Antiquité.

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Aller en bas

Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:16

Rappel du premier message :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 

Antiquité
Antiquité (IVe millénaire avant notre ère - Ve siècle). De la naissance de l'écriture jusqu'à la chute de l'Empire Romain. 

Égypte Ancienne

La période historique que l'on nomme Égypte ancienne s'étend sur plus de 3000 ans, de 3100 avant notre ère à 392 de notre ère. Durant cette longue période se sont succédé des pharaons dont certains ont marqué l'histoire de l'Égypte. De nombreuses réalisations artistiques et architecturales sont arrivées jusqu'à nous.
Les Pyramides sont bien sûr l'emblème de l'Égypte ancienne. L'art égyptien a connu une exceptionnelle continuité. Durant plus de 3000 ans, il a exprimé la vision d'un monde créé par les dieux, protégé par les pharaons et servis par les hommes.
La fabuleuse civilisation de l'Égypte ancienne fait aujourd'hui l'objet d'une admiration universelle.



Des fourchettes à escargots datant de 3000 ans avant notre ère

Alors que les Européens ont mangé avec les doigts et un couteau jusqu'au XVIe siècle, certaines antiques civilisations faisaient preuve, à table, d'un grand raffinement.

  
Les Grecs et les Romains, par exemple, fabriquèrent des cuillères en bronze, voire en argent; les Romains connaissaient en outre l'usage de la fourchette.
Mais ce sont les Égyptiens qui, en 3000 av. J.-C., conçurent les couverts les plus finement travaillés. Ils avaient été jusqu'à imaginer des fourchettes à escargots.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Nous pensons souvent que notre société est bien plus raffinée que ne l’étaient les sociétés préhistoriques. Pourtant, exhumés en Turquie en 1961, des couverts, qui datent de l’âge de pierre, ont été utilisés à une époque qui remonte peut-être jusqu’au VIIe millénaire avant notre ère.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas


Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:20

Réalisations architecturales



Alexandrie. Son Phare
L’ancien port d’Alexandrie et le quartier des palais royaux des Ptolémée ont été engloutis par des séismes au début du IIe millénaire.
Cette cité légendaire fut la résidence de Cléopâtre.
C’est en 1996 que l’archéologue Franck Goddio a remonté du fond de la mer les vestiges de la cité d’Alexandrie.
Les dernières fouilles ont permis de mettre à jour, au pied du phare de Pharos, des blocs très importants et des statues monumentales qui sembleraient appartenir à l’une des Sept Merveilles du monde antique, le célèbre phare d’Alexandrie. 

  

La cité d’Alexandrie
Alexandrie a été fondée en 332-331 avant notre ère par Alexandre le Grand. La ville a été, sous les premiers Ptolémée, le plus brillant centre de l’hellénisme et du commerce méditerranéen.
Alexandrie possède deux ports dont l’un était signalé par un phare connu comme l’une des Sept Merveilles du monde.
La cité comportait de nombreux temples, un musée et une bibliothèque riche d’environ 700 000 volumes qui brûla lors de la révolte de la ville contre César, en 48-47 avant notre ère.
Pour les Egyptiens, Alexandrie était Rakotê. Elle joua un rôle essentiel dans la diffusion de la science égyptienne dans le monde antique et de la culture grecque en Egypte.
Alexandrie fut la résidence de la femme la plus fascinante de l’histoire : Cléopâtre. C’est là qu’elle a rencontré et séduit Jules César.
C’est dans ces avenues, aujourd’hui submergées, qu’elle s’est promenée avec Marc Antoine. Enfin, c’est dans cette ville qu’elle a préféré la mort au déshonneur.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cléopâtre. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Alexandrie a été victime de catastrophes naturelles qui ont modifié considérablement son aspect. Jadis comme aujourd’hui, l’est de la Méditerranée est soumis à une importante activité sismique.
Une série de tremblements de terre et de raz de marée endommagèrent la côte, près de la ville, provoquant l’effondrement d’une partie du littoral dans la mer.
Le 21 juillet 365, s’est produit un tremblement de terre particulièrement dévastateur. D’autres secousses ont eu lieu au cours des siècles suivants.
Les chroniques islamiques mentionnent celle de 1308, près d’un millénaire plus tard, entraînant la disparition du célèbre phare.
Le phare d’Alexandrie
Le Phare d'Alexandrie fut considéré comme la dernière des sept merveilles du monde antique et a servi de guide aux marins pendant des siècles.
Bâtie sous le règne de Ptolémée II sur les plans de l’architecte Sostrate de Cnide, la tour du phare domine l’île de Pharos du haut de ses 125 mètres.
Il guidait les navires jusqu’au port grâce à la lumière produite par le grand feu brûlant au sommet qui se réfléchissait dans un immense miroir en bronze poli.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Phare d'Alexandrie. Reconstitution 3d

Commandé par Ptolémée Ier Sôter en 285 avant notre ère environ, le phare est achevé sous le règne de son fils Ptolémée II Philadelphe. On estime que les travaux ont duré une vingtaine d’années.
La construction du Phare répondait à un besoin vital. La côte était en effet très dangereuse.
Les dangers encourus par les navigateurs sont illustrés par la découverte récente d'épaves de bateaux grecs et romains au large du Phare et du port est.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Phare d'Alexandrie. Reconstitution 3d

Le phare d’Alexandrie est la seule des Sept merveilles du monde antique investie d’une fonction utilitaire et non religieuse ou décorative.
Avec ses 125 mètres de hauteur, le phare est l’un des plus hauts édifices de son temps, après la pyramide de Kheops, autre merveille du monde.
L'historien géographe arabe Ali al-Mas'udi, né à Bagdad et mort au Caire vers 956, raconte la détérioration progressive du Phare et de la ville d'Alexandrie par des séismes et des affaissements de terrain.
Il a finalement été gravement endommagé par une série de tremblements de terre dont le plus violent eut lieu en 1308.
En 1349, il est hors d’usage. Cette année-là, le voyageur arabe Ibn Battutâ, qui visite la cité rapporte qu’il n’a même pas pu accéder à l’entrée tant le monument est ruiné.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Statue de Zeus ou Poseïdon en haut du phare d'Alexandrie. Reconstitution 3d

Il resta en ruine plus d'un siècle et demi, jusqu'à ce que le sultan Qaitbay utilise ses fondations pour y construire un fortin.
Le Phare était un bâtiment à trois étages d’après les sources antiques:

  • Une base carrée légèrement pyramidale

  • Un étage octogonal

  • Un sommet circulaire où brûle un grand feu


Tout en haut du Phare se trouvait une statue qui n'a pas encore pu être formellement identifiée. Il pourrait s'agir de Zeus ou de Poséidon.
Séismes dévastateurs
Située sur une faille, à la jonction de deux plaques continentales, Alexandrie est exposée aux catastrophes naturelles.
Inexorablement, la plaque africaine, sur laquelle se dresse Alexandrie, s’enfonce sous la plaque européenne. Cela entraîne l’affaissement de toute la région côtière.
Les témoignages actuels montrent que le littoral s’est effondré de six mètres au moins depuis la mort de Cléopâtre. Durant la même période, le niveau de la mer s’est élevé de 1,50 à 2 mètres environ.
A la suite de ces bouleversements géologiques, l’ancien littoral d’Alexandrie est englouti par les eaux du port oriental.
Les souverains grecs ayant bâti leurs palais au bord de la mer, c’est tout le quartier des palais des Ptolémée qui a disparu sous l’eau.
Nous disposons aujourd’hui, grâce à l’aide de la technologie moderne, d’une topographie détaillée de cette partie du littoral.
La topographie du Grand Port (Magnus Portus) a été établie.
>Les découvertes archéologiques
Grâce à Franck Goddio et son équipe, la ville engloutie a livré peu à peu ses secrets. Pour la première fois, une carte montre le quartier des palais avant son engloutissement, sans doute au IVe siècle après notre ère.
A l’est, se trouve le cap Lochias sur lequel se dressait jadis un palais royal, équipé de son propre port.
Au milieu du Grand Port, s’étend l’île engloutie d’Antirhodos, qui conserve des vestiges architecturaux de différentes périodes et les fondations d’édifices remontant au IIIe siècle avant notre ère.
L’équipe a remonté une statue et plusieurs sphinx qui étaient sans doute associés à un petit temple d’Isis.
La résidence royale sur cette île a été détruite par les hommes ou les tremblements de terre bien avant la disparition de l’île.
C’est sans doute là que la reine Cléopâtre a vécu, gouverné et s’est donné la mort.
Le port d’Alexandrie ne conserve aujourd’hui aucune trace visible du littoral qui le cernait jadis.
Il a fallu en 1996, 3 550 plongées, pour mettre au jour, les traces d’anciens quais, des fragments de statues, des inscriptions hiéroglyphiques, des amphores, un sphinx...
Au cours des campagnes suivantes, les recherches se sont étendues à toute la partie orientale du port.
En 1997, l’équipe de Franck Goddio découvre un promontoire qui s’avance de 350 mètres dans le port. Il présente quatre structures portuaires et porte d’importants vestiges :

  • Des colonnes de granit et de marbre

  • Des fragments de sarcophages antiques

  • De gros blocs de pierre qui proviennent peut-être du temple de Poséidon


Ce qui surprit le plus les chercheurs, c’est la découverte d’une épave ensevelie dans le petit port. Le bois remonte à une période comprise entre 90 avant notre ère et 130 ans après notre ère.
L’épave serait un cargo ou un navire de guerre gréco-romain ou romain. Des fragments de bijoux, des restes de nourriture et des ossements entourent l’épave.
Une tête de faucon haute de 68 cm a également été exhumée; elle représenterait le dieu Horus, fils d’Isis.
Près de cette tête, c’est une autre tête de granite qui dormait au fond. On a pu identifier Octave, le vainqueur de Cléopâtre. La statue mesurait plus de 4,80 m de haut.
Un travail de longue haleine
Avec les données qui s’accumulent, les archéologues réalisent que l’idée qu’ils avaient de la topographie d’Alexandrie était erronée.
Il reste encore beaucoup à faire. Antirhodos, notamment, garde encore ses secrets. La reconstitution de l’Alexandrie de Cléopâtre est un projet qui se poursuit.
Franck Goddio estime que les récentes découvertes occuperont les chercheurs pendant une cinquantaine d’années.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:21

Karnak

Le Dieu Amon

Karnak est l’un des temples les plus célèbres d’Egypte. C’est d’ailleurs en réalité un ensemble de temples qui sont regroupés autour du sanctuaire dédié au dieu Amon.
Karnak, en arabe Al-Karnak "Le village fortifié", se situe au nord de la ville moderne de Louxor. Les Egyptiens appelaient Karnak "Ipet-Sout".
Retracer l’histoire du temple de Karnak signifie parcourir une grande partie de l’histoire égyptienne. En effet, presque tous les pharaons de l’époque ont participé à l’embellissement de ce complexe.
Peu à peu, le temple de Karnak qui a été bâti sur un site du Moyen-Empire (1991-1785 avant notre ère) est devenu un ensemble hétérogène mais également le plus important centre économique du pays.
Plutôt que de refaire ce qui a déjà été très bien réalisé sur le site officiel dédié à ce temple, je vous propose plutôt une petite ballade en photos dans ces vestiges qui sont devenus une véritable anthologie de l’art égyptien à travers les siècles.
 








