Religion et Religions

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Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:20

Rappel du premier message :

Religion et Religions



Religions monothéistes

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Une des premières caractéristiques qui font d'un groupe humain une religion, c'est le fait qu'il fonctionne à la manière d'une communauté. Le judaïsme a, depuis les origines, conscience de former le peuple de l'Alliance avec le Dieu unique.
Les premiers chrétiens se présentaient comme « n'ayant qu'un cœur et qu'une âme » et comme formant une « Église » (du grec ekklêsia, assemblée).

Les musulmans, depuis Mahomet, se proclament unis dans l'immense fraternité de l'umma. Dès l'origine du bouddhisme, le noyau monastique des premiers disciples du fondateur prit le nom de « communauté » (sangha).
Souvent, l'unité du groupe religieux est garantie ou exprimée par l'autorité d'un chef suprême : le pape pour les catholiques romains ; le patriarche de Constantinople pour les chrétiens d'Orient qu'on appelle  « orthodoxes » ; le dalaï-lama pour les bouddhistes du Tibet ; le calife pour les musulmans à certaines périodes de leur histoire ; le grand maître céleste pour le taoïsme chinois.

Par ailleurs, la cohésion ou l'unité intérieure de beaucoup de religions repose sur la référence constante qu'elles font à leur fondateur. Celui-ci peut être un prophète, un messie, une personne divine qui se fait homme ou tout simplement un sage possédant un rayonnement exceptionnel.

De plus, beaucoup de religions se réfèrent à des textes sacrés, ou elles trouvent leurs lois et leurs principes fondamentaux : ainsi, l'Avesta pour les mazdéens, la Bible pour les juifs et les chrétiens, le Coran pour les musulmans.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:27

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Islam et homosexualité
Dans certains pays islamiques, l’homosexualité est passible de la peine de mort. Cette sanction peut bien sûr nous paraître excessive et très anachronique au 21e siècle.

Homosexualité et religion


À travers ce dossier, il ne s’agit pas de porter un jugement sur l’homosexualité ou sur l’Islam. L’objectif est simplement de comprendre pourquoi l’Islam condamne si durement l’homosexualité et de savoir avec précision ce que dit le coran sur cette pratique.
Comme vous le savez certainement, dans certains pays islamiques, l’homosexualité est passible de la peine de mort.
Cette sanction peut bien sûr nous paraître excessive et très anachronique au 21e siècle, mais il ne faut jamais oublier que dans la plupart de ces pays, l’État et l’Église ne sont pas séparés. Ce fut autrefois le cas également en Occident et l’homosexualité était alors punie avec autant de sévérité.
Comme je l’ai fait pour le dossier consacré au port de la burqa, je laisse la place à deux musulmans, Mr. Vic et Mr. Miftah, qui connaissent beaucoup mieux que moi le coran.



L’homosexualité avant la naissance de l’Islam
L’homosexualité n’est pas un phénomène nouveau. Cette pratique était courante avant même la naissance de l’Islam et plus exactement à l’époque du Prophète Lot.
L’imam Al Laïth a dit : « Lot était un Prophète envoyé - par Allah - à son peuple lequel l’a traité de menteur puis ils ont entamé (créé) l’homosexualité. Alors les gens ont conçu de son nom un mot pour celui qui fait l’acte de son peuple. (Lissane Al Arabe)
Le mot en arabe “Louti” s’attribue au peuple de Lot et non au Prophète Lot. De même le terme arabe “Liwat” n’est pas la racine du nom Lot, mais celle du verbe “Lawata”.
Il faut savoir que la relation du Prophète Lot avec cette turpitude était celle de celui qui la condamnait et la réprouvait comme c’est précisé dans le Coran.
Allah dit : “{Et rappelle-leur} Lot, quand il dit à son peuple : ‘Vous livrez-vous à la turpitude (l’homosexualité) alors que vous voyez clair. Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs ? 
Vous êtes plutôt un peuple ignorant. Puis son peuple n’eut que cette réponse : ‘Expulsez de votre cité la famille de Lot ! Car ce sont des gens qui affectent la pureté.’ (Sourate 27/verset 54,55 et 56) 
Coran et homosexualité
Allah nous a conté l'histoire du peuple de Lût (ou Lot) et nous a parlé de leurs méfaits à plusieurs endroits dans le Coran : 
‘Et lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes (la cité) de fond en comble, et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d'argile succédant les unes aux autres ‘[ Sourate 11 – Verset 82.]

Voilà donc le châtiment qu'Allah leur réserva à cause de leurs péchés, et notamment celui de la s........ à travers la relation homosexuelle.
‘Accomplissez-vous l'acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n'êtes que des gens transgresseurs’
[ Sourate 26 – Versets 165-166.]
(…) Jâbir Ibn ‘Abd Allah dit : Le Prophète a dit : ‘Ce que je crains le plus pour ma Communauté, c'est la pratique du peuple de Lût’. [Sahih Ibn Mâjah, 2093]

Ces hadîth nous enseignent que la s........ et l'homosexualité étaient la pratique du peuple de Lût, mais que même les Musulmans commettront de tels méfaits. Et le Prophète dit vrai, car, en effet, certains Musulmans sont tombés dans d'aussi graves péchés. Les Savants musulmans sont unanimes sur le fait que la pratique du peuple de Lût figure parmi les péchés capitaux.
Aussi, c'est pour cette raison que les Savants ont comparé cette pratique, qui est l'homosexualité, au fait qu'un homme prenne sa femme par-derrière dans l'anus, aussi connu sous le nom de s.........
Ces deux pratiques sont les mêmes, car elles consistent à avoir des rapports sexuels par pénétration anale, c'est-à-dire par pénétration du sexe dans l'anus. Et quelle différence y a-t-il entre le postérieur d'un homme et celui d'une femme ?
En plus de son interdiction dans la religion, pratiquer la s........ sur son épouse est une porte menant à l'homosexualité.
Malheureusement, trop d'ignorants tombent dans de tels péchés à cause de leur manque de connaissance en matière de religion. Aussi rapporte-t-on qu'un sage disait : 
‘Sois savant ou étudiant ou écoute ou aime. Mais ne sois pas un cinquième et tu périras. Il s'agit de celui qui n'enseigne pas, ni ne s'instruit, ni n'écoute ni même aime celui qui fait cela... ».

Comme vous voyez l’homosexualité et la s........ font partie des péchés capitaux en Islam et qu’on doit tout faire pour ne pas mettre en colère notre Seigneur, roi de ce monde.
L’Islam est 100 % contre l’homosexualité, contre le lesbianisme et la Transsexualité, car cette religion fait tout pour que la famille soit protégée.
Mr. Vic et Mr. Miftah. Myjanaty Team
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:28

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Opus Dei
L’Opus Dei est une puissance controversée au sein même de l’Église. Mais, l’œuvre de Dieu mérite-t-elle l’appellation de « sainte mafia » ?

L’Opus Dei est une puissance controversée au sein même de l’Église. Mais, l’œuvre de Dieu mérite-t-elle l’appellation de « sainte mafia » ?
Peut-on affirmer qu’elle défend un catholicisme sectaire ? L’Opus Dei a bénéficié en tout cas du soutien du pape Jean Paul II qui a béatifié son fondateur.

La création de l’Opus Dei
L’Opus Dei naît en 1928 en Espagne, sous le nom de Société sacerdotale de la Sainte Croix et Opus Dei.
Son fondateur, Josemaría Escrivá de Balaguer, est un jeune prêtre qui décide que l’idéal de sainteté, en principe réservé aux prêtres, peut être atteint par des laïques dans l’accomplissement de leurs devoirs familiaux et sociaux.
Cela suppose bien sûr une grande discipline de vie.

Sceau de la Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei

L’Opus Dei, ou Œuvre de Dieu, dispense la formation spirituelle nécessaire à ses membres. Elle les recrute dans les milieux plutôt aisés, intellectuels, universitaires mais séduit également des hommes d’affaires catholiques par son message de sanctification par le travail.
L’organisation de l’Opus Dei
Les « numéraires » observent le célibat, tandis que les surnuméraires peuvent se marier et vivre en famille.
Tous partagent le même objectif : atteindre la sainteté personnelle par des pratiques ascétiques.
Pour adhérer à l’Opus Dei, il faut passer par une période de probation, suivie d’une oblation de cinq ans et enfin s’engager à vie.
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Josemaría Escrivá de Balaguer

L’organisation est très hiérarchisée. Les fidèles sont suivis par un conseiller spirituel. Ils doivent assister tous les jours à la messe, prier et dire quotidiennement le chapelet, et bien sûr se confesser régulièrement.

  • Les numéraires sont des clercs ou des laïcs célibataires, qui font vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance ainsi que de vie commune.

  • Les numéraires auxiliaires sont des femmes chargées des tâches ménagères dans les résidences de l’œuvre.

  • Les agrégés ont les mêmes engagements que les numéraires excepté la vie commune.

  • Les surnuméraires sont des laïcs mariés qui contribuent financièrement à l’œuvre.

  • Les coopérateurs sont des sympathisants, pas nécessairement chrétiens.


Depuis sa création les dirigeants de l’Opus Dei sont :
1928-1975 Josemaría Escrivá de Balaguer
1975-1994 Alvaro del Portillo 
Depuis 1994 Monseigneur Echevarria
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Monseigneur Echevarria

La puissance de l’Opus Dei
Les préceptes du fondateur de l’Institution sont rassemblés dans un livre publié en 1934, El Camino (Le chemin).
L’ouvrage est vendu à des millions d’exemplaires. Peu après sa création, l’Opus Dei va recruter des membres en Espagne, au Portugal, en Italie et plus tard dans le monde entier.
L’Opus Dei compterait environ 90 000 membres dont environ 2 000 prêtres répartis dans une soixantaine de pays. Certains occupent des postes très influents au Vatican.
L’œuvre contrôle des associations, des fondations, des universités comme celle de Pampelune, en Espagne, créée en 1952 et qui jouit d’une renommée mondiale.
En France, une quinzaine de centres réunissent environ 1 500 membres.
L’Opus Dei sera approuvé par Rome en 1950. Pie XII récompense l’œuvre en reconnaissant son statut d’institut séculier.
Elle bénéficie depuis 1982 du statut nouveau de « prélature personnelle », qui en fait une sorte de super diocèse directement rattaché au Pape.
Ce statut est d’ailleurs tout à fait unique dans l’Eglise catholique.
Il semble que l’esprit conservateur de l’Opus Dei plaise au Pape. Peut-être a-t-il voulu également récompenser l’Institution de son soutien financier au syndicat polonais de Lech Walesa, Solidarité.
Une Eglise dans l’Eglise ?
L’indépendance et la puissance de l’Opus Dei suscitent critiques et controverses. Évêques et théologiens s’affrontent à son sujet.
Mais de quoi l’accuse-t-on finalement ?
Tout d’abord d’avoir soutenu les régimes militaires d’Amérique latine et plus largement de sympathies pour l’extrême droite.
Mais, face à ces accusations, les dignitaires de l’œuvre opposent un démenti catégorique.
Effectivement, dans les années soixante, le général Franco a choisi plusieurs de ses ministres dans les rangs de l’Opus Dei. Cependant, certains historiens soulignent que ces ministres ont joué un rôle positif dans le développement du pays.
De plus, les relations entre Franco et l’œuvre ont souvent été tendues.
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Prélats et dignitaires lors de la cérémonie de béatification devant la basilique Saint-Pierre

Le deuxième reproche est l’implication de l’Opus Dei dans des scandales financiers comme celui de la banque Ambrosio en 1982.
Enfin, divers témoignages font état de la difficulté pour les membres de quitter l’Institution et de l’éloignement forcé des jeunes recrues de leur famille.
Ces accusations rappellent les pratiques couramment employées par les sectes.
En Belgique une commission parlementaire a défini l'organisation comme un mouvement sectaire. Selon certains témoignages, cette organisation pratiquerait le recrutement de mineurs.
Béatification et évangélisation
Les dignitaires de l’Opus Dei rejettent toutes ces calomnies et affirment :
« Puisqu’elle n’impose aucun choix politique ou idéologique à ses membres, l’œuvre ne saurait être incriminée pour leurs agissements ; elle n’est pas responsable de leurs choix personnels ».

