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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:25

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Catholicisme




Religion des chrétiens qui reconnaissent le pape comme chef spirituel.

Le catholicisme, également appelé l’Église catholique, est la branche du 
[ltr]christianisme[/ltr]
 qui reconnaît l'autorité spirituelle et juridictionnelle du 
[ltr]pape[/ltr]
. « Totalité et universalité » : tel est le sens en grec ancien du terme katholikos, par lequel est désignée, dès le iie s. de notre ère, l'Église qui a été fondée par Jésus, puis celle qui est restée attachée à ce titre ancien après les divisions apparues au sein du monde chrétien.

Le catholicisme fonde son unité sur une communauté de foi, de sacrements et de vie religieuse (un seul Christ, une seule foi). Une, la foi catholique repose sur un triple fondement : l'Écriture, qui est parole de Dieu ; la Tradition, qui est continuité de l'action divine ; l'Église, dépositaire et seule interprète autorisée de la vérité.



L'Église catholique au sein du christianisme

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Lippo Memmi, saint Pierre

Selon l'Évangile, Jésus a lui-même désigné parmi ses apôtres un homme, Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Le martyre de Pierre à Rome a ensuite désigné le siège épiscopal de la ville comme celui autour duquel doit s'affirmer l'unité de l'Église et de la foi. C'est ainsi que dans l'Église primitive est établie, vers le ier s., la primauté de l'évêque de Rome, successeur de Pierre. 

Les enseignements du Christ ont d'abord été transmis par voie orale. Aux premiers écrits chrétiens, notamment les lettres adressées par Paul aux communautés qu'il a fondées, vont succéder les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Face à la nécessité de légiférer pour authentifier, parmi les multiples écrits qui sont alors rédigés, ceux qui sont fidèles à l'enseignement du Christ, un corpus est rassemblé sous le nom de « Nouveau Testament », en même temps que les écrits juifs antérieurs sont rebaptisés « Ancien Testament ». De même, face à la multiplication des communautés chrétiennes qui naissent dans tout le Bassin méditerranéen à partir du ier s., sont structurées les formes de cette Église (assemblée), qui est appelée à préserver le message du Christ en le protégeant des interprétations erronées. 



Le schisme avec les chrétiens d’Orient



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Constantin Ier le Grand

Persécuté du ier au ive s., puis toléré et enfin reconnu comme religion officielle par l'empereur Constantin, au début du ive s., le christianisme parvient à s'établir dans l'Empire romain, tout en maintenant son unité ecclésiale et doctrinale jusqu'au xe s. Cependant se développent au sein de l'Église de nombreux débats théologiques, tranchés lors de grands conciles où sont élaborés et fixés des éléments essentiels de la doctrine chrétienne, comme l'universalité du christianisme (Jérusalem, en 49), la Trinité de Dieu (Nicée, en 325 ; Constantinople, en 381), la nature de Jésus-Christ, à la fois humaine et divine (Chalcédoine, en 451). Après l'éclatement de l'Empire romain à la fin du ve s., les divergences entre Orientaux et Occidentaux se font de plus en plus sentir. 

Alors que l'Église orientale reste sous la tutelle de l'empereur de Constantinople, l'Église latine doit, pour sa part, suppléer le pouvoir politique, qui s'est effondré avec la chute de l'Empire romain d’Occident. Rome y gagne en autorité non plus seulement spirituelle, mais également temporelle. L'Église d'Orient, déjà opposée à l'Église latine sur la formulation du dogme de la Trinité, lui reproche son autorité centralisatrice. En 1054, la rupture est consommée. L'Église latine garde le nom ancien de « catholique » et celle d'Orient prend celui d'« Église orthodoxe ». Certaines Églises feront néanmoins retour à la communion catholique, notamment au xviiie s., tout en gardant leurs rites de tradition orientale. 



La Réforme protestante


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Martin Luther

Face au pouvoir temporel de plus en plus hégémonique de l'Église catholique en Europe, les critiques se lèvent pour dénoncer les pesanteurs et les compromissions de l'appareil clérical. Les thèses de Martin Luther (1517) marquent le début de la Réforme, qui donne naissance aux Églises protestantes. Ce mouvement de contestation aspire à une simplification et à une personnalisation de la religion, en préconisant notamment la lecture directe de la 
[ltr]Bible[/ltr]
 par le croyant. Grâce au développement de l'imprimerie, il parvient en effet à retirer aux clercs et à l'Église le monopole de la pratique des Saintes Écritures. Dans le protestantisme, il n'y a pas d'épiscopat sacramentel, mais un sacerdoce commun à tous. Le baptême et la Cène (partage du pain et du vin) sont les seuls sacrements retenus, et toute pratique de dévotion ou toute démarche visant à s'assurer du salut sont rejetées : le salut ne s'achète pas, il est obtenu par la grâce de Dieu et non par les œuvres. 

L'Église catholique tente de répondre à ces vives attaques par la Contre-Réforme, ou Réforme catholique, en réaffirmant notamment l'autorité du pape ainsi que son attachement à la Tradition, à son magistère, aux sacrements et au salut par les œuvres. 



La foi catholique

Introduction

La foi catholique consiste en l'adhésion aux enseignements de l'Église portant sur les vérités que Dieu a révélées par son Fils. Elle se caractérise précisément par la définition des voies d'accès à ces vérités et au salut qu'elles portent en elles : la Révélation, l'Église et la Tradition, qui forment un tout indivisible. 



La Révélation


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Lorenzo Lotto, la Reconnaissance de la nature divine de l'Enfant Jésus

Selon le christianisme, Dieu s'est révélé aux hommes à travers l'histoire du peuple juif, auquel il a proposé son alliance, avant de se révéler pleinement à travers son Fils – Jésus-Christ mort et ressuscité –, en lequel il s'est incarné. 

Le Dieu révélé par le Christ est un Dieu unique mais en trois hypostases : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il est créateur de toute chose et de toute vie. Empli de bonté envers sa création, il renouvelle, à travers le sacrifice de son Fils sur la croix, son alliance avec le peuple juif puis avec tous les hommes. Les chrétiens, en effet, croient non seulement à la résurrection du Christ, mais aussi à la résurrection des morts et à la vie éternelle : le salut. 

L'enseignement du Christ peut se résumer par cette phrase de l'Évangile de Luc (Luc X, 27) : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces, et de tout ton esprit. Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le mot « alliance » traduit un lien de réciprocité entre Dieu et l'homme, et il exprime la « solidarité » de Dieu avec tout homme. Aussi toute adhésion de foi comporte des exigences d'engagement de solidarité humaine et sociale. 

La Révélation est tout entière contenue dans la vie, la mort et la résurrection du Christ. Les textes bibliques conservés par la Tradition transmettent les récits qui en ont été faits par les premiers chrétiens. 



L'Église

Dépositaire et interprète autorisée des vérités chrétiennes, l'Église veille au maintien de l'unité de la foi. Dans le catholicisme, c'est à elle, à l'assemblée des fidèles, que sont transmises les Écritures, et non à chacun de ses membres d'une manière individuelle. 

L'Église catholique ne peut admettre sans difficulté l'existence de plusieurs Églises chrétiennes. Selon elle, la volonté du Christ, réaffirmée dans le credo de Nicée, est que son Église soit « une, sainte, catholique et apostolique », et ce non seulement d'un point de vue théologique – comme le soutiennent orthodoxes et protestants –, mais également dans sa réalisation concrète. 

La conviction avec laquelle l'Église catholique revendique comme légitime le droit de rassembler tous les chrétiens repose sur trois éléments fondamentaux : 


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Évêque célébrant la messe

– La succession apostolique. Les évêques continuent avec le pape la mission confiée par Jésus aux apôtres. Leur ordination dans l'Église (par imposition des mains et sacrement de l'ordre) les investit des pouvoirs de gouverner, d'enseigner et de donner les sacrements au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. 

– La prédication de la Parole. De même que les premiers disciples ont reçu de Jésus l'Esprit saint, le collège des évêques et le pape sont assistés par l'Esprit lorsqu'ils doivent énoncer les vérités de foi. 


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Baptême d'un enfant

– Les sacrements. La présence du Christ dans l'Église se manifeste par l'Église elle-même et par les sacrements – signes sacrés porteurs de grâces et institués par le Christ –, à travers lesquels l'Esprit opère le don de Dieu. L'Église catholique dispense sept sacrements : le baptême et l'eucharistie (communs à toutes les Églises chrétiennes), la confirmation, le mariage, l'ordre, la réconciliation (pardon) et l'onction des malades (extrême-onction) pratiqués également dans les Églises orthodoxes. Par le sacrement de l'ordre (ordination), les clercs – diacres, prêtres, évêques – reçoivent le pouvoir de transmettre la grâce de Dieu par les sacrements. 



La Tradition

L'Église assure la présence du Christ à travers les âges, en tant que dépositaire des Écritures, mais aussi de la Tradition. Dans le catholicisme, la Tradition englobe l'ensemble des enseignements, des dogmes et des pratiques cultuelles que l'Église a adoptés tout au long de son histoire. Loin de penser que son épaisseur risque de rendre opaque la vérité du Christ, l'Église catholique considère que la Tradition garantit la transmission fidèle et intégrale de la Révélation. 

Par son action théologique, dogmatique, liturgique et même sociale, l'Église s'efforce sans cesse d'approfondir le mystère chrétien. Les nouveaux dogmes qu'elle élabore ne sont pas censés apporter de nouvelles vérités, mais éclairer un aspect de la vérité déjà révélée dans sa plénitude par le Christ. Ainsi, la vérité discernée à un moment donné par l'Église des fidèles n'est pas désavouée par les générations suivantes, mais elle est conservée dans la Tradition, tout en étant réinterprétée. 

Il existe une manière moderne d'adopter des dogmes qui tend à s'éloigner d'une conception « doctrinaire » de la Tradition et qui prend en compte la dimension historique de la parole doctrinale de l'Église. En témoignent les paroles du pape Jean XXIII au concile Vatican II (1962) : « Autre chose est le dépôt même ou les vérités de la foi, autre chose est la façon selon laquelle les vérités sont exprimées, à condition toutefois d'en sauvegarder le sens et la signification. » 

À toutes les époques et dans les divers contextes culturels, l'Église catholique a toujours professé sa foi dans l'assistance par l'Esprit saint pour interpréter et actualiser le message évangélique, en le préservant des interprétations subjectives et en lui conservant son authenticité et son unité. 



La liturgie

Ensemble des célébrations officielles du culte rendu à Dieu, la liturgie s'organise ordinairement au niveau de la communauté paroissiale. Ces célébrations publiques, qui ont lieu habituellement le dimanche ou le samedi soir, rassemblent à l'église les catholiques établis à proximité. Un calendrier liturgique répartit sur une année la célébration des grandes étapes de la vie du Christ (sa naissance est fêtée à Noël, sa résurrection à Pâques, etc.). 


