La réincarnation et le progrès

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Dim 7 Aoû - 15:57

La réincarnation et le progrès

La réincarnation et le « cycle de nécessité – Le progrès de l’homme vers la perfection : « Cette philosophie enseigne que la nature ne laisse jamais son œuvre inachevée ; si elle échoue la première fois, elle recommence. Lorsqu'elle évolue en embryon humain, son intention est que l'homme devienne parfait physiquement, intellectuellement et spirituellement. Son corps doit croître, s'user et périr ; son mental se développer, mûrir et s'équilibrer harmonieusement ; son esprit divin enfin illuminer et se confondre doucement avec l'homme intérieur. Aucun être humain ne complète son grand cycle ou son "cycle de nécessité" tant que tout n'est point réalisé. De même que les traînards, dans une course, luttent et se fatiguent dans la première partie de la course, tandis que les vainqueurs atteignent le but, de même, dans la course de l'immortalité, quelques âmes dépassent en vitesse toutes les autres et atteignent le but, tandis que des myriades de compétiteurs luttent sous le fardeau de la matière, non loin du point de départ. Quelques infortunés abandonnent et perdent toute chance de gagner le prix, d'autres enfin reviennent sur leurs pas et recommencent. La transmigration et la réincarnation sont ce que les Hindous redoutent par-dessus tout ; mais cela seulement dans d'autres planètes inférieures, jamais dans celle-ci. Il y a toutefois un moyen de l'éviter, et le Bouddha l'indique dans sa doctrine de pauvreté, la domination restrictive des sens, la parfaite indifférence pour les choses de cette terrestre vallée de larmes, le dégagement de toute passion, et les fréquents rapports avec l'Atma, la contemplation spirituelle. La cause de la réincarnation est l'ignorance de nos sens, et l'idée que, dans ce monde il y ait quelque chose de réel, autre chose qu'une existence abstraite. [...]

« Ainsi comme dans les révolutions d'une roue, les morts et les naissances se succèdent en succession régulière, dont la cause morale est l'attachement aux choses existantes, tandis que la cause instrumentale est le Karma (la puissance qui régit l'univers en lui imprimant l'activité, le mérite et le démérite). L'ardent désir de tous les êtres qui voudraient être débarrassés du souci des naissances successives est donc de trouver le moyen de détruire la cause morale... cet attachement funeste aux choses existantes ou les mauvaises aspirations... Ceux qui ont détruit en eux tous mauvais penchants, sont nommés les Arhats [les adeptes, ou rahats ; voir. Eastern monachism, p. 6]. L'affranchissement des mauvais désirs assure la possession d'un pouvoir miraculeux. A sa mort, l'Arhat ne se réincarne jamais ; il arrive invariablement au Nirvana, expression entre parenthèse mal comprise et faussement interprétée par les chrétiens, aussi bien que par les commentateurs sceptiques. Nirvana est le monde des causes, dans lequel tous les effets trompeurs ou les illusions de nos sens disparaissent. Le Nirvana est la sphère la plus élevée qu'on puisse  atteindre. [...] » – Isis dévoilée, éd. Adyar, I, II, pp. 64/65 – Isis Unveiled, I, pp. 345/6.
Une doctrine enseignée par Jésus et les Pythagoriciens : « Jésus prêcha toutes ces vertus ; et si nous devons accepter les Évangiles comme l'étalon de la vérité, le Christ était partisan de la métempsycose ou de la réincarnation, ainsi que l'étaient ces mêmes Esséniens qui, par leurs doctrines et leurs coutumes, étaient des Pythagoriciens. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, II, I, pp. 165 – Isis Unveiled, II, p. 145.
Pas de réincarnation de la monade astrale (la personnalité ou l’âme inférieure) : « Mettons maintenant devant nos lecteurs quelques fragments de cette doctrine mystérieuse de la réincarnation, si distincte de la métempsycose, que nous tenons d'une autorité en la matière. La réincarnation, c'est-à-dire, l'apparition du même individu, ou plutôt de sa monade astrale [ou personnalité] deux fois sur la même planète [c.-à-d. une même réincarnation] n'est point de règle dans la nature ; c'est une exception, comme le phénomène tératologique d'un enfant à deux têtes. Elle est précédée d'une violation des lois de l'harmonie de la nature, et elle n'arrive que lorsque celle-ci, cherchant à rétablir son équilibre rompu, rejette violemment dans la vie terrestre la monade astrale, qui a été lancée hors du cercle de nécessité, par un crime ou un accident. Ainsi, en cas d'avortement et d'enfants morts avant un certain âge, et dans ceux d'idiotisme constitutionnel et incurable, le dessein originaire de la nature de produire un être humain parfait a été interrompu. C'est pourquoi tandis que la matière grossière de chacune de ces diverses entités se désagrège dans la mort, et se perd dans le vaste domaine de l'être, l'esprit immortel et la monade astrale de l'individu, cette dernière mise en réserve pour animer un autre corps, et l'esprit pour projeter sa divine lumière sur l'organisation corporelle, devront essayer une seconde fois de réaliser le but de l'intelligence créatrice. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, I, II, p. 70 – Isis Unveiled, I, p. 351.
Réincarnation et Nirvana : « Demandez à un Bouddhiste intelligent ce qu'il pense du Nirvâna, et il répondra incontestablement comme le fit Wong-Chin-Eou, l'orateur chinois bien connu voyageant aujourd'hui en Amérique, dans une conversation qu'il eut avec nous sur le sujet de Niepang (Nirvâna). "Cet état", nous dit-il "nous le comprenons tous comme la réunion avec Dieu, coïncidant avec la perfection de l'esprit humain, par son dégagement ultime de la matière. C'est tout l'opposé de l'annihilation personnelle."

« Le Nirvâna signifie la certitude de l'immortalité personnelle dans l'Esprit, et non pas dans l'Ame, laquelle en tant qu'émanation finie, doit certainement désintégrer ses particules, composées de sensations humaines, de passions et du désir d'une existence objective quelconque, avant que l'esprit immortel de l'Ego soit complètement libéré et, désormais, certain de ne plus avoir besoin de recourir à une autre transfiguration sous quelque forme que ce soit. Et comment l'homme atteindrait-il cet état tant que l'Upâdâna, ce désir de vivre, de vivre toujours, n'a pas été effacé de l'être sensible, de l'Ahamkara [la conscience illusoire du « Je »] tout revêtu qu'il est d'un corps sublimé ? C'est "l'Upâdâna", ou le désir intense qui produit la VOLONTÉ, et c'est la volonté qui développe la force, et celle-ci donne naissance à la matière, ou l'objet ayant une forme. C'est ainsi que l'Ego désincarné, mû par ce désir immortel en lui, fournit inconsciemment les conditions de ses procréations successives dans des formes variées qui dépendront de son état mental et de son Karma, les bonnes et mauvaises actions de son existence antérieure, nommées généralement "mérites et démérites". Voilà pourquoi le "Maître" recommandait à ses mendiants de cultiver les quatre degrés de Dhyâna, le noble "Sentier des Quatre Vérités", c'est-à-dire l'acquisition graduelle de l'indifférence stoïque soit pour la vie soit pour la mort ; cet état d'auto-contemplation spirituelle pendant lequel l'homme perd complètement de vue sa double individualité physique, composée d'âme et de corps ; et par l'union avec son troisième soi supérieur et immortel, l'homme réel et céleste, se confond, pour ainsi dire, avec l'Essence Divine, d'où son propre esprit procède comme une étincelle du foyer commun. De cette manière l'Arhat, le saint mendiant peut atteindre le Nirvâna pendant qu'il est encore sur terre ; et son esprit, complètement libéré des entraves de la "sagesse psychique terrestre et diabolique", ainsi que le nomme saint Jacques, et étant de par sa propre nature omniscient et omnipotent, il peut sur cette terre, par la seule puissance de sa pensée produire les plus grands phénomènes. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, II, I, pp. 358/9 – Isis Unveiled, II, p. 320. [retour sommaire]
La loi d’évolution s'inscrit dans la même logique
« De même que l'homme, et tout autre être qui l'habite, notre planète a son évolution spirituelle et physique. Né d'une pensée idéale impalpable, dans la Volonté créatrice de Celui dont nous ne savons rien, et que nous ne faisons que faiblement concevoir dans notre imagination, ce globe devint fluide et semi spirituel, puis se condensant de plus en plus jusqu'à ce que son développement physique – la matière, démon tentateur – l'ait obligé à essayer ses propres facultés créatrices. La Matière lança un défi à l'ESPRIT, et la terre eut, aussi, sa "chute". La malédiction allégorique dont elle souffre n'est due qu'à ce qu'elle procrée au lieu de créer. Notre planète physique n'est qu'une servante ou plutôt, une bonne à tout faire, de l'esprit son maître. "Maudit soit le sol... il portera des épines et des chardons", fait-on dire aux Elohim. "Tu enfanteras dans la douleur." Les Elohim le disent aussi bien au sol qu'à la femme. Et cette malédiction durera jusqu'à ce que la plus petite particule sur la terre ait vécu sa vie, jusqu'à ce que chaque grain de poussière soit devenu, par transformation graduelle en évoluant, la partie constituante d'une "âme vivante", et jusqu'à ce que celle-ci remonte le long de l'arc cyclique, pour se dresser finalement – son propre Métatron ou Esprit Rédempteur – au pied de l'échelon supérieur des mondes spirituels, comme il l'était à la première heure de son émanation. Au-delà, c'est le grand "Abîme" – le MYSTÈRE !

« Rappelons-nous que toute cosmogonie a une trinité d'artisans qui y travaillent – Le Père, esprit ; la Mère, nature ou la matière ; et l'univers manifesté, Fils, ou résultat des deux. L'univers, de même que chaque planète qui le compose, passe par quatre âges, comme l'homme lui-même. Tous ont leur enfance, leur jeunesse, leur maturité et leur vieillesse, et ces quatre, ajoutés aux trois autres, composent encore une fois le sept sacré.
« Les chapitres d'introduction de la Genèse n'ont jamais voulu présenter même une lointaine allégorie de la création de notre terre. Ils embrassent (Ch. 1er) l'idée métaphysique d'une période indéfinie de l'éternité, dans laquelle des efforts successifs furent faits par la loi de l'évolution, pour former des univers. Cette notion est clairement présentée dans le Zohar : "Il existait d'anciens mondes qui périrent aussitôt venus à l'existence ; ils n'avaient pas de forme et on les appelait des étincelles. De même le forgeron, en battant le fer, fait voler les étincelles dans tous les sens Les étincelles sont les mondes primordiaux qui ne purent continuer leur existence parce que l'Ancien vénérable (Séphira) n'avait pas encore revêtu sa forme (de sexes opposés ou androgyne) du roi et de la reine (Séphira et Kadmon) et que le Maître ne s'était pas encore mis à l'œuvre [Idra Suta : Zohar, III, p. 292 b]." » – Isis dévoilée, éd Adyar, Vol. II, II, pp. 86-87 – Isis Unveiled, II, pp. 420-1. [retour sommaire]
Citation de quelques axiomes
Quelques axiomes tirés d’Isis dévoilée (éd . Adyar) :
• Spinoza et Bruno furent tous deux amenés à conclure qu'il faut chercher Dieu dans la nature et non pas en dehors.
• Rappelez-vous l'axiome hermétique : « En bas comme en haut ; dans le ciel comme sur la terre ».
• La nature humaine est comme la nature universelle dans son horreur du vide.
• la doctrine est contenue dans l'axiome cabalistique : « Une pierre devient une plante ; une plante devient un animal ; un animal devient un homme ; un homme un esprit et l'esprit, dieu. »
• L'homme est un microcosme ou un monde en miniature ; il porte en lui un fragment du grand Tout, dans un état chaotique.
• Un ancien adage : « Éteignez le soleil, et les étoiles brilleront ».
• Les semblables s'attirent.
• « On connaît l'arbre à ses fruits ».
• « Il n'y a qu'une lumière et qu'une obscurité », dit un proverbe Siamois. Dœmon est Deus inversus, le diable est l'ombre de Dieu, dit l'axiome cabalistique universel.
• Aux rares esprits élevés qui interrogent la nature, au lieu de prescrire des lois pour la régler ; qui ne limitent pas ses possibilités à l'imperfection de leurs propres forces ; et qui ne refusent de croire, que parce qu'ils ne savent pas, nous rappellerons cet apophtegme de Narada, l'ancien philosophe hindou : « Ne dis jamais : "Je ne sais pas ceci, par conséquent c'est faux". "Il faut étudier pour savoir, savoir pour comprendre, comprendre pour juger" ».
• « Les dogmes religieux ne servent qu'à obscurcir l'intelligence de l'homme... Le culte des Divinités, sous l'allégorie desquelles se cache le respect des lois naturelles, éloigne la vérité au profit des plus basses superstitions. » - (Vyasa-Maya) .
• Ainsi que le disent fort justement les cabalistes : « La Mort n'existe pas, et l'homme ne passe jamais au dehors de la vie universelle. Ceux que nous croyons morts vivent encore au dedans de nous, comme nous vivons en eux... Plus on vit pour ses semblables, moins on doit craindre la mort ». Et nous pourrions ajouter, que celui qui vit pour l'humanité, fait plus pour elle que celui qui meurt pour elle.
• « Oser, savoir, vouloir et se taire », sont les axiomes cardinaux du cabaliste.
• « L’alchimiste arabe Abipili, dit : "Je t'avertis, qui que tu sois, qui désires te plonger dans les parties les plus profondes de la nature ; si ce que tu cherches tu ne le trouves pas au-dedans de toi, tu ne le trouveras jamais au dehors. Si tu ne connais pas l'excellence de ta propre maison, pourquoi chercher l'excellence d'autres choses ?... HOMME, CONNAIS-TOI, TOI-MÊME, EN TOI EST CACHÉ LE TRÉSOR DES TRÉSORS." »

Les Maîtres des Sagesse gardiens de la Vérité fondamentales éternelle
« [Les Maîtres initiés] ne se font connaître qu'à ceux qui ont consacré leur existence à l'étude désintéressée de la vérité, à ceux qui ne retourneront probablement pas en arrière. »
« Dès les premières époques de l'humanité, les vérités fondamentales de tout ce qu'il nous est donné de connaître sur la terre, furent soigneusement confiées à la garde des adeptes du sanctuaire. La différence des croyances et des pratiques religieuses était purement extérieure. Ces gardiens de la révélation divine primitive qui avait résolu tous les problèmes accessibles à l'intelligence humaine, étaient liés entre eux par une franc-maçonnerie universelle de science et de philosophie : ils formaient une chaîne ininterrompue autour du globe. C'est à la philologie et à la physiologie de trouver l'extrémité du fil. Alors, on verra que l'écheveau du mystère peut être débrouillé si l'on dégage une seule boucle des systèmes religieux antiques. » – Isis dévoilée, éd Adyar, Vol. I, I, pp. 74, 96 – Isis Unveiled, I, p. 17, 37/8.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:30

Réincarnation, la croyance qui (re)monte

Des chercheurs s’interrogent sur les cas d’enfants “réincarnés”. Les thérapies visant à explorer nos vies antérieures se multiplient… Superstition, ou parade contre l’angoisse de la fin du moi ?

 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Il n’est pas plus surprenant d’être né deux fois qu’une, disait déjà Voltaire… Un sondage réalisé il y a près de dix ans révélait que un quart des Français croyaient en la réincarnation (“Les Valeurs des Français”, PUF, 1994). Un chiffre qui n’a fait qu’augmenter depuis. Pourquoi, dans un monde "moderne", cet intérêt pour l’une des plus vieilles croyances de notre planète ? La mode du bouddhisme avec son cortège de philosophies orientales ? L’expression d’un désarroi dans une société de plus en plus morcelée ? Face à un avenir moins brillant qu’on nous l’a promis, une façon de se rassurer sur le long terme ? 

Les enfants s’en souviennent
La réincarnation est un concept si éloigné de la civilisation occidentale que, pour la science, il ne s’agit que d’une "pure superstition". Pourtant, des événements laisseraient penser que, au-delà des convictions personnelles ou culturelles, il y a peut-être une part de vérité, qui sort de la bouche des enfants ! Le plus célèbre d’entre eux est sans doute l’actuel dalaï-lama. En 1936, à la mort du treizième du nom, les moines se sont rendus dans une province perdue sur les indications fournies par les augures. Ils ont rencontré un garçon qui les a immédiatement reconnus et s’est mis à parler leur langue alors que, dans son village, personne ne l’utilisait. L’enfant portait les huit distinctions physiques des grands chefs religieux et a su reconnaître les objets qui lui auraient appartenu dans sa vie précédente…

En Inde, c’est presque une tradition : entre 2 et 4 ans, un enfant commence à parler à ses parents d’une vie qu’il a menée en un autre lieu. Il est très attiré par les événements de ce passé et insiste pour retourner dans la famille où il prétend avoir vécu. Ian Stevenson, professeur de psychiatrie à l’université de Virginie et spécialiste mondial des "enfants réincarnés", a recensé quelque 14 000 cas curieux et publié des rapports d’enquête sur des centaines d’entre eux. « Un petit garçon de 4 ans habitait dans un village près de Beyrouth, raconte-t-il. Il avait réussi à donner, entre autres, le nom de sa famille précédente, une liste de soixante-dix détails exacts la concernant et… les derniers mots du défunt ! » Preuve de la réincarnation ? « Pas forcément, répond Ian Stevenson. Pour moi, même un cas aussi fort n’est pas parfait. Je préfère dire que mon travail suggère l’existence des vies antérieures plutôt qu’il ne la prouve. »

Le psychiatre a publié le résultat de trente ans de recherches sur les "marques de naissance" — la version grand public vient d’être publiée en français sous le titre Réincarnation et biologie (Dervy, 2002). Il y décrit, par exemple, le cas d’un jeune Indien né avec une malformation de la main, racontant spontanément que, au cours de sa vie précédente, une machine agricole lui avait coupé les doigts, donnant le lieu, l’époque. Une enquête a retrouvé trace de l’événement.

Des cas uniquement asiatiques ? Non. Sur Internet, Wendi, une jeune Américaine qui ne croyait pas à la réincarnation, a raconté que son fils de 3 ans avait peur des vagues. En vacances à Hawaii, il refusait de se baigner mais adorait jouer sur le sable. « Un jour, nous sommes allés sur la plage des surfeurs, a-t-elle expliqué. Il m’a dit : “Quand j’étais grand, j’ai fait du surf ici, je suis tombé dans l’eau, je me suis transformé en oiseau de Dieu et me suis envolé. Après, je suis revenu.” A partir de ce moment, il n’a plus eu peur des vagues et s’est baigné. » 

Une croyance devenue outil thérapeutique
Retrouver des bribes de vies passées aurait-il un pouvoir guérisseur ? C’est ce qu’affirment les thérapeutes qui utilisent la sophrologie ou la relaxation active pour explorer les épisodes traumatisants de nos vies antérieures. Aux Etats-Unis, la "karma thérapie" est passée au troisième rang des thérapies alternatives, après les traitements antitabac et les cures d’amaigrissement…
La pratique n’est pas nouvelle, mais elle a souvent été tournée en dérision par les médias, qui se sont gaussés du "retour à la vie" de centaines de Napoléon ou Marie-Antoinette… « Dans les milliers de cas que j’ai traités, je n’ai jamais eu Napoléon, Marie-Antoinette, ni même Cléopâtre ! explique Gilles Guattari, psychothérapeute. Ce sont des gens simples qui reviennent à la mémoire : un marchand, un soldat, un enfant, un prêtre…»

Le thérapeute a totalisé plus de huit mille séances et formé quelques dizaines de praticiens à sa propre technique "d’expansion de conscience". 
« Lorsqu’il y a guérison, les symptômes ne réapparaissent pas ailleurs et le rééquilibrage est durable, assure-t-il. Affirmer qu’ils se reproduisent ici ou là est une idée sans fondement. Mais la capacité de guérison de cette technique a de quoi déranger. » Et de raconter le cas d’Alain, journaliste. A la suite d’un grave accident de voiture, il était sous l’emprise d’une angoisse aiguë et souffrait d’une polyarthrite qui empêchait tout mouvement de ses bras. Au cours d’une séance, il se retrouve dans la peau d’un paysan du Moyen Age. Le prévôt vient lui réclamer son impôt. Pris de colère, il se révolte, le fait tomber et le tue. Condamné, il subit le supplice de la roue. « Nous avons travaillé sur cette séquence, explique Gilles Guattari. Lorsque cet homme a réussi à comprendre les liens entre le passé et le présent, l’angoisse a disparu. Et la polyarthrite aussi… »
Peut-on vraiment parler de vies passées ? « Impossible à dire, répond le psychothérapeute. Tous les psys savent qu’il peut exister une vision intérieure plus vraie que nature sans qu’il y ait jamais eu la moindre réalité physique. Ce dont on est sûr, c’est que, outre les résultats, ce processus ouvre la conscience sur une vision globale de la vie, une vision d’unification. C’est ce que l’on appelle la cohérence. Et c’est probablement l’une des qualités dont nous avons le plus besoin aujourd’hui. » 

La montée de l’individualisme
L’histoire de la réincarnation correspond à un changement majeur : la montée de l’individualisme, de la personne comme unité psychologiquement autonome, contenue dans des limites étanches et stables. Auparavant, l’individu était essentiellement perçu comme un point de convergence dans un réseau d’énergies psychiques relié verticalement aux ancêtres et horizontalement à la communauté. Il n’était qu’une manifestation d’un psychisme collectif. Avec le temps, il a acquis sa propre autonomie, sa propre identité. Processus qui s’est accéléré ces vingt dernières années. Cette poussée de l’individualisation s’accompagne d’une angoisse existentielle face à la mort, à la disparition du moi…
La résolution de cette énigme semble nous échapper. Menons-nous une ou plusieurs vies ? Tout dépend sans doute si l’on se situe dans le temps ou hors de lui. Notre plus grande part se trouve emportée par l’irrésistible fleuve chronologique. La sagesse nous suggère de ne pas trop nous en émouvoir et de contempler le spectacle, avec compassion et… humour. 

Histoire
De l’humanité
Si le terme "réincarnation" a été créé en 1857 par Allan Kardec, le fondateur du spiritisme, cette hypothèse remonte à l’aube de l’humanité. Elle traverse les religions animistes, chamaniques ou primitives sous la forme de "transmigration des âmes" : il faut mener une vie pure pour ne pas renaître dans un corps d’animal. Elle se retrouve dans diverses cultures – la "métempsycose" (animation en succession) pour les Grecs. Elle apparaît dans la plupart des religions orientales, avec des différences. Pour les bouddhistes, nous n’avons pas d’âme personnelle : le moi est une pure illusion.
Officiellement, l’islam rejette cette idée. Selon certains chefs religieux, il serait plus juste de dire qu’elle laisse le libre arbitre aux lecteurs des textes sacrés. Dans le judaïsme, les textes de la kabbale parlent du "gilgul" (transmigration) et de "teshouva" (retour), une nouvelle chance donnée par Dieu. Pour les chrétiens, la métempsycose a été condamnée en 553, au concile œcuménique de Constantinople, pour défendre l’originalité de la résurrection. 

L'avis du spécialiste
Marc de Smedt : « Croire en la réincarnation aide à lutter contre l’angoisse de la mort du moi »
Marc de Smedt, directeur du magazine Nouvelles Clés et directeur de la collection Essais clés chez Albin Michel, a publié Enquête sur la réincarnation”(Albin Michel, 2001), un ouvrage collectif.
Que vous a appris cette enquête ?
J’ai été étonné de découvrir que l’idée de réincarnation est répandue dans autant de traditions. Même pour le rabbin Adin Steinsaltz, kabbaliste de renommée mondiale, il y a possibilité de retour des âmes. Et je concède que certains cas – notamment les "enfants réincarnés" – sont troublants. Il y a là des phénomènes étranges même si l’on tente d’expliquer les "souvenirs de vies antérieures" par la génétique, ou une perception très fine. Cela dit, il faut garder les pieds sur terre.