Cautionnée par le Pape, l’Opus Dei a acquis une certaine respectabilité et l’on ne parle plus aujourd’hui de « sainte mafia ».
Le 17 mai 1992, son fondateur a été béatifié par le Pape devant 200 000 personnes réunies place Saint Pierre à Rome.
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Photo prise le 17 mai 1992 sur la place Saint Pierre

Le décret concernant les miracles attribués à son intercession a été promulgué en présence du Pape le 20 décembre 2001 et ce dernier a canonisé le fondateur en 2002.
Le pape a fait l’éloge du fondateur de l’œuvre : « Un prêtre exemplaire qui a réussi à ouvrir de nouveaux horizons apostoliques aux activités missionnaires et d’évangélisation ».
En 2005, le pape Benoît XVI a béni une statue de Josemaría Escrivá de Balaguer, installée dans une niche extérieure de la basilique Saint-Pierre.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:28

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Pendant neuf siècles, le ciel va lutter contre l’enfer et durant cette période, des artistes anonymes vont retranscrire l’épouvante qui règne dans le monde des ténèbres.

Souvent sculptée sur les dégorgeoirs formés d’une pierre saillante qui rejettent les eaux pluviales, la gargouille est une créature hybride et laide qui matérialise les vices.
Le rôle de la gargouille est de rejeter du sanctuaire ces énergies néfastes en même temps que les eaux sales des gouttières.
Sur un plan architectural, la gargouille a surtout fait son apparition avec l’art gothique.
Notre Dame de Paris est l’archétype de l’architecture gothique et de la cathédrale chrétienne.

Les monstres chrétiens
Pendant neuf siècles, le ciel va lutter contre l’enfer et durant cette période, des artistes anonymes vont retranscrire l’épouvante qui règne dans le monde des ténèbres.
Le Malin peut prendre de nombreuses formes pour tromper le croyant.
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Un monstre bien pensif. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Au Moyen Age, les sculpteurs laissent libre cours à leur imagination pour façonner des monstres hideux aux attitudes effrayantes.
Ces créatures doivent effrayer pour nous protéger de la damnation.
Dragon, griffon ou chimère ornent panneaux et fresques.
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Monstre ailé. Santa Cruz, Californie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Si toutes  ces créatures ont souvent des formes inattendues, c’est parce que l’imagier du Moyen Age n’est pas astreint à des formes figées.
A l’inverse, il ne peut traiter de la béatitude ou de la sainteté comme il le souhaite. Pour ces représentations, il est tenu à des formes hiératiques.
Sources des artistes médiévaux
Les bestiaires sont les principales sources des artistes médiévaux.
Ces livres ont transmis au Moyen Age les connaissances de l’Antiquité afférentes aux plantes, aux animaux, aux hommes et d’une manière générale au monde.
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Monstre à "tête humaine". Magdalen college-Oxford. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Par exemple, Physiologus est un ouvrage du IIe siècle, dont l’auteur est inconnu, qui donne aux animaux, réels ou imaginaires, une signification chrétienne.
Les bestiaires sont la plupart du temps des récits plus légendaires que scientifiques.
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Griffon de la Cathedrale de Mechelen, Belgique. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Speculum majus « Le grand miroir », imprimé en 1573, expose des théories qui seront illustrées par les sculpteurs des cathédrales.
Symbolisme de la  gargouille
La gargouille est la gardienne du lieu sacré. Sa laideur est telle que même le Mal en est effrayé.
Tous ceux qui se sont laissés tenter par le vice et la luxure ne peuvent pénétrer dans le lieu sacré et le profaner. Toutes leurs turpitudes sont rejetées par les gargouilles, gardiennes de la sainteté du lieu.
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Gargouille de Notre Dame. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

D’un point de vue purement architectural, la gargouille est une conduite horizontale ornée d’un motif qui sert à rejeter les eaux pluviales en avant d’un mur.
Donc, non seulement, la gargouille rejette les eaux de pluie mais en même temps tous les vices.
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Gargouille de Notre Dame. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ces canaux qui recueillent les eaux des toitures pour les rejeter loin du parement étaient dangereux pour les passants.
De plus, les gargouilles dégradaient les maçonneries voisines. La plupart ont été supprimées par la suite.
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Gargouille de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A Notre Dame, de nombreuses gargouilles et monstres ont été sculptés dans les compartiments supérieurs de l’édifice.
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Gargouilles de Notre Dame. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


 Cette cathédrale, construite vers 1161, illustre avec génie et de manière saisissante le grand principe médiéval : le salut et la lumière ne se trouvent qu’au sein de la maison de Dieu.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:29

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Mystères. Pratiques et philosophies religieuses
Enigmes religieuses expliquées par la science. Articles sur des sujets à controverse et les pratiques religieuses. Histoire et doctrine bouddhiste. 

Incorruptibilité physique
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« Tu redeviendras poussière ! ». C’est le sort communément accepté des hommes après leur mort. Pourtant, certains corps restent intacts pendant des siècles. 




Mystères de la conservation du corps humain après la mort

« Tu redeviendras poussière ! ». C’est le sort communément accepté des hommes après leur mort. Pourtant, certains corps restent intacts pendant des siècles. L’incorruptibilité physique est-elle le privilège des saints et des saintes ? Ce phénomène de non putréfaction est particulièrement troublant du fait qu’il est réel mais n’a jamais été vraiment étudié.

 
Des manifestations miraculeuses
Un peu partout dans le monde, on relève la même croyance populaire : les corps des saints, après leur mort, échappent à la loi commune de la dissolution de la chair.
Saint Cyrille, évêque de Jérusalem, écrivait au Ive siècle : »Même lorsque l’âme s’est enfuie, sa vertu et sa sainteté imprègnent encore le corps qui l’a hébergée. »
En réalité, si l’on étudie la vie des saints de la chrétienté, on constate que cette incorruptibilité physique a souvent été refusée aux élus.
De même, ce phénomène a été observé sur des gens non béatifié ou canonisé.
Le seul recensement dont nous disposons est dû à une Américaine, Joan Cruz, qui a souhaité compléter les travaux du père Thurston à l’aide de toutes les sources ecclésiastiques connues.
Dans un ouvrage, publié en 1977, intitulé The Incorruptibles, elle énumère 102 cas authentifiés par la Congrégation des rites de l’Eglise catholique romaine.
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Le corps mystérieusement conservé de François Xavier, le saint missionnaire, dans la cathédrale de Goa, aux Indes portugaises (Photo © Sunday Times-David Balley, E.F.E)

Mais, il est probable, ajoute-t-elle, qu’il en existe bien d’autres qui n’ont jamais été rendus publics par le Vatican.
Un exemple de ces « miracles » est celui de Maria Anna Ladroni qui mourut à Madrid en 1624.
107 ans plus tard, sa dépouille mortelle fut exhumée sur l’ordre des autorités religieuses lors de son procès de béatification.
Voilà quelles furent les conclusions de l’époque :
« Il n’y eut pas moins de 11 docteurs et chirurgiens pour procéder à l’examen de la dépouille. Ils ont pratiqué, à l’aide de leurs instruments, diverses incisions sur le cadavre. Toutes les recherches aboutirent à une dissection quasi complète du corps : les viscères, les organes et les tissus apparurent dans un parfait état de conservation, encore humides, fermes et élastiques au toucher.
Le cadavre était imprégné d’une sorte de fluide odorant, qui répandait des effluves persistants. »

Saint Charbel, sainte Catherine de Bologne ou saint Pacifique de Cerano ont été inhumés directement dans la terre et l’on n’a constaté aucune dégradation de leurs cadavres.
D’autres sont restés intactes dans un sol humide alors que leurs vêtements se désagrégeaient sur leur chair intacte. C’est le cas de sainte Thérèse d’Avila et sainte Catherine de Gênes.
Quand le corps de sainte Catherine Labouré fut exhumé en 1933, 57 ans après sa mort, on trouva son corps intact bien que le triple cercueil ait été rongé par la moisissure.
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Bernadette de Lourdes, dans le visage est resté intact depuis sa mort en 1879 (Photo © Mary Evans Picture Library)

Certains de ces saints présentaient des stigmates de leur vivant, et ces saintes blessures ont été souvent préservées au-delà de la mort.
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Photo ci-dessus: Catherine de Sienne (peinture de Sodoma). Toute sa vie, elle déclara souffrir des mêmes blessures que le Christ. Les marques de ces stigmates ne sont devenues visibles qu'à sa mort, en 1380. L'incorruptibilité physique a permis aux fidèles de vénérer ces stigmates pendant 200 ans ( © Scala. Office national du tourisme libanais)

Dans ces différents cas évoqués, ce qui est troublant ce n’est pas l’incorruptibilité par elle-m^me car on connaît des facteurs particuliers qui empêchent la décomposition des cadavres. Le problème c’est que ces corps ont été inhumés dans des conditions qui auraient dû normalement entraîner la putréfaction.
Le cas de saint Charbel Makhlouf
Cet ermite mourut en 1898 au monastère maronite d’Annaya, au Liban. Selon la coutume de cet ordre, son corps fut directement déposé dans la terre, sans cercueil.
Pendant plusieurs semaines, d’étranges lumières apparurent près de sa tombe. Les autorités ecclésiastiques finirent par ordonner l’exhumation 45 jours plus tard.
Le corps était intact en dépit des inondations. Le cadavre fut alors lavé et revêtu de vêtements neufs avant d’être placé dans un cercueil de bois dans la chapelle du monastère.
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Charbel Makhlouf ( © Scala. Office national du tourisme libanais)

Au bout d’un certain temps, un liquide huileux ayant l’odeur du sang frais commença à sourdre des pores du saint.
Cet épanchement devint si abondant que les vêtements durent être changés deux fois par semaine.
Les restes de saint Charbel demeurèrent dans cet état jusqu’en 1927, date à laquelle un examen médical fut ordonné.
Le corps fut placé dans un cercueil de bois doublé de zinc, et un document contenant les observations faites par les médecins fut scellé dans un tube de zinc et déposé aux pieds du saint. Puis, le cercueil fut emmuré au milieu d’une paroi du monastère.
En 1950, des pèlerins venus visiter le sanctuaire remarquèrent qu’un curieux liquide suintait hors du mur renfermant le cercueil.
On ouvrit à nouveau le cercueil en présence d’autorités religieuses et médicales. Saint Charbel était toujours aussi bien conservé : son corps souple gardait les apparences de la vie alors que ses vêtements tombaient en lambeaux.
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Thérèse Marguerite, morte en 1770. Desséché, son corps ne présente aucune putréfaction. C'est d'autant plus étonnant qu'elle est morte d'une gangrène généralisée ( © Mary Evans Picture Library)