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Messe à Notre-Dame de la Trappe

La principale liturgie est la messe, qui comprend deux grandes parties, la première étant consacrée à la lecture et aux commentaires de la Parole (sermon ou homélie), la seconde à l'eucharistie et à l'action de grâce. Comme le Christ l'a enseigné aux apôtres à la veille de sa mort, les catholiques partagent le pain et le vin dans l'eucharistie, un sacrement qui, plus qu'un acte dédié à la mémoire du Christ, est, dans la théologie catholique, sa transsubstantiation. Par la communion, les croyants participent à la vie du Christ, reçoivent son corps et son sang comme une nourriture spirituelle qui les sanctifie. 

Les catholiques, de même que les orthodoxes, prient la Vierge Marie et les saints, intercesseurs auprès de Dieu. 



L'institution catholique

Introduction

L'Église catholique possède une structure à la tête de laquelle se trouve le pape, suivi – dans l'ordre hiérarchique – par les évêques, les prêtres, les diacres et les laïcs (ou simples fidèles). 

Avec ses deux mille ans d'histoire et ses nombreux fidèles répartis dans le monde, l'Église catholique se révèle être une institution dont le gouvernement est fort complexe. 



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Rome
Le support territorial de l'Église catholique est l'État de la cité du Vatican, dont le statut a été établi par les accords du Latran, en 1929. Ce vestige des États pontificaux, institués au viiie s. pour garantir au pape une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, couvre un territoire de 44 ha enclavé dans la ville de Rome. La cité du Vatican jouit d'un statut de neutralité et d'inviolabilité. Cet État singulier est doté d'un gouvernement propre. Sa population s'élève à quelques centaines de personnes, principalement occupées dans la curie romaine. 



Le gouvernement de l'Église


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Premier concile du Vatican

Au sommet de la hiérarchie catholique, le pape est le garant de la continuité apostolique. Occupant le siège épiscopal de l'apôtre Pierre, il est évêque de Rome. Il nomme les évêques. Élu par le Sacré Collège des cardinaux et choisi parmi eux, il est aussi le signe visible de l'unité de l'Église. À ce titre, il représente l'autorité suprême, arbitrant toutes les décisions concernant la vie de l'Église, l'expression de la foi et les grandes questions posées par les évolutions de société. Toutes ses décisions et déclarations n'engagent pas la foi catholique au même degré : une encyclique papale n'a pas la valeur d'un dogme, qui est l'énonciation d'un article de foi. Aux périodes défensives de son histoire, l'Église catholique s'est recentrée autour de l'autorité du pape, notamment après le grand schisme d'Orient (au moment même où l'Église orthodoxe a conservé des traditions plus pluralistes en son sein), mais aussi lors de la Réforme protestante, puis au début de la modernité issue des Lumières et de la Révolution française. En 1870, au concile Vatican I, l'Église s'est attachée à redéfinir la primauté et l'infaillibilité de son chef. Près d'un siècle plus tard, le concile Vatican II a rééquilibré l'autorité papale en réhabilitant dans ses fonctions primitives la collégialité des évêques. 

La collégialité épiscopale confère une responsabilité à tous les évêques, qui exercent leurs pouvoirs sous l'autorité du pape. C'est au chef suprême de l'Église qu'incombe, en effet, le droit de les réunir tous en concile œcuménique ou en synode (c'est-à-dire en assemblée régionale ou locale, par exemple, les évêques africains). Cependant, depuis le concile Vatican II, des conférences épiscopales nationales ou locales (par exemple, la Celam, la Conférence des évêques d'Amérique latine) se tiennent régulièrement à leur propre initiative. 

Assemblée des cardinaux – évêques élevés à ce rang par le pape –, le Sacré Collège joue un rôle de conseil particulier auprès du chef suprême de l'Église. Le rôle de cette assemblée consiste essentiellement à élire le nouveau pape. Mais, selon la règle édictée par Paul VI en 1970, ne participent au vote que les cardinaux âgé de moins de 80 ans. Le Sacré Collège, qui comptait 70 cardinaux de Sixte Quint à Jean XXIII, en rassemble près de 200 à la fin des années 2000. 



L'Église locale

Circonscrite par un territoire – le diocèse – plus ou moins vaste selon les régions du monde, l'Église diocésaine constitue l'unité de base de l'Église, dans laquelle la continuité apostolique est assurée par l'évêque. 

Nommé par le pape, l’évêque est choisi parmi les prêtres et ordonné par des évêques. La plupart d'entre eux sont à la tête d'un diocèse, qui est organisé en paroisses que l'évêque confie à des prêtres. L'évêque, qui a pouvoir de juridiction, est responsable en particulier de la pastorale (enseignement et mission) et des prêtres de son diocèse. 

Ordonnés par l'évêque, les prêtres sont au service de l'Église diocésaine. Ce sont exclusivement des hommes ayant fait vœu de célibat (à l'exception des Églises catholiques de rite oriental, où des hommes mariés peuvent être ordonnés). Ils reçoivent de l'évêque le pouvoir de dispenser tous les sacrements sauf l'ordination des nouveaux prêtres (réservée aux évêques). Ils président les célébrations liturgiques, organisent les nombreuses activités de catéchisme, d'entraide, de réflexion au niveau paroissial et diocésain. 

Les diacres constituent, au sein de l'Église, le premier degré de la hiérarchie et du sacrement de l'ordre. Tirant son origine d'une tradition ancienne, le diaconat a été remis en honneur par le concile Vatican II comme service spécifique de la communauté croyante ouvert aux hommes mariés. On parle alors de diacres permanents. 

Les laïcs sont les membres les plus nombreux de l'Église. Ils voient leur participation à la mission évangélique de l'Église mieux reconnue dans les sociétés laïcisées du IIIe millénaire. 



Les ordres religieux

En dehors des activités organisées autour des paroisses et, plus généralement, dans le cadre de la structure ecclésiastique, il existe d'autres formes de vie religieuse, plus dépouillées, plus disciplinées et souvent plus communautaires. Les ordres et les missions représentent ainsi des formes très différentes d'engagement au nom de la foi catholique. 


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Giotto, Innocent III approuve la règle de saint François

À l'instar des plus connus d'entre eux – bénédictins et bénédictines de saint Benoît (vie s.), franciscains de saint François d'Assise (xiiie s.), clarisses de sainte Claire (xiiie s.), dominicains de saint Dominique (xiiie s.) ou jésuites d'Ignace de Loyola (xvie s.) –, tous les ordres religieux suivent des règles de vie qui répondent aux trois appels évangéliques : la pauvreté, la chasteté et l'obéissance. Ils se différencient néanmoins par leur principale activité qui peut être la prédication, l'action missionnaire et sociale ou encore la prière (notamment dans les ordres contemplatifs vivant dans des monastères). 

Contrairement à la prêtrise, les ordres admettent hommes et femmes, mais dans des communautés séparées. Le statut de religieux n'est pas incompatible avec la prêtrise, tant et si bien que beaucoup de religieux sont également prêtres. Par ailleurs, certains ordres (comme les dominicains et les franciscains) ont institué un « tiers ordre », dans lequel sont regroupés des laïcs, mariés ou non, qui, tout en continuant à vivre dans le monde, s'engagent à suivre certains préceptes de la règle adoptée par l'ordre auquel ils appartiennent. 

Les ordres religieux ont, pour la plupart, essaimé sur tous les continents. Les responsables des communautés dépendent, selon les cas, de l'évêque du lieu ou d'une autorité centrale rattachée directement au Saint-Siège. 



Les mouvements catholiques

Les mouvements catholiques rassemblent des croyants désireux d'agir au nom de la foi, de la justice et de la charité chrétiennes, dans le cadre d'un des nombreux organismes existants, associations ou institutions. Alors que certains d'entre eux ont une dimension locale, d'autres (comme Caritas International, dont fait partie le Secours catholique français) sont internationaux. 

Ces mouvements allient à des degrés divers l'étude ou la formation religieuse, l'approfondissement spirituel et l'action caritative ou sociale. Une tension existe cependant entre ceux qui seraient tentés d'oublier le « monde » et ceux qui, au contraire, s'engagent « dans le monde » sans mettre en avant leur identité de membres de l'Église. 



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Léon XIII

À travers ces nombreux engagements, le catholicisme continue d'être actif dans les domaines de l'enseignement et de l'assistance hospitalière ou caritative, qu'il a longtemps eus en charge. Avec la révolution industrielle du xixe s., il s'est investi sur le terrain social pour dénoncer la « misère imméritée des ouvriers » (encyclique Rerum novarum de Léon XIII, en 1891) et pour y chercher remède. Connu sous le nom de catholicisme social, ce mouvement a débouché sur l'action politique, conduite par les partis de la démocratie chrétienne, et préparé l'éclosion de l'apostolat des laïcs, notamment l'Action catholique en France. 

La présence de plus en plus nombreuse de missionnaires dans les pays du tiers-monde a permis aux catholiques de participer à la lutte pour le développement des pays du Sud et de porter assistance aux plus défavorisés. 



L'évolution actuelle du catholicisme

Introduction

Ouverture sur le monde séculier, volonté de rejoindre les préoccupations des fidèles, telle est la tendance qui l'emporte aujourd'hui au sein de l'Église catholique, qui cherche à refréner la poussée des traditionalistes refusant toute modernisation liturgique et toute forme d'œcuménisme. 



Le concile Vatican II

La seconde moitié du xxe s. est marquée par le concile Vatican II. Convoqué par Jean XXIII, qui l'ouvre le 11 octobre 1962, il est clos le 8 décembre 1965 par Paul VI. Au terme de cette grande assemblée qui a réuni les évêques du monde entier et de nombreux experts théologiens, le catholicisme sort transformé, en particulier plus ouvert au dialogue : 
– avec les autres confessions chrétiennes dans le cadre du dialogue œcuménique, qui se traduit, dès le 7 décembre 1965, par la levée réciproque des excommunications entre Rome et Constantinople ; 
– avec tous les hommes s'interrogeant au sein de l'Église sur les problèmes de société, dans le respect de leur liberté ; 
– avec tous les catholiques, clercs et laïcs, qui ont reçu la même mission de témoigner du Christ et qui méritent ainsi une plus grande reconnaissance, due également au pluralisme culturel des Églises particulières et locales, dont il convient de respecter l'autonomie légitime (par exemple, par l'utilisation de la langue vernaculaire comme langue liturgique) ; 
– avec les autres religions, sur la base d'une reconnaissance plus ample du caractère impénétrable des voies de Dieu. 

Le concile Vatican II a été l'aboutissement et le point de départ d'un vaste travail théologique qui continue à susciter un intérêt général, de la part tant des clercs que des laïcs. 