Comment expliquer cet intérêt pour la réincarnation ?
Par la peur de se perdre dans l’inconnu, pour lutter contre la peur de la mort, notamment celle du moi. Le poids des dogmes de l’Eglise catholique a presque disparu, et le brassage des cultures donne accès aux croyances qui font partie du patrimoine de l’humanité. C’est une histoire d’ego : croire que notre moi peut se perpétuer d’une vie à l’autre est un piège pour l’ego. 
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:32

 ENQUETE SUR LA REINCARNATION
par Marc-Alain DESCAMPS
 

La croyance en la réincarnation des êtres humains divise l'humanité : deux tiers de convaincus (l'Asie et l'Afrique) et un tiers d'opposants (surtout parmi les Blancs). Mais jusqu’à récemment on n'en avait jamais discuté et l'on n'avait jamais cherché des preuves, ni pour ni contre. Il s'agissait d'une croyance collective donc d'une conviction inébranlable, tenue soigneusement hors de la science et de toute tentative de vérification. Dans le monde occidental le débat commence à peine et son étude nous réserve bien des surprises, que ce soit en Occident ou en Orient.
 
A. HISTOIRE EN OCCIDENT
 
1. La croyance initiale. Curieusement, la conviction que les êtres humains disposaient de plusieurs vies successives était présente dès les premières civilisations.
- Les Grecs. Particulièrement c'est la matrice originale de la pensée grecque. Orphée et les hymnes orphiques enseignent l'existence de la réincarnation, ainsi que Pythagore, fils d'Hermès, qui se souvenait de ses quatre existences antérieures. Empédocle d'Agrigente déclare avoir été arbuste, muet poisson de mer, oiseau, jeune homme et jeune fille (f.117) ; en se concentrant il pouvait retrouver dix à vingt vies antérieures (f.129). Hérodote attribue cette croyance aux Egyptiens : "Ce sont les Egyptiens qui ont dit les premiers que l'âme humaine est immortelle, qu'à la mort du corps elle passe successivement dans d'autres formes vivantes et qu'après avoir habité tour à tour tous les corps des animaux de la terre de la mer et de l'air, elle pénètre à nouveau dans le corps d'un homme : il faut 3.000 ans pour qu'elle accomplisse toutes ces transmigrations".
De même Platon reprend la conviction de Pythagore. C'est même une des bases de son système de pensée : sa notion fondamentale de réminiscence ne se comprend bien que par là, ainsi que celle de l'âme et de ses vies successives, telle qu'elle est exposée dans le Phédon (82) ou dans la République (X, 620) avec le témoignage d'Er le Pamphilien sur la métempsychose.
La réincarnation est enseignée jusqu’aux néoplatoniciens alexandrins avec Plotin : "l'âme pèche, se corrige, subit des châtiments dans le Hadès ou bien dans les corps par où elle passe" (Ennéade I, 1, 12). Il en sera de même pour ses disciples : Porphyre, Proclus, Jamblique …
La tradition se retrouve chez les Romains avec Virgile ou Cicéron : « Nous sommes nés dans un corps pour réparer les erreurs commises dans une vie précédente » (Hortensius) … La palingénésie, ou éternel retour, des Stoïciens implique une réincarnation mais tous ensemble dans un retour cyclique du même monde.
   - Les Gaulois et les Druides croyaient à la réincarnation, c’était même le centre et la base de leur religion, selon Jules César : « Le point essentiel de l’enseignement des Druides, c’est qu’ils ne périssent pas, mais passent après la mort d’un corps à un autre : cela leur semble particulièrement propre à exciter le courage en supprimant la peur de la mort » (Guerre des Gaules, VI, 14, an -52)
- Elle est présente dans la Bible (Dieu dit à Job qu’il donne trois ou quatre chance de vie) et très précisément dans le Talmud, le Zohar (qui parle de trois à six renaissances possibles II, 14) et la Kabbale (dont Isaac de Louria). Les Pharisiens et les Esséniens croyaient au retour des âmes des justes dans un autre corps selon l’historien juif Flavius Joseph (Guerre des Juifs, II, 162, Ier siècle).
   - Dans les Evangiles Jésus à de nombreuses occasions parle très librement de la réincarnation comme d'un fait évident et bien connu, en particulier au sujet d'Elie, qui s'est déjà réincarné sur terre : "Mais je vous dis qu'en vérité Elie est revenu et ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, comme il était écrit sur lui" (Marc 9, 13). Ceci est encore plus précis dans Mathieu (17,5, 10) "Je vous dis qu'Elie est déjà revenu. Et ils ne l'ont pas reconnu, mais ils ont agi envers lui comme ils ont voulu ... Alors les disciples comprirent qu'il leur avait parlé de Jean le Baptiste". Et il précise : « Et si vous voulez comprendre ce que je vous dis, c’est lui-même qui est cet Elie qui doit revenir » (XI, 14). Puis pour lui-même : « Qui dit-on que je suis ? » et ses disciples répondent Jean Baptiste, Elie ou l’un des prophètes revenu à la vie (Luc 9,18 Marc 8,27 Mat 16,18). Ces questions et réponses n’ont de sens que dans un milieu qui admet la réincarnation. De même pour l'aveugle-né, ses disciples lui demandent : "Maître, qui a péché, lui ou ses parents, pour être né aveugle ?" et Jésus ne s'oppose nullement à cet exemple de karma qui suppose une vie antérieure (Jean IX, 2).
- D'ailleurs les premiers chrétiens, comme les Juifs, avaient des partisans de la réincarnation. Origène (185-285), vivant à Alexandrie, était très influencé par le néoplatonisme et reprend dans le christianisme les idées de Platon et de Plotin sur la préexistence des âmes aux corps : « Chaque âme vient au monde fortifiée par les victoires de ses vies passées, ou affaiblies par leurs défaites ». Saint Grégoire de Nysse (330-395), théologien et philosophe influencé par Origène, écrit "Il y a nécessité de nature pour l'âme immortelle d'être guérie et purifiée et que si elle ne l'a pas été par sa vie terrestre, la guérison s'opère par les vies futures et suivantes". Il est en effet bien plus logique que le destin d'une âme ne se joue pas en quelques années d'une vie programmée par le milieu, la famille et l'éducation, mais qu'elle ait des possibilité d'évolution sur de nombreuses vies. De même sans la réincarnation, tout mal à la naissance devient un ineffable mystère, comme les enfants hydrocéphales ou l'aveugle-né rencontré par Jésus.
Malgré cela on attribue la condamnation de la réincarnation au Concile de Constantinople II de 553. Mais en réalité Origène étant mort depuis 300 ans, l'anathème n'a porté que sur certains chrétiens, les protoctistes tétradites, qui se référaient à lui (bien à tort) pour prétendre que les âmes, ayant été créées avant l'univers, avaient été obligées après d'entrer dans un corps humain, qu'elles gardaient leur libre-arbitre au Paradis et pouvaient en chuter. « Celui qui soutiendrait l’idée mystique de l’existence antérieure des âmes et de leurs transmigrations successives, qu’il soit damné ». Il faut ajouter que ce Concile, convoqué par l'empereur Justinien, se tint sans le pape Vigilius, mis en prison "au pain de misère et à l'eau d'angoisse" car il refusait de le présider et d'obéir à l'empereur.
Par la suite l'église romaine semble avoir été de plus en plus opposée à la réincarnation jusqu'à sa condamnation très explicite de 1993. Ainsi le courant majoritaire est devenu celui de Paul de Tarse qui, contrairement à Jésus, affirme comme une évidence qui se passe de preuve : "les hommes ne meurent qu'une fois, après quoi il y a un jugement" (Hébreux, IX,27). Mais cela est très lié à toutes les obsessions pauliniennes : dualisme, somatophobie, mépris et haine du corps et des femmes, hantise du mal ... (Descamps, Ce corps haï et adoré, Tchou, 1990). Finalement, il semble qu'actuellement l'église catholique ne puisse pas revenir sur ce point (pourtant très mineur de ses dogmes), car elle oppose la résurrection à la réincarnation de façon irréconciliable (Vernette 1996).
Les gnostiques vont perpétuer la doctrine de la réincarnation avec Valentin, Basilide et le Livre secret de Jean ou Pistis Sophia, puis avec les Cathares et les Albigeois.
- Montaigne reprend l'idée de réincarnation à partir des Métamorphoses (15) d'Ovide et écrit que Pythagore l'a emprunté aux Egyptiens et que les Gaulois y ajoutaient la notion de justice divine : les vaillants devenant lion, les voluptueux pourceaux, les lâches lièvres et les malicieux renards, jusqu'à ce que purifiés par ce châtiment ils retrouvent un corps humain (Essais, II, 11).
- Dans l'Islam il y a aussi des partisans de la réincarnation : la Naskhiya, les Druses, les Ismaëlites, bien des Soufis, comme Rumi qui écrit en 1250 qu'il a été minéral, plante et animal avant que d'être homme (Odes mystiques 4)
- Par la suite nombre de célébrités ont défendu la réincarnation : Giordano Bruno, Campanella, Henry More, Lamartine, Victor Hugo, Lessing, Goethe, Emerson, Franklin, Tolstoï ... Giordano Bruno fut brûlé par la Sainte Inquisition en l'an 1600 pour avoir écrit que l'âme transmigre de corps en corps.
2. Notre vocabulaire et la période du refus. On voit qu'il ne s'agit pas exactement de la même chose dans ces affirmations, d'où des précisions de vocabulaire. Dans la "transmigration" la même âme va animer successivement des êtres très différents. La "métempsycose"  calquée sur le terme grec, s'emploie surtout pour l'incarnation d'une âme d'homme dans un corps d'animal. C'est le terme le plus ancien (1564) et le plus utilisé pendant longtemps. On a parlé aussi de transanimation, ou de métensomatose, terme qui serait plus exact puisque c'est l'âme qui change de corps et non l'inverse.
Mais très vite tous ces termes ont pris une signification négative ou ridicule. Le dictionnaire Littré définit "métempsycose, terme de théologie païenne" et cite Voltaire "Le roman théologique de la métempsycose vient de l'Inde dont nous avons reçu beaucoup plus de fables qu'on ne croit communément ... Pour que la métempsycose pût être admise, il faudrait que quelqu'un de bonne foi se ressouvint bien positivement qu'il a été un autre homme". Voilà l'argument massue contre la possibilité de plusieurs vies, mais des dizaines de livres portent témoignage du contraire.
A part cela, le seul argument en faveur de la vie unique a consisté en Occident à le répéter constamment (comme pour mieux s'en convaincre) en faisant des proverbes d'une évidence telle qu'ils se passent de preuve : "On n'a qu'une vie. On ne meurt qu'une fois".
Pour s'en sortir, le premier pas a été d'utiliser un terme nouveau et non péjoratif. Ainsi le mot de réincarnation apparaît en 1875. Il a été créé pour substituer à la métempsycose-chatiment une conception positive de l'évolution humaine, telle qu'on la trouve chez divers auteurs de la fin du dix-neuvième siècle comme Fourier, Jean Reynaud, Pierre Leroux, George Sand ou Allan Kardek (1803-1869) : après avoir passé des formes les plus frustres aux plus évoluées des animaux, l'homme ne se réincarne plus que très exceptionnellement en animal. Désormais, on ne parlera plus que de réincarnations successives dans des vies humaines. Et va s'y ajouter la notion de causalité psychique, chaque acte se répercutant dans la vie suivante (loi du karma).
 
3. La mode des vies antérieures. Depuis 1900 les récits de vies antérieures se multiplient en Occident  et deviennent une véritable mode à partir de 1980. Aussi en 1982 aux U.S.A. un sondage Gallup révèle que 25% des Américains croient à la réincarnation. En Grande-Bretagne, de 18% en 1972, ils passent à 28% en 1982. Selon un sondage de 1990, croient à la réincarnation 24% des Français, dont 34% des catholiques pratiquants réguliers (Les Valeurs des Français, PUF 1994). Que le tiers des catholiques pratiquants réguliers (32% aussi des Polonais) croient en la réincarnation, contrairement à la doctrine officielle (et donc soient anathèmes) est à proprement parler stupéfiant et nous fait regretter de n'avoir pas le pourcentage pour le clergé catholique. Notons que les Hindous et les Bouddhistes veulent échapper aux réincarnations successives, alors que les Occidentaux n'y croient que dans l'idée de pouvoir profiter encore de la vie sur terre.
 

B. LES ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA REINCARNATION
 
Il y en a trois principaux, l'argument logique, les vérifications scientifiques, la réincarnation volontaire chez les lamas tibétains.
1. L'argument logique. Le premier et le plus décisif argument est dans la clarté logique qui s'installe dès que l'on admet la réincarnation.
L'hypothèse ne n'avoir qu'une seule vie nous plonge en plein absurde et fait de l'univers un monde d'injustice. On s'en contentait parce qu'on n'y réfléchissait pas, mais le dieu de cette religion ne peut décider d'une éternité de bonheur ou au contraire de malheur sur le fait de mourir en état de péché mortel ou bien véniel. C'est absolument jouer une éternité de souffrance ou de jouissance sur un coup de dés ou à la roulette russe. Il n'y a vraiment pas "d'égalité des chances au départ" et les milieux défavorisés seraient doublement punis. Sans insister sur son aspect sadique, on nage en plein absurde avec des enfants morts à 14, 10, 3 ans ... , plus tous les handicapés mentaux, trisomiques, débiles, autistes, aliénés, microcéphales hydrocéphales ... L'injuste double l'absurde et l'insane. Il vaut mieux croire, comme les matérialistes, qu'il n'y a pas d'âme et que tous les hommes meurent comme des chiens. La mort devient alors "la fin absurde d'une vie dénuée de sens".
Mais cet argument se détaille en de nombreux aspects : clarté, justice, libération, responsabilité, scientificité ... La réincarnation est le meilleur rempart contre le racisme, la haine de l'autre sexe, le mépris des animaux et de la nature. Comment ne pas aimer toutes les ethnies, si j'ai été successivement noir, blanc, jaune et rouge ? (Et les racistes des états du sud des USA repoussent la réincarnation à l'idée de se réincarner après dans un noir). Je suis un élément permanent de la chaîne de la vie qui évolue partout dans toute la terre. Par elle nous sommes réinsérés dans le cosmos et dans l'aventure spirituelle de la vie.  Elle nous rend notre liberté et nous responsabilise. C'est à nous à nous purifier sans cesse et à nous améliorer pour mériter une vie meilleure. Après il est possible de se réincarner volontairement à nouveau pour réaliser une mission et aider les moins évolués à s'en sortir.
La réincarnation est une position scientifique car elle va avec la causalité psychique et avec l'esprit scientifique. Pas d'effet sans cause ; chaque cause a son effet dans le monde psychologique comme dans le monde matériel. Chaque vie est causée par la précédente et engendre la suivante. Selon la théorie du karma : "Ce que tu subis, tu l'as fait dans la vie précédente et ce que tu fais, tu le subiras dans la suivante". Nul besoin d'un dieu vengeur, il suffit d'universaliser le principe de causalité. Notre vie prend soudain un sens, le monde devient logique, la notion de justice immanente est rétablie. Nous sommes devant la seule explication rationnelle des inégalités fondamentales qui existent dès la naissance et se répercutent tout au long d'un destin.
Admettre la pluralité des vies est une grande satisfaction, la vie prend un sens car l'expérience accumulée et la sagesse de la vieillesse sont vaines et inutiles si elles en peuvent pas servir dans une autre vie. Reconnaître plusieurs vies fournit "la sérénité qu'apporte une perspective plus étendue de la vie" (Henri Ford). Admettre la réincarnation est une attitude de simple bon sens, c'est l'explication la plus logique et la plus exhaustive du destin de l'homme.
 
2. Les vérifications scientifiques des souvenirs spontanés.
L'on commence à donner des preuves de la réincarnation. Les meilleures sont dans la vérification des récits des témoins, à condition de distinguer : les souvenirs spontanés d'enfants et les "souvenirs" provoqués d'adultes. Lorsque la vie précédente est récente on peut aller vérifier si les lieux sont exacts, les objets existent, les témoins se souviennent et confirment le récit. Le travail doit être fait avec bonne foi et toute la rigueur des méthodes scientifiques. La recherche la plus convaincante est, sans aucun conteste, celle de Ian Stevenson, 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation (University  Press of Virginia 1974/ Paris, Sand, 1985, puis Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures, Sand, 1994)). Ce professeur d'Université à Zurich, puis à Charlottesville (U.S.A.) a reçu une donation privée lui permettant de voyager de par le monde entier et de passer sa vie à étudier plus de 3.000 cas, en cherchant des preuves de la vérité des récits. Ce travail, fait avec conscience et dévouement, montre les difficultés d'une démonstration probante, mais aussi renouvelle complètement la recherche dans ce domaine. Effectivement ces 20 dossiers sont impressionnants par le nombre de vérifications qui ont été possibles. De plus dans 200 dossiers sur 1.600 il a trouvé des traces physiques de la vie antérieure (cicatrices, trait rouge autour du cou évoquant un étranglement, traces d'entrée et de sortie d'une balle ...). Les cas retenus ont des éléments communs : une mort difficile, parfois traumatique, qui provoque une réincarnation rapide, souvent dans la famille ou l'entourage. On comprend que ces morts violentes ( 61% sur 725 cas) facilitent la levée du barrage de l'oubli habituel.
Les souvenirs de vie antérieure apparaissent très tôt chez les enfants. Ils ne peuvent évidemment se communiquer qu'à deux ou trois ans avec l'apprentissage du langage. Souvent ces souvenirs s'effacent à l'apparition de la puberté et disparaissent complètement vers 20 ans. On commence donc à avoir une réponse à l'objection de Saint Irénée et de Voltaire sur l'absence de souvenir de sa vie précédente. Les souvenirs spontanés de la vie antérieure sont très précoces et il faut être à leur écoute sans aucune suggestion. Or, de façon somme toute très humaine, les parents sont toujours jaloux et peu favorables à ces révélations de l'existence d'autres parents. Dans la plupart des cas, ils ne les ont pas du tout entendues avant qu'elles ne s'effacent, dans d'autres ils les ont traitées par le mépris, les ont combattues et se sont efforcés eux-mêmes de les oublier. Tant que la société dans sa totalité continuera à ne pas y croire, elle détruira les preuves une à une au fur et à mesure qu'elles se présentent, en faisant taire les seuls témoins, les petits enfants.
Les recherches dans ce domaine se continuent avec Francis Story, etc. Les travaux de Stevenson ont été confirmés en 1994 par trois chercheurs indépendants Mills, Haraldsson et Jurgen.
Le cas aussi de Shanti Dévi, étudiée par un sévère Comité d'enquête nommé en novembre 1935 par Gandhi, puis une seconde fois en 1990 par Lönnerstrand, est particulièrement convainquant (Lönnerstrand 1997). Née en 1926, elle se souvenait très bien avoir été Lugdi, morte en couche l'année précédente (1902-1925). L'on voit aussi combien ces souvenirs spontanés lui causent d'ennuis à elle et à ses parents.
De nombreuses autres recherches restent à faire sur ces témoignages. Par exemple, ces récits comportent des souvenirs sur les états intermédiaires (Bardo) entre les réincarnations : Stevenson en rapporte 13, Story 7 et Schnetzler les a étudiés au second degré. Ils semblent confirmer ce que l'on disait sur les enfers, purgatoires et paradis. Mais tout le monde sait maintenant que l'on voit et rencontre ce que l'on sait ou  croit (individuellement et en plus collectivement). De plus, ces récits nous parlent de réincarnations qui n'ont jamais demandé plus de 25 ans, se sont faites assez souvent dans la proximité ou même dans le voisinage et parfois dans la parenté ou la famille proche (nouvel enfant de sa mère, sa soeur, sa belle-soeur, sa fille ou sa belle-fille ...). Il resterait aussi à  vérifier l'affirmation hindoue de "la réincarnation de groupe", comme pour les avatars, c'est toute une équipe qui essaierait de se retrouver à intervalles assez réguliers. 
3. La réincarnation volontaire chez les lamas tibétains.
Il ne faut pas croire qu'il y ait en Orient un préjugé favorable pour les vies antérieures. Il y a bien une croyance collective à la réalité de la réincarnation, mais la connaissance de ses vies antérieures est réservée aux sages et êtres réalisés qui ont seuls la force d'en supporter la révélation au moment de l'illumination. Les gens ordinaires s'en méfient. Et aux Indes, à l'opposé exact de l'Occident, il y a des thérapeutes pour faire oublier leurs vies antérieures à ceux qui s'en souviennent spontanément, car c'est celle-ci qu'ils ont à vivre sans les troubles des précédentes. Il ne faut pas gâcher leur chance toute neuve de résoudre enfin leurs problèmes en cette vie. De plus le fait de se souvenir de sa vie précédente risque d'inspirer de l'orgueil, même si cette vie n'était pas extraordinaire. Et bien des gens croient que selon les Védas ce serait un présage de mort. Aussi les parents hindous sont-ils très opposés aux révélations de leurs jeunes enfants, comme en témoignent les enquêtes de Stevenson (Prakash à cinq ans est battu et mis à tournoyer en sens inverse sur une roue de potier pour brouiller ses souvenirs,  le père de Ravi le fouettait à la moindre allusion, Stevenson, p. 42, 119). On voit d'ailleurs que ces souvenirs engendrent souvent des troubles de l'identité de l'enfant, en plus des graves difficultés familiales.
En Orient la culture des Tibétains apporte un éclairage pénétrant sur la réincarnation. Avec les travaux de vérification de Stevenson et Story, qui font qu'aucune personne de bonne foi ne peut plus nier maintenant l'existence de la réincarnation, l'étude de l'exemple tibétain fournit une seconde confirmation fulgurante.
Les tulkous tibétains. Les tulkous (sprul-ku) sont des lamas tibétains qui ont acquis le pouvoir de se réincarner sans cesse volontairement. Il existe toute une théorie officielle sur ces sujets (dont le long et difficile exposé n'a pas sa place ici) et une pratique réelle que l'on peut observer au second degré comme pour les publications occidentales.
A) Selon la théorie. Officiellement, ces lamas seraient comme les Bodhisattvas qui renoncent à se retrouver dans leur nature de Bouddha pour continuer à aider par compassion le reste de l'humanité qui n'a pas encore obtenu sa réalisation. Il existe de longues et complexes discussions théologiques sur ce qui se réincarne. Ce sur quoi le Bouddha a refusé de se prononcer en déclarant : "Si je dis qu'il y a un moi, on l'imaginera comme éternel et si je dis qu'il n'y a pas de moi, on imaginera qu'à la mort on périt complètement". Donc "cela" ne meurt pas avec le corps et n'est pas éternel ; ce qui se réincarne n'est ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Et sans doute "cela" n'est pas la même chose involontairement et volontairement. Pour l'homme ordinaire, ce qui se réincarne de façon compulsive et répétitive est l'égo peureux, illusionné et méchant (peureux car il a eu peur de la Claire Lumière mère et s'est caché dans une matrice,  illusionné par le voile de la dualité/séparativité et méchant car il est porteur d'un karma négatif qui lui impose tel type de vie). Ces trois causes sont représentées sur les mandalas des "Roues de la Vie" par le coq, le sanglier et le serpent, au centre de tout le cycle de réincarnations dans les six mondes. Au contraire pour le Tulkou, de la source de Sagesse et de Compassion émane dans le Dharmakaya un courant vital (rgyud) porteur de "mémoires" (une ou plusieurs, cinq ou même cent émanations à la fois) pour le bien de tous les êtres. Ce système aurait été inauguré au huitième siècle par Padamsambhava et ses 25 disciples. Pour plus de détails sur cet enseignement officiel et sur ses diverses doctrines, on trouvera une bonne bibliographie d'initiation dans Schnetzler, De la mort à la vie, Dervy 1995.
B. Selon l'observation. L'étude au second degré des séries de réincarnations des grands tulkous peut nous donner d'autres réponses portant sur la réalité effective.
Les techniques démonstratives de vérification des tulkous. Il en a été des Lamas dirigeants (Sakya, Panchen, Dalaï) comme des anciens Papes, des considérations de politique intérieure (chefs féodaux) ou extérieures (empereurs de Chine) ont pu perturber à différentes périodes dans les temps anciens le choix des successeurs. Depuis longtemps le système de vérification s'est assaini et il semble fonctionner efficacement. Certains Lamas peuvent avant leur mort donner des indications sur leur future réincarnation, oralement ou par écrit (zone, signe caractéristique, nom des parents ...). Pendant la grossesse de la mère la présence d'un tulkou est signalée par des rêves en clair ou symboliques. Sa naissance s'accompagne de phénomènes inhabituels (lumières, arc-en-ciel, floraisons subites, eau changée en lait ...). Assez souvent les autres Lamas donnent des précisions à la mission chargée de le retrouver  sur l'endroit où trouver l'enfant. L'enfant a pu parler et donner son ancien nom ou des indications précises, mais généralement les nouveaux parents n'y croient pas et n'en tiennent pas compte. Des épreuves sont imposées au jeune tulkou qui doit reconnaître, par exemple, ses anciens objets usuels (bol, livre, rosaire, écharpe, dorjé, cloche ...) parmi d'autres semblables, etc. Des signes physiques ou des particularités corporelles peuvent être identiques. On note aussi l'exceptionnelle sagesse et précocité de ces enfants, qui "réapprennent" avec une extraordinaire facilité et dont la rencontre est souvent fascinante.
La diffusion du phénomène des tulkous.  La réincarnation volontaire serait apparu au douzième siècle avec le Karmapa, pour se communiquer le siècle suivant au Dalaï-Lama et grâce à eux de nouvelles lignées se seraient multipliées par la suite. Des recherches plus précises restent à faire sur cette diffusion. Par exemple, le Karmapa semble entouré de quatre autres tulkous qui servent de régents pendant ses absences terrestres et d'instructeurs/éveilleurs durant son enfance et réciproquement. Par contre on arriverait à une série de 40 réincarnations pour les Nyingmapa (Tulku Thondup The Tantric tradition of the Nyingmapa, Buddhayana, Marion, 1984). Ce pouvoir semble se diffuser dans de plus en plus de branches. Et l'on peut espérer qu'il puisse être acquis un jour par un bien plus grand nombre de personnes dans tous les pays.
Les lieux de réincarnation. Jusqu'à maintenant les réincarnations se faisaient exclusivement au Tibet et dans ses zones frontalières. Selon l'étude de Franz Michael, il n'y a jamais accaparement des tulkous par l'aristocratie ou la classe aisée, la grande majorité provient des paysans (sur les 14 Dalaï-Lamas, deux étaient d'origine aristocratique).
Avec la diffusion des Tibétains de par le monde, des tulkous occidentaux sont évidemment apparus. 1) Sangje Nyenpa meurt en 1962 et indique le nom (Ossian Maclise), la date et la région du Massachusetts, U.S.A. La nonne partie à sa recherche des parents, les suit aux Indes, au Népal et retrouve Ossian à sept ans dans un monastère bouddhiste. 2) Lama Yeshé Gélugpa s'est réincarné en lama Osel un jeune espagnol. 3) Kalou mort le 10 mai 1989 s'est réincarné en France dans son petit-neveu, Yangsi, né le 17 septembre 1990. (Vicki Mackensie Reborn in West, London, Bloomsbury, 1995 ajoute quatre autres cas dont deux Français). La réincarnation d'un Tulkou dans une femme vient d'avoir lieu.
La durée des intervalles entre les réincarnations. Une des questions les plus souvent posée est :"Combien de temps met-on pour se réincarner ?" Bien des réponses ont été données : 8.000 ans selon les théosophes, 1.000 ans pour Platon, 4 à 6 mois selon Drouot (p.194), 9 mois pour les Jaïns, instantanément pour les Druses, etc.  Dans les cas étudiés par Stevenson, la durée effective semble varier selon les cultures : 48 mois pour les Tlingit, 21 en Birmanie, 18 au Sri Lanka, 16 en Thaïlande, 16 aux Indes, 9 en Turquie et 6 mois au Liban.
Selon la théorie, la question est tellement compliquée pour les tulkous, qu'elle finit par ne plus avoir de sens. Nous indiquons l'intervalle qui sépare une mort d'une nouvelle naissance. Il suffirait d'enlever neuf mois pour avoir le temps intermédiaire, mais cela suppose une réincarnation à la conception. Or selon la théorie, un lama peut se réincarner n'importe quand pendant ces neuf mois, ou seulement à l'instant de la naissance ou même bien plus tard dans le corps d'un enfant de 5 ou 9 ans. Certains pourraient même se réincarner pendant leur vie et exister dans deux (un vieillard et un bébé) ou plusieurs corps humains à la fois (tulkous par anticipation ou par bénédiction).
 Selon les tulkous, la durée minimum pour se réincarner semble être habituellement de 49 jours, et cela peut demander jusqu'à 18 mois pour le Dalaï-Lama et à 2, 4 ou 13 ans pour le Karmapa. Dans les lignées Nygmapa (Dudjöm et Khyentsé), Karguyapa (Bokar, Pawo et Kalou, le quatorzième Kalou 1904/5-10/5/1989 s'est réincarné en Puntsok Ratak né le 17/9/1990 soit 16 mois après, ce qui fait 7 mois d'intervalle entre deux incarnations), les Sakyapa, Droukpa 12° ...
C. LA MODE OCCIDENTALE DE LA REINCARNATION

