Enigmes de l'histoire

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Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:23

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Enigmes de l'histoire
Phénomènes Inexpliqués de l'actualité. Crimes non résolus. Enigmes historiques.

Faits divers étranges

Phénomènes inexpliqués de l'actualité. Crimes non résolus.
Sainte-Beuve disait avec justesse qu'il existe bien des façons d'écrire l'Histoire. Cette rubrique privilégie les épisodes mystérieux, les sujets à controverse et les évènements qui piquent notre curiosité.
Découvrez des énigmes historiques depuis l'aube de l'humanité jusqu'à notre époque contemporaine.

Histoire



Les tests ADN permettent de résoudre des énigmes historiques
Les progrès de la génétique et ses applications concrètes offrent des perspectives passionnantes. En effet, grâce à l’ADN, on peut aujourd’hui élucider certains mystères historiques.
Des scientifiques viennent ainsi de démontrer que les maladies véhiculées par les poux avaient décimé la Grande Armée de Napoléon.
La mort de Louis XVII a également pu être élucidée. De même, on sait de manière certaine que la célèbre Madame Anderson n’était pas Anastasia, l’une des filles du Tsar Nicolas II.

Les grognards de Napoléon décimés par les poux vecteurs de maladies
C’est à Vilnius, au printemps 2001, qu’un charnier de milliers de squelettes a été découvert. Il s’agissait des restes des grognards de Napoléon, tombés quelques jours après le passage de la Berezina, pendant la retraite de Russie.
Olivier Sutour, professeur d’Anthropologie, à l’Université de Marseille a étudié ces squelettes :
« Il y avait 3 260 squelettes enterrés dans le fossé d’une fortification. En décembre 1812, la température est descendue à – 38 °C. Le passage de Vilnius s’est soldé par la mort de 40 000 soldats.
Sur le terrain, il ne restait que des os, des bouts de tissus et quelques bottes. Pas d’armes, très peu d’argent, et des boucles d’oreilles, classiques chez les grognards.
J’ai surtout rapporté des mâchoires ainsi que des bouts d’uniforme avec de la terre autour. C’était à la demande du Pr Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses.
On espérait en effet y trouver des poux. »

Les experts savaient déjà que les grognards véhiculaient des poux dans leurs vêtements. À l’époque, on ne savait pas que les poux transmettaient des maladies.
Le lien entre cet insecte et le typhus ne sera établi qu’en 1909.
Dans les restes ramenés de Vilnius, les chercheurs ont découvert cinq « squelettes » de poux dont trois ont la trace du germe de la fièvre des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Grâce aux analyses effectuées, sept soldats avaient conservé la trace de la fièvre des tranchées et trois autres avaient le typhus.
Selon les spécialistes, au moins 30 % de ces soldats sont morts d’une maladie transmise par les poux.
Des traces de peste à Montpellier
En 1997, lors des travaux du tramway, un cimetière médiéval a été mis au jour. Des chercheurs ont découvert dans la nécropole Saint-Côme et Saint-Damien, des milliers de squelettes, enterrés entre le Xe et le XVIe siècle.
Des dents prélevées sur certains d’entre eux ont démontré que ces personnes étaient mortes de la peste noire.
Cette terrible épidémie avait débuté à Marseille en 1348. La population de Montpellier avait également été décimée.
Il ne s’agissait ni du typhus, ni de la maladie du charbon, mais bien de la peste noire. En effet, des séquences d’ADN d’Yersinia pestis, l’agent de l’une des formes de la peste, ont été retrouvées par les chercheurs.
Anastasia a-t-elle survécu ?
En 1984, la presse annonçait la mort d’une Américaine, Madame Anderson. Depuis 1920, cette femme avait suscité l’un des grands mystères de l’histoire. Était-elle vraiment la grande duchesse Anastasia, fille du Tsar Nicolas II, seule survivante du massacre d’Iekaterinbourg ?
Selon la version officielle, Nicolas II, sa femme et leurs cinq enfants ont été exécutés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.
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Tsar Nicolas II entouré de sa famille. Anastasia est assise à côté de son père

Les corps ont été ensuite dépecés, arrosés d’acide et d’essence, puis brûlés. Les restes ont été jetés dans un puits de mine inondé.
Cette version a toujours contenu des imprécisions et des récits contradictoires.
Les traces du passage de la tsarine et de ses quatre filles auraient été retrouvées à Perm en août et septembre 1918, selon Kirsta, chef du contre-espionnage blanc.
Le 17 février 1920, une jeune femme prétend être Anastasia Romanov. Elle dit avoir été sauvée du massacre par un soldat.
L’inconnue devient Madame Tchaïkowski puis quitte l’Allemagne en 1929 pour les États-Unis, où elle prend le nom de Madame Anderson.
La polémique sur son identité continue jusqu’à sa mort. Pourtant, dès 1928, un détective retrouve la trace d’une certaine Franziska Schanzkowski, ouvrière polonaise, qui a déjà fait deux séjours en hôpital psychiatrique.
Les deux femmes ont une écriture semblable et toutes deux portent une cicatrice au majeur de la main gauche, détail révélé par la mère de Franziska.
Malgré les faits, Madame Anderson refuse d’admettre l’évidence, tout autant d’ailleurs que ses partisans.
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Anna Anderson en 1955

Un test ADN effectué en 1993 a démontré que cette Madame Anderson ne pouvait en aucun cas être Anastasia. Cette analyse de l’ADN a été effectuée sur les restes exhumés de la famille impériale ainsi que sur quelques cheveux de Madame Anderson.
En 1970, une autre femme est morte en laissant derrière elle un manuscrit à n’ouvrir que 10 ans après.
Dans ce document, publié en 1982, elle affirme être la grande duchesse Maria, sœur d’Anastasia. Cette fois encore, seule une analyse d’ADN pourra révéler la vérité.
Louis XVII est-il mort au Temple ?
Louis XVI est monté sur l’échafaud en 1793. Louis XVII a dix ans en 1795 et il vit incarcéré à la prison du Temple.
C’est un enfant, affaibli et malade, qui meurt 8 mois plus tard de la tuberculose.
Cet enfant a vécu un véritable enfer pendant plus de 6 mois. Il est emmuré, vit dans la pénombre, ne voit jamais personne et ne quitte plus son lit envahi par la vermine.
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Louis XVII au Temple, gravure du XVIIIe siècle (Musée Carnavalet, Paris)

C’est Barras, qui, en 1794, rendra à l’enfant des conditions de détention décentes. Un médecin ne pourra que constater qu’il est trop tard.
L’enfant est atteint de tuberculose et trop faible pour lutter contre la maladie.
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Portrait de Louis XVII, par le peintre David

Dès lors, des rumeurs vont circuler, prétendant qu’il y a eu substitution d’enfant avant la séquestration.
Les médecins de l’époque sont eux-mêmes convaincus que l’enfant mort au Temple n’est pas Louis XVII.
L’affaire du Temple a alimenté régulièrement la chronique depuis. Plusieurs personnes ont prétendu être Louis XVII.
Le plus célèbre des prétendants est Naundorff, un horloger berlinois, qui débarque à Paris en 1833. 
Cet homme, condamné comme faux-monnayeur, est pourtant reconnu par plusieurs anciens serviteurs de la famille royale.
Expulsé de France, il finit sa vie aux Pays-Bas.
Il sera d’ailleurs l’inventeur d’un explosif que l’armée hollandaise utilise jusqu’en 1918 sous le nom de « bombe Bourbon ».
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Naundorff en 1845

En avril 2000, à l’initiative de l’historien Philippe Delorme, deux professeurs de génétique humaine ont confirmé que l’enfant du Temple était bien le jeune Louis XVII.
Le Dauphin est bien mort de la tuberculose à l’âge de 10 ans.
Le cœur de Louis XVII, conservé dans une urne de cristal au Mémorial de France de Saint-Denis, a confirmé le lien familial.
La comparaison entre l’ADN de ce cœur et le code génétique de Marie-Antoinette, établi notamment à partir de cheveux de la reine, a révélé que l’enfant mort au Temple était âgé d’environ 10 ans et était bien son fils.
Quelle était la nationalité de Christophe Colomb ?
Des universitaires de Grenade se sont lancés dans une enquête génétique pour trancher le débat sur la nationalité de Christophe Colomb.
Était-il Génois, Catalan, Portugais ou Français ?
Les restes de son fils Hernando ont été exhumés. Les chercheurs doivent maintenant découvrir les descendants.
À Barcelone, plus de 120 personnes, portant le nom de Colom, ont accepté un prélèvement d’ADN. Dans les Pyrénées Orientales, 18 Colomb ou Coulom ont fait de même.
La réponse est attendue avant le 20 mai, date du 500e anniversaire de la mort du navigateur.

Sources principales
Pour les articles sur les grognards de Napoléon, de la peste à Montpellier et de Christophe Colomb : Midi Livre du samedi 18 février 2006
Pour les articles sur Anastasia et Louis XVII : La Mémoire de l’Humanité Editions Larousse
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:31

La bombe d’Hiroshima a-t-elle hâté la fin de la guerre ?

La décision du président Truman de lancer la bombe atomique sur Hiroshima est un des choix les plus controversés de l’Histoire.
Le largage de cette bombe qui a fait tant de victimes civiles a-t-elle vraiment permis un dénouement plus rapide de la fin de la Seconde Guerre mondiale ? 60 ans après cette tragédie, la question se pose toujours. 

La mort s’abat sur Hiroshima
Au matin du 6 août 1945, Hiroshima est une ville en pleine expansion, la septième ville du Japon, avec une population de 250 000 habitants.
Ce même matin, décolle de l’atoll de Tinian, un B-29 baptisé Enola Gay, du nom de la mère du pilote.
La forteresse volante transporte la première bombe à uranium, surnommée Little Boy, qui pèse plus de 4 tonnes.
Cette bombe va libérer l’équivalent d’environ 20 000 tonnes de TNT.
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Une partie de l'équipage du B-29 Enola Gay pose devant l'appareil. © U.S Air Force. American Heritage

La cible est le pont d’Aioi. Hiroshima, contrairement à Tokyo ou Osaka, avait été très épargnée par les raids aériens américains.
Deux jours plus tôt, des flots de prospectus avaient été déversés sur la ville sur lesquels on pouvait lire : »Votre ville sera rasée à moins que votre gouvernement ne capitule. »
A 8 h 16 exactement, l’avion largue la bombe qui explose à 530 m au-dessus du sol et à seulement 275 m de son objectif.
Un éclair de lumière aveuglant provoqué par une boule de feu de 55 m de diamètre traverse l’espace.
Les immeubles s’effondrent immédiatement et un énorme champignon s’élève dans le ciel.
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Hiroshima après le largage de la bombe . © Bettmann Archive, New York

Trois jours plus tard, la ville de Nagasaki est également dévastée par une bombe atomique.
Le gouvernement japonais se décide alors à capituler le 14 août 1945.
Peuplée de 400 000 habitants au moment de la Seconde Guerre mondiale, la ville d'Hiroshima fut rasée à 90 % par la première bombe atomique (bombe A), le 6 août 1945, à 8 h 15. 12 km² de la ville furent détruits et l’on dénombra 130 000 victimes, dont 80 000 tués (2 500 victimes étaient des militaires).
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Photo d'Hiroshima prise 2 heures après le largage de la bombe atomique. © Culver Pictures

Nagasaki fut largement détruite par la seconde bombe atomique lancée sur le Japon (le 9 août 1945) et qui fit 70 000 victimes dont 600 victimes militaires (décédées en 1945).
Le discours d’Harry Truman
Le 6 août 1945, le monde apprend par le président Truman, qui a succédé en avril à Roosevelt, que le premier bombardement atomique vient d'avoir lieu. Alors que l'Allemagne avait déposé les armes le 8 mai 1945, le Japon continuait la guerre, prouvant, notamment avec les attaques-suicides des Kamikazes, qu'il était prêt à continuer la guerre jusqu'au bout; c'est pourquoi Truman s'est résolu à utiliser l'arme atomique, dont on savait qu'elle produirait des effets inconnus jusqu'alors.
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Le président Truman (Library of Congress)

En revanche, contrairement à ce que dit Truman, ce ne sont pas des objectifs militaires qui ont été atteints : la ville a été détruite à 90 %, les conséquences de la radioactivité (malformations congénitales, cancers) seront ressenties pendant des décennies.
« The world will note that the first atomic bomb was dropped on Hiroshima, a military base. We won the race of discovery against the Germans. We have used it in order to shorten the agony of war, in order to save the lives of thousands and thousands of young Americans. We shall continue to use it until we completely destroy Japan’s power to make war. »
Traduction :
« Le monde se souviendra que la première bombe atomique a été lancée sur Hiroshima, une base militaire. Pour cette découverte, nous avons gagné la course contre les Allemands. Nous l'avons utilisée pour abréger les atrocités de la guerre, et pour sauver les vies de milliers et de milliers de jeunes Américains. Nous continuerons à l'utiliser jusqu'à ce que nous ayons complètement détruit le potentiel militaire du Japon. »
Dès le 10, le gouvernement japonais fait savoir qu’il accepte les termes de l’ultimatum du 26 juillet, et, le 14, capitule sans condition. Le 16, le mikado donne à toutes ses forces l’ordre de cesser le combat. Dix jours plus tard, les Américains débarquent au Japon, et, le 2 septembre, l’acte solennel de capitulation est signé en rade de Tokyo, devant le général MacArthur, sur le cuirassé américain Missouri (le général Leclerc y représente la France).
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Signature de la capitulation japonaise à bord du croiseur américain Missouri © Library of Congress. American Heritage

La bombe d’Hiroshima était-elle nécessaire ?
Le lancement de la bombe est la décision du président Harry Truman. Après avoir pris connaissance d’un communiqué officiel dans lequel le Japon ignore les menaces et définit ses objectifs de guerre, le président déclare : »S’ils n’acceptent pas maintenant nos conditions, ils doivent s’attendre à un déluge aérien destructeur comme on n’en a encore jamais vu sur terre. »
Après la guerre, Truman sera sévèrement jugé mais il ne regrettera jamais sa décision.
Il faut souligner que les effets dévastateurs de cette bombe avaient été largement sous-estimés par les scientifiques.
Les chefs militaires et les chercheurs qui ont travaillé à la fabrication de la bombe ne pensaient pas que celle-ci pouvait provoquer un tel désastre.
Et, quand les Japonais ont communiqué le bilan des victimes des radiations, les Américains ont cru qu’ils mentaient.
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Hiroshima a été détruit à 90% . © Hulton Getty

Aux yeux de certains spécialistes, la bombe atomique était nécessaire. Sans elle, l’Amérique aurait dû envahir le Japon, ce qui aurait provoqué plus d’un million de morts du côté américain et dix fois plus chez les Japonais.
A la lumière de ces estimations atroces, les chiffres des victimes d’Hiroshima et Nagasaki paraissent plus « acceptables ».
Les partisans du bombardement soulignent aussi l’obstination du Japon qui se refuse à toute abdication.
La découverte de documents secrets datés du 6 juin 1945 confirme cette obstination. Le gouvernement japonais y déclare qu’il est décidé à « poursuivre la guerre jusqu’au bout ». Le Japon avait également prévu de lâcher des milliers d’avions pilotés par des kamikazes et de mettre sur pied une milice de 30 millions de civils.
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Vue aérienne d'Hiroshima quelques minutes après l'explosion . © Bettmann Archive, New York

Rappelons que les kamikazes (vent providentiel, de kami, dieu, et kaze, vent) étaient des pilotes japonais volontaires pour écraser sur son objectif un avion chargé d’explosifs ; cet avion lui-même est appelé avion-suicide.
Salués comme des héros, les kamikazes effectueront jusqu’au jour de la capitulation japonaise plus de 2 200 assauts, endommageant près de 300 navires américains.
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En 1946, une commission gouvernementale américaine est chargée d’enquêter sur les effets des campagnes de bombardement dans l’Atlantique et le Pacifique.
Elle juge par conjecture que le Japon s’apprêtait à capituler lorsque les bombes ont été lâchées.
« L’opinion des experts est que le Japon se serait rendu dans tous les cas avant le 31 décembre 1945, et même probablement avant le 1er novembre, même si les bombes atomiques n’avaient pas été employées. »
On a su plus tard que, le 20 juin 1945, l’empereur Hirohito, après avoir débattu avec son conseil de guerre, avait décidé de se rendre. Mais, on sait également que son pouvoir était assez limité.
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Hirohito, empereur du Japon de 1926 à 1989. © Kahu Kurita

Les chefs militaires auraient-ils vraiment suivi son opinion ? Nul ne le sait. Et Harry Truman, au moment de sa décision, ne disposait pas de documents ou d’une quelconque preuve que le Japon souhaitait abdiquer.
Il est donc important de ne pas juger un homme trop hâtivement surtout quand on connaît les pertes infligées dans le Pacifique aux forces américaines. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont eu à déplorer 300 000 morts, tous militaires ; le Japon, 3 millions (dont 600 000 civils, y compris les 150 000 morts d’Hiroshima et de Nagasaki).
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:31

Prisonniers américains au Viêt Nam ?

La guerre du Viêt Nam restera pour longtemps un démon difficile à exorciser pour les États-Unis. 17 ans après la fin de cette « sale guerre », en 1975, le Pentagone estime à 2 273 le nombre de soldats dont la trace n’a pas été retrouvée.
Sur ce nombre, 1 101 sont considérés comme morts au combat et 1 172 sont catalogués comme Missing in Action (MIA).
Ces soldats, disparus au combat, sans que leur mort puisse être prouvée de manière certaine vont créer un doute atroce.
Des prisonniers sont-ils restés au Viêt Nam ? La polémique va atteindre son point culminant en 1990 et 1991 alors qu’une photo venant d’Asie, datée du 25 avril 1990, montre trois hommes d’une soixantaine d’années.
Des familles les reconnaissent alors comme d’anciens MIA.

Le doute sur les MIA
119 cas de MIA ont été présentés aux autorités vietnamiennes en 1987. Dans les années qui suivent, le Viêt Nam a essayé avec plus ou moins de bonne volonté de régler cette question. Ce doute du peuple américain était en effet l’un des obstacles au rapprochement entre les deux pays.
Certains officiels Américains pensent que, au pire, une dizaine d’Américains ont pu rester prisonniers au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge après 1975. Ils pensent également que ces hommes sont morts dans les geôles.
Un seul soldat est réapparu après 1979, mais il a été convaincu d’intelligence avec l’ennemi.
Par contre, l’opinion américaine a une tout autre opinion sur ce problème. Un sondage Time/CNN de 1991 fait ressortir que 60 % des personnes interrogées pensent que de nombreux soldats américains sont toujours captifs.
La photo de 1990 a permis d’avancer trois noms : les trois hommes identifiés seraient le colonel J.L Robertson, le major A.L. Lundy Jr et le lieutenant J.Stevens. Ces hommes ont disparu entre 1966 et 1970.

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Photo de 1990 des 3 soldats, disparus

Au cours de l’été 1991, une autre photographie prétendument récente d’un MIA, le capitaine Donald G. Carr, fait les gros titres de la presse américaine.
Cette nouvelle photo oblige le ministère de la Défense à aider l’organisme de recherche privé (Operation Rescue) qui l’a publiée.
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J.Robertson a disparu à 36 ans. Il apparaîtrait à gauche sur la photo de 1990

Mais, le colonel Jack Bailey, responsable d’Operation Rescue, se montre incapable de fournir des preuves supplémentaires, ni même de produire le moindre informateur.
Un témoignage
Un membre des Special Forces, troupes spéciales entraînées par la CIA, a fait le récit suivant, au retour de quinze années passées dans les prisons du Viêt Nam du Nord :
« Pendant que j’étais prisonnier à Hanoi, j’ai entendu parler d’un certain nombre de prisonniers de guerre américain. J’ai entendu leurs voix et j’ai entendu les cadres dire qu’il s’agissait de pilotes abattus qu’on était en train de rééduquer. Ils étaient gardés à part. »

Transféré, en 1978, de Hanoi à Thanh Hoa, le témoin affirme y avoir vu une trentaine de POW enfermés dans trois camps différents.
Il les décrit ainsi :
« Les POW que j’ai vus étaient maigres et couverts de gale. Ils marchaient difficilement, mais, on les forçait à ramasser du bois dans la forêt. Ils tombaient souvent. Parfois, leurs gardes les battaient. »

Un marché rentable
Tout s’achète et tout se vend, y compris la souffrance humaine. L’industrie du MIA comme l’appelle le Times lui-même est une affaire très lucrative aux États-Unis.
Elle est alimentée par la production périodique de photos de blancs ou de noirs censés être prisonniers de tribus de la jungle ou de camps secrets vietnamiens.
Jusqu’à maintenant, personne n’a pu prouver que ces hommes étaient vraiment des MIA. Par contre, la plupart des clichés se sont finalement révélés être des photographies d’indigènes aux airs vaguement européens.
D’autres sont des portraits retouchés de conseillers soviétiques tirés de vieux magazines ou des montages opérés à partir des prospectus distribués en Asie du Sud-Est par les familles des disparus.
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Campagne publicitaire en 1970 financée par l'industriel H.R Perot

Le peu d’empressement du gouvernement américain à entreprendre des recherches sérieuses a permis à des organisations privées de se créer. Ces organisations sont financées par les dons des familles notamment.
Malheureusement, leur comptabilité n’est pas très claire. 14 d’entre elles ont été accusées en 1989 de fournir des informations fausses ou déformées afin de pousser les familles à leur fournir de l’argent.
En 1993, le Congrès américain, sous la pression de ces rumeurs, a demandé que des enquêtes soient entreprises. Leur conclusion a été qu'aucune preuve ne venait étayer la présence de soldats Américains gardés en captivité.
Une énigme non résolue
Entre le témoignage d’un homme qui n’avait aucune raison de mentir et des pratiques mercantiles douteuses, il est très difficile de se faire une opinion sur ce problème.
Que des soldats américains aient été fait prisonniers au Viêt Nam, c’est certain. Mais, sur les 1 172 hommes qui ont disparu, combien sont restés captifs ?
Les rapports entre le Viêt Nam et les États-Unis sont restés très tendus jusqu’en juillet 1995, année de la normalisation des rapports entre les deux pays.
En août de la même année, l’ambassade des États-Unis a été inaugurée à Hanoi.
Le gouvernement américain n’a jamais fait preuve d’une véritable volonté pour crever cet abcès. Alors que les relations diplomatiques ont enfin été rétablies, aucun des deux pays n’a le moindre intérêt à revenir sur ce douloureux dossier.
Nous ne saurons probablement jamais combien d’hommes ont fini leur vie dans les geôles vietnamiennes en espérant un secours qui n’est jamais venu.

Références principales

Les plus célèbres mystères de l’histoire, sélection du Reader’s Digest 2004
Guerre du Viet Nam. Encyclopédie Larousse 2005
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. 13.01.1993 (rapport officiel sur l'enquête menée par le Congrès.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Penthouse Magazine 1994 (en anglais)
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:32

Crimes non résolus


Napoléon est-il mort empoisonné ?

En 1821, Napoléon 1", ex-empereur des Français, meurt à Sainte-Hélène, officiellement des suites d'un ulcère à l'estomac. 140 ans plus tard, un dentiste suédois, le docteur Forshufvud, publie un livre Napoléon a-t-il été empoisonné ? Ouvrage qui passe d'abord inaperçu.
Mais, quand le département de médecine légale de Glasgow examine cinq échantillons de cheveux de l'Empereur, tous comportent des quantités non négligeables d'arsenic. La légende napoléonienne a commencé à se répandre dans la France monarchique de la première moitié du XIXe siècle, notamment à l'occasion du triomphal retour des cendres de l'Empereur, aux Invalides, en 1840. Le « mystère » Napoléon » ne s'est jamais vraiment dissipé.
De quoi Napoléon est-il mort ? D’un empoisonnement à l’arsenic, pour certains ; d’un cancer à l’estomac pour d’autres.
La dernière étude effectuée renforce la version officielle.

La fin de Napoléon
Après sa défaite de 1814 face à l'Europe coalisée, Napoléon est exilé à l'île d'Elbe, proche des côtes toscanes. II s'en échappe le 1er mars 1815. Profitant des maladresses des royalistes, nouveaux maîtres de la France, et des dissensions entre les vainqueurs, il reprend le pouvoir à Paris. Mais il est usé, il ne croit plus en son étoile, ses meilleurs généraux sont morts.
Anglais et Prussiens le battent une dernière fois à Waterloo, le 18 juin 1815. À Paris, on le force à abdiquer, et une nouvelle paix ramène la France à ses frontières de 1792.
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Le sacre de Napoléon Ier par Pie VII et le couronnement de l'impératrice Joséphine, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. Peinture à l'huile de Louis David . (Musée du Louvre, Paris.)

L'Empereur déchu se rend aux Anglais, espérant en leur magnanimité. Ils l'exilent dans une île perdue de l'océan Atlantique, proche du tropique du Capricorne, à 1 900 kilomètres de l'Afrique et 2 900 du Brésil : Sainte-Hélène, bloc volcanique de 16 kilomètres sur 11, où il ne doit pas sortir d'un périmètre plus restreint encore. Trois mille officiers et hommes de troupe l'y surveillent. 
Il lui reste alors 6 ans à vivre.
II y arrive le 15 octobre 1815 et y meurt le 5 mai 1821.
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Lieu de détention de l'Empereur. By Isaac Newton . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

L’île qui lui sert de prison est insalubre, la chaleur y est lourde, la pluie et les brouillards fréquents. Le geôlier, sir Hudson Lowe (1769-1844), est un médiocre hanté par la fuite possible de Napoléon. Pour l’empêcher, il prend les mesures les plus tatillonnes et les plus vexatoires. Napoléon est coupé de tous les êtres qui lui sont chers : Marie-Louise, qu’il attendra en vain, son fils prisonnier de l’Autriche, sa mère Letizia. Sa vie se déroule au milieu des disputes qui opposent Mme de Montholon et Mme Bertrand, femmes des généraux qui l’ont suivi à Sainte-Hélène.
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Napoléon au Musée de Londres. . By Mharrsch . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Emmanuel de Las Cases (1766-1842), chambellan, à qui il dicte ses Mémoires, doit le quitter en 1816.
Mais, l’empereur déchu devient le héros de la France et de l’Europe révolutionnaires, le martyr de la Sainte-Alliance des rois qui opprime les peuples. 
Assez paradoxalement, lui qui avait toujours combattu le libéralisme en devient l’emblème.
Les arguments sur l’empoisonnement de Napoléon
Voici un extrait du rapport d’autopsie de l’Empereur effectuée par François Antommarchi.
9°)...j'ai observé que l'adhérence de la face concave du lobe gauche du foie formait un trou du diamètre d'environ trois lignes (soit 6 millimètres 3/4) dans la face antérieure de l’estomac, près de son extrémité droite.
10°) Ayant ouvert l'estomac derrière sa grande courbure, j'ai observé qu'il était rempli en partie d'une substance liquide noirâtre, d'une odeur piquante et désagréable.
11°) Ayant ôté le dit liquide, j'ai observé un ulcère cancéreux fort étendu qui occupait spécialement la partie supérieure de la face interne de l'estomac et s'étendait de l'orifice du cardia jusqu'à environ un pouce du pylorum.
12°) Sur le bord de cet ulcère vers le pylorum, j'ai reconnu le trou ci-dessus produit par la corrosion ulcéreuse des parois de l'estomac.
13°) Les parois ulcéreuses de l'estomac étaient considérablement gonflées et endurcies...»
Comme on peut le constater, ce rapport parle d'une large ulcération de l'estomac ayant dégénéré en un cancer.
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Tombe de Napoléon. By Webmink . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Forshufvud, en 1961, oublie l'ulcère, qui n'est pas la cause directe du décès, et se concentre sur le cancer pour l'écarter promptement. Une tumeur maligne aurait fait maigrir considérablement sa victime, or la couche de graisse, sur le ventre du cadavre de Napoléon, avait encore près de cinq centimètres.
En revanche, il arrive que les victimes d'une intoxication arsenicale lente prennent du poids ; à faible dose, le poison a longtemps été utilisé comme stimulant. De plus, un médecin anglais souligne la quasi-absence de poils sur le corps de l'Empereur, ce qui peut être aussi un symptôme d'un empoisonnement à l'arsenic; tout comme le bon état de conservation du corps en 1840, lorsqu'il est exhumé pour être ramené en France.
Mais, il est vrai que ses entrailles avaient été retirées, donc qu'il avait subi un début d'embaumement.
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Trône impérial à Fontainebleau. By Greg . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Fort de ces indices, le dentiste suédois attribue à l'arsenic tous les problèmes de santé de Napoléon : d’une crise étrange, proche de l'épilepsie, en 1805, en passant par ses douleurs d’estomac jusqu’à son eczéma à l'île d'Elbe et ses difficultés urinaires à Waterloo.
Certes, à chaque fois, le détail des troubles peut faire penser à un empoisonnement, mais bien d'autres explications médicales sont possibles
Soulignons que Forshufvud n’est pas le premier à défendre la théorie de l’empoisonnement. Avant lui, René Maury, s’est également basé sur certains rapports médicaux pour affirmer que cette mort n’est pas naturelle.
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Buste de Napoléon. By Crashworks . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Forshufvud, de plus, revient aux conclusions de l'autopsie, qui signalent que l'estomac de Napoléon était plein d'une sorte de marc de café. II conclut à une hémorragie mortelle, liée à la corrosion de toute la paroi stomacale, caractéristique de tous les empoisonnements au mercure.
Il suppose donc qu'après des années d'intoxication à l'arsenic l'assassin est passé à un autre poison. Il s'agirait très précisément du cyanure de mercure, produit en effet redoutable, formé dans l'estomac même du malade par la rencontre entre un médicament, le calomel, prescrit à fortes doses dans l'espoir de lui dégager les intestins, et une boisson effectivement consommée par l'Empereur, un sirop d'orgeat à base d'amandes amères. Faute d'orgeat et d'amandes amères, du simple sel de cuisine aurait pu produire la même réaction.
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Napoléon. By James . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Reste à trouver un coupable, et un mobile. Les Anglais n'avaient guère accès à leur prisonnier, peu de ses compagnons sont restés avec lui du début à la fin. Le grand maréchal Bertrand est unanimement mis hors de cause.
Reste le général Montholon, qui aurait suivi Napoléon pour fuir ses créanciers, pour servir aussi d'agent à la monarchie française restaurée, laquelle ne pouvait se sentir tranquille tant que Napoléon vivait, et pour se faire coucher sur un intéressant testament.
On peut ajouter que d'autres, d'ailleurs sans la moindre preuve, ont glosé sur les relations entre Napoléon et l'épouse du général. Ce vaudeville a pu dégénérer en drame.
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Napoléon passant le col du Grand Saint Bernard, Musée baroque, Vienne. By Dalbera . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

L'ennui, c'est que Montholon n'a jamais abjuré son bonapartisme. Suivant le neveu, après l'oncle, dans leurs heures les plus noires, il a même été, plus tard, compagnon de captivité du futur Napoléon III. De plus, il n'a pas approché l'Empereur avant 1815 et ne peut donc être le mystérieux empoisonneur qui sévissait alors depuis dix ans.
Pourquoi tant d’arsenic ?
Il y a plusieurs explications possibles pour expliquer les traces d’arsenic dans les cheveux.
Alain Decaux a proposé une solution, en tous points satisfaisante. On a vu que l'arsenic, à petites doses, était prescrit comme stimulant. Les nécessités de sa vie ont pu contraindre Napoléon à en user, à en abuser, quitte à en subir parfois les effets secondaires C'est cet arsenic que les savants anglais ont mis en évidence... C'est simple, trop peut-être, mais plus convaincant que des hypothèses exigeant de nombreux poisons, et de nombreux empoisonneurs.
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Statue de Napoléon à Ajaccio, Corse. By Feuillu . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

On peut également envisager que l’arsenic a pu venir des aliments ou de l'eau minérale qui en contiennent naturellement.
De plus, en 2008, des échantillons de cheveux de l'Empereur ont été analysés. Ces échantillons contenaient une très forte concentration d'arsenic, environ 100 fois plus importante que la normale. Selon les chercheurs qui ont mené cette étude, un empoisonnement volontaire est à exclure. Avant que des règlementations soient mises en oeuvre, les gens étaient exposés à une contamination par l'arsenic tout au long de leur vie (colles, teintures ...). L'ulcère gastrique a été confirmé.
La dernière étude sur le « mystère » Napoléon
Une équipe de médecins, de pathologisteset de gastro-entérologues de plusieurs pays ont étudié tous les rapports d’autopsie ainsi que les témoignages de ceux qui étaient présents durant les dernières semaines de la vie de l’Empereur.
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Passage de la Berezina par l'armée française, fin novembre 1812, pendant la campagne de Russie. Gravure de Johann Adam Klein d'après Franz von Habermann. (Institut de France, bibliothèque Thiers, Paris.)