Le tube de zinc, par contre, était fortement corrodé.
Depuis cette date, la tombe a été ouverte chaque année et le corps soigneusement examiné. Chaque fois, il est apparu dans un parfait état de fraîcheur. Le fluide huileux, qui forme dans le cercueil un dépôt de 8 cm, est précieusement recueilli.
Mais, l’incorruptibilité n’est pas toujours religieuse. Des cas d’incorruptibilité ont été constatés sur des personnes tout à fait « ordinaires ».
Des cimetières particuliers
Certains cimetières ou lieux de sépulture ont été choisis précisément en raison de conditions naturelles propres à stopper ou ralentir le processus de décomposition.
Les catacombes de Palerme ou de Malte sont réputées pour leurs momies naturelles. Mais, ces cas sont explicables par la science. Les catacombes capucines de Palerme, en Sicile, abritent des corps ayant fait l'objet d'une momification
Les corps subissaient un processus de déshydratation, avant d'être lavés au vinaigre. Certains étaient embaumés, tandis que d'autres étaient enfermés sous scellé dans des cabines de verre.
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Les catacombes capucines de Palerme ( © Spectrum Color Library)

La crypte de l’église Saint Michel de Dublin semble posséder les mêmes propriétés. Un rapport de 1901 mentionne la découverte « d’un cadavre de bébé, dont les poignets dodus portaient encore les rubans blanc fané, dont on l’avait paré pour ses funérailles ». Le cercueil portait la date de 1679. Le petit corps était parfaitement conservé.
Des théories mais aucune certitude
A la fin du XIXe siècle, le père Herbert Thurston fit la première étude sérieuse des cas d’incorruptibilité.
Il nota que les corps six phénomènes caractéristiques mais pas forcement simultanés:

  • La présence d’un parfum suave émanant du corps

  • L’absence de rigidité cadavérique

  • La persistance d’une certaine tiédeur du cadavre

  • L’absence de putréfaction

  • Parfois, des saignements anormaux

  • Parfois, la constatation post mortem d’étranges mouvements du cadavre qui ne sont pas attribués à des contractions musculaires mécaniques


Si l’on écarte l’idée d’un miracle divin, quelles sont les autres hypothèses susceptibles d’expliquer cet étrange phénomène ?
La première hypothèse est bien sûr l’embaument préalable du corps. Mais, un embaument est simple à déceler lors des examens post mortem.
Dans les cas qui nous préoccupent, aune trace d’une substance quelconque ayant pu stopper la décomposition n’a été découverte.
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Momie indonésienne vieille de 250 ans ( © [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

L’incorruptibilité ne peut être vraiment prouvée que lors de la première exhumation. En effet, les organes de certains saints ont été prélevés après coup pour être utilisés comme reliques sacrées.
Joan Cruz distingue trois types d’incorruptibilité physique :

  • Les corps volontairement conservés par embaumement ou toute autre technique (momies)

  • Les corps préservés accidentellement ou grâce à des techniques naturelles (momies naturelles)

  • Les cas d’incorruptibilité authentiques et non expliqués par la science


On a émis quelques hypothèses :


  • Extrême sécheresse de l’air et absence de poussière. C’est le cas de la nécropole de Kiev

  • Rôle possible des radiations mais qui reste valable que dans quelques cas


Il existe également un phénomène appelé « saponification » qui est la transformation des tissus humains en une masse ammoniacale savonneuse tandis que l’épiderme se durcit.
Cette substance saponifiée est dite « gras de cadavre » ou « adipocire ».
On observe ce phénomène chez des cadavres inhumés dans des terrains marécageux putrides. On ignore pourquoi il intervient dans certains cas et pas dans d’autres.
La saponification, qui est une forme particulière de décomposition des lipides, n’est pas courante mais pas non plus exceptionnelle.
Ce phénomène n’est pas considéré comme miraculeux par les autorités ecclésiastiques.
La véritable incorruptibilité est très différente. Pour des raisons inconnues, un corps reste intact tandis que d’autres, à ses côtés, se décomposent.
Il faut préciser que ce « miracle » n’est pas suffisant à lui seul pour obtenir la béatification, sauf pour l’Eglise orthodoxe russe.
Il est important de souligner que ce phénomène se rencontre dans la plupart des religions et que c’est également un thème important de l’inconscient collectif.
Il existe des similitudes entre les divers cas d’incorruptibilité authentique qui sont très rares, rappelons-le.
La science ne peut l’expliquer actuellement. Il est vrai que ce phénomène a laissé la communauté scientifique étrangement indifférente.
Quelles que soient nos convictions et nos croyances religieuses, peut-être devons-nous nous pencher sur la nature de notre existence physique et spirituelle. Que nous soyons un jour destinés à la gloire, comme les saints, ou non, la réalité n’est peut-être pas celle que nous percevons.
Entre la vie et la mort, il nous reste à comprendre l’essence de la réalité elle-même.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:29

Miracle des statues qui saignent

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Une statue en plâtre représentant Jésus-Christ se met à saigner. Un tableau de la Vierge laisse couler de vraies larmes. De tels phénomènes sont bien réels. 

Une statue en plâtre représentant Jésus-Christ se met à saigner. Un tableau de la Vierge laisse couler de vraies larmes. De tels phénomènes sont bien réels. On pense immédiatement à des trucages. De nos jours, personne ne veut croire que de telles choses puissent se produire. On considère les « miracles » comme des superstitions révolues issues du Moyen Âge.
Pourtant, après étude, la vérité sur les statues qui pleurent semble assez surprenante. De véritables preuves existent mais la réalité n’est peut-être pas celle que l’on attendait. 

Du sang et des larmes
En juillet 1966, à Londres, un crucifix répandit des larmes pendant trente jours.
En avril 1975, Mrs Anne Poore était en train de prier dans l’église de Boothwynen, en Pennsylvanie, quand elle vit un spectacle incroyable :
« Soudain, je levai les yeux vers la statue du Christ, et mon cœur cessa de battre. Deux gouttes de sang, rouges comme des rubis, venaient d’apparaître sur les blessures des mains de la statue en plâtre. »
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Le Christ de l'église de Pennsylvanie (Photo © Religious News Service Photo)

En janvier 1981, une statue de la Vierge Marie, à Caltanisetta, en Sicile, commença à saigner de la joue droite, après avoir pleuré en 1974.
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La Madone de Caltanisetta (Photo © Religious News Service Photo)

Les exemples sont trop nombreux pour être tous cités.
Etude des phénomènes
Dans les années 50, le physicien italien Piero Casoli se lança dans une longue étude sur les madones qui pleurent.
Il en arriva à la conclusion que ces phénomènes se produisaient en moyenne deux fois par an dans la seule Italie.
Le Fortean Times britannique a pu faire état de multiples cas du genre dans de nombreux pays et à toutes les époques.
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Le Christ de l'église Saint-Ignace, à Rome, qui a saigné en 1959 (Photo © UPI, New York)

Le 16 mars 1960, un portrait de la Vierge Marie commença à pleurer derrière son cadre de verre. Cette madone appartenait à Mrs Pagora Catsounis de New York. Le père Papadeas, de l’église orthodoxe grecque, fut également témoin des faits quand il arriva au domicile de cette dame.
Par la suite, une autre madone qui se mit à pleurer, fit son apparition dans la même famille. Des échantillons du liquide furent analysés et il s’avéra qu’il ne s’agissait pas de larmes humaines.
On échangea le tableau mais, lui aussi, se mit à pleurer.
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L'archevêque Takovos, chef de l'église orthodoxe grecque des Etats-Unis, examine la madone des Catsounis (Photo © Religious News Service Photo)

Raymond Bayles commença alors son enquête. Une étude minutieuse du tableau révéla la présence de taches au-dessous des yeux, constituées de particules cristallisées de quelque chose ressemblant à du sérum.
Ces cristaux, accumulés et secs, ne bougeaient pas.
Lorsque Bayles examina le tableau une seconde fois, les larmes étaient toujours au même endroit. Il ne trouva aucun trou d’aiguilles, ni aucune autre ouverture par lequel du liquide aurait pu être introduit.
Au cours d’une visite, une femme s’écria devant Bayles et un ami, qu’une larme coulait sur le tableau. Quelques personnes présentes se déclarèrent aussitôt convaincues que c’était le cas. Mais les deux hommes ne virent rien.
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Une autre image de la Vierge qui a répandu une sorte d'huile, toujours chez les Catsounis (Photo © Poperfoto)

Bayles déclara qu’il était convaincu qu’il s’agissait d’une « hallucination collective ».
Le cas de la statue de Mrs Poore est très différent. Cette statue en plâtre du Christ saigne tous les vendredis et jours saints depuis 1975.
Elle a été placée dans une église de Pennsylvanie et placée à 3 m au-dessus de l’autel.
Le pasteur de l’église rapporta : »Elle a parfois saigné pendant quatre heures. J’ai vu les paumes des mains parfaitement sèches, puis quelques minutes après, j’ai observé quelques gouttelettes de sang s’écoulant des stigmates.
Le sang ne coule jamais au-delà de la statue dont le vêtement est maintenant incrusté de sang séché. »
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Un Christ en croix vieux de 300 ans s'est mis à saigner en 1968 au Brésil (Photo © Pictorial Parade Inc)

Le Docteur Joseph Rovito, un médecin respecté de Philadelphie, mena sa propre enquête. Passée aux rayons X, la statue ne révéla aucune trace d’un réservoir quelconque, ni aucun autre mécanisme frauduleux, mais les tests sanguins n’aboutirent pas à grand-chose.
Bien que le sang ainsi identifié fût incontestablement du sang humain, le faible nombre de globules rouges qu’il contenait indiquait que le sang était très ancien.
Pourtant, le sang coulait sur une longue distance avant de se coaguler ce qui indique qu’il s’agissait de sang frais.
Le problème c’est que le sang frais contient des millions de globules rouges. Sa conclusion fut la suivante :
« Ce sang est tellement ancien que nous ne pouvons en déterminer le groupe sanguin. »
Miracle ou phénomène psychique ?
Une fois la fraude écartée, on est bien obligée de se demander comment du sang ou des larmes peuvent apparaître sur une statue ou un tableau.
D’après les études, il semble que ces phénomènes ne se produisent pas au hasard. Il y a une certaine logique qui suggère que le phénomène est le fait d’une intelligence.
Par exemple, en septembre 1911, le portrait du Christ, placé dans l’église de Mirebeau, en France, s’est couvert de traces sanglantes.
Ce phénomène s’est arrêté à la mort du prêtre de l’église. On peut donc en déduire que le phénomène était lié à sa personnalité. Photos du phénomène ci-dessous (Photos © Fortean Picture Library).
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De même, l'absence de hasard est évidente dans le phénomène qui a touché une statue de sainte Anne en 1954. Les doigts de cette statue se sont mis à saigner après que le propriétaire de l'objet les eut brisés par accident.

