LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

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LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Dim 7 Aoû - 19:20

LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME 

Théorie de la prescience.

1.- Comment la connaissance de l'avenir est-elle possible ? On comprend la prévision des événements qui sont la conséquence de l'état présent, mais non de ceux qui n'y ont aucun rapport, et encore moins de ceux que l'on attribue au hasard. Les choses futures, dit-on, n'existent pas ; elles sont encore dans le néant ; comment alors savoir qu'elles arriveront ? Les exemples de prédictions réalisées sont cependant assez nombreux, d'où il faut conclure qu'il se passe là un phénomène dont on n'a pas la clé, car il n'y a pas d'effet sans cause ; c'est cette cause que nous allons essayer de chercher, et c'est encore le Spiritisme, clé lui-même de tant de mystères, qui nous la fournira, et qui, de plus, nous montrera que le fait même des prédictions ne sort pas des lois naturelles. 
Prenons, comme comparaison, un exemple dans les choses usuelles, et qui aidera à faire comprendre le principe que nous aurons à développer. 

2.- Supposons un homme placé sur une haute montagne et considérant la vaste étendue de la plaine. Dans cette situation, l'espace d'une lieue sera peu de chose, et il pourra facilement embrasser d'un seul coup d'oeil tous les accidents du terrain, depuis le commencement jusqu'à la fin de la route. Le voyageur qui suit cette route pour la première fois sait qu'en marchant, il arrivera au bout : c'est là une simple prévision de la conséquence de sa marche ; mais les accidents du terrain, les montées et les descentes, les rivières à franchir, les bois à traverser, les précipices où il peut tomber, les voleurs apostés pour le dévaliser, les maisons hospitalières où il pourra se reposer, tout cela est indépendant de sa personne : c'est pour lui l'inconnu, l'avenir, parce que sa vue ne s'étend pas au-delà du petit cercle qui l'entoure. Quant à la durée, il la mesure par le temps qu'il met à parcourir le chemin ; ôtez-lui les points de repère et la durée s'efface. Pour l'homme qui est sur la montagne et qui suit de l'oeil le voyageur, tout cela est le présent. Supposons que cet homme descende auprès du voyageur et lui dise : « A tel moment vous rencontrerez telle chose, vous serez attaqué et secouru, » il lui prédira l'avenir ; l'avenir est pour le voyageur ; pour l'homme de la montagne, cet avenir est le présent. 

3.- Si nous sortons maintenant du cercle des choses purement matérielles, et si nous entrons, par la pensée, dans le domaine de la vie spirituelle, nous verrons ce phénomène se produire sur une plus grande échelle. Les Esprits dématérialisés sont comme l'homme de la montagne ; l'espace et la durée s'effacent pour eux. Mais l'étendue et la pénétration de leur vue sont proportionnées à leur épuration et à leur élévation dans la hiérarchie spirituelle ; ils sont, par rapport aux Esprits intérieurs, comme l'homme armé d'un puissant télescope, à côté de celui qui n'a que ses yeux. Chez ces derniers, la vue est circonscrite, non seulement parce qu'ils ne peuvent que difficilement s'éloigner du globe auquel ils sont attachés, mais parce que la grossièreté de leur périsprit voile les choses éloignées, comme le fait un brouillard pour les yeux du corps. 
On comprend que, selon le degré de perfection, un Esprit puisse embrasser une période de quelques années, de quelques siècles et même de plusieurs milliers d'années, car qu'est-ce qu'un siècle en présence de l'infini ? Les événements ne se déroulent point successivement devant lui, comme les incidents de la route du voyageur : il voit simultanément le commencement et la fin de la période ; tous les événements qui, dans cette période, sont l'avenir pour l'homme de la terre, sont pour lui le présent. Il pourrait donc venir nous dire avec certitude : Telle chose arrivera à telle époque, parce qu'il voit cette chose comme l'homme de la montagne voit ce qui attend le voyageur sur la route ; s'il ne le fait pas, c'est parce que la connaissance de l'avenir serait nuisible à l'homme ; elle entraverait son libre arbitre ; elle le paralyserait dans le travail qu'il doit accomplir pour son progrès ; le bien et le mal qui l'attendent, étant dans l'inconnu, sont pour lui l'épreuve. 
Si une telle faculté, même restreinte, peut être dans les attributs de la créature, à quel degré de puissance ne doit-elle pas s'élever dans le Créateur, qui embrasse l'infini ? Pour lui, le temps n'existe pas : le commencement et la fin des mondes sont le présent. Dans cet immense panorama, qu'est la durée de la vie d'un homme, d'une génération, d'un peuple ? 

4.- Cependant, comme l'homme doit concourir au progrès général, et que certains événements doivent résulter de sa coopération, il peut être utile, dans des cas spéciaux, qu'il soit pressenti sur ces événements, afin qu'il en prépare les voies et se tienne prêt à agir quand le moment sera venu ; c'est pourquoi Dieu permet parfois qu'un coin du voile soit soulevé ; mais c'est toujours dans un but utile, et jamais pour satisfaire une vaine curiosité. Cette mission peut donc être donnée, non à tous les Esprits, puisqu'il en est qui ne connaissent pas mieux l'avenir que les hommes, mais à quelques Esprits suffisamment avancés pour cela ; or il est à remarquer que ces sortes de révélations sont toujours faites spontanément, et jamais, ou bien rarement du moins, en réponse à une demande directe. 
5.- Cette mission peut également être dévolue à certains hommes, et voici de quelle manière : 

Celui à qui est confié le soin de révéler une chose cachée peut en recevoir, à son insu, l'inspiration des Esprits qui la connaissent, et alors il la transmet machinalement, sans s'en rendre compte. On sait en outre que, soit pendant le sommeil, soit à l'état de veille, dans les extases de la double vue, l'âme se dégage et possède à un degré plus ou moins grand les facultés de l'Esprit libre. Si c'est un Esprit avancé, s'il a surtout, comme les prophètes, reçu une mission spéciale à cet effet, il jouit, dans les moments d'émancipation de l'âme, de la faculté d'embrasser par lui-même, une période plus ou moins étendue, et voit, comme présents, les événements de cette période. Il peut alors les révéler à l'instant même, ou en conserver la mémoire à son réveil. Si ces événements doivent rester dans le secret, il en perdra le souvenir ou il ne lui en restera qu'une vague intuition, suffisante pour le guider instinctivement. 

6.- C'est ainsi qu'on voit cette faculté se développer providentiellement dans certaines occasions, dans les dangers imminents, dans les grandes calamités, dans les révolutions, et que la plupart des sectes persécutées ont eu de nombreux voyants ; c'est encore ainsi que l'on voit de grands capitaines marcher résolument à l'ennemi, avec la certitude de la victoire ; des hommes de génie, comme Christophe Colomb, par exemple, poursuivre un but en prédisant, pour ainsi dire, le moment où ils l'atteindront ; c'est qu'ils ont vu ce but, qui n'est pas l'inconnu pour leur Esprit. 
Le don de prédiction n'est donc pas plus surnaturel qu'une foule d'autres phénomènes ; il repose sur les propriétés de l'âme et la loi des rapports du monde visible et du monde invisible que le Spiritisme vient faire connaître. 
Cette théorie de la prescience ne résout peut-être pas d'une manière absolue tous les cas que peut présenter la révélation de l'avenir, mais on ne peut disconvenir qu'elle en pose le principe fondamental. 

7.- Souvent, les personnes douées de la faculté de prévoir, dans l'état exotique ou somnambulique, voient les événements se dessiner comme dans un tableau. Ceci pourrait aussi s'expliquer par la photographie de la pensée. Un événement étant dans la pensée des Esprits qui travaillent à son accomplissement, ou dans celle des hommes dont les actes doivent le provoquer, cette pensée, traversant l'espace comme les sons traversent l'air, peut faire image pour le voyant ; mais, comme la réalisation peut en être hâtée ou retardée par un concours de circonstances, il voit la chose sans pouvoir en préciser le moment. Parfois même, cette pensée peut n'être qu'un projet, un désir qui peuvent n'avoir pas de suite ; de là les erreurs fréquentes de fait et de date dans les prévisions. (Chap. XIV, n° 13 et suivants). 

8.- Pour comprendre les choses spirituelles, c'est-à-dire pour s'en faire une idée aussi nette que celle que nous nous faisons d'un paysage qui est sous nos yeux, il nous manque véritablement un sens, exactement comme à l'aveugle il manque le sens nécessaire pour comprendre les effets de la lumière, des couleurs et de la vue sans le contact. Aussi, n'est-ce que par un effort de l'imagination que nous y parvenons, et à l'aide de comparaisons puisées dans les choses qui nous sont familières. Mais des choses matérielles ne peuvent donner que des idées très imparfaites des choses spirituelles ; c'est pour cela qu'il ne faudrait pas prendre ces comparaisons à la lettre, et croire, par exemple, que l'étendue des facultés perceptives des Esprits tient à leur élévation effective, et qu'ils ont besoin d'être sur une montagne ou au-dessus des nuages pour embrasser le temps ou l'espace. 
Cette faculté est inhérente à l'état de spiritualisation, ou, si l'on veut, de dématérialisation ; c'est-à-dire que la spiritualisation produit un effet que l'on peut comparer, quoique très imparfaitement, à celui de la vue d'ensemble de l'homme qui est sur la montagne. Cette comparaison avait simplement pour but de montrer que des événements qui sont dans l'avenir pour les uns, sont dans le présent pour d'autres, et peuvent ainsi être prédits, ce qui n'implique pas que l'effet se produise de la même manière. 
Pour jouir de cette perception, l'Esprit n'a donc pas besoin de se transporter sur un point quelconque de l'espace ; celui qui est sur la terre, à nos côtés, peut la posséder dans sa plénitude, tout aussi bien que s'il en était à mille lieues, tandis que nous ne voyons rien en dehors de l'horizon visuel. La vue, chez les Esprits, ne se produisant pas de la même manière ni avec les mêmes éléments que chez l'homme, leur horizon visuel est tout autre ; or c'est précisément là le sens qui nous manque pour le concevoir ; l'Esprit, à côté de l'incarné est comme le voyant à côté d'un aveugle. 
9.- Il faut bien se figurer, en outre, que cette perception ne se borne pas à l'étendue, mais qu'elle comprend la pénétration de toutes choses ; c'est, nous le répétons, une faculté inhérente et proportionnée à l'état de dématérialisation. Cette faculté est amortie par l'incarnation, mais elle n'est pas complètement annulée, parce que l'âme n'est pas enfermée dans le corps comme dans une boîte. L'incarné la possède, quoique toujours à un moindre degré que lorsqu'il est entièrement dégagé ; c'est ce qui donne à certains hommes une puissance de pénétration qui manque totalement à d'autres, une plus grande justesse dans le coup d'oeil moral, une compréhension plus facile des choses extramatérielles. 
Non seulement l'Esprit incarné perçoit, mais il se souvient de ce qu'il a vu à l'état d'Esprit, et ce souvenir est comme un tableau qui se retrace à sa pensée. Dans l'incarnation, il voit, mais vaguement et comme à travers un voile ; à l'état de liberté il voit et conçoit clairement. Le principe de la vue n'est pas hors de lui, mais en lui ; c'est pour cela qu'il n'a pas besoin de notre lumière extérieure. Par le développement moral, le cercle des idées et de la conception s'élargit ; par la dématérialisation graduelle du périsprit, celui-ci se purifie des éléments grossiers qui altéraient la délicatesse des perceptions ; d'où il est aisé de comprendre que l'extension de toutes les facultés suit le progrès de l'Esprit. 

10.- C'est le degré de l'extension des facultés de l'Esprit qui, dans l'incarnation, le rend plus ou moins apte à concevoir les choses spirituelles. Toutefois, cette aptitude n'est pas la conséquence nécessaire du développement de l'intelligence ; la science vulgaire ne la donne pas : c'est pour cela qu'on voit des hommes d'un grand savoir, aussi aveugles pour les choses spirituelles que d'autres le sont pour les choses matérielles ; ils y sont réfractaires, parce qu'ils ne les comprennent pas ; cela tient à ce que leur progrès ne s'est pas encore accompli dans ce sens, tandis qu'on voit des personnes d'une instruction et d'une intelligence vulgaires les saisir avec la plus grande facilité, ce qui prouve qu'elles en avaient l'intuition préalable. C'est chez elles, un souvenir rétrospectif de ce qu'elles ont vu et su, soit dans l'erraticité, soit dans leurs existences antérieures comme d'autres ont l'intuition des langues et des sciences qu'elles ont possédées. 

11.- Quant à l'avenir du Spiritisme, les Esprits, comme on le sait, sont unanimes pour en affirmer le triomphe prochain, malgré les entraves qu'on lui oppose ; cette prévision leur est facile, d'abord, parce que sa propagation est leur oeuvre personnelle : concourant au mouvement ou le dirigeant, ils savent, par conséquent, ce qu'ils doivent en faire ; en second lieu, il leur suffit d'embrasser une période de courte durée, et, dans cette période, ils voient les puissants auxiliaires que Dieu lui suscite, et qui ne tarderont pas à se manifester. 
Sans être Esprits désincarnés, que les Spirites se portent seulement à trente ans en avant au milieu de la génération qui s'élève ; que, de là, ils considèrent ce qui se passe aujourd'hui ; qu'ils en suivent la marche progressive, et ils verront se consumer en vains efforts ceux qui se croient appelés à le renverser ; ils les verront peu à peu disparaître de la scène, à côté de l'arbre qui grandit et dont les racines s'étendent chaque jour davantage. 

12.- Les événements vulgaires de la vie privée sont, le plus souvent, la conséquence de la manière d'agir de chacun : tel réussira suivant ses capacités, son savoir-faire, sa persévérance, sa prudence, et son énergie, où un autre échouera par son insuffisance ; de sorte qu'on peut dire que chacun est l'artisan de son propre avenir, lequel n'est jamais soumis à une aveugle fatalité indépendante de sa personne. Connaissant le caractère d'un individu, on peut aisément lui prédire le sort qui l'attend dans la route où il s'engage. 

13.- Les événements qui touchent aux intérêts généraux de l'humanité sont réglés par la Providence. Quand une chose est dans les desseins de Dieu, elle doit s'accomplir quand même, soit par un moyen, soit par autre. Les hommes concourent à son exécution, mais aucun n'est indispensable, autrement Dieu lui-même serait à la merci de ses créatures. Si celui à qui incombe la mission de l'exécuter fait défaut, un autre en est chargé. Il n'y a point de mission fatale ; l'homme est toujours libre de remplir celle qui lui est confiée et qu'il a volontairement acceptée ; s'il ne le fait pas, il en perd le bénéfice, et il assume la responsabilité des retards qui peuvent être le fait de sa négligence ou de son mauvais vouloir ; s'il devient un obstacle à son accomplissement, Dieu peut le briser d'un souffle. 

14.- Le résultat final d'un événement peut donc être certain, parce qu'il est dans les vues de Dieu ; mais comme, le plus souvent, les détails et le mode d'exécution sont subordonnés aux circonstances et au libre arbitre des hommes, les voies et moyens peuvent être éventuels. Les Esprits peuvent nous pressentir sur l'ensemble, s'il est utile que nous en soyons prévenus ; mais, pour préciser le lieu et la date, il faudrait qu'ils connussent d'avance la détermination que prendra tel ou tel individu ; or, si cette détermination n'est pas encore dans sa pensée, selon ce qu'elle sera, elle peut hâter ou retarder le dénouement, modifier les moyens secondaires d'action, tout en aboutissant au même résultat. C'est ainsi, par exemple, que les Esprits peuvent, par l'ensemble des circonstances, prévoir qu'une guerre est plus ou moins prochaine, qu'elle est inévitable, sans pouvoir prédire le jour où elle commencera, ni les incidents de détails qui peuvent être modifiés par la volonté des hommes. 

15.- Pour la fixation de l'époque des événements futurs, il faut, en outre, tenir compte d'une circonstance inhérente à la nature même des Esprits. 
Le temps, de même que l'espace, ne peut être évalué qu'à l'aide de points de comparaison ou de repère qui le divisent en périodes que l'on peut compter. Sur la terre, la division naturelle du temps en jours et en années est marquée par le lever et le coucher du soleil, et par la durée du mouvement de translation de la terre. Les unités de mesure du temps doivent varier selon les mondes, puisque les périodes astronomiques sont différentes ; c'est ainsi, par exemple, que dans Jupiter, les jours équivalent à dix de nos heures, et les années à près de douze années terrestres. 
Il y a donc pour chaque monde une manière différente de supputer la durée, suivant la nature des révolutions astrales qui s'y accomplissent ; ce serait déjà une difficulté pour la détermination de nos dates par des Esprits qui ne connaîtraient pas notre monde. Mais, en dehors des mondes, ces moyens d'appréciation n'existent pas. Pour un Esprit, dans l'espace, il n'y a ni lever ni coucher de soleil marquant les jours, ni révolution périodique marquant les années ; il n'y a pour lui que la durée et l'espace infinis (Chap. VI, n° 1 et suivants) . Celui donc qui ne serait jamais venu sur la terre n'aurait aucune connaissance de nos calculs, qui, du reste, lui seraient complètement inutiles ; il y a plus : celui qui n'aurait jamais été incarné sur aucun monde n'aurait aucune notion des fractions de la durée. Lorsqu'un Esprit étranger à la terre vient s'y manifester il ne peut assigner de date aux événements qu'en s'identifiant avec nos usages, ce qui est sans doute en son pouvoir, mais ce que, le plus souvent, il ne juge pas utile de faire. 

16.- Les Esprits, qui composent la population invisible de notre globe, où ils ont déjà vécu et où ils continuent de vivre au milieu de nous, sont naturellement identifiés avec nos habitudes, dont ils emportent le souvenir dans l'erraticité. Ils pourraient, par conséquent, plus facilement assigner une date aux événements futurs lorsqu'ils la connaissent ; mais, outre que cela ne leur est pas toujours permis, ils en sont empêchés par cette raison que toutes les fois que les circonstances de détail sont subordonnées au libre arbitre et à la décision éventuelle de l'homme, la date précise n'existe réellement que lorsque l'événement est accompli. 
Voilà pourquoi les prédictions circonstanciées ne peuvent offrir de certitude, et ne doivent être acceptées que comme des probabilités, alors même qu'elles ne porteraient pas avec elles un cachet de légitime suspicion. Aussi les Esprits vraiment sages ne prédisent jamais rien à époques fixes ; ils se bornent à nous pressentir sur l'issue des choses qu'il nous est utile de connaître. Insister pour avoir des détails précis, c'est s'exposer aux mystifications des Esprits légers, qui prédisent tout ce qu'on veut, sans se soucier de la vérité, et s'amusent des frayeurs et des déceptions qu'ils causent. 

17.- La forme assez généralement employée jusqu'ici pour les prédictions en fait de véritables énigmes, souvent indéchiffrables. Cette forme mystérieuse et cabalistique, dont Nostradamus offre le type le plus complet, leur donne un certain prestige aux yeux du vulgaire, qui leur attribue d'autant plus de valeur, qu'elles sont plus incompréhensibles. Par leur ambiguïté, elles se prêtent à des interprétations très différentes ; de telle sorte que, selon le sens attribué à certains mots allégoriques ou de convention, selon la manière de supputer le calcul bizarrement compliqué des dates, et avec un peu de bonne volonté, on y trouve à peu près tout ce qu'on veut. 
Quoi qu'il en soit, on ne peut disconvenir que quelques-unes ont un caractère sérieux, et confondent par leur véracité. Il est probable que cette forme voilée a eu, dans un temps, sa raison d'être et même sa nécessité. 
Aujourd'hui, les circonstances ne sont plus les mêmes ; le positivisme du siècle s'accommoderait peu du langage sibyllin. Aussi, les prédictions de nos jours n'affectent plus ces formes étranges ; celles que font les Esprits n'ont rien de mystique ; ils parlent le langage de tout le monde, comme ils l'eussent fait de leur vivant, parce qu'ils n'ont pas cessé d'appartenir à l'humanité ; ils nous pressentent sur les choses futures, personnelles ou générales, lorsque cela peut être utile, dans la mesure de la perspicacité dont ils sont doués, comme le feraient des conseillers ou des amis. Leurs prévisions sont donc plutôt des avertissements, qui n'ôtent rien au libre arbitre, que des prédictions proprement dites qui impliqueraient une fatalité absolue. Leur opinion est, en outre, presque toujours motivée, parce qu'ils ne veulent pas que l'homme annihile sa raison sous une foi aveugle, ce qui permet d'en apprécier la justesse. 

18.- L'humanité contemporaine a aussi ses prophètes ; plus d'un écrivain, poète, littérateur, historien ou philosophe, a pressenti, dans ses écrits, la marche future des choses que l'on voit se réaliser aujourd'hui. 
Cette aptitude tient souvent, sans doute, à la rectitude du jugement qui déduit les conséquences logiques du présent ; mais souvent aussi elle est le résultat d'une clairvoyance spéciale inconsciente, ou d'une inspiration étrangère. Ce que ces hommes ont fait de leur vivant, ils peuvent à plus forte raison le faire, et avec plus d'exactitude à l'état d'Esprit, alors que la vue spirituelle n'est plus obscurcie par la matière. 
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Mar 16 Aoû - 19:23

La Genèse selon le Spiritisme 1/2 [Livre Audio] Allan KARDEC   



La Genèse selon le spiritisme constitue l’un des cinq livres fondamentaux du spiritisme. Il est le résultat du travail de synthèse d’Allan Kardec, qui le mis en forme et le publia pour la première fois à Paris, en janvier 1868. Son sous titre est : Les miracles et les prédictions selon le spiritisme. Il contient des explications concernant les faits considérés comme miraculeux dans la tradition chrétienne et occidentale. Depuis sa sortie, La Genèse selon le spiritisme est continuellement réédité par divers éditeurs dans de multiples langues.
Le dernier des 5 livres de base d'Allan Kardec sur le Spiritisme. La Genèse analyse l'origine de la planète Terre, dans un langage clair et selon les méthodes de la Science, en laissant de côté les interprétations mystérieuses, les légendes et les fantaisies sur la création du monde. Elle explique aussi la question des miracles, la nature des fluides, les prédictions et les faits extraordinaires contenus dans l'Evangile de Jésus.

Livre en PDF : http://www.oconsolador.com.br/linkfix...

Introduction
Chapitre 1 : Caractère de la révélation spirite
Chapitre 2 : Dieu, existence de Dieu
Chapitre 3 : Le Bien et le Mal
Chapitre 4 : Rôle de la science dans la Genèse
Chapitre 5 : Système du monde ancien et moderne
Chapitre 6 : Uranographie generale
Chapitre 7 : Esquisse géologique de la Terre
Chapitre 8 : Théories de la Terre
Chapitre 9 : Révolution du globe
Chapitre 10 : Genèse organique
Chapitre 11 : Genèse spirituelle
Chapitre 12 : Genèse mosaïque
Chapitre 13 : Caractere des miracles
Chapitre 14 : Les fluides
Chapitre 15 : Les miracles de l'Évangile
Chapitre 16 : Théorie des presciences
Chapitre 17 : Prédiction des Évangiles
Chapitre 18 : Les temps sont arrives

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Le spiritisme n'est pas une religion... Mais une philosophie et une science :
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Allan Kardec et la naissance du mot "spiritisme" :
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Galerie des précurseurs du spiritisme : 
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Prévention du Cercle Spirite Allan Kardec : 
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Videos CercleSpiriteAK http://www.youtube.com/playlist?list=...
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"Nous estimons qu’il est dangereux de s’aventurer à vouloir communiquer avec l’au-delà sans connaissances préalables. Lorsque l’on a une idée juste et suffisante des réalités spirites et médiumniques, on sait alors ce à quoi l’on s’expose en toute connaissance de cause.

De plus, outre une formation théorique indispensable, une personne qui souhaite communiquer avec l’autre monde doit le faire dans le cadre d’un groupe structuré, expérimenté et averti qui saura faire face aux éventuelles difficultés, qu'il s’agisse des manifestations subconscientes ou d’interventions indésirables de mauvais esprits. En d’autres termes, nous déconseillons de pratiquer en dehors du cadre spirite.

Régulièrement nous recevons courriers et e-mails, provenant de personnes qui sont désemparées, face à des mauvais esprits (supposés ou réels) dont elles ne parviennent pas à se débarrasser. Nous ne pouvons décemment que les inviter à stopper toute expérience, afin que leurs désordres psychologiques déjà évidents, ne s’aggravent pas davantage.

Ainsi donc, chers correspondants, quelle que soit votre curiosité et votre soif d’expérience, ayez la sagesse de faire les choses dans l’ordre. Commencez par vous instruire, découvrez l’au-delà par la lecture des grands auteurs spirites, et ensuite vous y verrez plus clair."

(Tel que Allan Kardec en 1858, représenté ensuite par Léon Denis, Gabriel Delanne, Camille Flammarion, Gustave Geley et autres précurseurs en France et dans le monde.)


Dernière édition par Arlitto le Dim 20 Nov - 13:48, édité 1 fois
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Mar 16 Aoû - 19:24

La Genèse selon le Spiritisme 2/2 [Livre Audio] Allan KARDEC

 

La Genèse selon le spiritisme constitue l’un des cinq livres fondamentaux du spiritisme. Il est le résultat du travail de synthèse d’Allan Kardec, qui le mis en forme et le publia pour la première fois à Paris, en janvier 1868. Son sous titre est : Les miracles et les prédictions selon le spiritisme. Il contient des explications concernant les faits considérés comme miraculeux dans la tradition chrétienne et occidentale. Depuis sa sortie, La Genèse selon le spiritisme est continuellement réédité par divers éditeurs dans de multiples langues.
Le dernier des 5 livres de base d'Allan Kardec sur le Spiritisme. La Genèse analyse l'origine de la planète Terre, dans un langage clair et selon les méthodes de la Science, en laissant de côté les interprétations mystérieuses, les légendes et les fantaisies sur la création du monde. Elle explique aussi la question des miracles, la nature des fluides, les prédictions et les faits extraordinaires contenus dans l'Evangile de Jésus.

Ce livre en PDF: http://www.oconsolador.com.br/linkfix...

Introduction
Chapitre 1 : Caractère de la révélation spirite
Chapitre 2 : Dieu, existence de Dieu
Chapitre 3 : Le Bien et le Mal
Chapitre 4 : Rôle de la science dans la Genèse
Chapitre 5 : Système du monde ancien et moderne
Chapitre 6 : Uranographie generale
Chapitre 7 : Esquisse géologique de la Terre
Chapitre 8 : Théories de la Terre
Chapitre 9 : Révolution du globe
Chapitre 10 : Genèse organique
Chapitre 11 : Genèse spirituelle
Chapitre 12 : Genèse mosaïque
Chapitre 13 : Caractere des miracles
Chapitre 14 : Les fluides
Chapitre 15 : Les miracles de l'Évangile
Chapitre 16 : Théorie des presciences
Chapitre 17 : Prédiction des Évangiles
Chapitre 18 : Les temps sont arrives

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De plus, outre une formation théorique indispensable, une personne qui souhaite communiquer avec l’autre monde doit le faire dans le cadre d’un groupe structuré, expérimenté et averti qui saura faire face aux éventuelles difficultés, qu'il s’agisse des manifestations subconscientes ou d’interventions indésirables de mauvais esprits. En d’autres termes, nous déconseillons de pratiquer en dehors du cadre spirite.

Régulièrement nous recevons courriers et e-mails, provenant de personnes qui sont désemparées, face à des mauvais esprits (supposés ou réels) dont elles ne parviennent pas à se débarrasser. Nous ne pouvons décemment que les inviter à stopper toute expérience, afin que leurs désordres psychologiques déjà évidents, ne s’aggravent pas davantage.

Ainsi donc, chers correspondants, quelle que soit votre curiosité et votre soif d’expérience, ayez la sagesse de faire les choses dans l’ordre. Commencez par vous instruire, découvrez l’au-delà par la lecture des grands auteurs spirites, et ensuite vous y verrez plus clair."

(Tel que Allan Kardec en 1858, représenté ensuite par Léon Denis, Gabriel Delanne, Camille Flammarion, Gustave Geley et autres précurseurs en France et dans le monde.)
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Mar 16 Aoû - 19:27

Le caractère sacré du spiritisme 

 par Adamczyk Michael 

Il est habituel en France d’insister sur l’aspect philosophique du Spiritisme et d’affirmer que le Spiritisme n’est pas une religion, au contraire du Brésil où le caractère religieux du Spiritisme est nettement affirmé1. Sans entrer dans ce débat qui consiste à déterminer si oui ou non le Spiritisme est une religion au sens traditionnel du terme2, il n’en reste pas moins que le Spiritisme a un caractère sacré, c’est-à-dire divin3. Ce caractère sacré repose sur le fait qu’il est relié à Dieu, au sens originel du terme latin religare (lier, relier), car c’est une révélation divine et l’idée de Dieu est un de ses principes fondamentaux4.

I. UNE REVELATION DIVINE
Le Spiritisme est une révélation5 car il a fait connaître aux hommes le monde invisible, les lois qui le régissent, ses rapports avec le monde visible, la nature et l'état des êtres qui l'habitent, et par suite la destinée de l'homme après la mort. C’est une révélation divine parce qu’elle transmet aux hommes un ensemble de connaissances, directement puisées dans la science divine, auxquelles ils ne peuvent accéder par eux-mêmes6. De plus c’est Dieu qui a décidé de son avènement : « son avènement est providentiel, et non le résultat de l'initiative et d'un dessein prémédité de l'homme7." Dieu est donc à l’origine de la révélation spirite et de son contenu. La révélation spirite est une conséquence de Sa sollicitude et de Sa miséricorde envers les hommes. Cette révélation est la dernière en date que Dieu a envoyée aux hommes après l’hindouisme, le judaïsme, le bouddhisme, le taoïsme, le christianisme, l’islam, etc8.

Une des particularités de la révélation spirite, c’est qu’elle n’est personnifiée par aucun individu, comme auparavant les prophètes, elle a pour auteur les Esprits mandatés par Dieu pour éclairés les hommes : « Les points fondamentaux de la doctrine sont le fait de l'enseignement donné par les Esprits chargés par Dieu d'éclairer les hommes sur des choses qu'ils ignoraient.9

La révélation spirite est donc à considérer sur le même plan que les autres révélations envoyées par Dieu aux hommes, c’est-à-dire comme un ensemble d’enseignements divins montrant la voie du salut et du bonheur futur. À ce titre, le Spiritisme est tout aussi respectable que les autres religions et spiritualités terrestres.

II. DIEU EST AU CŒUR DU SPIRITISME
Dieu est un des principes fondamentaux du Spiritisme, bien que trop souvent négligé au profit de l’existence, accessoire des Esprits qui ne sont que ces créatures. Dieu est la clé de voûte, le pivot de la révélation spirite. Léon Denis l’affirme sans détour : « L’existence de Dieu constitue un des points essentiels de l’enseignement spirite. J’ajoute qu’il est inséparable du reste de cet enseignement, parce que, dans ce dernier, tout se lie, se coordonne et s’enchaîne10. […] L’idée de Dieu nous apparaît comme la clé de voûte de la doctrine spiritualiste11.»

Dieu est en effet au cœur de la philosophie spirite : le premier chapitre du Livre des Esprits lui est consacré et il débute par cette question fondamentale : « Qu’est-ce que Dieu ? " A laquelle les Esprits supérieurs répondent : "Dieu est l’intelligence suprême, cause première de toute chose.» De nombreuses réponses des Esprits instructeurs, toujours dans le Livre des Esprits, renvoient à Dieu. Les principes fondamentaux du Spiritisme : la réincarnation, la loi de cause à effet sont un effet de la miséricorde et de la justice divine. Il n’est pas jusqu’au sens de la souffrance sous toutes ses formes qui ne puisse se comprendre sans Dieu, puisqu’elle est un moyen d’évolution morale, d’expiation et de réparation aux infractions aux lois divines.

Dieu est au cœur de la morale et de l’éthique spirite. La morale spirite repose sur l’observation des lois divines morales (question 629 du Livre des Esprits). Le bien et le mal se définissent par rapport aux lois divines : « Comment peut-on distinguer le bien et le mal ? Le bien est tout ce qui est conforme à la loi de Dieu, et le mal tout ce qui s'en écarte. Ainsi, faire le bien, c'est se conformer à la loi de Dieu ; faire le mal, c'est enfreindre cette loi. » (Question 630 du Livre des Esprits). La première des lois divines à respecter est celle de l’adoration divine. Le premier devoir de tout spirite est l’adoration de son créateur par le biais de la prière12». La loi divine la plus importante à respecter est celle de l’amour et de la charité. Le respect des lois divines détermine le salut de l’individu qui est plus ou moins heureux dans le monde spirituel en fonction de ce critère. L’éthique spirite est le reflet de l’éthique divine, malheureusement peu respectée sur la Terre. Dieu et ses lois sont incontournables dans le Spiritisme.

Toute la conception spirite de l’univers et de l’homme repose sur Dieu, ainsi que le montre magistralement Léon Denis dans La grande énigmeDieu et l’univers auquel nous renvoyons le lecteur13. Dans La Genèse, les miracles et les prédictions selon le Spiritisme, l’exposé proprement dit débute par un chapitre sur Dieu, signifiant ainsi sa place centrale dans la cosmologie spirite : « Dieu étant la cause première de toutes choses, le point de départ de tout, le pivot sur lequel repose l'édifice de la création, c'est le point qu'il importe de considérer avant tout14.» Il est « la cause éternelle, où tous les êtres viennent puiser la force, la lumière et la vie15.» Chaque Esprit est un rayonnement de Dieu, une étincelle émanée de l’éternel foyer16.

Dieu est le but ultime vers lequel chaque créature doit tendre. Les incarnations successives, l’amélioration morale n’ont d’autre but que de pouvoir se rapprocher un jour de Dieu17. Le bonheur spirituel, décrit par les Esprits instructeurs, consiste dans le ressenti de l’amour divin, extase des extases éternelles18.

Dieu est la source des phénomènes spirites quels qu’ils soient qui ne peuvent se produire qu’avec son autorisation, par exemple les matérialisations19. Les réunions médiumniques débutent par une prière afin de demander à Dieu qu’il permette aux Esprits instructeurs de son choix de se communiquer pour apporter un enseignement ou une aide spirituelle à ceux qui souffrent. Il n’est aucune activité spirite qui ne soit sanctifiée par le recours à la prière, car le spirite œuvre par amour pour Dieu et tous ses actes n’ont d’autre but que de le servir. Il sait de plus que la prière attire les bons Esprits mandatés par Dieu. La médiumnité elle-même repose sur une transmission provisoire de l’amour divin et de la science divine d’où son caractère sacré20.

Le Spiritisme apparaît donc indubitablement comme une philosophie religieuse centrée sur Dieu. L’insistance sur l’existence des Esprits et le monde spirituel a quelque peu éludé ce point fondamental sur lequel les Esprits instructeurs souhaitent à présent remettre l’accent. Cette insistance sur Dieu, tout comme le caractère sacré du Spiritisme, sont importants en raison des conséquences morales qu’ils impliquent, à savoir qu’« être spirite, c’est servir Dieu tout d’abord ».

Conclusion
Le caractère sacré du spiritisme repose sur le fait qu’il est une révélation divine centrée sur Dieu. La méconnaissance, l’oubli ou la négation de ce point fondamental est à l’origine d’une conception erronée du Spiritisme, qui a pour principales conséquences une minimisation de sa portée morale, ainsi que de la discipline de vie et du savoir être qu’il implique. Elle ne permet pas de comprendre que le Spiritisme est avant tout une orthopraxie : c’est-à-dire qu’il se réfère surtout au domaine de l’action et consiste à avoir une conduite conforme aux lois divines morales. Sans cette compréhension, il tend à devenir une croyance vidée de son contenu réel, une suite « de phrases, de mots, de propos dénaturés » et dans la pratique : un spiritisme de salon.
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Mar 16 Aoû - 19:36

Johannes Greber

Johannes Greber (2 mai 1876 Wenigerath, Morbach - 31 mars 1944 New York) était un prêtre catholique allemand, qui réalisa des traductions du Nouveau Testament inspirées d'expériences de spiritisme.

Johannes GREBER
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Johannes GREBER

Naissance
2 mai 1876
Morbach, Drapeau de l'Allemagne Allemagne 
Décès
31 mars 1944 (à 67 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis 
Activité principale
Prêtre, auteur
Auteur
Mouvement
catholique, spirite 
Genres
christianisme, spiritisme
Selon le récit de Johannes Greber, il rencontre, en 1923, un jeune médium qui prétend que des « esprits » se manifestent par sa voix. Intéressé par ce phénomène, ce prêtre organise régulièrement des séances de spiritisme avec l'aide de quelques paroissiens.