1. Les récits provoqués. A coté des travaux sérieux de vérification scientifique des dires spontanés, se situent les récits provoqués d'adultes. Ce sont eux qui sont l'objet d'une mode où l'on rencontre un mélange hétéroclite formé du meilleur et du pire. Des adultes, qui peuvent se les payer, utilisent des méthodes dites de "régression dans les vies antérieures". Elles sont fort diverses : l'hypnose, la transe, l'hyperventilation, l'isolation sensorielle, la synchronisation hémisphérique, le tambour chamanique ou les musiques planantes, des drogues, la relaxation, les suggestions individuelles ou de groupe ... De façon volontaire ou involontaire, elles sont toutes directives et très suggestives, car elles proviennent pour la plupart de l'hypnose. Ce nouveau métier, étant valorisant et sans formation réglementée, a trouvé une place de choix dans le nouveau "supermarché du spirituel" qui a succédé à l'écroulement des religions traditionnelles. Cela semble avoir commencé avec l'espagnol Colavida en 1887, puis avec le colonel de Rochas qui en magnétisant Joséphine en 1904, lui fait retrouver sa vie d'artilleur à Besançon et rend compte de 19 autres cas dans son livre de 1911. En 1920 ce sera l'action considérable d' Edgar Cayce.
2. L'étude au second degré. L'ensemble de tous ces récits constitue maintenant une matière d'étude scientifique sous le nom d'A.S.V.A. (Allégation de souvenir de vie antérieure). Et dans un travail d'étude au second degré, on peut leur appliquer toutes les méthodes scientifiques d'analyse statistique, d'analyse de contenu, d'analyse du discours, etc. C'est un fort long travail qui commence à peine, en voici simplement quelques exemples possibles à partir des premiers livres parus.
- De 1893 à 1900 le cas d'Hélène Smith a été décrit par Théodore Flournoy, psychiatre et professeur de psychologie à l'Université de Genève. Son livre vient d'être étudié par une linguiste Marina Yaguello et une psychanalyste Mireille Cifali (Flournoy, Des Indes à la planète Mars, Seuil, 1983). Hélène Smith (1861-1929), jeune vendeuse de magasin de Genève, s'initie au spiritisme, visite la planète Mars, parle le martien, l'ultramartien et l'uranien, puis découvre qu'elle a été en 1395 Simandini la onzième femme et l'épouse préférée de Sivouka Nayaka, prince hindou du Kanara, avant d'être brûlée vivante sur son bûcher funéraire, et ensuite elle a été la reine de France Marie-Antoinette, aimée par Cagliostro. Pour Marie-Antoinette, malgré sa prudence, les erreurs se multiplient (elle parle de mètre et passe en prison la soirée de Noël 1792 avec son amie la Princesse de Lamballe, morte aux massacres de septembre !) et leurs écritures ne se ressemblent pas. Pour l'Inde, elle dit quelques mots de sanskrit, au lieu du kannada la langue dravidienne du sud, plus quelques détails qu'elle emprunte à deux livres d'un ami spirite qui avait appris le sanskrit. Son  langage martien n'est fait que de l'invention de quelques mots avec la grammaire et la syntaxe exactes du français, selon l'erreur classique de tous les glossolaleurs amateurs. Mais bien entendu tout ceci n'est jamais l'oeuvre d'un mensonge et d'une tromperie délibérée, elle est d'une totale bonne foi et, abusée par son inconscient, elle est stupéfaite par tout ce qu'elle dit et fait.
- Née en 1907 à Londres, Joan Grant a réussi à 29 ans, en 1936, à revivre volontairement 115 épisodes de ses sept vies antérieures, quatre d'hommes et trois de femmes et à pouvoir les dicter à une secrétaire. Elle a été Sekita, fille du Pharaon de la première dynastie, soumise à sept ordalies. Deux mille ans avant notre ère, une chef indienne Peau-Rouge à la plume écarlate égale des guerriers hommes. Ra-ab Hotep, nomarque de l'Oryx, à la onzième dynastie mille ans après Sekita. Une femme égyptienne contemporaine de Ramsès II. Lucina, disciple d'un philosophe grec de la fin du second siècle avant notre ère, qui convainct son maître et tuteur de son erreur fondamentale sur l'immortalité de l'âme. Au douzième siècle un seigneur tué en joute d'un coup de poignard dans l'oeil droit. Puis Carola de Ludovici (1510-1537) près de Pérouse, joueuse de luth. Plus, deux morts par piqûres de serpent et une en se rompant le cou en plongeant, brûlée vive pour avoir proclamée sa foi, deux suicides par colère ou par dépit amoureux d'une Romaine de 40 ans ... Après elle a pu de même voir les vies antérieures des gens qu'elle soignait. (Joan Grant et Denys Kelsey, Nos vies antérieures,(1967),  J'ai lu, 1971). Certains psychiatres pourront y diagnostiquer un syndrome de mégalomanie (rêverie des grandeurs), compensant un masochisme de base.
Deux livres célèbres vont entre autres contribuer à lancer l'idée de vie antérieure.
- Le 29 novembre 1952 au Colorado USA, Morey Berstein hypnotise par jeu Ruth Simmons la femme de son ami : elle raconte sa vie comme Bridey Murphy née en 1798 à Cork en Irlande et morte en 1864 à Belfast. Tous les Américains d'origine irlandaise sont conquis, malgré une violente polémique entre deux journaux américains.
- En mars 1962 le psychiatre anglais Guirdham reçoit une jeune femme qui lui raconte sa vie de Puérilla, paysanne cathare du Languedoc, mariée à Roger de Mazerolles, mort sous les tortures de l'Inquisition, et brûlée sur le bûcher. Selon elle, le psychiatre serait la réincarnation de Mazerolles, et ils partent ensemble tout vérifier en Occitanie. Le livre de 1970 ravit les Anglais.
La mode est désormais lancée et les méthodes de régression dans les vies antérieures se multiplient aux USA et dans tout l'Europe. 
3. Les remarques. Sur cette abondante production quelques remarques.
1). La gloriole. Le plus souvent il s'agit de vies prestigieuses. Pour une femme, les vies antérieures qui ont le plus de succès sont celles de Cléopatre, sinon une soeur d'un Pharaon, la Reine de Saba ou au moins une Princesse Cathare (ou Hawaïenne pour les Américaines) ... Pour un homme en dehors des Cathares, des Esséniens et des Atlantes, il y a le choix de tous les Grands Initiés ... Or il y a deux siècles la France (comme d'ailleurs l'Egypte) était composée de 95% de paysans et de paysannes et l'on ne rencontre pas de ces vies humbles et ordinaires. Soit qu'on ne s'en souvient pas parce que justement il n'y a rien à en dire, soit ces récits proviennent du narcissisme ou orgueil de l'égo.
2). L'invérifiable. A la différence des souvenirs spontanés d'enfants retenus par Stevenson, tous ces récits provoqués d'adultes sont très vagues et pauvres en détails, surtout en éléments vérifiables. Les Américaines, qui revivent des vies de Princesses Hawaïennes ou Tahitiennes, sont même incapables d'inventer de véritables noms maoris (Fioré, Nous avons tous déjà vécu, Laffont, 1979). Finalement, l'analyse des récits montre qu'ils correspondent bien au niveau général de culture de celui qui les fait : naïf, frustre, au courant, ou bien très documenté.
    Ainsi certains écrivains, spécialisés dans ces types de livres à succès sur leurs vies antérieures ou la lecture de la mémoire akhashique, produisent des "romans" tout à fait vraisemblables. Que ce soit sur les Cathares, les Esséniens, l'île de Pâques, Louis XVII, la bête du Gévaudan, les Templiers, les anciens Tibétains, Sumériens ou Egyptiens, etc. il n'y a pas d'erreur grossière, ils se sont parfaitement documentés et l'on voit qu'ils sont au courant des derniers articles parus sur ces sujets dans les revues spécialisées. Mais rien de plus. On attend toujours la révélation d'une nouvelle découverte, d'une future trouvaille archéologique, d'un détail vérifiable encore inconnu. Hélas, jamais rien de plus que ce que l'on sait déjà. Ce n'est quand même pas difficile quand on est un voyant et qu'on lit à livre ouvert dans la mémoire akhashique de l'humanité d'être plus fort et plus précis que ces pauvres savants et scientifiques.
Par contre, nous sommes persuadé malgré tout que l'on finira bien par trouver un jour dans ces "souvenirs provoqués d'adultes" des témoignages valables qui pourront faire l'objet de vérifications scientifiques universellement acceptables, alors que le livre de Mary Bernstein sur Bridey Murphy a été très contre versé.
3). La conviction. Dans ce domaine la sincérité des sujets est totale et évidente. Il n'y aucun mensonge ou tromperie consciente. Ils témoignent tous avec la plus absolue sincérité de ce qui leur est arrivé, sans l'avoir cherché et dont ils sont les premiers surpris. Certains arrivent même avec toute l'assurance et la véhémence de Jeanne d'Arc ayant reçu mission de Monseigneur Saint Michel, chef des milices célestes, de bouter l'Anglais hors de France.
    Par contre on est surpris de voir leur ignorance de ce qu'est l'inconscient, exploré par Freud et les psychanalystes depuis un siècle, ou les fantasmes et le mécanisme de la projection.
    La question de la conviction est inversement proportionnelle au nombre de "souvenir" de vies antérieures. La conviction est absolue et totale lorsqu'on a fait qu'un seul essai et retrouvé qu'un fragment d'une seule vie. Elle se continue jusqu'à environ trois vies. Au delà, elle décroît au fur et à mesure des expériences. Bien des personnes qui ont revécu des dizaines et des dizaines de vies antérieures ne sont plus sûres du tout d'avoir vraiment vécu toutes ces vies, tout en reconnaissant qu'elles portent ces images et ces désirs en elles. Un peu comme les acteurs. Un acteur comme Johnny Weismuller, qui n'a joué que le rôle de Tarzan, a fini par se prendre vraiment pour Tarzan, alors que Fernandel, qui a fait des centaines de rôles, est toujours resté lui-même, Fernandel.
4. La nature du souvenir : régression ou rêve-éveillé.  Alors de quelle nature est ce "souvenir" d'une vie antérieure ? Ce qui est certain est que, grâce à des techniques diverses, il est relativement facile de provoquer l'irruption d'une bouffée d'images. C'est un revécu hallucinatoire d'une partie connue de sa vie, d'un épisode oublié, de sa naissance, de sa vie utérine et enfin de vies antérieures. Les psychiatres pourront parler d'hallucination, de délire ou d'onirisme diurne, mais la différence est grande avec ces récits d'ASVA qui, eux, ne sont pas pathogènes.
En dehors des rêveries diurnes ou des fantasmes le seul élément comparable est le "rêve-éveillé". Selon la découverte de Robert Desoille, il est possible d'entrer dans un rêve hors du sommeil et on l'utilise couramment dans le cadre d'une psychothérapie analytique. Mais il y a bien des degrés de rêve-éveillé, depuis un simple exercice scolaire d'imagination jusqu'à l'état de rêve ou de songe. Un vrai rêve-éveillé est comme un rêve : on ne sait plus qu'on rêve, on ne dirige plus les images qui s'enchaînent toutes seules, imprévisibles et inarétables. C'est ce critère qu'a retrouvé Joan Grant pour ses visions de vies antérieures : "une scène dotée de sa propre réalité objective... Si je ne pouvais rien changer à la scène, malgré tous mes efforts, alors j'acceptais sa validité ... Parfois terrifiant, l'effet pouvait même aller jusqu'à la douleur physique". Donc, à mon avis, le vrai rêve-éveillé est aussi extérieur que ces revécus. Et l'on en fait des centaines lors d'une cure analytique.
    Malheureusement a été vulgarisé un autre type de rêve-éveillé, dit "rêve éveillé dirigé", simple exercice volontaire d'imagination à deux, soumis au moi conscient, sans production objective spontanée. Et ces exercices de rêve éveillé dirigé n'ont pas du tout la même conviction de réalité que les revécus de naissance (par le rebirth ou autre) ou de vies antérieures. Aussi les régresseurs professionnels peuvent protester de la différence. Par contre les vrais rêve-éveillés, spontanés et non-dirigés, me paraissent donner la même conviction de réalité. Toute la différence va être dans ce qu'on en fait lors d'une psychanalyse.
5. La valeur psychothérapique. La question est posée de savoir quelle peut être la valeur psychothérapique de ces régressions dans les vies antérieures, puisqu'il s'est constitué aux USA une Association for Past Life Research and Therapy de plus de mille membres. Si l'on en croit le témoignage de bien des personnes, la réponse est indubitablement positive : elles en sont très contentes, cela leur a fait le plus grand bien et a même résolu leur problème.
Les psychanalystes y sont très opposés et ont parlé de complicité de délire. Jean Herbert n'en était pas partisan et disait : "vous avez assez de mal à résoudre vos problèmes de cette vie, sans vous encombrer des problèmes des autres vies" et il reprenait cette parole d'un sage hindou : "Le souvenir d'une vie antérieure a autant d'importance dans cette vie que l'empreinte du sabot d'une vache, mais certains en font un océan de douleur où ils se noient". (Une formulation proche se trouve d'ailleurs dans le Yoga Vâshistha).
Lorsqu'on étudie, au second degré, des publications sur les "thérapies par les vies antérieures", on s'aperçoit de la différence avec la psychanalyse. La psychanalyse fait un travail profond, au long cours, et travaille sur une structure. Les autres s'attachent au symptôme et disent avoir réparé l'effet d'un traumatisme. Par exemple, très souvent revient chez des femmes la peur gênante et irraisonnée des serpents et l'on retrouve chaque fois une vie précédente où elle est morte mordue par un serpent (bataille de Sekita contre un cobra  gigantesque dans une fosse pleine de vipères, in Grant p. 15 / Aztèque de 15 ans terrorisée par des prêtres serrant des serpents venimeux entre les dents, in Fioré p. 17). Et voilà pourquoi la fille dans cette vie a peur des serpents ! d'ailleurs après ce rappel elle n'en a plus peur, assure l'auteur. Le psychanalyste lui, au contraire, va travailler patiemment sur une structure phobique, sans s'occuper si la phobie est dite porter sur les souris, les serpents, les araignées, les espaces clos ou la musique de Malher, etc.
Il n'y a donc pas d'entente possible. Le problème avec les régresseurs est toujours très simple, il faut retrouver l'effet produit par une vie antérieure traumatisante et après tout est guéri. Cependant l'on peut avoir besoin parfois de retrouver plusieurs vies antérieures (voire plusieurs dizaines de vies antérieures), mais pour chacune le mécanisme reste le même. Pour un psychanalyste le procédé reste scandaleux, car il s'agit de projeter dans une autre vie un des problèmes de cette vie pour n'avoir pas à le reconnaître, l'affronter et le résoudre. Connaissant le problème actuel, un psychanalyste peut prédire quelle va être la vie antérieure (retrouvée ou inventée). Par exemple, Patricia vient parce qu'elle n'a jamais fait l'amour avec son mari qu'elle connaît depuis onze ans, et traitée par hypnose elle découvre (évidemment) que dans une vie antérieure son mari actuel était son frère aîné incestueux (Fioré p.151). Ou bien une femme vient pour savoir si elle doit divorcer car elle n'a plus aucune envie de faire l'amour avec son mari, et découvrant que dans sa vie antérieure il était son père, elle divorce puisqu'elle ne peut plus coucher avec son père. Des constructions de ce type, on en rencontre bien une dizaine durant une seule cure analytique, mais on les nomme des fantasmes et on ne les confond pas avec la réalité. Alors il est possible de s'en libérer et de travailler sur les structures masochistes, sadiques, oedipiennes, du complexe de castration, des fantasmes de persécution qui correspondent à chacun de ces récits de vie antérieure. Certains ont parlé "d'opérations-mensonges" car inconsciemment le sujet produit une fabulation compensatrice et le régresseur se fait complice de l'interprétation narcissique.
Les défauts de ces méthodes très suggestives (volontairement ou involontairement) commencent à être de plus en plus dénoncés. (sur les publications d'Helen Wambach, lire Jonathan Venn 1986 et James G. Matlock 1990). Ecoutons l'avis d'un expert en la matière, Ian Stevenson : "C'est une exploitation éhontée de l'idée de réincarnation. Les patients s'auto-illusionnent en toute crédulité et bâtissent des récits de vies antérieures qu'une simple lecture critique suffit à démontrer faux". Et Jean-Louis Siémons Revivre nos vies antérieures, Albin Michel 1984 écrit : ce sont "des inventions de la psyché soumise à la question ... Pris isolément chaque cas peut impressionner ; comparés entre eux, ils révèlent des mécanismes psychologique qui ne trompent pas". Inutile de s'inventer 6 vies où l'on a été tué d’un coup sur la tête pour se guérir d’un mal de tête.
 Dans ce milieu des régresseurs le meilleur y côtoie le pire.  Il ne faut pas confondre l'utilisation de l'hypnose, celle de l'auto-hypnose ou celle dite du "lying", etc. Par exemple, les récits d'ASVA que publie Denise Desjardins (La mémoire des vies antérieures, La Table ronde, 1980) semblent faits pour la thérapie, obtenus difficilement et lentement après de longs et pénibles efforts, avec un désintérêt des vérifications possibles de la réalité de ces vies et l'absence de vie illustre comme elle le note elle-même (p.39). Depuis qu'on a commencé à s'en moquer de toute part, le pourcentage des vies glorieuses semble nettement diminuer.
Il faut aussi remarquer le déni de liberté et de responsabilité. Chaque sujet décide ce qu'il va faire de son ASVA dans sa vie présente (décider de divorcer de son mari qui a été son père avant ou de continuer à aimer son mari qui l'aurait violé dans une vie antérieure), mais elle refuse de reconnaître que c'est elle qui décide, estimant que la décision s'impose avec évidence. L'ASVA joue alors un rôle d'aveuglement. La cécité psychique est telle que l'on ne voit plus sa vie présente.
Souvent on projette dans le passé des éléments de sa vie présente ou des composantes de sa personnalité. A partir d'Assagioli on a beaucoup étudié les subpersonnalités et les prises de rôles dans le psychodrame, le théâtre, les jeux de rôles, etc. Par exemple, une personne avait des difficultés dans sa vie à se respecter elle-même et à se prendre au sérieux, il lui fallait régulièrement "faire le singe" et démolir ce qu'elle venait péniblement de réaliser. Lors d'une "régression dans les vies antérieures", elle revit, évidemment, une vie de singe. Forte de quoi, elle va s'autoriser à faire encore plus souvent le singe dans sa vie actuelle (heureusement qu’elle n'a pas eu une vie de pourceau, de tigre ou de vampire).
Dans ce domaine des effets psychothérapiques des ASVA nous sommes d'accord avec les positions de Jean-Pierre Schnetzler (De la mort à la vie, Dervy, 1995) : "A priori il ne semble pas indispensable de rechercher la trace d'une vie antérieure là où la compréhension du sens des symptômes actuels est suffisante" (p.186). Par contre l'efficacité des "thérapies par les vies antérieures" ne prouve pas forcément la réalité de ces fantasmes d'ASVA : "Les bons résultats thérapeutiques peuvent s'expliquer par de nombreux facteurs : la qualité du rapport personnel au thérapeute, la relaxation, l'effet de suggestion, la décharge émotionnelle, la satisfaction de trouver une explication à ses conflits qui soit située à une distance sécurisante de la vie présente, ce qui facilite l'abord du conflit, mais aussi à une proximité significative suffisante, ce qui permet une compréhension valable" (p.189). A mon avis, le principal intérêt de cette "régression" est de déculpabiliser le sujet en projetant la cause dans le passé, comme dans un désenvoutement africain on projette la cause sur un esprit ou un sort.
6. Les vies futures. Patrick Drouot a revécu la vie d'une prêtresse celte Govenka menant son peuple vers la France il y a 4.000 ans, puis d'un moine du XIème siècle pendant la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant. Puis il en fait revivre à plus de 1.500 personnes pendant plus de dix ans. Sa formation scientifique et sa fréquentation du transpersonnel l'ont amené à beaucoup réfléchir. Et dans son second livre (Des  vies antérieures aux vies futures, réincarnation et immortalité, éd. du Rocher, 1989) sa "position s'est nuancée". Ces souvenirs, écrit-il, "sont en fait un patchwork de différents matériaux : d'une part des traces mémorielles d'événements qui se sont effectivement produits, de l'autre des tentatives de l'inconscient pour résoudre ses conflits internes à un niveau symbolique archétypal, comme il le fait dans les rêves"(p.55). Quel progrès ! Nous sommes d'accord, c'est à peu près ce que nous entendons par fantasme.
De plus en 1984 il a fait avec Hélène Wambach une progression vers le futur comme elle l'avait fait faire à 2730 personnes avant lui. Vers le passé, il est relativement facile de ne pas se tromper et de redire, totalement inconsciemment, ce que nous en savons déjà. Mais vers le futur c'est totalement impossible, car il n'existe pas encore et l'on ne peut que prolonger le présent comme les pauvres futurologues ou dire des paroles obscures, équivoques ou incompréhensibles comme l'Apocalypse et Nostradamus. Effectivement,  ce que Patrick Drouot a vu en 1984 ne s'est toujours pas réalisé en 1996. En 1986 des murailles d'eau sur les côtes du Pérou et l'éruption du volcan californien Saint-Helen, en 1988 des murailles d'eau de cent mètres au Japon et aux Philippines, des grèves et des manifestations d'étudiants en France (là, il ne risquait pas de se tromper !), des mouvements de chars au Moyen-Orient et des bruits de bottes à l'Est, en 1990 le climat de la Terre change, la garde nationale charge dans les quartiers misérables de New York et des villes du Sud, des récoltes très mauvaises en France depuis deux ans, des centaines de chars en marche dans la neige vers l'Ouest, en 1992 les éruptions de volcans sous-marins, la fonte des glaces polaires, 20 kilomètres de côtes immergées, la guerre Syrie-Israël, en 1994 la Californie sous les eaux, New York vide aux deux tiers, le volcan d'Auvergne Puits Marie en éruption, la mort de Patrick Drouot en 1995, sa réincarnation en 2047 et en 2050 pour les survivants une civilisation pastorale de télépathes, ... Et Wambach conclut en 1984 "c'est conforme à ce que m'ont dit 95% des 2730 progressions, en l'an 2.000 il ne restera plus que 4% de la population mondiale" ( !?!). Patrick Drouot conclût prudemment : le potentiel de menaces a été dissipé par un éveil de la conscience planétaire ...
Dans tous les cas nous déconseillons de tenter des progressions dans les vies futures, qui sont beaucoup moins gratifiantes que des régressions dans les vies antérieures. De Rochas avait eu exactement les mêmes déboires en 1911, sans que cela suffise pour convaincre qu'on ne peut pas voir un futur qui n'existe pas !
 
