il est au Paradis, je patienterai, mais s'il en est autrement, je pleurerai abondamment. » Il lui répondit : « Ô mère de Haritha, il y a plusieurs jardins au Paradis et ton fils a accédé au plus élevé. » [Bukhari]
1320. Jabir Ibn 'Abdullah rapporte : « On apporta au Prophète le corps de mon père qui avait été mutilé. On le plaça devant lui. Je voulus alors lui découvrir le visage mais certains m'en empêchèrent. Le Prophète dit alors : « Les anges le recouvrent encore de leurs ailes. » [Bukhari et Muslim]
1321. Selon Sa'd Ibn Hounayf , le Messager de Dieu a dit : « Celui qui demande sincèrement le martyre, Dieu lui accorde le degré des martyrs, même s'il meurt dans son lit. » [Muslim]
1322. Selon Anas , le Prophète a dit : « Celui qui demande sincèrement le martyre, Dieu le lui accorde même s'il ne meurt pas martyr. » [Muslim]
1323. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « La douleur qu'éprouve le martyr n'est pas supérieure à celle de l'un de vous quand il se fait piquer. » (Tirmidhi)
1324. 'Abdullah Ibn Abi Awfa rapporte : L'Envoyé de Dieu durant l'une de ses batailles attendit que le soleil commence à décliner, puis il se leva et dit : « Ô hommes ! Ne souhaitez pas la rencontre avec l'ennemi et demandez plutôt à Dieu de vous préserver. Mais si vous le rencontrez, faites montre de constance et sachez que le Paradis est à l'ombre des sabres. » Le Prophète ajouta ensuite : « Seigneur ! Toi qui as révélé le Livre, qui mets les nuages en mouvement et qui défais les factions, vaincs-les et accorde-nous la victoire. » [Bukhari et Muslim]
1325. Selon Sahl Ibn Sa'd , le Messager de Dieu a dit : « Deux invocations ne seront jamais - ou presque jamais - rejetées : celle prononcée au cours de l'appel à la prière (adhan), et celle prononcée en plein combat, au plus fort de la mêlée. » (Abou Dawud)
1326. Anas rapporte : Lorsque le Prophète partait en expédition, il invoquait Dieu ainsi : « Seigneur! Tu es ma force et mon soutien, c'est par Toi que je me déplace, par Toi que je me jette [sur l'ennemi] et par Toi que je combats. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
1327. Abou Musa rapporte : « Lorsque le Prophète redoutait un groupe de gens, il faisait cette invocation : « Seigneur, nous plaçons Ton jugement au-dessus d'eux et nous nous réfugions auprès de Toi contre leurs méfaits. » (Abou Dawud)
1328. Selon Ibn 'Omar , le Prophète a dit : « Le bien est lié à la crinière des chevaux jusqu'au jour du Jugement. » [Bukhari et Muslim]
1329. Selon 'Urwa al-Bariqi , le Prophète a dit : « Le bien est lié à la crinière des chevaux jusqu'au jour du Jugement, qu'il s'agisse de la récompense [divine] ou du butin. » [Bukhari et Muslim]
1330. Selon Abu Hurayra , le Prophete a dit : « Celui qui tient en réserve un cheval pour la cause de Dieu, par foi en Dieu et confiant dans Sa promesse, verra la nourriture du cheval, sa boisson, ses excréments et son urine peser en sa faveur le jour du Jugement. » [Bukhari]
1331. Abu Mas'ud rapporte : Un homme vint trouver le Prophète avec une chamelle muselée et lui dit : « Je la destine au service de Dieu. » Le Prophète répondit : « Tu bénéficieras, grâce à elle, de sept cents chamelles le jour du Jugement, toutes muselées. » [Muslim]
1332. Selon Abu Hammad , le Prophète a dit alors qu'il était sur sa chaire (minbar) : « Préparez contre eux toutes les forces dont vous disposez. La force ne réside-t-elle pas dans le tir ? La force ne réside-t-elle pas dans le tir ? La force ne réside-t-elle pas dans le tir ? » [Muslim]
1333. Selon Abu Hammad , le Prophète a dit : « On vous accordera la conquête de plusieurs contrées et Dieu vous épargnera [des combats tout en vous donnant la victoire]. Qu'aucun d'entre vous ne se lasse de s'entraîner au tir ! » [Muslim]
1334. Selon Abu Hammad , le Prophète a dit : « Celui qui a appris le tir puis a délaissé [son entrainement] n'est pas des nôtres - ou bien a désobéi. » [Muslim]
1335. Selon Abu Hammad , le Prophète a dit : « Par une simple flèche, Dieu fait entrer au Paradis trois hommes : celui qui la fabrique et qui espère une récompense pour avoir bien oeuvré, l'archer et celui qui lui fait passer la flèche. Apprenez l'équitation et le tir à l'arc et sachez que le tir est à mes yeux préférable à l'équitation. Qui délaisse volontairement le tir après l'avoir appris a délaisse un bienfait - ou encore a renié ce bienfait. » (Abu Dawud)