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le dieu Amon
Pour bien s’imprégner de tout le symbolisme de ce temple, il est impératif de comprendre l’importante du dieu Amon dans l’Egypte ancienne.
Amon a tout d’abord été un dieu modeste et local. Elever un dieu au rang de dieu principal a permis aux princes de réaliser une unification de l’Etat.
Dès la XIIe dynastie, Amon « le caché » prend la première place dans le panthéon égyptien.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Amon. © dinosoria.com

En s’élevant au-dessus des autres dieux, il permet à Thèbes de devenir le premier centre religieux.
Il forme tout d’abord une triade avec Mout, son épouse, et leur fils Khonsou, dieu lunaire.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

A Karnak, Amon est représenté sur tous les murs. © dinosoria.com

Amon est représenté par un homme coiffé de deux hautes plumes droites. Au Nouvel Empire, il est assimilé à Râ, le dieu du Soleil de l’Ancien Empire, et devient Amon-Rê.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Râ. © dinosoria.com

Par lui, le pharaon est vraiment d’essence divine. Amon-Rê est un dieu social qui est lié à la vie de son peuple.
D’ailleurs, il est plus tard perçu comme un être réel, capable d’agir et d’intervenir dans les affaires humaines à travers les oracles.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ramsès II. © dinosoria.com

La XVIIIIe dynastie concentre les rites de la religion d’Etat sur Amon qui représente l’autorité du pouvoir absolu.
Selon les égyptologues, Karnak a été construit pour contrer la destruction potentielle du monde. Si Amon est autant représenté, c'est parce qu'une adulation sans limite devait lui être portée afin de préserver les biens et la fertilité du Nil.
La date des premières constructions est inconnue. On pense que les premiers travaux auraient débuté au Moyen Empire, sous Anteff II.
De nombreux pharaons ont embelli Karnak: Aménophis Ier, Thoutmosis Ier, Hatshepsout, Thoutmosis III et bien sûr Ramsès II. Cette liste n'est pas exhaustive.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les pylônes de Karnak
Le pylône est une construction dont la masse monte en deux tours qui encadrent une porte. Les bas-reliefs de chaque pylône illustrent en général les hauts faits du souverain constructeur.
10 pylônes ont été construits et chaque pharaon essayait de construire un nouveau pylône plus beau que le précédent.
Le premier pylône mesure 113 mètres de large sur plus de 40 mètres de haut. Sa façade présente des rainures sur lesquelles étaient fixées d’énormes mâts ornés d’étendards.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Scène gravée. Karnak. © dinosoria.com

Les pylônes marquaient aussi des étapes dans la cérémonie qui accompagnait l’entrée et la sortie du dieu. 
Ces pylônes n’ont pas été construits au hasard mais se trouvent tous dans le même axe. On peut facilement imaginer les somptueuses processions qui les traversaient.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Découverte de Karnak
Le temple d’Amon est un ensemble imposant dont les agrandissements se sont étalés sur 20 siècles.
L’aire de Karnak est constituée de trois enceintes, consacrées à trois divinités : Amon, Mout et Montou, le dieu faucon protecteur des princes de Thèbes de la XIe dynastie.
L'orientation de l'ensemble n'est pas due au hasard. L'axe nord-sud correspond à l'axe terrestre en fonction du cours du Nil, et l'axe est-ouest correspond à la course du soleil.
Dès l’arrivée au temple, on est subjugué par la beauté de la célèbre allée bordée de sphinx. Cette allée conduit au premier pylône qui donne sur l’entrée principale du temple.
Les sphinx ont une tête de Bélier, l’animal sacré d’Amon. Ils tiennent entre leurs pattes une statuette qui représente le pharaon Ramsès II.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Les murs de Karnak sont recouverts de scènes et de hiéroglyphes. © dinosoria.com

Le septième pylône est aujourd’hui partiellement détruit. Il était à l’origine flanqué de statues colossales du pharaon Thoutmosis III dont on ne peut voir maintenant que la partie inférieure.
Les processions s’approchaient du temple sur des barques, en remontant un canal artificiel du Nil.
Le premier pylône donne sur une grande cour. A gauche, il y a trois cellules qui abritaient les barques sacrées de la procession.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Allée des sphinx. © dinosoria.com

Le deuxième pylône nous permet d’accéder à la grande salle hypostyle. Dans cette salle, plus de 100 colonnes colossales soutiennent une nef de 50 m de long environ.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Karnak. Grande salle hypostyle. © dinosoria.com

Sur les murs et les colonnes sont représentées des scènes de campagnes militaires des pharaons Seti Ier et Ramsès II ainsi que les différentes phases du culte divin journalier.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Karnak. Horus et le pharaon. © dinosoria.com

Au nord de cette salle, s’articulaient autrefois des pièces dédiées au culte du dieu Amon. L’une d’elles s’appelle le « Jardin botanique ». Thoutmosis III la fit décorer de reliefs représentant la faune et la flore syrienne rapportées en Egypte.
Dans la deuxième enceinte, se situe la Salle des Fêtes. Là se déroulait la cérémonie rituelle du renouvellement du sacre du roi.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bas-relief illustrant le renouvellement du sacre du pharaon. © dinosoria.com

Au sud de cette enceinte, se trouve le lac sacré du temple, symbole des premières eaux de la création.
Sur les rives du lac, se dresse un grand scarabée en pierre.
Au nord du temple consacré à Amon, se dresse un autre temple dédié à Montou et au sud, le complexe dédié à Mout, l’épouse d’Amon.
L’ensemble de Karnak est parsemé d’obélisques et de statues en l’honneur des Dieux et des souverains.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Les obélisques sont nombreux à Karnak. © dinosoria.com

La plus imposante statue est celle de Ramsès II, haute de 15 m, qui se dresse dans la première cour du temple. Aux pieds du pharaon est sculptée l’image de sa fille et épouse, Bentanta.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ramsès II. © dinosoria.com

Les différents souverains qui se sont succédés ont également construit des temples secondaires comme celui de Ptah, d’Opet ou de Khonsou.
Une avenue bordée de sphinx relie les sanctuaires de Karnak et de Louxor.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:21

Mastaba

Du mastaba à la première pyramide

Dans l’Egypte antique, le culte des morts était lié au tombeau. Le mastaba était un monument funéraire réservé aux rois et aux nobles des premières dynasties.
Le mot mastaba vient de l’arabe et signifie « banc de pierre ». En effet, les premières sépultures étaient des fosses enfouies dans de simples tertres de sable. Les parois étaient renforcées par des appentis de bois.
Mais ces premières sépultures ne résistaient pas très longtemps aux éléments naturels. Aussi, les rois et les notables firent-ils recouvrir le monticule par un empilement de briques crues ou de pierres taillées qui prit la forme d’un « banc », appelé plus tard mastaba, aux parois latérales légèrement inclinées.
 








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Une vie après la mort
Si les Egyptiens ont laissé tant de monuments funéraires, c’est que pour eux la vie après la mort était bien plus importante que la vie terrestre.
Du prince au paysan, la mort obsédait tous les Egyptiens. Selon eux, un individu était composé de plusieurs éléments que la mort dispersait.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

La paroi de la tombe de Iroukaptah à Saqqarah est ornée de huit statues représentant la famille du défunt. © dinosoria.com


Il était donc vital de les rassembler pour survivre dans l’autre monde. La personne humaine comprenait un corps auquel étaient associés plusieurs principes spirituels :

  • L’akh est un principe immortel, une force divine représentée par un ibis, que seuls possèdent les rois et les dieux
  • Le ba, symbolisé par un oiseau à tête humaine, est un principe spirituel plus indépendant du corps, qui reprend sa liberté après la mort
  • Le ka est l’énergie vitale qui, pour se perpétuer, a besoin d’un support : momie, statue ou image

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Les bas-reliefs accompagnaient le défunt dans sa nouvelle vie. © dinosoria.com

Chaque homme naissait avec un  ka qui le suivait durant toute son existence mortelle. Après la mort, il lui fallait prendre des dispositions pour que le ka  ne le quitte pas.
Selon les Egyptiens, les morts survivaient dans leurs tombes qui devenaient donc des demeures éternelles.
Plus elles étaient belles, plus la vie du défunt serait parfaite. Il était indispensable d’apporter des boissons et de la nourriture pour que le ka  puisse survivre.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Culte funéraire
Les mastabas étaient plus modestes que les tombeaux royaux mais seuls les notables pouvaient se les offrir. Les plus pauvres de l’Egypte ancienne étaient enterrés dans des fosses et leurs corps privés de soins.
La survie des morts dépendait de la bonne volonté des vivants. Prévoyants, les Egyptiens prirent quelques précautions afin que les vivants n’oublient pas leurs devoirs en s’appuyant sur le pouvoir des images.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Des scènes de la vie quotidienne ornaient les mastabas. © dinosoria.com

Une image équivalait à la réalité. On plaçait donc souvent des statues dans le serdab, une chambre du mastaba située derrière la chapelle où étaient accomplis les rites.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

On plaçait des objets appartenant au défunt et des statues. © dinosoria.com

Le ka du défunt prenait possession de la représentation et profitait ainsi des offrandes apportées.
Les bas-reliefs et les hiéroglyphes n’étaient pas uniquement décoratifs. Eux aussi prenaient vie.
Ainsi, l’image du défunt était-elle gravée dans la chapelle, sur un bloc ou une stèle de pierre.
Il y était souvent représenté devant une table chargée de victuailles.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bas-relief d'un mastaba. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Si les vivants ne remplissaient pas leurs devoirs en apportant des offrandes, les gravures pourvoyaient à ses besoins.
Ce n’est pas un hasard si sur les bas-reliefs, sont souvent représentés des paysans en train de faucher, des femmes en train de tisser et d’autres scènes quotidiennes de la vie.
Grâce à la magie des images, le défunt était assurer d’obtenir tout ce dont il avait besoin dans sa nouvelle vie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Structure des mastabas
Extérieurement, le mastaba est une sorte de tumulus rectangulaire aux murs de briques crues ou de pierres taillées.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Mastaba de Mérésankh III à Gizeh. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] .[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

C’est à Gizeh et à Saqqarah que se trouvent les mastabas les plus importants. L’un des mastabas date du règne du roi Ouadji. 
Ouadji (le serpent) est le nom du quatrième souverain connu de la Ier dynastie (Période thinite). 
Le plus ancien mastaba de Saqqarah est considéré comme celui du roi Aha, le fils de Narmer qui ne serait autre, selon d’autres sources, que le roi Ménès, le premier souverain de la première dynastie égyptienne.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Entrée du complexe de Saqqarah. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les mastabas des deux grandes nécropoles sont constitués de deux parties indépendantes :

  • La chambre funéraire où repose le défunt dans son sarcophage
  • La chapelle dont les parois sont couvertes de scènes de la vie quotidienne

Le caveau était aménagé à l’extrémité d’un puits qui partait du sommet du mastaba. Ce puits était comblé après l’enterrement.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La première pyramide : le tombeau du roi Djeser
Vers 2700 avant notre ère, Djeser (ou Djoser) le plus célèbre pharaon de la IIIe dynastie, se lance dans des expéditions dans le Sinaï et gouverne le pays, aidé par son vizir Imhotep. C’est à cet homme hors du commun que le pharaon demande de construire son tombeau, sur le plateau de Saqqarah, sur la rive gauche du Nil.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pyramide de Djoser. © dinosoria.com

Ce projet va s’effectuer en plusieurs étapes.
Imhotep décide d’utiliser des pierres pour un monument qui défiera le temps mieux que toutes les constructions de briques crues utilisées jusque là.
Pour le revêtement extérieur, il emploie le calcaire blanc. Les terrassiers ont d’abord creusé un large puits de 7 mètres de côté. A 28 mètres de profondeur, ils creusent la chambre funéraire secrète.
Le caveau est revêtu de granit venu des carrières d’Assouan à 960 km de là.
On accède à la chambre funéraire par un long couloir.
C’est là que sera déposé le sarcophage du pharaon après l’accomplissement des rituels funéraires.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le couloir sera ensuite bouché par un bloc de granite d’un poids de 3,5 tonnes. Cela n’a malheureusement pas empêché le pillage de la tombe.
A l’origine la partie visible du tombeau n’est qu’un mastaba traditionnel. Mais Imhotep à l’idée de l’agrandir à l’est en adjoignant sous l’édifice un nouveau puits.
Le mastaba est entouré d’une enceinte de 1 600 mètres de long, ornée de quatorze fausses portes.
La quinzième porte est la seule qui permette de pénétrer dans l’édifice.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Fausse porte. © dinosoria.com

