Enigmes de l'histoire

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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:23

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Enigmes de l'histoire
Phénomènes Inexpliqués de l'actualité. Crimes non résolus. Enigmes historiques.

Faits divers étranges

Phénomènes inexpliqués de l'actualité. Crimes non résolus.
Sainte-Beuve disait avec justesse qu'il existe bien des façons d'écrire l'Histoire. Cette rubrique privilégie les épisodes mystérieux, les sujets à controverse et les évènements qui piquent notre curiosité.
Découvrez des énigmes historiques depuis l'aube de l'humanité jusqu'à notre époque contemporaine.

Histoire



Les tests ADN permettent de résoudre des énigmes historiques
Les progrès de la génétique et ses applications concrètes offrent des perspectives passionnantes. En effet, grâce à l’ADN, on peut aujourd’hui élucider certains mystères historiques.
Des scientifiques viennent ainsi de démontrer que les maladies véhiculées par les poux avaient décimé la Grande Armée de Napoléon.
La mort de Louis XVII a également pu être élucidée. De même, on sait de manière certaine que la célèbre Madame Anderson n’était pas Anastasia, l’une des filles du Tsar Nicolas II.

Les grognards de Napoléon décimés par les poux vecteurs de maladies
C’est à Vilnius, au printemps 2001, qu’un charnier de milliers de squelettes a été découvert. Il s’agissait des restes des grognards de Napoléon, tombés quelques jours après le passage de la Berezina, pendant la retraite de Russie.
Olivier Sutour, professeur d’Anthropologie, à l’Université de Marseille a étudié ces squelettes :
« Il y avait 3 260 squelettes enterrés dans le fossé d’une fortification. En décembre 1812, la température est descendue à – 38 °C. Le passage de Vilnius s’est soldé par la mort de 40 000 soldats.
Sur le terrain, il ne restait que des os, des bouts de tissus et quelques bottes. Pas d’armes, très peu d’argent, et des boucles d’oreilles, classiques chez les grognards.
J’ai surtout rapporté des mâchoires ainsi que des bouts d’uniforme avec de la terre autour. C’était à la demande du Pr Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses.
On espérait en effet y trouver des poux. »

Les experts savaient déjà que les grognards véhiculaient des poux dans leurs vêtements. À l’époque, on ne savait pas que les poux transmettaient des maladies.
Le lien entre cet insecte et le typhus ne sera établi qu’en 1909.
Dans les restes ramenés de Vilnius, les chercheurs ont découvert cinq « squelettes » de poux dont trois ont la trace du germe de la fièvre des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Grâce aux analyses effectuées, sept soldats avaient conservé la trace de la fièvre des tranchées et trois autres avaient le typhus.
Selon les spécialistes, au moins 30 % de ces soldats sont morts d’une maladie transmise par les poux.
Des traces de peste à Montpellier
En 1997, lors des travaux du tramway, un cimetière médiéval a été mis au jour. Des chercheurs ont découvert dans la nécropole Saint-Côme et Saint-Damien, des milliers de squelettes, enterrés entre le Xe et le XVIe siècle.
Des dents prélevées sur certains d’entre eux ont démontré que ces personnes étaient mortes de la peste noire.
Cette terrible épidémie avait débuté à Marseille en 1348. La population de Montpellier avait également été décimée.
Il ne s’agissait ni du typhus, ni de la maladie du charbon, mais bien de la peste noire. En effet, des séquences d’ADN d’Yersinia pestis, l’agent de l’une des formes de la peste, ont été retrouvées par les chercheurs.
Anastasia a-t-elle survécu ?
En 1984, la presse annonçait la mort d’une Américaine, Madame Anderson. Depuis 1920, cette femme avait suscité l’un des grands mystères de l’histoire. Était-elle vraiment la grande duchesse Anastasia, fille du Tsar Nicolas II, seule survivante du massacre d’Iekaterinbourg ?
Selon la version officielle, Nicolas II, sa femme et leurs cinq enfants ont été exécutés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.
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Tsar Nicolas II entouré de sa famille. Anastasia est assise à côté de son père

Les corps ont été ensuite dépecés, arrosés d’acide et d’essence, puis brûlés. Les restes ont été jetés dans un puits de mine inondé.
Cette version a toujours contenu des imprécisions et des récits contradictoires.
Les traces du passage de la tsarine et de ses quatre filles auraient été retrouvées à Perm en août et septembre 1918, selon Kirsta, chef du contre-espionnage blanc.
Le 17 février 1920, une jeune femme prétend être Anastasia Romanov. Elle dit avoir été sauvée du massacre par un soldat.
L’inconnue devient Madame Tchaïkowski puis quitte l’Allemagne en 1929 pour les États-Unis, où elle prend le nom de Madame Anderson.
La polémique sur son identité continue jusqu’à sa mort. Pourtant, dès 1928, un détective retrouve la trace d’une certaine Franziska Schanzkowski, ouvrière polonaise, qui a déjà fait deux séjours en hôpital psychiatrique.
Les deux femmes ont une écriture semblable et toutes deux portent une cicatrice au majeur de la main gauche, détail révélé par la mère de Franziska.
Malgré les faits, Madame Anderson refuse d’admettre l’évidence, tout autant d’ailleurs que ses partisans.
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Anna Anderson en 1955

Un test ADN effectué en 1993 a démontré que cette Madame Anderson ne pouvait en aucun cas être Anastasia. Cette analyse de l’ADN a été effectuée sur les restes exhumés de la famille impériale ainsi que sur quelques cheveux de Madame Anderson.
En 1970, une autre femme est morte en laissant derrière elle un manuscrit à n’ouvrir que 10 ans après.
Dans ce document, publié en 1982, elle affirme être la grande duchesse Maria, sœur d’Anastasia. Cette fois encore, seule une analyse d’ADN pourra révéler la vérité.
Louis XVII est-il mort au Temple ?
Louis XVI est monté sur l’échafaud en 1793. Louis XVII a dix ans en 1795 et il vit incarcéré à la prison du Temple.
C’est un enfant, affaibli et malade, qui meurt 8 mois plus tard de la tuberculose.
Cet enfant a vécu un véritable enfer pendant plus de 6 mois. Il est emmuré, vit dans la pénombre, ne voit jamais personne et ne quitte plus son lit envahi par la vermine.
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Louis XVII au Temple, gravure du XVIIIe siècle (Musée Carnavalet, Paris)

C’est Barras, qui, en 1794, rendra à l’enfant des conditions de détention décentes. Un médecin ne pourra que constater qu’il est trop tard.
L’enfant est atteint de tuberculose et trop faible pour lutter contre la maladie.
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Portrait de Louis XVII, par le peintre David

Dès lors, des rumeurs vont circuler, prétendant qu’il y a eu substitution d’enfant avant la séquestration.
Les médecins de l’époque sont eux-mêmes convaincus que l’enfant mort au Temple n’est pas Louis XVII.
L’affaire du Temple a alimenté régulièrement la chronique depuis. Plusieurs personnes ont prétendu être Louis XVII.
Le plus célèbre des prétendants est Naundorff, un horloger berlinois, qui débarque à Paris en 1833. 
Cet homme, condamné comme faux-monnayeur, est pourtant reconnu par plusieurs anciens serviteurs de la famille royale.
Expulsé de France, il finit sa vie aux Pays-Bas.
Il sera d’ailleurs l’inventeur d’un explosif que l’armée hollandaise utilise jusqu’en 1918 sous le nom de « bombe Bourbon ».
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Naundorff en 1845

En avril 2000, à l’initiative de l’historien Philippe Delorme, deux professeurs de génétique humaine ont confirmé que l’enfant du Temple était bien le jeune Louis XVII.
Le Dauphin est bien mort de la tuberculose à l’âge de 10 ans.
Le cœur de Louis XVII, conservé dans une urne de cristal au Mémorial de France de Saint-Denis, a confirmé le lien familial.
La comparaison entre l’ADN de ce cœur et le code génétique de Marie-Antoinette, établi notamment à partir de cheveux de la reine, a révélé que l’enfant mort au Temple était âgé d’environ 10 ans et était bien son fils.
Quelle était la nationalité de Christophe Colomb ?
Des universitaires de Grenade se sont lancés dans une enquête génétique pour trancher le débat sur la nationalité de Christophe Colomb.
Était-il Génois, Catalan, Portugais ou Français ?
Les restes de son fils Hernando ont été exhumés. Les chercheurs doivent maintenant découvrir les descendants.
À Barcelone, plus de 120 personnes, portant le nom de Colom, ont accepté un prélèvement d’ADN. Dans les Pyrénées Orientales, 18 Colomb ou Coulom ont fait de même.
La réponse est attendue avant le 20 mai, date du 500e anniversaire de la mort du navigateur.

Sources principales
Pour les articles sur les grognards de Napoléon, de la peste à Montpellier et de Christophe Colomb : Midi Livre du samedi 18 février 2006
Pour les articles sur Anastasia et Louis XVII : La Mémoire de l’Humanité Editions Larousse
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:23

Amazones

De nos jours, une amazone désigne une femme qui monte à cheval avec les deux jambes du même côté. Cela montre à quel point le mythe des amazones a franchi les siècles. Le nom grec « amazones » signifie « celles qui sont privées d’un sein ».
Cette appellation fait peut-être référence au fait que ces femmes se coupaient un de leur sein pour tirer plus facilement à l’arc.
Une citation de l’historien grec du Ier siècle avant notre, Diodore de Sicile fait référence à de farouches guerrières qui pratiquent les arts de la guerre.
Mais, le mythe des amazones nous vient principalement d’Hérodote, grand voyageur et très certainement le premier historien grec.
Cependant, Hérodote croyait aux dieux et ses récits comportent de multiples références à des mythes et des légendes.
Même si nombre de ses références historiques s’avèrent exactes, on ne peut que prendre du recul face à ses informations.
Néanmoins, certaines découvertes peuvent nous amener à nous demander si les amazones ne sont pas un peu plus qu’un simple fantasme masculin.