CONCLUSION
 
La mode actuelle de la réincarnation en Occident ne lui rend pas un bon service. Pour le moment ces abus commerciaux font un tort considérable à la réincarnation, qui n'en avait pas besoin pour être difficilement admise des scientifiques. Il vaudrait mieux rester dubitatif dans tous les cas des souvenirs provoqués d'adultes tant qu'on a pas de preuves de cette vie antérieure, et ne parler que d'un "vécu régressif", ou d'un type particulier de rêve-éveillé.
Par contre les abus actuels n'entachent pas les trois arguments principaux de la valeur explicative, des vérifications scientifiques et de la possibilité de se réincarner volontairement. La réincarnation a de plus une grande valeur heuristique, elle devient un moteur de la recherche scientifique en nous sortant d'un préjugé séculaire. Elle est aussi une chance de l'humanité en lui ouvrant un espoir vers une vie meilleure et en redonnant un sens à l'univers.
    
Références
 
Alexander Jacques, Les énigmes de la survivance, Bruxelles, Marabout, 1972
Descamps, Marc-Alain, Qui meurt et qui naît ?, Question de, n° 71, Albin Michel
Fioré, Nous avons tous déjà vécu, Laffont, 1979
Flournoy, Des Indes à la planète Mars, Seuil, 1983
Grant et Kelsey, Nos vies antérieures, J'ai lu, (1967), 1971
Guirdham, Arthur, Les Cathares et la réincarnation, Payot 1971
Head et Cranston, Le livre de la réincarnation, Christian de Bartillat, 1991
Kasterbaum Robert, La réincarnation est-elle possible ?  Pocket, L'âge d'être, 1990
Lônnerstrand Sture, Shanti Dévi, l'enfant réincarnée, Robert Laffont, 1997
Morey Berstein, A la recherche de Bridey Murphy, Laffont, 1956
Newton Michael, Un autre corps pour mon âme,  éd. l'Homme, 1996
Randall, La mort ouvre sur la vie, J'ai lu, 1978
Schnetzler, Jean-Pierre, De la mort à la vie, Dervy, 1995
Siémons Jean-Louis, La Réincarnation, Retz, 1982
Siémons Jean-Louis, Revivre nos vies antérieures, Albin Michel, 1984
Stévenson Ian, 20 cas suggérant la réincarnation, Sand 1994
Stévenson Ian, Réincarnation et biologie, Dervy 2002
Vernette Jean, Le réincarnation, PUF, 1995
Weil Pierre, La transmigration volontaire chez les lamas tibétains, Question de n° 71
La mort et ses destins, incarnations et métamorphoses, Question de/Albin Michel,  71, 12
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:40

Les bouddhistes croient-ils en la réincarnation ?

Dans le bouddhisme nous pouvons transcender la notion de naissance et de mort et nous utilisons le mot de remanifestation.
Par Thich Nhat Hanh 
Enseignement du 22 décembre 1994 donné par Maître Thich Nhat Hanh au Village des Pruniers
Je voudrais savoir combien parmi vous ont vu le film intitulé " Little Buddha " ? Une enquête a permis d’établir en 1983 que 25 pour cent des Européens croient en la réincarnation. Huit ans plus tard, aux Etats-Unis, on a découvert que 23 pour cent des Américains croient à une certaine forme de réincarnation. Il y a donc beaucoup de gens qui sont prêts à croire ou qui sont favorables à l’idée de réincarnation. Parmi ces gens il y a des catholiques, des protestants, etc. Des dirigeants chrétiens disent que les enseignements de la réincarnation ne correspondent pas à ceux du christianisme. Mais comme tant de personnes y croient, ils pensent qu’il est impossible de refuser cette notion.

La notion de réincarnation est populaire pour plusieurs raisons : d’abord il semble que certains individus qui nuisent aux autres par leur comportement ne souffrent pas du tout ; c’est une forme d’injustice, il faudrait donc qu’il y ait une vie future pour que ces gens puissent en quelque sorte payer en échange du mal qu’ils ont commis.
L’autre raison c’est que la durée de la vie terrestre est trop courte pour à elle seule décider de l’éternité. Nous vivons 50, 60 , 70 ans seulement et nous voudrions avoir d’autres possibilités pour réussir à être en harmonie avec Dieu, pour prouver que nous sommes capables de vivre mieux.
Une autre raison c’est la peur du néant. Si ce corps disparaissait, recommencer dans un autre corps plus sain, ce serait comme de changer de vêtement.
Il faut donc qu’il y ait d’autres vies pour continuer et ainsi la notion de réincarnation est très réconfortante et elle prend racine en Occident.
A cause du film de Bertolucci les gens pensent de plus en plus à la réincarnation. Une chose amusante est qu’en Asie on n’aime pas tellement l’idée de réincarnation parce qu’on voudrait plutôt que la roue de l’existence cesse et avec elle le cycle des souffrances. Mais en Occident, il semble que l’on aime cette idée. Il y a donc une différence de mentalité entre l’Occident et l’Orient. C’est un fait que l’idée de réincarnation avec la notion de continuation qu’elle implique est actuellement très populaire.

Au cours du troisième siècle après J.C. un théologien catholique du nom de Origen a enseigné la préexistence de l’âme avant son entrée dans le corps. Il s’agit donc d’incarnation et non de réincarnation. Il semble que cette idée soit très proche de l’autre parce que si vous êtes incarné une fois il est possible que vous le soyez une autre fois. En 540 environ Origen a été condamné par le concile de Constantinople à cause de cette idée.
La notion de résurrection est proche de celle de réincarnation. Qu’est-ce qui doit être ressuscité sinon le corps ? Donc nous pouvons utiliser la notion de réincarnation. Lorsque le corps est restauré l’âme entrera à nouveau dans le corps. D’après les enseignements du Jugement Dernier chacun doit retrouver son corps ressuscité et c’est bien une réincarnation. Il est difficile de dire qu’il n’y a pas de réincarnation dans le christianisme. Certains théologiens chrétiens disent que pour inclure la notion de réincarnation il faudrait modifier de nombreux enseignements à l’intérieur même du christianisme. Nous ne sommes pas sûr de cela parce que les éléments de réincarnation sont vraiment là dans les enseignements du christianisme.

Nous voulons tous savoir ce qui va arriver après notre mort et nous nous révoltons tous contre l’idée que nous devons mourir.
C’est pourquoi l’idée de réincarnation est très importante pour nous. Devons-nous continuer ou pas après la mort ? et où et quand ?
Nous savons que les humains ne peuvent pas être heureux s’ils ne croient pas en quelque chose. La foi est importante, mais la foi c’est quelque chose de vivant, c’est comme l’amour, la haine, le désespoir , c’est une formation mentale. C’est une chose vivante et tout ce qui est vivant change. Votre foi c’est quelque chose de vivant qui doit changer au cours du temps, qui doit grandir comme un arbre. La foi qui était la vôtre quand vous aviez dix ans n’est plus là. Que vous soyez chrétien, musulman, marxiste, bouddhiste ; la foi est quelque chose qui doit changer tout le temps : il faut accepter ce fait. L’avantage de l’étude et de la pratique du bouddhisme, c’est qu’on nous rappelle constamment que tout change y compris notre foi, la foi est une chose vivante.
Alors que vous continuez à vivre, votre foi grandit. C’est la même chose dans toutes les traditions spirituelles et nous ne devons pas craindre l’arrivée d’un changement dans notre façon de croire. En fait, lorsque les choses arrêtent de se développer, la vie devient impossible. D’une part, nous savons que sans foi nous ne pouvons pas vivre, nous ne pouvons pas être heureux. D’autre part, nous savons que la foi est quelque chose qui change. Il y a donc le risque de perdre votre foi et dans ce cas vous devenez une sorte de fantôme affamé.
C’est pourquoi notre attitude vis-à-vis de la foi est très importante. Nous devons prendre soin de notre croyance, de notre foi, d’une façon très sage, de sorte que notre foi se développe dans la direction qui nous apportera plus de paix et de joie.

Il y a plusieurs années vous aviez une idée à propos du Bouddha, cette idée était en rapport avec votre foi dans le bouddhisme. Maintenant après plusieurs années de pratique vos notions à propos du Bouddha ont beaucoup changé et bien sûr votre foi a aussi changé. Donc votre foi dépend de vos notions, de votre perception, de vos études, de votre pratique. Nous devons abandonner nos perceptions, nos notions, de façon à avoir une perception meilleure, une foi meilleure. Nous ne pouvons pas nous associer une seule notion à un objet unique de notre foi.
D’abord il se peut que nous croyions que la réincarnation correspond à l’idée que l’âme entre dans le corps. Nous pouvons dire que l’âme est permanente et le corps impermanent. Lorsque nous nous débarrassons d’un corps nous pouvons entrer à nouveau dans un autre corps. L’immortalité de l’âme et l’impermanence du corps, c’est peut-être une première notion de réincarnation. Il se peut que nous commencions comme cela et que nous nous appelions bouddhistes, c’est accepté pour un débutant. Mais si vous continuez à être un bouddhiste vous devez pratiquer plus et l’idée de l’immortalité de l’âme doit faire place à une autre idée plus proche de la réalité.

Si vous étudiez les soutras, si vous pratiquez l’observation de votre esprit ; vous verrez qu’il n’y a rien de permanent dans l’ensemble des cinq skandas : le corps, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Tout change constamment. Il n’y a pas une seule chose qui reste identique pendant deux moments consécutifs. Vous voyez que non seulement le corps, mais aussi l’âme est impermanente, parce que l’âme est faite d’éléments tels que les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. En dehors de ces éléments il n’y a rien que vous puissiez appeler une âme. L’idée d’immortalité de l’âme doit être remplacée et votre compréhension de la réincarnation sera plus proche de la réalité.
On appelle bouddhisme populaire le bouddhisme des masses. Mais si vous continuez, vous entrez dans un autre bouddhisme : le bouddhisme profond ; et c’est un domaine que nous explorons. A cause de cette exploration nous sommes plus proches de la réalité de nous-même et du Dharma. L’idée de réincarnation est encore là mais notre compréhension est différente.
Ré-in-carnation : "carn", c’est la chair. L’idée consiste en ce qu’il y ait une âme, un corps et l’âme pénètre dans le corps. Dans le bouddhisme on n’utilise pas le mot réincarnation mais le mot renaissance, parce que la notion de réincarnation implique l’existence d’une âme immortelle qui entre et sort du corps et entre à nouveau dans un autre corps. Il n’existe rien de tel que cette âme immortelle qui sort d’un corps pour entrer dans un autre. L’utilisation du mot renaissance est perçue comme quelque chose d’inadéquat parce que le mot naissance représente quelque chose qui n’existe pas vraiment si nous sommes capables de toucher la réalité de la non-naissance et de la non-mort.

Etre né veut dire qu’à partir de rien on devient quelque chose et que de quelque chose on devient rien lorsque l’on meurt. J’existe pendant tant d’années et tout d’un coup je cesse d’exister. C’est la notion habituelle de mort et de naissance. Observant ce qui nous entoure nous voyons que rien ne fonctionne ainsi.
Il y a une fleur et nous pensions que c’est quelque chose qui vient de rien. Mais avant sa naissance la fleur existe sous une autre forme. Dans le bouddhisme nous pouvons transcender la notion de naissance et de mort et nous utilisons le mot de remanifestation. La naissance de la fleur c’est un jour de remanifestation. La fleur était donc déjà là sous une certaine forme mais nous n’étions pas capable de la reconnaître. Vishnapti veut dire se manifester de façon à ce que les gens reconnaissent et perçoivent. L’idée de manifestation implique l’idée d’une manifestation antérieure. Cette chose est toujours là. Si les conditions sont suffisantes cette chose peut à nouveau se manifester. Et, lorsque nous voyons les choses se manifester, nous disons qu’elles sont nées mais en fait elles ne sont pas nées, elles se manifestent. Parce qu’être né c’est à partir de rien. Donc il y a eu quelque chose avant qu’il y ait manifestation.
Les notions de naissance, d’existence, de venir, de paraître sont des notions que nous appliquons à une chose après qu’elle se soit manifestée. Avant la manifestation de cette fleur nous ne la voyons pas. Nous disons : la fleur n’est pas encore née. Lorsqu’elle se manifeste nous disons : la fleur est née, elle est arrivée. Etre né, être arrivé, c’est s’être manifesté et lorsque la fleur à cause d’un manque de conditions nécessaires arrête de se manifester nous disons qu’elle n’est plus. Donc toutes nos notions comme la naissance, la mort, l’être, le non-être , venir, partir, toutes ces notions doivent être transcendées. La réalité est en dehors de ces notions. Lorsque nous étudions le bouddhisme et pratiquons le regard profond nous nous libérons de toutes ces idées. Nous avons toujours une croyance et elle est de plus en plus solide et personne ne peut nous l’enlever, parce que notre croyance n’est pas faite de notions mais de la réalité.

Au début on peut croire à la réincarnation et grâce à cette croyance vous avez l’impression d’être sur un chemin, mais lorsque vous commencez à pratiquer votre idée sur la réincarnation change. Au début vous avez l’idée de cette âme immortelle qui entre dans un corps et qui en sort pour entrer dans un autre. Mais, comme vous observez profondément à l’intérieur et à l’extérieur vous comprenez que cette notion est un peu naïve. Donc vous transcendez cette notion et ainsi votre foi se développe. Comme la croissance de votre foi est basée sur l’observation véritable, vous avez toujours votre croyance et elle continue à vous apporter de la joie, vous savez que même si votre croyance change demain, vous n’aurez pas peur parce que vous approchez de plus en plus la réalité. Il n’y a aucun risque de ne plus avoir de croyance parce que vous avez décidé d’être un avec la réalité. Si vous décidez de vous attacher à un concept vous risquez de douter et alors, vous allez plonger dans la nuit de la non-croyance et c’est un moment très difficile dans une vie.
Au début de votre pratique du bouddhisme vous avez une notion du Bouddha, du Dharma et de la Sangha. Vous exprimez votre désir de prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Votre croyance dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha est basée sur votre compréhension des trois joyaux à ce moment. Mais alors que vous pratiquez, vos notions de Bouddha, de Dharma et de Sangha ont changé et c’est une bonne chose. Parce que si dix années passent sans que votre croyance évolue vous risquez de vous réveiller et de ne plus croire en ce que vous croyiez. Il semble que cette notion n’est plus valable et vous êtes plongé dans l’obscurité de la non-croyance. Nous ne devons pas accepter une chose comme la vérité et la garder comme une notion en nous. Nous devons observer cette chose chaque jour nous devons toucher la réalité de notre vie spirituelle chaque jour et c’est une façon très sûre de nous occuper de notre croyance.

Au Village des Pruniers vous avez appris que le Bouddha est une personne éveillée qui a beaucoup de compréhension et de compassion. Vous apprenez que vous aussi vous avez l’éveil et que vous pouvez cultiver la compréhension et la compassion. On vous donne des instructions pour y arriver. On vous explique qu’il y a une semence de Pleine Conscience en vous. Si vous voulez arroser cette semence chaque jour, si vous pratiquez le toucher de cette semence chaque jour, cette semence va se développer et vous procurer l’énergie de la compassion, de la compréhension, de l’amour, de la joie. En pratiquant vous remarquez que l’enseignement est vrai parce que votre compréhension, votre tolérance et votre compassion se développent chaque jour. A cause de cela (l’expérience directe de la pratique) vous croyez dans la pratique de la Pleine Conscience et personne ne peut retirer cette croyance de vous. On vous dit que l’essence de Bouddha c’est I énergie de la Pleine Conscience en lui ou en elle. On vous dit que vous avez cette semence de Pleine Conscience et que vous avez la capacité d’un Bodhisattva. Et comme l’énergie de la Pleine Conscience c’est l’essence d’un Bouddha ou d’un Bodhisattva, vous savez que le Bouddha et le Bodhisattva sont là. Parce que chaque fois que vous êtes soutenu, que vous êtes motivé, que vous êtes éveillé par l’énergie de la Pleine Conscience vous vous sentez bien, joyeux, vivant vous sentez la force en vous et donc l’énergie de la Pleine Conscience est l’objet de votre croyance. Si vous croyez en la Pleine Conscience en vous-même ; votre croyance dans le Bouddha sera identique à cela. Donc vous n’avez pas besoin d’aller en Inde pour rencontrer le Bouddha. Vous n’avez pas besoin de retourner 2600 ans en arrière pour rencontrer le Bouddha. Vous savez que vous pouvez rencontrer le Bouddha dans l’ici et le maintenant chaque fois et où vous -le voulez. L’autre jour, j’ai dit que si j’entends que le Bouddha est maintenant dans l’état de Bihar en Inde au pied de la montagne Gridakuta, que si l’on veut le rencontrer et pratiquer la méditation marchée il faut acheter un ticket d’avion. Je ne suis pas tenté de faire cela parce que je sais que je peux être avec le Bouddha. Je peux le faire tout de suite, je n’ai pas besoin d’aller où que ce soit pour le faire. Et nous tous pouvons le faire parce que le Bouddha n’est pas une image pour nous ce n’est pas plus une notion. C’est quelque chose de plus substantiel que l’on peut toucher à chaque moment et si vous avez ce genre de foi vous êtes réconforté, personne ne peut vous enlever cela et au moment de mourir vous serez fort parce que vous savez qu’il n’y a ni mort ni naissance mais seulement des manifestations et des cessations de manifestation.