C'est ainsi que, durant plusieurs années, Johannes Greber pense recueillir des messages venant de l'au-delà et espère puiser "à la source" des explications concernant la Bible et le christianisme.

Ses investigations méthodiques et ses fréquents contacts avec des médiums lui attirent les foudres du tribunal ecclésiastique.

Finalement, il demande et obtient sa mise en congé de l'Église catholique, le 31 décembre 1925.


Il émigre ensuite aux États-Unis où il commence une nouvelle vie. Il se marie, a deux fils et entreprend de rédiger une synthèse de ses notes. Ce travail aboutit à la parution, en 1932, de son premier livre édité par Robert Macoy Publishing Company (New York) en deux versions, une allemande : Der Verkher mit der Geisterwelt, et une anglaise : Communication with the spirit world.

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Page de garde de l'édition originale anglaise (1932) du premier livre de Johannes Greber.
En 1937, une réédition de ces deux versions est imprimée par John Felsberg Inc., New York, avec quelques modifications mineures du texte. La même année, Johannes Greber publie chez le même éditeur The New Testament, a new translation and explanation, part 1, une traduction personnelle des Évangiles basée sur les explications obtenues auprès des « êtres spirituels ».

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Page de garde de l'édition originale anglaise (1937) du deuxième livre de Johannes Greber. L'étiquette centrale fut rajoutée vers 1970.
Par la suite, ces deux livres sont publiés par la Johannes Greber Memorial Foundation à Teaneck, dans le New Jersey, qui cesse ses activités au début des années 80.
Selon ses propres écrits, Johannes Greber avait rédigé le manuscrit d'un troisième livre The New Testament, a new translation and explanation, part 2. Il s'agissait d'explications concernant sa traduction des Évangiles. Son décès en 1944 et la perte du manuscrit font que cet ouvrage n'a jamais été publié.

Après avoir quitté sa fonction de prêtre, il a travaillé toute sa vie de manière indépendante, en n'étant lié à aucun groupement spirituel en particulier.
Johannes Greber n'a jamais été médium mais un observateur curieux et méthodique des phénomènes spirites comme l'avait été Allan Kardec avant lui.

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Johannes Greber
Le premier livre de J. Greber, Communication with the spirit World, relate ses expériences et d'autres similaires au XXe siècle, les lois qui régissent la communication des esprits avec le monde matériel, le spiritisme dans la Bible et les messages des esprits à propos des doctrines religieuses. Ce livre est réédité en français en 2005, sous le titre : Le livre mystérieux de l'au-delà.


Son point de vue : "Un seul chemin peut nous mener à la connaissance de l'après-vie. S'il existe un au-delà, un monde des esprits, la preuve ne peut nous être fournie que par les esprits venus jusqu'à nous pour nous instruire. Ils représentent les seuls témoins capables de nous parler de la vie éternelle. Tant que nous n'établissons pas une communication avec les esprits, nous ne pouvons pas nous libérer du doute" (Le Livre mystérieux de l'au-delà, page 2).

Son analyse devrait être mise en perspective avec celle communiquée directement par des médiums écrivant par psychographie.
Œuvres


  • (fr) Johannes Greber, Le Livre Mystérieux de l'Au-Delà : La communication avec le monde spirituel, ses lois et ses buts, expériences personnelles d'un prêtre catholique[10]. Éditeur : Le Jardin des Livres (2005). Collection : Intemporel. (ISBN 2914569440)

  • (de) Johannes Greber, Der Verkehr mit der Geisterwelt, seine Gesetze und sein Zweck - Selbsterlebnisse eines katholischen Geistlichen. Johannes Greber Memorial Foundation, Teanneck N.J. 1980. (ISBN 3876670675)

  • (de) Johannes Greber, Das Neue Testament. Adapté de Spirituelle Christen e.V., Göppingen 2001. (ISBN 398085762X)

  • (en) Johannes Greber, Communication with the spirit world of God[11], Jalan Books, 2004. (ISBN 0974807303) (OCLC 55591388)

  • (en) Johannes Greber, The New Testament, Jalan Books, 2004. (ISBN 978-0974807324)

  • (en) Johannes Greber, The New Testament: A New Translation Based on the Oldest Manuscripts (Traduit de l’allemand). Editeur : Johannes Greber Foundation (1980). (ISBN 1877626031)



Bibliographie


  • (de) Gottfried Briemle, Credo in unum Deum ... - ein Gebet und seine Wurzeln. Das christliche Glaubensbekenntnis im Lichte spiritueller Wahrheiten. Theophanica-Verlag, Aulendorf (2004). (ISBN 3980256952)

  • (de) Werner Schiebeler, Johannes Greber. Sein Leben und sein Werk. Johannes-Greber-Arbeitskreis-Verlag, Göppingen (1998). (ISBN 3980857603)

  • (de) Ingeburg Graf, Das "Greber-Buch" für Kinder: Sven und sein Freund der Apfelbaum. Verlag Sera Print, Einhausen (1994). (ISBN 3926707062)



Notes et références

  • ↑ "C'était la fin de l'été de l'année 1923 ... Un jeune homme, âgé de 16 ou 17 ans, dit-il, fréquente le groupe ... Pendant les réunions, dit mon interlocuteur, il s'affaisse fréquemment, la tête en avant ... après quoi il reste assis, les yeux clos, et transmet d'admirables connaissances aux personnes présentes." Johannes greber, Le livre mystérieux de l'au-delà, page 18, éditions du Jardin des Livres, Paris, 2005.

  • ↑ Communication with the spirit world (Le livre mystérieux de l'au-delà), deux premiers chapitres : Expériences vécues, La décision

  • ↑ "La richesse de ce qui me fut donnée au travers de nos jeunes médiums, pourtant incultes, dépasse toutes les connaissances humaines en la matière. Et une seule explication arrive à être logique : ce sont bien des esprits désincarnés qui se servent d'eux (les médiums) pour nous convaincre de la réalité de l'au-delà, de l'existence de Dieu et du chemin qui nous mène à lui." Le livre mystérieux de l'au-delà, 2005, page 51

  • ↑ "La procédure engagée par le tribunal ecclésiastique suivit son cours ... Le télégramme fut suivi d'une lettre de l'évêque m'accordant la mise en congé sollicitée ... le 31 décembre 1925", Le livre mystérieux de l'au-delà, 2005, page 50.

  • ↑ Dernières éditions imprimées en 1980

  • ↑ "The explanation of the New Testament, appended as Part II of the book, is not so much intended to make the translation clearer as it is to offer reasons for the several truths contained therein, to correlate them, and to build them into a compact edifice of truth", The New Testament, Part 1, Translation, 1937, page 16

  • ↑ Dans les années 1980, les Témoins de Jéhovah furent accusés par des détracteurs d'avoir utilisé les livres de Greber pour construire leur doctrine. De leur côté, les Témoins de Jéhovah l'ont toujours nié. Cette polémique n'a jamais concerné Johannes Greber qui était mort quarante ans auparavant.

  • ↑ "Je ne possède pas de constitution médiumnique, ni d'autres dons psychiques de ce genre. Je ne suis ni clairvoyant, ni clair-entendant, ni sensitif. Jamais je n'ai été sujet à des transes. Ma santé est bonne, mes nerfs solides. J'ai observé ces phénomènes à l'âge de cinquante ans, après avoir connu, au cours de mon ministère de vingt-cinq ans comme prêtre catholique, toutes les vicissitudes de la vie humaine". Le livre mystérieux de l'au-delà, 2005, page 349

  • ↑ Édité par Le Jardin des Livres, Paris

  • ↑ Sur le site de l'éditeur [archive]

  • ↑ Intégrale du texte en anglais [archive]

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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:33

Le spiritisme est considéré, selon les sources, comme une superstition, comme une science occulte ou comme une doctrine. Il est fondé sur la croyance que certains phénomènes paranormaux sont le moyen pour des entités de l'au-delà appelées « esprits », le plus souvent des personnes décédées, de communiquer avec les vivants. Ce mot s'applique ainsi, de manière large, à un courant disparate où les pratiquants, appelés « spirites », communiquent avec ces « esprits » par divers moyens, comme des sujets en état de transe (médiums) ou des supports inanimés (tables tournantes ...).
 
Le terme de spiritisme désigne aussi par extension les enseignements révélés lors de ces communications, notamment le spiritualisme moderne anglo-saxon initié par les sœurs Fox en 1847, première expression de cette théorie. Puis à sa suite la doctrine spirite d'Allan Kardec, pseudonyme de l'instituteur Hippolyte Léon Rivail Denizard inventeur du mot de « spiritisme ».
 
Par généralisation certains auteurs spécialistes de ce domaine parlent de spiritisme pour toutes traditions, anciennes ou actuelles, exerçant un culte ou des rites invoquant les entités non physiques que sont l'âme des morts, les anges, les démons etc.
 
Pratiqué dans de nombreux pays sous des formes variées, c’est en Amérique latine et plus particulièrement au Brésil que le spiritisme voit aujourd’hui son extension la plus importante.
 
Parfois présenté comme une religion il compte actuellement entre 6 et 50 millions de pratiquants selon les estimations.

Précisions
Dans le vocabulaire courant, le mot « spiritisme » désigne les pratiques popularisées aux États-Unis par les sœurs Fox à partir de 1848, comme celle des « tables tournantes », et toutes les méthodes visant à communiquer avec l’au-delà. En fait, il y a là un abus de langage8, même si l’usage l’a consacré, puisque le mot ne fut inventé par Allan Kardec, qu’en 1857, pour désigner sa doctrine. Jusque là on parlait de « phénomènes magnétiques », de « phénomènes du spiritualisme », ou « spiritualisme moderne », ou de « spiritualisme américain ». Si le terme s’est imposé rapidement c’est parce qu’il permettait de lever une ambiguïté lexicale. En effet, la traduction de spiritualism (le mot en usage dans les pays anglo-saxons) par « spiritualisme » passait mal en français, parce que ce mot avait déjà une signification, celle du spiritualisme philosophique. Ainsi, le mot « spiritisme », conçu à l’origine pour nommer exclusivement la doctrine spirite française, s’appliqua progressivement à l’ensemble des croyances et activités liées à la communication avec les esprits, à travers le monde.
 
Selon que l'on dénombre uniquement les adeptes de la doctrine spirite au Brésil ou ceux des diverses formes de spiritisme, leur nombre est estimé entre 6 millions et jusqu'à 50 millions, avec une estimation moyenne de 13,5 millions de spirites11,12,13,14, essentiellement en Amérique latine.
 
Le spiritisme n'est pas une religion dans le sens où il ne contient ni dogme, ni rituel, ni adoration, ni hiérarchie, selon les définitions usuelles de ce qu'est une religion. Toutefois, plusieurs encyclopédies classent le spiritisme parmi les religions.
 
Origines du spiritisme
Le spiritisme moderne est généralement présenté comme la continuité d'une tradition ancestrale commune à la plupart des civilisations. De l'oracle grec au chaman d'Amérique, en incluant le griot ou le marabout africain, les personnes chargées de contacter le monde des esprits (celui des défunts, des anges, des dieux, des démons), ou au contraire chargées de s'en préserver, caractérisent de multiples cultures. René Guénon, dans son ouvrage L'Erreur spirite, considérait, lui, que les explications données par le spiritisme moderne à propos de phénomènes étranges connus depuis l'antiquité était une erreur.
 
Les traditions au fil des âges
Dans la Mésopotamie antique
Pour les Assyriens et les Babyloniens, les morts étaient un souffle, une vapeur. Ils pouvaient hanter les maisons. Le destin des hommes était fixé dans l'autre monde. Les morts connaissaient notre destinée et pouvaient donner des conseils.
 

Dans l'Égypte antique
Ancien papyrus égyptien représentant le voyage après la mort.
Les Égyptiens croyaient en un kha, que certains auraient relié au périsprit du mort, au sens du terme « périsprit » donné par le spiritisme. C'est ce kha qu'ils essayaient de retenir dans le tombeau en lui préparant des offrandes. Dans certaines conditions ils invoquaient les morts pour obtenir d'eux des rêves prémonitoires.
 
Dans la tradition hébraïque
La loi de Moïse, le Deutéronome, interdisait aux hébreux d'interroger les spectres et d'invoquer les morts. Selon le premier Livre de Samuel, Saül consulta néanmoins la nécromancienne d'Endor pour s'entretenir avec l'esprit de Samuel avant une bataille contre les Philistins.
 
Dans l'Antiquité occidentale
Vue d'artiste d'un druide celtique
En Gaule, les druides, et plus particulièrement les vates, invoquaient régulièrement les morts dans des enceintes de pierre édifiées en pleine nature. Peuple et souverains les consultaient. Ce fut le cas de Vercingétorix qui, avant de soulever la Gaule contre César, se rendit chez les prêtresses de l'île de Sein pour consulter les âmes des héros morts. À la même époque, les religions nordiques se construisaient autour de la communication permanente entre le clan et ses défunts qui le protégeaient, puisqu'ils étaient détenteurs du plein savoir. Une communication d'autant plus permanente qu'il n'existe pas de frontière réelle entre les deux mondes.
 

Dans la tradition grecque
Dans la Grèce antique, l'évocation des morts était codifiée, la communication avec les défunts faisait partie intégrante de la religion, elle disposait de ses prêtres, de ses temples, et même de sa fête annuelle qui n'est pas sans rappeler, elle aussi, le jour des Morts français.
 
Dans la tradition romaine
Le monde romain qui s'adonnait volontiers à des pratiques magiques, les réprouva à peu près de tous temps dans ses lois, dès la loi des XII Tables, mais celle-ci ne semblait pas viser les nécromans. Le régime impérial, autoritaire, n'aimait guère les devins qui, autant que les vendeurs de philtres et de charmes, pouvaient encourager les ambitieux à l'assaut du pouvoir : Tibère, Néron, Claude, Dioclétien sévirent sans succès, comme en témoignent de nombreux procès en sorcellerie. Par culture et par tradition, les empereur, les généraux, et tout le peuple de la Rome antique se pressaient chez les sibylles, des prophétesses dont le ministère fondé sur la communication avec l'au-delà s'exerça d'abord en Grèce, avant d'être popularisé dans toutes les contrées du vaste empire. La plus célèbre d'entre elles était la sibylle de Cumes, prêtresse d'Apollon. Elle rendait par écrit les oracles qui lui parvenaient du royaume des morts.
 
Dans la tradition des Évangiles
Certains auteurs des Évangiles comparent les anges à des esprits et utilisent ces deux mots comme synonymes. En grec (la langue des Évangiles) le mot « ange » signifie très exactement « messager » de l'au-delà. Marie dialogue avec l'Ange Gabriel et Jésus s'entretient avec Moïse et Élie, tous les deux pourtant décédés au moment de cet entretien38. Même s'il s'agit de discussion entre humains et esprits, la nuance avec le spiritisme tient au fait qu'il s'agit d'apparitions et non de venues de morts à la suite d'invocations. L'avenir n'est pas révélé à la demande de l'humain mais au contraire, l'esprit est le messager de Dieu.
 
Dans la tradition de l'islam
Mahomet s'entretient avec l'ange Gabriel. Par ailleurs, les djinns invisibles (ou jinn) peuvent intervenir dans la vie courante. Le marabout est une figure traditionnelle de l'Afrique. Des mystiques musulmans affirment être en contact avec l'au-delà39. Enfin, la manifestation des défunts est considérée comme une possibilité par la plupart des courants de pensée de l'Islam.
 
Dans le shintoïsme
Selon la religion ancestrale du Japon, un nombre considérable d'esprits invisibles agissent en permanence dans les évènements terrestres.
 
Dans l'animisme des traditions premières
Chaman de l'Amazonie en 1988
La majorité des traditions, dites premières, entretiennent une communication avec l'au-delà par le biais du chamanisme. Les chamans des premiers peuples d'Amérique, d'Asie, de l'extrême Nord de l'Europe, de l'Afrique et de l'Océanie assurent le lien entre le visible et l'invisible. Les échanges avec les défunts ne représentent qu'une part de leurs fonctions. Le chamanisme se perpétue encore de nos jours.
 
Dans la tradition du vaudou
Appelé candomblé au Brésil ou santeria à Cuba, le vaudou est une variante de rites traditionnels africains importés par les anciens esclaves. Les esprits des morts sont honorés lors des enterrements et peuvent prendre possession de danseurs lors de cérémonies rythmées de musiques enivrantes.
 
Avènement du Christianisme en Europe
Avec le christianisme, se répand l'idée que l'influence des démons sur la terre est limitée au domaine spirituel (Concile de Braga qui pose l'impossibilité pour le diable d'être à l'origine des catastrophes naturelles) et met un frein au spiritisme.
 
Dès l'an 318, l'empereur Constantin, comme plusieurs de ces prédécesseurs non chrétiens, publie un décret interdisant « la communication avec les âmes des défunts ». Certains temples des sibylles sont alors détruits. Durant les siècles suivants le clergé lutte contre cette pratique qui faisait la force des anciennes religions et le pouvoir de leur clergé et l'associe généralement au diable.
 
La nécromancie devient alors synonyme de magie noire, dans le sens où l'on considère que ce sont des démons qui se manifestent et non plus des esprits. C'est l'avis de Lactance (v. 300) et d'Augustin comme de la plupart des Pères de l'Église au Moyen Âge :
 
Dieu interdisant aux anciennes tribus d'Israël de chercher à communiquer avec les morts (Deutéronome), la réponse à une telle invocation est une désobéissance qui ne peut venir que des démons
Dans l'anthropologie chrétienne, l'homme étant libre, il n'a pas de destin, il est donc impossible de prédire son avenir. Toute parole sur son avenir ne peut être qu'un mensonge. (Par opposition, la prophétie est toujours conditionnelle, elle est un avertissement sous forme d'appel à la pénitence, sur les conséquences d'un comportement néfaste).

La survie de la nécromancie
Article détaillé : Nécromancie.
Au xiie siècle, par l'intermédiaire de traductions latines de l'arabe, la nécromancie, élevée à la dignité de science, devient quasiment un savoir que l'on traite comme tel. Les expériences nigromantiques se retrouvent dans des traités de magie comme le Picatrix, le Liber sacratus ou le Liber vaccae qui circulent dès le xiiie siècle et dont il est assuré qu'ils étaient lus avec attention dans les milieux lettrés, les cours royales, princières, et jusqu'à la Curie romaine. Au xive siècle, de nombreux procès impliquant de hauts personnages ou des savants comme Cecco d'Ascoli (1327) témoignent de cette effervescence intellectuelle autour de la nigromancie.
 
Au xve siècle, le ton change. De l'idée de commerce avec les démons, on passe à celle de pacte avec le Diable et on pense que les sorciers, et surtout les sorcières, constituent une secte dont l'objectif est de renverser l'ordre chrétien.
 
L'intérêt pour la nécromancie ne s'éteint pourtant pas et se perpétue même au sein de l'élite ecclésiastique sous des prétextes tolérés. C'est ainsi qu'en France, en 1588, Noël Taillepied (1540-1589), docteur en théologie, publia à Rouen un livre intitulé Psychologie ou traité de l'apparition des Esprits à savoir des âmes séparées, fantosmes, prodiges, accidents merveilleux dans lequel il écrit :
 
« Souvent il advient que quand aucun de nos parents demeurant en pays lointain seront grièvement malades, nous oyrons tomber en la maison des choses qui sembleront pesantes et feront un mervelleux bruit : puis après on trouvera cela être devenu à l'heure mesme qu'iceux parents seront trepasses. C'est une chose comme ordinaire à quelques-uns que quand une personne doit mourir, ils oyron ouvrir ou fermer les fenestres et les portes, quelqu'un monter par les degrés et autres cas semblables quelquefois un Esprit se montrera dans la maison, ce qu'apercevans, les chiens se jetteront entre les jambes de leurs maistres et n'en voudront partir, car ils craignent fort les Esprits. »
 
Les précurseurs
John Dee
John Dee (1527 - 1608), fut un mathématicien et astrologue qui témoigna de communication avec les anges par le biais de médiums.
 
Emmanuel Swedenborg
Plaque commémorative sur la façade de la maison d'Emanuel Swedenborg, à Stockholm.
Emmanuel Swedenborg (1688 - 1772) fut le premier scientifique moderne à publier une importante littérature basée sur des visions qu'il prétendait recevoir de l'au-delà et sur des échanges qu'ils prétendait avoir avec les anges et les esprits. Ce savant se montrait polyvalent, à la fois mathématicien et théologien, physicien et naturaliste. Fort de sa renommée, il décida à l'âge de 56 ans de se consacrer au « mystère de l'âme ». Il passa les 27 dernières années de sa vie à côtoyer « le monde des esprits », « les bons et les mauvais ». Il produisit une dizaine d'ouvrages inspirés de ses visions de l'au-delà. Ses idées encouragèrent de nouveaux courants de pensée, comme le martinisme ou celui des théosophes.
 
Justinus Kerner
Justinus Kerner (1786-1862), publia le compte rendu des ses observations sous le titre : Die Seherin von Prevorst, Eröffnungen über das innere Leben des Menschen und über das Hineinragen einer Geisterwelt in die unsere (La voyante de Prevorst, considérations inaugurales sur la vie intérieure de l'être humain et l'intervention d'un monde des esprits dans le nôtre)
 
Franz Anton Mesmer
À la suite de la découverte du « magnétisme animal », Franz Anton Mesmer élabore une méthode appelée mesmérisme. Il s'agissait alors d'une nouvelle thérapeutique liée à une façon originale de concevoir la santé et la maladie. En 1779, dans un Mémoire sur la découverte du magnétisme animal, Mesmer exposa en vingt-sept points les principes de son système. Il affirma qu'un fluide physique emplit l'univers et relie les hommes, les animaux, la terre et les corps célestes entre eux. La maladie ne serait que le résultat d'un engorgement de cette « énergie » à certains endroits du corps. Rétablir une circulation harmonieuse du fluide favoriserait la guérison. Un des disciples de Mesmer, Armand Marc Jacques de Chastenet de Puységur, fit la découverte du somnambulisme magnétique, ancien nom de l'hypnose. Les études sur le fluide des êtres vivants conforteront Allan Kardec dans sa théorie qui affirme que ce fluide est le moyen utilisé par les esprits pour se manifester.
 

Aux États-Unis
Article détaillé : Spiritualisme moderne anglo-saxon.
Le spiritisme est à distinguer du spiritualisme, même si les deux termes ont parfois été confondus ou utilisés de façon interchangeable dans la littérature anglaise, principalement4. Allan Kardec rejette le terme de spiritualisme utilisé dans le monde anglo-saxon au profit de spiritisme, considérant que le spiritualisme fait trop penser à une opposition avec le matérialisme.
 
 
 
Les sœurs Fox, de gauche à droite : Margaret, Kate, et Leah
Les sœurs Fox
Vers 1848 à Hydesville, une bourgade de l'État de New York, aux États-Unis, les sœurs Fox, furent les témoins de bruits inexpliqués. Les coups entendus répondaient aux questions de la famille et se produisaient même devant témoins. L'origine fut attribuée à l'esprit d'un défunt. Ce phénomène provoqua très vite un véritable engouement. Un comité d’études fut fondé afin d’examiner ces manifestations insolites. D'autres personnes parvinrent à reproduire la méthode des sœurs Fox pour communiquer avec l'au-delà, la mode des tables tournantes se propagea jusqu'en Europe.
 
Andrew Jackson Davis
Sans aucune éducation scientifique, il parvenait à produire des ouvrages très complexes pour son époque. Il dictait ses textes alors qu'il se trouvait en état de transe et acquit aux États-Unis une réputation de médium et de magnétiseur.
 
En France
Buste d'Allan Kardec.
Article détaillé : Spiritisme (Allan Kardec).
Instituteur lyonnais, Allan Kardec s’intéresse d’abord aux recherches sur le magnétisme et l’hypnose. Il observe les réunions médiumniques qui se multiplient en Europe après l’aventure des sœurs Fox. En 1853, l'académicien Saint-René Taillandier lui remet des messages retranscrits par des médiums. Kardec se lance alors dans une analyse des phénomènes supposés faire intervenir des esprits. Après un travail de synthèse, il publie le 18 avril 1857 son œuvre majeure : Le livre des Esprits. En 1858, il fonde la Société parisienne d’études spirites, ainsi que le journal : La Revue spirite. Par la suite, il rédige Le Livre des médiums, L'Évangile selon le spiritisme, Le Ciel et l'Enfer et La Genèse selon le spiritisme.
 
Pour Allan Kardec, la compréhension de la philosophie spirite prime largement les expériences de communication avec l'au-delà.
 
Après la mort de Kardec en 1869, ses principaux continuateurs en France sont Gabriel Delanne, Leon Denis et l'astronome Camille Flammarion qui prononce l'éloge funèbre de Kardec. La doctrine spirite connait dans la seconde moitié du xixe siècle une expansion et une popularité importante, notamment dans les milieux intellectuels, littéraires ou savants. Victor Hugo affirme communiquer avec sa fille décédée, Léopoldine et déclare « ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ce sont les invisibles. » Alexandre Dumas participe à des séances de tables tournantes et y côtoie George Sand, Victorien Sardou et Théophile Gautier. Sir Arthur Conan Doyle s’engage en faveur du spiritisme et ouvre rue Victoria, à Londres, en 1925 une librairie spirite : The Psychic Bookshop. L’auteur de Sherlock Holmes consacre la fin de sa vie à animer des conférences sur le spiritisme et sur le spiritualisme dans le monde entier. Il préside le Congrès spirite mondial de Londres, en 1928.
 
Au xixe siècle, les médiums les plus connus étaient Marthe Béraud, Franek Kluski, Jan Guzyk et Stephen Ossowiecki, Jakob Lorber le « scribe de Dieu ». Au cours du temps et jusqu'à aujourd'hui, les personnalités les plus notables sont : Léon Denis, Gabriel Delanne, Johannes Greber, Carl Wickland, Chico Xavier, François Brune (prêtre), Jean Prieur Tommaso Palamidessi
 
Un Conseil Spirite International a été fondé en 1992 et revendique fédérer près de 10 000 associations, 20 millions de pratiquants réguliers, dans 84 pays membres. À ces chiffres s’ajoutent des dizaines de millions de sympathisants et de pratiquants amateurs43. Des colloques nationaux ou internationaux sont régulièrement organisés. La situation du spiritisme dans le monde demeure néanmoins très contrastée.
 
En Europe
En Europe, le spiritisme est un courant très minoritaire. En France, si la tombe d’Allan Kardec demeure perpétuellement fleurie au cimetière du Père-Lachaise, le pays ne compte qu'une vingtaine de centres spirites. Au Portugal, par contre, chaque région possède entre deux et dix centres spirites. Au Royaume-Uni, plus de soixante Églises spiritualistes couvrent tout le territoire.
 
En Amérique du Sud
Au Brésil, les pratiques des curanderos et les rites du Macumba, Candomblé, de l'Umbanda48, et du Quimbanda ont parfois été assimilés à du Spiritisme.
 
Les spiritismes brésiliens
Un centre spirite brésilien, à Valença.
Selon Maria-Isaura Pereira De Queiroz, au tout début de la colonisation du Brésil par les portugais, on entendait déjà parler d’hérésies, dont celle du syncrétisme entre les croyances locales (Santidades) et le catholicisme. Puis les esclaves noirs importèrent leurs propres croyances qui se mélangèrent aux autres également au point qu’il exista des cultes catholiques-indiens-noirs mélangés ensuite avec le spiritisme. La volonté de baptiser les indigènes, au lieu de provoquer la disparition des anciens cultes, les a mélangés avec les consignes du christianisme. Ainsi, au lieu de ne contacter que les anciens esprits, les grandes figures du christianisme se sont ajoutées au panthéon des divinités locales.
 
Selon l'historien Peter Winn, « la plupart des brésiliens peuvent se dire catholiques, mais le spiritisme est la vraie religion du Brésil »54. L’héritage africain au Brésil a bien été intégré dans la culture du pays. Les croyances africaines dans l’interaction avec les « esprits » sont plus répandues dans les couches les plus pauvres de la société, quand les plus riches sont plus attirées par le spiritisme d’Allan Kardec.
 
La doctrine spirite au Brésil
Façade du bâtiment de la Fédération spirite brésilienne, à Brasilia
Selon les chiffres publiés par des sources indépendantes, le spiritisme kardéciste regrouperait au Brésil (en 2007) plus de 6 millions de spirites « pratiquants » et plus de 20 millions de sympathisants. Chaque ville d’importance possède au moins un centre spirite. Ces établissements organisent à la fois l’aide sociale, l’éducation et les contacts avec l’au-delà, selon le modèle proposé par Allan Kardec, véritable gloire locale. Élevé au rang de religion, le spiritisme influence profondément la société brésilienne. Ainsi, il existe une Association des journalistes spirites, une Association des magistrats spirites et une Association des médecins spirites. Certains hôpitaux psychiatriques font officiellement appel à des médiums pour aider les malades sous l’emprise d’esprits obsessionnels. Un musée national du Spiritisme se trouve à Brasilia. L’institut Culturelle Spirite de Rio de Janeiro accueille les chercheurs et les scientifiques du monde entier qui analysent le paranormal. Les médiums brésiliens tels que Chico Xavier, Luiz Gasparetto, João Teixeira de Faria ou Divaldo Pereira Franco bénéficient d'une grande popularité. Les députés brésiliens ont voté en 2007 pour instaurer le 18 avril comme la « journée nationale du spiritisme ».
 
 
 
En Asie
Caodaïsme
Article détaillé : Caodaïsme.
Le caodaïsme du Vietnam est parfois appelé spiritisme annamite65. Religion fondée au début du xxe siècle par Ngô Van Chiêu, fonctionnaire vietnamien. Le caodaïsme est un syncrétisme alliant le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, mais il s'inspire aussi fortement du christianisme : la statue de Jésus est d'ailleurs représentée dans le « Grand Temple » de Tay Ninh, et la structure du clergé est calquée sur le modèle de celui de l'Église catholique. Le caodaïsme est un spiritisme en ce sens qu'il « contacte » des « guides spirituels » défunts de toutes les cultures comme Victor Hugo, Jeanne d'Arc, Pasteur, Churchill, Lénine ou Shakespeare, en plus des grandes figures religieuses comme le Christ ou Confucius.
 
Philippines
Le spiritisme est très ancré aux Philippines. Il existerait depuis le xvie siècle66 et s'est développé par la suite autour du Kardecisme, en particulier avec la Unión Espiritista Cristiana de Filipinas. Comme c'est le cas des guérisseurs du Brésil, aux philippines, en particulier dans les pratiques des guérisseurs aux mains nues, Jésus-Christ est l'« Esprit » le plus invoqué.
 
Formes anciennes ou dérivées du spiritisme
Les tables tournantes
Les participants se tiennent assis autour d'une table en bois. L'énergie des médiums[réf. nécessaire] permet aux esprits de produire des coups à l'intérieur de la table[réf. nécessaire]. Les coups permettent des échanges : un coup pour oui, deux coups pour non, par exemple. Technique archaïque dont Allan Kardec disait déjà « Ce mode primitif et long se prête difficilement à des développements d'une certaine étendue ». Bien qu'abandonné depuis un siècle, ce procédé représente un stéréotype attaché au spiritisme.
 
Le ouija et la technique du verre
Les participants se tiennent assis autour d'une table sur laquelle est posée une planche marquées des lettres de l'alphabet. Au-dessus de la planche est posé un petit triangle en bois (ou un verre retourné). Les participants approchent leurs doigt du triangle (ou du verre) jusqu'à l'effleurer. L'énergie supposée des médiums sert alors aux esprits pour déplacer l'objet vers les lettres[réf. nécessaire], afin de constituer des mots et des phrases. Les participants entraînés pourraient éloigner leur main de l'objet[réf. nécessaire], qui se déplacerait alors sans aucun contact. Cette méthode est réputée demander beaucoup d'énergie au médium qui ressent souvent de la fatigue. Par conséquent, les pratiquants réguliers choisissent de l'éviter.
 
L’écriture automatique
L’écriture automatique se pratique aussi bien seul qu’en groupe. Elle correspond à la méthode la plus répandue, car devenir « médium écrivain » ne nécessite qu’un entraînement limité. Le pratiquant s’assoit à une table, pose une feuille de papier devant lui et tient un stylo en main au-dessus de la feuille. Le but est de laisser les esprits influencer les pensées ou les doigts du médium. Au bout d’un ou plusieurs essais, il peut se produire deux types de phénomènes :
 
L’écriture automatique inspirée (ou intuitive)
Dans ce cas, l’esprit dicte des phrases au médium par la pensée et ce dernier les écrit directement, sans réfléchir. Le médium est alors incapable de dire ce qu’il vient de rédiger et il ne prend connaissance du message qu’en le lisant. Le médium retranscrit ainsi des informations ou des histoires dont il n’a absolument aucune connaissance à titre personnel[réf. nécessaire].
 
L’écriture automatique mécanique
Dans ce cas, l’esprit contrôle légèrement la main et les doigts du médium [réf. nécessaire]et écrit directement avec. Le médium sent de faibles coups dans sa main et la voit commencer à écrire des lettres, sans savoir quel va être le mot final. Il arrive que l’on reconnaisse le style calligraphique de l’esprit, qui correspondait à sa manière d’écrire lorsqu’il était vivant[réf. nécessaire]. Là encore les indications obtenues sont totalement étrangères aux opinions ou au savoir du médium[réf. nécessaire].
 
L’incorporation
L'incorporation est un phénomène très rare. Au cours d'une incorporation, un esprit vient, de façon temporaire, s'approcher très près d'un medium. Du fait de la proximité, il peut communiquer certains aspects de sa personnalité. Mais il ne prend jamais possession du medium et il n'envahit jamais son corps.[réf. nécessaire]
 
Considérée comme le plus haut niveau de la médiumnité, cette technique se pratique toujours en groupe. Le médium se relaxe totalement et laisse un esprit s'adresser directement à l’assemblée, à travers lui. Le médium peut, soit rester conscient, on parle alors de « transe partielle », soit perdre connaissance, on parle alors de « transe totale ». Dans les cas de transe partielle, le timbre de voix correspond à celui du médium, qui parle sous inspiration. Dans les cas de transe totale, la voix entendue correspond à celle de l’esprit et non plus au timbre de voix du médium[réf. nécessaire]. De plus, l’esprit s’exprime dans la langue qu’il connaît[réf. nécessaire]. Ainsi, il est possible que l’esprit parle à travers le médium en latin ou en russe, alors que le médium ignore totalement ces langages. Ce phénomène possède également le nom de Glossolalie.
 
La matérialisation
Les médiums jouent un rôle totalement passif et tombent parfois dans un état de sommeil profond. L’énergie corporelle des médiums est utilisée par les esprits pour densifier leur propre corps spirituel (également appelé Périsprit). Selon le degrés de matérialisation différents phénomènes peuvent se produire :
 
Un début de matérialisation
Le corps immatériel de l’esprit n’est pas assez densifié pour être visible à l’œil, mais il l’est suffisamment pour permettre à l’esprit de déplacer un objet... ou pour donner un coup sur la tête d’un participant. Par conséquent, un crayon paraît écrire tout seul, des instruments de musique semblent jouer tous seuls... etc. Neale Donald Walsch, dans Conversations avec Dieu expose ce cas.
 
Une matérialisation partielle
L’esprit dispose de suffisamment d’énergie pour densifier une partie de son corps spirituel, jusqu’à la rendre visible et palpable. Ainsi son visage ou sa main semble flotter dans l’air, alors que le reste de son corps demeure invisible à l’œil[réf. nécessaire]. Un esprit qui parvient à densifier son larynx peut être entendu par tous les témoins de la scène. Les adeptes du Spiritisme parlent de « voix directe ».
 

Une matérialisation complète
L’esprit possède la connaissance nécessaire, ainsi qu’une quantité d’énergie colossale, pour densifier intégralement son corps spirituel[réf. nécessaire]. Il se matérialise totalement, avec tous ses organes, et rien ne le distingue d’un être ordinaire. L’esprit peut donc apparaître dans un endroit complètement clos, avec portes et fenêtres verrouillées. Cette matérialisation n’est que temporaire. Au bout d’un temps plus ou moins long, l’esprit se dématérialise progressivement jusqu’à disparaître. Florence Cook matérialisait ainsi « Katie King ».
 
