Antiquité.

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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:16

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Antiquité
Antiquité (IVe millénaire avant notre ère - Ve siècle). De la naissance de l'écriture jusqu'à la chute de l'Empire Romain. 

Égypte Ancienne

La période historique que l'on nomme Égypte ancienne s'étend sur plus de 3000 ans, de 3100 avant notre ère à 392 de notre ère. Durant cette longue période se sont succédé des pharaons dont certains ont marqué l'histoire de l'Égypte. De nombreuses réalisations artistiques et architecturales sont arrivées jusqu'à nous.
Les Pyramides sont bien sûr l'emblème de l'Égypte ancienne. L'art égyptien a connu une exceptionnelle continuité. Durant plus de 3000 ans, il a exprimé la vision d'un monde créé par les dieux, protégé par les pharaons et servis par les hommes.
La fabuleuse civilisation de l'Égypte ancienne fait aujourd'hui l'objet d'une admiration universelle.



Des fourchettes à escargots datant de 3000 ans avant notre ère

Alors que les Européens ont mangé avec les doigts et un couteau jusqu'au XVIe siècle, certaines antiques civilisations faisaient preuve, à table, d'un grand raffinement.

  
Les Grecs et les Romains, par exemple, fabriquèrent des cuillères en bronze, voire en argent; les Romains connaissaient en outre l'usage de la fourchette.
Mais ce sont les Égyptiens qui, en 3000 av. J.-C., conçurent les couverts les plus finement travaillés. Ils avaient été jusqu'à imaginer des fourchettes à escargots.

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Nous pensons souvent que notre société est bien plus raffinée que ne l’étaient les sociétés préhistoriques. Pourtant, exhumés en Turquie en 1961, des couverts, qui datent de l’âge de pierre, ont été utilisés à une époque qui remonte peut-être jusqu’au VIIe millénaire avant notre ère.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:24

Du pictogramme à l’écriture cunéiforme
La naissance et l’invention de l’écriture ont bouleversé la société et nous ont permis de conserver la mémoire du passé.
Qu’est-ce que la civilisation ? Aucune définition n’a obtenu de consensus au sein de la communauté scientifique. Mais, il ne fait aucun doute que la naissance de l’écriture représente un progrès fondamental dans le développement de la civilisation.
Officiellement, l’écriture est née à Sumer, en Mésopotamie, au IVe millénaire avant notre ère.



Naissance de l’écriture
Dans la Mésopotamie antique, les premiers signes d’écriture apparaissent pour répondre à des besoins pratiques : comptabiliser des têtes de bétail ou des sacs de grains.
Le plus ancien témoignage d’écriture connu date de 3 300 avant notre ère. Ce sont des tablettes sumériennes en écriture pictographique.
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Liste de noms propres. Tracée sur du calcaire, cette tablette pictographique sumérienne date de la fin du IVe millénaire. By [ltr]Villamota[/ltr]

Au IVe millénaire avant notre ère se développe dans le sud de l’Irak actuel, une culture différente. L’accroissement de la production agricole et le développement d’échanges commerciaux permettent aux Sumériens de créer une économie.
Pour la première fois, une organisation sociale hiérarchisée apparaît.
Ce passage d’une société agricole à une société urbaine oblige les Sumériens à créer un système d’écriture. En effet, l’invention et la pratique de l’écriture présupposent une emprise de l’homme sur son environnement matériel.
Le niveau culturel et social nécessaire à une telle invention n’est atteint qu’à partir du IVe millénaire avant notre ère, dans les communautés agricoles du Proche-Orient, de l’Égypte et de l’Indus.
L’écriture devient vite indispensable dans des civilisations qui adoptent des modes d’organisations sophistiquées.
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Hiéroglyphes. © dinosoria.com

Ce système d’écriture ne transcrit pas les sons de la langue, mais présente des signes images ou pictogrammes.
Par exemple, le signe pour le bœuf est une tête de bœuf, celui pour l’orge est un épi, deux lignes ondulées représentent l’eau.
Ces systèmes d’écriture ne sont donc pas fondés sur le phonétisme pur. La plupart de ces civilisations optent soit pour un système strictement idéographique (Chine), soit, ce qui est plus fréquent, pour un système idéographique partiellement phonétisé (Égypte, monde hittite et égéen, Amérique précolombienne).
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Hiéroglyphes sur le sarcophage de Toutankhamon. © dinosoria.com

La cité d’Ourouk (ou Uruk) se transforme progressivement en une ville aux dimensions imposantes. C’est là que naît officiellement l’écriture.
Cette invention mésopotamienne fait passer l’humanité de la préhistoire à l’histoire.
L’argile devient le support privilégié de l’écriture à Sumer. Les pictogrammes proviennent d’un système plus ancien. On sait que dès 6 000 ans avant notre ère, les agriculteurs du Moyen-Orient utilisaient des petits objets d’argile afin de tenir l’inventaire de leurs récoltes.
Peu à peu, les Sumériens découvrent la valeur phonétique. Celle-ci prépare le passage au syllabisme, dont l’usage devient courant au début du IIIe millénaire avant notre ère.
L’écriture cunéiforme
Le système rudimentaire des pictogrammes a évolué progressivement pour aboutir à l’écriture dite cunéiforme « en forme de coin ».
Le cunéiforme comprend un grand nombre de symboles représentant des concepts et des objets, mais aussi des sons.
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Tablette gravée de caractères cunéiformes. (Assyrie. 865-860 avant notre ère). By [ltr]Andrew Scott[/ltr]

En évoluant du signe-image au signe-son, l’écriture permet sur un support transportable, l’enregistrement de contrats, de textes littéraires ou religieux.
Les caractères sont inscrits sur des tablettes d’argile à l’aide d’un poinçon.
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Texte d'astronomie rédigé en écriture cunéiforme découverte en Mésopotamie. By [ltr]Villamota[/ltr]

Des tablettes comportant une écriture cunéiforme mésopotamienne ont été mises au jour. Ces tablettes, faites en argile fraîche et incisées au moyen d'un roseau taillé en pointe, étaient d'abord séchées au soleil, puis cuites au four. Elles mesuraient de deux à trente centimètres de large.
Du calcul à l’écriture
L’écriture des Sumériens s’est probablement développée à partir d’un système de calcul beaucoup plus ancien. On a retrouvé des petits jetons d’argile datant de 8 000 ans avant notre ère qui montrent des symboles : animaux, plantes, jarres.
Ils semblent avoir été utilisés pour tenir des comptes d’exploitations agricoles.
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Jetons en argile (ou calculi) contenus dans une bulle-enveloppe en terre séchée (vers 2900 avant notre ère). Musée du Louvre, Paris. © dinosoria.com

Les Sumériens utilisaient également des jetons, plus sophistiqués, qui adoptaient la forme des objets qu’ils représentaient.
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Textes mathématiques inscrits sur une tablette sumérienne (Musée national de Bagdad). © dinosoria.com

Les Sumériens sont officiellement ceux qui posèrent les premières bases de l'arithmétique et de la géométrie.
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Textes mathématiques inscrits sur une tablette sumérienne (Musée national de Bagdad). © dinosoria.com

Le phonétisme
Vers 3 000 ans avant notre ère, les Sumériens ont eu l’idée d’utiliser un procédé qui vous rappellera votre enfance : le rébus.
Ainsi le pictogramme de la flèche (ti en sumérien) désigne la vie qui se prononce également « ti ».
Ce système très souple permet avec un vocabulaire écrit de 600 caractères environ d’exprimer, par écrit, tout ce qui peut être décrit dans la langue sumérienne.
L’évolution de l’écriture
Sur les premières tablettes, les images sont gravées en colonnes verticales à partir du coin supérieur droit.
Les scribes jugent ensuite plus commode d’adopter une écriture horizontale de gauche à droite.
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Avec une plume de roseau trempée dans l'encre, les scribes égyptiens tracent les hiéroglyphes. © dinosoria.com

Vers 2 500 avant notre ère, le poinçon est abandonné. Les scribes utilisent la pointe de roseau triangulaire qui pénètre plus facilement dans l’argile et laisse une trace bien nette.
L’écriture dans le monde
Les hiéroglyphes
Apparemment, l’écriture est née au même moment en Mésopotamie et en Égypte. Certains des hiéroglyphes sont des idéogrammes qui représentent un objet, un être ou une action simple. Par exemple, un homme qui bascule signifie « tomber ». Le visage humain peut représenter la tête qui se prononce « hr », et la proposition « sur » qui se prononce de la même façon.
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Hiéroglyphes sur le masque funéraire de Toutankhamon. © dinosoria.com

La grammaire est très compliquée et le vocabulaire est riche. Le demi-cercle indique le son « t », mais est également le déterminant féminin.
« Medou netjer » qui signifie « paroles divines » était le nom donné par les Égyptiens à leur écriture. Hiéroglyphe nous vient du grec « hierogluphikos » c'est-à-dire « paroles sacrées ».
D'autres hiéroglyphes, les phonogrammes, 150 environ, évoquent des sons.
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Champollion comprit, grâce à ce signe, que l'écriture égyptienne était aussi phonétique : ce signe se prononce « mes », mot qui veut dire « mettre au monde » en copte. © dinosoria.com

Ce n'est que vers 1200 avant notre ère que les Égyptiens inventeront le point. Pour les opérations courantes, les scribes utilisent une écriture simplifiée, l'hiératique.
Les deux écritures sont utilisées jusqu'en 350 de notre ère.
L'écriture hiéroglyphique se lit par ligne ou par colonne de droite à gauche ou inversement, de haut en bas ou de bas en haut. Pour déterminer le sens, il faut savoir que les figures sont toujours tournées vers le début du texte. Elles sont donc toujours dirigées vers la même direction.
En Chine
En Chine, l’écriture apparaît 1000 ans plus tard. Les premières inscriptions chinoises connues remontent à 1 400 ans avant notre ère.
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Plastron de tortue incomplet. Musée Guimet, Paris. By Crow . [ltr]Licence[/ltr]

Ce sont des textes divinatoires inscrits sur des omoplates de cervidés ou des carapaces de tortues.
Mayas
En Amérique précolombienne, on a retrouvé des calendriers olmèques datant du IIe millénaire.
Ce peuple mystérieux a semble-t-il inventé un système de notation calendaire de points et de traits. Le calendrier remonte jusqu’à l’an 3 114 avant notre ère pour s’arrêter à l’an 2012 de notre ère.
Cela implique des acquis en mathématiques et astronomie très avancés.
Nous ne savons pas de qui les Olmèques tenaient ces connaissances.
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Glyphe en stuc maya. Les Mayas gravaient la pierre et la céramique. © dinosoria.com

Les Mayas ont repris le principe du calendrier olmèque. On peut supposer qu’il s’agit d’un héritage et non d’une invention de leur part.
Les Mayas comptabilisaient le temps d’une manière quasi obsessionnelle. Ils ont laissé derrière eux de nombreux décomptes calendaires.
Civilisation de l'Indus
En Inde, la civilisation de l’Indus, du IVe au IIe millénaire avant notre ère, nous a laissé une écriture qui n'a jamais pu être déchiffrée.. Cette écriture n'apparaît que sur des sceaux et les inscriptions sont trop courtes.
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Sceau gravé avec quatre symboles retrouvé à Mohenjo-Daro (Musée national, Karachi). © Grund