Imhotep fait surélever le tombeau en y ajoutant cinq constructions superposées, chacune plus petite que la précédente : la première pyramide est née.
L’escalier dressé vers le cil symbolise l’aspiration du pharaon à s’élever vers les dieux.
Mais, cette pyramide n’est pas comparable avec les célèbres pyramides à faces lisses de la IVe dynastie comme celles de Kheops ou Khephren.
En effet, la première pyramide qui mesure 62 mètres de haut, possède une base rectangulaire, ses faces sont irrégulières et son sommet n’est pas pointu mais en forme de terrasse.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pyramides de Gizeh. © dinosoria.com

Imhotep fait également bâtir, autour de la pyramide, des petits temples et des chapelles. Cet ensemble, qui forme le complexe funéraire, permet au pharaon de célébrer les fêtes grâce auxquelles il règnera dans l’au-delà.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Imhotep : constructeur et homme de savoir
Sur le socle d’une statue, Imhotep a fait graver l’inscription suivante : »Le chancelier du roi de Basse-Egypte, le premier après le roi de Haute-Egypte, administrateur du grand palais, noble héréditaire, grand prêtre d’Héliopolis, Imhotep, constructeur, sculpteur… »
Imhotep n’était pas uniquement celui qui inventa la notion de pyramide. C’était également un ministre avisé et le maître des scribes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Imhotep. © dinosoria.com

Au Ier millénaire, il fut divinisé, et les Grecs, qui l’appelaient Imoutès, l’assimilèrent à Asclépios (Esculape), le dieu de la Médecine.
On attribue à Imhotep un recueil  « sapientiel « c’est-à-dire un livre de morale.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:21

Sphinx

Le sphinx est sans doute le monument le plus célèbre de l’Egypte. Doté d’un corps de lion et d’une tête d’homme, il est devenu le symbole d’une controverse qui oppose les égyptologues aux géologues. Le Sphinx de Gizeh est encore loin de nous avoir dévoilé tous ses mystères.


 
Les caractéristiques du Sphinx
Sur le côté, et en aval de la pyramide de Khephren, se trouvent deux temples mais surtout le gigantesque sphinx.
Long de 74 mètres, pour une hauteur de 20 mètres, il est orienté plein est. Il fait face au soleil levant lors des deux équinoxes.
Il a été taillé d’un seul bloc, dans une crête de calcaire. Cette crête comprend un mamelon de roche dure surplombant d’une dizaine de mètres le reste du site.
C’est dans ce mamelon que la tête et le cou du sphinx ont été sculptés. Le reste du corps a été taillé dans le calcaire environnant.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

Le sphinx est composé de plusieurs parties distinctes, présentant chacune une couleur différente. La tête est plus sombre et c’est la partie la plus résistante du monument.
Ceux qui l’ont édifié ont creusé une fosse qui encercle le sphinx.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Panorama du Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

La stèle du sphinx a été érigée sur le site vers 1 400 avant notre ère par Thoutmosis IV, un pharaon de la dix-huitième dynastie. Elle est toujours entre les pattes du Sphinx.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Stèle du sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

Avant le règne de Thoutmosis, le monument était recouvert de sable jusqu’au cou.
Le pharaon a fait dégager le monument et a érigé cette stèle pour marquer l’évènement.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Thoutmosis IV (Musée du Caire). © dinosoria.com

Thoutmosis IV a prétendu avoir fait un rêve alors qu'il n'était qu'un jeune prince. Le Sphinx se serait révélé à lui en lui adressant une requête dont voici un extrait qui est mentionné sur la stèle:
"Vois l'état où je suis, et mon corps douloureux, moi le maître du plateau de Gizeh ! Le sable du désert sur lequel je trône s'avance vers moi; aussi dois-je me hâter de te confier la réalisation de mes vœux, car je sais que tu es mon fils qui va me protéger..."

La datation du sphinx
C’est là que nous pénétrons sur un terrain miné. Tous les ouvrages de référence vous relateront les mêmes faits et la même chronologie :
Le sphinx a été sculpté vers 2 500 avant notre ère par Khephren et à son image. Ce monument est l’image symbolique du roi Khephren mais également le gardien de la nécropole de Gizeh. (Référence Les sites archéologiques Editions Gründ)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Statue en diorite de Khephren retrouvée en 1860 à l'intérieur du temple de la Vallée de la pyramide de Khephren. © dinosoria.com

J’ai personnellement consulté six ouvrages différents et j'ai trouvé les mêmes indications.
Pourquoi ce monument est-il attribué à Khephren ?
A 15 mètres au sud du sphinx, se trouve le temple de Khephren ou temple de la « Vallée ». Au 19e siècle, les égyptologues pensaient qu’il avait été construit en des temps reculés de la préhistoire.
Mais, cette certitude a été balayée après la découverte dans l’enceinte du temple de plusieurs statues de Khephren ornées d’inscriptions.
Les égyptologues modernes en ont donc conclu que si ces statues étaient là, c’est que le temple avait été construit par ce même roi et donc le sphinx également.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

Il faut préciser que l’on ne peut pas dater le sphinx mais seulement son environnement.
La désertification du Sahara
Jusque là, rien de bien extraordinaire, me direz-vous. Officiellement, la civilisation égyptienne est née vers 2 925 avant notre ère.
Selon les égyptologues, le Sphinx a été construit dans la même période que la deuxième pyramide de Gizeh.
Vous remarquerez tout de même qu’il n’a fallu que 400 ans à une civilisation « primitive » pour bâtir tous ces chefs-d’œuvre. Mais, c’est là un autre mystère.
Les monuments de Gizeh sont fortement érodés par le sable. Cela n’a rien d’étonnant dans un tel environnement.
Le site est en permanence menacé d’ensablement et seul un entretien permanent évite ce problème.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sphinx de Gizeh vu de profil. © dinosoria.com

Comme vous le savez certainement, le Sahara n’a pas toujours été un désert. Ce fut autrefois une région verdoyante où hommes et animaux trouvaient là de quoi s’épanouir.
Le Sahara oriental n’a pas reçu de pluie pendant une période qui s’étend de 70 000 à 11 000 ans avant notre ère.
Entre 12 000 et 11 000 ans avant notre ère, le système de mousson s’est déplacé vers le nord et les précipitations ont repris.
Cette pluviosité saisonnière a continué jusqu’à environ 3 400 avant notre ère. C’est pendant cette période que l’aridité actuelle a commencé. (Référence Berceaux de l’humanité Editions Larousse).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pour les touristes, le complexe de Gizeh est illuminé la nuit. © dinosoria.com

Donc, les experts s’accordent à dire que le Sahara n’a pas connu de pluviosité importante depuis environ 3 500 ans.
Le site de Gizeh se trouvait donc déjà dans un environnement très aride sous le règne de Khephren.
Quand les géologues s’en mêlent !
En 1990, une équipe d’experts se rendit sur le site. Cette équipe était constituée du géophysicien Thomas L. Dobecki, d’un océanographe et de deux géologues dont le géologue Robert Schoch de l’Université de Boston. Il avait déjà écrit à cette époque plusieurs livres et faisait autorité en stratigraphie (branche de la géologie qui étudie les couches de roche sédimentaire).
Après étude du site, ils en arrivèrent à la conclusion que le Sphinx était beaucoup plus usé par les intempéries que les monuments voisins, datant de l’Ancien Empire.
Ces monuments sont manifestement érodés par le sable. Par contre, les experts furent d’accord pour dire que le corps du Sphinx et ses murs d’enceinte présentaient une érosion par la pluie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pyramide de Khephren. © dinosoria.com

En octobre 1992, Schoch présenta ses travaux à la convention annuelle de la Geological Society of America.
Son rapport était clair :
« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides.
Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent ».

Les géologues présents à l’assemblée ne réfutèrent nullement les preuves apportées.
Par contre, les égyptologues crièrent au scandale. D’autant plus que Schoch attribua un âge d’environ 7 000 ans avant notre ère au Sphinx.
Quelle que soit la date exacte, l’étude du climat au Sahara nous permet de dire sans aucune contestation possible que ce monument n’a pas pu être érodé par la pluie à partir de 2 500 avant notre ère.
Quand la science réfute les preuves scientifiques
Il y a tout de même dans cette affaire un incroyable paradoxe. Les géologues n’ont aucun intérêt à dater le sphinx à une date plutôt qu’à une autre.
Ils se sont contentés de faire leur travail et d’en apporter les résultats.
Pourtant, les égyptologues et historiens refusent catégoriquement de prendre en considération ces preuves qu’on ne peut pourtant qualifier de fantaisistes.
Les traces d’une érosion éolienne ne sont absolument pas comparables à celles d’une érosion causée par la pluie.
C’est d’ailleurs bien ce qui semble fortement ennuyer les égyptologues.
Les ouvrages de référence qui reprennent la théorie officielle mentionnent également que le Sphinx a été sculpté à l’image de Khephren.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Comparatif entre Khephren et le sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

Là encore, il y a problème. En effet, la ressemblance entre les deux visages a été totalement réfutée par un groupe d’experts légistes de la police new-yorkaise.
La reconstitution faciale des deux visages selon une méthode employée dans les enquêtes criminelles a abouti à la conclusion que « Le Sphinx n’est en aucun cas un portrait de Khephren ».
Quand l’histoire ne devient plus cohérente
Accepter que le Sphinx ait été édifié à une date nettement antérieure à 3 500 avant notre ère revient à admettre que toute l’histoire de l’Egypte ancienne, telle qu’elle est inculquée dans les universités, est totalement fausse.
Cela revient également à accepter que notre évolution n’est pas celle qui nous est présentée officiellement.
Autant dire que cela remet en cause beaucoup trop de théories.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sphinx de Gizeh illuminé. © dinosoria.com

La première objection des égyptologues a été la suivante : « Si le Sphinx a été construit par une civilisation inconnue et plus ancienne que celle des égyptiens, que sont devenus les vestiges de cette civilisation ? ».
Cette objection est tout à fait recevable. Cependant, elle n’annule pas pour autant le rapport des géologues.
Ce rapport est malheureusement pour les historiens irréfutable.
Khephren n’a pas pu construire ce monument. Par contre, il l’a de toute évidence restauré.
Au vu de tous ces éléments, je trouve regrettable qu’une telle preuve ne soit pas prise en considération. C’est avec les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], très probablement, la plus belle preuve que nous ayons que notre histoire est très différente de celle qui nous est présentée.
Plutôt que de nier la réalité, ne serait-il pas plus profitable à l’humanité d’essayer de chercher d’autres preuves ?
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:22

Les Dieux Égyptiens. Mythologie et croyances








Horus

Dans l’Egypte ancienne, Horus « Celui qui est loin » est le dieu faucon. Il est le maître de la voûte céleste et le dieu de l’Orient. Horus est l’un des plus compliqués des dieux solaires. Sur les bas-reliefs des temples égyptiens, Horus peut prendre plusieurs formes mais également différents noms.