Ils ont ensuite utilisé une base de données de pathologies connues. Ainsi, ils ont identifié la maladie dont souffrait Napoléon.
Pour eux, il n’y a aucun doute. L’Empereur est mort d’une importante hémorragie gastrique qui est la conséquence directe d’un cancer de l’estomac.
Ce cancer, non soigné, s’est développé à la suite d’un ulcère qui lui-même était le fruit d’une gastrite chronique.
Il n’y a donc aucun mystère autour de la mort de Napoléon, pas plus de main criminelle que de complot.

Références
Les grandes énigmes, éditions Larousse.1994
Les plus célèbres mystères de l'histoire, Sélection du Reader's Digest.
Mort de Napoléon. Science & Vie N°1074
Napoléon. Encyclopédie Larousse 2005
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:32

Robert Kennedy

Quatre ans et demi après l’assassinat de John Kennedy, l’histoire répète sa tragédie avec le meurtre de son frère, Robert Kennedy.
Ce 5 juin 1968, ce n’est pas seulement le candidat démocrate à la Présidence des États-Unis qui est frappé mortellement par les balles de Sirhan Bechara Sirhan, son meurtrier présumé. Robert Kennedy, comme son frère, représentait un symbole : celui de l’Amérique éprise de justice et de liberté.
Officiellement, l’instruction contre le meurtrier présumé est close. Cependant, près de 40 ans après les faits, de nombreux doutes subsistent quant à la culpabilité de Sirhan et les mobiles réels de l’assassinat de Robert Kennedy.*

Qui était Robert Kennedy ?
Surnommé Bob, Robert Kennedy est né le 20 novembre 1925 à Boston. A 17 ans, il s'enrôle dans l'US Navy.
Après quelques années dans l’armée, il intégrera les universités de Bates College et de Harvard.

Il épaulera toujours son frère, John Kennedy. Ce dernier, une fois élu président, le nomme d’ailleurs Attorney General, l’équivalent de notre ministre de la Justice.
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Robert Kennedy et John Kennedy. (DP)

Robert Kennedy se révèle un farouche combattant contre la corruption et la grande criminalité. Il mène une lutte féroce contre la pègre, notamment contre Jimmy Hoffa, Sam Giancana ou Santos Trafficante.
Très proche de son frère, il le conseille pendant la crise des missiles de Cuba et l’encourage à se positionner en faveur des droits civiques en 1963.
Après l’assassinat de son frère, il démissionne de son poste.
Il entame alors un nouveau combat mais cette fois-ci contre la pauvreté. Très charismatique, ses discours touchent le cœur des américains.
Il n’hésite pas non plus à parcourir le monde et notamment le tiers-monde. La pauvreté devient son cheval de bataille.

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John Kennedy, J.Edgar Hover et Robert Kennedy. (DP)

C’est en 1964 qu’il se lance à nouveau dans la politique et obtient le poste de sénateur de l'État de New York.
En 1968, il se présente comme candidat démocrate à l’élection présidentielle. Mais, alors qu’il vient de remporter les élections primaires de Californie, il est assassiné le soir même de cette première victoire.
L’assassinat de Robert Kennedy
Le 18 mai 1968, 18 jours avant que Robert Francis Kennedy ne soit assassiné dans l'office de l'Ambassador Hotel, à Los Angeles, le jeune immigré palestinien Sirhan B. Sirhan écrit dans son journal intime: « Ma détermination à éliminer RFK devient de plus en plus une obsession inébranlable. » 
Sirhan, d'abord ardent supporter de Robert Kennedy, s'est senti trahi par les déclarations du candidat en faveur de la livraison d'avions militaires à Israël. Ce jour-là, toute la page du journal de Sirhan est une longue litanie de formules autour du même thème: « RFK doit mourir... RFK doit être tué. »

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Photographie d'identité judiciaire de Sirhan B.Sirhan publiée par la police de Los Angeles. (DP)

Lorsque Robert Kennedy est mortellement touché, le 5 juin, il vient de célébrer avec des supporters sa victoire aux primaires du Parti démocrate en Californie.
Des témoins ont aperçu Sirhan près de lui, tirant un coup de feu. D'après les indices recueillis, l'affaire semble parfaitement simple, même à ceux qui ont eu des doutes sur l'hypothèse officielle d'un tueur isolé dans l'assassinat de John Kennedy, En outre, lors de son procès, Sirhan avouera son crime bien qu'il affirme aussi avoir bu ce soir-là et ne plus se souvenir de rien.
Cet assassinat semble donc n’être que l’acte d’un fanatique un peu déséquilibré. Pourtant, 30 après l’affaire va rebondir.
Dans ses dernières déclarations, en 1997, Sirhan a en effet clamé pour la première fois son innocence. 
De plus, des personnalités comme l'historiographe du président Kennedy, Arthur M. Schlesinger Jr, ou l'écrivain Norman Mailer ont signé une pétition demandant qu'un grand jury de Los Angeles révise le procès.

Enfin, des témoins présents dans l'office de l'hôtel ce soir-là pensent avoir vu d'autres tireurs. La publication, en 1987, des conclusions du FBI et de la police de Los Angeles va dans le même sens.
Ces dépositions ont conduit plusieurs enquêteurs indépendants à réexaminer d'un peu plus près les événements. Il y a, par exemple, la question du nombre de balles tirées: le revolver de calibre 22 de Sirhan n'en contenait que huit; or certains enquêteurs soulignent que des photos prises sur le lieu du crime montrent que plus de huit balles ont été tirées; certaines se sont logées dans l'encadrement d'une porte ou dans le plafond. (Plusieurs pièces à conviction photographiques et l'encadrement de cette porte ont curieusement été détruits plus tard par la police de Los Angeles.)
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Un serveur soutient R.Kennedy mortellement touché. © Bill Eppridge Life Magazine

Ensuite, il a été établi par le rapport d'autopsie du coroner Thomas Noguchi que la balle qui a tué Robert Kennedy a été tirée à moins de 8 cm de sa nuque, alors que la plupart des témoins soutiennent que Sirhan se trouvait à une distance comprise entre 30 cm et 2 mètres.
Sirhan a-t-il agi seul ?
Les sceptiques ne contestent pas que Sirhan ait tiré un coup de revolver ce soir-là, mais ils se demandent si c'est bien sa balle qui a tué Kennedy ou s'il y avait d'autres tireurs.
Certains suggèrent même que le jeune homme a pu être attiré dans un piège, voire même hypnotisé.
Cette thèse est défendue et argumentée dans un documentaire radio intitulé les Bandes magnétiques de l'affaire Robert Kennedy, dont l'auteur est Bill Klaber. Dans son émission de 1993, celui-ci met au jour de légères contradictions dans l'instruction et insinue que la police de Los Angeles s'est montrée négligente en ne suivant pas d'autres pistes.

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Robert Kennedy.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il révèle aussi les relations épisodiques du jeune homme avec le thérapeute californien William Joseph Bryan Jr, un spécialiste de l'hypnose qui aurait pu être en rapport avec la CIA.
Après le meurtre de Kennedy, Bryan a en effet dit à des amis qu'il avait hypnotisé Sirhan dans son cabinet. Cette déclaration avait suscité un flot de spéculations. De fait, lors de son procès, l'assassin présumé avait déclaré sous serment que la dernière chose dont il se souvenait, c'était d'avoir été assis dans un bar près d'une femme séduisante qui lui parlait de café et de sucre, et d'avoir vu une cafetière brillante mais il ne se rappelait plus rien jusqu'au moment où les coups de feu avaient été tirés, ce qui confirmerait l'idée qu'il n'était alors pas dans son état normal.
La thèse du complot
Cette thèse, du complot qui fait intervenir plusieurs personnes autour d'un Sirhan sous hypnose s'appuie sur le témoignage suivant :
Un policier, arrivé sur les lieux après le crime, a déclaré qu'un couple lui avait dit avoir vu un homme et une femme vêtue d'une robe à pois sortir de l'hôtel en s'écriant « Nous l'avons tué! Nous l'avons tué! »
Un avis de recherche avait alors été lancé pour retrouver le couple, mais il avait été abandonné lorsque Sirhan avait été désigné comme suspect. Or, selon certains, la femme en robe à pois était celle qui avait parlé de café au jeune homme. Ce témoignage renforcerait donc la théorie d'un complot utilisant Sirhan sous hypnose ou non d’ailleurs.
Nombreux sont ceux qui ne veulent pas aller jusqu'à suggérer que Sirhan a été hypnotisé mais qui restent embarrassés par les conclusions de l'autopsie.
L’autopsie est formelle : la balle a été tirée de très près et par-derrière.
Il est également prouvé que plus de huit balles ont été retrouvées sur les lieux du crime.
On peut également se poser des questions sur la manière dont la police de Los Angeles a mené l'enquête.
Ainsi, Jamie Scott Enyart, un photographe qui dit s'être trouvé dans l'office cette nuit-là et avoir pris un cliché de Kennedy en train de s'effondrer, a reçu une indemnisation de 450 600 dollars en 1996 parce que la police avait perdu les négatifs qu'elle lui avait confisqués.

Il n'existe donc pas de photos connues prises au moment du tir, et la police de Los Angeles a reconnu en avoir détruit au motif qu'il s'agissait de « doubles ». Certains en ont déduit que des clichés décisifs avaient été éliminés pour verrouiller l'accusation contre Sirhan.
Pourquoi avoir tué Robert Kennedy ?
A supposer qu'il y ait eu d'autres tireurs, quel pouvait être leur mobile ? Plusieurs historiens ont fait remarquer que Robert Kennedy, malgré son caractère chaleureux, son intelligence, sa préoccupation sincère à l'égard des victimes des injustices sociales, avait aussi de solides ennemis en raison de ses positions fermes contre le crime organisé.
Il menait également campagne contre l'engagement des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam.
Il ne s'était donc pas fait que des amis dans les milieux militaro-industriels et des services secrets.

Le meurtre de Robert Kennedy est-il lié à celui de son frère, John Kennedy ? Il n’y a aucun doute que la Mafia soit mêlée au meurtre de John Kennedy, directement ou indirectement. Le fait que Robert Kennedy n’est pas eu le temps de pouvoir lutter contre cette même Mafia n’est certainement pas un hasard.
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Tombe de Robert Kennedy. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

De même, dans les deux affaires il existe un lien avec les intérêts de la CIA. Même si aucun rapprochement direct ne peut être effectué entre ses deux meurtres, les mobiles semblent très proches : lutte contre la criminalité et lutte contre les agissements de la CIA à l’étranger.
On ne peut également s’empêcher de faire un rapprochement sur la méthode employée : un tireur isolé tout désigné comme meurtrier qui s’avère suffisamment fragile pour avoir été manipulé.
Nixon remporta l'élection présidentielle de 1968 et l'engagement américain au Viêt Nam se poursuivit.
L’idéalisme américain incarné par Robert Kennedy est mort avec lui. Il venait juste de promettre à ses supporters la promesse d’une ère nouvelle pour toute l’Amérique.
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:33

Crimes inexpliqués

Malgré l'expérience, l'équipement perfectionné et le réseau de communications dont dispose la police, il y a encore des crimes dont les circonstances invraisemblables défient toute solution logique. Hercule Poirot lui-même aurait eu des difficultés à éclaircir des affaires telles que celles qui suivent.



Un suicide impossible ?

En 1872, le capitaine George Colvocoresses fut trouvé mort dans une rue très fréquentée de Bridgeport (Connecticut), un pistolet et une sacoche auprès de lui.

Les policiers crurent d'abord à un meurtre. Mais, en examinant le corps, ils virent qu'aucune balle n'avait traversé la jaquette ni le gilet du capitaine, et que le trou, brûlé par la poudre, de la chemise indiquait qu'on avait dû insérer l'arme sous le gilet avant de tirer. Policiers et journalistes n'arrivaient pas à expliquer pourquoi un meurtrier aurait pris cette peine.

On supposa alors que le capitaine avait lui-même attenté à ses jours, d'autant qu'il avait souscrit, peu de mois auparavant, une assurance-vie de 193 000 dollars. Mais, quand son testament ne révéla que des legs de quelques milliers de dollars, cette hypothèse fut mise en doute. 

D'ailleurs, selon le New York Times, Colvocoresses était un homme d'une haute moralité, au passé sans tache, et il était extrêmement improbable qu'il se fût suicidé.

En outre, la thèse du suicide butait contre d'autres difficultés. Pourquoi le capitaine aurait-il glissé le pistolet sous son gilet avant de presser la détente ? Sans doute pas pour éviter de trouer ses habits ! 

Mais, même s'il voulait environner sa mort de mystère, comment pouvait-il être sûr, s'étant tiré une balle dans le coeur, d'avoir le temps de retirer la main de son gilet avant de mourir ? 

Et, s'il n'en avait pas la certitude et désirait cependant déguiser son suicide en meurtre, pourquoi choisir cette méthode ? Enfin, si tel était bien son but, pourquoi choisir de se donner la mort en début de soirée, au moment où la rue était le plus animée ? 

(The New York Times, 1er juillet 1872)

Une drôle de balle

En juillet 1891, Carl Gros fut tué d'une balle, près de Maspeth (Long Island). La balle était entrée dans le corps sans laisser de trou dans les vêtements. 

(Ch. Fort, le Livre des damnés.)

Cause de la mort indéterminée

En Angleterre, le 16 mars 1901, le Cambridge Daily News annonça la mort de Lavinia Farrar, une femme de soixante-douze ans, d'une situation aisée. 
On l'avait trouvée gisant dans sa cuisine, tout habillée, le nez cassé et la face contusionnée. 

Près d'elle, un couteau ensanglanté et quelques gouttes de sang. Elle avait reçu un coup de poignard dans le coeur.
Le médecin légiste ne put statuer sur la cause du décès. La défunte avait été effectivement poignardée, mais sans que ses vêtements fussent transpercés par la lame ni souillés de sang, à part la chemise qui était légèrement tachée. 

Comme la mort avait dû être presque instantanée, elle n'avait pu se poignarder elle-même, puis s'habiller avant de mourir. De plus, le sang se trouvant sur le couteau et sur le sol ne semblait pas être le sien, car la blessure n'avait « presque pas saigné ». 