Au mois d’avril on ne peut voir aucun tournesol autour du Village des Pruniers et on pourrait dire qu’ils ne sont pas là. Pourtant les graines de tournesol ont déjà été plantées, les fermiers ont tout préparé et ils sont conscients de cela. Lorsqu’ils regardent les collines et les champs vides ils peuvent déjà voir les champs couverts de fleurs. Il se peut que nous ayons l’impression que les tournesols n’existent pas à ce moment là, mais cette notion ne correspond pas à la réalité. Les tournesols sont là mais il manque quelques conditions comme la chaleur des mois de juillet et d’août. C’est la raison pour laquelle nous ne voyons pas de tournesol. Alors qu’il marchait seul, Saint François d’Assise s’est approché d’un amandier, il a regardé profondément cet arbre et lui a demandé : "Parle moi de Dieu". Et tout d’un coup l’amandier s’est couvert de fleurs. Lorsque j’ai lu cette histoire, j’ai eu l’impression de lire une histoire zen, parce que les histoires zen ressemblent à cette histoire.
Si au mois d’Avril, en marchant, vous passez près d’un champs de tournesols, demandez aux collines de vous montrer le Royaume des Cieux, la Terre Pure. Il se peut que le champ se couvre tout d’un coup de tournesols. En fait les fermiers qui ont planté les semences savent qu’elles sont là et ils sont capables de voir les fleurs. Il suffit d’être ici en juillet pour voir tout le champ couvert de tournesols.
Dans le bouddhisme nous parlons en termes de dimension historique et de dimension ultime. Dans la première nous voyons plusieurs signes comme la naissance, la mort, l’être, le non-être, l’aller, le venir.
Dans la dimension historique vous pouvez penser que le Bouddha vivait il y a 2600 ans et qu’il vous faudra peut être attendre de très nombreuses années avant qu’un autre Bouddha apparaisse. Il se peut que vous planifiez votre vie d’après cette opinion, mais si vous choisissez la dimension ultime vous verrez que vous pouvez tenir la main du Bouddha pour partir en méditation marchée immédiatement.
Les deux dimensions sont une. Vous ne pouvez pas imaginer la dimension ultime distincte de la dimension historique. C’est comme les vagues et l’eau. Les vagues vues à la surface de l’océan représentent la dimension historique mais la substance qui crée la vague, c’est l’eau et bien que les vagues semblent avoir un début, une fin, un haut et un bas, l’eau dans les vagues ne peut pas être décrite par ces caractéristiques.
La dimension ultime ne dépend pas des signes, des notions d’existence, de non-existence, de l’aller et du venir. Nous savons que l’eau et les vagues sont unes et nous ne pouvons pas séparer l’une de l’autre. La dimension historique est une avec la dimension ultime. Si vous savez toucher les vagues profondément, vous pouvez toucher l’eau. Si vous savez toucher profondément le monde de la naissance et de la mort, de l’aller et du venir, vous pouvez toucher le monde de la non-naissance et de la non- mort, du non-aller et venir. C’est cela, notre pratique de chaque jour. II faut vivre votre vie de telle façon que vous puissiez toucher la dimension ultime plusieurs fois par jour, sinon tout le temps.

Supposez que vous regardiez ce pot de fleurs. Si vous êtes en Pleine Conscience, et il y a des façons d’être en Pleine conscience comme par exemple respirer, s’incliner profondément devant la fleur. Tout d’un coup la fleur se révèle à vous : la fleur est une manifestation et nous même sommes une manifestation. Les fleurs représentent tout le cosmos, l’infini, dans le temps et dans l’espace et nous aussi.
Si vous continuez à être là, à observer alors vous pouvez toucher la dimension ultime de la fleur et vous touchez votre propre dimension ultime. A ce moment vous pouvez vous établir dans la dimension ultime, libéré des notions de naissance et de mort, d’aller et de venir, d’être et de non être.

Vous ne voyez pas seulement la présence de la fleur comme une chose merveilleuse mais aussi la manifestation de vous-même comme une chose merveilleuse. Selon votre regard profond vous toucherez plus ou moins profondément la dimension ultime de la fleur et de vous-même. Le Bouddha nous offre le genre de pratique qui peut nous aider à toucher la dimension ultime.
L’autre jour je parlais de la pratique de toucher la terre. Chaque soir avant ou après la méditation assise nous faisons trois, cinq ou six prosternations. En joignant les paumes de mains, en vous inclinant vous vous voyez en contact avec tous les ancêtres. Ancêtres spirituels et ancêtres de la famille, vous vous voyez comme la continuation de ces ancêtres, vous voyez qu’ils sont vous-même et vous voyez aussi vos enfants et petits enfants et disciples présents dans ce moment. Dans l’acte de toucher la terre, vous vous rendez à la terre pour être avec le courant d’être que vous êtes vraiment. A ce moment vous êtes vos ancêtres mais aussi les générations futures. Simplement en touchant la terre de cette façon vous touchez la dimension ultime. Restant ainsi pendant quelques minutes :inspirez, expirez et vous vous voyez comme étant chaque personne de la lignée. A ce moment là vous n’êtes plus pris par la notion de moi tel que :" Je suis ce corps ". Le Bouddha a dit :
" Ces yeux ne sont pas moi, je suis plus que ces yeux ". Touchant la terre pour la seconde fois il se peut que vous soyez tout d’un coup un avec la terre, avec les montagnes, avec les pins. Touchant la terre, vous êtes tout : la fleur, la table. Vous êtes libres des notions de moi. A ce moment vous touchez la dimension ultime.

Il se peut que vous fassiez cela par respect pour le Bouddha et les ancêtres. Vous restez vous-même et les ancêtres restent eux-mêmes. Une personne distincte s’incline pour montrer sa gratitude envers les ancêtres. Cette pratique est utile mais en continuant vous allez approfondir et en vous inclinant vous toucherez la dimension ultime.
Si nous pouvons toucher la dimension ultime une transformation se passe en nous. La peur, la douleur commencent à se transformer. La joie, la liberté, la paix vont se développer en nous, nous nous sentons bien en nous-mêmes. Nous sentons que l’amour et la compréhension nous habitent et les gens, les arbres, l’eau et l’air autour de nous vont sentir la même chose.
Village des pruniers
Centre Martineau
33580 Dieulivol
Téléphone :05 56 61 84 18


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:41

La réincarnation
 
25% des français…
et des européens adhèrent aujourd'hui à la croyance en la réincarnation. Soit, mais sur quoi se fonde-t-elle ?
Tout d'abord, sur l'aspiration à une rétribution après cette vie.
Ensuite sur un refus du racisme (peut-être ai-je été juif ou noir, ou demain serai-je arabe ou asiatique ?). Egalement sur l'attrait grandissant des religions orientales dont la base est la croyance à la chaîne des renaissances. Enfin, sûrement sur un regain d'intérêt pour le spiritisme (communication avec les esprits en attente de réincarnation…).
Basée sur la croyance d'un "au-delà", le catholicisme ne re­connaît pourtant pas ce principe ! Pourquoi ?
Cette religion prône la doctrine reconnue de la résurrection des morts, pour la fin des temps, au retour du Christ, à l'avènement de son Royaume. Ainsi, dans le christianisme, où l'on croit à l'unicité de la personne humaine (chaque homme est unique aux yeux de Dieu), et à son unité (la personne est tout à la fois corps et âme), on exclut toute perspective de transmigration d'un corps à l'autre.
Pourtant Jésus lui-même s'adressant à ses disciples n'a-t-il pas dit (Jean XIV-2, 3) :
« Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures. »
Entérinant ainsi, comme nous allons le voir par la suite :
– la pluralité des mondes habités,
– la transmigration des individus vers ces planètes.
 
Alors qu'en est-il vraiment ?
A ce jour aucune religion n'a clairement expliqué l'objectif d'une éventuelle réincarnation, ni la modalité concrète de son application.
Se RÉ-incarner continuellement sur Terre dans des cycles de renaissance évolutifs aurait dû permettre aux hommes – depuis le temps – d'atteindre et de construire un état édénique et paradisiaque !
Certes, mais beaucoup rétorqueront que l'âme humaine peut réintégrer des corps d'animaux.
Bizarrement il y a là un problème crucial encore jamais évoqué. Les lois du Karma autorisent une chute ou une réincarnation en un état inférieur, disons involutif, pour remédier aux fautes et erreurs commises. Cela afin de réparer ce qui fut défait le temps d'une vie humaine, dévoyée et mal utilisée.
En contrepartie l'incarnation dans des animaux ne permet absolument plus l'exploitation de la langue, de la parole, du Verbe – et nous avons vu à quel point ils sont importants -, ni le rachat des fautes dans le libre arbitre.
La valeur d'un être.
Il est primordial de comprendre que le potentiel de valeur d'un être humain, jusqu'à son accomplissement, reste toujours le même et que donc l'animal n'ayant pas de potentiel valorisant, ne peut offrir un réceptacle à l'humain.
Celui qui est TOUT – Dieu – domine forcément les Temps, Il peut mélanger les vies et occulter des mémoires ; ainsi le bourreau d'hier devient son propre martyr aujourd'hui jusqu'à ce qu'il devienne une conscience. Un nombre composé peut se renverser s'anagrammer, il n'a plus la même valeur, mais ses composants chiffrés sont les mêmes. Ces derniers changent de place, d'état, et changent la valeur du nombre. Tâchez de comprendre cela dans cet exemple : 126 – 162 – 216 – 261 – 612 – 621. Il y a 6 valeurs et six différences formelles. Supposons que ces nombres représentent une période de diverses incarnations de la même personne. Ce n'est qu'un exemple symbolique bien sûr, mais vous distinguez une croissance de valeurs à partir de composants identiques ; valeurs qui séparent néanmoins ces différentes personnalités du même être.
Ce qui ne change pas dans les 6 nombres donnés précédem­ment, c'est la Marque, la Signature angélique, l'ego créé de Dieu. Voici comment en comprendre l'image. Les 6 nombres sont composés de 3 chiffres, il suffit d'en traduire l'esprit par alphanu­mération : UN DEUX SIX = 141 mais où que soient placés dans les 6 nombres DEUX SIX ou UN leur valeur intégrale sera toujours 141 face à 126 – 162 – 216 – 261 – 612 et 621 ! ! Par cet exemple je n'ai pris qu'une signature de 3 chiffres, mais un être est beaucoup plus complexe, bien entendu.
 
Où peut-on s'incarner ?
Là, cher lecteur réfléchissez-bien, car sans le développement des capacités de communication liées à l'enseignement du langage dès le plus jeune âge chez l'humain, il est impossible de développer une conscience de soi-même. Végétaux et animaux en effet sont des biologies robotisées dans des schémas programmés à facultés modulées d'adaptation, mais totalement incapables de SE penser eux-mêmes vers une objectivation évolutive post-mortem. Dès lors, quel intérêt pourrait revêtir une incarnation dépourvue de moyens d'expression appropriés permettant d'apprendre, d'échanger, de réaliser une vie sociale, de confronter ses idées ?
La marguerite et le lapin, la libellule et le brin d'herbe vivent en fonction d'un programme génétique au service de l'environnement planétaire ; lequel fut conçu et créé pour l'agrément de l'homme dans la découverte de leur "perfection naturelle". Les véritables "ANIME-MAUX" sont justement les hommes, notamment lorsqu'ils sont sourds au Verbe, qu'ils "ANIME(nt)-MAL" et qu'ils entraînent maux et malheurs sur une Terre pourtant offerte à leur bonheur. L'humain ne peut donc se réincarner que dans une nouvelle enveloppe corporelle dotée de moyens de perceptions similaires – voire plus élaborés et plus étendus – qui développent la responsabilité d'une Conscience éclairée du Verbe.
La forme humaine est, de ce point de vue, parfaitement adaptée et offre avec ces cinq sens un cerveau infiniment plus capacitaire en mémoire et connexions qu'un ordinateur. En outre, avec la faculté du langage, le corps est idéal pour répondre à la gamme la plus vaste d'échange et d'exploitation dans sa recherche de liberté, de spiritualité…
"Fort" d'un pot-EN-CIEL d'unité qui sommeille en lui, l'hum-UN ne peut que se réincarner en humain.
 
Réincarnation = changement de sexe ?
Au risque de mécontenter les "réincarnationistes", sachons que la femme est en continuité de féminité comme l'homme en prolongement de sa masculinité.
Il n'y a aucun transfert possible d'une polarité vers une autre puisque l'incarnation terrestre dans laquelle nous nous trouvons résulte d'une coupure, d'une séparation d'un "être créé bisexué", cela avant même notre naissance terrestre.
Cet être "bisexué", était une sorte "d'Ange" doué de possibilités fantastiques. Conçu et créé par Dieu en un autre espace-temps-matière que la dimension terrestre, il fut un collaborateur ouvrier dans le plan divin de fabrication du cosmos ; mais pour des raisons précises, il n'était pas doté de système de reproduction. Pourtant les anges élaboraient des biologies capables de se reproduire et avec une infinie ingéniosité inspirée divinement. (référence : "Couple et Alchimie" d'André Bouguénec : chapitre sur la Chute des Anges
Naquit alors en eux l'envie d'une progéniture issue d'eux-mêmes. N'oublions pas qu'ils étaient en état androgynique avec les deux polarités fusionnées. Les tentatives diverses donnèrent lieu à des réalisations monstrueuses et furent des échecs qui amenèrent donc une partie de ces êtres à un conflit ouvert avec leur Dieu.
Il leur fut alors proposé un processus permettant d'acquérir non seulement cette capacité tant recherchée, mais également un statut équivalent à celui de leur Créateur, à savoir une autonomie totale de LIBERTÉ d'action (mais "TERIBLE", si mal utilisée) – liberté à laquelle ils venaient de goûter par leurs expériences -. Difficile dans ce cas, de ne pas se laisser tenter par cette proposition prometteuse d'un fabuleux "Voyage" d'Emancipation. Ceux qui "Le" choisirent, quittèrent donc cet état d'Ange robot conditionné à un amour obligé envers Le Créateur.
Nous comprenons aussi que le processus consiste en une incarnation séparée des 2 polarités de l'ange, dont les parcours évolutifs – jusqu'aux ultimes retrouvailles – aboutiront à leur véritable re-UNION et à un véritable mariage "en juste Noce".
Une polarité ne peut donc s'inverser avec sa gémellité complémentaire.
Dans ce processus, très brièvement décrit ci-dessus, la première incarnation des 2 moitiés d'ange se déroule automatiquement sur Terre, chaque corps séparé de l'autre… COUPÉ effectivement, parce que "COUPABLE".
Nous percevons mieux ici la notion d'Ange-gardien, dont de nombreux livres, et quelques films comme "les Ailes du Désir", se font l'écho. Voilà pourquoi nous trouvons les 2 mots : incarnation et RÉ-incarnation, dont le sens sémantique est très voisin :
IN-CAR-NATION : (IN = dans, CARN = chair et NATION = naître). Le préfixe "RE" signifie de nouveau, à nouveau, recommen­cer, renouvellement… Il faut donc avoir été une première fois incarné sur Terre pour pouvoir ensuite se réincarner.
Jésus le confirmait lorsqu'il disait : « Il faut mourir pour renaître. »
 
Mais où se réincarne-t-on ?
Voilà une question primordiale qui nous permettra ensuite d'expliquer les cas curieux de réminiscence de vie antérieure.
Qu'en dit André Bouguénec, dont les points de vue totalement novateurs et holistiques émaillent cet ouvrage :
« Le processus du cheminement de l'Humain, pendant un temps d'accomplissement est l'incarnation terrestre de son être angélique déchu ; à son décès : désincarnation dans le monde astral, puis de là : ré-incarnation dans un monde planétaire nouveau choisi selon la valeur d'évolution de l'être et ainsi de suite jusqu'à mutation-métamorphose sans mort.»
Cette mutation-métamorphose sans mort est l'allusion sous-entendue au véritable Mariage final en "juste Noce" sur la dernière planète des 49 dévolues à l'Ange humain ; cela à-FIN de se RE-faire une conscience, une âme… en vue de réintégrer notre corps andro­gyne. D'ailleurs, si nous jonglons un peu avec les mots, nous ne serons pas surpris de cette astuce de Verbe :
"METAMORPHOSE" devient "METS – TA – MORT – FAUSSE"… et met aux oubliettes un état antérieur périmé.
La réincarnation est donc un phénomène principalement à destination extra-terrestre. Cela pour d'autres conditionnements en de nouvelles étapes post-mortem enrichissantes.
49 = LA VIE,
4, chiffre qui symbolise la Matière type 4 dans la laquelle nous évoluons.
Le 9 est un fotus lové qui représente la vie en germe
La réunion de ces deux chiffres donne 49 = GRAIN. dont l'anagramme est "ANG IR" (ire signifie colère en latin). Il s'agit bien de l'ange révolté, de l'ange en colère qui doit se constituer librement une conscience.
 
Mais alors pourquoi le témoignage de vies antérieures sur terre ?
Il est vrai que des techniques de régression ou d'hypnose pro­posées notamment par Patrick Drouot permettent d'accéder à des mémoires semblant attester de vies antérieures sur terre ; Paco Ra­banne, s'en est également expliqué. Pourtant à de très rares excep­tions près, la norme n'est pas celle-ci, bien qu'exceptionnellement, et pour des raisons très précises, des réincarnations sur terre se produi­sent.
Elles ont pour objet d'intriguer athées et non-croyants de toutes sortes, mais surtout de susciter une réflexion.
Au-delà d'une pure réincarnation, il peut aussi s'agir de cas d'un transfert de mémoire, orchestré, organisé, manipulé par nos frères surveillants célestes ayant en charge la Planète, et cela, dans le même objectif cité précédemment, à savoir exciter une curiosité sur ce phénomène.
Dans de tels cas, l'individu piégé à son insu, est de toute bonne foi, mais reçoit dans ses neurones-mémoires, l'impression d'un vécu complet d'une autre "personne"…
Comme un film qui se déroule en lui, il est marqué avec un sentiment associé de vécu profondément ancré…
 
Résurrection = réincarnation ?
« A la résurrection, en effet, on ne prend ni femme ni mari ; mais on est comme des anges dans le ciel. » (Matthieu XXII-30).
Cette référence évangélique conforte les explications précédentes.
Ici Jésus situait bien la résurrection dans un futur pour l'humain, mais l'église l'a interprétée en en faisant un moment unique et remarquable pour tous les morts aptes à connaître la résurrection du corps ; cela, soi-disant, à l'image de Jésus. Or qu'était venu enseigner Jésus si ce n'est la résurrection de son vivant à la conscience divine… ?
C'était bien dans le sens de se RE-"SUSCITER" soi-même à l'Amour avant le décès !
Et pour "SE FAIRE", seul un périple corps et âme sur plusieurs planètes permet un accomplissement de son être total, c'est-à-dire Androgynique.
 
Résumons-nous
La Planète Terre est une planète de départ pour l'homme qui possède un germe d'âme d'origine angélique (Vie avant la naissance en un autre lieu d'espace-temps) ; une nouvelle réincarnation sur terre est possible mais reste exceptionnelle.
Le principe général est le suivant : de réincarnation post-mortem sur une nouvelle planète en correspondance avec le capital d'évolution développé sur Terre, 49 planètes (21 dites d'"involution", et 28 dites d'"évolution", selon les choix humains plus ou moins bons) sont à la disposition de l'homme pour la reconquête de son état d'Androgyne.
Tout humain décédé voit son âme décanter dans le monde "astral" avant "ré-EN-SEMANT.SEMANT" dans une nouvelle matrice féminine pour RE-NAISSANCE mais en un autre lieu extra-terrestre :
« Il y a plusieurs maisons dans la Demeure de mon Père. » disait Jésus.
Le phénomène de réincarnation présuppose donc l'existence d'un transfert d'information/conscience (notre capital-EGO) que nous avons géo-graphiée par notre passage terrestre – mais qui pré-existait à notre naissance – vers un nouveau corps complexe. Matière et Esprit se croisent en permanence, afin de poursuivre l'essence-CIEL. notre évolution.
 
 
Quelques recoupements cabalistiques
Si la Terre est une Boul-ANGE-rie, elle est aussi un charnier de Morts-Vivants déambulant sans notion de leur noble destinée.
D'où le CAR-NAGE où NAGE la CHAIR (cf.: CAR) de L'ANGE.
L'INCARNATION = 130 pour l'Ange lui permettant de se faire UNE CONSCIENCE = 130.
"LE FILS DE DIEU" = 111 en évolution qu'est l'homme "SE REINCARNE" = 111 "PARTOUT" = 111 pour "COMMUNIER" = 111 dans "LE JEU DIVIN" = 111 et refaire sa "PER-FECTION" = 111.
 
Par Pierric Mazeron
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:45

Question :

Pouvez-vous reprendre le thème de la réincarnation ?


Que la vie continue sur un autre plan après la mort nous paraît déjà évident, mais comment entendre la réincarnation ?


Qui, quoi se réincarne, quelle partie de nous, quelle conscience. Comment mieux comprendre cet aspect de la vie et de l’évolution spirituelle ?


 
S’il est vrai que l’individu est constitué d’une multitude de plans, de sous plans ou d’états de conscience, il n’est pas vrai que tous ces plans se réincarnent à chaque incarnation. Il faut voir l’incarnation un peu comme une graine qui, au fur et à mesure des jours, arrive à donner une fleur. À la mort, ce n’est pas cette fleur et ce ne sont pas les pétales qui sont emportés dans une autre dimension invisible et qui peuvent être restitués ensuite sur un plan visible.
Ce qui va être extrait de cette fleur c’est une substance, soit son parfum. Vous savez tous, que le parfum n’est qu’une vibration et rien d’autre qu’une vibration, une longueur d’onde comme tout ce qui existe sur un plan physique. Donc, ce qui est extrait des expériences de la vie, c’est une substance, que les religieux appellent âme, que l’occultiste appelle, le soi supérieur ou l’égo.
Au fur et à mesure des expériences dans la vie physique se crée donc cette substance, qui est aussi un pont, ou en d’autres termes, l’Anthakarana. L’Anthakarana n’est rien donc que l’âme, qui de plus en plus s’illumine et s’aligne avec les valeurs spirituelles de la monade, que l’on appelle ainsi l’étincelle même de la vie, l’esprit divin.
Lorsque l’on veut parler de réincarnation, il faut dissocier trois instruments :
l’étincelle divine que l’on appelle monade,
le plan physique, soit la personnalité,
et entre les deux, ce chaînon qui permet de tirer la substance des expériences pour rejoindre l’étincelle, c’est l’âme ou l’égo supérieur.
Donc, ce qui va se réincarner, c’est une mémoire. Ce n’est pas vous, vous appelant Pierre, Paul, Jacques, avec vos traumatismes, vos complexes, vos arriérés, votre acquis intellectuel. Ce n’est absolument pas ça, mais en même temps, c’est quelque chose qui ressemble à cela, parce que c’est la substance de toutes ces expériences, de tous vos échecs et de vos réussites, de la façon dont vous aurez réussi à détourner un complexe, et d’en faire une qualité, à vous défendre d’un traumatisme et d’en faire ce qui vous permet de vous surpasser, de vous sublimer.
C’est ainsi que le plan physique, par quintessence, arrive à faire rejoindre le plan divin. S’il n’y avait pas création de cette substance, la réincarnation n’aurait aucun sens et l’évolution cosmique ne pourrait pas avoir lieu. Or, il se trouve qu’en vérité tout est substance et que cette substance doit apprendre à retrouver son monde originel, sa vibration première. Mais pour retrouver sa vibration première, il lui faut dégrossir ses notes de base, comme un musicien essaie d’accorder son instrument de musique. Au fur et à mesure que l’homme arrive à accorder chaque note, il s’aligne ainsi avec la gamme des notes cosmiques. C’est ce qu’il doit découvrir.
La réincarnation n’est pas une loi de l’évolution. Dieu ne s’est pas dit : « Je vais créer un système d’évolution pour que l’âme se retrouve et pour que chaque individu ait le plaisir d’avoir plusieurs corps ». Toute chose a un sens suprême, il ne faut donc pas y voir le fruit d’un hasard, pas plus que l’invention d’un cosmos, d’une pensée universelle, ou d’un Dieu farceur. Tout existe à cause d’un balancement d’équilibre entre les différents plans. C’est pourquoi le maître mot dans l’univers, c’est l’harmonie. La réincarnation a pour but de développer les harmonies.
Lorsqu’un homme ou une entité humaine vit ses premières expériences et commence à marcher un peu sur le chemin de la connaissance, il retrouve les harmonies. Non pas qu’il soit né dysharmonieux, mais il est né dans le cahot. N’est-il pas écrit dans la bible, que la lumière luit dans les ténèbres ? Il faut réfléchir à cette phrase pour comprendre l’évolution de l’homme et la réincarnation, la réincarnation non pas seulement de l’être humain, mais aussi de toute chose, car toute chose se perpétue à travers une forme.
Pourquoi l’esprit, donc l’essence, la vibration, doit-il se perpétuer par cycle à travers la forme ?
Pour remonter au fur et à mesure l’échelle vibratoire et développer de plus en plus de maîtrise. Un individu évolue, avant tout, pour redécouvrir les harmonies qui sont en lui, l’être parfait qu’il est, et qu’il a toujours été.