La tentation intégriste

L'intégrisme catholique est né d'une réaction aux évolutions des sociétés modernes. Désignant initialement un parti politique espagnol, né vers 1890, à la suite de la condamnation papale du modernisme (Syllabus, 1864), le terme a pris un sens plus large. Aujourd'hui il s'applique aux catholiques intransigeants, qui refusent toute concession avec l'ordre social et politique des sociétés modernes, laïques et pluralistes. 

Au début du xxe s., sous le pontificat de Pie X, l'intégrisme a pris la forme d'une organisation secrète, la Sapinière, dont l'activité principale était de constituer des dossiers sur les catholiques jugés trop « compromis » avec la société moderne. Elle a mis fin à ses activités en 1921. 

Après Vatican II, l'intégrisme est devenu le creuset des tendances catholiques fondamentalement hostiles à l'aggiornamento (adaptation de l'Église à la modernité) engagé par le concile. Le 30 juin 1988, le schisme conduit par le chef des intégristes – l'évêque français Marcel Lefebvre – a été consommé avec l'Église de Rome. 


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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:26

Quelle différence y a-t-il entre chrétien et catholique ? 

Au cours de l'histoire, les  chrétiens ont connu des conflits et des divisions. Les catholiques, orthodoxes et protestants sont chrétiens. Mais ils appartiennent à des églises différentes.



Être catholique
, c'est une façon  d'être chrétien. Mais il y a d'autres façons d'être chrétien, d'autres traditions chrétiennes. S'il y a des différences, c'est parce que, au cours de l'histoire, la famille des chrétiens a connu des conflits et des divisions.

Le mot "catholique" signifie universel. Il est dans le "Je crois en Dieu". Les chrétiens des premiers siècles proclamaient tous que l'Église est catholique, c'est-à-dire répandue dans le monde entier, pour tous les hommes. Aujourd'hui ont gardé ce nom de "catholiques" les chrétiens qui reconnaissent l'autorité universelle du pape, successeur de Saint Pierre comme évêque de Rome.

On appelle 
"orthodoxes" les chrétiens d'Orient
 qui se sont séparés de l'Église de Rome en 1054. Les "anglicans" forment l'Église d'Angleterre qui a rompu avec le pape sous le roi Henri VIII, en 1534.
Au 16e siècle, il y a eu aussi des cassures plus graves, quand certains chrétiens ont voulu rajeunir l'Église, la réformer. Protestant contre les abus, ils ont voulu ne s'appuyer que sur la Bible.

À la suite d'hommes comme Luther ou Calvin sont nées alors les "Églises de la Réforme", appelées aussi "
protestantes"
. Ces églises sont aujourd'hui très nombreuses. On trouve des évangélistes, des pentecôtistes, des baptistes. Toutes se réfèrent  à la Bible mais ne vivent pas leur foi de la même manière.
 
Aujourd'hui, les chrétiens des différentes Églises prient et réfléchissent ensemble pour parvenir un jour à l'unité. Cela s'appelle l
’œcuménisme.

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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:27

Église
(latin ecclesia, du grec ekklêsia, assemblée)   

L’ÉGLISE CHRÉTIENNE

Le mot Église – du grec ekklêsia, qui signifie « assemblée » et provient du verbe ekkaleô (« je convoque ») – désigne à la fois la communauté religieuse fondée par Jésus-Christ, le christianisme, et l’institution religieuse qui a été mise en place autour de cette foi commune.
L’Église primitive

Les premières communautés chrétiennes
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Lippo Memmi, saint Pierre

Selon les Évangiles, Jésus a désigné parmi ses apôtres un homme, Pierre, pour construire son assemblée de croyants : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Le groupe des apôtres, appelés à témoigner de la résurrection de Jésus (« Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »), a introduit par le baptême tous les convertis dans la communauté des croyants et a guidé cette Église naissante.
Dès sa création, l’Église primitive doit surmonter une crise interne. En effet, la communauté se divise pour savoir si un individu peut accéder à la Bonne Nouvelle par le seul baptême ou s’il doit d’abord être juif pour pouvoir devenir chrétien : au parti « helléniste » s’oppose ainsi le parti « hébreu ». L'attitude de Paul, qui se consacre essentiellement à la conversion des païens, renforce la seconde position ; la chute de Jérusalem, en 70 de notre ère, met un terme à ce conflit. Cette communauté doit également vaincre sa déception dans son attente de la venue différée des « derniers temps ». On connaît le fameux mot : « On attendait Jésus et c'est l'Église qui est venue. » Il faut donc composer avec l'avenir, c'est-à-dire organiser les communautés : les compagnons des premiers apôtres s'y emploient, comme l'attestent les épîtres pastorales de Paul. Il faut fixer par écrit la prédication des premiers témoins de Jésus ; à partir des années 60 de notre ère se constituent des textes dont l'ensemble forme le Nouveau Testament.

L’Église clandestine et ses martyrs
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Nicolas Poussin, le Martyre de saint Érasme

Pendant deux siècles, l'Église connaît une vie risquée, qui ne contrarie cependant pas son expansion. Chaque communauté est dirigée par un évêque, entouré de ses presbytres et de ses diacres. Sa vie se caractérise par la célébration eucharistique, l'accueil des catéchumènes, leur initiation à la foi chrétienne, et par l'assistance fraternelle de ses membres. Le rayonnement de cette religion est tel qu'elle pénètre, en l'espace d'un siècle, tout l'Empire romain, et l'évêque de Rome (le pape) accroît rapidement ses pouvoirs.
Les chrétiens sont l'objet, de temps à autre, de persécutions, puisqu'ils refusent de sacrifier au culte de l'empereur. Après Néron, Dèce (249-251) et Dioclétien (284-305) continuent à mener une politique répressive à leur égard.

Une religion d'État
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Église des Saints-Apôtres, Constantinople

L'Église entre dans une ère nouvelle lorsque l’empereur Constantin se convertit en 313. Reconnue officiellement, elle devient même, sous Théodose, à la fin du ive s., religion d'État. L'organisation ecclésiastique se modèle sur l'administration impériale. Ses querelles religieuses ne compromettent plus désormais la seule communion des Églises, mais la cohésion de l'empire. Aussi les hérésies qui avaient cours jusque-là (tel l’arianisme) sont-elles traitées dans des conciles convoqués par l'empereur (et, en cela, dits « œcuméniques »).
À partir du ive s., l'empire lui-même se divise entre sa partie orientale et sa partie occidentale ; cette coupure affecte l'Église. Constantinople (la capitale orientale, dite Nouvelle Rome) doit lutter contre les invasions barbares, mais elle parvient à contenir ou à absorber leurs multiples pressions. L'Occident, en revanche, est emporté par celle-ci. En 410, Rome est envahie et, vingt ans plus tard, les Barbares s'installent en Afrique du Nord. Dans cet effondrement, l'Église latine doit désormais compter sur elle-même et non plus sur le pouvoir défaillant de l'empire. Les envahisseurs composent avec les responsables ecclésiastiques, et ces derniers entreprennent progressivement la conversion des nouveaux peuples. C’est le temps des missions lointaines en Germanie ou en Frise, par-delà les frontières de l'ancien Empire romain.
La division de l’Église chrétienne en plusieurs confessions
Les traditions, les cultures grecque et latine, la vitalité intellectuelle de l'Orient et le dépérissement progressif de l'Occident contribuent à donner plusieurs visages à l'Église. Aussi bien dans les écrits théologiques que dans la liturgie ou dans la discipline ecclésiastique, ces différences marquent une dérive qui conduit, quelques siècles plus tard, à une rupture irréversible : le grand schisme d’Orient (1054). L'Église latine garde le nom ancien de « catholique » et celle d'Orient prend celui d'« Église orthodoxe ».
De même, la Réforme, initiée par le moine allemand Martin Luther au xvie s., fracture de nouveau la communauté des fidèles en créant le protestantisme, troisième branche du christianisme.
Les différentes Églises chrétiennes
Ainsi, différentes Églises chrétiennes sont nées de l’apparition, au cours des siècles, des différentes branches du christianisme. On parle ainsi des Églises catholique, orthodoxe et protestantes (ou réformées).
L’Église catholique est dirigée par le pape, évêque de Rome, qui est considéré par les catholiques comme le vicaire et le successeur du Christ sur Terre. Dans le catholicisme, on parle également d’Église pour désigner l’institution catholique spécifique à un pays (comme l’Église de France).
L’Église orthodoxe, issue du schisme de 1054 avec Rome, reconnaît comme primat d'honneur le patriarche de Constantinople. L’orthodoxie est divisée en plusieurs Églises nationales autocéphales (telle l’Église russe).
Les Églises protestantes, nées de la Réforme au xvie s., se caractérisent par leur pluralité. Derrière une confession unique, le protestantisme, elles se distinguent les unes des autres par leur organisations et leurs références théologiques. Elles sont principalement représentées par les courants issus du luthéranisme (Églises luthériennes) et du calvinisme (Églises réformées, dites presbytériennes dans les pays anglo-saxon).

L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE
Héritière de l’Église chrétienne primitive – au même titre que l’Église orthodoxe –, l’Église catholique romaine vit une histoire singulière après la chute de l’Empire romain d’Occident, au ve s. D’abord sous la protection de la lointaine Constantinople, dernière capitale de l’Empire romain antique, l’Église romaine se rapproche bientôt des États occidentaux, et notamment des souverains Francs, pour poursuivre son évolution.

L’Église romaine médiévale
La puissance carolingienne
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Couronnement de Charlemagne
Au viiie s., alors que l'Espagne est sous la domination berbéro-arabe, s'instaure la puissance carolingienne. L'Italie étant menacée par les Lombards, le pape fait appel pour la défendre non plus à Constantinople, affaiblie, mais à Pépin le Bref, qui, en échange de cette démarche générant la reconnaissance de son pouvoir tout récent, remet à l'évêque de Rome quelques territoires : les États pontificaux. Désormais, la dynastie carolingienne, par ses conquêtes, par ses débuts d'organisation et de centralisation, nourrit l'ambition de restaurer l'empire. En sacrant Charlemagne (800), le pape répond à ce vœu et marque ainsi combien l'Occident s'éloigne de Constantinople. Mais l’Empire carolingien est éphémère et se disloque en de multiples suzerainetés. Rome perd alors un appui politique ; en outre, l'Église se morcelle : ses évêques sont dépendants des nouveaux suzerains ou ces derniers leur échappent. Les charges se vendent ; de plus, le clergé est inculte. Rome elle-même est le théâtre de sombres intrigues.