(Charles Fort, le Livre des damnés.)

Étrange disparition

Le 28 janvier 1914, à bord du Prinz Heinrich, un navire qui assurait la liaison Marseille-Naples, un passager disparut.
James Regan sembali s’être volatilisé pendant la traversée sans escale. 

Mais, le plus étrange est qu’il avait disparu avec ses bagages.

On n’imagine pas un homme, tomber à la mer, intentionnellement ou non, avec ses valises. On le retrouva jamais et le mystère ne fut jamais élucidé. 

(Jay Robert Nash : Among the Missing)

Le mystère de la pièce close

Isidore Fink fut tué d'un coup de revolver à 22 h 30, le 9 mars 1929, dans l'arrière-salle de la blanchisserie de la 5e Avenue, au 4 de la 132' Rue Est de New York. La police avait été alertée par une voisine, Mrs. Locklan Smith, qui avait entendu des cris et un bruit de lutte. À leur arrivée, les agents trouvèrent verrouillées les portes de la pièce où gisait Fink, et ils ne parvinrent à entrer qu'en y introduisant un petit garçon par une étroite imposte.

Fink avait reçu deux balles dans la poitrine et une dans la main gauche, laquelle était brûlée de poudre. Pas d'arme dans la pièce, mais il y avait de l'argent dans la poche de Fink et dans la caisse.
On crut d'abord que le meurtrier de Fink, qui verrouillait toujours les portes de sa blanchisserie quand il travaillait la nuit, s'était enfui par la fenêtre en imposte. Mais celle-ci était très petite, et pourquoi l'assassin aurait-il grimpé jusqu'à cette ouverture exiguë, au lieu de sortir par la porte ? 

Cette question demeura sans réponse. Une seconde théorie était que les coups de revolver avaient été tirés de l'extérieur, par l'imposte, mais les brûlures de poudre sur le corps de la victime montraient qu'on avait tiré à bout portant. Plus de deux ans après, l'inspecteur E. P. Mulrooney, de la police de New York, qualifiait ce crime d' « insoluble mystère ». 

(Charles Fort, le Livre des damnés; The New York Times, 10 mars 1929.)

Le meurtre d’Armand Robin

Dans les années 1950, un jeune Breton, Armand Robin, vint à Paris. Il avait un don exceptionnel pour les langues, car il en apprit 26. Il composa également de merveilleux poèmes édités aux Éditions Gallimard.
D’ailleurs, curieusement les manuscrits ont tous disparu.

Ce jeune homme manifestait également des capacités hors du commun : télépathie, clairvoyance, prédictions…

En 1961, en plein Paris, des policiers se précipitèrent sur lui et le frappèrent à mort. Pourquoi ? Ils furent incapables d’expliquer leur geste.
Armand Robin fut transporté dans un commissariat, mais nul ne sembla réaliser qu’il était en train d’agoniser.

Une enquête fut menée, mais ne donna aucune réponse. Qui était Armand Robin ? Pourquoi avait-il été tué ?

(Jacques Bergier : Visa pour une autre Terre)

Étrange serial killer

À partir de janvier 1997, l’Afrique du Sud a été marquée par une série de meurtres atroces. 9 personnes au moins ont été tuées.
Les victimes avaient été vidées de leur sang et leur cerveau avait été retiré.

Le plus étrange réside dans les témoignages. D’après les témoins, la « créature » ressemblait à la fois à un poisson et à un cheval !

7 meurtres ont ainsi été commis dans la région de mont Ayliff et de la rivière Mzintlava. La 9e victime « était une écolière. 

(Johannesburg Star, 30 avril 1997)
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:33

Qui a assassiné John Kennedy ?
Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, qui effectue une visite à Dallas, est assassiné, officiellement par Lee Harvey Oswald. 
Un documentaire allemand affirme que John Kennedy a été assassiné à Dallas par Lee Harvey Oswald sur ordre des services secrets cubains. C'est la thèse du film de Wilfried Huismann intitulé "Rendez-vous avec la mort" qui doit être présenté le 6 janvier sur la chaîne publique ARD.
Ce film relance donc la théorie du complot castriste qui avait déjà été envisagée peu après l’assassinat mais considérée comme peu vraisemblable.


L’attentat de Dallas
En ce vendredi 22 novembre 1963, John Kennedy, 35e président des Etats-Unis depuis 1960, visite Dallas au Texas, étape de sa tournée en vue de sa candidature à la réélection l’année suivante.
Le temps est splendide et le jeune président, accompagné de sa femme, prennent place dans une limousine décapotable, à l’aéroport de Dallas à 11 h 51.
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John Kennedy à Dallas. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Comme le cortège arrive dans le centre ville, des coups de feu éclatent : touché à la tête, Kennedy s’effondre dans la voiture. Il est alors 12 h 30.
Ce sont trois coups de fusil qui ont été tirés du cinquième étage d’une maison proche du parcours officiel.
Sur un film amateur, on peut constater la panique qui règne au sein du cortège.
Jacqueline Kennedy hurle en se penchant vers son mari, puis essaye de récupérer à l’arrière de la voiture un fragment du crâne de son mari.
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Assassinat de John Kennedy. (Photo tirée du film amateur)

Un garde court vers la voiture et saute à bord pour protéger le Président mais il est déjà trop tard.
Une course folle s’engage vers l’hôpital où le président est admis à 12 h 38. Malheureusement, il meurt 30 minutes après l’attentat sans avoir jamais repris connaissance.
Juste après les détonations, un homme est arrêté. Il s’agit de Lee Harvey Oswald. C’est un ancien soldat du corps des marines.
Il sera lui-même assassiné la veille de l’inhumation du président par Jacob Rubinstein, dit Jack Ruby, bien connu des services de police.
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(Photo tirée du film amateur)

Oswald ayant été le seul acteur direct supposé de l’assassinat, les circonstances précises de la mort de Kennedy n’ont, jusqu’à aujourd’hui, jamais été officiellement élucidées.
Les véritables responsables sont toujours restés dans l’ombre.
L’arrestation de Lee Harvey Oswald
Oswald travaillait à la bibliothèque située dans la rue de l’attentat. Il a quitté cette bibliothèque quelques minutes après l’assassinat.
Lors de son arrestation, il clame son innocence. Cependant, les présomptions sont énormes. L’arme du crime, découverte dans la bibliothèque, lui appartient.
Le lendemain, lors de son transfert en prison, il est abattu par Jack Ruby, un tenancier de boîte de nuit, qui affirme avoir voulu venger le président.
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Lee Harvey Oswald qui sort du commissariat quelques instants avant de se faire assassiner par Jack Ruby. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La mort prématurée du principal suspect laisse planer des doutes sur les circonstances exactes de l’assassinat mais surtout sur les motifs du tueur.
Etait-il vraiment coupable et si oui, a-t-il agi seul ou était-il manipulé.
Le film de Wilfried Huismann apporte, en s'appuyant sur le témoignage d'un enquêteur ayant interrogé Oswald, une nouvelle lumière sur ce personnage qui n'aurait pas été un solitaire névrotique mais un homme cultivé, capable d'humour mais fanatiquement anti-américain.
Quant à Jack Ruby, le vengeur providentiel, était-il lié à la Mafia comme cela a été supposé ?
Une chose est certaine, les mesures de sécurité semblent avoir été bien « légères » lors du passage du cortège le 22 novembre ainsi que lors du transfert du présumé tueur.
Le rapport Warren
Le nouveau président, Lyndon B. Johnson, nomme immédiatement une commission d’enquête, présidée par le chef de la Cour suprême, le juge Warren.
La commission travaille pendant 10 mois. Les conclusions de la commission sont formelles : Kennedy a bien été assassiné par Oswald. Ce dernier a agi seul, par démence et non pour des raisons politiques.
Mais, le rapport Warren contient des contradictions et ne répond pas à toutes les questions.
Plusieurs témoins sont certains d’avoir entendu des coups de feu partir de l’autre côté de la rue, d’un monticule d’où se dressait une palissade.
Quelqu’un a-t-il armé la main d’Oswald, qui a vécu en URSS, et fréquenté des milieux favorables à la révolution cubaine ?
Y avait-il plusieurs tueurs ?
Enfin la personnalité de Jack Ruby et sa mort bien rapide en prison en 1967 rendent son geste suspect.
Tout dans cette affaire fait penser à une conspiration politique. Oui, mais qui est le cerveau de cette conspiration et pourquoi ?
La théorie du complot castriste
Déjà à l’époque, certains pensaient que l’assassinat avait été commandité par Cuba ou Moscou.
En effet, Kennedy a couvert la tentative d’invasion de Cuba, organisée par des réfugiés anticastristes et par la CIA.
Il s’est ensuite opposé à toutes les provocations politiques soviétiques, notamment lors de la crise suscitée par l’installation de missiles soviétiques à Cuba en 1962.
Il aurait même approuvé plusieurs complots organisés par les services secrets pour éliminer Fidel Castro.
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Kennedy en pleine crise de Cuba. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cette théorie est défendue par Wilfried Huismann dan son documentaire. "C'était la vengeance de Castro pour la tentative de la CIA de l'assassiner avec un stylo bic empoisonné", affirme t-il.
Un témoin important en la personne d'Oscar Marino, ancien membre du service secret cubain et compagnon de la première heure de Castro, devenu très amer contre Castro à qui il reprochait son alignement excessif sur Moscou, a affirmé à Huismann qu'Oswald avait agi pour le compte des services secrets cubains.
La théorie du complot intérieur
Après la crise cubaine, dès 1963, Kennedy a engagé une politique de détente avec les Soviétiques. Dans le contexte de l’époque, ce retournement était loin d’être approuvé par tout le monde.
Il aurait alors été victime d’un complot liant le Pentagone, les anticastristes, l’ensemble du complexe militaro-industriel et la CIA, tous opposés à la détente Est-Ouest.
Il a été affirmé que Kennedy souhaitait réorganiser complètement les services secrets d’où une détérioration des relations avec la CIA.
Cette théorie a le mérite d’expliquer comment le président a pu être assassiné aussi facilement, comment son tueur a lui-même été abattu, comment Jack Ruby est mort aussi rapidement et pourquoi le rapport Warren est aussi confus.
La théorie de la mafia
Une autre hypothèse souvent avancée est l’assassinat commandité par la mafia. Kennedy aurait pu vouloir lutter contre la corruption et les agissements de cette organisation criminelle.
En 1991, la confession de Judith Campbell, ex-maîtresse de Kennedy, a jeté un éclairage fort différent sur cette hypothèse.
En effet, elle a affirmé que le président avait bien été assassiné par la mafia mais, non pas parce qu’il était intègre, mais parce qu’il aurait été pris au piège de ses compromissions. Elle a prétendu qu’il recourait aux services de la mafia et à son appui financier lors de ses campagnes électorales puis l’aurait abandonné ensuite.
La mort de Marilyn Monroe
La mort de la célèbre actrice, le 4 août 1962, est-elle liée à cette sinistre affaire ? Si officiellement, elle s’est suicidée, les indices qui accréditent l’hypothèse d’un meurtre sont évidents.
L’actrice était très liée au président Kennedy mais également à son frère, le ministre de la Justice, Robert Kennedy.
Les hypothèses de conspiration relient souvent la mort de Marilyn à une « Kennedy connection ». L’a-t-on tué pour l’empêcher de rendre publiques ses relations avec les deux frères ?
Cela semble douteux.
Sa mort a également été imputée à la Mafia. Par dépit amoureux, la star aurait-elle voulu dévoiler des relations « houleuses » entre la famille Kennedy et l’organisation criminelle ?
Il est certain, en tout cas, que la ligne téléphonique de l’actrice a été mise sur écoute par le ministère de la Justice mais aussi par les hommes de Jimmy Hoffa, dans les mois qui précédèrent sa mort.
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Jimmy Hoffa avait des liens avec la Mafia. L'ancien patron du très puissant syndicat des camionneurs a disparu sans laisser de traces en juillet 1975. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Robert Kennedy sera, lui-même, assassiné le 5 juin 1968 par Sirhan B.Sirhan, un immigré palestinien.
Mais, là encore, la culpabilité du meurtrier présumé est sujet à controverse.
Un président entre dans la légende
" Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays ", déclare John Kennedy dans son discours inaugural du 20 janvier 1961.
A sa mort, les résultats de son généreux programme sont encore maigres et l’Amérique est en état de choc.
Pourtant, en quelques années, John Kennedy a su incarner le renouveau du rêve américain.
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John Kennedy est entré dans la légende. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les raisons de sa mort restent obscures. Les hypothèses sont nombreuses et oscillent entre l’ange et le démon.
Kennedy était-il un martyr abattu pour sa politique courageuse ? A l’inverse, son assassinat a-t-il été la conséquence des actions discutables d’un homme moins vertueux que la légende ne le dit ?
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:34

Enigmes Faits divers. Catastrophes



Le trésor de Rennes-le-Château

L’abbé Saunière est nommé en 1885 à Rennes-le-Château, petit village de l’Aude, en plein pays Cathare. Ses revenus sont fort modestes. Pourtant, quelques années plus tard, il semble brusquement disposer d’une immense fortune.
Quand un curé de campagne se retrouve à la tête d'une fortune colossale sans s'être donné d'autre peine que celle de déchiffrer quelques vieilles inscriptions, on peut flairer l'existence d'un trésor. Lequel ? Celui des Wisigoths, celui des cathares ou celui du temple de Salomon ? 
Près de 200 livres proposent des solutions au mystère du trésor de Rennes-le-château. Aucun n’apporte de preuves formelles pour étayer une hypothèse plus qu’une autre.
Tous les chercheurs de trésor sont repartis bredouilles de Rennes-le-Château. L’abbé Saunière est mort en emportant son secret.

En plein pays Cathare
En cette fin du 19e siècle, la terre est dure dans l’Aude. Les habitants sont rares. Entre les coteaux de pierrailles trop sèches et les landes sauvages et sablonneuses, la région est pauvre.
Elle était pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes Gauls y habitaient. Nahro (Narbonne) était leur capitale. 
Les Wisigoths, fondateurs du royaume de Septimanie (Languedoc-Roussillon), ont pris leur suite, jusqu'aux invasions musulmanes de l'an 700. 
Mais, en 1885, les châteaux forts achèvent de s'écrouler au sommet des collines.

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Panorama des environs de Rennes-le-Château. By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Devenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son seigneur dans le catharisme. Non loin de Rennes-le-Château, l'antique Rhedea des Romains, on aperçoit la silhouette austère de Montségur, le dernier bastion des combattants cathares, tombé en 1244.
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Château de Montségur. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Comme tout le reste du pays, Rennes, qui a donné son nom au pays : Rhedesium (le Razès), s'est endormi.
Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château, au confluent de l'Aude et de la Sals.

D’étranges manuscrits
En 1885, à 33 ans, François Béranger Saunière vient d'être nommé curé de la minuscule église de Sainte-Madeleine. D'origine pauvre, l'abbé Saunière est un homme rustique pour qui l'Église constitue une sorte de promotion sociale.
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François Béranger Saunière

L'église Sainte-Madeleine se dresse sur l'emplacement de l'ancien palais fortifié des Wisigoths. Elle n'est pas en très bon état. En 1892, l'abbé Saunière, qui a, entre-temps, pris la jeune Marie Denarnaud pour gouvernante, veut restaurer le bâtiment. Il vient d'apprendre qu'un de ses prédécesseurs a fait un legs pour assurer l'entretien des lieux.
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L'église Sainte-Madeleine. By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Le premier travail consiste à réparer l'autel. C'est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l'église, tandis que l'autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. En faisant soulever la dalle, l'abbé Saunière a la surprise de découvrir que la colonne est creuse : trois tubes de bois, scellés à la cire, sont dans la cavité.
Ils contiennent quatre manuscrits. Leur copie est parvenue jusqu'à nous.