Cette écriture se lit de droite à gauche. Elle consiste apparemment en une combinaison de syllabes et de mots.
La révolution de l’alphabet
L’écriture fut révolutionnée avec l’invention de l’alphabet : un signe = un son.
Inventé il y a 3 000 ans, l’alphabet phénicien serait l’ancêtre de tous les alphabets du monde. Les Araméens propagèrent les lettres phéniciennes de l’Égypte à l’Indus.
Les différentes civilisations reprirent cet alphabet en l’aménageant.
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Pierre de Rosette. J.F Champollion a décrypté les hiéroglyphes en étudiant une copie de la pierre de Rosette. © dinosoria.com

Par exemple, l’alphabet hébreu ne compte que les consonnes. Les Grecs s’approprièrent les 22 signes phéniciens et les adaptèrent à leur langue en ajoutant des voyelles.
En Europe, il y a plus de 1 500 ans, les peuples germano-nordiques inventent des lettres appelées runes.
De la page à l’écran
L’écriture navigue aujourd’hui du papier à l’écran d’ordinateur. Mais ne s’agit-il pas d’une nouvelle écriture que nous réinventons ?
Avec le CD-ROM en 1985, apparaît la notion de multimédia. L’écriture devient numérisée, c’est-à-dire codée en une suite de signaux.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:25

Vin

Universel, le vin a des origines très anciennes. C’est en Egypte que l’on a retrouvé les plus anciennes activités liées à la viticulture.
Les anciens Egyptiens appréciaient le vin mais également la bière.
Les historiens notent aussi que le mot «vin » a sans doute une origine sémitique, et que plusieurs textes sémitiques, égyptiens et grecs attribuent une même origine transcaucasienne à la viticulture.
Comment l’idée est-elle venue de transformer le raisin en boisson ? Nul ne le sait. Peut-être n’est-ce qu’un hasard comme beaucoup d’inventions.
Toujours est-il que toutes les civilisations du pourtour méditerranéen ont fait de la viticulture l’une de leur principale activité commerciale.
Les Grecs et les Romains, grands amateurs de vin, ont même rendu hommage à ce breuvage en lui dédiant un dieu.
Appelé Bacchus par les Romains, Dionysos est, dans l'Antiquité, le dieu de la Vigne et du Vin. II symbolise le délire mystique, par opposition au mythe d'Apollon tout imprégné d'harmonie raisonnée.








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’apparition des vignes
On pense que les vignes vraies du genre Vitis ont fait leur apparition au cours de l'ère tertiaire (entre 65 et 2 millions d'années avant notre ère). Les quatre glaciations de l'époque quaternaire limitent ensuite leur aire d'implantation au pourtour de la Méditerranée, aux rives de la mer Noire et au Moyen-Orient; puis on observe une remontée vers le nord de la vigne sauvage (Vitis sylvestra), à l'origine des cépages cultivés aujourd'hui.
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Vigne cultivée (Vitis vinifera sativa). © dinosoria.com

La mise en culture de la vigne débuterait, quant à elle, il y a six mille ans, dans le sud du Caucase. Il s'agit, précisons-le, d'une hypothèse déduite de la persistance vivace de vigne sauvage dans cette zone. Ainsi, dans l'Ancien Testament, le premier acte de Noé après le Déluge est de planter une vigne au pied du mont Ararat.
Quoi qu'il en soit, la vigne sauvage subit des mutations successives et une sélection, qui la transforme en Vitis vinifera sativa, c'est-à-dire en vigne cultivée.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En Égypte et en Mésopotamie
Divers types de cépages se sont répandus sur le pourtour de la mer Noire et de la Méditerranée.
La vigne est ainsi cultivée en Égypte, vers 3200 avant notre ère, comme en témoigne l'un des tout premiers signes hiéroglyphiques, représentant des piquets fourchus supportant un pied de vigne.
Des fresques retrouvées dans les chambres funéraires de Sagqarah et de Louxor attestent l’importance de la viticulture dans l'Égypte ancienne.
Les grandes régions productrices sont le delta du Nil et les oasis du désert libyque et du Fayoum.
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Des paysans transportent des amphores de vin. Détail d'une fresque. © dinosoria.com

En Mésopotamie, le vin commence à être fréquemment mentionné à partir de la fin du IIIe millénaire. Les plus anciennes lois relatives au vin sont édictées par le roi Hammourabi, à Babylone, au XVIIIe siècle avant notre ère. Plus récemment, au début du Ier millénaire, des scènes représentées sur les bas-reliefs montrent que les Assyriens maîtrisent toutes les techniques de fabrication du vin, dont il existe alors de nombreuses variétés.
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Vendanges en Egypte (détail d'une fresque, Thèbes, tombe de Nakht). © dinosoria.com

Le vin de palme était préparé à partir de la sève du palmier-dattier. Le vin de datte était lui obtenu par macération de dattes dans l’eau, suivie de fermentation.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le nectar du Nil
La bière existait en Egypte bien avant les pyramides. En 1989, des archéologues en fouillant l’ancienne cité de Hierakonpolis, sur les rives du Nil, ont découvert une brasserie vieille de 5 400 ans.
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Four à pain. La bière était notamment composée de pain mal cuit. © dinosoria.com

Cette bière était un mélange d’eau, de pain mal cuit, de malt et de jus de dattes. C’est la plus ancienne brasserie que l’on connaisse.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Grecs et Romains
À partir du VIIe siècle avant notre ère, l'activité colonisatrice des Grecs permet la diffusion de la viticulture tout le long des côtes méditerranéennes. Les Romains sont, à leur tour, d'excellents vignerons. Ils empruntent aux Grecs l'essentiel de leurs techniques viticoles, et ils les diffusent à travers leur empire, plus particulièrement en Gaule et en Germanie.
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Buste de Dionysos. By [ltr]*clairity*[/ltr].

Grecs et Romains sont aussi les fondateurs de l'œnologie, ou science de la vinification, puisqu'ils font subir au vin des traitements destinés à l'améliorer et à assurer sa conservation : soutirage, plâtrage, addition d'argile, de chaux et de poudre de marbre, salage, etc.
Les soins qu'ils apportent à la vigne sont, par ailleurs, incessants.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le culte de Dionysos
Fils de Zeus, Dionysos découvre à l'âge adulte la vigne et son usage. Condamné à la folie par les dieux de l'Olympe, il erre ensuite sur les rives orientales de la Méditerranée. II n'est délivré de son mal qu'après avoir rencontré la déesse Cybèle, qui l'initie aux rites du vin. II mène alors une vie aventureuse au cours de laquelle il réussit l'exploit de libérer les Bacchantes, prisonnières d'un tyran.
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Dionysos. By [ltr]unforth[/ltr]

À Athènes, durant les mois d'hiver, avaient lieu plusieurs fêtes en l'honneur de Dionysos, dont les plus fameuses étaient les Dionysies. Les Anthestéria, célébrées en février, étaient une fête des fleurs au cours de laquelle on buvait le vin nouveau tandis que Dionysos entrait dans la ville sur un char marin (en latin, carrus navalis). C'est là l'origine lointaine du carnaval précédant le Carême de la tradition chrétienne.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le vin et la religion
Bacchus, le dieu romain du vin, fut souvent représenté sur les sarcophages datant de l'Empire romain. Quand le christianisme rejeta les anciens dieux, ce dieu du vin fut parfois simplement remplacé par un autre vainqueur de la mort: Jésus-Christ.
Nombre des rituels «sataniques » qu'on a connus plus tard, avec leurs sorcières invoquant Satan et leurs adeptes accédant à l'extase par l'alcool et la drogue, sont similaires aux rites des Dionysies ou des Bacchanales, au cours desquels le dieu se manifestait à ses fidèles sous la forme d'un bouc.
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Statue de Bacchus à Florence. By [ltr]Andy Ciordia[/ltr]

L'importance du vin pour les civilisations proche-orientale et occidentale est fondamentalement liée à son rôle sacramentel et religieux. Plus qu'un simple produit de la terre, le vin est, à proprement parler, un don de Dieu.
Jéhovah donne la vigne à Noé pour adoucir son sort de seul rescapé du Déluge. Le dieu égyptien Amon-Rê protège l'humanité des fureurs de sa fille Hathor, en lui faisant boire une liqueur couleur de sang et en la plongeant ainsi dans le sommeil le plus profond.
Plus tard, les cultes dionysiaques et bacchiques, en Grèce et à Rome, perpétuent ce caractère rituel et sacré du vin. Ce caractère symbolique joue d'ailleurs à son tour un rôle déterminant dans l'extension prodigieuse de la viticulture à travers l'Europe.
L'Église chrétienne sacralise le vin, qui est identifié au sang du Christ, et lui attribue un rôle de premier plan dans le rituel liturgique.
Le sacrifice de la messe et, surtout, le rituel de la communion donnée longtemps sous la double espèce du pain et du vin exigent dès lors un approvisionnement quasi permanent des paroisses en vin.
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L'Église chrétienne a sacralisé le vin. © dinosoria.com

Au Moyen-Âge, L'Église multiplie les plantations de vignes. Les monastères, en particulier, font de la vigne une de leurs activités agricoles dominantes.
Ainsi, des régions entières d'Europe se vouent progressivement à la viticulture. Une raison, parmi d'autres, de ce problème très actuel qu'est la surproduction viticole.
Aujourd’hui, la production mondiale avoisine 260 millions d’hectolitres. L’Italie occupe le premier rang avec 58 millions d’hectolitres, suivie par la France (57), l’Espagne (38), les États-Unis (24).
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:25

Mésopotamie ancienne

Vers la fin du IVe millénaire des évènements capitaux se produisent en Mésopotamie : le développement d’une agriculture irriguée, l’organisation de cités et, surtout, la naissance de l’écriture.
La Mésopotamie n’est qu’une large vallée, drainée par le Tigre et l’Euphrate, que le géographe grec Polybe a justement baptisé « le pays d’entre les fleuves. »
Les premières civilisations sont nées en Mésopotamie et en parallèle, au bord du Nil, en Egypte.
C’est dans les grandes vallées alluviales de ce croissant fertile que vont se structurer des empires et va s’élaborer un système de signes destiné aux échanges commerciaux.
Apparue d’abord en Mésopotamie et en Egypte, l’écriture permet pour la première fois de nommer les hommes et dater les évènements.