Les Amazones selon la mythologie grecque
Peuple de femmes guerrières issu de l’union entre Arès, Dieu de la guerre, et la nymphe Harmonie, les Amazones habitaient une région à l’est de la mer Noire.
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Arès (Mars). By [ltr]Smeerch[/ltr]

Elles ne vivent qu’entre femmes et élèvent leurs filles pour en faire des combattantes et des chasseresses.
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Amazonomachie, 2ème moitié du IV° s. ap. J.-C., Turquie. Fragment de mosaïque de pavement, détail, une Amazone, marbre et calcaire, Musée du Louvre. By [ltr]Antiquité Tardive[/ltr]

Elles ne s’unissent avec des hommes que pour se reproduire. Mais, elles ne conservent auprès d’elles que les filles.
Selon Hérodote, « une fille ne se marie pas avant d’avoir tué un ennemi. Certaines meurent et vieillissent sans avoir été mariées, faut de pouvoir remplir cette mission » (Histoires, livre IV).
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Hérodote

Les Amazones vénéraient également Artémis, la virginale déesse de la chasse. Leur société matriarcale ne laissait qu’une place secondaire aux hommes, cantonnés aux travaux domestiques.
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Artemis. By [ltr]Mary Harrsch[/ltr] .([ltr]Site de l'auteur[/ltr])

Les Amazones apparaissent à plusieurs reprises dans la mythologie grecque. L’épisode le plus connu concerne le 9e travail d’Héraclès (Hercule).
La ceinture d’Hippolyté, reine des amazones :
Admétè rêvait de recevoir un cadeau extraordinaire. Son père eut l’idée d’envoyer Héraclès auprès d’Hippolyté, la reine des amazones, et de lui prendre sa ceinture.
Accompagné de Thésée et de Télamon, Héraclès se rendit sur le territoire des farouches guerrières.
La reine ne fut pas insensible à la virilité du héros et accepta de lui donner la ceinture sans livrer bataille.
Cette ceinture lui avait été offerte par Arès.

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Héraclès. By [ltr]нσвσ[/ltr]

Mais, cette histoire n’était pas du goût d’Héra, épouse de Zeus. La déesse prit donc la forme d’une amazone et incita les guerrières à se révolter contre Héraclès.
Ce dernier pensa que Hippolyté l’avait trahi et la tua ainsi que de nombreuses autres amazones.

Peu après cette malheureuse aventure, Thésée s’est rendu chez les amazones pour enlever leur nouvelle souveraine, Antiope, qu’il trouve à son goût.
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Thésée et les Amazones. Londres, British Museum

En représailles, les Amazones quittent leur territoire et envahissent l’Attique. Elles sont repoussées par l’armée de Thésée.
De l’union de Thésée et d’Antiope naît Hippolyte qui deviendra le héros de la pièce de théâtre de Racine, Phèdre.

Dans l’Iliade, les Amazones sont citées à trois reprises mais les indications sont trop vagues pour accréditer leur réelle existence.
Mythes sur les Amazones
Beaucoup d’auteurs, à différentes époques, ont écrit sur ce thème. Selon la coutume, ces femmes servaient dans l’armée pour une période déterminée durant laquelle elles conservaient leur virginité.
Ensuite, elles pouvaient s’accoupler mais conservaient le pouvoir et toutes les responsabilités des affaires de l’Etat.

Pour perpétuer la race, les Amazones se rendaient une fois par an, chez les Gargaréens, pour s'accoupler. Les nouveau-nés mâles étaient tués ou renvoyés chez leurs pères.
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Gros plan sur une amazone. Musée du Louvre. By [ltr]Antiquité Tardive[/ltr]

Pour être crédible, le mythe devait se dérouler dans une région inconnue des Grecs. A l’origine, ils situaient le peuple des amazones dans la région du Caucase.
Mais, quand les Grecs colonisèrent cette partie du monde, ils ne trouvèrent aucune trace de ce peuple mythique.

Cela n’était pas un problème. On révisa tout simplement la légende et on plaça le royaume beaucoup plus loin à l’est.
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Peinture des Amazones (Pierre-Paul Rubens) (Domaine public)

Selon Hérodote, elles avaient migré en Scythie, près de l’actuelle mer d’Azov.
Ce mythe n’est pas purement grec d’ailleurs. Bien après la fin de l’Antiquité, les amazones sont citées par plusieurs explorateurs dont Marco Polo.
Mais aucune preuve n’est jamais venue étayer ces affirmations.

Mythe ou réalité ?
Y a-t-il un fond de vérité dans cette légende ? On sait que dans certaines sociétés anciennes, telle la société nomade des Kourganes en Russie, les femmes étaient traitées comme les égales des hommes.
Il est bien sûr possible que le mythe provienne de descriptions déformées de ces pratiques, inconnues dans le monde grec.
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Le combat des Amazones et des Grecs, détail d'un vase attique, IVe siècle avant notre ère (Naples, musée national d'Archéologie). By [ltr]Antiquité Tardive[/ltr]

Il semble qu’il y ait eu des sociétés dans lesquelles les femmes participaient à l’art de la guerre.
On a retrouvé un tombeau dans le sud de l’Ukraine qui contenait plusieurs squelettes de femmes enterrées avec des armes.

Certains indices archéologiques semblent démontrer que des femmes, à cheval, ont guerroyé. Par exemple, les os incurvés d’une femme découverts dans une tombe du Kazakhstan attestent une vie passée à cheval.
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Détail du "sarcophage des Amazones" (Musée archéologique de Florence). By [ltr]Antiquité Tardive[/ltr]


Certains historiens pensent d’ailleurs que des tribus primitives et matriarcales seraient à l’origine du mythe des centaures.
Il est probable que le mythe des amazones se fonde sur une certaine réalité. Pour les Grecs dont la société était dominée par les hommes, nul doute que les amazones représentaient un fantasme.
Cette image inversée avait un impact incontesté sur l’imagination des hommes.

Jusqu’à quel point ces cultures pratiquaient-elles le matriarcat ? Cela reste à découvrir.
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:24

Le cheval de Troie

La Guerre de Troie a-t-elle eu lieu ?

L’Iliade, où Homère fait le récit de la guerre de Troie, est l’une des plus importantes épopées antiques. Des générations d’écoliers ont été captivées par ces héros, des combats sanglants et une ruse historique qui a donné la victoire aux Grecs sur les Troyens.
C’est une œuvre magistrale, mais se fonde-t-elle sur la réalité ?
Un archéologue amateur a découvert la cité de Troie, mais y a-t-il le moindre indice qu’une bataille ait eu lieu ?
L’histoire du cheval de Troie appartient à la culture occidentale, mais semble assez éloignée de la réalité historique.
À partir de 1 450 avant notre ère, en mer Égée, la puissance mycénienne domine celle de la Crète. Les Achéens, héros de l’Iliade et de l’Odyssée, parlent grec, édifient d’imprenables forteresses et vivent une histoire légendaire et mouvementée.
L’Iliade et l’Odyssée décrivent des événements qui se seraient déroulés en 1 200 avant notre ère.

Les origines de la guerre de Troie
Pâris, fils du roi de Troie, Priam, est à l’origine du conflit. Appelé à juger de la beauté des déesses de l’Olympe, il élit Aphrodite, divinité de l’amour, qui lui a promis la plus belle femme de la Grèce, Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte.
Pâris conquiert Hélène. Elle abandonne pour le suivre sa cité, son mari et sa fille. Pour venger son frère bafoué, Agamemnon, le puissant roi de Mycènes, organise alors une expédition destinée à détruire Troie.
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Mycènes. Vestiges du palais d'Agamemnon. By [ltr]Arkntina[/ltr]

Cette légende relève plus de la mythologie que de l’histoire. Les historiens grecs du Ve siècle avant notre ère ont apporté à la tradition homérique des explications historiques et politiques.
Pour certains, les Troyens représentent les éternels ennemis de la Grèce. Pour d’autres, le conflit décrit par Homère symbolise la première tentative de rassemblement des Grecs en vue d’une conquête.
Les trouvailles archéologiques ne semblent pas du tout confirmer cette « réalité historique “.
La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ?
Longtemps, la plupart des auteurs ont affirmé son authenticité. Le grand historien grec Thucydide soutient qu’il y a eu une guerre de Troie, mais il est né en 460 avant notre ère, soit plus de 800 ans après les évènements supposés.
Homère demeure donc notre seule véritable source. Le problème c’est que personne ne sait qui il était, d’où il venait, ni par quel biais il connaissait les détails de cette histoire.
Si Homère a vraiment existé, le poète vivait entre 900 et 700 avant notre ère, c’est-à-dire au moins quatre siècles après les faits qu’il relate.
On sait en fait peu de choses sur le plus grand poète de l’Antiquité. Certains érudits contestent d’ailleurs à Homère la paternité de l’Odyssée, le récit du périple d’Ulysse après la guerre de Troie.
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Buste d'Homère exposé à Rome. © dinosoria.com

Les historiens se sont donc demandé si la cité de Troie n’était pas elle-même un mythe. En effet, personne ne savait où elle se trouvait, et beaucoup la soupçonnaient de n’être que le fruit de l’imagination des Grecs, un symbole destiné à glorifier la puissance d’Athènes.
La découverte de la cité de Troie
Un homme d’affaires allemand est à l’origine de l’une des plus fabuleuses découvertes archéologiques de tous les temps.
Après avoir amassé une fortune considérable, Heinrich Schliemann s’emploie à trouver les preuves qui établiraient la véracité de l’épopée homérique. Cet homme rêve de Troie depuis qu’il a reçu pour ses huit ans ‘l’Histoire universelle pour les enfants’, un livre illustré où sont représentés les héros de l’Iliade.
En six semaines seulement, il apprend par cœur les 25 000 vers de l’Iliade et l’Odyssée.
Il recherche d’abord le palais d’Ulysse, puis la cité de Troie.
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Vestiges de la cité de Troie. By [ltr]myhsu[/ltr]

En 1871, utilisant les textes grecs pour guider ses fouilles et aidé par une centaine d’ouvriers, il commence à dégager la colline d’Hissarlik, sur la côte turque de la mer Égée.
Il découvre alors les superposées de sept cités, dont la plus ancienne remonte à la fin de l’âge du bronze, vers 2 500 avant notre ère. La seconde est recouverte d’une épaisse couche de cendres.
Le 14 juin 1873, il met au jour près de 8 700 coupes, anneaux, bracelets d’or et pierreries. Il l’appelle le trésor de Priam, du nom du roi de Troie que met en scène l’Iliade. En réalité, la couche dans laquelle le trésor est enfoui correspond à une époque antérieure de près d’un millénaire à celle de Priam.
Cette découverte a cependant montré de manière convaincante qu’une ville a effectivement existé sur le site de Troie.
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Vestiges de la cité de Troie. By [ltr]myhsu[/ltr]

Les archéologues ont baptisé la petite bourgade découverte du nom de Troie VII d'après l'ordre des couches archéologiques. Les vestiges la montrent si petite et si pauvre que l’on ne comprend pas pourquoi les Grecs auraient levé une telle armée contre cette ville. Le site date de périodes antérieures à celles supposées de la guerre de Troie.
En 1876, il fouille le site de Mycènes et trouve des trésors qu’il attribue aux Atrides. Donc, à l’inverse, la ville du roi Agamemnon était riche.
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Masque dit "d'Agamemnon". XVIe siècle avant notre ère. Musée archéologique d'Athènes. By [ltr]Feuillu[/ltr]