La transcommunication instrumentale
La transcommunication instrumentale est un sigle inventé dans les années 1980 par le physicien allemand, Ernst Senkowski pour désigner l’ensemble des moyens de communication avec des esprits faisant intervenir des appareils électroniques. Ce sont des objets usuels tels que les téléphones, les magnétophones, les téléviseurs ou des ordinateurs. Ces derniers servent alors de supports lors d’expériences de communication avec l’au-delà[réf. nécessaire]. Ces équipements permettent de conserver une trace des enregistrements. Cependant, il semble que la présence d’un médium à proximité soit nécessaire pour amplifier le phénomène. Les chercheurs en TCI ne souscrivent pas nécessairement à la doctrine spirite d’Allan Kardec et certains ne retiennent du spiritisme que son enseignement pratique.
 
Art spirite
On recense de nombreux[réf. nécessaire] cas de peintures spirites et d'Art médiumnique, créées lors de phénomènes de transe. Les peintres spirites n'ont pour la plupart reçu aucune formation artistique[réf. nécessaire]. Quelques peintres spirites :
 
Luiz Gasparetto
Augustin Lesage
Fleury Joseph Crépin
Victor Simon
Hélène Smith
Madge Gill
Critiques et oppositions

L'Église catholique
Livre de 1908. Le catholicisme et le spiritisme s'accordent sur la survie de l'âme et s'opposent sur l'idée de la réincarnation.
 
Livre de 1937. Une tentative de rapprochement entre l'Église catholique et le spiritisme.
La première opposition officielle vint de l’Église catholique romaine67. En 1861, l’évêque de Barcelone ordonna un autodafé public pour faire détruire par le feu plus de trois cents ouvrages d’Allan Kardec, dont Le livre des Esprits. En 1864, la Sacrée Congrégation de l’Index condamna en bloc tous les ouvrages spirites68. La position du Vatican fut définie par le décret du 24 avril 1917 dont le texte est le suivant :
 
Du Spiritisme. En séance plénière, aux Eminentissimes et Révérendissimes Seigneurs Cardinaux, Inquisiteurs généraux de la Foi et des Mœurs, on a demandé : s’il était permis, par des médiums, comme on les appelle, ou sans médium, en usant ou non d’hypnotisme, d’assister à quelque manifestation spirite que ce soit, même présentant un aspect d’honnêteté ou de piété, soit en interrogeant les âmes ou Esprits, soit en écoutant les réponses, soit comme observateur, même avec l’affirmation, tacite ou exprimée, de ne vouloir aucun commerce avec les Esprits malins. Les Eminentissimes et Révérendissimes Pères ont répondu NON, sur tous les points. Le 26 du même mois, S.S. Benoît XV a approuvé la résolution des Éminents Pères qui lui avait été soumise.
 
Aujourd’hui l'Église catholique s'oppose toujours fermement à la philosophie spirite, notamment à l'idée de réincarnation qui caractérise la doctrine spirite.
 
Une déclaration publiée dans la revue italienne Gente, no 52, le 26 décembre 1996 et commentée en français dans d'autres revues est considérée par les proches du Spiritisme comme un changement d'attitude de l'Église catholique :
 
Pour l'Église catholique, les contacts avec l'Au-delà sont possibles et qui dialogue avec le monde des défunts ne commet pas de péché s'il le fait en s'inspirant de la foi.
Cette déclaration est accompagnée d'une interview du père Gino Concetti qui confirme :
 
D'après le catéchisme moderne, Dieu permet à nos chers disparus qui vivent dans la dimension d'outre terre, d'envoyer des messages pour nous guider à certains moments de notre vie. À la suite des nouvelles découvertes dans le domaine de la psychologie sur le paranormal, l'Église a décidé de ne plus interdire les expériences de dialogue avec les trépassés, à condition qu'ils soient faits dans des buts scientifiques et religieux.
En France, cette déclaration a été reprise dans les ouvrages du père François Brune, spécialiste de la communication avec les défunts.
 
Cependant Gino Concetti se borne à rappeler que l'Église considère comme possible le dialogue avec l'au-delà (qu'elle ne pourrait interdire, alors qu'avant elle ne le croyait pas possible), et il déclare seulement que cette communication ne peut être licite que dans le cas d'une personne inspirée par la foi qui reçoit des signes. Cet avis est personnel et non suivi par l'Église : le Catéchisme de l'Eglise catholique déclare à ce propos :
 
Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort « dévoiler » l’avenir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. [...] Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder.
De manière générale, la position des catholiques pratiquants est très critique à l'égard du spiritisme. John Maust regrette en particulier le sentiment de confusion qui pourrait se produire à cause de l'association de la terminologie chrétienne avec le spiritisme
 
L'ésotérisme
En 1923, René Guénon publia L'Erreur spirite, un exposé de quatre cent pages sur la doctrine de Kardec qu'il qualifia de « matérialisme à peine déguisé ». À ses yeux, le spiritisme représentait une «erreur moderne» qui ne devait rien aux religions véritables.
 
Critique scientifique
Dans son étude de 1901, Théodore Flournoy déclare n'avoir trouvé au cours de ses investigations « aucun fait probant en faveur du paranormal (…) » et qu'elles n’ont « pas peu contribué à augmenter ma méfiance à l’endroit du spiritisme en me faisant constater d’une part la richesse et l’étendue des moyens par lesquels, chez les médiums les plus sincères, le jeu subonscient des facultés mentales arrive à simuler les messages de l’au-delà et d’autre part la prodigieuse complaisance que des gens, d’ailleurs très cultivés, mais enclins aux doctrines occultes, mettent à se laisser leurrer ».
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:42

Introduction


Mais ces gens-là, ce qu’ils ne connaissent pas, ils l’insultent ; et ce qui savent
à la manière instinctive et stupide des bêtes, cela ne sert qu’à les perdre.
Jude 1 : 10
L’homme connaît-il une existence consciente après son décès ? Existe-t-il un au-delà, un monde spirituel que rejoint l’esprit de l’homme, lorsqu’il se sépare de son corps ? Et comment faut-il se représenter la vie dans cet autre monde ? Quel sort nous y attend ?

Ou alors, tout s’achève-t-il au cimetière ? A l’instar du corps, l’esprit y trouve-t-il sa sépulture ? Et l’homme, avec ses espérances et ses craintes, ses peines et ses soucis, ses joies et ses souffrances, ses bonnes et ses mauvaises actions, ne reste-t-il rien d’autre que le crâne ou une poignée de cendres ?

Ce sont là des réflexions qui nous touchent. Elles tourmentent le malade qui, gravement atteint, passe de longues heures à méditer dans sa chambre. Et chaque fois que nous nous trouvons au pied d’un lit de mort, chaque fois que nous suivons un cercueil, ces mêmes questions nous préoccupent. Chaque tertre funéraire évoque ces interrogations, elles sont gravées sur chaque pierre tombale.
Qui donc résoudra pour nous cette grande énigme de l’au-delà ? A qui nous adresser avec nos doutes pour connaître la vérité ? Interrogeons-nous les religions et leurs serviteurs ? Il est vrai qu’ils enseignent la croyance en l’au-delà et la survie de l’esprit humain. Mais pourtant, ils affaiblissent grandement leur doctrine en niant la survie de l’esprit des animaux. Car si l’animal ne survit pas, pourquoi l’homme survivrait-il ? L’homme et la bête possèdent un destin semblable. L’un et l’autre sont engendrés et naissent de la même façon. L’un et l’autre éprouvent la joie, la douleur et la mort également.

C’est ce que la Bible confirme en ces termes :

Car le sort de l'homme et le sort de la bête sont un sort identique : comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, et c'est un même souffle qu'ils ont tous les deux. La supériorité de l'homme sur la bête est nulle, car tout est vanité. Tout s'en va vers un même lieu : tout vient de la poussière, tout s'en retourne à la poussière. Qui sait si le souffle de l'homme monte vers le haut et si le souffle de la bête descend en bas, vers la terre ? (L’Ecclésiaste ou Qohélet, 3 : 19 - 21).
A cela s’ajoute que les diverses doctrines se contredisent à propos des questions les plus fondamentales de l’existence. Ces divergences d’opinion proviennent avant tout des différences d’interprétation de textes anciens. Elles ne sont pas le fruit d’expériences méthodiques ou d’observations pratiques. Il ne faut donc pas s’attendre à recevoir de ce côté-là une réponse qui soit vérifiable.
Un seul chemin peut mener à la connaissance. S’il existe un au-delà et un monde des Esprits, la preuve ne peut nous être livrée que si les Esprits eux même viennent jusqu’à nous pour nous instruire. Ils représentent les seuls témoins capables de nous parler de la survie. Tant qu’il ne s’établit pas une communication entre les Esprits et nous, nous ne pouvons pas sortir de l’incertitude.
Mais aujourd’hui encore, beaucoup tournent en dérision quiconque prétend parler de la possibilité de dialoguer avec l’au-delà. Des hommes rient et se moquent comme ils l’ont fait de tout temps, dès que l’on s’écarte de l’opinion commune de leur époque. Les démarches expérimentales mettent pourtant en évidence les principes naturels qui établissent les liens entre la Terre et le Ciel. Ces principes immuables appartiennent aux lois éternelles de l’univers et sont le fruit de la création divine.

Ainsi si, en tant qu’amis fidèles de Dieu ou bien en tant que chercheur sincère de la vérité, nous nous efforçons de communiquer avec les bons Esprits, alors nous réalisons un progrès positif en harmonie avec les lois du Créateur. C’est la raison pour laquelle, tout au long de l’Ecriture Sainte, les hommes en quête de vérité ne sont pas renvoyés à leurs semblables mais sont encouragés à s’adresser à Dieu et à ses Esprits. Sous la direction de Moïse, le peuple hébreu côtoie en permanence les anges de Yahvé. Au moment de quitter cette Terre, le Christ a encore beaucoup de choses à communiquer à ceux qui l’ont suivi. Il leur annonce que des explications seront données ultérieurement, non pas par un homme mais par un esprit de vérité qui sera perceptible par les sens humains : J’ai encore beaucoup à vous dire mais vous ne pourriez pas le supporter à présent. Quand il viendra, lui, l’esprit de vérité, il vous guidera dans toute la vérité. En effet, il ne vous parlera pas de lui-même, mais il parlera de tout ce qu’il entendra et il vous annoncera les choses à venir. Celui-là, il me glorifiera parce que c’est de moi qu’il recevra ce qu’il vous communiquera. Tout ce que possède le père, m’appartient également, voilà pourquoi j’ai dit que ce qu’il prend auprès de moi, il vous le communiquera (Jean 16 : 12-15).
Voici ce que nous apprend l’Ancien Testament et les Evangiles. C’est aussi l’enseignement des apôtres. Cette pratique suivie à la fois par les tribus d’Israël et par les premiers chrétiens fut cependant délaissée. Certains hommes décidèrent de se substituer à Dieu et à ses messagers. L’élaboration et la diffusion des préceptes religieux devint un métier. On se mit à apprendre la religion par le biais d’un enseignement humain, tout comme n’importe quelle discipline de ce monde. Les guides spirituels du peuple devinrent des décideurs en matière de foi, ce qui leur permit du même coup, d’accroître leur pouvoir temporel. L’ancienne liberté que Dieu accorde à chacun de ses enfants se transforma en servitude religieuse. Durant des siècles, quiconque résistait et prétendait vivre selon ses convictions personnelles rencontrait les tourmenteurs et le bourreau. Le sang de millions d’hommes a coulé au nom de dogmes théologiques inventés par les hommes.

Au fil du temps, les textes bibliques connurent de nombreuses traductions et adaptations qui les firent évoluer. Les rédacteurs appartenaient sans exception à des ordres religieux. Il leur importait avant tout de donner à ces écrits une tournure qui favoriserait les institutions humaines qu’ils représentaient. Il se répéta ce que dans l’Ancien Testament Dieu avait exprimé par la bouche des prophètes en guise de plainte et d’amers reproches : Comment pouvez-vous dire : nous sommes sages et la loi de Dieu est chez nous ? Oui, voici que le style mensonger des scribes a produit le mensonge ! Les sages sont confondus, consternés et pris à leur propre piège. Voici qu’ils ont rejeté la parole du Seigneur, et quelle sagesse ont-ils encore ? (Jérémie 8 :8-9).
Les écrits de l’antiquité furent ainsi arrangés au profit d’opinions religieuses en vogue à l’époque de leur recopie. Tout cela se passait à l’insu du petit peuple qui devait accepter aveuglément et sans contrôle les prétendues vérités et leurs commentaires rédigés par le clergé. Ainsi la tradition religieuse devint un héritage obligatoire transmis à chacun sans aucune possibilité de formuler un avis sur son contenu.
Il n’en était pas ainsi au temps où les hommes entretenaient des relations directes avec le monde des Esprits de Dieu. Ils pouvaient s’adresser au Ciel et obtenir une réponse. C’est la raison pour laquelle Paul engageait les premiers chrétiens qui ne seraient pas d’accord avec lui à interroger Dieu : Nous tous donc les plus avancés, comportons donc nous ainsi et si d’une quelque autre manière vous vous comportez différemment, là dessus aussi Dieu vous éclairera (Philippiens 3 :15).

Une telle invitation à emprunter ce chemin vers la connaissance devint impensable pendant les siècles qui suivirent. Cette attitude conduisit immanquablement à l’excommunication, à d’atroces tortures et enfin au bûcher. Le progrès moral des hommes a finalement mis un terme à ces abominables persécutions dictées par la haine et la soif de pouvoir. Aujourd’hui, il est temps de nous rappeler que des ponts peuvent être lancés vers le royaume spirituel de Dieu.

J’ai été prêtre catholique pendant vingt-cinq ans. Je considérais ma religion comme étant la bonne, la vraie. N’était-elle pas celle de mes parents, de nos maîtres, de nos chefs spirituels ? Je ne croyais pas avoir des raisons m’autorisant à rejeter ce que mes coreligionnaires acceptaient comme une certitude. En outre, toute mise en doute d’un dogme de la foi représentait, selon mon Eglise, un péché mortel.
J’ignorais tout de la possibilité d’entrer en communication avec l’au-delà. Le spiritisme ne m’était connu que parce que j’en avais lu dans les journaux. Tout cela je le considérais comme farce, fraude et illusion.
Et puis un jour, sans le provoquer, j’ai fait mon premier pas sur le chemin de la communication avec le monde des Esprits de Dieu. J’expérimentais des choses qui me remuaient jusqu’au tréfonds de moi-même. Après avoir franchi cette première étape, je ne pouvais plus m’arrêter. Il me fallait y voir plus clair. J’avançais prudemment, par tâtonnement. J’avais fait mienne cette parole de l’apôtre Paul : Ne faites pas obstacle à l’esprit, ne méprisez pas les paroles prophétiques, mais examinez tout avec discernement, ne retenez que ce qui est bien et tenez vous à l’écart de toute espèce de mal (Thessaloniciens 5 : 19-22)
Je ne m’intéressais qu’au bien et à la vérité. Je me sentais prêt à l’accepter même au prix des plus lourds sacrifices. Je savais que Dieu n’abandonne jamais celui qui se met en quête de la vérité, de manière désintéressée, et que selon la parole du Christ, il ne donne pas une pierre à la place du pain à celui qui demande humblement.
Je ne me faisais aucune illusion sur les conséquences de mon choix. Je comprenais bien que si je persévérais, cela provoquerait la ruine de mon état ecclésiastique, de mes revenus matériels et de mon avenir de prêtre. Je savais ce qui m’attendait, c’était le mépris et la calomnie. On allait m’accabler d’outrages et d’injures. Pourtant j’attachais un plus grand prix à la vérité. Elle se trouvait sur le chemin que j’avais suivi, elle me libéra et me réjouit le cœur. Les épreuves qu’il me fallait traverser et qui durent encore maintenant ne sauraient troubler la paix intérieure ainsi acquise.
Dans ce livre, je me propose de décrire les étapes qui me conduisirent vers le monde des bons Esprits chargés de nous instruire. J’écris mon livre par amour de mon prochain quelle que soit sa religion ou sa philosophie. L’ouvrage s’adresse à tous les chercheurs de la vérité. Il est destiné à servir de guide à ceux qui souhaitent entrer en communication avec le royaume de Dieu, dans le but de se rapprocher de Dieu. Il décrit le cheminement vers le pont qui nous mène aux messagers de l’au-delà.

Quiconque, avec l’aide de ce livre, empruntera ce pont entre les mondes, trouvera la confirmation de tout ce qui est exposé ici. Voilà pourquoi, je ne demande nullement que l’on accepte d’emblée la validité de cet ouvrage sans contrôle et sans examen. Celui qui agirait ainsi fonderait ses convictions, à propos des aspects les plus sérieux de sa vie, sur les dires d’un homme faillible et sujet à l’erreur. Il ne faut pas qu’il en soit ainsi.
Je ne demande donc pas que l’on me croit aveuglément. Je souhaite uniquement que l’on examine les affirmations qui me furent révélées par les mêmes procédés que j’ai moi-même expérimentés. J’ai décrit cette voie avec tant de précisions et si rigoureusement que nul ne saurait la manquer. Pour cela, aucune préparation ou formation n’est nécessaire. Une seule chose ne doit cependant pas faire défaut : la volonté de trouver la vérité. Celui qui la cherche devra se préparer à l’accepter dès qu’elle se présentera à lui de façon convaincante et d’y conformer sa vie. Le livre ne s’adresse qu’à ceux qui acceptent cette condition. Ceux qui manqueront de persévérance et qui refuseront d’examiner méthodiquement les faits exposés n’ont pas le droit de porter un jugement sur mon travail.
Je suis certain de l’exactitude de ce livre, car je sais en qui j’ai mis ma confiance (Timothée 1 : 12). Je sais que ceux qui suivront ma voie ne découvriront aucune contradiction avec mes écrits. Tous ceux qui ont écouté mes conseils jusqu’ici, dans la recherche du contact avec le monde des Esprits saints, ont trouvé ce que moi-même j’ai découvert.
Malgré cela, mon livre se heurtera à l’acharnement de nombreux adversaires. Des ecclésiastiques de tout bord en feront certainement partie. En effet, le credo qu’ils enseignent à leurs fidèles garantit leur subsistance. S’ils entreprenaient une étude expérimentale de l’au-delà, la constatation des faits les obligerait à modifier leur point de vue. Ils cesseraient alors d’être les représentants accrédités de leur confession et se verraient privés des ressources de leur fonction. Les hommes n’acceptent pas volontiers le sacrifice de leur position sociale et de leur confort. La plupart évitent pareille épreuve et préfèrent renoncer à la vérité. La même raison poussait les anciens prêtres du judaïsme à s’acharner contre le Christ et sa doctrine. Ils craignaient pour leur prestige et leur réputation. Sans chercher à examiner le discours de Jésus ils persécutèrent jusqu’au meurtre celui qui menaçait de détruire l’influence qu’ils avaient sur le peuple. La plupart des prêtres d’aujourd’hui ne se contenteront pas de dénigrer mon livre mais ils refuseront également de vérifier la justesse de son contenu et des méthodes indiquées. Pourtant, chacun peut s’engager sur cette voie sans scrupules et avec bonne conscience. Il est bénéfique de prier Dieu dans la confiance de la promesse de Jésus : Et moi je vous dis : demandez et il vous sera donné, cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira. En effet, celui qui demande il le reçoit en totalité, celui qui cherche trouve et on ouvre à celui qui frappe. Quel père parmi vous si son fils lui demandera un poisson lui donnera un serpent au lieu du poisson ? Ou encore s’il demandera un bœuf, lui donnera un scorpion au lieu du bœuf ? Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien davantage, le père du ciel donnera un esprit saint à ceux qui lui demandent (Luc 11 : 9-13).

Existe-t-il quelqu’un qui est prêt à s’engager dans cette voie avec une grande sincérité et honnêteté intellectuelle ? Je ne demande rien d’autre. J’ai procédé de cette manière moi-même et c’est ce que j’ai relaté dans ce livre. Je n’ai rien reçu d’extraordinaire, mais simplement ce que tout homme obtient s’il cherche sincèrement. Si l’idée de parler avec le royaume de Dieu peut nous paraître incroyable, ce n’est pas une raison pour que nous refusions de nous adresser à lui. Car Dieu nous fait bien entrevoir et espérer l’incroyable par cette promesse :
Appelle moi et je te répondrai, je t’annoncerai des choses grandes et cachées dont tu ne sais rien (Jérémie 33 : 3).

Johannes Greber, Pâques 1932

Pour Qohélet, le « souffle » désigne la partie immortelle des êtres vivants qui retourne à Dieu après la rupture du fil d’argent, c’est à dire après le décès : Avant que lâche le fils d’argent, que la coupe d’or se brise, que la jarre se casse à la fontaine, que la poulie se rompe au puits et que la poussière retourne à la poussière comme elle est venue, et le souffle à Dieu qui l’a donné (Qohélet 12 : 6 – 7).

Traduction littérale du texte grec.
raduction littérale du texte grec.

Traduction littérale du texte grec.

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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:50

1ère Partie 
LES EXPERIENCES PERSONNELLES

Alors j'ai réfléchi pour comprendre, quelle peine c'était à mes yeux ! jusqu'au jour où
j'entrai aux sanctuaires divins, où je pénétrai leur destin
Psaume 73 : 16-17

EXPERIENCES VECUES DANS LE DOMAINE DES MANIFESTATIONS D’ESPRITS

Le premier contact avec le monde spirituel
C’était à la fin de l’été de l’année 1923. J’étais alors curé catholique chargé d’une petite paroisse de campagne. En outre, j’étais à la tête d’une société de bienfaisance, dont le siège se trouvait dans la ville voisine. Deux fois par semaine, je me rendais dans les locaux de cette société pour y traiter les affaires courantes concernant mes travaux d’assistance.
Un jour, un homme vint me trouver et me demanda ce que je pensais du spiritisme. Avant même d’attendre ma réponse, il me fit part de ses expériences personnelles. Il se réunissait une fois par semaine avec d’autres personnes, formant ainsi un petit cercle, pour célébrer une sorte de culte divin. Il me raconta qu’on y priait, qu’on y lisait la Sainte Bible et qu’on y commentait les textes lus. Un jeune homme, âgé de seize ou de dix-sept ans, dit-il, fait partie de l’assistance. Ce jeune homme, issu d’une famille humble, n’a pas fait d’études et travaille comme apprenti dans une firme privée. Lors de réunions, dit mon interlocuteur, il s’affaisse fréquemment, la tête en avant, comme s’il était mort, puis immédiatement après, comme soutenu par une force invisible, il est remis sur pied par saccade, après quoi il reste assis, les yeux clos, et transmet d’admirables connaissances aux personnes présentes. Il répond également aux questions qu’on lui pose. Il se refuse cependant à répondre à des questions qui sont d’un ordre purement matériel. Après avoir dispensé son enseignement, il s’écroule à nouveau pour reprendre connaissance tout aussitôt. Toutefois, il ne se souvient plus du tout de ce qui vient de se passer et de ce qu’il a pu dire. Il s’agit d’un jeune homme en bonne santé, frais et dispos. Il ne ressent ni gène, ni malaise, ni maux de tête, ni une quelconque indisposition après l’événement.
Mon interlocuteur termina sa narration par ces mots : « J’étais curieux de savoir ce que vous pensez de tout cela. Mais avant de porter un jugement, vous m’obligerez d’assister personnellement à une séance, afin de bien vous rendre compte par vous-même des faits qui s’y déroulent. De plus, vous pourrez alors poser au jeune homme les questions que vous voudrez ».
Mes hésitations
J’avais suivi la narration avec beaucoup d’attention. Quelle réponse lui donner ? Je n’avais pas la moindre idée, la moindre connaissance de ce que l’on appelle « spiritisme ». J’avais bien lu un article par-ci par-là sur ce sujet dans les journaux. Il s’agissait de rapports sur des médiums démasqués ou d’autres expériences spirites truquées, donc rien qui puisse parler en faveur du spiritisme. Et voici qu’on me demandait une chose pareille. En tant qu’homme sensé et, en outre comme ecclésiastique, j’allais devoir m’aventurer sur ce terrain et m’exposer au danger d’être tourné en ridicule. Je dois avouer que j’étais tenté par l’idée de pouvoir examiner, par des procédés scientifiques, les faits insolites qui m'étaient relatés. Cependant je souhaitais faire cela tout seul, dans mon bureau. Il me répugnait d’aller dans des familles et de m’exposer ainsi aux commérages et aux ragots. J’avouais franchement à ce monsieur que je n’avais aucune expérience personnelle du spiritisme et je ne me sentais pas capable de porter un jugement sur ce qu’il m’avait raconté. De plus, j’hésitais beaucoup à accepter son invitation à assister à une réunion du genre de celles qu’il venait de me décrire. Il me fallait prendre en considération que je portais la soutane et qu’il m’était impossible de m’exposer au risque d’être décrié en public comme « spirite ». Ma participation et ma présence à ces séances seraient à coup sûr bien vite connues de tous.
Mon visiteur ne voulait rien entendre et refusa d’accepter mes objections. « Il s’agit », dit-il, « d’une affaire d’importance au sujet de laquelle vous, en tant que membre du clergé et chargé d’une fonction publique, devriez être au courant. Je suis d’avis que vous avez le devoir d’examiner cette affaire pour établir votre jugement après une observation minutieuse, objective et impartiale. Il vous arrivera encore souvent dans votre vie d’être interrogé au sujet de ces choses. »

« Nous autres les laïques, à qui donc faut-il que nous nous adressions pour obtenir des éclaircissements, si ce n’est à nos guides spirituels à qui nous accordons notre entière confiance dans l’espoir qu’ils nous diront toute la vérité ? Il n’est plus possible de faire le silence sur ces choses. En Allemagne, les réunions spirites augmentent de jour en jour. Des séances se déroulent dans presque chaque ville d’une certaine importance. Je sais que les Eglises cherchent à écarter le spiritisme en l’accusant de fraude ou en le faisant passer pour l’œuvre du démon. Mais de telles allégations ne résolvent pas la question. Si vous craignez que des ennuis puissent en résulter pour vous, cette crainte est dénuée de fondement. Votre participation à nos réunions ne sera pas ébruitée. Car les quelques participants garderont le silence et feront tout pour éviter que votre présence ne vous porte préjudice. Donc vous pouvez tranquillement donner votre assentiment. »

Je ne pouvais pas nier que cet homme disait vrai. Il avait raison. Si nous, membres du clergé qui ambitionnons d’être les guides du peuple, nous refusons, dis-je, d’examiner, d’étudier et d’élucider personnellement ce qu’il y a de vrai dans ces phénomènes, qui d’autre s’en chargerait ? Qui plus que nous, le clergé de toutes les confessions, pourrait et devrait s’intéresser à cette affaire ? Car si le spiritisme s’avérait être vrai et fondé, il entraînerait de sérieuses conséquences pour toutes les religions.
Mon accord
Après quelques hésitations, je me déclarai prêt à assister à la séance qui se tiendra le dimanche soir suivant.
Mon esprit, pendant les jours qui suivirent, était pleinement occupé à méditer sur cette question. Je regrettai presque d’avoir dit oui. Plus j’y réfléchissais, plus il me semblait que les ennuis qui pourraient en résulter seraient conséquents. J’attendais le dimanche avec impatience. Après vêpres, j’allais en ville. A mon bureau de la Société de Bienfaisance, il me fallait encore traiter les affaires urgentes avant de me rendre à la séance prévue. Dans la poche de ma veste, je glissais un billet sur lequel j’avais inscrit les questions que je voulais poser au jeune homme pendant la séance du soir. Elles étaient telles que seules de longues explications pourraient y répondre. Elles provenaient de la doctrine théologique. Moi-même je me sentais incapable d’y répondre. Je désirais simplement me rendre compte comment et par quelles réponses le jeune homme s’en tirerait.

A mon bureau de la Société de Secours, je trouvai une lettre venant du monsieur qui m’avait invité à la séance. Dans cette lettre, il m’informait que la séance ne se déroulerait pas chez lui, comme convenu, mais au domicile d’une autre famille dont il m’indiquait l’adresse. Il s’agissait, disait la lettre, de dispositions prises ultérieurement.
Ce changement inattendu me déconcerta. La méfiance s’empara de moi. De qui se moquait-on ? La famille, où la séance devait avoir lieu d’après ces nouveaux arrangements, m’était inconnue, même de nom. Allais-je donc me mettre dans l’embarras devant une famille étrangère ? N’était-ce pas un piège dans lequel on voulait me faire tomber ? Ma résolution de ne pas m’y rendre fut vite prise. Pour que l’on ne m’attende pas inutilement, je fis parvenir un mot par messager au monsieur qui m’avait invité, pour lui préciser que je n’assisterais pas à la séance.
Peu après, il se présenta en personne. Il me pria de l’accompagner. Ce n’est pas lui, dit-il qui avait introduit ce changement, mais les nouvelles dispositions avaient été prises par quelqu’un à qui il fallait obéir. Il se pourrait, dit-il, que la raison provenait du fait que dans l’autre appartement la séance pourrait avoir lieu plus discrètement et de façon plus inaperçue qu’à son propre domicile. J’acceptai alors de l’accompagner.
Ma première séance
Il était sept heures et demi du soir à notre arrivée. La famille m’accueillit avec amabilité. Je remarquai que ma venue faisait plaisir. Comme la séance ne devait commencer qu’à huit heures, j’avais le temps et l’occasion de m’entretenir à souhait avec le jeune homme qui, lui aussi, était déjà arrivé. Je cherchais à me rendre compte de son degré d’instruction qui se révéla correspondre à celui de tout jeune homme ordinaire du même âge. La séance commença à huit heures. Nous étions peu nombreux. J’étais surpris que la séance ne se déroule pas dans le noir, toute lumière éteinte, mais que la pièce était éclairée « à giorno ». J’avais cru que de telles séances avaient lieu dans l’obscurité.
La séance débuta par une courte prière, récitée avec grande ferveur par un des assistants. Du reste, toutes les personnes présentes paraissaient sérieuses et recueillies.
Juste après la prière, le jeune homme, d’une brusque saccade, tomba en avant en haletant. J’en éprouvai de la frayeur. Il serait tombé sur le sol si le bras de son siège ne l’avait pas retenu. Au bout de quelques secondes, quelque chose, comme une main invisible, le redressa par secousse. Il s’assit, ses yeux étaient fermés. Je sentais mon cœur battre plus vite et plus fort, tandis que j’attendais avec impatience la suite des événements.

« Gruess Gott », commença-t-il, et il s’adressait directement à moi en me demandant : « Pourquoi es-tu venu ici ? ». Je m’étonnai de ce qu’il me tutoyât. S’il avait été dans son état normal, le jeune homme n’aurait pas agi ainsi.
« Je suis venu en quête de vérité », dis-je. « On m’a parlé de ce qui se passait ici et je voudrais me rendre compte par moi-même s’il s’agit d’une chose vraie ou d’une fraude. »
« Crois-tu en Dieu ? ». Continua-t-il, en ajoutant : « Ma foi, je sais que tu crois en Dieu. Mais je voudrais te poser une autre question : Pourquoi crois-tu en Dieu ? »
Cette question était si inattendue que je ne savais plus très bien quoi répondre. Je me sentais désorienté. Dans ma confusion, je donnai une réponse si médiocre que je n’en étais pas satisfait moi-même.
« Je m’attendais à une meilleure réponse de ta part », dit-il calmement. Ces paroles réprobatrices me firent l’effet d’un rude soufflet.
J'étais venu dans l'intention de démasquer une fraude possible et voilà qu’au bout de quelques minutes à peine de mon arrivée, c’était moi que l’on interpellait !
Une manifestation surprenante
« Nous reviendrons plus tard à la question à laquelle tu as répondu si insuffisamment », dit-il avec douceur. Maintenant c’est ton tour de me poser des questions. J’y répondrai dans la mesure où j’y suis autorisé. Tu as noté une série de questions que tu veux me soumettre. Sors le billet que tu as sur toi avec les questions ! »
Les assistants me dévisagèrent avec étonnement. Personne n’avait connaissance de ce billet. Ma première question fut la suivante : « Comment se fait-il que de nos jours le christianisme semble ne plus avoir d'influence sur les gens ? »
Sans hésitation et sans réfléchir, il commença à répondre. Tout en faisant son exposé, il répondit étonnamment simplement et clairement aux questions intercalées par les assistants, ainsi qu’à leurs objections. D’après mes notes sténographiées, il m’exposa ce qui suit : « La doctrine du Christ contenue dans les documents venus jusqu’à vous a souffert dans son intégrité, sa pureté originelle et sa clarté. Dans ce que vous appelez le Nouveau Testament, plus d’un paragraphe important a été laissé de coté. Des chapitres entiers ont même été supprimés. Ce qu’il vous reste encore, ce sont des copies mutilées. Vous n’avez aucune connaissance des originaux, de sorte que les mutilations du texte primitif ne peuvent être décelées. Ceux qui se sont rendus coupables de pareilles dégradations ont été sévèrement punis par Dieu. »
A ce moment, une des personnes présentes demanda qui s’était permis de porter atteinte de cette façon aux Livres Saints.
« Il ne vous appartient pas de le savoir » fut la réponse nette et brève. « Qu’il vous suffise de savoir que c’est arrivé et que Dieu a puni les impies ! A quoi vous servirait d’apprendre leurs noms ? Si on vous l’apprenait, vous mettriez à profit votre connaissance pour les juger. Et vous savez que vous n’avez pas le droit de juger vos semblables. Dieu juge ! Et cela est suffisant. »
« En outre, la dernière lettre de l’apôtre Paul adressée à toutes les communautés chrétiennes a été détruite. Il expliquait dans le menu détail les passages de ses lettres antérieures qui avaient donné lieu à des malentendus. Ces éclaircissements ne concordaient pas avec de nombreux enseignements erronés qui s’étaient par la suite glissés dans la doctrine du christianisme. »
Je l’interrompis en lui demandant quand et à quel moment les premières divergences d’opinions s’écartant de la vraie doctrine avaient été introduites dans le christianisme. – Il me répondit : « Dans une moindre mesure, dès le premier siècle du christianisme. Tu sais bien que, déjà au temps des apôtres, de nombreuses divergences d’opinions virent le jour au sein des communautés chrétiennes. Plus tard s’insinuèrent beaucoup d’opinions et de lois inventées par les hommes et en désaccord avec la doctrine du Christ. Si vous étiez en possession du texte complet et inaltéré, vous vous trouveriez débarrassés de plus d’un fardeau qui pèse sur vos épaules et qui vous a été imposé au nom de la religion et du christianisme. Plus d’une doctrine qu’on impose à votre croyance et qui répugne à votre raison serait révélée comme inexacte et cesserait de vous préoccuper. Et vous, en tant qu'enfants de Dieu, vous retrouveriez votre liberté. »

« Dans l’état actuel des choses, des millions d’hommes sentent que beaucoup d’enseignements du christianisme ne peuvent pas correspondre à la vérité. Mais ils s’y accrochent par habitude, machinalement, sans y adhérer de cœur. Ce genre de croyance de façade n’a aucun pouvoir sur leur for intérieur. Il y manque la flamme et l’ardeur de la foi véritable, celle qui vivifie. »
« Beaucoup de chrétiens ne font même plus semblant de rester fidèles à leur foi chrétienne. Au lieu de se débarrasser de ce qui est erroné, ils se défont de toute la doctrine chrétienne et de la foi en Dieu ; dans leur esprit l’une est liée à l’autre. Ceci est grave. »
« Mais le temps viendra où la doctrine du Christ, dans toute sa pureté et sa vérité, sera rendue à l’humanité. Il n’est pas utile que vous sachiez dès à présent de quelle façon cela arrivera. »
« De plus, ce qui subsiste des originaux du Nouveau Testament a subi des altérations en beaucoup d’endroits. Le copiste a changé des mots et des phrases entières, soit en retranchant un mot ici, soit en y ajoutant un autre là selon que cela servait ses intentions, ce qui a défiguré le sens du texte. La plupart du temps, les copistes voulaient à tout prix trouver dans la Bible un passage justifiant les opinions de leur époque, et, pour ce faire, avaient recours à la falsification. Ils n’avaient pas toujours conscience de la gravité du tort qu’ils faisaient. Bien au contraire. Ils pensaient, en agissant ainsi, rendre service à leur religion. Voici comment le peuple fut induit en erreur. Nombreux sont ceux qui ressentent jusqu’au tréfonds de leur être qu’ils font fausse route, encore qu’ils n’aient pas le moyen et la possibilité de faire la lumière. La conséquence évidente et logique d’une pareille manœuvre, c’est qu’un christianisme ainsi dénaturé et déraciné ne saurait porter des fruits sains. Douter de la vérité entrave les effets salutaires de celle-ci. »
Je lui demandai, le cœur serré, de bien vouloir me citer un passage du Nouveau Testament où, en changeant ou en supprimant un mot, on avait opéré une falsification du sens de ce passage.
« Le moment n’est pas encore venu, il est vrai, dit-il d’entrer dans le détail des falsifications. Je le ferai plus tard quand je commenterai la Bible dans son ensemble. Je vais quand même exaucer ton vœu en t’indiquant deux passages, l’un où un mot a été remplacé par un autre, et un deuxième passage où on a supprimé un mot. »

« Tu connais l’exclamation de l’apôtre Thomas d’après le texte de votre Bible : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20 : 28). En réalité, il s’est servi de la même expression que les apôtres employaient toutes les fois qu’ils s’adressaient au Christ : « Mon Seigneur et Maître ! » Le mot « Maître » a été falsifié par la suite et changé en « Dieu ». Je vous expliquerai une autre fois pourquoi il en fut ainsi. Le passage dans lequel on a supprimé un mot et, par-là, complètement changé le sens, présente pour toi un intérêt tout particulier. Tu es prêtre catholique. Tu crois détenir le pouvoir de pardonner les péchés. Quel est le passage du Nouveau Testament qui te sert de preuve qu’un tel pouvoir a été donné aux prêtres ? »
Je citai le passage en question : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20 : 23).
Il me corrigea en rendant le passage littéralement : « Si vous pardonnez les péchés aux autres, ils leur seront pardonnés », et il continua : « Le mot que vous traduisez par « leur » veut également dire en grec « même ». Dans le texte d’origine, il y avait encore devant le mot « même » le mot « vous ». Ce qui fait que le passage original porte textuellement et littéralement : « Si vous pardonnez les péchés aux autres, ils seront pardonnés à vous-même. » Tu comprendras aisément combien le sens a été déformé en supprimant le mot « à vous ». Ce passage ne fait dire au Christ que ce qu’il a exprimé et dit à beaucoup d’autres occasions, à savoir : Vous devez pardonner de tout votre cœur à vos semblables les fautes et les péchés dont ils se sont rendus coupables envers vous, afin que vous obteniez de Dieu le pardon de vos propres péchés. Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Le pardon est ce qu’il y a de plus pénible dans votre vie. Il vous faut pour cela une aide particulière de Dieu. Au même endroit, le Christ dit aussi : Recevez un esprit saint ! Si vous pardonnez leurs péchés aux autres, ils vous seront pardonnés à vous-même. Mais si vous les retenez, c’est à dire dans votre cœur, vos péchés à vous seront également retenus, c’est à dire par Dieu. As-tu bien compris cela ? »

Tout accablé, je répondis « oui » à voix basse, en ajoutant aussitôt : « Est-ce que selon toi, il est totalement inutile qu'en tant que prêtre je reçoive la confession des péchés de mes semblables si je ne peux pas leur donner l’absolution ? Devrais-je donc renoncer à cette pratique ? »
« Cela n’est pas nécessaire » dit-il. « Puisque les chrétiens de ton Eglise pensent que pour obtenir le pardon de leurs péchés ils doivent les confesser à un prêtre, accepte tranquillement leur confession, comme ta charge le prescrit. Il n’y a pas de mal et ce n’est pas interdit par la loi divine de confesser ses péchés à un être humain. Mais il ne faut pas croire que tu as le pouvoir de pardonner les péchés de tes pénitents à la place de Dieu. Ta seule tâche consiste à éloigner du cœur des pénitents leurs tendances à pécher en les instruisant, en les admonestant, en les encourageant, en les consolant, de sorte qu’ils repartent convertis et prêts à le prouver par leur comportement. Se confesser et recevoir l’absolution par habitude routinière n’est pas seulement vain et inutile, mais une profanation de l’idée de la réconciliation avec Dieu. »
Les questions que tu intercales font que je m’écarte de mon sujet. Je vais continuer. 
Même si bien des points de la doctrine du Christ ont été supprimés intentionnellement dans les copies des manuscrits et qu’ils vous sont parvenus ainsi altérés, soit par suppression ou falsification, il y a encore beaucoup de textes authentiques qui sont restés suffisamment purs pour que les hommes, en s’y conformant, puissent s’approcher de Dieu. Malheureusement, ils n’arrivent pas à distinguer le vrai du faux. 
La base de la doctrine du Christ est, selon sa propre parole : « Aime Dieu par-dessus tout, et ton prochain comme toi-même !» Celui qui s’y conforme accomplit toute la loi du Christ. Toutes les autres vérités ne sont que le complément de cette vérité fondamentale et ne servent que de directives pour l’accomplissement de ce commandement dans la vie de chacun.
Et à présent, j’en arrive à la dernière, mais non la moindre des raisons pour lesquelles le christianisme semble avoir perdu son influence sur l’humanité actuelle. 
Le peuple s’aperçoit que ses guides spirituels ne mettent pas en pratique l’enseignement du Christ qu’ils prêchent eux-mêmes. Ceci s’applique au clergé de toutes les confessions. Il y a des exceptions, bien sûr. Elles sont relativement rares. Quels sont les ecclésiastiques que vous pouvez placer à côté du Christ sans qu’ils n’aient à en rougir ? – Combien y en a-t-il qui partagent avec leurs frères et sœurs la souffrance, la pauvreté et le besoin ? Les membres de leur communauté sont pourtant leurs frères et sœurs. Sont-ils leurs « serviteurs », comme leur a prescrit le Christ ou ne sont-ils pas plutôt des dominateurs et des exploiteurs ? Accordent-ils leurs services gratuitement ? 