 
Les premiers Mésopotamiens
Située au cœur du Moyen-Orient, dans une plaine en bordure du désert arabique, la Mésopotamie n’était pas l’endroit idéal pour fonder l’une des premières civilisations.
Pourtant, c’est sur cette terre brûlée par le vent du désert que vont se développer l’agriculture puis le commerce, la médecine ou l’astronomie
Grâce à l’ingéniosité humaine, les eaux du Tigre et de l’Euphrate vont transformer cette vallée morte en une vallée extraordinairement fertile.
La crue des fleuves est très irrégulière. Les Mésopotamiens canalisèrent les eaux des fleuves afin d’irriguer les cultures de céréales.
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Euphrate aujourd'hui. By Houic . [ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Ils construisent un système complexe de canaux pour amener l’eau des fleuves tout au long de l’année et évacuer vers des réservoirs le trop plein des crues du printemps.
Grâce à ce laborieux travail, ils peuvent espérer deux récoltes par an.
C’est vers 3 500 ans avant notre ère que l’arrivée des Sémites et des Sumériens amorce les grands changements.
Les Sémites arrivent du nord-ouest et s’installent depuis le nord de la vallée jusqu’à environ l’actuelle Bagdad.
On les appelle les Akkadiens.
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Tigre. By Charles Fred .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

On ne sait pas exactement d’où viennent les Sumériens ; peut-être d’Asie Centrale ou peut-être ont-ils traversé  la mer d’Egypte.
Le mythe des Sept Sages décrit l’arrivée de sept monstres, venant des flots du golfe Persique et qui auraient appris aux habitants « la culture, l’écriture, les sciences, les techniques, la fondation des villes, l’agriculture … »
Les fouilles ont révélé un peuple de gens de petite taille, trapus avec des cheveux noirs, un nez droit, le front légèrement fuyant et les yeux un peu bridés.
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Statut du IIIe millénaire avant notre ère. By Mary Harrsch . [ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Ils sont vêtus de tissus de laine fine. Les hommes portent une jupe de laine et laissent le torse nu.
Beaucoup d’entre eux semblent avoir le crâne rasé.
Les premiers scribes mésopotamiens inscrivent sur des tablettes en argile des pictogrammes à l’aide de roseaux pointus.
Ce système graphique est l’ancêtre de l’écriture cunéiforme.
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Tablette gravée de caractères cunéiformes. (Assyrie. 865-860 avant notre ère). By [ltr]Andrew Scott[/ltr]



Ces premiers signes d’écriture répondent à des besoins pratiques : comptabiliser les têtes de bétail ou les sacs de grains.
Les cités-Etats (vers 3000-2350 avant J.-C.)
Cette période est dite « Dynastique archaïque. »
Ce sont les premières tablettes écrites, vers 3 200 avant notre ère, qui nous permettent de mieux connaître cette civilisation.
Grâce à ces écrits, on sait que la Mésopotamie était un pays morcelé en une trentaine de cités-Etats.
Les plus importantes cités-Etats sont : Kish, Our, Ourouk et Lagash.
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Ruines du temple d'Our. By Campin'Guy .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Ces cités sont dirigées par  un roi héréditaire qui est vicaire (ensi) du dieu de la cité. C’est également le chef des guerriers.
Le pouvoir sacerdotal est très puissant car ce sont les prêtres qui gèrent les possessions de la divinité.
Parfois, comme à Lagash, un prince est évincé du trône par un prêtre.
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Statue représentant un prince de la cité de Lagash. By Resio . [ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Déjà à cette époque, le peuple paye un impôt. A la même époque, le souverain cesse d’habiter le temple et on construit les premiers palais.
C’est une manière concrète de différencier les biens dépendants des dieux de ceux qui appartiennent au roi.
La seule ambition de ces souverains est d’imposer aux autres cités leur souveraineté. C’est pourquoi la guerre est un thème artistique si omniprésent.
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Stèle des Vautours. (vers 2450 avant notre ère. Musée du Louvre, Paris) By Eric Gaba .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Les techniques d’attaque sont décrites sur certaines stèles comme la célèbre stèle des Vautours.
Cette stèle illustre la défaite de 36 000 guerriers de la cité d’Oumma. On y voit le roi Eannatoum marché à la tête de la phalange de Lagash.
Les guerriers piétinent les soldats vaincus.
Une face plus  mythologique représente le dieu de la cité victorieuse, Ningirsu, s'emparant des ennemis de Lagash.
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Stèle des Vautours. (vers 2450 avant notre ère. Musée du Louvre, Paris) By Eric Gaba .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Précédant la lourde phalange armée de piques, le vicaire et les grands, montés sur des chars à quatre roues tirés par des ânes sauvages, se précipitent sur l’armée adverse.
Si l’ennemi recule, il est poursuivi et la ville est pillée.
La Liste royale, qui est une des plus anciennes inscriptions, consigne les noms des différents rois :

  • Sire Enme Baragisi, souverain de Kish
  • Meskalamdug, roi d’Our vers 2 550
  • Our-Nanshé, roi de Lagash vers 2 500
  • Gilgamesh, roi mythique d’Ourouk vers 2 650

Les rois doivent également assurer la prospérité de leur cité. Agriculture et artisanat apportent la richesse en Mésopotamie et les échanges commerciaux sont intenses.
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Statuettes datant de 4500-4000 avant notre ère provenant d'Our. By Mary Harrsch .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


La Mésopotamie est une terre argileuse et marécageuse. Les pierres dures, le bois et les minerais en sont absentes.
Les cités stockent les surplus de grain, de dattes et d’huile pour les échanger contre les biens dont elles ont besoin.
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Ebih-il, intendant du temple de la déesse Innana-Ishtar à Mari (vers 2400 avant notre ère. Musée du Louvre, Paris). By Villamota .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Les marchands descendent les fleuves sur des radeaux ou conduisent des caravanes d’ânes à travers la Syrie jusqu’à la côte méditerranéenne.
D’autres, sur de petits voiliers, naviguent dans le golfe Persique et longent la mer Arabique.
Les négociants rapportent les matières premières indispensables aux constructions mais également des objets précieux dont certains ont été retrouvés dans les tombes royales d’Our.
Un clergé tout puissant
Les tablettes nous révèlent l’importance de la religion. Chaque cité reconnaît comme souverain une grande divinité que le sort lui a assignée le jour de la naissance du monde.
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Porteurs d'offrandes (début du IIIe millénaire. Musée de Bagdad). By Woodiefish .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Ces dieux sont très semblables aux hommes mais s’en distinguent par leur intelligence et l’immortalité.
Chaque dieu est chargé d’une fonction liée à la marche du monde. Le panthéon mésopotamien est très riche mais assez mal connu. Parmi les principaux dieux:

  • Anu/An, le Ciel
  • Enlil, le dieu de l'Air, souverain des dieux
  • Enki/Ea, dieu de l'Abîme
  • Nanna/Sîn, le dieu-lune
  • Utu/Shamash, le dieu-soleil
  • Ninhursag, déesse-mère
  • Inanna/Ishtar, la déesse de l'Amour et de la Guerre
  • Ishkur/Adad/Addu, le dieu de l'Orage
  • Ninurta, divinité guerrière
  • Ereshkigal et Nergal, le couple régnant sur les Enfers
  • Nabû, dieu de la sagesse et de l'écriture

C’est par l’intermédiaire des prêtres que les dieux communiquent leurs désirs : riches repas quotidiens, vêtements, bijoux, temples ou chants.
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Urne peinte polychrome (vers 2700 avant notre ère. Musée de Bagdad) . By Woodiefish .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Les dieux n’imposent aucune contrainte mais si les hommes n’exécutent pas les rites et ne font pas don d’offrandes, de terribles catastrophes se produisent comme des inondations, la sécheresse ou le pillage par d’autres cités.
Comme ces catastrophes naturelles sont fréquentes et que les cités-Etats sont en conflits permanents, le peuple veille à honorer leurs dieux.
Les prêtres profitent bien sûr largement de cette peur.
Au début, les temples sont de dimensions modestes puis au fil du temps, ils deviendront les fameuses ziggourats.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:26

Our

La cité. Les tombes royales. Rites funéraires

En 1927-1928, dans les ruines de l’ancienne capitale d’Our, des archéologues anglais retrouvent seize tombes royales des dignitaires de la Ier dynastie d’Our (entre 2600 et 2400 avant notre ère).
Au IIIe millénaire, la Mésopotamie est morcelée en une trentaine de cités-Etats. Our est l’une d’entre elles.
La fondation de la cité est évoquée dans la Bible. Our serait la patrie d’origine d’Abraham.
Le site d’Our (Tell el-Mukayyar actuel) s’élevait sur une pleine sablonneuse près de l’Euphrate.
Sur ce site, la plus extraordinaire découverte est celle des tombes royales qui sont remplies d’un véritable trésor. Ces sépultures nous donnent également de nombreuses précisions sur les rites funéraires de la Mésopotamie ancienne.








La cité d’Our
La fondation de la cité remonte à la période d’El-Obeid (4500-4000 avant notre ère). Elle se présente à l’époque comme un village bien organisé, presque exclusivement dédié à l’agriculture et à l’élevage.
Au début du IIIe millénaire (époque protodynastique), la Mésopotamie méridionale, où prédomine la culture sumérienne, est constellée de cités-Etats.
Chaque cité est gouvernée par un souverain et protégée par une divinité. Les dynasties royales se disputent l’hégémonie de la région.
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Ziggourat d'Our. By M. Lubinski .[ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Vers 2300 avant notre ère, le roi sémitique Sargon fonde le royaume d’Akkad, ville plus au nord, et conquiert le territoire du golfe Persique.
150 ans plus tard, cet empire s’effondre et c’est Our, sous l’égide des grands rois de la troisième dynastie qui domine à son tour « le Pays entre les deux fleuves » c’est-à-dire la Mésopotamie.
Our va demeurer pendant deux siècles un lieu de culte important du dieu lunaire Nanna. La ziggurat (ou ziggourat) d’Our faisait partie du temple du dieu de la Lune. Elle comprenait probablement trois étages. Aujourd’hui, seul subsiste le premier niveau.
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Ruines de la ville. By Danielle Kellogg . [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Our parvient à son apogée grâce au commerce florissant. Des navires partent de la cité vers les côtes arabes, l’Iran et dans la vallée de l’Indus.
Les marchands qui arrivaient à Our devaient franchir les immenses murailles de briques crues. L’Euphrate baignait les murs de la ville, sans doute amené jusque là par des canaux. On a retrouvé les traces de deux ports avec des docks, des entrepôts et des quais.
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By Danielle Kellogg . [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Sous le règne d’Our-Nammou, la ville couvrait une superficie de plus de 60 ha et protégeait une population d’environ 24 000 personnes.
Vie quotidienne à Our
Les habitants les plus pauvres occupaient des maisons modestes  alors que les plus riches possédaient des maisons avec de nombreuses pièces et même une chapelle privée.
L’ameublement semblait plutôt sommaire : tabouret, table, coffre en bois. La plupart des gens dormaient sur des nattes bien qu’on  ait retrouvé des lits. 
L’éclairage se faisait uniquement par les portes.
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Table de jeu retrouvée dans une tombe royale d'Our (Vers 2450 avant notre ère. Musée de Birmingham). By Kevin Saff . [ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Les tablettes d’argile gravées nous permettent de bien connaître la vie quotidienne à Our. L’organisation sociale est très hiérarchisée et non égalitaire, ni entre les sexes, ni entre les couches sociales.
Le père jouit d’une position très privilégiée au sein de la famille, selon le code détaillé instauré par Our-Nammou et ses successeurs.
Le système social étant patriarcal, tous les avantages sont accordés à l’homme :

  • Une femme adultérine est mise à mort
  • Un mari peut prendre une seconde femme et lui faire des enfants
  • Si un homme marié ne veut plus de sa femme, il lui suffit de verser de l’argent
  • Si une femme mariée veut changer de mari, elle est mise à mort