  






 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Symbolisme d’Horus
Sous la forme d’un dieu faucon, Horus incarne le Soleil et le Ciel. Il est la forme journalière du Soleil sous la forme de Rê-Horakhty, l’Horus de l’horizon.
Ses yeux incarnent le Soleil et la Lune.
Horus est le fils d’Isis et d’Osiris. C’est alors Harpocrate qui est représenté sous les traits d’un jeune enfant nu, un doigt sur la bouche, une mèche de cheveux cachant une oreille.
En tant que fils d’Osiris et d’Isis, il peut également prendre les noms de Harsiêsis « Horus fils d’Isis » et de Harendotès « Horus vengeur de son père ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Osiris. © dinosoria.com

A Edfou, il est représenté comme dieu-père et dieu-fils, dédoublement symbolisé par le Disque solaire doté de deux ailes.
En tant que symbole de dieu musicien des aveugles, il est le compagnon d’Hathor dont il a un fils, Horus Sémataoui « Le Rassembleur des Deux Terres ».
Il est également le symbole divin de tous les rois et le protecteur de la monarchie.
A ce titre, il est représenté sur le pschent qui est la double couronne portée par les pharaons.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pharaon sur un bas-relief portant le pschent. © dinosoria.com

Le pschent symbolise l’union des deux Egypte. Pharaon est le seigneur des « Deux Terres ». Le pschent est formé de l’enchâssement de deux couronnes : la mitre blanche associée au dieu Seth, et le bonnet rouge, ou desheret, de la Basse-Egypte, associé au dieu Horus.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les combats d’Horus
Les parents d’Horus règnent sur l’Egypte jusqu’à la mort d’Osiris, tué par son frère Seth, maître du Chaos.
Isis, inconsolable, recompose le corps démembré de son époux et conçoit de lui son fils, Horus (Harpocrate chez les Grecs).
Devenu adulte, Horus entreprend de venger son père et de récupérer le trône.
Une lutte sans merci s’engage alors entre Horus et Seth. Horus obtient l’assentiment de tous les autres dieux sauf de Rê, le dieu solaire.
L’unanimité n’étant pas faîte, les dieux s’en réfèrent à la déesse Neith qui tranche en faveur d’Horus.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Horus de l'Horizon ou Rê-Horakhty. © dinosoria.com

Horus devient donc l’héritier du trône. Bien évidemment, Seth conteste cette décision et provoque son neveu en duel.
Les bas-reliefs d’Edfou relatent ces luttes acharnées entre les deux dieux.
Selon la légende, lors d’un combat, Seth arrache l’œil gauche d’Horus, symbolisant la Lune. Dans une autre version, il lui arrache les deux yeux et les enterre dans le désert où ils renaissent sous forme de fleurs de lotus.
Quelle que soit la version, Horus recouvre la vue grâce à la déesse magicienne Hathor. L’œil d’Horus symbolise alors le pouvoir de la guérison.
Son nom « oudjat » signifie « sain ».
L’œil est considéré comme une amulette et incrusté sur de nombreux bijoux, portés comme des talismans.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Osiris et deux représentations de l'oeil d'Horus. © dinosoria.com

Depuis le monde inférieur, Osiris demande à Rê d’intervenir en faveur de son fils sou peine de libérer les esprits du châtiment.
Finalement, les dieux rendent son trône à Horus et même Seth finit par accepter la décision. Dès lors, il assiste Rê dans sa lutte contre les forces des ténèbres.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Horus, gardien des temples. © dinosoria.com

Horus préside désormais au destin de l’Egypte et symbolise le monde des vivants tandis que son père, Osiris, devient le maître du monde souterrain.
Pharaon est l’Horus vivant c’est-à-dire l’incarnation d’Horus sur Terre. A sa mort, il descend dans le monde inférieur pour s’unir à Osiris.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:22

Momie en Egypte

L’Egypte est sans conteste la terre des momies. Loin des villes, les embaumeurs momifiaient tous les corps, du paysan au pharaon ainsi que de nombreux animaux.
Dans l’Egypte ancienne, la mort n’était pas considérée comme une fin. La momie revêtait une importance fondamentale pour qu’énergie et fluide puissent permettre au défunt de passer dans l’au-delà où il devait renaître.
L’histoire est truffée d’anecdotes assez stupéfiantes. Les ressuscités du vendredi saint en font partie.
Durant 300 ans, on a raconté que des morts sortaient une journée entière dans un cimetière égyptien.
La momie égyptienne a toujours fasciné les Européens. A tel point qu’à la fin du Moyen Age, la mode est de se « régaler » de mummie.








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les ressuscités du vendredi saint
« Tous les morts enterrés dans ce cimetière sortent toute la journée de leurs tombeaux, demeurent immobiles et privés de sentiments au regard de tous et, la solennité terminée, rentrent dans leurs sépulcres. Le phénomène se reproduit tous les ans et il n’y a pas d’adulte au Caire qui l’ignore. »
C’est ainsi qu’en 1483, un Européen, B. de Breydenbach, rapporte les fantastiques évènements qui se produisent chaque année au Caire.
La résurrection intervient le jour de la fête du saint à qui est dédiée la mosquée située à proximité.
Du 15e au 18e siècle, le miracle est régulièrement rapporté par les voyageurs occidentaux. Selon les époques, son emplacement change, les ressuscités sont musulmans, chrétiens ou des Egyptiens de l’Antiquité.
La date du miracle varie également. Au 15e siècle, il est fixé au vendredi saint.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vue du Caire. Gravure de 1810

Les voyageurs recueillent les faits ou en sont témoins : « Les cadavres surgissent brusquement de la terre, restent en surface sans bouger, pendant un instant, puis sont à nouveau engloutis par les sables. »
Pour assister à ce spectacle, le public vient en masse, toutes confessions mêlées. Juifs, chrétiens et musulmans prient et passent la nuit sur place au cours de laquelle de grandes réjouissances sont organisées.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Entre Dieu et diable
Au Caire, on rapporte que les morts qui quittent leur sépulture sont des sceptiques qui ne croyaient pas à la résurrection.
Pour les punir ou pour donner un avertissement aux vivants, Dieu les a condamnés à se livrer à ces apparitions terrifiantes.
Les voyageurs occidentaux y voient plutôt l’intervention du diable.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Momie égyptienne. © dinosoria.com

Quelques mauvaises langues font part de leurs doutes et parlent même de supercherie. Nous laisserons à cet évènement sa part de mystère et de mysticisme.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les mangeurs de cadavres
Si les Egyptiens vénèrent leurs morts, les Européens en font le commerce dans le même temps. A la fin du Moyen Age, un remède miracle appelé « mummie » est censé soigner toutes sortes de maux : douleurs gastriques, blessures.
Rapidement, il est prescrit à toute occasion.
A l’origine, cette substance est fabriquée à partir des corps desséchés d’antiques momies. Le remède parvient chez les apothicaires sous trois formes :

  • Morceaux de cadavre
  • Pâte noirâtre
  • Poudre obtenue en consumant les corps

Certains fabricants égyptiens considérant que la recherche de momies est trop fastidieuse, trouvent plus commode d’utiliser des cadavres plus récents et nettement plus frais.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Corps desséché naturellement (Egypte ancienne) . © dinosoria.com

Ce remède a tant de succès que le roi de France lui-même, François Ier, ne se déplace jamais sans sa mummie.
Ce sinistre commerce reste florissant en Europe jusqu’à la fin du 17e siècle. A ce moment là, les fabricants sont lourdement imposés en Egypte et finissent par cesser cette activité.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La momification en Egypte
Il est évident que les anciens Egyptiens n’ont pas embaumé leurs parents et leurs pharaons pour guérir les problèmes gastriques des Occidentaux.
D’ailleurs, ce remède était bien pire que le mal et occasionnait douleurs et vomissements.
C’est Hérodote qui a rédigé la première description connue de la méthode de momification des anciens Egyptiens.
L’ensemble du processus demandait environ 70 jours.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Masque funéraire. © dinosoria.com

Dès 3000 avant notre ère, l’Egypte affirme sa croyance en une vie future. Elle pense que la préservation du corps humain dans son intégrité est indispensable pour accéder à cette nouvelle existence. C’est pourquoi, elle invente la momification.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Momie de Ramsès II. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Tupper Scrapbooks Collection. 1860-1890)

Pour les Egyptiens, la vie après la mort est bien plus importante que la vie terrestre. La personne comprend un corps auquel sont associés plusieurs principes spirituels qui, libérés après la mort, restent liés au cadavre.
L’ »akh » est un principe immortel, une force divine représentée par un ibis, que seuls possèdent le roi et les dieux.
Le « ba », symbolisé par un oiseau à tête humaine, est un principe spirituel plus indépendant du corps, qui reprend sa liberté après la mort.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vignette du Livre des morts. Le ka est représenté sous la forme d'un oiseau (Musées royaux du Cinquantenaire, Bruxelles). © dinosoria.com

Les prêtres embaumeurs utilisaient des crochets qu’ils passaient dans les narines du mort. Ils retiraient d’abord le cerveau qui était traité à part.
En effet, les Egyptiens pensaient alors que le coeur était l'organe principal "le centre de contrôle". Ils jugeaient par contre le cerveau inutile et le jetaient.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Momie . © dinosoria.com

Avec un couteau de silex, ils incisaient le corps du côté gauche et enlevaient les viscères. Les poumons, l'estomac, les intestins et le foi étaient conservés dans les vases canopes (urnes).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vases canopes qui contiennent les organes momifiés. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Après l'éviscération, commençait l'étape de la dessication.
Le corps, vidé de ses viscères et du cerveau, était enduit d’aromates, recousu et plongé pendant 70 jours dans un bain de natron, ou sel de sodium, qui desséchait le cadavre. L'objectif était de faire perdre le plus d'eau possible au corps, pour le laisser totalement desséché et flétri.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le dieu Anubis prépare la momie de Sennedjem (Thèbes ouest). © dinosoria.com

Le corps était alors entouré de longues et fines bandelettes de toile trempées dans une résine odorante.
Des textes, des bijoux et des amulettes étaient disposés entre les linges. Les prêtres touchaient les oreilles, le nez et la bouche du mort avec des instruments magiques qui lui garantissaient l’usage de ses sens dans l’au-delà.
On plaçait souvent de faux yeux dans les orbites et une perruque sur la tête.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le masque placé sur la momie n'était pas censé être ressemblant. Il montrait plutôt ce à quoi le défunt voulait ressembler dans sa nouvelle vie. © dinosoria.com

Pendant tout l’Ancien Empire, seuls les pharaons avaient droit à la momification. Les dignitaires y accédèrent ensuite ainsi que les paysans et les artisans.
Cette tradition qui a toujours fasciné les Occidentaux n’est certainement pas étrangère au mythe des ressuscités du Caire.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:22

Momie animale d’Egypte

Les Egyptiens sont célèbres pour leurs momies. Les hommes n’étaient pas les seuls à bénéficier de cette technique de conservation. En effet, les embaumeurs de l’Egypte ancienne momifiaient également les animaux.








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Pourquoi des animaux momifiés ?
Il semble que quatre raisons ont poussé les Egyptiens à momifier des animaux :

  • Le défunt pouvait avoir ainsi de quoi se nourrir dans l’au-delà
  • Le défunt partait accompagné de ses animaux familiers
  • Certains animaux sacrés bénéficiaient ainsi de la même attention que les hommes
  • Les momies animales étaient des dons faits aux dieux

Certains animaux, qui ont été retrouvés momifiés, se sont fait piégés. Les mouches et les scarabées, par exemple, étaient attirés par l’odeur de la chair humaine en décomposition. Ils se posaient alors sur le corps et se retrouvaient piégés par la résine le recouvrant. Ils étaient ainsi embaumés par accident.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Momie d'un chat. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Par contre, des millions d’animaux ont été embaumés volontairement. On a retrouvé des chiens, des chats, des singes, des oiseaux, des poissons et même des serpents.
Les taureaux sacrés étaient également embaumés.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Technique de momification animale
Selon le type d’animal, les embaumeurs utilisaient des techniques différentes. Par exemple, un taureau sacré était embaumé de la même manière qu’un homme :

  • Les organes vitaux, excepté le cœur, étaient retirés
  • Le corps était desséché au natron (du sel), puis bourré de tissus et de paille pour redonner une apparence de vie au corps
  • Le corps était placé sur une table puis recouvert de natron sec avant de le laisser sécher lentement
  • Une fois desséché, le corps était lavé. La peau était ointe d’huile et de parfums, et on enduisait le corps d’une couche de résine de pin chaude pour empêcher les moisissures
  • On plaçait souvent de faux yeux dans les orbites
  • L’étape finale consistait à envelopper le corps de bandelettes en lin
  • Après l’emmaillotement, de la résine était versée sur la momie pour l’imperméabiliser et la durcir

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Taureau ou veau momifié. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les animaux qui n’étaient pas sacrés étaient embaumés plus simplement. Par exemple, les oiseaux étaient plongés dans la résine fondue, puis emmaillotés.
Les poissons étaient vidés, séchés et bandelettés.
Les crocodiles qui étaient vénérés étaient parfois momifiés avec leurs œufs.
Certaines momies d’oiseaux de proie portent un masque humain. On a cru pendant longtemps qu’il s’agissait d’enfants.
Les serpents étaient offerts au dieu-créateur Atoum notamment. Après momification, ils étaient placés dans des boîtes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le taureau Apis
En dehors des dieux à tête animale, le culte des animaux eux-mêmes est un élément fondamental de la religion égyptienne.
L’un des premiers animaux ainsi déifiés est le taureau Apis de Memphis qui au cours de l’histoire a été identifié avec Rê, Osiris et Ptah.
Divinité agraire, Apis est le symbole de la puissance fécondante. Ce dieu porte entre ses cornes le Disque solaire et l’uræus, symboles de Rê.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

La reine Hatschepsout se livre à une course rituelle accompagnée d'Apis. Temple de Karnak. © dinosoria.com

Le taureau qui devait être momifié à sa mort était choisi pour ses marques et en particulier pour la tache en forme de losange sur son front.
A la mort du taureau, il était momifié, placé dans un sarcophage en granit et enterré dans des catacombes : le Serapeum de Saqqarah.
On choisissait alors un nouveau taureau Apis et le cycle continuait.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les sépultures animales
Les animaux, comme les hommes, étaient enterrés dans des cimetières. Certaines espèces bénéficiaient de leur propre nécropole. Il existe un vaste cimetière de chats à 80 km au nord-est du Caire, à Boubastis. C’est un centre religieux consacré à la déesse-chatte Bastet.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Déesse Bastet. Basse Epoque. Pais, Musée du Louvre. © dinosoria.com

Une partie du cimetière humain de Saqqarah était réservée aux animaux. Des millions d’ibis, de babouins, de faucons, de chacals ou de chiens y furent enterrés dans les catacombes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Dieux de l’Egypte et forme animale
Dans l’Egypte ancienne, chaque province possède son dieu. Il y a à l’origine 126 divinités principales: animaux, plantes ou objets.
Des centaines d’autres dieux s’ajoutent à ces dieux principaux. D’abord de forme animale, ils ont très vite été représentés de façon anthropomorphe, gardant une tête ou des attributs animaux.
Thouëris est une déesse bienfaisante à tête de crocodile et à corps d’hippopotame. Elle protège en particulier les femmes enceintes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Thouëris. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Tupper Scrapbooks Collection. 1860-1890)

Dieu Sebek : le crocodile était un être sorti des ondes comme le Soleil, et rarement un mangeur d’hommes. Dès le Moyen Empire, on comptait une multitude de temples voués à ce dieu puissant. A Crocodilopolis, dans le Fayoum, il était le maître universel.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Jeune crocodile momifié. © dinosoria.com

Bastet : d’abord déesse-lionne et maléfique, Bastet s’est transformée en divinité bénéfique. Elle est adorée par ses fidèles, dans son temple de Bubatis en Basse-Egypte, sous les traits d’une chatte, et associée aux joies de l’existence.
Anubis : le dieu des morts prend la forme d’un chien ou d’un chacal. Les chacals étaient associés à la mort car ils vivaient près des cimetières.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Anubis. © dinosoria.com

Sekhmet : déesse-lionne à la puissance destructrice. C’est la fille du Soleil et elle protège le dieu Rê. Déesse du carnage et des batailles, elle protège le roi en détruisant ses ennemis.
La légende raconte que les dieux, pour arrêter sa folie meurtrière, ont répandu du sang mélangé à de la bière pour l’endormir.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sekhmet. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Dieu Bès : Apparu tardivement, il réuni des traits de diverses divinités mineures. Figure difforme et grotesque, il éloigne le mauvais œil et fait peur aux divinités malfaisantes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bès. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Divinité familière que l’on clouait à la porte des maisons, il est souvent représenté vêtu d’une peau de lion aux vertus protectrices.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:23

Les origines légendaires de la Chine

Vers 2000 avant notre ère, le prince Yu  le Grand fonde la première dynastie légendaire d’un pays qui ne s’appelle pas encore la Chine.
Autour du fleuve Jaune, le fondateur mythique de la Ier dynastie des Xia est un héros civilisateur qui a la réputation d’avoir dompter le terrible fleuve et ses inondations.
Les origines de la Chine sont étroitement liées à la mythologie.
Le premier historien chinois, Sima Qian (v. 145-86 avant notre ère) commence un de ses récits avec cinq souverains mais d’autres textes font état de huit souverains. Il fort probable que les uns comme les autres n’ont pas de réalité historique.








La Chine néolithique
La Chine a été occupée dès le paléolithique supérieur. Des fossiles d’Homo erectus ont été mis au jour dans plusieurs provinces. Actuellement, le plus vieil ancêtre des Chinois est l’homme de Lantian, vieux de 600 000 ans.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Homo erectus baptisé "l'Homme de Pekin" découvert en 1965. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La terre commence à être cultivée en Chine dès le début du néolithique : au nord, le blé et le millet ; au sud, le riz.
Le tissage du chanvre et la sériciculture sont déjà connus. Le porc et le chien sont domestiqués.
Les origines de la civilisation chinoise sont liées à l’environnement. Ce dernier peut être divisé en trois grandes zones :

  • Ceinture tempérée au nord de la Chine près du fleuve Jaune : culture du millet, du chanvre, des fruitiers et pâturages
  • Ceinture sud de la Chine près du Yang-Tseu-Kiang : riz, haricots, lotus, bambous, poissons, tortues
  • Littoral sud : zones de pêches côtières et écosystème tropical

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Village néolithique reconstitué de Banpo près de Xi'an. By Lanz

C’est dans le bassin du fleuve Jaune que se développent les cultures néolithiques les plus anciennes.
Différentes cultures se succèdent ou coexistent dans le bassin. Elles peuvent être distinguées d’après leur développement agricole.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Squelette mis au jour dans le village néolithique de Banpo. By Lanz

Tout d’abord, les agriculteurs itinérants défrichent par des incendies de forêts et migrent quand la terre devient stérile ;  peu à peu, des communautés agricoles se sédentarisent.
C’est à ces deux types que paraissent appartenir les deux grands ensembles néolithiques qu’a connus la Chine du Nord et qui sont définis par leur poterie :

  • Poterie rouge : culture de Yang-shao (6000-3000 avant notre ère)
  • Poterie noire : culture de Longshan (3000-1850 avant notre ère)

Les premiers sites connus sont les établissements néolithiques de la culture Yangshao à Banpo près de Xi’an au nord, et de Hemudu sur la côte sud-est.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Statuette. Culture Longshan (Shangai Museum). By Utauta . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

De nombreux mythes des origines tentent de rendre compte de ce passé lointain et d’expliquer la marche du monde.
La création de l’univers
La légende de Pangu raconte qu’au début, un œuf contenait un homme. Cet œuf se brisa, sa partie supérieure forma la voûte céleste et sa partie inférieure devint la Terre.
Entre-elles, un être nommé Pangu se mit à grandir chaque jour de 10 pieds, au même rythme que le ciel et la Terre.
La croissance de ces trois éléments dura 18 000 ans, ne s’arrêtant qu’avec la mort de Pangu, devenu gigantesque.
Les hommes ne sont en fait que les parasites qui peuplaient son corps.
Ce récit nous vient d’un groupe ethnique minoritaire du Sud-Ouest de la Chine.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Fleuve Jaune aujourd'hui. By Omar.A . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La respiration de Pangu devient le vent et les nuages, sa voix le tonnerre, ses yeux le soleil et la lune, et ses membres les montagnes.
Ses cheveux produisent les étoiles, ses poils la végétation. Ses os, ses dents et sa moelle se muent en minéraux.
Cette série de métamorphoses est appelée le mythe du corps humain cosmologique.
Une autre légende raconte que le ciel rond couvre la Terre, qui est carrée. A l’origine, il y avait aux quatre coins de la Terre quatre piliers qui empêchaient le ciel de tomber, mais un monstre appelé « Gonggong », ébrécha le mont Buzhou, le pilier nord-est.
C’est pourquoi depuis, les astres marchent vers l’ouest.
Les premiers Augustes
Les divinités chinoises étaient d’abord représentées avec des attributs animaux. Au fur et à mesure que s’élabore l’histoire de la Chine, elles perdent ces caractéristiques et deviennent les premiers Augustes.
Ce sont les maîtres du ciel et de la Terre.
Le premier Auguste est Fuxi, qui a un corps de poisson et un torse humain. Selon la légende, il règne avec sa sœur-épouse Nugua de 2852 à 2737 avant notre ère.
C’est à lui que les Chinois doivent les règles du mariage.
C’est lui qui leur enseigne la chasse et la pèche, qui invente les premiers caractères de leur écriture en regardant les tracés laissés par les oiseaux sur le sable.
Shennong, deuxième Auguste, possède une tête de buffle. Il invente l’agriculture ainsi que la houe et la charrue.
Yin et Yang
En Chine, la création s’explique par le yin et le yang, énergies qui fusionnent pour créer l’univers.
Le yang est une énergie mâle, active, claire et impaire. Le yin est considéré comme le principe femelle, en repos, sombre et pair.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Illustration du Yin et du Yang

Ils sont représentés par les moitiés noires et blanches d’un cercle et constituent tous les aspects de la vie.
Dans une deuxième version du mythe de la création, on apprend comment deux dieux émergent de la vapeur initiale pour former les puissances cosmiques du Yin et du Yang, et créer l’ensemble du vivant (choses et êtres).
Aux origines de l’histoire de la Chine
Les mythes de la Chine ancienne sont nés de la tradition orale. Les lettrés chinois ont par la suite fait référence à des fragments des mythes mais l’ensemble est peu homogène. Il existe donc de nombreuses variantes et les mythes ont été adaptés en fonction du point de vue de l’auteur.
Les mythes de la protohistoire sont tous caractérisés par le choix de la couleur jaune. Cette couleur sera plus tard réservée aux empereurs.
La couleur jaune est empreinte d’un fort symbolisme dans toute la culture chinoise. Cette couleur symbolise la terre divine.
Le premier souverain, Huangdi, le « souverain jaune », sait utiliser le feu pour la fabrication d’objets.
Ainsi naissent les premières poteries, les premières fontes d’armes. Il invente aussi le char et le bateau, tandis que son épouse découvre la soie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Yang-Tseu-Kiang (ou Yang-Tsé-Kiang). By Marc van der Chips . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Des souverains qui suivirent, il faut retenir les deux derniers, Yao et Shun, qui durent combattre le déluge provoqué par l’ébranlement du mont Buzhou.
Ils sont prêts à céder le pouvoir à des hommes sages. Le principe de la transmission du pouvoir de sage en sage est ainsi posé avant le principe héréditaire.
En Chine, la sagesse va de paire avec l’âge.
Yu le Grand
Le souverain Shun charge le comte Yu, intendant des travaux publics, de régler le problème du déluge.
Le mythe du déluge se superpose à la réalité du fleuve Jaune dont les crues provoquent dégâts et famines.
Il existe quatre grandes versions du mythe du déluge mais la version qui met en scène Yu est la version majeure.
Yu maîtrise les eaux grâce à ses prouesses physiques surhumaines et à sa vertu morale. Des créatures surnaturelles l’aident dans sa mission, notamment un dragon aquatique et une tortue.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Carapace de tortue découverte à Banpo (Néolithique). By Lanz . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Une légende raconte qu’un dragon, sorti du fleuve Jaune, apporta à Yu le Grand les plans du monde.
Cela témoigne de l’importance du rôle du fleuve dans l’organisation de la Chine.
Les plans du monde se présentent sur le modèle d’un carré divisé en neuf  parties. Yu créé neuf provinces.
Après s’être dévoué pour le bien de son peuple, Yu accède au pouvoir suprême. Mais, il déroge à la règle en appelant auprès de lui son fils. Il va ainsi  créer la première dynastie royale, la dynastie des Xia.
Pour les Chinois, le principe héréditaire du pouvoir s’explique par le fait que le fondateur d’une dynastie est le dépositaire de deux vertus : le tao et le te
Elles caractérisent le bon souverain : être capable de faire régner l’harmonie et être efficace.
Ces qualités se transmettent à la descendance mâle qui peut donc légitimement régner.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Fleuve jaune. By Bryan Jiang . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Mais, un jour ou l’autre, les souverains abandonnent ces deux principes pour faire le mal. Ils vivent dans la débauche et gouverne par les châtiments.
De Yu à Ji, la dynastie des Xia comptera 17 souverains. Le tyran Ji marquera la fin de la dynastie.
Chaque fin de dynastie marque un tournant décisif et la nécessité pour la Chine de choisir une nouvelle lignée de sages.
On ne connaît rien de précis sur les Xia, qui auraient fondé vers la fin du IIIe millénaire avant notre ère., un premier royaume chinois, dont la capitale aurait été Anyi dans le Shanxi, lequel royaume allait durer plus de 500 ans. 
Les légendes révèlent une civilisation agricole et patriarcale dont les principaux traits se reconnaissent dans la vie chinoise ultérieure ; très tôt, soutenu par la forte cohésion familiale, le paysan chinois a fait preuve de son dynamisme colonisateur. Peuple de chasseurs, de pêcheurs, mais aussi de cultivateurs de céréales, les Chinois bâtissent déjà en terre battue ; ils pratiquent la divination sur écailles de tortue, et marquent leurs fêtes par des danses et chants rituels.
La dynastie Shang (ou Yin, ou encore Shang-Yin), qui succède aux Xia, appartient à l’histoire : en effet, des fouilles ont mis au jour le site de leur capitale dans la région de l’actuel Anyang (Henan).
Mais, nous quittons là la légende pour rentrer dans l’histoire.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:23