Reste que la présence d’une ville ne prouve pas qu’elle ait été en guerre contre les Grecs.
Depuis, les archéologues ont découvert de hautes murailles tout autour de la cité qui suggèrent l’existence d’une société militaire. Mais, il n’y a aucun indice qu’une armée n’ait jamais campé à l’extérieur.
Pourtant, Homère évoque des forces assiégeantes de près de 110 000 hommes. Mais, les historiens sont persuadés que, s’il y a eu une guerre, elle n’a pas pu durer 10 ans, comme l’affirme l’Iliade.
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Vestiges de la cité de Troie. By [ltr]Britrob[/ltr]

Il s’agirait là des exagérations propres au genre épique, car, à cette époque, les armées comptaient tout au plus quelques milliers d’hommes, et les campagnes ne se prolongeaient pas au-delà de quelques mois.
Et le cheval de Troie ?
Il nous reste donc la célèbre légende du cheval de Troie, animal de bois gigantesque à l’intérieur duquel les Grecs s’étaient glissés et grâce auquel ils parvinrent à pénétrer dans la cité.
Croyant qu’il s’agissait d’un don des dieux, les Troyens le firent entrer dans leurs murs.
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Reconstitution du cheval de Troie. By [ltr]Go Gap[/ltr]

On n’a trouvé aucun vestige d’un tel engin lors des fouilles, et rien ne prouve que cette histoire se fonde sur un épisode réel.
Elle peut toutefois s’inspirer de machines de siège monumentales, dont l’usage à l’époque de la guerre de Troie n’est pas exclu.
Le rôle d’Hélène, la belle princesse grecque dont l’enlèvement par le prince troyen Pâris provoqua la guerre de Troie, est lui aussi sujet à caution.
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Le cheval de Troie, détail d'une peinture de Giambattista Tiepolo

Selon Homère, sa beauté a suffi pour que des milliers de navires se lancent à sa recherche, mais aucun document historique de l’Antiquité ne mentionne son nom.
Mythe ou réalité ?
Les défenseurs du texte d’Homère estiment que la trame générale est exacte, même si certains évènements, recueillis par le poète au terme de plusieurs siècles de transmission orale, peuvent avoir été transformés.
Les conteurs auraient progressivement modifié l’histoire, en l’adaptant aux thèmes et aux héros traditionnels qu’ils avaient à leur répertoire.
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Vestiges de l'amphithéatre de Troie. By [ltr]Britrob[/ltr]

Nous ne pouvons trancher avec certitude. Les découvertes archéologiques n’ont pas permis à ce jour, de confirmer ou d’infirmer, cette épopée.
Il est fort probable que la cité de Troie ait bien existé. Il est également probable qu’une guerre ait eu lieu. Cependant, la bataille a certainement été largement embellie tant dans sa durée que dans les méthodes employées.
La ruse du cheval de Troie a été très probablement inventée de toutes pièces par les Grecs.
L’archéologie et les textes confirment l’existence d’un monde dirigé par des princes belliqueux.
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Cheval de Troie. By [ltr]ccarlstead[/ltr]

Si puissante et guerrière que soit la civilisation mycénienne, elle n’en sera pas moins détruite à son tour.
Vers 1 200 avant notre ère, elle disparaît brusquement, peut-être sous le coup de nouveaux envahisseurs ou de révoltes intérieures.
La Grèce a alors été plongée dans trois siècles d’obscurité.
Il n’en reste pas moins, que vraie ou non, nous continuerons, comme les Grecs, d’être fascinés par l’un des plus fascinants récits de tous les temps. En effet, ce sont les Achéens qui ont transmis à la Grèce l’héritage crétois. Leur souvenir est demeuré dans les poèmes homériques et s’est transmis jusqu’à nos jours.
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:24

Le Roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde

Camelot et Avalon

Héros de la résistance celte à l’invasion anglo-saxonne, le roi Arthur est le personnage qui inspire les plus beaux récits des poètes médiévaux.
Arthur, Merlin l’enchanteur, Lancelot, les chevaliers de la Table ronde, Tristan ou Perceval évoquent un monde chevaleresque où l’honneur est primordial.
Mais le grand roi qui aurait tranché des têtes d’un revers de son épée Excalibur n’est-il qu’une légende ?
Arthur a-t-il réellement existé ? Quel est l’antique secret du Graal ? 

La légende d’Arthur
Quelque temps après que les Romains ont quitté la Grande-Bretagne, les Celtes, livrés à eux-mêmes, s’organisent en une multitude de petits royaumes qui, rapidement, se querellent. L’un de ces États est dirigé, nous disent les conteurs, par le roi Uther Pendragon.
Grâce à une ruse de son druide Merlin, Uther parvient à abuser de la femme de l’un de ses ennemis, la belle Igraine.
L’enfant qui naît, Arthur, est élevé par Merlin.
Adolescent, Arthur révèle son sang royal en parvenant sans peine à dégager d’un rocher l’épée merveilleuse Excalibur.
En effet, Merlin organisa un rassemblement de toute la noblesse. Dans un pré, se trouvait une magnifique épée fichée dans une enclume. Sur la pierre était inscrit : »Celui qui retirera l’épée de cette pierre et de cette enclume sera roi de toute l’Angleterre. »
On cria au miracle quand le jeune Arthur libéra l’épée de l’enclume. L’Angleterre avait trouvé son roi.
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Le roi Arthur écoutant les doléances de l'un de ses sujets (Bibliothèque nationale de France, Paris). © dinosoria.com

Il fédère les royaumes d’Angleterre et repousse l’envahisseur saxon. Il règne, son épouse Guenièvre à ses côtés, dans sa brillante cité de Camelot où il réunit autour d’une immense table ronde de preux chevaliers : Gauvain, Kay, Perceval, Lancelot, Tristan …
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Couronnement du roi Arthur (Extrait d'un manuscrit du XIVe siècle, Bibliothèque nationale de France, Paris). © dinosoria.com

Mais, Arthur a de nombreux ennemis dont Loth de Lothian. Ce dernier envoie sa femme, Morgane, comme ambassadrice. Arthur la séduit et un enfant est conçu, Mordred. Ce qu’ignore Arthur c’est que Morgane est sa demi-sœur.
Merlin prédit que Mordred amènera la ruine du royaume.
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Le roi Arthur et ses chevaliers (Gravure de Gustave Doré). [ltr]Licence[/ltr]

En cadeau de mariage, Arthur a reçu une magnifique table ronde. Lorsque les chevaliers prennent placent autour, une place reste vide. Elle est réservée à celui qui ramènera le Saint- Graal, une des reliques les plus sacrées de la chrétienté.
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Lancelot, manuscrit enluminé du XVe siècle. En haut, naissance et éducation de Lancelot par la Dame du Lac; en bas, à gauche, Lancelot participant à un tournoi; à droite, sa vision du Graal. (DP)

L’amour tient une grande place dans la légende arthurienne. Lancelot et Guenièvre s’aiment. Poussé par Mordred, Arthur accuse le couple d’adultère et de trahison. Lancelot s’enfuit alors sur le continent avec sa bien-aimée et de nombreux chevaliers.
Arthur part à leur poursuite. Le combat mettra fin à l’esprit de la Table ronde. L’honneur perdu et prisonniers de leurs passions, les chevaliers se précipitent vers la catastrophe finale.
Profitant de l’absence d’Arthur, Mordred lève une armée et s’empare du trône. Lors de la bataille de Camlann, Arthur tue Mordred mais est mortellement blessé.
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Combat final entre Arthur et Mordred (Peinture de W.Hatherall). (DP)

Arthur, agonisant, fait jeter son épée dans un lac : la lame magique est rendue à la fée Viviane, la « Dame du lac », qui éleva Lancelot et envoûta Merlin.
Selon la légende, Bédivère installe le roi mourant dans une barque qui emmène le roi vers l’île magique d’Avalon.
Il est également dit que le roi Arthur reviendra car, sur sa tombe, est écrit : »Hic Iacet Arthurus Rex Quondam Rex futurus « (Ici gît le grand roi Arthur, celui qui fut et qui sera).
Voilà le résumé de la vie du roi Arthur. Mais quelle est l’origine de cette belle légende ?
La diffusion de la légende arthurienne
L’existence d’Arthur est fixée à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle de notre ère. Le premier auteur à évoquer le roi est l’historien Nennius, dans son histoire des Bretons, rédigée en 826, mais qui s’inspire d’un récit remontant à une époque bien antérieure.
L’histoire d’Arthur est en fait une collection de récits qui ont été ensuite rattachés à un seul héros et à une seule histoire. Cette dernière a été enrichie au cours des siècles.
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Le roi Arthur représenté dans une fresque italienne du XIIe siècle. La légende a été rapportée en Italie par l'invasion normande. (DP)

Les exploits d’Arthur ont été vraiment développés par Geoffroi de Monmouth, auteur d’une Histoire des rois de la Grande Bretagne (Historia regum Britanniae), écrite en 1136. C’est lui qui rassembla tous les récits en y mêlant un peu d’histoire vraie et beaucoup de fiction.
Il fait d’Arthur un roi et créé le personnage de Merlin.
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Manuscrit flamand du début du XVe siècle montrant une joute en présence du roi Arthur. (DP)

D’autres auteurs ont écrit des ouvrages sur le roi Arthur dont Sir Thomas Mallory (la Mort d’Arthur), Lord Tennyson (Les Idylles du roi) et T.H White (The once and futur king).
Ce sont deux auteurs français qui ont diffusé la légende arthurienne. Vers 1154, Robert Wace traduit l’Historia en un poème, le Roman de Brut.
On y voit pour la première fois les chevaliers prendre place autour d’une table ronde.
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Le film Excalibur (1981) s'attache à l'esprit du mythe

Chrétien de Troyes a écrit plusieurs romans (1170 à 1182) retraçant la légende d’Arthur. On lui doit notamment Tristan et Iseut (poème perdu), Lancelot. C’est lui qui introduit le thème de l’amour passion.
Le thème de la quête du Graal n’apparaît qu’en 1215 avec la parution de poèmes français. L’origine du Graal se perd dans la nuit des temps. Attribut païen, puis chaudron magique des Celtes, il fut transformé au Moyen Age en un symbole chrétien.
Les preuves de l’existence du roi Arthur
Les ruines du château de Tintagel où, d’après la légende Arthur est né, existent toujours. Il se dresse sur une pointe de terre fichée dans l’Océan, au nord des Cornouailles. L’édifice date sans aucun doute de la période concernée.
Une table ronde nous est parvenue. C’est un disque de chêne de six mètres de diamètre, exposé au château de Winchester.
Mais, les analyses ont montré que la table date en fait du XIIIe siècle.
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Le roi Arthur et la liste des royaumes conquis (document de la Chronicle of England, datée de 1300)