Seuls les enfants des familles aisées vont à l’école appelée « maison des tablettes ». Il leur fallait apprendre les 600 signes qui composent l’écriture cunéiforme sumérienne.
Ils apprenaient également les mathématiques et la grammaire. Un « chargé du fouet » faisait régner la discipline.
Apparemment, le fouet était largement employé si on en juge par un récit sur tablette écrit par un écolier sumérien.
De ces écoles austères sortaient les futurs scribes, sur lesquels reposait tout le système administratif et religieux.
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Ecriture cunéiforme. (Musée de Bagdad). By Woodiefish .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Les enfants des familles plus pauvres travaillent aux champs ou des dans les ateliers dès leur plus jeune âge. Parfois, les pères les vendaient comme esclaves.
Les filles ne bénéficiaient d’aucune scolarité.
Les femmes travaillaient essentiellement dans la filature. La laine était l’une des plus importantes industries.
Les artisans étaient regroupés par corporation et par quartier. Ils étaient, pour la plupart, payés mensuellement en ration de nourriture, l’orge par exemple.
Au plus bas de l’échelle sociale se trouvaient les esclaves, prisonniers de guerre, enfants vendus ou hommes endettés.
Mais, assez paradoxalement, l’esclave dispose d’un statut : il a le droit de monter une affaire, de posséder des biens, de racheter sa liberté ou de se marier avec une femme libre.
La ziggourat d’Our
Cette ziggourat, commencée par le roi Ur-Nammu (ou Our-Nammou) et achevée par son fils Sulgi, constituait le lien entre la Terre et le ciel, entre l’Homme et son dieu.
La grande cour du dieu Nanna  (ou Nanna-Sin) était destinée à accueillir les offrandes.
L’enceinte sacrée abritait des ateliers, des réserves de nourriture, du bétail. Ces offrandes étaient destinées à Nanna.
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Ziggourat d'Our. By M. Lubinski .[ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Il y a avait également des quartiers royaux utilisés pour les cérémonies. 
La ziggourat repose sur un socle de 60 m sur 45. De larges escaliers conduisent du rez-de-chaussée jusqu’au temple du dieu Lune Nanna.
Les tombes royales et les rites funéraires
Les seize tombes royales comprennent un ensemble de six fosses sans caveau et dix tombes contenant un caveau à une ou plusieurs chambres.
Le contenu de ces chambres funéraires est incroyable.
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Casque-perruque en alliage naturel d'or et d'argent. Ce casque était porté par les rois lors des batailles. (Vers 2450 avant notre ère. Musée de Bagdad). By Woodiefish .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Celle de la reine Puabi, qui vécut aux environs de 2500 avant notre ère, abritait un char de bois décoré d’une mosaïque de pierres de couleur et de nacre blanche.
On y a également retrouvé une harpe ouvragée avec une tête de taureau. La tête est faite de feuilles d’or  et la toison est ciselée dans du lapis-lazuli.
Le taureau symbolisait la force et la fécondité.
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Harpe ouvragée. (British Museum). By Kevin Saff . [ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

On a exhumé des coiffes en lapis-lazuli, ornées de feuilles en or, des poignards en or, des tables de jeu faites de carré de coquillages, des couronnes de feuilles d’or qui étaient le symbole de la puissance.
La plus grande des sépultures était vide car elle avait été pillée mais il y restait ce que l’on a appelé « l’étendard d’Our ».
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"Etendard 'Our" (vers 2600 avant notre ère. British Museum). By Seriykotik 1970 .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Il s’agit d’une mosaïque composée de coquille marine, de lapis-lazuli et de cornaline, incrustée sur une boite de 45 cm de long.
Ce diptyque composé de deux panneaux représente sur une face la guerre et sur l’autre la paix.
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"Etendard 'Our" (vers 2600 avant notre ère. British Museum). By Seriykotik 1970 .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Les chercheurs découvrirent également les traces de rites funéraires assez macabres. Les monarques étaient enterrés avec leur entourage.
Les rois sont entourés de chars avec les ânes, les bœufs et les cochers. La « grande fosse de la mort » renferme 74 victimes : 6 soldats en armes, et 68 femmes dont 4 musiciennes.
A côté de chaque victime, on a retrouvé une petite coupe ce qui laisse supposer une mort par empoisonnement, peut-être volontaire.
Our, patrie d’Abraham ?
«  Térakh engendra Abram, Bahkor et Aran, Aran engendra Loth. Et Aran mourut en présence de Térakh, son père, dans le pays de sa naissance, à Our des Chaldéens […] Térakh prit Abram, son fils, et Loth, le fils d’Aran, son petit-fils, et Sarah, sa belle-fille, la femme de son fils Abram, et ils quittèrent ensemble Our des Chaldéens, pour se rendre dans la terre de Canaan, et ils arrivèrent à Harran, où ils s’établirent » (Genèse, XI, 28, 31).
Ainsi commença, à partir d’Our, la migration de la tribu de Térakh, dont descend le peuple d’Israël.
Une partie de cette tribu, sous la conduite d’Abram, descendit vers Canaan, où le patriarche, après son alliance avec Yahvé, prit le nom d’Abraham, le « père des nations. »
Vers le milieu du IXIe siècle, des chercheurs découvrirent que certains passages des Ecritures se rapportaient à des évènements et des lieux ayant existé.
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Ornementation félin retrouvée dans une tombe royale. By Brendan Adkins .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Si la famille d’Abraham a vécu à Our, elle n’y est pas restée longtemps. En effet, Abraham est décrit comme un Sémite nomade vivant sous une tente.
En 1500 avant notre, période présumée du passage d’Abraham à Our, les habitants n’étaient plus des nomades depuis longtemps.
La tribu d’Abraham était peut-être l’une de celles qui migraient des déserts d’Arabie vers des terres plus fertiles.
Our, victime du Déluge ?
Dans la mythologie sumérienne, le Déluge est décrit exactement comme dans la Bible. Seul le nom de l’élu change et Noé devient Outa-napishtim.
Lors de l’excavation du cimetière royal, l’archéologue Wooley mis au jour une couche d’argile épaisse de 3 m. Elle contenait des débris d’embarcation datant de 4000 ans avant notre ère.
Il y a bien effectivement la preuve d’inondations. Mais s’agit-il du Déluge ?  Difficile de se prononcer mais ce qui est certain c’est que la légende sumérienne a suffisamment marqué l’inconscient collectif pour inspirer le récit biblique.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:26

L’invention du filet et de la vis

Filet et vis font partie des machines simples qui constituent un perfectionnement des plans inclinés.
Dans une vis, le plan incliné est enroulé quasiment en forme de spirale sur un cylindre.








 
Les débuts du filet et de la vis
C’est d’abord en Egypte, vers 2 500 ans avant notre ère, que le filet est employé. Il est surtout utilisé dans le domaine des presses, le pressoir à vin par exemple.
C’est seulement à la fin du Moyen-Âge que s’est répandue l’utilisation de la vis et d’écrous pour l’assemblage de matériaux.
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Filet intérieur ou "femelle"

Comme il n’y avait pas encore de possibilités de fabrication mécanique, les outils devaient être fabriqués séparément pour chaque cas particulier.
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Filet extérieur ou "mâle"

C’est avec le début de l’industrialisation, au 19e siècle, que commença la production massive de vis.
La vis d’Archimède
Nommée d’après son inventeur, Archimède 285-212 avant notre ère, cette vis servait à l’irrigation de régions surélevées.
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L’extrémité inférieure de cette énorme vis intégrée à un cylindre était plongée dans l’eau. En actionnant la manivelle, on mettait la vis en mouvement et l’eau était ainsi acheminée vers le haut par le filet.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:26

L’Égypte sous l’Ancien Empire

Les pharaons de l’Ancien Empire ont régné de la IIIe à la VIe dynastie. Cette période s’étend environ de 2650 à 2150 avant notre ère.
Elle se compose de quatre dynasties.
Au IIIe millénaire avant notre ère, les pharaons gouvernent énergiquement l’Egypte. C’est aussi l’époque des premières pyramides. En effet, la IIIe dynastie inaugure le règne des grands bâtisseurs.
Grâce aux expéditions, les pharaons assurent la sécurité de l’Egypte et accroissent sa richesse. Faire construire un tombeau semble avoir été une obsession des souverains de ce temps.
Vers 2625 avant notre ère, Snéfrou se fait construire à Meidoum, près de Saqqarah, la première vraie pyramide.


La bureaucratie
Une armée de fonctionnaires veille à la bonne marche du pays. Des milliers de paysans s’activent tandis que les scribes, délégués par le roi, surveillent et notent tout.
Propriétaire en droit de tout ce qui existe dans son royaume, le pharaon gouverne depuis son palais de Memphis.
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Scribe . (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

Il s’appuie sur le vizir, responsable du « trésor » c’est-à-dire de l’économie, ainsi que de la Justice et de l’organisation des archives royales.
Le roi et son ministre sont secondés par de nombreux « chefs » ; chef du Double-Grenier, chef des Champs, chef des Dizaines-du-Sud, etc.
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Scribe accroupi. Calcaire peint Saqqarah. Ancien Empire (Musée du Caire). © dinosoria.com

Eux-mêmes sont aidés de sous-chefs et de fonctionnaires subalternes. C’est donc une véritable pyramide bureaucratique qui gère le pays.
Le pharaon Djeser  et Imhotep (Environ -2630 à -2611)
Sous la IIIe dynastie, la capitale est à Memphis, port florissant du sud du Delta. On y célèbre le dieu Ptah.
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Vestiges de Memphis. © dinosoria.com

Le deuxième pharaon de cette dynastie, Djeser (ou Djoser), est surtout connu pour les talents de son architecte, Imhotep, quand il se fit construire un immense tombeau (pyramide à degrés) dans la nécropole de Saqqarah.
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Imhotep. (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

Vers 2 700 avant notre ère, Djeser se lance dans des expéditions dans le Sinaï et jusqu'en Nubie. Des bas-reliefs relatent ces expéditions.
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Statue du pharaon Djeser. (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

Djeser gouverne le pays, aidé de son vizir Imhotep. Ministre remarquable et conseillé avisé, cet architecte exceptionnel était également le maître des scribes. Au Ier millénaire, il fut divinisé par les Grecs qui l'appelaient Imoutès et l'assimilèrent à Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine.
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Pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah. © dinosoria.com

Djéser  fut le premier pharaon à porter le titre d’Horus d’or ce qui indiquait que le pharaon était un dieu vivant.
Les grandes pyramides
Avec Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie, commence vraiment l’époque des grandes pyramides. Il a régné 24 ou 29 ans (2575 à -2551/-2550)
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Rahotep, fils de Snefrou et grand prêtre d'Héliopolis avec son épouse Nefret. (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

C’est lui qui fait construire les deux pyramides de Dahchour, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, et fait achever celle de Meidoum (Pyramide d'Houni).

