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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:16

Rappel du premier message :

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Antiquité
Antiquité (IVe millénaire avant notre ère - Ve siècle). De la naissance de l'écriture jusqu'à la chute de l'Empire Romain. 

Égypte Ancienne

La période historique que l'on nomme Égypte ancienne s'étend sur plus de 3000 ans, de 3100 avant notre ère à 392 de notre ère. Durant cette longue période se sont succédé des pharaons dont certains ont marqué l'histoire de l'Égypte. De nombreuses réalisations artistiques et architecturales sont arrivées jusqu'à nous.
Les Pyramides sont bien sûr l'emblème de l'Égypte ancienne. L'art égyptien a connu une exceptionnelle continuité. Durant plus de 3000 ans, il a exprimé la vision d'un monde créé par les dieux, protégé par les pharaons et servis par les hommes.
La fabuleuse civilisation de l'Égypte ancienne fait aujourd'hui l'objet d'une admiration universelle.



Des fourchettes à escargots datant de 3000 ans avant notre ère

Alors que les Européens ont mangé avec les doigts et un couteau jusqu'au XVIe siècle, certaines antiques civilisations faisaient preuve, à table, d'un grand raffinement.

  
Les Grecs et les Romains, par exemple, fabriquèrent des cuillères en bronze, voire en argent; les Romains connaissaient en outre l'usage de la fourchette.
Mais ce sont les Égyptiens qui, en 3000 av. J.-C., conçurent les couverts les plus finement travaillés. Ils avaient été jusqu'à imaginer des fourchettes à escargots.

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Nous pensons souvent que notre société est bien plus raffinée que ne l’étaient les sociétés préhistoriques. Pourtant, exhumés en Turquie en 1961, des couverts, qui datent de l’âge de pierre, ont été utilisés à une époque qui remonte peut-être jusqu’au VIIe millénaire avant notre ère.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:29

Alexandre Le Grand

En 336 avant notre ère, un prince de 20 ans, Alexandre III de Macédoine, dit Alexandre le Grand, monte sur le trône de Macédoine.
En seulement 12 ans, son règne va changer la face du monde. Durant cette courte période, Alexandre le Grand va soumettre l’Empire Perse, fonder de nombreuses villes appelées Alexandrie et créer un empire s’étendant de l’actuelle Albanie jusqu’aux frontières du Cachemire.
On ne peut s’empêcher d’être fasciné par cette épopée du plus grand conquérant de l’Antiquité.


L'ambition démesurée d'Alexandre le Grand
Dès l’enfance, Alexandre fait preuve d’une grande ambition. Il n’a que 13 ans quand il dompte le cheval Bucéphale que personne n’avait réussi à dresser.
Ce cheval fera d’ailleurs partie de toutes ses conquêtes.
Le jeune homme n’a que 20 ans quand son père, Philippe de Macédoine, meurt assassiné. Mais, le prince était déjà rompu à l’exercice du pouvoir.
A 16 ans, son père l’avait nommé Régent de Macédoine, avant de partir en guerre contre Byzance.
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Statut d'Alexandre le Grand. By [ltr]Donnay[/ltr]

A 18 ans, Alexandre se bat contre les cités grecques et triomphe à la bataille de Chéronée.
C’est le philosophe Aristote qui a veillé à l’éducation de l’enfant. Alexandre est nourri de philosophie et de poésies lyriques.
Ce jeune roi est convaincu d’être un descendant des Dieux. Selon sa mère, il est le descendant d’Achille, héros de la guerre de Troie et d’Héraclès, fils de Zeus.
La conquête de l’Asie
En 334 avant notre ère, Alexandre organise une expédition pour sauver l’armée que son père a laissée en Asie.
Il franchit l’Hellespont, un détroit qui sépare la Grèce de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie), avec 35 000 hommes.
Les Perses sont forts de 120 000 soldats et 35 000 mercenaires. Le combat semble bien déséquilibré.
Pourtant, Alexandre écrase les colonnes perses de Memmon.
Fort de cette victoire, il pénètre plus avant en Asie Mineure et s’empare de Sardes, des villes grecques et puis de toute l’Anatolie.
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Alexandre le Grand et son cheval Bucéphale. By [ltr]andronicusmax[/ltr]

Il occupe la Syrie, puis la Phénicie et prend Tyr en 332. La ville lui ayant résisté, il l’a fait raser et vend les habitants comme esclaves.
Il s’empare de Gaza et de Jérusalem et marche sur l’Egypte. Il fonde Alexandrie dans le delta du Nil.
Toute la Méditerranée est en son pouvoir.
Alexandre est en passe de concrétiser son grand projet : conquérir l’empire de Darios III, le Grand Roi, projet laissé inachevé à la mort de son père.
Malgré les défaites successives, Darios ne s’avoue pas vaincu. Replié à Babylone, il a reconstitué son armée.
Il compte sur son excellente cavalerie et les redoutables chars à faux tranchantes dont elle est équipée.
Mais, une fois encore, Darios est obligé de fuir. Cette défaite ouvre à Alexandre la route des cités perses : Babylone, Suse, Persépolis, Xerxès.
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Darios à la bataille d'Issos (IIe siècle avant notre ère. Musée archéologique de Naples). By [ltr]Get directly down[/ltr]

Toutes les capitales finissent par tomber. C’est alors que Darios est assassiné par ses généraux. Alexandre se proclame alors Roi d’Asie.
Une conquête inachevée
En 327, Alexandre entreprend la conquête de l’Inde. Dès 326, il est sur les rives de l’Indus. A l’été de cette même année, il affronte le roi Pôros et son armée d’éléphants.
Après une écrasante victoire, il veut pousser jusqu’au Gange.
Mais, Bucéphale, son cheval favori est mort. Après 8 ans de guerre, son armée est épuisée et ne souhaite qu’une chose : rentrer chez elle.
Alexandre, pour la première fois de sa vie, doit céder. Il érige alors une colonne sur laquelle il fait graver « Ici s’est arrêté Alexandre ».
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Détail du sarcophage dit "d'Alexandre", découvert dans la nécropole de Sidon (Liban) en 1855. Le soldat perse s'effondre sous les coups du conquérant divinisé, coiffé, comme Hercule, de la dépouille d'un lion. (IVe siècle avant notre ère, Musée archéologique Istanbul) . By [ltr]Oboulko[/ltr]

Au printemps de 323, il est de retour à Babylone. Il se sent déjà prêt à repartir vers de nouvelles conquêtes.
Mais, au mois de juin, en plein banquet, il est pris d’une violente fièvre. En moins de 15 jours, la malaria l’emporte. L’invincible Alexandre n’a que 33 ans.
Alexandre le Grand, homosexuel ?
Le film d'Oliver Stone, Alexandre, sorti en 2004 insiste beaucoup sur l'homosexualité du grand conquérant. Cette vision trop moderne peut sembler très contestable car la conception morale des Grecs concernant l'homosexualité est bien différente de notre conception actuelle. Cependant, il ne faudrait pas non plus que notre interprétation soit une manière détournée de dire:" être homosexuel n'est pas compatible avec le fait d'être un grand conquérant."
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Colin Farrell dans le rôle d'Alexandre le Grand

Dans cette version, nous sommes très loin du film de 1956 avec Richard Burton qui magnifie  Alexandre. Il faut souligner que la version d'Oliver Stone est beaucoup plus proche de la réalité historique que la version très hollywoodienne de Robert Rossen.
Oliver Stone a d’ailleurs fait appel à Robin Lane Fox, professeur d'Histoire de l'Antiquité à Oxford. Il est également l’auteur d’une excellente biographie d’Alexandre le Grand, publiée en 1974.
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Jared Leto dans le rôle d'Hephæstion, ami et amant d'Alexandre

Plusieurs historiens affirment qu'Alexandre est devenu dépressif à la mort de son amant. Ils se basent sur certains écrits des historiens de l'époque qui relatent la grande souffrance morale d'Alexandre suite à la mort prématurée de son compagnon.
Il est donc certain qu' Alexandre avait un amant auquel il tenait beaucoup, Hephæstion. Mais comme le voulaient les coutumes de l'époque, cela ne l'a pas empêché d'avoir plusieurs enfants et de nombreuses maîtresses. On peut donc parler de bisexualité, ce qui était très courant à l'époque.
Hephæstion est décédé en novembre 324 avant notre ère, peut-être de la fièvre typhoïde.
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Alexandre le Grand. By [ltr]Dime01[/ltr]

On sait également qu'à la mort de son ami et compagnon, Alexandre a fait exécuter le médecin d'Hephæstion.
Il a également fait dresser un bûcher de six étages pour incinérer le corps de son compagnon d'armes. Hephæstion a été nommé Chiliarque c'est-à-dire «Grand Vizir».
Un tombeau, digne d’un pharaon, a été construit à Babylone. Il était destiné à Hephæstion. Mais, finalement, il servira aux funérailles d'Alexandre, qui meurt moins d’un an après son amant.
Alexandre avait une sexualité en harmonie avec son époque. Les mariages étaient politiques, les maîtresses étaient nombreuses et entre deux batailles, on se divertissait entre hommes.
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Buste d'Héphaistion. By [ltr]brewbooks[/ltr]

Oliver Stone a eu le courage de relater un fait qui était toujours resté dans l'ombre. Beaucoup de gens n'ont pas apprécié à la sortie du film et particulièrement en Grèce. Cet émoi, à mon avis injustifié, prouve simplement que notre vision moderne de l'homosexualité est très déformée. Cela prouve également que le sujet reste encore tabou malgré sa surmédiatisation.
Quelles qu’aient pu être ses préférences amoureuses, Alexandre le Grand est et restera pour toujours un grand visionnaire, parfois un peu trop idéaliste, qui en un temps éclair a marqué de son empreinte notre histoire.
Une mission divine
Alexandre a toujours cru qu’il était investi d’une mission divine. En Egypte, il se fait nommer Pharaon, « fils de Rê », « nouvel Horus » avec l’accord des égyptiens.
Il se dit « fils d’Amon », l’équivalent égyptien de Zeus et affirme que sa mère l’a conçu du dieu lui-même, qui avait pris la forme d’un serpent.
A partir de là, Alexandre exige qu’on se prosterne pour lui b..... les pieds.
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Eléphant, détail d'un stupa de Wat Chieng Mun. Alexandre se fit livrer dans la vallée de l'Indus des pachydermes pour y habituer ses soldats. By [ltr]Oboulko[/ltr]

Il institue un culte royal : le cérémonial de la proscynèse. Les Grecs, hostiles à la vénération d’un être vivant, y sont hostiles mais cette résistance est vite étouffée.
Un rêve d’unification
Alexandre le Grand a toujours rêvé de réaliser l’unité du monde, de marier l’Occident à l’Orient.
Ce mariage implique de créer des foyers de langue et culture grecques qui cimenteront son empire.
Voilà pourquoi, partout où il passe, Alexandre fonde une ville qui porte son nom. Selon Plutarque, il en aurait fondé plus de 70 dont 34 ont été identifiées à ce jour. La plus célèbre est bien sur Alexandrie d’Egypte.
Il créé des ports, développe la monnaie et étend les systèmes de communication.
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Pièce à l'effigie d'Alexandre qui orne un pendentif. By [ltr]Gemteck 1[/ltr]

Il a l’intelligence de maintenir en place les administrations existantes et de respecter les dieux et les temples des pays conquis.
Il se contente juste de placer des Macédoniens aux postes clés.
Son armée est à l’image de son empire. Elle compte de plus en plus d’orientaux.
Alexandre, lui-même, pour montrer l’exemple a épousé Roxane, la fille d’un dignitaire Perse et en seconde noce, il a pris une fille de Darios. Il incite ses officiers à suivre son exemple.
Pourtant, à sa mort, l’empire vole en éclats. Ses successeurs se battent pour le pouvoir. La mère d’Alexandre, sa femme et son fils sont assassinés.
Après 50 ans de luttes internes, l’empire est morcelé en trois royaumes.
Alexandre le Grand est entré dans la légende.
Il laisse derrière lui les violences d’un roi mû par la démesure mais également des innovations durables comme la conception d’une monarchie autocratique.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:29

La légion romaine

C’est la conquête de l’Italie qui forge l’instrument de l’impérialisme romain : l’armée. La légion romaine est peu à peu devenue l’armée la plus puissante du monde. En six ans, César et ses légions ont conquis la Gaule.
Cette armée était très hiérarchisée. Son organisation exemplaire a été la clef du succès des grandes conquêtes romaines.
Contrairement à la plupart des pays, qui utilisaient des professionnels de la guerre c’est-à-dire des mercenaires, l’armée romaine est longtemps restée une armée de soldats-citoyens.
Mais, à partir de 300 avant notre ère, les peuples conquis fournissent des contingents. Les légionnaires romains sont alors devenus des professionnels. Ils servaient pendant de nombreuses années et recevaient une solde régulière. Les soldats en retraite recevaient un lopin de terre.
La légion romaine constitue la toute première force armée véritablement professionnelle. Ce concept était vraiment une grande nouveauté.



Constitution de la légion romaine
Les citoyens romains sont répartis en cinq classes, divisées en centuries : groupe de 100 citoyens.
Les centuries équestres, les plus riches, forment la cavalerie. La légion à proprement parler est composée de l’infanterie lourde.
Les deux dernières classes sont composées de l’infanterie légère : les vélites.
Les centuries les plus pauvres sont dispensées du service militaire. Cette armée n’est d’ailleurs pas permanente.
Selon les besoins de la guerre, on procède chaque année au choix des recrues, qui prêtent serment à leur commandant.

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Les manquements à la discipline, très stricte, vont jusqu’à la peine capitale.
L’unité de base de l’armée est la légion : de 5000 à 6000 hommes commandés par un légat ou tribun militaire.
Une légion est répartie en centuries, commandées par des centurions et assistés d’escadrons de 30 cavaliers.
L’unité tactique est le manipule (deux centuries). L’unité opérationnelle est la cohorte (trois manipules).
De nombreuses distinctions étaient remises aux unités qui se distinguaient sur les champs de bataille.
Par exemple, la couronne de rempart était une distinction accordée à la première unité à oser escalader les murailles d’une ville.
La tenue du légionnaire
La tenue ainsi que l’équipement ont évolué au fil du temps. Le légionnaire de l’époque républicaine se distingue de celui de l’époque impériale.
En effet, les premiers légionnaires portaient un long bouclier et combattait nu-pied. Son casque et sa cuirasse étaient par contre déjà bien romains. Il était armé d’une lance et d’une épée.
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Légionnaire de l'époque républicaine . En bas, des légionnaires faisant la tortue. (Musée de la civilisation romaine)

Les officiers portaient des tenues d’apparat. La photo ci-dessous représente une cuirasse de centurion.
Elle est couverte de phalères, décorations attribuées après des actions d’éclat.
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À côté de l'armure, les enseignes de la 3e cohorte prétorienne. On y voit la distinction de la couronne de remparts (Époque impériale, Musée de la civilisation romaine)

L'épée et la lance constituaient les armes principales. Le pilum, une lance à pointe de fer, pouvait transpercer les boucliers ennemis. Le pilum est essentiellement une arme de jet. Dans la tactique de bataille, il s’agissait avant tout de désorganiser les rangs ennemis avant l’assaut au glaive. Le pilum est à usage unique grâce à un système de fixation du fer sur la hampe par clavettes qui se brisent après l’impact.
Le petit glaive à double tranchant (Gladius) était utilisé lors des combats rapprochés.
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Barbare combattant un légionnaire romain (fragment d'un bas-relief du IIe siècle de notre ère, Paris, Musée du Louvre) . © dinosoria

Les glaives césariens (épées) mesuraient plus de 70 cm. Ils servaient de taille et d’estoc. C’était des armes adaptées aux combats singuliers.
Ces armes étaient rarement en bronze, plutôt en fer. Les tranchants étaient fragiles et la rigidité aléatoire.
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Casque et bouclier. Reconstitution historique. [ltr]© VIIIe légion romaine « Augusta »[/ltr]

Le légionnaire romain possédait de multiples protections :

  • Casque poli

  • Rivets aux sandales

  • Une armure en métal recouvrait la poitrine et l’abdomen

  • Des cnémides en métal protégeaient les jambes des lames ennemies

  • La ceinture ornée de ferrures le protégeait

  • Un bouclier (scutum)

  • Les techniques de combat


L'arsenal romain comptait des arbalètes et des catapultes capables de lancer des flèches, des pierres et des bombes incendiaires par-dessus les murs des camps ennemis.
Les techniques de combat ont évolué de la même manière que l’équipement ou la tenue.
Sous la République, l'armée était divisée en légions constituées de manipules, « poignée » de soldats portant les mêmes armes. Au premier rang se plaçaient des carrés composés d'hastaires, soldats armés de lances, puis venaient les principes et les triaires qui attaquaient les légions ennemies, affaiblies par les hastaires.
Par la suite, le général Marius réorganisa la légion pour la rendre plus efficace. Le centurion et l'optio étaient à la tête des centuries, lesquelles se composaient de 80 hommes et formaient à leur tour des cohortes, pivot de la nouvelle légion. Les soldats avaient des armes et des entraînements identiques.
Une des plus célèbres techniques de combat est sans conteste la tortue.
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Reconstitution historique . © [ltr]VIIIe légion romaine « Augusta »[/ltr]

Les soldats opposaient à l'ennemi un mur de fer hérissé de javelots ; les hommes du premier rang avançaient bouclier contre bouclier ; les soldats du second rang se protégeaient en plaçant leur propre bouclier au-dessus de leur tête.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:30

Hannibal

Les trois guerres qui opposèrent Rome à Carthage entre 264 et 146 avant notre ère ont été baptisées guerres puniques. C’est durant la deuxième guerre punique qu’Hannibal va entrer dans la légende. Souffrances et rancoeurs accumulées ont fait de Rome et de Carthage des ennemis « héréditaires ». La légende dit que c’est le propre père d’Hannibal, Hamilcar Barca, qui aurait exigé de son fils la promesse de venger la première défaite punique.
Il est certain qu’Hannibal est l’âme et le principal acteur du deuxième conflit. Certains historiens ont d’ailleurs donné à cette seconde guerre le nom de « guerre d’Hannibal ».








 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Portrait d’Hannibal
Né en 247 avant notre ère, Hannibal est le fils d’un général, Hamilcar Barca (?-229 avant J.-C.), qui combattit brillamment Rome pendant la première guerre punique.
Hannibal avait passé son enfance dans les camps d’Espagne et s’était distingué de bonne heure par ses qualités d’intelligence et de bravoure. Il avait été élevé dans la haine des Romains, traditionnelle dans sa famille. Il est impossible de savoir d’où vint l’initiative de la grande expédition qu’il entreprit contre Rome.
L’idée venait-elle de son père ou de son entourage ? Ou bien était-ce un projet purement personnel, imposé à un État dont les grands chefs établis en Espagne n’étaient pas totalement dépendants ? 
Hannibal semble avoir pris l’initiative de la guerre en attaquant la petite ville de Sagonte (aujourd'hui Sagunto). C’était violer l’esprit du traité entre Rome et Carthage. Rome pouvait s’en irriter, mais Hannibal pouvait avoir ainsi cherché le conflit.
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Hannibal, Buste en marbre (Musée archéologique national, Naples)

Nous ne connaissons Hannibal que par ses actions. Il est certain qu’il fut un grand politique et qu’il a cherché à recruter des alliés contre Rome. Il n’a pas réussi à former une coalition avec Syracuse et la Macédoine. Il a guerroyé avec opiniâtreté contre Rome, comme en une croisade, médiocrement soutenu par Carthage. Il a été servi par sa connaissance de la tactique macédonienne.
Il gardait sur son armée toute son autorité, tout son ascendant dans les pires circonstances. Mais peut-être mêlait-il, comme l’a observé C. Jullian, ses qualités de réflexion à l’entêtement et à l’imagination aventureuse. Il avait aussi certains défauts : la cruauté, le goût immodéré du pillage et du butin, la ruse et même la perfidie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La guerre d’Hannibal
Cette seconde guerre s’est déroulée de 218 à 201. Pour marcher vers Rome, Hannibal emmenait avec lui une armée hétérogène, comprenant au départ Africains et Ibères, en attendant d’entraîner ultérieurement avec lui des peuples entiers.
Il aurait quitté le pays punique avec une centaine de milliers d’hommes et 37 éléphants. Il devait perdre la moitié de cette armée avant de rencontrer les Romains.
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Vase en forme d'éléphant (Musée archéologique national, Naples)

Plusieurs batailles vont lui être nécessaires pour réussir à écraser les 240 000 hommes de l’armée romaine.
En Gaule, il fallut éviter quelques troupes de Gaulois, en particulier, passer le Rhône en leur échappant. Les Romains manquèrent l’occasion. En effet, Scipion arriva de Marseille quelques jours plus tard.
Quel itinéraire Hannibal suivit-il ensuite pour franchir les Alpes ? Aujourd’hui, l’itinéraire de l’Isère et du Mont-Cenis rallie de nombreux suffrages. C’était un itinéraire difficile. L’étroitesse des passes, la neige, les embuscades des montagnards... L’armée apparut en Italie épuisée, amoindrie, mais elle débouchait dans une plaine dont Rome n’avait guère prévu la défense.
Hannibal avait réussi à surprendre l’adversaire.
Hannibal fut vainqueur sur les rives du Tessin et de la Trébie (218 avant notre ère) non sans nouvelles pertes. Il ne lui restait plus qu’un éléphant. Mais il trouva dans les Gaulois de Cisalpine des alliés qui lui apportèrent un renfort considérable.
Une armée romaine gardait l’Apennin à Arezzo. Pour la contourner, Hannibal empêtra son armée dans la plaine inondée de l’Arno en crue. Ses troupes souffrirent beaucoup, et les bêtes de somme se noyèrent en masse.
C’est à ce moment qu’une ophtalmie fit perdre un œil à Hannibal. Celui-ci alla piller la campagne sous les yeux des Romains, qui ne purent résister à la provocation évidente et se laissèrent entraîner, puis massacrer par les Puniques, conduits par un maître de la stratégie, dans une étroite passe bordant le lac Trasimène (217 avant J.-C.).
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Armure punique. Elle est décorée du dieu Baal Hammon (Musée de Carthage)

Rome était sans défense, mais Hannibal ne l’attaqua pas. Il préféra restaurer son armée. Il passa dans le sud de la péninsule, tandis que Rome levait de nouvelles légions.
À Cannes, il réussit à décimer une armée romaine deux fois supérieure à la sienne (216 avant notre ère).
Rome se retrouvait sans défense et sans armée. Pourquoi Hannibal n’a-t-il pas attaqué Rome et ainsi totalement exploité sa victoire ? Certains historiens pensent qu’il attendait des renforts de Carthage. Il les attendit dix ans !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les délices de Capoue
Hannibal laissa d’abord ses troupes séjourner à Capoue, ou elles goûtèrent aux délices de la civilisation grecque. Puis les Romains assiégèrent Capoue. Hannibal chercha à les attirer sur un autre terrain, les battit en plusieurs occasions, prit entre-temps des villes de la côte (Tarente, Héraclée, Thurium, Métaponte), mais il n’arriva pas à faire lâcher prise aux assiégeants de Capoue. C’est dans le cadre de ces opérations de diversion qu’il faut situer sa marche sur Rome, en 211 avant notre ère.
Hannibal apparut sous les murs de la ville, campa quelques jours au bord de l’Anio et alla reconnaître les murailles. Une violente ondée fit tourner court les préparatifs d’un combat en rase campagne, et Hannibal n’insista pas.
Son apparition devait laisser aux Romains le souvenir d’une terreur légendaire.
Capoue tomba peu après au pouvoir des Romains, qui traitèrent la ville avec barbarie. Hannibal en fut très affecté, toutes ces opérations ayant eu pour objet de détourner ses adversaires de Capoue.
La guerre se poursuivit sans but précis. En 210 avant notre ère, Hannibal aurait pris et saccagé quatre cents localités de l’Italie méridionale.
Il perdait pied et se voyait repousser peu à peu. Malgré l’arrivée tardive des renforts envoyés par Carthage, il ne put que se maintenir sur un territoire de plus en plus restreint. Quand, en 203 avant notre ère, Carthage le rappela, à la suite du débarquement de Scipion en Afrique, il n’occupait plus que Crotone et ses abords immédiats.
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Scipion l'Africain, Buste en bronze ( Ier siècle avant J.-C. Galerie nationale de Capodimonte, Naples)

C’est alors qu’il fit graver au temple d’Era Lacinia ses exploits. Rappelé d’Italie pour défendre Carthage, Hannibal affronte en 202 l’armée de Scipion dans un ultime combat à Zama (Tunisie actuelle).
Vainqueur, Scipion prend alors le surnom d’ »Africain ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les éléphants d’Hannibal
L’utilisation militaire d’éléphants est d’origine orientale. Les Perses les avaient utilisé contre Alexandre le Grand.
L’originalité des éléphants qu’utilise Hannibal est que la plupart viennent d’Afrique du Nord. Ils appartiennent à une espèce plus petite que celle de l’éléphant de savane.
Arrivant d’Espagne avec 37 éléphants, Hannibal comptait sur la force de ces animaux pour écraser l’ennemi romain.
Malheureusement, la traversée des Alpes leur fut fatale à cause de la neige.
Un seul éléphant, surnommé le « Syrien », survécut. Cet animal était sans doute un éléphant d’Asie. Il servait à Hannibal de monture d’apparat lorsqu’il entrait en vainqueur dans les villes conquises.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La fin d’Hannibal
Hannibal fit accepter les dures propositions de paix de Scipion, puis, devenu suffète (Magistrat suprême de Carthage), accomplit d’importantes réformes dans le gouvernement de Carthage et restaura l’activité économique.
Son activité inquiéta à la fois Rome et ses ennemis politiques. Aussi, en 195 avant notre ère, il jugea bon de fuir et de se réfugier à la cour du roi de Syrie, Antiochos III Mégas, dont il devint le conseiller.
Mais les intrigues de cour, son échec à la tête d’une escadre, lors de la bataille navale qui eut lieu à l’embouchure de l’Eurymédon (190 avant notre ère), et la paix d’Apamée (188 avant notre ère), le contraignirent à fuir en Bithynie, ou il rendit de nombreux services au roi Prousias.
Il continua à intriguer contre Rome. Cependant, Rome était partout victorieuse et Carthage le traitait en suspect. Menacé d’être livré aux Romains, Hannibal s’empoisonna en 183 avant notre ère.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:30

Gladiateur

Révolte de Spartacus

Le plus sanglant des spectacles, le combat de gladiateurs, est apparu à Rome au milieu du IIIe siècle avant notre ère.
Chaque gladiateur était recruté parmi les condamnés de droit commun ou les esclaves. Le gladiateur le plus connu est incontestablement Spartacus qui est devenu une légende.


L’origine et l’évolution des jeux du cirque
À l’origine, le combat de gladiateurs était une variante d’un rite funéraire étrusque. Ces jeux étaient donnés à titre privé en l’honneur d’un mort.
Des hommes étaient sacrifiés au cours d’un simulacre de combat afin que le mort honoré par cette cérémonie fût accompagné d’une escorte armée pour son voyage dans l’autre monde.
Au tout début, en 264 avant notre ère, ces combats marquaient les obsèques de certains aristocrates.
Pour rendre hommage aux morts, on obligeait des esclaves à se battre. Ces combats attiraient une telle foule qu’il fallut les transférer au Forum.
À l’époque impériale, ils sont devenus publics, mais les spectateurs y viennent vêtus de sombre en souvenir du lien d’origine avec la mort.
Puis progressivement, ces combats sont devenus un divertissement. Pendant 600 ans, une foule déchaînée a applaudi au carnage des gladiateurs et des animaux.
Les combats de gladiateurs
En règle générale, les gladiateurs étaient recrutés parmi les esclaves et les prisonniers. Cependant, il y avait aussi des hommes libres qui choisissaient ce « métier », attirés par la possibilité de s'enrichir.
De nombreux gladiateurs, après leur libération, continuaient à se battre par soif du gain. Les gladiateurs étaient la propriété d'un maître (lanista) qui les formait et les équipait à ses frais. Seuls les vétérans les plus habiles pouvaient retrouver la liberté, symbolisée par une épée de bois.
Formés dans des écoles spécialisées, les gladiateurs devaient faire preuve d’ardeur au combat et de bravoure. Lorsque ces qualités faisaient défaut, le fouet ou le fer rouge les inculquaient aux plus récalcitrants.
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Mosaïque représentant des scènes de munera et de venationes. © dinosoria

Parmi les gladiateurs, on distingue :

  • Les Samnites, armés d’un bouclier et d’une épée

  • Les Thraces qui portent un bouclier et un poignard

  • Les mirmillons qui portent un casque

  • Les rétiaires armés d’un filet et d’un trident


Les Gaulois étaient légèrement armés. Les Samnites avaient une épée, un casque et des jambières.
Les rétiaires avec leur trident et leur filet étaient opposés aux mirmillons, armés d’un bouclier, d’une courte épée et d’un casque.
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Mosaïque illustrant le combat entre deux gladiateurs. © dinosoria

Les gladiateurs se battaient entre eux jusqu’à la mort ou combattaient des bêtes sauvages.
Le rituel commence par une parade des gladiateurs, qui s’arrêtent au pied de la loge impériale, et prononcent la célèbre formule : » Ave Caesar, morituri te salutant. »
Les combats se succèdent du matin au soir, avec à midi, une pause consacrée aux criminels de droit public qu’on fait s’entretuer.
Les gladiateurs ont une chance de sauver leur vie, si le peuple y consent. L’Empereur, souvent présent, le consulte et suit son avis.
Ainsi, le peuple de Rome, privé de tout rôle politique, mesure la force de son pouvoir. Les jeux sont une forme de gouvernement. Ils permettent l’expression des pulsions violentes d’une société oisive à qui il faut, selon le mot méprisant de Juvénal, du pain et des jeux (panem et circenses) pour se croire heureuse.
Le Colisée
Inauguré en 80 de notre ère, l'amphithéâtre Flavien, plus connu sous le nom de Colisée, était un édifice colossal. Il pouvait accueillir jusqu'à 100 000 spectateurs.
Sous l'arène, des coulisses abritaient le personnel qui assurait le déroulement des jeux, mais également les animaux.
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Le Colisée. Giovanni Battista Piranesi. 1757

Les spectacles comprenaient les venationes, chasse de bêtes sauvages et les munera, les combats de gladiateurs.
Un faste incroyable
D’abord financés par des dons privés, les combats ne devaient pas tarder à être pris en charge par l’État, qui ne recula devant aucun faste.
Jules César organisa au Circus Maximus de Rome une bataille réelle qui comprenait 500 fantassins, 60 cavaliers et 20 éléphants.
La foule étant de plus en plus nombreuse, Vespasien fit entreprendre au Ier siècle l’édification du Colisée, gigantesque amphithéâtre toujours présent au cœur de Rome.
Le public, vite blasé, était avide de nouveautés. On eut alors l’idée d’organiser des combats de femmes et d’enfants.
Puis, on transplanta au Colisée des arbres pour donner un cadre authentique aux combats des tigres et des lions.
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Mosaïque représentant des scènes de combats entre gladiateurs. © dinosoria

Les empereurs romains ont également fait reconstituer certaines batailles navales célèbres. Ils utilisaient des vaisseaux de guerre grandeur nature. Pour cela, ils firent creuser de gigantesques bassins.
Les gladiateurs s’affrontaient sur des ponts, sous les yeux des spectateurs massés sur la rive.
La raison d’être des combats
Au fil du temps, ces spectacles revêtirent une importance de plus en plus grande. Ils finirent par faire partie intégrante de la vie des Romains.
Au milieu du Ier siècle, 93 jours de l’année étaient consacrés aux divertissements. Ces jours-là, les citoyens finissaient plus tôt leur travail.
Au IVe siècle, les jours de fête avaient doublé.
Les historiens sont divisés quant à la raison d’un tel engouement pour ces jeux sanguinaires. Les uns pensent que ces combats avaient une portée religieuse, les autres supposent qu’ils servaient à célébrer des victoires et à maintenir la paix à l’intérieur de l’empire.
Les Romains, eux, pensaient que ces macabres jeux exaltaient l’esprit.
Des cœurs insensibles
Au cours de l’histoire sanglante des jeux romains, les spectateurs se prenaient rarement de compassion pour les milliers d’êtres humains et d’animaux sacrifiés uniquement pour leur bon plaisir.
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Mosaïque du IIIe siècle. Des chasseurs forcent des animaux capturés en Afrique à gravir la passerelle du bateau qui les mènera aux arènes de Rome où ils seront massacrés. © dinosoria

Une fois, cependant, la foule eut pitié et exigea la grâce des victimes : un troupeau d’éléphants d’Afrique.
Ces pauvres éléphants avaient dû affronter dans l’arène un groupe de chasseurs Geluti armés de javelines et de boucliers.
La lutte était inégale et les éléphants se firent massacrer. L’un deux cependant, pourtant tombé à genoux et le corps transpercé par les lances, fonça sur ses assaillants et projeta leurs boucliers dans les airs.
Croyant à une astuce, le public applaudit. Mais, le barrissement des éléphants à l’agonie glaça le public qui se mit à huer les gladiateurs.
Les derniers éléphants furent épargnés.
Mais, en général, hommes et bêtes étaient sacrifiés. Dans certains spectacles, des hommes combattaient à mains nues contre des ours qu’ils assommaient avec leurs poings. Dans d’autres, ils devaient étrangler des lions en leur enfonçant dans la gorge un bras pour leur saisir la langue de l’autre main.
Lors de l’inauguration du Colisée, en 81, pas moins de 9 000 animaux furent sacrifiés.
Spartacus : le gladiateur rebelle
L’exploitation massive des prisonniers asservis au cours des guerres, de plus en plus nombreux et de plus en plus maltraités, crée une situation dangereuse qui finit par aboutir à la révolte.
Les esclaves mènent des « guerres serviles ». La plus longue et la plus sanglante de ces révoltes éclate en 73 avant notre ère. Menée par Spartacus, cette guerre durera 2 ans.
S’évadant de son école de gladiateurs à Capone avec une trentaine de ses compagnons, Spartacus appelle aussitôt les esclaves des grands domaines agricoles à se révolter.
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Casque de gladiateur et fresque illustrant des combats. © dinosoria