Hittites

Hattousa, en Anatolie, était l’imposante capitale des Hittites. A l’origine, les Hittites étaient des bergers et des guerriers nomades indo-européens. Au IIIe millénaire avant notre ère, ils quittèrent les steppes de Russie pour venir s’installer en Anatolie, au Moyen Orient.
Les Hittites ont fait vaciller le puissant empire d’Egypte.
Selon la Genèse, les Hittites sont l’une des tribus qui peuplaient la Palestine lorsque le peuple Juif retourna en Terre promise. Leur nom revient souvent dans l’Ancien Testament. Les rois juifs David et Salomon prirent pour épouses des Hittites.
Le terme « hittite » vient de Hatti, nom que portait, au IIIe millénaire, le bassin de l’Halys, son peuple et la langue qu’il parlait.
Note: L'Anatolie est la Péninsule occidentale de l'Asie, appelée également Asie Mineure.
Le nom « Anatolie » est employé aujourd'hui en Turquie pour désigner tout le territoire asiatique de la République (y compris Arménie et Kurdistan), et est utilisé par les archéologues qui étudient les premières civilisations de cette région.








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les origines des Hittites
Vers 6500 avant notre ère, les premiers agriculteurs et éleveurs d’Anatolie commencent à se sédentariser. 
Vers 2500 avant notre ère, apparaissent de petits royaumes que leurs voisins appellent « pays des Hatti ». C’est sous ce nom que l’Anatolie rentrera dans l’histoire.
Des colons assyriens venus commercer sur ces terres au XIXe siècle avant notre ère transmettent à ce peuple l’art d’écrire.
La population hittite s’est formée par la fusion des indigènes (qui lui ont donné leur nom, Hatti) et de nouveaux venus à langue indo-européenne, dont l’origine (peut-être des Nésites venus par le Caucase) et la date d’arrivée en Anatolie centrale restent méconnues et qui adoptent la civilisation de leurs hôtes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Carte empire Hittite (Source wikipedia)

Légende: Apogée de l'empire hittite (1300 avant notre ère) est indiquée en orange. Influence sur l’empire d’ Egypte en vert.

Importance de l’empire sous Hantili I (vers 1590 avant notre ère) est indiquée en rouge.

Le nouveau peuple, les Hittites, ou Hatti, est attesté pour la première fois dans les « tablettes de Cappadoce », archives des marchands assyriens installés en Anatolie centrale depuis la fin du XXe s. avant notre ère. Il est alors divisé en cités-États, dont les rois se disputeront longtemps la prédominance.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’édification de l’Empire Hittite
Les Hittites commencent à se fédérer. Sous Labarna Ier, un roi mal connu, le royaume est encore limité. Cependant, ce roi semble avoir joui d’une certaine renommée auprès de ses successeurs qui porteront symboliquement son nom comme un titre : les « Labarna ».
Son héritier direct, Hattousili Ier, va transformer le royaume en un empire par une série de conquêtes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ruines d'Hattousa, la capitale des Hittites. By Willis Monroe

Hattousili Ier   lutte contre le plus puissant de ces États syriens, le Yamhad (dont la capitale est à Alep), qui est détruit par son successeur, Moursili Ier (vers 1600 avant notre ère) ; ce dernier, également vainqueur des Hourrites qui occupent les confins de l’Anatolie et de la Mésopotamie, va même, dans un raid sans lendemain, surprendre Babylone, où il met fin à la dynastie amorrite (1595 avant notre ère).
Moursili Ier domine un empire qui s’étend de la mer Noire à la Méditerranée.
Mais Moursili Ier est assassiné peu après, et ce drame est le premier d’une série de crimes commis par des ambitieux, princes ou époux de princesses, au détriment de rois, qui sont souvent déconsidérés par leurs défaites.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La fragilité de l’empire Hittite
Les conquêtes sont fabuleuses mais l’empire est fragile. Il y a de nombreuses guerres civiles sanglantes ainsi que des rebellions des peuples conquis.
Les luttes intestines pour la succession empêchent de faire face aux harcèlements du peuple barbare des Kaska (ou Gasga), ni de contenir les provinces qui se soulèvent.
L’empire connaît un recul notoire de sa puissance. Le déclin est momentanément enrayé durant le règne de Télibinou (fin du XVIe s. avant  notre ère).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Traité de paix de Kadesh inscrit sur une tablette et découvert à Hattousa (Musée archéologique d’Istanbul). By Yasin Turkoglu


Parallèlement, en haute Mésopotamie, les royaumes hourrites et sémitiques s’unissent. Ils constituent un empire menaçant aux portes du pays des Hatti : Le Mitanni.
Télibinou a essayé d’imposer une nouvelle loi de succession héréditaire pour mettre fin aux prétentions de la noblesse.
Il établit également les procédures concernant les crimes commis par des personnes de la famille royale.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Taureau en bronze et électrum découvert dans une tombe royale hittite (Musée d'Ankara). By Levork . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ses successeurs qui ne sont pas tous connus ne semblent pas avoir été assez forts pour s’opposer aux invasions de l’empire du Mitanni.
Au XVe s. avant notre ère, le Hatti est complètement éclipsé par cet empire.
Après 1450 avant notre ère, le trône de Hattousa passe à une nouvelle dynastie. Les premiers souverains ne sont pas plus chanceux que leurs prédécesseurs et sous Toudhaliya III, le Hatti, trahi par les petits États fédérés, de toutes parts envahi par ses voisins anatoliens, semble sur le point de succomber.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’apogée de la puissance Hittite
Le royaume est alors sauvé par un prince : Souppilouliouma Ier (vers 1380-vers 1345 avant notre ère). 
Celui-ci consacre son règne à restaurer la puissance hittite. Il mène plusieurs guerres en Syrie qu’il occupe puis du Liban à l’Euphrate et conclut des accords avec ses voisins.
La plus grande partie de l’Anatolie est reprise et les prétentions du Mitanni sont brisées. Les possessions syriennes du pharaon d’Egypte sont confiées à des princes hittites.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le sanctuaire de Yazilikaya était bâti à 2 km d'Hattousa. Les hommes gravèrent dans la roche des représentations de dieux et de rois. By Travelling Runes

C’est à cette époque que la reine d’Égypte, veuve de Toutankhamon, ne voulant pas épouser un de ses « serviteurs » égyptiens, demande au souverain de Hattousa de lui envoyer un de ses fils pour mari (vers 1352 avant notre ère) ; mais le prince hittite est assassiné avant d’atteindre son but, et les heurts entre l’Égypte et le Hatti dégénèrent en une série de guerres qui vont s’étaler sur trois quarts de siècle.
Après la mort de Souppilouliouma Ier, c’est la révolte générale des États. Son fils Moursili II (vers 1344-vers 1310 avant notre ère.) parvient à rétablir la situation.
Moursili II, se consacre essentiellement à la lutte contre les Égyptiens et, en 1299 avant notre ère, les Hittites et leurs alliés surprennent l’armée de Ramsès II près de Qadesh. C’est un échec que le grand pharaon ne parviendra pas à réparer complètement.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le sanctuaire de Yazilikaya. By Travelling Runes

Pendant ce temps, une nouvelle puissance, l’Assyrie, profite de la disparition du Mitanni pour menacer l’empire Hittite.
Ce dernier s’abîme dans des guerres incessantes extérieures et intérieures.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La disparition de l’empire Hittite
Le règne de Souppilouliouma II (vers 1210-vers 1191 avant notre ère) est mal connu ; il vient de reconquérir Alashiya lorsque se produit la catastrophe, qui n’est connue que par une allusion des textes égyptiens et par le niveau de destruction à Hattousa et dans les autres villes hittites. Une seconde vague de Peuples de la mer, venus des îles de la Méditerranée et d’Anatolie, fait brusquement disparaître cet État (vers 1191 avant notre ère), avant de s’attaquer à la Syrie et à l’Égypte.
De nombreux Hittites fuirent vers le sud, où ils fondèrent quelques cités. Mais, les royaumes néohittites disparurent définitivement au VIIIe siècle avant notre ère sous les coups des Assyriens.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:23

Acupuncture

Le miracle des aiguilles chinoises
Depuis des millénaires, les Chinois pratiquent l’acupuncture pour soulager la douleur. Cette médecine ancestrale ne s’appuie sur aucune théorie médicale connue.
Pourtant, les aiguilles sont très efficaces. Pour les Occidentaux, l’acupuncture reste un mystère tant scientifique que philosophique.
Dans des couches archéologiques datées de 4 000 à 5 000 ans, une équipe chinoise a retrouvé du matériel d'acupuncture, essentiellement des aiguilles en silex, en os, en bambou et même en terre cuite. 
Ces vestiges établissent l'acupuncture, médecine traditionnelle du peuple chinois, comme la forme la plus ancienne de soins médicaux pratiqués par l'humanité.
Peut-être que les Chinois ont élaboré cette technique à partir de l'observation de rémissions inexplicables chez des blessés par flèches ou des suppliciés par pointes acérées.