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Pyramide rouge à Dahchour. © dinosoria.com

Sous son règne, commence un véritable contrôle des ressources. Par exemple, le bétail est recensé tous les deux ans.
C’est lui qui institue la charge de vizir, poste très important  qui comprenait notamment la perception des impôts.
Ces derniers sont payés en nature avec des produits agricoles.
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Pyramide rhomboïdale. © dinosoria.com

Snéfrou a également été très actif dans le domaine militaire et très populaire. Le peuple l’avait surnommé le « bon roi ».
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Statuettes illustrant les expéditions. (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

Il installa des colonies en Nubie, au Sinaï et au Liban pour en rapporter des ressources minières et des bois de charpente navale. Les Egyptiens rapportèrent de nombreuses richesses et des animaux "exotiques". La paix règne à cette époque en Egypte.
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Bas-relief illustrant la capture d'animaux sauvages. © dinosoria.com

Kheops (Khoufou en égyptien)  succède à son père Snéfrou entre 2528 et 2551 avant notre ère. Durant ses 30 ans (estimation) de règne, il fait construire la Grande Pyramide.
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Pyramide de Gizeh. © dinosoria.com

C’est au nord de Saqqarah, dans le désert de Gizeh, qu’il fait édifier cette pyramide de 147 m de haut.
De plus, le complexe funéraire comprend :

  • Trois petites pyramides

  • Un temple haut

  • Un temple bas

  • Cinq fosses gigantesques qui renferment des bateaux de bois (barques solaires)


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Barque solaire découverte à Gizeh. © dinosoria.com

Chaque pièce de la pyramide a une fonction précise :

  • Dans la chambre du sarcophage, le roi devient un nouvel Osiris et s’assimile à Atoum, dieu du Soleil couchant

  • Dans l’antichambre, il se prépare à la navigation et devient dieu du Ciel

  • Dans le corridor, le roi transformé voit s’ouvrir devant lui les verrous de son tombeau, il peut alors s’installer dans sa barque solaire


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Pharaon Khéops. (Musée archéologique du Caire) . © dinosoria.com

Deux des fils de Kheops lui succèdent, Didoufri (Djédefrê ) qui ne règne que 8 ans puis Khephren (Khafrê en égyptien). Ce dernier règne 25 ans et fait édifier une pyramide de 144 m de haut, à côté de celle de son père.
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Nécropole de Gizeh. © dinosoria.com

Désormais, chaque pharaon se fait construire une pyramide. Fils ou frère de Khephren, Mykerinus fait aussi construire une pyramide sur le plateau de Gizeh, haute de 62 m. Ce pharaon était apprécié de son peuple.
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Passage vers l'au-delà. Scène d'un mastaba. © dinosoria.com

Les successeurs de  Snéfrou  sont décrits comme de cruels tyrans. Cependant, nous connaissons très mal leur politique intérieure.
Les textes découverts parlent surtout des grandes expéditions et des conquêtes.
Les pharaons « fils de Ré »
Sous la Ve dynastie, le culte solaire s’affirma et Héliopolis supplanta Memphis au nom de Ré.
De nombreux temples solaires furent construits et tous les pharaons se firent baptiser « Fils de Ré ».
Ils n’étaient plus seulement d’essence divine mais les fils du Soleil.
Ces pharaons se firent inhumer à Abousir et à Saqqarah dans des tombeaux plus modestes que ceux de leurs prédécesseurs.
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Scène gravée à Saqqarah du pharaon Djeser. © dinosoria.com

Parmi les pharaons de la Ve dynastie, le plus connu est Ounas. A partir de son règne,  de longs textes religieux, que les prêtres récitent au moment des funérailles, sont gravés sur les murs des pyramides.
Ces textes ont un effet magique.
Grâce à la présence des formules notées sur les murs, le pharaon monte au ciel et s’assimile aux dieux.
La fin de l’Ancien Empire
Tandis que dans le peuple, les défunts sont roulés dans une natte et recouverts par le sable du désert, les princes et les plus hauts dignitaires sont enterrés dans les mastabas.
La dimension des monuments montre leur richesse et leur puissance.
A côté de la pyramide du roi Téti, le vizir Merrerouka se fait construire un grand mastaba de plus de 20 chambres.
La VIe dynastie, fondée par Téti, vit le pouvoir des pharaons diminuer.
A cette époque, les hauts dignitaires reçoivent de plus en plus de terres et financent ces constructions somptueuses.
Le pharaon aliène ainsi une grande partie de sa richesse foncière.
Les nomarques, gouverneurs des provinces, usurpent une partie du pouvoir royal, épousent les filles du pharaon et participent activement à la gestion du pays.
Ils possèdent un pouvoir total sur les paysans de leur province. La succession s’effectue de père en fils et ces « princes du nome » sont un véritable Etat dans l’Etat.
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Horus était le dieu solaire. © dinosoria.com

Mais, ils négligent leurs obligations et se soucient peu de défendre l’Egypte contre les envahisseurs qui occupent l’est du Delta.
Le peuple est épuisé par les travaux gigantesques. En effet, il n’y a pratiquement pas d’esclaves en Egypte et ce sont les paysans qui travaillent sur les chantiers du pharaon quand leurs champs sont inondés par les crues du Nil.
Ils ne sont payés qu’en pain et en bière.
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Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com

L’Ancien Empire s’achève vers 2200 avant notre ère, avec les règnes de Pépi Ier et Pépi II. 
Pépi II a régné très longtemps, 94 ans (environ  2246 à –2152). Mais sous son règne, l’âge d’or de l’Ancien Empire connut une fin rapide.
Le pouvoir royal n’existait plus que de nom et l’appareil bureaucratique se sclérosa.
Le dernier pharaon de la VIe dynastie fut une femme : la reine Nitokris. Elle règne dans une ambiance d’anarchie et de déclin.
Les 4  pharaons des vingt années suivantes régnèrent nominalement sur le pays mais sans exercer réellement de souveraineté centrale.
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Bas-relief Mastaba de Mérérouka. . Le mastaba de Mérérouka, vizir et gendre du roi Téti date de la VIe dynastie . By [ltr]Flop Eared Mule[/ltr]

De multiples guerres civiles  abattent la VIe dynastie. Cette instabilité politique n’est pas la seule cause de l’effondrement du pouvoir central.
En effet, en parallèle, une période de grande sécheresse s’est abattue sur l’Egypte et les crues du Nil ne pouvaient plus fertiliser les zones agricoles.
Les famines ont provoqué une révolte du peuple.
On  peut rajouter à ce sombre tableau l’épuisement des paysans qui depuis des siècles s’exténuaient à bâtir les gigantesques pyramides sous le joug de tyrans.
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Scène gravée sur le site de Dahchour. © dinosoria.com

L’Ancien Empire laissa la place à la Première Période Intermédiaire.
Dès cette époque, l’Egypte entre dans une période obscure, traversée de souverains falots et d’envahisseurs étrangers.
Pendant plus de 100 ans, ce fut une période d’instabilité politique, d’agitations sociales, d’invasions et de famines.
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Fertilité et stérilité dans l’Égypte ancienne

Comme à toute époque et dans toutes les civilisations, les couples de l’Égypte ancienne ont comme priorité d’engendrer des enfants et surtout de les maintenir en vie. À cette époque, la mortalité enfantine est très élevée dans toutes les couches sociales.
C’est pourquoi, dès cette époque, des traités médicaux, tel le « papyrus Ebers », rédigé vers 1 500 avant notre ère, s'efforcent de les aider dans cette entreprise.
Fertilité et stérilité font l’objet d’études médicales, mais les médecins n'interviennent pas, sauf dans quelques cas extrêmes, qui dépassent de toute façon leurs compétences. Incantations et potions, le tout agrémenté de magie, sont le plus couramment pratiquées pour aider mère et enfant à survivre.


De maigres connaissances médicales
Le « papyrus Ebers » (du nom de l'égyptologue allemand qui a acquis le document au XIXe siècle) est un excellent aperçu des connaissances médicales de l'époque. II consacre plusieurs chapitres à la naissance et aux maladies des bébés, questions très importantes pour les Égyptiens.
Les remèdes proposés pour soigner les enfants accordent souvent une large place à la magie, seul recours possible lorsque la médecine ne peut rien, ce qui est le cas le plus fréquent.
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Hiéroglyphe symbolisant une femme en train d'accoucher (London, British Museum). © dinosoria.com

Divers ouvrages médicaux, composés entre 2000 et 1200 avant notre ère, complètent les informations du papyrus Ebers en ce qui concerne les nouveau-nés.
Assez paradoxalement, les médecins égyptiens sont des pionniers dans certains domaines médicaux comme l'ophtalmologie ou l'anatomie. La pharmacopée égyptienne contient au moins 700 potions essentiellement végétales. Certains minéraux sont réduits en poudre et avalés avec de l'eau ou du thé.
Un processus de reproduction mal connu
Bien sûr, les Égyptiens établissent le lien entre sexualité et procréation. Cependant, ils n'ont pas de connaissances approfondies sur le processus de reproduction.
Ils n’ignorent pas le rôle des spermatozoïdes, mais sans comprendre l’alchimie nécessaire à la procréation.
Ils considèrent que la semence masculine provient de la moelle des os et qu'elle provoque la formation du squelette de l'enfant dans le ventre de la femme ; la chair serait quant à elle due à la mère.
Les remèdes contre la stérilité
La stérilité du couple est un phénomène qui inquiète beaucoup les Égyptiens. Par ignorance et tradition, elle est très généralement attribuée à l'épouse.
Les papyrus contiennent de nombreuses recettes permettant d'établir si la femme peut concevoir ou non.
Ainsi, il est recommandé de « Verser des melons d'eau mêlés à du lait d'une femme ayant mis au monde un garçon dans le vagin de la femme. Si elle vomit, elle enfantera. Si elle a des vents, elle n'enfantera pas ».
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Accouchement, instruments chirurgicaux sur un bas-relief de Köm Ombo. © dinosoria.com

La stérilité, décelée par ces méthodes qui nous paraissent aujourd’hui absurdes, est considérée comme une fatalité. 
De fait, aucun traitement médical n’est préconisé.
Certains tests, plus élaborés, mais guère plus fiables, offrent de déterminer le sexe de l'enfant en même temps que la capacité de procréation de la femme
« Que la femme arrose de son urine l'orge et le froment dans deux bourses comme on en a pour les dattes et les gâteaux, tous les jours. Si l'une des deux sortes germe, elle enfantera. Si c'est l'orge, ce sera un garçon, si c'est le froment, ce sera une fille. Si rien ne germe, elle n'enfantera pas. »
L’accouchement
Quand la grossesse arrive à son terme, la future mère fait appeler les sages-femmes. La patiente s'accroupit sur le sol ou sur deux tas de briques parallèles qui font office de siège d'accouchement.
L'une des sages-femmes tient l'accouchée par-derrière, l'autre, assise par-devant, se prépare à recevoir l'enfant. Pour calmer la douleur et l'inquiétude de leur patiente, elles lui font boire de la bière.
Le papyrus Ebers, dans sa partie consacrée à l'accouchement, donne une vingtaine de recettes pour le faciliter ou l'accélérer, mais il s'agit surtout de lotions et de massages. Lorsque l'enfant sort du ventre maternel, les sages-femmes coupent le cordon ombilical et lavent le petit corps.
Le bébé doit souvent son nom aux paroles prononcées par la mère pendant la venue au monde : « Le garçon que je désirais », « La jolie fille nous a rejoints ». En cas de complications, la mère et l'enfant ont très peu de chances de survivre.
L'espoir est également très mince pour l'être fragile né avant terme ; hormis des incantations, il n'y a rien à faire. Et même quand l'accouchement s'est bien déroulé, le nouveau-né n'est pas assuré de vivre très longtemps, les risques d'infection et de maladie étant très élevés.
Les Égyptiens vénéraient de nombreux dieux dont certains veillaient particulièrement sur les mères et leurs bébés. 
Thouéris possédait la tête et le corps d’un hippopotame. Debout, elle s’appuie sur le nœud magique « ankh », symbole de vie.
Elle préside à l’accouchement et symbolise la fécondité.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Statue de Thouéris à Memphis. © dinosoria.com

Hathor, qui avait la forme d’une vache, veillait également à la fertilité et à la naissance. Les femmes portaient des amulettes provenant de son sanctuaire pour éviter les accouchements trop longs et trop pénibles.
Citons également Min, dieu de la reproduction et de la fertilité. Ce dieu de l’énergie virile est généralement représenté debout en érection, le bras droit levé tenant un fouet.
Vivre ou mourir
Le papyrus Ebers indique des recettes pour déterminer aussitôt après la naissance si le nourrisson vivra ou non : « Un autre moyen de prévoir si un enfant vivra le jour de sa venue au monde. S'il dit nii, cela signifie qu'il vivra. S'il dit mebi, cela veut dire qu'il mourra », ou encore : « Si l'on entend un gémissement, cela signifie qu'il mourra. S'il baisse son visage, c'est aussi signe qu'il mourra. »
L'enfant qui franchit ces premiers écueils est allaité par sa mère pendant trois ans. Les femmes riches ou suffisamment aisées qui ne veulent ou ne peuvent alimenter leur progéniture ont recours à des nourrices.
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Femmes portant leurs enfants sur le dos ou les épaules (bas relief de la tombe du vice-roi Harembhab à Bîbân el-Mulûk, XIVe siècle avant notre ère, Leyden, Musée Égyptien). © dinosoria.com

Les mères pauvres qui n'ont pas de lait font boire à leur bébé du lait de vache. Auparavant, elles auront sans doute essayé de stimuler la lactation à l'aide de remèdes identiques à ceux que propose le papyrus Ebers. 
Ce sont soit des potions à base d'ingrédients aussi curieux qu'une épine dorsale de silure cuite avec de l'huile, soit des incantations, certainement pas moins efficaces que le breuvage précédent.
Le document donne également la composition de pommades pour soigner les seins. Toux et difficultés urinaires sont les seules maladies infantiles, avec celle nommée baa et non identifiée, évoquées par les papyrus.
Contre la toux, le papyrus Ebers préconise de faire boire à l'enfant des dattes écrasées, mélangées avec du lait. Contre la rétention d'urine, il conseille de faire cuire un vieux grimoire dans de l'huile puis d'enduire le ventre du bébé avec cette lotion.
Dans les cas désespérés, on fait absorber à l'enfant une souris cuite, désossée de préférence. Lorsque les os de l'animal sont conservés, on les enferme dans un tissu et on les suspend autour du cou du malade et on attend.
Ce type de remède, qui ne doit plus rien à la médecine, mais appartient au domaine de la magie, n'a certes pas fait baisser le taux de mortalité infantile considérable de l'Égypte antique. Les amulettes protectrices, innombrables, n'y sont pas davantage parvenues. 
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:27

Cadran solaire

L’homme a toujours voulu mesurer le temps. Le cadran solaire est le premier instrument scientifique de l’histoire de l’humanité qui cumule les fonctions de mesure du temps et de détermination des grandes périodes de l’année solaire.
Le premier cadran solaire connu date de 1500 avant notre ère. C’est un cadran solaire égyptien fabriqué sous le règne du pharaon Thoutmosis III.
Cependant, il est fort probable que cette grande invention est bien antérieure.








Le gnomon
Dans le livre II de ses Histoires, l’historien grec Hérodote écrit : »…le cadran solaire, le gnomon et la division du jour en douze parties nous sont venus des Babyloniens. »
Il s’agit de la plus ancienne mention du cadran solaire.
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Cadran solaire à deux faces. Alpes Françaises. By Feuillu .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Le cadran solaire s’est révélé d’une extrême importance pour les astronomes chaldéens, égyptiens, puis grecs et romains, chargés, en particulier, de mettre en place un calendrier.
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Cadran solaire analemmatique. C'est vous-même qui projetez votre ombre en vous plaçant sur la graduation correspondant à la date. By Airnos .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


Hérodote mentionne le gnomon. Ce dernier est la forme primitive du cadran solaire. Son fonctionnement est le suivant :

  • Un piquet est planté dans le sol
  • Son ombre se projette sur un plan

En observant la variation de la longueur de l’ombre projetée par l’objet sur ce plan, on détermine le milieu du jour, qui correspond à l’ombre diurne minimale.
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Deux Indiens de Bornéo se servant d'un gnomon (illustration d'après une photo prise par les ethnologues Kose et McDougal en 1910)

Cette technique primitive de mesure du temps est encore utilisée aujourd’hui par des tribus amérindiennes ou indonésiennes.
Des ethnologues ont découvert vers 1910 que des Indiens de Bornéo utilisaient le gnomon.
Avec le gnomon, on peut également connaître la date des solstices. Il suffit de mesurer, au cours de l’année, la longueur de l’ombre lorsque le Soleil est au méridien.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Quand l’ombre est minimale, c’est le solstice d’été
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Quand l’ombre est maximale, c’est le solstice d’hiver
On comprend tout l’intérêt du gnomon pour des peuples essentiellement agricoles qui ont besoin de connaître la date des moissons, des labours ou des semailles.
Origine et fonctionnement du cadran solaire
Les Babyloniens ne sont peut-être pas les inventeurs du cadran solaire mais ce sont eux qui l’ont diffusé en Egypte, au cours du IIe millénaire avant notre ère.
On pense que l’introduction du cadran solaire en Grèce est le fait de l’astronome Anaximandre (vers 610-vers 547) qui l’aurait employé pour déterminer l’équinoxe.
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Cadran solaire moderne. By Rger B.[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Selon les ouvrages, le premier cadran solaire égyptien date du XIIIe ou du XIIe siècle avant notre ère.
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Cadran solaire de 1667 (Angleterre). By Aejoux .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Par rapport au gnomon, le cadran solaire est plus perfectionné. Le plan est divisé en « heures égales. »
Une aiguille projette son ombre sur ce plan transformé en cadran. L’aiguille tourne au fur et à mesure que le Soleil tourne autour de la Terre.
Grâce à la partition en périodes égales de jour, on peut « lire l’heure » en vérifiant la position de l’ombre sur le cadran.
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Cadran solaire très coloré en Italie. By Pizzodisevo .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Certains cadrans solaires présentent plusieurs tracés qui tiennent compte de l’inégalité des saisons.
Il existe de nombreux types de cadrans solaires. En voici une liste non exhaustive :

  • Le cadran solaire horizontal

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Cadran solaire horizontal. By Airnos .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]


  • Le cadran solaire méridional

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Cadran solaire méridional qui est le plus courant. (Château de Queyras) . By Feuillu .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]



  • Le cadran solaire oriental
  • Le cadran solaire occidental
  • Le cadran solaire vertical déclinant
  • Le cadran solaire équatorial
  • Le cadran solaire polaire

L’importance du cadran solaire
L’importance du cadran solaire ne concerne pas que l’agriculture. Son utilisation pour calculer l’équinoxe a eu des conséquences très importantes pour l’avenir de l’astronomie et de la géographie.
La détermination de l’équinoxe donne l’emplacement de l’équateur céleste et permet d’établir, par projection sur la Terre, la position de l’équateur terrestre.
C’est grâce à ces calculs que l’on a pu évaluer la latitude.
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Cadran solaire Eglise St Helens. By Darwin 70 .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Le cadran solaire a connu un énorme succès au temps de l’empire romain. Il était très en vogue également dans les pays musulmans.
Il a été utilisé en Europe jusqu’au XVIIIe siècle.
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Cadran solaire. Cité de Carcassonne. By Fdecomite .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Pendant des siècles, les cadrans solaires ont rythmé la vie quotidienne. Ils servaient également d’ornements sur les places des villages.
L’homme et la division du temps
Si mesurer le temps a certains avantages, c’est aussi une entrave à la liberté de l’homme. Cette notion du temps est très subjective et propre à l’homme.
Le calendrier est la première invention qui a permis à l’homme de diviser le temps et donc de rythmer son existence.
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By Afroswede .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

La création du calendrier au IIIe millénaire avant notre ère répond à des besoins spécifiques : fixer la date des fêtes religieuses, organiser les travaux agricoles mais aussi déterminer l’année fiscale.
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By Pizzodisevo .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Plus nos sociétés sont devenues complexes et plus il est devenu indispensable de créer des points de repères.
L’homme a « domestiqué » le temps et, comme tout le reste de son environnement, l’a façonné en fonction de ses besoins.

Références. Lien
Les cadrans solaires, Denis Savoie, Ed Belin Pour la Science, 2003 
Les ombres des temps (histoire et devenir des cadrans solaires), de Yves Opizzo, Ed. Burillier, 1998
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:28

Monde Grec et Romain Avant notre ère


Mycènes

Civilisation mycénienne

Les héros et les dieux de la Grèce antique nous fascinent. Mais, 1000 ans avant Périclès et la Parthénon, qui furent les premiers Grecs ?
L’âge du bronze en Grèce ( 3000-1050 avant notre ère environ) se divise en trois périodes :

  • Le bronze ancien (3000-1900 avant notre ère environ)
  • Le bronze moyen (1900-1600 avant notre ère environ)
  • Le bronze récent (1600-1050 avant notre ère) : C’est durant cette dernière période que s’épanouit la première civilisation grecque, connue sous le nom de civilisation mycénienne.

A partir de 1450 avant notre ère, la civilisation mycénienne domine la Grèce. Les Mycéniens édifient des forteresses, comme Mycènes ou Tirynthe, dans les plaines côtières.
Mycènes est la forteresse la plus célèbre qui est sortie de l’oubli en 1876 grâce à Heinrich Schliemann, fasciné par les poèmes épiques d’Homère, qui pensait avoir découvert la ville de Troie.


  






 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La civilisation mycénienne
Jusque vers 1400 avant notre ère, la Grèce et la Crète sont dominées par les Minoens. La civilisation minoenne a construit, en Crète, les célèbres palais de Cnossos ou de Phaistos qui sont attribués au légendaire roi Minos.
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La célèbre fresque des dauphins dans le palais de Cnossos. By Nenyaki

Plusieurs tremblements de terre ont déjà détruit les palais crétois qui ont été aussitôt reconstruits.
Mais, l’éruption de Santorin (l’antique Thêra) détruit définitivement les palais ainsi que la civilisation minoenne vers 1400 avant notre ère.
Les premiers Grecs, les Achéens,  submergent le monde égéen, où ils prennent la place de la Crète, après la destruction de ses palais.
Ils imposent leur langue, le grec, qu’ils transcrivent en adaptant les caractères crétois, inventant ainsi une nouvelle écriture, le linéaire B.
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Tablette en linéaire B. L'écriture comporte des pictogrammes qui sont complétés par par une syllabe ou un symbole numérique. By [ltr]Mitko-denev[/ltr] (Musée archéologique d'Athènes)

L’avance de cette civilisation est marquée par la diffusion d’une céramique au décor géométrique et par celle de la fibule métallique, servant à fixer leurs vêtements.
Sous l’influence mycénienne, l’habitat se transforme, s’organisant autour d’une pièce dont le centre est occupé par un foyer, un orifice percé dans le toit y faisant office de cheminée.
Contrairement au palais crétois ouvert sur une cour centrale, le palais mycénien est refermé sur lui-même, et centré sur la salle du trône, le mégaron.
Plusieurs forteresses, aujourd'hui en ruines, montrent la puissance de cette civilisation: Mycènes, Tirynthe et Pylos notamment.
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Baignoire découverte à Pylos. By Alun Salt

Les Mycéniens prennent grand soin de leurs morts. Les tombes qui sont implantées au cœur des palais et des villages, traduisent l’importance du clan et de la famille.
Les tablettes en linéaire B, alphabet syllabique de 87 signes déchiffrés dans les années 1950, parlent de divinités très différentes de celles de la Crète.
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Mycènes se situe en haut d'une colline et domine toute la plaine. By Nick Stenning

Les Achéens vénèrent déjà Zeus, Héra, Poséidon, Hermès, Athéna, Artémis et Dionysos, qui seront les principaux dieux de la Grèce classique.
Les dieux mâles sont désormais essentiels, alors qu’en Crète, ils étaient simplement associés aux divinités féminines de la fécondité. Ce changement démontre que la force guerrière prédomine.
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Tirynthe. By Peuplier

La civilisation mycénienne prospéra tellement, qu’entre 1400 et 1200 environ, elle devint la superpuissance de la Grèce continentale.
L’émergence d’une lignée de rois guerriers pourrait être à l’origine de ce formidable essor. Les tablettes ont largement confirmé la primauté du monde de la guerre.
Les inventaires d’armes y sont nombreux : arcs, flèches, frondes, lances, javelots, épées, rapières, dagues et poignards permettaient d’attaquer.
Pour se protéger, les hommes portaient des casques de cuir décorés de défenses de sanglier, des plastrons en lin renforcés de plaquettes de métal, des couvres-joues, des couvres-bras, des jambières et des boucliers.
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Arme en bronze mycénienne. By Unforth

La plupart de ces pièces étaient en bronze.
Les Mycéniens possédaient des navires de guerre et surtout des chars ce qui leur donnait un grand avantage lors des combats.
Les Mycéniens étaient des guerriers mais également des commerçants. Le délicat travail des artisans a sans doute permit d’élargir les contacts commerciaux en Méditerranée.
En effet, ils participaient activement aux échanges commerciaux reliant l’Egypte, le Levant et l’Anatolie aux civilisations égéennes.
Les découvertes faites dans les différentes forteresses ont fourni de précieux renseignements sur cette société.
Au sommet de la hiérarchie se trouvait le roi, le wanax, secondé par un lawagétas, sorte de grand vizir ou commandant en chef des troupes royales.
C’était donc l’homme fort de ce régime bicéphale.
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Masque funéraire en or dit"d'Agamemnon". En réalité, ce masque est celui d'un des premiers princes de Mycènes. By Alun Salt

En dessous des deux dirigeants, se trouvaient les hauts dignitaires, les aristocrates et els fonctionnaires du palais.
Le télestai était un inspecteur des impôts.
De nombreuses informations étaient consignées sur les tablettes d’argile : nombre d’enfants à Mycènes, quantité de cochons livrés au palais, liste des offrandes faites aux divinités.
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Masque funéraire. Ces masques avaient pour fonction de conserver les traits du défunt. By Siyad Ma

Ainsi à Mycènes régnait une bureaucratie tatillonne et bien organisée. Le rôle de l’écriture y était déterminant mais cette dernière restait l’apanage de la caste des scribes.
Il est fort probable que la grande majorité de la population, y compris les hauts membres, était illettrée.
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Tirynthe. By Peuplier

Les plus déshérités étaient bien sûr les esclaves. Parmi eux se trouvaient de nombreuses femmes avec leurs enfants. Elles étaient capturées lors de raids.
L’immense majorité du peuple mycénien se composait de paysans. Ils vivaient à l’extérieur de la cité.
Eleveurs et agriculteurs vivaient dans des maisons rudimentaires.
Mycènes
La forteresse de Mycènes est un véritable nid d’aigle. Elle domine la plaine de l’Argos. D’imposantes murailles protègent le palais auquel on accède par des escaliers taillés dans le roc.
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Porte des Lionnes à Mycènes. By Kurmbox

Apparemment, Mycènes et les autres forteresses, sont destinées à soutenir un siège.
Dans l’Iliade, Homère transmet le souvenir d’une Mycènes « riche en or ». Cette richesse est confirmée par les découvertes de trésors provenant de razzias.
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Tombe royale de Mycènes. By Laura Scuder

A l’époque classique, les Grecs attribuent à des géants, les Cyclopes, la construction des forteresses mycéniennes.
Par exemple, les maîtres de Tirynthe ont édifié une enceinte d’énormes blocs calcaires dont certains atteignent 7,50 m de large et pèsent presque 10 tonnes.
A Mycènes, les murailles sont percées de la monumentale porte des Lionnes dont le linteau seul pèse plus de 20 tonnes.
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Muraille de Mycènes et porte des Lionnes. By Nick Stenning

Selon la mythologie, ces murs sont dus à des Cyclopes, venus se mettre au service de Persée, roi de Tirynthe et fondateur de Mycènes.
La construction du palais commença au XVe siècle avant notre ère environ. Actuellement, on distingue encore les principaux édifices :

  • La porte des Lionnes
  • Les deux  cercles des tombes
  • Les maisons de l’aristocratie
  • Le palais royal

La fin de la civilisation mycénienne
Peu après 1250 avant notre ère, le feu ravagea plusieurs forteresses. Mycènes, elle-même, dut faire face à une série d’assauts, dont elle ne se releva jamais.
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Plaine d'Argos vue de Mycènes. By Kurmbox

Thucydide, historien grec qui vécut bien plus tard, explique ainsi la destruction de Mycènes : un peuple indo-européen, les Doriens, envahit la Péloponnèse.
Un grand mur de défense barrant l’isthme de Corinthe, édifié vers 1200 avant notre ère, fut le dernier rempart pour refouler l’envahisseur.
Les archéologues n’ont cependant pas trouvé de traces d’invasion violente.
Des conflits et des révoltes internes sont peut-être la cause de la chute de Mycènes.
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Noble dame représentée sur une fresque abimée d'un palais mycénien. (Musée National d'Athènes) By [ltr]Mitko-denev[/ltr]


Par contre, on sait que des troupes stationnaient le long des côtes en prévision d’une attaque maritime.
Peut-être, l’envahisseur est-il le fameux Peuple de la Mer, dont parlent les Egyptiens à partir de 1200 avant notre ère. Il s’agit d’un peuple indo-européen, refoulé par les Egyptiens, mais qui a pu ébranler le monde mycénien.
Si puissante et guerrière que soit la civilisation mycénienne, elle disparaît cependant brusquement.
Les cités sont détruites et l’écriture disparaît.
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Tombes royales à fosse de Mycènes. Ces tombes recelaient de nombreux trésors. Intérieures à l'enceinte du palais, la disposition en cercle leur confère un caractère sacré. By Frankfl

Après la chute de Mycènes, la civilisation grecque connut une période de sommeil. Elle en sortit trois siècles plus tard.
Mais ce sont les Achéens qui ont transmis à la Grèce l’héritage crétois. Leur souvenir demeurera dans les poèmes homériques composés quatre siècles plus tard. Pour la Grèce classique, les Achéens, héros de l’Iliade et de l’Odyssée, édifient grâce aux dieux d’imprenables forteresses et vivent une histoire légendaire.
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Jeux Olympiques

Origines. Histoire

Attribuée aux dieux et aux héros grecs, la création des Jeux olympiques relève de plusieurs légendes, dont celle qui conte qu’Héraclès, après avoir détourné le fleuve Alphée, aurait organisé avec ses quatre frères une course dont il couronna le vainqueur d’une branche d’olivier.



L'origine des Jeux olympiques
La création officielle des Jeux remonterait à 776 avant J.-C., date à laquelle un certain Koroïbos aurait remporté la course du stade (192,27 m, soit 600 fois la longueur du pied d’Héraclès), épreuve à laquelle se réduisaient les Jeux à l’origine. 
C’est d’ailleurs à partir de cette date que les Grecs ont compté le temps en olympiades (périodes de quatre années séparant la célébration de Jeux olympiques consécutifs).
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L'Héraïon, sanctuaire d'Héra édifié vers 600 avant J.-C. à Olympie, en Élide (Péloponnèse). © dinosoria.com

En 884 avant J.-C. des guerres ravagent le petit royaume d’Élide, où se situe Olympie, le « pays des sources », située dans une plaine de l’ouest du Péloponnèse. 
Élide est désemparé devant ces conflits permanents et va consulter la pythie de Delphes. Celle-ci lui déclare que la colère des dieux ne pourra être calmée qu’à la condition que des Jeux olympiques soient organisés. De retour à Olympie, Iphitos réussit à convaincre Lycurgue, le puissant chef de l’armée de Sparte, d’autoriser la tenue des Jeux.
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Jeune femme spartiate s'entraînant à la course. Les Lacédémoniennes étaient aussi sportives que les garçons, contrairement aux jeunes filles Grecques (Vers 550-520 avant notre ère, British Museum, Londres) . By [ltr]Kutxa[/ltr]

Olympie devient alors un territoire neutre, interdit à toute armée pendant la durée des Jeux, et dans le même temps un territoire sacré, reconnu comme tel par toutes les cités grecques. C’est ainsi que les jeux Olympiques prennent vie, par la création d’une institution sportive avec ses lois et ses règles.
Le cadre des Jeux olympiques antiques
Olympie est un sanctuaire qui dépend de la ville d’Élis, où seuls résident les prêtres chargés des cultes. Ceux-ci gardent les temples et les trésors, car l’enceinte sacrée qui protège le bois sacré, l’Altis, renferme plus de 3 000 statues et de nombreuses richesses, dont la célèbre statue chryséléphantine (en or et en ivoire) de Zeus, l’une des Sept Merveilles du monde, œuvre de Phidias, le fameux sculpteur.
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Tête de Zeus trouvée à Olympie (Vers 490 av. notre ère. Musée archéologique d'Athènes). © dinosoria.com

Toutes les cités grecques ou colonisées par les Grecs participent à ces compétitions qui symbolisent l’unité de la nation hellénique. La trêve olympique fait déposer les armes aux combattants, qui se retrouvent dans l’hippodrome et le stade. Seuls les citoyens grecs sont admis à concourir ; en revanche les esclaves, les « barbares » (étrangers) et les condamnés sont exclus de la compétition.
L’organisation des Jeux olympiques
Les Jeux débutent avec le sacrifice de bœufs aux cornes dorés au temple de Zeus. Leurs entrailles sont brûlées à l’encens sur l’autel.
Arrivés devant la statue de Zeus, les athlètes se prosternent et prêtent serment de lutter loyalement. La flamme, allumée par des jeunes filles vierges, va brûler durant les cinq journées que durent les Jeux. 
Les concurrents sont nus.
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Médaillon ornant le fond d'une coupe attique. Il s'agit ici d'un haltérophile ou d'un personnage s'entraînant au saut (510 av. notre ère, Musée du Louvre, Paris) . © dinosoria.com

Il y a des épreuves réservées aux enfants et aux adolescents, qui s’affrontent à la course à pied, à la lutte et au pugilat.
Les épreuves réservées aux adultes comprennent trois courses à pied, la lutte, le pugilat.
C’est le quatrième jour qu’ont lieu les courses de chars, les courses à cheval, le pentathlon (course, saut, lutte, javelot, disque) et la course en armes.
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Amphore à couvercle. L'image, des lanceurs de disque et de javelot, est enfermée dans un tableau délimité par une frise (Ve siècle avant notre ère, Musée du Louvre, Paris). © dinosoria.com

La clôture des Jeux donne lieu à la remise des couronnes de feuilles d’olivier coupées avec une faucille d’or dans le bois sacré, l’Altis, qui aurait été planté, raconte la légende, par Héraclès lui-même. Les athlètes primés reçoivent en outre un bandeau en laine rouge pour les cheveux. Une palme, symbole de la victoire, sera plus tard ajoutée à ces attributs. Les cérémonies s’achèvent par un sacrifice à Zeus. 
Le héros reçoit une pension exempte d’impôts et on élève dans sa ville une statue à son effigie dans un lieu public.
Le premier marathon de l'histoire
En 490 avant notre ère, la plage de Marathon est baignée d'une eau sanglante. Les Perses sont vaincus et plus de 6 000 soldats gisent sur le rivage. Les Grecs ont seulement perdu 200 hommes. Les hoplites victorieux chargent Philippidès de couvrir au pas de course les 40 kilomètres qui séparent Marathon d'Athènes pour annoncer la victoire.
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Le coureur de Marathon annonçant la victoire. (Musée du Louvre, Paris) . © dinosoria.com

Ayant délivré son message, Philippidès s'écroule, mort d'épuisement. L'épreuve sportive du marathon (42,195 kilomètres), introduite aux Jeux olympiques en 1896, rend hommage à cet exploit.
Dérives et fin des Jeux olympiques de la Grèce antique
Les jeux Olympiques de l’Antiquité grecque ne furent pas le « paradis perdu » que l’on évoque souvent.
Il y eut des tricheurs ; des mécènes ne craignirent pas d’acheter des écuries avant les épreuves et de prendre des étrangers dans les équipes de leurs cités ; des athlètes également tentèrent de se doper, notamment en mangeant à l’excès de la viande ou en buvant des philtres. Autant de faits qui ne sont pas sans évoquer la triste réalité de notre sport moderne.
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Athlètes s'entraînant au jeu de balle. Les entraînements se tenaient dans une partie du gymnase appelée la palestre (Vers 510 avant notre ère, Musée archéologique d'Athènes). © dinosoria.com

La fameuse trêve olympique, elle-même, ne fut pas toujours respectée :

  • En 420 avant J.-C., les Éléens interdisent aux Lacédémoniens de participer aux Jeux et tentent d’exercer un chantage politique, si bien que l’on craint une intervention armée pendant les Jeux

  • En 364 avant J.-C., les Arcadiens s’emparent d’Olympie et prennent la place des Éléens pour organiser les Jeux. Ces derniers se présentent alors en armes pendant la célébration des Jeux


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Athlètes luttant (Vers 510 avant notre ère, Musée archéologique d'Athènes) . © dinosoria.com

La décadence des Jeux olympiques commença donc avec des affaires de corruption. Plus tard, la civilisation grecque subit les influences de ses colonisateurs macédoniens puis romains jusque dans le programme olympique : les combats de gladiateurs, la lutte contre les fauves apparaissent et la durée des Jeux s’allonge, allant jusqu’à six mois.
Dédiés aux dieux multiples de la religion grecque, les Jeux ne résisteront pas au dieu unique des chrétiens.
C’est l’empereur Théodose Ier, converti au christianisme et fortement influencé par saint Ambroise, évêque de Milan, qui décidera de les interdire purement et simplement en l’an 392 de notre ère.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:28

Hilotes

La civilisation grecque n’a pas échappé à l’esclavage. C’était une règle fondamentale des sociétés antiques.
Cependant, à Sparte, les esclaves baptisés hilotes, vivaient dans des conditions particulièrement effroyables.



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Sparte : la guerrière
Fondée par les Doriens dans le Péloponnèse, Sparte, appelée aussi Lacédémone, a mis en place des institutions très singulières.
Cernée par des peuples ennemis qui convoitent son territoire, la ville s’est très tôt organisée en une société militaire.
Tous les enfants étaient enrôlés très jeune dans l’armée. Les tâches subalternes comme l’agriculture ou le commerce, étaient confiées à une catégorie sociale qui n’avait aucun droit de cité.
En effet, à Sparte, il existait deux catégories d’individus méprisés par les spartiates :

  • Les périèques : hommes libres soumis aux spartiates qui étaient artisans ou commerçants
  • Les hilotes : esclaves auxquels il incombait les travaux ingrats

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Naissance des hilotes
Les historiens ne savent pas précisément comment la catégorie des hilotes est née. A cette époque, les esclaves étaient souvent des ennemis battus.
On pense que les hilotes étaient les descendants de ces populations primitives battues lors de l’invasion dorienne.
D’autres historiens pensent au contraire que cette catégorie était issue du même groupe ethnique que les Lacédémoniens.
En principe, les esclaves antiques appartenaient à des familles. A Sparte, les hilotes sont la propriété de l’Etat. C’est lui qui les répartit en fonction des besoins et notamment aux travaux des champs.
Les hilotes ne peuvent être vendus et leur condition est héréditaire.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Des conditions de vie effroyables
Les hilotes servaient de contre modèle aux jeunes Spartiates. Par exemple, lors des repas communautaires (syssities), des hilotes étaient enivrés afin de montrer aux jeunes les méfaits de l’ébriété.
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Un Spartiate montre un hilote ivre à son fils (peinture de Sabbate, Paris, Ecole des Beaux-Arts)

Une pratique bien plus inhumaine, appelée crypteia, faisait partie de l’éducation des jeunes. Il s’agissait d’une vraie partie de chasse où le gibier n’était autre qu’un hilote. 
L’esclave était lâché dans la campagne et les futurs guerriers avaient pour missions de le débusquer avec le doit de l’égorger.
Les jeunes pouvaient par la même occasion prouver leur force et leur intelligence en égorgeant tous les hilotes, surtout les plus robustes, qu’ils trouvaient sur leur chemin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La révolte des hilotes
En 464 avant notre ère, les hilotes profitent d’un tremblement de terre particulièrement violent pour se révolter.
Profitant de la panique générale, ils s’insurgent. Mais, cette révolte est rapidement matée dans le sang.
Les survivants se réfugient dans des cités voisines pour les rallier à leur cause. Malheureusement pour eux, les phalanges spartiates très expérimentées finissent par remporter la victoire.
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Soldats poursuivant des hilotes (détail d'un sarcophage, musée du Vatican)

Les derniers hilotes s’installent sur le mont Ithôme, en Messénie. Cette montagne est imprenable. Après plusieurs essais infructueux, les Spartiates font appels aux forces athéniennes.
Le siège dure plusieurs semaines et finit par venir à bout de la résistance hilote. Les hilotes meurent au combat ou sont exécutés.
Cependant, cet héroïsme a permit aux générations futures de comprendre que la Grèce n’était pas le modèle de civilisation si souvent montrée en exemple.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:29

Peste d’Athènes

En 430 avant notre ère, Athènes a déjà connu un siècle d’hégémonie. À cette date, la cité est en pleine guerre contre Sparte.
Alors que les combats affaiblissent déjà la cité, une épidémie de peste décime la population.


Athènes et le siècle de Périclès
Au Ve siècle avant notre ère, Athènes est à l’apogée de sa puissance. On peut se demander comment Athènes a pu influencer si durablement l’histoire du monde. Il est en tout cas certain que nous sommes les héritiers de cette civilisation.
Bien sûr, une grande partie de la gloire de cette civilisation reposait sur le travail des esclaves, on ne peut également omettre les nombreuses guerres civiles.
Pourtant, les Athéniens nous ont transmis le goût de l’indépendance et de l’espérance.
De 460 à 430 avant notre ère, Athènes connaît son âge d’or. Un homme incarne la puissance de ce siècle : Périclès.
Pendant 30 ans, l’histoire de la cité a été étroitement liée avec celle de cet homme. Cet aristocrate a su enrichir et embellir sa cité.
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Statut de Périclès (British Museum de Londres)

Ce sont ses ambitions impérialistes qui vont conduire au déclin d’Athènes. Sparte, la rivale de toujours, mènera cette civilisation d’érudit à sa perte.
Quand la guerre éclate en 430, nul ne sait encore que le siècle de Périclès touche à sa fin. Cette guerre durera plus de 20 ans.
Le déclenchement de la peste
La première partie du conflit baptisé « guerre du Péloponnèse » permet aux Spartiates de remporter de brillantes victoires.
De ce fait, les populations chassées par l’envahisseur se replient vers Athènes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Guerrier mourant (Glyptothek, Munich)

Au début de l’été 430, la cité est surpeuplée. Les réfugiés s’entassent dans des abris insalubres.
Ce sont ces conditions d’hygiène déplorables qui permettent à la peste de se développer d’une manière aussi fulgurante.
Les conséquences de l’épidémie
Les symptômes ne correspondent à aucune maladie connue à cette époque : forte sensation de chaleur, irritation des yeux et de la bouche, violents vomissements, une soif intense. La mort survient au bout de 8 jours environ.
Un tiers de la population périt ainsi de cette infection que personne ne sait soigner.
L’épidémie a ainsi sévi par vagues successives pendant plus de 2 ans.
Cette épidémie a introduit le désordre moral dans la cité. Les lois ne sont plus respectées. Les morts sont si nombreux qu’on les entasse pêle-mêle sur les bûchers.
Cette mort omniprésente provoque chez les survivants un désir de compensation. Ils se livrent donc à toutes sortes d’excès ne sachant pas s’ils seront encore en vie le lendemain. Toutes les valeurs morales et traditionnelles qui ont fait la gloire d’Athènes sont foulées.
Périclès ne peut plus endiguer la colère de ses concitoyens. Il est tenu pour responsable des malheurs qui s’abattent sur eux. Il ne verra pas la défaite finale d’Athènes, car lui-même sera victime de l’épidémie en 429.
L’épidémie a été l’un des facteurs déterminants de la défaite d’Athènes face à Sparte.
Peste ou typhus ?
Les grandes villes de l’Antiquité ont été victimes d’épidémies désignées sous le nom de « peste ».
Aujourd’hui, on pense qu’il s’agissait plus probablement du typhus. Cependant, il est difficile de diagnostiquer ces maladies contagieuses d’autant plus que certaines nous sont encore peut-être totalement inconnues.
Les maladies endémiques ne disparaissent jamais complètement et peuvent réapparaître à tout moment si les circonstances leur sont favorables.
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