Suivi de près de 7 000 hommes, qu’il organise militairement, ce gladiateur thrace se retranche sur le Vésuve.
Grossissant de jour en jour, sa troupe ravage fermes, bourgs et villes en Campanie et en Italie du Sud.
Marchant ensuite vers le nord, sans doute pour rentrer chez eux, ils détruisent au passage l’armée de Lentulus. Les rebelles ne résistent pas à l’attrait du pillage et malgré l’avis de Spartacus, ils rebroussent chemin et ravagent de nouveau l’Italie.
Mais, traqués par Licinius Crassus, Spartacus et ses hommes décident de fuir par la mer. Ils sont trahis par les pirates qui devaient les emmener.
L’affrontement commence alors. Blessé gravement à la cuisse au début des combats, Spartacus continue à combattre à genoux, jusqu’à sa mort.
Toute son armée est massacrée.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:30

Caligula

Gaius Caesar Augustus Germanicus  dit Caligula était un empereur romain qui régna de 37 à 41.
Caligula a laissé le souvenir d’un empereur psychopathe  dont le règne n'a été qu'une suite d'extravagances et d'abus de pouvoir.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]








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Portrait de Caligula
D’Auguste à Tibère, l’Empire romain est devenu un solide édifice. En 37, à la mort de Tibère, le sénat, le peuple et l’armée saluent comme prince l’arrière-petit-fils d’Auguste et de Livie : Gaius Caesar Augustus Germanicus 
Ce jeune prince a passé son enfance dans les camps, avec son père, Germanicus. C’est à cette époque qu’il a reçu le surnom de Caligula. En effet, les calligae sont les brodequins militaires. Il est vrai que l’enfant a été élevé comme un soldat parmi les soldats.
Né à Antium en l’an 12, Caligula a 25 ans lorsqu’il hérite de l’immense empire de Tibère.
C’est alors un jeune prince très populaire. Son éducation militaire, sa séduction et sa jeunesse lui valent l’estime de l’armée.
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Buste de Caligula. By [ltr]euthman[/ltr]

Cependant, il mécontente très rapidement la classe sénatoriale à cause de ses abus de pouvoir.
Il semble qu’à l’époque on a attribué à une maladie ce subit changement de comportement. Caligula a t-il été atteint d’une maladie mentale ou est-ce le pouvoir qui a modifié son caractère ?
Elevée par sa grand-mère Antonia, entouré d’affranchis égyptiens, Caligula règne comme un pharaon d’Egypte.
Il s’assimile à Jupiter ou Neptune ce qui revient à s’identifier comme un Dieu.
Il prétend donc se faire adorer à l’instar du dieu-soleil égyptien ce qui est totalement contraire aux principes du sénat romain.
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Pièce romaine à l'éffigie de Caligula. By [ltr]Natalia Bauer[/ltr]. Portable Antiquities Scheme

De plus, il réfrène de moins en moins ses goûts sanguinaires. Il fera assassiner une grande partie de sa propre famille, de nombreux ennemis mais également des amis sous les prétextes les plus futiles.
Ce comportement lui aliène le sénat et le peuple.
Durant son cours règne, Caligula a dû déjouer de nombreux complots.
Mais, la dernière rébellion fomentée par les tribuns des cohortes prétoriennes, lui fut fatal. Chereas, le tribun de sa garde personnelle, aidé de la garde prétorienne l’assassine au bout de 4 ans de règne.
Incitatus, le cheval qui faillit devenir consul
Caligula s’est pris d’une véritable passion pour un cheval baptisé Incitatus. Il lui fait construire un palais en marbre au sol d’argent. Les mangeoires sont en nacre et en ivoire.
Pour la nuit, le cheval est habillé de vêtements de soie et de satin et emmitouflé dans une couverture brodée d’or.
Ce superbe cheval de course porte un licol orné de pierres précieuses.
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Caligula et Incitatus. By [ltr]xjyxjy[/ltr]

Mais Caligula va beaucoup plus loin dans son mépris des institutions romaines. A moins qu’il ne s’agisse que de folie ?
Incitatus possède des secrétaires qui envoient en son nom des requêtes aux personnages les plus importants de l’Empire.
Ces derniers ont tout intérêt à répondre à ses invitations s’ils ne veulent pas être poursuivis pour lèse-majesté, accusation punie de la peine de mort.
De vastes banquets sont organisés dans le palais. Le cheval est servi par une cohorte d’esclaves.
Caligula le présente comme son principal conseiller. Il semble que cet empereur haïssait l’élite et que toute cette mascarade avait surtout pour but de pouvoir jouir de leur avilissement.
Alors que Caligula s’est lui-même proclamé Dieu, il fait nommer Incitatus grand prêtre.
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Caligula s'est rendu célèbre pour ses extravagances. By [ltr]samholland[/ltr]

Chaque année, l’empereur désigne deux nouveaux consuls. En l’an 41, Caligula décide de nommer consul Incitatus.
C’est probablement la goute qui a fait déborder le vase car, suite à cette nouvelle, la garde prétorienne décide d’en finir avec cet empereur névrosé.
Incitatus n’a donc jamais été nommé consul. On ne sait d’ailleurs pas ce que ce cheval est devenu après la mort de son maître.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:31

Néron

Néron, en latin Lucius Domitius Claudius Nero, était le cinquième empereur de Rome. Son personnage est très controversé.
La conception la plus répandue en fait un déséquilibré, un monstre sanguinaire. Au regard de certains historiens, les choses sont plus nuancées et Néron serait plutôt un idéaliste à l'esprit chimérique et surtout un mauvais politique.
Le nom de Néron est associé au grand incendie qui a ravagé Rome en 64. Mais, Néron a-t-il brûlé sa capitale ?[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


  






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L’avènement de Néron
Néron est né à Antium en 37 de notre ère. Fils d’un patricien, Cneius Domitius Ahenobarbus, il descendait d’Auguste par sa mère, Agrippine la Jeune. Mariée à l’empereur Claude. Celle-ci lui fait adopter Néron (en 50), qui épouse Octavie, fille de Claude, en 53.
Agrippine fait empoisonner Claude en 54. À sa mort, l’empereur laisse un fils, Britannicus. Mais Agrippine intrigue depuis longtemps pour que le pouvoir revienne au fils qu'elle a eu d'un précédent mariage.
Et c'est ce fils, Néron, qui est acclamé par les cohortes prétoriennes et confirmé par le sénat dans la fonction de prince. Comme Caligula, dont il est le neveu, il compte, parmi ses ancêtres, Auguste, Livie et Antoine.
Les cinq premières années de règne sont heureuses et modérées.
Empereur ou Dieu vivant ?
L’une des difficultés de l’empire, mais non la moindre, concerne la conception de la personne du prince. Les provinces orientales de l'Empire, et certaines provinces occidentales, le considèrent comme un dieu vivant. À Rome, la divinisation du prince inspire plus de répugnance. Auguste et Claude sont devenus des dieux, mais après leur mort. Caligula, qui voulait en être un de son vivant, est mort de cette ambition.
L'analyse que Néron fait de cette situation s'enrichit des conseils que lui donne son précepteur, le philosophe Sénèque. Un bon prince se doit d'être clément, à la fois par penchant naturel et par volonté politique. S'il règne par cette vertu, les citoyens deviendront progressivement meilleurs.
Sénèque orne cette vision philosophique du gouvernement de comparaisons choisies : le bon prince se comporte envers son peuple comme les dieux envers les hommes ; il est comme le Soleil, il est comme Apollon.
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Buste de Néron. By shakko. [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Cette comparaison avec le Soleil, qui est plus qu'une figure de style, rappelle l'étendue du pouvoir des pharaons d'Égypte. Ce pouvoir avait jadis séduit Antoine, l'ancêtre de Néron. L'image peut donc devenir une réalité politique.
Les premières années, Néron diffère la réalisation de certains aspects de ce programme. Il mène une politique d'entente avec le sénat.
Le meurtre de Britannicus, en 55, dont on l'accuse sans réelle preuve, et sans doute à tort, ne lui porte pas préjudice. Même ceux qui le soupçonnent d'en être l'auteur comprennent qu'il se soit défait d'un rival potentiel.
En 59, Agrippine est à son tour assassinée, ce qui ne paraît pas non plus avoir été préjudiciable à Néron, qui avouera lui-même ce matricide, dont il portera, seul, les terribles remords.
L’âge d’or de Néron
La même année, délivré de la tutelle maternelle, épris de Poppée, une belle patricienne, Néron inaugure la nouvelle politique dont il rêvait. Elle a été discutée dans un cercle poétique qu'il préside et dont le plus beau fleuron est le poète Lucain.
L'empereur s'essaie à la poésie et y réussit honnêtement. De plus, il travaille sa voix, dont les inflexions harmonieuses vont bientôt paraître légitimer son pouvoir: le prince se doit d'être un artiste, pour révéler à son peuple les harmonies divines qu'il entend.
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A Rome, les acteurs étaient organisés en troupe (Musée archéologique de Naples). © dinosoria.com

Pour ce faire, il s'impose une telle discipline qu'il est exclu qu'il se soit livré aux orgies dont on l'accuse.
Dans le courant de l'année 59, il donne des fêtes qu'il appelle «Jeux de la jeunesse » : il y chante ses oeuvres en s'accompagnant à la cithare.
Puis, en 60, il crée les Neronia. À l'instar des Jeux grecs, ces jeux quinquennaux allient la musique aux exercices gymniques et hippiques. Lui-même y participe. Ce prince poète, initiateur d'un nouvel âge d'or, n'oublie pas qu'il est coupable de matricide. Il choisit d'expier sa faute en interprétant des rôles qui rappellent singulièrement sa vie sur scène, il est Oreste ou Oedipe. Il s'exerce aussi aux courses de char, pour y exceller, tel le Soleil conduisant l'attelage qui éclaire le jour.
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Masque tragique. Le théatre distinguait la tragédie de la comédie notamment par les masques (Musée archéologique de Naples) . © dinosoria.com

C'est une véritable révolution culturelle qui se prépare. Les valeurs du pouvoir, l'art et l'harmonie sur lesquels il entend se régler surprennent les classes dirigeantes. Alors, en 61, refusant toute critique, Néron commence à durcir sa position. En 62, il bannit, puis fait exécuter son épouse, Octavie.
Elle a sans doute trempé dans quelque complot, et se remarie avec Poppée. En 64, conscient que son programme n'est pas compris des Romains, il va se produire à Naples, ville de culture grecque, où le public lui fait un triomphe.
Le grand incendie de Rome
En juillet 64, le hasard fournit à Néron un spectacle qu'il n'attendait pas car un incendie ravage Rome. Cet incendie particulièrement violent dévaste pendant plus d’une semaine la plus grande partie de la ville.
La notoriété de ce sinistre tient surtout aux accusations portées contre l’empereur. Sa pyromanie devient alors légendaire.
Dès le début de la catastrophe, l’opinion cherche des coupables. Le feu s’est répandu avec une telle rapidité que, pour beaucoup, il ne peut être imputé au hasard.
Très vite, le peuple romain désigne Néron comme responsable.
Pour les uns, il désire reconstruire sa capitale et a trouvé ce moyen expéditif pour se débarrasser des vieux quartiers.
Pour les autres, il a voulu trouver l’inspiration pour la composition de son épopée « la Prise de Troie ».
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Néron (Musée de Rome). © dinosoria.com

Devant la vindicte populaire, Néron prend peur. Il faut rapidement désigner un coupable pour apaiser la foule.
Une petite secte religieuse, les chrétiens, fait un parfait bouc émissaire. Officiellement, ce sont leurs rites mystérieux qui ont mécontenté les dieux de Rome.
Environ 200 chrétiens sont arrêtés et exécutés.
Leur martyre devient un spectacle puisque, transformés en torches vivantes, ils illuminent les fêtes données par Néron à son peuple.
Aujourd’hui, nul ne peut prouver que Néron est responsable de cet incendie. En fait, les historiens modernes sont convaincus de son innocence.
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L'Incendie de Rome (peinture d'Hubert Robert, le Havre, Musée des Beaux-Arts)

C'est sa hâte à tirer parti de la catastrophe qui le rend suspect. De plus, en sacrifiant des chrétiens pour satisfaire le peuple, qui voulait des coupables, et apaiser les soupçons qui pèsent sur lui, il entre dans l'imagerie qui fait de lui la bête immonde des prophéties et l'antéchrist.
En réalité, pour éviter à la ville rebâtie de semblables tragédies, il prend des mesures qui allient la sagesse et l'esthétique. S'il est discrédité, c'est qu'il songe à baptiser « Néropolis » la nouvelle ville. Il récupère surtout, en plein centre, de vastes terrains, pour s'y faire construire un palais, qu'il appelle lui-même la Maison dorée. Et ce n'est pas tant le luxe de cette demeure qui choque les Romains que les idées révolutionnaires qui y sont expérimentées.
Des projets colossaux
La Maison dorée est d'abord un grand parc. On y voit un lac , des champs de blé, des vignes, des pâturages où paissent des moutons; des bois hantés par des daims et d'autres bêtes sauvages. 
Le vestibule de ce domaine est un péristyle, élevé dans la continuité du Forum, autour d'une statue colossale d'Hélios, qui représente Néron lui-même avec une couronne radiée, haute d'une quarantaine de mètres. Pour réaliser cette Maison dorée, Néron engage des dépenses énormes, et le Trésor, en difficulté depuis longtemps, subit une grave crise.
En entrant dans ce domaine, il aurait dit : «Je vais enfin commencer à être logé comme un homme. » Ce mot paraît une insolence de plus pour ses opposants.
Du même coup, les moralistes condamnent les autres projets de l'empereur: le percement du canal de Corinthe, entrepris en 67, abandonné après sa mort, et réalisé seulement en 1893 ; le percement d'un canal entre la Campanie et Rome, à travers les marais Pontins. Là encore, Néron veut réaliser l'incroyable.
La fin du rêve de Néron
À force de refuser l'impossible, de se plaire dans la transgression, Néron indispose depuis longtemps les conservateurs. Lorsque, après la mort de Poppée, il feint d'épouser un castrat qui ressemble à la disparue, c'en est trop : en 65, sous la conduite de Calpurnius Pison, une conspiration se forme. 
Ce n'est pas le régime qu'elle met en cause, c'est le prince. Quand il en est informé, Néron est atterré. Il sévit, en homme déçu d'être contraint d'ensanglanter son beau rêve d'harmonie. Lucain, le jeune poète, l'ami d'autrefois, est impliqué. L'empereur l'oblige à se donner la mort. Sénèque, qui depuis quelque temps s'est retiré de la cour, reçoit le même ordre. Il n'était sans doute pas innocent.
Un an plus tard, Néron réaffirme son programme.
À la fin de l'été 66, Néron part pour la Grèce. Il veut participer à tous les concours musicaux, se produire comme acteur et comme cocher dans les jeux ; mais il veut aussi affirmer son attachement à cette terre, en conférant au Péloponnèse une sorte d'autonomie à l'intérieur de l'Empire.
Pendant qu'il recueille les prix et s'épanouit sous les applaudissements, il ne s'inquiète pas des remous qui bouleversent l'Empire. En Judée, les juifs se révoltent.
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Les premiers acteurs à Rome étaient des Etrusques qui pratiquaient le chant et la danse. Le théatre proprement dit apparaît en 240 avant notre ère avec la représentation de la première pièce de Livius Andronicus (Fresque d'Herculanum, Musée archéologique de Naples) . © dinosoria.com

À Rome, les mécontents sont nombreux, et, lorsque Néron revient, en triomphateur, il ne perçoit pas l'importance des nouvelles qui lui parviennent des provinces et surtout de la Gaule Lyonnaise, dont le gouverneur, Julius Vindex, vient de se révolter.
Les événements, désormais, s'enchaînent rapidement. Vindex, qui a pris des contacts avec Galba, gouverneur de l'Espagne du Nord, est écrasé par les légions de Germanie, restées fidèles. 
Mais Galba fait alliance, contre l'empereur, avec Othon, gouverneur du Portugal. Néron prévoit d'aller au-devant des révoltés et de chanter quelques airs de sa composition. Vain soubresaut d'un chimérique espoir d'harmonie. Les rebelles reçoivent bientôt l'appui des légions de Germanie.
Incapable d'affronter l'échec de son rêve, Néron ne réagit pas. Il laisse les rumeurs courir dans Rome, en particulier celle de sa fuite en Égypte, que croient les cohortes prétoriennes. Le peuple aussi, qui l'aime et le regrettera longtemps, est abusé.
Abandonné de tous, Néron se donne la mort le 9 juin 69. Il a 31 ans. Ainsi s'achèvent la dynastie julio-claudienne et le règne d'un homme moderne, passionné de nouveautés dans un monde conservateur. Son idéal était généreux, mais intempestif. Son pouvoir était grand, mais il l'employa surtout à venger ses déceptions. 
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:31

Pompéi

De Pompéi, on a retrouvé des peintures, des fresques, des corps momifiés et de fabuleux vestiges archéologiques.
Le matin du 24 août 79, les habitants de Pompéi entendirent un tremblement sourd provenant du Vésuve.
Le Vésuve grondait déjà depuis plusieurs jours. A Pompéi, les habitants se préparaient à fêter les Vulcanalia, rites sacrificiels pour amadouer le dieu du Feu.
Pompéi avait déjà connu un séisme 17 ans plus tôt et la reconstruction n’était toujours pas finie.
Elle ne sera jamais achevée car quand le volcan libère toute son énergie, Pompéi est enseveli avec la population sous plus de 6 m d’épaisseur de cendres.

  

L’histoire de Pompéi
Fondée au VIe siècle avant notre ère par les Osques, Pompéi est ensuite occupée par les Étrusques puis les Grecs.
La ville passe ensuite aux mains des Samnites à la fin du Ve siècle avant notre ère. Le grand développement de Pompéi date de l’époque samnite.
Elle devient colonie romaine en 89 avant notre ère quand le général Lucius Cornelius Sulla y fonde la Cornelia Veneria Pompeianorum.
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Rue de Pompéi. By [ltr]Strude Monkey[/ltr]

Rapidement, d’autres édifices publics importants ainsi que des temples sont construits:

  • Le capitolium du forum

  • Les thermes

  • L’amphithéâtre


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L'Amphithéâtre. By [ltr]Hallom[/ltr]


  • Le Temple de Jupiter


Comme Rome, Pompéi était organisé en îlots (insulae).
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Temple de Jupiter. By [ltr]Leandro's World Tour[/ltr]

En 62, un violent séisme touche la région. La population qui devait compter, avant ce séisme, 20 000 habitants, fut réduite de moitié.
La ville se transforma alors en un immense chantier. Puis, 17 ans plus tard, le Vésuve rentre en éruption.
L’architecture de Pompéi
De nombreuses fontaines jalonnaient la ville. On en a retrouvé plus de quarante. L’approvisionnement en eau était assuré par des puits profonds et par un aqueduc, construit sous le règne d’Auguste.
Pompéi nous a livré un merveilleux témoignage du mode de vie des Romains.
Cette ville comptait deux forums : sur ces places qui étaient le cœur de la vie publique, les gens se réunissaient.
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Le Forum . By [ltr]stevesheriw[/ltr]

Le Grand Théâtre pouvait accueillir jusqu'à 5 000 spectateurs. Il est adossé au versant d'une colline.
Au-delà des temples et des thermes, la ville doit surtout sa réputation aux habitations privées.
On y trouve des témoignages complets sur tous les aspects de la maison romaine (structures, décorations, mobilier).
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Atrium . By [ltr]Nick in exsilio[/ltr]

L’aristocratie locale habitait dans de vastes demeures ornées de mosaïques.
Ces habitations abritaient des boutiques, ouvertes sur la rue, qui étaient louées à des affranchis.
La maison du Faune occupe une superficie de 3 000 m². C’est la plus majestueuse maison urbaine de Pompéi.
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Fresques et mosaïques décoraient les maisons. By [ltr]Dominique Sanchez[/ltr]

Dans le jardin de la maison du Bracelet d'or, les pièces latérales d'un nymphée étaient décorées de fresques représentant des jardins fleuris peuplés d'oiseaux.
Une des demeures les plus somptueuses de Pompéi est la maison des Vettii. La partie inférieure des murs est parcourue d'une frise. Des fresques somptueuses décorent les pièces.
La villa des Mystères doit son nom à la frise de vastes dimensions qui représente les moments principaux d'un rite d'initiation aux mystères dionysiaques. L'interprétation des scènes est incertaine car ces rites sont peu connus.
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Villa des Mystères. By [ltr]Nick in exsilio[/ltr]

Le long de la voie de l’Abondance, une des principales artères de la ville, se succédaient les officines, teintureries, auberges, cabarets (thermopolia), les maisons de prostitution (lupanares) et de jeu (tabernae lusoriae).
L’éruption du Vésuve
Pendant 4 jours, Pompéi subit une pluie ininterrompue de cendres et de lapilli. Etouffés par les émanations de gaz toxiques, les habitants s’effondrent à terre.
Les empreintes laissées par leurs corps dans le tuf constituent le témoignage le plus dramatique de la destruction de Pompéi.
Il y eut au moins 2 000 morts.
[ltr]Vidéo Pompéi[/ltr]
Terrorisés, les habitants ne savent où aller. Ils succombent asphyxiés, écrasés par les roches ou étouffés dans la panique générale.
Certains essayent de rejoindre la mer pour s’enfuir mais près de 150 squelettes, découverts sur la côte, près d’Herculanum, témoignent de leurs espoirs inutiles.
Ils ont été rejoints par les flots de cendres et de boue.
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Eruption du Vésuve en 1944 ( by Italian Air Force from Green and Short )

Sous plus de 6 m de cendres, les archéologues ont retrouvé les victimes recroquevillées ou serrées les unes contre les autres.
Le Vésuve est un volcan toujours actif. Il a connu plus de 50 éruptions depuis celle qui a détruit Pompéi.
Pourtant, la vie continue à l’ombre du volcan.
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Cratère du Vésuve. By [ltr]Mr G'Travels[/ltr]

Pompéi n’est pas la seule ville à avoir été détruite. En moins de 3 heures, outre Pompéi, la ville d'Herculanum est également ensevelie.
Un fleuve de boue a littéralement envahi Herculanum.
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Squelettes retrouvés à Herculanum. © Mike Lyvers

L’éruption a commencé au milieu de la matinée et à 13 h tout était terminé.
La lumière du soleil a disparu. Une nuit profonde obscurcit pendant trois jours ce coin de la baie de Naples.
Après la catastrophe
Jusqu’au 26 août, l’obscurité reste complète sur Pompéi, Herculanum et les bourgades proches.
Dans les semaines qui suivent, les rescapés reviennent creuser la couche de dépôts volcaniques et tentent de récupérer leurs biens.
Puis, le site est abandonné et retombe dans l’oubli.
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Herculanum. By [ltr]ollografik[/ltr]

C’est au 18e siècle que les fouilles commencent. Petit à petit, Pompéi renaît à la lumière maison par maison.
On retrouve les repas et les outils à l’endroit où ils se trouvaient le 24 août 79. En coulant du plâtre dans les formes des corps restés en creux dans les cendres solidifiées, on reconstitue l’agonie des Pompéiens.
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Corps ensevelis . By [ltr]Simon & Vicki[/ltr]

Une adolescente s’est brisé la jambe en sautant du 1er étage ; un homme est mort en agrippant une caissette de pièces d’or ; un vieillard lève les bras au ciel ; une petite fille se protège dans les bras de sa mère.
Ce sont ces scènes dramatiques, ressurgies du passé, qui expliquent la faveur exceptionnelle dont jouit Pompéi dans la mémoire collective.
Actualité sur le Vésuve
Le Vésuve a connu une éruption encore plus dramatique que celle de 79 il y a près de 4 000 ans. Ce scénario doit être pris en compte dans les plans actuels de prévention de la ville de Naples, argumentent le géologue Michael Sheridan (Université de Buffalo, USA) et ses collègues italiens.
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Corps fossilisé de Pompéi. By [ltr]doug88888[/ltr]

Les recherches archéologiques montrent qu’il y a 3 780 ans la plupart des habitants ont survécu, grâce à une évacuation en masse. En témoigne la découverte de centaines de traces de pas humains et animaux imprimés dans des dépôts volcaniques, à environ 15 km du Vésuve et seulement 7 kilomètres de la métropole de Naples.
Peu de restes humains ont été retrouvés. Sauf à San Paolo Belsito, où les archéologues ont retrouvé les corps d’un homme et d’une femme, piégés dans leur tentative de fuite et recouverts d’un mètre de lapilli.
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Les ossements de la femme retrouvée à San Paolo Belsito (PNAS)

D’après les modélisations développées par Sheridan et ses collègues, une éruption similaire pourrait aujourd’hui provoquer de graves dégâts sur Naples.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:31

Extrême-Orient


Papier toilette

Usages du papier hygiénique de l'Antiquité à nos jours

Aujourd’hui, le papier toilette ou papier hygiénique, est rentré dans tous les foyers des pays industrialisés. 
Comme on dit familièrement en France, le PQ a des origines très lointaines mais sa commercialisation industrielle est par contre beaucoup plus récente.
Les premiers papiers toilettes ont été fabriqués en Chine au XIVe siècle mais leur usage était strictement réservé à l’empereur.
Le premier papier-toilette moderne est né en Angleterre en 1850. Son histoire industrielle remonte à 1857 aux Etats-Unis.
Il faut bien reconnaître que l’homme est le seul animal qui se salisse l’anus en déféquant. Cette constatation a poussé nos ancêtres à développer des techniques afin de se nettoyer cette partie du corps.


  






 
Techniques de l’Antiquité au Moyen Âge
Les Grecs s’essuyaient rarement. Quand ils le faisaient, c’était avec les doigts ou avec des cailloux lisses.
Aristophane, qui était un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C, nous a laissé un témoignage dans l’une de ses satires sociales qui précise le nombre de cailloux utilisés : »Trois pierres peuvent suffire pour se torcher le "CENSURÉ" si elles sont raboteuses. Polies, il en faut quatre. »
Il précise également que la classe riche utilise volontiers des poireaux. Cependant, la technique la plus courante consiste à s’essuyer avec ses vêtements.
A cet égard, on peut lire dans Homère que Nausicaa demande son char et ses chevaux à son père pour aller laver les chemises de ses frères car ils « ne peuvent briller aux assemblées avec des chemises merdeuses. »
Les Romains ont également utilisé des cailloux. Au Ier siècle avant notre ère, à Rome, les techniques étaient déjà plus raffinées. Catulle, poète né en Gaule qui a passé la plus grande partie de sa vie à Rome (87-54 av. J.-C.), précise que la classe patricienne se sert de serviettes de tissu.
Dès la fin du Ier siècle, la laine est adoptée comme papier toilette et il devient courant de la parfumer.
Martial, poète latin d'origine espagnole, qui passa la plus grande partie de sa vie à Rome y fait référence.
Au Moyen Âge, on utilise un bâton courbe pour enlever le plus gros des excréments et l’on fignole avec du foin, des feuilles ou une poignée de terre.
A cette même époque, en Chine, le bâton était déjà utilisé depuis très longtemps. C’était d’ailleurs un objet précieux lors de la succession qui passait de père en fils.
En Asie, on se servait de coquillages et particulièrement des coquilles vides de moules.
Dans les siècles qui suivirent, le papier toilette, quelle que soit sa forme, était loin d’être généralisé.
Dans toutes les couches sociales, les doigts et les vêtements, restaient le plus couramment utilisé.
Au XVIe siècle, le papier est cher et rare. Dans les maisons nobles, on utilise un tissu issu du chanvre ou du lin.
Du velours au papier-lettre
Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, dans les grandes maisons bourgeoises, la mode est de s’essuyer le derrière avec un linge. 
La toile de lin est très à la mode chez les roturiers tandis que la noblesse pousse le raffinement jusqu’à utiliser du velours.
Le papier est encore rare mais on sait que de nombreux manuscrits d’une valeur inestimable ont fini comme tor...-c...
On ne pourra d’ailleurs jamais estimer la perte de ces documents historiques. 
Une équipe d’archéologues dirigée par Pierre-Jean Trombetta a mené des fouilles dans les sous-sols de la Cour Napoléon avant la construction de la pyramide de verre.
Ils ont découvert dans les anciennes latrines du Louvre plus de 700 cachets de cire aux armoiries des plus grands personnages de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle.
Malheureusement pour nous, leurs écrits ont servi de papier hygiénique.
Au XVIIIe siècle, les journaux se développent et deviennent le papier hygiénique le plus utilisé.
Naissance du papier-toilette
Au XIXe siècle, l’hygiène n’est pas prise en considération par les médecins. Ils sont très rares à avoir compris l’intérêt d’une bonne hygiène et surtout dans cette partie du corps.
Le Docteur Rochard choque beaucoup la bourgeoisie quand il écrit vers la fin du XIXe siècle : « La région de l’anus est souvent le siège d’irritations qu’on doit prévenir par un état de propreté rigoureux. »
Cependant, les mœurs évoluent et les connaissances médicales également.
En Angleterre, le corps médical précise que « le papier utilisé dans les latrines doit être toujours neuf. »
En effet, il n’est pas rare un peu partout dans le monde qu’un morceau de journal qui a déjà servi soit réutilisé.
Je vous laisse imaginer le nombre de germes pathogènes que ces papiers souillés transportaient.
L’histoire industrielle du papier-toilette débute aux Etats-Unis, en 1857, année où Joseph Cayette fonde la Cayetty’s Medicated paper.
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Papier-toilette moderne. By Selvin

Mais, ce papier était considéré comme un luxe et a eu beaucoup de mal à s’imposer. Jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, les Américains utilisent le plus souvent  les catalogues et les journaux. Le catalogue de vente par correspondance de la société Seans est la vedette des latrines d’outre-Atlantique.
En Europe, les journaux continuent à être utilisés jusqu’à la moitié du 20e siècle et bien après la guerre dans de nombreuses campagnes.
Aujourd’hui, le papier-toilette en rouleaux monopolise le marché. Le conditionnement à plat, en paquet de fines feuilles intercalées, est devenu très minoritaire. Ce conditionnement a été inventé par les Français et est resté en vogue au Québec et au Japon.
Il est inconnu du reste du monde.
La guerre du papier-toilette
Autant dire que ce marché est très juteux. Les grandes multinationales américaines font des bénéfices colossaux.
Plusieurs trusts se partagent le marché. Les entreprises indépendantes disparaissent les unes après les autres.
Bien que le consommateur ait un vaste  choix de marques, les produits ont en réalité la même source industrielle.
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Papier-toilette imprimé avec des dollars. By Jessica Ann Mills

Ces multinationales possèdent leurs propres forêts un peu partout dans le monde et notamment aux Etats-Unis, au Canada ou en Amérique du Sud. Elles financent également des laboratoires de recherche.
En 1960, chaque Européen utilisait 0,50 kg de papier-toilette par an. Aujourd’hui, il en utilise 13 kg en moyenne.
Cette utilisation en hausse constante dans le monde inquiète beaucoup les associations de défense de l’environnement. 
La WWF ou Greenpeace préconisent l’utilisation de papier recyclé.
Dans certains pays, comme la Chine ou les pays de l’Est, il y a une pénurie chronique de papier-toilette. Pendant les Jeux olympiques, le gouvernement chinois a demandé à ce que les toilettes publiques soient pourvues en papier afin de ne pas choquer les Occidentaux.
Papier-toilette et cultures
Il semblerait, d’après les statistiques, que les pays du Nord aient une hygiène plus stricte que ceux du Sud :
Etats-Unis : 10 kg par an/personne
Norvège : 8 kg par an
Canada : 7 kg par an
France: 4,6 kg par an
Belgique: 4,5 kg par an
Suisse : 4,5 kg par an
Espagne : 3,9 kg par an
Portugal : 3 kg par an
Moins d’un quart de la population mondiale utilise du papier-toilette. Dans de nombreux pays en voie de développement, non musulmans, le papier hygiénique est vendu à la feuille, comme au Burkina Faso.
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Toilettes publiques en Chine. By Rivard

L’usage du papier-toilette est lié au niveau de vie et à la religion. Dans les pays industrialisés, depuis quelques années, l’achat de papier premier prix est à la hausse.
Dans les pays musulmans, le papier-toilette est inconnu ou presque. Après défécation, on se lave le fondement avec un tuyau flexible branché sur une arrivée d’eau ou avec de l’eau qu’on amène soi-même.
Pour les Musulmans, seule la main gauche sert aux ablutions, la droite, servant à se nourrir ne doit pas être souillée.
Que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, le sujet reste tabou. Vous remarquerez d’ailleurs qu’il y a peu de publicités et que ces dernières utilisent des symboles ou l’humour.
Par exemple, je me souviens de la publicité où l’on voit un chat qui poursuit des souris. Le chat tombe d’un gratte-ciel et s’écrase. Les souris tombent aussi mais atterrissent  sans dommage sur du papier-toilette « ultra-moelleux ».
Les animaux sont souvent utilisés dans les publicités ainsi que les bébés. Le tout doit évoquer la douceur, la résistance et la propreté mais surtout pas rappeler l’usage précis qui en est fait.
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Papier-toilette pour enfant. By Brandon Shigeta

Au Japon, on constate un engouement pour le jet d’eau. Cette invention française du XVIIIe siècle, améliorée depuis,  consiste en un jet d’eau tiède et un courant d’air chaud, les deux introduits dans la toilette, et qui nettoient puis sèchent le derrière de l’utilisateur.
Le jet purificateur semble connaître également du succès dans de nombreux pays européens ce qui nous ramène à la méthode musulmane d’ailleurs.
Les médecins reconnaissent  que cette méthode est beaucoup plus hygiénique et évite de nombreuses maladies de l’anus.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:32

Les Intouchables en Inde

La civilisation indienne possède un système social très complexe. L’Occident y voit une inégalité flagrante puisque la hiérarchie des castes conduit à l’exclusion d’une catégorie appelée « les intouchables ».
Mais, quelle est l’origine historique de cette catégorie ? Qui sont les intouchables ?

  


Les castes en Inde
Qu’est-ce qu’une caste ? On dira simplement qu’une caste est un groupe dont les membres possèdent, du fait de leur naissance, des caractéristiques et des obligations communes.
Le fait fondamental est donc l’hérédité de l’appartenance à la caste. Un individu ne peut en aucun cas passer d’une caste à une autre, du moins au cours de sa vie terrestre.
La hiérarchie entre castes est stricte. Dans l’ordre croissant de la dignité viennent quatre grandes catégories :

  • Shudra

  • Vaishya

  • Kshatriya

  • Brahmanes


Chaque catégorie impose à ses membres des obligations et des interdictions : mariage à l’intérieur de la caste (endogamie) ; règles alimentaires (végétarisme pour les brahmanes) ; signes vestimentaires ou maquillage particulier.
Chaque catégorie est éclatée en des dizaines, voire des centaines de sous-castes ou de variétés régionales.
Les Intouchables et le système des castes
« Intouchable » désigne, par définition, celui qu’on ne peut pas toucher, c’est-à-dire celui qui est si indigne et si impur qu’il risque de souiller autrui par la vue ou par le contact physique.
Tous les intouchables sont l’objet de sanctions dégradantes. Ils doivent vivre à l’écart des villages. Ils ne peuvent posséder d’autres biens que des animaux domestiques. Ils ne peuvent porter que les vêtements pris sur des cadavres.
Circuler la nuit en ville leur est strictement interdit. Ils sont exclus des puits du village, car ils pourraient corrompre l’eau.
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Intouchable (Vers 1970). [ltr]Crédit photo[/ltr]

Ils ne peuvent pas partager le repas avec d’autres castes, ni servir à manger ou la préparer.
Aux intouchables, on réserve les tâches les plus difficiles ou les plus dégradantes ou celles qui frappent d’impureté : cordonnier, fossoyeur, tanneur, vidangeur…
Les quatre principales castes ont-elles aussi leurs fonctions spécifiques et exclusives.
Quand le système des castes est-il né ?
Les sources sanskrites antiques décrivent des principes un peu semblables ; notamment les Lois de Manou, au début de l’ère chrétienne se font l’écho de textes anciens qui présentent ainsi l’origine mythique du monde :
Les dieux immolent un immense corps cosmique, bâti à l’image du corps humain, et le démembrent.
De la bouche, naissent les brahmanes, l’ordre spirituellement le plus élevé, qui seul accès à la connaissance métaphysique, à la compréhension des rituels et des textes sacrés.
Des bras sont issus les kshatriya, les guerriers et les princes.
Des cuisses surgissent les vaishya qui sont paysans, artisans ou commerçants.
Les pieds engendrent les shudra, le plus bas des rangs sociaux, celui des domestiques et des serviteurs.
Il s’agit donc bien d’une création d’une hiérarchie sociale fondée sur les fonctions remplies par chaque catégorie.
On y retrouve d’ailleurs la hiérarchie indo-européenne où sont nettement séparés prêtres, guerriers et producteurs.
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Enfant hors caste ou « intouchable ». [ltr]Crédit photo[/ltr]

La civilisation indienne s’est formée à partir de l’invasion, vers 1 500-1000 avant notre ère, des plaines de l’Indus et du Gange par des peuples de souche indo-européenne venus des plateaux iraniens.
Le peuplement originel du sous-continent indien, appelé dravidien, connaît alors une civilisation avancée.
Mais, les Dravidiens sont vaincus et soumis par l’envahisseur. Ils forment alors le quatrième rang social, à fonction domestique, tandis que les envahisseurs s’organisent de manière tripartite.
Cependant, une fraction de la population dravidienne refuse de se soumettre. Elle est alors considérée comme dangereuse et répugnante. Elle forme peu à peu, bien malgré elle, le cinquième groupe dont descendent les intouchables.
La religion instigatrice des castes
L’hypothèse d’une invasion brutale qui aurait exclu la population locale est peu probable. Bien sûr, les vainqueurs ont imposé leurs conditions, mais il y a eu un mélange des deux cultures et des deux populations.
La création des castes paraît avoir été surtout de nature religieuse.
Les valeurs de l’hindouisme propagées par les brahmanes font que la naissance d’un individu dans une caste n’est jamais le fait du hasard. Elle résulte de l’harmonie de l’ordre cosmique et de la dignité de ses vies antérieures.
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Shakti piétinant Shiva (miniature du 19e siècle)

Naître intouchable n’est donc plus scandaleux ou inacceptable puisque c’est conforme à l’ordre naturel.
Si on accepte cet ordre et que l’on accomplit les rites adaptés à son rang social, on peut espérer se réincarner à un niveau supérieur.
On ne sait pas à quelle date exacte ces valeurs brahmaniques se sont généralisées en Inde.
Les Intouchables aujourd'hui
L’Inde moderne ne reconnaît pas constitutionnellement l’existence des castes. Pourtant, elles continuent à imprégner les mentalités et les comportements.
La constitution de 1950 a remplacé le terme « Intouchable » par « harijan » c’est-à-dire peuple de Dieu.
Malgré tout, l’exclusion dont les anciens intouchables demeurent l’objet est visible dans le domaine économique.
Ils constituent les classes les plus pauvres : ouvriers agricoles sans terre, manœuvres sous-payées, chômeurs non assistés…
Plusieurs révoltes ont éclaté depuis l’indépendance comme celle du Bengale en 1967. Ces révoltes ont été très sévèrement réprimées par l’armée constituée en majorité de kshatriya.
La contestation de ce statut humiliant a pris récemment des formes religieuses avec des conversions massives au bouddhisme et à l’islam en pays tamoul.
C’est donc la stabilité sociale de l’Inde tout autant que la prédominance de la religion hindouiste qui sont actuellement en passe d’être renversées.
En 1995, une intouchable Mayavati a été élue à la tête d’un État, l’Uttar Pradesh. En juillet 1997, Kocheril Raman Narayanan, issu de la caste des intouchables, a été élu à 75 ans président. Ce poste est honorifique, mais cette élection a représenté un symbole très puissant dans un pays où la question des rapports entre castes n’a jamais été réglée de façon satisfaisante.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:32

L’invention du levier

La brouette

Le principe du levier a été une découverte qui a facilité le travail. Le levier est un outil qui permet d’augmenter la force exercée. La brouette est une des applications du principe du levier.



Principe du levier
On appelle levier une barre qu’on peut faire pivoter autour d’un point fixe. Il sert à surmonter la résistance d’un corps qu’on appelle charge. La force qui fait bouger le levier s’appelle tout simplement force.
Si les bras du levier sont de la même longueur, par exemple une balance d’épicier, on l’appelle levier à bras égaux.
S’ils ne sont pas de la même longueur: levier à bras inégaux.
On retrouve ce principe dans des outils comme les ciseaux ou la pince.
Dans l’agriculture, on utilise le levier pour l’irrigation.
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Un paysan tirant de l'eau d'un fleuve en Mésopotamie au moyen d'un treuil et d'un levier (détail d'un bas-relief) . © dinosoria

C’est Aristote et plus tard Archimède qui ont décrit le principe du levier :
Note: Force x bras de la force motrice = charge x bras de charge
L’invention de la brouette
La brouette fonctionne aussi selon le principe du levier. Si l’on exerce une force sur le bras du levier, les poignées de la brouette, la charge se trouve au milieu et l’axe à l’autre extrémité.
Très en avance sur les Occidentaux en ce qui concerne le transport des hommes et des marchandises, les Chinois inventèrent la brouette au Ier siècle avant notre ère.
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Mais, pendant 100 ans, les inventeurs gardèrent jalousement le secret de leur découverte. En effet, la brouette avait alors une importance militaire considérable.
Elle servait à transporter des troupes et des munitions et pouvait se transformer en barricades amovibles pour arrêter les charges de la cavalerie ennemie.
L’antique brouette chinoise rendait de tels services qu’on la comparait à un bœuf en bois ou à un cheval se déplaçant en glissant.
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Brouette anglaise, 1835

Une brouette diminuait de moitié le nombre d’ouvriers nécessaire à la construction d’un édifice.
Malheureusement, cette prodigieuse découverte n’apparut en Europe qu’à la fin du XIIe siècle.
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:32

Papier

L’invention du papier

Il est certain que le papier est né en Chine. Par contre, la date exacte de l’invention du papier reste encore un sujet de débats. L’histoire du papier débute vraisemblablement au Ier siècle avant notre ère.
En effet, plusieurs fragments de papier, datant de la dynastie des Han, ont été mis au jour en Chine.



Les supports de l’écriture avant le papier
Bois, bambou et écorce
Des tablettes de bois sont utilisées dans l’ancienne Égypte, en Mésopotamie, en Chine, en Inde et dans le bassin méditerranéen à l’époque classique.
Le mot codex est lié à cet usage. Il désigne à l’origine des tablettes de bois tenues ensemble. Le bambou sert dans la Chine ancienne, sous forme de bandes inscrites, reliées entre elles par des fils de soie.
L’écorce a le même usage en Inde, en Indonésie et en Amérique précolombienne.
Papyrus et feuilles de palmier
L’emploi de la feuille de papyrus remonte au IIIe millénaire avant notre ère en Egypte. Les feuilles sont battues ensemble et laissées à sécher au soleil avant d’être utilisées.
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Reproduction d'un papyrus égyptien. By JeDc58 .[ltr](CC BY-NC-ND 3.0)[/ltr]

Les feuilles de palmier sont utilisées dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est.
Os et ivoire
L’os est employé en Asie, en Afrique et en Amérique précolombienne. L’ivoire sert en Egypte et en Asie du Sud-est.
Cuir et parchemin
Le cuir est essentiellement employé au Proche-Orient ancien. Le parchemin, préparé à partir de peaux de mouton, de bouc, de veau ou de chevreau date du IIe siècle avant notre ère.
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La pesée des marchandises, illustration sur parchemin (IXe siècle, Musée islamique du Caire). © dinosoria

Il est devenu le matériau essentiel pour la fabrication des livres.
Cuivre
Les premières plaques de cuivre gravées remontent au IIIe millénaire avant notre ère dans le bassin de l’Indus.
Tissu et soie
L’inscription de bandes de tissu est pratiquée dans l’Egypte pharaonique, dans le monde islamique, en Inde, en Asie du Sud-Est et à Rome.
La soie commence à être employée comme support en Chine, aux Ve-VIe siècles avant notre ère.
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Quatre femmes foulent la soie dans un baquet (Peinture sur soie. Début du XIIe siècle, Museum of Fine Arts, Boston) . © dinosoria

Son coût prohibitif entraîne la récupération des lambeaux de soie, qui, réduits en pâte et étalés sur un cadre, produisent le « papier de soie ».
La naissance du papier
Les textes chinois commencent à mentionner le papier au Ier siècle avant notre ère. Plusieurs découvertes attestent que le papier était effectivement connu dès cette époque. 
En 1957, à Pachhiao, près de Sian, on a mis au jour des fragments de papier dans une tombe d’époque Han. Ces fragments consistent en un morceau de papier de 10 x 10 cm.
L’ensemble est fait à partir de chiffons de chanvre qu’on a laissé sécher sur une natte.
En 2006,  on a découvert à Dunhuang, dans la province du Gansu, un fragment de lettre  dont le papier est fait à partir de fibres de lin. Ce fragment a été daté de l’an 8 soit pendant  la dynastie des Han occidentaux (206 avant notre ère-9 de notre ère).
A titre d’information, la dynastie impériale des Han est traditionnellement divisée en deux périodes :

  • Dynastie des Han occidentaux de 206 avant notre ère à l’an 9 de notre ère

  • Dynastie des Han orientaux de 23 à 220 de notre ère

  • Les deux périodes sont séparées par la brève usurpation de Wang Mang.


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Peinture sur papier (VIIIe siècle, Musée Guimet, Paris). © dinosoria

Une chronique officielle d’époque Han attribue l’invention du papier à Cai Lun, ministre de l'Agriculture  et poète, en 105.
Selon l’historien chinois Tsien Tsuen-Hsuin, « l’existence de papier avant Cai Lun ne contredit pas nécessairement l’histoire de sa contribution telle que la relate la chronique officielle. Il est possible qu’il ait été un innovateur. »
Donc, Cai Lun n’est pas l’inventeur du papier mais pourrait être un innovateur qui a introduit de nouvelles matières premières dans la fabrication du papier.
Papier et chanvre
Il est probable que les Chinois ont découvert accidentellement la pâte à papier. En effet, dans ce pays, il existe une tradition ancienne de battage et de trempage dans l’eau des chiffons de chanvre et de jute, qui sont ensuite étendus sur des nattes.
Ces procédés sont attestés dès les VIe-Ve siècles avant notre ère.
Le chanvre (Cannabis sativa) est une plante annuelle dioïque à l’état normal, à tiges dressées de 2 à 4 m de haut en moyenne, pouvant s’élever jusqu’à 6 à 10 m.
Cette plante est cultivée pour ses fibres.
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Chanvre. By Uncleweed .[ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

Aujourd'hui, la Chine reste le plus gros producteur de chanvre. Cependant, il est intéressant de savoir que c'est la France qui est le leader européen de la production de chanvre.
Il ne faut pas confondre Cannabis sativa avec une sous-espèce Cannabis sativa indica, appelée communément chanvre indien dont on extrait une substance narcotique utilisée dans la composition du haschisch ou de la marihuana.
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Chanvre indien. By Thomas Wanhoff . [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

On peut penser que la popularisation rapide du papier en Chine provient dans la découverte de la possibilité de le fabriquer en grande quantité à l’aide d’écorce de mûrier, une plante native de ce pays.
La diffusion du papier dans le monde
Du IIIe au Xe siècle, le papier va servir dans de multiples applications. Il est utilisé pour l’écriture bien sûr mais également pour la calligraphie.
On utilise également le papier pour la décoration intérieure, les articles d’habillement, les éventails, les ombrelles, les lampions ou les usages hygiéniques.
La circulation du papier-monnaie va encore accroître la popularité du papier.
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Les lampions en papier sont toujours vendus en Chine. By Addictive Picasso . [ltr](CC BY-SA 3.0)[/ltr]

La diffusion du papier en Occident a été tardive. Les Chinois ne gardaient pas jalousement leur invention puisque le papier est utilisé rapidement après son invention en Corée, au Japon et en Indochine.
C’est l’éloignement et l’isolement de la Chine par rapport à l’Occident qui est la cause de cette diffusion tardive.
La « route du papier » vers l’Occident passe par l’Asie centrale (IVe siècle). L’Islam découvre le papier au VIIe siècle.
La diffusion se fait ensuite en direction de Bagdad et de Damas notamment.
Le papier détrône le papyrus en Egypte au IXe siècle. On le retrouve au Maroc au Xe siècle et de là il se propage à l’Europe via l’Espagne, où les Maures fondent la première fabrique de papier au XIIe siècle.
Le papier ne sera introduit en France qu’au XIIIe siècle depuis la Catalogne. L'un des premiers moulins à papier français est construit à Ambert au début du XIVe siècle. La matière première est du chiffon. 
Les techniques d’imprimerie, en Chine, datent du VIIe siècle.
En Europe, c’est avec l’invention de l’imprimerie, vers 1440-1450, que la production de papier va faire un véritable bond.

Références et liens
La dynastie des Han sur [ltr]Chine Informations[/ltr]
Découverte des fragments de papier en 2006 sur [ltr]chinaview[/ltr] (en anglais)
[ltr]The Blockbook[/ltr], l'Apocalypse selon saint Jean. Ouvrage du XVe siècle (en anglais)
Un nouveau support pour l’écriture : le papier. La mémoire de l’humanité, éditions Larousse 1994
La Chine des Han, l’histoire du monde N°20, éditions Larousse 1993
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Message  Arlitto le Mer 10 Aoû - 15:33

Europe occidentale


Attila

Les Huns

Au Ve siècle, l’Europe de l’Ouest est terrifiée par de nouveaux envahisseurs : Les Huns. Le roi des Huns, Attila, va bientôt rentrer dans la légende. « Fléau de Dieu », selon ses propres dires, Attila est, dans les manuels d’histoire de France, le prototype de l’ennemi. Son irruption et celle de ses féroces guerriers vont entraîner une vague d’invasions, prélude à la fin de l’Empire d’Occident, que se partagent les Barbares. 

  

Les grandes invasions
Vers 400 après notre ère, les forces qui se pressaient aux portes des empires, que ce soit l’Empire romain, l’Empire perse ou l’Empire chinois, font partout irruption, en Asie, en Europe et même en Afrique.
Poussées par les Huns, originaires d’Asie, des hordes barbares s’infiltrent dans les Empires d’Orient et d’Occident.
En quelques décennies, Wisigoths et Vandales, Francs et Alamans, Ostrogoths et Burgondes, Suèves et Alains désintègrent ainsi, morceau par morceau, les empires constitués depuis des siècles.
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Barbare à cheval. Une des rares représentations de guerrier hun ou germanique qui date réellement de cette époque (VIe siècle, Badisches Landes museum, Karlsruhe)

C’est la première fois que l’Occident est envahi par des populations asiatiques et est menacé de voir s’établir une civilisation étrangère à la sienne.
Pourtant, ce sont ces empires qui vont transmettre leur culture, leurs institutions et leur religion.
A tel point que les peuples des steppes qui ont franchi la Grande Muraille abandonnant leurs mœurs rudes, adoptent le costume chinois et deviennent les plus fervents défenseurs du bouddhisme.
Dans la crainte des Huns
Si, pendant des décennies, les Barbares se sont installés dans l’Empire de façon assez pacifique, c’est dans le plus grand désordre que, au début du Ve siècle, ils se ruent en masse au-delà du Rhin et du Danube.
Ils ne cherchent pas à piller mais à fuir une nouvelle menace : les Huns.
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Les Huns (Barbarians. History Chanel © 2004)

Germains, Vandales, Suèves et Alains fuient, affolés, avec leurs troupeaux et leurs familles devant l’avancée des Huns.
Les Huns sont des nomades, originaires d’Asie, descendant de peuples établis dans les steppes entre Ienisseï et le lac Baïkal.
Il faut souligner que les origines des Huns divergent selon les historiens.
Ils ne s’établissent jamais sauf rarement et après la mort d’Attila. Il ne reste de ce peuple que des tombes et les témoignages des auteurs du monde antique.
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Attila. Le graveur insiste sur l'aspect diabolique en le dotant de cornes (XVe siècle, Musée du Louvre, Paris)

C’est dans le courant du IIIe siècle que les Huns commencent à se répandre en Europe orientale, où ils sèment la terreur par leur sauvagerie.
Au lieu de livrer bataille sur un champ ouvert, les Huns combattent en se déplaçant sans cesse, sans jamais descendre de cheval, en attaquant sans relâche, les armées sur les flancs et par l’arrière.
Quelques témoignages de l’époque nous relatent la férocité de ce peuple :
« Puisse Jésus garder ses fauves loin à l’écart de l’Empire romain. Ils surgissent là où on les attend le moins et ont gagné une réputation de vitesse.
Aucune religion n’est sacrée pour eux, car ils n’en ont aucune. Ils n’ont épargné aucune souche, aucun âge et n’éprouvent même pas un brin de pitié pour les enfants désarmés. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à mettre des nouveau-nés à mort… »

Extrait de la Vulgate de saint Jérôme de Stridon


Attila « le fléau de Dieu »
Le nom d’Attila pourrait dériver d’une racine gothique signifiant « petit père ». On ne sait quasiment rien de la jeunesse d’Attila.
On sait seulement qu’en 435, les deux frères, Attila et Bléda, battent les Romains de Byzance en Crimée.
A partir de 434, le khan, ou roi, des Huns, Attila, après s’être débarrassé par le meurtre de son frère Bléda, gouverne sans conteste sur l’ensemble des hordes hunniques.
La réputation de férocité d’Attila lui vaut le surnom de « Fléau de Dieu ». Il se flatte que « l’herbe ne repousse pas là où son cheval est passé ».
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Attila marchant avec son armée sur Paris (1828-1891; Elie Delaunay, Panthéon, Paris)

Cependant, il semble que la légende ait accentué la barbarie de ce chef effrayant. Il était certes, cruel, à l’image de son époque mais c’était également une fin politique et un grand stratège.
Il possédait de plus un haut niveau de culture.
En Europe centrale, Attila est un héros national. Sa statue orne une place de Budapest.
En Allemagne, il est Etzel, un des personnages de la légende du Nibelung. En Italie, Verdi lui a consacré un opéra, Attila.
Attila à l’assaut de la Gaule
Après son avènement, le roi des Huns dirige d’abord ses ambitions vers l’Orient. En 443, ses soldats arrivent jusqu’à Constantinople et en 448, ils s’enfoncent en Grèce.
Cependant, sans raison connue, Attila abandonne l’Orient pour se tourner vers l’Occident. En 451, il traverse le Rhin, détruit Metz, Reims, Troyes et terrorise les Gaulois.
Paris est à son tour menacé mais une jeune fille, Geneviève, organise la résistance. Aujourd’hui, la statue de sainte Geneviève, qui, du haut du pont de la Tournelle à Paris, semble guetter l’arrivée des envahisseurs, témoigne de la vénération que la petite bergère de Nanterre a suscitée au fil des siècles.
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Sainte Geneviève ravitaille les Parisiens assiégés (Puvis de Chavannes 1824-1898, Panthéon, Paris)

Attila contourne Paris et assiège Orléans. Il peut ainsi envahir le royaume des Wisigoths. Mais, il est arrêté par Aetius qui a rassemblé une armée composée de Romains, de Francs, d’Alains et de Burgondes.
Ce vainqueur d’Attila connaît bien la tactique des Huns. En effet, Aetius a été élevé, en tant qu’otage, à la cour du roi.
A l’ouest de Troyes, au lieu dit Campus Mauriacus « Champs Catalauniques », en juin 451, le Romain Aetius et le Wisigoth Théodoric, obligent les Huns à se retirer précipitamment vers le Rhin.
La Gaule est sauvée.
La mort d’Attila
Suite à sa défaite en Gaulle, Attila entre en Italie en 452. Il s’empare de plusieurs villes dont Milan, Padoue et Pavie.
Attila se serait sûrement emparé de Rome si l’évêque de la ville, Léon le Grand, n’avait versé un tribut considérable pour persuader les Huns de quitter l’Italie.
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Saint Léon et Attila (XVIIe siècle, Palais des Papes, Avignon)

A peine rentré dans son royaume, Attila se marie et meurt à 58 ans, la nuit de ses noces, en 453. On suppose qu’il a été victime d’une apoplexie, après une journée passée à festoyer.
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La mort d'Attila (J. Villeclère, 19e siècle, Musée des Beaux-Arts, Nice)

Son empire ne survit pas à sa disparition. Les Huns se replient alors vers la mer Noire. Ils laissent derrière eux une réputation durable de terreur.
Pourtant, ils ont été les premiers Barbares à être arrêtés dans leur marche vers l’ouest. Une coalition de Romains et de Germains, réunis pour la première fois en une force commune « européenne », a repoussé l’envahisseur asiatique.
Les croyances religieuses des Huns
On sait peu de choses sur les croyances des Huns. Cependant, il apparaît que les Huns croient aux esprits, aux démons et aux forces naturelles. La superstition tient une grande place. Ils croient également aux présages et aux symboles magiques.
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Léon le Grand arrêtant Attila (Fresque de Raphaël, Vatican)

Les prêtres et les chamans, experts en sacrifices, étaient très importants. Ils faisaient des prophéties et rendaient l’avis des dieux en observant les entrailles et en brûlant les os des taureaux.
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