« Certains d’entre eux ne vont-ils pas jusqu’à se faire payer les prières ? »
« Et leur vie privée, leurs mœurs ? Je n’en parlerai pas maintenant. Sur ce point, je m’entretiendrai plus tard avec toi tout seul. »
A ces mots, il se tourna vers moi et continua : « Tu as l’intention d’aller rendre visite à ta famille demain. Ce voyage ne presse pas. Demain tu resteras ici et tu reviendras ici demain à sept heures et demie. Nous nous entretiendrons alors en tête-à-tête. Par conséquent, tu diras au jeune homme par la bouche duquel je parle, quand il sera revenu à lui, qu’il revienne ici demain soir à sept heures et demie. » Alors il termina en priant dans un idiome inconnu, leva ses mains pour bénir et prononça les paroles suivantes : « Soyez bénis au nom du Seigneur. Gruess Got ! »
Après cette dernière salutation, le jeune homme tomba en avant comme au commencement de la séance, ouvrit les yeux et regarda autour de lui, tout étonné. Il ne pouvait pas comprendre que l’heure fut déjà si avancée. Il ne se rappelait rien de ce qui s’était passé. Il dit qu’il avait l’impression d’avoir bien et longtemps dormi. Il se sentait frais et dispos.
Lorsque je lui dis de revenir le lendemain soir à sept heures et demie, il m’explique qu’il ne pourrait pas venir, qu’il avait un travail urgent à terminer, et qu’il ne rentrerait sûrement pas chez lui avant neuf heures du soir. Il ajouta que son patron le lui avait déjà annoncé le jour avant.
Malgré cela, je décidai de remettre mon voyage à plus tard et de revenir à l’heure qui m’avait été indiquée.
Lorsque, à la fin de la séance, je rentrai chez moi, il me semblait avoir vécu un cauchemar. La lune déversait ses rayons argentés sur les toits et les étoiles brillaient doucement dans la nuit claire. Mais en moi, mes pensées tourbillonnaient et s’élevaient comme des flammes. Je sentais que cet incendie enveloppait déjà les poutres qui étayaient l’édifice qui jusqu’ici avait été celui de ma foi.
Qui disait vrai ? La religion, dont j’étais un des prêtres, ou la voix par la bouche de ce garçon ? Ou alors était-ce peut être le jeune homme lui-même qui inventait tout cela et jouait la comédie devant nous ?
Le garçon, comme cela, de lui-même ? Non, ce n’était pas possible. Il m’était encore beaucoup plus impossible de penser cela que de croire à tous les dogmes du monde. J’avais déjà lu par-ci par-là des articles traitant du « subconscient » et de la « transmission de pensées ». Mais pour ce qui était du cas présent, tout cela ne servait à rien. J’allais donc tranquillement pousser plus en avant mon enquête. L’affaire me semblait par trop importante pour que je l’écarte sans plus et sans façon. Je ne pouvais plus faire marche arrière. Il me fallait voir clair. La prochaine séance me rapprocherait peut-être de la lumière.
La décision

Détourne-moi de la voie de mensonge, fais-moi la grâce de ta loi.
J'ai choisi la voie de vérité, je me conforme à tes jugements. 
Psaumes 119 : 29 – 30
On me transmet d’autres connaissances
Après une nuit presque blanche, je m’efforçais le lendemain, par un travail acharné à mon bureau de la Société de Bienfaisance, de me défaire des pensées qui m’obsédaient.
Le soir, peu avant sept heures et demie, je me trouvai à nouveau dans l’appartement où avait eu lieu la séance de la veille. A ma grande surprise, le garçon était déjà arrivé. Il me raconta qu’à quatre heures de l’après midi son employeur lui avait communiqué qu’il avait changé d’avis et que le travail, qui devait être terminé ce soir même en faisant des heures supplémentaires, était remis au lendemain matin.
J’étais seul avec le jeune homme. Sur le coup de sept heures et demie, il entra dans le même état inexplicable que le soir d’avant. Il salua par un « Gruess Gott », me donna la main et me dit : « Je suis content que tu sois resté ici. En effet, j’ai beaucoup à t’apprendre. Avant, je dois encore finir d’expliquer le dernier point de mon exposé d’hier. Je t’avais bien dit que je n’en parlerais que lorsque nous serions seuls tous les deux. »
Et il se mit à me brosser un tableau des mœurs d’une grande partie du clergé. Je l’écoutai avec consternation et une émotion douloureuse.
Ensuite, il s’adressa à moi avec amabilité : « Parle-moi franchement et avec confiance. Je sais que depuis hier tu es remué jusqu’au tréfonds de ton être, tu ne t’y retrouves plus et tu ne vois plus clair. »
D’une voix tremblante de l’émotion que je ressentais, je répondis : « Tu as raison. Mes pensées sont confuses et la tête me tourne. Je ne sais que penser de tout cela. Je te prie de me renseigner sur tout et de me dire, avant tout, qui tu es et comment il se peut que tu parles à travers ce garçon. »
« Tu as raison de commencer par me demander qui je suis. Car avant toute autre chose vous devez examiner les Esprits qui vous parlent pour savoir s’ils viennent de Dieu, afin que vous ne deveniez pas les victimes des Esprits du mal qui vous ruinent dans votre corps et, spirituellement, ne vous disent pas la vérité, mais vous mentent et ainsi précipite votre existence dans un gouffre. Je te jure devant Dieu que je suis un de Ses bons Esprits et un de Ses plus hauts Esprits, mais ne dévoile pas mon nom. » Puis il me dit son nom. « C’est moi qui t’ai conduit ici. J’ai reçu la mission de Dieu de te renseigner, et toi, en revanche, renseigne tes semblables ! »
Je ne savais plus où j’en étais et ce qui m’arrivait.

La Bible et les communications d’Esprits
« Je veux commencer », continua-t-il, par te renseigner sur ce qui se passe ici. Peut être penses-tu qu’il s’agit de quelque chose de nouveau et d’inouï. Mais tout cela est aussi vieux que l’humanité. Depuis les jours des premiers hommes jusqu’aujourd’hui, le monde des Esprits a communiqué avec les hommes. Le monde des bons Esprits aussi bien que celui des mauvais Esprits. Tu as bien lu assez souvent, dans les vieux documents que vous appelez l’Ancien Testament, que Dieu a parlé aux hommes. »
« Dieu a parlé à Adam, à Caïn, à Abraham, à Isaac, à Jacob, à Moïse et à beaucoup d’autres. Comment te représentes-tu cela ? Dieu est pourtant esprit. Mais un esprit ne possède pas de bouche charnelle, il n’a pas de cordes vocales qui lui permettraient de s’exprimer à la manière des hommes. Comment alors Dieu a-t-il pu parler aux hommes ? »
« Je ne sais pas », répondis-je brièvement.
« Et comment t’expliques-tu l’apparition des trois hommes qu’Abraham vit en face de lui ? Il savait qu’il s’agissait non d’êtres humains mais d’envoyés de Dieu. Il leur donna pourtant à manger et discuta avec eux de la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe. Comment expliques-tu ces phénomènes ? »
Je n’étais pas capable de répondre. J’avais lu tout cela plus de cent fois, je l’avais raconté aux enfants de l’école. Mais la manière dont se faisait et se réalisait la communication des Esprits avec les hommes, telle que la Bible la relate, était pour moi quelque chose dont je n’avais jamais entendu parler et à quoi je n’avais jamais réfléchi.
Il continua d’examiner ces choses avec moi, mais j’étais incapable de donner une réponse correcte à quoi que ce soit.
« Tu sais que vous, les hommes, vous avez différents moyens pour communiquer avec les personnes éloignées. Vous leur écrivez, vous téléphonez, vous télégraphiez, et de nos jours vous utilisez même la radiocommunication au moyen d’ondes électromagnétiques. Le monde des Esprits, séparé de vous par la matière, dispose également de moyens variés pour entrer en communication avec vous de manière perceptible à votre vue et votre ouïe. Vous, les hommes d’aujourd’hui, ne méditez pas ces choses. Vous lisez tout cela, mais tout cela reste pour vous lettre morte. »
« Songe à l’histoire de Moïse ! Tu y trouves « l’Ange du Seigneur » qui parle à travers le buisson ardent. Tu te rends compte que Dieu donne ses instructions à Moïse jour après jour, lui disant ce qu’il doit faire. Tu y lis que l’Ange du Seigneur marche devant les enfants d’Israël dans une colonne de nuée et leur parle dans et à travers cette colonne de nuée. Tu apprends que Moïse consulte Dieu aussi souvent qu’il le désire et que Dieu lui répond. »

« Le peuple avait également le droit d’interroger Dieu. Il se rendait à la tente de réunion devant le camp ; Josué, serviteur de Moïse, devait se tenir en permanence dans la tente et n’était pas autorisé à la quitter. Réfléchis, pourquoi le jeune Josué devait-il donc rester en permanence dans la tente ? Existait-il un rapport entre ce fait et l’interrogation de Dieu ? »
La réponse me vint à l’esprit avec la rapidité de l’éclair : « Sans doute en était-il de Josué ce qu’il en est ici de ce jeune homme. De même que tu utilises le corps de ce jeune homme pour me parler, ainsi autrefois le monde des Esprits se servait de Josué. »
« Tu as vu juste », répondit-il. « Cependant souviens-toi que lorsque la Bible dit : « Dieu a parlé », il s’agit très rarement de Dieu en personne. Car en règle générale, Dieu ne parle qu’au travers de ses messagers spirituels. Sache aussi que le monde des Esprits n’utilise pas toujours un être humain pour s’adresser à vous. Les Esprits disposent de beaucoup de moyens pour se faire comprendre de vous. »
« Aussi apprends-tu que Dieu parlait à travers le « colonne de nuée ». Bien souvent, la communication avec les Esprits était rendue possible par le don de « clairvoyance » et de « clairaudition » octroyé à certaines personnes. Les conversations de Dieu avec Adam et Eve et avec beaucoup d’autres plus tard se réalisaient au moyen de la clairaudition.»
« Puis il y avait encore un moyen dont les Israélites se servaient fréquemment pour interroger Dieu. C’était le « pectoral » sur les épaulettes de l’éphod du Grand Prêtre. Le pectoral s’appelait aussi « oracle ». Je te mettrai parfaitement au courant plus tard sur le mode exact d’interroger Dieu. »
Ce n’est pas seulement dans l’Ancien Testament que se produisaient des communications d’Esprits, mais il en est également question dans le Nouveau Testament. Tous les Evangiles et notamment les Actes des apôtres, contiennent un grand nombre de récits traitant de manifestations d’Esprits. Le Christ lui-même avait bien promis à ceux qui auraient la foi qu’il leur enverrait les Esprits de Dieu. Ce qui se passait lors des assemblées religieuses des chrétiens, choses que maintenant vous n’arrivez pas à vous expliquer, n’était que le phénomène des allées et venues des Esprits. Ceux-ci parlaient à travers l’une des personnes présentes dans une langue inconnue, à travers une autre dans la langue maternelle des personnes réunies, à une troisième ils octroyaient le don et le pouvoir de guérir les malades, d’autres reçurent des dons différents selon que le monde des Esprits trouvait en ces personnes des instruments utiles. Cela se passait journellement et allait de soi. »
« Cette communication avec les Esprits n’a pas, comme les Eglises voudraient le faire croire, cessé après la première ère chrétienne. Au contraire, elle doit continuer et existera toujours. Car elle est l’unique chemin vous permettant d’atteindre la vérité. »

« Tout cela dépend évidemment de l’entrée en communication ou non des hommes avec le monde des Esprits. Dans l’Ancien Testament, il y eut des époques où la communication des bons Esprits avec les hommes cessa presque entièrement. C’était le temps où Dieu était devenu un étranger. »
« De même de nos jours, les hommes, malgré les temples et maisons du culte qu’ils bâtissent, ont, en grande partie, délaissé Dieu pour se vouer au mal. Si l’humanité de maintenant revient à Dieu et établit avec lui une intimité semblable à celle de maintes époques de l’Ancien Testament et du temps des premiers chrétiens, toutes ces choses, dont on vous parle et qui vous semblent si merveilleuses, se répèteront. Dieu reste toujours le même, autrefois comme maintenant. Il aime Ses créatures tout autant aujourd’hui qu’hier, sans acception de personne et sans préférence. »

Je suis invité à examiner ces phénomènes
« Pour aujourd’hui, mes éclaircissements d’ensemble devraient suffire. Je te mettrai au courant des détails de la communication des Esprits avec les hommes au fur et à mesure, mais il faut pour cela que tu sois décidé à me laisser t’exposer mon message et mon enseignement et à accepter la tâche qui t’est réservée. Personne ne t’oblige à accepter. Tu restes libre ; tu peux, si tu le veux, accepter ce qui t’est proposé, ou tu peux, si tu préfères, le refuser et continuer sur la route que tu as suivie jusqu’ici. Si tu acceptes, tu auras à faire face aux privations et aux sacrifices. Tu seras persécuté pour l’amour de ce qui est juste et vrai. Mais tu trouveras la paix. Si tu refuses ce don de Dieu que je t’apporte, tu en assumeras également la responsabilité. A toi de décider. »
« Il ne faut pas que tu acceptes tout aveuglément, mais tu devras contrôler s’il s’agit de la vérité ou d’une tromperie de l’esprit du mal. Tu ne te contenteras pas de ce que je te dis. Tu devras, par ta propre expérience, réaliser des observations dans ce domaine, indépendamment de ce que tu vois ici. »
« C’est pourquoi, dans ce but, je te prie, avant de terminer, de choisir parmi tes paroissiens à la campagne quelques personnes encore ignorantes de ces choses. Et, une fois par semaine, à une heure propice, vous vous rassemblerez, vous prierez et vous commenterez les Ecritures, comme le faisait les premiers chrétiens. Prête bien attention pour que rien ne t’échappe de ce qui se passera. Tu auras ainsi l’occasion de comparer ce dont tu seras témoin avec ce que tu vois et entends ici. En outre, arrange-toi pour venir ici à notre groupe chaque dimanche sois à huit heures, pour que je puisse continuer ma transmission de connaissances. »
« Je veux bien », dis-je, « venir ici le dimanche chaque fois que je le pourrai. Mais je ne saurais choisir dans ma paroisse de campagne, parmi ces paysans frustres et simples, des personnes pour une telle assemblée. Pareille chose aurait du retentissement et mettrait en émoi le petit village à un point dont on ne saurait prévoir les conséquences. De plus, je ne vois personne susceptible de faire cela. »
« Si tu devais décider d’accepter, tout le reste s’arrangerait », rétorqua-t-il à mes objections. « Tu n’es pas obligé de dire oui. Tout dépendra de la décision libre et prise selon ta volonté. Mais je me permets de te conseiller d’accepter. A présent, je voudrais terminer. »

Comme le jour d’avant, il leva les mains pour bénir et dit : « Que Dieu te garde ! Qu’il te donne la force d’accomplir sa volonté ! Amen. Gruess Gott ! »
A nouveau le garçon tomba en avant et revint à lui quelques instants plus tard. Il ne savait pas ce qui s’était passé.
Toutes les explications ordinaires que j’échafaudais étaient insuffisantes. De tels raisonnements ne suffisaient même pas à rendre compréhensible une part minime de ce que j’avais vécu. Ce qui m’impressionnait le plus, ce qui me subjuguait intérieurement, c’est la clarté et la netteté d’une justesse logique et convaincante à propos de choses que j’entendais pour la première fois en ces lieux. Seule la vérité pouvait avoir une telle influence, il m’était impossible de m’y soustraire, même si je l’avais voulu.
Bon nombre de choses que jusqu’ici je n’avais pas comprises en les lisant dans la Bible me paraissaient maintenant claires. Je dois ajouter que ce n’était qu’un commencement. On me laissait entrevoir des renseignements complets sur tous les détails. Il me suffisait d’accepter l’offre proposée.
En plus, on me suggérait de ne pas me contenter de ce que j’avais entendu ici. Je devais également, pour affermir ma conviction puiser à une autre source, indépendante de celle-ci. Il m’était demandé de célébrer une sorte de culte religieux, à l’exemple des assemblées des premiers chrétiens, avec des gens de la campagne, simples et ignorant tout du « spiritisme », et cela sans être influencé du dehors, dans ma propre paroisse.
Ma décision
Allais-je prendre ce risque ? Que diraient les gens ? Je commençais à éprouver des sentiments de crainte du jugement des hommes. Mes paroissiens, en me voyant entreprendre et organiser pareille chose, n’allaient-ils pas me prendre pour un fou ? Lorsque mes supérieurs ecclésiastiques apprendraient la nouvelle, ne perdrais-je pas ma place ? Tout cela me pesait, m’en coûtait et me déchirait intérieurement. De quel côté me tourner ? Je sentais que le moment était arrivé de prendre une décision. De ma vie je n’avais prié Dieu avec autant de ferveur que maintenant. Pour finir, je résolus d’accepter et de suivre les instructions reçues, fût ce au prix des plus grands sacrifices, au risque de perdre ma situation et de ruiner mon existence matérielle. Une fois ma décision prise, je retrouvais la souveraine paix du cœur et j’envisageais l’avenir avec confiance.

La confirmation de la vérité
Quant à vous, vous avez reçu l'onction venant du saint, et tous vous possédez la science. 
1er épître de Jean, 2 : 20
Les choses vécues dans ma paroisse
Sans me soucier des conséquences possibles et peut-être imminentes, j’avais pris la décision de choisir quelques personnes dans ma propre paroisse pour organiser, avec elles, des réunions du genre de celles auxquelles j’avais assisté dans la ville voisine. Je n’avais aucune idée de qui j’allais choisir. Ne m’avait-on pas dit que tout s’arrangerait pour le cas où j’aurais dit oui ? C’est bien ce qui se passa sans que je fusse obligé de recruter des gens. Ceux-ci me furent amenés de façon singulière sans que j’y sois pour rien.
J’avais dans ma paroisse une malade partiellement paralysée à laquelle je rendais visite plusieurs fois par semaine. Une de ses sœurs s’était mariée dans ma paroisse et avait quatre enfants âgés de vingt à vingt-huit ans, trois fils et une fille. Un soir, je me trouvai auprès de la malade, m’entretenant avec elle, lorsque l’un des fils de sa sœur entra pour demander si sa mère était là. Sur l’explication qu’elle était venue, repartie pour faire des courses, et qu’elle serait de retour sous peu, le garçon pris place pour attendre sa mère. Peu après la mère revint, en même temps que ses deux autres fils qui venaient chercher leur frère, comme ils avaient convenu avec des camarades de se rendre ensemble dans une certaine famille ce soir là. Quelques minutes après, la fille entra également dans la chambre. Elle était infirmière et voulait savoir de moi si quelque malade avait besoin d’une garde de nuit.
Nous étions donc réunis à sept personnes. Tout à coup, un des fils se mit à parler de mon sermon du dimanche d’avant. J’y avais cité un passage de la Bible qui leur était tout à fait inconnu. Je m’empressai d’expliquer par le détail aux personnes présentes cette partie de l’Ecriture Sainte. Tous tendaient l’oreille en écoutant avec la plus grande attention. Lorsque j’eus terminé, un des fils me déclara qu’il serait content d’avoir plus souvent l’occasion d’entendre des explications sur certaines choses dont parle la Bible. Je lui répondis que j’étais prêt à les retrouver plus souvent ici chez leur tante malade et qu’alors je répondrais aux questions qu’ils me soumettraient. C’était là, dis-je, une coutume des premiers chrétiens de se réunir dans leur maison pour parler de sujets religieux. Les personnes présentes se déclarèrent d’accord avec le projet et nous ne tardâmes pas à fixer les dates des soirées de nos futures réunions.
Déjà nous nous étions réunis plusieurs fois le soir sans remarquer quoi que ce soit de sensationnel. Nous commencions nos séances par une prière, puis on se tenait par la main dans un recueillement de quelques instants. Ce recueillement était suivi par la lecture d’un passage de l’Ecriture Sainte, par un commentaire de ce qui avait été lu et par des réponses données aux assistants. Nous mîmes également en discussion le projet d’un moyen pour venir en aide aux nécessiteux des environs proches ou plus éloignés.

C’est avec étonnement que j’observai combien les trois frères prenaient la chose au sérieux. Un détail curieux appela non seulement mon attention, mais encore celle de la mère : l’expression du visage des trois garçons changea, elle devenait plus noble, plus belle. Même des étrangers s’en aperçurent. Un des trois avoua ne pas savoir ce qui se passait en lui. Il raconta que, lorsqu’il était en train de travailler dans les champs, il se sentait poussé constamment par une voix intérieure à louer Dieu, à le glorifier et à le remercier. Autrefois, dit-il, il n’avait jamais eu de telles pensées. Et lorsque à présent, à cause de son tempérament emporté, il lui arrivait de se laisser aller à la colère, il en ressentait sur-le-champ tant de regret qu’il se voyait obligé d’arrêter son travail et de demander pardon à Dieu pour la faute commise. Sans quoi il ne se serait pas senti capable de reprendre sa tâche avec gaieté de cœur. Autrefois il lui était arrivé bien souvent de céder à cette tentation et de commettre cette faute sans s’en trouver intérieurement troublé.
J’avais expérimenté la même chose depuis le jour de la première réunion à laquelle j’avais assisté dans la ville voisine. Des fautes et des négligences, auxquelles je n’avais prêté nulle attention dans le passé, me causaient à présent des remords cuisants.
A notre quatrième réunion, je venais d’expliquer un passage de la Bible. Mon interprétation était la même que celle donnée de nos jours par tous les exégètes des Ecritures. Je n’en connaissais pas d’autre. Je n’avais pas encore terminé lorsqu’un des garçons se montra très excité, apparemment sans raison. Il posa son regard sur moi, ses yeux brillaient d’une lumière étrange. Je remarquai qu’il s’efforçait intérieurement de résister à quelque chose. Soudain, il s’adressa à moi, ses membres se mirent à trembler lorsqu’il me dit : « Je n’y peux rien. Je me sens poussé à vous communiquer que votre explication n’est pas la bonne. On m’oblige à vous donner l’interprétation correcte de ce passage. » Il prononça les paroles qu’une force intérieure lui dictait pour interpréter le passage en question. Ces explications étaient si claires et évidentes que moi-même et les autres assistants n’aurions pas pu mettre en doute leur exactitude.
A peine étions nous remis de notre étonnement que ce même garçon déclara : « Je me sens poussé à écrire. »
« Que veux-tu écrire ? », Demandai-je. « Je n’en sais rien » fut la réponse. « Mais une force irrésistible m’y oblige. Donnez-moi du papier et un crayon ! » Après avoir reçu ce qu’il demandait, il remplit avec une grande vélocité une page in-folio. Une lettre s’alignait à coté de l’autre, sans que les mots et les phrases fussent séparés. La page d’écriture était signée du mot « Celsior » et contenait un message de grande importance pour nous.

Le garçon voulait savoir ce que signifiait le mot « Celsior ». Je lui expliquai que c’était un mot latin voulant dire : « le plus élevé » ou « un plus élevé. »
J’aurais bien aimé apprendre ce que ce garçon avait ressenti tout au long de son expérience. Il me répondit qu’il n’arrivait pas à trouver les mots justes pour décrire ce qu’il avait ressenti. Il se trouvait, dit-il, sous l’influence d’une force si considérable qu’il lui eût été impossible de résister et de s’opposer à cette force.
Il déclara également qu’il s’était défendu de son mieux au moment de la poussée mentale qui le forçait à dire que l’explication que j’avais donnée de la Bible n’était pas la bonne. Parce que, ajouta-t-il, il avait personnellement la conviction intime que mon explication était exacte. Il déclara qu’il avait eu l’impression que ses propres pensées lui étaient ôtées et remplacées par d’autres. C’est vrai qu’il s’était rendu compte qu’il écrivait. Il avait nettement conscience du contenu de chaque phrase qu’il traçait sur le papier, mais seulement au moment même où il la prononçait ou l’écrivait.
Après avoir terminé une phrase, il en oubliait le contenu et n’avait, présente à l’esprit, que la phrase suivante. Il se sentait alors poussé et forcé à dire ou à écrire cette phrase exactement dans les termes qui lui étaient suggérés. Il ne pouvait pas, pendant qu’il écrivait, porter son attention sur les lettres, l’orthographe, les points, les virgules ou la ponctuation. Dès qu’il en avait terminé avec son explication des passages bibliques et sa consignation par écrit de ce qui lui avait été dicté, il oubliait tout et n’aurait pas été capable de répéter ce qu’il avait dit et écrit. C’est ce que me confia le garçon.
Nous étions encore en pleine discussion au sujet de ce qui s’était passé, lorsqu’un des frères déclara qu’il ne pourrait plus assister aux réunions. « En effet », dit-il, « je ne puis plus tenir ma tête tranquille. Je sens que, contrairement à ma volonté, elle est tournée dans tous les sens par une force inconnue. Je m’efforce bien de résister mais en vain. »
Moi aussi, j’avais remarqué les mouvements de sa tête. Sa mère également s’en était aperçue. Elle me regardait d’un air apeuré et interrogateur. Je la calmais, ainsi que le garçon, en leur assurant qu’il n’y avait aucune raison de craindre quoi que ce soit, car nous ne faisions rien de mal et que bientôt nous en obtiendrons l’explication. Je précisais que des phénomènes du même genre avaient eu lieu pendant les assemblées des premiers chrétiens. Afin de le leur prouver, je leur donnai lecture du chapitre quatorze de la première épître de saint Paul aux Corinthiens, en leur commentant du mieux de mes connaissances déjà acquises.
Ce qui s’était passé ce soir là était nouveau pour moi autant que pour les autres assistants. Ma rencontre avec le jeune homme de la ville voisine m’avait seulement révélé qu’un esprit parlait par la bouche d’un homme totalement inconscient. Je ne pouvais pas imaginer et je ne savais pas qu’un esprit était capable d’utiliser un homme pleinement conscient et de s’en servir comme instrument en vue d’un message verbal et scriptural.
J’étais donc bien content de pouvoir me renseigner le dimanche suivant lors de la séance en ville. Il me fut dit ce qui suit :

« Ne t’inquiète pas si tu n’arrives pas à comprendre tout et à voir tout à fait clair tout de suite. Tout est trop nouveau pour toi, tes notions sont bien trop incomplètes et insuffisantes pour comprendre certains phénomènes. Tu comprendras peu à peu. Vos découvertes humaines ne se font pas autrement. La découverte est d’abord considérée comme impossible et l’auteur passe pour avoir perdu la raison. Des années après, la même découverte est reconnue par tout le monde et considérée comme allant de soi. Qui donc, il y a cent ans aurait pu avoir une idée de vos avions d’aujourd’hui, du téléphone, du télégraphe et de la radio ? Si, à l’époque, quelqu’un avait prédit la navigation aérienne, la reproduction du son à distance, la possibilité d’écouter chez soi la transmission de la musique d’un concert ayant lieu à des centaines d’heures de distance, on n’aurait pas pris cette personne au sérieux. Et ce sont alors précisément vos savants qui se seraient prononcés contre une pareille possibilité. »
« A présent, tu apprends par d’autres et par expérience personnelle que le monde des Esprits peut communiquer avec les hommes dès que les conditions préalables sont remplies. Le commun des hommes n’y croit pas et considère que c’est une chose impossible, tout comme autrefois le plus grand nombre refusait de croire à ce qui est devenu une réalité aujourd’hui. »
« Vos savants refusent eux aussi d’admettre que les Esprits puissent intervenir dans votre vie de façon sensible et perceptible par vos sens. Pourtant des milliers de phénomènes se produisent à votre époque, des événements pouvant être constatés sans conteste possible par les savants, des faits ne pouvant s’expliquer que par l’intervention du monde des Esprits. »
« Cependant vos savants cherchent d’autres explications et causes à ces phénomènes et attendent de vous que vous accueillez favorablement les explications les plus incroyables et les plus déraisonnables, afin de donner une tournure « naturelle » à ces faits. Ainsi les hommes de science évitent de s'impliquer dans les sujets qui traitent de l’au-delà et du monde des Esprits. »
« Les uns agissent ainsi parce qu’ils refusent de croire à la survie, les autres parce qu’ils n’ont pas encore le courage, en tant qu’homme de science, de défendre la possibilité de l’intervention des Esprits, en fussent-ils d’ailleurs intérieurement convaincus. Ils craignent pour leur réputation de scientifique. »

« Mais le temps viendra où votre science devra admettre que le monde des Esprits, des bons comme des mauvais, intervient dans votre vie et dans le cours de votre destinée, des façons les plus variées, les plus visibles et les plus tangibles. »
« Tu ne t’étonneras donc pas si maintenant on te considère comme anormal lorsque tu déclares que tu as parlé avec un esprit. »
« Je trouve cependant extraordinaire et étonnant que vos communautés religieuses refusent d’admettre la croyance à l’intervention du monde des Esprits et à leur communication avec les hommes d’aujourd’hui. Si elles admettent pareille croyance, elles prétendent qu’il ne s’agit que du monde des mauvais Esprits qui se manifeste à présent. »
« Une telle position est sotte. Si de nos jours les Esprits ne peuvent pas venir jusqu’à vous, cela ne devait pas non plus être possible dans le passé. Dans ce cas, tous les récits bibliques au sujet de la communication et de la manifestation des Esprits seraient à reléguer au royaume des contes et des fables. S’il ne s’agit que de « mauvais » Esprits qui se manifestent, il devrait en être également ainsi autrefois. Dans ce cas, toutes les religions qui s’appuient sur l’Ancien et le Nouveau Testament s’écrouleraient. Ne prétendent-elles pas, en effet, d’avoir reçu des Esprits le dépôt de leurs vérités religieuses et morales ? Si par contre, il s’agissait de « bons » Esprits qui se manifestaient aux hommes, il n’y a pas de raison qu’ils ne puissent plus en faire autant de nos jours. Le même Dieu qui envoyait alors les bons Esprits les envoie encore aujourd’hui. De même qu’autrefois il voulait ramener les hommes sur le droit chemin, il continue de le vouloir encore aujourd’hui. Ou bien pensez-vous que vous n’avez plus besoin d’être guidés et instruits par les Esprits de Dieu ? »
« Croyez-vous peut-être être meilleurs et plus sage que les hommes d’autrefois, et êtes vous d’avis que vous possédez l’entière vérité ? »
« Ce dont tu as été témoin dans ta paroisse est la confirmation de ce que tu apprends ici. Tu verras encore beaucoup d’autres choses. Ne crains pas pour le garçon qui n’arrive pas à empêcher sa tête de remuer. On est en train de le former et tu verras de tes propres yeux comment les différents « médiums » sont formés. »
« Le mot « médium » signifie « instrument ». Les médiums sont donc des individus qui servent d’instruments et de traits d’union aux Esprits pour que ceux-ci puissent se communiquer aux hommes. Les animaux peuvent également être des médiums. Mais pour le moment nous ne parlerons pas des animaux médiums. »
« Lorsque les hommes doivent servir d’instrument au monde des Esprits, ils sont formés par les Esprits. Cette formation dure plus ou moins longtemps et dépend des individus choisis et du genre de leur utilisation future. Je te mettrai au courant des différentes sortes de médiums et des détails de leur formation en temps voulu. Aujourd’hui, je ne t’en dirai que ce qu’il te faut savoir pour que tu puisses comprendre ce qui se passe dans ta paroisse. »

« Là-bas, il y a pour l’instant deux médiums en cours de formation et qui ont été pris en main par les Esprits. L’un des deux est un médium dit à « inspiration ». Un esprit lui inspire des pensées déterminées avec une telle force que les propres pensées du médium se trouvent effacées et que le médium est à la merci de l’esprit en question. De lui il recevra non seulement des pensées, mais parlera, c’est à dire répétera et écrira ce qui lui aura été dicté. Ce faisant, le médium restera conscient. Ton médium à inspiration devra encore être formé davantage, afin de parfaire sa réceptivité aux inspirations des Esprits. Beaucoup de choses, qui font encore écran en lui et s’interposent, devront être supprimées. Tu ne sais pas encore ce que cela signifie. Tu le sauras plus tard. »
« L’autre médium, qui n’est pas encore entré en activité, est à son premier degré de formation. Il s’agit du garçon qui, au cours de la séance, n’arrivait pas à tenir sa tête tranquille et s’en trouvait effrayé. Il deviendra un médium parlant. Un esprit différent de l’esprit du propre corps du garçon prendra la place de ce dernier, et en prenant possession du corps du garçon parlera à travers lui. Il entrera alors dans un état appelé « transe ». Cette transe médiumnique subit une graduation variée, selon que l’esprit du médium est en partie ou entièrement séparé du corps. »
« Il vous est bien difficile de comprendre de quelle façon s’opère cette action de séparation de l’esprit du corps physique du médium. Je te l’expliquerai une autre fois dans le détail. »
« La formation d’un médium à transe totale ou à transe profonde n’est pas belle à voir. Elle est pourtant nécessaire et s’accomplit selon des lois éternelles. »
« Afin que la mère du médium ne s’inquiète pas trop, il vaudrait mieux qu’elle n’assiste pas aux séances pour l’instant. La formation des médiums est une chose importante et sacrée. Il vous faut par conséquent beaucoup prier pour les médiums, pendant vos séances. Pensez à implorer de Dieu la force et l’assistance nécessaires pour que s’accomplisse Sa volonté et que les médiums deviennent des instruments à promouvoir le bien et Lui restent fidèles. Ces renseignements s’imposaient aujourd’hui afin que tu comprennes en partie ce qui se passe lors de la formation des médiums et pour que ce dont tu es témoin auprès d’eux ne te fasse pas peur. »

Ce qui m’avait été communiqué au sujet de la formation des deux médiums de ma paroisse se confirma en tous points. La formation du garçon qui m’avait été désigné comme étant un médium à inspiration avança à grand pas. Des informations très détaillées sur les vérités les plus importantes lui furent inspirées et rendues par lui par écrit. Elles traitaient de choses tout à fait nouvelles pour moi et étaient en grande partie en contradiction avec ce que ce garçon avait cru jusqu’ici et que moi même j’avais prêché comme étant la vérité. Dans ce cas précis, il ne pouvait nullement être question d’inconscient ou de transmission de pensées, causes par lesquelles on essaie souvent d’expliquer les choses de ce genre. Il ne pouvait pas s’agir de télépathie, déjà du fait que le médium à inspiration, à partir de maintenant, n’écrivait plus ses messages pendant les séances, mais chez lui, dans sa maison, en privée, sans la présence de témoins. Le garçon n’écrivait jamais de par sa volonté propre, mais la même force irrésistible qui s’était emparée de lui lors de la première séance le contraignait et le faisait chaque fois céder à un moment comme fixé par avance par cette force inconnue. Une fois, il fut réveillé très tôt le matin, bien avant l’heure habituelle de se lever, et on lui ordonna de se mettre à écrire. Il ne s’exécuta pas, l’heure lui paraissant beaucoup trop matinale. Il se sentit alors tiré violemment du lit pour se retrouver couché par terre. Pris de terreur, il se releva brusquement et se mit à écrire. Il écrivit les éléments explicites et merveilleux d’un message développé sur la « Rédemption ». Ces développements ne concordaient en rien avec ce qu’il en savait en tant que catholique et avec tout ce que l’on pourrait en lire ou en apprendre par ailleurs.
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:50

De même, ce simple campagnard écrivit un traité sur « l’Ecriture Sainte » contenant des vérités tout à fait nouvelles. Non seulement le fond et la matière, mais la forme et la structure montraient que par lui-même il n’aurait jamais pu composer un pareil traité. Il traita les sujets suivants en prose : La spiritualité de l’âme, La grâce divine, Qu’a fait pour toi ton rédempteur, Le printemps l’été l’automne et l’hiver, La moisson, La nuit, Implorez le Seigneur, L’amour filial, La mort de mortels.
Ses écrits en prose n’ont pour sujet que des vérités divines. Il en est de même pour ses poèmes : L’appel des héros, Le langage de la création, Salut et Hosanna, Sur le chemin de Dieu, Le berger du Seigneur et son troupeau, Le plus fort, Ainsi s’avance ton créateur.