Une nouvelle chrétienté
À partir de 1059, la « réforme grégorienne » intervient, qui se prolonge pendant plusieurs décennies. Il s'agit non seulement de restaurer l'autorité et l'indépendance de la papauté, mais de réformer l'Église. Cela implique une restauration de l'autorité épiscopale, assistée d'un clergé nouveau. D'où la naissance de communautés de prêtres adonnés à la prière et au ministère : les chanoines réguliers. Cela suppose une indépendance financière, c'est-à-dire qu'il faut arracher aux propriétaires, qu'ils soient moines ou laïcs, les paroisses qui se trouvent sur leurs seigneuries. Alors, la centralisation du pouvoir, l'organisation de la curie, l'établissement d'un droit ecclésial peuvent porter leurs fruits et former une puissance qui résiste aux visées des princes ; au xie s., la querelle des Investitures entre le pape et l’empereur germanique (la papauté refusant que princes et empereur continuent à nommer les évêques) est réglée au concordat de Worms (1122), après la soumission hautement symbolique de l’empereur à Canossa. 

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Giotto, Innocent III approuve la règle de saint François

Parallèlement, les abbayes trop puissantes, comme Cluny, sont appelées à se réformer ; de nouveaux ordres se créent, notamment les cisterciens et les chartreux. Ce mouvement donne naissance à une nouvelle chrétienté, dont l'apogée se situe au xiiie s. avec le pape Innocent III. Rome, qui a pu mobiliser dans les croisades les énergies d'un Occident en expansion, dispose alors de deux ordres nouveaux (les franciscains et les dominicains), pour mener une intense activité théologique dans les universités récentes, pour envoyer des missionnaires en Orient et dans le monde islamique, pour faire régner l'orthodoxie, menacée par les foyers de l'hérésie.

L'autorité du pape contestée
Dès la fin du xiiie s., les nationalismes naissants mettent en cause cette autorité tutélaire ; le conflit qui oppose le pape Boniface VIII au roi de France Philippe le Bel annonce la disparition de cette théocratie. L'équilibre des forces spirituelles et politiques de la chrétienté est compromis. Marsile de Padoue ou Guillaume d'Occam développent une philosophie politique qui affirme l'autorité souveraine des États et dénonce la structure monarchique de l'Église. Ils annoncent la théorie conciliariste, selon laquelle le pape doit se soumettre à l'autorité des conciles.

Le grand schisme d'Occident ruine le prestige de la papauté, qui continue, après le retour à l'unité, à faire peser sur les populations de lourdes charges financières. La guerre de Cent Ans, la peste noire, la mise en veilleuse des universités, l'insurrection hussite en Bohême (1419), les théories radicales de John Wycliffe en Angleterre, la disparition définitive (1453) de l'Empire byzantin, autant de désastres qui développent un climat angoissé, dominé par l'appréhension de la mort et de la sanction du Jugement dernier et qui appellent « la réforme de la tête et des membres de l'Église » que les nombreux conciles ne parviennent pas à imposer. D'un autre côté, une nouvelle spiritualité apparaît. Individualiste, elle prend ses distances à l'égard d'un clergé décadent et s'exerce souvent en dehors de l'Église visible et de ses sacrements.

L'Église romaine des Temps modernes
Au début du xvie s., l'Europe est traversée par de multiples courants réformateurs : la Réforme protestante met en avant la redécouverte d'un peuple chrétien participant dans son entier au sacerdoce universel du Christ, et un attachement exclusif à la Bible. De ce fait, la Réforme rejette la tutelle d'un clergé qui, en introduisant la distinction entre les laïcs et lui-même, s'arroge fonctions et pouvoirs sur un peuple soumis. Selon les réformateurs, tous les baptisés ont désormais le droit du libre examen des Écritures, sans être subordonnés à un clergé. Au moment de l'ouverture du concile de Trente (1545), l'Europe du Nord échappe dans sa plus grande partie à l'autorité romaine. Certes, l'expansion coloniale de l'Espagne et du Portugal ouvre aux missions catholiques le Nouveau Monde et l'Extrême-Orient.

Avant de propager ses idées, l'Église romaine doit se redéfinir. Il s'agit pour elle de conduire de nouveau des millions d'hommes au salut par la foi en Jésus-Christ et par les sacrements de son Église. La Réforme catholique (dite Contre-Réforme) s'attelle à ce projet. Si elle connaît d'indéniables succès, elle est, cependant, progressivement paralysée par la tutelle des princes catholiques, par une attitude défensive à l'égard des protestants, dont le rôle s'affirme en Europe, par une méfiance devant toute nouveauté (dont l'exemple le plus célèbre est la condamnation de Galilée en 1633).

La tourmente révolutionnaire et l'Église conservatrice
La naissance des sciences modernes, la montée du scepticisme, de l'individualisme, des Lumières ébranlent l'univers chrétien dans ses profondeurs. L'édifice qui unissait l'Église à la société s'écroule définitivement à la fin du xviiie s. Le flambeau que tenait le christianisme pour la conduite de l'humanité passe en d'autres mains.
En quelques années, l'Église catholique voit ses structures s'effondrer, et la Révolution française provoque en son sein un profond traumatisme – qui explique, dans une certaine mesure, son attitude conservatrice et réactionnaire tout au long du xixe s. Tout ce qui peut se réclamer de 1789, en particulier la liberté et l'héritage républicain, est l'objet de la plus vive répugnance. Le soutien donné à la restauration des souverains de l'Ancien Régime, l'appui des mouvements conservateurs, la coalition, au milieu du xixe s., avec la bourgeoisie caractérisent ce conservatisme de l'Église.

Il est vrai que le xixe s. est une période, pour l'Église romaine, d'intense activité missionnaire, favorisée par l'expansion coloniale. Mais cette association même n'est pas sans ambiguïté ni danger. De même, en Europe, les initiatives d'éducation et d'assistance se renouvellent, mais cela se fait avec l'arrière-pensée d'une restauration des fonctions précédemment assumées, et la reconquête de ces tâches de suppléance devient, dans le contexte nouveau des États souverains, l'occasion de luttes d'influence, de rivalités, de polémiques constantes.
D'autre part, les œuvres de charité ont le plus souvent pour objet de soulager la misère et non de combattre les causes du système qui l'engendre. Les quelques tentatives pour rapprocher l'Évangile du socialisme sont éphémères, et leurs initiateurs réduits au silence. Les libéraux-démocrates de la fin du xixe s., en Europe, sont minoritaires dans une Église conservatrice qui refuse la société moderne. Le pape Pie IX, rétabli dans son autorité par les troupes françaises, résiste à toutes les forces de progrès.

L'Église romaine face au monde moderne
Condamnation et élan missionnaire
La condamnation des « erreurs modernes » dans le Syllabus (1864), la mobilisation de l'opinion catholique autour de la Question romaine (Rome doit-elle devenir la capitale de l'Italie unifiée ou doit-elle rester souveraine et propriété de la papauté ?), les crispations d'une autorité qui se sent minée aboutissent au concile Vatican I (1869-1870), qui entérine ces tendances, symbolisées par le dogme de l'infaillibilité pontificale.

Léon XIII (1878) reste intransigeant sur cette Question romaine, alors qu'il admet que la république soit, en d'autres lieux, une réalité incontournable. Il pousse même les catholiques français à se rallier au régime républicain (1890). Il publie également l’encyclique Rerum novarum (1891). Mais ces ouvertures, fort prudentes, sont commandées par un réalisme politique et non par une adhésion, quant au fond, aux situations et aux mentalités nouvelles. Ainsi, le ralliement s'explique par la peur d'une séparation de l'Église et de l'État. Le pontificat de Pie X accentue les réflexes de raideur et de défense. La crise moderniste, résolue autoritairement, rejette toute tentative d'application de nouvelles méthodes, venues d'Allemagne, pour approcher la Bible. La condamnation du Sillon, mouvement de tendance démocratique, le renforcement de la centralisation et plus tard la création de l'Index, la codification d'un nouveau droit canonique maintiennent l'Église dans son retranchement.

Après la Première Guerre mondiale (1914-1918), l’attitude de l’Église se modifie quelque peu : elle tente de dissocier ses activités missionnaires des impérialismes coloniaux. Elle invite ses membres, pour sortir de l'isolement dans lequel le christianisme est enfermé, à s'« engager » dans le monde, et c’est l'aube des mouvements d'action catholique. Les institutions universitaires d'obédience catholique ne parviennent pas à avoir prise sur les grands courants de la pensée et de la culture modernes. Sur le plan politique, le souci de l'Église de se faire reconnaître par des États qui se sont dérobés à sa tutelle l'amène à conclure des concordats avec des régimes totalitaires. Jusqu'à la mort de Pie XII, l'autoritarisme de Rome est considérable.

Le concile Vatican II
Le concile Vatican II (1962-1965) semble marquer une nouvelle étape, dont les conséquences débordent le cadre de la seule Église romaine. Son principal apport est d'avoir modifié la façon dont les catholiques définissent leur appartenance à l'Église : ils sont désormais reconnus comme formant un peuple de baptisés dans lequel chacun est appelé à remplir une fonction, si diverses que soient les fonctions. Il préconise aussi une ouverture à la pensée moderne et opère, surtout, un rapprochement avec les autres confessions chrétiennes.
En ce sens, Vatican II permet aux chrétiens (orthodoxes, protestants et catholiques) de rechercher leur unité, non pas en reniant leur passé, mais en conjuguant leurs énergies pour répondre aux enjeux décisifs de la situation planétaire présente, qu'ils soient culturels ou politiques. Peut-être contribue-t-il, en définitive, non pas à vaincre toutes les résistances, qui sont nombreuses encore, mais à préparer cette Église, qui tout au long de son histoire a cherché, de réforme en réforme, à retrouver sa vocation première, répandre la bonne nouvelle de la résurrection du Christ.

L'aggiornamento de l'Église suscite cependant nombre d'interrogations et d'inquiétudes. Ainsi se développe un intégrisme [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], qui refuse l'évolution des sociétés 

modernes, en interprétant le mal de vivre des pays industrialisés comme un témoignage de la « culture de mort » 

à l'œuvre dans le monde contemporain, et en notant que la progression des autres grandes religions, comme l'islam et le judaïsme, se réalise à travers leurs courants les plus intransigeants. 

Cette contestation de l'œuvre du concile est notamment marquée par le schisme de l’évêque 

.
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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:29

Catholicisme / Eglise catholique



Une définition du catholicisme
Catholicisme : l'Eglise catholique est la principale religion chrétienne (voir christianisme), dont le pape est le chef spirituel. Elle est dite "catholique", c'est-à-dire universelle, car elle a partout la même doctrine, "romaine" car le pape réside à Rome, au Vatican, et "apostolique", car le pape est le successeur des apôtres, l'apôtre saint Pierre étant considéré comme le premier pape.

Contrairement au protestantisme qui ramène la foi chrétienne aux seules Ecritures, l'Eglise catholique se considère comme seule héritière et dépositaire des enseignements de Jésus, transmis oralement, puis par écrit. Toute divergence avec le dogme et donc au caractère universel du catholicisme engendre une hérésie (ex : arianisme, cathares) ou schisme (Eglises orthodoxes, protestantisme).

