La Terre dans l'univers

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La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:47

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La Terre dans l'univers
Photos des planètes de notre système solaire. Naissance de la Terre et naissance de la vie. Comment observer le ciel ?

L'Univers



Origine de la vie

La vie vient-elle de l’espace ?

Des expériences effectuées sur Terre ont montré que les éléments de base de la vie pouvaient y apparaître facilement. Mais, une théorie, la panspermie, affirme que la vie aurait pu venir de l’espace.
Depuis 40 ans, des études menées ont montré comment sont apparues il y a quatre milliards d’années, les acides aminés. Ces derniers sont le fondement de la naissance de la vie.
Mais, à ce jour, personne n’a réussi à assembler ces éléments pour créer la vie.
C’est pourquoi, la théorie de la panspermie, qui donne une origine extraterrestre à la vie s’est développée dans la communauté scientifique.

  

Un bombardement incessant
La Terre reçoit à peu près 100 tonnes de matière extraterrestre par jour. Cette matière arrive sous forme de grains de poussière que l’on nomme micrométéorites.
Il y a 4 milliards d’années, juste avant que n’apparaisse la vie, le flux des micrométéorites et des météorites était mille fois plus abondant.
Or, la composition de certaines météorites a permis d’élaborer certaines hypothèses.
Des éléments à la base de la vie. Deep Impact
Lorsqu’il y a 4,6 milliards d’années, le système solaire s’est formé, une grande quantité de matière non prisonnière du Soleil ou des grandes planètes a continué d’errer dans l’espace, satellisée autour du système planétaire.
Ce sont ces objets météoriques que l’on aperçoit sous forme d’étoiles filantes ou de comètes.
Nous savons que, parmi les météorites, celles appelées « chondrites carbonées » sont riches en carbone, en eau mais aussi en hydrocarbures ainsi qu’en acides aminés.
Ce sont donc tous les éléments nécessaires pour créer la vie.
La Nasa a mis en oeuvre Deep Impact. Cette mission consiste à faire un trou dans une comète pour connaître les effets de l'impact. On percute la comète, créant un cratère, éjectant la glace et la poussière puis on observe ce qui se cache en dessous.
Une comète comme Tempel 1 est considérée comme ayant existé depuis la naissance de notre système solaire.
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Illustration de la mission Deep Impact. Credit: NASA/Pat Rawlings

L'expérience permettrait d'analyser l'eau congelée à l'intérieur de cette comète afin de comprendre quels sont les mécanismes chimiques qui ont abouti à la formation de l'eau, sous forme liquide, et donc à la naissance de la vie sur la Terre
Micrométéorites et météorites
La plupart des micrométéorites (inférieur à 0,5 mm) que nous recevons sur Terre proviennent de la poussière des comètes lorsque le trajet de celles-ci coupe l’orbite de la Terre autour du Soleil.
Mais, des chercheurs américains ont présenté une autre théorie en 1996. Ils pensent que micrométéorites et météorites qui ont ensemencé la Terre il y a 3,8 milliards d’années sont venues de Mars.
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Exploration de Mars. Crédit NASA

D’après eux, Mars, sous l’impact d’un météore aurait projeté dans l’espace des éléments nécessaires à l’apparition de la vie. La Terre aurait alors capté ces éléments.
Pour que cette théorie soit confirmée, il faut prouver que la vie a existé sur Mars même à l’état embryonnaire.
C’est ce que recherche la mission américaine Pathfinder.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:47

Naissance de la Terre

Big Bang, un mot qui exprime une explosion, un cataclysme qui serait à l'origine de la naissance de la Terre mais également de l'ensemble de notre système solaire.
La grande diversité des planètes du système solaire s'est mise en place en quelques dizaines de millions d'années il y a 4,6 milliards d'années environ. L'une des conséquences de cette histoire très ancienne pour la planète Terre est d'abriter encore aujourd'hui des conditions compatibles avec l'existence et le développement de la vie.
Mars est la seule autre planète où ces conditions pourraient avoir été momentanément réunies, il y a plus de 4 milliards d'années.
L'observation et l'étude des corps du système solaire ainsi que l'analyse en laboratoire des météorites et des roches lunaires et terrestres permettent de reconstituer cette aventure, depuis la naissance du Soleil dans un nuage de gaz et de poussières jusqu'à la Terre actuelle.



La position unique de la Terre
Dans le système solaire, la spécificité de la Terre est d’abriter une multitude d’êtres vivants. Si la vie a pu se développer, elle le doit à la position de la Terre par rapport au Soleil.

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Le fait que notre planète soit à 150 millions de kilomètres du Soleil lui permet de connaître des températures tempérées.
Le Big Bang
Il y a plus de 15 milliards d'années, la matière de l'univers était extrêmement condensée et très chaude.
Une gigantesque explosion a provoqué la dissociation de cette matière. On a baptisé cette "explosion" le Big Bang.
Cependant, cette image assez poétique est loin de refléter la réalité scientifique. Le Big Bang est une notion abstraite. L'homme a besoin de définir toute chose; de même, il ne conçoit pas son environnement autrement qu'avec un début et une fin.
Si la Terre est née, c'est donc qu'il y a eu un commencement. Mais qu'il y avait-il avant ce commencement ? En fait, rien. L'univers ne possédait ni galaxies, ni étoiles et ni atomes. Hubert Reeves, astrophysicien français, décrit cet avant Big Bang "comme une bouille de matière informe."
" Cette bouille a été portée à des températures de milliards de milliards de degrés. C'est ce que l'on a appelé le Big Bang."
Quand il m'a fallu créer une illustration du Big Bang, j'ai été bien embêtée et le montage ci-dessous n'est qu'une vue de l'esprit et non une réalité scientifique.
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Illustration du Big Bang. © dinosoria.com

L'émission d'électrons, de protons, de neutrons et de photons qui s'en est suivie a permis la formation des corps célestes. Ce schéma est bien sûr extrêmement simplifié. D'après les astrophysiciens, il a fallu environ 100 millions d'années après le Big Bang pour que l'univers se présente sous la forme que nous connaissons.
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Galaxie spirale NGC 1232. Crédit: Nasa

Dans l'univers, issu du Big bang, on dénombre 200 milliards de galaxies. Notre galaxie, la Voie Lactée, a un diamètre supposé de 100 000 années-lumière (1 année-lumière = 10 000 milliards de kilomètres).
Toujours concernant la définition du Big Bang, je cite Hubert Reeves qui nous en donne une explication logique et moins abstraite:
" Le Big Bang peut être défini comme le moment où les notions d'espace et de temps deviennent utilisables. Le Big Bang, en réalité, c'est notre horizon dans le temps et dans l'espace. Si nous le considérons comme l'instant zéro de notre histoire, c'est par commodité. "

En fait, nous ne connaissons pas les origines de l'univers. Cela ne signifie d'ailleurs pas que l'univers n'a pas d'origine. Mais, les scientifiques ont besoin de matériaux pour élaborer des théories. Et ce n'est qu'à partir du Big Bang qu'ils peuvent reconstituer notre histoire.
Cependant, la théorie du Big Bang n'est pas le produit de l'imagination des scientifiques. Elle est fondée sur un ensemble d'observations et sur un système mathématique (la relativité générale d'Einstein). Hubert Reeves reconnaît que cette théorie comporte ses faiblesses mais que c'est le scénario qui a apporté le plus de prédictions réussies comme le fait par exemple que l'univers est en perpétuelle évolution.
La naissance du Soleil
Le Soleil et ses planètes sont apparus en même temps alors que notre galaxie avait déjà plus de 8 milliards d'années.
Toutes les mesures effectuées sur la Lune ou des météorites apportent des valeurs identiques soit 4,56 milliards d'années. Tout d'abord, des grains et du gaz se concentrent dans les nuages denses et froids du milieu interstellaire pour former une nébuleuse. Puis cette nébuleuse s'organise par gravité en un disque d'accrétion où la matière, tout en tournant autour du centre du disque, migre aussi vers celui-ci, cela aboutit à la naissance du Soleil.
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Le Soleil vu dans l'ultraviolet par Soho. Crédit: Nasa

Puis, à partir des grains microscopiques de la nébuleuse, se constituent les premiers corps solides, les planétésimaux, embryons des futures planètes rocheuses.

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Environ 50 à 100 millions d'années après l'accumulation de gaz et de poussières dans l'espace interstellaire, le système solaire et les planètes qui le composent sont formés.
Les 4,4 milliards d'années qui suivent verront l'évolution de ces planètes sous le contrôle thermique et gravitationnel du Soleil.
Le Soleil est une étoile moyenne qui n'a rien d'exceptionnelle dans la galaxie. Il y a 4,5 milliards d'années, le Soleil était beaucoup plus gros qu'aujourd'hui et il était rouge. Lentement, il s'est contracté, est devenu jaune et sa température intérieure a augmenté.
Au bout d'une dizaine de millions d'années, il a commencé à transformer son hydrogène en hélium. C'est ce phénomène de fusion nucléaire qui lui a assuré sa stabilité et sa luminosité.
L’origine des océans
L’essentiel de nos ressources en eau provient des comètes, corps constitués de glace et de neige, qui bombardaient la Terre à ses débuts.
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Terre. Crédit: Nasa

Quand la Terre s’est refroidie, la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère s’est condensée, tombant en pluies. Ces pluies ont rempli les terres basses.
La distance de la Terre par rapport au Soleil lui a permis de conserver ces molécules d'eau à sa surface de manière partiellement liquide.
Aujourd’hui, plus de 80% de la Terre est recouverte d’eau.
Si la Terre avait été plus proche du Soleil comme Vénus, l'eau liquide n'aurait pu exister. La vie n'aurait donc jamais pu se développer.
Eon Hadéen. (4,6 - 4 milliards d'années). Naissance de la Terre
On ignore à peu près tout de la configuration des terres et mers pendant cette très longue période. La planète est encore largement exposée aux bombardements de météorites. Elle se dote rapidement d'une enveloppe plus légère et rigide sur un manteau visqueux et animé de convections puissantes.
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Cratère d'impact de Manicouagan vieux de 214 millions d'années environ. C'est l'un des plus anciens cratères d'impact connu. Crédit: Nasa

Ces forces ont nécessairement provoqué des déformations importantes de la surface des terres émergées - les cratères d'impact des météorites -, et la distribution des masses continentales et des océans a pu changer complètement et à plusieurs reprises sous l'effet des mouvements de la nouvelle croûte.
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Cratère d'impact de Gosses Bluff en Australie qui s'est formé à la frontière Jurassique-Crétacé. Crédit: © Nasa

Les roches qui se sont formées au cours de cette période sont les plus vieilles de la planète; elles n'apportent que des indications fragmentaires qu'il n'est pas possible de relier entre elles, car elles témoignent de situations très différentes, à des moments différents. Les plus anciennes roches qu'on ait pu dater proviennent d'Isua, au Groenland; leur âge absolu est de 3,8 milliards d'années.
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1- Chaque point brillant de cette galaxie est une étoile, comme notre soleil; il y en a environ 100 milliards d'années.
2- Des étoiles jeunes dans un nuage interstellaire forment des halos de lumière dans le gaz nourricier où elles baignent encore.
3- La formation de notre système solaire, il y a 4,5 milliards d'années environ. Au centre du disque se forme le Soleil tandis qu'apparaissent les premières planètes dans le gaz et la poussière.
4- Les nuages moléculaires denses et froids (- 260 °C) de la Galaxie sont des pépinières d'étoiles et de molécules organiques.
5- Ces petites planètes, appelées planétésimaux sont les restes des premières planètes. Les grosses planètes comme la Terre résultent de l'accrétion de ces planétésimaux.
6- Toutes les planètes gazeuses, froides et géantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) ont des anneaux.
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7- De la collision entre la Terre et un planétésimal naîtra la Lune.
8-9-10- Trois étapes de l'évolution de la surface de la Terre primitive, entre - 4,3 et - 3,7 milliards d'années.
8- Vers - 4,3 milliards d'années, des océans couvrent déjà la majeure partie de la planète. La Lune est encore proche de la Terre et le bombardement extraterrestre reste incessant. Les terres émergées sont pour l'essentiel des îles volcaniques; il n'y a pas de continent et la roche affleure à la surface du sol. L'atmosphère est dense et le soleil filtre difficilement jusqu'au sol.
9- Vers - 4 milliards d'années, la Lune s'est éloignée, le bombardement extraterrestre est moins intense et l'atmosphère moins épaisse.
10- Enfin, dans les océans, les premières algues bleues, apparues vers - 3,8 milliards d'années, fixent le carbonate de calcium, construisent ces champignons de calcaire (les stromatolithes) et émettent les premières bulles d'oxygène.
Calendrier de la Terre
Il y a près de 4,6 milliards d'années: la Terre se forme. Il faudra attendre plusieurs centaines de millions d'années pour qu'elle se refroidisse et que la vie puisse débuter.
Il y a 3,8 milliards d'années: la vie est déjà florissante dans les océans
Il y a 2,5 milliards d'années: formation des grands blocs continentaux
Il y a 540 millions d'années: apparition des animaux à squelette externe
Il y a plus de 460 millions d'années: apparition des insectes et des crustacés
Il y a 460 millions d'années: apparition des poissons
Il y a plus de 420 millions d'années: les premiers végétaux à sortir de l'eau pour investir les terres sont des mousses
Il y a 420 millions d'années: un arthropode foule la Terre
Il y a 370 millions d'années: apparition des premiers vertébrés à pattes; ce sont les tétrapodes
Il y a 320 millions d'années: apparition des premiers reptiles
De 365 à 295 millions d'années: développement des grandes forêts du Carbonifère
Il y a 230 millions d'années: apparition des dinosaures
Il y a 120 millions d'années: apparition des plantes à fleurs
Il y a 65 millions d'années: les mammifères commencent à conquérir le monde
Controverse sur la formation de la Terre
Une équipe internationale de chercheurs a annoncé en novembre 2005 que les continents étaient probablement en place très tôt après la formation de la Terre.
Ce sont donc les premiers moments de la création de notre planète qui sont remis en cause.
Les chercheurs de l'université du Colorado à Boulder réfutent ainsi les vieilles théories existantes selon lesquelles la Terre était soit désertique, soit recouverte d'océans, lors de sa formation.
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A sa naissance, la Terre était-elle désertique ou recouverte d'eau ? By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les chercheurs aboutissent à cette conclusion après avoir analysé la présence d'un rare élément (hafnium), présent dans le zircon des roches de Jack Hills en Australie, vieilles de 4,4 milliards d'années. Cet élément est un des rares connus à être capable de survivre aux changements qu'a subis la croûte terrestre durant les différentes périodes.
Selon les chercheurs, les continents se seraient formés 100 à 500 millions d'années seulement après la création de la planète, il y a 4,6 milliards d'années.
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Illustration de la Terre recouverte d'eau. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les travaux suggèrent que le zircon se serait formé très tôt, à des températures clémentes pour la formation de la croûte terrestre... et l'apparition de la vie
Ces résultats appuient ceux d'une précédente étude conduite par l'auteur principal, Stephen Mojzsis, qui affirmait que l'eau était présente à la surface de la Terre il y a 4,3 milliards d'années.
Il est vrai que nous ignorons à peu près tout de la configuration des terres et des mers pendant la très longue période de l’archéozoïque (4,8 à 3,8 milliards d’années avant notre ère).
Au début de sa formation, la Terre était encore largement exposée aux bombardements de météorites.
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Cratère en Arizona. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Jusqu’à présent, selon la théorie officielle, la Terre était au départ recouverte d’eau puis vers 4,3 milliards d’années, des océans couvraient la majeure partie de la planète.
Il y aurait donc eu une très longue période pendant laquelle aucun continent n’existait. Toujours officiellement, la vie est censée être née dans les océans.
Autant dire que cette nouvelle estimation va faire l’objet d’une très vive controverse dans les mois qui viennent au sein de la communauté scientifique.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:48

Système solaire . Les planètes du système solaire

Le système solaire offre le spectacle d'un ballet incessant où chaque planète poursuit un voyage incessant autour du Soleil. Il est couramment accepté que la formation du système solaire remonte à environ 4,6 milliards d'années.
Avec la Terre, huit autres planètes tournent dans notre système solaire et sont en orbite autour du Soleil à cause de la force d'attraction de celui-ci.


L'évolution du système solaire
Au cours des 4 derniers siècles, notre vision de l'Univers s'est transformée du tout au tout. Nous sommes passés d'un univers dont la Terre était le centre (géocentrique) à un univers avec le Soleil pour point central (héliocentrique) pour, finalement, aboutir à une conception moderne qui établit que le Soleil n'est, en fait, qu'une étoile parmi des milliards d'autres, se concentrant sur un bras spiral de la Voie lactée, à une distance de 30 000 années-lumière du centre de notre galaxie.
Le système solaire s'est formé à partir d'un gigantesque nuage de gaz appelé nébuleuse solaire. Cette dernière, tournant au départ très lentement, se condensa, puis acquérant de la vitesse, forma un disque : le nuage primitif.
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La nébuleuse de la tête de cheval est composée de gaz et de poussière. © Nasa

La naissance du Soleil
Au coeur du nuage primitif, la pression et la température ont considérablement augmentées. Des réactions nucléaires se sont déclenchées.
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Soleil. Credit: NASA/AIA

Le coeur de la nébuleuse est devenu une véritable usine nucléaire naturelle et s'est allumé en une étoile. C'est ainsi qu'est né notre Soleil.
La naissance des planètes
Le reste du nuage primitif a donné naissance à des boules de poussière et de gaz. Ces boules ont attiré à elles toute la matière qu'elles ont croisée. Elles ont ainsi donné naissance à des planètes.
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Nébuleuse de l'éléphant qui se situe à l'intérieur de la nébuleuse IC 1396 dans la constellation de Cepheus.(Image credit: NASA/JPL-Caltech/W. Reach (SSC/Caltech)

Le système solaire est né. Le Soleil éclairait les grumeaux qui tournaient autour de lui. D'une certaine manière, les planètes sont des étoiles manquées.
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La nébuleuse IC 1396 est une zone de formation stellaire. © Nasa

En effet, quand le grumeau n'a pas pu accumuler suffisamment de matière, les réactions nucléaires n'ont pu s'amorcer.
La planète était alors condamnée à tourner autour de son soleil en se refroidissant lentement. C'est ainsi que sont nées la Terre et les huit autres planètes du système solaire.
Calcul des distances
Dans le système solaire, c’est la distance de la Terre au Soleil qui nous sert d’unité. On la nomme l’Unité astronomique.
Cette unité vaut environ 150 millions de kilomètres.

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Si Pluton se trouve à 40 Unités astronomiques du Soleil, cela signifie qu’il en est 40 fois plus éloigné que la Terre.
Planète tellurique
Une planète tellurique est une planète de petite taille ayant une forte densité et un sol solide. Dans notre système solaire, Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont telluriques.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:48

Planètes du Système Solaire

Issus du même nuage de gaz, le Soleil et les planètes du système solaire se sont formés en même temps. Il y a environ 4,6 milliards d'années.

Pour chaque planète du système solaire, vous trouverez les principales données techniques comme la distance de chaque planète par rapport au soleil ou leur composition atmosphérique ainsi que des photos.




Rappel du calcul des distances

Dans le système solaire, c’est la distance de la Terre au Soleil qui nous sert d’unité. On la nomme l’Unité astronomique.
Cette unité vaut environ 150 millions de kilomètres.
Si Pluton se trouve à 40 Unités astronomiques du Soleil, cela signifie qu’il en est 40 fois plus éloigné que la Terre.
Données sur les planètes
 

Planète


Distance moyenne du Soleil (millions de km)


Période de révolution (jours terrestres)


Période de rotation (jours terrestres)


Mercure


57,9


87,97


58,65


Vénus


108,2


224,701


243,02


Terre


149,6


365,26


0,9972


Mars


227,9


686,98


1,029


Jupiter


778,3


4 272,59


0,41354


Saturne


1 427,0


10 746,93


0,44401


Uranus


2 877,38


30 686,25


0,71833


Neptune


4 497,07


60 190


0,76


Pluton


5 914,65


90 583,49


6,3872


Note: Pluton n'est plus considéré comme une planète depuis le 24 août 2006
Les planètes
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:48

Les Etoiles



Le Soleil

Sans le Soleil, nous n'aurions pas de système solaire. Il fournit non seulement l'énergie nécessaire à la vie, mais aussi la force gravitationnelle qui confine les planètes sur leur orbite. Cette étoile éclaire et chauffe la Terre depuis un peu moins de 5 milliards d’années. Au centre de notre étoile solaire règne une fournaise nucléaire.
600 millions de tonnes d’hydrogène y « brûlent » chaque seconde. Mais, il reste heureusement au Soleil encore 5 milliards d’années à vivre.

  


Anatomie du Soleil
Le Soleil gravite autour du centre de notre galaxie, à une distance de 8 500 parsecs, un parsec correspondant à 30,86 billions de kilomètres. Sa période orbitale est d'environ 240 millions d'années.
La période axiale moyenne du Soleil est de 27 jours. Cependant, la période de rotation varie en fonction de la latitude ; les régions équatoriales accomplissent une révolution en 25 jours, tandis que les régions polaires sont plus lentes et mettent 34 jours.
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Vue rapprochée du Soleil. © Nasa

Le Soleil est le corps le plus massif du système solaire. Il est 330 000 fois plus massif que la Terre.
Il est également le corps le plus gros, avec un diamètre de 1 391 900 kilomètres, 109 fois supérieur à celui de la Terre.
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La position du Soleil dans notre galaxie. © Nasa

Le Soleil est stratifié, et peut se diviser en trois régions : le noyau, la zone radiative et la zone convective. La "surface" du Soleil visible correspond à la photosphère, recouverte par la chromosphère et sa couronne périphérique.
Il est essentiellement composé d’hydrogène, le plus léger des gaz. Le reste se répartit entre 10% d’hélium et quelques traces d’éléments plus lourds.
Le cœur du Soleil est un réacteur à fusion nucléaire naturel, d’une température de 14 millions de degrés.
Données techniques

  • Type: Etoile moyenne

  • Température: 5 500° C en surface

  • Rayon: 696 000 km

  • Age: 5 milliards d'années

  • Distance de la Terre: 158 millions de km


Le Soleil : un disque éblouissant
La surface du Soleil est particulièrement dynamique, étant une masse bouillonnante de courants de convection, de tempêtes, d'éruptions et d'énormes protubérances. La Terre est lilliputienne comparativement à de nombreux éléments de la surface solaire.
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Comparaison entre le Soleil et la Terre (Montage effectué à partir d'une photo de la Nasa)

Les réactions nucléaires du centre du Soleil produisent une énergie très intense qui dégage de la lumière.
Cette lumière s’échappe du noyau vers la surface.
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Les protubérances sont d'immenses arches de gaz, maintenues au-dessus de la photosphère par les forces magnétiques. © Nasa

Une lumière si violente se dégage du Soleil qu’il est très dangereux de le regarder à l’œil nu. Sans l’aide d’appareils spécialisés, on ne pourrait pas étudier sa surface.
Surface et taches solaires
Sa surface visible, la photosphère, n’est qu’une toute petite couche de seulement 300 km d’épaisseur.
Sa surface n’est pas uniforme mais présente des taches très sombres d’une durée de vie de quelques jours à quelques mois.
Ces « petites » taches, qui pourraient aisément contenir la Terre, correspondent à des zones moins chaudes.
Ces taches semblent plus nombreuses tous les 11 ans. Au moment du maximum d’activité solaire (maximum de taches), cela crée des perturbations dans les télécommunications sur Terre.
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Taches solaires. © Nasa

La surface du Soleil n'est pas une surface réelle, mais plutôt la profondeur visible au travers de l'atmosphère chaude. Cette couche visible est la photosphère, une surface très mouvementée, bouillonnante, où l'on rencontre les phénomènes les plus violents du système solaire. Les éléments principaux de la photosphère sont les taches sombres, les éruptions et les protubérances.
Les éruptions solaires et les aurores
Les éruptions solaires représentent l'activité la plus mouvementée de la photosphère. En quelques minutes, les températures grimpent, localement, à 5 millions de degrés ; de nombreuses particules, ainsi que le rayonnement qui leur sont associé, sont projetées dans l'espace. Une éruption dure habituellement moins d'une demi-heure.
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Protubérances et éruptions solaires vues en rayons X par le satellite Yohkoh. © Nasa

Quand le bombardement du vent solaire s’intensifie, le bouclier magnétique et l’atmosphère terrestre ont plus de mal à nous protéger.
Un plus grand nombre de particules parviennent à pénétrer dans les couches les plus hautes de l’atmosphère.
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Aurore boréale en Laponie. © Nasa

Entrant au-dessus des pôles terrestres, ces particules, en rencontrant les molécules de la haute atmosphère, provoquent de magnifique spectacles que l’on nomme aurores boréales dans l’hémisphère Nord et aurores australes dans l’hémisphère Sud.
Le vent solaire
Quand la lumière s’échappe brutalement à la surface du Soleil, elle s’échappe dans le vide spatial.
Les éruptions solaires bombardent les planètes du système solaire de minuscules particules extrêmement énergétiques.
On appelle ce phénomène le vent solaire.
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L'existence du vent solaire a été détectée en observant les comètes (comète Kohoutak sur la photo). Leur queue, dont leur direction est toujours opposée au Soleil, est repoussée par les particules solaires. © Nasa

Il existe un écoulement constant de ce vent solaire, qui parcourt le système solaire et s'approche de chaque planète. L'interaction entre le vent solaire et le champ magnétique des planètes provoque des phénomènes d'aurore.
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Une aurore australe à dominante verte vue depuis une navette spatiale. © Nasa

Le vent solaire nous détruirait si l’atmosphère et le magnétisme de notre planète ne nous protégeaient pas.
Le centre du Soleil
Le Soleil peut être décomposé en trois parties principales : le noyau, la zone radiative et la zone convective.
Le noyau
Le noyau central occupe 40 % du diamètre du Soleil, et représente la source de l'énergie solaire. Dans le noyau, la température est d'environ 15 millions de degrés K, et la pression d'environ 2,5 x 1011 bars.
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L'énergie solaire provient de la fusion thermonucléaire. Les atomes d'hydrogène sont convertis en hélium ; au cours du processus, il existe une différence de masse. Pour chaque atome d'hélium produit, quatre atomes d'hydrogène sont consommés. Cependant, la masse d'un atome d'hélium est inférieure à celle de quatre atomes d'hydrogène combinés. La masse manquante a été convertie en énergie, selon l'équation d'Einstein E=mc2, où m est la masse manquante, et c la vitesse de la lumière. Comme c est un nombre très élevé, seule une faible masse doit être convertie, afin d'obtenir une énergie résultante importante.
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Soleil vu dans l'ultraviolet par Soho. © Nasa

Le Soleil consomme plus de 700 millions de tonnes d'hydrogène par seconde, produisant 695 millions de tonnes d'hélium. Les 5 tonnes manquantes sont converties en énergie. Celle-ci, sous la forme de particules lumineuses, les photons, met environ 170 000 ans pour voyager à travers les différentes couches du Soleil et échapper à celui-ci. 8 minutes supplémentaires sont nécessaires aux photons pour traverser le système solaire et atteindre vos yeux.
La zone radiative
La zone radiative entoure le noyau. Elle s'étend jusqu'à 70 % du rayon du Soleil, et le transport d'énergie, dans cette région, se fait par rayonnement. Les gaz de la zone radiative sont relativement calmes.
La zone convective
La zone convective entoure la zone radiative, et correspond au reste du rayon du Soleil. Le transport d'énergie se fait par convection. La matière contenue dans cette zone est opaque au rayonnement ; par conséquent, celui-ci réchauffe le bas de la zone convective. La matière réchauffée s'élève, perd son énergie dans l'espace, puis disparaît.
L’éclipse solaire
Les éclipses se produisent lorsque le soleil, la Terre et la Lune s’alignent dans l’espace, ce qui peut arriver plusieurs fois par an.
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Couronne lors d'une éclipse de Soleil. © Nasa

Lorsque la Lune se place entre la Terre et le Soleil, il se produit une éclipse solaire.
Lorsque la Terre se trouve entre le Soleil et la Lune, il se produit une éclipse lunaire.
La mort du Soleil
Il y a plus de 5 milliards d’années, un immense nuage de gaz errait dans la Voie lactée. Il trouve son origine dans l’explosion d’une multitude de supernovae qui ont répandu, dans un coin de notre galaxie, les atomes constituant les couches externes des étoiles dont elles sont issues.
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Eclipse du Soleil du 11 août 1999 visible en France. © Nasa

Poétiquement parlant, ce gros nuage a commencé à s’effondrer sous son propre poids. Il a eu beaucoup d’enfants : les étoiles ; et de petits enfants : les planètes.
Dans 5 milliards d’années, une étoile géante rouge, le Soleil, brûlera la Terre. On est certain que le Soleil a déjà brûlé plus de la moitié de l’hydrogène qu’il renfermait en son centre à sa naissance.
Dans 5 milliards d’années, la totalité sera transformée en hélium.
Le Soleil deviendra alors instable et gonflera, dans un premier temps, pour devenir aussi grand que l’orbite de Mercure.
Sa température de surface ne sera plus que de 3 000°C. Il sera devenu une géante rouge.
La Terre sera transformée alors en un désert torride, et la température y dépassera les 1 000°C.
Après un processus assez complexe et quelques millions d’années, le centre s’effondrera en un astre aussi petit que la Terre.
L’homme du futur, installé sur un autre système planétaire, pourra alors observer une nébuleuse planétaire, avec une petite naine blanche en son centre.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:49

Constellation

Difficile de se repérer dans le ciel face à ces milliards d’étoiles. Depuis très longtemps, l’homme a essayé de trouver des points de repère d’où l’invention de la constellation. La voûte céleste s’est alors peuplée de silhouettes et d’animaux. 
On a inventé des aide-mémoire visuels, en reliant certaines étoiles. Les dessins ainsi formés sont des constellations.
Chaque constellation permet ainsi de connaître grossièrement sa propre latitude et donc de s’orienter.


L’invention de la constellation
On pense que les premières constellations sont nées de l’imagination des Minoens en 2 500 avant notre ère, en Crète.
Depuis, chaque peuple a inventé ses propres constellations. D’une culture à l’autre, cependant, on retrouve d’étranges similitudes.
On a souvent donné aux constellations des noms de divinités ou d’animaux. Et même d’objets. Par exemple, les savants ont nommé les constellations australes du nom de leurs instruments : Sextant, Horloge ou Machine Pneumatique.
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Planiciel des étoiles visibles de l'hémisphère Nord

La connaissance des constellations était très importante pour les agriculteurs et les marins. Les agriculteurs pouvaient ainsi suivre les saisons et prévoir de manière assez précise des évènements importants.
Par exemple, les égyptiens pouvaient prévoir la crue du Nil, annoncée par le lever de l’étoile Sirius de la constellation du Grand Chien, juste avant celui du Soleil.
Sirius est l’étoile la plus brillante visible dans l’hémisphère Nord.
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La constellation d'Orion est reconnaissable à sa grosse étoile rouge, Bételgeuse et sa grosse étoile bleue, Rigel . © Nasa

Canis major ne ressemble pas du tout à un chien et aujourd’hui les astronomes amateurs y repèrent M 41.
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Constellation du Grand Chien

Les paysans romains voyaient dans les 7 étoiles de la Grande Ourse 7 bœufs labourant un champ.
Ces 7 bœufs, Septen Triones, désignent aujourd’hui le septentrion, le nord.
Ce sont les Grecs qui ont nommé et défini la plupart des constellations. Inspirés de leur mythologie, les noms se réfèrent à leurs héros comme Persée, Hercule ou Orion mais également à des monstres comme le Dragon ou l’Hydre ainsi qu’à des personnages de légende comme les Gémeaux ou Cassiopée.
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Les Pléiades dans la constellation du Taureau. Ses 3 000 étoiles se trouvent à environ 400 années-lumières de nous © Nasa

L’Union astronomique internationale a, en 1928, choisi définitivement 88 constellations. Leurs dessins figurent au centre de grands carrés ou rectangles qui définissent les limites des constellations.
L’illusion des constellations
Les étoiles d’une constellation n’ont pas d’autre lien qu’un regroupement visuel artificiel. Si on observe les étoiles d’une constellation, elles semblent toutes placées sur un même plan. A vue d’œil, il nous est impossible de savoir à quelle distance elles se trouvent de nous.
Elles semblent toutes très proches les unes des autres.
Pourtant, ce n’est qu’une illusion d’optique.
En effet, ces étoiles sont en réalité situées à des années-lumière les unes des autres.
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Constellation M 2-9 vue par le télescope spatial Hubble © Nasa

Par exemple, les deux étoiles « jumelles » Castor et Pollux, de la constellation des Gémeaux, ne sont pas une étoile double. Elles se situent à 100 000 milliards de kilomètres ou 10 années-lumière l’une de l’autre.
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Constellations du cancer et des Gémeaux.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les étoiles de la Croix du Sud se trouvent de 59 à 434 années-lumière de la Terre.
Il y a cependant des exceptions. Dans la Grande Ourse, Mizar et Alcor forment un réel couple d’étoiles doubles, situées à 80 années-lumière de nous.
Enfin, il faut souligner que les étoiles ne sont pas immobiles. Elles se déplacent lentement dans le ciel.
Ainsi la casserole formée par une partie de la Grande Ourse va s’aplatir au cours des prochains siècles.
De même, les 120 étoiles de l’amas ouvert M 35 des Gémeaux sont en cours de dispersion.
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Amas ouvert M 35 des Gémeaux. © Nasa

Ces changements s’effectuent sur des périodes très longues de l’ordre de plusieurs centaines de siècles.
L’étoile Polaire
L’étoile Polaire a pendant longtemps servi de point de repère aux navigateurs et explorateurs. Elle est très utile car elle est située sur l’axe du mouvement apparent de la voûte céleste. Elle ne bouge donc pas et indique toujours le nord.
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1/ La Grande Ourse; 2/ La Petite Ourse; 3/ L'étoile Polaire; 4/ Cassiopée

Pour la localiser, il faut repérer 7 étoiles formant une casserole vers le nord (la Grande Ourse). Une fois la Grande Ourse repérée, il faut partir du bord de la « casserole » opposé au « manche » et prolonger la ligne AB sur 5 fois sa longueur.
Vous voyez alors une petite étoile de magnitude 2 : la Polaire.
Grande Ourse et Petite Ourse
La Grande Ourse ou Ursa major est facilement repérable avec ses 7 étoiles visibles. Elle a la forme générale d’un chariot.
Les 7 étoiles visibles portent un nom arabe : Alkaïd, Mizar, Alioth, Megrez, Phecda, Dubhe, Merak.
Assez proche, on trouve la Petite Ourse qui, elle aussi, a la forme d’un chariot. A son extrémité, brille l’étoile Polaire.
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La Grande Ourse, représentation persane du XVIIIe siècle

La similitude de ces deux constellations, le Grand et le Petit Chariot, est un cas unique dans le ciel visible des deux hémisphères.
Le Grand Chariot marque les saisons. A l’équinoxe d’automne, c’est la constellation la plus basse que l’on puisse apercevoir, au ras de l’horizon nord, au début de la nuit.
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Inversement, elle est la plus haute dans le ciel, après le Petit Chariot, à l’équinoxe de printemps.
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Cassiopée est toujours à l'opposé de la Grande Ourse par rapport à l'étoile Polaire. Cette constellation dessine un grand W dans le ciel . © Ciel et Espace

Mais, en réalité, la Grande Ourse est une constellation plus complexe qui s’étend sur plus de 40° d’angle et comprend 22 étoiles.
Observations dans l’hémisphère austral
Dans l’hémisphère Nord, on peut se repérer avec l’étoile Polaire. Mais, dans l’hémisphère Sud, une telle étoile n’existe pas.
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Constellation de la Croix du Sud. © Nasa

Pour repérer le pôle sud exact, on utilise la constellation bien visible de la Croix du Sud. Le grand « bras » de cette constellation indique la direction générale du pôle Sud.
Constellation et Zodiaque
Les Mésopotamiens, comme les Egyptiens, avaient remarqué, qu’au cours d’une année, la Terre semblait passer devant douze constellations qui allaient devenir les douze signes du zodiaque.
Pour les Egyptiens, les douze animaux saints du zodiaque étaient :
Le chat, le chien, le serpent, le scarabée, l’âne, le lion, le bouc, le taureau, l’épervier, le singe, l’ibis et le crocodile.
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Sirius est l'étoile la plus visible dans l'hémisphère Nord. © Nasa

A la suite de nombreuses observations, les Egyptiens constatèrent que chaque matin, le Soleil se levait devant une de ces douze constellations, vers laquelle il revenait vers la fin de l’année.
L’année était divisée en 12 mois, eux-mêmes divisés en décades. Chacune de ces constellations fut associée à un animal.
Ce sont les Grecs qui ont donné à cette « roue » céleste le nom de zodiaque, de « zôa » (animaux) et « diakos » (roue).

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Malheureusement, les Egyptiens n’ont pas su observer que, du fait d’un très minime décalage annuel, au bout de 2 000 ans environ, le Soleil ne se lève plus devant la constellation du Taureau, par exemple, mais celle du Bélier.
C’est ce que l’on appelle la précession des équinoxes.
Sur une période de 150 ans, ce décalage amenait un écart de 4 jours. Une erreur qui devenait fatale pour la crue du Nil.
Plutôt que de revoir leurs calculs, les Egyptiens changeaient de prêtres et les prédictions se révélaient de plus en plus fausses au fil du temps.
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Aujourd'hui, cette référence n'a plus aucun lien avec le mouvement des astres. Il faudra attendre 25 000 ans environ pour que les signes du zodiaque et les constellations coïncident à nouveau.
Les signes du zodiaque comme les constellations sont donc symboliques. Ce symbolisme prend sa source en même temps que l’astrologie, à savoir au Ve siècle avant notre ère, en Chaldée, à Babylone.
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Le Gémeaux, XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Généralement, l’astrologie se réclame des Chaldéens. Cependant leur démarche mathématique était plus scientifique qu’interprétative. Ils étaient bien plus astronomes qu’astrologues.
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La Vierge, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Chaque culture a ensuite créé ses propres symboles en fonction de sa propre mythologie.
Dans la légende chinoise, il est dit que, pour célébrer le Nouvel An, Bouddha, dans sa grande sagesse, décida d’inviter tous les animaux de la Création. Seuls douze répondirent à son appel :
Le rat, le buffle, le tigre, le chat, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.
On a établi des rapprochements entre les signes chinois et les nôtres, issus du zodiaque grec : Chat et Cancer, Tigre et Lion, Cheval et Sagittaire …
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Poissons, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

En Inde, avec l’influence de la culture grecque, les 12 signes du zodiaque sont très proches des nôtres :
Bélier ou chèvre, Taureau, Couple, Crabe, Lion, Vierge ou Shakti, Balance, Abeille ou scorpion, Arc, Monstre marin ou antilope, Marmite, Poissons.
Le christianisme condamna ces pratiques sataniques. Cependant, les premiers chrétiens, en particulier les évangélistes, ont été fortement influencés par la pensée astrologique : L’étoile des Mages, l’enfant Jésus entouré d’animaux, le choix des 12 apôtres …
Le signe du Poissons, emblème du Christianisme, est présent dans la géographie sacrée des sept églises chrétiennes d’Asie, dont le plan reflète le tracé de la constellation stellaire du Poissons.
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Le Lion, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Comme on peut le voir, l’homme a su, à partir d’une science comme l’astronomie, se créer une voûte céleste peuplée de légendes et d’animaux mythiques.
Chaque constellation au nom évocateur nous permet de rêver.
Par exemple, le signe du Lion et la constellation du même nom renvoient au mythe d’Héraclès (Hercule) et à ses douze travaux, qui représentent la pénible lutte de l’âme humaine contre ses faiblesses.
La première tache d’Hercule fut de tuer le Lion de Némée. Il le combattit à mains nues et l’étouffa. Il transforma l’animal mort en la constellation du Lion.
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Constellation du Lion, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Dans la mythologie grecque, le scorpion est considéré comme le vengeur d’Artémis-Diane, la vierge farouche qu’Orion tenta d’approcher. Elle fut sauvée par un scorpion qui le piqua au talon.
Pour avoir vengé la déesse, le scorpion fut transformé en constellation ; de même qu’Orion. C’est pourquoi on parle d’Orion qui fuit le scorpion, qui apparaît comme l’outil de la justice.
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Capricorne , traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

La constellation du Sagittaire nous ramène aux centaures. Les centaures sont des êtres monstrueux de la mythologie grecque, dont la tête, les bras et le buste sont ceux d’un homme, et le reste du corps d’un cheval.
Ils vivent dans la forêt et la montagne et se nourrissent de chair crue.
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Le Verseau, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Selon les mythes, les centaures se divisent en deux familles :

  • Les fils d’Ixion et d’une nuée symbolisent la force brutale et aveugle

  • Les fils de Philyra et de Cronos symbolisent la force sage et vaillante


Le centaure est l’un des mythes les plus instructifs sur l’instinct et la raison.
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Sagittaire, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)

Science et mythes ne sont jamais très éloignés l’un de l’autre et peuvent cohabiter, pour peu que l’on conserve ses yeux d’enfants.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:49

Sirius

Sirius est l’étoile la plus brillante visible dans l’hémisphère Nord.. Cette étoile se situe dans la constellation du Grand Chien ou Canis Major
Le Grand Chien est connu depuis longtemps. Les Egyptiens guettaient le lever de l’étoile Sothis (l’étoile Sirius) qui annonçait les inondations du Nil.
Cependant, Sirius B, sa naine blanche, n'a été identifiée comme telle qu'en 1915.



Sirius A
D’autres étoiles comme Sirius brillent de façon vive. Ces étoiles sont plus proches de nous et donc plus visibles à l’œil nu.
Pour comparer la quantité de lumière émise par deux étoiles, il faut connaître leur distance par rapport à la Terre.
Sirius se situe à 8,61 années-lumières.
Les astronomes classent les étoiles en trois catégories :

  • Les supergéantes : les plus lumineuses

  • Les géantes

  • Les naines comme notre Soleil


De plus, on peut se rendre compte, même à l’œil nu, que toutes les étoiles n’ont pas la même couleur.
La couleur d’une étoile révèle sa température.
Les astronomes classent également les étoiles en fonction de leur température en leur attribuant des lettres.
Il existe 9 catégories : O,B,A,F,G,K,M,L,T
O correspond aux étoiles les plus chaudes et bleues (plus de 30 000°C) ; T correspond aux étoiles les plus froides (moins de 1 300°C).
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Sirius. © Nasa

Sirius est de type spectral A0 ou A1. Sa température de surface est d'environ 9900 K
Cette étoile est née il y a 200 à 250 millions d'années.
Sa composition chimique est semblable à celle du Soleil.
On mesure l’éclat des étoiles que l’on note par un nombre appelé magnitude. Plus l’étoile est brillante, plus sa magnitude est petite. Sirius a une magnitude de – 1,4 à – 1,5.
La découverte de Sirius B
Les étoiles n’aiment pas la solitude. Les observations révèlent que celles, qui, comme le Soleil, sont seules sont une minorité. Sirius est ce qu’on appelle une étoile double.
Jusqu’en 1836, on pensait que Sirius était une étoile solitaire. Mais, cette année là, l’astronome allemand Friedrich Bessel découvrit qu’une autre étoile gravitait autour de Sirius dont l’orbite vacillait imperceptiblement.
Il apparut également que tous les 50 ans, le Grand Chien recevait la visite d’une petite étoile.
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Canis Major ne ressemble pas à un chien

Ce mystérieux compagnon, baptisé Sirius B, fut observé pour la première fois en 1862 par un fabricant de télescopes américain. Alvan Clark venait de mettre au point la lunette astronomique la plus performante du monde.
En 1915, les astronomes établirent que Sirius B était une naine blanche. Cette naine blanche tourne autour de Sirius en 50 ans.
Sirius B, comme toutes les naines blanches, a pratiquement consumé tout le gaz qui la composait et elle s’éteint très lentement. On peut comparer une naine blanche à une lampe à pétrole à court de carburant.
On ne la voit que parce qu’elle est excessivement chaude (plusieurs dizaines de milliers de degrés).
Sirius B a la dimension de la Terre mais pèse autant que le Soleil. C’est en fait la naine blanche la plus proche du Soleil.
A ce jour, les astronomes ne connaissent que quelques centaines de naines blanches qui se situent à des distances relativement proches de la Terre.
Les mystères de Sirius
Cette étoile et sa naine blanche n’ont rien d’exceptionnel en soi. Ce qui a rendu Sirius aussi célèbre est le célèbre mystère des Dogon[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
En effet, cette tribu du Mali connaît Sirius et surtout sa naine blanche depuis déjà bien longtemps, et surtout bien avant que nos télescopes la détectent.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:51

Les Galaxies



Astéroïde

Les scientifiques sont conscients que dans l’immensité sidérale, un astéroïde qui pourrait être l’astéroïde « de la fin du monde » rode.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si un tel astéroïde pourrait percuter la Terre mais surtout de savoir quand il le fera.

  


Qu’est-ce qu’un astéroïde ?
Un astéroïde est un corps rocheux, parfois issu de la formation des planètes. Au cours des derniers trois ou quatre milliards d'années, les astéroïdes ont été le principal agent de modification de la surface d'un très grand nombre de corps, comme Mercure et la Lune.
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Cratère d'impact Tycho sur la Lune. © Nasa

En dépit de la grande distance qui les sépare, ils semblent être enclins à se heurter et se fragmenter. Parfois, de leur destruction naissent des groupes ou des familles d'astéroïdes plus petits gravitant ensemble.
Les astéroïdes donnent des informations sur l'origine et l'histoire primitive du système solaire. De ce point de vue, ils sont aussi importants que les planètes elles-mêmes.
Les astéroïdes dans notre système solaire
Il existe plus de 8 000 astéroïdes de grande taille, et bien plus encore, trop petits pour être détectés aisément. On connaît seulement 26 astéroïdes de diamètre supérieur à 200 kilomètres. Cependant, il pourrait exister plus d'un million d'astéroïdes d'un kilomètre.
Actuellement, on observe en permanence la ceinture d’astéroïdes qui évolue en orbite entre Mars et Jupiter. Ces énormes blocs de roche sont les vestiges de la création de notre système solaire.
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Représentation de la ceinture d'astéroïdes de notre système solaire (© alsyd multimedia)

La plupart sont inoffensifs. Mais, de temps en temps, ils entrent en collision les uns avec les autres et dévient de leur trajectoire à 20 Km/seconde.
Un danger ignoré pendant longtemps
L’homme se croit à l’abri sur Terre. Les modifications et grands cataclysmes se sont produits dans des temps trop reculés pour que notre mémoire en conserve un quelconque souvenir. Le temps à l’échelle de la Terre est pour nous difficile à appréhender.
L’espèce humaine n’est pas sur Terre depuis suffisamment longtemps pour avoir le recul nécessaire.
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Astéroïde 243 Ida . Crédit: Nasa

Bien sûr, le grand public sait que c’est peut-être un astéroïde qui a provoqué l’extinction des dinosaures ; mais, c’était il y a 65 millions d’années et pour un homme qui ne vit en moyenne que 70 ans, ce n’est pas une réalité palpable.
On envisage réellement qu’une telle catastrophe puisse se reproduire que dans un film de science-fiction.

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Comparaison entre l'astéroïde Mathilde de 70 x 50 kilomètres de diamètre et la Terre. Il peut sembler petit et pourtant une collision provoquerait une catastrophe à l'échelle planétaire. Montage © dinosoria.com

Pourtant, à partir de 1993, la communauté scientifique et les instances gouvernementales ont enfin pris très au sérieux la poignée de chercheurs qui tiraient la sonnette d’alarme depuis déjà longtemps.
Détection d'une comète
En janvier 1993, une comète qui se trouve dans une orbite de collision avec Jupiter est repérée. L’évènement secoue la communauté scientifique, car Jupiter est une des planètes les plus proches de la Terre.

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La collision a été observée en direct. © Nasa

Cette comète était fragmentée en de multiples morceaux. Lorsque les fragments ont percuté Jupiter, le nuage de poussière était aussi gros que notre planète.
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Vue rapprochée des fragments de la comète. Crédit: © Nasa

C’est cet évènement qui a marqué le début des études sérieuses sur les risques de collision d’un astéroïde avec la Terre.
Les impacts terrestres
Sur Terre, les collisions sont quasiment passées inaperçues. Les cratères géants n’ont été pendant longtemps aux yeux des scientifiques que les vestiges de volcans éteints.
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Cratère d'impact de Manicouagan vieux de 212 millions d'années Crédit: Nasa

Notre planète est en grande partie recouverte d’eau ce qui explique aussi la « discrétion » de ces impacts.
Ce n’est pas le cas sur la Lune par exemple où l’on peut observer les stigmates des nombreuses collisions avec des astéroïdes.
Des théories suggèrent que les constituants chimiques à l'origine de la vie et une grande partie de l'eau terrestre proviennent d'astéroïdes ou de comètes étant entrés en collision avec la Terre avant l'apparition de la vie. Ceci signifie que sans l'existence d'impacts d'astéroïdes, la vie sur Terre n'existerait peut-être pas. Si la race humaine était maintenant anéantie par un impact d'astéroïde, ce pourrait être favorable à des espèces futures.
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Cratère d'impact de Gosses Bluff en Australie. Crédit: © Nasa

La chute d’astéroïdes continue actuellement sur Terre.
En 2000, à Atlin, au Canada, la population a frôlé la catastrophe. Un astéroïde de 200 tonnes a explosé dans l’atmosphère terrestre.
Si cet astéroïde ne s’était pas désintégré juste avant de percuter le sol, il aurait eu la puissance d’une bombe nucléaire.
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Trainée laissée par l'astéroïde après son explosion (Source Internet)

En 2001, un astéroïde a explosé au-dessus de l’océan Pacifique, libérant une puissance 10 fois plus importante que celle de la bombe d’Hiroshima.
En 2002, c’est également un astéroïde qui s’est désintégré au-dessus de la mer Méditerranée.
Astéroïde: un danger réel
Les astéroïdes dont la taille dépasse 50 mètres environ sont dangereux. Leur fréquence est d'environ 100 ans.
L'impact d'un tel astéroïde pourrait causer une perturbation localement. S'il tombait dans la mer, il génèrerait des tsunamis, qui inonderaient les régions côtières.
A cette échelle, un tel événement serait comparable au cataclysme survenu le 30 juin 1908 dans la région de la Toungouska Pierreuse, en Sibérie centrale. L'explosion mit feu à une zone forestière de 2 200 kilomètres carrés. 
Un objet de taille semblable, en touchant le sol, donna naissance au Barringer Crater, large de 1,2 kilomètre, en Arizona (USA).
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Astéroïde Eros. Son diamètre est supérieur à 10 km . Crédit: © Nasa

Un plus grand astéroïde, c'est-à-dire large de 1 Km, aurait des conséquences à l'échelle de la planète. La fréquence des corps de cette taille est de 100 000 ans. Atterrissant dans la mer, il générerait de gigantesques tsunamis qui dévasteraient les côtes sur une longue distance.
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Astéroïde Mathilde . Crédit: © Nasa

Il est difficile de connaître les effets de l'impact d'un objet de taille donnée, car les dommages qu'il pourrait causer dépendent de sa vitesse, de sa composition et de sa solidité.
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Astéroïde 951 Gaspra . Crédit: © Nasa

Les effets de l'impact de tout corps bien supérieur à 2 Km seraient très probablement cataclysmiques. En frappant la surface, un objet de 2 Km détruirait une zone de la taille de la France, avec des dégâts planétaires.
Détection des astéroïdes
En 2003, les astronomes ont découvert ce qu’ils redoutaient le plus. Un astéroïde d’un kilomètre de large fonce tout droit sur la Terre.
Il a été baptisé 1950 DA.
Tout indique que cet astéroïde frôlera de près ou percutera notre planète en 2880.
Ca peut sembler loin mais il faut savoir qu’il existerait à proximité de la Terre des astéroïdes non détectés mesurant jusqu’à 600 Km.
Comment sauver la Terre d’une collision ?
Depuis 10 ans, les scientifiques travaillent à cette question. La première réaction a été de se dire que pour sauver l’humanité, il suffisait d’utiliser nos armes massives de destruction. On voit encore là l’influence évidente du cinéma catastrophe.
Le seul problème est qu’aucun scénariste n’a pris en considération la taille gigantesque de certains astéroïdes.
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Simulation de comparaison entre l'astéroïde Vesta et la Terre. Vesta est l'un des plus gros astéroïdes connus. Il mesure 520 km de diamètre (© Atlas du système solaire, Alsyd multimedia)

Des ingénieurs ont calculé la taille de l’arme nucléaire qui serait capable de pulvériser un astéroïde de grande taille. Il faudrait une bombe de 1000 mégas tonnes et la propulser dans l’espace à une vitesse de 40 000 km/h.
Autant vous dire que cette idée a été rejetée car jugée bien trop dangereuse pour notre propre planète.
La deuxième hypothèse serait de faire dévier l’astéroïde de sa trajectoire de collision en faisant exploser à proximité une bombe nucléaire.
Mais, il faudrait s’y prendre au moins 10 ans avant l’impact prévu, étant donné la vitesse moyenne d’un tel objet. De plus, il faudrait être sûr que cet astéroïde est composé de roches solides et ne soit pas spongieux.
Le succès est loin d’être garanti à 100%.
Soyons clairs, à ce jour, aucune solution fiable à 100% n’a été trouvée. Mais, la note optimiste c’est qu’il nous reste 800 ans pour trouver la solution. A condition, bien sûr que d’ici là un importun ne vienne pas se mettre sur la mauvaise trajectoire avant que nous puissions réagir.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:51

Trou noir

L’idée du « trou noir » est née il y a deux siècles. Désignant des astres hypothétiques qui seraient capables d’engloutir toute matière passant à leur portée, les trous noirs sont les corps célestes les plus mystérieux.
La théorie du trou noir fascine, car théoriquement, elle permettrait de voyager dans l'espace de manière instantanée. Mais qu'en est-il vraiment ?



La théorie du trou noir
Le terme « trou noir » a été employé pour la première fois en 1967 par John Wheeler. Grâce à nos connaissances sur les mécanismes de formation et de mort des étoiles, l’existence des trous noirs a pu être confirmée.
Pour simplifier, on peut dire que la théorie est partie du principe qu’à priori, rien ne s’oppose à ce qu’il puisse exister des objets si denses et si massifs que la lumière elle-même ne pourrait s’en échapper.
Selon Newton, « tous les objets de l’univers s’attirent mutuellement avec une force inversement proportionnelle au carré de la distance ».
La vitesse suffisante est appelée « vitesse de libération ». Exemple : pour quitter la Terre, une fusée doit atteindre 11,2 km/s. La vitesse de libération de la Terre est donc de 11,2 km/s
Donc, si on suppose qu’il existe des astres suffisamment massifs pour que la lumière elle-même ne puisse s’en échapper, cela signifie que la vitesse de libération de ces astres est supérieure à celle de la lumière soit environ 300 000 km/s.
Cette théorie a été émise conjointement par John Michell en 1783 et par Pierre Simon de Laplace en 1796.
Mais à cette époque on ne connaissait pas encore la vitesse de la lumière.
Qu’est-ce qu’un trou noir ?
Les trous noirs ne seraient que les cadavres d'étoiles équivalant à plusieurs dizaines de masses solaires. Ils sont toujours étudiés car ils conservent bien des mystères.
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Les restes de la supernova Puppis A. © NASA

Après l’explosion, il reste au centre de l’astre mort un noyau ultra dense de quelques kilomètres de diamètre.
Il y a à partir de là deux solutions :
1/Si sa masse ne dépasse pas trois fois celle du soleil, le noyau dense ne peut plus se comprimer et demeure en l’état. C’est une étoile à neutrons.
2/Si sa masse dépasse d’au moins trois fois celle du soleil, la gravité devient si forte que l’effondrement sur lui-même se poursuit. L’astre mort devient alors un trou noir.
Donc, quand une étoile a épuisé son hydrogène, elle s'effondre sous l'effet de sa propre gravité. L'étoile devient des centaines de fois plus grosse: c'est une géante rouge.
Si l'étoile est plus massive que le soleil, elle devient plus grande qu'une géante rouge: c'est une supergéante.
Puis la supergéante s'effondre brutalement et libère une énergie phénoménale qui pulvérise l'étoile: c'est une supernova. Les trous noirs sont donc la conséquence de la mort des étoiles les plus massives.
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Que font les trous noirs ?
Selon le principe de la relativité générale, tout corps déforme l’espace temps qui l’entoure. Cette déformation de l’espace-temps n’est pas perceptible près de la Terre qui n’est pas massive.
Cette déformation est déjà observable près du soleil.
À proximité d’un trou noir, elle est très marquée. Donc, les distances sont raccourcies. Par exemple, les durées seraient allongées. Une seconde serait plus longue à côté d’un trou noir que sur Terre.
Ainsi, plus on se rapproche d’un trou noir et plus le temps se ralentit.
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Le 24 février 1987, cette supernova a explosé dans le Grand Nuage de Magellan (© Nasa)

Mais, dans la mesure où toutes nos lois physiques ne peuvent s’appliquer, personne ne peut dire vraiment ce qui se passe au sein d’un trou noir.
Tout objet qui entre dans l’horizon d’un trou noir s’y enfonce sans retour possible.
Théoriquement, on pourrait s’approcher d’un trou noir à une certaine distance et se satelliser autour sans s’y engloutir. Mais, l’expérience n’a jamais été tentée.
Observation d’un trou noir
En 1997, une équipe du service d’astrophysique du CEA a réussi, pour la première fois, à observer les phénomènes qui se produisent à proximité d’un trou noir.
Il s’agissait dans ce cas précis de matière arrachée à une étoile voisine. L’astre baptisé GRS 1915+105 était à 40 000 années-lumière de la Terre.
Il avait été détecté en 1992.
Dans la mesure où des supernovas explosent en permanence au sein de la galaxie, il se créerait de nouveaux trous noirs en continu.
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Noyau de la galaxie NGC 4261, vu par le télescope spatial Hubble. Il ressemble à un disque d'accrétation entourant un trou noir hypermassif (© Digital Vision LTD)

Il faut souligner que l'on peut observer ce qui se passe dans le voisinage d'un trou noir, mais pas le trou noir par lui-même. La lumière ne pouvant s'échapper d'un trou noir, il est invisible.
Les représentations qu'on peut en avoir ne sont que des vues d'artiste.
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Représentation d'un trou noir. © dinosoria

Trou noir et voyage interstellaire
Les trous noirs auraient un symétrique dans une autre partie de l’univers. Par opposition, on les appelle des fontaines blanches ou « trous blancs ».
Si un trou noir absorbe la matière, le trou blanc la rejette.
Donc, en théorie, un trou noir relié à un trou blanc créerait une porte spatio-temporelle. Ce serait donc un voyage instantané.
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Représentation d'un trou noir absorbant la matière . © dinosoria

Prenons le cas d’un voyage qui serait effectué par un équipage vers les espaces interstellaires à bord d’un vaisseau. Le principe a bien sûr été largement étudié avec notamment le projet Dédale élaboré dans les années 70.
Très schématiquement, disons que le concept se basait sur de nouvelles avancées en physique nucléaire, notamment sur la fusion.
Si un vaisseau était capable de se déplacer à 90 % de la vitesse de la lumière, il serait soumis à la déformation de l’espace-temps.
Par exemple, Alpha du Centaure, distante de 4,3 années-lumière serait atteinte en 3 ans. Le centre de la Voie lactée, à 30 000 années-lumière, serait atteint en 10 ans.
Mais, sur Terre, des millions d’années se seraient écoulés.
Ce type de voyage serait donc sans retour.
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La nébuleuse du Crabe est ce qui reste de la première supernova du millénaire, qui explosa en 1054 (© Digital Vision LTD)

On comprend mieux pourquoi les trous noirs fascinent autant. Ils pourraient représenter le seul moyen de voyager instantanément dans l’univers.
Malheureusement, le champ gravitationnel exerce des effets tellement destructeurs que le passage dans un trou noir nous semble définitivement impossible.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:52

Voyage dans le temps

Le voyage dans le temps est l’un des thèmes récurrents de la science-fiction. Mais, en définitive, les scénaristes et leur machine à remonter le temps n’ont rien inventé. Les moyens qu’ils proposent pour visiter notre passé ou notre futur ne sont pas crédibles.
Pourtant, les lois de la physique nous indiquent constamment le meilleur moyen de remonter le temps. 
Prenez un télescope par une belle nuit étoilée et là, avec un peu d’imagination, vous verrez au sein de notre galaxie toute l’histoire de l’humanité défiler devant vos yeux.



La vitesse de la lumière : une merveilleuse machine à remonter le temps
La vitesse de la lumière est au centre de nos lois physiques. La lumière voyage à environ 300 000 km/s.
C’est pour l’homme, une constante qui ne peut être dépassée.
Voyager à cette vitesse reviendrait à faire 7 1/2 fois le tour de la Terre en une seconde seulement !
Cette notion de « vitesse limitée » de la lumière est primordiale pour comprendre le mécanisme du
« voyage dans le temps ».
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Einstein est le père fondateur de la théorie de la relativité

Par exemple, le son a une vitesse de 330 m/s dans l’air.
Quand un orage éclate, on voit des éclairs apparaître suivis à quelques secondes d’un coup de tonnerre.
Si vous comptez le nombre exact de secondes qui sépare l’éclair du tonnerre, vous pourrez connaître la distance à laquelle la foudre est tombée (n secondes x 330 m/s).
Supposons maintenant qu’un second coup de tonnerre éclate.
Si ce coup de tonnerre éclate loin de vous, vous l’entendrez plus tard et vice versa. Ce qui signifie que s’il tombe très près de vous, vous l’entendrez en premier bien que le second coup de tonnerre se soit produit après le premier.
On peut en conclure que les évènements dépendant de leur position et de la nôtre dans l’espace.
Voyage dans le temps dans le système solaire
Pour la lumière, le phénomène est identique que celui du son. Plus un objet est loin et plus sa lumière va mettre de temps à nous parvenir.
La Lune est située à un peu plus de 300 000 km de la Terre. Sa lumière nous parvient en un peu plus d’une seconde.
Chaque fois que vous regardez la Lune, il y a un décalage d’une seconde entre ce que vous voyez et ce qui existe réellement. Vous la voyez donc telle qu’elle était une seconde auparavant.
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Le Soleil est plus éloigné puisqu’il se situe à 150 millions de kilomètres de la Terre. Sa lumière met 500 s à nous parvenir soit 8 min et 20 s.
Quand une éruption solaire se produit, elle est déjà, dans la plupart des cas, terminée quand nous l’observons.
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Un autre exemple, le big bang. L’expansion de l’univers est constante. Du fait de cette expansion universelle, plus l’âge de l’univers grandit, plus l’espace s’étend.
Si l'univers est âgé de 13 milliards d’années, la distance qui nous sépare du big bang est de 13 milliards d’années-lumière.
Donc, si nous possédions des instruments qui nous permettent de voir à 13 milliards d’années-lumière, nous pourrions, aujourd’hui, assister à la naissance de l’univers.
Note : l'âge de l'univers est au centre d'une vaste controverse. Selon le télescope Hubble, il aurait 12 milliards d'années. Selon le satellite européen Hipparcos, il aurait 15 milliards d'années.
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Fond cosmique pris par Hubble. © Nasa

Distances cosmiques et retour vers le passé
Chaque fois que vous regardez la voûte céleste, certaines étoiles que vous observez ont déjà disparues.
Une étoile qui est située à 400 années-lumière est observable telle qu’elle était il y a 400 ans. La magie opère chaque fois que l’on garde à l’esprit que l’on voit cette étoile telle qu’elle était en 1600.
Si cette étoile explose en supernova en 1 800, nous ne le saurons qu’en 2 200.
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Il y a 2 600 ans, la nébuleuse de la Rosette, distante de 2 600 années-lumière était ainsi. © Nasa

Notre galaxie a un diamètre d’environ 100 000 années-lumière. Si nous observons les étoiles les plus lointaines, elles nous apparaissent en réalité telles qu’elles étaient au temps de l’homme de Neandertal.
La préhistoire se déroule devant vos yeux.
Contact du 3e type
Étant donné nos connaissances actuelles, on part du principe que pour que des extraterrestres arrivent sur Terre, il leur faudrait voyager plus vite que la lumière.
Est-ce possible ? Nul ne peut le dire.
Par contre, si une civilisation nous observe de la galaxie d’Andromède qui se situe à 2,2 millions d’années-lumière, notre lumière leur parvient avec 2,2 millions d’années de décalage.
Cette civilisation ne verrait donc pas Homo sapiens et sa civilisation technologique, mais notre ancêtre Lucy, la petite australopithèque.
Ils seraient sûrement loin d’imaginer que vous êtes en train de surfer sur le Web.
Actuellement, les plus puissants télescopes peuvent voir à plus de 10 milliards d’années-lumière.
Les astronomes voient donc les galaxies il y a 10 milliards d’années, alors que la Terre et le Soleil ne s’étaient pas encore formés.
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Le plus vieil objet observé : un pulsar à 11 milliards d'années-lumière. © Nasa

Les télescopes sont bel et bien des machines à remonter le temps.
Voyager dans le temps demain ?
L’idée de pouvoir voyager dans le temps nous fascine. Mais ce voyage temporel a-t-il des fondements scientifiques ?
On en revient ici au principe de causalité. En clair, pour qu’une action ait une fin, il faut qu’elle ait commencé à un moment donné dans le passé.
C’est ce principe qui a été repris dans bon nombre de films. Le petit-fils remonte dans le passé. Il rencontre son grand-père qu’il tue alors que ce dernier n’a pas encore eu d’enfants. Selon le principe de la causalité, le petit-fils devrait également disparaître puisqu’il ne peut plus naître.
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La Machine à remonter le temps, film de George Pal (1959)

En fait, la physique actuelle démontre que nul ne sait ce qui se passerait dans un tel cas de figure.
En effet, si le petit-fils n’est pas né, comment pourrait-il revenir dans le passé tuer son grand-père ?
Il en est de même pour le voyage dans le futur. Cela équivaudrait à ce qu’une lampe s’allume avant qu’on ait appuyé sur l’interrupteur.
Le tout est de savoir si la chronologie des évènements peut être modifiée. Il nous faudrait donc abandonner la notion de « temps absolu ».
L’espace n’aurait donc plus une seule dimension, mais plusieurs, chaque élément ayant son propre espace-temps.
Comme on l’a vu, théoriquement, il faudrait voyager plus vite que la lumière pour remonter le temps.
À ce jour, ce voyage est impossible.
Par contre, l’astrophysique nous propose la notion de voyage instantané avec les « trous de ver ».
L’existence d’une passerelle entre un trou noir et une fontaine blanche n’a jamais été prouvée. De toute façon, même si ces trous de ver existaient, il nous faudrait quand même l’emprunter et parcourir la distance à une vitesse supérieure à celle de la lumière.
Autant dire que pour l’instant la notion de voyage temporel n’a aucun fondement scientifique, ni aucune réalité tangible.
Cependant, le progrès nous autorise à rêver. Encore faudrait-il savoir ce que nous ferions d’une telle possibilité ? Mais, c’est là une autre question.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:52

Etoile filante et météorite

De multiples particules rocheuses, toutes petites, parfois de simples poussières, sillonnent le système solaire.
Certaines d’entres elles croisent l’orbite de la Terre et entrent à toute vitesse dans notre atmosphère.
L’observateur peut alors admirer une superbe étoile filante dans le ciel nocturne.








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Qu’est qu’une étoile filante ?
Quand une particule pénètre dans l’atmosphère terrestre, l’échauffement causé par sa grande vitesse (de 10 000 à 100 000 km/h) la fait s’enflammer. Elle n’est alors qu’à 80 km du sol. Elle devient visible à l’œil nu, sous la forme d’une traînée lumineuse : c’est une étoile filante.
En moyenne, un observateur attentif peut voir entre 4 et 10 étoiles filantes par heure.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Etoiles filantes. © G. Hort

Certaines particules sont regroupées en essaims donnant lieu à de véritables pluies d’étoiles filantes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Météore et étoile filante
Le terme d’étoile filante est utilisé par le grand public mais, les scientifiques parlent de météore.
Il s’agit ici du phénomène lumineux.
Le corps qui produit cet évènement est appelé météorite.
Une météorite est un petit débris de comète. Les débris laissés par les comètes se transforment en étoiles filantes lorsqu’ils croisent l’orbite terrestre.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Météorite. © B. Dumez

Certains météores sont très lumineux et l’on pourrait penser qu’ils sont de grande taille. En réalité, la plupart de ceux que l’on observe ne dépassent pas la taille d’un petit pois.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Observer les étoiles filantes
Pour une fois, l’œil est le meilleur instrument.
Certaines nuits d’août, dans la direction de la constellation de Persée, on peut observer des pluies d’étoiles filantes : les Perséides.
Ce sont plus de 50 météorites par heure.
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Etoiles filantes. © G. Hort

Des météores sont visibles toute l’année. Cependant, c’est quand nous croisons la trajectoire d’une comète qu’une grande quantité de météorites pénètrent dans l’atmosphère.
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La comète Hyakutake, en s'approchant au plus près du Soleil, se dota d'une très longue queue. Crédit: NASA

L’une des plus importantes pluies d’étoiles filantes a eu lieu le 17 novembre 1966. L’année précédente, la comète 55P/Temple-Tuttle était passée à 500 000 km de l’orbite de la Terre.
La pluie de météores fut gigantesque : environ 40 étoiles filantes à la seconde !
Cependant, les comètes suivent des trajectoires plutôt régulières. Au fur et à mesure de leur passage, elles sèment des débris en continu.
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Hale-Bopp dans le ciel crépusculaire japonais . Crédit: NASA

On estime que la Terre s’alourdit ainsi de plusieurs milliers de tonnes de particules par jour.
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Re: La Terre dans l'univers

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 22:52

Observation du ciel


Arc-en-ciel

Les couleurs de l'arc-en-ciel

Le phénomène de l'arc-en-ciel s'observe quand un nuage se résout en pluie dans la partie du ciel opposée au Soleil par rapport à l'observateur.
L'arc-en-ciel est donc un phénomène optique météorologique, visible en général sous la forme d'un demi-anneau.

  


Quand se forme un arc-en-ciel ?
L'arc-en-ciel apparaît lorsque des gouttelettes d'eau sont en suspension dans l'air et que l'observateur tourne le dos au soleil.
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Arc-en-ciel à Hawai. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cette décomposition de la lumière est due à sa dispersion à l'intérieur des gouttelettes, dont la forme est sphérique.
Une partie de la lumière y pénètre, se réfléchit partiellement puis ressort pour être visible à l'oeil nu.
Le centre de l'arc, l'œil de l'observateur et le Soleil sont toujours alignés.

Quelles sont les couleurs de l'arc-en-ciel ?
Les couleurs conventionnelles de l'arc-en-ciel sont : le violet, le bleu, le vert, le jaune, l'orangé, le rouge.
Quand l'arc-en-ciel prend la forme d'un demi-anneau, il est coloré en rouge à l'extérieur, en violet à l'intérieur et en un dégradé de couleurs au centre.
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Arc-en-ciel aux Etats-Unis. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Quand l'arc-en-ciel est total, il rejoint deux horizons séparés de 42°. L'angle de sortie de la lumière dépend de la longueur d'onde, la lumière bleue est ainsi séparée de la lumière rouge.
Parfois, la réflexion de la lumière est double ce qui permet la formation d'un arc-en-ciel secondaire qui entoure le premier.

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Arc-en-ciel en Pennsylvanie. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L'arc-en-ciel secondaire est moins lumineux que l'arc-en-ciel primaire. L'ordre des couleurs est inversé. Le rouge est à l'intérieur et le violet à l'extérieur.
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