La formation de son frère comme médium parlant prit davantage de temps. Son état physique devenait alors tel qu’il faisait peur à voir. J’étais donc heureux d’avoir été informé à ce sujet, sans quoi je n’aurais pas eu le courage de résister jusqu’au bout. J’avais prié la mère du garçon de s’abstenir d’assister aux séances, jusqu’à nouvel ordre.
Lorsque sa formation fut terminée, il entra en transe tout comme le médium parlant que j’avais vu en ville. L’esprit qui, le premier, parla pas sa bouche s’annonça par ce salut : « Gott mit uns ! (Que Dieu soit avec nous) » Puis il jura par Dieu qu’il était un bon esprit de Dieu et déclara son nom. J’appris beaucoup de choses et je reçus de nombreuses directives et instructions de cet esprit qui concordaient toutes avec ce que j’avais appris par le médium à inspiration de ma paroisse, et en premier lieu par le médium de la ville.
Deux choses attirèrent particulièrement mon attention. D’abord je pus constater une différence de rang entre le médium parlant de ma paroisse et l’esprit qui se servait du médium de la ville. Car il m’arrivait de poser quelques questions très importantes à l’esprit qui parlait par la bouche du médium de ma paroisse et de l’entendre répondre : « Je n’ai pas été chargé d’une telle mission. Mais pose « lui » la question. » Quand il prononçait le mot « lui », il s’inclinait profondément.

En parlant de « lui », il voulait dire l’esprit qui se servait du jeune homme de la ville comme médium. La première fois qu’il m’avait renvoyé à lui, je lui avais demandé s’il connaissait cet esprit. « Je le connais » avait été sa réponse. Et il s’était à nouveau incliné profondément. Je ne comprenais pas très bien pourquoi l’esprit qui parlait à travers le jeune paysan n’était pas autorisé à répondre à mes questions aussi bien que l’esprit qui utilisait le jeune homme de la ville. Je demandai donc une fois à ce dernier quelle en était la raison. Il me répondit que dans le monde des Esprits les choses se passaient un peu comme dans le monde terrestre. Un messager chargé d’une mission particulière auprès d’une personne ne s’acquittera uniquement que de cette tâche déterminée. Il ne fera pas davantage. Lui, en tant qu’envoyé de Dieu, dit-il, avait le droit de répondre à chaque question que je lui posais s’il le jugeait utile ou nécessaire. L’esprit se servant du médium parlant de ma paroisse n’était pas chargé d’une mission aussi étendue, dit-il. Cependant, il ajouta que l’esprit utilisant le médium de ma paroisse avait le devoir de me renvoyer à lui chaque fois qu’il s’agissait de questions auxquelles l’autre n’avait pas le droit de répondre. 
Je remarquai une autre différence. Le même esprit parlait toujours à travers le médium de la ville, mais ils étaient plusieurs Esprits à se partager le médium parlant de ma paroisse. De plus, l’esprit qui se manifestait en premier dans ma paroisse faisait figure de chef. Il saluait toujours en disant : « Gott mit uns ! » Il se présentait toujours le premier lors des séances et était reconnaissable à sa voix douce et à sa façon particulière de s’exprimer.

Un jour je demandai à cet esprit dirigeant pourquoi il en était ainsi. Sa réponse fut la suivante : « L’esprit qui utilise le médium de la ville a reçu une mission tout à fait spéciale. C’est pour cette raison qu’il est le seul à utiliser ce médium. D’autres Esprits n’ont pas le droit de s’en servir. Le médium par lequel je parle, a été, à la vérité, formé par moi. Mais, selon la volonté de Dieu, d’autres Esprits, des bons et des mauvais, le visitent également et se manifestent à travers lui. De cette façon, tu auras l’occasion et la possibilité d’apprendre les différentes variétés d’Esprits. A partir de ce que les Esprits font et disent, tu seras en état de juger quelle est leur situation et leur condition dans l’au-delà. Avant tout, il faut que tu saches quel est le chemin que doivent parcourir les Esprits inférieurs avant de parvenir à la perfection. Une telle expérience personnelle du monde des Esprits, à travers leur manifestation dans les médiums, est pour toi d’une importance capitale. Cela augmente tes connaissances dans ce domaine d’une façon beaucoup plus parfaite que ne le ferait un enseignement oral. Toutefois, les Esprits qui se manifestent à travers ce médium, ne sont pas libres de leurs allées et venues. Ils sont soumis à un esprit contrôleur qui est chargé de désigner les Esprits qui doivent visiter le médium et de fixer le temps qu’ils restent. Tous le médiums utilisés comme instrument en vue du bien sont soumis à pareil contrôle. Il en est ainsi lors de toutes les séances où la communication des Esprits se déroule selon la volonté de Dieu. Là où ce contrôle fait défaut, vous ne voyez rien de beau ni de bon. Les bons Esprits et les Esprits supérieurs sont absents. Ils n’interviennent que là où tout se passe d’après les règles établies par Dieu et sous le contrôle d’un esprit de Dieu. La plupart des assemblées spirites de nos jours ne bénéficient pas de ce contrôle et deviennent ainsi des lieux où s’ébattent les Esprits inférieurs. Pour commencer, je te dirai à l’avance quels sont les Esprits qui visiteront le médium et quel devra être ton comportement vis à vis d’eux. Plus tard, tu pourras le constater par toi même et tu sauras adopter le comportement adapté à chaque cas particulier. »

Tout se passa comme il l’avait dit.
Le nombre des Esprits qui utilisaient le médium parlant de ma paroisse s’avérait considérable. Il y avait des Esprits supérieurs, qui arrivaient en louant et en glorifiant Dieu, puis nous dispensaient un enseignement précieux et repartaient en nous bénissant au nom de Dieu.
Des Esprits en proie à des souffrances atroces se présentaient souvent, ils nous suppliaient et imploraient notre secours par des paroles émouvantes. Ils nous demandaient de prier avec eux. Parfois, ils s’exprimaient dans une langue étrangère inconnue de nous et semblaient malheureux de n’avoir pas réussi à se faire comprendre.
Puis il y eut aussi des Esprits inférieurs qui venaient en maudissant leur sort et en se maudissant eux-mêmes. Ils nous injuriaient par d’ignobles insultes, ils bafouaient tout ce qui est sacré et vénérable dans les termes les plus abjectes. Quand nous leur demandions de prier Dieu avec nous, ils refusaient par des sarcasmes ou des paroles haineuses. Dès que nous insistions pour qu’ils prononcent le nom de Dieu, ils quittaient le médium sur-le-champ.
De nombreux Esprits ne se rendaient pas compte que la mort les avait séparés de leur corps terrestre. Ils se croyaient encore sur Terre et occupés à accomplir le travail qui était le leur pendant qu’ils vivaient dans le monde matériel. Il s’agissait là des Esprits dits « liés à la terre. »

La chose la plus horrible qui pouvait se présenter à nos yeux était la manifestation des Esprits de criminels. Ils se voyaient continuellement sur les lieux du crime, revivant les scènes pénibles qui s’étaient déroulées au moment de leur forfait. C’était comme un film se répétant perpétuellement. L’esprit du meurtrier était continuellement occupé à préparer et exécuter son meurtre dans tous les détails. Il exprimait par des paroles horribles les pensées qu’il avait eues et ce qu’il avait éprouvé à l’heure de son effroyable crime. Il voyait sa victime devant lui qui le fixait et dont le regard le poussait au désespoir.
La même chose arrivait aux usuriers ou à d’autres malfaiteurs qui avaient précipité leurs semblables dans la misère et dans le malheur. Leurs victimes les suivaient partout. L’esprit du suicidé était sans cesse la proie des mêmes sensations, des mêmes détresses et des mêmes évènements qui furent les siens au moment de son suicide. Nul ne saurait imiter les sentiments de ces Esprits revivant les heures les plus sombres de leur existence terrestre à travers le corps de médiums qui ignoraient tout de ces choses.
Il nous arrivait souvent de trembler de tous nos membres en voyant et en entendant ce qui se déroulait devant nous. De temps en temps se présentaient des Esprits dits « Esprits moqueurs ». Ils cherchaient à nous amuser par leurs mensonges, leurs facéties et leurs boutades. Du fait que nous refusions leur présence prolongée, ils devaient repartir aussi vite qu’ils étaient venus.
La manifestation de toutes ces variétés d’Esprits et de ce qui se passait à ces occasions était d’une signification capitale.
Les Esprits supérieurs nous dispensaient un enseignement de choix. Parfois ils nous faisaient des remontrances, à tel point qu’il arrivait fréquemment que l’un ou l’autre des assistants en eût les larmes aux yeux. Plus d’une fois, les pensées intimes de certaines personnes présentes étaient dévoilées, mais sans que ces personnes en fussent humiliées devant les autres. Il est du reste particulier au monde des bons Esprits que leurs remontrances s’expriment dans une forme qui ne vexe et n’offense pas. Leurs blâmes qui signalent les manquements des hommes, s’accompagnent de paroles de consolation, d’encouragement et de charité. Ils n’arrachent pas le roseau brisé et n’éteignent pas la mèche qui brûle encore. D’une main douce ils pansent les plaies du cœur de ceux qui leur ont été confiés.
Ils n’avaient pas coutume de répéter leurs réprimandes, leurs avertissements et leurs conseils. Au cas où leurs conseils ne seraient pas suivis, il leur arrive de rappeler les coupables à l’ordre encore une fois ou l’autre. Puis c’est fini. Il est très rare qu’ils reviennent à la charge. Si, par contre, on s’efforce de suivre leurs conseils, ils persévèrent constamment dans leurs efforts d’encouragement et d’instruction jusqu’à ce que leur tentative de bien faire soit couronnée de succès.

Si quelqu’un fait preuve d’une bonne volonté exemplaire, leur charité ne connaît aucune limité, leur pitié est sans bornes, même dans les cas où, par faiblesse humaine, une personne trébuche sans cesse. Mais si quelqu’un refuse de faire le moindre effort pour suivre les conseils de l’un de ces messagers de Dieu et qu’ensuite il questionne au sujet d’une autre affaire, la réponse ne varie généralement pas : « Pourquoi me demander ? Tu ne fais pas ce que je te dis. »
Les manifestations des Esprits inférieurs étaient également un enseignement pour nous. Je n’oublierai jamais la soirée où les Esprits de trois suicidés, à des intervalles rapprochés, visitèrent un médium parlant. Nous fûmes les témoins de la chose la plus horrible qui puisse se présenter aux yeux d’un homme. Lorsque le dernier des trois Esprits eut quitté le médium et que nous étions encore tout tremblants, l’esprit directeur entra dans le médium et s’adressa ainsi à nous : « C’est pour une raison très valable que vous avez été les témoins de cette si horrible scène ce soir. D’abord il fallait que vous sachiez ce qu’est la « paix » dont jouissent beaucoup d’hommes après leur mort terrestre. Vous dites souvent, auprès de la tombe des décédés : Maintenant il repose en paix ! Ce soir vous avez vu ce que c’est que cette paix. Vous ne sauriez imaginer ce que ces Esprits malheureux ont à souffrir avant de se rendre compte de leur état et de s’adresser à Dieu. Tout enseignement s’avèrerait inutile. Ces Esprits ne sont pas encore mûrs, ils doivent d’abord être purifiés et préparé par leurs souffrances à recevoir un enseignement. Ce soir ils n’étaient pas prêts. Mais l’état de ces Esprits vous a encore été montré pour d’autres raisons ! »
Une gravité solennelle s’empara de lui. Sa voix se fit digne et sérieuse :

« Un d’entre vous a eu aujourd’hui des pensées de suicide et a déjà pris ses dispositions. »
Une des personnes présentes s’écria brusquement : « C’est moi, mon Dieu, c’est moi ! »
« Oui, c’est toi » dit l’esprit d’une voix plus calme et plus douce. « Tu croyais déjà pouvoir te soustraire par le suicide à la pénible croix que tu portes depuis tant d’années afin de trouver le repos et la paix. Tu viens de te rendre compte de ce que signifie le « repos » qui serait le tien si tu te laissais aller à faire ce que tu pensais. Il est à espérer que tu es à présent guéri de toute idée de suicide. Ainsi la soirée d’aujourd’hui aura été un bienfait pour toi. »
En dehors des séances, je m’efforçais de vérifier si ce qui m’avait été communiqué ou prédit à travers les médiums se réalisait. Car, si ce que nous pourrions contrôlé s’avérait exact, nous n’aurions pas de motif de douter de la vérité de ce qui ne pouvait pas encore être vérifié.
Je vais citer quelques-unes de mes constatations faites à propos de ce que les Esprits avaient communiqué et qui devraient convaincre toute personne sans préjugés.
La visite de mon église en compagnie d’un médium
Un jour, le médium de la ville me rendit visite dans mon presbytère. Nous étions assis dans mon bureau en devisant et en conversant sur diverses choses. Ma gouvernante, occupée à la cuisine, venait de temps à autre dans le bureau. Quand nous nous retrouvâmes seuls, le garçon entra en état de transe et l’esprit s’adressa ainsi à moi : « Ta gouvernante vient d’aller au jardin pour y travailler. Je voudrais profiter de son absence momentanée pour m’entretenir avec toi. S’il te plaît, montre-moi ton église ! »
Ni moi ni le garçon ne pouvions savoir que ma gouvernante était partie travailler dans le jardin. En effet, le jardin était situé derrière le presbytère. On y accédait par la cuisine qui se trouvait au bout du couloir. Mon bureau se trouvait du côté opposé et il nous était impossible de voir ou d’entendre ce qui se passait à la cuisine et au jardin.
A la demande du garçon, de lui montrer l’église, je me levai, suivi de mon visiteur en état de transe. Il marchait lourdement, les yeux clos. L’église était contiguë au presbytère. Point n’était besoin de traverser la rue pour y accéder. Par une porte latérale, on pouvait entrer directement dans le bâtiment. Le garçon dit : « L’autel est situé au-dessus d’un squelette qui est sous terre. Sous les dalles de la nef se trouve un certain nombre de squelettes. Autrefois, il y avait là un cimetière. »
Je lui répondis que je n’en savais rien. Du reste, je ne croyais pas que cela fut possible. En effet, l’église était surélevée et autour de l’église il n’y avait pas de place pour les tombes. « Renseigne-toi auprès des personnes âgées de ta paroisse » dit-il, « peut-être pourront-elles te donner des explications à ce sujet. »
Puis il tourna ses yeux fermés vers la tribune où se trouvait l’orgue et il dit : « Tu sais que je n’ai pas coutume de donner des conseils en ce qui concerne les choses matérielles. Aujourd’hui je ferai une exception. Tu as fait installer l’orgue. Dis à ton organiste de rentrer les registres dans l’orgue chaque fois qu’il aura terminé de jouer. Actuellement trois boutons sont tirés à moitié. Cela fait que la poussière et l’humidité se posent dans les tuyaux et avec le temps la pureté des sons s’en trouvera altérée. Un jeu aux sons purs et beaux contribue à rehausser l’éclat du culte, et par-là, à proclamer la gloire de Dieu. Voilà pourquoi je te le dis. » La console était fermée, de sorte qu’il était impossible d’apercevoir les claviers et les registres, même en se tenant devant l’orgue. Depuis l’autel où nous nous trouvions, nous ne pouvions rien distinguer du clavier. La clef pour ouvrir l’orgue était suspendue à l’armoire de la sacristie. Nous nous dirigeâmes alors vers l’autel latéral, dont le tableau représentait la mort de saint Joseph. Jésus et Marie se tiennent prêt du lit. « Cette représentation n’est pas juste », dit-il, Jésus n’était pas présent à la mort de Joseph. »

Puis nous passâmes devant des étapes du chemin de croix. A l’étape qui représente Véronique reprenant le suaire avec l’impression du visage sanglant de Jésus, je demandai si cette représentation correspondait à une légende ou à une réalité. « C’est la vérité et non une légende » fut sa réponse.
Devant la représentation du crucifiement de Jésus Christ il demanda subitement : « Que penses-tu ? Qu’est-ce qui produit le plus de souffrance lors du crucifiement ? » Je répondis : « Le clouage sur la croix ». « Non » répondit-il, « ce n’est pas le clouage, mais la soif. Les clous furent enfoncés d’un coup violent par les assistants brutaux du bourreau, à travers les pieds et les mains, en causant d’abord un engourdissement douloureux. De la même manière, vos blessés de guerre ne sentaient pas, dans les premiers instants, les graves blessures qui leur étaient causées par balle ou éclat d’obus. Mais la soif qui les torturait à la suite de la perte de sang était terrible. La soif peut rendre un homme fou. Aucune douleur ne peut se comparer à la torture que subit celui qui meurt de soif. » Chemin faisant, nous atteignîmes une chapelle latérale où se trouvait une statue de la Vierge en bois. Durant les siècles précédents, elle faisait partie d’un monastère dont les ruines n’étaient pas loin d’ici. « Depuis longtemps déjà », dit-il, « les Esprits en peine condamnés à ne pas quitter les ruines dans la plaine cherchent cette statue. » Tout étonné, je demandai : « Pourquoi ces Esprits cherchent-ils depuis longtemps cette image de la madone ? Il leur est pourtant facile de la trouver ici. De plus, que pourra cette statue pour des Esprits souffrants ? »
« Tu ne comprends pas ? Je vais te le dire. Vois-tu, les Esprits qui pour leurs actions sont condamnés à ne pas quitter un certain lieu, n’ont pas le droit de franchir les limites qui leur sont imposées. Pour cette raison, les Esprits bannis dans cette vallée ne peuvent pas venir jusqu'à cette église, et ne peuvent donc pas retrouver cette représentation de Marie. Si tu veux savoir ce que la statue de Marie peut leur apporter, je te dirai que c’est vrai que la statue par elle-même ne peut rien pour leur venir en aide. Mais une chose, qui est en rapport avec cette sculpture, leur apportait un soulagement autrefois. Lorsqu’elle se trouvait encore dans le monastère, les foules venaient l’honorer et prier devant elle. On priait aussi pour les « âmes du purgatoire », comme vous appelez les Esprits en peine, les Esprits souffrants. La prière n’ôte pas à ces Esprits leur faute et le châtiment s’y attachant, mais ils perçoivent la récitation de prières et leurs pensées, de ce fait, se tournent vers Dieu. Cela les soulage et améliore leur état. Depuis que l’image n’est plus là-bas, plus personne ne vient, les Esprits sont privés de l’ancien bienfait que leur apportaient les prières faites devant la statue. Ils savent qu’il y avait un rapport entre les prières et la présence de la statue. C’est la raison pour laquelle ils aimeraient qu’elle soit replacée où elle se trouvait autrefois. »

Nous atteignîmes à nouveau l’escalier conduisant à la tribune de l’orgue. J’étais curieux de savoir ce qu’il en était des registres à demi tirés. Une autre pensée me préoccupait également. Je me demandais s’il savait jouer de l’orgue. Je savais bien que le garçon en était incapable. Mais je n’étais pas sûr que cet esprit étranger aurait assez d’influence sur le corps du garçon pour lui faire remuer les doigts et les pieds aussi vite que le requièrent le maniement de l’orgue. Je formulais ma demande, s’il voulait bien jouer de l’orgue, avec hésitation et timidité. « Volontiers, si cela te fait plaisir » fut sa réponse. Je courais à la sacristie chercher la clef de l'instrument. Nous montâmes à la tribune, j’ouvris, je soulevais le couvercle et mon regard se porta immédiatement vers les registres. C’était bien cela, trois d’entre eux étaient à demi tirés. L'esprit me rappela de le faire remarquer à l’organiste.
Puis il s’assit à l’orgue, tira les registres et se mit à jouer. D’abord doucement et délicatement, avec des accords pleins de grâce. Puis plus fort, et plus il jouait plus les sons s’enflaient. Au point culminant de son jeu, ce fut comme une fluctuation impétueuse, fougueuse et orageuse, tous registres dehors. Ce fut comme un ouragan qui déracine les arbres. Puis, peu à peu, la force du jeu diminua pour expirer merveilleusement en accords doux et paisibles. Il n’y avait aucun doute à avoir, il ne pouvait s’agir que d’un grand maître en la matière.
Quand il eut terminé, il remit en place tous les registres de l’orgue et se leva. Je refermais l’orgue. Il se plaça devant moi et me posa la question suivante : « Sais-tu ce que je viens de jouer à l’orgue ? » « Non ». « J’ai joué ce qu’est ta vie » répondit-il calmement.
Je le regardai étonné. Je ne pouvais pas imaginer qu’il était possible de « jouer la vie de quelqu’un ». Comme s’il avait lu ma pensée, il m’expliqua ce qui suit : « La vie d’un homme ressemble à un tableau. On peut peindre en utilisant des couleurs, on peut le faire aussi en utilisant des sons. Chaque couleur représente un son et chaque son une couleur. Il existe des voyants qui « voient » tous les sons dans les couleurs qui y correspondent. Ils distinguent l’harmonie de la dissonance ainsi que la mauvaise harmonie, non pas au moyen de l’ouïe, mais en regardant la couleur des sons. Donc on peut jouer, c’est à dire reproduire en tirant des sons d’un instrument, chaque tableau comme si on déchiffrait des notes de musique. En tout cas, le monde des Esprits en est capable. »
Je ne comprenais rien à ses explications. Elles représentaient pour moi quelque chose de trop nouveau.
En silence nous descendîmes pour gagner la nef de l’église. Nous nous dirigeâmes vers la porte par laquelle nous étions entrés. Il s’y arrêta et dit : « Je dois prendre congé. Je ne peux pas retourner au presbytère avec toi. Ta gouvernante est sur le chemin du retour et revient du jardin à la maison. Je ne voudrais pas qu’elle voie le jeune homme en état de transe. Je vais me placer contre le mur. Toi tu soutiendras le corps du garçon pour qu’il ne tombe pas quand je le quitterai. »

Je suivis son instruction et je dus employer toutes mes forces pour tenir debout le corps du garçon qui ployait en avant à la sortie de l’esprit. Il revint immédiatement à lui, étonné de se trouver à l’église avec moi. Il ne se souvenait que du fait que nous étions assis ensemble dans la maison. Il ne savait rien de ce qui s’était passé entre-temps. Quand je l’informais qu’il avait si bien joué de l’orgue, il hocha la tête en signe d’incrédulité.
En même temps que nous ouvrions la porte d’entrée, la gouvernante, venant du jardin, entrait par le fond du couloir. Elle aurait donc rencontré le garçon en état de transe si l’esprit n’avait pas quitté le médium auparavant.
Le garçon, avec lequel je parlai par la suite, ne savait rien des squelettes, ni des registres de l’orgue, ni de la mort de saint Joseph, ni du suaire de Véronique ou des douleurs du crucifiement, ni de la statue de la madone et de son histoire, ni des Esprits condamnés à hanter les ruines du couvent ou des effets de la prière pour leur soulagement. Il ignorait tout du concert de l’orgue et des explications qui m’avaient été fournies à ce sujet.
Le même soir, je tâchai de me renseigner. J’appris que, en effet, un cimetière avait, il y a très longtemps de cela, occupé l’endroit où l’église se trouve actuellement.
Un membre d’un ordre monastique participant à des assemblées spirites
Une communication, qui un soir me fut fourni par le jeune médium parlant de ma paroisse, nous semblait tout à fait invraisemblable. A travers le médium, il nous avait été communiqué qu’un moine bénédictin du monastère proche de là assistait à des séances spirites tenues dans une ville voisine. Nous ne pouvions pas nous faire à l’idée qu’un moine en habit religieux puisse assister à une séance spirite, alors que précisément l’Eglise catholique occupait une position doctrinale si radicalement opposée au spiritisme.
Nous n’avions pas la possibilité de nous assurer si ce que l’on nous avait communiqué à ce sujet était vrai. Cependant l’exactitude des faits nous fut bientôt confirmée. Il faut dire que j’avais été dénoncé auprès de mes supérieurs ecclésiastiques pour avoir pris part à des séances spirites. Une commission fut déléguée pour enquêter sur les faits portés à la connaissance des autorités diocésaines. On me fit subir un interrogatoire à l’abbaye bénédictine proche de chez moi.
A cette occasion je déclarai, selon ce qui était vrai, que j’avais effectivement pris part à des séances de ce genre et que j’avais même organisé des réunions dans ma paroisse. On me rappela qu’il était interdit aux catholiques de l’Eglise de Rome de prendre part à de telles séances. Je déclarai que je n’avais pas connaissance d’une telle interdiction. Que si cette interdiction existait vraiment, je ne comprenais pas qu’un moine du monastère où nous nous trouvions actuellement avait également pris part à de telles séances. Que je ne signalais pas ce fait pour me défendre, mais uniquement pour m’assurer de la vérité des paroles prononcées par le médium. Le président de la commission d’enquête contesta mon information avec indignation en insistant sur l’impossibilité absolue de la fréquentation de cercles spirites par un religieux. Que par conséquent, il devait repousser mon accusation comme étant une grossière calomnie.

Je répondis calmement que je n’avais pas mentionné le fait pour causer des ennuis au religieux incriminé ou au monastère, que l’on m’avait communiqué le fait par ailleurs et que je voulais saisir l’occasion pour connaître la vérité. Si cette information s’avérait inexacte, j’aurais soin de faire rétablir la vérité. Le président de la commission d’enquête interrompit l’interrogatoire et quitta la salle pour aller, ainsi que je le supposais, trouver le Père abbé du monastère. Il revint au bout d’un certain temps, l’air gêné et confirma mes dires. Comme excuse, il ajouta que le religieux en question avait obtenu du Père abbé la permission de fréquenter des séances spirites.
L’information du médium s’était donc révélée exacte.
Une prédiction à mon sujet se vérifie
Au cours de la procédure engagée contre moi, une confirmation suivit l’autre au sujet des communications et prédictions qui m’avaient été faites par les médiums.
Un jour, je fus sommé de comparaître devant l’évêque. A peine tenais-je la lettre en main que déjà le jeune paysan de ma paroisse, le médium parlant, se présenta. Il me disait qu’il s’était senti poussé à venir me voir. « Vous venez », dit-il, « de recevoir une lettre de l’évêché. A la date du … vous devez comparaître devant l’évêque. » Je demandai au garçon de combien de lignes se composait la lettre. Il ne se trompa pas. Puis il tomba en transe et l’esprit qui parlait à travers le médium m’encouragea par ces mots : « Ne crains rien. Espère en Dieu et n’aie pas peur ! Que peuvent te faire les hommes ? » Je répondis que j'avais l'intention de confesser à l’évêque les convictions que j'avais acquises en communiquant avec le monde des Esprits. Il était par conséquent plus que probable que je devais m’attendre prochainement à être destitué et privé de mes fonctions de curé catholique. « L’évêque ne t’interrogera pas sur le spiritisme et les convictions religieuses qui ont pu en résulter pour toi » fut la réponse. « Plus tard, à la suite d’une mise en congé, tu quitteras ta paroisse en paix avec ta communauté et non par la voie de la destitution. »
Il me semblait impensable que l’évêque ne me poserait aucune question au sujet des réunions spirites et des vérités qu’on m’y exposait. Pourtant les choses se passèrent comme le médium l’avait prédit. L’évêque me donna lecture du décret d’interdiction promulgué par le Saint Office en 1917 où il est dit qu’il n’est pas permis aux catholiques d’assister à des manifestations spirites. Il me fit signer une note spécifiant qu’il m’avait lu le décret et me donna une pénitence pour mes violations antérieures du décret. Il n’insista pas sur le fond de la question spirite.
Plus tard, j’obtins une confirmation très pénible d’une prédiction faite par le médium de la ville. En effet, on m’avait affirmé lors d’une séance, qu’une personne de notre groupe spirite en ville me dénoncerait. Nous n’avions jamais pensé que l’un d’entre nous se rendrait capable d’une telle trahison. Et pourtant, ce qui nous semblait impensable se vérifia. Une femme de notre cercle me dénonça auprès des autorités épiscopales pour ma participation suivie à des séances spirites.
A la suite de cette dénonciation, ma destitution devenait inévitable. Il faut dire que j’avais fait une demande de mise en congé pour pouvoir me consacrer plus librement à des tâches de bienfaisance. Mais cette demande avait été refusée avec tant de rudesse que, humainement parlant, il ne subsistait plus aucun espoir d’obtenir une réponse favorable. La procédure engagée contre moi par le tribunal ecclésiastique suivit son cours. Une date d’audience fut fixée pour les débats. Je fus sommé d’assister à ces débats. Peu de jours me séparaient de la date de l’audience, durant laquelle on rendrait sans aucun doute le jugement de ma destitution. J’avais confiance en la prédiction qui m’avait assuré que je quitterais ma communauté en paix par la voie de la mise en congé. Et voici que, à la dernière minute, je reçu du tribunal ecclésiastique un télégramme. On me signifiait que, sur la demande de l’évêque, la procédure contre moi venait d’être arrêtée. Ce télégramme fut suivi d’une lettre de l’évêque m’accordant la mise en congé sollicitée et me demandant quand je désirerais quitter ma paroisse. J’indiquais le jour qui m’avait déjà été depuis longtemps prédit comme étant celui de mon départ de la paroisse, à savoir le 31 décembre 1925.
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:51