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Porche de l'église après la restauration. On peut y lire l'inscription suivante:"Terribilis est locus iste" (Ceci est un lieu terrible). By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

A première vue, ce ne sont rien d'autre que des transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et assez étrange.
Le premier de ces manuscrits (Jean, XII, 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat : cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc (II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5).
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Retranscription de l'un des manuscrits qui est signé avec le mot "Sion" inversé. © F.O.T Library

Cependant, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus : les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points. D'autres ont été déplacées... L'ensemble compose une énigme dont la clé est accessible aux seuls cryptographes.
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Un deuxième manuscrit qui lui porte comme signature le monogramme du Prieuré. © F.O.T Library

Au début de 1893, l'abbé Saunière obtient une bourse de l’évêché pour monter à Paris et faire déchiffrer les manuscrits.
Ils passent par plusieurs mains dont celles d’Émile Hoffet, qui allait devenir une autorité en matière de vieux manuscrits et d'ésotérisme.

L’étrange comportement de l’abbé Saunière
En trois semaines, le curé de Rennes-le-Château passe le plus clair de son temps au Louvre. Il y achète trois reproductions de tableaux, apparemment sans lien : Les Bergers d'Arcadie, de Nicolas Poussin, le Portrait de saint Antoine, de David Teniers, et le Portrait du pape Célestin V, d'un artiste inconnu.
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Saint-Antoine peint par Teniers. © Ziolo-André Held

De retour à Rennes, le jeune curé reprend son travail de restauration. Avec quelques jeunes gens du village, il entreprend de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VIe ou du VIIe siècle. 
On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voûté ou dans une crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver dans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon.

Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets.
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© Castelet

Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
D'après la rumeur publique, deux squelettes auraient été exhumés, ainsi qu'un pot de médailles sans valeur. Ce qui est tout à fait plausible car au cours de fouilles récentes autour de l'église, on a retrouvé un crâne fendu rituellement.

Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge sur son étrange comportement, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église.
La grotte est toujours en place de nos jours. Mais elle a été pillée.

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Tour Magdala construite par l'abbé Saunière. By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Autre passe-temps étrange de l'abbé : au fond du cimetière, près de l'église, il y avait deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négri d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain car certains archéologues les avaient déjà relevées et nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits.
Au cours des deux années suivantes, le curé de Rennes-le-Château ne cesse de voyager. Il ouvre un compte en banque à Perpignan. Un autre à Toulouse. Un autre encore à Paris et un quatrième à Budapest. Des mandats arrivent de toute l'Europe, libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses.
A partir de 1896, l'abbé Saunière entame un vaste programme de remise à neuf de l'église. Presque tout a subsisté de nos jours.
L’abbé se fait également construire la villa Béthanie dans laquelle il donne de somptueux repas.
L’abbé Saunière meurt en 1917. Le montant de ses dépenses a été calculé à plus de 1 million de francs-or (2 milliards de centimes).

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La villa Béthanie. By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Alors, comment un petit abbé, pauvre dans une paroisse aussi pauvre, est-il devenu aussi riche ?
D’où provient l’or de Rennes-le-Château ?
L'or ne manque pas dans la région du Razès dont Rennes-le-Château est l'ancienne capitale. Quatre civilisations se sont succédé sur ces coteaux.
Pour les Celtes, l'or était un métal aux vertus magiques. Contrairement au fer, au plomb ou au cuivre, dont les mines ont également abondé dans la région, l'or sort éclatant et intact de la terre. L’or est inaltérable et c'était donc un symbole puissant du pouvoir royal.
Pour les Romains, qui ont suivi les Celtes, l'or était le moyen de faire fonctionner un empire. Ce sont eux qui ont ouvert des mines dans le Razès. Elles ne survivront pas aux invasions barbares.
Les Wisigoths avaient un peu la même considération pour l'or que les Celtes. Leurs souverains s'en couvraient pour manifester leur puissance. Une fois convertis au christianisme ils en recouvriront les objets du nouveau culte.
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Une croix sculptée par les Wisigoths et retrouvée dans l'église de Rennes-le-Château. By Micaco . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Enfin ce sont les cathares, héritiers de toute la brillante civilisation languedocienne, qui ont recueilli cet or, nerf de la guerre contre les barons venus du Nord mettre un terme à l'hérésie. Après la brutale répression qui fauche les plus hardis Occitans et tarit leur culture, les Templiers arrivent dans le pays. Eux aussi manipulent beaucoup d'or.
L'histoire de ces trésors, pas toujours mythiques, commence avec les Wisigoths. Ce que les Celtes avaient produit, les Romains l'ont emporté à Rome. C'est là que les Wisigoths vont le reprendre. La capitale impériale regorge de butin. Parmi les plus belles pièces, le trésor ramené du temple de Jérusalem par Titus, après l'échec de la révolte juive : des trompettes d'argent, l'arche d'alliance, la table d'or du pain et, surtout, le menorah, célèbre chandelier à sept branches fait de 110 livres d'or fin.
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Bas-relief de l'arc de triomphe de Titus, à Rome. Il montre le menorah, les trompettes d'argent et sans doute l'arche sainte du peuple juif. Ca trésor a disparu. A t-il été retrouvé par les Templiers et caché à Rennes-le-Château ? By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Au XIIe siècle, Bertrand de Blanchefort, un de leurs grands maîtres, fait venir d'Allemagne des travailleurs pour exploiter les mines d'or des alentours de Rennes.
Quoi d'étonnant, alors, à ce que des histoires de trésors enterrés circulent dans toute la région.
Au début du siècle, on a retrouvé, près de Rennes, une dalle en or : près de 20 kg de métal précieux, constitués de monnaies fondues, pour la plupart arabes. Un peu plus tard, on découvre une autre dalle, de 50 kg. En 1928, les restes d'une grande statue en or sont mis à jour au bord d'un cours d'eau, en aval de Rennes.
Le trésor des Templiers
En 1099, les croisés s'emparent de la Ville sainte des Juifs et des Arabes. En 1120, neuf chevaliers fondent un ordre, celui des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Jérusalem. Ce sont les futurs Templiers. Ils campent dans l'ancienne mosquée al-Aqsa, construite par les Arabes sur l'emplacement du temple de Salomon.
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Mosquée al-Aqsa. En s'installant dans cette mosquée, les Templiers ont-ils retrouvé des secrets ? By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Très vite, leurs pouvoirs et leur richesse irritent les puissants de ce monde. En 1307, le roi de France accuse les Templiers d'hérésie et confisque leurs biens. Les plus grands dignitaires de l'Ordre sont brûlés sur la place publique. Toutefois, une partie des trésors des Templiers parvient à échapper à Philippe IV le Bel et se perd dans la nature. Comme, plusieurs dizaines d'années auparavant, le trésor des cathares.
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Jacques de Molay, grand-maître de l'ordre des Templiers qui est mort sur un bûcher sur l'ordre de Philippe IV le Bel

La piste revient donc, une fois de plus, dans la région de Rennes-le-Château, où Bertrand de Blanchefort, premier grand maître des Templiers, avait une place forte. Le menorah, qu'il ait été ramené ici par les Wisigoths ou par les Templiers, qui l'auraient retrouvé à Jérusalem, serait un indice.
Le mystère des Bergers d’Arcadie
Les dépenses fastueuses et l’étrange comportement de l’abbé Saunière font rebondir ce mystère.
Pourquoi a-t-il essayé d'effacer les inscriptions de deux pierres tombales ?

Outre le monogramme identique à celui des manuscrits retrouvés dans la colonne wisigothe, une des dalles de pierre porte la célèbre devise latine Et in Arcadia ego « Je suis aussi en Arcadie ». 
C'est une allusion aux fameux bergers d'Arcadie et elle sous-entend que, même dans le paradis des bergers grecs, la Mort reste présente.

Au cours de son premier voyage à Paris, l'abbé Saunière avait très longuement visité le Louvre et acheté trois reproductions de tableaux. Dont Les Bergers d'Arcadie, de Nicolas Poussin, où un des personnages de la scène montre du doigt les mots gravés sur la surface du tombeau: Et in Arcadia ego.
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Les Bergers d Arcadie, de Nicolas Poussin

A une dizaine de kilomètres de Rennes-le-Château, sur un promontoire rocheux qui borde la route, on trouve le même type de tombeau. Le paysage du tableau de Poussin ressemble étrangement à celui du territoire de la paroisse d'Arques.
D’énigmatiques inscriptions
Quatre autres mots latins se trouvent sur la pierre tombale : Reddis, Regis, Cellis, Arcis. On peut les lire latéralement : Reddis Regis et Cellis Arcis, ou verticalement : Reddis Cellis et Regis Arcis. Le sens général de ce latin grossier est confus. Celui de chacun des mots est plus précis :
- Reddis, soit de Rhedea, le nom romain de Rennes ; soit « qui reste » ;
- Regis, « du roi » ;
-Cellis, soit « en un lieu caché » ; soit « dans un reliquaire » ;
- Arcis, « en lieu sûr, enfermé ».
Une araignée complète l'ensemble. En occitan local, l'araignée se prononce arenn. C'est peut-être une manière de dire « A Rennes»...

Curieusement, sur un tableau du Christ descendu de sa Croix, offert à l'église de Rennes par un descendant de Blanchefort, la couronne d'épines a la forme caractéristique d'une araignée.
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Retranscription de la pierre tombale de Marie de Négri d'Albes. Les mots sont coupés et recèlent d'après les spécialistes de nombreuses erreurs . © F.O.T Library

Pour rester dans l'étrange, il faut signaler que ce Blanchefort est un parent de la morte que recouvrait la pierre tombale grattée par l'abbé Saunière.
Qu’a voulu nous dire l’abbé Saunière ?
L'abbé Saunière a représenté certaines terres de Fleury dans un grand bas-relief de plâtre et de bois mis en place au-dessus du confessionnal au cours de la grande rénovation de l'église.
Sous ce bas-relief, un texte intrigue : Venez à moi, vous qui êtes accablés, je vous donnerai le repos ».
D'autres formules énigmatiques ont été découvertes dans l'inscription qui figure sous le portrait de Madeleine, fait par Béranger Saunière lui-même. Ce bas-relief nous montre Marie-Madeleine à genoux, les doigts croisés, le regard fixé sur une croix grossière. Près d'elle, un crâne humain et un livre ouvert.
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Bas-relief peint par l'abbé Saunière. © Ziolo-André Held

Au-dessous, l'abbé Saunière a repris un verset extrait d'un des manuscrits de la colonne sculptée par les Wisigoths :
JÉSU. MEDÉLA. VULNÉRUM + SPES. UNA. POENITENTIUM. PER. 
MAGDALENAE. LACRYMAS + PECCATA. NOSTRA. DILUAS.

Traduit rapidement, ce verset signifie " Jésus qui m'enlève ma peine, espoir du pécheur, par la grâce des larmes de Madeleine, enlève-nous nos péchés ». En attirant l'attention sur les accents irréguliers portés sur certaines lettres, et qui ne pouvaient pas exister en latin, Gérard de Sède a noté quatre syllabes, chargées selon lui d'une double signification
- JE : pour jais ». Une mine de jais, abandonnée, existe dans les environs de Rennes.
- DE: pour « dé ». On trouve une pierre en forme de dé près de Rennes.
- NE: pour « nez ». A Peyrolles, non loin de Rennes, un rocher caractéristique a cette forme.
- NI : pour « nid ». Le pic Bugarah, le point le plus élevé de la région, est connu sous le nom de « nid d'aigle ».

Mais tous ces sites ont-ils un lien avec l'étrange fortune de l'abbé Saunière ? On peut en douter, tout en trouvant étrange une telle coïncidence.
Un rébus indéchiffrable
Tout comme les pierres tombales, les papiers retrouvés fourmillent d'erreurs, qui ne peuvent être que délibérées...
Gérard de Sède, un des chercheurs qui se sont penchés avec le plus de soin sur le secret de Rennes-le-Château, a soumis l'un de ces manuscrits à une analyse cryptographique. Après un travail de décodage compliqué, il a trouvé le texte suivant, qui est un peu décevant :

« Bergère, aucune tentation. 
Pour Poussin, Teniers, détient la clé. Pax DCLXXXI. Par la Croix et ce cheval de Dieu, j'atteins ce démon gardien à midi. Pommes bleues. »

Ce rébus bien complexe semble n’avoir aucun sens et les tentatives d’explication par Gérard de Sède sont vraiment tirées par les cheveux.
L’Asmodée
En s'intéressant au démon qui monte la garde, près de la porte de l'église de Rennes- le-Château, d'autres coïncidences nous attendent.
Cet Asmodée est surmonté de quatre anges, dont les pieds supportent la devise « Par ce signe, tu vaincras ». Traduite plus finement, cette devise affirme : « Par ce signe, tu te rendras maître de lui ».
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Asmodée de Rennes-le-Château. By Kartsik . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Quel signe font les anges? A première vue, ils se signent de la main droite. En les observant plus attentivement, on s'aperçoit que celui qui est le plus élevé a la main gauche sur sa poitrine, tandis que la droite touche sa tête: c'est le « signe d'Asmodée », celui qui ceint la tête de bouc des Baphomets que l'on trouve dans les rituels templiers, l'étoile à cinq pointes...
Dans la tradition, Asmodée est le gardien d’un trésor.

Un pentagramme géant ?
Ci-dessous, vous pouvez voir un pentagramme qui a été dessiné par certains spécialistes qui ont étudié ce mystère.
Chaque point de cette toile est marqué d’un monument caractéristique. La direction du château de Blanchefort est donnée par l’axe du soleil levant, le matin du jour de la fête de Marie-Madeleine, le 22 juillet.

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Entre le château de Blanchefort et le château des Templiers, il existe un angle de 36°. L'angle interne de l'étoile à cinq branches. 
Avec une bonne carte d'état-major, on peut reconstituer les cinq pointes de cette étoile: le mont qui borde la source de Marie-Madeleine et qui porte deux menhirs à son sommet, la tour Magdala, les deux châteaux en ruines et un point non caractéristique de la carte. Il suffit de s'y promener pour apercevoir un remarquable rocher blanc.

Au centre de ce pentagramme, le petit mont de Coume-Sourde. En 1928, on y a déterré une tablette de pierre gravée qui portait clairement les éléments essentiels du pentagramme, l'abréviation P.S. Praecum (qui se retrouve sur une pierre tombale) et la phrase latine qui, traduite, se lit : « Au milieu de la ligne, là où M coupe la petite ligne ».
Pourquoi ce M ? Pour Marie-Madeleine ou pour Marie de Négri d'Albes, dont la pierre tombale porte tant de mystérieuses inscriptions ?

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Retranscription de la tablette de pierre gravée retrouvée en 1928. © F.O.T Library

Justement, en reliant les erreurs les plus grossières de ces inscriptions, on s'aperçoit qu'elles se coupent à... 36°. De plus, l'extrémité d'une de ces lignes est marquée par le M isolé de Marie.
Tous ces axes de progression traversent des terrains difficiles d'accès, à travers des lits de cours d'eau et des maquis serrés. 
Mais, sur la cinquième, qui mène à Granès, la fissure d'un aven se présente soudain. Cet aven ouvre sur un fabuleux réseau de cavernes et de grottes qui lancent leurs galeries sur plusieurs kilomètres.
Une de ces grottes ressemble irrésistiblement à celle du bas-relief de Marie-Madeleine, dans l'église rénovée par l'abbé Saunière. Elle s'ouvre sur un gouffre.
Un peu plus loin, des rochers obstruent le passage. Ils ont manifestement été placés là par une main humaine.

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Enorme pierre blanche qui marque la cinquième pointe du pentagramme

Il est possible que, dans cet ensemble de grottes, Béranger Saunière ait retrouvé un fabuleux trésor. Curieusement, seuls deux des quatre manuscrits retrouvés à Rennes ont été publiés. Les deux autres contenaient sans doute des précisions sur la localisation du trésor, celles que se transmettaient les Blanchefort de génération en génération.
L'énigme a-t-elle vraiment été résolue ?
En restaurant l'autel de son église, l'abbé Saunière a retrouvé une des pièces manquantes de ce puzzle. Quelle était la pièce indispensable à la découverte du trésor ? Un autre document ? Le tombeau d'Arques, peint par Poussin ? Et de quel trésor s'agissait-il, celui des Templiers, celui des cathares ou celui des Wisigoths ? L'abbé Saunière est mort en emportant son secret. On ne sait même pas en réalité s'il a retrouvé le trésor.
En effet, les plus sceptiques avancent l'hypothèse que l'argent proviendrait des dons; générosité en relation avec ce fameux document manquant. Cela semble peu crédible dans la mesure où l'abbé Saunière est devenu très riche en quelques semaines.
Certains auteurs prétendent avoir résolu le mystère du trésor de Rennes-le-Château. Cependant, ils se gardent bien de donner la réponse tout en faisant allusion à de terribles révélations que l’homme, bien sûr, n’est pas prêt à entendre.
Personnellement, je pense que l'on peut lire ou voir dans ces manuscrits et tous les indices ce que l'on veut vraiment voir. Les interprétations peuvent être multiples. Je pense que nous ne pourrons jamais connaître la vérité car il nous manque la pièce manquante du puzzle. Cette pièce, l'abbé Saunière l'avait sûrement trouvé mais il s'est bien gardé de la faire parvenir jusqu'à nous.
Pourquoi ? Certains y voient la volonté de ne pas révéler une terrible vérité qui ébranlerait les fondements de nos croyances. Peut-être ne doit-on y voir que la volonté de ne pas partager un trésor ? Après tout, si vous, vous trouviez un trésor ? Iriez-vous le crier sur les toits, au risque de ne pas en toucher un sou ?
Une banale affaire de trafic de messes ?
Ce fameux mystère de Rennes-le-Château ne serait en réalité qu'une banale affaire de trafic de messes payantes organisées par l'abbé Saunière. On sait qu'à sa mort, c'est sa gouvernante qui a hérité de l'argent et des papiers personnels. Ses notes manuscrites expliquant l'origine de ses revenus auraient été authentifiées.
Cette dernière version qui pourrait résoudre toute cette affaire est expliquée sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

Réferences
Gerard de Sede, Le Trésor maudit de Rennes-le-Chateau, 1967 
René Descadeillas, Mythologie du Trésor de Rennes: Histoire Veritable de L'Abbé Saunière, Curé de Rennes-Le-Château (Mémoires de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne, 1971-1972.
Jean-Jacques Bedu, Rennes-Le-Château: Autopsie d'un mythe (Ed. Loubatières 1990
Inexpliqué, Le mystérieux trésor de Rennes le chateau, 1981
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:34

Les cobayes humains de Fishpond

Les lignes électriques traversant le hameau de Fishpond Bottom, dans le Dorset, l'ont-elles transformé en « laboratoire de plein air » ?
Et les habitants sont-ils devenus des cobayes involontaires d'une expérience que personne ne contrôle ni ne comprend ?
Le hameau de Fishpond Bottom (40 hab.), situé dans une superbe vallée de la côte ouest du Dorset, au sud de l'Angleterre, paraît être un endroit idéal pour une vie tranquille et saine. Il n'en est rien, cependant.
Depuis le début des années soixante-dix, il est l'objet de mystères plus déroutants que ceux d'Agatha Christie. Il y eut six morts subites, et de nombreux incidents déplaisants. 
Les habitants du coin ont une idée certaine du « coupable », mais les autorités font la sourde oreille à leurs accusations.

Malaises et accidents à répétition
Mrs. Hilary Bacon fut une des premières victimes. Elle commença à se sentir mal après quelques heures passées dans la maison de Fishpond où elle venait de s'installer en 1973. Ses yeux lui faisaient mal, elle perdit la voix et se sentit complètement épuisée, faits qu'elle attribua au déménagement. Mais les choses empirèrent. Elle souffrit de migraines soudaines et de bouffées de tension nerveuse suivies de dépression ou d'irritabilité.
Elle dormait mal, se réveillant souvent au milieu de la nuit en sursaut. Puis, un beau jour, elle subit une expérience des plus alarmantes.
« J'étais sortie pour biner les brocolis et, en me baissant, j'eus une sensation tout à fait extraordinaire. C'était comme si toute la lumière virait au noir. Je perdis complètement le sens de l'orientation, je ne savais plus où j'étais ni où étaient les brocolis. Ce n'était pas un évanouissement, mais quelque chose de tout à fait différent et plutôt effrayant. »

Elle apprit bientôt que d'autres villageois avaient éprouvé les mêmes alarmes, également sans pouvoir se l'expliquer.
Un ouvrier agricole s'était retrouvé dans le noir au sommet d'un char de foin en marche. Son propre fils avait lui aussi perdu conscience en roulant en scooter. Il ne fut pas blessé, mais un autre motard s'était cassé plusieurs côtes dans un accident à la suite d'une perte soudaine de la vision et de l'orientation.
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Village de Fishpond traversé par les lignes à haute tension

Il ne fallut pas longtemps aux habitants de Fishpond pour suspecter que les incidents avaient quelque chose à voir avec leur entourage familier : un rang de pylônes traversant la vallée en charriant des lignes électriques de 400 kilovolts droit au-dessus de leurs têtes.
Les lignes, dont la construction avait commencé en 1965, avaient tout de suite causé des problèmes : elles faisaient entendre un gémissement agaçant dès qu'il y avait un peu de vent, et des étincelles bleues ou rouges y apparaissaient quelquefois. Une vache avait été tuée et un taureau grièvement brûlé par un « flash », sorte d'éclair artificiel produit par les lignes. Il y eut également une victime humaine : un fermier, convoyant des tuyaux brisés par le gel, fut électrocuté quand l'électricité jaillit des fils jusqu'aux tuyaux et se concentra dans son corps.
L'investigation d'Hilary Bacon
Les habitants de Fishpond Bottom pensaient déjà que ces lignes étaient hideuses et nocives, mais pas forcément au point d'exercer une influence permanente sur ceux qui vivaient auprès. Puis Eustache et Kathleen Yeomans, un retraité du bâtiment et sa femme, furent alertés par cette possibilité. Ils réalisèrent soudain que trop de leurs voisins tombaient malades ou étaient victimes d'accidents mystérieux. Avec l'aide d'Hilary Bacon, le couple commença à investiguer.
Ils apprirent bientôt qu'une ligne à haute tension fait plus que charrier l'électricité de la centrale jusqu'aux consommateurs, elle crée aussi un champ électromagnétique tout au long de son parcours. La force du champ fluctue rapidement, montant et baissant alternativement. Quand le champ est à son point culminant, il crée une ionisation positive des molécules d'air environnantes. 
Quand le vent souffle, la ligne entière bouge, ce qui amène le champ oscillant à des fréquences extrêmement basses (en anglais E.L.F.) et fait aussi « chanter “les fils comme des cordes de piano monstrueuses, à l'extrémité la plus basse du champ acoustique.
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Le village de Fishpond au 19e siècle, peint par Camille Pissarro

Les gens de Fishpond étaient exposés inconsciemment à trois facteurs au moins, tous connus pour être potentiellement dangereux : l’ionisation positive de l'air, les sons à basse fréquence et le champ magnétique E.L.F. Le bureau central de l'énergie électrique (C.E.G.B.) récusa la validité des recherches d'Hilary Bacon, bien qu'elle eût amassé une copieuse littérature scientifique pour étayer ses dires.
À un meeting public tenu à Fishpond Bottom en 1976 à la demande du député, Jim Spicer, sept officiels de la C.E.G.B. intervinrent pour dire qu'il n'y avait aucune preuve que les lignes à haute tension puissent nuire à quiconque. « Ils nous ont traités comme des enfants », dit plus tard un habitant de Fishpond, dégoûté.
La Vie sous les lignes à haute tension
Le premier d'une série de savants indépendants à prendre un intérêt sérieux et compatissant aux ennuis des villageois fut le professeur John G. Taylor du King' s College de Londres. Il questionna 21 personnes sur les 28 qui vivaient à moins de 100 m des lignes, et recueillit un vaste ensemble de symptômes dont certains avaient été assez graves pour nécessiter le traitement des spécialistes.
Parmi ces symptômes, on trouvait la dépression, des troubles cardiaques et urogénitaux, des éruptions cutanées, des palpitations cardiaques et des malaises généralisés, spécialement par temps humide ou venteux. « C'est comme d'être pris dans un filet », dit un des résidents à Taylor.
Un autre dit qu'il lui semblait parfois « qu'il y avait un mur entre ses pensées et lui ». Le professeur Taylor nota que quelques-uns de ces symptômes étaient identiques à ceux causés par une excessive ionisation de l'air et, dans un article intitulé La Vie sous les lignes à haute tension, paru dans Psychoenergetic systems (1979), il évoqua la nécessité d'une étude à long terme du cas Fishpond.
Sa suggestion resta sans effet, et, finalement, Eustache et Kathleen Yeomans décidèrent qu'ils en avaient assez fait. Ils vendirent leur maison à un ingénieur électricien, en lui expliquant bien franchement pourquoi ils partaient. L'ingénieur démentit leurs craintes comme ridicules. Deux ans après, il mourut d'une crise cardiaque soudaine.
Le cauchemar continue
Les Yeomans étaient à peine installés dans leur nouvelle maison de Cotswold quand ils apprirent que la C.E.G.B. envisageait de construire une ligne à haute tension de 400 kilovolts qui passerait près de plusieurs maisons du village d'Innsworth.
Bien que non concernés eux-mêmes, ils se sentirent obligés d'avertir les gens d'Innsworth de ce qui se tramait. En conséquence de quoi, une enquête publique fut lancée en 1978 et attira l'attention des médias. Des rapports survinrent de tous les coins de la Grande-Bretagne, indiquant que les gens de Fishpond n'étaient pas les seuls dans leur cas. L'évidence que les lignes à haute tension pouvaient être mauvaises pour la santé commença à faire son chemin aussi bien dans la littérature scientifique que dans la presse populaire fort intéressée par cette affaire.
En 1980, l'Association d'études sur l'inégalité dans la santé publia ses conclusions sur le pourcentage de morts par milliers d'hommes de quinze à soixante-quatre ans dans 24 différents environnements. Le taux le plus bas fut parmi les professeurs d'université - à 2,87 - et le plus haut - près de dix fois plus, puisque le chiffre était 19,04 - parmi les ingénieurs en électricité.
Vers la même époque, la compagnie d'assurance maladie privée BUPA trouva, après avoir étudié 540 électriciens, qu'un tiers d'entre eux avaient des chances plus ou moins grandes d'avoir des maladies de coeur dans un futur proche. Ceci fut plus de deux fois le taux que l'on attendait.
Cette évidence toute neuve que la vie sous les lignes à haute tension pouvait avoir des conséquences fatales intéressa au plus point les villageois de Fishpond.
Suicide et électricité
En 1981, le docteur F. Stephen Perry, généraliste d'Albrighton dans le Staffordshire, et trois collègues américains relatèrent dans Health Physics, le journal officiel de la Société d'étude la santé, qu'ils avaient trouvé une corrélation significative entre le suicide et l'électricité à haut voltage :
« D'une manière très nette, il survient plus de suicides qu'ailleurs dans les zones à champ magnétique plus élevé. » Leur découverte, inquiétante et controversée, fut plus tard contrôlée par des savants de l'université de Salford, et pleinement confirmée.
Des chercheurs indépendants intéressés par les effets dangereux des lignes à haute tension continuent à visiter Fishpond, en dépit des démentis réguliers des officiels de la C.E.G.B., qui continuent à soutenir que ces effets n'existent pas. Le docteur Hawkins de l'université du Surrey découvrit que l'endroit était très proche de l'exemple d'ionisation positive maximale. « Des vents à ras du sol, dit-il, peuvent, en théorie, produire d'énormes quantités d'ions positifs dont on sait qu'ils ont une importance biologique, bien que le processus demeure obscur.
Selon lui :
« Il y a une très forte évidence scientifique que les symptômes relatés par les gens de Fishpond sont causés, ou tout au moins aggravés, par les lignes à haute tension qui les dominent. »

Le docteur David Smith, du collège universitaire des Galles du Nord, fit plusieurs visites à Fishpond en 1980, à ses frais, pour mesurer les champs magnétiques et électriques locaux.
Il découvrit que le second était acceptable dans certaines limites, mais que, pour le champ magnétique, mesuré en microgauss, c'était une autre histoire. À l'intérieur et aux alentours de la maison d'Hilary Bacon, on trouvait 1 000 microgauss, ce qui fut noté comme « très haut » par le docteur Perry. Et ces taux magnétiques étaient huit fois plus élevés dans le jardin, sous les lignes, qu'à l'intérieur.
L'électricté est-elle nocive pour l'homme ?
Les faits semblent contradictoires. Un praticien de médecine douce, Harry Oldfield, explique comment on peut l'utiliser avec un succès apparent pour diagnostiquer et traiter un certain nombre d'affections. Mais un nombre croissant de chercheurs, sans parler de la population de Fishpond, sont convaincus que la présence d'une ligne à haute tension peut être responsable d'un grand nombre de symptômes.
Le docteur Andrew A. Marino, du Centre médical de l'université de l'État de New York, à Syracuse (États-Unis), qui a pris un vif intérêt à l'affaire de Fishpond, explique les faits ainsi :
« Les cellules du corps sont en équilibre avec leur immédiat micro-environnement électrique. Certains chargements de ce micro-environnement se traduisent par des informations transmises aux cellules et capables de contrôler leur fonction. »

Une masse de documents publiés, dont certains datent des années cinquante, viennent renforcer cette thèse.
Un bon nombre de ces documents sont dus à Robert O. Becker. Les effets observés des champs magnétiques à fréquence extrêmement basse varient de l'altération du taux de reproduction des bactéries jusqu'à des interférences directes dans le cerveau humain, selon un processus appelé « bio-entraînement ».
Quelques-uns des mécanismes impliqués sont graduellement découverts. Au début des années soixante-dix, une équipe dirigée par le docteur W. Ross Adey (maintenant à l'université de Loma Linda en Californie) démontra que les champs électromagnétiques chargés d'E.L.F. influençaient l'évacuation du calcium par les cellules. Ceci veut dire que ce processus chimique, qui a d'innombrables effets biologiques, peut être influencé par l'électricité produite artificiellement.
Mais de nombreuses questions demeurent sans réponse. Ces effets dépendent-ils de la fréquence, du taux de répétition, de l'intensité du champ ou d'une combinaison des trois ? Ou, comme le croient certains, surviennent-ils à la suite de changements soudains de ces paramètres ?
Il commence à sembler probable que chaque organe de notre corps, jusqu'à la simple cellule elle-même, peut répondre à des stimuli électriques dont nous sommes rarement conscients, et que quelques-unes de ces réactions peuvent amener des complications majeures. Un champ de recherches neuf s'est ouvert, bien qu'encore peu exploré.
Le système d'un être vivant est électrique aussi bien que biochimique. Nous avons évolué au cours des âges dans un océan d'ions naturels créés dans l'atmosphère, en général par le Soleil et les décharges régulières de lumière qui, dans l'opinion de certains chercheurs, ont créé la vie sur la Terre aux premiers âges. Nous commençons seulement à comprendre quelques-unes des conséquences de notre interférence récente dans cet environnement naturel.
Fishpond Bottom est peut-être un cas extrême. Il semble que la combinaison du site naturel et de ses apports artificiels, pylônes et lignes à haute tension, ait créé un laboratoire en plein air et fait de ses habitants des cobayes malgré eux, spécialement pour vingt-huit d'entre eux, qui se trouvent à proximité des lignes. Ils ont pris part à une expérience sinistre depuis 1972, attendant avec résignation que quelqu'un s'occupe enfin de leur cas.

Source
Inexpliqué. La Terre et la Vie, p 2490 à 2493
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:34

Loup-garou

Méconnu et craint, le loup a pendant longtemps terrorisé nos ancêtres, et notamment au Moyen Âge. Quand ce loup devenait un homme loup, baptisé loup-garou, l’effroi redoublait. Des légendes concernant des hommes qui se transforment en loups sont connues dès l’Antiquité. Le terme même de « lycanthropie » vient du nom d’un roi grec, Lycaon, souverain d’Arcadie, transformé par Zeus en loup parce qu’il avait osé servir, lors d’un banquet, de la chair humaine.
Ce que le vampire est à la Transylvanie, le loup-garou l’est à l’Europe du Nord et de l’Ouest.
Des dizaines d’hommes ont été condamnés parce qu’ils avaient été reconnus comme loups-garous par leurs contemporains.
Mais, quelles sont les origines de cette croyance toujours d’actualité dans certains pays ? Le loup-garou n’est-il qu’un mythe ? 

Les origines du mythe du loup-garou
Beaucoup de récits liés au loup-garou prennent leurs racines dans la réalité. La difficulté est surtout de faire la part entre les faits réels et les affabulations.
Histoire et légende se mêlent étroitement.
Le mythe du loup-garou est fort ancien et commun à de nombreux peuples. Déjà au Ve siècle avant notre ère, Hérodote relate que les Grecs qui s’établirent sur les bords de la mer Noire considéraient les habitants de ces contrées comme des magiciens capables de se métamorphoser en loups.
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Lithographie de la Légende rustique de George Sand, 1858, ( Paris, bibli.des Arts décoratifs). © dinosoria.com

Les Romains attribuaient, eux aussi, ces métamorphoses à la magie.
A partir du XVe siècle, le mythe se transforma en superstition religieuse. On fit état de philtres et d’onguents magiques ainsi que de pactes avec le Diable.
La rigueur des hivers à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne , la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d’Europe au XVe et au XVIe siècle, peuvent expliquer l’ »épidémie » de loups-garous qui se produit à cette époque.
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La peur du loup-garou (Bois gravé de L. Cranach, XVIe siècle).(DP)

Mais, la conviction qu’un homme peut se métamorphoser en un animal prédateur n’est pas propre au monde occidental.
L’homme-tigre, l’homme-léopard ou l’homme-crocodile jouent un rôle analogue dans les légendes indiennes ou africaines.
Dans la mythologie scandinave, des êtres humains, pour chasser, prenaient l’aspect d’un ours. L’origine du mythe vient d’ailleurs peut-être de la mythologie nordique, avec ses dieux, qui se métamorphosent en ours ou en loup.
La lycanthropie
Un homme ne peut en aucun cas se transformer en loup, pas plus qu’en tout autre animal. Par contre, certains malades se croient capables d’une telle métamorphose.
Le terme lycanthropie désigne en psychanalyse une affection dans laquelle le patient s’imagine être un loup.
Ce n’est qu’une hallucination car le malade ne présente bien sûr aucune métamorphose. Mais cette maladie explique les aveux dans certains procès.
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Un loup-garou dévore un homme (Image du bestiaire médiéval). (DP)

La croyance dans la lycanthropie peut également tirer son origine d’une maladie génétique qui se manifeste par une pilosité faciale excessive.
Un cas classique de cette affection est celui de Petrus Gonsalvus, dont l’apparence hirsute lui valut le surnom d’ »Homme-loup de Bavière ».
Sa fille hérita de la maladie et un portrait la montrant avec un visage couvert de poils fut offert au roi de Bohême.
Il est à préciser que le père comme la fille se comportaient tout à fait normalement.
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Le Petit Chaperon rouge et le Grand Méchant Loup. Cette fable enfantine traduit en fait l'inquiétude des hommes face au loup (Gravure de Gustave Doré pour les Contes de Perrault).(DP)

Les psychoses de lycanthropie peuvent aussi être dues à l’absorption de certaines drogues. Ainsi, un soldat américain se prit pour un loup-garou après avoir absorbé du LSD et de la strychnine alors qu’il se trouvait dans une forêt en Allemagne.
Certaines affaires de loups-garous sont liées à l’absorption de végétaux aux propriétés psychotropes.
Enfin, on connaît aujourd’hui une maladie dite « paranoïa zooanthropique » où des hommes se prenant pour des animaux, cherchent à boire du sang ou à manger de la chair crue.
Gilles Garnier, un loup-garou cannibale
Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Des procès sont organisés et de nombreuses personnes sont ainsi exécutées car accusées de se transformer en loup. Mais, dans la plupart de ces procès, il y a effectivement des meurtres à caractère cannibale de commis.
A l’époque, nul ne doute de l’existence des loups-garous dans lesquels on voit la manifestation du diable.
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Un loup-garou (Image populaire parue dans la presse sud-africaine)

L’un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d’avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s’être transformé en loup.
C’est par un pacte passé avec le diable que Garnier aurait acquis la capacité de se transformer en loup.
Lors du procès, l’accusé lui-même a avoué avoir utilisé un onguent magique pour enduire son corps avant d’attaquer ses victimes.
Les « loups-garous » étaient assimilés aux sorcières et condamnés au bûcher.
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Lycaon, le roi mythique, changé en loup par Zeus (Gravure du XVIe siècle).(DP)

En un peu plus de 100 ans, on a enregistré, seulement en France, 30 000 procès de loups-garous. Les minutes ont été conservées dans les archives locales.
Toujours au XVIe siècle, un certain Jacques Rollet fut arrêté après le meurtre de plusieurs enfants.
C’était un simple d’esprit pratiquant le cannibalisme. Il est certain que Rollet se prenait pour un loup. Il fut condamné à mort mais finalement on l’enferma dans un asile d’aliénés.
Les loups-garous modernes
A notre époque, la lycanthropie ne fait plus l’objet de superstitions religieuses. Cette maladie est connue et aucun esprit sensé ne peut encore croire à de telles affabulations.
Il n’en reste pas moins que de temps à autre des loups-garous sèment la terreur.
A Singapour, en 1957, une série d’agressions mystérieuses posa une énigme aux autorités anglaises.
On murmurait que des loups-garous s’attaquaient aux pensionnaires d’un foyer d’infirmières. Une nuit, l’une d’entre elles, se réveilla et vit « une horrible face bestiale, aux cheveux plantés si bas sur le front qu’ils atteignaient la racine du nez et dont la bouche laissait dépasser des crocs acérés ».
Ce mystère ne fut jamais éclairci. Cependant, nul doute qu’à force de se « monter la tête », l’une d’entre elles a fait un cauchemar.
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Oliver Reed en loup-garou dans les années 1960 (capture d'écran du film)

En 1975, un jeune anglais de 17 ans, se croyait sur le point de se transformer en loup-garou. Pour mettre un terme à ses souffrances morales, il se plongea un couteau dans le cœur.
Cette triste histoire montre que le mythe du loup-garou a toujours de l’emprise sur les esprits faibles ou malades.
Un loup qui hurle dans la nuit résonne comme un appel à la vie sauvage. Cela évoque aussi une certaine nostalgie de la nature.
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Un loup hurle au crépuscule. © dinosoria.com

L’homme, qui grâce à des pouvoirs magiques, se transforme en loup, en acquiert les capacités : puissance, rapidité, agilité, ruse, férocité …
Les enfants-loups
Si le mythe du loup-garou n’est qu’une légende, par contre, plusieurs cas d’enfants élevés par des loups se sont effectivement produits.
La plupart des cas d’enfants-loups modernes ont été répertoriés aux Indes. La surpopulation et l’extrême pauvreté en sont les causes.
Le cas le plus célèbre est celui des enfants de Midnapore. Ce sont deux fillettes, découvertes en 1920, dans la tanière d’une louve.
Emmenée à l’orphelinat de Midnapore, la plus jeune décéda rapidement, sans avoir réussi à marcher, ni à parler.
La seconde survit 9 ans à sa capture et apprit péniblement à se tenir debout et à prononcer quelques mots.
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L'enfant-loup, Mowgli, est un mythe éternel (Illustration du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling)

En 1976, un enfant d’environ 8 ans, toujours aux Indes, fut trouvé alors qu’il jouait avec des louveteaux.
Hirsute, sale et avec des ongles aussi longs que des griffes, il fut confié aux Missionnaires de la Charité au nord de New Delhi.
Il y resta jusqu’à sa mort, en 1985.
Le plus surprenant dans ces tragiques histoires d’abandon d’enfants est la capacité des louves à élever des petits d’une autre espèce et surtout des petits d'homme comme nous l'a si bien conté sur grand écran Walt Disney dans le Livre de la Jungle, histoire adaptée du roman de Rudyard Kipling.
C’est probablement la plus grande énigme liée aux histoires de loups-garous.


Références
La peur des loups-garous, Editions Larousse 2003
L’Inexpliqué, éditions Robert Laffont
Inexpliqué, p.722 à 725 ; 750 à 753
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:35

Hindenburg. Explosion d'un dirigeable

Le 6 mai 1937, le dirigeable Hindenburg, explose alors qu’il atterrit sur l’aéroport de Lakehurst, près de New York.
Ce tragique accident va entraîner la mort de 35 personnes. L’explosion d’un des premiers appareils commerciaux transatlantiques fut-elle le résultat d’un vice de fabrication ou d’un sabotage ?

Hindenburg: la fierté du régime nazi
En mai 1937, le Hindenburg a déjà traversé l’Atlantique une vingtaine de fois sans aucun problème.
Ce luxueux dirigeable est une véritable innovation. En effet, il inaugure le transport de passagers par Zeppelin.
Construit par les ingénieurs allemands dans le nouveau régime nazi, ce dirigeable constitue un véritable « label » de l’ingéniosité allemande.
Le jour de l’accident, il transporte 97 personnes de Francfort à destination des États-Unis.
Long de 248 m et large de 41 m à son plus grand diamètre, l’engin est maintenu dans les airs par 190 000 m3 d’hydrogène. Il est équipé de quatre moteurs Diesel qui peuvent le propulser à une vitesse maximale de 70 nœuds (environ 135 km/h).
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Le Hindenburg survolant New York (Photo © Culver Pictures)

Pendant la traversée, qui dure trois jours, les passagers peuvent feuilleter les livres de la bibliothèque, dîner fastueusement dans la salle à manger ou se reposer dans le magnifique salon.
L’explosion du Hindenburg
Le vol se déroule sans problème jusqu’au 6 mai 1937, date à laquelle le dirigeable atteint le New Jersey.
Les orages l’empêchent d’atterrir. De ce fait, le Hindenburg survole la zone pendant plusieurs heures, puis le temps s’améliore suffisamment pour lui permettre de tenter un atterrissage.
Lorsque le dirigeable est enfin au-dessus du point d’atterrissage, les pilotes laissent tomber les amarres qui doivent le faire descendre de son altitude de 60 m jusqu’au sol.
Les passagers rassemblent leurs affaires et se préparent à débarquer.
Soudain, une légère bouffée de fumée apparaît à l’arrière du zeppelin, suivie d’une autre, plus abondante.
Presque immédiatement, le dirigeable s’embrase. Des passagers sautent et s’écrasent sur la piste. D’autres sont brûlés vifs à l’intérieur de l’appareil en flammes.
Certains meurent, écrasés par le poids de l’appareil.
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L'explosion du Hindenburg (© Archive Photos)

Aussitôt trois commissions d’enquête sont formées afin de déterminer les causes de cette catastrophe.
À l’époque, ni les autorités allemandes, ni les autorités américaines n’ont voulu enquêter sur l’éventualité d’un sabotage, de crainte de provoquer un incident diplomatique.
Quelques années plus tard, les Allemands ont néanmoins relancé cette hypothèse, arguant du désir des États-Unis de ternir l’image du nouveau régime nazi.
Mais, ils n’en ont jamais apporté la preuve.
Cette tragédie a mis fin au transport de passagers par Zeppelin.
Accident ou sabotage ?
C’est seulement en 1997 qu’un spécialiste de l’hydrogène, Addison Bain, et une équipe de chercheurs de la NASA, ont relancé l’affaire.
Ils affirment que le gaz n’est pas en cause. D’abord, les flammes du Hindenburg étaient rouge vif, alors que l’hydrogène ne produit pas de flammes visibles.
Ensuite, aucun témoin n’a mentionné l’odeur d’ail suffocante qui avait été mêlée à l’hydrogène pour permettre de détecter une fuite éventuelle.
Les conditions météorologiques pourraient bien, par contre, expliquer l’accident. L’orage qui sévissait au moment où le dirigeable essayait d’atterrir charriait une grande quantité d’électricité, et des éclairs striaient le ciel autour de l’appareil.
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Le Hindenburg en feu (Photo © SuperStock)

A. Bain s’est également procuré deux échantillons d’une enveloppe de dirigeable vieille de 60 ans et semblable à celle qui a été utilisée pour la construction du Hindenburg.
Les tests montrent que pour être renforcée, la carène de l’appareil avait été enduite d’un composé à base de nitrate qui entre dans la composition de la poudre à canon.
Par-dessus ce revêtement explosif, une autre couche à base d’une poudre d’aluminium utilisée pour la propulsion des fusées a été appliquée.
Pour fignoler cette véritable bombe ambulante, les différentes parties de la carène étaient assemblées par des armatures de bois, recouvertes d’une laque inflammable.
Pour appuyer sa thèse, Bain a soumis les échantillons aux mêmes conditions atmosphériques du 6 mai 1937.
Le matériau s’est aussitôt enflammé.
Le chercheur a fait le commentaire suivant : »la morale de l’histoire, c’est qu’il ne faut pas peindre votre dirigeable avec du combustible pour fusée. »

Bibliographie principale
Chronique du 20e siècle . Les plus célèbres mystères de l’Histoire, Sélection du Reader’s Digest
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:35

Énigme des enfants verts

Au cours du mois d’août 1887, près de Banjos, en Espagne, deux enfants inconnus sortirent d’une grotte.
Ils avaient la peau verte, les yeux bridés et portaient des vêtements faits d’une matière insolite. Ils ne parlaient pas espagnol. 

On les confia au juge de paix local qui tenta d’ôter la couleur verte. Mais, il s’aperçut que ce n’était pas du maquillage, mais bien la pigmentation de leur peau.
Pendant presque une semaine, ils refusèrent de s’alimenter. Finalement, ils acceptèrent de manger des haricots frais.
Le garçon, trop affaibli, mourut peu de temps après. La petite fille survécut. Peu à peu, sa pigmentation verte disparut.
Ayant appris suffisamment d’espagnol pour s’expliquer, elle raconta qu’elle venait d’un pays sans soleil, où régnait un crépuscule permanent.
Ce mystérieux pays était séparé d’une région lumineuse qu’éclairait le soleil par une large rivière.
Un jour, un mystérieux tourbillon les avait emportés, elle et son frère et déposés dans la grotte.
La jeune fille mourut en 1892, sans pouvoir nous éclairer davantage sur ce mystère.

Cette histoire est très proche de celle des enfants verts qui sortirent d’une grotte de Woolpit (Angleterre), au XIe siècle.
Là aussi, il s’agissait d’un garçon et d’une fille ayant la peau et les cheveux verts. Eux aussi refusèrent tout d’abord toute nourriture et perdirent peu à peu leur étrange pigmentation.

On leur enseigna l’anglais et ils racontèrent leur histoire. Ils dirent venir d’une région appelée « le pays de Saint-Martin » où le soleil ne brillait jamais.
Alors qu’ils gardaient un troupeau, ils avaient entendu un grand bruit. Voulant savoir d’où il venait, ils étaient entrés dans un tunnel. Ensuite, ils ne se souvenaient plus de rien.
Le garçon mourut un an après. Sa sœur resta à Woolpit et épousa un homme du village voisin.

On a cherché des explications à ces deux énigmes. On a ainsi observé que non loin de Woolpit se trouve le village de Fornham Saint Martin, qui aurait bien pu être ce mystérieux pays de Saint-Martin.
Là s’étend la vaste forêt de Thetford. Cette région est également connue pour posséder de nombreuses galeries d’anciennes mines de silex.
Il s’agit peut-être de l’un de ces souterrains empruntés par les enfants.

La pigmentation verte de la peau s’explique assez facilement. On sait que certaines anémies peuvent rendre la peau verte. Ce symptôme s’aggrave en cas de malnutrition, assez courante à l’époque.
Le fait que la pigmentation soit redevenue normale après plusieurs semaines d’une alimentation plus équilibrée semble en être la preuve.

Ils auraient pu également être empoisonnés à l’arsenic, car la peau peut alors devenir verte et abandonnés.

Le vrai mystère réside dans ce langage que personne ne comprenait. S’ils venaient d’un village assez proche, même avec un accent différent, ils auraient du pouvoir se faire comprendre.

Les enfants verts d’Espagne ont une histoire trop semblable à celle des enfants de Woolpit pour n’être qu’un hasard.
L’histoire des enfants de Woolpit pouvait être connue, car William de Newburgh la rapporta dans un ouvrage publié en 1618.
Cette histoire a certainement inspiré celle de Banjos. Dans quel but ? Par qui ? Nous ne le saurons jamais.
Quelle langue avait-on apprise à ces enfants ? Un autre mystère sans réponse.
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Re: Enigmes de l'histoire

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:35

Mutilation de bétail

De nombreux animaux, principalement des bovins, sont victimes de mutilations aux États-Unis, mais également au Mexique, en Argentine et au Canada.
Les mutilations ont commencé au début des années 60 et continuent toujours aujourd’hui.
Le premier cas de mutilation officiellement recensé est survenu en 1967 avec la mort mystérieuse d’un cheval nommé Snippy.
De nombreuses théories ont été émises concernant ces mutilations : intervention d’extraterrestres ou agissements de sectes.
À ce jour, malgré les investigations, aucun coupable n’a pu être arrêté et aucune des hypothèses n’a pu être confirmée.

Premier cas de mutilation de bétail
Snippy était un hongre de 3 ans qui pâturait dans un ranch au Colorado. C’est le soir du 7 septembre qu’on vit Snippy pour la dernière fois, cabriolant et folâtre comme à son habitude. Le lendemain matin, il ne vint pas au ranch chercher sa ration journalière.
Des recherches furent entreprises et l’on retrouva le cheval, mort, dans un pré, à environ 400 m de la maison.
Le malheureux cheval gisait sur le flanc gauche dans un état effroyable. Il semblait que son cou avait été coupé jusqu’à l’os. Au-dessus des épaules, il ne restait aucune trace de chair. Il ne subsistait de la tête que le crâne décharné.
Sur le sol, on remarqua plusieurs taches sombres, deux buissons écrasés et à côté de l’un d’eux, de petits trous semblant avoir été perforés dans le sol.
Sur l’un des buissons, on retrouva une partie de la crinière de Snippy.
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Le squelette de Snippy a été exposé au Luther Bean Museum, de l’Adam State College

Le plus surprenant fut l’absence de toute trace, même de celles du cheval, dans un rayon de 30 mètres autour du corps.
Des empreintes montraient que Snippy avait dû courir avec d’autres chevaux, puis ceux-ci avaient fait demi-tour vers le ranch. Au-delà, les traces du cheval continuaient sur une courte distance, puis s’arrêtaient brusquement à une trentaine de mètre de l’endroit où le corps fut découvert.
Son sang, son liquide céphalorachidien, ses tissus cérébraux et ses organes avaient disparu.
L’autopsie complète, réalisée un mois après, n’apporta rien de nouveau. Le médecin déclara qu’il ne trouvait rien d’anormal à la disparition des organes dont les charognards se régalent. Il déclara que le sang s’était coagulé et que les tissus cérébraux s’étaient décomposés naturellement.
Il découvrit également les traces d’une grave infection sur le flanc droit du cheval et constata que la peau, près de l’épaule, « avait été incisée ».
Il supposa que quelqu’un avait tranché la gorge de l’animal pour mettre fin à son agonie.
Plus tard, le corps fut examiné par un vétérinaire privé. Il trouva dans l’os pelvien des lésions causées par des impacts de balles. Il supposa à son tour qu’on avait tiré sur Snippy et que le cheval s’était mis à galoper jusqu’à l’épuisement pour se jeter sur des fils barbelés.
L’intervention humaine ne fait aucun doute dans ce cas bien que les différentes hypothèses n’expliquent pas l’absence de traces autour du cadavre.
OVNIS et mutilations
Dans plus d’une douzaine d’Etats, les éleveurs de l’Ouest américain crurent à l’intervention d’extraterrestres.
En effet, on signala à maintes reprises la présence d’ovnis dans les régions concernées.
Ainsi, au début de 1975, près de Copperas Cove au Texas, on vit planer dans la campagne une lumière orange, la nuit où un veau fut mutilé.
Des fonctionnaires du Service public de sécurité du Texas vinrent inspecter les lieux. Ils constatèrent qu’autour du veau mort, la végétation était bizarrement aplatie, comme écrasée par un souffle puissant, dessinant des motifs de feuilles en cercles concentriques.
A 40 mètres du veau mort, des motifs identiques apparaissaient sur un espace d’un diamètre de 9 mètres environ.
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Photo prise par le photographe et journaliste Howard Burgess en 1976 suite à la mutilation d'un taureau. Sur les 20 photos prises, 2 montraient deux petites taches rondes dans le ciel. L'écartement variait d'une photo à l'autre. Ces deux " taches " n'étaient pas visibles à l'oeil nu dans le ciel. Un défaut dans la pellicule ?

Il est impossible de citer tous les cas tant ils sont nombreux. Toujours au Texas en 1975, une génisse fut retrouvée morte sur une aire de végétation écrasée. L’animal avait le cou tordu et la tête pointée vers le ciel. On avait prélevé sa langue, ses organes externes et découpé son nombril. Il n’y avait aucune trace de sang à côté du cadavre.
Quelques jours plus tôt, un bouvillon mutilé avait été découvert dans un cercle de blé jeune roussi.
Des experts de la base aérienne de Reese firent des analyses qui révélèrent une radioactivité de 0,5 pour 100 plus élevée que la normale. Une différence faible mais restée inexpliquée.
Une intervention aérienne ?
Parmi les nombreux cas de mutilations, certains laissent penser à l’intervention d’un engin aérien quelconque.
En effet, de nombreux animaux morts semblent s’être « écrasés » au sol.
En août 1975, le shérif W.L McDonald déclara avoir examiné une génisse mutilée, apparemment tombée d’une hauteur de quelques mètres dans une mare.
Au Colorado, on trouva deux vaches mutilées dans un pré dont la barrière était cadenassée. Le shérif Norman Howey déclara : » elles n’auraient pu s’y trouver à moins d’avoir été larguées d’un engin volant ».
En 1979, une série de 16 mutilations au Nouveau-Mexique fut reliée à l’apparition d’engins volants dont certains furent identifiés comme étant des hélicoptères. Un éleveur subit d’ailleurs le tir d’un de ces engins qui ne fut jamais retrouvé.
Deux policiers d’une tribu Apache virent également non loin de Dulce un engin « planant à une quinzaine de mètres du sol et braquant un puissant projecteur sur le bétail ».
Un cas daté du 6 octobre 2001, toujours dans le comté de Pondera, révèle quant à lui que l'animal fut retrouvé dans un espace en jachère où normalement il n'aurait pas dû s'y trouver. L'emplacement où gisait l'animal mutilé montre une forme de cratère, comme si celui-ci avait été jeté verticalement d'une grande hauteur.
Les sectes sataniques
Les sectes ont été accusées d’être responsables de ces mutilations. Dans certains cas, l’intervention humaine ne fait aucun doute ce qui a renforcé cette conviction de nombreux éleveurs.
En 1975, un éleveur trouva sur sa propriété une valise bleue. Elle renfermait une oreille, une langue de vache et un scalpel. Ce fut le premier indice corroborant l’intervention d’un culte satanique.
De nombreux animaux morts ont été envoyés à l’Ecole vétérinaire. A cette époque, un rapport fut rédigé sur 6 cas qui avaient pu être autopsiés.
Les animaux étaient morts de cause naturelle et cinq d’entre eux semblaient avoir été, ensuite, mutilés par des mains humaines.
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Une vache trouvée morte en 1978 est examinée par les policiers du Nouveau-Mexique

En 1975, un pis de vache dont le contenu naturel avait été remplacé par du sable fut retrouvé.
En février 1976, un veau mutilé avait la bouche remplie de clinquant métallique, du type de celui que les avions militaires larguent afin de brouiller les radars.
Dans tous ces cas, l’intervention humaine est évidente.
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Les agents de la police montée canadienne de Calgary (Alberta) acquirent la certitude en 1980 qu’une secte mutilait le bétail dans le secteur. Ils n’en dirent pas d’avantage sur les circonstances des mutilations.
Des enquêtes ont été menées aux Etats-Unis pour identifier les adeptes de ces sectes mais les recherches sont restées vaines.
Traces mystérieuses et éléments inexpliqués
Le 13 juin 1976, des « traces mystérieuses qu’on eût dit laissées par des ventouses » furent signalées par un inspecteur du Contrôle sanitaire du bétail au Nouveau-Mexique. Il enquêtait alors sur un cas typique de mutilation sur une vache.
Dans sont numéro du 15 juin, l’Albuquerque Tribune décrivit ces marques comme celles d’un trépied ayant 20 cm de diamètre, avec un écart entre elles de 70 centimètres. Elles s’arrêtaient à 150 m de l’animal mort comme si « on avait atterri là, marché jusqu’à la vache, puis regagné le point de départ ».
Des incidents similaires se produisirent dans la région de Dulce en 1978.
Le 21 octobre 1975, on trouva un bison de 750 kilos mort dans un enclos du zoo du mont Cheyenne au Colorado.
Les organes génitaux étaient mutilés ; on avait prélevé une oreille, le pis et une plaque de peau de 155 centimètres carrés.
Aucune trace de pas n’a été découvert dans l’enclos.
L’autopsie révéla que le sang de l’animal était anormalement fluide. Il y avait dans les cavités abdominale et thoracique une quantité excessive de liquide sérosanguin (anticoagulant).
Les mutilations continuent
Les mutilations ne se sont pas arrêtées après cette période des années 1970. Depuis le premier cas signalé en 1967, de 10 à 20 000 têtes de bétail ont été retrouvées mortes et mutilées, essentiellement aux Etats-Unis.
Dans le Montana, entre Juin et Octobre de 2001, 15 cas des mutilations de bétail ont été rapportés.
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Vache mutilée au NE de l’Utah, trouvée le 16 octobre 1998 
A g. l’œil a été extrait à l’aide d’un instrument tranchant.
A dr. gros plan sur les poils coupés net (x 20).
La vache était enceinte de 3 mois mais le fœtus resta introuvable.
Photos NIDS : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Extrait d’un article paru dans le quotidien El Diario de la Pampa, La Pampa, Argentine, le 15 Avril 2003.
Les services officiels Argentins avaient à l'époque tenté de convaincre la population que ce sont des souris qui mangent le bétail.
GENERAL ACHA (Agencia) -- Les éleveurs de bétail d'une large section du département de Lihuel Calel sont inquiets à cause du retour des mutilations de bétail. Dans une interview avec le EL Diario, un jeune propriétaire d'un ranch a fait remarquer que deux vaches mutilées et un veau ont été trouvés l'année dernière sur sa propriété. L'éleveur a remarqué qu'il s'est également produit là un cas impliquant la mutilation d'un sanglier sauvage.
Inquiet de la situation, il a déclaré: "il me semble qu'ils s'en prennent à moi maintenant, parce qu'en 15 jours ils ont mutilé six brebis, toutes noires, dodues, pesant entre 160 et 220 kilogrammes, et ceci dans un champ ouvert. »
« Les scientifiques d'une puissance étrangère pourraient être impliqués, exécutant les mutilations pour des analyses. Nous basons ceci sur le fait que certaines "lumières ont été vues au-dessus du secteur pendant la nuit."

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Extrait d’un article paru dans le journal "El Diario del Sur" de Cordoba-Villa Maria, Argentine, le Mardi 9 Juillet 2002.
En juin 2002, un événement étrange a eu lieu dans un champ de la localité de Suco, située à l'ouest de Rio Cuarto. Un éleveur de bétail a trouvé 19 animaux morts dans un réservoir d'eau. Neuf des bovins étaient morts, selon les examens médicaux vétérinaires, par asphyxie ou par immersion. Les autres étaient vivants, mais affectés par les basses températures et presque mourants.

Ces nouvelles ont été confirmées par des fonctionnaires de police de l'unité régionale 7, qui siège à Rio Cuarto.
Ce que personne n'a pu expliquer, c'est comment les 19 animaux ont pu entrer dans l'énorme réservoir d'eau, considérant qu'ils ont dû traverser d'abord une clôture électrifiée, puis une barrière de 1,50 mètre de haut, et finalement "sauter" au-dessus du mur du réservoir.

Quelle hypothèse retenir ?
Au vu de tous ces éléments, la théorie extraterrestre semble hors contexte. En effet, une intervention humaine a été prouvée dans de nombreux cas. Par exemple, dans le cas du bison du zoo du mont Cheyenne, la portion de peau a été prélevée à l’aide d’une lame très tranchante qui n’a pas entamé les tissus sous-jacents.
De plus, soyons rationnels et objectifs, quand une civilisation possède une technologie qui lui permet de parcourir de telles distances dans la plus grande discrétion, il semble aberrant qu’elle puisse laisser tant de cadavres derrière elle, une fois arrivée au but.
Et d’ailleurs, on se demande bien ce que des aliens feraient d’une oreille de vache.
Je pense que les cas sont trop nombreux et différents pour qu’une seule hypothèse soit applicable.
Personnellement, je pense que les premiers cas médiatisés qui pouvaient être le fait d'individus isolés ont inspiré des groupuscules, sectes et individus peu équilibrés. Depuis, ces sombres affaires ont fait des adeptes.
Les cas faisant intervenir des engins volants ou engins terrestres non identifiés rentrent dans un schéma plus complexe mais identique à savoir des groupes bien organisés aux moyens financiers importants.
Les hélicoptères repérés en 1979 ne portaient aucune immatriculation et n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur un éleveur.
Dans tous les cas de mutilation, on retrouve le prélèvement d’organes. De plus, la grande majorité des cas proviennent des Etats-Unis. Même si ces mutilations se sont étendues à d’autres pays, l’origine se situe en Amérique.
L’intervention de l’armée me semble improbable. Elle dispose de suffisamment de moyens financiers pour avoir son propre cheptel afin d’y effectuer des expériences. Nul besoin d’organiser un tel massacre devant témoins.
L’hypothèse d’organisations privées faisant le « sale boulot » et travaillant pour des laboratoires également privés pourrait coller aux faits mais on peut y opposer la même remarque que pour l'armée.
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