Enigmes paléontologiques

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Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:50

Rappel du premier message :

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Enigmes paléontologiques
Analyse des découvertes paléontologiques et archéologiques qui sont considérées comme des anomalies. 

Paléontologie


Arme à feu et préhistoire

Parmi les découvertes, certaines présentent des anomalies que l’on ne peut expliquer. Tout le monde est d’accord pour affirmer que les armes à feu n’existaient pas au temps de la préhistoire. 
Nos ancêtres possédaient bien des armes pour chasser mais rien qui ne ressemble à un fusil. Officiellement, la poudre est apparue en Chine au XIe siècle. L’origine de ce que l’on appelait alors « les bouches à feu » est incertaine. Cependant, il est certain que les armes à feu portatives apparaissent au XIVe siècle en Occident.
Ce n’est qu’au XVIe siècle que le mousquet est remplacé par le fusil.
Cette chronologie est pourtant bousculée par des traces de balles qui ne devraient pas exister.


Le crâne de Broken Hill
Ce crâne qui appartient à un homme de type néandertalien est exposé au musée d’Histoire naturelle de Londres.
Ce crâne met en évidence une blessure qui a été infligée par des moyens inconnus. J’emploie le terme « inconnu » car les résultats de l’analyse du crâne sont en opposition totale avec tout ce que nous connaissons de l’évolution de l’Homme.
Ce crâne a été trouvé en 1921, près de Broken Hill, dans ce qui était alors la Rhodésie et qui est ensuite devenue la Zambie.
Sur le côté gauche du crâne apparaît un trou rond et lisse.
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Crâne de Broken Hill. (Musée d'Histoire naturelle de Londres). © dinosoria.com

Un expert en médecine légale de Berlin a estimé que le trou était identique à celui causé par des blessures par balle.
En effet, la propreté de la blessure suggère qu’un projectile lancé à très grande vitesse l’a produite.
C’est d’autant plus intrigant qu’exactement à l’opposé de cette blessure, le crâne est fracassé, comme si le projectile était ressorti du crâne par ce côté.
Pourtant, le crâne a été retrouvé à 18 m de profondeur ce qui exclut que la victime soit morte au cours des derniers siècles. Ce crâne serait vieux d'environ 4 000 ans.
Ce crâne est bien encombrant et nul, à ce jour, n’a pu fournir d’explications satisfaisantes.
Chasse à l’aurochs
L’aurochs a été domestiqué par l’homme il y a environ 6 000 ans. Mais, il était connu de l’homme bien avant. Cet animal est en effet magnifiquement représenté dans les peintures rupestres de Lascaux.
Depuis son lieu d’origine, l’Asie, l’aurochs s’est étendu au reste du monde pendant le Pléistocène.
En savoir plus sur l'aurochs
À la fin de la dernière période glaciaire, il occupait un vaste territoire s’étendant de la pointe occidentale de l’Europe jusqu’aux régions les plus orientales d’Asie et des toundras de l’Arctique jusqu’à l’Afrique du Nord et à l’Inde.
La chasse intensive, le développement de la domestication et l’extension des terres agricoles ont peu à peu décimé l’aurochs sauvage.
C’est en 1627, en Pologne, que la dernière femelle s’est officiellement éteinte.
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Reconstitution d'un aurochs. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Le crâne d’un aurochs a été trouvé près du fleuve Lena en Sibérie orientale. Cette découverte n’a rien d’étonnant. Par contre, ce qui l’est beaucoup plus c’est que ce crâne présentait un trou lisse, de forme arrondie, ressemblant comme deux gouttes d’eau à une blessure par balle.
Le crâne était pourtant enfoui depuis fort longtemps, bien trop longtemps pour qu’une civilisation moderne soit responsable de cette blessure.
D’après les spécialistes qui ont examiné le crâne, l’animal aurait vécu plusieurs années après avoir été blessé.
Ces deux exemples parmi beaucoup d’autres illustrent bien ces fameuses « anomalies » qui dérangent tant la communauté scientifique en bousculant nos certitudes.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:54

Homme de Piltdown

L'homme de Piltdown est l'un des plus célèbres faux archéologiques.
Ce pseudo-chaînon manquant entre le singe et l'homme s'est finalement révélé un habile assemblage d'ossements humains et simiesques.
Mais qui est le faussaire ?

Découverte d'un nouvel hominidé

En ce 18 décembre 1912, Arthur SmithWoodward, préhistorien anglais célèbre, et Charles Dawson, archéologue amateur reconnu, font la une des journaux. Au cours d'une conférence de presse retentissante, ils annoncent la découverte, à Piltdown, dans le Sussex, des restes d'un homme préhistorique. Et quel homme !

L'homme de Piltdown, rebaptisé Eanthropus Dawsoni, serait le fameux chaînon manquant, l'ancêtre commun aux êtres humains et aux grands singes. En quoi consistent ces restes ? En petits fragments d'une calotte crânienne et d'une mâchoire, qui présentent une particularité remarquable : en effet, autant le crâne rappelle celui de l'homme moderne, autant les mandibules sont simiesques. À ce détail près - et d'importance - que les dents présentent une usure plate, phénomène inconnu chez nos cousins primates.

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À partir des mêmes éléments, le crâne reconstitué par Smith-Woodward (à gauche) est franchement simiesque, celui obtenu par Keith (à droite) est humain...

Mais les débris d'Eanthropus ont tout de même un peu de mal à tenir ensemble, car les connexions osseuses entre le crâne et la mâchoire sont brisées. Il faut donc imaginer les attaches naturelles, et les préhistoriens doivent, pour obtenir une tête cohérente, soit humaniser la mâchoire, soit rendre le crâne un peu plus primitif.

Le vilain petit canard

Devant ces bricolages, beaucoup doutent de l'authenticité des ossements.

De nouvelles découvertes semblent leur donner tort. En 1913, le paléontologue français Pierre Teilhard de Chardin trouve à Piltdown une canine.

En 1915, Dawson exhume sur un autre site des restes de crâne humain et une dent simienne usée comme une dent humaine : il s'agirait d'un deuxième Eanthropus présentant les mêmes caractéristiques que le premier.

Le doute n'est plus permis : les détracteurs sont enfoncés. Pourtant, l'homme de Piltdown ne va pas résister aux progrès de l'anthropologie. En Europe, en Asie, en Afrique surtout, on ne cesse de découvrir des vestiges d'hominidés. Tous présentent un air de famille, aucun ne ressemble à l'ancêtre britannique.

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Les deux reconstitutions donnent deux conceptions assez éloignées de l'homme de Piltdown

Qui est le coupable ?

Longtemps le British Museum refuse de prêter l'antique relique pour comparaison et lorsque, en 1949, il cède, on la soumet au test du fluor.

Les résultats sont accablants : le crâne et les mandibules avouent respectivement 500 et 600 ans ! Erreur ? Coïncidence ? Non : il s'agit bel et bien d'une fraude.

Le scandale éclate en 1953. On comprend alors que quelqu'un a enfoui dans le terrain une mâchoire d'orang-outan et un crâne d'homme moderne...

Mais qui ? Et pourquoi ? On soupçonne presque tous les acteurs de l'affaire. Dawson, auteur des principales découvertes, est le principal suspect. Mais aurait-il pu mettre en oeuvre seul une fraude aussi élaborée ? Ou qui seraient ses complices ?

Le plus célèbre d'entre eux n'est autre que le très sérieux Teilhard de Chardin, accusé notamment par le paléontologue américain Stephen Jay Gould. Mais pourquoi aurait-il commis cet acte ? Pour plaisanter, simplement. Puis la farce, trop énorme, serait devenue impossible à révéler. En attendant, faute de preuve, le faussaire court toujours....
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:55

Pourquoi les dinosaures ont-ils disparu ?
L’histoire de la Terre est ponctuée d’extinctions de masse qui, par cinq fois, ont détruit jusqu’à 95% des espèces.
Pourtant, seule la disparition des dinosaures a retenu l’attention du public.
Les chercheurs s’accordent sur un point : sur les dizaines de milliards d’espèces qui ont vécu sur Terre, à peine une sur mille serait encore en vie.
On peut donc en déduire que l’extinction des espèces fait partie intégrante de l’évolution et n’est absolument pas un accident de parcours.
La dernière datation effectuée sur le cratère du Yucatan remet totalement en cause les motifs de l’extinction des dinosaures.

Les principales extinctions
On ne peut pas isoler la disparition des dinosaures des autres disparitions d’espèces. Pour comprendre et peut-être un jour trouver les preuves irréfutables des causes de l’extinction des dinosaures, il est indispensable d'analyser cette extinction dans un contexte plus général.
On sait qu’au moins à cinq reprises, la majorité des espèces a été balayée de la surface terrestre (les cinq grandes extinctions).
Ces cinq extinctions de masse ont été séparées par de petites vagues d’extinctions.
Chacune d’entre elles a modifié considérablement le cours de l’évolution. Des espèces secondaires sont devenues dominantes par exemple.
On pourrait presque penser que l’évolution a besoin de ces « désastres » pour pouvoir repartir et engendrer une plus grande diversité.
Extinction de masse de l’Ordovicien (438 Ma)
Cause invoquée : refroidissement du climat
Contexte : La vie animale n’existait pratiquement que dans la mer. Toutes les terres immergées se trouvaient au sud de l’équateur. Un continent géant « Gondwana » était recouvert d’une vaste calotte glaciaire
Pourcentage de disparitions : 50%
Disparitions principales : Brachiopodes, Trilobites

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Homotelus bromidensis, un Trilobite de l'Ordovicien. © dinosoria.com


Extinction de masse du Dévonien (367 Ma)
Cause invoquée : Changement climatique
Contexte : Climat chaud et clément. Niveau des mers élevé dû à la fonte de la calotte glaciaire
Pourcentage de disparitions : 40%
Disparitions principales : Ammonoïdes, gastéropodes, nombreux groupes de poissons

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Dunkleosteus, un poisson du Dévonien


Extinction de masse du Permien (245 Ma)
Cause invoquée : Activité volcanique; changement climatique; formation de la Pangée
Contexte : la Laurasie et le Gondwana entrent en collision à la fin du Permien ce qui forme la Pangée. Le climat devient chaud et aride puis redevient froid
Pourcentage de disparitions : 75% sur terre. 95 % dans les océans
Disparitions principales : 81% des familles d’amphibiens. 75 % des familles de reptiles dont les Pelycosaures. 50% des animaux marins
L’extinction de la fin du Permien est considérée comme la plus importante qui ait jamais existé. On estime que seulement 4% des espèces ont survécu.