Un médium dans un wagon de chemin de fer
Pendant la semaine de Pentecôte de 1924, je fis un voyage à Graz en Styrie. Pendant le parcours de Passau à Vienne, me trouvai seul dans le compartiment avec un jeune homme. Je lisais un livre en face de lui. Alors je vis la tête du jeune homme s’incliner en avant, comme s’il était endormi. Mais au même instant il se redressa. Il était à nouveau en position assise. Ses yeux étaient clos, il sortit un calepin de sa poche et remplit une page de son écriture. Puis il arracha la page, me la tendit et dit : « Prends ceci et garde-le ! Ailleurs, on te dira ce que cela signifie ». J’examinais l’écriture sans pouvoir déchiffrer les signes. Alors le jeune homme revint à lui. Il ne se rappelait pas qu’il avait écrit quelque chose, ni qu’il m’avait donné une page et ni qu’il m’avait parlé. Lui-même était incapable de lire les signes marqués sur cette page.
A mon retour de Graz dans ma paroisse, je gardai la page couverte d’écriture pendant quinze jours dans ma poche. Un samedi soir, je rendis visite à la famille de mon médium parlant. Le jeune homme était seul dans la chambre. Après quelques instants il entra en transe et dit : « Montre-moi le billet que tu portes sur toi et qui t’a été remis lors de ton voyage à Graz ». Je lui remis le papier. Il le lut et dit : « Demain après-midi un juif viendra te voir. Les hommes pensent qu’il est malade. En réalité, il est fort tourmenté par un mauvais esprit et subjugué par lui au point de ne pas pouvoir prononcer un seul mot. Dès qu’il sera là, appelle le garçon à travers lequel je parle. Pour tout le reste, tu peux t’en remettre à moi. Tu verras de grandes choses. Ce billet a été écrit par l’esprit protecteur du juif qui s’est manifesté à travers le médium que tu as rencontré dans le train. L’esprit protecteur est son oncle décédé qui vivait à Cologne. Le mauvais esprit qui tourmente le juif est également un de ses parents décédés. »
L’après-midi qui suivit, vers seize heures, on sonna à la porte du presbytère. J’ouvris et je fus effrayé quand je vis devant moi un homme dont les membres se contorsionnaient et dont la tête s’agitait dans tous les sens. L’homme semblait en proie à des tics nerveux. Il voulait parler sans arriver à dire un mot. Je le pris par la main et le conduisis dans ma chambre. Je fis immédiatement venir le garçon médium. Le garçon vint et, en présence du juif, entra en transe. Il se leva et, comme pour un exorcisme, il étendit sa main en direction de l’homme en s’exprimant dans une langue que je ne connaissais pas. Le juif fut projeté plusieurs fois de tous côtés par une force invisible. Puis il se sentit libre, il commença à pleurer de joie et se mit à parler sans entraves. Il me raconta qu’il savait fort bien ce qui s’était passé à son sujet. Il se dit lui-même clairvoyant et capable de reconnaître les Esprits qui le hantent, les bons comme les mauvais. Il dit que son esprit protecteur était un oncle de Cologne, l’esprit mauvais un parent qu’il n’avait pas connu dans cette vie terrestre. Le mauvais avait voulu l’empêcher de venir me trouver et chemin faisant il l’avait abreuvé d’insultes et de propos outrageants en hébreux. Il me cita quelques-unes unes de ces injures en hébreu. Il dit qu’il espérait à présent être entièrement débarrassé de ce « faux frère » et mauvais esprit. Il connaissait également l’identité de l’esprit qui venait de le délivrer. Ce disant, il sortit de sa poche un livre de prières hébraïques et me montra une prière qui s’adressait à un haut prince du ciel. Le juif avait vu juste C’était bien de cet esprit qu’il s’agissait. Tandis que je m’entretenais encore avec le juif, le garçon entra de nouveau en transe et s’adressa ainsi à moi : « Ce que je te dis à présent, cet homme là ne peut l’entendre. Ses sens sont entravés, il ne peut ni percevoir ni comprendre. Ce que tu viens de vivre ici aujourd’hui doit servir d’enseignement à toi et à cet homme. Il ne sera délivré que pour peu de temps du mauvais esprit. Le mauvais esprit reviendra et continuera à le tourmenter jusqu’à sa mort. Le destin qui le frappe n’est que justice. Il l’a mérité. Il ne reviendra pas te voir. Il n’en trouvera pas la force ».
Je demandai alors à l’homme s’il avait compris ce qui venait d’être dit. Il répondit qu’il n’avait rien entendu. Profondément ébranlé, je pris congé de ce pauvre homme. Il ne revint jamais.
Une inconnue m’écrit
Plus d’une fois, les différents médiums avaient attiré mon attention sur le fait que de nombreuses falsifications avaient dénaturées le texte des documents et des Livres Saints de la première ère chrétienne. Je me demandai souvent s’il n’existait pas d’ouvrages scientifiques qui mentionnaient ces falsifications. Je ne connaissais aucun livre de ce genre et personne ne pouvait m’en indiquer un. Pendant nos séances, je ne cherchais pas, et cela volontairement, à percer le mystère. Ne m’avait-on pas prévenu qu’on me communiquerait tout ce qui serait susceptible de m’être utile ?
Voici que, un beau jour, je reçus par la poste un ouvrage dont les pages n’étaient même pas découpées. Une lettre écrite par une dame accompagnait le livre. Je n’avais vu cette dame qu’une seule fois de ma vie. La lettre était ainsi conçue :
« Madame Dr H. de F. m’a remis les écrits ci-joints en me priant de vous les faire parvenir. Il se passe, en ce qui la concerne, des choses extraordinairement puissantes. Vous devriez aller la voir dès que possible. »
Cette Madame Dr. H. de F., qui si abruptement se sentait obligée de m’envoyer ces écrits, ne m’était pas connue, pas même de nom. Dans les documents qu’elle m’expédiait et dont elle ne savait pas elle-même de quoi ils traitaient, on apportait des preuves qu’un livre de l’écrivain juif Flavius Josèphe avait été falsifié de la façon la plus grossière par des copistes chrétiens, et cela en faveur du christianisme. Le copiste avait fait de Flavius Josèphe, ce détracteur, ce contempteur du Christ, un admirateur de ce dernier.
Dans ces textes, il y avait en outre de nombreux renvois et des références à des falsifications méthodiquement introduites dans les ouvrages des premiers siècles. Ainsi, j’y trouvai la confirmation de tout ce qui m’avait été communiqué sur ce point par les médiums ignorant complètement ces choses. Par cette constatation, entière satisfaction me fut rendue.
Mes expériences en Amérique
J’eus la confirmation de beaucoup de vérités concernant le monde des Esprits lors de mon voyage en Amérique. Dans ce pays, le spiritisme est très répandu sous la désignation de « spiritualisme ». Partout on trouve des églises dites spiritualistes. Je profitai de mon séjour pour me mettre d’abord au courant de la manière dont on pratique le spiritisme dans ces églises. Dans ce but, j’assistai à de nombreux cultes spirites. Je découvris alors malheureusement les faits qui m’avaient si souvent été conté par les médiums en Allemagne. Je constatai que les bons Esprits de Dieu évitent les réunions où les assistants ne s’intéressent qu’à des questions matérielles et terrestres, plutôt qu’au chemin de la perfection qui, dans la vie intérieure, rapproche de Dieu. Les points de vue matériels n’attirent que le monde des Esprits inférieurs. Tout contrôle des Esprits fait alors défaut. De telles réunions deviennent par conséquent le lieu où s’ébattent les Esprits des basses sphères, sans pour cela appartenir carrément au monde des mauvais Esprits. La plupart de ces Esprits sont des parents, des amis et des connaissances des participants. Ils ne sont pas encore bien avancés dans l’au-delà et s’intéressent davantage aux intérêts matériels des survivants de la famille qu’à leur progrès spirituel. De telles réunions ne possèdent rien d’un service divin. Elles font sérieusement penser à ce qui se passait lors des cultes païens. Les personnes attirées par ces regroupements espèrent précisément être renseignées, à travers les médiums, sur leur carrière ou leur réussite terrestre.
Je ne rencontrai rien d’édifiant dans ces églises, malgré mon désir ardent. La plupart du temps je n’observai que des procédés nuisibles au spiritisme.
En outre, la question financière semble jouer un rôle important chez les dirigeants de ces églises. Un droit d’entrée est perçu qui est rarement inférieur à un demi-dollar. Cela écarte les personnes qui possèdent peu de moyens.
Tout cela me confirma ce qui m’avait été dit en Allemagne à propos du spiritisme d’aujourd’hui, même si d’apparence les procédés gardent une forme religieuse. J’acquis la conviction que ce genre de spiritisme ne saurait rapprocher beaucoup les hommes de leur Dieu. Il ne s’agit plus du spiritisme des premiers chrétiens.
Par ailleurs, je fis également l’expérience en Amérique de ce qu’il y a de grand et d’élevé dans la communication avec le monde des Esprits. Ce fut une confirmation de ce que j’avais déjà vécu en Allemagne.
Pendant mon séjour à New York, j’habitais dans une famille allemande du nom de Niemann, 148 East 18th street. Je cite le nom et l’adresse exacte de cette famille, simplement parce qu’elle tient le rôle principal dans mes expériences ultérieures et qu’elle m’a autorisé à donner son nom. Par principe, je ne cite pas de noms dans les autres chapitres de mon livre, afin que personne, suite à la publication de cet ouvrage, n’ait à subir des désagréments de la part de gens mal intentionnés.
Je n’avais jamais abordé le sujet du spiritisme avec monsieur Niemann. Je n’avais fait que lui mentionner ce que j’avais vu dans les églises spirites de New York. Lui-même n’appartenait à aucune communauté religieuse. Il semblait avoir perdu la foi en Dieu. Il considérait que les procédés employés dans les séances spirites dont je lui avais parlé étaient truqués et ne reposaient que sur l’appât du gain.
Malgré cela il décida, un soir, poussé par la curiosité, de m’accompagner dans une de ces églises. Comme toutes les personnes présentes, lui aussi reçut un message. Tout ce qui lui fut communiqué se trouvai être vrai, encore que le médium le voyait pour la première fois et évidemment ignorait son identité. En même temps, il lui fut également communiqué qu’il possédait en lui-même de grandes dispositions et facultés médiumniques et qu’il ferait bien de les perfectionner.

De retour à la maison, monsieur Niemann me demanda ce que la voyante voulait exprimer par « perfectionnement de dons médiumniques ». Je lui expliquais alors comment les choses se passaient. Je m’offrais de célébrer avec lui et sa femme, de temps en temps, un culte pendant la semaine. Ainsi j’aurais l’occasion d’examiner si mes expériences en Allemagne se répèteraient, ce dont du reste je ne doutais plus.
Je célébrai le service de la même façon qu’autrefois dans ma paroisse, en petit comité. Ici donc, au-delà de l’océan, dans une famille qui avait abandonné la foi en Dieu, mais dont la volonté était droite et sincère en face de l’acceptation de la vérité, je fus d’abord témoin de la formation des médiums, tout comme chez les médiums d’autrefois. Les mêmes lois régissaient le développement médiumnique, là-bas comme ici.
Dès le premier soir l’écriture médiumnique automatique commença chez monsieur Niemann. Il savait qu’il écrivait, mais pas ce qu’il écrivait. Chaque paragraphe était rédigé dans une écriture différente et signé de noms différents d’amis et de membres de la famille décédés. Monsieur Niemann ne se souvint de ces personnes qu’à la vue de leurs noms accolés à ce qu’il venait d’écrire. Ils lui communiquaient qu’il suivait le bon chemin et qu’il lui fallait continuer dans cette voie. Ils affirmaient qu’ils auraient été heureux si pendant leur vie terrestre quelqu’un leur avait indiqué un chemin qui mène à Dieu. Il existe un Dieu et un au-delà, disaient-ils et il devait avoir confiance en Lui. Monsieur Niemann demeurait interdit en lisant ce que sa propre main venait de noter dans une écriture chaque fois différente.
Plus tard, en mon absence, monsieur Niemann célébra le service divin en la seule compagnie de sa femme. A nouveau il se sentit poussé à écrire. Sa femme marqua un moment d’étonnement. Secrètement elle croyait que j’avais hypnotisé son mari et que, par transmission de pensée, je lui avais suggéré tout ce qu’il avait écrit. A présent, ils tenaient la preuve que leur supposition était inexacte, vu que la séance d’écriture médiumnique se déroulait de la même façon sans moi. De plus, madame Niemann, aurait déjà dû se dire dès la première fois, que j’ignorais forcément les noms des défunts inscrits dans les signatures. Par conséquent, il m’eût été impossible de les transmettre à celui qui écrivait. Lors de la même séance, une preuve encore plus convaincante lui fut administrée. Soudain, elle-même, se sentit poussée par une force invisible à prendre le crayon et à écrire, tandis que les larmes lui coulaient des yeux. Contrairement à son mari, elle savait ce qu’elle écrivait. Le procédé d’autrefois, identique à celui du jeune homme de ma paroisse, se répétait ici. Comme à lui, cette puissance invisible dictait à madame Niemann les pensées qu’elle devait exprimer par écrit. Elle était, à l’instar du garçon, un médium à inspiration. Elle se sentait également incapable, à la fin de cette retranscription, de répéter ce qui lui avait été inspiré.

La formation de ces deux médiums progressait de semaine en semaine. Monsieur Niemann « écrivit » encore pendant un petit laps de temps puis il commença son apprentissage en tant que médium parlant. Cela s’accompagna de tous les phénomènes extérieurs que j’avais vu apparaître chez le médium parlant de mon ancienne paroisse. L’esprit qui s’exprimait à travers lui s’annonçait habituellement par cette salutation : « Que la paix du Seigneur soit avec vous ». S’il avait mission de communiquer un message didactique particulier, il saluait ainsi : « Que la parole de Dieu soit avec vous ! »
Nous reçûmes un jour, de la façon la plus bouleversante, la confirmation que ce que cet esprit nous avait communiqué était vrai. Je connaissais en Allemagne un ami qui m’était très cher. Cet homme du peuple, simple, vivait à la campagne dans un village. Avant mon départ pour l’Amérique, j’étais allé le trouver pour prendre congé. Voici que le 20 juillet 1930, lors d’un de nos cultes divins, l’esprit qui parlait à travers monsieur Niemann m’informa de la grave maladie de mon ami d’Allemagne et de son décès prochain. Le message était textuellement le suivant : « Ton ami, H.S. est très malade. Il souffre d’une maladie sournoise. Tu ne le reverras plus vivant sur cette terre. »
Ces paroles m’ayant bouleversé, j’en eus les larmes aux yeux. L’esprit me consola ainsi : « Ton ami est un cœur généreux. Auprès de nous, il se sentira heureux. Si tu veux lui écrire, fait le maintenant et ta lettre le trouvera encore en vie. » Sur cela, il semblait s’assurer que ma lettre aurait le temps de parvenir à destination. Il orientait la tête de côté, comme s’il discutait avec quelqu’un pour obtenir une information. Puis il se tourna à nouveau vers moi et me dit : « Oui, la lettre arrivera bien, mais ne tarde pas, rédige-la tout de suite. »
Le lendemain, je postais ma lettre en y joignant ma photographie en guise d’adieu. Evidemment, je ne mentionnais rien au sujet de sa mort imminente. J’exprimai au contraire ma joie de le revoir bientôt et le priai de venir m’attendre à Brême lors de mon retour.
La prédiction de la mort de mon ami se vérifie
Le 20 août 1930, je reçu un courrier de ma sœur, qui habitait l’Allemagne, non loin de mon ami. Cette lettre datée du 11 août 1930 commençait ainsi : « J’ai la douleur de devoir t’annoncer que ton meilleur ami, H. S. de O. est décédé. On me dit qu’il a encore reçu une lettre de toi lundi dernier et cela avec ta photo. Ainsi il a pu te revoir encore une fois et te dire adieu. On raconte qu’il a beaucoup pleuré en lisant que tu souhaitais qu’il vienne t’attendre à Brême à ton retour. A présent, il est déjà dans l’éternité. »
Le jour de l’arrivée de la lettre de ma sœur, nous devions célébrer un culte en petit comité. Depuis que la mort imminente de mon ami avait été annoncée, l’esprit qui s’était alors exprimé ne s’était plus manifesté. Ce soir là il prit possession du médium et d’après le sténogramme de madame Niemann, il dit textuellement :
« Que la parole de Dieu soit avec vous ! Amen ! Aujourd’hui je parle à travers lui à titre exceptionnel afin d’exaucer ton vœu. » Il faut dire qu’au cours de la journée j’avais prié en souhaitant que Dieu veuille bien me faire parvenir quelques paroles de consolation. « Il est arrivé quelque chose de douloureux pour toi, quelque chose qui, dans ta condition humaine, te cause beaucoup de peine. Mais ne t’attriste pas ! Lui (l’ami défunt) se porte beaucoup mieux, beaucoup mieux. Il est debout à ta droite, tourné vers toi. Il te sourit amicalement et de sa main droite il te caresse la tête. Il te salue de tout cœur et te prie de ne pas te tourmenter autant. Peut-être l’entendras-tu plus tard. » Il voulait dire par-là qu’il serait possible que plus tard, il parlât lui-même à travers le médium. « Mais il est encore trop tôt pour cela. Son agonie n’a pas été trop pénible. Il aurait voulu te revoir et te parler. Il est maintenant capable de faire la première chose que j’ai nommée. » C’est à dire de me voir. « Quant à la deuxième chose, il n’est pas encore en état de la faire. » C’est à dire de me parler. « Il est mort en priant Dieu. O, pauvres êtres humains, la vie sur terre vous est si pénible, mais restez fidèles ! Ne chancelez pas et ne trébuchez pas, la récompense vous attend. Beaucoup qui ici bas ont mené une vie pénible, plus pénible que celle de beaucoup d’autres, sont dans l’au-delà supérieurs à ceux qui, ici-bas étaient des souverains. La matière ne rend pas heureux. » Par matière, l’esprit veut dire l’argent ou la richesse. « Par conséquent, ne sois pas trop triste. Si seulement tu pouvais le voir ! Tu peux te rendre compte qu’il est placé à un degré élevé par le fait qu’il se trouve ici. Il aura à subir encore une légère purification, puis il passera dans la onzième sphère. Il sautera la dixième sphère. Il est parmi les hommes, si peu nombreux, qui sont et ont été de vrais enfants de Dieu. »
Puis l’esprit pria par les mains levées du médium : « Père céleste, aie pitié de nous. Incline ton visage vers nous. Remplis de consolation celui qui ici est affligé et en peine pour son ami qu’il a perdu. Donne-lui la paix et la gaieté du cœur et fait qu’il domine sa peine. Laisse dans ta clémence venir à toi le défunt qui était un modèle parmi les hommes. Accepte-le parmi ceux qui t’entourent, pour qu’il se développe vite et fasse du bien et apporte la bénédiction à l’humanité. Père, celui que tu as élu vient à toi. Que, par toi, il accomplisse alors la mission pour laquelle tu l’as choisi. Sois indulgent, Père, et bénis-les tous les deux. Amen ! »
A l’occasion des cultes suivants, madame Niemann, sous l’influence spirituelle de mon ami défunt, écrivit des choses qu’elle n’aurait pu connaître d’elle-même. Ainsi dans un écrit, il était question d’une promenade que mon ami défunt et moi avions faite de nombreuses années auparavant, dans une petite vallée du Hunsrück. Nous avions parlé de Dieu ainsi que de l’au-delà. Le souvenir de cet événement ne me revint qu’au moment où j’en trouvais la mention dans l’écrit médiumnique de madame Niemann. La vallée y était indiquée par son appellation exacte, que seuls les résidants connaissent.
De même, lorsque mon ami vivait encore, j’eus par lui des preuves si évidentes des vérités communiquées par les Esprits, qu’à elles seules elles auraient été suffisantes pour me convaincre. Par exemple, à la suite des mes expériences spirites, j’avais dû changer de fond en comble mes convictions religieuses. Je pensais avec une profonde douleur que mes nouvelles opinions provoqueraient une rupture avec mon ami, lui qui était un bon catholique. Lors d’une séance en Allemagne, j’exprimai mon appréhension à l’esprit qui se manifestait et je reçus la réponse suivante : « Tes craintes de perdre ton ami ne sont pas fondées. Car nous-mêmes nous l’instruisons sans que tu aies besoin de lui donner des explications. »
Peu après, mon ami me rendit visite et me parla des visions étranges qu’il avait eues. Une série de vérités fondamentales lui avaient été révélée, qui étaient en contradiction avec sa profession de foi catholique. Ainsi, il lui avait été montré dans une vision survenue dans un cimetière que les damnés eux-mêmes seront amnistiés et que tout retournera à Dieu. Puis il apprit beaucoup de choses au sujet des divers destins des Esprits des défunts. En plus de cela, on lui enseigna quelle était la tâche que je devais moi-même réalisé pendant ma vie. Les expériences de mon ami l’avaient si bien convaincu, qu’il ne me restait plus qu’à confirmer l’exactitude de ses visions.
Les tombeaux de princes Egyptiens
Il y a un message dont je n’arrive pas à saisir toute l’ampleur et la signification et dont l’accomplissement ne s’est pas encore réalisé. Je ne veux donc pas le passer sous silence.
Il s’agit de la découverte de deux tombeaux de rois égyptiens datant de l’époque 5000 avant Jésus-Christ. Je suis absolument certain que ce qui m’a été dit à ce sujet est vrai, que ces tombeaux seront découverts plus tard et contiendront précisément tout ce que quatre médiums différents me révélèrent.
Voici ce que, de façon étrange, j’appris au sujet de ces sépultures.
Le 1er février 1924, après mes heures de travail, je me trouvai dans mon bureau personnel situé dans les locaux de la Société de Bienfaisance. A ce moment, se présentèrent deux jeunes hommes qui me paraissaient âgés de vingt à vingt trois ans. Ils prétendaient avoir été envoyés pour me rendre service. A peine ces mots prononcés, voilà qu’à mon grand étonnement, ils entrèrent tous deux simultanément en transe profonde. Les deux Esprits qui maintenant parlaient à travers eux réclamèrent du papier et un crayon. Je leur donnai ce qu’ils désiraient et mes visiteurs s’assirent à une table et se mirent à dessiner. Lorsqu’ils cessèrent de crayonner, je vis que chacun s’était efforcé de reproduire sur le papier un tombeau de roi égyptien. Ces croquis comportaient de vieilles inscriptions incompréhensibles pour moi.
Je leur demandai leur identité. Seul l’un d’eux comprenait l’allemand et me répondit dans cette langue. Le second s’exprimait dans un dialecte inconnu que le premier me traduisait en allemand. Il me rapporta ce qui suit :
« Nous deux, qui parlons et écrivons à travers ces instruments, nous étions des souverains égyptiens. Nous nous appelons Arras et Isaris. Moi Arras, je régnais sur le Nil supérieur et mon ami Isaris sur le Nil inférieur. Nous traitions nos sujets avec bonté. Nous n’avions pas coutume de châtier nos esclaves. Nous laissions les gens de notre peuple libres. Ils étaient riches et il n’y avait pas chez nous de véritables pauvres. La moisson se faisait trois fois par an, de sorte que nous avions plus qu’il ne fallait pour vivre. L’abondance était partout. Le peuple obtenait tout ce qu’il désirait. Il célébrait des fêtes éclatantes, affichant un luxe inouï. Il se donnait du bon temps en oubliant Dieu, le Tout-Puissant. Le peuple se nourrissait des fruits et des graines que Dieu faisait pousser. Il s’abreuvait à l’eau la plus pure qui puisse jaillir d’une source. Il buvait le meilleur vin qui existait sans penser à Celui qui avait créé tout cela.

Les fêtes et les divertissements bruyants ne finissaient plus. Le peuple ne se contentait plus de l’héritage de nos ancêtres, mais il créa de nouvelles idoles faites d’or et de pierres précieuses. Il priait ces idoles faites de main d’homme et les adorait. Il y avait même des volontaires qui, se laissaient immoler en l’honneur de ces images. »
« Nous assistions à tout cela sans intervenir. Nous laissions la foule faire ce qu’elle voulait au lieu de l’en empêcher, comme nous l’aurions dû. Au contraire, afin de nous concilier les faveurs du peuple, nous encouragions ces pratiques d’idolâtres. J’expédiais dix charretées d’objets en or pour confectionner une statue représentant Amojo, dans l’intention de rehausser mon propre prestige. De son coté, Isaris offrait également dix charrettes d’or pour construire une idole dédiée à Lachitju, toujours dans le même but. Nous marchions en tête de cortège pour la consécration de ces idoles et nous disposions nos troupes de manière à protéger ces statues au lieu de les détruire. Devant l’idole se trouvait une coupe en or qui contenait le sang d’un enfant nouveau-né. Ce sang devait rester frais et ne pas se dessécher et cela au moyen de son renouvellement périodique. Au cas où le prêtre, au lieu de pourvoir à cet approvisionnement de sang, le laissait se dessécher par négligence, Le Grand prêtre le décapitait au pied de l’idole. »
« Notre folie devenait de plus en plus intense, mais Dieu envoya enfin son châtiment. Tout d’abord, il laissa les sources se tarir et envoya une vague de chaleur qui anéantit les récoltes. Malgré cela, la population ne se tourna pas vers Lui. Si elle avait reconnu cette toute puissance de Dieu, elle n’aurait pas souffert si durement. Mais personne ne s’adressa à Lui. C’est alors que la colère de Dieu éclata par la destruction totale d’un peuple renégat et infidèle qui refusait de reconnaître en Dieu le créateur. Les gens auraient pu arriver à la connaissance du vrai. Il existait des astrologues et des sages qui annonçaient la vérité. Ils avaient pour mission d’avertir le peuple de ce cataclysme. Mais on se moquait et se riait d’eux. On ne les écoutait pas, on les assassinait. »
« Un jour, l’horizon se couvrit d’épaisses ténèbres. Des nuages gris obscurcirent le ciel qui devint opaque. La tempête gronda, les éclairs sillonnèrent le firmament. La foudre s’abattit, brisa et pulvérisa les idoles, de sorte qu’il n’en resta pas la moindre parcelle. Puis vinrent les terribles catastrophes qui exterminèrent le peuple. Du feu et du souffre tombèrent d’en haut en produisant des vapeurs qui empestèrent l’air et étouffèrent les hommes. Les palais s’effondrèrent, tombèrent en ruines et engloutirent toutes choses sous les décombres. Puis Dieu envoya une grande tempête qui enselvelit tout sous du sable jaune et gris dans un tremblement de terre. Telle fut la réaction divine en réponse à l’affront, ce fut un acte de justice. »
« Quand cette catastrophe arriva, nous étions déjà morts tous les deux. Moi, Arras, je mourus poignardé par un prêtre qui convoitait ma femme. Isaris, avec qui j’entretenais une relation d’amitié scellée dans le sang et qui dura jusqu’à la fin de nos jours, mourut en combattant son propre général Zyclov. Ce dernier était un ambitieux général qui habitait dans le palais d’Isaris et qui cherchait à atteindre le pouvoir par tous les moyens. Il conspira contre son maître afin de détruire son prestige pour le chasser du trône. Le moment venu, il se révolta et l’assassina. »
« Notre ville et nos tombeaux sont toujours ensevelis et n’ont pas été retrouvés. Nous existions cinq mille ans avant la naissance du Christ. De nombreux Princes comme nous gouvernaient les provinces d’Egypte ainsi qu’un souverain principal que vous appelleriez « empereur ». C’était une fédération de royaumes. Isaris possédait également le titre d’intendant général, vous diriez « chancelier de l’empire ». La capitale de la fédération se nommait Memph. Les familles dirigeantes, les prêtres et les généraux avaient coutume de choisir le roi ou les princes toujours dans la même famille. »
A ma demande : « Quelles autres nations existaient à cette époque ? », il répondit :
« La péninsule d’Arabie était occupée par des tribus de nomades arabes. Un grand empire s’étendait de l’embouchure de l’Euphrate jusqu’au Gange et un autre pays était occupé par les Maures dont les anciennes cartes portent encore la trace. »

Lorsque les médiums revinrent à eux, ils furent étonnés de voir les dessins et se demandèrent ce que tout cela pouvait signifier. Ils vinrent en tout sept fois en trois mois. Je ne savais jamais à l’avance quand ils allaient continuer.
Un matin, j’étais sur le point de quitter ma paroisse pour me rendre au bureau de la Société de Bienfaisance, lorsque le jeune médium paysan se présenta. Il affirmait avoir reçu mission de m’accompagner en ville ce jour-là. Il ignorait les raisons de cette tâche. Je l’emmenais, car je savais par expérience qu’il s’agissait toujours d’une chose importante quand ce garçon recevait de telles missions.
Ce jour là, les deux médiums revinrent pour travailler à leurs dessins égyptiens. En même temps qu’eux, mon jeune paysan entra également en transe. Il se tint tranquillement assis sans rien dire, tandis que les deux Esprits continuèrent à dessiner. Soudain, le médium de ma paroisse se leva. Il se dirigea vers l’un des deux autres et lui parla dans une langue étrangère. Il sembla lui expliquer quelque chose à propos des croquis. Puis il revint vers moi, réclama une gomme et, l’ayant reçue, il retourna vers l’autre médium. Je m’approchai moi aussi et je vis une représentation du Nil. Le médium prit la gomme que lui tendit le jeune paysan, effaça une partie du cours du fleuve et recommença à dessiner. Je demandai alors au médium de ma paroisse, s’il avait le droit de m’expliquer ce qui se passait. L’esprit qui s’exprimait à travers lui me répondit que, ce jour là, c’était son tour de surveiller les deux médiums dessinateurs. Ceux-ci réalisaient en ce moment l’illustration la plus importante qui servirait à localiser les tombeaux des rois, à savoir le cours du Nil. Il expliqua que l’esprit de l’un des anciens princes avait, à travers son médium, tracé le lit du Nil tel qu’il cheminait à l’époque. Aujourd’hui, dit-il, ce fleuve a modifié son tracé à certains endroits à la suite d’un ensablement. C’est précisément à partir de cet endroit qu’il faudra procéder à des mesures de distances pour retrouver les sépultures des rois. Voici la raison pour laquelle, termina-t-il, il avait ce matin suggéré au jeune homme de m’accompagner en ville.
Dès l’achèvement du dernier dessin, je reçus le message de les calquer, de les cacheter et de déposer un lot complet de calques dans un lieu que l’on me désigna. Ensuite, un des princes égyptiens me dicta le texte suivant que je dus signer :
« En l’année 1924, il me fut donné de connaître l’existence de deux Esprits qui avaient été autrefois des princes égyptiens. Ils se nomment Arras et Isaris. Ils m’ont confié plusieurs dessins et écrits. Ces écrits relatent le destin et la vie de ces deux princes. On m’a chargé d’aller dans le pays de ces deux personnages, d’ouvrir leurs tombeaux et de déblayer les restes de leurs sépultures comblées et obstruées. J’ai rassemblé ces éléments entre le 1er février et le 1er mai 1924.
Isaris déclare au nom d’Arras et en son nom propre : « Nous vous avons communiqué ce qu’il nous fut ordonné de vous faire connaître pour que vous retrouviez nos sépultures. La réalisation de cette mission est entre vos mains. Vous nous avez aidé jusqu’à présent moralement et spirituellement, nous vous en remercions. Nous vous demandons de continuer à le faire et pour le moment nous sommes loin de vous. Nous ne reviendrons qu’une seule fois. Ce sera au jour de l’accomplissement de ce qui vient d’être dit, lorsque les événements que nous avons relatés ne seront pas seulement crus par vous mais seront reconnus comme des faits historiques.

Priez pour nous, et que Dieu soit avec vous.
Lorsque vous vous tiendrez devant nos sépultures et que vous aurez trouvé nos restes, nous serons au rendez-vous. Ici se termine notre mission. Que Dieu vous bénisse jusqu’à notre prochain entretien ! »
Je signais cette déclaration et je l’ajoutais aux autres documents égyptiens.
A ce propos, j’ai posé encore beaucoup de questions se rapportant à cette affaire. J’obtins les précisions suivantes :
« Je puis te dire que tout ce qui se rapporte à la topographie de l’endroit et aux sépultures se trouve bien sur place. Des indications plus précises ne pourront être fournies que sur les lieux même. Une seule chose demeure : l’accomplissement de la mission. » « Il ne vous reste qu’à chercher les tombes pour les trouver. Vous y trouverez également toutes sortes d’objets culturels. On a déjà recueilli des trouvailles du même genre, mais ils ne représentent pas un intérêt particulier. Cependant, les choses importantes sont « l’appel au peuple » et le « rouleau » où sont inscrites les lois de la magie blanche concernant la communication avec les Esprits ainsi que la médication nécessaire à la guérison de certaines maladies. On y trouve également des renseignements sur l’élaboration de divers produits à base de plantes et de sels, ainsi que de substances utilisées comme conservateur. D’autres explications concernent la fabrication de solides étoffes à partir de plantes. »
« Vous trouverez plus d’or et d’argent qu’il n’en faudra pour couvrir vos frais. Vous ne connaîtrez pas le sort de tous ceux qui ouvrirent des tombeaux et décédèrent. Car sur chaque sépulture se trouve l’inscription : tous ceux qui toucheront à ces tombeaux ou inciteront d’autres à la faire sont voués à la mort. Allez là-bas au nom de Dieu. Donnez également les premiers coups de bêche et de pioche en notre nom et en sollicitant l’aide de Dieu. Ainsi il ne vous arrivera rien. »
« Tu voudrais savoir ce que les caractères graphiques signifient sur les dessins. Les inscriptions ne se ressemblent pas, car l’écriture ne se répète pas toujours. Il s’agit d’une spécificité de l’écriture de notre époque. Vous ne savez pas vous servir de ces symboles, ni les lire, ni les tracer. Je pourrais vous dicter les lettres, mais cela ne vous servirait à rien, car une lettre représente à la fois un mot entier et un signe. Sur notre tombe, sur notre palais, sur les pierres, les colonnes et les murs, on retrouve partout la même écriture et les mêmes signes. Les savants pourront se frapper la tête contre les murs mais ils ne parviendront pas à déchiffrer les inscriptions. Il se peut que l’un d’eux déclare que l’écriture qu’il verra entre vos mains provient probablement d’Egypte, parce qu’il reconnaîtra quelques symboles. Cependant, la plupart prétendront que vous avez perdu la raison et feront obstacle à votre action. »

« Le principal souverain, dont nous étions les princes confédérés, s’appelait AM-EL. Il décéda après nous deux, sa sépulture n’a pas encore été mise à jour. Dans toute l’Egypte, il existe encore environ dix mille tombeaux, de rois, de princes et de nobles et je ne compte pas les autres tombes. Soyez certains que tout n’a pas été découvert. »
Plus tard, lors de séances en compagnie des médiums de ma paroisse, j’ai demandé d’autres renseignements au sujet de ces tombeaux. Je voulais savoir quand ces monuments seraient retrouvés. Telle fut la réponse : « Cela viendra en temps voulu. Il se produira une série d’événements dans le monde qui feront avancer cette affaire. De nos jours, cela n’est pas encore possible et, pour des raisons que vous ignorez, provoquerait la mort de nombreuses personnes. Les grandes réalisations que Dieu entend accomplir de cette manière dépassent largement la compréhension humaine. »
J’ai expliqué si longuement cette histoire égyptienne parce que, tous les documents que j’ai archivés serviront de preuve, en temps voulu, pour démontrer que ce qui m’a été révélé était exact jusque dans les moindres détails. Personnellement, j’ai le sentiment que la découverte des tombes en question apportera à la science la preuve la plus éclatante de toute la vérité contenue dans ce livre. Car de telles évidences ne pourront pas être rejetées même par une science hostile à l’idée d’un monde spirituel et elle devra alors les reconnaître comme parfaitement valables. Il ne s’agit là, je le répète, que de mon opinion personnelle.
Je n’obtins pas davantage de commentaires sur l’importance de la découverte des sépultures égyptiennes. Le médium de la ville me confirma également l’exactitude de cette affaire. Il ajouta simplement que le prince Arras portait également le nom d’Hario.
L’appréciation de mes expériences
Lorsque, calmement et posément, on réfléchit aux faits exposés ici qui ne constituent qu’une partie minime des mes expériences, on comprend aisément que les raisonnements habituels n’aboutissent à rien. Ni la « suggestion », ni la « transmission de pensée », ni le « subconscient » ne sauraient expliquer ces phénomènes. Ni les médiums, en tant qu’êtres humains, ni les autres personnes ne possédaient la connaissance de pareilles choses. Ce dont l’homme n’a jamais eu conscience ne peut pas devenir « subconscience » et je serais bien incapable de transmettre à d’autres des pensées que je n’ai pas moi-même.
Les expressions telles que « suggestion » ou « communication de pensées » ne sont que des mots avec lesquels on croit exprimer beaucoup de choses savantes et qui peuvent impressionner celui qui ne procède pas par des démarches méthodiques. En réalité, il s’agit d’un vocabulaire qui ne définit rien de concret et d’expérimental. Lorsque nos idées et notre conception ne sont pas claires, on trouve toujours, au moment propice, un mot de remplacement.
En ce qui concerne la transmission de pensées, j’ai souvent tenté, avec toute ma volonté, de communiquer ma pensée aux médiums, aussi bien avant leur état de transe que pendant. Les manifestations qui suivirent n’ont jamais contenu un seul des éléments que j’avais essayé de faire passer mentalement. J’ai également incité d’autres personnes à suggérer au médium une pensée convenue entre nous afin qu’il la répète au cours de la séance. Tous ces efforts restèrent sans effet.
Ce qui me fut communiqué par les médiums ignorants et peu cultivés dépasse toute connaissance humaine en la matière. Une seule explication peut satisfaire la logique : ce sont des Esprits non terrestres qui se servent de ces médiums comme d’instruments pour nous convaincre de l’existence d’un au-delà, de l’existence de Dieu, d’un monde spirituel et qui, de cette façon, nous montrent le chemin qui mène à Lui.
Les explications présentées dans les chapitres suivants sur les lois qui régissent la communication avec les Esprits et les grandes questions relatives à la Terre et au Ciel, apporteront une abondance de preuves supplémentaires
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:55

2ème partie 
LES LOIS QUI REGISSENT LA COMMUNICATION DES ESPRITS AVEC LA CREATION MATERIELLE


Je sais que tout ce que Dieu fait sera pour toujours.
A cela il n'y a rien à ajouter, à cela il n'y a rien à retrancher.
Qohélet, 3 : 14


LES LOIS QUI REGISSENT LA COMMUNICATION DES ESPRITS AVEC LA CREATION MATERIELLE


Avant propos
Dès mon premier contact avec le monde spirituel, on m’avait promis de m’instruire à propos des lois selon lesquelles se déroulent les échanges entre les Esprits et le monde matériel, en particulier avec les hommes.
L’accomplissement de cette promesse allait m’apporter une nouvelle preuve irréfutable de la validité de tous les enseignements provenant de cette source. Je ne connaissais rien de ces lois et les médiums sans culture en savaient encore moins que moi dans les domaines scientifiques. Ils ne possédaient aucune notion de tels principes, de sorte que par eux-mêmes, ils ne pouvaient fournir aucun renseignement à ce sujet.
La promesse qui m'avait été faite fut respectée d’une manière beaucoup plus parfaite que je n’avais osé l’espérer. L’instruction transmise à propos des méthodes de communication des Esprits se présentait avec une telle clarté et une telle puissance de persuasion qu’une pareille doctrine ne pouvait être que l’énoncé de la vérité.
Pour chaque question que je posais sur ce thème, je reçus des réponses détaillées et circonstanciées. Jamais je ne pu déceler la moindre contradiction dans ces exposés. Tout s’agençait parfaitement comme un mouvement d’horlogerie. Mon maître était le même esprit qui dès notre deuxième rencontre s’était engagé à m’initier à toute la connaissance dans ce domaine. A cet effet, il utilisa comme médium le même garçon qu’auparavant. En considérant le fait que celui-ci ne possédait qu’un niveau d’instruction très moyen, la parole de Paul se vérifiait en lui :
Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu (Corinthiens 1:27-29).
Ainsi commença l’enseignement de l'esprit :

Ordre et loi dans la création de Dieu
« Vous autres humains, semblez croire que seul le monde matériel est régi par des lois. Ceci est une erreur, car Dieu est un Dieu d’ordre et ses lois et ses règles président aussi bien à la création terrestre qu’à la création spirituelle. Lui-même respecte les lois qu’il a créées et n’en supprime aucune. Par conséquent, nous, les Esprits, nous devons également respecter les lois naturelles voulues par Dieu, chaque fois que nous voulons communiquer avec le monde matériel. Ceci concerne aussi bien les bons Esprits que les mauvais.
Vous appelez « miracle » ce que vous ne parvenez pas à faire accorder avec les lois naturelles que vous connaissez. Pour celui qui connaît les forces des mondes matériel et spirituel, le « miracle » n’existe pas. Car tout s’accomplit selon les mêmes lois immuables, dont aucune n’annule et ne remplace une autre. Lorsque tu soulèves une pierre avec ta main, la loi de la pesanteur de la pierre, comme vous l’appelez, n’est pas supprimée, mais elle est vaincue par la force plus grande de ta main. Si toutefois une pierre était soulevée par une main invisible à vos yeux, cela vous paraîtrait un miracle, parce que ne percevant pas cette force, vous imagineriez que la pierre s’élève toute seule. Cependant, il faut dans un cas comme dans l’autre, qu’une force soit présente pour effectuer l’action de soulever la pierre. Que vous voyez ou non cette force ne change rien au processus. Dans les deux cas, la pesanteur de la pierre est vaincue par une force supérieure.
Dieu lui-même, en raison des lois que sa toute puissance a créées, ne pourrait faire en sorte qu’une pierre se soulève d’elle-même. Sans doute aurait-il pu décider d’autres lois pour la matière. Mais après les avoir fixées comme elles sont, il faut, en ce qui concerne l’élévation de la pierre, que Dieu permette l’action d’une force supérieure à la pesanteur de la pierre. Il en est ainsi dans tous les domaines.
Il n’y a pas de « miracle » non plus dans le fait que le monde des Esprits communique avec l’humanité. Si je te parle à travers ce garçon, cela se produit également d’après des lois fixes que je dois observer et qu’un mauvais esprit désireux de faire la même chose devrait également respecter.
Voyez vos installations téléphoniques ! Que de lois naturelles doivent s’appliquer pour qu’une conversation puisse s’établir ! Il faut une énergie, des fils et d’autres systèmes nécessaires à la transmission du langage parlé en harmonie avec les lois de l’électricité et de l’acoustique. Qu’un homme honnête ou qu’un criminel utilise l’appareil téléphonique, ils seront tous deux assujettis aux mêmes lois qui régissent la transmission des sons à distance.
Afin que tu comprennes ce que tu observes dans le domaine des échanges avec les Esprits, il importe que tu sois mis au courant des principes fondamentaux qui établissent la communication entre le monde des Esprits et la création matérielle. Quand tu auras compris tout cela, la plupart des choses que tu rencontreras dans ce domaine et qui jusqu’ici semblent inexplicables à vous autres les hommes, deviendront compréhensibles pour toi. »

Le fluide, une force vitale
« L’esprit et la matière, à cause de leur nature très différente, ne peuvent pas agir l’un sur l’autre sans intermédiaire. Ton propre esprit n’est pas capable non plus, par lui-même, de mettre en mouvement un membre ou un organe de ton corps. Tout comme moi, qui ai maintenant pris possession du corps de ce garçon, je suis incapable, par moi même, de redresser son corps, de soulever ses mains ou de produire un son au moyen de ses organes du langage. Aussi bien ton propre esprit que le mien a besoin pour cela d’une force motrice, d’une énergie.
Ainsi le machiniste a besoin de la force motrice de la vapeur ou de l’électricité pour actionner et mettre en route sa machine. Si la force motrice fait défaut ou s’avère insuffisante, la machine s’arrête. Dans ton cas, le machiniste c’est l’esprit, et la machine c’est le corps de matière. Si la matière doit être mise en mouvement par l’esprit, il faut une force motrice.
Les savants d’autrefois appelaient la force motrice de l’homme « l’âme », par opposition à « l’esprit » et au « corps ». Ils enseignaient donc à juste titre que l’homme se compose de l’âme, de l’esprit et du corps. La Bible désigne la force vitale, sous le nom de « souffle de vie » :
Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant (Genèse 2 : 7).
Votre science actuelle désigne la force motrice dans l’homme par le terme : énergie fluidique. L’énergie fluidique ou force vitale, se trouve dans et autour de tout ce que Dieu a créé. Chaque être humain, chaque animal, chaque plante, chaque pierre, chaque minéral, chaque liquide, chaque étoile, chaque esprit, et tout ce qui existe, possède une force fluidique. Il ne s’agit pas de quelque chose de matériel mais de spirituel, toujours associée à un esprit. Elle représente la force vitale de l’esprit. Le support de l’énergie fluidique, ou force vitale, est donc toujours l’esprit. Comme l’énergie fluidique et vitale, se trouve dans et autour de tout ce que Dieu a créé et qu’elle est toujours liée à un esprit, il s’ensuit que dans tout ce qui est créé, il y a la présence d’un esprit.
Cela peut vous paraître incroyable, mais c’est pourtant vrai. Lorsqu’un esprit est lié à un corps matériel, il possède d’abord l’énergie fluidique qui est nécessaire à sa propre existence en tant qu’esprit. De plus, il possède une quantité additionnelle de force vitale pour rendre possible la vie, le développement et l’activité du corps physique. C’est ainsi que, pour employer une image imparfaite, une locomotive a besoin d’une certaine quantité de force vapeur pour se mouvoir toute seule, plus une quantité additionnelle de vapeur pour tracter les wagons accrochés. Le wagon accroché à votre esprit c’est votre corps. C’est pour ce corps que votre esprit a besoin d’une quantité supplémentaire d’énergie fluidique corporelle.
Ce fluide qui anime le corps diffère cependant du fluide de l’esprit, car ce qui est destiné à agir sur la matière doit s’adapter à la matière dans une certaine mesure. Ainsi, le fluide des corps terrestres est plus « lourd » que le fluide des Esprits qui habitent ces corps. Le fluide corporel ressemble à vos courants d’énergie terrestres qui ne sont ni purement matériels ni purement spirituels. Leur véritable essence ne vous est pas connue, même si chaque jour vous faites l’expérience de leurs effets.
Vous possédez des fils conducteurs matériels pour transporter les énergies terrestres avec une puissance déterminée. Vous disposez de machines et de divers appareils dont le fonctionnement requiert un courant d’une certaine puissance. Si la puissance est trop intense, elle endommage gravement la machine et détruit l’installation. Si elle est trop faible, la machine s’arrête. De la même façon, l’énergie fluidique de tous les êtres physiques parcourt le corps entier, et toutes ses structures merveilleuses que vous appelez organes, par le biais d’un fil conducteur. Si l’énergie agit trop intensément sur un organe, il se détraque ; si elle est trop faible, l’organe cesse de fonctionner.
Le fil conducteur de l’énergie fluidique est le sang. Si ce fil se détériore, ou se perd, ou est détruit par décomposition, l’énergie fluidique cesse d’agir. De la même manière, vos courants d’énergie ne fonctionnent plus lorsque les fils conducteurs se détériorent par suite d’une influence extérieure ou par désagrégation. Puisque le sang sert de conducteur au fluide, et que par conséquent sans le sang la vie du corps est impossible, le sang est appelé « siège de la vie » dans la Bible »

La matière comme fluide matérialisé
« Le fluide corporel n’est pas produit par l’esprit incarné, mais il est tiré des substances ingérées par le corps. Pour que tu comprennes les enseignements suivants au sujet de l’énergie fluidique, il faut que je t’instruise sur l’essence de la matière.
As-tu déjà essayé de comprendre comment se forme le corps des êtres vivants ? Regarde ton propre corps et sa croissance. Ton corps a-t-il été formé par un simple ajout de matière finie, tout comme on bâtit une maison en posant pierre sur pierre ? Il t’est facile de comprendre par toi même que ton corps ne s’est pas formé de cette façon. Le corps n’est que du fluide condensé en matière. Ceci s’applique non seulement au corps humain, mais aussi à tous les corps des animaux, des plantes et des minéraux. Leur croissance et leur aspect matériel sont sujets aux même lois de la condensation du fluide.
Le fluide condensé des différents êtres matériels est le résultat de mélanges très variés de différents types et de différentes puissances de fluides, constitués d’après de merveilleuses lois inconnues de vous. Le mélange fluidique des humains se distingue de celui des animaux, qui diffère de celui des plantes, qui est lui-même différent de celui des minéraux.
Ces variétés de mélanges fluidiques n’existent pas uniquement entre les différents règnes naturels, mais aussi entre les différents représentants d’une même espèce. Ainsi le mélange fluidique diffère entre les diverses races humaines. L’homme noir ne possède pas le même mélange fluidique que l’homme blanc ou que l’indien. De plus les hommes d’une même race n’ont pas tous le même mélange fluidique. Chaque homme possède son mélange fluidique particulier. Il en va de même pour les animaux, les plantes et les minéraux.
Puisque la structure d’un corps résulte de la condensation d’un mélange fluidique particulier à cet être vivant, il s’ensuit que chaque corps possède sa spécificité. La chair, les os, les ongles, les cheveux, de chaque partie du corps possèdent des caractéristiques propres qui sont déterminées par la composition fluidique de l'individu en question. »

La croissance des êtres vivants
« C’est pour vous un grand secret de la nature qu’il soit possible que le fluide impalpable et invisible à vos yeux, puisse se condenser pour former de la matière solide. Néanmoins, votre expérience personnelle vous apprend que cela est possible. Vous voyez bien que votre corps ne se développe pas par un ajout de matière finie. Vous savez que le gland ne devient pas un chêne par un ajout constant et progressif de bois de la même essence, mais que la croissance s’opère par un processus inhérent à l’organisme vivant. Vous savez également que les aliments que vous ingérez ne sont pas ajouté à l’intérieur de votre corps pour le faire croître, mais qu’une chose que vous ne connaissez pas parcourt toutes les parties du corps et s’y condense pour former de la chair, des os, des cheveux, des ongles et d’autres substances. De cette façon cette chose en se condensant devient de la matière.
Cette chose inconnue de vous, c’est le fluide. D’où vient ce fluide subtil, nécessaire à la croissance et à la conservation des corps des êtres vivants ? Tu trouveras la réponse par toi-même si tu réfléchis à ce qui est nécessaire à la conservation de la vie de ton corps. Il te faut de l’air, de l’eau, de la nourriture. Cependant tout ce que contiennent l’air, l’eau et la nourriture n’est pas utile à ton corps. De plus, tous les ingrédients de ces substances ne peuvent pas être assimilés par les différentes parties de ton corps dans l’état dans lesquels ils se trouvent dans l’air, l’eau et la nourriture. C’est à dire dans un état matérialisé, car l’air est également une matière. Pour commencer, il faut que ces substances prennent une forme éthérée afin qu’elles soit amenées comme fluide jusque dans les plus infimes parcelles du corps.
La transformation des substances alimentaires matérielles en fluide se produit au moyen de la décomposition qui se déroule dans votre corps lors du processus de digestion. Par ailleurs, l’air que vous respirez représente aussi un mélange fluidique. Vos poumons ne retiennent et ne dissolvent que la quantité de fluide requise par votre corps, et rejettent la partie inutilisable par expiration. De son côté, l’eau possède également un mélange particulier de fluide. Le fluide de l’eau est le plus indispensable aux corps des humains, des animaux et des plantes. En effet les corps humain, animal et végétal sont, pour l’essentiel, le résultat d’une condensation du fluide extrait de l’eau. Voilà pourquoi le fluide de l’eau abonde dans les aliments tirés du monde animal et végétal. En ingérant ces aliments vous recevez généralement la quantité de fluide aquatique qui vous est nécessaire. C’est parce que le fluide de l’eau joue un si grand rôle dans les corps qu’il ne faudrait pas qu’il fasse défaut longtemps. Vos jeûneurs exhibitionnistes peuvent se passer de nourriture solide pendant des semaines, mais la privation d’eau causerait bien vite leur mort. C’est pour la même raison que les animaux et les plantes privées du fluide de l’eau finissent par dépérir rapidement. Cela t’explique aussi pourquoi les tourments de la mort provoqués par la soif représente le supplice le plus atroce qu’un être vivant puisse endurer. Ils occasionnent la plus pénible des agonies.
Le fluide de l’air n’est pas tant nécessaire à la constitution physique, mais il est surtout capital pour la production des différents courants d’énergie qui provoquent la transformation des aliments en fluide. Ces courants d’énergie sont également indispensables au mélange des différentes sortes de fluides ainsi qu’à leur condensation en matière solide. Toutes les dissolutions s’effectuent par des courants d’énergie fluidique chauds. Toutes les condensations s’effectuent par des courants d’énergie fluidique froids. C’est pourquoi vous ne pouvez vivre que peu très peu de temps sans le fluide contenu dans l’air. Sans le fluide de l’air, toutes les autres activités fluidiques cessent automatiquement. »

Le rayonnement fluidique des corps célestes
« Il reste à répondre à la question : d’où vient le fluide contenu dans l’air, l’eau et les aliments ? Il provient de la Terre. La Terre, en tant que corps céleste, possède et irradie toutes les catégories de fluides nécessaires à la conservation des êtres sur cette planète. Le fluide terrestre se compose à la fois du fluide inhérent à la Terre en tant que corps céleste, et des fluides que la terre reçoit par irradiation des autres corps célestes à proximité. Chacun de ces corps célestes possède un fluide qui lui est spécifiquement propre et que l’on ne retrouve dans aucun autre corps céleste sous cette forme et avec ce type de mélange. En fonction de la position des corps célestes par rapport à la Terre, leur rayonnement fluidique est plus ou moins intense. Comme la position des corps célestes les uns par rapport à l’autre change constamment, les rayonnements fluidiques qu’ils émettent varient dans la même mesure. Le mélange du fluide de la Terre avec les fluides des corps célestes qui l’entourent est primordial pour la préservation et le développement de la vie sur Terre.
Tu dois aussi te rappeler que chaque type de fluide possède des effets spécifiques. Si l’on considère qu’au moment de la naissance, le mélange fluidique du nouveau-né se trouve influencé par un fort rayonnement fluidique d’un ou plusieurs corps célestes, le fluide de ce bébé s’en trouve affecté. Ce mélange fluidique est, au moment de la naissance, relativement neutre et il est marqué et orienté durablement par la nature des rayonnements fluidiques qui agissent sur lui.
Par exemple, si pour faire un mélange dans un verre, tu commences par verser une grande quantité d’un liquide, alors tu dois ensuite réduire la quantité des autres liquides que tu veux ajouter. Le mélange final ainsi obtenu possède surtout la couleur, le goût, l’odeur et bien d’autres aspects propres au liquide le plus abondant. Ensuite tu ne peux plus réduire la quantité du liquide principal ni le diluer par l’ajout d’autres sortes de liquides car tu ne peux pas remplir davantage le verre. Il en va de même pour le mélange fluidique du nouveau-né. La quantité totale de fluide est déterminée, elle ne peut pas être augmentée. Si un certain type de fluide constitue l’élément principal de la totalité du fluide, il demeure à jamais dominant dans la formation et la croissance du bébé. De plus, comme les diverses sortes de fluides développent aussi des énergies vitales tout à fait particulières, la spécificité de l’élément fluidique dominant influence non seulement l’aspect physique de l’enfant, mais également son comportement et sa façon d’être.
Ce n’est pas superstition ni vaine fantaisie que de supposer que des qualités physiques, mentales et morales d'une personne peuvent être devinées si le moment de sa naissance est connu. L’influence du rayonnement fluidique des corps célestes sur votre existence, sur votre énergie vitale, et sur votre tempérament est beaucoup plus importante que vous ne l’imaginiez. N’avez vous pas coutume de dire : « Il est né sous une bonne étoile » ? Par-là, on exprime l’effet du rayonnement fluidique des corps célestes sur les êtres vivants au moment de la naissance. Tout cela est en rapport avec les grandes questions du destin humain, de sorte qu’il ne m’est pas possible de le passer sous silence. Tous les corps des êtres terrestres sont par conséquent du fluide condensé provenant du rayonnement fluidique de la Terre et des corps célestes qui l’entourent. »

Le processus de matérialisation du fluide
« Vous allez comprendre plus facilement le processus de dissolution et de condensation par le biais d’un phénomène naturel. Tu sais que, sous l’influence de la chaleur, il se produit une évaporation de l’humidité qui est à peine visible à l’œil. A une certaine altitude, la vapeur invisible jusqu’ici se condense pour former au départ un voile ténu à peine perceptible. Une condensation plus poussée vous fait apparaître ce voile subtile comme un nuage. Celui-ci, sous l’influence du froid, se condense de plus en plus et au terme d’une condensation plus forte il retombe sur la terre sous forme d’eau ou de neige. Si l’eau, sous l’influence d’un froid plus intense, continue à se condenser et devient de la glace, alors elle se présente sous la forme d’une matière solide. Voici un processus de condensation graduelle d’une substance invisible à vos yeux, presque éthérée, qui aboutit à une matière solide que vous pouvez non seulement voir et toucher, mais qui oppose une grande force de résistance. Ainsi la couche de glace qui recouvre vos ruisseaux, vos étangs et vos fleuves est de l’eau condensée dont la composition est identique à celle de l’eau courante et de la vapeur.
Tout comme la vapeur monte de la terre et par un cycle devient de l’eau puis de la glace puis de nouveau de la vapeur, ainsi en est-il de tous les corps terrestres. Ils se forment à partir du fluide terrestre invisible à vos yeux et qui pendant la croissance devient matière par condensation. Après la mort terrestre des êtres vivants, ce fluide se dissout et se mélange à nouveau au fluide de la Terre. A tous les êtres vivants s’applique la parole : A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise. (Genèse 3 : 19).
Voilà le cycle qui continuera jusqu’au jour où toute matière se décomposera en fluide de façon définitive et ne se condensera plus jamais pour former des corps matériels. Je te dirai encore beaucoup de choses à ce sujet, mais plus tard. »

Le renforcement et l’affaiblissement du fluide
« De ce que je viens d’énoncer, tu peux conclure que chez chaque être terrestre, il existe trois formes de fluides, plus ou moins condensées. Il y a le fluide de l’esprit qui est très subtil, le fluide représenté par la force vitale qui est un peu plus dense mais reste invisible à l’œil humain, et le fluide devenu matière solide et que vous appelez corps.
Le fluide, qui représente la force vitale du corps, reste toujours associé avec le fluide de l’esprit et donc avec l’esprit lui-même. C’est la force motrice utilisée par l’esprit comme énergie pour faire bouger le corps terrestre tout comme la vapeur est la force motrice maniée par le machiniste. Lorsque cette force motrice est réduite au point de ne plus pourvoir au bon fonctionnement des organes du corps, l’esprit se sépare du corps. Il s’ensuit donc la mort terrestre. C’est ainsi que le machiniste abandonne sa machine qu’il ne peut plus maintenir en état de marche par manque d’énergie.
Lorsque les corps terrestres meurent, toutes les énergies fluidiques restent attachées à l’esprit. En effet, les corps terrestres ne possèdent par eux-mêmes aucune énergie fluidique. Seuls les Esprits qui les animent en possèdent. Cependant, l’esprit, par son propre fluide spirituel, peut renforcer le fluide physique qui active son corps et qui serait affaibli par une maladie. Grâce à une grande force de volonté, il peut redonner une vigueur accrue aux organes qui fonctionnent mal et ainsi rejeter de son corps les éléments nuisibles.
Pendant ce temps, il est évident qu’il faut éviter de consommer des aliments impropres. Pour activer et faire progresser l’effet du fluide spirituel, il est recommandé d’ingérer des aliments sains. Dans ce cas, l’esprit agit par le biais de son fluide spirituel comme une puissante pompe refoulante sur le fluide physique et sur le fil conducteur, c’est à dire le sang. Il vous est possible de comprendre par de nombreux exemples, la puissance de l’effet tonique apporté par l’esprit d’un homme, déclenché par un effort de volonté. Il arrive souvent que l’esprit d’un paralytique exposé à un danger imminent, produise un tel renforcement de son énergie fluidique physique, que la paralysie cède et que les membres redeviennent utilisables, au moins pour un certain temps. »

La vertu curative du fluide
« L’espoir de guérison porté à un degré maximum engendre souvent le même effet. Cet effet provient lui aussi d’un acte de volonté qui, lorsqu’il est associé à une énergie physique fortifiée, produit plus d’une guérison que vous considérez comme miraculeuse. La force de volonté qui s’exprime par le courage, l’espoir, la confiance et la gaieté de cœur, constitue par conséquent le meilleur mur de protection contre les germes nocifs et contre les maladies contagieuses. Plus la force de volonté est grande, plus ce blindage invisible est résistant.
La faiblesse de volonté, le manque de courage, la peur et la timidité possèdent un effet contraire. Ces craintes agissent comme une pompe qui aspire le fluide physique et le sang vers l’intérieur du corps. Les défenses physiques sont alors affaiblies et la porte est grande ouverte pour les maladies contagieuses.
De même que le fluide d’un esprit peut fortifier le fluide physique de son corps touché par la maladie, la force fluidique d’une personne saine peut être transmise pour revigorer une personne souffrante. Un tel transfert de fluide s’appelle chez vous magnétisation. Tout être vivant peut communiquer son fluide à un autre être. Non seulement un être humain à un autre être humain, mais encore un humain à un animal, une plante ou un minéral. En transmettant votre fluide à des plantes vous pouvez hâter leur croissance. Vous pouvez magnétiser de l’eau, de l’huile et d’autres substances du même genre. Vous pouvez imbiber ces choses de votre fluide, et donc accélérer la guérison des malades qui boivent cette eau ou qui se frictionnent avec cette huile.
L’être humain peut aussi utiliser le fluide provenant d’animaux, de plantes ou de minéraux à des fins de guérison. C’est sur ces échanges réciproques de fluide que sont basées les lois de la guérison dans la création de Dieu. Ainsi, de nombreux animaux vivants dégagent des fluides aux vertus médicinales et curatives. Quant aux plantes, vous connaissez bien les effets salutaires de certaines. Malheureusement, vous ne connaissez pas aussi bien que les anciens les vertus curatives des différentes plantes pour guérir telle ou telle maladie. Ceci vaut encore pour les minéraux. Beaucoup de gens pensent que c’est de la superstition que d’attribuer une énergie particulière à chaque pierre précieuse. Et pourtant, c’est justement le fluide qui est dégagé par les pierres précieuses qui possède une pureté et une force particulière. Il fortifie le fluide de celui qui la porte. Tout cela suppose évidemment qu’un homme choisisse une pierre qui s’harmonise bien avec son propre fluide. La gemme ne doit pas contenir des forces fluidiques qui seraient en opposition avec le fluide de l’individu. Vous disposez de livres qui vous renseignent plus amplement sur les propriétés des pierres les plus en conformité avec la constitution de tel ou tel humain en fonction du moment de sa naissance.
Dans le domaine des guérisons, les échanges de fluides entre des personnes sont d’une importance capitale. Un enfant malade se sent bientôt mieux si sa mère, en bonne santé, le serre contre elle. Ce faisant, elle transmet à son enfant malade une partie de son fluide sain et fortifie le fluide de l’enfant affaibli par la maladie. Un homme en bonne santé qui dort avec des personnes malades ou âgées leur communique une partie de son énergie fluidique vitale. Ces personnes malades ou âgées avec lesquelles il dort, s’en trouvent fortifiées tandis que l’homme sain s’affaiblit de plus en plus en raison du don de son fluide. C’est pourquoi il arrive que des personnes en parfaite santé qui dorment régulièrement en compagnie de personnes souffrantes ou âgées prennent un air maladif. C’est la raison pour laquelle on ne laisse pas dormir les enfants dans le même lit que les personnes âgées. »

L’aura fluidique

Le fluide imprègne et traverse toutes les parties des corps terrestres et rayonne encore au-delà, jusqu’à une certaine distance. Ce rayonnement qui entoure les corps terrestres est désigné dans votre langage scientifique sous le terme d’aura. Tout ce qui est créé possède cette aura fluidique, même les grands corps célestes. Ce que vous nommez « force d’attraction terrestre » correspond à la force du rayonnement fluidique de la Terre dont la portée des effets dépend de la taille du globe terrestre. Ceci est également vrai pour tous les autres corps célestes. Dans le cosmos, il n’existe pas un point qui ne soit pas sous l’influence du rayonnement fluidique de quelques corps célestes.
L’aura fluidique entoure le corps physique, comme un halo, à une distance égale de chaque point de ce corps. Par conséquent, l’aura possède exactement la forme du corps physique autour duquel elle rayonne. Selon le vocabulaire choisi, on parle donc de « corps astral », ou de « corps fluidique », ou de « périsprit » pour le différencier du corps matériel. C’est ce que la bible appelle le corps spirituel. Il n’est généralement pas visible à votre œil corporel. Cependant, des personnes plus sensibles que d’autres perçoivent très bien ce rayonnement fluidique et possèdent donc la faculté de voir les Esprits. »

Les oscillations fluidiques
« L'esprit est la source de la vie, cependant la forme et le champ d'action d'un être vivant sont déterminés par la force fluidique associée à cet esprit et qui s’appelle pour cette raison « force vitale ». Cette force s’exprime par les oscillations du fluide. Chaque expression de l'activité intellectuelle, chaque manifestation de la vie, toutes les forces de la nature sont des oscillations de fluide. Toutes les pensées, tous les actes de la volonté, s’expriment par les vibrations fluidiques adaptées et engendrées par l’esprit qui est le porteur de l’énergie fluidique. Chaque sensation physique, chaque sentiment sont le fait d’oscillations fluidiques. Tous les sons, les couleurs, les odeurs, les sensations tactiles et du sens du goût se produisent par le moyen d’oscillations fluidiques déterminées. Dans le monde spirituel, il s’agit de vibrations du fluide purement éthéré. Dans le monde matériel, ce sont des oscillations du fluide sous sa forme plus ou moins condensée.
Tous les phénomènes que vous observez autour de vous, la croissance, la floraison, la maturation, tous les courants d’énergie, tous les rayonnements, l’électricité, la radiodiffusion, les ondes électromagnétiques, la lumière, l’obscurité, les multiples gammes des sons, les couleurs, les odeurs, les sensations tactiles, les goûts, les courants d’énergie de l’univers, la force d’attraction des corps célestes et leurs mouvements dans l’espace, tout se produit par des vibrations fluidiques. Un sage de l'ancien temps déclara : « Tout coule ! », il aurait dû dire : « Tout vibre ! ».
Le grand mystère divin des nombres est basé sur les valeurs des oscillations de la force fluidique qui inondent et traversent tous les points de l’univers. Vous, petits humains, vous n’arriverez jamais à percer ce mystère. Vous chercher « l'unité de mesure » dans ce qui se produit à votre niveau, mais vous ne la trouverez pas. Vous avez, il est vrai, déjà découvert maintes vérités reliées à ce mystère des nombres. Vous n’ignorez plus les valeurs des vibrations des différents sons que vous connaissez. Vous tentez aussi de découvrir les nombres des oscillations fluidiques qui sont à la base des couleurs. Mais qu’est-ce que tout cela en comparaison de l’immensité de l’océan de vérités auxquelles vous n’avez pas accès ? Vous ne pouvez pas dénouer les sept sceaux de la création de Dieu. Tout ce que vous pouvez faire, c’est d’être frappé d’étonnement et vous incliner tête basse en adorant la sagesse et la toute puissance divine du Très Haut.
Tirons donc, du peu que je viens de te dire à propos des oscillations fluidiques, quelques conséquences importantes pour atteindre l’objectif que nous poursuivons. D’abord tu comprends que l’harmonie des oscillations fluidiques signifie la beauté, la santé, la joie, la paix et le bonheur. Par opposition, la discordance, la dissonance des vibrations sont de toute évidence à l’origine de la laideur, de la maladie, de la douleur et du malheur. Tout comme la dissonance des sons et des couleurs blesse votre sensibilité et vous heurte intimement, et bien, le désaccord entre un esprit créé et son Créateur engendre les mêmes effets dans le domaine spirituel. En effet, ce désaccord provoque des oscillations négatives du fluide spirituel. Ce désaccord entraîne par conséquent la laideur spirituelle, l’infirmité spirituelle, le mécontentement spirituel, le sentiment d’être malheureux spirituellement, bref une douleur spirituelle dont l’intensité augmente au fur et à mesure que le désaccord entre l’esprit et Dieu s’accentue.
L’extrême limite de ce désaccord, c’est à dire une totale hostilité de l’esprit envers son Créateur, signifie par conséquent le degré le plus élevé de l’angoisse et du malheur spirituel. C’est cet état que vous appelez « l’enfer ». Et comme l’extrême discordance des vibrations fluidiques signifie le contraste total avec la beauté et la lumière, qui l’une et l’autre supposent une parfaite harmonie, alors l’enfer est nécessairement un état d’extrême laideur du corps fluidique. L’enfer est ainsi constitué d’épaisses et profondes ténèbres. Ces conclusions reposent sur des lois éternelles. Ce n’est pas Dieu qui vous précipite dans l’enfer, mais c’est votre propre désaccord avec tout ce qui est bon et beau, avec tout ce qui est spirituellement sain et pur, avec tout ce qui est lumière et vie. Voilà pourquoi l’enfer signifie la mort spirituelle vers laquelle plonge celui dont l’état d’esprit se trouve en extrême désaccord avec la nature Divine. Les oscillations fluidiques spirituelles représentent le gouvernail de profondeur qui entraîne soit vers le bas, soit vers le haut selon qu’elles vibrent en désaccord ou en harmonie avec le Créateur. Eliminer tout défaut d'harmonie dans sa vie spirituelle constitue la tâche la plus importante de chaque être vivant.

Les oscillations fluidiques d’un être vivant ne sont pas uniquement influencées par les pensées et le caractère de son propre esprit, mais également par les pensées des autres êtres dont il reçoit les vibrations fluidiques. Lorsque, par exemple, les individus suffisamment sensibles pour être « clairvoyants » entrent en contact avec le rayonnement fluidique de quelqu’un d’autre, ils font passer en eux même et ressentent les sensations de cette autre personne. C’est sur cette loi que repose le phénomène d’identification avec une autre personne, qui consiste à épouser ses sentiments, son caractère, ses dispositions d’esprit et même son destin.
Toutes les vibrations fluidiques d’un être vivant laissent des traces dans son propre corps fluidique. De la même manière, les vibrations sonores d’une chanson s’impriment sur un disque de phonographe et plus tard on peut à nouveau faire entendre ces mêmes sons avec toute la musicalité, la même sensibilité et les mêmes sentiments que ceux exprimés par le chanteur. C’est ce phénomène qui est à la base de la faculté de mémoriser des connaissances et des idées. Plus les impressions gravées dans ce disque fluidique sont profondes, plus il sera facile de les récupérer. Le même processus qui se déroule pour un disque phonographique sous une forme matérielle se retrouve de manière spirituelle lorsque des personnes douées de clairvoyance entrent suffisamment en contact avec le disque fluidique d’une autre personne. Ce contact provoque dans le fluide des personnes clairvoyantes les mêmes vibrations, et donc les mêmes sensations, que celles qui se trouvent sur le disque fluidique de l’autre individu. »
A partir de ce qui précède, tu sais que les oscillations de l’énergie fluidique ne provoquent pas seulement certains sons mais sont aussi à la base des couleurs, des odeurs, des goûts et d’autres sensations tactiles. Ainsi, les sensations de chaud et de froid reposent sur de telles vibrations fluidiques. Il existe des clairvoyants qui voient un son sous forme de couleur et qui parviennent même à distinguer des couleurs par le toucher. Pour faire cela, ils sentent la diffusion du rayonnement fluidique plus ou moins chaud qui émane des couleurs. D’autres clairvoyants perçoivent chez une personne les sentiments d’amour ou de haine, de bienveillance ou de méchanceté, de courage ou de peur, de fidélité ou d’infidélité. Les clairvoyants ne perçoivent pas simplement cela en eux même mais également sous forme d’images et de visions colorées de sorte qu’il leur est possible de peindre les concepts d’amour, de fidélité, d’affliction, de joie, de haine ou d’envie sur un tableau en couleur. Tout cela repose sur les oscillations fluidiques qui accompagnent ces sentiments. »
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Re: LES PRÉDICTIONS SELON LE SPIRITISME

Message  Arlitto le Sam 20 Aoû - 14:56

Le fluide porteur de sensations physiques
« Nous voyons donc que le fluide sert également de transmetteur des sensations physiques. Si par conséquent, le fluide vient à être refoulé d’un membre du corps alors, ce membre perd toute sensation. Le refoulement du fluide hors du corps, ou de certaines parties du corps, peut se produire de différentes façons. Il peut être provoqué par des accidents vasculaires qui perturbent la circulation du sang qui est le conducteur du fluide. Vos médecins effectuent un refoulement du fluide au moyen d’anesthésiants. L’usage immodéré de boissons alcoolisées provoque également le refoulement du fluide, ce qui se manifeste par une insensibilité partielle ou totale. La sensibilité revient dès que le corps a éliminé ces substances étrangères.
Inversement, la sensibilité persiste même lorsque l’organe matériel du corps en a été séparé. Car le corps fluidique d’un être terrestre reste entier, même lorsqu’un des organes du corps matériel a été enlevé. Un homme ayant perdu sa jambe conserve toujours sa jambe fluidique. Et comme le fluide est le transmetteur de la sensation physique, cet homme unijambiste, garde les mêmes sensations que s’il avait toujours sa jambe. Il ressent des douleurs dans le genou, le mollet, le talon et les doigts de pied d’une jambe qui ne fait plus partie de son corps. La vérité de ce que j’avance te sera confirmée par tous les amputés.
Parce que le fluide, après la mort physique qui entraîne la séparation de l’esprit et du corps, reste toujours attaché à l’esprit et qu’il est le transmetteur des impressions et des sensations, alors l’esprit séparé du corps peut ressentir les mêmes impressions et les mêmes sensations que celles qu’il avait lorsqu’il était lié à un corps matériel. C’est pourquoi les Esprits des défunts peuvent ressentir la douleur, exactement comme s’ils vivaient encore sur Terre. Les Esprits des défunts, qui passent dans une sphère inférieure suite à leur mauvais comportement pendant leur vie terrestre, ont le sentiment de vivre sur Terre comme avant. En voici la raison : tout d’abord ils ressentent les mêmes impressions que celles des êtres humains vivants. De plus, ils regardent leur corps fluidique, comme leur ancien corps matériel. En effet, l’aspect du corps fluidique est parfaitement semblable à celui du corps matériel. Enfin, le souvenir de leur mort physique a totalement disparu de leur mémoire. »

L’odeur du fluide
« Le fluide de chaque être vivant possède une odeur particulière. Le fluide étant de nature spirituelle, son odeur est perçue au moyen de la sensibilité spirituelle et non pas par l’odorat physique. L’odeur fluidique diffère chez chaque être vivant. De même qu’il n’existe pas deux êtres humains possédant la même silhouette et les mêmes traits, ainsi il n’existe pas deux êtres avec le même fluide et la même odeur fluidique. Etant donné que chaque esprit, même un esprit non incarné, possède un corps fluidique, chaque esprit dégage une odeur fluidique particulière d’autant plus désagréable que l’esprit est d’un rang inférieur. Ceci explique que les livres anciens parlent d’apparitions diaboliques qui répandent une abominable puanteur.
Etant donné que le fluide s’étend au-delà du corps sous la forme d’une aura, cette émanation se perçoit aussi d’après son odeur. De cette manière, le contact d’un être vivant avec n’importe quel objet, laisse sur cet objet l’odeur fluidique diffusée par cet être. C’est à l’odeur fluidique qu’un chien reconnaît les objets et les traces de son maître. C’est en flairant l’odeur fluidique que le chien policier, dressé à cet effet, retrouve la trace du criminel. Ce n’est que lorsque d’autres traces recouvrent la trace primitive d’une odeur fluidique plus fraîche que la poursuite devient plus difficile ou carrément impossible.
Il faut ajouter à cela que le rayonnement fluidique odorant spécifique à un être vivant ne s’attache pas seulement à la matière grossière ou à la surface du sol, mais l’odeur adhère aussi à la substance ténue et subtile qui occupe tout l’univers et que vous nommez éther. De cette manière, tout ce qui est créé laisse derrière lui une trace fluidique de son existence qui relie le jour de sa naissance avec le dernier jour de sa vie. Je voudrais citer un exemple matériel pour illustrer ce que j’avance. Imaginons une voiture remplie d’une poudre très fine et qui laisse échapper, par une fente, une certaine quantité de cette poudre tout au long de son déplacement. Cette traînée de poudre laissera sur le sol une trace qui permettra de connaître l’itinéraire emprunté par la voiture. La trace marquée par la poudre sera comme un lien reliant le point de départ du véhicule avec son point d’arrivée.
Le fluide dégagé par chaque créature au cours de son existence constitue un lien de ce genre. C’est cette trace fluidique qui permet à l’oiseau migrateur de retrouver son pays natal et qui permet à l’hirondelle de retrouver le toit où jadis elle avait bâti son nid. Ces oiseaux possèdent une sensibilité fluidique très fine. Vous nommez cela le « flair » de l’animal. Cependant, ce flair ne subsistera qu’aussi longtemps que l’animal sera en bonne santé. Les animaux malades perdent la perception du fluide de leur propre trace et de la trace des autres lorsque leur énergie fluidique diminue. Ainsi les oiseaux migrateurs malades ne retrouvent plus le chemin du retour, pas plus qu’un chien malade ne retrouve la trace de son maître ou sa propre trace.
Il existe aussi des êtres humains doués d’une sensibilité fluidique extrêmement fine. Cela leur permet de déceler l’odeur fluidique de l’un de leurs semblables à partir d’une certaine distance. Ils ressentent ainsi la présence de l’autre soit par une sensation agréable et sympathique, soit au contraire par une sensation de répugnance irraisonnée. Cela se produit malgré le fait qu’ils n’aient jamais vu, ni rencontré, ni connu cette personne auparavant. Cette sympathie ou cette antipathie réciproque, dès le premier regard, est l’effet de la sensibilité fluidique. C’est de là que vient l’expression populaire : Ils ne peuvent pas se sentir. »

Le fluide comme miroir du destin

« Le fluide est parmi ce qu’il y a de plus merveilleux dans la création de Dieu. Non seulement le lien constitué par le fluide vous relie avec toutes les choses et tous les êtres avec lesquels vous êtes entrés en contact durant votre vie, mais encore il conserve et reflète toute votre existence comme le ferait un film. Votre fluide contient tout ce que vous avez vécu, toutes vos actions, toutes vos paroles, toutes vos pensées. C’est le « livre de la vie » dans lequel tout est inscrit. C’est comme une plaque photographique sensible qui fixe tout et reproduit tout. Ce film ne ment pas et on ne saurait lui infliger de démenti. C’est d’après les révélations de ce film, qu’à la fin, vous serez jugé par votre Créateur.
C’est dans son fluide que se trouve gravée la destinée de chaque être terrestre qui est fixée à l’avance. Elle est visible et se lit aussi bien dans le corps fluidique, que dans la moindre parcelle de fluide vital. La destinée est donc également perceptible dans les menues parcelles de fluide qui par diffusion et rayonnement se trouvent partout et sur toutes les choses avec lesquelles cet être est entré en contact. Attention, il ne faut pas appeler « destinée » tous les actes de votre vie et tous les événements que vous subissez. Presque tout ce qui vous arrive résulte de l’action de votre libre arbitre. Ce qui a été dessiné d’avance, c’est tout simplement le cours de votre existence qui comporte certaines étapes le long du chemin. Votre attitude et vos actes durant le déroulement de ces étapes dépendent exclusivement de votre décision et sont du domaine de votre seule responsabilité.

L’unique but de votre vie est d’élever votre esprit à un niveau supérieur, sur la voie qui a été tracée pour vous et qui vous rapproche de Dieu. Le chemin de votre vie est un temps d’épreuve et de probation. Il a été décidé d’avance pour vous, tant pour la forme que pour la durée. Vous n’y changerez rien. Les étapes qui jalonnent ce chemin représentent des épreuves que vous devez surmonter, et la mort terrestre en est l’aboutissement. Que, sur le sentier tracé d’avance pour vous, vous fassiez oui ou non votre devoir, ne dépend que de vous. Pour celui qui triomphe de l’épreuve, son esprit continuera à progresser dans l’au-delà, jusqu’au terme de son évolution, dont l’objectif final est l’union avec Dieu. Celui qui échoue à l’examen devra le repasser jusqu’au succès. Le succès ou l’échec ne sont pas prédestinés mais dépendent du mérite ou des défaillances personnels.
Les religions chrétiennes ne reconnaissent pas cette vérité. Elles ignorent que le Créateur agit à l’instar de l’architecte qui commence par dessiner le plan selon lequel l’édifice devra être réalisé. Le plan ne contient pas tous les détails de l’exécution des travaux intérieurs, ni les détails concernant les matériaux qui entreront dans la construction. Ce plan n’indique que le tracé extérieur du bâtiment. C’est ainsi que Dieu a fixé le tracé des lignes principales de l’édifice de la vie de chaque homme. Dieu abandonne au libre arbitre de chacun l’achèvement intérieur de l’édifice.
La Bible rappelle à plusieurs reprises la prédestination de la destinée humaine : Mais l'homme ne connaît pas son heure. Comme les poissons pris au filet perfide, comme les oiseaux pris au piège, ainsi sont surpris les enfants des hommes au temps du malheur, quand il fond sur eux à l'improviste (Qohélet, 9 : 12). 
Ou encore : Dans ton livre ils étaient tous décrits ces jours qui furent disposés avant qu'aucun d’eux ne soient encore. (Psaume 139 : 16).
Et l’Ecclésiaste nous dit : Tout ce qui arrive a déjà été déterminé longtemps d'avance et l'on sait d'avance ce qui sera de l'homme (Qohélet, 6 : 10) .
Ou encore : Mes temps sont dans ta main, délivre-moi, des mains hostiles qui s'acharnent; (Psaume 31 :16).
Le prophète Jérémie nous fait entendre ces paroles : Je le sais, Yahvé, la destinée des hommes n'est pas en leur pouvoir, et il n'est pas donné à l'homme qui marche de diriger ses pas(Jérémie 10 :23).
On peut également citer : Je suis Dieu, il n'y en a pas d'autre, Dieu, et personne n'est semblable à moi. J'annonce dès l'origine ce qui doit arriver, d'avance, ce qui n'est pas encore accompli. Je dis : mon projet se réalisera (Isaïe 46 : 9 - 10).
Ou bien encore : A moi la vengeance et la rétribution, pour le temps où leur pied trébuchera. Car il est proche, le jour de leur ruine ; leur destin se précipite ! (Deutéronome 32 :35).

La destinée de l’homme

La naissance et la mort ainsi que la durée de la vie qui les sépare sont des événements déterminés à l’avance par Dieu. Personne, ni même aucun médecin, n’est à même de sauver la vie d’un homme. Chacun mourra à l’heure fixée pour lui car : Aucun homme n'est maître du vent pour retenir le vent, personne n'est maître du jour de la mort. Il n'y a pas de sursis à la guerre, et la méchanceté ne sauve pas celui qui la commet (Qohélet, 8 :8).
Le Christ confirme cette vérité par ces paroles : Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? (Matthieu 6 :27).
Et Dieu dit à Moïse : Voici venir les jours de ta mort, appelle Josué. Tenez-vous à la Tente du Rendez-vous, pour que je lui donne mes ordres. Moïse et Josué vinrent se tenir à la Tente du Rendez-vous. (Deutéronome 31 : 14).
De même que l’architecte humain peut, par la suite, apporter certaines modifications à son plan initial, ainsi en est-il de même dans le domaine des possibilités divines. A titre exceptionnel, quelques changements peuvent intervenir dans la destinée de certains hommes. Dieu seul peut prolonger ou abréger la durée d’une vie. C’est de cette façon, comme nous l’enseigne la Bible, qu’Il prolonge parfois les années de celui qui Lui est fidèle et se révèle un collaborateur sûr dans l’exécution de Son plan qui consiste à ramener à Lui ceux qui l’avaient abandonnés. C’est ainsi que Dieu fait porter le message suivant à Ezéchias : J'ajouterai quinze années à ta vie, je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assyrie, je protégerai cette ville à cause de moi et de mon serviteur David (Rois 20 : 6).
Par contre, Dieu abrège la durée de la vie qu’il avait fixée pour d’autres. Cela peut se produire pour ceux qui ont non seulement négligé leur propre tâche dans l’existence, mais qui ont en plus cherché à détourner leurs semblables de leurs devoirs envers Dieu : Et toi, ô Dieu, tu les pousses dans le puits du gouffre, les hommes de sang et de fraude, avant la moitié de leurs jours (Psaume 55 : 24).
Par « hommes de sang », la Bible ne mentionne pas les assassins qui versent le sang physiquement, mais désigne ceux qui mettent à mort l’esprit de leur semblables en les détournant de Dieu et en les poussant à l’abandonner : La crainte de Yahvé prolonge les jours, les années du méchant seront abrégées (Proverbes 10 : 27).
Par le prophète Jérémie, Dieu prévient Hananya : « Ecoute bien, Hananya : Yahvé ne t'a point envoyé et tu as fait que ce peuple se confie au mensonge. C'est pourquoi, ainsi parle Yahvé. Voici que je te renvoie de la face de la terre : cette année tu mourras car tu as prêché la révolte contre Yahvé ». Et le prophète Hananya mourut cette année même, au septième mois (Jérémie 28 : 15 – 17).
Ou encore : Par le sang que tu as répandu tu t'es rendue coupable, par les idoles que tu as fabriquées tu t'es souillée, tu as fait avancer ton heure, tu es arrivée au terme de tes années.(Ezéchiel 22 : 4).
Les peuples ont eux aussi chacun leur destin particulier fixé à l’avance. Vous ne comprenez pas tout cela parce que vous ne possédez pas une juste connaissance des causes et des effets des grands événements du monde. Avant tout, vous ignorez le but et la finalité de la création matérielle. Vous n’avez aucune idée de la connexion et du lien logique qui existe entre l’esprit incarné et la création de Dieu. A ce sujet, je te renseignerai plus à fond dans un proche avenir.

Le fluide et la clairvoyance
J’ai ajouté cet enseignement concernant la prédestination, parce que ce sujet est étroitement lié à celui de l’énergie fluidique. Sans cela, tu ne comprendrais pas ce que j’ai à te communiquer à propos de la « clairvoyance » et ses rapports avec la force fluidique. Les clairvoyants sont des êtres humains ou des animaux, dont l’esprit est capable de se séparer suffisamment du corps pour que leurs sens de perception deviennent semblables à ceux des Esprits de l’au-delà qui ne possèdent plus leur corps terrestre.
Un clairvoyant parfaitement formé pourra, dans certaines circonstances, reconnaître le destin d’une autre personne qui est gravé dans le fluide de cette personne. Un clairvoyant est capable de voir toute la vie passée de celui dont il perçoit le fluide. Il voit tout aussi bien la partie qui appartient à la destinée inéluctable de la vie de cet individu, que la partie qui provient des décisions prises par cet individu. En ce qui concerne l’avenir, un clairvoyant ne distingue que ce qui est prédestiné non pas ce qui relève du libre arbitre de l’homme.
Un clairvoyant ne peut voir le « comment » de la mort d’un homme uniquement si la façon de mourir fait partie du destin prédéfini. En effet, le « comment » de la mort n’est pas systématiquement prédestiné pour tout le monde. Pour certains, il s’agit d’une chose prédestinée, pour d’autres une conséquence de leurs libres décisions. Il n’y a que l’heure de la mort qui soit fixée pour tout le monde.
Afin de rendre ces informations perceptibles, il faut que le clairvoyant entre en contact avec le fluide qui contient le destin de l’autre personne. Pour cela le clairvoyant doit être en présence soit de la personne elle-même, soit d’un objet qui a appartenu à cette personne et sur lequel adhère un peu du rayonnement fluidique de son ancien propriétaire. C’est également sur cette propriété du fluide que repose la capacité du clairvoyant à lire des lettres sous enveloppe fermée ou de reconnaître des objets cachés à sa vision corporelle. Plus le rayonnement fluidique émanant de l’objet en question est intense, plus la vision du clairvoyant est claire.
Si l’esprit du clairvoyant est capable de se dissocier entièrement de son corps en d’en sortir, il sera en mesure de suivre la trace fluidique d’un autre et de déterminer où cette personne se trouve à cet instant même.
Cependant, tous les actes de clairvoyance ne se réalisent pas nécessairement à partir du rayonnement fluidique. Beaucoup d’événements qui se déroulent loin du clairvoyant sont perçus par lui à l’instant même où ils se produisent. Cela peut venir soit du fait que son esprit qui a quitté son corps se trouve présent sur les lieux de l’événement, soit du fait que l’événement lui est présenté par le monde des Esprits au moyen de voix, de sons ou d’une vision. Le clairvoyant pourra distinguer le destin futur d’individus sans entrer en contact avec leur rayonnement fluidique, ainsi que la destinée de pays, de peuples, de villes ou d’autres collectivités à condition que le monde des Esprits lui présente les images et les visions correspondantes à ces destins. La manière de former de telles images, soit en rendant fidèlement l’événement, soit sous forme de symboles, n’est pas une chose difficile à réaliser pour les Esprits chargés de cette mission. C’est toujours le fluide qui leur sert de matériel de base pour donner forme à ces images. C’est en images symboliques que l’avenir des peuples ou que d’autres événements furent, la plupart du temps, révélés aux prophètes de l’Ancien Testament. »

La couleur du fluide vital
« Le fluide possède également une couleur qui varie pour chaque créature. Elle va du noir profond au blanc le plus éclatant, en passant par des millions de nuances variées. Vous autres humains, vous ne pouvez pas concevoir la diversité de ces teintes. Lorsqu’en automne les feuilles jaunissent, tu n’en trouveras deux qui possèdent exactement le même jaune. Cette variété infinie s’applique à toutes les couleurs.
Je t’ai déjà dit à plusieurs reprises qu’il fallait chercher l’origine de la grande diversité d’odeurs, ou de couleurs du fluide, dans la nature de l’esprit des êtres vivants. Plus un esprit se trouve en opposition avec Dieu par sa pensée et par ses actes, plus cet esprit apparaît laid dans sa forme spirituelle. Car tout esprit possède également une forme. Ainsi votre esprit humain possède la forme du corps physique ou plus exactement, votre corps physique possède la forme de votre esprit. En effet, le corps physique des hommes ou des bêtes est formé à la ressemblance du corps fluidique, qui lui-même est façonné par l'esprit. C’est avec l’aide du fluide que l’esprit construit le corps physique d’après sa propre image et son propre aspect.
Vos prétendus savants se moqueront sans doute de toi si tu leur dis que les Esprits incarnés possèdent la forme du corps qu’ils habitent. Ils ne peuvent pas s’imaginer un esprit possédant une forme. Ils croient que seul ce qui est matériel et limité par le temps et l’espace revêt une forme. Ce en quoi ils se trompent lourdement. Les Esprits ont une forme, rien dans la création n’est sans forme. Bien que possédant une forme et un aspect, les Esprits ne sont cependant pas liés au temps et à l’espace comme les corps matériels. Comment ferions-nous, nous les Esprits, pour nous reconnaître et nous distinguer les uns des autres si nous ne possédions pas de forme ? L’archange Michel se distingue pourtant de Gabriel, et Gabriel de Raphaël et des autres Esprits, pour ne citer que des personnages bibliques. En vérité tous les Esprits possèdent une forme, à commencer par Dieu, puis les Esprits supérieurs proches de Dieu jusqu’aux silhouettes les plus laides et les plus difformes des sphères inférieures, en passant par les Esprits incarnés sur la Terre.
La beauté est harmonie, la laideur est l’absence d’harmonie. Cette loi s’applique à la création toute entière. Le plus beau visage d’un tableau peut être transformé en figure grotesque et hideuse par un seul coup de pinceau qui en détruit l’harmonie. De cette façon, un esprit revêt un aspect d’autant plus vil, surtout au niveau du visage, que l’attitude de cet esprit se trouve en opposition avec son créateur, à l’image duquel il a été créé à l’origine. »

Les autres qualités du fluide

« L’esprit donne non seulement une forme au corps fluidique qui l’enveloppe mais également une couleur et une odeur qui contribuent à l’aspect général de laideur ou de beauté selon la nature de l’esprit. Voilà pourquoi lorsqu’un bon esprit se matérialise, vous pouvez voir que son rayonnement fluidique brille d’une belle lumière et que plus son fluide se condense, plus il répand une odeur agréable. Inversement, la matérialisation d’un esprit inférieur le rend ténébreux et répand une odeur écœurante. Il est vrai que l’être humain ne s’aperçoit pas toujours de cette odeur car il est rare que l’odorat corporel la détecte. Ce sont là des faits très souvent constatés par vos savants.
L’harmonie ou la discorde d’un esprit sont en outre transmis par le corps fluidique au corps physique. Cela explique que le caractère d’un être humain transparaît dans les lignes de son corps, surtout dans les traits du visage et jusque dans la conformation de ses membres. Celui qui connaît cette loi est donc capable de découvrir les qualités de l’esprit à partir des formes et de l’aspect des parties du corps. Le maintien de la silhouette, la démarche et les mouvements sont également des formes d’expression de l’esprit. Cela permet aussi l’étude du caractère d’une personne d’après l’examen de son écriture. C’est encore la raison pour laquelle l’esprit d’un défunt qui écrit à travers un médium humain reproduit les traits de plume et l’écriture dont il se servait de son vivant. Son écriture ne se transformera que lorsque, dans l’au-delà, son caractère se sera profondément amélioré.
Puisque la destinée d’un homme est gravée dans son fluide tel le tracé d’un plan d’architecte, et que la destinée est transmise par le fluide au corps physique, alors la destinée d’un être se trouve inscrite dans les lignes et les signes distinctifs de son corps. Celui qui sait reconnaître ces signes peut par conséquent déceler une partie de ce que le clairvoyant aperçoit d’une manière plus parfaite dans le fluide.
Je pourrai te dicter un livre entier traitant sur ces interférences entre le corps fluidique et le corps physique, mais je n’ai pas mission d’enrichir votre savoir humain sur ce thème. Je dois seulement vous transmettre une quantité suffisante de renseignements sur ces phénomènes afin que vous puissiez comprendre comment fonctionne la communication entre les Esprits et le monde matériel, ainsi que les lois qui sont à la base d’un tel échange. »

Les courants fluidiques sont des courants d’énergie
« Comme le fluide est de nature spirituelle, il possède la particularité des Esprits qui est de n’être arrêté par aucune sorte de matière. Tout comme le fluide d’un esprit pénètre et imprègne son propre corps physique sans rencontrer de résistance, ce même fluide peut s’infiltrer dans n’importe quelle autre matière lorsque cet esprit a quitté son corps physique. Rien ne peut lui opposer de résistance. Il se produit un phénomène semblable avec ce que l’on appelle les rayons X. Cela vous aidera à comprendre ce que je viens de dire.
Dans l’atmosphère se forment de forts courants électriques sous l’influence de la chaleur et des masses de vapeur d’eau appelées nuages. Ces décharges d’énergie deviennent ensuite visibles sous forme d’étincelles appelées éclairs. Et bien, il se produit le même phénomène dans le monde spirituel. Les Esprits sont capables, à l’aide du fluide, de produire des courants d’énergie très puissants, qui sont chauds ou froids. A propos des éclairs, vous parlez de décharges à chaud qui font tout fondre, et de décharges à froid qui agissent par la puissance de leur pression sans rien brûler.
La chaleur a pour effet de dilater et de dissoudre. Inversement, le froid a pour effet de contracter, de condenser. Cette loi est en vigueur non seulement dans le monde matériel, mais aussi dans le monde spirituel. Tout comme vous qui pouvez, par la chaleur, transformer de la matière en vapeur et la rendre invisible à l’œil, les Esprits peuvent aussi décomposer et dissoudre complètement la matière. Pour ce faire, ils utilisent des courants d’énergie chauds avec lesquels ils transforment la matière en substance quasi fluidique et donc en quelque chose d’éthéré. Car toute matière, comme je te l’ai déjà expliqué, n’est autre que du fluide matérialisé qui peut être dissout en fluide spirituel. La matière transformée en fluide pénètre, comme toute autre force fluidique, tout ce qui est matériel sans rencontrer de résistance. On peut la transporter n’importe où, après quoi elle peut à nouveau être densifiée pour reformer de la matière solide. Vous appelez ce phénomène « dématérialisation » dans sa phase de dissolution et « matérialisation » dans sa phase de densification du fluide subtil.
Le monde des Esprits dissout la matière par des courants d’énergie fluidique chauds. Il utilise des courants d’énergie fluidique froids pour condenser le fluide conformément aux lois de la nature. De même que vous qui utilisez des courants d’énergie terrestre à haute puissance, vous faites preuve de précaution et de minutie pour éviter tout accident, ainsi les Esprits utilisent leurs courants d’énergie avec autant de prudence. En manipulant des câbles à haute tension, vous avez recours à des moyens isolants. Vous parlez de « courts-circuits » et d’incidents du même genre. En manipulant des courants d’énergie fluidique afin de réaliser des dématérialisations ou des matérialisations en présence de créatures terrestres, les Esprits doivent aussi se montrer très prudents afin d’atteindre le résultat recherché sans nuire à ces êtres vivants.
Une intervention intempestive de l’un des participants à une réunion spirite qui trouble le travail des Esprits peut représenter un danger pour le médium qui sert de courroie de transmission. Les conséquences d'une perturbation peuvent nuire aux personnes présentes et rendent la communication difficile ou carrément impossible. Le travail des Esprits peut aussi entraîner des courts-circuits, à moins que l’on ne recoure à temps à un moyen isolant. Tout cela vous paraît beaucoup trop terre à terre. Mais je te le répète continuellement, tout ce qui existe sous une forme matérielle dans le monde terrestre existe également sous une forme spirituelle dans le monde des Esprits, et cela sans aucune exception. Il vous semble difficile de comprendre cela, car votre mode de pensée est emprunté au monde matériel. Vous peinez à transposez vos notions sur le plan spirituel.
Le fluide avec lequel votre propre esprit agit sur votre corps physique a besoin, dans une certaine mesure, d’être rendu plus dense, comme je te l’ai déjà expliqué. Il faut en effet établir une liaison entre l’esprit et la matière. Pour la même raison, il faut que les Esprits rendent les fluides à leurs dispositions plus denses, s’ils veulent agir sur les êtres incarnés. La chaleur et la lumière représentent de sérieux obstacles lors des phénomènes de densification des fluides. Tu comprendras aisément pourquoi la chaleur empêche ces phénomènes. La chaleur, en effet, dilate et dissout. Tu devineras pourquoi la lumière limite la densification du fluide si je te rappelle que le développement des plaques photographiques nécessite l’obscurité de la chambre noire.
Une condensation de fluide à la chaleur et au grand jour est possible, mais il est extrêmement rare que le monde des Esprits dispose d’une telle quantité de fluide pour simplement communiquer avec des êtres humains. Cependant, en ce qui concerne la Création ou l’exécution d’une mission particulière, les bons Esprits ont à leur disposition de l’énergie fluidique en quantité et d’une puissance illimitée. Il est donc puéril de votre part de tourner en dérision l’affirmation que beaucoup de phénomènes spirites nécessitent l’obscurité pour réussir. Ces moqueries sont le signe d’une grande ignorance concernant ce sujet. Beaucoup de vos savants prétendent que l’on choisit le « cabinet noir » uniquement pour mieux masquer la fraude et pour truquer les expériences spirites. On devrait pouvoir dans ce cas, en toute logique, demander au photographe de développer ses plaques au grand jour et non dans la chambre noire. Il faudrait également le traiter d’imposteur s’il ne réussit à développer ses plaques que dans l’obscurité. C’est une chose malheureusement méconnue de beaucoup que le travail des Esprits se déroule selon les mêmes lois que celles qui régissent vos actions sur Terre. »

L’apport invisible de nourriture
« Lors de la dématérialisation et la condensation de matière, il peut se produire un apport de nourriture invisible pour l’œil corporel et qui échappe à votre raison humaine. On pourrait appeler ce phénomène d’apport de nourriture : alimentation fluidique. Il y a toujours eu des hommes qui ont réussi à se maintenir en vie sans s’alimenter. Chez eux, l’alimentation est administrée d’une façon spirituelle. Le monde des Esprits décompose d’abord la nourriture en fluide qui passe ensuite sous cette forme fluidique dans les organes de la digestion. Là, cette nourriture fluidique est rendue aussi dense que la nourriture matérielle et peut alors être digérée. Ceci explique que des personnes qui d’après vos observations restent sans aucune nourriture, évacuent par les voies naturelles comme si elles consommaient de la nourriture tangible. Ce mode d’alimentation se produit toujours chez de telles personnes en même temps que d’autres effets provoqués par les Esprits. Il ne représente pas une fin en soi, mais un chaînon d’une série d’événements en vue d’un but plus élevé. »

Les sources de fluide pour la communication avec les Esprits

« De tout ce que je t’ai expliqué jusqu’ici, tu pourras tirer toi-même la conclusion qu’une énergie fluidique suffisante constitue la condition préalable à tout travail réalisé par le monde des Esprits sur des créatures terrestres et qui soit perceptible par vos sens. L’énergie fluidique est l’agent moteur dans toute la création de Dieu. Ceci s’applique également aux tâches que les Esprits exécutent sur Terre.
Enfin une question se pose d’elle-même : D’où les Esprits puisent-ils l’énergie fluidique dont ils ont besoin pour communiquer avec les créatures terrestres ? Tu pourrais penser que les Esprits possèdent suffisamment d’énergie fluidique en eux-mêmes, pour agir sur la matière. Ce n’est cependant pas le cas. En effet, les Esprits ont besoin de leur force fluidique pour maintenir leur propre existence et pour réaliser leur travail dans le monde spirituel. Avant tout, le fluide du monde des Esprits supérieurs est trop ténu, trop léger, trop subtil, pour se combiner avec le fluide des êtres terrestres qui possède une nature différente. Vous aussi, vous disposez de nombreuses substances fines et subtiles que vous ne pouvez pas réunir à des substances plus grossières pour obtenir un mélange homogène.
Il s’ensuit que les Esprits doivent, pour leurs actions sur Terre, utiliser le type de fluide qui s’allie le mieux avec le fluide terrestre. Ils trouvent ce type de fluide, en règle générale, dans l’environnement des êtres terrestres auprès desquelles leur tâche doit s’accomplir. Les hommes, les animaux, les plantes, les minéraux, sont par conséquent les sources de fluide dans lesquelles les Esprits puisent la force motrice nécessaire à leurs manifestations. Vous appelez ces fournisseurs d’énergie fluidique des « médiums ». Les êtres terrestres qui disposent d’une quantité adéquate de fluide sont « médiumniques ». Dans une moindre mesure, toutes les choses créées sont médiumniques. Toutes possèdent de l’énergie fluidique et peuvent en céder une partie. Cependant, chez la plupart, la capacité d’en céder est si minime, qu’elles ne sauraient être considérées comme des sources de fluide par le monde des Esprits. De plus, même si la quantité d’énergie fluidique des médiums est suffisante, elle est inutilisable telle quel au premier abord. Chaque fois qu’elle doit servir de force motrice aux Esprits supérieurs, il faut auparavant la purifier, c’est à dire la filtrer. De la même manière, beaucoup de vos substances terrestres doivent souvent être soumises à un filtrage avant leur utilisation.
Les Esprits inférieurs peuvent évidemment se dispenser de purifier le fluide des médiums. Plus ce fluide est impur, plus il est adapté au propre fluide de ce genre d’Esprits. Ceci explique qu’il leur est plus facile d’utiliser des médiums à leurs fins et ils atteignent ce but beaucoup plus rapidement que les Esprits supérieurs. »

L’utilisation du fluide pour la communication avec les Esprits
« Ce que j’ai encore à te communiquer comme enseignement au sujet de l’utilisation de l’énergie fluidique devrait te paraître clair si tu réfléchis sérieusement et logiquement à partir de mes explications précédentes. Voici la question : de quelle façon le monde des Esprits utilise-t-il le fluide terrestre en vue d’accomplir un travail avec des êtres matériels ?
La meilleure réponse et la plus courte à cette question est : Tout comme ton propre esprit a besoin de recourir aux membres matériels de ton corps pour réaliser des activités perceptibles par les sens, ainsi un esprit non incarné doit, dans la plupart des cas, se procurer des membres matériels pour réaliser de telles activités. Il y parvient en recouvrant les membres de son corps spirituel avec le fluide emprunté aux médiums. Lorsque ton propre esprit veut saisir un objet matériel, il y parvient en utilisant ta main matérielle. Ta main matérielle n’est en réalité que la main de ton corps fluidique, qui est matérialisée par densification de fluides terrestres. Donc, si un esprit non incarné veut saisir le même objet matériel, il faut qu’il commence par matérialiser la main de son corps fluidique, en densifiant les fluides terrestres à sa disposition. Il n’existe pas d’autres moyens pour lui. Il va de soi que la densification n’a pas besoin d’être aussi intense que celle de ta main physique. Un esprit peut saisir un objet matériel même si la densification de sa main n'atteint pas le niveau suffisant pour rendre cette main visible par un œil corporel. Si le fluide terrestre disponible est insuffisant pour densifier et matérialiser la main de l’esprit, alors cet esprit non incarné ne peut pas saisir l’objet matériel, tout comme toi si on t’avait coupé les mains de ton corps physique.
Il est également vrai qu’un esprit peut saisir et faire bouger un objet sans matérialiser sa main d’esprit s’il commence par dissoudre cet objet en fluide. En effet, la matière transformée en fluide devient accessible à l’esprit non incarné. Mais sans cette dissolution de l’objet en fluide, un esprit non incarné ne peut saisir un objet qu’en matérialisant la main de son corps fluidique. Une chose d’une certaine nature ne peut être saisie que par une main de nature identique.
Il existe beaucoup de degrés de condensation et de matérialisation du fluide, qui vont de la densification fluidique perceptible uniquement par l’œil du clairvoyant, jusqu’à la matérialisation complète d’un esprit que rien ne distingue d’un corps physique. Le degré de condensation dépend par conséquent de la quantité de fluide dont dispose le monde des Esprits pour ses œuvres.
Voici d’autres exemples :
Ton propre esprit veut parler et faire entendre ses paroles aux oreilles physiques de tes semblables. Pour cela, il doit recourir aux organes du corps qui produisent la parole, sans eux il en est incapable. Et lorsqu’un esprit non incarné veut parler alors qu’il ne dispose pas des organes physiques de la parole, que doit-il faire pour articuler des sons perceptibles par des oreilles humaines ? Il dispose de deux moyens. Le premier est de matérialiser les organes de la parole de son corps fluidique spirituel en les rendant plus dense à l’aide du fluide terrestre. Le deuxième moyen est de rendre les sons spirituels suffisamment denses, à l’aide du fluide des médiums, afin que ces sons puissent être perçus par l’ouïe humaine. Dans ce cas, il n’a pas besoin de matérialiser ses organes de la parole, il lui suffit de condenser le fluide porteur des sons qui devient alors audible par vous. Vous appelez ce mode d’expression des Esprits : « voix directes ». Ces voix sont plus ou moins perceptibles, avec plus ou moins de volume sonore en fonction de la quantité d’énergie fluidique mise à la disposition des Esprits par les médiums.

Tu es visible à tes semblables parce que tu possèdes un corps physique. Ton corps physique n’est autre l’enveloppe matérielle de ton esprit avec tous ses organes. Car tous les organes présents dans ton corps physique sont également présents dans corps fluidique, sous une forme spirituelle. Si donc un esprit non incarné veut se montrer à l’œil terrestre et paraître sous la forme d’un corps matériel, il faut que cet esprit imprègne sa forme spirituelle et tous ses organes spirituels de fluide terrestre suffisamment densifié pour se matérialiser. Rien ne distingue alors un esprit ainsi matérialisé d’une personne ordinaire. Il possède tous les organes extérieurs, une peau, des os, des ongles, des cheveux et tous les organes internes tels que les cœurs, les battements de cœur, le système de circulation sanguine, bref tout ce qui constitue le corps d’un être humain. Une telle matérialisation complète requiert une telle quantité de fluide qu’un seul médium serait dans l’impossibilité de la fournir. Dans un cas semblable, il faut dissoudre une certaine quantité de matière prise sur le corps de plusieurs médiums et l’utiliser pour la matérialisation de l’esprit. Lors d’une telle matérialisation d’un esprit, les médiums perdent beaucoup de leur poids. Ils récupèrent cependant tout le poids perdu au moment de la dématérialisation.
Je m’étonne que vos savants qui entreprennent tant de recherches dans ce domaine ne découvrent pas ces vérités par eux-mêmes. Ils observent pourtant suffisamment de phénomènes qui devraient les conduire sur le bon chemin. Ils voient comment des mains matérialisées saisissent des objets et les font bouger. Ils entendent des voix directes et surtout ils perçoivent de petites nuées fluidiques d’où une voix se fait entendre. Puis, après avoir photographié une apparition, ils obtiennent parfois l’image de quelque chose qui représente la forme d’un larynx. Il s’agit de l’organe que l’esprit avait formé par densification du fluide afin de produire la voix. Lorsqu’ils examinent des matérialisations complètes d’Esprits, ils trouvent tout ce qui compose l’être humain normal et complet. Malgré cela il ne trouve pas la voie de la vérité.
Le plus grand obstacle à la découverte de la vérité est la fausse interprétation des notions d’esprit et de matière. Dès que l’on comprendra que la création spirituelle est fondamentalement identique à la création matérielle et que l’une et l’autre ne se distinguent que par leur forme d’existence, les difficultés pour comprendre comment les Esprits communiquent avec le monde matériel disparaîtront. A ce moment là, on reconnaîtra qu’un esprit créé possède un organisme spirituel qui est identique à la forme matérielle des créatures terrestres. On reconnaîtra que le corps physique est moulé dans la forme de l’esprit et que ce moulage matériel contient tout ce qui se trouve déjà dans la forme spirituelle. On se rendra compte que l’au-delà ressemble en tout point à l’ici-bas, à la seule différence qu’ici-bas tout est matière et que dans l’au-delà tout est esprit. »

Dieu, source de toute énergie fluidique
« Toute vie, aussi bien dans le monde matériel que spirituel est liée à la force fluidique. C’est la force la plus puissante de la Création au moyen de laquelle Dieu, la source de cette force, peut tout renverser. Par elle, Dieu et Son monde des Esprits accomplissent les plus grands « miracles » comme vous dites. C’est la force qui rend le médium capable de produire des choses étonnantes du fait que sa propre énergie fluidique est augmentée par l’action des Esprits, bons ou mauvais, selon qu’il entre en communication avec les uns ou les autres. Chez les mauvais Esprits, les Esprits séparés de Dieu, cette énergie fluidique ne possède qu’une efficacité très limitée, alors qu’elle peut être utilisée sans restriction par les Esprits de Dieu.
C’est cette force qui a permis au Christ de guérir des malades et de ramener à la vie des personnes considérées comme mortes. C’est par cette force qu’il a chassé les mauvais Esprits des victimes en proie aux possessions démoniaques. C’est l’énergie fluidique qui lui a permis, avec le concours des bons Esprits qui lui obéissent, d’accomplir la merveilleuse multiplication des pains en matérialisant du pain apporté sous forme fluidique. Le Christ a promis cette force à tous ceux qui croiraient en lui :
Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris (Marc 16 : 17-18).
Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient 
(Marc 16 :20).
Car la foi en Dieu ne consiste pas seulement à croire en Lui, mais aussi à conserver une inébranlable confiance en Dieu et donc à accomplir fidèlement Sa volonté. Cette foi unit très intimement l’être humain à Dieu, source éternelle de force. Une telle foi le met également en contact avec le monde des Esprits de Dieu, qui apportent leur aide, de sorte que pour lui, tout devient possible : Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit (Marc 9 : 23).
Chez tous ceux qui croient vraiment en Dieu, s’accomplit la même chose qui s’est vérifiée avec le Christ, à savoir : Si nous faisons ce que Dieu veut, Dieu fera également ce que nous voulons. »
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