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Statue de saint Anne (Photo © J.L Charmet)

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Main de la statue ensanglantée (Photo © J.L Charmet)

Certains parapsychologues ont avancé l’hypothèse plausible de la télékinésie. Selon le parapsychologue D. Scott Rogo, ce type de pouvoir ne serait pas exceptionnel. Nous disposerions tous de telles capacités à causer des modifications dans notre environnement en y projetant des émotions violemment ressenties ou réprimées.
Ce type de projection paranormale prend en général deux formes :

  • Les phénomènes religieux

  • Les troubles liés à l’activité d’esprits frappeurs ou autres


D’après les spécialistes, les faits suggèrent un phénomène de déplacement à distance des liquides. Mais d’où proviennent-ils ?
Nul n’est en mesure de répondre à cette question pour le moment. La seule chose qui en ressort c’est que contrairement aux manifestations d’esprits frappeurs, l’extase religieuse a une action bienfaisante et non destructrice.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:29

Vierge noire

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Le culte de la Vierge Marie n’aurait probablement pas connu un tel succès, s’il ne s’était appuyé sur différents cultes féminins venus du plus profond de notre histoire.

Le culte de la Vierge Marie n’aurait probablement pas connu un tel succès, s’il ne s’était appuyé sur différents cultes féminins venus du plus profond de notre histoire. La Vierge noire est la témoin de cette spiritualité oubliée. Pourquoi la couleur noire ? D'où vient cette représentation peu conforme au dogme chrétien de la Vierge ?

Une Vierge peu conforme au dogme chrétien
En général les Vierges noires portent un enfant, souvent sur le genou gauche. Elles sont l’objet de pèlerinages et on leur accorde un grand pouvoir de guérison et de fertilité.
La plupart de ces vierges ont causé beaucoup de souci à l’Eglise catholique. Dès qu’elle le peut, l’Eglise les escamote sans trop choquer les populations locales.
Depuis le XIXe siècle, beaucoup de ces Vierges noires ont été remplacées par des représentations plus conformes au modèle marial.
Souvent, elles ont tout simplement été repeintes en blanc.
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Vierge noire de Montserrat, en Catalogne . By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ces Madones ont parfois un air oriental et un peu byzantin. Elles sont auréolées de nombreuses légendes.
La Vierge noire de Tindari aurait été retrouvée dans un coffret mystérieux échoué sur la plage. Celle de Loreto se serait brutalement matérialisée en mai 1291 dans une construction.
La Vierge, surtout quand elle était noire, a tenu une place considérable dans la spiritualité chrétienne du Moyen Âge. Elle deviendra la protectrice des Chevaliers du Temple, et plus tard, celle de l’ordre des chevaliers Teutoniques.
Elle figurait sur les bannières des hommes de guerre, qui organisaient des tournois en son honneur.
Les grandes cathédrales gothiques étaient les temples de cette nouvelle déesse. Entre 1170 et 1270, pas moins de 80 cathédrales dédiées à Notre-Dame et 500 églises seront édifiées à sa gloire.
La plus grande partie de ces monuments seront bâtis sur des sites déjà consacrés par la présence d’une statue de Madone, le plus souvent noire et généralement préchrétienne.
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Vierge noire de la cathédrale de Tarragone, en Espagne. Elle a été copiée sur celle de Montserrat. © dinosoria.com

A Rome, on refusait alors la distinction entre les Vierges « noires » et les Vierges « blanches ».
La couleur noire était expliquée rationnellement : par la fumée des cierges, par l’âge et l’oxydation ou par la noirceur des pêchés des fidèles !
En réalité, on omettait de préciser que ces statues avaient intentionnellement été taillées dans des matières noires et que cette couleur avait été délibérément choisie.
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Une Vierge noire anonyme photographiée en Espagne. © dinosoria.com

Faites le plus souvent de pierre ou d’ébène, ces Vierges sont toujours somptueusement parées. Curieusement, elles portent presque toujours une couronne. Elles sont associées à des cultes de la Lune ou des étoiles. Il s’agit donc d’une pratique qui nous ramène à l’ère préchrétienne. Ces rites perpétuent des cultes païens en l’honneur de divinités féminines.
Les Vierges noires dans le monde
Jusqu’au XVIIIe siècle, les pèlerins qui se rendaient à Chartres observaient un rite mystérieux qui n’avait rien de chrétien.
Après avoir prié dans l’abbaye et entendu la messe, ils descendaient, par un passage situé au nord de l’église, dans une crypte souterraine.
Là, ils adoraient en silence une statue d’ébène, Notre-Dame-de-Sous-Terre. Celle-ci était une femme assise qui tenait un enfant dans ses bras.
La tête de la statue était couronnée et, à ses pieds, on pouvait lire l’inscription latine : Virgini pariturae (La Vierge devant enfanter).
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La "Vierge au pilier" de la cathédrale de Chartres. © dinosoria.com

Détruite sous la Révolution, cette statue de la Vierge noire sera refaite au XIXe siècle et, depuis, elle est vénérée sous le nom de « Vierge au pilier ».
On sait également que, depuis toujours, une Vierge a été vénérée sur le site de Chartres et que le fameux puit a probablement été creusé par les anciens Celtes, ou bien par ceux qui les ont précédés.
A Montserrat, en Espagne, on adore une statue semblable à celle de Chartres.
A Crotone, en Italie, sur le promontoire qui surmonte le golfe de Tarente, il existait autrefois un temple dédié à Hera Lacinia, la déesse romaine de la Lune et la protectrice des femmes. L’église de Crotone comme la cathédrale de Chartres ou celle de Montserrat abritent encore une statue de « femme noire ».
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Les Templiers ont joué un rôle décisif dans la construction des cathédrales au XIIIe siècle

Ces trois Vierges noires sont loin d’être les seules à être vénérées en Europe. On estime leur nombre à une quarantaine sur notre seul continent.
Les sites les plus importants sont Einsiedeln en Suisse, Rocamadour, Dijon, le Puy et Avioth en France, Orval au Luxembourg, Loreto, Venise ou Rome en Italie.
Des Vierges non chrétiennes
Il faut se rendre à l’évidence que ces Vierges noires nous mettent en présence de cultes qui dépassent les dogmes chrétiens sur la virginité de la « Mère de Dieu ».
Presque tous les aspects de ce culte laissent transpirer un paganisme originel, resté incroyablement vivace après des siècles de christianisation et de chasse aux superstitions.
La plupart de ces Vierges noires sont liées à des rites de fertilité, de fécondité et de sexualité. Ce ne sont pas là les attributs ordinaires de la Vierge chrétienne.
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La Vierge noire d'Einsiedein, en Suisse. © dinosoria.com

Ces statues sont chargées d’un symbolisme bien éloigné de celui de la mère du Christ. Leur sens dépasse la symbolique chrétienne. 
Mais, de quel passé lointain, nous arrivent-elles ? Pourquoi avoir choisi le « noir » ? Représentent-elles un hommage à des visiteurs à la « peau noire « ?
Quel message nous apportent-elles ? Et comment sont-elles arrivées jusqu’en Europe et par qui ?
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:30

Les secrets des Vierges noires

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Au Moyen Âge, les rois de France accordaient une importance particulière à la Vierge. Ils vénéraient encore plus spécialement la Vierge noire.

Au Moyen Âge, les rois de France accordaient une importance particulière à la Vierge. Ils vénéraient encore plus spécialement la Vierge noire.
Les peuples d'Europe ont accordé aux Vierges noires une importance qui dépasse largement le simple respect dû à la mère du Christ. Hérité du plus lointain passé païen et ravivé malgré le christianisme, ce culte des Madones noires semble relier à une symbolique magique étonnante.

La Vierge noire du Puy
Au XIIIe siècle, Louis IX,  plus connu sous le nom de saint Louis,  révérait  avec ferveur la Madone du Puy. 
Au cours de la croisade lancée contre les musulmans du Proche-Orient, le roi est fait prisonnier.
Cependant, le sultan est séduit par les qualités humaines de ce saint homme. Très impressionné, il lui offre un présent, à choisir dans la salle du Trésor. Saint Louis choisit une étrange statue : une Madone noire, haute d'une soixantaine de centimètres, la tête ceinte d'une couronne de cuivre, un enfant dans les bras.
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Vierge noire du Puy. © dinosoria.com