1336. Salama Ibn al-Akwa' rapporte : « Le Prophète passa devant un groupe d'hommes qui s'exerçait au tir à l'arc. Il leur dit : « Tirez, Fils d'Ismael, car votre père était un bon archer. » [Bukhari]
1337. Selon 'Amr Ibn 'Abasa , le Prophète a dit : « Celui qui tire une flèche pour la cause de Dieu aura la récompense de celui qui affranchit un esclave. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
1338. Selon Khouraym Ibn Fatik , le Prophète a dit : « Quiconque fait une dépense pour la cause de Dieu en aura pour récompense sept cents fois sa valeur. » (Tirmidhi)
1339. Selon Abou Sa'id , le Prophète a dit : « Il n'est pas un serviteur qui ne jeûne un jour pour la cause de Dieu sans que son visage ne soit préservé du Feu pendant soixante ans. » [Bukhari et Muslim]
1340. Selon Abou Oumama , le Prophète a dit : « Celui qui jeûne un jour pour la cause de Dieu, Dieu placera entre le Feu et lui un fossé dont la largeur est équivalente à celle qui sépare le Ciel et la Terre. » (Tirmidhi)
1341. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Quiconque meurt sans avoir combattu et sans en avoir jamais eu le désir meurt en ayant l'un des traits caractéristiques de l'hypocrisie. » [Muslim]
1342. Jabir ibn Abdallah rapporte le récit suivant : « Nous étions avec l'Envoyé de Dieu en expédition militaire lorsqu'il dit : « Il y a des hommes qui sont restés à Médine, cependant il n'est pas un chemin parcouru ni une vallée qui n'ait été traversée sans qu'ils aient été avec vous. C'est la maladie qui les a retenus. » [Muslim]
Une version mentionne : « Une excuse valable les a retenus. »

1343. Selon Abou Musa , un Bédouin demanda au Prophète : « Ô Prophète de Dieu, lequel de ces hommes combat dans la voie de Dieu ? Celui qui combat en vue du butin, celui qui combat en vue d'une renommée ou alors celui qui combat pour montrer son importance ? (Une version mentionne : « Celui qui combat par bravoure ou celui qui combat par esprit partisan ? » Une autre version mentionne : « Celui qui combat par colère ? ») Le Prophète répondit : « Celui qui combat pour que la parole de Dieu soit la plus haute, combat dans la voie de Dieu. » [Bukhari et Muslim]
1344. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn al-'As , le Messager de Dieu a dit : « Toute expédition militaire ou escadron qui, après avoir combattu, revient sain et sauf avec du butin a déjà reçu les deux tiers de sa récompense. Et toute expédition militaire ou escadron qui échoue dans son expédition et revient avec des victimes obtient pleine récompense [dans l'au-delà]. » [Muslim]
1345. Abou Oumama rapporte : Un homme demanda : « Ô Prophète de Dieu, autorise-moi à parcourir le monde. » Le Prophète répondit : « Les seuls voyages accomplis par ma communauté visent à combattre au service de Dieu, Puissant et Majestueux. » (Abou Dawud)
Ce qu'il faut retenir :
- Il ne convient pas de délaisser sa communauté lorsque cette dernière est dans le besoin.
1346. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn al-'As , le Prophète a dit : « Revenir du combat équivaut à combattre. » (Abou Dawud)
1347. Sa'ib Ibn Yazid rapporte : « Lorsque le Prophète revint de la bataille de Tabuk, les gens l'accueillirent. Je l'accueillis, pour ma part, en compagnie des enfants à l'endroit appelé thaniyyat al wada' (colline de l'adieu). » (Abou Dawud)
1348. Selon Abou Oumama , le Prophète a dit : « Celui qui n'a pas combattu, ou n'a pas équipé un combattant, ou encore n'a pas remplacé un combattant dans sa famille, subira une calamité de la part de Dieu avant le jour du Jugement. » (Abou Dawud)
1349. Selon Anas , le Prophète a dit : « Combattez les polythéistes avec vos biens, vos personnes et vos langues. » (Abou Dawud)
1350. Nou'man Ibn Mouqarrin rapporte : « J'ai vu que lorsque le Prophète ne combattait pas en début de journée, il différait [le combat] jusqu'à ce que le soleil commence à décliner, que les vents se mettent à souffler et que vienne la victoire. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
1351. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Ô hommes ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Dieu de vous préserver. Mais si vous le rencontrez, faites preuve de constance. » [Bukhari et Muslim]
1352. Selon Abou Hourayra et Jabir , le Prophète a dit : « La guerre, c'est l'art de tromper l'ennemi. » [Bukhari et Muslim]

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