Outre les Ecritures (Ancien et Nouveau Testaments), l'Eglise catholique est basée sur la Tradition qui est la continuité de l'action divine et sur l'Eglise qui est la seule interprète autorisée de la Vérité. Les mystères de l'incarnation du Christ, de sa mort et de sa résurrection constituent les fondements de sa doctrine.

Les sacrements, au nombre de sept ont une importance essentielle : baptême, confirmation, pénitence (confession, contrition et réparation des péchés), eucharistie, mariage, ordination, sacrement des malades (autrefois connu sous le nom d'extrême onction).

La pape est le "Primus inter pares", "l'évêque qui prime sur les autres" et "celui qui assure l'unité de l'Eglise catholique". L'infaillibilité du pape (dogme établi en 1870) est très réglementée. Elle porte sur des sujets de foi et il doit y avoir consensus ou presque unanimité parmi les évêques. Exemple : l'immaculée conception en 1858, et Assomption en 1950.


Ressources

  • Voir la page d'accueil sur le christianisme


  • Voir la page d'accueil sur la débaptisation


  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Dictionnaire des religions et des mouvements philosophiques associés et plus particulièrement les mots suivants : 


    • Apocalypse
    • Apôtre
    • Catharisme / cathare
    • Christ
    • Comput
    • Consubstantialité
    • Evangéliste 



    • Evangile
    • Jansénisme
    • Jésus
    • Liturgie
    • Pape
    • Saint-Esprit
    • Schisme 




François

  • La crosse en l'air pour le pape François. Par Oremus, 31/03/2013


  • Contre l'intervention du pape François devant le parlement de l'Union Européenne ! Alliance pour une Europe Laïque, 01/11/2014


  • A-t-on (encore) le droit d'être athée selon le bon pape François ? Extrait du livre de Paul Ariès "La face cachée du pape François"(Max Milo, mars 2016).


  • "La Face cachée du pape François". Entretien avec Paul Ariès, 01/04/2016.



Benoît XVI

  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] BenoîtXVI : portrait (très gentil) d'un pape allemand


  • Les paroles du Cardinal Ratzinger ne sont pas sans rappeler les propos des fondamentalistes musulmans, par François Perrot.


  • La controverse de Ratisbonne : ou L'imposture de Benoît XVI. Par Etienne Pion.


  • Benoît XVI : Combien de raison ?. Analyse de l'utilisation de la raison dans deux discours du pape. Par Cide.


  • Bas les masques ! A propos de la réhabilitation d’évêques intégristes par Benoît XVI. Par J.J.


  • Le Vatican met de l’eau bénite dans son vin ! A propos de la visite du pape en France en septembre 2008. Par J.J.


  • Benoît XVI et les intégristes : L'unité à vil prix. Par Michel Bellin.


  • Vatileaks : Tempête au Vatican Le cauchemar du pape. Par Michel Bellin.


  • Devinette : Pourquoi Benoît XVI a-t-il démissionné ?


  • Communiqué de presse : Benoît XVI, un éminent défenseur de l'impérialisme de la pensée catholique. Par La Libre Pensée de l'Orne, 01/03/2013.


  • La lettre de démission du pape. Par Alain, 24/03/2013.



Jean-Paul II

  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Jean-Paul II : portrait d'un pape polonais.


  • Le spectacle de Robert Hossein : "N'ayez pas peur !" sur la vie de Jean-Paul II.


  • Canonisation de Jean-Paul II : Santo subito ? ... No ! Par Jn. Agnos.



Autres textes  

  • Coupons le câble ! Il est plus que temps de réaliser le voeu de Voltaire : Écrasons l'infâme ! Par André Léo (1899).


  • Jéricho ou : vers la fin de l'imposture de l'Eglise catholique. Par Agnos.


  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L'abbé Pierre : biographie de Henri Grouès, fondateur des Compagnons d'Emmaüs.


  • La débaptisation : Ne laissez pas l'Eglise vous compter parmi ses fidèles.


  • Les évangiles, le Nouveau Testament, le canon chrétien et les textes apocryphes : Toute sélection renferme censure et manipulation. Par Claude P.


  • Lettre ouverte aux catholiques. Premières pages d'un projet de livre : Théologie catholique. Par Philippe Perrier.


  • L'Ascension : une analyse des Evangiles par Manucouture.


  • La chasse aux sorcières par l'Eglise catholique du XVe au XVIIIe siècle : texte de Georges Timmermans.


  • L'évangélisation des Amérindiens du Canada par les Jésuites : texte de Georges Timmermans.


  • L’Eglise catholique et le nazisme. Un texte de Hans.


  • Vers une recherche historique scientifique. L'histoire falsifiée par l'Eglise catholique, redécouverte grâce à l'archéologie. Par Jean Vottero.


  • Eglise catholique et pouvoir politique. Pourquoi l'Eglise catholique, qui proclame un message d'amour, dès qu'elle accède à la moindre parcelle de pouvoir "politique" ne réalise que crimes et persécutions ? Par Jean Vottero.


  • A propos de la demande le pardon de l'Eglise catholique pour les crimes commis. Par Michel.


  • Le feu au Vatican ???? Un sondage dont les résultats sont dérangeants pour l’Eglise. Par Jean-Pierre Chavaz


  • Amour sacré, amour castré. Un texte de Michel Bellin sur l'amour chrétien et pour l'Eglise catholique en particulier.


  • L’encyclique evangelium vitae : Contraception, avortement euthanasie. Par Hansi.


  • Extrait d'un manuel scolaire catholique d'économie domestique pour les femmes, publié en 1960... Par Manerg.


  • Censure : Une émission sceptique retirée sauvagement de l'antenne de la chaîne catholique KTO. Communiqué de l'historien Paul-Eric Blanrue


  • Toussaint ou l’amère victoire. A propos du livre de José Saramago, "L'Evangile selon Jésus-Christ". Par Michel Bellin.


  • La ballade des perdus. Poème à la mémoire de Piergiorgio Welby à qui l'Eglise catholique a refusé d'accorder des funérailles religieuses. Par Michel Bellin.


  • Mère Teresa, l’abbé Pierre... … et les autres ! Par Agnos.


  • Pourquoi reconnaissez-vous tous un monopole au dieu du Vatican ? Des dieux et de la guerre. Par Jacques Lavau (12/07/2009)


  • S.O.S. Prêtres : la vie volée des prêtres, leur vocation, leur sexualité, leurs désillusions. Extraits d'un ouvrage de Paul Jury, "La vie d'un prêtre", 05/01/2003.


  • Actualité de l'exorcisme et de la possession diabolique dans l’effort de prosélytisme catholique. Par Eric Timmermans, 11/04/2005.
    "Il n’est nullement étonnant de voir aujourd’hui l’Eglise catholique en pleine débâcle, tenter de revenir à ces pratiques burlesques dans l’espoir de revigorer par ce moyen son prosélytisme chancelant et d’attirer à nouveau à elle certains esprits faibles éventuellement hypnotisés ou effrayés par le barnum satanique d’inspiration ecclésiastique."


  • Le prêtre catholique : un homme sacrifié à la Tradition. Extrait de la pièce de théâtre "Le Duo des Ténèbres" de Michel Bellin, ex-prêtre, 23/05/2005.


  • Nostalgie : la carte d'identité catholique. Gral, 07/02/2009.


  • Colère, indignation, peur…. A propos de la manifestation du 17/10/2009 à Madrid contre l'avortement. Par J.J., 21/10/2009.


  • De l'Europe et du Vatican... A propos des crucifix dans les écoles publiques italiennes. Par Crab, 09/11/2009.


  • Lama sabachtani ou la fin d'un pontificat. Par Michel Bellin, 22/04/2010.


  • Athées, avant de vous marier à l'église ou de faire baptiser vos enfants : tournez sept fois vos neurones dans votre cerveau ! Par Jean-François Moizan, 27/11/2011.


  • Eros au couvent : Les perversions sexuelles dans les monastères féminins. Par Michel Bellin, 19/02/2012.


  • Irlande, les finances publiques plombées par l'Eglise. Par exhine, 26/02/2012.


  • Comment l'Eglise a su se maintenir. Par Tony, 15/03/2012.


  • Vatican, paradis fiscal sur terre. Par Exhine, 20/03/2012.


  • L'Eglise espagnole au paradis fiscal. Par Exhine, 20/03/2012.


  • "L'enseignement catholique replacé au coeur du diocèse". Par Khaldi Eddy, 30/05/2013.


  • Le cheval de Troie religieux piétine la République. Par Guy Georges, 09/06/2013.


  • Compte-rendu de lecture : "La sexualité selon Jean-Paul II" de Yves Semen. Par Foufou de Bassan, 26/11/2014.


  • Un chemin de liberté : De la religion (catholicisme) à l'athéisme. Par Thierry B., 17/03/2015.


  • Les athées vont-ils tomber de Charybde en Scylla ? Chrétienté (Église catholique). Par Guilain Delwiche, 10/08/2015.


  • Du passé faisons table rase ! (quand ça nous arrange...) Temple de la Raison ou Cathédrale d'Angoulème. Par JJB, 10/08/2015.


  • Églises : le devoir de mémoire. Par Jean-François Moizan, 17/08/2015.


  • Les catholicismes récents. Par Alexis, 18/02/2016.


  • Humour

    • Le pape à Lourdes, "Le Disneyland de la piété".
    • Sélection d'aphorismes à l'eau bénite, extraits de "Vous reprendrez bien un p’tit aphoricube ?" de Michel Bellin.
    • Pastiche : Langue de buis. Une interview choc de Mgr Martin. Par Michel Bellin.
    • A peine élu, le "Panzerkardinal" change de papamobile !
    • Devinette : Pourquoi Benoît XVI a-t-il démissionné ?




  • Revue de presse
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    • Bible
    • Christianisme
    • Cinema : "La passion du Christ", de Mel Gibson
    • Eglise catholique dans le monde
    • Eglise catholique en France
    • Eglise catholique : la nouvelle tentation réac (Marianne - 17 au 23 décembre 2005)
    • Où en sont les cathos ? (Marianne - 14 au 20 août 2004)
    • Jésus Christ
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    • Le pape Jean Paul II
    • Jean Paul II à Lourdes
    • Election du nouveau pape
    • Noël
    • Le pape Benoît XVI
    • Benoît XVI en Turquie 



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    • Discussion sur le suaire de Turin dans le "Livre d'or et de cendres" de atheisme.free.fr.
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    • "Le bon sens : Idées naturelles opposées aux idées surnaturelles" : Jean Meslier (Publié en 1772)
    • "Les livres secrets des confesseurs : D'après les traités de luxure destinés aux séminaires". Léo Taxil (Edition de la France laïque, 1901)
    • "La Bible amusante". Léo Taxil (histoireebook, 1904)
    • "La Vérité sur Lourdes". Dr Hippolyte Rouby (Impr. A. Vaubourg, 1910)
    • "Journal d'un prêtre" : Paul Jury (NRF Gallimard, 1956)
    • "Les Héritiers infidèles : Evangile et Libre Pensée". Claudius Vaultier (Editions de L'épi, 1969)
    • "Prisonnier de Dieu" : Michel Benoît (Fixot, 1992)
    • "L'Eglise catholique face au fascisme et au nazisme" Les outrages à la vérité. Henri Fabre (Ed. EPO, 1995)
    • "Le mythe de Mère Térésa" : Christophe Hitchens (Editions Dagorno, 1998)
    • "La Libre Pensée contre l'Eglise" : Christian Eyschen (Edité par C. Eyschen, 1999)
    • "Eglise, qu'as-tu fait de l'Evangile de la vie ?" : Bruno Alexandre (Éditions des Ecrivains, 2000)
    • "De la monstruosité pontificale : ou Tableau fidèle des papes". Patrick Graille et Mladen Kozul (Voltaire foundation, Oxford, 2003)
    • "Le cardinal Poupard face à l'athéisme" : Lydie Garreau (Editions L'Harmattan, 2004)
    • "L'église catholique des origines à nos jours" : Fabien Cluzel (Editions Privat, 2005)
    • "Je crois en Dieu, moi non plus" : Fred Oberson (L'Harmattan, 2006)
    • "Contre Benoît XVI - Le Vatican, ennemi des libertés" : Jocelyn Bézecourt et Gérard da Silva (Editions Syllepse, 2006)
    • "Impotens Deus, de l’angélisme chrétien à l’homophobie vaticane" : Michel Bellin (Editions L'Harmattan, 2008)
    • "L'Eglise et l'école" : Marceau Pivert (Editions Demopolis, 2010)
    • "L'Antipapisme révélé ou Les Rêves de l'Antipapiste" : Henri-Joseph Dulaurens (Les points sur les i, 2010)
    • "Thérèse d'Avila. Très sainte ou cintrée ?" Etude d'une folie très aboutie. René Pommier (Editions Kimé, 2011)
    • "Enquête sur une Sainteté contestée Pie XII : le silence de la morale" : Bruno Alexandre (Editions H&O, 2012)
    • "Pourquoi nous ne pouvons pas être chrétiens" : Et encore moins catholiques. Piergiorgio Odifreddi (Editions : La Boîte à Pandore, 2013)
    • "La face cachée du Pape François". Paul Ariès (Editions Max Milo, 2016)


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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:29

Credo : symbole de Nicée

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Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé, 
de même nature que le Père ; 
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Ecritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin. 
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; 
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen
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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:30

Les symboles de foi qu’on appelle aussi des « Credo » sont des textes qui explicitent le contenu de la foi catholique. Ils ne font pas partie du canon des écritures pourtant on leur a donné parfois une valeur apostolique. Une tradition prétend même qu’un d'eux aurait été composé par les apôtres le jour de la pentecôte.
Un symbole de foi correspond à la synthèse de la foi du croyant et de son engagement personnel dans son alliance avec Dieu. La dénomination de « Credo », en latin « Je crois », donnée à ces textes traduit bien qu’un chrétien qui récite un symbole de foi c’est d’abord un homme qui dit « Je crois ». 
Un symbole de foi est aussi l’expression de l’unité d’une communauté qui confesse la même foi. Il représente la charte de l’Eglise, ce qui mobilise ses membres et ce qui constitue les bases de l’adhésion de ceux qui veulent la rejoindre. Dans certains textes de conciles, le « Je crois » est même remplacé par un « Nous croyons ». Le credo que récite l’individu n’a de valeur que s’il est le même que celui qu’a reconnu l’Eglise.
Ce symbole de foi permet ainsi la reconnaissance entre les membres de cette communauté. Le mot symbole vient d’ailleurs du grec sumbolon qui désigne un objet coupé en deux qui constitue un signe de reconnaissance quand les porteurs peuvent faire s’ajuster les deux morceaux. Pris séparément les morceaux n’ont pas de valeur, c’est leur réunion qui leur rend une signification. 
Les situations de la vie dans lesquelles on utilise ce symbole de foi découlent naturellement de ses différentes fonctions : le baptême pour marquer l’adhésion du baptisé , la liturgie pour marquer l’unité de la communauté , les exorcismes et les persécutions pour s’affirmer face à des agresseurs , les polémiques contre les hérétiques pour rappeler les termes précis de la foi.
 
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un symbole de foi a en effet une fonction doctrinale. Il professe la même foi depuis les temps apostoliques mais il s’est précisé avec le temps. Il doit contenir l’ensemble de la foi sous la forme d’un texte bref et simple. Il est le schéma de base de la formation des catéchumènes. Le catéchisme de l’Eglise catholique est d’ailleurs construit sur le plan d’un symbole de foi. 

La liturgie romaine utilise trois formes de symbole :

  • le Symbole des apôtres.
  • le Symbole dit de Nicée-Constantinople. Du nom des deux villes ou eurent lieu les conciles de 325 ( Nicée ) et de 381 ( Constantinople ).
  • le Symbole Quicumque dit de Saint Athanase.

Si vous êtes pratiquant, vous récitez le Symbole des apôtres ou le Symbole de Nicée-Constantinople à la messe le dimanche mais vous ne savez peut-être pas que derrière quelques uns des mots de ces textes se cachent des dizaines d'années de controverses, des campagnes d'intimidation, des dépositions d'évêques. Saint Athanase, nommé évêque d'Alexandrie le 8 Juin 328, a payé de cinq exils ordonnés par cinq empereurs romains différents sa fidélité au Symbole de Nicée. Contrairement à ce qu'on peut imaginer, ces querelles n'étaient pas réservées aux théologiens de profession, aux évêques et aux conciles, elles passionnaient les foules. 
Que vous soyez croyant ou non, ces textes qui constituent le résumé de la foi des catholiques méritent qu'on se passionne pour eux.
Source :

  • Le Dieu du Salut . Histoire de Dogmes . Bernard Sesboue et Joseph Wolinski
  • La profession de foi sur le site du vatican

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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:31

Selon une tradition très ancienne, le Symbole des apôtres aurait été composé par les apôtres eux mêmes juste avant leur dispersion en l’an 36. Avant de se séparer pour aller prêcher l’évangile, l’Esprit Saint aurait inspiré à chacun d’eux un des articles du Symbole . L’attribution des articles aux apôtres varie d’un auteur à l’autre mais, comme dit Saint Thomas d’Aquin, « Cela n’a pas grande importance ».  ( Scriptum super sententiis - Commentaires du livre des sentences de Pierre Lombard). Une des attributions est la suivante :


PierreCredo in Deum, Patremi omnipotentem, Creatorem caeli et terrae.Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
AndréEt in Jesum Christum, Filium ejus unicum, Dominum nostrum.Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre sauveur,
Jacques le MajeurQui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine.Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
JeanPassus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus est.A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli,
ThomasDescendit ad inferos. ; Tertia die resurrexit a mortuis.Est descendu aux enfers, le troisième jour, est ressuscité des morts,
Jacques le MineurAscendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis.Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
PhilippeInde venturus est judicare vivos et mortuos.D’où il viendra juger les vivants et les morts,
BarthélemyCredo in Spiritum Sanctum.Je crois au Saint-Esprit,
MatthieuSanctam Ecclesiam catliolicam, Sanctorum communionem.A la sainte Eglise catholique, à la communion des saints,
SimonRemissionem peccatorum,À la rémission des péchés,
ThaddéeCarnis resurrectionem.À la résurrection de la chair,
MathiasVitam aeternam.À la vie éternelle.

Cette légende a beaucoup inspiré les artistes du moyen age, on la retrouve dans des peintures et des vitraux de différentes églises ( église de Charlieu dans le diocèse Lyon, église Saint Serge d’Angers, etc… ) . On la retrouve aussi dans le calendrier des bergers ( manuscrit de 1493 de la bibliothèque municipale d’Angers ) dont est issue l’image ci dessous :
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Sans se prononcer sur l’authenticité de la tradition ; le découpage du symbole des apôtres en 12 articles , découpage qui varie d’un auteur à l’autre, semble un peu artificiel.
Il masque la division communément admise du symbole en trois parties. Ce symbole est , en effet, considéré par les chrétiens comme le reflet de la foi des apôtres en la trinité : Père , Fils et Saint-Esprit. 
Le symbole de la foi des premiers chrétiens n’incluait d’abord pas le Saint-Esprit. Elle était symbolisée par la représentation d’un poisson ( ICHTHUS en grec ). Les lettres qui composent ce mot : I, CH, TH, U, S sont les initiales de la phrase « Jésus Christ de Dieu fils Sauveur ». Ce mot ou le dessin du poisson lui même était parfois gravé sur des anneaux que portaient certains chrétiens à l’époque. On le retrouve aussi sur les murs des catacombes de Saint Calixte à Rome. Ce symbole était un moyen discret de se reconnaître entre ceux qui partageaient la foi en Jésus-Christ, fils de Dieu.
La formule trinitaire apparaît au milieu du 2ème siècle. A cette époque l’Eglise de Rome utilisait lors du baptême le symbole de foi suivant :
« Je crois en Dieu, le Père, le Tout-Puissant,
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
Et au Saint-Esprit, la Sainte Eglise, la résurrection de la chair »

Vers 180, Saint Irénée de Lyon explique la foi dans le chapitre sur l’Unité de la foi de l’Eglise de son livre intitulé « Contre les hérésies »,
« En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi en un seul Dieu, Père tout-puissant, « qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils contiennent », et en un seul Christ Jésus, le Fils de Dieu, qui s'est incarné pour notre salut, et en l'Esprit Saint, qui a proclamé par les prophètes les « économies », la venue, la naissance du sein de la Vierge, la Passion, la résurrection d'entre les morts et l'enlèvement corporel dans les cieux du bien-aimé Christ Jésus notre Seigneur et sa parousie du haut des cieux dans la gloire du Père, pour « récapituler toutes choses » et ressusciter toute chair de tout le genre humain, afin que devant le Christ Jésus notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre Roi, selon le bon plaisir du Père invisible, « tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue » le «confesse» et qu'il rende sur tous un juste jugement, envoyant au feu éternel les « esprits du mal  » et les anges prévaricateurs et apostats, ainsi que les hommes impies, injustes, iniques et blasphémateurs, et accordant au contraire la vie, octroyant l'incorruptibilité et procurant la gloire éternelle aux justes, aux saints, à ceux qui auront gardé ses commandements et qui seront demeurés dans son amour, les uns depuis le début, les autres depuis leur conversion ».
On retrouve dans ce texte la formule trinitaire « la foi en un seul Dieu … en un seul Christ Jésus … et en l'Esprit Saint ». On y retrouve aussi une volonté de montrer l’unité de la foi dans un contexte de persécutions ou la multiplication des hérésies provoquait des dissensions entre les chrétiens. Presque tous les éléments du texte définitif du symbole des apôtres sont déjà en place.
Vers 230, Saint Hippolyte, décrit la "tradition du saint baptême" dans son livre intitulé la "Tradition apostolique". Ce livre est le premier document de recueils liturgiques, après la Didachè. Le Symbole baptismal est présenté sous forme interrogative. Ce texte est l'ancêtre direct du " Symbole des Apôtres ":
"- Crois-tu en Dieu le Père tout-puissant ?
- Je crois.
- Crois-tu au Christ-Jésus, Fils de Dieu, qui est né par le Saint-Esprit de la Vierge Marie, a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort, est ressuscité le troisième jour vivant d'entre les morts, est monté aux cieux et est assis à la droite du Père; qui viendra juger les vivants et les morts ?
- Je crois.
- Crois-tu en l'Esprit Saint dans la sainte Eglise?
- Je crois".

Chaque confession de foi est accompagnée d’une immersion baptismale. Ce Symbole est un développement du Symbole de l'Eglise de Rome, passé de la forme déclarative à la forme interrogative.
On trouve le texte définitif du symbole des apôtres pour la première fois dans le "Missale Gallicanum Vetus", missel décrivant le rite chrétien en Gaule. Il est inclus dans un sermon prononcé par Césaire d'Arles avant 543.  
Sources :

  • Histoire du symbole des apôtres

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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:31

On appelle ce symbole « Quicumque » ou « Quicumque vult » parce que c’est le début de son texte : « Quiconque » ou « Quiconque veut » en français. On l’appelle aussi le symbole de Saint Athanase même s’il n’a vraisemblablement pas été composé par lui. En effet on voit mal comment un défenseur aussi acharné du dogme de Nicée aurait pu composer son propre symbole. Ce symbole , qui aurait été composé au VI ème ou V ème siècle, lui est attribué parce qu’il est un parfait condensé de la doctrine élaborée par Saint Athanase. 

En 542 Césaire évêque d’Arles le mentionne dans un de ses sermons : « Ici commence le symbole de la foi catholique du saint évêque Athanase ».
Le premier canon du concile d’Autun ( en 670 ou 676 ) ordonne que les prêtres et les clercs sachent par cœur le symbole de Saint Athanase. C’est la première fois qu’un texte « officiel » parle de ce symbole en France.

Saint Thomas d’Aquin dans sa Somme Théologique ( vers 1270 ) nous permet de confirmer que ce symbole était reconnu par l’Eglise romaine à son époque : « S. Athanase n'avait pas composé un éclaircissement de la foi par manière de symbole, mais plutôt par manière d'enseignement doctrinal, comme on le voit à la façon dont il s'exprime. Mais parce que son exposé doctrinal contenait intégralement en peu de mots la vérité de foi, l'autorité du souverain pontife l'a fait recevoir comme règle de foi. » ( la Foi question 1 article 10 paragraphe 3 ).  

Jusqu’en 1960 , le symbole de Saint Athanase était récité à l’office de prime ( office qui avait lieu vers 7h du matin ) sauf pendant le temps de l’avent comme l’indique les « Rubriques classiques du Temps de l’Avent » de 1935. 

Puis le bréviaire romain de 1960 indique : « Le symbole de saint Athanase est dit uniquement en la fête de la très Sainte Trinité, à Prime, à la fin des psaumes avant la répétition de l’antienne. » ( Rubriques Générales du Bréviaire Romain – 203 – 26 Juillet 1960 ).

La récitation du symbole de Saint Athanase dans le rite romain ordinaire a disparu avec la suppression de l’office de prime par Vatican II. Il n'est plus récité que par les communautés qui utilisent le missel tridentin. 

Le symbole de Saint Athanase est encore utilisé par d'autres confessions chrétiennes comme les luthériens ou les arméniens. Pour en savoir plus sur son usage dans l'église arménienne cliquez ICI.
 
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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:32

Symbole de Nicée et Symbole de Césarée

Un des objectifs du concile de Nicée était de mettre d’accord les évêques sur un symbole de la foi et condamner ainsi l’hérésie arienne. Les partisans d’Arius proposèrent d’abord leur formule de foi qui fut écartée. Eusèbe de Césarée proposa alors le symbole de son église qui fut accepté. Mais le concile demanda des ajouts pour clarifier les passages trop vagues auxquels les ariens auraient pu souscrire tout en gardant leur interprétation. Dans l’esprit du concile , ces ajouts ne modifiaient en rien la foi , ils n’avaient pour but que de l’exprimer de façon plus précise.

Ainsi le « né du Père, unique engendré, c’est à dire de la substance du Père » indique que l’identité de substance entre le Père et le Fils n’est pas une information nouvelle mais une explication de ce qui a déjà été dit. On a toujours enseigné que le Fils était engendré du Père mais pas dans le sens d’une génération humaine. Il s’agit d’une génération spirituelle, sans séparation de substance comme c’est la cas lors d’une génération humaine. On peut faire un parallèle entre cette génération spirituelle et le résultat d’une activité mentale à ceci près qu’un esprit ne génère rien de subsistant et de matériel.

« Engendré non pas créé » . Un objet fabriqué par l’homme ou un être crée par l’homme ou par Dieu est , par définition , différent de celui qui l’a créé. Arius déclarait que Jésus avait été créé , il niait donc l’identité de substance entre le Fils et le Père. Le concile définit l’origine du fils comme une génération ce qui non seulement préserve l’identité de substance mais de plus est conforme au langage de l’ancien testament.

« Consubstantiel au Père » . Le terme consubstantiel deviendra le symbole du concile de Nicée. L’objectif du concile en affirmant que le Fils est de même substance que le Père était d’affirmer qu’il est Dieu comme lui. Mais ce terme « homoousios » ( consubstantiel en grec ) n’était pas issu des écritures et provoqua un scandale . Malgré une apparente accalmie et l’acceptation du symbole par le concile , acceptation obtenue sous la pression de Constantin, la querelle rebondit rapidement.

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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:32

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Le besoin de la création d’un évangile a du commencer à se faire sentir le vendredi 7 Avril 30 date à laquelle on situe avec une assez bonne probabilité la crucifixion de Jésus-Christ. Le mot évangile vient du latin ecclésiastique evangelium qui signifie « bonne nouvelle » et particulièrement « bonne nouvelle de la parole du Christ », « récit des actes et des paroles du Christ ». Une fois passé le premier choc du à sa mort, les proches de Jésus ont du commencer à avoir besoin de raconter et un peu plus tard de fixer par écrit les souvenirs qu’ils avaient gardé de lui.
Que vous soyez chrétien ou non, vous ne pouvez pas nier les conséquences gigantesques du passage sur terre de Jésus-Christ. Vous ne pouvez pas nier son influence sur la civilisation mondiale, qu’elle soit perçue comme négative ou positive. On imagine donc à quel point il a du marquer les esprits de ses contemporains. Quand on pense que deux mille ans plus tard il alimente encore de nombreuses polémiques, on voit mal comment quelqu’un qui l’a croisé à l’époque a pu rester indifférent. On peut comprendre d’autant mieux, la nécessité absolue pour ceux qui l’ont côtoyé et apprécié de raconter ce qu’ils avaient vu et entendu et de le faire partager. Justin de Naplouse, martyr chrétien mort à Rome avant 170 après Jésus-Christ, appelle même les évangiles les « mémoires des apôtres ».   

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Revenons d’abord à la méthode employée pour dater aussi précisément sa crucifixion. On connaît l’implication de Ponce Pilate, gouverneur romain de Judée de 26 à 36, dans cette mise à mort. De plus, les sources écrites sont unanimes pour dire que Jésus Christ mourut un vendredi à Jérusalem. 
« Déjà le soir était venu et comme c'était la Préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat,… » (Marc  15,42) , 
« Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat -- car ce sabbat était un grand jour -- , demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. » (Jean  19,31). 

Il n’existe qu’une divergence entre les récits des évangélistes. Marc fixe ce vendredi au jour même où les juifs mangent la pâque, le 15 du mois de nisan. 
« Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, ses disciples lui disent: "Où veux-tu que nous nous en allions préparer pour que tu manges la Pâque? » (Marc  14,12). Le dernier repas que prit Jésus avec ses disciples aurait été le repas pascal.
Selon le texte de Jean, Jésus mourut l’après midi de la veille de la fête le 14 du mois de nisan.
« Alors ils mènent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C'était le matin. Eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir manger la Pâque. » (Jean  18,28) 
Le récit de Jean est confirmé par un extrait du Talmud de Babylone ou est écrit :  « La veille de Pâques, on a pendu Yéshu (Jésus) ». (Sanhédrin 43a). Attention , ici, le verbe « pendu » sous entend « pendu à une croix ». 

A ce stade, il suffit de supposer que la gouverneur n’a pas osé crucifier trois personnes un jour de fête pour donner raison à Jean et aboutir à la date du vendredi 7 Avril 30.


Les évangiles selon Saint Matthieu, Saint Marc et Saint Luc sont qualifiés de synoptiques c’est à dire qu’ils racontent la vie de Jésus selon un point de vue comparable. On peut les lire en parallèle et rapprocher leur façon de relater un même événement. Le plan de l’évangile selon Saint Jean est différent. 
La première mention des évangiles canoniques provient d’une « Exégèses des discours du seigneur » en cinq volumes écrite par Papias évêque de Hiérapolis en Phrygie. Des passages de cet ouvrage, aujourd’hui disparu, sont cités par Eusèbe ( mort vers 340 ) , évêque de Césarée en Palestine, dans son ouvrage Histoire Ecclésiastique, III, 39,16.
Papias écrit au sujet de Saint Marc :
« Marc, qui était l'interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sans ordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par le Seigneur. Car il n'avait pas entendu ni accompagné le Seigneur ; mais plus tard, comme je l'ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignements selon les besoins, mais sans faire une synthèse des paroles du Seigneur. De la sorte, Marc n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il se souvenait. Il n'a eu en effet qu'un seul but, celui de ne rien laisser de côté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu'il écrivait »

Puis au sujet de Saint Matthieu : 
« Matthieu réunit en hébreu les logia de Jésus et chacun les interpréta comme il le put. Cet auteur se sert des témoignages apportés par les premières lettres de Jean et de Pierre. Il raconte aussi l'histoire de la femme accusée de fautes devant le Seigneur ? Ce récit figure dans l'évangile selon les Hébreux »
Les logia de Jésus sont des recueils de phrases qui auraient été prononcées par Jésus ce qui ferait de ce « Matthieu en hébreu » l’ancêtre d’un évangile. 
Saint Irénée (évêque de Lyon , mort vers 208 ) mentionne Papias dans le livre V de son ouvrage intitulé « Contre les hérésies » , ouvrage communément daté des années 180-185. Il écrit que Papias était un « homme vénérable ». Le témoignage de Papias se situerait donc entre 120 et 140 après Jésus-Christ mais il n’existe aucune certitude sur le sujet.
Eusèbe ne cite pas de passage de Papias concernant Saint Luc ou Saint Jean , on trouve la première référence à Saint Luc et à Saint Jean dans le « Contre les hérésies » de Saint Irénée. Au livre III, dans le préliminaire sur la vérité des écritures on peut lire :

« De son côté, Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait celui-ci. Puis Jean, le disciple du Seigneur, celui-là même qui avait reposé sur sa poitrine, publia lui aussi l'Évangile, tandis qu'il séjournait à Éphèse, en Asie ».
Même si le canon, c’est à dire la liste des 27 livres qui constituent le nouveau testament, n’a été déclarée officiellement par l’Eglise que tardivement, il est intéressant de constater que les quatre évangiles, elles, sont canoniques depuis la fin du deuxième siècle. Il s’est donc passé moins de 150 ans entre la crucifixion de Jésus-Christ et la canonisation du récit de sa vie et de ses paroles.


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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:33

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Dans cette rubrique je vais vous présenter au fil des semaines les grands évènements de l'année pour les chrétiens.
L'année civile commence avec l' Épiphanie. On oublie trop souvent que c'est la deuxième fête que les chrétiens ont célébrée après Pâques , avant même de fêter Noël c'est dire son importance. 
Après avoir évoqué l'histoire de la chandeleur, nous continuons avec le mercredi des cendres. Ce premier jour du Carême était une cérémonie de pénitence publique qui est devenue un appel à la conversion.
Nous poursuivons avec une présentation du carême. Certains seront étonnés qu'on puisse appeler le carême une fête. Cette étape d'un peu plus de six semaines a longtemps été vue comme une période de privation elle peut être ressentie au contraire comme un moment de liberté et de partage. C'est parce qu'elle est considérée comme une période de pénitence qu'on a eu tellement de mal à y fêter l' Annonciation . 
Actualité oblige nous ne couvrirons pas pour l'instant toutes les étapes de la semaine sainte , limitons nous à la "messe chrismale". Elle ne fait pas théoriquement partie du triduum pascal ( les trois jours qui vont de la cène à la résurrection ) mais on verra dans la page qui lui est consacrée son rapport avec l'institution de l'eucharistie par Jésus-Christ pendant la cène. Pris par le temps , parlons quand même de Pâques la fête la plus importante de la chrétienté. 

Nous avons vécu l'Ascension. D'abord fêtée en même temps que la pentecôte elle est devenue une fête à part entière. Elle est suffisamment importante pour qu'elle devienne lors du concordat de 1801 une des quatres fêtes chomées avec La Toussaint , Noel et l' Assomption.

La Pentecôte est maintenant passée et nous sommes dans le temps ordinaire.
Nous venons de vivre le dimanche de la Trinité et nous avons vécu le dimanche du Saint Sacrement, c'est décidemment un temps qui n'est pas aussi ordinaire qu'il se nomme.
Le dimanche du Saint Sacrement s'appelle aussi la fête-Dieu. Si vous vous rappelez des processions fastueuses et fleuries , vous avez sans doute du mal à croire que la fête-Dieu existe encore mais c'est pourtant vrai. 
Nous avons laissé derrière nous l' Assomption. Une fête qui a été longtemps une fête nationale et qui reste la fête la plus importante de la Vierge Marie. Une fête qui n'a aucun fondement canonique , comme quoi la piété populaire n'a pas besoin des textes officiels. 

La toussaint annonce la fin prochaine de l'année liturgique. Attention à ne pas la confondre avec le jour des morts qu'on appelle aussi la commémoration des fidèles défunts et puis n'oublions pas le gâteau de la toussaint.

L'année liturgique démarre avec le temps de l' Avent un temps de pénitence et de réflexion pour préparer la venue du Seigneur. Dans les premiers jours de l' Avent nous célébrons la fête de l' Immaculée Conception , une fête ancienne confirmée par un dogme très tardif.

Pour retrouver l'histoire de ces moments cliquez sur leur nom

  • L' Épiphanie

  • La chandeleur

  • Le mercredi des cendres

  • Le carême

  • L' Annonciation

  • La messe chrismale

  • Pâques

  • L' Ascension

  • La Pentecôte

  • La fête-Dieu

  • L' Assomption

  • La Toussaint

  • Le Jour des Morts

  • L' Avent

  • L' Immaculée Conception

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Message  Arlitto le Jeu 9 Juin - 19:33

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La liturgie catholique est le culte public institué par l'Eglise , les rites afférents à ce culte , l'organisation des cérémonies. En d'autres termes on peut dire que la liturgie est la manière de célébrer la messe.
Le mot liturgie vient de l'adjectif grec leitos "public" et du nom ergon "service" ou "oeuvre". Quitte à faire hurler les partisans de la laicité républicaine on peut dire qu'étymologiquement la liturgie est un "service public". Rassurons les , le sens a dérivé très vite jusqu'à désigner le service rituel et cultuel rendu à Dieu par la communauté.
La question liturgique fait régulièrement couler beaucoup d'encre. 

Le 7 Juillet 2007 le pape Benoit XVI publie une lettre apostolique en forme de "Motu Proprio" sur l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. On appelle cette liturgie la liturgie de Saint Pie V ou la liturgie tridentine en référénce au concile de Trente. Elle avait été régulièrement modifiée jusqu'au missel de Jean XXIII. Dans cette lettre il autorise de "célébrer le sacrifice de la messe suivant l’édition type du missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la liturgie de l’Église". Depuis 1970 c'était le texte du concile Vatican II appelé "Constitution sur la Sainte Liturgie - Sacrosanctum Concilium" signé par le pape Paul VI qui fixait les règles du déroulement de la messe. 

Avant même que cette lettre ne soit publiée on a pu trouver dans divers journaux le titre suivant : "le pape libéralise la célébration de la messe en latin". Or quand on prend le temps de lire le texte du concile Vatican II on y trouve : "L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins." ( Paragraphe 36 ). L'usage du latin n'a donc jamais été interdit dans la liturgie après la réforme de 1970 , le pape Benoit XVI n'a donc certainement pas écrit pour libéraliser cet usage puisqu'il n'a jamais été abandonné.
Fort de ce constat, je vous propose donc de commencer par une lecture des textes qui constituent les bases de la liturgie catholique actuelle. Vous pouvez accéder directement au texte de Vatican II "Constitution sur la Sainte Liturgie" en cliquant sur les armes du Vatican à droite de cette page. Pour vous en faciliter la lecture, j'ai recréé la table des matières de ce texte. Vous pouvez voir ainsi sa structure générale et en cliquant sur le chapitre qui vous intéresse accéder directement à sa lecture. Pour visualiser la table des matières cliquez sur le missel dans la colonne de droite. 
Vous pouvez aussi lire la lettre apostolique "Motu Proprio" du pape Benoit XVI sur la liturgie en cliquant ICI.
Pour entrer un peu plus dans le détail je vous invite à suivre le déroulement d'une messe en cliquant sur le bouton la messe . Retrouvez les rites de la liturgie dite de Saint Pie V au coeur du débat suite au "Motu Proprio" en cliquant sur le bouton messe tridentine




Les rites d'ouverture

La messe commence par le chant d’introit ( vient du latin introire qui signifie entrer ). Les fidèles chantent pendant que la procession formée par le célébrant et ses ministres ( c’est à dire ceux qui le servent : diacre et servants d’autel ) va de la sacristie à l’autel.
Lors d’une messe l’autel représente non seulement la table ou est célébré le repas eucharistique mais aussi la présence réelle de Jésus-Christ au milieu de l’assemblée des fidèles. Le premier geste du prêtre en arrivant à l’autel est de s’incliner devant lui et de montrer sa vénération en lui donnant un baiser. Il peut aussi l’encenser en en faisant le tour. Il marque ainsi son amour et son adoration envers Jésus-Christ.

Une fois le chant d’introit terminé, le prêtre fait le signe de la croix en disant « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Les fidèles tracent aussi le signe de la croix sur eux-mêmes. Le prêtre se tourne vers l’assemblée et la salue avec la formule suivante : « La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. » ou une des deux formes christologiques c’est à dire centrées sur le Christ : « Le seigneur soit avec vous » , « Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix ». Par cette salutation le prêtre transmet son souhait que Dieu accompagne et communique de l’enthousiasme à chaque membre de la communauté rassemblée devant lui. En retour l’assemblée transmet le même souhait au prêtre : « Et avec votre esprit ». 

La communauté commence par reconnaître ses fautes et demande à en être libérée pour ne pas souiller la célébration avec ses péchés et ses rancœurs. Elle peut ainsi avoir l’esprit suffisamment libre pour suivre avec profit la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique. Il s’agit de se purifier avant de recevoir une nourriture comme, en quelque sorte, on se lave les mains avant un repas. Cet aveu se fait par la récitation du « Confiteor » ( du latin confessio qui signifie aveu ) pendant cette partie de la messe qu’on appelle la préparation pénitentielle.
Puis le prêtre et les fidèles chantent ou récitent le Kyrie Eleison ( « Seigneur, prend pitié » en grec ), par ce chant ils acclament le seigneur et implorent sa miséricorde ( PGMR 2002 chapitre 52). Le Kyrie Eleison peut être répété plusieurs fois. Généralement on chante deux Kyrie Eleison puis deux Christe Eleison et enfin deux Kyrie. Cette répétition est interprétée par certains comme une invocation à Dieu, puis au Christ puis à l’Esprit Saint. D’autres veulent lui garder le sens d’une invocation à Jésus Christ uniquement. 

 
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Enfin on chante le Gloria , un hymne à la gloire de Dieu le père et de Jésus Christ son fils. Le Gloria est chanté ou récité chaque dimanche sauf pendant le Carême et l’Avent puisque ces deux périodes sont des temps de prière et de pénitence. Il sera quand même chanté le 8 Décembre pour la fête de l’Immaculée Conception. La liturgie orientale appelle le Gloria « la grande doxologie » par opposition à « la petite doxologie » ( Gloire au Père, au Fils , au Saint Esprit ) qui termine les psaumes.
Le prêtre appelle alors les fidèles à un moment de prière silencieuse. Il conclut ce silence par une prière à haute voix qui représente la synthèse en une prière unique de toutes les demandes de l’assemblée. On appelle cette prière la collecte , c’est la première des trois oraisons de la messe.
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