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Dimetrodon. Un Pelycosaure du Permien. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Extinction de masse du Trias (208 Ma)
Cause invoquée : Changement climatique
Contexte : Morcellement de la Pangée; Climat qui se refroidit au fur et à mesure que les deux continents nord et sud s’éloignent l’un de l’autre
Pourcentage de disparitions : 45%
Disparitions principales : Rhynchocéphales, Dicynodontes; une grande partie des cynodontes. Pertes massives marines : poissons, oursins …

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Placerias, l'un des derniers dicynodontes


Extinction de masse du Crétacé (65 Ma)
Cause invoquée : Impact d’une météorite. Eruptions volcaniques
Contexte : La Pangée se divise en deux continents : la Laurasie et le Gondwana. Ces deux continents se disloquent pour former les continents actuels
Changement climatique important qui entraîne la montée des océans (200 m de plus par rapport à aujourd’hui)
Pourcentage de disparitions : 45%
Disparitions principales : Dinosaures. Reptiles marins et volants
Outre les dinosaures. de nombreuses autres espèces se sont éteintes. On peut citer par exemple certains mammifères marsupiaux.
Dans les mers, ont disparu, outre les reptiles marins, des poissons téléostéens, les ammonites et plus de la moitié des différentes familles planctoniques.

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Tyrannosaurus Rex. © dinosoria.com

Une datation qui remet tout en question
Jusqu’à présent, la théorie de la chute d'un astéroïde faisait quasiment l’unanimité, malgré quelques objections périodiques. Des chercheurs américains remettent à nouveau cette hypothèse en cause. En effet, ils viennent de montrer que le cratère, situé au Mexique, serait antérieur de 300 000 ans à la fin de la domination sur Terre des dinosaures, il y a 65 millions d'années.
C’est au fin fond du Yucatan (nord-est du Mexique), que se situe le cratère, baptisé Chicxulub, considéré comme étant le lieu d’impact entre notre planète et un astéroïde géant qui aurait provoqué la grande extinction de la fin du Crétacé et entraîné la disparition des dinosaures.

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Extinction des dinosaures. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Gerta Keller et des collègues de l’université de Princeton dans le New Jersey (Etats-Unis) ont fait des mesures géologiques sur le cratère. Selon leurs estimations, ce dernier se serait formé, il y a environ 300 000 ans avant l'extinction des dinosaures.
Les travaux de Gerta Keller, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences du 2 mars, relancent donc le débat sur la, ou les causes, à l’origine du désastre.

Points communs entre les extinctions de masse et celle du Crétacé
On constate qu’à chaque extinction de masse, les fossiles révèlent un changement climatique important et/ou une dérive des continents très marquée.
A la fin du Crétacé, une dérive spectaculaire des continents s’est effectuée. On sait que ces dérives provoquent des tremblements de terre, des éruptions volcaniques, un changement du climat et un changement du niveau des océans.
On assiste, dans ce cas précis, à une montée particulièrement importante du niveau des mers.
Imaginez la Terre aujourd’hui avec un niveau des mers de plus de 200 m par rapport au niveau actuel.
Tout réchauffement du climat entraîne une fonte des calottes glaciaires. C’est ce qui se passe d’ailleurs actuellement.
Quand le niveau des mers monte, des terres entières se retrouvent submergées.
Tous les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont dus à la dérive des continents.
Cette dérive est lente mais continuelle. Elle provoque également un changement mondial du climat.
C’est pourquoi on parle d’âges glaciaires et de périodes interglaciaires. Nous sommes actuellement dans une période interglaciaire.

Des désastres à intervalles réguliers ?
Personnellement, je penche pour un cycle régulier entraînant ce qu’on appelle des extinctions de masse ou non.
Cette théorie a été avancée par D.Raup et J.John Sepkoski en 1983. D’après ces deux chercheurs, une extinction se serait produite à un intervalle d’environ 26 millions d’années sur les 250 derniers millions d’années.
Il est exact que cette périodicité coïncide avec certaines extinctions mais pas toutes et la précision de la datation est insuffisante sur des couches dont l’ancienneté dépasse 100 millions d’années.
De ce fait, leur théorie a été rejetée par une majorité de scientifiques.
Cependant, des cycles immuables existent bien : périodes glaciaires et interglaciaires, formation du super continent puis dislocation de la Pangée, montée et descente du niveau des mers …
Que ces cycles ne soient pas aussi précis que les horloges suisses ne changent rien à l’affaire : ils existent.
Non seulement, ils existent mais il est évident qu’ils entraînent des bouleversements importants dans la faune et la flore.
Il est grand temps que l’image de la météorite percutant la Terre dans une gerbe de feu et entraînant dans son sillage la mort des dinosaures soit reléguée dans la rubrique science-fiction.

Les dinosaures victimes de la malchance ?
Il y a un point important mais que l’on oublie trop souvent : les dinosaures étaient déjà largement sur le déclin à la fin du Crétacé. Le nombre de fossiles retrouvés au Jurassique et au Crétacé est là pour le prouver.
On ne peut donc pas parler de catastrophe subite. Leur disparition était prévisible pour ne pas dire programmée.
Une espèce est d’autant plus fragilisée par les agressions imprévues (changement climatique, éruptions …) qu’elle est déjà sur le déclin.
Pourquoi ce déclin ?
Je pense que le morcellement de la Pangée amorcée au Jurassique en est la principale cause. Tout changement climatique à l’échelon mondial entraîne une modification de la faune et de la flore.
Il ne faut pas oublier que l’on doit réfléchir en millions d’années.
Pourquoi certaines espèces et pas d'autres ? Les besoins alimentaires d’un diplodocus ne sont évidemment pas les mêmes que ceux d’un rongeur. Qui dit changement de la flore, dit problème pour les animaux qui s’en nourrissent. Les carnivores, eux, sont tributaires des herbivores.
Imaginons que l’Afrique connaisse un climat tropical et que la savane soit remplacée par une forêt dense comme en Amazonie.
Des troupeaux de gnous, de zèbres ou de gazelles pourraient-ils y survivre ? Certainement pas. C’est toute la chaîne alimentaire qui s’en trouverait perturbée.
Effectivement, d’une certaine manière, on peut dire qu’à chaque extinction certaines espèces ont de la malchance mais en aucune façon l’évolution ne choisit volontairement telle ou telle espèce.

Toujours est-il que l'on ne peut toujours pas expliquer l'aspect très sélectif de l'extinction de la fin du Crétacé. La taille des espèces est un élément à prendre en compte mais certainement pas l'élément déterminant.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:55

Archéologie



Bosnie
Pyramides de Bosnie

L’affaire des pyramides de Bosnie a commencé fin 2005 avec un article de presse faisant référence à la présence d’une pyramide sous la colline de Visocica.
4 ans après, il ne s’agit plus d’une seule pyramide, mais de cinq.
Il convient d’appréhender cette découverte avec beaucoup de prudence tant les controverses sont violentes. 
En effet, à ce jour, les fouilles continuent dans la vallée des pyramides bosniaques, mais aucun résultat n’a été présenté devant la communauté scientifique ou publié dans une revue officielle.

Colline ou pyramide ?
En 2005, l’écrivain bosniaque Semir Osmanagic bâtit une théorie révolutionnaire à partir d’une observation.
La colline Visocica mesure 213 m de haut. Si on l’observe avec un certain recul, elle ressemble un peu à une pyramide.
D’après lui, c’est la civilisation des Illyriens qui aurait construit des pyramides environ 12 000 ans avant notre ère.
L’Illyrie est l’ancien nom de la partie Nord des Balkans qui a été colonisée par les Grecs au VIIIe siècle avant notre ère puis par les Romains en 27 avant notre ère.
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Pyramide de Bosnie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A ma connaissance, lors de la dernière période glaciaire, la Bosnie subissait un climat très rigoureux. Cette région montagneuse était parsemée de nombreux glaciers.
On ne peut pas dire, comme le prétend Semir Osmanagic, que cette région était propice à l’épanouissement d’une civilisation.
On a bien retrouvé quelques campements mais ils appartenaient à des chasseurs-cueilleurs.
Dans l’ensemble de l’Europe de l'Est comme de l'Europe du Nord, à cette même époque, des petits groupes d’hommes peuplèrent les côtes stériles mais dépourvues de glace.
Il est fort probable que les campements côtiers se multiplièrent car la température y était plus clémente, particulièrement à partir de 10 000 ans avant notre ère.
Mais, la plupart des côtes telles quelles étaient à ce moment là ont été submergées depuis longtemps.
Toujours est-il que les paléontologues n’ont trouvé aucune trace en Bosnie d’une brillante civilisation disparue et capable de construire des pyramides.
En fait, si pyramide il y a, nous ne disposons d’aucune date officielle et confirmée. Semir Osmanagic est lui-même revenu à plusieurs reprises sur la datation initiale.
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Pyramide de la Lune de Bosnie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Par contre, une équipe de géologues menée par le professeur Vrabac a analysé le site en mai 2006. Les conclusions sont formelles : La colline est une formation géologique naturelle.
Plusieurs carottages ont été effectués et le rapport a été validé par le Conseil de Recherche et d’Enseignement du Département des mines et de géologie de Bosnie-Herzégovine.
Depuis avril 2006, date du début des fouilles, cinq « pyramides » auraient été détectées dont deux avec l’aide de la NASA.
Elles ont été respectivement baptisées : Pyramide du Soleil, pyramide de la Lune, pyramide du Dragon, pyramide de la Terre ; la dernière n’ayant pas encore de nom.
En fait, il s’agit de collines qui d’après la  Fondation du parc archéologique de la pyramide bosnienne du Soleil, en charge des fouilles, renfermeraient d’autres pyramides.
Les noms donnés aux « pyramides » font bien sûr référence à différents sites archéologiques du Mexique, notamment Teotihuacán et ses célèbres pyramides du Soleil et de la Lune.
Rappelons d’ailleurs que ces appellations modernes ne sont que des suppositions basées sur la religion en vigueur à cette époque en Méso-Amérique.
Résultats des fouilles
Des rumeurs sur Internet font état de hiéroglyphes découverts dans les « pyramides » mais sans qu’aucun rapport officiel ne vienne les étayer.
Pas la plus petite publication de la part de cette fondation ce qui, vous en conviendrez, n’est pas orthodoxe.
Cela ressemble fort à un canular.
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Dalles retrouvées à l'emplacement de la pyramide du Soleil. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Soyons-sérieux, si une telle découverte avait été faite, la fondation se serait empressée de le faire savoir, trop contente de clouer le bec à tous ses détracteurs.
Chaque fois qu’une découverte d’envergure est effectuée, une publication dans un magazine scientifique s’impose.
C’est une procédure habituelle qui permet d’officialiser les découvertes.
D’autres rumeurs parlent de souterrains qui relieraient les pyramides entre-elles. La découverte de galeries à cet endroit n’a rien d’extraordinaire quand on sait que cette région renferme de nombreux sites archéologiques datant du Néolithique et de l’époque médiévale.
A l’emplacement de l’actuelle colline, se trouvait Visoko, l’ancienne capitale médiévale bosniaque.
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Premières excavations de la Pyramide de la Lune. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Je n’ai donc aucun doute sur le fait que les fouilles en cours délivrent de nombreux vestiges mais sans sérieuses analyses, il est fantaisiste d’avancer la moindre date.
Le site officiel fait également état, en février 2009, de la découverte de blocs de pierre qui ont été analysés.
Il s’agit de blocs en argile mal cuite broyée avec de l’eau.
Cette technique de « béton » était utilisée par les Romains.
Avant d’affirmer que cette « ancienne civilisation » utilisait la même technique, il faudrait déjà que nous disposions d’une datation.
Car logiquement, il s‘agit très probablement de vestiges romains. Cela n’aurait rien d’étonnant puisque comme je l’ai déjà précisé, cette région a été colonisée par les Romains en 27 avant notre ère.
Rien ne vaut une pyramide en période de crise
L’existence de pyramides en Europe serait une découverte majeure. Je trouve donc regrettable que toute cette affaire soit menée avec autant d’amateurisme.
Par contre, je suis ravie pour les commerçants locaux qui n’ont jamais été aussi prospères. Cette région est pauvre et l’arrivée de tous les curieux est une véritable aubaine pour la population locale.
En attendant d’être en possession de preuves irréfutables, je range l’affaire des pyramides de Bosnie dans un tiroir étiqueté « spéculations hasardeuses ».
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:55

La roue des monts Bighorn

Aux Etats-Unis, dans les monts Bighorn du Wyoming, se dessinent les contours d’une roue à rayon qui forme un cercle de 25 m de diamètre.
Dans la Saskatchewan, en Arizona et dans de nombreux autres sites d’Amérique du Nord, on rencontre des cercles analogues qui varient de quelques mètres  à quelques centaines de mètres de diamètre.
Qui a construit ces cercles et pourquoi ?

Caractéristiques des cercles
Ces cercles se situent tous en altitude, sur des plateaux rocailleux. Ils sont constitués de lignes de gros cailloux qui constituent la jante, le moyeu et souvent les rayons.
Dans quelques cas, les bâtisseurs ont placé des amas de pierres, ou cairns, au centre ou à l’extérieur des cercles.
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Roue "guérisseuse" de Bighorn. © dinosoria.com

La roue des monts Bighorn est la plus célèbre car c’est la mieux conservée. Elle a été baptisée la « roue guérisseuse ».
Théorie sur les cercles
Certains historiens pensent que les Indiens des plaines ont disposé ces cercles vers l’an 1100. On ignore avec précision pourquoi ils les ont bâties.
Cependant, leur orientation fournit quelques indices.
En effet, la ligne de visée, qui part du cairn du premier plan et passe par le moyeu, aboutit au soleil levant lors du solstice d’été.
Un autre cairn désigne le couchant, le même jour.
D’autres alignements de pierre pourraient marquer le lever et le coucher de trois étoiles au moment de chaque changement de saison.
Ces cercles pourraient donc être une sorte d’équivalent des mégalithes d’Europe comme Stonehenge.
Elles pouvaient servir d’observatoire astronomique.
Sur certains sites, les chercheurs ont retrouvé des trous dans lesquels ont pu être dressés des poteaux.
Reconstitués, les cercles devaient ressembler à des versions plus rustiques de Stonehenge, en Angleterre.
On peut par contre se demander pourquoi les Indiens des Plaines qui étaient des nomades et vivaient de la chasse avaient  besoin d’observer le ciel.
Les observatoires anciens étaient utilisés par des peuples qui pratiquaient l’agriculture.
Peut-être que les Indiens s’en servaient-ils  pour prévoir les grandes migrations des troupeaux ?
Ces questions ne trouveront sans doute jamais de réponse.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:55

Grand Serpent de l’Ohio

Parmi les bâtisseurs de mounds aux États-Unis, la culture d’Adena a laissé un tertre connu sous le nom de Grand Serpent. 
Ce tumulus se situe près de l’actuelle ville de Peebles dans l’Ohio.
Nous connaissons les trois cultures indiennes qui ont bâti les mounds, mais par contre un mystère demeure. En effet, nous ignorons toujours pourquoi ils ont construit ces sculptures de terre.
Il n’est d’ailleurs pas certain que le Grand Serpent est l’œuvre de la culture Adena.

Les bâtisseurs de Mounds
Les archéologues distinguent trois cultures principales chez les bâtisseurs de mounds :
Culture Adena : cette culture avait son foyer dans le haut centre-ouest de l’Amérique, entre 1000 avant notre ère et 200 de notre ère. C’était un peuple de chasseurs-cueilleurs puis d’agriculteurs.
Ce peuple a bâti des tertres funéraires et réalisé des sculptures zoomorphes. La culture Adena a bâti beaucoup d’autres sculptures aux formes géométriques. Certaines sont des alignements.
Culture Hopewell : cette culture est en partie contemporaine avec celle d’Adena et a fini par la remplacer. Elle s’est épanouie entre 200 avant notre ère et 550 de notre ère, soit à peu près à la même période que celle de Nazca.
Cette culture amérindienne s'est développée le long des cours d'eau du nord-est et du Midwest des États-Unis.
Artisans et commerçants, les Indiens de Hopewell et leurs successeurs immédiats construisirent la plupart des mounds et des « forts » en terre.
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L'un des nombreux tumulus dans l'Ohio. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Culture du Mississippi : c’est la plus grande culture indienne ancienne. Les archéologues parlent actuellement plutôt de période Mississippi. Elle a commencé vers l’an 600 ou 700 de notre ère. Cette civilisation précolombienne s’est développée dans la basse et la moyenne vallée du Mississippi.
Sa plus grande réalisation est la métropole précolombienne de Cahokia, sur le site actuel d’East St Louis où a été érigée une immense colline artificielle tronquée, ressemblant à la base d’une pyramide d’Égypte.
C’est elle qui a assisté à l’arrivée des Européens. En 1539, Hernando de Soto et ses conquistadors traversèrent la région et ne laissèrent derrière eux que mort et désolation.
En une seule génération, toute la population indienne de la région fut décimée par la variole et d’autres maladies.
La culture du Mississippi disparut.
Le Grand Serpent
Il s’agit d’une sculpture en argile jaune qui ressort sur le sol plus sombre. Ce « serpent » ondule sur plus de 400 mètres.
Comme toutes les autres masses de terre sculptées, celle-ci s’apprécie mieux vue du ciel.
Le serpent déroule ses sinuosités le long d’une crête. Il possède 7 anneaux et sa queue est enroulée.
Sa gueule est ouverte et semble avaler un objet ovale.
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Grand Serpent de l'Ohio. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le psychologue Thaddeus M.Cowan de l’Université du Kansas a remarqué que le Grand Serpent s’inscrit dans une tradition culturelle mondiale selon laquelle le serpent est le symbole d’événements célestes.
En Asie, par exemple, l’image d’une éclipse de Lune est un serpent qui avale un œuf. C’est exactement ce que fait le serpent de l’Ohio.
Selon sa théorie, le serpent représente la Petite Ourse (Petit Chariot), dont le timon se termine par l’étoile Polaire.
En effet, les courbures du serpent correspondent aux étoiles du timon, et la queue de l’animal s’enroule dans le sens des aiguilles d’une montre, qui est aussi celui de la rotation du Petit Chariot autour de l’étoile Polaire.
Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse, car les bâtisseurs ne nous ont laissé aucune indication. La plupart des tumulus sont des sépultures. On y a retrouvé de nombreux objets qui accompagnaient les défunts : bijoux, armes, poteries…
Mais, le Grand Serpent ne rentre pas dans cette catégorie.
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Grand Serpent de l'Ohio. Ancienne carte postale (Domaine Public)

Comme pour les tracés de Nazca, on se demande comment ces hommes ont réussi à dessiner à même le sol une forme aussi parfaite alors qu’ils ne pouvaient prendre aucun repère en s’élevant au-dessus du sol.
Le Grand Serpent semble avoir été édifié vers la fin de la période Adena. Cependant, d’après des analyses au carbone, cette thèse communément acceptée pourrait être remise en cause.
Il se pourrait que le Grand Serpent soit plus récent, vers 1050 de notre ère.
Ce ne serait donc pas l’œuvre de la culture Adena mais de celle du Mississippi.
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Grand Serpent de l'Ohio vu du ciel. © Karim

Des sépultures ont été retrouvées à proximité et datent de la période Adena. C’est pourquoi le Grand Serpent leur a été attribué à l’origine.
Le débat reste ouvert, car les différentes analyses effectuées sont contradictoires.
Il est également à souligner que d’après plusieurs études géologiques, cet endroit serait un ancien site d’impact d’une météorite. Elle se serait écrasée sur Terre au Permien.
Aujourd’hui restauré et protégé, le site est devenu une destination touristique.
V. Battaglia (08.02.2009)

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Courrier des Internautes
Au sujet de votre article sur Serpent Mound, aux États-Unis, je voudrais apporter à votre connaissance le chapitre sur ce sujet dans le livre « l'Architecture Invisible » de Georges Prat.
D'après M. Prat, « Serpent Mound est le Chartres américain ».
« Tout d'abord, le serpent (dont il ne faut pas oublier qu'il est le symbole même du tellurisme) suit, très exactement le contour d'une faille géologique très particulière, et en marque les bords. À la tête, l'ove marque le lieu de tangentement de deux autres failles qui croisent la première. La partie centrale de l'ove, elle, correspond au point de croisement de trois courants d'eau [souterrains] et en marque les largeurs. [...] À l'arrière, c'est incroyable, mais c'est vrai, l'enroulement de la queue nous indique la superposition de trois nouvelles failles géologiques avec la première. »
Cordialement,
Rupert BARROW

Références
George Stuart, Who Where the Mound Builders ?; Natural Geographic 1972
Robert Silverberg, Mound Builders. Ohio University Press 1986
Susan L. Woodward et Jerry N. McDonald, Indian Mounds of the Middle Ohio Valley: A Guide to Mounds and Earthworks of the Adena, Hopewell, Cole, and Fort Ancient People. McDonald and Woodward Publishing Company 2002
Ross Hamilton, The Mystery of the Serpent Mound: In Search of the Alphabet of the Gods. Frog Books 2001 
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:56

Boule aux rats

Le mystère de la boule aux rats où, quand le rat s'infiltre dans nos églises

Le rat est partout représenté sur nos maisons ou sur nos églises. En cherchant bien, nous en avons débusqué quelques-uns et plus particulièrement ceux représentés sur le motif de la boule au rat.
Qu'est-ce que la boule-aux-rats ? Il s'agit d'un motif sculpté en pierre ou en bois datant du 15 et 16e siècle que l'on ne rencontre que dans très peu d'églises.
La boule-aux-rats est une sphère surmontée d'une croix et traversée de part en part par des rats.

Où observer des boules-aux-rats ?
La boule-aux-rats  du Mans qui se trouve à l'extérieur de la cathédrale sur un contrefort

Celle de Champeaux en brie qui ne fut pas facile à trouver dans une stalle sur une miséricorde de l'ancienne collégiale. (Une stalle est un endroit réservé au clergé au sein d'une église et une miséricorde est un support placé sous le siège mobile d'une stalle et qui permet de s'asseoir légèrement.
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Boule aux rats de Champeaux. © Clarabellerebelle

Celle de Carpentras qui se situe au-dessus de la porte juive de la cathédrale St Siffrein
Les habitants de Carpentras disent qu'il faut avoir vu la boule-aux-rats pour connaître la ville.
Puis celle de l'église St Germain l’Auxerrois à Paris, au-dessus d'un contrefort, côté nord.
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Histoire de cette scène: il s'agit d'un chat qui poursuivait un rat et qui sont restés coincés dans les tuyaux de l'orgue de la cathédrale de Dublin en 1850. Ils se sont momifiés dans l'orgue et le chat n'a manifestement jamais mangé le rat . © Philippe Vouzellaud

Si vous êtes curieux et que vous souhaitez en voir d'autres vous pourrez en trouver une sur une miséricorde des stalles de l'église St Spire à Corbeil Essonne; une autre dans la crypte de l'église St Sernin  à Toulouse, une à l'église St Maurille des Ponts de Cé dans le Maine et Loire ou encore à l'église Gassicourt à Mantes la Jolie dans les Yvelines.
Interprétation de la boule-aux-rats
 Ce motif demeure un grand mystère malgré plusieurs tentatives d'interprétation. En voici quelques-unes que nous avons trouvées dans le livre de M. Dansel “Notre frère des ténèbres Le Rat” :
 
A St Germain l'Auxerrois, les rats qui sortent de la boule sont guettés par un chat. Est ce la représentation des brigands qui, leurs méfaits accomplis, quittent le royaume des ténèbres ? Et qui après avoir dévasté la terre seront punis par le démon, représenté en la personne du chat.
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La boule aux Rats de la cathédrale du Mans. © Clarabellerebelle

L'abbé Baurit, curé de St Germain l'Auxerrois a avancé cette hypothèse : “Cela pourrait signifier que, bien qu'il ait été sauvé par la croix du Christ, le monde est cependant souvent la proie des méchants, figurés par cinq gros rats à longue queue velue qui, après l'avoir rongé à l'intérieur, par le péché dont ils pourraient être l'emblème, en sortent par les trous qu'ils ont faits. Un chat rappelant le démon est blotti et guette sa proie, attendant le moment favorable pour se jeter dessus.”
 Sur l'interprétation de la boule-aux-rats de Carpentras, certains n'ont pas hésité à y voir les Juifs. Ainsi dans la Médecine et les Juifs (Paris 1940) le Dr Fernand Querrioux écrit que “les Juifs s'étaient déjà montrés si avides, que le sculpteur, soit par ironie soit par vengeance, tailla cette boule qui, dans son imagination, représentait le monde envahi et rongé par les Juifs…”
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Sculpture de rat sur une église d'Europe. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cette interprétation outrancière ne surprend pas si l'on se replace dans le contexte de l'époque où fleurissent les boules aux rats. En effet la seule vérité spirituelle possible ne pouvait être dictée que par l'Eglise ! Tout le reste était considéré comme du rat ! L'abbé Malbois, un érudit d'origine Vauclusienne a laissé une étude manuscrite dans laquelle il rappelle un massacre d'usuriers juifs à Carpentras, en 1459. D'après lui, il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras représente ces usuriers rongeant le monde.
 Il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras, ville particulièrement touchée par la peste, au même titre que l'ensemble de la Provence, figure pour exorciser l'épidémie, considérée comme un châtiment de Dieu. Mais pour souscrire à une telle hypothèse, il faudrait admettre que les sculpteurs du XVe siècle, savaient déjà que le rat, par le biais de sa locataire la plus assidue, la puce, véhiculait l'épidémie.
Parmi les interprétations les plus générales en voici quelques-unes que nous vous livrons telles des questions sans réponse :
 La prolifération des rats sur le globe terrestre ne représente-t-elle pas la fécondité de l'église?
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Eglise de Carpentras. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. En haut, la boule-aux-rats photographiée par Clarabellerebelle

 Le monde pourrait peut être par ce motif signifier que les rats le ravageront tôt ou tard. Les rats représenteraient ici les hommes rongeurs à l'esprit mauvais qui nous conduiraient vers le chaos?
 L'abbé Paul Arlaud, ancien vicaire de St Siffrein avance l'hypothèse d'un jeu de mots : “il n'y aurait rien d'étonnant qu'au Moyen Age, où l'on goûtait les jeux de mots, on ait pensé à sculpter à l'entrée des églises un jeu de mots en pierre et en latin. Nous aurions dès lors ceci (sens matériel et lapidaire) Ore, mus, domine mundi ; par ta bouche, rat, maître du monde. Ce qui peut être interprété ainsi : le monde, tu en es maître, ô rat, puisque tu le grignotes.
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Rattus norvegicus "rat d'égout". [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Dans son bestiaire sculpté en France, H. Débidour nous propose une autre interprétation : ” les rats creusent une boule sommée de la croix, veulent ils faire penser à la pérennité de la croix dressée sur le monde livré au péché? 
Il est permis d'en douter. Si sagesse il y a, elle est sagesse goguenarde fort salutaire ou parfaitement vaine, comme on voudra la prendre : elle se satisfait dans la saynète malicieuse et saugrenue, avec toute l'inanité pittoresque des proverbes. Et ce sont bien des dictons, littéralement qui sont sculptés sur tant de boiseries françaises, flamandes, allemandes, anglaises, comme Brueghel les peignait dans le même temps…”
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Rat noir qui joue l'équilibriste. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

 W. Deonna a publié un article dans la Revue Archéologique (1958), intitulé : “la boule-aux-rats et le monde trompeur”. Par ce motif, nous dit Deonna, “l'Eglise avertit les fidèles qu'ils doivent dès leur naissance songer à la brièveté et à l'incertitude de leur vie, réfréner leurs appétits terrestres, éviter les séductions faciles de ce monde trompeur, qui détruisent leur âme, comme le temps détruit leur corps, comme les rats rongeurs détruisent le monde; qu'ils doivent songer au salut”.
 D'après Pierre Derlon, l'un des grands spécialistes des traditions occultes chez les Gitans, la boule au rat ne serait pas un motif chrétien mais un motif païen. Il s'agirait d'un signe de rassemblement, par analogie avec les rats qui se déplacent en hordes. Ces emblèmes sculptés sur certaines de nos églises, suivant un itinéraire emprunté par les initiés, appartiendraient à une cartographie occulte avec Chartres et Les Saintes Maries de la Mer comme hauts lieux du sacré et comme prétexte à cet itinéraire. Selon ce tziganologue, la boule aux rats serait une réminiscence de la spirale, laquelle, dans la tradition gitane, représente le hiéroglyphe du rat et pourrait aussi symboliser le labyrinthe dont l'importance dans l'hermétisme occidental demeure trop ma connue.
  Pour ma part je serais tentée de repenser à l'histoire de l'homme au puits où les rats symbolisent le temps qui passe inexorablement sur le monde.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:56

Les "avions" en or de Colombie

Certains musées, comme celui de Bogota, exposent des artefacts qui font l’objet de vives controverses. Dans ce cas précis, il s’agit de bijoux « zoomorphes » qui d’après certains auteurs seraient des avions.
L’affaire des « avions » en or de Bogota est très proche de celle du « planeur » égyptien exposé au Musée du Caire.
Dans les deux cas, il s’agit d’objets en apparence tout à fait ordinaires mais qui à un moment donné ont été présentés comme la preuve de technologies avancées très anciennes.
Comme toujours dans ce genre d’affaires, deux camps s’affrontent avec acharnement : ceux qui affirment que ce sont de simples bijoux figurant des animaux et ceux qui argumentent en faveur d’avions.

Description de l’ "avion" en or
Il faut souligner qu’un objet en particulier a fait l’objet d’une étude. L’objet mesure 35 mm de long sur 30 mm de large et 10 mm de hauteur.
Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, en vue de profil, l’objet pourrait ressembler à un avion ou à un animal.
Ce bijou précolombien possède à l’une de ses extrémités un demi-anneau qui devait permettre de pouvoir le porter en pendentif.
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Bijou zoomorphe ou avion ? (Objet exposé au Museo del Oro de Bogota). By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L’objet est en tumbaga, c’est-à-dire un alliage d’or et de cuivre. Il fait partie d’une vaste collection qui est exposée au Museo del Oro de Bogota.
La plupart des objets ont été réalisés entre le Ve siècle et l’arrivée des conquistadores.
Du bijou à l'avion
L’affaire a commencé dans les années 1950 alors que la collection précolombienne est exposée dans plusieurs musées du monde.
Au Metropolitan de New York, un technicien du nom d’Al Jahle exécute des moulages de plusieurs objets.
Les moulages ont été ensuite confiés à Emmanuel Staub, maître-orfèvre, réputé pour effectuer des répliques destinées aux musées.
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L'un des objets de la collection de Bogota. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Plus tard, Staub envoya l’un des moules à Ivan T.Sanderson qui est l’homme qui lança toute l’affaire.
Ivan T. Sanderson (1911-1973) était un naturaliste et un écrivain qui est devenu célèbre pour sa passion pour la cryptozoologie.
Cependant, c’était également un scientifique qui a fait un travail remarquable sur le monde animal dans son environnement naturel à une époque où les analyses étaient effectuées majoritairement sur des cadavres ou des animaux empaillés.
Parallèlement à son travail de naturaliste, Sanderson s’intéressait beaucoup à tout ce qui sortait de l’ordinaire. 
Il fut l'un des premiers disciples de Charles Fort. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages de cryptozoologie portant sur le Yéti, le Sasquatch ou les monstres lacustres.
Il a fondé la Society for the Investigation of the Unexplained (SITU) en 1965.
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Bijou zoomorphe de Bogota. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En recevant le moulage, Sanderson fit une liste de tous les animaux, capables de voler et familiers des Indiens.
Il pensa également aux poissons-volants ou aux requins.
Mais, aucun de ces animaux, à ses yeux, ne pouvait représenter cet objet. Après de nombreuses cogitations, il en arriva à la conclusion qu’il pouvait s’agir d’un avion et plus particulièrement d’un avion à ailes delta.
Il envoya un moulage à un ingénieur en aérodynamique, Arthur Young, concepteur de l’hélicoptère Bell.
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Objet de la collection de Bogota. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Sa réponse fut décevante pour Sanderson car l’ingénieur admit qu’il y avait une certaine ressemblance mais que les ailes étaient très mal placées et que l’avant ne ressemblait en rien à celui d’un avion.
Donc pour lui, il ne s’agissait absolument pas d’un avion.
Sanderson ne s’avoua pas vaincu et envoya un autre moulage à un autre ingénieur, Jack A.Ullrich qui se montra bien plus enthousiaste en comparant l’objet à un Convair F-102 Delta Dagger.
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Convair F-102 Delta Dagger. By James Gorden

Un ancien technicien de l’US Air force alla encore plus loin en soulignant que les ailes de l’objet étaient légèrement recourbées vers le bas et qu’il s’agissait d’un avion à aile delta capable d’évoluer sous l’eau.
Pour Ivan T.Sanderson, l’objet aurait donc été conçu en se basant sur la morphologie des poissons-volants car il y a une ressemblance évidente entre l’objet et ces poissons.
Ses théories sur l’existence d’anciennes civilisations très avancées sont détaillées dans plusieurs ouvrages dont Investigating the Unexplained et Invisible Residents.
Avion ou animal ?
Chaque camp défend avec force sa théorie et il ne m’appartient pas de trancher. Toute cette affaire nous ramène à la fameuse théorie d’anciennes civilisations qui auraient laissé des traces dans la mémoire des hommes.
Cependant, dans ce cas précis, il faut quand même souligner que la collection précolombienne contient de très nombreux objets zoomorphes.
Pourquoi voir dans cet objet-là autre chose qu’un animal ? Sanderson lui-même a reconnu qu’il ressemblait beaucoup à un poisson-volant.
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Bijou en or zoomorphe de Bogota. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La famille des Exocoetidae ou poissons volants est une famille de poissons marins qui comprend 70 espèces.
Les Indiens ont dû être fascinés par ces drôles de poissons qui volent et ont pu tout simplement vouloir le reproduire.
A ma connaissance, on n’a retrouvé aucun dessin, ni aucune sculpture pouvant faire penser que les civilisations précolombiennes savaient ce qu’était un avion.
Cependant, quoi que l’on puisse dire, ce type de dossier n’est jamais refermé car ceux qui « croient » ne sont pas prêts à renoncer à leurs convictions.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:57

Pilier de Delhi

Dans la cour de la mosquée du Ktub Minar, à Delhi en Inde, se dresse une impressionnante colonne de fer de plus de 7 m de haut. Érigé au IVe siècle, ce pilier d'un noir bleuté, aussi lisse que de l'acier, surprend par ses dimensions et son état de conservation exceptionnel. Le pilier de Delhi est devenu une véritable curiosité archéologique.
Pendant longtemps, le mystère est resté entier concernant la fabrication et la parfaite conservation de ce pilier.
Depuis 2002, l’énigme semble avoir été résolue.

On peut admirer ce pilier dans le complexe du Qûtb Minâr dans la banlieue de Delhi. Pesant plus de six tonnes, le pilier a été érigé par le râja Kumaragupta de la dynastie des Gupta. A l’origine, il était surmonté par un symbole de Vishnou, retiré après l’islamisation du site.
Contrairement aux autres colonnes de la région, exposées aux mêmes conditions climatiques, celle-ci, malgré ses 1 600 ans, a échappé à la corrosion. Seule une fine poussière de rouille quasiment imperceptible la recouvre.
Jusqu'à une époque très récente, la plupart des spécialistes soutenaient qu'avant le XIXe siècle aucune fonderie au monde n'avait pu sortir une pièce de métal de cette taille. Aujourd'hui, on s'accorde à penser que le pilier n'a pas été forgé d'un seul tenant. Il serait en fait composé de plusieurs morceaux de fer forgé martelé à chaud, assemblés au moyen de la soudure par gorgeage, qu'on n'utilise plus de nos jours.
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Pilier de Delhi. © dinosoria.com

Pour certains métallurgistes, ce mode de fabrication expliquerait la résistance à la corrosion de la colonne. Une couche de protection, composée d'oxyde et de scories, se serait formée à la surface du métal sous l'effet de la chaleur et du martèlement.
Pour d'autres, cependant, la solidité de la colonne serait due à sa composition, contenant davantage de phosphore et moins de manganèse que le fer moderne. D'autres pensent encore que la raison principale de la résistance du pilier à la rouille serait l'atmosphère relativement sèche et exempte de pollution de la capitale indienne.
En 2002, le pilier a été une nouvelle fois analysé par une équipe de l'Institut indien de technologie de Kanpur.
Les métallurgistes ont découvert qu'une fine couche d'un composé de fer, d'oxygène et d'hydrogène protégeait le pilier de la rouille. Ce film protecteur s’est formé progressivement grâce à la présence d'une haute teneur en phosphore dans le fer.
En effet, les métallurgistes de l'Inde antique transformaient le minerai de fer en acier en une seule étape en le mélangeant avec du charbon de bois.
Cette technique a été perdue et même nos hauts fourneaux modernes sont moins efficaces.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:57

Sodome et Gomorrhe

Son Énigme. Sa destruction

La Bible rapporte l’histoire légendaire de la destruction de Sodome et Gomorrhe
(Genèse, XIX), dont elle fait une punition de Dieu à l’encontre des habitants de ces villes, infidèles et immoraux.
Que sont devenues Sodome et Gomorrhe, ces villes mystérieusement détruites et restées dans la mémoire des hommes comme symboles de vice et de dépravation ? Toutes les hypothèses ont été avancées, de l'explosion atomique à la désintégration par des armes extra-terrestres ! La vérité s’est révélée bien plus simple.

La destruction de Sodome et Gomorrhe selon la Bible
Pour éviter que la discorde ne s'installe entre leurs clans, Abraham et Lot décidèrent de se séparer et d'aller chacun leur chemin. Lot s'attribua la meilleure part de la contrée découverte : la région du Jourdain. Il s'établit donc au sud de la mer Morte, à Sodome, dans une des plaines les plus riches de la région du Jourdain.
Il y avait cinq villes dans ce pays : Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm et Zoar. Chacune dut verser un lourd tribut au roi Kédor-Laomor à qui appartenait la vallée du Jourdain.
Pendant douze ans, les rois de la vallée versèrent ce tribut. Au cours de la treizième année, ils refusèrent. Kédor-Laomor organisa alors une vaste expédition punitive pour rappeler aux rebelles leur devoir.
Il n'eut aucun mal à les défaire. Leurs capitales furent alors pillées et rançonnées. Parmi les prisonniers se trouvait Lot, qui fut libéré par Abraham à la faveur d'une attaque surprise organisée par celui-ci sur l'arrière-garde de l'armée ennemie.
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Rivière du Jourdain aujourd'hui. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré.
« La clameur qui s'élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes...
» Il anéantit les villes et toute la contrée et tous les habitants des villes et la végétation du sol. L'épouse de Lot qui avait regardé en arrière devint une colonne de sel... Il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d'une fournaise. » (Genèse, XVIII, 19.)

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Les Filles de Lot (Tableau de Lucas de Leyde, 1509)

« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »

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La destruction de Sodome et Gomorrhe (Peinture de John Martin 1832)

Ces cités furent détruites. Conséquence de la guerre ? Châtiment du ciel ? Dans la mémoire des hommes, Sodome et Gomorrhe sont les symboles de la dépravation et de la vie sacrilège, et l'on y fait allusion chaque fois qu'il est question de destruction totale.
A la recherche de Sodome et Gomorrhe
A Beni-Hassan, cultures verdoyantes et palmeraies bordent les deux rives du Nil, en cette année 1890. Ce spectacle magnifique s'offre aux yeux de Percy A. Newberry, qui remonte le fleuve à la tête d'une expédition financée par l'Egypt Exploration Fund.
Le but de l'expédition est de retrouver des preuves évidentes de l'émigration de familles sémitiques dans la vallée du Nil.
Or, ces preuves, l'archéologue et son équipe savent qu'elles se cachent dans un réseau de sépultures situé là, à mi-chemin entre Memphis et Thèbes.
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La vallée du Jourdain qui sépare Israël de la Jordanie à partir de la mer Morte. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ils vont devoir remuer des masses d'éboulis et de vestiges provenant de colonnes brisées, avant de parvenir jusqu'à l'ultime demeure de Chnem-Hotep.
Le prince Chnem-Hotep régnait sur la région vers 1900 avant notre ère., sous le règne du pharaon Sésostris II.
Dans une petite antichambre, des inscriptions hiéroglyphiques immortalisent ses faits et gestes. Dans une vaste salle taillée dans le roc, des peintures aux couleurs intactes ornent les parois latérales.
On voit s'y dérouler le film de la vie du prince : jeux, moissons, chasses, danses.
Or, sur la paroi située au nord, on peut voir un portrait de Chnem-Hotep entouré d’un groupe de silhouettes étranges : ces personnages ne portent pas les mêmes costumes que les Égyptiens, leur peau est blanche et leur profil particulièrement accusé.
Qui étaient ces étrangers que deux fonctionnaires royaux placés au premier plan présentaient à leur maître ?
Une observation attentive de la peinture murale attire l'oeil sur un papyrus que l'un des deux fonctionnaires tient à la main.
Sur ce papyrus est inscrite la réponse à notre question : il s'agit d'« habitants des sables », de Sémites. Leur chef s'appelait Abishaï et il était arrivé en Égypte avec trente-six membres de sa tribu, hommes, femmes et enfants. Parmi les cadeaux qu'il offrait au prince se trouvait de la stibine (un cosmétique) pour sa femme.
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Le châtiment de la femme de Lot, changée en statue de sel (Iconographie religieuse de 1870)

En ces époques lointaines, guerres et famines étaient monnaie courante. Ceux qui désiraient se rendre en Égypte devaient passer par une sorte de douane et régler un certain nombre de formalités.
Ils devaient indiquer leur identité, la raison de leur voyage et la durée du séjour. Un scribe écrivait soigneusement tout cela à l'encre rouge sur un papyrus, et un messager portait le document à l'officier des gardes frontière qui accordait ou non l'autorisation d'entrée, en application de directives fort précises établies par l'administration royale.
Ces directives prévoyaient jusqu'au nombre de nomades qu'il fallait refouler.
Mais le fait le plus important que révèle cette peinture, c'est bien que, six siècles avant le départ des Hébreux d'Égypte, des nomades sémites, avec armes, familles et bagages, demandèrent l'hospitalité à ce même pays.
Que fuyaient-ils ? Quelle catastrophe, quel horrible souvenir ?
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Ruines de Qumran. Région de la mer Morte. By[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

De plus, et cela n'a pas contribué à éclaircir la question, la région de la mer Morte est restée pratiquement inexplorée jusqu'à une date récente. Aucun savant n'eut jamais l'idée d'aller la voir et de l'étudier avant 1848, année durant laquelle les États-Unis organisèrent une expédition ayant pour but de l'explorer.
Mais si la mer Morte a livré facilement les secrets de son hydrographie, il n'en fut pas de même pour la disparition de Sodome et de Gomorrhe, dont le mystère resta entier.
L’énigme de Sodome et Gomorrhe résolue
Il faut attendre le début de notre siècle pour que l'on s'intéresse à nouveau à Sodome et Gomorrhe, grâce à des fouilles entreprises en Palestine. 
Une nouvelle génération de chercheurs se mit alors en quête de ces deux villes, qui devaient être situées dans la « vallée de Siddim ». A l'extrême pointe sud-est de la mer Morte, on retrouva les restes d'un établissement humain d'une certaine importance, qui s'appelait encore Zoar.
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La Galilée. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Grande était la satisfaction des archéologues, car l'une des cinq riches cités qui avaient refusé de payer le tribut à Kédor-Laomor s'appelait ainsi. Cependant, les fouilles entreprises ne donnèrent rien de positif, les ruines en question se révélant celles d'une ville qui avait existé là durant le haut Moyen Âge.
Quant à l'antique Zoar du roi de Bela et à ses voisines, on n'en trouva pas la moindre trace, bien que plusieurs indices relevés aux environs de la Zoar moyenâgeuse attestent que le pays fut très peuplé à une époque reculée.
S'il existe bien aujourd'hui une certitude, c'est que toutes les recherches pour retrouver Sodome et Gomorrhe resteront vaines, car on a désormais percé le mystère de leur disparition.
On peut dire que c'est à des géologues que revient l'honneur d'avoir apporté la preuve définitive des causes et du déroulement de la fin de Sodome et Gomorrhe.
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Les bords de la mer Morte. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La vallée du Jourdain fait partie intégrante d'une gigantesque crevasse de la croûte terrestre. En plus d'un endroit de cette crevasse, on peut déceler des traces d'activités volcaniques. Dans les montagnes de Galilée, en Jordanie orientale, plus précisément sur les rives d'un affluent du Jourdain appelé Jabbock, et dans le golfe d'Agaba, on rencontre du basalte et des traînées de lave.
La mer Morte, elle-même, occupe une très forte dépression de la croûte continentale entre deux plaques lithosphériques, la sous-plaque du Sinaï et la plaque arabique.
Avec le fond de cette crevasse, la vallée de Siddim (y compris Sodome et Gomorrhe) fut un jour précipitée vers les profondeurs de la terre. La géologie a permis de dater cet événement avec une relative précision.
En 1951, le savant américain Jack Finegan confirma les premières estimations. Il semble que c'est vers 1 900 avant notre ère que se produisit le cataclysme qui détruisit Sodome et Gomorrhe.
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Petra en Jordanie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Une étude de tous les témoignages littéraires, géologiques et archéologiques permet de conclure que les villes de la plaine étaient situées dans une région à présent recouverte par des eaux qui envahirent lentement la partie méridionale de la mer Morte, et que leur destruction résulta d'un grand tremblement de terre, sans doute accompagné d'explosions, d'éclairs, de dégagements de gaz naturel et d'un incendie généralisé.
Dans les profondeurs, tout au long de la crevasse, dormaient des forces volcaniques que libéra l'affaissement de terrain.
Dans la haute vallée du Jourdain, près de Bashan, on trouve encore des cratères de volcans éteints. Depuis des temps immémoriaux, ces régions sont fréquemment secouées par des séismes. On a même retrouvé un écrit du Phénicien Sanchuniathon confirmant l'explication géologique de la destruction de Sodome et Gomorrhe.
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Désert près de la mer Morte. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En voici le contenu :
« La vallée de Siddim sombra et devint un lac dégageant sans cesse des vapeurs et dépourvu de poissons, exemple de vengeance et de mort pour le sacrilège. »

Plus on se rapproche de l'extrémité sud de la mer Morte et plus la région devient inhospitalière, sauvage, désertique et lugubre. 
On peut compter sur les doigts d'une main les groupes de nomades qui, chaque année, empruntent l'une des vallées.
Une quantité innombrable de petits ruisseaux strie le terrain rougeâtre : celui-ci devient alors dangereux, sinon mortel pour qui n'est pas sur ses gardes. Les marais se prolongent jusqu'à la vallée désertique d'Agaba, qui finit à la mer Rouge.
Une crête de 45 m s'étend, à l'ouest de la rive méridionale, vers le Negeb, en direction nord-sud, sur 15 km.
Cette petite chaîne de montagnes est constituée presque exclusivement de cristaux de sel, et ce phénomène naturel lui donne, au soleil, autant de brillant qu'un diamant.
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Frontière entre la Jordanie, la Syrie et Israël. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cette chaîne, les Arabes l'appellent Djebel Ousdoum, un très vieux nom où s'est conservé le radical du mot Sodome. Ébranlés par les eaux de pluie, des rochers sont tombés au pied de la montagne. Ils ont des formes très curieuses : certains sont dressés comme des statues et leurs contours évoquent à peu près celui du corps humain. On pense alors à la légende de la femme de Lot transformée en colonne de sel. Les montagnes salines sont situées non loin de l'emplacement de la vallée de Siddim.
Ces nombreux éléments nous apportent une foule de détails sur le caractère particulièrement atroce du cataclysme qui s'est abattu sur les habitants de la vallée. Ceux qui purent s'éloigner du centre de la catastrophe risquaient encore l'empoisonnement par les gaz, et tout ce qui se trouve au voisinage de la mer de sel se recouvrit en très peu de temps d'une croûte caractéristique.
Il est donc bien évident qu'on ne retrouvera pas Sodome et Gomorrhe. La mer Morte les garde en son sein et ne les rendra jamais.
Non loin de la vallée, à 3 km au nord d'Hébron, les Arabes vénèrent un sanctuaire, qu'ils appellent sanctuaire de «la colline de l'ami de Dieu ». Une légende, donc, assez réaliste !
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Pétra. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La Bible a donc effectivement relaté une catastrophe qui s’est produite. Cette catastrophe avait cependant des causes naturelles et non divines. 
Quant à savoir si le vice et la corruption régnaient en maître dans ces riches citées, c’est une autre histoire….
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:57

La construction des pyramides

Pyramide de Kheops

La construction de la pyramide de Kheops a nécessité pas moins de 6 500 000 tonnes de pierres. Cet édifice couvre plus de 5 ha et surplombe de ses 137 mètres le désert environnant.
Impressionnante tant par sa conception que par ses dimensions, la Grande Pyramide mérite bien son nom.
La construction de la Grande Pyramide constitue une formidable énigme. D’autant plus quand on réalise que, à l’époque, n’existaient ni la roue, ni les bêtes de somme, ni des outils perfectionnés.
De multiples hypothèses ont été émises quant à la méthode employée par les Égyptiens pour construire les pyramides.
Récemment, une ancienne théorie a refait surface pour faire la Une des journaux. Cette hypothèse prétend que les pyramides ont été construites avec de fausses pierres.

Les pyramides de Gizeh
Ces pyramides se trouvent tout près du Caire. L’ensemble constitue la seule des Sept Merveilles du monde antique qui soit encore debout.
La principale pyramide est la Grande Pyramide qui à l’origine s’élevait à 147 m. Elle fut édifiée vers 2600 avant notre ère.
Bonaparte avait calculé que les blocs de pierre qui la constituaient pourraient former un mur de 3 m de haut et 30 cm de large tout autour de la France.
L’échelle démesurée de la pyramide de Kheops n’a d’égale que la précision de sa conception.
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Pyramides de Gizeh illuminées. © dinosoria.com

A la base, chaque côté mesure 230,50 m, et les différences entre les quatre côtés ne dépassent pas 20 cm.
L’ajustement des pierres est si précis qu’il est impossible de glisser une feuille de papier dans les interstices.
Les faces de la pyramide sont parfaitement orientées, avec une erreur de 4 degrés seulement, nord-sud et est-ouest.
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Deux des trois pyramides de Gizeh: Khéphren et Mykerinos. © dinosoria.com

Au 19e siècle, la découverte de ces caractéristiques a entraîné la création d’une discipline pseudo-scientifique, la pyramidologie.
Le « pouce pyramidal » aurait été une unité de mesure qui aurait véhiculé sous une forme abrégée quantité d’informations cosmiques fondamentales.
Cette unité est née des cogitations d’un professeur d’astronomie, Charles Piazzi Smith.
On a alors suggéré, en effectuant des calculs complexes, que la Grande Pyramide dévoilait le chiffre pi, la circonférence de la Terre, la distance de la Terre au Soleil ….

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Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

En outre, Smith, en rapportant chaque pouce pyramidal à une année donnée, a découvert que l’édifice constituait une mine de renseignements chronologiques sur l’histoire du monde.
Malheureusement pour lui, il avait calculé selon ce principe que la fin du monde devait se produire en 1881.
Cependant, ses idées ont fait de nombreux adeptes qui continuent aujourd’hui à défendre certaines de ses théories.

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Barque solaire de Kheops. © dinosoria.com

Officiellement, les pyramides ont été construites pour glorifier le pharaon et constituent surtout une sorte d’antichambre dans laquelle le défunt attend avant de pénétrer dans l’autre monde.
En définitive, la controverse sur les pyramides ne porte pas uniquement sur leur conception mais également sur leur utilité.
Concernant leur conception, une ancienne théorie refait aujourd’hui surface ; celle des fausses pierres.
Des pyramides en blocs de béton ?
En 1974, un chimiste français, Joseph Davidovits, avança une audacieuse hypothèse : les pierres ayant servi à la construction de la Grande Pyramide auraient été coulées sur place au fur et à mesure des besoins.
Les anciens égyptiens auraient donc employé une méthode analogue à celle du ciment actuel.

D’après lui, on fabriquait une substance liquide semblable à de l’époxyde en mélangeant à de la chaux broyée un liant spécial.
Cette mixture était ensuite versée dans des moules en bois où elle se solidifiait. Elle devenait ainsi aussi dure que de la pierre.
Bien sûr, cette hypothèse n’a pas fait l’unanimité. S’appuyant sur une multitude d’indices archéologiques, nombre de chercheurs contestent la théorie selon laquelle les pyramides seraient des « mégalithes de plastique ».
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Sphinx et en arrière-plan la pyramide de Khéops. © dinosoria.com

C’est cette hypothèse qu’aujourd’hui plusieurs spécialistes défendent avec acharnement. L’affaire vient d’être relancée par Gilles Hug et Michel Barsoum dans un article où ils concluent qu’une partie des blocs de pierre des pyramides de Gizeh a été réalisée en calcaire reconstitué.
Ils s’appuient sur la différence de composition entre les blocs et les pierres des carrières officielles.
Rappelons que certaines carrières sont distantes de plus de 1 000 km.

Toujours selon Gilles Hug et Michel Barsoum, certains microconstituants des pierres de la pyramide présentent les traces d’une réaction chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle.
Cette anomalie s’explique très bien si les pierres n’ont pas été taillées mais coulées comme du béton.
D’après toutes les analyses effectuées, la chimie des pierres est bien différente des pierres des carrières.
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Pyramides de Gizeh. © dinosoria.com

Cependant, l’ensemble de la pyramide n’aurait pas été conçu selon le même principe. Michel Barsoum pense que les Egyptiens ont utilisé du béton pour le sommet mais ont taillé les pierres des parties les plus basses.
Théorie à laquelle n’adhère pas Joseph Davidovits qui lui, a toujours défendu, l’idée de la fabrication d’une pierre réagglomérée c’est-à-dire un calcaire naturel reconstitué et traité comme du béton.
Pour ce dernier, le béton a été utilisé de la base au sommet.

Apparemment, la dernière étude semble avoir convaincu de nombreux scientifiques. Mais, les égyptologues sont toujours sceptiques.
Ils rejettent cette idée de l’utilisation de géopolymère pour la construction des pyramides.

La théorie des égyptologues
Pour l’instant, malgré les indices et les anomalies constatées, pour les égyptologues, le processus de construction est plus physique que « chimique ».
Officiellement, le processus de construction est le suivant :

  • Les pierres sont acheminées par bateau

  • Elles sont déchargées et acheminées grâce à des traîneaux de rondins

  • Les pierres sont taillées sur place pour être hissées, sans poulie d’ailleurs, car elle a été inventée bien plus tard


D’énormes rampes auraient été construites pour hisser les pierres jusqu’au sommet.
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Pyramide de Khephren. © dinosoria.com

Initialement, la Grande Pyramide était recouverte d’un revêtement composé de calcaires blancs et brillants et de granites d’Assouan.
La pyramide blanche et lisse avait été couverte, à son sommet de feuilles d’or qui renvoyaient les rayons du soleil.
Malheureusement, ce revêtement a été détruit par un sultan « guidé par le prophète » vers 1400.

Un tel processus aurait demandé une main-d’œuvre colossale, 25 000 à 100 000 ouvriers.
Il est évident que l’utilisation de géopolymère aurait largement allégé le nombre d’ouvriers nécessaires.
Cependant, cette théorie, bien qu’alléchante, demande à être confirmée grâce à des prélèvements officiels sur les pyramides.
En effet, les analyses effectuées l’ont été sur quelques pierres appartenant à des scientifiques et des égyptologues amateurs.
Pour l’instant, les autorités égyptiennes ont refusé toute mise à disposition d’échantillons.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:58

Mystérieux aluminium

L’aluminium est un métal de faible densité, résistant et inaltérable. C’est le métal le plus employé aujourd’hui, après le fer. On ne le trouve pas à l’état pur dans la nature.
En effet, dans la nature, on le trouve sous forme d’oxyde. Officiellement, l’aluminium n’a été isolé qu’en 1852 et sa fabrication industrielle n’a commencé qu’en 1886 (métallurgie par électrolyse).
Le procédé industriel est très complexe. Très schématiquement, la métallurgie de l’aluminium est fondée sur la réduction électrolytique de l’alumine obtenue à partir de la bauxite. 

De l’aluminium sous l’empereur Tibère
On dit qu'un jour, au Ier, siècle de notre ère, un obscur artisan offrit une timbale à l'empereur romain Tibère (14-37 de notre ère). Si la beauté de l'objet n'avait rien de remarquable, ses propriétés étaient réellement extraordinaires. 
Le gobelet paraissait d'argent, mais il était léger et extrêmement résistant : lorsque l'artisan le jeta sur les dalles du sol, il ne se brisa pas. Il se bossela, tout comme du bronze, et un léger martelage suffit à le redresser. L'empereur n'en croyait pas ses yeux.
L'histoire de cet orfèvre et de son étonnant cadeau fut rapportée quelques années après la mort de Tibère en 37 par Pétrone et le naturaliste Pline l'Ancien.
Tandis que, selon le premier, la timbale était faite « d'une sorte de verre incassable », pour le second, elle était constituée « d'un mélange vitreux très malléable ».
Alors de quoi était-elle faite ? Pétrone et Pline semblent eux-mêmes assez perplexes. D'après les conclusions auxquelles ont été amenés les spécialistes, fondées sur les allégations des deux auteurs romains, la timbale aurait été en aluminium. Ce métal a en effet l'apparence de l'argent, mais il est plus léger. Relativement malléable, il se travaille facilement. En outre, l'artisan déclara à Tibère que le métal en question était tiré de l'argile - ce qui est justement le cas de l'aluminium.
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Tibère. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Si la timbale était en aluminium, l'orfèvre était en avance de plusieurs siècles sur son temps. Bien que composé de substances courantes, l'aluminium métallique est fabriqué à partir de procédés électriques et chimiques d'une grande complexité, sans aucun rapport avec les méthodes de fabrication utilisées il y a 2 000 ans.
Malheureusement, l'empereur veilla à ce que le mystère de la timbale ne fût jamais éclairci. Craignant que ce nouveau métal n'entraînât une dévalorisation de l'or et de l'argent, Tibère usa de grands moyens pour préserver le secret : il fit décapiter le généreux donateur, abandonnant aux divinités la clé de l'énigme.
De l’aluminium au IIIe siècle en Chine
L'orfèvre qui fabriqua à l'intention de Tibère une mystérieuse timbale eut peut-être tort de croire que seuls les dieux partageaient son secret. 
En 1956, des archéologues travaillant sur un site funéraire du IIIe siècle, dans la province chinoise de Jiangsu, exhumèrent une vingtaine d'ornements de ceintures : certains étaient composés de 85 % d'aluminium, allié à du manganèse et à du cuivre. L'alliage se révéla d'une pureté exceptionnelle.
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Aujourd'hui, l'aluminium est entré dans notre vie quotidienne. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Pour certains spécialistes, cet alliage serait le fruit du hasard, né d'un incident survenu au cours du processus de fonte. Pour d'autres, cependant, les Chinois pourraient avoir découvert un procédé spécial de raffinage de l'aluminium ne nécessitant pas la formidable énergie engloutie par les fonderies modernes.

Référence

Feats and Wisdom of the Ancients 1990 Time-Life Books BV
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:58

L’Atlantide a-t-elle existé ?

Le mystère de l’Atlantide est entré dans l'histoire par quelques phrases d'un dialogue de Platon. Les premières références connues de l’Atlantide apparaissent dans deux de ces dialogues, le Critias et le Timée.
L'énigmatique empire des Atlantes défie la sagacité des chercheurs depuis vingt-cinq siècles. Des milliers de volumes lui ont été consacrés. A peu prés autant d'hypothèses ont été formulées sur la localisation de l’Atlantide. Trois sont sérieuses.


Le témoignage de Platon
Vers 355 avant notre ère, le Timée et le Critias fondent le mythe de l’Atlantide. Comme les autres œuvres du philosophe, les textes se présentent sous forme d’entretiens entre plusieurs personnes :

  • Socrate, le maître de Platon

  • Timée, philosophe pythagoricien

  • Critias, politicien sans scrupule

  • Hermocrate, ancien général syracusien


«Oui, Solon, il fut un temps, avant la plus grande destruction par les eaux, où la cité qui est aujourd'hui celle des Athéniens était, de toutes, la meilleure dans la guerre (..) En ce temps-là, on pouvait passer par cette mer (l'océan Atlantique?) Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez les Colonnes d'Hercule (..) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux (..) Cette puissance, ayant une fois concentré toutes ses forces, entreprit en un seul élan, d'asservir votre territoire et le nôtre, et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit. C'est alors, ô Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie. Car elle l'a emporté sur toutes les autres par la force d'âme et par l'art militaire (..) Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terrible, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre, et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voila pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés."

Timée, traduction 1925

Ce passage du Timée, détaillé et confirmé dans le Critias (ou l'Atlantide), un autre des dialogues de Platon, entretient le « mystère atlante » depuis prés de vingt-cinq siècles.
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Buste de Platon

Ces renseignements rapportés par Platon proviennent d'une tradition recueillie en Égypte par Solon, un des sages qui ont donné à Athènes ses premières lois. Les prêtres de Sais auraient communiqué au voyageur grec ce qu'ils savaient de la mystérieuse île et de l'empire qu'elle commandait.
Selon ces Égyptiens, neuf mille ans avant la venue de Solon, les ancêtres des Athéniens auraient repoussé des envahisseurs venus de l'Ouest, depuis un vaste continent «plus grand que la Libye et l'Asie réunies », situé en face des colonnes d'Hercule, nom antique du détroit de Gibraltar. (Pour les Grecs, la « Libye » était une vaste région de l'Afrique.)
Selon les prêtres de Sais, les Athéniens auraient réussi à triompher de cette redoutable puissance, mais au prix de terribles sacrifices. En fait, leur victoire finale n'aurait été acquise qu’après le cataclysme qui aurait détruit l'Empire atlante.
Si le Timée évoque la fin de l'île atlante, le Critias fournit davantage de renseignements sur son histoire, son organisation et ses ressources.

L’Atlantide selon Platon
Poséidon, le dieu des flots, aurait confié un titre royal à Atlas. Celui-ci aurait alors donné son propre nom et des lois au grand empire occidental.
D'après le récit de Platon, la richesse minière de l'île atlante était considérable. On y trouvait de l'or, mais on y fabriquait surtout de l'orichalque, que plusieurs historiens, dans ce cas précis, identifient à l'ambre des côtes baltiques de l'Europe.
Le sol était recouvert de forêts, qui fournissaient d'importantes quantités de bois pour la construction des bateaux. Bétail et gibier abondaient, ainsi que champs de céréales et vergers. Bref, l'île atlante était une sorte de pays de cocagne.
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Une carte de l'Atlantide, exécutée à l'époque classique d'après Platon et Diodore . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

On y voyait, toujours selon le récit de Platon, de nombreux éléphants. La pierre y était de bonne qualité et permettait la construction de monuments impressionnants. L'ami de Socrate précise : « Les Atlantes tiraient cette pierre de dessous la périphérie de l'île centrale. Il y en avait de la blanche, de la noire et de la rouge. »
La force militaire des Atlantes était à la mesure des richesses de leur contrée : une flotte de mille deux cents navires, une armée de dix mille chars...
Bien entendu, les chiffres rapportés par Platon doivent être considérés avec méfiance. Ils n'en traduisent pas moins un ordre de grandeur impressionnant. Malheureusement, le Critias est resté inachevé et son auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, en détail, la fin de l'Empire atlante.
A la recherche de l’Atlantide
Curieusement, l'existence d'un tel État n'a pas été confirmée par les autres récits qui nous restent de l'Antiquité. Dans les textes homériques, on trouve bien le nom d'Atlas, et l'île d'Ogygie, où règne la redoutable Calypso, qui pourrait éventuellement être l'Atlantide. Mais elle n'offre que peu de ressemblances avec le récit platonicien.
La lutte de Zeus contre les Titans, évoquée dans la cosmogonie écrite par Hésiode, pourrait également rappeler la guerre entre les Athéniens et les Atlantes. C'est une hypothèse risquée.
Déjà, á l'époque de Platon, on tend á mettre en doute l'authenticité du récit transmis par Solon.

Crantor de Soles, le premier commentateur de Platon, se serait rendu en Égypte pour vérifier, auprès des prêtres de Sais, la véracité des événements contés au Grec Solon au VIe siècle avant notre ère. 
Il n'a pas dû trouver beaucoup de preuves : il n'existe aujourd'hui aucune source égyptienne pour confirmer le Critias et le Timée. Sauf, bien entendu, si l'on identifie les Atlantes à ces mystérieux Peuples de la mer et du nord venus déferler en Égypte vers la fin du IIe millénaire.

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Les soldats des "Peuples de la Mer" apparaissent sur les murs du temple de Médinet Habou, en Egypte. Ces Peuples ont été vaincus par Ramsès III. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Par la suite, de nombreux géographes et philosophes antiques refuseront de prendre au sérieux l'existence de l'île atlante.
Aristote, Strabon, Ptolémée ou Pline s'en moqueront ouvertement, tandis que Philon le Juif, Jamblique ou Proclus, philosophes de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie, se contenteront de reprendre les propos de Platon, mais sans rien y ajouter.
Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreuses théories se sont succédé. Trois de ces théories semblent plus sérieuses que les autres.
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