En 1191, les moines de l’abbaye de Glastonbury déclarèrent avoir découvert les corps d’Arthur et de Guenièvre.
Le lieu s’accorde avec la légende qui fait de Glastonbury l’île d’Avalon.
Le supposé souverain eut droit à de nouvelles funérailles grandioses. Mais, comment les moines ont-ils identifié les ossements du roi, cinq siècles après sa mort ? « A sa noble stature », répondent-ils.
Cette réponse est loin de garantir l’authenticité des cadavres.
Cependant, nous disposons de quatre récits de cette exhumation. Tous se rejoignent sur deux points
essentiels :

  • La tombe était protégée par deux pyramides de pierre

  • Sous le cercueil, on trouva une croix sur laquelle étaient inscrits les mots suivants : Ici gît le grand roi Arthur, et Guenièvre, sa seconde femme, enterrés dans l’île d’Avalon


Cette croix a été perdue. On en possède une reproduction dans la sixième édition du Britannia de Camden.
L’analyse épigraphique a révélé que la croix n’était pas du VIe siècle (siècle de la mort d’Arthur) mais du Xe siècle.
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Reproduction de la croix

En 1962, des archéologues firent des fouilles sur l’emplacement présumé de la tombe d’Arthur. Ils trouvèrent un puits, d’où un monument en pierre aurait pu être retiré, ainsi qu’un grand trou qui avait été comblé entre 1180 et 1191.
La croix a très certainement été rajoutée par l’évêque Dunstan, au cours de travaux, au Xe siècle.
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Les ruines de Stonehenge. Selon la légende, Merlin en aurait été le bâtisseur. Bien que ce soit faux, Stonehenge joue un rôle non négligeable dans le cycle arthurien. By [ltr]qalinx[/ltr]. [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Les historiens ont cherché à situer Camelot, la capitale d’Arthur, dont le nom vient probablement de Camulos, dieu celtique de la Guerre.
Les archéologues ont retrouvé dans le Devonshire, à Cadbury, les vestiges de puissantes fortifications circulaires. Une place forte importante existait là au Ve siècle. Il est logique de penser que si un roi luttait contre les envahisseurs, Cadbury devait être sa capitale.
Il est certain qu’à la fin du Ve et au début du VIe siècle, les envahisseurs saxons, ont été repoussés pour un temps.
Cette victoire a forcement nécessité une alliance des nombreux rois celtes. Cette alliance devait avoir un chef, sans doute un ancien officier romain, rompu à la stratégie et l’art de la guerre.
Pourquoi ne se serait-il pas appelé Arthur ?
D’autres historiens pensent que Arthur n’était qu’un chef de clan ordinaire qui guerroyait près de la frontière écossaise. Vers 500, les Bretons remportèrent la bataille de Badon. Cette bataille importante assura la paix pendant 50 ans. L’artisan de cette victoire s’appelait Arthur.

Références bibliographiques
La légende du roi Arthur, éditions Atlas. A la découverte du véritable roi Arthur, éditions Atlas. Arthur a t-il existé ?, éditions Larousse
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:25

Légende de Robin des Bois

Robin Hood, Robin des Bois, était un fier hors-la-loi, volant les riches pour donner aux pauvres. C’est du moins le portrait que nous en font les ballades anglaises du Moyen Âge. Mais, Robin des Bois était-il vraiment ce bandit au grand cœur ? N’a-t-il même jamais existé ? Les historiens ont cherché des preuves de l’existence de ce héros légendaire. 
On peut aussi se demander pourquoi ce symbole de la résistance des paysans de race saxonne aux nobles est passé à la postérité.

A la recherche de Robin Hood
Au 19e siècle, les historiens qui ont grandi en écoutant les histoires chevaleresques remises à la mode par Walter Scott, estiment que les aventures de Robin des Bois manquent de bases historiques sérieuses.
L’un d'eux, Francis James Child, déclare en 1882 que Robin des Bois n’est qu’un personnage imaginaire de ballade populaire.
Des recherches ultérieures montreront cependant que la légende recèle peut-être certains éléments véridiques.
La première version complète de l’histoire de Robin des Bois est datée du XVe siècle. Il s’agit d’une ballade intitulée « Lyttle Geste of Robyn Hode ».
On y trouve déjà les personnages qui nous sont devenus familiers grâce au cinéma : le shérif de Nottingham, Petit Jean …
Dans la plupart des références anciennes à Robin des Bois, les premières remontent à 1350, ses exploits se déroulent dans la forêt de Barnesdale, dans le Yorkshire.
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Illustration de la fin du 19e siècle de Robin des Bois

Les historiens se sont donc demandé si « un prince des voleurs » n’a pas existé dans cette région au XIIIe siècle.
Vers 1228-1230, les archives seigneuriales mentionnent un Robert Hood, décrit comme un fugitif qui « a volé pour le plus grand nombre ».
Le problème c’est que Robert Hood était un nom très courant en Angleterre.
De nombreux candidats au titre de Robin des Bois
Il existe de nombreuses contradictions entre les différentes références historiques. Les ballades situent les exploits au cours de quatre règnes différents : de celui de Richard Cœur de Lion (1189-1199) à celui d’Edouard II (1307-1327).
On a surtout retenu le règne de Richard Cœur de Lion. Dans la plupart des films, Robin des Bois devient un défenseur du Roi, parti en croisades, contre son perfide frère Jean Sans Terre.
Mais, les historiens ont également établi un lien entre Robin Hood et la révolte qui a eu lieu en 1265 contre le roi Henri III, sous la conduite du comte de Leicester Simon de Montfort.
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Robin des Bois tourné en 1938 avec Errol Flynn

Le chroniqueur anglais Walter Bower raconte que, après la rébellion contre Henri, « le fameux voleur Robert Hood […] prit la tête de ceux qui avaient été déshérités et bannis à la suite de la révolte ».
Mais cette histoire est mise en doute par les historiens modernes. Ces derniers font remarquer que l’arc long, que l’on voit dans les versions de la légende, n’était pas utilisé sous le règne d’Henri III (1216-1272).
Le candidat le plus plausible est un paysan de Wakefield, dans le Yorkshire, qui a probablement pris part à un soulèvement contre le duc de Lancastre en 1322. Les archives de la ville mentionnent un Robert Hood, condamné pour avoir transgressé « les lois de la forêt «, résisté au seigneur du lieu, et pour ne pas avoir pris part à la guerre contre les Ecossais.
Il semble également que la maison de Robert Hood ait été confisquée pour cette raison, ce qui expliquerait que cet homme se soit réfugié dans la forêt.
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Robin des Bois, prince des voleurs, en 1991, avec Kevin Costner et Morgan Freeman

Cela situerait la légende au cours du règne d’Edouard II qui, lui-même, a eu un valet nommé Robert Hood.
Beaucoup d’autres rebelles et hors-la-loi ont été identifiés à Robin des Bois. Parmi eux, Robert Thwing, qui a pillé les monastères pour distribuer du grain aux pauvres. Il y a également Robert Fitzooth dont les dates de naissance et de décès, 1160-1247, correspondraient à celles de Robin des Bois.
Du moins, c’est ce que prétend un document retrouvé.
Un héros national
Les œuvres littéraires ont tellement transformé les éléments historiques qu’il devient impossible de retrouver les traces originales d’un Robert Hood.
Marianne, la belle dont tombe amoureux Robin, n’est par exemple apparue qu’au XVIe siècle, tout comme le frère Tuck.
Il est probable que l’un des conteurs a dû estimer qu’il manquait une dimension sentimentale à cette légende.
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Marianne et Robin des Bois. Illustration du peintre américain N.C Wyeth

Selon les versions, Robin est un défenseur des pauvres et des opprimés ou un héros national qui combat les envahisseurs normands aux côtés des Anglo-Saxons.
Peu importe finalement que le personnage ait vraiment existé ou non. Cette légende est presque universelle.
On y valorise l’amour de la justice, le courage et l’honnêteté. Savoir que de tels héros ont pu ou pourraient exister nous rassure sur la nature humaine.
La réalité était cependant certainement moins distrayante que les héros qu’elle a engendrés.

Références bibliographiques
Encyclopédie Larousse 2005 ; Les plus célèbres mystères de l’histoire, sélection du Reader’s Digest
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:25

Guillaume Tell

L’histoire de Guillaume Tell est généralement considérée comme l’acte de naissance de la Suisse. 
En effet, grâce à Guillaume Tell, la Suisse acquiert son indépendance en luttant contre les Habsbourg.
Mais, cette histoire se fonde-t-elle sur des faits historiques réels ? Probablement pas. Cela n’empêche d’ailleurs nullement à la légende de Guillaume Tell de continuer à faire le tour du monde.

La légende de Guillaume Tell
À la fin du XIIIe siècle, alors que la Suisse dépendait du Saint-Empire romain germanique, il y avait dans un bourg du canton d’Uri un représentant de l’empereur, le bailli Hermann Gessler, qui terrorisait la population.
Un jour, il exigea que tous les habitants saluent son chapeau hissé sur la place publique d’Altdorf.
Toute la population obéit sauf un homme, un montagnard. Un matin, il passa devant le chapeau, son arbalète à la main, accompagné de son fils de 10 ans, sans se découvrir.
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Statue de Guillaume Tell. By [ltr]Kathleenie[/ltr] . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

Il fut aussitôt arrêté et conduit devant Gessler.
« _ Tu as la réputation d’être le plus habile arbalétrier du canton. Tu vas pouvoir le prouver. Que ton fils se place sous cet arbre. Compte cent pas et attends mes ordres. »
Gessler demande alors à un garde d’aller chercher une petite pomme et de la placer sur la tête de l’enfant.
« _Si tu ne veux pas finir ta vie en prison, transperce cette pomme avec une flèche ! »
Guillaume Tell prit deux flèches dont l’une qu’il cacha dans ses vêtements. Devant la foule amassée, il visa longuement et tira. La flèche siffla et traversa la pomme sans la faire tomber.
Gessler demanda : « _Pourquoi as-tu placé une deuxième flèche dans tes vêtements ? »
« _Elle était pour toi au cas où j’aurais blessé mon fils ! »
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Illustration de Guillaume Tell. © Collection particulier, AKG Berlin

Le bailli, fou de colère, ordonna que Guillaume Tell et son fils soient jetés dans une barque pour être menés à la forteresse de Kussnach.
Mais, alors que le bailli et ses deux prisonniers se trouvaient sur le lac de Lucerne, un terrible orage éclata.

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Le lac de Lucerne aujourd'hui. By [ltr]Brian Kelley .[/ltr]([ltr]CC BY-SA 3.0[/ltr])

Gessler proposa à Guillaume Tell de prendre le gouvernail. « _Mènes nous à bon port et tu seras libre. »
C’est ce que notre héros fit. Mais, en arrivant au pied de la forteresse, il sauta à terre en prenant son fils et repoussa l’embarcation.
Il pointa son arbalète sur le bailli et le tua d’une flèche en plein cœur.