La philosophie liée à l’acupuncture
Appelée chen jue (coup d'aiguille) par les Chinois, son nom occidental dérive du latin acus (aiguille) 
Cette méthode thérapeutique a été introduite en France par Georges Soulié de Morant, un sinologue du début du XXe siècle, qui a traduit en français plusieurs traités d'acupuncture, dont le célèbre Nei jing.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Gravure du XIXe siècle représentant une séance d'acupuncture en France. (Charmet-Musée Carnavalet)

Considéré comme l'ouvrage médical le plus ancien du monde, la première rédaction de ce document remonterait au XVIII, siècle avant notre ère. 
Il ressort de la lecture du Nei jing, probablement rédigé sous sa forme actuelle au IIIe siècle avant notre ère, entre la fin de la dynastie des Zhou et le début de celle des Qin, que l'acupuncture était alors largement utilisée et s'insérait dans un ensemble de pratiques médicales qui faisaient appel aux vertus des plantes, aux régimes alimentaires, aux massages ou aux exercices physiques.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Tableau médical de l'époque Ming où figurent les points d'acupuncture qui permettent de soigner l'intestin grêle. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

L'acupuncture n'est qu'une partie de cette médecine et vise à prévenir plutôt qu'à guérir. Un médecin chinois est toujours frappé par l'extrême spécialisation qui régit la médecine occidentale. Pour une personne imprégnée de philosophie orientale, le corps et l'âme sont indissolublement liés: l'homme s'intègre dans un univers qui l'influence par le cycle des saisons.
Cet univers est caractérisé par ses flux et ses reflux d'énergie. La pensée chinoise est commandée par la notion d'alternance: la lumière et l'obscurité, le froid et la chaleur, le sec et l'humide, le ciel et la terre, le Soleil et la Lune...
Ces oppositions sont représentées par le yin et le yang, deux concepts quasi intraduisibles, symbolisés par la notion, elle aussi intraduisible, de Dao (Tao dans l'ancienne orthographe).
Grossièrement, on pourrait définir le Dao comme le « chemin » ou le "mode de vie ». Il est le plus souvent illustré par un symbole sacré, où le yin et le yang s'interpénètrent en s'équilibrant. Ce symbole sacré présente la synthèse de l'« oscillation universelle », la loi unique du Dao, qui fonde l'ensemble des conceptions chinoises en matière de morale, de science, de philosophie ou de religion.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Une des premières planches d'acupuncture connue en Europe datant de 1684. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

Un homme qui vit selon les lois de la nature, selon ce qui est plus que selon ce qui devrait être, est un homme sain. Il est en harmonie avec le Dao. Désobéir aux lois de la nature revient à briser cette harmonie, ce qui entraîne le déséquilibre et la maladie.
Dans la médecine chinoise, la santé se résume au concept, toujours intraduisible, de qi : c'est la force, ou l'énergie, vitale. Si le qi ne coule pas doucement et harmonieusement à travers le corps, des troubles mentaux et toutes sortes de maladies se manifestent. L'homme est immergé dans la nature. Pour les Chinois, celle-ci est constituée de cinq éléments - le feu, le bois, le métal, la terre et l'eau - et du yin et du yang, qui prédominent alternativement dans chacun d'eux.
Le Yin et le Yang
Si le Soleil est yang, la Lune est yin. D'une manière générale et simplifiée, le yin symbolise plutôt la réceptivité, l'élément féminin, le sombre, le caché, le doux et l'humide.
Le yang est dynamique, masculin, lumineux, dur et sec. Pour qu'un corps connaisse santé et bonheur, yin et yang doivent s'équilibrer en permanence. Un excès de l'un ou de l'autre provoque la maladie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Mannequin pédagogique japonais qui figure le corps humain et ses principaux méridiens. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

C'est le déséquilibre de l'énergie qui est exprimé par les symptômes physiques ou mentaux, tantôt dans son côté yang, tantôt dans son aspect yin. Mais il s'agit toujours de la même maladie.
Cette notion de principe générateur unique différencie la manière même d'aborder la maladie qu'ont les Orientaux et les Occidentaux. Pour certains médecins, chinois ou européens, il est d'ailleurs quasi-impossible de traduire correctement les mots chinois dans les langues occidentales. D'où la difficulté d'exporter et d'expérimenter avec succès une thérapeutique aussi subtile que l'acupuncture.
La base de l’acupuncture
Pour les Chinois, le qi circule dans tout le corps par un ensemble de canaux invisibles parcourant la peau. Ce sont les jing (méridiens).
Il existe douze paires principales de méridiens, réparties de part et d'autre du corps. Chacune correspond à peu près à un organe (estomac, reins, vésicule biliaire, foie, rate, etc.).
Deux paires de méridiens sont reliées à deux organes inconnus des physiologistes occidentaux : celui qui règle la circulation sanguine et celui qui maintient la chaleur du cœur et l'intensité des émotions.
Il existe également deux méridiens « centraux » : le tou Mo (vaisseau directeur), qui remonte la colonne vertébrale, et le jen mo (vaisseau de conception), qui suit l'axe du corps vu de face.
Aux douze méridiens correspondent douze pouls chinois » : six pouls superficiels, qui ressortent du yang, et six pouls profonds, qui sont yin. Ces pouls chinois permettent aux médecins de déceler, extérieurement, le mauvais fonctionnement des organes internes du corps.






Méridiens yin de la main
A méridien du poumon
B méridien péricardiaque 
C méridien du cœur Méridiens yang de la main 
D méridien du gros intestin E méridien du « chauffage triple
F méridien de l'intestin grêle
Méridiens yin du pied
G méridien de la rate 
H méridien du foie
I méridien du rein
Méridiens yang du pied
J méridien de l'estomac
K méridien de la vésicule biliaire
L méridien de la vessie
Lignes centrales
Vaisseau directeur 
N « vaisseau de conception »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

A l'heure actuelle, la recherche de ces pouls est loin de faire l'unanimité chez les acupuncteurs occidentaux.
Il faut une longue expérience pour les prendre et les étudier. Cette recherche se fait généralement sur les avant-bras et les poignets, par pression plus ou moins légère selon le type de pouls à prendre. La tradition veut que cette méthode d'étude date de Confucius: à l'époque, il était indécent de se déshabiller devant un médecin... Dans certains pays arabes, cette prise de pouls est toujours pratiquée pour des raisons identiques.
Un des avantages du diagnostic d'après la consultation du pouls chinois, qui est alors estimé normal, faible, fort, « comme un fil », « pâteux », etc., est la détection précoce de déséquilibres qui n'ont pas encore été ressentis.
Le médecin peut alors intervenir avant même l'apparition des symptômes. Évidemment, un praticien sans scrupules pourrait en profiter pour procéder au traitement long et coûteux d'une maladie sans fondement réel.
Les points d’acupuncture
Sur chaque méridien, on trouve un nombre variable de jue (points d'acupuncture), qui sont les lieux d'entrée et de sortie de l'énergie vitale, le qi. 
En stimulant ces points avec des aiguilles, on obtient un certain effet sur l'organe qui correspond au méridien.
Aujourd'hui, on compte près de deux mille points. La tendance moderne tend plutôt à une diminution de ces points.
Les points classiques, connus de tous les acupuncteurs, figurent sur des planches anatomiques ou des figurines de conception très ancienne.
Pour plus de facilité, les acupuncteurs les désignent par des numéros : « vésicule, 1 », « foie, 4 », etc. Leurs noms chinois étaient plus poétiques et précisaient leur fonction : « flux soulagé », « affaire difficile » ou « grand éliminateur ». Ces points peuvent curieusement être placés relativement loin de l'organe à traiter: par exemple, on peut soigner le foie en stimulant un point placé dans la cheville...
Les aiguilles d’acupuncture
Pour « puncturer » (piquer), les acupuncteurs utilisent aujourd'hui des aiguilles métalliques : l'or ou le cuivre tonifient; tandis que l'argent et le fer calment.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ces aiguilles, dont la longueur varie de 1 à 3 ou 4 centimètres, sont enfoncées directement dans la peau. La plupart du temps, ce n'est pas douloureux. Le temps pendant lequel elles restent en place et la façon de les mettre ou de les retirer (rapidement ou en les vrillant) dépendent de l'effet recherché.
Certains acupuncteurs utilisent des moxas pour redonner de l'énergie à un organe affaibli : ces cautères en bois d'armoise sont placés au-dessus du point choisi, qu'ils doivent chauffer et non brûler.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pour les personnes qui ne supporteraient pas les aiguilles, il est possible de recourir au massage des points sensibles.
Les effets de l’acupuncture
Les résultats d'un traitement par acupuncture varient sensiblement d'un individu à l'autre. Le soulagement peut être instantané ou progressif. Certains sujets font même état de bouffées d'euphorie. Parfois, d'autres patients ressentent plus durement leurs maux après une séance d'acupuncture et ne connaissent la guérison qu'après plusieurs traitements.
D'où vient le succès généralement constaté ? A vrai dire, aucune réponse satisfaisante n'existe. De l'autosuggestion ? Parfois, peut-être, mais pourquoi les animaux peuvent-ils être guéris par ces aiguilles magiques ? Des impulsions électriques déclenchées sous la peau et le long des nerfs par les aiguilles ? On a vu qu'il était possible de guérir une partie du corps en piquant une autre partie...
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Points d'acupuncture destinés à soigner les éléphants. Assez bizarrement, l'acupuncture convient encore mieux aux animaux. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

En fait, après des années de recherches, le mystère reste entier. S'il n'y a pas de détérioration organique irréversible, l'acupuncture peut guérir de nombreux troubles fonctionnels ou psychosomatiques. Dans le cas d'allergies rebelles, de migraines persistantes, d'arthrose ou de rhumatismes chroniques, les petites aiguilles métalliques ont réussi là où les médicaments ordinaires avaient échoué.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Chien traité par l'acupuncture

Certes, il ne s'agit pas de miracles. Les Chinois expliquent cette efficacité par la notion du qi, difficilement perceptible par un Occidental. Pourtant, même en Occident, il existe une tendance naturelle et spontanée à désigner un trouble sans gravité en termes de flux.
Une fois de plus, la science ne peut que constater, pas expliquer. Si l'acupuncture n'était pas efficace, elle ne se serait pas transmise de génération en génération pendant plusieurs milliers d'années.
De plus en plus utilisée, l'acupuncture est, en même temps, de plus en plus étudiée. Plusieurs hypothèses viennent d'être avancées sur les principes de son efficacité. Elles nous ouvrent de nouvelles perspectives sur le fonctionnement de notre corps.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:24

L’Invention de la Monnaie

La monnaie est une étape clé dans l’histoire économique du monde. On peut d’ailleurs s’étonner que l’invention de la monnaie soit si tardive.
La tradition, relayée par les principaux historiens grecs (Hérodote ou Xénophane), nous dit que les Lydiens, peuple d’Asie Mineure occidentale, seraient les premiers à utiliser la monnaie.
Avant la monnaie, les peuples marchands utilisaient le troc pour effectuer leurs échanges commerciaux.
Tout au long de l’Antiquité, en Egypte, en Mésopotamie, en Phénicie ou dans l’Indus, le régime des échanges reste celui du troc.








[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les premiers moyens d’échange
On peut supposer que dès la préhistoire, l’homme a opéré des échanges sous forme de troc. Mais, c’est avec l’invention de l’écriture que nous avons les premières traces de ces échanges.
En attestent divers contrats d’ordre privé  ou le témoignage écrit des grecs et des hébreux.
Les fresques peintes sur les tombeaux égyptiens sont de véritables livres ouverts.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Transport du blé (Tombe de Mennah. Fin du XVe siècle avant notre ère). Thèbes. Par Diplon

On évaluait par exemple un champ selon un lot d’objets divers : lingots d’argent appréciés au poids, ânes, taureaux, étoffes etc.
On échangeait du blé contre des liqueurs ou des dattes contre des poutres de bois.
Les étalons les plus couramment utilisés sont tout d’abord le grain et le bétail.  L’origine de cette pratique comptable a perduré dans notre vocabulaire sous la forme de l’adjectif « pécuniaire », qui vient du latin pecus, signifiant « troupeau. » Dans d’autres contrées, on utilisait des coquillages, du thé, des perles ou des morues séchées, comme ce fut le cas à Terre-Neuve.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Tétradrachme (pièce de quatre drachmes) à l'effigie d'Alexandre le Grand. Bibliothèque nationale de Paris. © dinosoria


Dès l’époque du bronze (IIIe millénaire avant notre ère), le métal prend le relais sous des formes diverses : pépites, poudre, paillettes, anneaux ect.
Ce nouveau moyen d’échange a plusieurs avantages :

  • Il n’est pas périssable
  • Il est moins volumineux
  • Il est facilement divisible

Avec les progrès de l’extraction minière et de la métallurgie, l’or, l’argent, l’électrum, le cuivre, le plomb, le fer et l’étain vont être indifféremment utilisés comme moyens d’échange.
Rapidement, la balance  devient un instrument indispensable à la réalisation de toutes les transactions.
La monnaie pesée est la monnaie la plus archaïque.
La nécessité de garantir la teneur et le poids de ces métaux amènent les particuliers à estampiller les lingots.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Monnaie siculopunique, frappée par les Carthaginois en Sicile. Cette pièce représente un palmier avec des régimes de dattes. IVe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris. © dinosoria

L’Etat ne garantie pas cette « monnaie. » C’est la bonne renommée du marchand qui garantit la qualité de son estampille.
A partir de là, la voie était ouverte  vers la monnaie à proprement dite c’est-à-dire avec une garantie publique qui se substitue à la garantie privée.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