Cette statue faisait partie du trésor musulman depuis des siècles. Les sarrasins la tenaient en grand respect et affirmaient qu'elle avait été sculptée par le prophète Jérémie en personne.
Le roi la ramènera en France et l'installera au Puy, à la place d'une ancienne Madone noire. C'est ainsi qu'au moins une des Vierges noires adorées en France est d'origine proche-orientale.
Elle n'est sans doute pas la seule.
Symbolisme de la Vierge noire
La Madone noire devait être à l'origine une déesse de la Fertilité, très largement antérieure au christianisme. Ces déesses étaient probablement adorées dans toute l'Europe et tout le Proche-Orient, de l'Égypte à la Perse. 
Sous des noms différents, elles incarnaient les mêmes symboles. Leur culte s'est d'ailleurs prolongé pendant des siècles : à Éleusis, le culte de Déméter est ainsi attesté jusqu'en 1801.
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Demeter. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La déesse mère est une divinité assez complexe. Elle représente à la fois le Bien et le Mal, la Création et la Destruction, la Lumière et l'Obscurité. Elle symbolisait, dès la plus haute Antiquité, les différents aspects de la nature et ses aléas : les tempêtes, les sécheresses et les famines, ainsi que les moissons abondantes et les bonnes saisons.
Tantôt chaste, tantôt d'une impudeur totale, la déesse mère était la dualité même. Elle était donc souvent représentée avec un visage mi-blanc mi-noir. Ou avec des vêtements aussi bien noirs que blancs. On rapporte l'existence, dans certains lieux de culte païens ou chrétiens, de deux statues identiques, l'une noire, l'autre blanche.
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Vierge noire en Belgique. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L'ancienne déesse mère était souvent associée à la Lune. Comme la Lune influence les marées, elle était donc liée à la mer et elle protégeait les marins, qui l'appelaient Stella Maris (Étoile de la Mer). Plus tard, elle sera assimilée à l'étoile Polaire ou à Vénus.
Comme la Lune, Vénus a le double aspect d'étoile du soir et d'étoile du matin. Étoile du matin, elle était considérée comme néfaste. Cette tradition se retrouve dans le judéo-christianisme : l'étoile du matin est souvent associée à Lucifer (du latin : lux fero, «Je porte la lumière »).
La déesse mère
A travers le monde, la déesse mère a été vénérée sous de multiples noms.
En Egypte, on adorait la déesse mère sous le nom d’Isis. Elle était souvent noire et tenait son fils Horus sur les genoux. La Madone égyptienne ramenée des croisades par Louis IX était probablement une représentation de la déesse Isis.
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Isis et son fils Horus. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En Syrie du Nord ou à Babylone on la connaissait sous le nom d'Ishtar, l'autre nom de la planète Vénus chez les peuples du Croissant fertile. Comme Isis, Ishtar était souvent noire et mêlait influences positives et influences négatives.
Chez les Phéniciens, la déesse mère était Astarté. Souvent représentée sous la forme d'une colombe, Astarté était parfois bicolore, mi-blanche, mi-noire. On l'adorait également sous la forme de «pierres tombées du ciel », d'origine météorique. La Pierre noire, vénérée par les musulmans à La Mecque, s'enracine sans doute dans cette tradition.
Dans l'Ancien Testament, il est souvent fait mention d'Astarté, qui apparaît comme étant une adversaire importante de Jéhovah, le dieu patriarcal d'Abraham et de Moïse. A plusieurs reprises, en effet, le peuple élu a osé abandonner son dieu pour Astarté, la « Reine des Cieux ». Le prophète Jérémie blâme très vigoureusement ses compatriotes de retourner au culte d'Astarté. Ce qui implique que ce culte était auparavant la norme religieuse.
Propagation du culte de la Vierge noire
Les Phéniciens ont contribué à diffuser ce culte tout autour du bassin méditerranéen.
Les légionnaires romains ont contribué à  l'implantation de ce culte. Il est certain que l'Europe pré-romaine adorait déjà les déesses mères. Certains sites, comme Chartres ou Le Puy, étaient des centres druidiques de premier ordre, où les fidèles rendaient déjà hommage à des Vierges noires très anciennes.
On sait que les tribus celtes du pays gaulois adoraient Belen, dont la sœur et également l'épouse était Belisama, la Vierge noire. Il est probable que la Vierge noire adorée à Chartres, des siècles avant la cathédrale chrétienne, était une représentation de Belisama.
Avec la colonisation romaine, les déesses mères occidentales ont été assimilées à leurs consœurs du panthéon romain. Arduina, la déesse protectrice des Ardennes, sera ainsi fondue avec Diane, la déesse romaine de la Lune (ou Artémis en grec).
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Diane ou Artemis. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le côté positif de la Lune restera à Diane, tandis qu'Arduina conservera le côté mystérieux et obscur. Ce qui fera d'elle une Vierge noire idéale.
Le christianisme et la Vierge noire
Il est évident que le judaïsme comme le christianisme ont cherché à effacer les traces du culte de la déesse mère. Les premiers chrétiens la transformeront en dieu mâle. Leurs successeurs en feront Astaroth, un des fidèles serviteurs de Satan.
Religion essentiellement patriarcale, le christianisme avait tout  pour rebuter les peuples européens. Pour convertir les païens, l'Eglise devra introduire le culte de la Vierge Marie et tenter de l'harmoniser avec les traditions religieuses locales. Un exemple de cette harmonisation : la célébration de l'Assomption de Marie le 15 août est également le  jour d'une des principales célébrations de la déesse Diane.
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La Vierge Marie et Jésus. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Au Moyen Age, Marie a fini par prendre d'autres traits des déesses mères et par se faire appeler couramment Reine des Cieux ou Etoile de la Mer. 
Pourtant, cette nouvelle Marie n'avait plus grand-chose de commun avec la Mère de Dieu des Évangiles. 
Elle était restée, en fait, une déesse mère à peine recouverte d'un mince vernis chrétien.
L'Église allait donc essayer de promouvoir une vraie Marie, plus conforme à son idée de la femme : pure, immaculée, chaste et asexuée. Une Marie totalement dépourvue de son caractère féminin et de toute son ambivalence païenne.
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Vierge Marie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Trop parfaite pour être vraie, cette nouvelle Marie n'avait rien d'attrayant pour les fidèles. D'où la mise en place d'une seconde Marie, qui prendrait en charge les éléments obscurs et «  trop féminins » des anciens cultes païens. Ce sera Marie-Madeleine, qui représentera tout ce que la Mère de Dieu n'était pas et qui prendra souvent le visage des fameuses Madones noires.
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Vierge noire de Montserrat en Espagne. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Terrestres plutôt que célestes, liées à la fertilité, au monde souterrain, à la sexualité, dotées de pouvoirs miraculeux bien peu chrétiens, les Vierges noires chrétiennes seront ainsi théoriquement vouées à Marie-Madeleine, la supposée et contestée compagne de Jésus, plutôt qu'à sa mère.
Croyances celtiques et Vierges noires
Les Vierges noires paraissent avoir été vénérées comme des symboles astronomiques et astrologiques de ces courants d'énergie souterrains que l'on nomme « telluriques».
Les lieux où nos ancêtres adoraient les Vierges noires n'étaient pas choisis au hasard.
Aux yeux des Celtes, la Terre était un organisme vivant,  la Grande Mère,  d'où procédait toute vie. Comme un corps, la Terre était nourrie par tout un réseau d'artères cachées sous sa surface.
Le réseau terrestre était parcouru par une sorte d'énergie impalpable. Cette énergie et les courants qui la portaient avaient un nom : c'était la Wouivre, le « serpent ».
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Vierge noire de Częstochowa. St Patrick's Cathedral. New York. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les Celtes faisaient appel à l'existence de la Wouivre pour expliquer certains phénomènes naturels, comme les cours d'eau souterrains, les différences entre les couches géologiques ou les propriétés magnétiques de certaines eaux.
Les points de rencontre de plusieurs de ces artères devenaient des lieux sacrés, reconnus comme « centres d'énergie ». 
Tous ces points de rencontre étaient signalés, quelle que soit leur importance, par un menhir ou une statue sacrée. Les Vierges noires marqueront les plus importants carrefours de la Wouivre.
Les menhirs et les Madones noires étaient réputés pour leurs dons de guérison et de fécondité. Ils étaient censés se comporter comme des «condensateurs d'énergie » : ils attiraient, conservaient et amplifiaient en les concentrant les influences bénéfiques de la Terre et du cosmos. Ces lieux sacrés étaient ainsi l'objet de nombreux pèlerinages, des centaines et peut-être même des milliers d'années avant les prédicateurs chrétiens.
Pour l'antique esprit païen de l'Europe, l'homme et la nature étaient indissociables. La séparation ne s'imposera que plus tard, avec le christianisme. Chez les peuples européens, l'homme faisait partie de la nature, au même titre que les animaux, les végétaux ou les minéraux.
Il avait envers cette nature autant de droits que de devoirs.
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La "Vierge au pilier" de la cathédrale de Chartres. © dinosoria.com

Dans leur forme première, les pèlerinages n'étaient pas vraiment d'essence religieuse et magique. Ils avaient surtout comme objectif d’assurer  un contact privilégié avec les énergies de la Terre. A chaque étape importante, il trouvait une Vierge noire.
Il existe une théorie selon laquelle le tracé des anciens pèlerinages reproduit celui de certaines constellations. On sait effectivement aujourd'hui que les pierres levées de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]servaient de calendrier cosmique à nos ancêtres. Cette théorie est intéressante mais demande à être prouvée.
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Stonehenge. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L'Église ne pouvait pas détruire les anciens lieux sacrés. Il fallait donc se les réapproprier en construisant des cathédrales sur les anciens lieux où se manifestait la Wouivre. Dans certains lieux de culte chrétiens, il est encore possible de voir l'antique menhir qui marquait le pèlerinage païen. Souvent, l'autel même sur lequel se déroule la messe est fait de l'ancienne pierre sacrée.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:30

Ordalie ou jugement de Dieu

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L’ordalie désignait, principalement au Moyen Âge, une procédure judiciaire plutôt étrange.

L’ordalie, qui tire son origine étymologique d’un terme germanique « urthel » ou « urtheil », signifie jugement de Dieu.
L’ordalie désignait, principalement au Moyen Âge, une procédure judiciaire plutôt étrange. L’autorité judiciaire ne faisait pas appel à des preuves établies, mais à des forces supérieures pour conclure à la culpabilité ou l’innocence d’un suspect.
L’ordalie faisait donc appel à Dieu pour décider si un homme était coupable ou non. Le verdict du Jugement de Dieu servait de procès et était sans appel.

L’origine de l’Ordalie
Ce jugement très spécial était déjà présent dans l’Antiquité babylonienne, égyptienne, grecque et romaine.
Cependant, l’ordalie a surtout été pratiquée du Ve au XIIIe siècle en Occident.
Cette procédure s’est répandue en Occident après les invasions du Ve siècle. On considère qu’il s’agit d’une pratique germanique christianisée sur le tard.
Avant cette période, les origines se perdent et l’on ne sait pas d’où provenait exactement cet arbitrage surnaturel.
On sait par contre que l’ordalie a été légitimée par les autorités séculières dès le VIIe siècle. Elle est alors utilisée à l’encontre des laïques et des clercs devant les tribunaux ecclésiastiques et à partir du XIe siècle devant les tribunaux séculiers.
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Ordalie sous forme d'épreuve du feu (peinture de Ghirlandaio, Florence, église Santa Trinità)

La première mention d’ordalie apparaît dans la loi salique, ou loi des Francs, qui remonte à 510 environ.
Il s’agit de l’épreuve du chaudron, qui consiste à plonger une main dans l’eau bouillante.
Cependant, dès le IXe siècle, quelques évêques se sont élevés contre un principe qu’ils jugeaient superstitieux.
Malgré tout, la papauté a toléré l’ordalie pendant plusieurs siècles.
Qu’est-ce que l’ordalie ?
Cette procédure représente à la fois la preuve, le jugement, l’exécution et l’épreuve. Elle s’oppose à la preuve objective et se substitue à toute rationalité quand aucune preuve ne peut être établie.
On peut définir l’ordalie comme un arbitrage divin. Elle se fonde sur une idée très simple, voire simpliste : la divinité s’exprime à travers les éléments et elle ne peut favoriser un coupable.
Dieu étant supérieur aux hommes, il ne peut se tromper.
A l’époque, on considérait qu’un coupable préférait avouer sa faute plutôt que de subir l’épreuve.
 La mort n’était pas toujours la sentence ultime. L’ordalie pouvait être cruelle ou inoffensive. Elle pouvait également être appliquée à un seul individu ou de manière collective, être passive ou active.
Les différentes formes de l’ordalie
Les ordalies les plus inoffensives concernaient  en général plusieurs personnes. L’ordalie de la croix opposait au minimum deux personnes. Chacun devait rester le plus longtemps possible les bras en croix. Le premier qui les baissait démontrait sa culpabilité.
Sous le règne de l’empereur Charlemagne (800-814) et de son fils Louis le Pieux, plusieurs formes d’ordalie se développent dont la plus importante est celle du feu.
Le prévenu saisit avec sa main un fer rouge. Si après le contact avec l’eau ou le métal brûlant, la main présente dans les trois jours qui suivent une belle cicatrisation, c’est que la personne est innocente.
Des plaies indiquent que la personne est coupable.
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Duel judiciaire (miniature du XVe siècle, Paris, Bibliothèque nationale de France)

Quelques variantes de cette épreuve existent : marcher sur des socs de charrues chauffés à blanc ou retirer d’un chaudron rempli d’eau bouillante un anneau ou une pierre.
Le jugement par l’eau froide était particulièrement utilisé au Moyen Âge. L’accusé était conduit en barque au milieu d’un plan d’eau ou une rivière puis jeté dans l’eau en étant lesté d’une grosse pierre.
Après un certain temps, on repêchait l’accusé. S’il avait survécu (ce qui n’arrivait jamais), c’est qu’il était innocent.
Le fait de remonter à la surface était considéré comme une preuve de culpabilité. Le fait de surnager prouvait  l’intervention du Diable.
D’une manière ou d’une autre, le suspect était condamné.
On comprend mieux pourquoi certaines personnes, coupables ou innocentes, préféraient avouer  plutôt que de subir ce jugement.
Le duel judiciaire est une autre forme de l’ordalie. Il a été pratiqué par les peuples germaniques dès le VIe siècle et n’a décliné qu’à partir du XIVe siècle.
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Duel judiciaire opposant un homme à un animal (miniature du XIIIe siècle, Paris, bibliothèque de l'Arsenal)

Le duel entre le plaignant et le défenseur est une épreuve bilatérale qui se fonde uniquement sur l’intervention divine.
La mort est toujours la sentence du duel. Parfois, le duel judiciaire oppose un homme à un animal.
Celui qui meurt est tout simplement coupable. Celui qui gagne n’a plus qu’à remercier Dieu de lui avoir donné la victoire.
Parmi les duels très célèbres, citons le duel de Macaire et du chien de Montargis. Ce combat a opposé un assassin et le chien de sa victime et c’est l’animal qui remporta la victoire.
La fin du jugement de Dieu
C’est seulement en 1215 que le IVe concile de Latran interdit d’assortir les ordalies par l’eau et le fer de cérémonies religieuses.
L’Eglise refuse donc officiellement la preuve religieuse. L’ordalie disparut alors de la majorité des Etats d’Europe occidentale.
Mais, elle a ressurgi du XVe au XVIIe siècle pour les cas de sorcellerie.
Le duel judiciaire a perduré beaucoup plus longtemps car c’était un moyen pour la noblesse de démontrer son habileté aux armes.
Le dernier duel de cette sorte s’est officiellement déroulé en 1547.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:30

Mystérieux rites religieux à Paris

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Paris a incontestablement deux histoires. Celle que l'on apprend dans les manuels ou les guides touristiques et l'autre, aussi vieille que la ville et toute de ténèbres, celle des événements insolites, des sortilèges et des messes noires.

Paris naît de l’installation de la tribu celtique des Parisii venue de Germanie dans une île de la Seine.
Avant leur arrivée, ce lieu était nommé Lucoticia qui deviendra Lutèce. Entouré de forêts et de marécages, ce village, Lutèce, tombe en 52 avant J.-C. aux mains des Romains. Il s’étend sur la rive gauche et prend l’aspect d’une ville gallo-romaine. 
Le christianisme apparaît vers le milieu du IIIe s.
Lors de l’invasion des Huns d’Attila, la population veut fuir, mais sainte Geneviève l’en empêche. Lutèce s’appelle alors Paris.
L’élément religieux joue un rôle essentiel dans le développement topographique de Paris, les monastères donnant naissance à des bourgs ensuite intégrés dans le réseau des voies : bourgs Saint-Germain-des-Prés, Sainte-Geneviève, Saint-Victor et Saint-Marcel, Saint-Germain-l’Auxerrois et du Temple. Le centre religieux reste cependant l’île de la Cité, avec la cathédrale Notre-Dame, reconstruite à partir de 1163.
De fait, Paris a incontestablement deux histoires. Celle que l'on apprend dans les manuels ou les guides touristiques et l'autre, aussi vieille que la ville et toute de ténèbres, celle des événements insolites, des sortilèges et des messes noires.

Le culte d’Isis
Les amateurs de l’Egypte ancienne connaissent bien Isis qui joue un rôle très important dans le culte des morts en surveillant les cérémonies de momification.
Plus tard, Isis a été considérée comme la protectrice des navigateurs. Elle est représentée sous l’aspect d’une femme portant sur la tête le hiéroglyphe de son nom qui signifie « siège » et par extension « trône royal ».
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Isis et Horus. By Gerry Vandermaesen . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Les touristes curieux seront donc étonnés de trouver dans une cour de la rue du Cherche-Midi, un sphinx verdâtre à tête de femme.
C’est l’un des vestiges du culte d’Isis pratiqué à Paris.
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Un des sphinx de la fontaine du Châtelet. By Happy A . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

En fait, la présence de cultes d’origine égyptienne est attestée par de nombreux monuments de Paris.
La mystérieuse Dame noire de l'île de la Cité a fait naître une autre hypothèse sur les origines initiatiques de Paris. Cette déesse ne serait autre qu'Isis, figure pratiquement universelle de la Grande Mère, dont les noms et les attributs diffèrent d'ailleurs selon temps et lieux et dont le culte aurait été apporté jusqu'à l'emplacement de Paris par les navigateurs phéniciens.
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Isis. By Netieret men-Nefer . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Le nom de la capitale viendrait de cette grande figure du panthéon égyptien et, par extension, universelle. « Paris » découlerait de Bar-Isis (la barque d'Isis), parce que la première représentation de la Dame noire serait arrivée sur un navire remontant la Seine jusqu'à l'île de la Cité. Cela expliquerait, de plus, pourquoi le blason de la ville porte un bateau dans ses armes.
On a pu mettre en doute cette théorie « On ne peut raisonnablement douter, écrit pourtant l'Encyclopédie, qu'il n'y eut à Paris ou dans son voisinage un fameux temple dédié à la grande déesse des Égyptiens. Les anciennes chartes de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain-des-Prés en font mention elles disent que Clovis et Childebert, leurs fondateurs, leur ont assigné les dépouilles d'Isis et de son temple... »
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L'Egyptien de la fontaine de la rue de Sèvres. By Happy A . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Il est souvent signifié, dans les chroniques les plus anciennes de la capitale, qu'Isis, maîtresse de la doctrine ésotérique et de tous les arts de la magie, a été vénérée à Paris soit d'abord dans l'île de la Cité même, à l'emplacement de Notre-Dame, soit sur les lieux où fut édifiée par la suite l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le moine Abbon, de ce cloître, considère Isis comme la première protectrice des Parisiens dans un poème écrit au lXe siècle sur le siège de la ville par les Normands. D'ailleurs, le maître d'oeuvre de la cathédrale n'omettra point par la suite de la représenter en bonne place, au portail Sainte-Anne, sous les traits d'une femme portant le thyrse. La Vierge, autre Grande Mère mythique, n'aurait donc fait que remplacer la magicienne de la vallée du Nil.
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Animal mythique apparenté au dragon sur une porte de Paris dans la rue de Rennes. By Claudecf . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Il se pourrait aussi que les cultes isiaques aient été apportés bien après la fondation de la ville dans le sillage des armées romaines, qui véhiculèrent dans leurs bagages, comme on le sait, nombre de croyances et de rites en provenance de tout le Bassin méditerranéen.
Quoi qu'il en soit, cette vénération pour Isis se retrouve périodiquement d'un siècle à l'autre tout au long de l'histoire insolite de la capitale. En 1643, on arrêta deux sorcières en train de pratiquer nuitamment des envoûtements dans le cimetière Saint-Sulpice, à l'aide d'une figurine représentant la déesse pourvue de tous ses attributs occultes. En 1720, il existait une chapelle mortuaire au cimetière des Innocents, dans laquelle se réunissaient les sectateurs d'un culte isiaque pratiquant la nécromancie. Après 1850, sans doute à cause du décryptage des hiéroglyphes par Champollion et des nombreuses campagnes de fouilles organisées dans la vallée du Nil, une véritable mode d'égyptologie sacrée s'empara de l'occultisme parisien.
Paris : un lieu sacré ?
Plusieurs historiens ont écrit que l'île de la Cité avait été spécifiquement choisie par les druides gaulois comme emplacement privilégié de célébration de leurs cultes. L'exhumation, entre autres, de plusieurs représentations du dieu Cernunnos vient à l'appui de cette thèse.
On sait que les prêtres du celtisme déterminaient les lieux sacrés en fonction d'une géographie secrète qui tenait grand compte de certaines lois telluriques, aujourd'hui perdues. Il est tentant de penser que l'emplacement du futur Paris a ainsi fait l'objet d'une sorte de triangulation magique lui assurant gloire et pérennité.
Par la suite, le christianisme réduisit les croyances druidiques à la clandestinité. Elles survécurent cependant sous forme de sorcellerie et de rites dont certains ont traversé les siècles jusqu'à nous. Il y a aujourd'hui dans la capitale près d'une dizaine d'associations religieuses celtisantes qui ne sont pas toutes fantaisistes. Deux ou trois d'entre elles célèbrent à Vincennes ou dans le bois de Meudon les grandes fêtes annuelles du calendrier druidique, dans la plus stricte tradition de la Gaule antique.
Le diable à Paris
A Paris, le Satan traditionnel, avec ses cornes et ses pieds fourchus, n’apparaît pas avant le XIe siècle.
Afin de combattre l’influence des anciens rites et de la faire disparaître, le christianisme a tenté d’en assimiler les éléments principaux chaque fois qu’ils pouvaient s’accorder avec ses propres conceptions.
Il a bâti ses églises sur les vieux temples. Il a également transformé Esus, Pan ou Cerrunnos en une seule image, celle du Diable.
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Symbole du diable. By Prescott . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Le Diable est d’ailleurs partout présent à Paris et notamment sur la Cathédrale de Notre-Dame. La légende raconte que les chanoines commandèrent la ferronnerie à un artisan du nom de Biscornet.
Le travail était colossal et le serrurier se rendit dans une officine d’un suppôt de Satan.
Il signa un pacte avec le sang de son index et le Diable l’assura de son assistance.
La veille du jour où il devait rendre son œuvre, il tomba en syncope. Pourtant, tous purent admirer les ferronneries grandioses qu’il n’avait pas façonnées.
Satan avait œuvré pour lui.
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Travail de serrurerie des portes de Notre-Dame. By Claudecf . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]s et diables sculptés ornent les murs de la cathédrale. Ces monstres païens deviennent l’incarnation du Diable. Au Moyen-Âge, ces créatures cauchemardesques sont là pour effrayer et non comme ornement.
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Gargouille de Notre Dame de Paris. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

C’est en Egypte que la métempsycose est née. Selon cette croyance, l’homme et l’animal se confondent. A la mort, l’esprit quitte le corps et redevient libre. Il peut alors entrer dans un nouvel être, quel qu’il soit.
Cette croyance n’avait aucun rapport avec les notions de bien ou de mal. Il a fallu environ deux siècles pour que la mythologie païenne s’émancipe de l’enfer.
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Gargouille de Notre Dame de Paris. By Bdesveaux . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Cependant, une foule de croyances ont subsisté. Ces rites sont, pour beaucoup, à l’origine de l’histoire mystérieuse de Paris.
Il y a eu véritablement un règne du Satan parisien. Ce passé n’est d’ailleurs pas révolu puisque Paris compte le plus grand nombre de sorciers, pythonisses ou thaumaturges.
En ce qui concerne la sorcellerie celtique proprement dite, on sera étonné d'apprendre que, pour être fort discrète, et donc très peu connue, elle a traversé les siècles jusqu'à nos jours. Aujourd'hui, il existe toujours un groupement ésotérique de la capitale qui affirme être en possession du savoir druidique depuis les premières décennies de notre ère.
À date fixe, ses membres, par ailleurs gens en place et hauts responsables, se réunissent dans la crypte de Notre-Dame, où l'on a jadis adoré les dieux celtes.
De plus, de nos jours, il y a plusieurs groupements initiatiques à Paris qui se réclament de la magicienne (Isis), qui fut peut-être la déesse tutélaire de la ville. 
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:31

Circoncision

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Toujours en usage dans de nombreux peuples, la circoncision est un rituel qui remonte bien avant l’apparition des premières religions monothéistes.

Toujours en usage dans de nombreux peuples, la circoncision est un rituel qui remonte bien avant l’apparition des premières religions monothéistes. La plus ancienne représentation connue de la circoncision orne un tombeau de Saqqarah, en Égypte, et remonte à environ 2300 ans avant notre ère.
On ne connaît pas la raison d’être à l’origine de la circoncision. Par contre, cette pratique est un rite religieux essentiel dans le judaïsme, ou elle est le signe de l’alliance du peuple de Dieu avec Yahvé.
La circoncision est également pratiquée au sein de l’Islam. Non obligatoire, elle constitue une étape initiatique à l’orée de la vie adulte.
La circoncision de Jésus n’a jamais été réfutée par l’Église bien que cette pratique ait été abandonnée.
Enfin, précisons que la circoncision peut également être réalisée pour des raisons d'hygiène, voire médicales, l'ablation du prépuce évitant l'accumulation de sécrétions sous le prépuce, parfois source d'infections.

La circoncision dans l’Égypte ancienne
Sur le tombeau du noble Ankhmahor à Saqqarah, figure la représentation d’un garçon, debout, qui est opéré par un prêtre.
Ce dernier incise le prépuce à l’aide d’un couteau de silex ovale. Ensuite, un personnage enduit la blessure d’un onguent.
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Bas-relief du tombeau d'Ankhmahor. © dinosoria

Le temple de Mout, à Karnak, montre une scène identique. Mais, cette fois, il s’agit du futur pharaon Thoutmosis IV.
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Couteau de circoncision avec la figure du dieu Anubis (Paris, musée du Louvre) . © dinosoria

Tous les pharaons ne subissaient pas la circoncision. Cette dernière n’avait pas lieu après la naissance mais à partir de l’âge de 10 ans.
Cette pratique touchait toutes les classes sociales mais sans être systématique.
Elle est ensuite devenue obligatoire pour les prêtres, principalement pour des raisons de pureté rituelle.
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Couteaux utilisés pour la circoncision. Musée Afrcain. By Erin . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Nous ne savons pas pourquoi les Egyptiens ou les peuples du Proche-Orient pratiquaient la circoncision. S’agissait-il d’un rite magique, d’une cérémonie tribale, d’un rituel de fertilité masculine ou d’une intervention destinée à prévenir les maladies infectieuses ?
Circoncision et christianisme
On prête à Saint Paul d’être à l’origine de l’abandon de la circoncision, contre l’avis des judéo-chrétiens. 
Jusqu’en 1970, la Circoncision de Jésus était une fête catholique pratiquée le 1er janvier.
Le Saint-Prépuce fut d’ailleurs une relique vénérée.
Dans le Nouveau Testament, Luc, l’un des quatre évangélistes évoque la circoncision du Christ. (II:21) :
« Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception. »
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La Circoncision de Jésus (fresque de Jean Canavero, XVe siècle, église Notre-Dame-des-Fontaines. © dinosoria

Par contre, dans les Épîtres de Saint Paul, la circoncision est remise en cause :
« La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu. » (Corinthiens, VII:19).

L'Église chrétienne copte pratique toujours le baptême par immersion et avec la circoncision.
La circoncision chez les Hébreux
Pour les Hébreux, la circoncision est un véritable acte religieux. Cet acte est accompli pour obéir à Dieu et s’affirme également comme le signe de l’appartenance à une nation.
Dans un passage de l’Ancien Testament, rédigé à la fin du Vie siècle avant notre ère, Dieu ordonne à Abraham, premier patriarche, de faire circoncire à l’âge de huit jours tous les nouveau-nés mâles de son peuple.
L’opération qu’il exige consiste à enlever le prépuce c’est-à-dire la peau mobile qui recouvre le gland de la verge.
L’emploi d’un couteau de silex est recommandé dans un autre texte de la Bible : »Fais-toi des couteaux de silex et remets-toi à circoncire les fils d’Israël ».
Cela démontre que la circoncision remonte à une époque où l’on ne connaissait pas le métal, c’est-à-dire la préhistoire.
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Circoncision représentée sur le vitrail d'un cloître. By Audrey Sol . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

C’est le père de famille qui doit se charger de l’opération. En principe, la mère ne doit pas assister à l’intervention.
Grâce à d’autres textes hébreux, on sait que plus tard, la circoncision est confiée à un spécialiste appelé mohel lors de la cérémonie dite Berith mila (communément écrit brith mila). Berith signifie « alliance » en Hébreux.
Le mohel incise le prépuce et le déchire puis étanche le sang qui coule en le suçant. Enfin, il applique sur la plaie un emplâtre à base d’huile, de vin et de cumin.
Le couteau en silex a été remplacé par un couteau en métal.
Des prières accompagnent le rituel.
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Cérémonie du Berith mila. © Encyclopédie Larousse

Ce rituel qui vient du fond des âges est devenu pour les Hébreux une alliance entre Dieu et le peuple élu.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la circoncision est devenue ce symbole pendant l’exil des Hébreux à Babylone.
Ils viennent alors au milieu de peuples qui ne pratiquent pas la circoncision. Cette intervention marque alors leur différence et leur appartenance à la nation juive.
C’est d’ailleurs après l’exil, à la fin du VIe siècle avant notre ère, qu’est rédigé le texte dans lequel Dieu annonce que la circoncision sera le signe de l’alliance avec son peuple.
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Instruments de circoncision de l'hôpital Juif de Berlin. By Checco . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le symbolisme de cette intervention est si fort que les Hébreux sont prêts à risquer leur vie pour la pratiquer malgré les interdictions.
Mais, toutes les répressions n’ont jamais fait disparaître cette pratique millénaire.
Après l’émergence du christianisme, la circoncision a permis de différencier les fidèles de la nouvelle religion des adeptes du judaïsme.
La circoncision et l’Islam
Appelée khitan en arabe, la circoncision n’est pas préconisée par le Coran. Cependant, elle est largement pratiquée dans la plupart des pays musulmans.
Contrairement aux Hébreux, cette pratique est plus assimilée à l’entrée du jeune garçon dans le monde des adultes ainsi que dans la communauté des croyants qu’à un rituel religieux.
Nul besoin d’être circoncis pour être musulman.
Ce rituel « initiatique » est accompagné d’une grande fête, mais d’aucune prière. L’âge de l’enfant au moment de l’intervention est très variable, du jour même de la naissance à 7 ou 8 ans.
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:31

Druides

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Les Romains ont conquis la Gaule au Ier siècle avant notre ère. Ils s’attachent alors à anéantir l’influence des druides qui sont des chefs charismatiques auprès des populations.

Druide gaulois
Les Romains ont conquis la Gaule au Ier siècle avant notre ère. Ils s’attachent alors à anéantir l’influence des druides qui sont des chefs charismatiques auprès des populations.
On peut y voir un parti pris politique. Cependant, il peut également s’agir d’une mesure de précaution face à un culte gaulois et des chefs religieux qui étaient beaucoup moins inoffensifs qu’on le croit.
En effet, tout le monde a en tête l’image du druide, d’un âge vénérable, cueilleur de gui, popularisé par les bandes dessinées. 
Mais, la réalité est beaucoup moins folklorique. Sacrifices humains et intolérance faisaient partie de la tradition druidique.

La civilisation celtique
Vers 480 avant notre ère, les Celtes entrent dans l’ère de la Tène. Déjà implantés en Europe centrale et occidentale, ils commencent dès 400, à descendre vers le sud et s’installent en Gaule cisalpine.
Longue de 4 siècles environ, cette ère s’achèvera avec la conquête de la Gaule par César.
Grecs et Romains mentionnent l’existence de peuplades barbares, qu’ils nomment Celtes (Keltoi, en grec) ou Gaulois (Galli, en latin).
Ils signalent également la présence, dans les forêts gauloises, de toutes sortes d’animaux légendaires. Ils dépeignent ces barbares sous les traits peu flatteurs d’ivrognes sales et brutaux.
Mais, surtout, les Romains ont peur des Gaulois qui font de fréquentes incursions, allant même jusqu’à Rome, dont ils s’emparent vers 390. Les Gaulois effrayaient les Romains, car ils combattaient presque nus. En revanche, ils étaient équipés d’un armement de qualité.
C’est donc en réalité une vision partiale et non un compte-rendu objectif.
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Dieu guerrier gaulois en tôle de bronze (Ier siècle avant notre ère). © dinosoria.com

Beaucoup de notions répandues sur « nos ancêtres les Gaulois » ont reposé sur cette vision déformée.
Les Celtes ou les Gaulois possédaient une cavalerie redoutable que César dut affronter. Ils possédaient également des chars de guerre.
La culture celte se fonde sur deux ressources très précieuses : les métaux et le sel.
La vocation guerrière des Celtes est indéniable.
Le sel servait à conserver la viande et le poisson, donc d’en faire le commerce. C’était par ailleurs une « monnaie » d’échange très recherchée.
L’art celte est le plus riche des arts barbares. Les Celtes fabriquent ou achètent de superbes vases et chaudrons, les situles (sceaux) ornent leurs casques et leurs épées.
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Casque d'Amfreville en bronze et acier ciselé (IVe siècle avant notre ère, Musée de Saint-Germain-en-Laye). © dinosoria.com

Surtout, ils se parent de somptueux bijoux.
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Torque en fer plaqué argent. Les torques servaient de talisman aux guerriers. © dinosoria.com

Les langues celtiques ne se sont maintenues de nos jours qu’en Bretagne et dans les îles Britanniques (Irlande, Pays de Galles, Écosse, île de Man).
Le Breton n’est pas le descendant du Gaulois mais une langue celtique apportée au Moyen-Âge par des réfugiés des îles Britanniques.
Le Gaulois lui-même est assez mal connu, car il n’était pas écrit. Il n’a survécu que sur quelques rares inscriptions funéraires en alphabet grec (le gallo-grec) ou latin.
Les guerriers celtes sont présentés comme des hommes grands, à la carnation claire. Ils avaient les cheveux blonds dont ils accentuaient la couleur par des lavages dans de l’eau de chaux.
Les Celtes étaient avant tout un peuple de migrants et de guerriers, mais ils n’avaient rien des barbares assoiffés de sang décrits par les Romains. Du moins, leurs traditions religieuses n’étaient pas plus barbares que celles d’autres peuples.
Le culte de la violence
La société gauloise est dominée par les druides et les guerriers. Mais ne croyez pas que les guerriers semaient la mort pendant que les druides coupaient le gui avec des faucilles d’or.
Le druide a pour mission d’apprendre le meurtre et l’usage de la force aux guerriers.
Cet enseignement est fondé sur l’initiation à la mort que l’on doit pouvoir donner sans faillir, mais aussi recevoir sans faiblesse.
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Illustration d'un guerrier gaulois

La religion des druides enseigne que chaque homme possède une âme immortelle, qui passe, lors du décès, dans le corps d’un autre homme.
Il ne faut donc pas craindre l’étape qui marque la fin d’une vie, ni hésiter à la devancer dans des combats afin de susciter l’admiration de l’adversaire et de satisfaire les dieux par son propre sacrifice.
Pour arriver à la perfection dans cette culture de la violence, les jeunes guerriers sont regroupés par classe d’âge et coupés du monde des adultes.
Ils apprennent les techniques de la chasse ainsi que du combat à mains nues.
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Casque en fer surmonté d'un vautour en bronze. L'oiseau avait pour fonction, à la fois militaire et magique, d'épouvanter l'ennemi (IVe siècle avant notre ère, Musée d'histoire de Bucarest). © dinosoria.com

On ne sait que peu de choses sur l’enseignement des druides, car ces derniers interdisaient toute écriture. Les jeunes qui se préparaient à devenir druide suivaient un long enseignement qui nécessitait une grande mémoire.
Ils devaient apprendre par cœur tous les textes sacrés.
Les sacrifices humains
César, dans « la Guerre des Gaules », souligne la barbarie de la société, et en donne pour exemple l’existence de nombreux sacrifices humains.
Les sacrifices humains sont pratiqués pour chaque occasion. Ceux qui sont destinés à honorer les dieux suivent un rituel spécifique.
Ainsi, lorsque l’on immole une victime en l’honneur de Teutatès, le dieu de la Guerre et des Peuples, on la noie dans un tonneau rempli d’eau.
Le dieu Esus, autre dieu de la guerre très sanguinaire, est honoré par des pendaisons.
Les victimes que l’on voue à Taranis, dieu du Ciel et du Tonnerre, sont enfermées dans un immense colosse en osier ou en foin qui, placé sur un bûcher, est enflammé par un druide.

Sont immolés des volontaires, des criminels ou des prisonniers de guerre, mais aussi parfois, s’il n’y a pas d’autre choix, n’importe qui.
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Druides. Gravure du 19e siècle

Le départ pour la guerre est une autre occasion de célébrer de tels rites. C’est le moment où intervient un personnage clé de la société gauloise, la devineresse ou prêtresse, chargée de sacrifier une victime avant le combat afin d’en connaître l’issue.
L’officiante fait monter la victime par une échelle au sommet d’un immense chaudron, et la poignarde en faisant jaillir son sang sur les parois.
Le sang, coagulant, laisse des marques sur les bords du récipient : la devineresse est chargée de les interpréter.
La couleur, la consistance, la direction des traces sanglantes sont autant de signes prophétiques.
Quand ces signes sont difficiles à lire, la prêtresse renouvelle l’opération avec une autre victime et continue ainsi tant qu’elle n’est pas en mesure de donner une réponse.
Au fond du chaudron, le sang des différentes victimes reste liquide et s’accumule. Lorsqu’il y en a assez, la femme s’empare d’une louche et asperge la foule des guerriers, fanatisés par la cérémonie et prêts à mourir au combat.
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Le dieu Cerrunus aux bois de cerf (Ier siècle avant notre ère, Musée national Copenhague). © dinosoria.com

Le panthéon des dieux celtes nous est encore très obscure et fragmenté. Le dieu Lug était probablement le dieu de la fertilité. La triade divine composée par Taranis, Esus et Teutatès trouve son équivalent chez les Romains avec Jupiter, Mars et Mercure.
Le point de vue de César
Extrait de la Guerre des Gaules, livre VI, 13 et 16
« Les druides s’occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics… » ; « Tous ces druides obéissent à un chef unique… » ; « Chaque année à date fixe, ils se réunissent en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule… »
« Les Gaulois pensent qu’on ne saurait apaiser les dieux immortels qu’en rachetant la vie d’un homme par la vie d’un autre homme et il y a des sacrifices de ce genre qui sont d’institution publique »
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Pilier sculpté. Il ne s'agit plus d'un menhir mais d'une stèle monumentale liée à la religion celtique (IVe siècle avant notre ère). © dinosoria.com

« Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales faits d’osier tressé, qu’on remplit d’hommes vivants : on y met le feu. »

Les découvertes archéologiques
Grâce aux découvertes réalisées dans les années 60 à Gournay-sur-Aronde (Oise), on peut décrire le calendrier de sacrifices dans une peuplade belge, les Bellovaques, chez qui ces sacrifices sont liés aux saisons et aux grandes fêtes.
On y a retrouvé un sanctuaire impressionnant, entouré d’un fossé et d’une palissade sur laquelle étaient fichées en trophée les armes prises à l’ennemi.
À l’intérieur se trouvaient un petit temple en bois ainsi que des fosses destinées au sacrifice des animaux et des hommes.
À Ribemont-sur-Ancre (Somme), les crânes et les ossements de nombreux guerriers ont été découverts, parfaitement rangés en pile.
Les archéologues ont calculé que 1 000 personnes au moins avaient été sacrifiées dans ce sanctuaire.
À Saintes, en 150 de notre ère, un sacrifice est accompli : 17 personnes y trouvent la mort. Parmi elles, il y a trois enfants. Les adultes ont été tués par décapitation.
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Reconstitution du portail en pierre d'un sanctuaire. © dinosoria.com

Dans les temples du Midi, à Roquepertuse ou à Entremont, des portiques en pierre étaient ornés de crânes de guerriers cloués.
César n’a pas menti. Les druides avaient bien pour fonction d’organiser les sacrifices humains.
Les empereurs ont proclamé dès l’annexion de la Gaule la suppression des druides et ont interdit les sacrifices.
Cependant, cette pratique ne disparaît totalement qu’au IVe siècle de notre ère.
Les sacrifices humains ont révolté César, mais ils existent dans bien d’autres civilisations. À Carthage, cité ennemie de Rome, on immole des nouveau-nés au dieu Ba’al Hamon « le dieu du brasier ».
Dans la tradition hindoue, les femmes dont le marin vient de mourir doivent s’immoler dans le brasier.
Chez les Aztèques, un guerrier était honoré de mourir sur la pierre de sacrifice. Lors des cérémonies, on pratiquait également l’anthropophagie.
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Re: Religion et Religions

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 11:32

Mythe et réalité sur les Rois mages

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Le Nouveau Testament nous assure que l’étoile de Bethléem guida les Rois mages vers le lieu de naissance du Christ. Cette étoile intrigue les scientifiques depuis fort longtemps.

Le Nouveau Testament nous assure que l’étoile de Bethléem guida les Rois mages vers le lieu de naissance du Christ.
Cette étoile intrigue les scientifiques depuis fort longtemps.
Quel type de phénomène céleste a bien pu, si l’on en croit saint Matthieu, naître à l’Orient puis voyager devant les trois Mages, « jusqu’à ce qu’il parvint et demeurât au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant Jésus ? ».

Qui étaient les Rois mages ?
L’histoire des rois mages est un mélange de faits réels et légendaires. Seuls les évangiles de Luc et de Matthieu évoquent la naissance et l’enfance du Christ.
Cependant, Luc ne parle ni des mages, ni de la fuite en Egypte et Matthieu ne parle ni des bergers, ni de la crèche.
D’après l’évangile selon saint Matthieu :
« Jésus étant né à Bethléem de Judée au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient se présentèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu en effet son astre se lever et sommes venus lui rendre hommage. »

Informé, le roi Hérode s’émut, et tout Jérusalem avec lui.
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Les rois mages fin du XIXe siècle

Alors, Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux la date de l’apparition de l’astre et les dirigea sur Bethléem en disant : »Allez vous renseigner exactement sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, avisez-moi afin que j’aille, moi aussi lui rendre hommage. »
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à son lever, les devançait jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant.
La vue de l’astre les remplit d’une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et tombant à genoux, se prosternèrent devant lui.
Puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent des présents: de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
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Adoration des Mages, vers 1420

Après quoi, un songe les ayant avertis de ne pas retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays. »
Les rois mages que l’imagerie populaire représente de couleur noire, jaune et blanche symbolisent les trois âges de la vie et les trois races connues alors.
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Les Rois mages, fin du 19e siècle

L’historien Bède, mort en 735, cite pour la première fois les noms des rois tels qu’ils ont été fixés par la tradition et l’usage :

  • Gaspard ou Caspar

  • Melchior

  • Balthasar


Bien que normalement d’ethnies différentes, sur de nombreuses enluminures du Moyen Âge, les rois mages sont de race blanche.
Les hypothèses sur l’étoile de Bethléem
Selon une hypothèse très répandue, cette étoile était en réalité la comète de Halley. Or, on sait aujourd’hui que si la comète apparut bien dans le ciel du Moyen-Orient, ce fut en l’an II avant notre ère.
D’autre part, elle était à l’apogée de son éclat au moment précis où elle se trouvait au-dessus de Bethléem.
Chacun à Bethléem aurait donc pu l’observer.
Dans ce cas, pourquoi Hérode aurait-il demandé où se trouvait l’enfant ?
Venus d’Orient, après avoir « vu » l’Etoile, nous dit saint Matthieu, les Rois mages firent leur rapport à Hérode.
Celui-ci leur demanda de trouver l’enfant. Ils se mirent en route et l’étoile qu’ils avaient vue à l’est se plaça devant eux, puis elle demeura où était l’enfant.
Bien évidemment, aucune comète ne se comporterait ainsi.
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Comète de Halley prise par le télescope spatial Hubble. © Nasa

On pense aujourd’hui que Jésus naquit lors du grand recensement impérial. Celui-ci, selon la plupart des historiens, se déroula en l’an 4 avant notre ère.
Or, aucun document ne signale, quelque part dans le monde, la présence d’une comète cette année-là.
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Queue de la comète de Halley. © Nasa

On a également soutenu que l’Etoile de Bethléem pouvait être une supernova. Mais, un tel phénomène aurait été observé sur l’ensemble de la planète. Ni les Romains, ni les Chinois, férus d’astronomie, n’y font allusion.
Horoscope et Messie
Un grand nombre de théologiens se rallient à une hypothèse plus vraisemblable.
Les Rois mages étaient des astrologues. Leurs calculs leur avaient montré qu’une étoile était alors à l’ascendant, ou qu’elle se levait à l’est.
D’où ils prédirent la naissance d’un messie.
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Adoration des Rois mages, manuscrit enluminé du XIVe siècle

Les manuscrits de la mer Morte sont venus nourrir cette hypothèse. Parmi ces documents se trouve une représentation des signes du zodiaque.
Un autre document traite de l’influence des planètes et des étoiles sur les êtres nés sous les différents signes.
Les manuscrits se réfèrent également à un Maître de Vertu, ou Prince de Lumière, dans lequel les savants ont reconnu tous ensemble saint Jean-Baptiste et Jésus.
L’hypothèse du cardinal Daniélou
Ce cardinal pensait, lui aussi, que la fameuse étoile faisait partie d’un horoscope messianique.
Selon lui, lorsque les mages disent : » Nous avons vu son étoile à l’Orient », ils font allusion au lever ou à l’ascension d’une étoile, évènement de première importance quand on veut dresser un horoscope.
« Dans les milieux juifs de l’époque, écrit Daniélou, une époque où l’on croyait en l’astrologie et où l’on aspirait à la venue du Messie, chacun se demandait sous quelle étoile naîtrait ce dernier.
Aussi, dès que l’une des combinaisons prévues dans les horoscopes préparés à l’avance se fut réalisée, certains en conclurent que le Messie était né et ils se mirent à la recherche de son lieu de naissance. »
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