La mort du bailli déclencha un soulèvement des cantons contre l’Autriche. Une ligue se forma qui fut à l’origine de la Confédération helvétique.
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La ville d'Altdorf. By Ark . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

Voilà comment Guillaume Tell devint un héros national et le fondateur officiel de la Suisse.
La légende que je vous ai contée a connu de nombreuses variantes pour la rendre crédible. Jusqu’en 1901, les écoliers suisses apprenaient l’histoire de Guillaume Tell puisqu'officiellement les historiens avaient validé cette version de la création du pays.
Quand la légende ne fait pas l’histoire
La légende de Guillaume Tell est très belle. Elle valorise le courage et la résistance d’un peuple face à l’oppression des occupants.
Malheureusement, elle est entièrement fausse. Guillaume Tell n’a en fait jamais existé. En Suisse, un tilleul a longtemps marqué l’endroit où, selon la tradition, le fils de Guillaume Tell se tint une pomme sur la tête.
Cette légende a été magnifiée par Friedrich von Schiller, dans son drame romantique daté de 1804, Guillaume Tell, un des classiques du théâtre allemand.
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Statut de Guillaume Tell. By D P . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

L’authenticité de la légende a été mise en doute dès le XVIe siècle.
Au milieu du XIXe siècle, l’historien Joseph Kopp, après avoir étudié les archives des cantons forestiers, conclut que Guillaume Tell n’a jamais existé.
La première référence écrite à Guillaume Tell apparaît dans quatre strophes d’une ballade datée de 1477, la Chanson de l’origine de la Confédération.
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Paysage du canton d'Uri. By Chris (living to serve) . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

On y trouve mention d’une arbalète et de flèches mais aucune allusion à un bailli du nom de Gessler.
D’autres documents, le Livre blanc de Sarnen par exemple, font référence à un bailli impérial nommé Gessler et à un archer appelé Thall.
Cette chronique a été publiée entre 1467 et 1474.

Les racines du mythe
Les renseignements que nous possédons ont été puisés dans une chronique écrite au XIIe siècle, intitulée Gesta Danorum, par un moine au curieux nom de Saxo Grammaticus.
Cette chronique nous parle d’une histoire qui se déroule à la fin du Xe siècle, soit trois siècles avant la légende de Guillaume Tell.
Elle nous conte l’histoire d’un archer nommé Toke, qui s’est vanté de pouvoir traverser d’une flèche une pomme, posée sur un piquet éloigné de cent pas.
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Guillaume Tell. By [ltr]Click-Clack-Kodak[/ltr] . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

Le roi, agacé par cette vantardise, ordonna que l’on remplace le piquet par le fils de Toke. L’archer dut s’exécuter et sortit trois flèches de son carquois. Il releva le défi avec succès. Le roi demanda alors pourquoi il avait sorti trois flèches.
« Les deux autres t’étaient destinées si j’avais raté mon coup ! »
Il existe une autre version, assez semblable, et plus ancienne qui date des premiers siècles de l’histoire de la Norvège.
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Vitrail en l'honneur de Guillaume Tell. By [ltr]2fs[/ltr] . ([ltr]CC BY-NC-ND 3.0[/ltr])

Guillaume Tell est donc né de l’imagination des conteurs scandinaves.
Comment cette histoire est-elle arrivée jusqu’en Suisse pour devenir un véritable mythe national ?
Les historiens pensent que des populations vikings de l’île de Gotland s’installèrent dans un nouveau pays qui deviendrait la Suisse.
Chassées par la famine, ces populations amenèrent avec elles leurs traditions et leurs légendes qui se mêlèrent aux traditions locales.


Références bibliographiques
Les plus beaux mensonges de l’histoire, Guy Breton . Yerta Méléra, Guillaume Tell a-t-il existé ?, Miroir de l’histoire n°32
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:25

La papesse Jeanne

À partir du XIIIe siècle, une rumeur se répand en Europe : une femme aurait dirigé l’Église romaine entre 855 et 858.
Jusqu’au XVIe siècle, l’existence de la papesse Jeanne n’est pas remise en cause par l’Église. Puis, elle dénie toute réalité à cette histoire.
La plupart des historiens considèrent l’histoire de la papesse Jeanne comme une légende. Cependant, cette énigme n’est pas entièrement éclaircie.
La papesse a-t-elle été créée par les détracteurs de l’Église ? Jeanne se rapporte-t-elle à un pape ayant réellement existé ?

La naissance du mythe de la papesse
D’après les biographies médiévales, Jeanne serait née en 822 à Ingelheim. A cette époque, les femmes ne reçoivent aucune éducation. Elle se fait donc passer pour un garçon et prend le nom de Jean l’Anglais. 
Grâce à ce subterfuge, elle peut fréquenter les abbayes et y acquérir un grand savoir.

Elle se rend ensuite à Rome où elle est remarquée pour ses connaissances, sa piété mais également sa grande beauté.
Devenue cardinal, à la mort du pape Léon IV, en 855, elle est désignée pour prendre sa succession.
Jeanne monte donc sur le trône pontifical sous le nom de Jean VIII l’Angélique.
Apparemment, elle est digne de sa charge jusqu’en avril 858. En effet, au cours de la fête des Rogations, elle s’écroule soudain dans la rue en mettant un enfant au monde.
Elle meurt dans les heures qui suivent ainsi que le nouveau-né. La jolie papesse se serait laissée séduite par Lambert de Saxe, ambassadeur à Rome.

Après un énorme scandale, la papesse est enterrée hors des lieux sacrés.
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L'accouchement de la papesse Jeanne. Miniature pour le Décaméron de Jean Boccace, XVe siècle (Paris, Bibliothèque Nationale)

C’est un livre du XIIIe siècle, Chronicon pontificum et imperatorum (la chronique des papes et des empereurs), qui établit l’histoire de la papesse Jeanne.
Cette chronique a été écrite par le dominicain Martin de Troppau.

Un autre dominicain, un peu avant, faisait déjà référence à cette papesse mais les dates du pontificat divergent.
La seule chose certaine est que l’existence de la papesse est admise par les dignitaires de l’Eglise qui s’en portent garants dans des écrits que Rome ne censure pas.
Pour ceux qui défendent l’existence de cette papesse, il y a un fait essentiel qui accrédite cette histoire : pendant des siècles, l’Eglise a admis son existence.
Nous connaissons d’autres femmes qui ont vécu sous des habits d’homme sans se faire démasquer : Euphrasie, Hildegarde ou Eugénie.
Toutes trois sont d’ailleurs devenues des saintes.

La légende de la chaise percée
Une histoire raconte qu’à partir de l’an 1000 environ et pendant près de cinq siècles, on a procédé à une vérification du sexe de chaque nouveau pape.
Les élus auraient été tenus de s’asseoir sur un siège de porphyre percé, sous lequel se serait glissé un diacre chargé de vérifier de la présence d’attributs masculins.

L’Eglise nie la réalité de cette vérification. Par contre, certains témoignages accréditent son usage.
Le musée du Louvre conserve d’ailleurs un trône de porphyre antique.

Cette cérémonie a-t-elle vraiment existé ? La réponse est non sans ambiguïté. Ces fameuses chaises percées qui existent effectivement sont en réalité des sièges curules. Ces sièges romains étaient utilisés par les consuls et les prêteurs.
Le Pape y recevait la férule, remise par un sous-diacre.

Il y avait donc bien un siège avec un petit trou à l’avant ainsi qu’un sous-diacre mais aucun trifouillage rituel ou non dans le slip du pape.
Certains auteurs ne manquent pas d’imagination….
Les arguments en faveur du mythe
Il y a certainement eu confusion avec le pape Jean VIII élu en 872. Quelques documents le surnomment « la papesse », en référence à sa faiblesse face aux sarrasins et de son homosexualité supposée.
Le peuple avait surnommé ce pape « la papesse Jeanne ».
Ce qui permet de supposer que cette histoire est totalement fausse, c’est que ce ne sont pas les catholiques qui ont remis en cause l’existence de cette papesse mais des protestants.
Le premier auteur à avoir pris définitivement position contre l’existence d’une femme pape, en 1647, se nomme David Blondel, un protestant.
Certains dignitaires de l’Eglise firent alors des recherches et conclurent, qu’en effet, cette papesse n’avait jamais existé.
Voilà comment un simple sobriquet a totalement transformé la réalité historique et fait naître un mythe qui a perduré pendant plusieurs siècles.
Cependant, avouons tout de même, que bien que l’histoire soit totalement rocambolesque, certaines zones restent encore sombres.
Par exemple, il règne une certaine confusion quant au pape qui a succédé à Léon IV. Quelques rares chroniqueurs parlent d’un certain Benoît III au physique attrayant. Ce pape n’apparaît pas par contre dans le plus ancien exemplaire connu du Liber pontificalis.
On ne sait d’ailleurs pratiquement rien de ce pape à part qu’il apparaissait très peu en public et mourut subitement le 17 avril 858.
On sait par contre qu’il a eu à repousser les agressions de l'antipape Anastase.
Il aurait été enterré, selon ses souhaits, en dehors de la basilique Saint-Pierre. Officiellement, Benoît III fut le 104e pape de 855 à 858.

Il est un fait que la liste des papes ne laisse aucune place dans laquelle le pontificat de Jeanne pourrait s'insérer.
Pour conclure, nous pouvons en déduire que la papesse Jeanne n’a pas existé mais que ce mythe conserve une part de son mystère ce qui explique sans doute qu’il conserve toujours ses défenseurs.

Références
La fable de la papesse, Les Indiscrétions de l’Histoire, Dr Cabanès. Les mensonges de l’Histoire, N°125, Paul-Eric Blanrue. La Papesse Jeanne, Historia N°141, Michèle Delignac
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:25

Qui était vraiment Raspoutine ?

Le 16 décembre 1916, le prince Ioussoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch décident de mettre fin à la vie de Grigori Raspoutine, moine débauché, entré dans les faveurs de la famille impériale en raison de ses pouvoirs de guérisseur.
Réputé pour faire des miracles, Raspoutine n’était-il qu’un moujik ivrogne, mais intelligent ou un vrai guérisseur aux pouvoirs hors du commun ? 

Les débuts de Raspoutine
Grigori Iefimovitch Raspoutine dit Raspoutine est né probablement en 1869. Il vient d’un petit village sibérien qu’il a quitté pour se consacrer à la religion, à la méditation et à l’errance. Après quelques années de ces vagabondages, il acquiert une réputation de saint homme (starets) et de guérisseur. (Starets ou stariets [mot russe signifiant vieillard. Dans l’ancienne Russie, saint moine ou ermite, considéré par le peuple comme prophète, ou thaumaturge.]
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Raspoutine. [ltr]Crédit photo[/ltr]

En 1904, il quitte la Sibérie pour se rendre à Saint-Pétersbourg et vient demander l’hospitalité à l’Académie de théologie.
L’évêque Hermogène et le grand prédicateur Illiodore sont séduits par sa foi et favorisent son entrée dans la société de la capitale.
Dès lors, Raspoutine commence à faire parler de lui. Il est réputé pour faire des miracles, mais également pour être l’initiateur de nombreuses débauches.
Le faiseur de miracles
La cour du tsar Nicolas II vit un drame familial. Le tsarévitch, Alexis, unique héritier de la couronne, est atteint d’hémophilie, maladie incurable à l’époque.
La réputation de Raspoutine est arrivée aux oreilles de la tsarine Alexandra. Par amour pour son fils, elle convoque le moine guérisseur.
On sait de source sûre que Raspoutine a, à plusieurs reprises, atténué les souffrances du garçon. Il a également réussi à stopper plusieurs hémorragies qui auraient dû être fatales. Il le sauvera encore lors de graves hémorragies en 1912 et 1915. Aussi est-il vénéré par l’impératrice comme l’« homme de Dieu » voué à sauver son fils et la Russie.
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Le tsar Nicolas II avec sa femme et le jeune Alexis. [ltr]Crédit photo[/ltr]

Chaque fois que Raspoutine se rend au chevet de l’enfant, on assiste à une nette amélioration de son état de santé. Difficile de parler de simple coïncidence.
Nul ne sait quelle technique utilise Raspoutine. Une chose est certaine, son influence sur la tsarine et sur la Cour est de plus en plus importante.
Un mystique débauché
La famille impériale voue à Raspoutine une telle amitié qu’on commence à le surnommer le « tsar au-dessus des tsars ». Cependant Grigori Raspoutine abuse cyniquement de bon nombre de ses admiratrices ou des solliciteuses et s’adonne de plus en plus ouvertement à la débauche.
Tout en abusant de jolies filles, il leur parle de Dieu et de la rédemption.
Cette vie de débauche bien connue ne l’empêche d’ailleurs nullement d’avoir autour de lui une cour féminine prête à tout pour lui.
L’appartement de Raspoutine devient le lieu de passage obligé de toutes les sollicitations possibles provenant des personnages les plus importants.
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Raspoutine entouré d'une cour féminine (© De Selva Tapabor)

En 1916, le président du conseil Sturmer et le ministre de l’Intérieur Protopopov participent aux séances de spiritisme qu’il organise régulièrement.
Attaqué par la presse, il est l’objet d’une discussion à la douma en 1912, mais les diverses démarches pour faire comprendre à Nicolas II les risques que court le régime du fait de ses relations avec le prétendu homme de Dieu demeurent vaines.
La haine qu’il inspire est très probablement à l’origine du mythe de l’omnipotence qu’on lui prête. Si la tsarine est à ses ordres, le Tsar ne tient en réalité pas compte de ses conseils.
Un assassinat programmé
En 1916, les défaites de la Russie au front et la décomposition de l’État suscitent une grande indignation dans tout le pays.
Tout va mal et le responsable est tout de suite trouvé. C’est la mauvaise influence de Raspoutine sur le Tsar qui provoque ces désastres.
La défaite de l’armée s’explique, selon l’opinion publique, par le fait que Raspoutine est vendu à l’Allemagne.
Raspoutine devient un monstre à abattre. C’est le jeune prince de 19 ans, Felix Ioussoupov, qui va se charger de cette mission.
Le 29 décembre 1916, il invite Raspoutine chez lui sous le prétexte de lui présenter une femme pour laquelle il languit depuis longtemps. Avec ses complices, le prince fait préparer des gâteaux imprégnés d’une dose de cyanure capable de tuer 20 personnes et verse en supplément ce poison dans le verre destiné à l’invité.
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Le Tsar Nicolas II . [ltr]Crédit photo[/ltr]

Arrivé chez le prince, Raspoutine mange et boit. En principe, une telle dose de cyanure aurait dû le tuer en quelques minutes, mais il continue à se porter comme un charme pendant plus de deux heures.
Le prince est à bout tandis que le moine redemande à boire. Décidé à en finir, Ioussoupov prend son revolver et tire à bout portant.
Juste après la détonation, les complices arrivent accompagnés d’un médecin. Ce dernier examine le corps, mais Raspoutine est toujours vivant.
Enfin, il cesse de respirer et le corps est descendu au sous-sol du palais. Mais, quelques minutes après, Raspoutine se relève et tente d’étrangler le prince.
Il faudra quatre nouvelles balles et des coups de matraque qui lui défoncent le crâne pour que Raspoutine cesse de se débattre.
Les conjurés enveloppent alors le corps et le jettent dans la Neva.
Quand on découvrira le cadavre dans l’eau, on constatera que Raspoutine était toujours en vie quand il a été jeté dans le fleuve. En réalité, il est mort noyé.
Il est certain que cette endurance vraiment exceptionnelle a contribué au mythe du surhomme.
Raspoutine était-il insensible au poison ? . Une chose est sûre, il possédait une constitution hors du commun.
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:26

Mata Hari . Courtisane ou Espionne ?

Sous le nom de Mata Hari, Margaretha Zelle ajoute des danses indonésiennes à son répertoire de charme. Elle est belle et fascinante. En ce début du 20e siècle, Mata Hari mène une vie anticonformiste ce qui la rend forcement suspecte.
Lorsque Mata Hari est arrêtée pour espionnage, ses accusateurs affirment qu’elle utilise un code à base de notes de musique pour transmettre des secrets à l’ennemi.
Cette femme, amoureuse de la vie, était-elle une espionne ?

Les débuts de Mata Hari
Née dans une riche famille néerlandaise de Leeuwarden le 7 août 1876, Margaretha Geertruida Zelle, est destinée comme toute jeune fille de l’époque à un riche mariage et à avoir de nombreux enfants.
Pourtant, son destin va être tout autre et elle symbolise toujours aujourd’hui, le mystère, l’érotisme et l’espionnage.
La jeune fille rejette très tôt le conformisme bourgeois et devient une courtisane ainsi qu’une danseuse exotique.
Elle apprend l’art de la séduction. Marié à un officier de l’armée coloniale néerlandaise, on raconte qu’elle séduit et attire chez elle des hommes importants.
Son premier mari semble être l’instigateur de ces rencontres. Une fois les amants dans le feu de l’action, le mari surgit, un appareil photo à la main, et immortalise la scène pour faire chanter les imprudents.
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Photo de Mata Hari prise à Paris (© Archive photos)

Séparée de son mari, Margaretha s’installe à Paris à la fin de l’année 1903, bien décidée à réussir une carrière de danseuse.
Après une période difficile, pendant laquelle elle gagne en fait sa vie comme courtisane, la jeune femme décide de changer d’image.
Ainsi naît la danseuse exotique Mata Hari, qui entame rapidement une carrière internationale.
Une espionne pleine de charme
Elle rencontre Truffaut von Jagow, chef de la police berlinoise. Celui-ci tombe amoureux d’elle et devient son amant. Il comprend aussi qu’il peut utiliser les charmes de sa maîtresse à son avantage et surtout à celui de l’Allemagne.
Il l’incite à poursuivre ses activités de courtisane et l’encourage à s’occuper d’hommes politiques, de personnalités de l’armée et de la diplomatie.
Elle pourra ainsi obtenir d’importantes informations d’ordre militaire.
Elle accepte et c’est ainsi qu’elle commence sa carrière d’espionne sous le matricule H 21.
La jeune femme participe à de nombreuses soirées et noue des liens avec des hommes influents.
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Photo de Mata Hari en train de danser (Photo © Popperfoto)

Très douée, elle leur soutire des informations qu’elle rapporte ensuite aux Allemands.
Ses talents de séductrice ont des conséquences graves quand commence la Première Guerre mondiale.
Elle s’engage comme infirmière, près de Vittel, et parvient à arracher aux officiers blessés des détails des plans des prochaines offensives.
Etrangement, à plusieurs reprises, des offensives françaises se heurtent à une concentration imprévue de troupes allemandes.
Lors de l’une de ces offensives, plus de 100 000 soldats trouvent la mort.
Pour la France, cette défaite est directement imputable aux informations glanées par Mata Hari.
Courtisane ou espionne ?
Au début de l’année 1917, Mata Hari est arrêtée. Elle avoue ses liaisons mais ne reconnaît pas avoir obtenu de renseignements confidentiels.
Elle affirme qu’elle est effectivement une courtisane mais pas une espionne.
Elle clamera son innocence jusqu’à sa condamnation et son exécution quelques mois plus tard.
Convaincue de l’implication de la jeune femme dans des activités d’espionnage, la cour de justice militaire ne délibère pas longtemps avant de prononcer la condamnation à mort.
Face au peloton d’exécution, elle refuse qu’on lui bande les yeux et meurt sans avoir baissé les yeux.
Cette affaire n’est pourtant pas vraiment close. En se fondant sur des documents d’archives, la Fondation Mata Hari et la ville natale de la jeune femme ont déposé, fin 2001, une demande de révision du procès auprès du ministre français de la Justice.
Ils sont persuadés que Mata Hari, jugée à huit clos, a fait les frais d’un procès falsifié à des fins patriotiques.
Pour Léon Schirmann, qui a mené une enquête approfondie, il qualifie ce procès de machination et de crime judiciaire.
D’après lui, Mata Hari a été le jouet des services d’espionnages allemands qui se seraient servis d’elle comme bouc émissaire.
Alors, Mata Hari n’était-elle qu’une femme qui aimait profiter de la vie ?


Références
L'affaire Mata Hari. Lionel Dumarcet. Édition : Nouvelle éd 2006 
Mata-Hari : sa véritable histoire. Philippe Collas. Plon 2003
Les plus célèbres mystères de l’histoire, Sélection du Reader’s Digest. 2004
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:26

Lawrence d’Arabie . Mythe et réalités

Il existe des hommes dont le destin dépasse celui du simple mortel, un destin appartenant à un univers romanesque. Peu d’hommes deviennent des légendes. Lawrence d’Arabie est de ceux-là.
Le colonel Lawrence est l’une des grandes figures d’aventuriers du XXe siècle. Mais, c’est également un homme énigmatique. Qui était vraiment Lawrence d’Arabie ? Un simple agent secret ou un héros ? 

Parcours de T. E. Lawrence
Thomas Edward Lawrence naît en 1888 à Tremadoc, au pays de Galles. C’est un enfant intrépide, courageux mais aussi parfois violent.
Plus que tout, il se sent blessé par sa naissance illégitime, qu’il a découverte à l’âge de 10 ans.
Son père, petit noble irlandais, s’était enfui avec la gouvernante de ses quatre premiers enfants. Thomas est donc un enfant adultérin qu’un lien très fort unira toujours à sa mère.
Selon certains, il aurait combattu son homosexualité en menant une vie chaste, faite d’exercice physique, de travail et de sévérité morale.
Ce serait donc là l’une des clefs de sa personnalité.
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Lawrence d'Arabie

Ces composantes psychologiques nourriront son œuvre littéraire : les Sept Piliers de la sagesse et le roman autobiographique posthume la Matrice (1955).
Lawrence suit des études d’archéologie à Oxford et participe entre 1909 et 1914 à des campagnes de fouilles au Moyen-Orient.
Là, au contact des Bédouins, qui lui apprennent l’arabe et dont il adopte le costume, il conçoit le projet d’un grand empire arabe placé sous influence britannique.
Connaissant parfaitement le Moyen-Orient, il entre au service cartographique de l’armée anglaise d’Egypte en 1914.
Il ne peut être incorporé dans l’armée à cause de sa petite taille.
Les Turcs, qui contrôlent la Syrie, la Palestine et l’Arabie, sont alliés aux Allemands et menacent alors le canal de Suez.
Lawrence d’Arabie : le conquérant
Lawrence est choisi par les services secrets britanniques pour favoriser la révolte des Arabes contre l’Empire ottoman.
Grâce à son courage, à son héroïsme au combat et à ses talents de diplomate, il parvient à fédérer les tribus bédouines autour du chef de La Mecque, Hussein, et de son fils, l’émir Faysal.
Ensemble, ils mèneront contre les Turcs une guérilla incessante, faite d’opérations de harcèlement contre les trains militaires.
Lawrence et les Bédouins, incorporés dans l’armée du général Allenby, s’emparent d’Aqaba, au nord-est de la mer Rouge, en 1917.
Fait prisonnier par les Turcs, Lawrence se tait sous la torture et parvient à s’évader. Il conduira son armée jusqu’à Damas, qu’il prend en 1918.
Lawrence apporte son soutien à Hussein pour constituer un grand royaume regroupant toutes les régions arabes du Moyen-Orient. Mais, en 1920, le traité de Sèvres entre les Alliés et la Turquie est une immense déception pour lui.
Il se sent trahi par la Grande-Bretagne, qui, en vertu de l’accord Sykes-Picot, a abandonné la Syrie et le Liban à la France.
C’est cependant grâce à l’aide de Lawrence que, en 1921, l’émir Faysal devient roi d’Iraq, et son frère Abdullah, émir de Transjordanie.
Retour à l’anonymat
Lawrence revient en Angleterre en 1922, auréolé d’un immense prestige militaire. Cependant, il est amer et déçu.
Churchill lui propose une carrière diplomatique qu’il refuse. Il se fait alors enrôler comme simple soldat dans la Royal Air Force sous le nom de Ross.
En 1926, il publie les Sept Piliers de la sagesse. Le livre met en scène son personnage d’aventurier.
Ce livre est un témoignage sur la guerre et une fresque romanesque. C’est également l’autobiographie d’un homme qui ne croit plus en ses idéaux, déçu par la réalité politique.
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Affiche du film, Lawrence d'Arabie, de David Lean, avec Peter O'Toole (1962)

Bien que très sollicité, notamment par l’écrivain et ami Henry Williamson, qui essaye de le convaincre de rencontrer Hitler, Lawrence semble détester cette auréole de héros qu’on lui impose.
La mort de Lawrence d’Arabie. Un décès controversé
Le colonel Lawrence quitte son régiment le 26 février 1935. Il doit alors affronter la vie de simple civil ce qui n’est pas facile pour un homme aux multiples exploits.
Retraité, il s’installe dans sa demeure de Clouds Hill. Encore jeune, il se sent dévalorisé par cette retraite anticipée.
Le 13 mai 1935, il quitte son domicile à moto pour poster des lettres. Au retour du village voisin, vers 11 h 20, il croise une fourgonnette noire et doit se rabattre brutalement. Il heurte alors la roue arrière de la bicyclette d’un jeune garçon. Ejecté, il est transporté à l’hôpital militaire de Bovington, où il meurt six jours plus tard à l’âge de 47 ans.
Les autorités britanniques cherchent à éviter toute publicité sur l’accident. Faute d’informations précises, les journaux colportent des rumeurs incroyables et non vérifiées.
Il est vrai aussi que l’enquête menée par l’armée présente des zones d’ombre. Par exemple, plusieurs témoins affirment avoir vu une voiture noire mais il n’en est pas fait mention dans le rapport.
Des hypothèses surgissent alors :

  • Lawrence a été chargé de mener une mission ultrasecrète au Moyen-Orient

  • Il a été assassiné par les services secrets d’une puissance étrangère

  • Il s’est suicidé par déprime


Le suicide aurait pu être envisageable mais dans ce cas précis, il se trouve que Lawrence se préparait à recevoir Williamson le lendemain. Il avait passé une partie de la matinée à préparer avec sa cuisinière les détails du déjeuner.
Lawrence a joué un rôle incontestable dans l’histoire des relations entre l’Occident et le Moyen-Orient. 
Il a rêvé d’une grande nation arabe, mais ce rêve s’est heurté aux ambitions coloniales de la Grande-Bretagne et de la France qui se sont partagé le Moyen-Orient.
Il était devenu un mythe pour toute une nouvelle génération en mal d’aventures. Personne, pas plus les médias que le public, ne pouvait admettre qu’un tel homme puisse mourir dans un banal accident de la route.
Pourtant, c’est bien le cas. Il n’y a nul mystère autour de sa mort. Mais, Lawrence d’Arabie restera encore pour très longtemps une figure légendaire et un héros est forcement auréolé d’un certain mystère.

Bibliographie principale
Lawrence d’Arabie ou l’épopée des sables de Raphaël Lahlou, Bernard Giovanangeli Editeur . Les plus célèbres mystères de l’histoire, Sélection du Reader’s Digest
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:26

Jean Moulin

Jean Moulin est l’une des grandes figures de l'histoire de France du XXe siècle. Son souvenir est d'autant plus fort qu'il reste attaché à une période sensible : celle de l'occupation allemande et du régime de Vichy.
Parmi les nombreux acteurs de cette période troublée, Jean Moulin symbolise la résistance active au même titre que le Général de Gaulle.
Sans le sens inné de l’organisation de Jean Moulin, nul doute que l’opposition à l’occupation allemande n’aurait pu être aussi efficace.
Depuis une quarantaine d'années, les historiens approfondissent l'étude de cette époque douloureuse. La question de la responsabilité de certains acteurs de l’époque dans l'arrestation de Jean Moulin alimente régulièrement les polémiques.
Qui a trahi Jean Moulin et pourquoi ? 

Qui était Jean Moulin ?
Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin, né en 1899, est un jeune préfet de 41 ans.
Il tient tête aux occupants en refusant de signer un document qui met injustement en cause les troupes sénégalaises. Il tente même de se suicider pour échapper au déshonneur qu'aurait impliqué le fait de se soumettre.
Il est révoqué le 11 novembre 1940 et gagne Marseille où il rencontre Henri Frenay, qui vient de créer la première organisation de résistance dans le Sud, le Mouvement de libération nationale. Moulin s'embarque pour Londres et rejoint de Gaulle.
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Jean Moulin (© Keystone)

On ne connaît pas la teneur précise de l'entretien des deux hommes, mais il est certain qu'ils s'apprécient et s'accordent sur l'essentiel: le souci de la grandeur de la France, l'attachement au service de l'État. De Gaulle fait alors de Moulin l'intermédiaire entre la Résistance extérieure, la France libre installée à Londres, et les nombreux mouvements de résistance intérieure qui se développent en France.
Pour ceux restés sur le continent, la France libre est une voix, celle de Radio Londres qui, de 1940 à 1944, diffuse tous les soirs de 20 à 22 heures. Des émissions sont destinées au grand public : informations ou propagande, mais d'autres diffusent des « messages personnels » codés qui permettent de communiquer avec la Résistance française.
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De Gaulle à Londres (© Keystone)

Dans la France occupée de 1940, peu nombreux sont ceux qui osent s'opposer aux Allemands. Les actions sont encore ponctuelles et individuelles, et, si quelques tracts sont diffusés clandestinement, on ne peut pas encore parler de dissidence organisée. Mais, petit à petit, de 1940 à 1942, des réseaux voient le jour.
[ltr]Premier discours enregistré du Général de Gaulle à Londres, le 22 mai 1940[/ltr] (© BBC)

Depuis Londres, Moulin travaille sur les possibilités d'organisation de réseaux. Depuis 1940, des filières se créent sous des impulsions diverses : aide aux prisonniers évadés, aux juifs persécutés, passages en zone non occupée. ..
En juin 1941, la rupture du pacte germano-soviétique décide de nombreux communistes à passer à l'action. Mais ces initiatives ne sont ni coordonnées, ni structurées.
Moulin a bien compris que pour que l'action soit efficace, il faut unifier la Résistance. Il doit surmonter de nombreux obstacles, en particulier la volonté qu'ont les mouvements de résistance de préserver leur autonomie. Il se fait parachuter en zone sud en 1942 et prend contact avec les différents chefs de mouvements.
Au printemps 1943, la mission de Moulin est largement accomplie, puisqu'il a finalement réussi, dès janvier, à faire fusionner les trois principales organisations de la zone Sud (Combat, Libération et Franc Tireur) au sein des MUR (Mouvements unis de résistance). Et c'est sous son impulsion que se réunit pour la première fois, le 27 mai 1943, le CNR (Conseil national de la Résistance), qui comprend des représentants des partis politiques traditionnels (interdits par Vichy) aussi bien que des mouvements de résistance (y compris des communistes).
Les mouvements ainsi fédérés bénéficient d'une administration commune. Ils votent en échange une motion de fidélité au général de Gaulle.
L'action de la Résistance
En février 1943, la création par le gouvernement de Vichy du S.T.O. (Service du travail obligatoire) bouleverse la Résistance. Des milliers de jeunes Français qui refusent d’aller travailler en Allemagne, rejoignent les mouvements.
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Traqués, les résistants paient de leur vie leur engagement (Photo d'archives)

Vercors crée dans le secret les Éditions de Minuit et publie le Silence de la mer, un roman mettant en scène la résistance passive d'une famille confrontée à l'occupant. Circulant sous le manteau, l'ouvrage rencontre un succès fulgurant.
Une Armée secrète dirigée par le général Delestraint intensifie les actions de sabotage.
Des régions entières d'accès géographiquement difficile sont tenues par la Résistance, et les armées du Reich ne peuvent y pénétrer que par des opérations de force. Les populations rurales soutiennent et approvisionnent les maquis.

L’arrestation de Jean Moulin
Les délations se multiplient, étonnant même les Allemands par leur nombre et leur virulence. De nombreux réseaux sont décapités.
Le 9 juin 1943, le général Delestraint est arrêté à Paris par les Allemands. Pour désigner son remplaçant, Jean Moulin, dit Max en hommage au poète Max Jacob , convoque le 21 juin les responsables de la Résistance en zone Sud, dans une villa de la banlieue lyonnaise, à Caluire.
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La villa de Caluire (© Keystone)

La réunion est évidemment secrète. Or, peu de temps avant qu'elle ne commence, les Allemands font irruption dans la maison et arrêtent, outre Jean Moulin, les représentants des mouvements de résistance, qui seront incarcérés à la prison de Montluc. 
Parmi eux se trouve René Hardy, membre de Combat, présent à la réunion sans y avoir été convoqué et qui, quelques jours plus tôt, a été interpellé puis relâché par la Gestapo.

Après avoir été interrogé et atrocement torturé par Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon, Jean Moulin meurt en juillet, près de Francfort, lors de son transfert en Allemagne.
Qui a trahi Jean Moulin ?
De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer la trahison de Caluire. Moulin a en effet très certainement été trahi car sa véritable identité n’était pas connue des allemands.
La piste la plus plausible, retenue par les meilleurs spécialistes de la question tels Jean-Pierre Azéma et Daniel Cordier, reste la responsabilité, au moins indirecte, de René Hardy.
Le rapport Flora, rédigé en juillet 1943 par des responsables de la sécurité du Reich, décrit Hardy comme un homme « retourné », c'est-à-dire dont l'identité a été découverte par les services allemands.
Il est au moins coupable de ne pas avoir informé ses camarades de son arrestation par la Gestapo. Pourtant, après la Libération, il sera par deux fois jugé et innocenté.

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Le 19 décembre 1964, André Malraux rend hommage à Jean Moulin lors du transfert de ses cendres au Panthéon (© Paris-Match)

D'autres noms ont été avancés plus récemment, comme celui de Raymond Aubrac, de Libération-Sud; mais cette accusation, lancée par Jacques Vergès, l'avocat de Barbie au procès de 1987, n'a jamais reçu le moindre début de preuve, et les historiens les plus sérieux l'ont écartée.
En fait, il semble que Jean Moulin soit tombé dans les filets de la police allemande en raison des imprudences de certains responsables de Combat plutôt qu'à la suite d'une dénonciation pure et simple.
[ltr]Vidéo de l'hommage à Jean Moulin[/ltr] (© Pathé Archives)

L'engrenage a sans doute commencé avec l'arrestation de Delestraint. Selon Jean-Pierre Azéma, c'est probablement un responsable de Combat, Pierre Guillain de Bénouville, qui a envoyé Hardy à la réunion de Caluire, alors que ce dernier lui avait confié avoir été arrêté et relâché par Barbie. 
Bénouville pensait sans doute qu'Hardy serait plus apte qu'Henri Aubry, un autre membre de Combat, à affronter Jean Moulin dans le bras de fer de plus en plus difficile entre ce mouvement, soucieux de son indépendance, et l'envoyé de De Gaulle.

Le temps aidant, les historiens déconstruisent les mythes qui entourent cette période. Ils mettent mieux en lumière les divisions très importantes entre organisations de la Résistance. C'est sans doute à ces divergences que l'arrestation et la mort de Jean Moulin sont imputables.

Sources bibliographiques
La Mémoire de l’Humanité, les Grands évènements de l’Histoire de France ; éditions Larousse 1991. Les plus célèbres mystères de l’histoire, Sélection du Reader’s Digest 2002
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Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:27

Saint-Exupéry

Homme de lettres autant qu'aviateur, Antoine de Saint-Exupéry évoque pour de nombreuses générations d’enfants le Petit Prince publié en 1943.
Sa disparition au cours d’une mission de reconnaissance aérienne, en 1944, a suscité de nombreuses interrogations.

Cette mystérieuse disparition a été résolue en mars 2008.

Saint-Exupéry l’aviateur
Antoine de Saint-Exupéry n'est pas uniquement un écrivain pour enfants. Né en 1900 dans une famille noble désargentée, il fait ses études dans des pensionnats catholiques avant de préparer, sans succès, le concours d'entrée à l'École navale. Mais il a la passion de l'aviation et il obtient son brevet de pilote en 1921. En 1926, il entre à la compagnie Latécoère, où il est responsable des premiers long-courriers vers l'Afrique et l'Amérique du Sud.
Aviateur, Saint-Exupéry a été un des pionniers de ce qui fut peut-être la dernière épopée de l’histoire de l’aviation.
« Quelque chose s’était cassé dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort... ».

Saint-Exupéry avait neuf ans quand Blériot fit la première traversée de la Manche. Il en avait douze quand il prit son baptême de l’air, et il est aisé de comprendre combien la place décisive de l’aviation dans le déroulement de la Première Guerre mondiale a dû le fasciner.
Saint-Exupéry entreprend plusieurs raids, notamment entre Paris et Saigon. Il participe, avec jean Mermoz, aux premiers vols intercontinentaux de l'aviation postale, mais se fait surtout connaître, au cours des années 1930, par des oeuvres littéraires qui font de lui un écrivain pilote.
Saint-Exupéry l’écrivain-pilote
Parmi les œuvres les plus marquantes :
Courrier Sud (1930), Vol de nuit (1931), dont l'action, largement autobiographique, se déroule en Amérique du Sud, et surtout Terre des hommes (1939), qui vaut à l'auteur le grand prix du roman de l'Académie française.
Antoine de Saint-Exupéry a fait un récit très précis de l'accident qu'il a vécu le 30 décembre 1935, alors qu'il tentait de battre le record Paris Saigon : son avion, le Simoun F-ANXY s'est écrasé à la frontière de la Libye et de l'Égypte. Il erre trois jours dans le désert avant d'être sauvé par un Bédouin. C'est le quatrième accident de sa carrière, celui qui lui inspirera, entre autres, le début du Petit Prince. Pressé par d'importants besoins d'argent, il rédige dès janvier 1936 pour le journal l'Intransigeant plusieurs articles qui paraissent sous le titre Prison de Sable et formeront cinq chapitres de son livre Vol de Nuit.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Exupéry, qui a toujours la passion de l'aviation, cherche à s'engager. Mais, en 1939, il est déclaré inapte au service actif et muté à l'arrière comme instructeur. Il revêt alors l'uniforme de l'armée de l'air et sert bientôt dans le groupe de reconnaissance 11/33, alors qu'il approche de la quarantaine.
Après le débarquement en Afrique du Nord, Saint-Exupéry se rend à Alger en mai 1943 et multiplie les contacts pour servir de nouveau dans le groupe de reconnaissance où il a fait ses preuves au début de la guerre.
Mais les temps ont changé: les engins utilisés par les aviateurs alliés sont beaucoup plus sophistiqués que ceux auxquels il est habitué. Grâce à ses relations, il vient à bout des réserves que son âge suscite et reçoit l'autorisation d'effectuer cinq missions de guerre au sein du groupe de reconnaissance 11/33 basé en Corse, qu'il réintègre. En tout, il mènera dix missions à bord d'un Lightning P-38, avion à double fuselage, très perfectionné et pouvant voler à 700 km/h, mis au point aux États-Unis avec la participation de Lindbergh.
Le dernier vol de Saint-Exupéry
Saint-Exépury outrepasse les limites de l'autorisation exceptionnelle qui lui avait été délivrée par le commandement allié. Lors de sa sixième mission, le 29 juin 1944, jour de son 44e anniversaire, il est menacé de suspension après s'être égaré au-dessus des Alpes et avoir oublié de déclencher son signal d'identification radio.
Il atterrit en catastrophe à Borgo, aux environs de Bastia, en Corse. Sa dernière mission est prévue pour le 31 juillet: son supérieur hiérarchique devait lui annoncer à son retour le prochain débarquement allié en Provence ainsi que son interdiction de vol.
Bien que non inscrit sur le tableau des vols, il a insisté pour décoller. Le nom de code de l'opération - une reconnaissance au-dessus de Grenoble et Chambéry - est Soda.
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Antoine de Saint-Exupéry, aviateur et écrivain français. (Collection musée de l'Air, Paris.)

Saint-Exupéry monte dans l'étroite carlingue du Lightning n" 223. Toutes les vérifications d'usage ont été effectuées, la météo est bonne. Il est 8h45 du matin lorsque l'appareil décolle. Vingt-cinq minutes plus tard, le poste radar signale qu'il a dépassé les côtes françaises. A 13 heures, l'avion, qui doit être à court de carburant, n'est toujours pas réapparu sur l'aérodrome de Borgo. Il faut se rendre à l'évidence : le commandant Saint-Exupéry est porté disparu. L'épave de l'avion ne sera jamais retrouvée. Ainsi commence une énigme que plus d'un demi-siècle d'investigations n'a presque pas entamée.
La disparition de Saint-Exupéry résolue
On a longtemps cru qu'il avait été abattu par la chasse allemande au-dessus de la Provence, sur la foi d'une lettre, publiée en 1972, dans laquelle un aviateur allemand déclarait avoir abattu un P-38 le 31 juillet 1944: si ce document relate un certain nombre de faits vérifiés dans les archives de la Luftwaffe, il en présente d'autres qui ont été contestés par les spécialistes.
En 1992, des recherches sont lancées dans la baie de Nice, où l'on suppose que l'appareil de Saint-Ex s'est écrasé. En vain. Mais cela ne signifie évidemment pas que l'épave ne dorme pas au fond de la Méditerranée: un avion qui heurte l'eau peut se désagréger, et ses débris sont difficiles à retrouver.
L'affaire rebondit en septembre 1998, lorsqu'un chalutier naviguant entre Cassis et Marseille attrape dans ses filets une gourmette portant le nom de Saint-Exupéry et des débris d'aluminium (ceux d'un Lightning P-38). Cette zone n'avait jamais été explorée jusqu'alors, mais les espoirs s'évanouissent vite, car toutes les recherches effectuées dans un rayon de 100 km² demeurent infructueuses.
En mars 2008, un ancien pilote de la Luftwaffe, sur Messerschmitt Bf 109, Horst Rippert, affirme dans le journal La Provence avoir abattu un avion de type P-38 lightning le 31 juillet 1944 dans la zone où Saint-Exupéry se trouvait.
En mission pour retrouver un avion ennemi qui survolait la région d'Annecy, Horst Rippert tourne plusieurs minutes au-dessus de la Méditerranée sans rien repérer. Soudain, un avion allié le croise 3000 mètres au-dessous de lui. Horst Rippert tire et touche. L'avion s'enflamme et tombe à pic dans la Méditerranée. 
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