Toute évolution n’a-t-elle pas pour but Dieu ?
L’idée n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas réelle selon la vérité absolue du cosmos et des lois. Si vous cherchez Dieu en vous ou à travers un mantra, une louange, vous ne le trouverez pas. Dieu n’est pas à trouver. Dieu n’est pas une énigme que l’on cherche à découvrir. Il n’est pas un lointain bien être que l’homme doit s’efforcer de retrouver. Il est une présence et c’est là toute la différence.
Là, je voudrais préciser un point assez clair dans la démarche du disciple, parce que le disciple a toujours l’impression qu’il doit aller vers quelque chose, vers son âme, vers son étincelle divine, vers Dieu, vers son Maître, vers Koutoumi. C’est faux. De la même manière, dans votre plan physique, bien en chair, la conscience bien objective, vous savez très bien que vous vivez en même temps sur un plan astral, sur un plan éthérique, sur un plan mental. Tous ces plans vivent en même temps non seulement la même expérience, mais se propulsent ensemble pour tirer la même substance de l’expérience qui est en train de se faire.
Ce que je voudrais faire comprendre aux disciples, c’est que celui qui a réellement envie de marcher d’un pas droit, avec une conception qui soit claire et valable, ne va pas vers Dieu, ne cherche pas à l’atteindre, ne s’efforce pas dans la purification pour aller vers lui, pour le rejoindre. C’est dans cette suspension qu’il va trouver la présence.
Je voudrais que ce concept rentre bien dans votre esprit, la présence. Si vous concevez réellement ce qu’est la présence en vous, vous n’avez plus besoin de devenir particulier, vous n’avez plus besoin de faire des efforts, des abstinences, de vous démarquer spirituellement, de prouver que vous êtes quelque chose, que vous êtes arrivés à la maîtrise, que vous avez jugulé tel problème, tel défaut. Le chemin du disciple n’est pas celui des jeux olympiques de la spiritualité. La seule performance que l’on vous demande, c’est d’être authentique et c’est cette essence-là qui est acquise par les réincarnations.
Il peut y avoir des êtres illuminés, de haute envergure spirituelle, mais qui, sur un plan physique, ne connaîtront pas plus que le petit bout de vie des insectes de leur jardin. Il faut donc dissocier l’illumination, c’est-à-dire l’alignement avec l’âme, et ce qu’apportent les initiations sur un plan mental. C’est différent, et souvent, sur son chemin le disciple mélange un peu les deux.
S’il est vrai qu’il faut pouvoir faire communier les deux parties un jour, il n’est pas vrai que l’on doive passer d’abord par les initiations sur un plan mental, pour pouvoir devenir illuminé. On parle beaucoup de l’ère du verseau, de l’homme parfait, de l’âge d’or, cela veut-il dire que les hommes de demain, les enfants de demain seront tous des initiés de grande envergure ? Non ! Ce n’est pas en quelques décennies, que l’on va pouvoir initier en masse l’humanité. Il restera toujours des individus, des ethnies qui auront leurs différences.
L’illumination est quelque chose qui est à la portée de tous, parce qu’il ne s’agit pas de se démarquer spirituellement, mais de trouver la présence. Lorsque vous vous intériorisez suffisamment pour trouver cette présence, vous pouvez commencer le travail afin d’accomplir l’initiation, avant cela, vous ne pouvez pas. C’est la raison pour laquelle beaucoup de disciples perdent un temps fou et leur espoir, cherchant l’initiation avant de travailler leur illumination.
Ainsi, on voit dans les temples, dans les sociétés ésotériques, des gens qui se préoccupent beaucoup de ce qui est technique, connaissance, ascétisme, et qui ne réussissent pas à transmettre leur amour, à recevoir l’amour de l’autre, à écouter et être ravis par le chant d’un oiseau, ou se laisser transporter par une musique, parce qu’ils n’ont pas éveillé la vie.
Avant d’être une flèche qui monte vers le ciel, il faut avoir enflammé tout l’être. Sinon, il n’y a pas de dynamisme, pas de propulsion, pas d’énergie. Et c’est ainsi qu’il y a des disciples qui se plaignent, parce que depuis tant d’années ils font tout ce qu’il faut, ils méditent de telle heure à telle heure, ils font du bien dès qu’ils peuvent, ils essaient de contenir leur gourmandise, de trop penser aux femmes ou aux garçons. Le disciple fait le compte de tout ce qu’il se contraint à faire, mais lorsqu’on lui demande :
Es-tu une âme qui sait vivre ?
Es-tu une âme qui sait raisonner ?
Es-tu une présence qui s’accorde à l’unisson avec tous les autres sons de l’univers ?
Sais-tu regarder une étoile et comprendre sa vibration ?
Sais-tu regarder la lune et te laisser infiltrer par son onde ?
Sais-tu regarder une fleur et voir, dans la fleur, la vibration du divin ?
Le disciple conclut que la vie n’est pas si drôle et se dit : « Je crois en Dieu, dans la fraternité, dans les principes de l’amour, de la lumière et il ne m’arrive rien. Je lis des quantités de livres sur ce qui provoque la lumière, ce qu’est la lumière et je ne suis toujours pas heureux. »
Qu’est ce que le bonheur ?
Si le bonheur est la quête première dans cette vie, c’est bien parce que c’est la préoccupation principale de l’âme elle-même, mais si l’âme entend trouver le bonheur, lorsqu’elle envoie cette impulsion à la personnalité, la personnalité ne comprend pas le mot de la même façon.
Qu’est-ce que le bonheur pour la personnalité ?
Pour la personnalité, le bonheur est une forme d’état d’être, de bien-être, être bien dans sa peau, avoir la jouissance des fruits de la terre.
Pour l’âme, le bonheur est l’alignement, pouvoir faire canal avec toutes les énergies venant de l’étincelle primordiale, de l’univers, de l’égrégore auquel elle est attachée, de son rayon cosmique et du Maître qui veille sur ce rayon. Parce qu’elle a besoin de naissance, il faut donc qu’elle soit alignée, comme l’enfant dans le ventre de la mère, pour qu’à la première impulsion elle puisse jaillir.
Ce qui manque aux hommes, c’est cette puissance pour s’aligner. Les hommes ont tellement oublié leur nature divine, que retrouver l’alignement est pour eux toute une ascèse, tout un programme spirituel, alors que c’est une chose si simple, si élémentaire. Pour eux, pour vous, pour nous qui avons été, c’est un énorme travail, et pourtant il ne s’agit que de s’aligner.

Quel rôle a l’incarnation dans cet alignement ?



La réincarnation permet à la conscience, au plan mental supérieur, de trouver la vérité. L’homme est dans la diversité, la multiplicité, dans la périphérie, dans les opposés, entre le chaud et le froid, le blanc et le noir, la vie et la mort, le bien et le mal etc. À force d’expérimenter les extrémités, l’homme va finir par trouver le centre. La réincarnation, c’est une liberté de mouvement pour que l’âme puisse trouver son centre.
Donc, par la réincarnation, les expériences vont donner à l’âme la possibilité de trouver les réalités divines, ou universelles, bien que pour nous le mot divin ait une autre résonance que pour vous. Pour nous il n’y a pas, un Dieu et puis l’homme qui essaie d’évoluer et de lui ressembler. Ce concept-là n’existe pas pour nous.
Pour nous selon notre logique, tout est Dieu ou rien n’est Dieu. Ce qui fait que Dieu existe autant à travers un roc, un arbre, une fleur, qu’un volcan en éruption. Il existe et se révèle tout autant à travers cette forme-là que dans son ciel. Autrement dit, il n’y a pas de divinisation de Dieu, il y a tout simplement reconnaissance du sacré en toute chose.
Et c’est complètement différent, parce que cela ne nourrit plus la religion, mais cela fait naître l’amour, la tolérance, la clarté du vrai, et les harmonies. Si au lieu de prier un Dieu dans le fond des cieux, vous saviez que tout est sacré, la religion n’existerait pas. Soyez un peu moins croyants mais davantage connaissants, et purs. Soyez un peu plus ignorants à propos des choses de Dieu, mais beaucoup plus ouverts à la vibration de la vie, la vie de la manifestation, pas la vie quotidienne. Interrogez-vous sur ce mot-là, le mot vie, et par là même vous aurez le sens réel de la réincarnation.
S’il y a une idée que je veux combattre à propos de la réincarnation, c’est celle que l’individu porte la réincarnation comme un joug, qu’il existe un ange là-haut et qu’à telle heure cosmique, qui correspond à telle heure terrestre, il envoie d’un grand coup de pied l’âme en incarnation chez papa Y et maman Z. Aller c’est le moment. Ce n’est pas du tout le système.
Les harmonies sont beaucoup plus belles, et l’ordre est par là même maintenu, à cause de la beauté des harmonies, et non pas à cause de l’application rigide d’une loi ou d’un cycle. Un cycle n’est pas une loi, une nécessité n’est pas une loi, c’est encore et toujours un déploiement de la vie, qui pousse à aller toujours plus loin, pour naître.
Vous vous demandez ce qu’est la réincarnation ? Ne cherchez plus.
Pourquoi vous demander ce qu’est la réincarnation, si vous avez déjà vécu, si vous vivrez encore une fois et à quelle heure de la terre. Tout cela, en fait, n’existe pas vraiment. Vous n’allez pas d’une vie à une autre, vous allez d’une forme à une autre et votre vie se poursuit. C’est différent.
Les gens lorsqu’ils pensent à la réincarnation, se disent : « je vais me perpétuer. Là, je commence à bâtir un mur. Si la mort vient me frapper à midi, je me réincarnerai cinquante ans plus tard et je viendrai le terminer ». Non, ce que vous n’avez pas terminé un certain jour, plus jamais vous n’aurez l’occasion de le faire. Parce que ce n’est pas important, étant donné qu’il n’y a que la substance, juste le parfum qui est pris.
Alors ceux qui se disent : je vais mettre en marche telle et telle affaire, je vais commencer à construire ceci, cela, ou je vais commencer à me construire telle et telle sagesse, telle et telle connaissance, je vais apprendre les langues, ou telles autres sciences, ainsi, dans ma prochaine vie, je n’aurai plus à réapprendre, je n’aurai plus qu’à les réveiller. C’est juste, mais c’est faux.
C’est juste, parce que tout est substance et que tout devient une essence lorsque l’esprit est dégagé de la forme, et que tout rentre dans la mémoire. C’est faux, parce que l’individu, en fait, n’en a absolument rien à faire sur un plan initiatique, cela ne lui sert que sur le plan physique de manifestation. Et comme votre but ce n’est pas de devenir performant dans la manifestation, mais dans le royaume de l’âme, alors centrez-vous davantage sur tout ce qui peut vous illuminer. Il faut voir la réincarnation comme un cheminement et uniquement comme cela. L’esprit ne change pas, il a toujours été depuis le premier jour, dans la forme, mais il en tire des substances différentes.
Donc, vous, tel que vous vous sentez aujourd’hui, tel que vous êtes aujourd’hui, vous ne vous réincarnerez jamais, parce que vous n’êtes pas ce que vous vous sentez être aujourd’hui. Par contre, tout ce que vous pourrez acquérir comme alignement, richesse spirituelle, découverte de l’harmonie, alors cela, oui, c’est vous et cela, oui, se réincarnera. C’est une continuité et dans cette continuité il y a à un moment donné à droite, à gauche, une expérience qui permet de tirer cette substance.
Donc, quand vous vous interrogez sur la réincarnation, interrogez-vous sur votre véritable nature, et vous vous apercevrez que, dans ce cas-là, on ne peut pas parler réellement de réincarnation, mais plutôt de manifestation. Le terme est utilisé ainsi aujourd’hui, réincarnation. Il n’est pas tout à fait faux, car il permet de répandre plus de vérité, que d’idées fausses. D’autant plus que l’individu lorsqu’il arrive à un certain développement spirituel comprend exactement ce que veut dire ce mot.
Puisque nous pouvons en parler avec nuance, rappelez-vous, il n’y a pas réellement de réincarnation, il y a un esprit qui se manifeste et ce que vous, vous appelez réincarnation n’a pas de réalité à côté de sa vie véritable. C’est pourquoi, dans certaines parties du monde, certains groupements saturés de sagesse, inondés de la véritable connaissance en arrivent même à rogner l’existence de la réincarnation. Ce n’est pas qu’ils renient cette loi comme d’autres renient Dieu ou d’autres vérités, c’est tout simplement qu’ils connaissent la nuance, et qu’ils combattent, en fait, une idée fausse.

Le véritable initié préférera contredire la loi, si la loi telle qu’elle est énoncée, dans un esprit faux, met en route des idées fausses. La loi, à ce moment-là, n’est pas une vérité, même si en elle-même elle est véritable.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 15:52

On nous a toujours enseigné que l’homme n’a qu’une seule vie, et maintenant en entendant parler de réincarnation, on est troublé, rien n’est clair dans notre tête.
 
On pourrait s’étendre longtemps sur cette question, exposer, par exemple, ce qu’en pensaient les tibétains, les hindous, les égyptiens, leurs travaux et leurs expériences… mais on se contentera ici de quelques explications simples et claires afin d’en saisir l’essentiel.
 
Sans la réincarnation, plus rien n’a de sens dans la religion
Vous allez trouver des prêtres ou des pasteurs, et vous leur demandez : « Expliquez-moi pourquoi tel homme est riche, beau, intelligent et fort, pourquoi il réussit tout ce qu’il entreprend, et pourquoi tel autre est malade, laid, pauvre et stupide. »
Ils vous répondront que c’est la volonté de Dieu. Quelquefois, ils vous parleront de la prédestination et de la grâce, mais cela ne vous expliquera rien de plus. De toutes façon, c’est la volonté de Dieu.
Analysons donc cette réponse…
Ainsi, Dieu a des caprices, il fait ce qu’il lui chante, il donne tout aux uns et rien aux autres. Bon, ok, c’est sa volonté, on s’incline. Mais alors n’est-ce pas incompréhensible qu’il soit ensuite mécontent lorsque ceux à qui il n’a rien donné de bon commettent des fautes, deviennent incroyants et criminels?
Si c’est Dieu lui-même qui leur a donné cette mentalité, pourquoi les punit-il? Lui qui a tous les pouvoirs ne pouvait-il pas les rendre tous bons, honnêtes, intelligents et sages? Non seulement c’est sa faute à lui s’ils commettent des crimes, mais encore, il les punit à cause de ces crimes en les jetant en Enfer!
C’est là que ça ne va plus… Il a tous les pouvoirs, il fait ce qu’il veut, c’est entendu, mais alors pourquoi n’est-il pas plus logique, plus juste? Il devrait au moins laisser les humains tranquilles, au lieu de les jeter en Enfer pour l’éternité!
Et là encore, on pourrait se demander : « Combien de temps ont-ils pêché? Trente ans, Quarante ans? Bon, qu’ils restent en Enfer quarante ans, pas plus… mais l’éternité?! »
Il faut raisonner un peu, et voir que cela ne tient pas debout…
 
Et si vous interrogez des scientifiques sur la raison des inégalités entre les humains, la majorité vous dira qu’elles sont le fruit du hasard, et vous ne serez pas plus avancé sur ces injustices apparentes.
 
Tandis que si l’on accepte la réincarnation, si on l’étudie et si on la comprend, alors là, tout change.
Dieu - ou l’Energie universelle - nous a tout donné, mais il nous a aussi donné la liberté, et c’est de cette liberté que nous nous sommes servis pour faire des expériences coûteuses. Alors Dieu, qui est généreux, patient, nous laisse faire, en disant: « eh bien, ils souffriront, ils se casseront la tête, mais cela ne fait rien, car je leur donnerai de nouveau mes richesses et mon amour… ils ont de nombreuses incarnations devant eux… »
Donc, Dieu nous a laissé agir à notre guise et tout ce qui nous arrive de mauvais est de notre faute, et non pas la sienne… alors que l’Eglise, en supprimant la croyance en la réincarnation, a rejeté la responsabilité sur Dieu.
 
 
La suppression de la réincarnation par l’Eglise
Jusqu’au 4ème siècle, les chrétiens croyaient à la réincarnation, comme les juifs, les égyptiens, les hindous, les tibétains… Mais sans doute les pères de l’Eglise se dirent-ils que cette croyance faisait traîner les choses en longueur, que les gens n’étaient pas pressés de s’améliorer, et ils voulurent donc les pousser à se perfectionner en une seule vie en supprimant la réincarnation. D’ailleurs, peu à peu, l’Eglise inventa des choses tellement affreuses pour les effrayer, qu’au Moyen Age on ne croyait plus qu’au Diable, à l’Enfer et aux châtiments éternels.
On a donc supprimé la croyance en la réincarnation afin que les gens s’améliorent par la peur et la crainte, mais non seulement ils ne se sont pas améliorés, mais ils sont devenus pires…
 
 
La question de la réincarnation a été étudiée scientifiquement
On a donc ainsi des preuves grâce à des personnes qui se souviennent avoir vécu dans tel endroit et à telle époque, mais nous ne nous étendrons pas là-dessus, il existe suffisamment de livres qui traitent de ce sujet, ne serait-ce que la façon dont les lamas tibétains choisissent le Dalaï-Lama…
 
Egalement, on peut interroger les enfants jusqu’à leur septième année, car ils se souviennent de beaucoup de choses.
Mais souvent au lieu de les écouter, il y a des mères qui leur donnent une tape en disant : « Tu racontes des bêtises, tais-toi… »
Alors une fois, deux fois, trois fois… à la longue, les enfants n’osent plus rien raconter.
 
 
La réincarnation est inscrite dans la nature
Tous les mystères de l’univers sont là, reflétés dans nos gestes, dans les actes de notre vie et dans la nature. Seulement pour les déchiffrer, il faut avoir étudié dans une Ecole initiatique.
 
Prenons par exemple le phénomène de l’évaporation de l’eau. L’eau de l’océan s’évapore et monte dans l’air, puis elle retombe plus loin sous forme de neige ou de pluie, et retourne à l’océan.
La goutte d’eau ne disparaît pas, elle fait tout un voyage pour explorer le monde : elle monte et descend. Et comme la goutte d’eau, chaque esprit voyage pour se perfectionner et s’instruire.
 
 
La destinée : On travaille maintenant pour la prochaine incarnation
Maintenant arrêtons-nous sur l’idée que notre destinée est déterminée d’avance.
Avant de descendre sur la terre, on a les possibilités d’améliorer certaines choses avec le consentement des hiérarchies célestes. Mais une fois né, on n’a plus ces possibilités, tout doit se dérouler d’après un plan préétabli. Les systèmes osseux, musculaires, circulatoires, nerveux, la santé, l’intelligence etc… sont déterminés, donc le destin est déjà tout tracé.
Supposez un être qui naît laid, recroquevillé, déformé, son destin est déjà fixé. Et, au contraire, une fille qui naît jolie, ravissante, dotée de tous les charmes : son destin aussi est déjà tout tracé. On l’élit Miss Monde, et immédiatement voilà les réceptions, les photographes, l’archi-milliardaire…
 
C’est pourquoi il est important de comprendre que pour cette incarnation, on ne peut pas changer énormément notre destinée, mais pour la suivante, on a toutes les possibilités, en travaillant, en désirant, en demandant.
Si on ne fait rien, la prochaine incarnation sera exactement comme celle-ci… Pourquoi certains sont dans une situation tellement déplorable? Parce qu’ils n’ont pas su ce qu’il fallait demander dans l’incarnation précédente, sur quoi il fallait travailler pour posséder aujourd’hui telle ou telle vertu.
 
Donc si vous vous contentez de vivre comme tout le monde sans rien faire dans les plans supérieurs, spirituels, vous ne pourrez pas changer grand-chose à votre destin dans les incarnations futures, car vous vous soumettez à ce qui existe déjà.
 
 
Il faut payer ses dettes, son karma
Même en étant dans un enseignement spirituel, cela n’empêche pas qu’il nous arrive de temps en temps quelques accidents ou quelques malheurs, on n’est pas à l’abri de tout. Pour qu’il ne nous arrive rien de mauvais, il faut que nous ayons liquidé toutes nos dettes du passé. Si on les traîne encore, qu’on suive ou non un enseignement, rien à faire, il faut les payer.
C’est ce que les orientaux appellent le karma.
 
Beaucoup de gens veulent se libérer, mais ils comprennent mal la question, ils font tout pour échapper à leurs obligations, pour fuir leurs devoirs, couper tous les liens, et voilà, ils se croient libres. Mais on ne se libère pas de cette façon. La vraie libération consiste à payer toutes ses dettes. Combien de gens veulent se libérer de leur femme, de leurs enfants, de leur patron, de la société, de la vie même en se suicidant!
Mais il n’y a pas de libération possible tant que nous n’avons pas payé toutes nos dettes, effacé tout le karma.
On imagine souvent qu’on s’est libéré parce qu’on a réussi à quitter son ancien patron ou son ancienne femme, mais à ce moment-là de nouveaux ennuis nous attendent pour nous montrer qu’on se trompe…
 
 
La méthode pour se libérer
Le meilleur chemin, la meilleure méthode pour se libérer, c’est l’amour…  et la moins bonne méthode, c’est l’égoïsme, l’avarice, les ruses, les calculs.
Si dans d’autres incarnations nous avions pris plus que ce que nous avions donné, c’est alors uniquement dans la générosité, le sacrifice, la bonté, dans tous les gestes qu’on fait pour donner, qu’on travaillera pour sa libération.
 
C’est pourquoi, au lieu de vous cramponner à ce que vous possédez, donnez! Regardez comment les gens agissent au moment d’une séparation, d’un divorce, avec quel acharnement ils s’agrippent à leurs intérêts! Eh oui, mais ils ne savent pas qu’en ayant cette attitude, ils devront encore se rencontrer et se supporter dans les incarnations futures.
 
Bien sûr, si vous allez parler de bonté et de sacrifice aux gens ordinaires, vous passerez pour le plus grand imbécile parce qu’ils ne savent pas à quoi sert la générosité. Mais vous savez maintenant que cela vaut vraiment la peine de donner, d’aider, d’être large et généreux.
Donc donnez, donnez même plus que la justice ne l’exige, car ainsi vous vous libérerez plus rapidement.
 
Utilisez toutes les années qu’il vous restent à vivre, méditez, demandez les meilleures choses, parce que vous lancez déjà des projets qui vont se matérialiser, se cristalliser.
La cristallisation actuelle résiste et refuse d’être changée, mais rien ne se perd de ce que l’on créé de bon par la pensée durant notre vie, et dans une prochaine incarnation on reviendra avec la beauté, l’intelligence, la santé, la bonté, parce que les pensées et les désirs qu’on a envoyé se sont matérialisés dans une nouvelle formation, dans un nouveau corps. Et cette formation est à son tour tenace et résistante.
 
Lorsque vous travaillez avec l’amour et la lumière, vous changez donc vraiment quelque chose, mais il faut attendre. Quand la formation actuelle disparaîtra, vous verrez la nouvelle, celle que vous avez travaillé à former, et vous serez stupéfait de sa splendeur.
 
 
Vous avez maintenant de grandes possibilités parce que cet enseignement vous donne des clés inestimables, vous explique comment vous pouvez vous créer un avenir vraiment sublime.
 
Plongez-vous dans ce sujet captivant avec les ouvrages ci-dessous, et vous découvrirez notamment que Jésus lui-même connaissait et acceptait la réincarnation.
 


Article écrit par Simple et Clair, inspiré par l'enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov.
Approfondissez vos connaissances avec ces ouvrages essentiels (cliquez les images)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]                                  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 16:02

PHILOSOPHIE SPIRITUALISTE 
Une spiritualité de la lumière solaire 

''Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.''
                                                                                                         2 Corinthiens 9, 6
La réincarnation

La réincarnation est une doctrine controversée pour certains et très mal comprise par d'autres. Des lois spirituelles bien précises gèrent ce processus de transmigration de l'esprit qui nous concerne tous.
 
Vous qui lisez ces lignes, vous êtes ''humain'' c'est-à-dire un esprit doté d'une conscience développée incarné dans un corps charnel fait sur mesure pour vous. Dites-vous bien que si vous êtes un humain, ce n'est ni la première fois que vous vous incarnez dans la chair ni la dernière.
 
Vous qui souffrez, dont les malheurs et les épreuves vous tombent sur la tête sans que vous le demandiez, ces difficultés n'arrivent jamais par hasard, sans but précis. Ils ont une signification profonde liée à votre plan d'incarnation terrestre.
 
Dans ''Le livre des Esprits'', à la question # 132, Allan Kardec demande à un esprit ''Quel est le but de l'incarnation des Esprits ?''
 
''Dieu la leur impose dans le but de les faire arriver à la perfection: pour les uns, c'est une expiation; pour d'autres, c'est une mission.''
 
''Mais, pour arriver à cette perfection, ils doivent subir toutes les vicissitudes de l'existence corporelle: c'est là qu'est l'expiation.''
 
''L'incarnation a aussi un autre but, c'est de mettre l'Esprit à même de supporter sa part dans l'oeuvre de la création; c'est pour l'accomplir que, dans chaque monde, il prend un appareil en harmonie avec la matière essentielle de ce monde pour y exécuter, à ce point de vue, les ordres de Dieu de telle sorte que tout en concourant à l'oeuvre générale, il avance lui-même.'' (Allan Kardec, Le Livre des Esprit)
 
Que veut dire cet esprit par ''arriver à la perfection'' ? La perfection est ce qui est totalement accompli, achevé, qui n'a pas besoin de s'améliorer.
 
La perfection est-elle possible, là est la question ? Notre bon sens et notre expérience du monde sensible nous dit que cela est impossible.
 
La réincarnation nous permet de vivre de multiples vies, de multiples expérience, mais aussi elle permet d'améliorer notre moralité, c'est-à-dire le désir sincère de ne faire que du bien et de ne pas faire de mal à quiconque. Sur le plan moral, cette perfection est possible.
 
Nous avons l'intention d'approfondir les mécanismes de la réincarnation et découvrir comment nous pouvons s'affranchir du cycle des renaissances terrestres définitivement.

Réincarnation et évolution spirituelle

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Lorsqu’un esprit est créé, il n’est pourvu que d’archétypes vides, c’est-à-dire sans aucunes données expérientielles.
 
Toutefois, l'esprit possède l'intelligence d'en acquérir en vue de l’édification de sa conscience.
 
Il s’incarne d'abord dans des formes de vie primitives. Il expérimente la vie de diverses manières. Ne possédant pas encore la conscience requise pour choisir ses conditions d’existence, il s'en remet aveuglément aux esprits-guides qui choisissent pour lui les meilleures conditions d’existence à son développement psychique.
 
Plus ses vies se succèdent, plus il acquiert des données expérientielles qui enrichissent sa psyché tel un enfant en plein dans son développement cognitif.
 
À partir des formes de vie primitives, il s’incarne dans des formes de vie de plus en plus sophistiquées. Puis vient le moment où l’esprit acquiert la conscience de lui-même: il devient "humain". C'est à partir de là qu'il s’incarne sur Terre.
 
L’évolution humaine n’est pas le dernier et ultime palier de l'évolution. L’évolution spirituelle est le prolongement de l'évolution biologique parce que l'esprit est le prolongement de la chair.
 
Au cours de ce long ''pèlerinage'', dont une partie se déroule sur des planètes comme la Terre, chaque esprit doit acquérir cognitions, émotions et connaissances pour atteindre éventuellement une grande sagesse. Ne sera pas sage celui qui ne le désire pas et sera sage celui qui le désire.
 
Dans la progression spirituelle, il est nécessaire de comprendre la loi de l'ascension ou loi de non-régression.
 
Tous les acquis accumulés par l'esprit dans chaque incarnation sont enregistrés en permanence dans le périsprit. Aucune régression intellectuelle et morale n’est possible.
 
Voilà pourquoi le spiritualisme n’admet pas la possibilité de la réincarnation d’un esprit "humain" dans le corps d’un animal autre que sa propre espèce.
 
Le retour dans un corps animal serait pour l'esprit une régression et non une évolution. Dans l'évolution biologique, avant d'être des humains nous étions des bêtes.
 
Laissons le médium Serge Girard nous expliquer l'évolution spirituelle:
 
''Dans les premiers essais à la vie humaine, le périsprit de l'homme est lourd et sa densité rend sa constitution proche de la nature matérielle. Cet état périsprital primitif constitue un véritable voile opaque, empêchant l'étincelle divine présente dans l'Esprit de se manifester.''
 
''Cette densité périspritale est constituée de genres de scories, produits des tendances matérielles et des faiblesses caractérisant l'Esprit qui commence. Moins l'Esprit est proche de sa nature divine, plus son périsprit est chargé et lourd.''
 
''L'Esprit devra départir son périsprit de toutes ses impuretés pour goûter enfin à la vie divine que Dieu lui réserve.''
 
''Pour cela, il n'y a qu'un seul chemin: celui des incarnations successives. Pour les réussir, il n'y a qu'une route: celle des préparations sérieuses dans les périodes d'erraticité via l'étude spirituelle rendue possible après chaque incarnation.''
 
''Dès sa création, l'homme ne poursuit donc qu'un seul but: atteindre la félicité spirituelle, en libérant petit à petit son périsprit des impuretés matérielles y faisant obstacle.''
 
''Peu à peu, il surpasse les acquis antérieurs. Les gains de chacune des vies lui étant garantis pour toute l'éternité, il n'a pas à recommencer chaque fois qu'il revient dans la chair.''
 
''Cette loi des acquis éternels traduit bien la grande justice divine. L'homme doit progresser par lui-même, mais ses efforts fructueux ne seront jamais plus à recommencer.''
 
''C'est un gain que personne ne pourra lui enlever. Plus encore, c'est désormais une partie intégrante de son être.''
 
''S'il ne choisit que le bien et toujours le bien, sa progression devient rapide. Son périsprit s'allège vite, ses couleurs auriques deviennent de plus en plus belles; la nature divine de son Esprit transparaît de plus en plus. Il passera bientôt aux incarnations d'épreuves moins lourdes.''
 
''Lorsque nous parlons de l'homme, nous nous référons automatiquement aux habitants de la Terre. Or, selon les témoignages reçus, il y a beaucoup d'autres systèmes solaires dans le Cosmos éternel, où vivent des planètes habitées par d'autres hommes.''
 
''En effet, la race humaine existe ailleurs dans l'univers, dont les limites sont sans fin. Comme nous, ce sont des Esprits réincarnés en quête d'un plus grand avancement spirituel.''
 
''Ils ont tous la même forme humanoïde que nous. Seules les caractéristiques corporelles changent, en fonction des conditions de vie différentes.''
 
''Pour bien comprendre et pouvoir nous situer dans le cheminement de progression spirituelle, divisons le chemin à parcourir en cinq parties, soit de l'étape un à l'étape cinq.''
 
''La première étape est celle du dégrossissement. Les incarnations y sont difficiles et la vie y est proche des réflexes de l'instinct. Lorsque l'homme y est suffisamment dégrossi, il passe aux incarnations intermédiaires qui le feront accéder à l'étape deux.''
 
''La seconde étape est essentiellement une étape d'épreuve et de rachat. La souffrance y est omniprésente, qu'elle soit morale ou physique. C'est à cette étape que l'homme prend réellement conscience de sa dimension spirituelle. Les faiblesses qui y sont les plus difficiles à vaincre sont l'orgueil et l'égoïsme. C'est celle de la planète Terre et de ses semblables.''
 
''À la troisième étape, il y a encore suffisamment de souffrance pour que certains se plaignent, mais ce n'est vraiment pas comparable à ce que nous vivons ici. La vie y est plus facile et l'Esprit ne s'attache presque plus aux attraits de la matière. Celle-ci n'est plus qu'un instrument d'avancement dénudé des illusions de faux bonheur qui nous retarde tant sur la Terre.''
 
''À la quatrième étape, le corps physique, bien que de forme humanoïde, est déjà semi-matériel. L'homme y est un être de lumière. Il côtoie le monde des Esprits et échange facilement avec lui. Il n'y a que de bons Esprits. Aucun Esprit inférieur n'y a accès. À cette étape, l'homme est toujours en relation profonde avec Dieu.''
 
''La cinquième étape est celle du raffinement spirituel. Les vies y sont très courtes et l'enfance telle que nous la concevons, y est inexistante. L'homme y naît avec sa pleine conscience d'adulte.''
 
''Il y vit dans un monde où celui de l'Esprit se confond avec celui des incarnés. Les caractéristiques du corps sont tout à fait différentes de celles de nos corps lourds.''
 
''Les sens y sont transformés. L'homme n'entend plus, ne voit plus et ne sent plus. Il participe intégralement et entièrement à l'existence de toutes choses, sans aucun des supports sensitifs que nous connaissons.''
 
''Il se confond avec Dieu. Son essence divine s'exprime sans aucun obstacle. Même le périsprit n'est maintenant que lumière.''
 
''Le bonheur y est indescriptible pour notre compréhension. Même incarné, l'homme y participe avec Dieu à l'application de ses lois parfaites, immuables et éternelles.''
 
''L'homme d'ici est un être qui commence, mais il a quand même beaucoup de chemin déjà parcouru.''
 
''Il achève la partie difficile du parcours. Mais pour s'en sortir, il doit s'appliquer à réussir ses épreuves qui n'ont pour but que l'épuration de son périsprit.''
 
''Les défauts les plus tenaces sont l'orgueil et l'égoïsme. Ce sont eux qui entraînent tous les autres. Il doit donc centrer ses efforts sur ces deux ennemis. Une fois cela vaincu, le reste sera facile.''
 
''Parmi les habitants de notre globe, il s'en trouve qui commencent tout juste une nouvelle étape. D'autres y sont bien engagés et, enfin, certains achèvent leur séjour.'' (Serge Girard, Messages de l'au-delà)
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 16:05

Réincarnation orientale

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Avant d'expliquer les mécanismes de la réincarnation spiritualiste, étudions brièvement la réincarnation du point de vue des traditions orientales.
 
''Les jaïns, adeptes du jaïnisme, du nom du fondateur Jina, croient en la transmigration de l'esprit dans plusieurs corps successifs.''
 
''Selon leur doctrine, on peut se réincarner aussi bien en animal qu'en être humain. Par conséquent, ils balaient le sol devant eux afin de ne pas tuer le moindre insecte.''
 
''Le bouddha développera le concept de réincarnations successives [...] Dans la vie, tout est illusion et le monde est un lieu de souffrance.''
 
''Ces illusions aussi bien que ces souffrances [...] sont créées par nos propres désirs, par notre asservissement à nos passions, par les besoins de notre individualité, donc à la matière.''
 
''En éliminant de notre vie désirs, passions, individualité et matière, on éliminera les souffrances et on pourra accéder à l'illumination représentant la paix de l'esprit, le vide, le nirvana.''
 
''La mort n'étant pas une finalité, le cycle des réincarnations doit se terminer par l'accès au nirvana, c'est-à-dire au vide, à l'infini.''
 
''L'idée de paradis et d'enfer n'existe pas dans le bouddhisme. C'est en d'autres mots un retour à l'immortalité, la paix, la sagesse suprême.''
 
''L'âme individuelle et immortelle n'existe pas dans le bouddhisme. Ce qui se réincarne c'est une énergie composée de forces positives et négatives accumulées au cours des vies antérieures.''
 
''Plusieurs années peuvent s'écouler entre deux incarnations et celles-ci peuvent s'effectuer, selon le karma, en animal ou en être humain.''
 
''Bouddha [...] recommandait de ne tuer aucune créature animale car les animaux aussi vivaient un cycle de renaissances en vue de la libération.''
 
''La plus ancienne tradition religieuse de l'Inde remonte à environ 2 000 ans avant J.-C., c'est le védisme ou l'hindouïsme archaïque, l'idée de transmigration n'existe pas.''
 
''À l'époque post-védique, l'hindouisme archaïque évolue en brahmanisme. [...] L'idée de réincarnation [...] est inclus dans les nouvelles croyances.''
 
''Brahma est le centre du monde, le principe créateur de tout. Il est absolu, immuable et éternel. Ce qu'il a créé est en perpétuel changement, mouvement et répétition.''
 
''Quand l'essence divine et immortelle de Brahma se joint à l'existence de tout ce qui vit, elle porte le nom d'Athman. D'Athman naîtront les jivas c'est-à-dire le principe vital qui anime chaque être vivant.''
 
''On ne peut traduire le mot jiva par ''âme'' ou ''esprit'' car ces deux mots impliquent une essence individuelle. Le jiva étant une parcelle d'Athman, il n'est pas individuel.''
 
''Après la mort, le jiva peut aller au paradis ou en enfer ou demeurer dans le domaine des morts. [...] Si le jiva est primaire, il se réincarnera rapidement dans un autre corps. S'il est plus évolué, il mettra plus de temps entre ses réincarnations.''
 
''Pour les hindouistes, le corps est un moule entourant le jiva, pendant ses séjours terrestres. À chaque mort, il se débarrasse du moule.''
 
''À chaque incarnation, il s'habille d'un autre. Le corps dont il héritera dépendra de son évolution, de son karma.''
 
''Depuis sa naissance jusqu'à sa mort, l'hindouiste appartient à une caste, c'est-à-dire à une classe de la société.''
 
''Cette caste est fixée selon les mérites (ou les méfaits) des vies antérieures. Les quatre castes les plus importantes sont: les brahmanes (les prêtres), les kshatryias (les guerriers), les vaisyas (les fermiers et les commerçants) et les sudras (les ouvriers et les serviteurs).''
 
''À ces quatre castes s'ajoutent plus de 3 000 sous-castes et en plus ceux que l'on appelle les intouchables qui n'appartiennent à aucune caste.'' (La réincarnation, au coeur de l'inconnu)

Les doctrines de la réincarnation

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
La réincarnation est loin d’être une jeune doctrine. Elle a traversé les époques et existe encore aujourd’hui sous diverses formes dans le bouddhisme, l'hindouisme et le New age. Sa diversité peut être confondante pour un débutant en la matière.
 
Peut-on se réincarner dans le corps d’une plante ou d’un animal autre que l’être humain ? Existe-t-il une limite au nombre de renaissances ? Puis-je me réincarner en homme ou en femme ? Jésus a-t-il enseigné la réincarnation à ses disciples ?
 
L’historien de l'ésotérisme, Jean Prieur, a mis sur papier une brillante synthèse sur la réincarnation dans son livre ''Le mystère des retours éternels'' (1994). Il y expose les nombreuses variantes qu’a empruntées la réincarnation.
 
"Importé en Inde et en Grèce par les Proto-Européens [Germains et Celtes], la croyance en la réincarnation est de la dynamite [...]"
 
"La doctrine de la réincarnation pourrait se résumer en sept propositions:
 
''L’esprit humain a besoin pour son développement de vivre plusieurs existences terrestres. Après la mort et un certain temps passé dans le monde des esprits, il renaît dans un corps de chair.''
 
''La réincarnation est la loi de l’Univers : tout vit, tout meurt et tout renaît. En tout temps, en tout lieu, la vie sort de la mort et la mort de la vie.''
 
''Ces existences se succèdent, très différentes, mais liées entre elles par une logique et une justice implacable.''
 
''Toute action accomplie dans une vie antérieure porte des fruits, savoureux ou empoisonnés, dans une incarnation suivante.''
 
''L’homme est retenu dans la roue des naissances parce qu’il s’identifie à son corps, parce qu’il aime trop la vie physique et ses plaisirs, parce qu’il a peur de la vie spirituelle.''
 
''À la fin de leur passage dans l’Au-delà, les âmes choisissent une existence qui présente
les épreuves nécessaires à leur purification.''
 
''Par le progrès spirituel, par les mérites acquis au cours des vies successives, l’homme finit par échapper au cycle des naissances."
 
"Les noms de la réincarnation sont multiples : L’Inde l’appelle samsâra, c’est-à-dire la grande roue qui, d’après les spécialistes, tourne plus vite en Orient qu’en Occident.''
 
''Les Grecs, Platon en tête, avaient imaginé le retour éternel : les âmes se réincarnaient indéfiniment et répétaient indéfiniment leurs destinées bonnes ou mauvaises.''
 
''Seules les âmes pures étaient autorisées à quitter le manège. Le processus avait d’autres noms : tantôt métensomatose, ou passage d’un corps dans un autre, tantôt palingénésie, qui signifie tout simplement nouvelle naissance, tantôt enfin transmigration des âmes.''
 
"La métempsycose se présente comme une approche primitive, une ébauche de la doctrine de l’immortalité.''
 
''C’est en considérant les phases de la Lune, l’alternance des jours et des nuits, le retour des saisons que l’homme en vint à imaginer les renaissances innombrables.''
 
''Si, au moins, la croyance en la métempsycose pouvait éveiller en l’homme un sentiment de fraternité à l’égard de l’animal, et le désir de l’aider dans son évolution… Malheureusement il n’en est rien.''
 
''La métempsycose permet à certains de donner libre cours à leur férocité native. Certaines sectes indiennes tiennent ce raisonnement : si l’on fait souffrir un animal, on atteint du même coup l’âme du parent incarné en lui et l’on prépare sa régénération. On peut aussi en le martyrisant accélérer le processus."
 
''Les divergences des doctrines réincarnationnistes sont profondes et nombreuses. Réincarnation avec ou sans changement de sexe. Réincarnation avec ou sans changement de race. Les Américains, qu’ils soient noirs ou blancs sont pour la réincarnation sans changement de couleur.''
 
''Les doctrines réincarnationnistes divergent aussi sur l’aboutissement du processus. Les unes envisagent une succession d’existences avec unité finale et conscience de personnalité; les autres, une succession d’existences sans unité finale, mais avec conscience de personnalités; d’autres, une succession d’existences, succession sans terme avec perte de l’identité personnelle et fusion dans le grand tout."
 
"Il est courant de dire et de croire que la réincarnation est une idée orientale; il serait plus exact de dire que c’est une idée venue de la protohistoire européenne […] nous la rencontrerons en effet chez les Germains comme chez les Celtes, chez les Latins comme chez les Grecs.''
 
''Elle fut codifiée par des fondateurs de religion, tels Orphée venu de la Grèce du Nord et Pythagore venu de Samos, l’un et l’autre antérieurs au prince Siddharta devenu le Bouddha."
 
"En outre, la nature en Europe centrale et nordique se présentait comme une parabole de la perpétuelle renaissance avec ses arbres aux feuilles caduques, ses quatre saisons bien tranchées, son renouveau du printemps succédant à la mort hivernale. Les cycles de la végétation tour à tour déclinante, agonisante, puis rejaillissantes après un repos de trois mois […]''
 
''Les guerriers ne craignaient pas la mort : tués au combat, ils avaient hâte de reprendre du service […] Réincarnation immédiate dans le même sexe, la même fonction, la même caste, la même famille.''
 
''Leur société de type viril et patriarcat était divisée en trois groupes : prêtres, guerriers, laboureur; minorité dominatrice régnant sur une majorité subjuguée qui n’avait que le droit de travailler et de se taire.''
 
''Cette préfiguration du système des castes était déjà liée à la réincarnation, et ce sont eux qui l’ont introduite en Inde du Nord."
 
"Le poète musicien de Thrace, Orphée, qui est avec Zarathoustra la figure la plus pure, la plus noble de l’Antiquité, enseigne […] la réincarnation."
 
"La société celte, qui plaçait les druides au sommet de la hiérarchie, ressemblait sur ce point à la société indienne.  De même que les brahmanes étaient dépositaires des livres sacrés, assistaient les princes, rendaient la justice, pratiquaient la médecine et organisaient les sacrifices, les druides étaient détenteurs des lois de la tribu, de son histoire et de ses légendes.''
 
''Ce clergé très structuré interprétait les présages, arbitrait les procès et les querelles entre les clans, désignait les victimes, animales ou humaines.''
 
''Mais tandis que la société indienne était schématiquement parlant, divisée en quatre classes […] la société celtique n’en possédait que trois.''
 
''Le système des castes et la réincarnation sont étroitement et curieusement liés. Chaque caste étant hermétiquement fermée, on ne peut passer de l’une à l’autre que par la transmigration […]"
 
''Les Romains mirent fin aux sacrifices humains et au pouvoir des druides. Un peu plus tard, les chrétiens supprimaient à la fois l’incinération et la doctrine des retours éternels.''
 
"L’idéal pour Pythagore, comme pour le Bouddha, comme pour Orphée, était d’obtenir la libération et d’échapper à la roue des naissances.''
 
''Un seul moyen: la vie droite, la philosophie, considérée par lui comme une purification, comme un chemin de vie; la philosophie dont il créa le nom à partir de deux autres : amour et sagesse.''
 
''Comme son maître Clément, Origène (185-254) se passionnait pour la métaphysique des pythagoriciens, des stoïciens, des gnostiques, et surtout des néo-platoniciens dont il adopta les idées centrales […] il soutenait que, bien avant leur union avec des corps charnels, les âmes
préexistaient dans le Ciel.''
 
''Ces intelligences pures et saintes étaient des substances spirituelles, libres, lumineuses; elles avaient péché et avaient été condamnées par Dieu à subir l’incarnation dans le bas monde.''
 
''Sollicitant hardiment Jean XIV, 2 : "Il y a de nombreuses demeures dans la Maison de mon Père", Origène en donnait le commentaire suivant : Le Seigneur fait allusion aux différentes stations que les âmes doivent occuper après s’être dépouillées de leurs corps actuels pour en revêtir de nouveaux."
 
''C’est longtemps après la mort d’Origène, et particulièrement au VIe siècle, que la polémique s’enflamma contre lui et ses doctrines.''
 
''En janvier 543 parut un édit de Justinien où étaient exposées les opinions d’Origène. Ordre était donné […] de convoquer en synode tous les évêques […] de passages à Constantinople et de les inviter à condamner lesdites opinions.''
 
''C’est ce qu’ils firent en dix anathématismes […] Il est remarquable qu’il n’y soit pas question de métempsycose, mais seulement de préexistence.'' (Jean Prieur, Le mystère des retours éternels)
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 16:07

Amnésie charnelle
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Une question légitime lorsqu'il est question de réincarnation est: ''Pourquoi ne puis-je me souvenir de mes vies antérieures ?''
 