"Double", monnaie d'or frappée à Babylone. L'archer est peut-être le roi Darios III (IVe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris. © dinosoria



Cette monnaie est appelée « la monnaie frappée », c’est-à-dire la monnaie garantie par une autorité politique ou religieuse qui lui attribue une valeur fixe.
La première monnaie connue
C’est à partir du moment ou une société se modernise et évolue vers une plus grande division du travail que la monnaie tend à se substituer au régime du troc.
L’origine du terme « monnaie » vient du nom de la déesse romaine Juno Moneta, car c’est dans les dépendances de son temple que les Romains avaient installé un atelier pour frapper les deniers de l’Empire.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le dieu Janus sur la plus ancienne monnaie romaine (Musée national Rome). By Sebastia Giralt



Des archéologues ont découvert des pièces de monnaie dans les fondations du temple d’Artémis à Ephèse, construit vers 645 avant notre ère. Ce sont des pièces d’électrum frappées de têtes de lion, l’emblème royal de la capitale de la Lydie, Sardes (Turquie actuelle.)
La première monnaie remonterait donc au VIIe siècle avant notre ère. Cette découverte confirme les propos d’Hérodote qui précise qu’il s’agit d’une monnaie d’or et d’argent.
En effet, l’électrum est un alliage d’or et d’argent.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Monnaie Lydienne de l'époque de Crésus frappée avec une tête de lion et de taureau (VIe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris. © dinosoria


Cependant, on ne sait pas depuis quand cette monnaie était utilisée en Asie Mineure.
Crésus est le dernier roi lydien qui a régné de 560 à 546 avant notre ère. Sa richesse légendaire est fondée sur les mines et les pépites d’or du fleuve Pactole, et sur le contrôle des routes commerciales aboutissant à la mer Égée. Il fut le premier à frapper des monnaies d’or et d’argent.
On suppose qu’il a voulu ainsi remédier à l’inconvénient de l’électrum qui contient une quantité variable d’or.
La diffusion de la monnaie dans le monde
La diffusion de la monnaie s’est rapidement opérée en direction du monde grec : Egine et l’Ionie en adoptent le principe vers 625 avant notre ère.
Corinthe suit à partir de 610 puis Athènes vers 594.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Monnaie frappée en l'honneur de la déesse Athéna. (Ve siècle avant notre ère). By g-foucault



Chaque cité adopte un type caractéristique : chouette pour Athènes, figure d’Aréthuse ou superbe quadrige pour Syracuse, etc. La technique de frappe est cependant sommaire.
Il existe de nombreuses monnaies dans la Grèce antique : Darique, Drachme, Obole ect.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Monnaie d'Athènes avec la chouette d'Athéna, déesse de la cité (VIe siècle avant notre ère). By g-foucault


Les premières monnaies romaines sont en bronze : sesterce, dupondius, semi, quadransL’argentmétal apparaît dans le système monétaire romain avec le « denier »  en 211 avant notre ère.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sesterce frappé à l'effigie de l'empereur Trajan. By Sebastia Giralt

A l’époque de Jules César, l’aureus fait son apparition. C’est une monnaie d’or qui vaut 25 deniers.
Les monnaies sont frappées à l’effigie des empereurs ou commémorent leurs victoires.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pièce en bronze de l'époque de Vespasien. Elle célèbre la prise de Jérusalem par les Romains en 70 après notre ère (Musée d'Israël, Jérusalem) © Collection de l'IDAM


En Gaule, la monnaie fait son apparition au VIe siècle avant notre ère par l'intermédiaire d'une colonie grecque établie à Marseille.
Chaque peuple gaulois fabriquait sa propre monnaie en assez petite quantité. Les styles de monnaies sont très variés.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vercingétorix. Statère d'or arverne. Ier siècle avant notre ère. Bibliothèque nationale de Paris. © dinosoria


Parmi les monnaies gauloises les plus connues, on trouve le statère d'or fabriqué par les Arvernes (peuple du Massif central qui a légué son nom à l’Auvergne) grâce à leurs mines d’or.
Les Parisii, le peuple de Lutèce (actuelle île de la Cité, ancêtre de Paris) employait l’or pour frapper sa monnaie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Avers d'une pièce de monnaie en or des Parisii (IIe siècle avant notre ère). Musée de Brno, Tchécoslovaquie. By Pragus


C’était un signe de richesse et de prospérité. Le statère d’or au cheval est probablement la plus magnifique pièce.
En Chine, c’est au début du Ier millénaire avant notre ère que la monnaie en bronze apparaît. Les pièces prennent des formes originales et variées : rondes, en lames de couteaux, en forme de bêche ou de houes.
Chaque cité frappe sa monnaie ce qui explique cette grande disparité sur cet immense continent qui n’est pas encore unifié.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Sapèque. By Jovike

Au cours de la dynastie Qin (-221 à –206), la sapèque devient une monnaie courante. Cette pièce ronde a la particularité de posséder un trou au milieu.
On pouvait ainsi relier avec une cordelette plusieurs pièces pour les transporter.
Aujourd’hui, la monnaie fiduciaire  (monnaie composée de billets de banque)  a remplacé depuis longtemps le troc. Il est bien loin le temps où l’on utilisait des perles comme monnaie d’échange.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pièce de monnaie indo-grecque en argent. Les Indiens ont appris des Grecs à frapper les monnaies avec des symboles (Epoque hellénistique). Musée de Kaboul. By Pragus


L’antique monnaie métallique est représentée par la monnaie divisionnaire, qui permet de faire l’appoint dans les transactions quotidiennes.
L’étude des monnaies et des médailles ainsi que leur classement forment la base de la science numismatique.
Cette science est riche d’enseignements sur l’histoire, l’histoire des religions et des mœurs et, naturellement, sur la connaissance des échanges et de l’économie à toutes les époques.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:24

L’invention de la roue

Aucune invention n’est plus chargée de symboles que la roue. La mythologie indo-européenne fait du disque solaire une roue qui entraîne un char divin dans sa course. Au-delà de sa portée symbolique, la roue marque l’avènement d’une ère nouvelle. Cette invention a révolutionné les transports et les communications.








[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’apparition de la roue
Chronologiquement, la roue est d’abord employée pour le transport et pour le tour. Mais, les premières roues véhiculaires en bois ont rarement survécu, tandis que la fabrication de poteries au tour a laissé des traces qui sont facilement reconnaissables par les spécialistes.
Des tours de potier sont ainsi attestés en Mésopotamie, à Sumer et à Ur, vers 3500 avant notre ère.
Ils ont peut-être été aussi en usage à la même époque en Inde et en Iran.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Roue d'élévation d'eau telle qu'elle continue à être employée dans une oasis du désert libyen

En ce qui concerne la roue véhiculaire, nous ne sommes sûrs de son existence que quelques siècles plus tard mais elle a sans doute précédée l’invention du tour.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La roue : une invention délaissée ?
Aux environ du Ier millénaire avant notre ère, la roue s’est répandue dans l’Ancien Monde. Les charrettes n’étaient apparues sur le continent américain qu’après la conquête espagnole, 2 500 ans plus tard.
Les historiens en avaient conclu que les habitants du Nouveau Monde ne connaissaient pas la roue. Mais, dans les années 40, à Veracruz, au Mexique, des fouilles de sites funéraires apportèrent la preuve du contraire.
On mis au jour plusieurs petites figurines d’argile, chacune équipée d’une paire de roues.
Les statuettes à roue ont été construites pendant plusieurs siècles. Certaines pouvaient servir de sifflet, d’autres ressemblent à des jouets.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pourquoi les habitants du Nouveau Monde ne tirèrent-ils pas un usage pratique de la roue ?
Nul ne le sait.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le premier véhicule
On trouve le premier témoignage d’un véhicule à roues sur une tablette du temple d’Inana, à Erech, en basse Mésopotamie, qui a été daté d’environ 3500 ans avant notre ère.
Cette tablette comporte un pictogramme très schématique représentant ce qui paraît être un chariot à deux roues.
Des preuves plus tangibles attestent de l’emploi de roues montées sur essieux au début du IIIe millénaire en Mésopotamie et dans l’Indus.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Chars à roues pleines en bois sur l'étendard d'Ur (Bas-relief en céramique mésopotamien, IIIe millénaire, Londres, British Museum)

Des fouilles ont également mis au jour à Mohenjo-Daro des modèles réduits de chariots.
De plus, de véritables véhicules, employés comme fourgons mortuaires, ont été découverts dans les tombes royales de Kish, de Suse et d’Ur.
Il s’agit de chars et de chariots à deux ou quatre roues pleines.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Roue d’engrenage et transmission
Le premier instrument à train d’engrenages connu est la célèbre horloge d’Anticythère (Antikythira).
Ce mécanisme complexe, daté du IIe siècle avant notre ère, a obligé les archéologues à réviser leurs conceptions sur le niveau technologique atteint par les Grecs.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le plus gros fragment du mécanisme d'Anticythère exposé au Musée archéologique d'Athènes. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il faudra attendre près de 15 siècles, et les premiers mécanismes d’horlogerie de l’Occident médiéval, pour voir apparaître des systèmes d’une pareille complexité. La roue était de toute évidence connue et utilisée à une époque aussi reculée.
Cependant, c’est le seul objet de ce genre qui a été retrouvé.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les transmissions se composent d’au moins deux roues d’engrenage et servent à la transmission du mouvement.
Lorsque les dents s’engrènent, la roue entraînée tourne dans le sens opposé à celui de la roue motrice.
Ce principe était connu d’Aristote. Dans l’ancienne Egypte, on puisait de l’eau en utilisant la transmission de grandes roues dentées en bois.
Les roues d’engrenage trouvent un grand domaine d’utilisation : automobile, horlogerie …
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Les roues massives étaient confectionnées avec un disque de tronc d'arbre arrondi. Elles n'étaient pas très résistantes et se brisaient facilement. Les premiers progrès furent apportés par des essieux auxquels la roue était fixée par des chevilles en bois

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Une faucheuse gauloise
En 1834, l’inventeur américain Cyrus McCormick mit au point la première faucheuse-moissonneuse mécanique réellement efficace.
Cependant, une machine agricole analogue existait déjà 2 000 ans auparavant dans la Gaule antique.
Des bas-reliefs du Ier siècle représentent cet antique engin : un énorme peigne fixé sur deux roues et tiré par un âne ou un mulet.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le système semblait très bien fonctionner. Pourtant, les Gaulois l’ont abandonné au profit de l’ancienne méthode épuisante pour les reins, le moissonnage à la faucille.
Pourquoi une telle régression ?
Bien que très ancienne, l’invention de la roue ne trouvera une application à grande échelle qu’au XIXe siècle avec le début de l’ère industrielle.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’expansion de la roue dans le monde
La diffusion de la roue pleine a lieu au IIIe millénaire depuis Sumer jusqu’à la Syrie et l’Indus.
La roue à rayons apparaît vers 2000 avant notre ère en Mésopotamie, en Iran et dans le Turkestan.
Cette innovation permet d’alléger les roues et de les rendre plus manoeuvrables. Elle rendra possible l’invention du char léger à deux roues à rayons au cours du IIe millénaire.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Char égyptien à deux roues provenant d'une tombe de la nécropole thébaine (1580-1320 avant notre ère, Musée archéologique, Florence)

La roue sert également à la mouture des grains. Des meules et des moulins à bras existaient en Mésopotamie à la fin du IIe millénaire.
Le rouet est la dernière invention directement issue de la roue. Il permet d’effectuer un filage beaucoup plus rapide. Il rendra possible l’émergence d’une première industrie textile au Moyen Âge.
Le rouet a peut-être été inventé en Inde ou en Chine. Il apparaît tardivement entre le VIe et le VIIIe siècle.
avatar
Arlitto
Admin
Admin

Sexe : Masculin Messages : 13386
Date d'inscription : 02/01/2016
Localisation : France

http://arlitto.forumprod.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Antiquité.

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum