JUDAISME..

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Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:22

JUDAISME


LA RELATION ENTRE LA SPIRITUALITÉ JUIVE ET JERUSALEM 


Pour comprendre le lien qui unit le judaïsme et Jérusalem, il nous faut commencer par le récit biblique. Du point de vue juif, le lieu qui est investi d'une sainteté particulière est le Mont Moriah, qu'on appelle de nos jours le Mont du Temple. C'est l'endroit situé sous l'esplanade sur laquelle s'élève actuellement le sanctuaire musulman connu sous le nom de Dôme du Rocher (ou, improprement, de mosquée d'Omar). 

Dans la Torah, Jérusalem est désignée sous plusieurs noms : Salem (Chalem), Moriah, Jébus (Yevous), Jérusalem (Yerouchalaïm) et Sion (Tsion). Le nom le plus fréquent, Jérusalem, est cité 349 fois dans la Torah et Sion 108 fois. 

La première occurrence du lieu se trouve dans Genèse chap 14/18, lorsqu'Abraham rencontre Melchitsedek, roi de Salem. D'après la tradition juive, le "ligotage" d'Isaac (Genèse chap 22/1-19) eut également lieu dans le" pays de Moriah", à l'endroit actuel du Mont du Temple. Abraham avait choisi ce lieu car il sentait combien la présence de Dieu y était fortement attachée. Le rêve de Jacob où des anges montent et descendent une échelle qui s'élève jusqu'au ciel se déroule également en ce lieu (Genèse chap 28/10-22) 

Nous voyons donc que depuis des milliers d'années, le peuple juif a toujours considéré le Mont Moriah comme le lieu où la présence de Dieu se fait sentir de manière plus intense qu'en tout autre lieu au monde, et il n'existe pour les Juifs qu'un seul et unique lieu saint : c'est le Mont du Temple. Et ce lien que les Juifs entretiennent avec lui est toujours actuel. 

Trois fois par jour, pendant la prière, les Juifs se tournent vers Jérusalem, et ceux qui se trouvent à Jérusalem se tournent vers le Mont du Temple. 

Dans les prières journalières, Jérusalem est mentionnée plusieurs fois, ainsi que dans les "grâces après les repas". 

Le Seder de Pessah se termine par "l'an prochain à Jérusalem". C'est également la phrase qui conclut l'office de Yom Kippour. 

Le jeûne de Tichaa' BéAv commémore la destruction du premier et du second Temple. 

Au cours d'un mariage juif, le marié brise un verre en signe de deuil, en souvenir de la destruction des deux Temples. Il récite ensuite un extrait du psaume 137 : "Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie, que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens pas de toi, si je ne place pas Jérusalem au sommet de ma joie". 

Les Juifs religieux laissent souvent dans leur maison une petite surface de mur brut et sans peinture en souvenir de la destruction des deux Temples. 



LA RELATION HISTORIQUE ENTRE LE JUDAÏSME ET JÉRUSALEM 


L'histoire la plus ancienne de Jérusalem plonge également ses racines dans la Bible. On peut ajouter aux passages cités précédemment le livre de Josué (chap 10) où l'on voit Adoni-Tsedek, le roi cananéen de Jérusalem, attaquer Gabaon qui avait fait la paix avec les Israélites. 

Pendant la période d'environ 400 ans qui sépare l'entrée du peuple juif dans le pays de Canaan de la période des Juges, Jérusalem demeura une ville non-juive. Ce n'est que sous le règne du roi David (environ 1000 ans avant l'ère ordinaire) que Jérusalem fut conquise sur les Jébuséens (Samuel II, chap 5) et devint la capitale politique et spirituelle du peuple juif. 

Les archéologues s'accordent à penser que la ville cananéenne primitive et la cité de David se trouvaient à l'emplacement actuel du village arabe de Silwan (kfar ha'Chiloah), en contrebas de la muraille méridionale. 

Le roi David acquit "l'aire d'Aravna" sur le Mont Moriah (Samuel II, chap 24/18-25) pour y bâtir un autel à l'Eternel et c'est le roi Salomon, le fils de David, qui y édifia le Temple. 
Le Livre des Rois (I, chap 6-8) décrit en détail la construction et l'inauguration du Temple: "ce fut 480 ans après le départ des enfants d'Israël du pays d'Egypte, dans la quatrième année du règne de Salomon que celui-ci édifia le Temple en l'honneur de l'Eternel" (Rois I, ch 6, v 1). 

Le Temple de Salomon est également appelé le premier Beit ha'Mikdach ( Temple). Tous les archélologues s'accordent à penser qu'il se trouvait sur le Mont Moriah, probablement à l'emplacement du Dôme du Rocher, mais il n'existe aucune certitude quant à sa situation précise. 

Quatre cent dix ans après sa construction, il fut rasé par les Babyloniens lorsqu'ils assiégèrent Jérusalem, et il n'en resta rien. 

Après la victoire babylonienne, la plupart des habitants juifs de Jérusalem fut chassée du pays. Cet exil forcé est évoqué dans un verset célèbre du psaume 137 : "Sur les rives des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion". 

Cinquante ans plus tard, Babylone était conquise par la Perse et les Juifs furent autorisés par Cyrus à retourner à Jérusalem. Sous la conduite de Zéroubavel, puis d'Ezra et de Néhémie, les Juifs rebâtirent le Temple et la muraille de fortification autour de la ville (Néhémie, chap 4-6). 

Pendant les deux périodes successives du premier et du second Temple, le Beit ha'Mikdach était le centre vital du monde juif, tant en Israël qu'en Diaspora. Les Juifs du monde entier contribuaient à ses frais d'entretien. Les Cohanim (les prêtres) et les Lévites y assuraient le service et, trois fois par an , au moment des fêtes de Pessah, Soukkoth et Chavouoth, tous les Juifs avaient l'obligation de se rendre en pèlerinage au Temple de Jérusalem. 

Le second Temple ( Bayit cheni ) se dressa pendant 420 ans à l'emplacement du premier, sur le Mont Moriah. Il fut remanié à plusieurs reprises mais c'est sous le règne d' Hérode le Grand ( -37 à 4 de l'ère ordinaire) qu'il atteignit sa pleine magnificence. Flavius Josèphe, l'historien juif qui vécut à la fin de la période du second Temple, nous a laissé des descriptions détaillées du Temple d'Hérode et de son environnement (voir "Antiquités juives" chap 15 et "la Guerre des Juifs" chap 5). 

La période du second Temple s'achève avec la destruction de Jérusalem par les Romains en l'an 70 de l'ère ordinaire. Il se peut que les Juifs aient tenté, ultérieurement, de reconstruire le Temple, mais ils n'y parvinrent jamais et pendant plus de 600 ans, le site du Mont du Temple fut un champ de ruines. Les seuls vestiges que nous ayons sont les massifs murs de soutènement entourant le Mont Moriah, érigés par Hérode pour servir de sous-bassement à la plate-forme sur laquelle s'élevait le Temple
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Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:23

Oscar GOLDBERG : Critique de la dogmatique juive-Maïmonide

SOURCE: "JUDAISME CONTRE SIONISME" Emmanuel LEVYNE,
editions Cujas,Paris 1969



P291
LA RELIGION DU SUCCÈS

par Oscar Goldberg (l)

Traduit de l’allemand par Arno Halmers

Comment Maimonide se représentait-il l'avenir ? La réponse est donnée par les partis juifs actuels dont il est le fondateur spirituel. Quel est le sens de cette conception de l'avenir ? C'est le Ziddok ha-din en français: la justification du jugement - c'est le titre de la prière que les

(I) Oscar Goldberg, éminent spécialiste juif du Pentateuque et de la Kabbale, vivait en Autriche avant 1'« Anschluss ». En 194-65, lors de notre séjour dans l'ouest de l'Eire au pied du Croagh Patrick, la Montagne Sainte de l’irlande, nous avons traduit deux de ses oeuvres inédites en français. La première, qui est très importante, s'intitule « Maïmonides -Kritik der Jüdischen Glaubenslehre »(Maïmonide -Critique de la dogmatique juive) et des extraits de notre traduction ont paru, en 1966, dans les trois premiers numéros de « L'Arbre de Vie », deuxième périodique édité par l'Alliance d'Abraham. Le second ouvrage de Goldberg que nous avons traduit est une analyse numérique extraordinairement poussée et profondément troublante du Pentateuque et son titre est « Das Zahlengebiiude des Pentateuch -Eine Geheim- schrift in den fünf Büchem Moses » (L'édifice numérique du Pentateuque -Une écriture secrète dans les ,cinq livres de Moïse) ; nous espérons pouvoir publier un jour sa traduction. Le texte qu'on va lire est extrait du premier de ces ouvrages qui a paru en 1935. Il date donc de l'époque hitlérienne.

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Juifs prononcent au cimetière. Justification du jugement de Dieu lors de la mort d'un homme - les voilà qu'ils sortent les avocats du bon Dieu, les justificateurs de l'ordre naturel du monde. Si Dieu était présent, il leur lancerait le Siddour à la tête.
Qui donc a prétendu que les Juifs ont l'esprit révolutionnaire ? C'est ridicule! Le Dieu présent qui était autrefois le Dieu des Hébreux, était révolutionnaire - mais pas eux. Eux-mêmes ne sont que des justificateurs - nés de l'ordre établi. Cela provient du fait qu'ils sont des adorateurs du succès - le succès, voilà ce qui leur en impose sans mesure. Goethe va avoir du succès ? Donc les Juifs vont le mettre en scène. L'Angleterre possède la puissance ? Donc les Juifs rampent devant l'Angleterre. Les Juifs sont les justificateurs du succès. C'est pourquoi ils laissent constamment déterminer leur action par l'extérieur: aujourd'hui ils font appel à l'Angleterre, comme hier à l'Inquisition. Mais aussi dans un autre sens: ils laissent à d'autres l'ac- complissement de leur propre tâche. Il fallait que ce soit l'Eglise catholique qui vienne pour interdire le prêt 'à intérêt et pour prendre la défense de la création du monde « ex nihilo ». (...).
(...) Vraiment, David avait raison: les Juifs sont « un peuple unique en son genre sur la terre ». Toute leur histoire est une histoire d'apostasie, de trahison de leur existence originelle. Dans ces conditions, quel pronostic peut-on encore formuler, si les choses suivent leur cours normal ? Ziddouk ha-din, justification de la mort. C'est la formule du judaïsme qui se meurt.
Que sont les partis actuels du judaïsme ? Les administrateurs de son extinction progressive par imitation de méthodes étrangères, par consomption, par assimilation. On reconnaît leur conception de l'avenir à leurs actes.
Qui est le fondateur spirituel du Judaïsme libéral ? Maïmonide. Car il est le père du « progrès des lumières ». C'est ce qui intéresse les libéraux, car ils veulent épurer
P293
la foi. Ce qu'ils font, ils le font radicalement. Le résultat en est qu' : « un judaïsme épuré et un christianisme épuré sont une seule et même chose ». C'est en vain que NIETSCHE leur a dit que dans les religions anciennes ce qui importe ce ne sont pas des abstractions schématiques, mais les réalisations concrètes de la divinité, faire pleuvoir par exemple. Ces habitués des synagogues imbus d'éthique ne voient pas que l'effondrement du rituel doit nécessairement entraîner celui de la moralité parce que - comme il est dit plus haut - ce n'est pas l'idée d'un Dieu hors toute représentation, mais uniquement la réalité du Dieu présent qui a force exécutive. Cependant d'ici là ils sont abondamment occupés: ils établissent des prières, puis les suppriment ; ils rétablissent des prières, puis ils les suppriment à nouveau.
.
Et l'avenir ? Il est dans la dissolution complète dans un milieu qui les tolère intégralement.
Qui est le fondateur spirituel de l'orthodoxie ? Maimonide. Car il est l'inventeur de l'explication de la Thora en partant des connaissances du siècle. L'orthodoxie assimilatrice s'est saisie avec avidité de cette méthode. Elle est en effet impayable: on reste stérile, mais néanmoins on progresse avec son temps, c'est-à-dire avec les succès des non-juifs. (...). .
C'est l'orthodoxie qui a établi le principe: Thora en « derech erez ». Ces mots veulent dire: chemin de la terre. Originellement cela signifiait: suivre le chemin de tout ce qui est terrestre, mourir. Plus tard cela a signifié aussi : se conformer à la norme et faire preuve de civilité. Le mot d'ordre « Thora avec 'derech erez' » signifie: relier la Thora à l'activité naturelle du monde, unir tous les contraires, conclure partout des compromis. « Thora avec 'derech erez' », c'est combiner Thora et assimilation. Mais introduire dans la Thora les éléments étrangers à la Thora que sont les valeurs culturelles européennes normales - en par- ticulier, la technique - c'est la définition de l'idolâtrie.

P294


Et c'est pourquoi il faut le dire nettement: ce que fait Samson Raphaël HIRSCH est non seulement inesthétique, parce qu'en mélangeant des conceptions incohérentes du monde, il crée un avorton spirituel, mais c'est de l'idolâtrie pure et simple.
Et les perspectives d'avenir ? Aucune. A la rigueur : conclure éternellement des compromis. Car l'attente du Messie n'est pour eux qu'un symbole vide de sens. S'ils prenaient la chose au sérieux, alors ils ne pourraient rien faire d'autre que d'étudier le Talmud et d'attendre le Messie. Car c'est pour eux une obligation de croire que le Messie peut arriver d'un jour à l'autre, voire dans l'heure qui suit. Et quand on croit sérieusement que le Messie peut venir d'heure en heure - alors il est absurde de publier des périodiques ou d'organiser des comités et des représentations. Et surtout on ne prononce pas ce blasphème : que la déclaration Balfour - un geste politique né de l'intérêt égoïste de la Grande-Bretagne - est « le doigt de Dieu dans l'Histoire ». !
Qui est le fondateur spirituel du sionisme ? Maïmonide. Il vint plus tôt que Théodore HERZL. Maïmonide a une idéologie des temps messianiques qui ne diffère que très peu de l'actualité sioniste. Dans le Talmud il y a l'idée très claire que les temps messianiques se différencient des temps précédents uniquement par la fin dans le monde entier de l'oppression des Juifs. Maïmonide n'en demande pas tant. La renaissance politique en Palestine qui s'opère sans miracles, lui suffit. Un fils de David se présentera à un moment favorable de l'histoire et fondera en Palestine un Etat juif. Assurément, l'esprit des hommes sera orienté vers la reconnaissance de la philosophie aristotélienne ; sur ce point, Maïmonide ne badine pas. Pour le reste, il est indulgent : le cours normal, naturel du monde reste garanti. Et l'Apocalyptique ? Les miracles messianiques des prophètes ?, demande le lecteur fidèle de la Bible. Maïmonide sourit: Qui donc va ainsi prendre les prophètes au mot !
P295
Qui aime entendre parler des souffrances des temps messianiques ? - et nous voici chez les sionistes.
Oui, que dire de ces profanateurs du nom des Macchabées ? Il ne leur vient pas à l'esprit qu'un des motifs les plus déterminants de la révolte des Macchabées fut l'imposition aux Juifs des fêtes gymniques - les compétitions sportives, les « record-meetings » d’aujourd’hui - qui sont étrangères à l'essence du judaïsme! Que dire d'eux pour qui la fondation d'un peuple est une entreprise industrielle par actions au service d'un autre peuple qui leur distribue pour cela, à bon droit, des coups de pied ?! Que dire d'eux qui n'ont aucun sens des réalités et qui croient dans leur folie des grandeurs qu'ils sont capables de jouer à la grande puissance ?
Et leur conception de l'avenir ? Ils proclament bruyamment et à haute voix : « Nous voulons être comme les autres peuples ». La Thora désigne par cette phrase la propension des. Juifs à imiter les méthodes d'autres peuples. Aujourd'hui, on appelle cela assimilation. Ses effets dans la Palestine sioniste sont: industrialisation, économie basée sur le prêt 'à intérêt et spéculation Foncière. Le Pentateuque appelle cela: souiller le pays. C'est précisément ce que faisaient les nationalistes juifs du temps du premier temple, quand les prophètes Esaïe et Jérémie leur prédisaient, conformément au Pentateuque, la fin terrible. L’œuvre d'édification sioniste veut introduire en Palestine justement ce pourquoi les juifs furent jadis expulsés du pays.
La religion juive - lourdement handicapée par l'emploi abusif de l'hébreu, langue culturelle, comme langue véhiculaire et l'affaiblissement des idées qui en résulte - sombre en « Terre Sainte » toujours plus dans l'indifférence. Déjà aujourd'hui des dirigeants sionistes se déclarent par- tisans des conceptions des chrétiens primitifs et l'idéologie juive sert uniquement et abusivement à toucher les donateurs dans leur sentimentalité congénitale. Un pronostic :

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le sionisme est le prélude à l'introduction du christianisme en Palestine.
Par conséquent, la perspective d'avenir des sionistes ? Ils s'envoleront du pays comme, autrefois, leurs prédécesseurs.

Voilà les partis. Nous ne parlerons pas ici des gens qui se situent entre ces partis, des partisans du compromis à tout prix: ceux qui prétendument attendent le Messie ainsi que les explorateurs peu sérieux de la Bible qui sont à tu et à toi avec le Dieu absent.
Tel est le tableau que présentent les partis du Judaïsme actuel. Ils ne se combattent pas mais, au contraire, sont pour l'essentiel d'accord entre eux, au « crépuscule de la vie », (tel est le titre de l'ouvrage hébreu d'un de leurs dirigeants). Ils sont d'accord parce que la mort unit les hommes. Existent-il dans ces conditions encore un quelconque espoir ? Il ne se trouve plus que chez l'homme simple à l'esprit non faussé, qui jusqu'à présent a, avec indifférence, laissé aller les choses comme elles vont et qui est encore libre de toute idéologie quant à l'avenir.
La division du judaïsme en partis sur le plan de la politique intérieure est le signe de sa décadence. Le Judaïsme des temps originels n'admet pas de partis, il ne connaît que l'unité sans faille. Car pour l'ancien peuple hébreu, le culte était la tâche pratique essentielle dont l’acomp- ment produisait une puissance d'un ordre tellement supérieur qu'elle empêchait l'apparition d'une politique intérieure ou la paralysait. (...) .
Comment Moïse procède-t-il ? Se rend-t-il par hasard chez les Israélites pour s'y livrer à de l'agitation pour la « Sortie d'Egypte » ? S'il avait fait cela, Pharaon l'aurait eu en piètre estime. Non, Moïse va au désert et discute avec Dieu. Cependant -même armé de signes miraculeux gros comme le poing - il n'a nul envie d'aller chez les Juifs. Car il connaît leur propension à s'occuper de « politique intérieure ». (...). A s'occuper des hommes au lieu de s'occuper de Dieu. (...). (Et) s'occuper des hommes signifie: se lais-

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ser entraîner à perte de vue dans le tourbillon de leur psychologie. Et cela à son tour signifie: « trivialiser » le cours de l'histoire et, de ce fait, empêcher l'apparition de l'extra. ordinaire. Alors qu'au contraire, la véritable tâche de l'homme est de rechercher l'extraordinaire. Or, l'extraordinaire n'est rien d'autre que la divinité elle-même.
(...) Que faut-il chercher ? Les possibilités par lesquelles Dieu peut faire son entrée dans le monde, les endroits où la divinité peut opérer sa percée.
Chercher Dieu signifie: aller à la recherche des traces de la toute-puissance divine. Celle-ci se manifeste dans la création originelle. Il s'ensuit que chercher Dieu signifie aujourd'hui: partir à la recherche des forces créatrices originelles qui subsistent dans le monde.
A une telle « politique extérieure » on ne peut aboutir â partir d'une « politique intérieure ». C'est pourquoi, ici nous lançons un appel à la « recherche extérieure divine ». Le succès de notre appel défendra des initiatives individuelles qui y feront écho. Peu importe le nombre de ces échos: le nombre n'a jamais compté. Le peuple juif tout entier comptait au temps de Jacob 70 personnes seulement ; quand ils furent devenus des millions, Moïse les mit en garde: « Ne pensez pas surtout que vous êtes agréables à Dieu à cause de votre grand nombre; parmi les peuples vous n'êtes toujours qu'une poignée ».

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Les Juifs ont-ils compris ? Que non. Ils sont le peuple qui n'apprend rien de l'histoire. Depuis des années, les Juifs d' Allemagne sont accablés de malheurs. En sont-ils impressionnés ? Pas le moins du monde: les sionistes allemands, aidés de leurs propagandistes « culturels » et de leurs agents libéraux, se plaisent à essayer de fausser le sens des faits, de leur enlever leur mordant. Mais ils n'y réussiront pas. Et un tel peuple ose encore se plaindre de son sort !
Aujourd'hui encore, la Torah n'est pas un document aussi inoffensif qu'ils le croient. « Je suis moi-même la pierre d'achoppement - dit Dieu à Israël - c'est contre moi qu'ils échouent ». Ils périssent sous la force des faits - précisément des faits qu'ils taisent dans la crainte que ceux-ci ne donnent aux masses une nouvelle impulsion et n'élargissent leur horizon.
Aujourd'hui, l'horizon des ]uifs est couleur de sang, le glaive y est apparu qui, aux termes du Pentateuque,« exécute la vengeance de l'alliance ». Ce n'est pas la providence divine qui en est la cause, c'est la logique de l'histoire - cette logique qui existe toujours. Qui se servira du glaive ? Si des luttes intérieures s'engageaient parmi les ]uifs, il y aurait encore quelque chance que le peuple d'Israël fut sauvé au dernier moment. Mais si le glaive vient les frapper du dehors, ce sera la fin du judaïsme.
OSKAR GOLBERG
Extrait de « La Revue Juive de Genève », n° 42, Novembre 1936.
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:24

La vocation d’Israël. 

Le peuple Juif a toujours eu et aura encore à l’avenir une profonde influence sur le monde, parce qu’il est le peuple choisi de Dieu. Les nouvelles venant du Proche- Orient que nous entendons aujourd’hui, et celles qui nous parviendront dans le futur, seraient mieux comprises si nous les examinons à la lumière des Ecritures.Pour bien comprendre ce qui se passe actuellement en Israël et savoir son avenir, il nous faut voir son passé, c’est-à-dire revoir son histoire, donc : au moment précis où Dieu l’a appelé à être son peuple choisi. 

Nous allons voir : l’appel et le droit divin des Juifs à posséder la terre d’Israël : 

Les alliances que l’Eternel a conclues avec Israël, dans le passé, sont fondamentales pour considérer l’importance de ce peuple dans le futur. 
L’appel du Seigneur adressé à ce peuple date de l’époque d’Abraham : 

( Genèse 12 : 1-3 ) 
 

Ce texte biblique nous relate l’ordre donné par Dieu à Abraham, à savoir sortir d’Ur en Chaldée ( Babylone ), ainsi que les promesses qui lui ont été faites. En appelant Abraham, l’Eternel promet qu’il possédera pour toujours un pays, que ses descendants seront une nation paticulièrement privilégée et qu’ils deviendront le canal d’une bénédiction universelle. 
De plus, l’alliance offerte à Abraham 

(Genése 15 :18 ) 
En ce jour-là, l`Éternel fit alliance avec Abram, et dit:< Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d`Égypte jusqu`au grand fleuve, au fleuve d`Euphrate,> 

( Genèse 17:3-8 ) 
<3 Abram tomba sur sa face; et Dieu lui parla, en disant: 4 Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d`une multitude de nations. 5 On ne t`appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d`une multitude de nations. 6 Je te rendrai fécond à l`infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi. 7 J`établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. 8 Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu.> 

(Genèse 22 :16-18 ) 
 
est solennellement confirmée devant tout Israël rassemblé au Sinaï 

( Exode 19 :4-6 ) 
< 4 Vous avez vu ce que j`ai fait à l`Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d`aigle et amenés vers moi. 5 Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m`appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi; 6 vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d`Israël.> 

( Exode 24 : 7-11 ) 
<7 Il prit le livre de l`alliance, et le lut en présence du peuple; ils dirent: Nous ferons tout ce que l`Éternel a dit, et nous obéirons. 8 Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant: Voici le sang de l`alliance que l`Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles. 9 Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d`Israël. 

Plus tard, la promesse fut également rappelée à Isaac, son fils,(Genèse26 :3-4) 
 

et à Jacob Genèse 28 :13-15 ) 
<13 Et voici, l`Éternel se tenait au-dessus d`elle; et il dit: Je suis l`Éternel, le Dieu d`Abraham, ton père, et le Dieu d`Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. 14 Ta postérité sera comme la poussière de la terre; tu t`étendras à l`occident et à l`orient, au septentrion et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. 15 Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t`abandonnerai point, que je n`aie exécuté ce que je te dis.> 

Elle précise la lignée d’Abraham, celle qui recevra les promesse divines.Cette alliance est très claire : le peuple Juif a légitimement le droit de posséder la terre d’Israël et il a parfaitement le droit d’y revenir aujourd’hui. 
( Genèse 13 : 14-15 ) <14 L`Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui: Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l`orient et l`occident; 15 car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours> 

Qu’en est-il des Arabes ? Ce sont les descendants d’Ismaël, fils d’Abraham, et Dieu leur a aussi fait une promesse, mais celle-ci ne consiste pas du tout à posséder la terre d’Israël. L’alliance que Dieu a contractée avec Ismaël concerne le nombre de ses descendants. Le Seigneur lui a fait le serment qu’ils seraient < multipliés à l’extrême>, en lui déclarant : ( Genèse 17 :20 )<20 A l`égard d`Ismaël, je t`ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l`infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.> 
La promesse de Dieu aux descendants d’Ismaël s’est fidèlement accomplie. De nos jours, ils sont 21 Etats arabes comprenant une population d’environ 175 millions de personnes. Par contre, il n’existe qu’un seul Etat juif avec une population d’environ 6 millions seulement. 

Qu’en est-il du peuple Palestiniens ? . Des années 70 à 1948, la région géographique connue aujourd’hui sous le nom de Palestine n’a jamais été un état indépendant. Les Arabes qui y résidaient n’avaient nullement conscience d’être une nation séparée.De même, n’oublions pas que Jérusalem n’a jamais été la capital d’une quelconque nation arabe, mais celle du peuple Juif, 1000 ans déjà avant Jésus-Chrit. 
Comment les musulmans peuvent-ils, aujourd’hui, revendiquer Jérusalem comme une ville sainte de l’Islam alors qu’elle n’est pas mentionnée une seule fois dans le Coran ? 
Nous savons, par contre, quelle est citée plus de 800 fois dans la Bible, dont 350 versets sont des passages prophétiques en rapport avec le futur de cette cité sainte. 

Le pays d’Israël n’a jamais été appelé Palestine, et cela jusqu’à la seconde révolte des Juifs contre Rome en 132-145 après Jésus-Christ.C’est à cette époque que les Romains ont changé le nom d’Israël contre celui de < palestine> pour gommer de sa mémoire son héritage juif. Le mot palestine vient du mot latin Philistin, l’ancien ennemi d’Israël. Quand Israël est redevenu une nation en 1948, les juifs ont repris ce terme biblique pour désigner leur nouvelle nation, et ce n’est qu’a partir de 1963 environ que le terme palestiniens a commencé à être utilisé par les Arabes. 
La Palestine n’est pas un anciens pays. Cela relève du mythe, mais l’ancien pays d’Israël existe bel et bien. 

Gloire a Dieu et que sa volonté soit faite, car il est un Dieu D'amour, de patience et de compréhention, a lui seul soit la victoire. 
Sarah
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:24

Fête Juive mais aussi Messianique. 

Cette fête se situe le 4 octobre 2005 

Fêtes des trompettes = Rosh-hachana. 

Rosh-Hachana. ( La fête des trompette ) 
( Lévitique 23 :24 ).( Nombre 29 : 1 ) 

Nom du mois en hébreux : Tichri 

La synagogue se pare, pour la circonstance de blans : rideau de l’Arche sainte, robe qui entourent les rouleaux de la Torah, nappe qui recouvre le pupitre, vêtements du rabbin et de l’officiant. Ces ornements blancs, symboles de pureté et d’innocence, comme les impressionnantes mélodies sur lesquelles sont chantées toutes les prières, invitent les fidèles à réaliser le grand retour à dieu, la « teschouva ». 

A la maison, après l’office du soir, la famille et ses amis se retrouvent pour un repas de fête précédé du « Kiddoush », de la bénédiction du pain et de la consommation de pomme et de miel, aliments doux, symboles du souhait formulé par tous : 
« Que cette année qui commence soit pour nous agréable et douce ! » 
« Soyons inscrits et scellés pour une bonne année ! » 

La signification spirituelle de Rosh-Hachana. 

Cette solennité est riche de multiples sognifications. 

A) Selon la tradition rabbinique, c’est le jour anniversaire de la création du monde. 
C’est en fait, le jour-souvenir où l’homme est invité à faire un retour sur lui-mêmes, à interroger son passé. Il connaît sa faiblesse et aussi la miséricorde de Dieu. Il sait que Dieu, dont il célèbre, particulièrement en ce jour, la souveraine royauté sur toute la création, est un Père pour tous les hommes. C’est ce que la communauté tout entière chante, debout devant l’Arche sainte : « Avinou malkenou » ; 

B) c’est le jour du jugement ou Dieu se manifeste dans sa toute-puissance et où, tel un berger qui fait défiler son troupeau sous sa houpette. Il passe en revue ses créatures. 

( Nombres 29 :1) 

c’est donc le jour de la sonnerie du schophar, dont les accents rauques et plaintifs doivent réveiller les consciences endormies. 

Le schophar rappelle, à la fois, le sacrifice d’Abraham au Mont morija, la création du Sinaï et il annonce la délivrance future d’Israël et de l’humanité entière. C’est dans la crainte et dans la l’amour que les enfants d’Israël écoutent les sonneries qui ponctuent toute une partie de l’office du matin. Avec le psalmiste, ils proclament : 

( Psaumes 89 : 16 ) 

Parmi les lestures bibliques de ces jours, il faut signaler celle du sacrifice d’Isaac. 
( Genèse 22 ) et celle de la naissance de Samuel avec l’émouvante prière d’Anne ( 1 Samuel 2) 

Selon le commendement ( Nombre 29 :1), Tout homme en Israël doit entendre la sonnerie du shophar au jour de Rosh-Hachana. Le son des cornes et des trompettes a un triple sens : 

Il se propose de rappeler au Seigneur qu’il a conclu une alliance avec son peuple d’Israël et qu’il doit le traiter avec douceur, à cause non de ses mérites, mais des promesses miséricordieuses qu’il a faites à Abraham et aux patriaches : 

C) La fête de Rosh Hachana est, aussi, une solennelle occasion pour chaque juif, de se réconcilier avec Dieu et avec ses frères : la sonnerie du shophar rappelle cela également 

Ce jour de l’an neuf est, donc, un jour solennel de repentance et un jour de préparation à la fête de Yom Kippour ( jour du grand pardon) qui se situe dix jours après. 

C’est le moment de rechercher la réconciliation avec ses ennemis, de faire la charité aux pauvres et de réciter de longues litanies de confession des péchés dansles synagogues. 

Au cour de la fête de Rosh-Hachana, Israël rappelle à l’Eternel le sacrifice qu’Abraham était prêt à faire de son fils unique, comment le patriache fit violence à sa tendresse paternelle pour accomplir la volonté de Dieu. Des supplications montent alors pour qu’en mémoire de cette preuve d’obéissance et de fidélité,l’Eterneldétourne sa colère de son peuple, israël, lui fasse grâce et ne se souvienne plus de ses infidélités. 

« Souviens-toi de nous pour la vie, ô Roi qui aime tout ce qui a vie, et inscris-nous dans le livre de la vie, ô Maitre de toute vie » 
cette prière récitée pendant la fête résume toute l’espérance et toute l’aspiration d’Israël : « Etre inscrit dans le livre de la vie ». 

Cette vie éternelle, l’idéal d’Israël, n’est-elle pas concrétisée en la personne de celui qui a dit : 

( Jean 5 : 26 ) 

Cette vie éternelle ne réside qu’en Jésus le Messie ; lui seul nous l’accordr, si nous voulons le reconnaïtre pour notre sauveur et Seigneur personnelle. Lui seul peut nous conduire au Père par un chemin de vérité et de vie. Croire en Jésus, c’est être inscrit, non seulement dans le livre de vie, mais aussi être gravé à jamais dans le cœur même de Dieu : c’est vivre de la vie de Dieu, qui est l’auteur de notre vie. 

D) La venue du Messie fait aussi l’objet des plus pathétique supplications d’Israël au jour de Rosh Hachana : 

Ce Messie dont Israël implore la venue du fils de Jessé, a déjà foulé notre terre en la personne de Jésus de Nazareth. En lui, nous trouvons la vie, la paix et le repos de nos âmes. 
Son sang versé volontairement, un jour, sur la croix du Mont golgotha, efface les pêchés de tous ceux qui croient en lui. Nul besoin de les jeter au fond de la mer, ou dans le lit de quelque rivière comme cela se pratique encore chez les Israélites… Cette action de la symbolique ne produit pas le pardon des péchés. 
En sortant de la synagogue. Le premier jour de Rosh-Hachana, il est d’usage de se souhaiter réciproquement une bonne fête et d’ajouter ceci : 
« puissiez-vous être inscrits pour une bonne année ! » ou plus simplement : « Leschana tova ! » =Bonne année. 

(psaumes 81 : et 47 ) 

Mais Rosh Hachana n’est en quelque sorte, qu’une première étape sur le chemin qui, par la prière, la repentance et la pratique de l’amour vrai, mènera le juif vers le jour de Kippour, et conduira Dieu à « réviser » son jugement et à pardonner aux pêcheurs repentants.
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:24

Juifs karaïtes 

Empire des Khazars 
La Treizième tribu d’Israël? 


Du VIIe au XIe siècle, ils règnent sur le sud de la Russie. En plein moyen âge, ils constituent le plus puissant Etat juif avant l’édification de l’Israël moderne. Qui étaient donc les Khazars? Et que sont-ils devenus? Récit… 

Disparu il y a près de 1.000 ans, l’empire khazar continue de susciter les interrogations et les passions des chercheurs. Tous relatent l’histoire de cet empire installé sur la Volga et qui régna du VIIe au XIe siècle sur le Don, les steppes du Caucase, la Crimée, et dont l’empire finit par s’étendre jusqu’à la mer d’Aral. Si la puissance politique et économique de cet empire attisa constamment l’intérêt des chercheurs, il existe un autre point qui cristallisa l’attention des historiens et du grand public : le fait que les Khazars pratiquaient le culte israélite. 

Mieux, selon certaines sources, les Khazars ne seraient ni plus ni moins que le peuple d’où descendraient les Juifs ashkénazes. De nombreuses archives attestent de la conversion massive au judaïsme des élites en 760, notamment une correspondance entre le Kagan Joseph et le ministre du califat de Cordoue, le rabbin Hasdai Ibn Shaprout, correspondance dont l’original se trouve à l’université d’Oxford en Angleterre. Des archéologues ont retrouvé des amphores portant la mention Israël en hébreu dans la vallée du Don ainsi que des pièces de monnaie portant comme effigie l’étoile de David et le chandelier à sept branches prouvant qu’un puissant royaume juif avait bel et bien existé au Moyen Age. Reste une inconnue, des archéologues russes ont mis à jour il y a peu certains vestiges d’une ancienne ville khazare dans la région d’Astrakhan, des vestiges qui pourraient être ceux de la ville d’Itil, capitale de l’empire khazar, installée dans le delta de la Volga, l’une de ses rives étant juive, et l’autre musulmane, l’empire khazar ayant, très tôt, instauré une tolérance religieuse absolue pour la population. Si cette dernière est devenue au cours du temps majoritairement juive grâce aux conversions et à l’accueil des communautés juives brimées qui affluaient de Byzance et du Caucase, de fortes communautés musulmanes et chrétiennes ont persisté, libres d’exercer leur culte. Par exemple, le système juridique reposait uniquement sur la Torah, quant aux minorités non juives, elles étaient jugées sur base de leurs propres textes sacrés. 

Qui étaient les Khazars? 
L’origine ethnique des Khazars est une question non encore résolue. Pour beaucoup, il s’agirait d’une peuplade de barbares descendant d’Attila, aux origines turques et persanes, parlant turc et s’adonnant au chamanisme, déferlant sur l’Europe par vagues successives. Pour d’autres, comme Constantin Zuckerman, grand spécialiste des Khazars, ils seraient de filiation finno-ougrienne. Ils ne venaient donc pas des steppes de l’Est mais des forêts enneigées du Nord de la Russie et se comportaient comme une meute sanguinaire s’adonnant aux pillages des petits royaumes qui avaient le malheur de se trouver sur leur chemin. Venus du grand froid, ils seraient passés par la Volga et auraient assimilé le peuple barsile. Si ces recherches se révèlent exactes, cela signifierait qu’il faudrait réécrire l’histoire des Khazars. Le malaise est d’autant plus grand que les autorités soviétiques et maintenant russes égarent ou passent sous silence les découvertes de ces archéologues relatives à ce peuple quasi inconnu dont Moscou tient viscéralement à minimiser l’importance. L’historien russe Artamov l’apprit à ses dépens. Suite à ses recherches, il mit à jour l’apport des Khazars à la civilisation russe. Mal lui en pris, ses écrits déclenchèrent la colère du Kremlin et Staline l’envoya terminer ses jours au goulag. Quant aux cités khazares découvertes, notamment la ville de Sarkel dans la vallée du Don, Staline décida de les inonder et de transformer la zone de fouilles en un vaste lac artificiel. On imagine sans peine que le nationalisme russe s’accommode mal d’être si redevable au judaïsme et à l’empire khazar dans l’édification de la Russie et de ses institutions politico-militaires. D’autant plus qu’à cette époque, les Russes avaient pris les Khazars comme modèle, leur roi portait d’ailleurs le titre de Kagan et non de Kniaz. 

L’avènement d’un empire 
Les Khazars se sédentarisèrent au Nord du Caucase aux abords de la Volga en 652 après avoir été repoussés de Transcaucasie par les troupes arabes. A la différence de leurs puissants voisins byzantins et arabes, les Khazars étaient faiblement structurés, illettrés et dépourvus de fondements pouvant être à la base d’une nation forte. Il n’empêche, forts des contacts récurrents qu’ils entretenaient avec leurs voisins byzantins, arabes et en particulier avec les communautés juives opprimées de la région caucasienne qu’ils accueillirent, il en résulta un éveil progressif à la spiritualité et au monothéisme prôné par les trois religions. L’histoire veut que le premier à se convertir fût le chef du gouvernement, l’empereur Joseph finira par se convertir au judaïsme, entraînant dans son sillage la classe dirigeante de cet empire naissant et s’étendra graduellement au reste de la population au IXe siècle. Si de nombreuses correspondances attestent de la conversion des Khazars au judaïsme, certains de ces documents stipulent qu’il s’agirait plus d’un retour à la foi que de conversion stricto sensu, les Khazars étant considérés par leurs contemporains comme des descendants de Japhet, un des fils de Noë. Quoi qu’il en soit, même si les préférences judaïsantes de l’élite sont attestées par de nombreuses archives, on ne peut s’empêcher de penser qu’il existe une part d’opportunisme politique dans ce choix. En effet, selon les historiens, la conversion massive des Khazars au judaïsme date de 861, date plus que significative vu qu’elle marque les prolégomènes d’un prosélytisme intense dans le Caucase et en Russie suivis de conversions massives. De plus, Cyril entreprit de convertir dès 860 les Khazars à la religion orthodoxe et ses tentatives se soldèrent par un échec. Il n’est d’ailleurs pas impossible que cette vague de conversions touchant la Russie s’est faite en réponse à la conversion des Khazars. 
En outre, cette période de l’histoire a vu l’avènement de Charlemagne, apôtre du christianisme comme empereur de l’Occident, les victoires de l’empire byzantin s’étendent jusqu’à l’empire russe et le califat de Bagdad exporte son prosélytisme islamique partout où cela lui est possible. Il y a fort à parier que si les rois khazars avaient embrassé le christianisme, ils seraient devenus, qu’ils le veuillent ou non, les vassaux de Byzance, idem en ce qui concerne la foi musulmane, où ils seraient plus que probablement tombés spirituellement et politiquement sous la coupe du califat. 
En choisissant une autre religion, ils devenaient par la même l’égal des autres empires, rendant caduques toutes formes de subordination à un pouvoir politique ou spirituel exogène. Une tactique qui se révéla payante puisqu’une délégation de Khazars fut conviée à assister au sacre de l’empereur Charlemagne qui voyait d’un très bon œil l’apogée d’un empire, spirituellement différent, qui pourrait contenir les velléités annexionnistes des Byzantins et les tentations belliqueuses des Arabes. Un calcul qui s’est avéré payant puisque c’est grâce à la puissance militaire de l’empire khazar que l’Europe de l’Est n’a pas été envahie par les Arabes. 


Apogée khazare 
A l’heure actuelle, il ne reste quasiment plus de vestiges khazars. La volonté des Russes de convertir à la religion orthodoxe les Khazars et les lieux inexpugnables dans lesquels ces derniers avaient trouvé refuge expliquent en partie la furie destructrice des Russes à l’égard des villes et du patrimoine khazars. Par ailleurs, à cette époque, les Russes n’étaient encore que des meutes de barbares s’adonnant aux pillages et aux exactions en tout genre. Suite aux massacres, plusieurs vagues de diaspora khazare survinrent, les Carpates, le Caucase et surtout le Nord en direction de l’Ukraine, la Pologne, la Lituanie et les zones limitrophes de la Russie consistèrent de nouveaux ports d’attache. Après la chute de leur empire, les Khazars adoptèrent l’écriture cyrillique au détriment de l’hébreu et adoptèrent les langues slaves comme langues usuelles. L’exode massif des survivants khazars rencontra sur les routes de l’exil d’autres groupes d’émigrants juifs, principalement de France et d’Allemagne qui tentaient de fuir l’avancée des Croisés vers Jérusalem et Constantinople. Ainsi la jonction de ces deux mouvements migratoires distincts aurait donné naissance au peuple ashkénaze, qui deviendra dès le XVIe siècle, la partie majoritaire au sein du monde juif. Le poids démographique et intellectuel de la communauté juive allemande sur cette mosaïque hétérogène d’ethnies propagera une langue commune à tous, le yiddish. 
Ainsi, les Juifs ashkénazes descendent en majorité des Juifs d’Europe centrale et seulement dans une moindre mesure des Khazars.
Il n’en reste pas moins que le mythe persiste selon lequel les Ashkénazes seraient les descendants uniques des Khazars. Or, plusieurs arguments contredisent cette affirmation. Premièrement, les invasions russes suivies des attaques tatares qui ont anéanti l’empire khazar et les petits royaumes annexes portèrent un coup fatal aux courbes démographiques de la région. Deuxièmement, à partir du XIVe et du XVe siècles, de nombreux souverains des régions limitrophes de la Russie exigèrent la conversion de leur communauté juive. Si nombre d’entre elles ont obtempéré, les autres ont préféré la fuite et seraient vraisemblablement venues gonfler les rangs des populations juives allemandes. Il n’empêche, on ne saurait nier l’apport de la culture khazare aux peuples ashkénazes. Ainsi, selon Arthur Koestler (voir encadré), le shtetl serait d’ascendance khazare tout comme la toque traditionnelle ashkénaze en fourrure et en zibeline, le shtremel. 
Des centaines d’années après son effondrement, nombre d’énigmes et de fantasmes continuent à alimenter l’épopée des Khazars. Néanmoins, un empire florissant qui vécut du VIIe au XIIIe siècle ne peut disparaître totalement sans laisser de traces. A l’heure actuelle, outre son apport à la culture ashkénaze, et quelques mots passés dans la langue française comme «hussard» ou «cosaque», la majorité des traces de cet empire restent liées à l’histoire et à la culture russe et hongroise. Dernier vestige significatif de l’existence de la civilisation khazare, la mer Caspienne est toujours surnommée la mer des Khazars, malgré les siècles passés, par les peuples turcophones et arabes du Caucase. 

Source : 
[ltr]Revue du centre communautaire laic juif de Belgique.[/ltr]



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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:25

Le calendrier juif. 

En hébreu calendrier se dit : Loua'h 
La journée commence la veille au soir à la tombée de la nuit. Exemple : Le shabbat commence vendredi soir et se termine le samedi soir à la tombée de la nuit. 
Le premier jour de la semaine dans le Loua'h ( calendrier ) est le dimanche. 

Les jours de la semaines en hébreu = 
Dimanche = Yom Richone, 
Lundi = Yom cheni, 
Mardi = Yom chelichi, 
Mercredi = Yom revi'i, 
Jeudi, = Yom Hamichi, 
Vendredi = Yom Chichi, 
Samedi = Yom Chevi'i, ou Shabbat. 

Jour = Yom, 
Semaine = Chavoua', 
Année = Chanah. 

Dans un mois de Loua'h ( calendrier ) il y a 29 ou 30 jours. 
L'année juive est lunaire. 
L'année lunaire se compose de 354 jours 
L'année juive se compose de 12 ou 13 mois. 
Le 13è mois n'existe que tout les 3 ans environ. 
Le mois supplémentaire s'appelle Adar Cheni ou Adar II. 
Ce 13è mois a toujours 29 jours 

y a plus de fêtes est le mois de Tichri et les fêtes sont Roch Hachanah, Yomkippour, Souccoth, Chemini atsereth, Sil"hath torah. 

Dans l'ordre les mois du calendrier sont: 
1 Tichri 
2 Mar'hechvane, 
3 Kislev, 
4 Teveth, 
5 Chevat, 
6 Adar 
7 Nissane, 
8 Iyar, 
9 Sivane, 
10 Tamouz, 
11 Av, 
12 Eloul. 

On ajoute un 13è mois à certaines années car la différence entre l'année solaire et l'année lunaire est de 11 jours. 
Pour rattraper ce retard de l'année lunaire, afin que les fêtes tombent en leur saison, on ajoute 1 mois tous les 3 ansenviron. 
Soit la 3è, la 6è, la 8è, la 11è, la 14è et la 17è année du cycle solaire, qui est de 19 ans. 
Les mois du calendrier juif n'ont pas de nom particulier dans la Thorz. 
La thora les désigne par premier mois, deuxième mois, ETC........ 
Quelquesfois, certains mois sont désignés dans la thora par un nom spécifique, mais ce nom n'est pas entré dans le calendrier. 
Ainsi, Nissane est appelé 'Hodech Ha'aviv. 
Les noms de notre calendrier ne sont pas des noms hébreu, mais chaldéens ( Tichri, etc.....) empruntés par les juifs lors de leur exil en babylonie, après la destruction du premier Beith Hamiqdach en 586 av. ( en 3174 du calendrier juif )
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:26

Les 48 prophètes d'Israël

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par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour 

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D'abord, qu'est-ce qu'un prophète ? 
1. C'était une activité qui s'est achevée 1000 ans après le don de la Torah. Il n'y a plus eu de prophètes depuis, aucun.
2. C'est, alors, quelqu'un qui voit (roé) et qui est, partiellement, en contact avec la vérité et la communique au peuple selon les besoins précis dans une période donnée. 
3.C'est donc un service public d'annonce, de transmission, d'interpellation, de contestation. Cela fait que, le plus souvent, les pouvoirs en place révèrent le prophète, mais aussi le contestent et le menacent car il affirme que le pouvoir civil n'est pas la norme suffisante de la morale. 
4. La vie des prophètes est, souvent, pour ce motif, une longue souffrance qui se termine souvent tragiquement.

Critères très importants pour distinguer le vrai du fréquent "faux prophète" 
1. C'est quelqu'un qui a reçu l'enseignement intégral de la tradition (presque toujours par une étude assidue et avec la reconnaissance des maîtres) et qui, de plus, a une expérience personnelle de la vie divine selon la Torah. Il est mû par cette force. 
2. Il y a un apprentissage de la prophétie auprès des prophètes eux-mêmes. 
3. Il y a des écoles de prophètes, des vrais et des faux maîtres avec leurs faux prophètes. 
4. Le critère absolu est que le prophète 
- ne parle qu'à l'intérieur de la Torah transmise à Moché, 
- la met en évidence, la communique, la fait comprendre. 


5. Donc, 
- il n'a aucun message nouveau à transmettre, 
- il n'est pas un renouvellement de la Torah, 
- il n'est pas un prolongement de la Torah, 
- il n'est pas un niveau plus spirituel que la Torah, 
- il n'est pas celui qu'aurait annoncé la Torah, 
- il n'a aucun sens nouveau et caché à dévoiler par rapport à la Torah car ces sens ont été explicitement transmis ; 
- il ne peut pas changer un seul mot, ni un seul rite de la Torah, 
- il ne peut pas dire que la moindre parcelle de la Torah est abolie, dépassée, ni même que toute la Torah est inabolie mais que lui en est la fleur, 
- il ne peut pas se prétendre égal à Moché, ni supérieur, ni l'étape suivante de Moché ou de la création, 
- il ne peut pas se prétendre être lui-même la Torah, la parole de Dieu, ni différents des autres hommes, ni le prolongement du peuple de la Torah.

La certitude de cela est suffisante et sans appel pour celui qui accorde foi en la parole même de D.ieu car il est écrit [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Dévarim ch 13) : 
"Tout ce que je vous prescris, observez-le exactement, 
sans rien y ajouter, sans en retrancher rien. 
S'il s'élève au milieu de toi 
un prophète ou un voyant, 
t'offrant pour caution un signe ou un miracle, 
quand bien même s'accomplirait le signe ou le miracle qu'il t'a annoncé, en disant 
allons vers des dieux étrangers que tu ne connais pas et servons-les, 
tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire, 
car Hachém votre D.ieu vous met à l'épreuve, pour constater si vous l'aimez réellement de tout votre coeur et de toute votre âme". 


5. Conclusions 
Celui qui tenterait d'agir par l'une de ces erreurs montrerait ipso facto qu'il est un falsificateur, un menteur, un sacrilège, quels que soient les miracles qu'il apporterait pour soutenir sa thèse. Car le miracle ne prouve rien et les magiciens ou les diverses religions réalisent des miracles. Cela est appelé divinité étrangère et la conduite à tenir en ce cas est précisée (Dévarim 18, 20-22). La même rigueur est dite par la Torah envers le peuple d'Israël quand il dévie de son rôle de prophète et de lumière des nations (lire le chapitre 28 à 31 de Dévarim). 
La période de la prophétie est aujourd'hui terminée. Tout nouveau prophète qui se dit le dernier prophète et qui dit terminer le cycle de la prophtie est un falsificateur.

L'aspiration à la parole de la Torah 
Chacun comprendra ce qui est à comprendre et que l'histoire démontre, hélas. 
Inversement, 
- même les fausses tentatives de manipulation de la Torah dans le monde, et cela est sans fin, 
- même les fausses tentatives de nouveaux prophètes dans le peuple, et cela est constant également, 
tout cela indique combien le monde aspire à la Torah mais ne veut pas l'accueillir dans son intégrité. 
Il faut un courage immense aussi, pour ceux qui aspirent à la Torah, et ont vécu dans la vie la plus droite de façon exemplaire, pour réaliser la tromperie qui s'était exercée contre eux, en toute bonne foi. Ces histoires sont innombrables également. C'est l'histoire d'Avraham, de Ruth, et de milliers qui changent encore leur vie de nos jours après des décades d'insertion dans d'autres fidélités, d'autres amitiés ou amours. Tout cela est parfois tragique, toujours invisible et délicat, émouvant car la présence de Hachém est alors tellement discrète mais persévérante dans ces vies (voir le dossier "conversion"). 
Cela prouve aussi combien est juste la Torah qui avait annoncé toutes ces manipulations tragiques. 
Le peuple juif, aujourd'hui, hors d'Israël, est exactement en butte à ces mots de ces chapitres de Dévarim. 
De plus, les missionnaires sont très actifs en Israël (contrairement aux déclarations officielles des dites religions) pour détourner les juifs fragiles de leur héritage, travaillant à une shoa continue. Cette semaine encore, à la gare centrale des autobus à Jérusalem, je suis intervenu pour éclairer des jeunes juifs éthiopiens ignants de l'histoires qui étaient soumis à l'argumentation d'un missionnaire textes hébraïques en mains et qui ne se présentati pas comme non-juif ni comme missionnaire. Devant cette activité très dynamique entrée dans les différents centres de la vie israélienne, une association Yad laahim (main tendue aux frères) fait un travail important d'information et d'éducation.

Nombre des prophètes 
Il y a eu des prophètes des nations et des prophètes d'Israël. 
Il y a eu 600000 prophètes et 600000 prophétesses en Israël pendant les 1000 ans précis de prophétie qui ont succédé au don de la Torah (Cantique des Cantiques, Chir haChirim Rabba 4, 2, 1). Il faut situer ces 1000 ans dans l'ensemble de l'histoire juive. 
Ce middrache et le Traité Avodâ Zara disent que seuls ont été retenus 48 prophètes et 7 prophétesses pour nous en transmettre leurs noms car eux seuls sont utiles à connaître pour les diverses générations. 
Pour bien comprendre le caractère catégorique de la transmission, le Traité du Talmud Baba Batra page 121b, spécialement avec le commentaire du Rachbam, montre que 7 prophètes se sont connus dans leur vie et, à eux seuls, ils couvrent toute la période de transmission jusqu'à la fin de la prophétie : 

Adam
1-930
Mathusalem (Matouchélah)
687-1656
Chém
1558-2158
Yaâqov
2108-2255
Amram
2250-2387
A'hiya haChiloni
2380-2960
Eliyahou haNavi
2960...
L'ensemble du peuple suif est un prophète dans le monde. 
Son espace, son pays de vie, Israël sont le dispositif de cette manifestation de la prophétie pour le bien du monde. Cela est démontré dans le désert par la disposition du camp des hébreux. 
es sources sont le livre Sédér Ôlam, ch. 20, le commentaire de Rachi sur Méguila 14 b, Ribbi 'Hananél, dans ses corrections (agahotes). Il y a alors quelques variantes et je cumule ces listes. Le Rambam et le Gaone de Vilna ont également des variantes. 
Les références indiquent où on peut trouver ces noms dans le Tanakh (la Bible) et dans le Talmud. 
Voir aussi Baba Batra 15 a. 
Séder Ôlam ajoute aussi Adam, Noa'h, Chém, Êvér, et certaines éditions Yéfét ben Noa'h. 
Les prophètes de la période d'Egypte sont : Moché, Aharone, les 5 fils de Zéra'h ben Yéhouda, Zimri et les prophètes nommes en I Rois 5, 11 : Eitane, Hémane, Kalkol, Darda. Il faut évidemment nommer aussi Myriam. 
Le Rambam (Introduction à Michné Torah) inclut aussi Elie (I Chmouel chapitres 1 à 4) et et Yéhoyadâ haCohen (II Rois 11, 4). 
Sur la raison de l'ordre des livres des prophètes dans le canon du Tanakh, en particulier le regroupement des textes courts ensemble (nommés injustement "petits prophètes"), ou des textes moins sévères mis en premier, etc. voir Baba Batra 15 a et le Rachi. 
Sur la grandeur particulière de Daniel, prophète hors d'Israël, voir Méguila 15a. 
Sur les trois prophètes ayant vécu hors d'Israël, voir Rachi sur Baba Batra 15a.

(Tableau à compléter encore).

LISTE DE RACHI 
dans le Traité du Talmud 
Méguila page 14 a
Années approximatives
Période historique 
Références, 
concernant le roi ou le règne 
(à compléter)
Références concernant le prophète
1 - Avraham 1948-2123 Béréchite 20, 7
2 - Yits'haq 2048-2228 Béréchite 26
3 - Yaâqov 2108-2255 Béréchite 21, 3
4 - Moché 2368-2488 
5 - Aharone 2365-2487 
6 - Yehoshua 2406-2516 Dévarim 34, 9
7 - Pin'has 2516- Chofetim 6
8 - Elqana I Chmouel 2, 27
9 - Eli haCohen I Chmouel 2
10 - Chmouël 2871-2884 Livre de Chmouel
11 - Gad vers 2880 Baba Batra 15a
12 - Natane vers 2920 I Rois 1 
Horayote 13a
13 - David 2884-2924 (-1000) I Chmouel 16, 13
14 - Chlomo 2924-2964 
15 - Iddo vers 2970 I Rois 13 
Sanhédrine 89b et 104a
16 - Mikhaïhou ben Yimla vers 3030 I Rois 22... 
Sanhédrine 39b
17 - Ôvadia vers 3030 
18 - A'hiya haChiloni I Rois 15, 27-29 
Seder Ôlam fin ch. 1. 
Baba Batra 121 b
19 - 'Hanani ha Roé vers 3000 II Divré hayamim 16
20 - Yéhou ben 'Hanani vers 3000 I Rois 16 
II Divré hayamim 19
21 - Ôdéd vers 3190 A'haz 3183-3199 II Divré hayamim 28, 9
22 - Âzariahou ben Ôdéd II Divré hayamim 2, 15 ; 28
23 - Ya'hziel haLévi 
24 - Eliêzer ben Dodyahou vers 3040 II Divré hayamim 16 et 20
25 - Hochéâ vers 3150 Règne de Ouzia et 'Hizkiya 
3129-3228 Livre de Hochéâ 
Pessa'him 87a Baba Batra
26 - Âmos vers 3150 Ouzia 3130-3168 
27 - Mikha haMorachti vers 3160 Yotam 3168-3183, A'haz 3183-3199, 
et 'Hizkiya 3199-3228 II Rois 15, 32 
II Divré hayamim 28, 9 
II Rois 18, 2 
Livre de Mikha
28 - Amots, père de Isaïe Méguila 10b 
Sanhédrine 96b
29 - Eliahou (Elie) vers 3000 II Rois
30 - Elicha vers 3050-3100 II Rois
31 - Yona ben Amitaï 
32 - Yéchaya ben Amots (Isaïe) vers 3150-3200 Ouzia; 
Yotam 3168-3183, A'haz 3183-3199, 
et 'Hizkiya 3199-3228 Livre d'Isaïe 
Méguila 10 b 
Baba Batra 15 a
33 - Yoel ben Péchouel vers 3250 Ménaché 3228-3283 Livre de Yoel 
Bamidbar Rabba 10, 14 
Sota 52a 
Taânite 5a 
Chéqalim 6, 3
34 - Na'houm haElqochi vers 3250 Ménaché 3228-3283 Livre de Na'houm 
Sota 52a 
Taânite 5a 
Chéqalim 6, 3
35 - 'Habaqouq vers 3250 Ménaché 3228-3283 Livre de 'Habaqouq 
Sota 52a 
Taânite 5a 
Chéqalim 6, 3
36 - Tséfaniya ben Kouchi vers 3300 Yochiyahou 3285-3319 Livre de Tséfaniya 
Soucca 52b
37 - Ouriyahou ben Chémayahou vers 3320 
proche de la destruction du Temple Yéhoyaqim, 
3316-3327 Jérémie 26, 20
38 - Yérmiya ben 'Hélqiyahou (Jérémie) vers 3300-3330 
proche de la destruction du Temple Yochiyahou 3285-3319 et Tsikiyahou 
vers 3340 Rapport maître/élève avec Isaïe : Eikha Rabbati 1, 61 et Chir haChirim Rabba 7, 13. 
Livre de Jérémie. 
Yoma 69b, Taânite 22b, Sota 41b,Baba Qama 16b, Sanhédrine 89a
39 - Yérézqél (Ezéchiel) vers 3330 
proche de la destruction du Temple Tsikiyahou 
vers 3340 Livre d'Ezéchiel 
Chabbate 13b, 
Îrouvine 21a, 'Haguiga 13a-b, 
Rachi sur Sanhédrine 92 b
40 - Daniel vers 3350-3400 Nabuchodonozor Livre de Daniel 
Méguila 3a (sur sa grandeur) et 15a sur son rôle envers Esther 4, 5. 
Îrouvine 21a, 69b et 76b. Taânite 8b. Méguila 3a,etc.
41 - Baroukh ben Néria, disciple de Jérémie vers 3350-3400 Nabuchodonozor et Darius II 
vers 3340 Jérémie 32, 12 et 51, 59 
Méguila 14b et 15a et Rachi, Ména'hote 30a
42 - Néria Tsikiyahou 
vers 3340 II Chroniques (Divré hayamim) 25
43 - Chéria ben Néria, disciple de Jérémie vers 3350 Nabuchodonozor et Darius II 
vers 3340 Jérémie 32, 12 et 51, 59 
Méguila 14b et 15a 
44 - Ma'hséya Tsikiyahou 
vers 3340 II Chroniques (Divré hayamim) 25
45 - 'Haggaï 3408 (juste avant la construction du 2e Temple)-3450 Darius II de Perse 
vers 3300-3340 Prophétise dans la 2e année de Darius II Livre de 'Haggaï. 
Péssa'him 17a, 
Yébamote 16a, 
Qiddouchine 43a
46 - Zékharia (Zacharie) 3408 (juste avant la construction du 2e Temple)-3450 Darius II de Perse 
vers 3300-3340 Prophétise dans la 2e année de Darius II Livre de Zékharia 
I Divré hayamim 25 
Îrouvine 21a, Yoma 15b, et 39b, Méguila 3a, 15a, 31a.
47 -Malakhi (Êzra) Darius II de Perse 
vers 3300-3340 Prophétise dans la 2e année de Darius II Livre de Malakhi 
Méguila 15a
48 - Mordékhaï haYéhoudi. 3400-3450 
pendant l'exil de Bavél 3327 Cyrus, Assuérus, 
vers 3390 Prophétise dans la 2e année de Darius II Livre d'Esther, 
surtout 2, 6 
Ezra 2, 2 
Pessa'him 107a,Chéqalim 85a et b, et toute le traité Méguila.
Autres cités 
Natane époque de David I Rois 1, 11
Assaf, Heimane, Yedotoune Sédér Ôlam
A'hiya hachiloni 
Chémaya 
Yakhazél ben Zakharia II Divré hayamim 20
Zimri I Rois 16, 10...
Fils de Kora'h Chémot 6
Dans Sédér Ôlam, ch 20 : 
10 sont nommés Iche haEloqim : Moché, Elqana, Chmouel, David, Chémaya, Iddo, Eliyahou, Elicha, Mikha, Amots. 
2 sont nommés "le voyant" (haRoé) : Chmouel et 'Hanani (Chmouel 1, 9 et II Divré hayamim 16). 
2 sont nommés "fils d'homme" ou "fils d'Adam" (ben Adam) : Yé'hézqél et Daniel.
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:28

Les tribus oubliées d’Israël

Le judaïsme berbère

Le judaïsme berbère remonte très loin dans le temps, Certains la font remonter à l’époque de Salomon (1er millénaire av. J.-C.), d’autres à la période qui a suivi la destruction du Premier Temple (587 av. J.-C.), d’autres encore à une date plus récente, après la destruction du Second Temple (70 de l’ère chrétienne).

David Bensoussan nous donne son point de vue dans un entretien avec DIDIER NÉBOT

Les tribus oubliées d’Israël
(L’Afrique judéo-berbère des origines aux Almohades)
David Bensoussan – Les Éditions Du Lys


Question.Existe-t-il un sentiment d’appartenance juive chez les Berbères?

Réponse. Dans le folklore berbère, on peut entendre ce poème:-«Maman, pourquoi ne travailles-tu pas la laine le samedi?»-«C’est ainsi mon petit, depuis longtemps, très longtemps...»-«Pourtant le Fquih (sage musulman) dit que c’est le vendredi»-«Ta ta ta ! qu’est-ce qu’il en sait le Fquih des gens d’il y a mille ans.»
Voilà ce qu’ encore aujourd’hui on relate dans de très nombreux foyers berbères. La mémoire collective de tout un peuple a emmagasiné au plus profond de son subconscient une conviction profonde: l’appartenance à un monde totalement distinct de celui des arabes. Si ces deux peuples partagent la même religion, tout le reste, les sépare, que ce soit sur les plans ethnique ou culturel.

Q.Quelles sont les principales sources historiques relatives au passé judéo-berbère?

R.El Bayan, El Bekri, Ibn el Athir, le Kitab el Adouani et 
surtout Ibn Khaldoun, l’un des plus grands auteurs arabes qui vécut au XIVesiècle, parlent de ces tribus berbères qui sont juives:«Une
partie des Berbères professait le judaïsme, disait Ibn Khaldoun, religion qu’ils avaient reçue de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs on distinguait les Djéraoua, tribu qui habitait l’Aurès.Parmi leurs chefs les plus puissants, on remarqua surtout la Kahéna, femme qui fut tuée par les arabes à l’époque des premières invasions.»À la lecture de ces ouvrages volontiers minimisés ou par trop souvent ignorés des têtes bien pensantes, j’ai compris qu’il y avait eu une présence juive importante en 
Afrique du Nord avant l’arrivée des Arabes. J’ai alors désiré en savoir plus long et surtout faire partager mes découvertes. J’ai donc écrit un roman, la Kahéna, et un essai historique, les tribus oubliées d’Israël, dont le sous titre, l’Afrique judéo-berbère des origines aux Almohades, cerne le thème de mon ouvrage.

Q.Comment votre ouvrage a-t-il été reçu par les Berbères?

R.Je fus très surpris de recevoir de nombreux témoignages de sympathie de la part 
des Berbères. Ils me remerciaient d’avoir écrit ces livres et d’avoir fait ressurgir un pan entier de leur passé, dont ils se doutaient, mais qu’ils n’osaient pas revendiquer ouvertement jusque là, pour des raisons politiques,.
Beaucoup savent avoir des racines juives et cela est loin de leur déplaire. Il en va ainsi de la tribu des Aït Daoud (les fils de David) qui vit en Kabylie, au pied de l’Aurès(1). Ces gens qui sont bien sûr musulmans, se réclament de leur descendance de la grande tribu judéo-berbère des Djéraoua, laquelle au VIIesiècle s’opposa aux Arabes, avec à sa tête une reine mythique appelée la Kahéna.

Q.Quelle preuve avons-nous de l’existence du passé judéo-berbère?

R.Les éléments confirmant ces faits extraordinaires sont légion. En voici trois:-La tribu de la Kahéna s’appelle en arabe la tribu des Djéraoua. Mais le «Dj» arabe se dit «Gue» en berbère. La prononciation exacte est donc Gueraoua, mot dans 
lequel il nous est facile de reconnaître la racine hébraïque «Guer», qui signifie celui qui adhère au judaïsme.-Bagaï, la capitale de la Kahéna, se trouve dans les monts de l’Aurès. Elle est située sur une montagne sacrée pour les Berbères. Or les Berbères ne prononcent pas Bagaï, mais Baraï ou Haraï, et chacun sait que Haraï est, en hébreu, la montagne de Dieu de Moïse. «Har» (montagne), «aï» (dieu). Voilà encore une autre preuve percutante de l’origine hébraïque du nom de la capitale de la Kahéna.-Lorsque les Arabes arrivèrent au VII
esiècle en Afrique, ils surnommèrent cette reine Kahina, terme identique au mot Kahina ou El Kahina, désignant les tribus juives en lutte avec Mahomet.J’ai eu l’occasion de m’entretenir puis de sympathiser avec certains membres de cette 
tribu des Aït Daoud (en berbère Aït et en arabe Ouled). Je projette d’écrire avec eux un livre sur l’histoire magnifique de cette tribu.

Q. Votre ouvrage «Les tribus d’Israël » a reconstitué une période nébuleuse de l’Afrique antéislamique. Pouvez-vous nous en donner les grandes lignes?

R. L’Afrique du Nord a été sémitisée non pas par les Arabes mais par les Phéniciens (cousins germains des Hébreux) et plus tard par les Juifs. Les Phéniciens arrivèrent dès le XIesiècle avant J.C. Ils fondèrent de nombreux 
comptoirs, puis s’intégrèrent aux autochtones berbères. Ils apportèrent avec eux la circoncision, l’interdiction de manger du porc et une langue: le punique, pratiquement identique à l’hébreu. Lorsque les Juifs chassés de Judée arrivèrent aux alentours du début de l’ère chrétienne en Afrique du Nord, ils se trouvèrent en présence d’un monde déjà partiellement sémitisé, monde auquel ils s’intégrèrent facilement. La colonisation de cette région du monde par Rome, avec ses excès et sa violence, resserra les liens entre les Juifs et les autochtones. Cela facilita la création de ces tribus berbères.
D’autres Juifs étaient présents sur ces terres depuis trois siècles. Ils vivaient en Cyrénaïque (Libye actuelle). Ils se heurtèrent violemment aux Romains et durent fuir dans les steppes semi-désertiques de l’arrière pays africain. Ce sont eux qui formèrent un peu plus tard, le plus gros de la tribu judéo-berbère des Djéraoua.
Rome règnera en maître jusqu’au Vème sièce, où elle sera éliminée par les Vandales. 
Pour certaines tribus Judéo-berbères qui étaient cantonnées dans le Sud de l’Algérie, c’est un vent de libération. Elles migrent alors vers le Nord, où elles s’imposent auprès des autres tribus, grâce à l’introduction du chameau,. Ce sont ces tribus qui au VIIesiècle mèneront le combat contre les Arabes lorsqu’ils envahirent le Maghreb. D’abord victorieuses avec la Kahéna, ces tribus judéo-berbères s’effondreront par la suite, laissant le champ libre aux troupes musulmanes.

Q.Est-ce alors que l’Afrique du Nord s’arabise?

R.Oui. Toutefois, les Arabes qui envahirent l’Afrique du Nord, ne représentèrent pas plus de cent mille personnes. Mais il se passa le phénomène incroyable à l’effet que des millions de berbères (juifs, chrétiens ou païens) en optant pour l’islam, devinrent des Arabes par commodité, laissant tomber dans l’oubli leur passé de berbère.
Cependant ces conversions et cette volonté de se considérer comme arabe se firent au cours de plusieurs siècles. Et ce,
contrairement à ce qui se passait dans la plupart des pays conquis par les fils du Croissant, où il suffisait que la dynastie 
régnante se convertisse pour que le peuple suive. Alors que les Berbères chrétiens ou païens capitulèrent rapidement, les Berbères 
juifs opposèrent une longue résistance et, de la sorte, le judaïsme perdura de façon non négligeable jusqu’au XIIesiècle.
C’est à cette époque berbère, connue sous le nom du «glaive d’Ibn Toumart» que tout bascula et que l’on assista à la véritable fin du judaïsme. Au nom de la théologie, les Almohades qui prennent alors le pouvoir indiquent aux Juifs «qu’ils ont le choix entre l’Islam et la mort».Les conversions sont nombreuses, les massacres aussi. Le judaïsme berbère a vécu. Il ne reste plus que quelques minuscules enclaves hébraïques, sans âmes ni chef spirituel d’envergure pour leur redonner force et vitalité.

Q.Que reste-t-il du passé judéo-berbère?

R.L’arrivée des Juifs sépharades d’Espagne au XVesiècle sonne le glas des quelques ilôts juifs berbères qui avaient refusé la loi du Prophète et qui acceptent la suprématie de leur frères ibériques, jusqu’à en oublier avec le temps leur propre histoire.
Aujourd’hui il n’y a pratiquement plus de Juifs en Afrique du Nord. Il n’y a que des Arabes (souvent d’anciens berbères) et des Berbères, tous musulmans, qui désirent, pour un grand nombre d’entre eux, revendiquer cet héritage culturel, riche et varié, mais passé dans la moulinette de l’Oubli.

(1Aït Daoud (les fils de David) tribu à laquelle j'appartiens.
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:28

Pourim provient du mot pour/ sort car le jour prevu pour l'extermination des juifs avait ete tire au sort par Aman 

L' histoire de Pourim est contee dans le Livre d' Esther, elle retrace 
l' histoire de deux juifs assimilés qi vivaient dans le royaume de Perse. Ils avaient changes de noms : Mordehai vient de de Mardouk, principale divinité perse et Esther d' Asarte ou Ishtar, c.a.d Venus. Le fait d' etre assimile ne valut aucune protection aux juifs de l'epoque, phenomene qui devait se repeter par la suite. 

La Meguillat ( rouleau ) d' Esther [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] nous rappelle que Mardochée ( Mordehai en hebreu), parent d' Esther, refusa de se prosterner devant Haman, vizir du roi Assuérus. C'est ce refus qui deplut à Aman et lui fournit le pretexe pour essayer de mettre en route le processus d' extermination du peuple juif. Or le sort se retourna contre Aman et c lui qui fut exectue 

Pour cette fete nous avons le devoir de lire la Meguillat en comunaute, le soir et le matin de Pourim ( en ce qui nous concerne cette annee samedi soir & dimanche matin) Si pour une quelquonque raison nous sommes dans l' impossiblilite de participer à l' office comunautaire, on peut accomplir la mitzah ( commendememant) en lisant le livre d' Esther à la maison. Pendant la lecture, lorsque le nom d' Aman est prononce, il est d'usage de faire du bruit en utilisant des crécelles [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Une grande liberte est laisse à chacun, ce qui fait de Pourim un cas unique parmis les fetes juives. Pourim est mentionne comme un jour de festin, de rejouissances & 1 occasion d'envoyer des presents de l'un à l'autre et des dons aux pauvres 

Le Talmud ( le 2 eme livre Saint du judaisme ) autorise la consomation d' alcool jusqu' a ce qu'on ne puisse + distinguer le nom d' Aman à celui de Mardoche c le seul jour ou une telle conduite est toleree et meme encouragee, cette journee doit etre festive et joyeuse. Pourim est une fete particuliere dans notre calendrier liturgique, emplie de rire et de bruit. Les adultes & enfants sont encourages à se deguiser. Les communautes organisent des representations de Pourim, des defiles dèguisés, des diners de fete et toute forme de rejouissances. En Israel il est possible de faire la fete dans la rue Ces differentes activites sont 
l' expression d'une grande joie, celle d'avoir survecu à Aman & a de tres nombreux enemis.
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:28

Le Temple de Jérusalem et l'Arche d'Alliance: Beit Hamikdasch. Aperçus historiques, topographiques et symboliques. 

Le Temple de Jérusalem est lié au peuple Juif comme le cœur est accroché au thorax de l'homme. 
Centralité métaphysique, symbole de paix pour toutes les Nations, il représente la mémoire d'Israël. 
Ses vestiges, dont le Mur des Lamentations, attestent de sa présence physique. 

"Quiconque n'a pas vu le Temple construit par Hérode n'a jamais vu de bel édifice de sa vie entière." 
Talmud Babli Souccah 56B. 

Il n'y a pas si longtemps, un hebdomadaire sérieux déclarait qu'un tunnel avait été construit sous les Mosquées et qu'il débutait dans l'angle sud-ouest, près de la Mosquée El-Aqsa; or comme chacun le sait, non seulement ce tunnel naît à au moins 400m de l'entrée citée mais encore, il longe le mur de soutènement sans jamais se situer sous les Mosquées. 

À une époque où les nouvelles couvrent en un éclair la planète, il appartient à chacun de nous de distinguer le bon grain de l'ivraie face à la désinformation, à un parti-pris des médias qui, sciemment ou par erreur d'interprétation, omission, méconnaissance, tronquent la vérité. Il était de notre devoir, en toute objectivité, de rétablir la justesse. C'est un des messages que nous souhaitons délivrer à nos lecteurs au travers de l'histoire du Temple. 

Au début de l'histoire... 
L'histoire du Temple commence par la construction du Tabernacle, Mishkan, dans le désert; celui-ci annonce le Sanctuaire de Dieu. Il est quasi-identique dans son architecture de base avec ses trois parties (le parvis, le Saint et le Saint des Saints), mais surtout dans sa symbolique. 

Cette tente d'assignation ou de rendez-vous, abri éphémère et précaire, était démontable et suivait les pérégrinations du peuple d'Israël. Les enfants d'Israël connurent ainsi la tente pendant près de 480 ans: 40 ans dans le désert, 14 ans à Gilgal, pendant la conquête de Canaan par Josué, 369 ans à Shilo pendant la période des Juges et 57 ans pendant les Royautés à Nov et Giveon dans l'attente de la construction du Temple sur le mont Moriah. 
Conçu par David, ce roi ne put le réaliser en raison de son impureté liée notamment à ses guerres. Néanmoins, il avait rassemblé les matériaux nécessaires à l'édification ainsi que "cent mille talents d'or et talents d'argent" et avait indiqué, selon les instructions de l'Éternel, le plan et l'endroit, l'aire à battre le blé d'Ornan le Jébuséen. 

L'œuvre de Salomon 
Son fils le sage Salomon commença les travaux dans la 4e année de son règne, 480 ans après la sortie d'Égypte. Le Temple, d'une grande beauté, fut construit en 7 ans et 5 mois dans les années - 960 à - 953. Il fit appel à Hiram (ou Houram) roi de Tyr. Ce nom désigne également celui de l'architecte envoyé par le roi de Tyr; la mère du Maître Hiram est issue d'une tribu d'Israël, Dan ou Naphtali, et son père est Tyrien. 
L'histoire de Maître Hiram a donné naissance à une légende essentielle et symbolique dans la Franc-Maçonnerie. 

Si le Temple de Jérusalem résiste aux Assyriens grâce aux travaux d'Ezechias qui édifia une muraille et un tunnel menant à la piscine de Siloë, il fut détruit en - 587 (et non 586) par Nabuchodonosor le 7 Av, le 7 du 5e mois. Le sanctuaire fut pillé par les Babyloniens qui emportèrent la quasi-totalité du mobilier et des ustensiles. 
Il n'est pas fait mention de l'Arche d'Alliance qui, peut-être, avait été dérobée par les Égyptiens ou dissimulée par le roi Josias. 
La Perse de Cyrus ayant défait Babylone, une partie des Judéens, émigrés sur les bords du Tigre et de l'Euphrate, regagnèrent la cité de David grâce à l'édit du roi de Perse en - 538. 

Le Second Temple 
Sous l'impulsion de Zorobabel (petit-fils de Joachim, roi de Juda), du grand prêtre Josué et en accord avec les prophètes Aggée et Zacharie, le 2e Temple fut reconstruit 68 ans plus tard, de - 520 à - 515. On ne sait pas grand chose de ce temple, sinon qu'il était la réplique exacte du premier, la magnificence en moins. 
À l'époque Hellénique, le Temple fut souillé par les Grecs Séleucides d'Antiochus Épiphane qui y pénétrèrent et y installèrent en - 167 un autel dédié à Zeus. Le culte fut interrompu jusqu'à ce que le prêtre Hasmonéen Mathatias et ses 5 fils boutent les Grecs hors du Temple et de Jérusalem; le 15 décembre - 164 (25 Kislev), on célébra la fête de la Dédicace ou fête de Hanouca, en y rétablissant le culte; le sanctuaire fut purifié et restauré. 
Lorsque les Romains, sous la direction de Pompée, occupèrent Israël en - 63, ils établirent à la tête du pays des rois Iduméens, convertis au Judaïsme: Hérode et ses fils. 
Acquis totalement à la cause romaine, Hérode, roi sanguinaire et profondément détesté par les Juifs, agrandit et embellit le Temple des les années - 20; il fut achevé en l'an 9 de notre ère. Il devint un bâtiment d'une extrême splendeur, le plus vaste et le plus beau de son temps. 

Le pillage des Romains 
Mais les Juifs, en guerre larvée contre les Romains, se soulevèrent en 66; malgré la résistance héroïque des Zélotes (à qui Flavius Joseph attribue la responsabilité de la guerre civile et de la destruction du temple), le temple fut à nouveau détruit par les légions de Titus en 70, à peu près le même jour que le premier Temple, exactement le 10 Av (soit le 5 août plutôt que le 30 août). 
Rome déporta massivement les Juifs, pilla les trésors du Temple et emporta notamment le Chandelier. Cette 2e Maison de Dieu aura duré 585 ans; le Temple ne fut jamais reconstruit et la ville de Jérusalem "entièrement labourée"; cependant, il y demeura toujours une présence Juive et surtout la partie ouest du mur de soutènement, appelé Mur des Lamentations, rappela au monde entier qu'ici, sur Har Habayit, sur le Mont du Temple, était érigé le Beit Hamikdasch. 

Les Arabes et les Croisés sur le Dôme du Rocher 
Les Arabes, venus d'Arabie Saoudite, de Syrie et d'Irak, conquirent Jérusalem en 638. Abdel Malik y fit construire le Dôme du Rocher (ou Mosquée d'Omar) entre 687 et 691, sur l'emplacement même du Saint des Saints. Alwalid, fils du précédent, fit bâtir, dans la première moitié du VIIIème siècle, la Mosquée El-Aqsa "l'Éloignée" à l'angle sud-ouest de la colline. Ainsi, sans autre forme de procès, le Mont du Temple fut rebaptisé par les Arabes Haram-es-Sharifs, "Noble Sanctuaire". 

Les Croisés s'établirent transitoirement à Jérusalem, et les Templiers (1128), qui s'appelaient au départ les Pauvres Chevaliers du Christ, occupèrent le Mont du Temple et ses sous-sols. Il est possible que ces Chevaliers aient découvert des secrets sur le Temple et sur l'histoire de Jésus; on dit même, mais n'est-ce pas une légende, qu'ils auraient découvert l'Arche d'Alliance, dissimulée dans les sous-sols au temps du roi Josias. L'histoire du Temple et de ses mystères s'arrête à cette époque. Un silence sinistre s'étendra sur ce lieu saint du judaïsme, interrompu (de temps en temps, quand il leur fut permis) par les prières des Juifs psalmodiant devant le "Mur", tandis que sur le Mont du Temple l'Islam Arabe, Mamelouk, Ottoman, régnera en maître absolu, sans partage, interdisant aux Juifs l'accès au Mur de 1948 à 1967. 

Depuis 1967 
Reconquis après la Guerre des Six Jours en 1967 par les Israéliens, le Mont du Temple restera pour les Israéliens un lieu de culte Musulman en territoire israélien, confié au Wakf, organisme religieux islamique, par décision du gouvernement israélien afin d'éviter un embrasement général. Mais le pire était à venir; faisant fi des remarques et des réclamations israéliennes, à vrai dire bien timides, les Arabes ont aménagé les sous-sols et les écuries de Salomon en mosquées pouvant accueillir de 15 à 20 000 personnes. Dans le même temps, afin vraisemblablement d'effacer toute trace du Second Temple, ils ont évacué des pierres datant de cette époque, témoins archéologiques d'une valeur inestimable. 

L'histoire du Temple doit être connue et racontée pour que le Mont du Temple Har Habayit ne devienne définitivement Haram-es-Sharifs et pour que survienne l'avènement du Troisième Temple: celui de la Paix. 



Robert ELKAÏM
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:29

Chéma Israël : Ce qui se cache derrière la plus célèbre des prières juives par le Rabbin Shraga Simmons

En 1945, Rabbin Eliezer Silver fut envoyé en Europe pour aider à retrouver les enfants juifs qui avaient été cachés pendant l’Holocauste chez des familles non-juives. Comment s’y prit-il pour découvrir les enfants juifs ? Il se rendait à des réunions d’enfants et proclamait à voix haute la prière du Chéma Israël : « Ecoute ô Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un. » Puis il observait les visages des enfants à la recherche de ceux qui avaient les larmes aux yeux ; ces enfants juifs ayant conservé au fond de leur mémoire le souvenir inoubliable de leur maman qui chaque soir les bordait en récitant le Chéma avec eux.

Chéma Israël, « Ecoute ô Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un » est sans doute la plus célèbre de toutes les prières juives.
Le Chéma est une profession de foi, un serment d’allégeance au Dieu unique. Elle est prononcée au réveil le matin et au coucher la nuit. Elle est dite au moment de louer D.ieu ou de l’implorer. C’est la toute première prière qu’un enfant juif apprend à réciter. Ce sont les derniers mots qu’un juif prononce avant de rendre l’âme.
Le Talmud affirme que lorsque Jacob s’apprêtait à révéler la date de la fin des temps à ses enfants, il craignit que l’un d’entre eux fusse un non-croyant. Ses fils le rassurèrent aussitôt en s’écriant : « Chéma Israël. »
La Torah rapporte que Moïse inclut le Chéma dans son discours d’adieu au peuple juif.
Nous récitons le Chéma en nous préparant à la lecture de la Torah les Chabbath et fêtes. Et nous récitons le Chéma à la fin du jour le plus saint, celui de Yom Kippour, lorsque nous atteignons le niveau des anges.
Le Chéma est écrit dans la mézouza que nous fixons aux linteaux de nos portes ainsi que dans les tefilines que nous attachons à notre bras et à notre tête.
Le cri du Chéma symbolise la manifestation ultime de notre foi dans les situations les plus tragiques.
A travers les siècles, le cri du Chéma a toujours symbolisé la manifestation ultime de notre foi dans les situations les plus tragiques. C’est avec le Chéma aux lèvres que les juifs acceptèrent le chemin du martyre sur le bûcher de l’Inquisiteur ou dans les chambres à gaz nazies.
Quelle est la signification profonde de cette affirmation historique de la conviction religieuse centrale du judaïsme ?

Chéma : « Le mode d’emploi »
Nous avons l’ordre de réciter le Chéma deux fois par jour : une fois le matin et de nouveau le soir. Cette exigence est dérivée du verset (Deutéronome 6, 7) : « Tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin en te couchant et en te levant » (Deut. 6, 7). Le Talmud explique que l’expression « en te couchant et en te levant » ne se réfère pas à la position littérale du corps de l’homme mais désigne plutôt le moment de la journée auquel il convient de réciter le Chéma (Berakhot 10b).

En termes techniques, le moment pour réciter le Chéma du soir débute à la tombée de la nuit (environ 40 minutes après le coucher du soleil) et se poursuit jusqu’à minuit (ou si nécessaire jusqu’à l’aube du jour suivant). Le moment pour réciter le Chéma du matin débute environ une heure après le lever du soleil (à partir du moment où l’on peut reconnaître un ami à quatre coudées de distance) et continue jusqu’à environ 8h du matin (la fin de trois heures saisonnières complètes).
Le Chéma aborde les concepts de l’amour de D.ieu, de l’étude de la Torah et de la transmission de la tradition juive à nos enfants.

Le Chéma complet est compris de trois paragraphes de la Torah. Le premier paragraphe, Deutéronome 6, 4-9, aborde les concepts de l’amour de D.ieu, de l’étude de la Torah et de la transmission de la tradition juive à nos enfants.
Ces versets se réfèrent aussi spécifiquement aux mitsvot de téfilines et mézouza. Pendant la prière, nous portons les téfilines comme un signe ostensible de la proximité de D.ieu à notre tête et à notre cerveau, montrant ainsi que chacune de nos pensées et de nos émotions sont dirigées vers D.ieu. Le parchemin de la mezouza est fixé aux linteaux de nos portes pour montrer que nous nous sentons en sécurité en présence de D.ieu.
Le deuxième paragraphe, Deutéronome 11, 3-21, nous parle des conséquences positives de l’accomplissement des mitsvot et des conséquences négatives dans le cas contraire.
Le troisième paragraphe, Nombres 15, 37-41 aborde spécifiquement la mitsva de porter les tsisit et l’Exode d’Egypte. Les tsitsit constituent un rappel physique des 613 commandements de la Torah. Nous déduisons cela de la valeur numérique du mot tsitsit (600), plus les cinq nœuds et huit fils sur chaque coin, ce qui fait 613 en tout.

L’unité divine
Le thème central du premier verset est l’Unité de D.ieu : 
Ecoute ô Israël, le Seigneur est notre D.ieu, le Seigneur est Un (Deutéronome 6, 4).



Plus loin, tel que cela est écrit dans le parchemin de la Torah, les lettres « Ayin » et « Daled » du premier verset sont agrandies de manière à former le terme hébraïque Ed, « témoin ». Quand nous récitons le Chéma, nous témoignons de l’Unicité de D.ieu.

Pourquoi l’ « unicité » est un thème aussi central dans la croyance juif ? En quoi cela importe-t-il que D.ieu soit un et non pas trois.
Le même D.ieu qui nous prodigue tant de bonté un jour, peut faire en sorte que tout aille si mal le lendemain.
Les évènements de notre monde pourraient sembler masquer l’idée que D.ieu est un. Un jour nous nous levons et tout va bien dans le meilleur des mondes. Le lendemain, tout va de travers. Que s’est-il passé ?! Est-ce possible que le même D.ieu qui nous prodigue tant de bonté un jour, puisse faire en sorte que tout aille si mal le lendemain ? Nous savons que D.ieu est bon, alors comment peut-il y avoir tant de douleur dans ce monde ? Est-ce simplement de la « malchance » ?
Le Chéma est une déclaration que tous les évènements de la vie proviennent de l’Un, et uniquement de l’Un. La confusion émane de notre perception limitée de la réalité. Une manière de comprendre l’unité de D.ieu est d’imaginer une lumière se reflétant à travers un prisme. Même si nous voyons de nombreuses couleurs du spectre, celle-ci émanent en réalité d’une seule et unique lumière. De même, même s’il semble que certains évènements ne sont pas causés par D.ieu mais plutôt par une quelconque autre force ou malchance, en réalité, ils proviennent tous du Dieu unique. Dans le plan éternel magistral, tout est pour le « bien », car D.ieu sait ce qui est le meilleur pour nous.
Ce principe se situe aux antipodes de la doctrine zoroastrienne de la dualité qui prône l’idée de deux pouvoirs conflictuels ; le bien et le mal.
Quand un juif récite le Chéma, l’habitude est qu’il ferme ses yeux et les couvre avec sa main. L’autre occurrence dans la tradition juive où les yeux de la personne sont fermés est la mort. Tout comme au jour dernier où nous finirons par comprendre comment même le « mal » était en réalité pour le « bien », de même en récitant le Chéma nous aspirons à atteindre ce niveau de foi et de compréhension.
Nos Sages nous disent que le patriarche Jacob, après une séparation de 22 ans avec son fils Joseph, descendit finalement en Egypte pour le revoir. Lors de leurs retrouvailles, Jacob récita le Chéma. Toutes ces années de nostalgie pour son fils disparu depuis si longtemps se cristallisèrent en la prière chargée d’émotion de Chéma Israël.

Aimer Dieu

Le deuxième verset du Chéma est : « Et tu aimeras l’Éternel ton D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme, avec toutes tes ressources » (Deut. 6, 5)


Que signifie aimer D.ieu de tout son cœur ? Le Talmud explique que le mot « cœur » est une métaphore pour les « désirs ». Même aujourd’hui, nous disons en langage familier « J’aime le chocolat » pour exprimer le fait que nous désirons du chocolat. Quand le Chéma nous enjoint d’ « aimer D.ieu de tout ton cœur », il nous demande d’utiliser non seulement nos « bons traits de caractère » comme la bonté ou la compassion pour accomplir la volonté de D.ieu, mais aussi d’utiliser nos traits de caractère plus critiques pour Le servir.

Profitez de ce monde afin de vous aider à vous détendre et à mieux apprécier le monde que D.ieu a créé.

Par exemple, quand vous allez dans un bon restaurant, n’y allez pas parce que vous désirez faire bombance. Essayez plutôt de garder en tête que vous manger pour conserver votre corps en bonne santé cela afin d’être à même de servir D.ieu. De la même manière, si vous vous offrez un CD de musique, vous devriez essayer l’écouter dans le but de vous détendre et de mieux apprécier le monde que D.ieu a créé.

Que signifie « aimer D.ieu de toute son âme » ?

Le grand sage du Talmud Rabbi Akiva (IIème siècle) aimait tellement D.ieu qu’il enseigna la Torah en dépit du décret romain qui l’interdisait. Quand les romains s’en aperçurent, ils le condamnèrent à une mort atroce. Ils prirent un grand peigne de fer et se mirent racler sa chair avec. Alors qu’il se faisait torturer, Rabbi Akiva récita le Chéma avec une ferveur joyeuse : « Ecoute ô Israël, le Seigneur est notre D.ieu, le Seigneur est Un. »
Ses disciples ahuris lui demandèrent : « Maître, comment pouvez-vous louer D.ieu en subissant de telles torture ? »
Rabbi Akiva répliqua : « Toute ma vie, j’ai aspiré à aimer D.ieu de toute mon âme. A présent que j’ai l’opportunité de l’accomplir, je le fais avec joie ! » Avec son dernier souffle, il sanctifia le nom de D.ieu en criant les mots du Chéma (Talmud – Berakhot 61a).
La dernière partie de ce verset nous enjoint d’ « aimer D.ieu avec toutes nos ressources ». Ceci est difficile à comprendre parce qu’en règle général, la Torah ordonne les séries de commandements du plus facile au plus ardu. Or dans ce cas précis, l’ordre est le suivant : Aime Dieu émotionnellement (« cœur »), sois même prêt à donner ta vie si nécessaire (« âme »), et même à dépenser ton argent pour Lui !

Est-ce une progression logique ? Y aurait-il vraiment des personnes qui considèrent que l’argent est plus important que leur vie même ?!
La réponse est oui. Le Talmud (Berakhot 54a) évoque le cas d’un homme qui traverse un champ épineux et retrousse son pantalon afin d’éviter de le déchirer. Les jambes de ce malheureux sont toutes égratignées et tailladées mais au moins, son pantalon est sain et sauf !
Dans le Nevada, où les jeux d’argent sont légaux et où chaque hôtel possède son propre casino, les fenêtres des chambres d’hôtels sont spécialement destinées pour ne s’ouvrir que l’espace d’une petite fente. Pourquoi ? Pour que les clients qui perdent leur argent au jeu ne soient pas tentés de sauter par la fenêtre. Eh oui, pour certaines personnes, l’argent revêt plus d’importance que la vie même.

L’Unité Juive
Seth Mandel, le père de Koby Mandel, l’adolescent de treize ans qui fut matraqué à mort dans une grotte par des terroristes arabes, prit la parole lors d’un grand rassemblement pro-israélien à Washington DC en avril 2002. Il raconta l’histoire suivante :
Dans l’attentat à la bombe de la pizzeria Sbarro qui fit 15 victimes à Jérusalem, cinq membres de la famille Dutch trouvèrent la mort. L’un d’entre eux était un petit garçon de 4 ans appelé Avraham Its’hak. Alors qu’il gisait à même le sol, saignant, brûlant et agonisant, il dit à son père : «Abba, aide-moi s’il te plait. Sauve-moi.»
Alors qu’il gisait à même le sol, à l’article de la mort, ils récitèrent les mots du Chéma à l’unisson.
Son père s’approcha de lui et lui tint la main. Puis ils récitèrent les mots du Chéma à l’unisson.
Seth Mandel dit à la foule de Washington :
« Mon fils Koby est mort seul. Je n’ai pas eu la chance de réciter le Chéma avec lui. Alors maintenant, je veux que vous m’aidiez à réciter le Chéma pour les centaines de juifs qui ont été assassinés au cours des violences qui agitent le Moyen Orient. Dites le Chéma avec moi pour le mérite du petit garçon de Sbarro. Et dites le Chéma avec moi pour le mérite de mon fils Koby. » Puis il conduisit la foule de 250 000 personnes réunies devant lui dans la récitation du Chéma.

L’histoire biblique et moderne démontre que l’unité juive a apporté de la sécurité aussi bien au peuple juif qu’au monde entier. Un assaut physique et spirituel fut lancé contre l’humanité le 11 septembre. La tension en Israël continue à monter. La menace du terrorisme pèse encore lourdement sur nous. Qui sait ce que nous réserve l’avenir ? Que pouvons-nous faire ?

Maintenant, dans notre époque turbulente, chacun d’entre nous, hommes, femmes ou enfants peut aider d’une manière simple mais ô combien puissante : chaque matin et soir, prenez une pause de 15 secondes de ce que vous êtes en train de faire et récitez le Chéma.

Le plus important est de comprendre et de vous concentrer sur la signification des mots. Si vous ne comprenez pas l’Hébreu, vous pouvez le réciter également en français. Et par la suite, tâchez d’apprendre la prononciation et la signification afin d’être à même de le réciter en Hébreu également.

Les parents peuvent dire le Chéma à voix haute avec leurs enfants. Cela peut être très rassurant pour eux d’ajouter à leur rituel nocturne la récitation le Chéma, une prière au Tout Puissant pour qu’Il les protège.

Dire le Chéma est une formule simple, forte de six mots, destinée à unir tous les gens qui aiment la paix ainsi qu’à apporter davantage de lumière spirituelle dans notre monde.

Le texte du Chéma

Tout de suite après avoir récité le Chéma, concentrez-vous sur l’accomplissement des commandements positifs de réciter le Chéma chaque matin. Il est important de prononcer distinctement les mots et de bien les articuler.

En priant sans un quorum d’hommes, commencez par cette formule de trois mots :

D.ieu, Roi fidèle.


Récitez le premier verset à voix haute en couvrant vos yeux avec votre main droite et ayez l’intention expresse d’accepter la souveraineté absolue de D.ieu.

Ecoute ô Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.


A voix basse :

Béni soit le nom de la gloire de Sa royauté à tout jamais.


En récitant le premier paragraphe (Deutéronome 6, 5-9), concentrez-vous sur l’acceptation du commandement d’aimer D.ieu. Touchez vos téfilines de la main en disant « Tu les attacheras » et celles de la tête en disant « et elles seront comme fronteaux », puis embrassez les extrémités de vos doigts.

Et tu aimeras l’Éternel ton D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir. Que les paroles que Je t’adresse aujourd’hui soient sur ton cœur. Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin à ton coucher et à ton lever. Tu les attacheras en signe sur ta main et elles seront comme fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et à tes portes.


Voici ce passage en hébreu :

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En récitant le deuxième paragraphe (Deutéronome 11, 13-21), concentrez-vous sur l’acceptation de tous les commandements ainsi que le concept de récompense et punition. Touchez vos téfilines des bras en disant « Tu les attacheras » et celles de la tête en disant « et elles seront comme fronteaux », puis embrassez les bouts de vos doigts.

Et ce sera, si vous écoutez bien Mes commandements que Je vous ordonne aujourd’hui, d’aimer l’Éternel votre D.ieu et le servir de tout votre cœur et de toute votre âme. Je donnerai la pluie de votre terre en son temps, averse d’automne et ondée du printemps, et tu récolteras ton blé, ton vin et ton huile. Je donnerai l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié.
Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous écarter et de séduire d’autres dieux, de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous. Il fermerait les cieux, il n ‘ y aurait plus de pluie et la terre ne donnerait plus sa récolte, et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que D.ieu vous donne.
Mettez ces paroles que Je vous énonce, dans votre cœur et dans votre âme, attachez-les comme signe à votre main et qu’elles soient en fronteau entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos fils, pour vous en entretenir assis dans votre maison, en marchant sur le chemin, en se couchant et en se levant. Tu l’écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes afin que se multiplient vos jours et ceux de vos enfants sur la terre que D.ieu à juré à vos pères de leur donner, comme les jours des cieux sur la terre.



Avant de réciter le troisième paragraphe (Nombres 15, 37-41), les tsitsit qui étaient jusque là tenus dans la main gauche, sont tenus dans la main droite également. On embrasse les tsitsit à chaque mention du mot « tsitsit » et à la fin du paragraphe, on les passe devant ses yeux en disant « dont la vue » :

L'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur de se faire des franges aux coins de leurs vêtements, dans toutes leurs générations, et d'ajouter à la frange de chaque coin un cordon d'azur. Cela formera pour vous des franges dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité. Vous vous rappellerez ainsi et vous accomplirez tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour devenir votre Dieu ; Je suis moi, l'Éternel, je suis votre Dieu !
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Re: JUDAISME..

Message  Arlitto le Lun 8 Aoû - 13:29

Adorer Yahvé, Baal et Astarté au sanctuaire de Dan

La ville de Dan [1] n'avait rien d'une ville exceptionnelle si on la compare aux autres villes du pays. Une chose cependant allait lui fournir l'occasion de se démarquer : la présence d'un sanctuaire royal.

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     Les textes bibliques racontent que c'est sous Salomon que l'on construisit le temple de Jérusalem. Situé dans la capitale du royaume de Juda, le temple devenait une menace pour les dirigeants du royaume du Nord dans la mesure où, après le schisme de 930, il représentait le symbole de la puissance des dirigeants de la dynastie de David. Pour éviter que le peuple du royaume d'Israël ne se rende à Jérusalem et subisse du même coup la propagande royale davidique, Jéroboam décida de faire construire deux sanctuaires, un au Sud de son royaume, à Béthel, à quelques kilomètres au Nord de Jérusalem, et un autre au Nord, à Dan [2]. Les fouilles du professeur Biran dans la section Nord de tell Dan allaient révéler la présence de ce sanctuaire royal.
     Il est peu probable que Jéroboam ait voulu rompre avec les traditions religieuses de ses compatriotes en installant ces sanctuaires sur son territoire. Il désirait probablement fournir des lieux de culte appropriés à une population qui n'aurait plus à se rendre à Jérusalem pour pratiquer son culte à son dieu. Mais, comme une part importante des textes bibliques a été composée et/ou compilée à Jérusalem par des auteurs proches du pouvoir associé au temple de Jérusalem, il ne faut pas s'étonner s'ils jugent sévèrement les actes de personnes qui ne suivent pas la ligne du parti. Il faut donc tempérer les jugements à l'emporte-pièce qui caractérisent certains textes bibliques qui jugent très négativement ceux qui « se sont obstinés dans la voie de Jéroboam » (1 R 16,19.26; 2 R 3,3; 10,29; 13,2….).
     Ce que nous voyons aujourd’hui correspond à l'emplacement des sanctuaires de Jéroboam et de ses successeurs. Il faut cependant préciser que les choses ne se présentaient pas ainsi aux archéologues puisque le site a été reconstitué en bonne partie. On peut dire que, grosso modo, le complexe se compose de deux unités : une plate-forme rectangulaire (19 m2) servant de haut-lieu (partie principale sur la photo) et une enceinte cultuelle (19 m x 8 m) (partie de gauche où se dresse une structure métallique) située un peu plus bas que la plate-forme. C'est sur cette plate-forme que devait reposer la statue du taureau représentant le siège de Yahvé (par dérision les auteurs bibliques parlent de veau), alors que les sacrifices étaient offerts dans l'enceinte Sud.
L'enceinte cultuelle
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(photo : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

     Reconstituée en bonne partie par les archéologues, l'enceinte sacrée était isolée des constructions environnantes par une sorte de couloir sur les côtés Sud, Est et Ouest. On ne sait pas vraiment quelle était la hauteur de la construction, mais ses dimensions sont bien délimitées par des murs construits en boutisses et dormants, construction typique de l'époque du IXe siècle. Les archéologues sont assez convaincus qu'il s'agit d'une enceinte sacrée dans la mesure où ils y ont trouvé un petit autel à corne, une partie importante d'un plus grand autel à corne, un petit escalier de cinq marches qui donnait probablement accès au sommet du gros autel à corne (au fond à gauche), et une figurine de la déesse Astarté. 
     La structure de métal au centre de l'enceinte se veut une réplique « aérée » du gros autel tel qu'on peut l'imaginer à partir d'une des cornes retrouvée sur place. C'est donc dans cette enceinte que les prêtres du temple de Dan devaient offrir des sacrifices aux divinités. Je précise ici « aux divinités », car il est plus que probable que se vivait ici une forme de syncrétisme par lequel on adorait Yahvé bien sûr, mais également des divinités cananéennes associées à la fertilité et à l'agriculture tels Baal et Astarté.
La grande plate-forme
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     Adjacente à l'enceinte cultuelle se trouve la plate-forme du haut-lieu. On accédait à cette plate-forme par un escalier monumental de 8 m de largeur. La plate-forme elle-même était entourée d'un mur construit en boutisses et dormants, ce qui permet de la dater elle aussi de l'époque du IXe siècle. On sait par ailleurs qu'elle resta en usage aux époques hellénistique et romaine. 
     Contrairement à l'enceinte cultuelle dont l'accès devait être réservé à la classe sacerdotale, la grande plate-forme devait se trouver à ciel ouvert et permettre à la population d'assister aux cérémonies qui s'y déroulaient et, peut-être, de voir la statue de la divinité, représentation d'un taureau, symbole de force et de fertilité et associé à Baal, ou symbole du trône de Yahvé.
Emplacement du « veau » de Dan?
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     Ce trou dans la grande plate-forme a été interprété, par certains, comme l'emplacement où se trouvait anciennement la statue du taureau (veau) de Dan. Comme on n'a pas retrouvé cette statue, il est difficile de corroborer cette interprétation. L'hypothèse est cependant intéressante dans la mesure où, comme on peut le remarquer ici, la plate-forme est formée de pierres plates bien disposées les unes à côté des autres. Or, de ce bel assemblage, seul ce trou vient briser l'harmonie. Peut-être est-il le témoin de la réforme religieuse prônée par le texte du Deutéronome qui invitait à abattre les haut-lieux et les statues :
« Démolissez leurs autels, fracassez leurs stèles, réduisez en cendre leurs pieux sacrés, jetez bas les statues de leurs dieux et effacez jusqu'à leurs noms de ce lieu. » (Dt 12,3)
[1] Dan est la ville qui servait de frontière nord du pays, proche du mont Hermon.
[2] Allez lire 1 R 12 pour voir comment les auteurs bibliques présentent le schisme entre Juda et Israël, l'arrivée de Jéroboam au pouvoir et l'édification des sanctuaires.

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