Logiquement, une autre question s'impose: ''Si le but de l'esprit est d'évoluer, comment peut-il se servir de ses acquis de ses vies précédentes ?'' Nous tenterons de répondre à ces deux questions.
 
Lorsqu'il emprunte un nouveau corps, l'esprit ne se souviens pas de ses vies antérieures parce que sa mémoire spirituelle a été bloquée par ce que nous appelons une ''amnésie charnelle''.
 
Dans son nouveau véhicule corporel, l'esprit passe de nouveau par l'étape de l'enfance. Ce n'est qu'à l'adolescence qu'il retrouve sa personnalité et son caractère à l'image de son cheminement spirituel.
 
Dans le livre X de ''La République'', Platon fait référence à l'amnésie charnelle en utilisant la métaphore d'un fleuve dont l'âme qui boit l'eau perd la mémoire.
 
''Et là, au bord de ce fleuve Amélès, dont aucun récipient ne peut contenir l'eau, elles établirent leur campement, car la nuit approchait.''
 
''Toutes devaient boire une certaine quantité de cette eau [...] Celle qui buvait, à chaque fois oubliait tout le passé.''
 
''Lorsqu'elles se furent couchées, sur le coup de minuit, il y eut un coup de tonnerre et un tremblement de terre et elles furent en un éclair transportées hors de cet endroit, chacune s'élevant vers le lieu de sa naissance [...]'' (République X, 621a-621b)
 
Le christ fait aussi référence à ce ''voile de l'oubli'' en Jean 3, 8: ''Le vent [l'âme] souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit.''
 
Heureusement pour l'esprit, l'amnésie charnelle ne s'impose pas brusquement. Durant la grossesse, alors que l'esprit est rattaché avec la corde d'argent au foetus de la mère auquel il n'a pas encore fusionné, il garde toute son extralucidité d'esprit.
 
À mesure que la gestation se poursuit, l'esprit perd progressivement son identité spirituelle. Ce n'est que lorsque le foetus, pleinement formé, est prêt à le recevoir qu'il oublie entièrement.
 
D'après ses communications d'outre-tombe, Serge Girard nous donne quatre raisons principales pour lesquelles nous ne pouvons pas nous remémorer nos vies antérieures:
 
''Premièrement au stade peu avancé où se trouve l'homme de la Terre, celui-ci a bien souvent des dettes à rencontrer et bien d'autres efforts d'épuration à fournir pour accéder à des mondes meilleurs.''
 
''S'il voyait tout le chemin qui peut lui rester à faire, il pourrait se décourager et ne jamais parvenir à atteindre les buts qu'il s'est fixés.''
 
''De plus, sans ce voile, l'homme verrait tous les échecs de son passé. Il aurait alors une bien piètre opinion de lui-même et le découragement deviendrait vite sa loi.''
 
''Le voile de l'incarnation lui permet donc de ne voir qu'une étape à la fois et cela facilite grandement la route.''
 
''De plus, il permet d'ignorer le fardeau réel à porter, que l'homme est souvent mieux de ne pas connaître.''
 
''Deuxièmement [...] les Esprits reviennent souvent s'incarner avec ceux qu'ils ont déjà connus dans des vies antérieures, que ce soit par affection, par devoir ou par épreuve.''
 
''Essayons d'imaginer celui qui saurait que son propre enfant est celui-là même qui fut déjà son père au coeur dur et froid.''
 
''Comment pourrait-il remplir adéquatement sa mission de parent formateur de son enfant ? Et si, au contraire, ce fils était celui qui fut déjà sa victime ?''
 
''Pour plusieurs, reconnaître ceux qui leur ont déjà fait du mal, ou encore ceux qu'eux-mêmes ont déjà fait souffrir, pourrait leur rendre l'incarnation insupportable.''
 
''Remords, colère ou chagrin deviendraient des obstacles au plein développement de chacun et chacune. Grâce au voile qui fait oublier, l'Esprit recommence un peu comme à neuf [...]''
 
''Troisièmement comme nous le savons, l'homme doit se grandir dans une chaîne successive d'incarnations, et à chaque incarnation, il peut y accumuler des acquis qui le rendent plus élevé en intelligence ou en moralité.''
 
''Or, c'est encore grâce au voile qu'il peut y parvenir. En naissant, l'homme arrive avec un certain bagage d'acquis, mais il doit en développer encore davantage.''
 
''En oubliant ce en quoi il est déjà passé maître, il suit son plan de vie en s'efforçant de développer le potentiel qui dort en lui et qui doit être découvert.''
 
''Par exemple, s'il n'a jamais fait de musique et qu'il doive développer cet aspect, il s'y mettra avec l'ardeur nécessaire à la réussite.''
 
''Mais si le voile n'existait pas, il verrait ce en quoi il est déjà bon et, son faible niveau d'avancement aidant, il abandonnerait vite l'effort pour se tourner vers la facilité.''
 
''Il recommencerait ce qu'il connaît déjà et, de vie en vie, il ne ferait que tourner en rond sans se grandir dans les acquis nouveaux.''
 
''Quatrièmement si l'homme voyait clairement les immenses récompenses que fournissent les gains effectués dans les incarnations, son infériorité spirituelle pourrait le faire tomber dans une course aux profits qui ne provoquerait que l'effet contraire.''
 
''Il pourrait dangereusement confondre les nobles lois qui régissent les acquis spirituels avec les règles vulgaires que plusieurs hommes appliquent dans leur recherche des biens matériels.''
 
''Ainsi, il pourrait chercher à aider ses frères, non pas par amour, mais pour en retirer des bonnes grâces.''
 
''Il pourrait pardonner aux autres non pas par bonté de cœur, mais simplement pour augmenter son actif.''
 
''Il pourrait prier Dieu, non pas pour lui rendre hommage, mais pour tenter d'en soutirer des avantages personnels. Par le voile de l'incarnation, l'homme doit vivre selon l'élévation de son coeur.'' (Serge Girard, Messages de l'au-delà)
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 16:09

L'intuition ou la réminiscence

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Les possibilités de notre plan de vie que nous choisissons à l'état d'esprit demeurent latentes dans l'inconscient individuel lorsque l'esprit s'incarne dans son véhicule charnel. Ce n'est que par l'intuition qu'elles nous parviennent au moment propice.
 
Vivre c'est choisir. Beaucoup de possibilités se présentent à nous durant une seule existence, bien qu'elles soient limitées. Certains de ces choix peuvent être bénéfiques pour notre vie tandis que d'autres peuvent être néfastes.
 
Au moment d'un dilemme, A ou B ou C, il est toujours sage de bien réfléchir avant de prendre une décision mûrement réfléchie.
 
L'intuition est la faculté psychique la plus répandue chez tous les incarnés. À la différence que certains l'écoutent bien et que d'autres l'écoutent peu ou pas du tout.
 
Elle n'est en rien une forme de contrôle mental. L'intuition n'est qu'un ''outil psychique'' subordonnée à la raison qui permet à l'incarné de prendre les meilleures décisions pour son épanouissement.
 
L'intuition est ''la petite voix'' qui se manifeste à notre esprit à un moment décisif, une petite idée implantée dans la psyché préconsciente.
 
L'intuition n'est rien de moins que votre ange-gardien qui a échangé avec vous une transmission de pensée, vous suggérant la meilleur décision en accord avec votre plan de vie.

Le plan de vie

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Lorsque nous naissons sur Terre, il est essentiel de comprendre que notre existence terrestre n'est pas soumise aux caprices du hasard. Une minutieuse planification a eut lieu dans l'au-delà.
 
Chaque esprit doit développer son potentiel relatif à son avancement spirituel. Pour accomplir cela, il participe à l'élaboration de ses conditions d'existence avec le soutien d'esprits plus expérimentés que lui: les esprits-guides, semblables à des enseignants ou des maîtres de sagesse.
 
Les principales étapes sont planifiées de la naissance jusqu'à la mort. En prévision des acquis qu'il désire obtenir, l'esprit choisit en premier lieu ses parents qui devront lui transmettre une éducation adéquate. Par extension, il choisit aussi sa classe sociale, le sexe, l'orientation sexuelle, ses études, son travail, etc.
 
S'ils le désirent, des esprits peuvent choisir d'orienter leur plan de vie dans une direction commune afin que leur chemin se croise sur Terre. Ils deviendront des amis. L'esprit doit choisir celui ou celle qui deviendra son partenaire de vie.
 
Imaginez toutes les combinaisons possibles ! Voilà pourquoi l'élaboration du plan de vie peut s'échelonner sur plusieurs années dans l'au-delà lors de la période de désincarnation.
 
La vie terrestre est remplie d'embûches, de difficultés, de défis, d'espoir mal calculé et de déceptions mal assumées.
 
Tous ces événements n'ont qu'un seul but: faire évoluer l'esprit vers les objectifs qu'il s'est fixé.
 
La souffrance est souvent la conséquence d'un échec personnel. La responsabilité en revient à l'esprit seul, car il n'a pas su mettre à son profit sa motivation et son énergie.
 
Par contre, certains événements vécus sont de nature karmique. Laissons les esprits nous en fournir l'explication:
 
Question # 258
 
''A l'état errant, et avant de prendre une nouvelle existence corporelle, l'Esprit a-t-il la conscience et la prévision des choses qui lui arriveront pendant la vie ?''
 
''Il choisit lui-même le genre d'épreuves qu'il veut subir, et c'est en cela que consiste son libre arbitre.''
 
''Ce n'est donc point Dieu qui lui impose les tribulations de la vie comme châtiment ?''
 
''Rien n'arrive sans la permission de Dieu, car c'est lui qui a établi toutes les lois qui régissent l'univers.''
 
''Demandez donc pourquoi il a fait telle loi plutôt que telle autre. En donnant à l'Esprit la liberté du choix, il lui laisse toute la responsabilité de ses actes et de leurs conséquences, rien n'entrave son avenir; la route du bien est à lui comme celle du mal.''
 
''Mais s'il succombe, il lui reste une consolation, c'est que tout n'est pas fini pour lui, et que Dieu, dans sa bonté, le laisse libre de recommencer ce qu'il a mal fait.''
 
''Il faut d'ailleurs distinguer ce qui est l'œuvre de la volonté de Dieu, et ce qui est celle de l'homme. Si un danger vous menace, ce n'est pas vous qui avez créé ce danger, c'est Dieu; mais vous avez la volonté de vous y exposer, parce que vous y avez vu un moyen d'avancement, et Dieu l'a permis.''
 
Question # 259
 
''Si l'Esprit a le choix du genre d'épreuve qu'il doit subir, s'ensuit-il que toutes les tribulations que nous éprouvons dans la vie ont été prévues et choisies par nous ?''
 
''Toutes n'est pas le mot, car ce n'est pas à dire que vous avez choisi et prévu tout ce qui vous arrive dans le monde, jusque dans les moindres choses, vous avez choisi le genre d'épreuve, les faits de détail sont la conséquence de la position et souvent de vos propres actions.''
 
''Si l'Esprit a voulu naître parmi des malfaiteurs par exemple, il savait à quels entraînements il s'exposait, mais non chacun des actes qu'il accomplirait; ces actes sont l'effet de sa volonté ou de son libre arbitre.''
 
''L'Esprit sait qu'en choisissant telle route il aura tel genre de lutte à subir il sait donc la nature des vicissitudes qu'il rencontrera, mais il ne sait pas si ce sera plutôt tel événement que tel autre.''
 
''Les événements de détail naissent des circonstances et de la force des choses. Il n'y a que les grands événements, ceux qui influent sur la destinée, qui sont prévus.''
 
''Si tu prends une route remplie d'ornières, tu sais que tu as de grandes précautions à prendre, parce que tu as chance de tomber, mais tu ne sais pas dans quel endroit tu tomberas, et il se peut que tu ne tombes pas, si tu es assez prudent.''
 
''Si en passant dans la rue il te tombe une tuile sur la tête, ne crois pas que c'était écrit, comme on le dit vulgairement.''
 
Question # 261
 
''L'Esprit, dans les épreuves qu'il doit subir pour arriver à la perfection, doit-il éprouver tous les genres de tentations ; doit-il passer par toutes les circonstances qui peuvent exciter en lui l'orgueil, la jalousie, l'avarice, la sensualité, etc. ?''
 
''Certainement non, puisque vous savez qu'il y en a qui prennent, dès le début, une route qui les affranchit de bien des épreuves ; mais celui qui se laisse entraîner dans la mauvaise route, court tous les dangers de cette route.''
 
''Un Esprit, par exemple, peut demander la richesse, et cela peut lui être accordé alors, suivant son caractère, il pourra devenir avare ou prodigue, égoïste ou généreux, ou bien il se livrera à toutes les jouissances de la sensualité; mais ce n'est pas à dire qu'il devra passer forcément par la filière de tous ces penchants.''
 
Question # 262
 
''Comment l'Esprit qui, à son origine, est simple, ignorant et sans expérience, peut-il choisir une existence en connaissance de cause, et être responsable de ce choix ?''
 
''Dieu supplée à son inexpérience en lui traçant la route qu'il doit suivre, comme tu le fais pour un enfant dès le berceau ; mais il le laisse peu à peu maître de choisir à mesure que son libre arbitre se développe, et c'est alors que souvent il se fourvoie en prenant le mauvais chemin s'il n'écoute pas les conseils des bons Esprits ; c'est là ce qu'on peut appeler la chute de l'homme.''
 
Question # 264
 
''Qu'est-ce qui dirige l'Esprit dans le choix des épreuves qu'il veut subir ?''
 
''Il choisit celles qui peuvent être pour lui une expiation, par la nature de ses fautes, et le faire avancer plus vite.''
 
''Les uns peuvent donc s'imposer une vie de misère et de privations pour essayer de la supporter avec courage; d'autres vouloir s'éprouver par les tentations de la fortune et de la puissance, bien plus dangereuse par l'abus et le mauvais usage que l'on en peut faire, et par les mauvaises passions qu'elles développent; d'autres, enfin, veulent s'éprouver par les luttes qu'ils ont à soutenir dans le contact du vice.''
 
Question # 266
 
''Ne semble-t-il pas naturel de choisir les épreuves les moins pénibles ?''
 
''Pour vous, oui, pour l'Esprit, non lorsqu'il est dégagé de la matière l'illusion cesse, et il pense autrement.''
 
Question # 268
 
''Jusqu'à ce qu'il arrive à l'état de pureté parfaite, l'Esprit a-t-il constamment des épreuves à subir ?''
 
''Oui, mais elles ne sont pas telles que vous l'entendez; vous appelez épreuves les tribulations matérielles; or, l'Esprit, arrivé à un certain degré, sans être parfait, n'en a plus à subir; mais il a toujours des devoirs qui l'aident à se perfectionner, et n'ont rien de pénible pour lui, ne fût-ce que d'aider aux autres à se perfectionner eux-mêmes.'' (Allan Kardec, Le livre des Esprits)
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La réincarnation et le progrès

Message  Arlitto le Mer 17 Aoû - 16:13

Le libre-arbitre moral

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Le règne animal et la nature dans son ensemble sont amoraux, c'est-à-dire qu'ils n'obéissent à aucun code moral conventionnel ou du moins ils ne répondent pas à la logique de nos critères humains.
 
Un lion qui attrape et tue un humain n'est pas responsable d'un acte immoral, car le lion ne s'attaque pas à sa proie par cruauté.
 
Les animaux obéissent à leur instinct naturel: ils chassent pour se nourrir et nourrir leur progéniture.
 
Ils se battent pour se défendre d'une menace, pour protéger leur territoire ou pour préserver leur autorité.
 
Pour l'humain, c'est différent. L'esprit qui anime le corps charnel est d'origine spirituelle et divine. Sa particularité qui le distingue des autres animaux est son libre-arbitre moral, c'est-à-dire qu'il est en mesure de faire la distinction rationnelle entre ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est juste et ce qui est injuste.
 
Les valeurs morales ont donné lieu à tant de débats dans le domaine de la philosophie éthique.
 
Il existe tellement de divergences culturelles: ce qui est considéré comme bien par une culture est considéré comme mal par une autre, à un point tel que la démarcation du bien et du mal ne peut qu'être relative.
 
On ne peut donc en donner qu'une définition partielle ou incomplète dans le seul but de faire avancer notre argumentation.
 
Comme point de départ, nous affirmons que ce qui peut être considéré comme ''bien'' procure un sentiment de bien-être psychologique (bonheur, jouissance) et ce qui peut être considéré comme ''mal'' procure un sentiment de mal être psychologiques (malheur, souffrance).
 
Pour être plus nuancé, disons qu'un acte causant du bien-être à soi et à l'autre peut être considéré comme ''bien''.
 
Une acte causant du mal-être à soi et à l'autre peut être considéré comme ''mal''.
 
En résumé, nous considérons que tout acte dont le but est de nuire est un mal et que tout acte dont le but est d'aider est un bien.
 
Le problème essentiel avec la morale c'est qu'il y a des humains pour qui la distinction entre le bien et le mal s'estompe.
 
Ce qui est un mal pour les autres peut être un bien pour eux-mêmes, surtout lorsqu'ils agissent pour satisfaire leur égoïsme.
 
Lorsqu'il est question de morale et d'éthique, on a tendance à opposer deux concepts: la passion (basée sur un manque de contrôle de soi) et la raison (basée sur un choix réfléchi).
 
Il y a des humains tellement dépourvus de tendance morale, que l'on pourrait penser que le mal est leur nature véritable comme les psychopathes, pédophiles ou autres sociopathes.
 
Aucune psychiatrie, médicament ou psychothérapie ne peut généralement les guérir. Ils possèdent un corps humain et semble civilisés, mais au plus profond d'eux-mêmes, dans leur âme, ils sont des loups déguisés les brebis.
 
Les choix irréfléchis sont souvent de nature mauvaise.
 
C'est ce que pourrait illustrer le mythe d'Adam et Ève dans le judéo-christianisme:
 
''Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.''
 
''Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.''
 
''Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.''
 
""La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.''
 
''Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.'' (Genèse 3, 1-7)
 
Dieu a fait connaître à Adam et Ève la conséquence s'ils mangent un fruit de l'arbre au milieu du jardin. La conséquence est la mortalité.
 
Mordre dans un simple fruit n'est pas fondamentalement mauvais. Toutefois, l'acte de manger ce fruit particulier dans cet arbre particulier fait l'objet d'une interdiction de Dieu.
 
Dieu agit en bon Père pour ses enfants: il leur a demandé de ne pas manger le fruit défendu et leur a exposé la conséquence.
 
Mais, il leur laisse leur libre-arbitre. Ils ont la liberté de choisir leur destinée. C'est la même situation pour tous les parents.
 
Ils donnent à leurs enfants la meilleure éducation possible, seulement ils ne peuvent pas les empêcher d'essayer leurs propres expériences.
 
Adam et Ève ont l'apparence d'adultes, mais à l'intérieur ils sont comme des enfants inexpérimentés.
 
Un enfant inexpérimenté fait des erreurs et c'est à partir de ses erreurs qu'il apprend les conséquences de ses actes.
 
En apprenant les conséquences de ses actes il gagne en maturité et prend de meilleures décisions.
 
L'exemple classique est l'enfant qui, par manque d'expérience, met sa main sur une surface brûlante.
 
La conséquence étant la désagréable sensation de brûlure, l'enfant en déduit qu'il ne doit plus toucher la surface brûlante.
 
Dans le mythe, le serpent symbolise la nature passionnelle de l'animal qui sommeille en nous. La partie primitive de notre cerveau est appelée ''reptilienne''. Quelle coïncidence quand même !
 
Le véritable péché d'Adam et Ève n'est pas d'avoir mordu dans le fruit défendu, mais de ne pas avoir réfléchi à la conséquence de l'acte, c'est-à-dire la mortalité.
 
''[Dieu] dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.''
 
''Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi.''
 
''C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs.''
 
''C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.'' (Genèse 3, 16-19)
 
La réincarnation est évoquée dans le mythe biblique de manière subtile: Adam et Ève sont à l'origine des immortels vivant dans un paradis fait sur mesure pour eux dans lequel tous leurs besoins sont comblés.
 
Ils commettent une erreur, celle d'avoir mangé le fruit défendu. La conséquence est l'expulsion du jardin d'Éden, c'est-à-dire l'incarnation: ils doivent payer le prix de la mortalité et des difficultés de la vie terrestre.
 
C'est l'erreur que commet aussi Caïn en tuant son frère Abel par orgueil.
 
''Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Eternel.''
 
''Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Eternel une offrande des fruits de la terre; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse.''
 
''L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande.''
 
''Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l'Eternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui.''
 
''Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.''
 
''L'Eternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel ? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Et Dieu dit: Qu'as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.''
 
''Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.''
 
''Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre.'' (Genèse 4, 1-12)
 
Dans le mythe biblique, Caïn symbolise l'orgueil et Abel symbolise l'humilité.
 
L'humilité est l'une des plus belles qualités aux yeux de Dieu parce que toutes les autres qualités prennent racine en elle.
 
À l'opposé, l'orgueil est l'un des pires défauts parce que tous les autres défauts prennent racine en lui.
 
Le sentiment d'orgueil embrouille la conscience comme la fumée embrouille la vue. Une conscience embrouillée peut faire les pires choix, car la raison est dominée par la colère.
 
Tout comme ses parents, Caïn a commit une grave erreur en laissant sa colère dominer sa raison. En conséquence, Dieu le contraint à l'exil.

La rétribution karmique

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Il existe en physique un postulat, le principe de causalité, qui stipule que tout effet doit avoir une cause. C'est un fait observable dans la nature et la réalité quotidienne.
 
Il existe un postulat spirituel semblable, la rétribution karmique, qui stipule que tout acte moral, bon ou mauvais, est remis à l'individu.
 
La rétribution karmique se conforme au principe de causalité. Il en est le prolongement spirituel. Une situation malheureuse dans la vie de l'esprit (effet) est la conséquence d'un acte immoral passé (cause).
 
De même, toute situation heureuse dans la vie de l'esprit (effet) est la conséquence d'un acte moral passé (cause).
 
C'est ce qu'à voulu dire le christ par ''Rengaine ton glaive, car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.'' (Matthieu 26, 52) dévoilant que Dieu distribue à chacun la juste rétribution de ses actes.
 
La réincarnation et la rétribution karmique sont les deux lois spirituelles qui expliquent l'origine de la souffrance. Ceux qui sèment le mal récoltent généralement ce qu'ils sèment.
 
Des personnes qui ne commettent pas de mal peuvent être les victimes de circonstances récurrentes qu'elles ne peuvent pas contrôler où surviennent des situations pénibles qu'il leur est difficile de rationaliser.
 
Ces bonnes personnes n'ayant pas commis de méfaits dans leur vie présente expient les fautes qu'elles ont commises dans leur vie précédente.
 
Chez les catholiques, la rétribution karmique prend le visage du péché. Ils prétendent que tout être humain naît dans le monde marqué par le péché originel, une sorte de malédiction métaphysique.
 
En niant la réincarnation et la rétribution karmique, ils associent le péché originel au mythe biblique de la chute de l'homme.
 
Selon nous, la réincarnation et la rétribution karmique expliquent mieux l'origine de la souffrance que le mythe biblique.
 
Considérant que l'âge de l'humanité est évaluée à environ 200 000 ans et que la première civilisation remonte à environ 6 000 ans, que beaucoup d'humains sont morts et que beaucoup d'autres sont nés, il est probable que ce soit les mêmes âmes qui ont occupé des corps différents et vécu à des époques différentes.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 12370
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum