ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

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ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:08

ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

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           Écris la vision et grave-la sur des tablettes, afin qu'on la lise couramment.  Habakuk  2 : 2

Qui sommes-nous ?

MOUVEMENT MISSIONNAIRE INTÉRIEUR LAÏQUE

ORIGINE DU MOUVEMENT


Le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque dans sa forme actuelle existe sur le plan mondial depuis 1920, en France depuis 1926. C'est un mouvement, une activité volontaire non sectaire à but non lucratif, non constitué en société, dans lequel de nombreux chrétiens, principalement des laïques de toutes positions sociales, venant de diverses dénominations ou non, coopèrent volontairement.

            Les assemblées de ces chrétiens, toutes entièrement autonomes comme du temps des Apôtres, sont disséminées à travers le monde. Le Mouvement n'est affilié à aucun groupe ou dénomination.

            Son nom est une commodité répondant à des fins de publication et autres utilisations afférentes à ses desseins non confessionnels. Il s'interdit tout prosélytisme absurde, insultant et avilissant.

            Le but du MMIL est de prêcher l'Évangile (les «
grands sujets de joie »). Évangile de Luc, chapitre 2, versets 10, 14, de répandre et d'en encourager d'autres à répandre la connaissance de la Bible, particulièrement en ce qui concerne notre époque et ses bouleversements actuels dans tous les domaines et activités de la Société. Il s'efforce de susciter de développer un plus grand intérêt à l'étude individuelle et en groupe selon des vues non sectaires, dans des lieux de rassemblements, des foyers, etc.. Ses efforts tendent également à mieux faire connaître et démontrer les valeurs morales et éthiques universelles du Livre par excellence.           Pour mener à bien ses desseins, le MMIL édite et répand selon tous les moyens permis par la loi — grâce à l'activité de colporteurs occasionnels, d'évangélistes et autres travailleurs chrétiens, par courrier, etc. — des ouvrages basés sur la Bible, la raison et les faits ainsi que des journaux (spécialement « l'Étendard de la Bible »), et des feuillets gratuits en diverses langues. Il utilise également son équipe d'orateurs, d'instructeurs et d'évangélistes qualifiés dans des services de prédication, des études bibliques, des réunions de débats et de questions, des programmes audiovisuels et des causeries publiques illustrées, devant divers groupes et associations, dans des mariages, des funérailles, etc. Il n'est jamais demandé d'argent pour leurs services, mais les participations volontaires sont acceptées.
Le MMIL
            Le Pasteur Charles Taze RUSSELL, né en 1852, fut durant quelques années un membre actif de l'Église Congrégationaliste de l'Y.M.C.A. (Union Chrétienne de Jeunes Gens). A partir de 1868, déçus par les doctrines confessionnelles, quelques amis et lui-même décidèrent de former un groupe dans lequel on n'étudierait que la Bible. Graduellement, ils en arrivèrent à une compréhension raisonnable et exacte du «But et de la Manière du Retour du Seigneur », du « Divin Plan des Ages » etc. Dès 1876 — 1877, le Pasteur Russell annonçait l'imminence du Retour du peuple juif sur sa terre. En 1878, avec quelques amis, il fonda « The Watch Tower and Bible Society ».

            C'est en décembre 1913 qu'il employa pour la première fois le terme « 
Laymen's Home Missionary Movement » traduit en français : « Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque », pour désigner, avec le Photodrame de la Création, une nouvelle branche d'activité envers le public en général. « We trust that this noble work will go on, and that the [R5365 : page 372] Lord's blessing will continue with it. We sometimes term it the « Layman's Home Missionary Movement» We observe that the Classes participating in this work most vigorously are usually the most blessed of the Lord spiritually, as well as numerically. And undoubtedly all who thus serve as evangelists receive a great blessing in their hearts from the Lord. In the interests of those Classes that feel that a repetition of the Class Extension Work would not be wise, or that feel that they have speakers or financial strength which they can furnish for Sunday work at greater distances from their homes, we have recently proposed an « Auxiliary Pilgrim Service. » We trust that this may prove a means of blessing and furtherance of the work during the year just begun. » [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]             En 1919 — 1920, après la séparation, son principal collaborateur, le Pasteur P. S. L. JOHNSON, rejoint par bon nombre de membres, adopta cette appellation pour désigner le travail public du Mouvement qu'il venait de fonder et ayant pour but premier de réimprimer et de défendre les œuvres de C. T. RUSSELL. [/font]En fait, le pasteur Russell est l'auteur, en 1913,  de l'appellation M.M.I.L qui fut reprise et donnée comme nom  au Mouvement créé en 1919-20. — Nous faisons, ci-dessous,  

Un Redressement Nécessaire
            En effet, tout en respectant les personnes « Témoins de Jéhovah », nous sommes obligés de rappeler, comme le font à présent des historiens des religions, que même s'il fonda la société nommée ci-dessus, le Pasteur Russell n'est pas, strictement parlant, le fondateur de l' « Organisation des Témoins de Jéhovah ». Celle-ci adopta ce nom en 1931, alors que le Pasteur Russell mourut en 1916. C'est en 1917 que le juge Rutherford, prit possession de cette organisation, de sa revue « the Watch Tower », (nom changé plus tard en «The Watchtower »). Il abandonna la majeure partie de son œuvre et de ses « Études dans les Écritures » etc. Imité en cela par ses successeurs, il en changea grandement les idéaux, croyances, enseignements, méthodes et surtout l'esprit de tolérance.

            La presse publique et de nombreux chrétiens reconnaissent maintenant que le Pasteur Russell était un érudit capable en matière biblique, et un exégète sérieux s'appuyant rigoureusement sur les Saintes Écritures. Ses ouvrages sont de plus en plus redemandés.
ÉTENDARD DE LA BIBLE N° 79
            Une idée fausse largement répandue est que les erreurs d'enseignement et de pratique des « Témoins de Jéhovah » leur auraient été transmises par le Pasteur Charles Taze Russell (qui mourut en 1916). Une autre idée fausse est que c'est lui qui aurait fondé leur mouvement. S'il est vrai qu'avec quelques amis il fonda The Watch Tower Bible and Tract Society (qui est maintenant en la possession des « T. de J. ») comme moyen ou fonds financier par lequel des dons pouvaient être employés pour répandre le message de l'Évangile, et bien qu'il ait été le Président de cette Société et le Rédacteur de The Watch Tower jusqu'à sa mort (1916), IL NE FUT NULLEMENT le promoteur des « T. de J. », ni l'auteur de leur « extrémisme » en doctrine et en pratique.
            LE MOUVEMENT DES « T. de J. » FUT FONDE PAR LE JUGE RUTHERFORD EN 1931. Après la mort du Pasteur Russell, le Juge Rutherford — grâce à un subterfuge et à des subtilités juridiques — réussit à dissoudre le Conseil des Directeurs qui, selon les dispositions testamentaires prises par le Pasteur Russell, avait la charge de l’œuvre, et il usurpa la direction du mouvement.
            Le Juge Rutherford retint certains des enseignements du Pasteur Russell, mais graduellement il en renia la presque totalité, en leur substituant ses propres idées à lui, lesquelles, dans de nombreux cas, ne sont pas conformes aux Écritures et sont absolues, excessives. Nous avons publié en anglais un ouvrage de 750 pages, ainsi que de nombreux numéros de nos revues qui traitent en grand détail des faux enseignements et pratiques du Juge Rutherford, et montrent comment ils supplantèrent les enseignements et pratiques du Pasteur Russell. Quiconque impute les erreurs grossières, les prophéties défigurées et les absurdités manifestes du Juge Rutherford et des « T. de J. », au Pasteur Russell, présente ce dernier tout à fait sous un faux jour.
Publications
            Le M.M.I.L. met en circulation et recommande tout spécialement la série des 6 volumes des «Études dans les Écritures», ce qui implique la possession indispensable d'une Bible.

            Ces écrits ne sont rien moins qu'une compilation harmonieuse des Vérités de base de chacune des 12 principales dénominations de la Chrétienté, donc de l'œuvre des Réformateurs à travers les Ages. Des ouvrages d'autorité mondialement reconnue, produits de la plume de savants en langues hébraïque et grecque appuient ces enseignements.
             Ces derniers sont confirmés dans une autre série de volumes de P. S. L. Johnson qui cite des réformateurs, des historiens, des archéologues, des chronologistes dont voici une liste non exhaustive :
Irénée, St Augustin, Marsille, John Wessell, Luther, Hubmaïer, Cranmer, Browne, Fox, Wesley, Campbell, Miller, James Strong, Robert Young, Benjamin Wilson, J.B. Rotherham, C. Tischendorf, Ivan Panin, John et Morton Edgar, etc.
*  *  *
CHRIST - SAUVEUR - ROI

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]La couronne de laurier représente la victoire de Jésus.
La croix représente la mort en Sacrifice de Jésus - la Rançon payée par le Sauveur pour tous les hommes.
La couronne d'or représente l'autorité divine exercée par un Roi - la Royauté de Jésus-Christ. Le Roi des rois.
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:09

1914 — UNE DATE IMPORTANTE DANS LE PLAN DE DIEU

PREMIÈRE PARTIE
SE SOUVENIR DES 100 ANNÉES DURANT LESQUELLES NOUS AVONS SERVI JÉHOVAH 1914-2014

Il y aura cet automne (2014) 100 ans que Dieu aura confirmé les interprétations prophétiques et chronologiques du Pasteur Russell. À l'automne de 1914 commença la Grande Guerre prophétisée, qui se développa en un Temps de Détresse mondial, « tel qu'il n'y en a pas eu depuis qu'il existe une nation » (Dan. 12 : 1 ; Matth. 24 : 21). Pendant quarante ans, le Pasteur Russell déclara dans ses écrits, mais aussi depuis la tribune, que les Temps Des Nations cesseraient en 1914. De par le monde, les gens avaient connaissance de ces vues des Étudiants de la Bible diffusées à grande échelle. De nombreux sages de ce monde attendaient cette année avec anticipation — non pas parce qu'ils croyaient au message des Écritures, en revanche ils avaient hâte de se moquer d'un autre « prophète », lorsque son message ne se réaliserait pas. Mais de même que Jéhovah mit Son sceau d'approbation sur Daniel comme vrai prophète de l'Éternel, de même Il manifesta Son approbation de fr. Russell par le déroulement d'événements mondiaux, au moment exact indiqué par fr. Russell d'après les Écritures.

La prédication de 1914 eut un effet profond sur les Étudiants de la Bible et sur ceux qui les avaient entendus. Dans le Rapport annuel de la Watch Tower de 1914 (R 5591), fr. Russell déclare : « l'attente a procuré, à coup sûr, une grande bénédiction à nos milliers de lecteurs. Elle a produit chez eux un vif intérêt spirituel, et un zèle à connaître et à faire la volonté du Maître. Elle les a amenés à avoir à cœur de sonder pour voir s'ils étaient prêts ou non pour le Royaume ».

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Le travail envers le public au cours de cette année fut aussi très intense. Cette année (1914) vit le début de la présentation au public du Photodrame de la Création. Le même rapport annuel déclare : « Par la providence de Dieu, la présente année a été la plus merveilleuse de l'histoire de notre Société — le grand tournant de tous les efforts préalables de personnes consacrées à Dieu pour montrer les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière ».

1914 — UNE DATE IMPORTANTE DANS LE PLAN DE DIEU
L'ANNÉE 1914 a marqué le début ou la conclusion de plusieurs aspects prophétiques différents, dont la plupart sont liés. Elle marqua la fin des 40 années de l'étape de la Parousie du Second Avènement de notre Seigneur. Elle marqua le début de l'Épiphanie, (le Temps de Détresse), la clôture définitive de la porte d'entrée dans le Haut-Appel, le commencement du Premier Frappement du Jourdain, de ses types et des occupations connexes, le début du travail spécial envers la Grande Foule et les Jeunes Dignes. En ce qui concerne le monde, elle marqua surtout la fin des « sept temps » des Nations — les 2520 années débutant en 607 avant J.-C., et se terminant en 1914 après J.-C.

Les « temps des nations » ont trait à cette période après laquelle Dieu a enlevé Son royaume typique à Israël jusqu'à ce qu'Il établisse Son antitype, le véritable Royaume de Dieu, aux mains du Messie. Pendant ce temps, Il permit aux gouvernements de ce monde d'avoir un bail de pouvoir pour qu'ils essaient de se relever eux-mêmes comme ils le pourraient. Durant cette période, Jérusalem est aussi foulée aux pieds par les Nations, l'Israël charnel et l'Israël spirituel à la fois étant soumis à ces puissances (Ézéch. 21 : 27 ; Luc 21 : 24).

DÉVELOPPEMENT D'INTERPRÉTATION PROPHÉTIQUE
Le Pasteur Russell ne fut pas le premier à appliquer aux Temps des Nations une période de 2520 années. William Miller et ses collaborateurs interprétèrent avec précision sa durée, mais au lieu de commencer cette période avec la destitution de Sédécias en 607 av. J.-C., Miller débuta la période avec la captivité d'Israël par Esarhaddon sous le règne de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Manassé, qu'il data en 677 av. J.-C. Avec cette date comme point de départ, il en conclut que la fin du Temps des Nations aurait lieu en 1843 ap. J.-C. Même avant Miller, cette période prophétique de 2520 années avait été diffusée parmi ceux qui sondaient les Écritures. Les premiers écrits que nous pouvons trouver sur ce sujet datent de 1823, quand un Anglais, John Aquila Brown, écrivit un livre intitulé : Le Soir (Even-Tide) ; ou, Dernier Triomphe du Bienheureux et Seul Potentat, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs ; ce qui était une analyse des Mystères de Daniel et de saint Jean. Dans son livre, Brown calcule les 2520 années de 604 av. J.-C. à 1917 ap. J.-C. (la même année dans laquelle il termine les 1335 années de Daniel ; d'ailleurs, il termine les 1290 ans avec 1873 ap. J.-C.). Il n'attribuait pas expressément cette période aux « Temps des Nations », mais aux « sept temps » de l'arbre de Nebucadnetsar (Dan. 4). Il est également intéressant de noter que Brown a compris correctement (et publié en 1810) que les 2300 années et les 70 semaines commencent au même point, même s'il data la période de 457 av. J.-C. à 1843 après J.-C.

Après le mouvement Miller, d'autres étudiants de la Bible s'emparèrent de cet enseignement prophétique et le développèrent pour affirmer avec plus de précision ce que nous croyons aujourd'hui. Parmi eux se trouvaient N. H. Barbour et J. H. Paton. Bien que le Pasteur Russell ne fut pas le premier à publier et à diffuser des vues concernant les 2520 années des Temps des Nations, il fut le premier à comprendre avec précision la date de clôture (1914) et à propager cet enseignement de la Bible dans le monde entier.

Le premier article de la plume de Russell sur ce sujet que nous pouvons trouver est tiré du Bible Examiner (publié par fr. George Storrs), en octobre 1876.
LES TEMPS DES NATIONS : QUAND SE TERMINENT-ILS ?
PAR CHARLES TAZE RUSSELL
(Octobre 1876 — The Bible Examiner, Vol. XXI, n°1, N°313)


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« Jérusalem sera foulée aux pieds par les Nations, jusqu'à ce que les Temps des Nations soient accomplis » (Luc 21 : 24). Nul doute que notre Seigneur voulait communiquer à Ses disciples une certaine connaissance, et il se peut qu'elle était destinée plus encore aux disciples de notre époque, qu'à l'église primitive. Recherchons alors quel était le sens des temps dont parle la prophétie, qui était en Christ. Bien sûr, si c'est l'une des choses secrètes de Dieu, nous ne pourrons la trouver ; mais si c'est un secret, pourquoi Jésus le mentionnerait-II ? Si, en revanche, cela nous est révélé, cela nous appartient. Allons-nous deviner et supposer ? Non, tournons-nous vers le trésor de la maison de Dieu ; sondons les Écritures pour y trouver la clé. Jésus ne prédit pas qu'elle serait foulée aux pieds par les nations, alors que Rome dominait sur elles à l'époque. Il nous dit cependant, pendant combien de temps il va en être ainsi, et même les disciples pensaient « que ce serait lui qui aurait délivré Israël ».

Nous croyons que Dieu a donné la clé. Nous croyons qu'Il ne fait rien d'autre que de la révéler à Ses serviteurs. Ne trouvons-nous pas une partie de la clé en Lév. 26 : 28-33 ? « Je vous châtierai, moi aussi, sept fois plus à cause de vos péchés ; ... je désolerai le pays ... et je vous disperserai parmi les nations ». Israël n'a pas écouté l'Éternel, mais Lui a désobéi, et cette prophétie est maintenant en train de s'accomplir ; et ce, depuis les jours de Sédécias, quand Dieu a dit : « Ôte la tiare, et enlève la couronne ... J'en ferai une ruine, une ruine, une ruine ... jusqu'à ce que vienne celui auquel appartient le juste jugement, et je le lui donnerai ». En comparant ces versets, nous apprenons que Dieu a dispersé Israël pendant une période de sept temps, ou jusqu'à ce que « vienne celui auquel appartient » le gouvernement, et II mettra fin à la domination ou aux gouvernements des Nations. Cela nous donne pour le moins un indice sur le temps qui sera nécessaire jusqu'à ce que les Juifs soient délivrés. En outre, Nebucadnetsar, roi de Babylone, la tête d'or, est reconnu par Dieu comme le représentant de la bête, ou les Gouvernements des Nations. « Un roi des rois, et partout où habitent les fils des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux des cieux, ... Dieu ... les a mis entre tes mains » (Dan. 2 : 38). Dieu avait ôté la couronne de Sédécias et déclaré l'image dont Nebucadnetsar est le chef — le maître du monde jusqu'à ce que le Royaume de Dieu le remplace (frappant dans ses pieds) ; et, comme c'est au moment même durant lequel Israël doit être délivré — car « Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que le temps des nations soient accomplis » (Luc 21 : 24) — nous obtenons ici notre deuxième indice, à savoir : ces deux événements, notés dans les Écritures de la Vérité « Les Temps des Nations » et « Jérusalem foulée aux pieds », sont des périodes parallèles, qui commencent en même temps et se terminent en même temps. Comme dans le cas d'Israël, leur dégradation devait durer sept temps, de même que la domination de l'image qui dure sept temps ; car, lorsque dans son orgueil, la « Tête d'Or » ignorait « Le Dieu du ciel », la gloire de ce royaume (que Dieu lui a donné, en tant que représentant de l'image), l'a quitté, et elle prit son caractère bestial, qui dure sept temps (Dan. 4 : 23) et, (préfigurée par la dégradation personnelle de Nebucadnetsar, le représentant, pendant sept temps) jusqu'à ce que vienne le moment où ils reconnaîtront, et « béniront le Très-Haut, duquel la domination est une domination éternelle » (Dan. 4 : 34) ; car toutes les extrémités de la terre se souviendront et se tourneront vers le Seigneur lorsqu'Il sera le Gouverneur parmi les nations.

Naturellement, la question suivante est, quelle est la durée des sept temps ? Dieu, dans Sa Parole, nous a-t-Il fourni le moindre indice nous permettant de déterminer la longueur de cette période ? Oui, dans l'Apocalypse, nous apprenons que trois temps et la moitié d'un temps, 42 mois, et 1260 jours prophétiques et des années littérales sont identiques (cela a été accepté ainsi pendant des années par l'église), et cela s'est accompli ainsi : si trois temps et demi font 1260 années, sept temps feraient deux fois plus, soit 2520 années. Au début de notre ère chrétienne, 606 années de cette année s'étaient écoulées, (70 ans de captivité, et 536 ans de Cyrus à Christ), qui, déduites de 2520, montreraient que les sept temps finiraient en 1914 ap. J.-C., lorsque Jérusalem sera délivré pour toujours, et que les Juifs diront du Libérateur, « c'est ici notre Dieu ; nous l'avons attendu, et II nous sauvera » (És. 25 : 9). Lorsque les gouvernements des Nations auront été réduits en pièces ; lorsque Dieu aura versé Sa fureur sur la nation, et qu'ils Le reconnaîtront Lui, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs.
Mais, quelqu'un dira : « Si l'Éternel voulait que nous le sachions, Il nous aurait dit clairement et distinctement combien de temps ». Mais, non, frères, Il n'agit jamais ainsi. La Bible doit être une lumière pour les enfants de Dieu — pour le monde, une folie. Beaucoup de ses écrits sont uniquement pour notre édification, à nous sur qui est venue la fin du monde. De même que nous pourrions dire que Dieu aurait dû mettre l'or à la surface plutôt que dans les entrailles de la terre ; il serait trop répandu et perdrait beaucoup de sa valeur. Il en est de même de la Vérité ; mais, « à vous il est donné de connaître les mystères du royaume ».

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Nous poserons une autre question, mais n'y répondrons pas maintenant : Si les temps des Nations se terminèrent en 1914, (et il y a beaucoup d'autres preuves montrant plus clairement la même date) et qu'il nous est dit que ce serait un déversement de fureur ; un temps de détresse tel qu'il n'y en a jamais eu auparavant, et qu'il n'y en aura plus jamais ; un jour de colère, etc., combien de temps auparavant l'Église y échappe-t-elle ? Comme le dit Jésus, « Veillez, afin que vous soyez estimés dignes d'échapper à ces choses qui viendront sur le monde ». Frères, l'un des premiers actes du jugement sera évidemment Christ prenant Son Épouse ; car le jugement doit commencer par la maison de Dieu.
Present Truth N° 748 — hiver 2014
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:12

DEUXIEME PARTIE
SE SOUVENIR DES 100 ANNEES DURANT LESQUELLES NOUS AVONS SERVI JÉHOVAH 1914-2014


Suite de la V.P. N° 521 de novembre-décembre 2014)
Cet enseignement de la Bible, que les Temps des Nations se terminèrent en 1914, a été publié, au même titre que d'autres Vérités progressives, d'abord sous la forme de livre en 1877 dans : Les Trois Mondes et la Moisson de ce Monde, par Russell et Barbour. Quand fr. Russell a commencé à diffuser sa propre publication, The Watch Tower, (Tour de Garde) cette date, 1914, a continué à occuper une place importante. Elle est mentionnée dans le tout premier numéro de la revue, dans un article écrit par Paton. Le premier article dont on est certain qu'il fut écrit par le frère Russell, et mentionnant 1914, se trouve dans le numéro d'Août 1880, « Une raison pour l'espérance » (R 124). En 1889, le Pasteur Russell publia le second volume des Études dans les Écritures (alors appelé Aurore du Millénium), dont un chapitre entier est consacré au thème : « Les Temps des Nations ».

Tout au long de son ministère, le Pasteur Russell a continué d'enseigner que les Temps des Nations se termineraient en 1914, n'hésitant jamais sur cette pensée. Il avait la « parole prophétique certaine » pour le soutenir. Il n'a jamais prétendu être inspiré, mais seulement que le « temps voulu » était venu pour que ces choses soient comprises. Ce bail de puissance ayant expiré en 1914, les Étudiants de la Bible avaient de grandes attentes sur ce qui allait se passer. Beaucoup dans le monde se méprirent sur cet enseignement pensant qu'il était question de « la fin du monde ! ». Les publications largement diffusées par les volontaires cette même année corrigèrent cette pensée. Ce fut le cas en particulier dans l'article suivant du Bible Student Monthly « La FIN DU MONDE EN 1914 — telle n'est PAS l'opinion du Pasteur Russell, ni de l'I.B.S.A. (Association Internationale des Étudiants de la Bible) » (Harvest Gleanings, Volume 1, p. 626).
Dans la Tower du 15 août 1914 (R 5520), nous lisons : « L'attention de millions de gens a été attirée sur les enseignements de la Watch Tower et des Études dans les Écritures concernant notre pensée que le Temps de Détresse, tel qu'il n'y en a jamais eu depuis qu'il existe une nation, commencera aux environs d'octobre 1914 ». Huit millions de volumes des Études dans les Écritures sont dans les mains du public. Certains de ceux qui se moquaient, qui pestaient, qui riaient et qui parlaient de l'impossibilité de nos attentes sont surpris par la soudaineté avec laquelle la grande guerre en Europe a commencé. Tous admettent qu'il n'y a jamais eu une telle guerre auparavant, et qu'une autre guerre semblable ne pourra éclater à nouveau. Ignorant la Bible, tous admettent que les conséquences de cette guerre seront tellement désastreuses, les nations seront tellement appauvries, qu'il faudra désormais davantage de sagesse dans l'avenir. Nous voyons, du point de vue de la Bible, que le résultat de cette guerre conduira à la destruction de notre civilisation actuelle dans une période d'anarchie. Quelle que soit la manière dont cette guerre se terminera, elle ne sera assurément pas satisfaisante. Le mécontentement prévaudra plus que jamais parmi les foules. Il en résultera un règne de terreur dans le monde civilisé.

Toutes ces choses, nous les avons présentées dans nos publications, nos sermons, etc., de même que dans le Photodrame de la Création, qui a déjà été montré à un public de plus de quatre millions de personnes. Cette guerre procure une conviction fascinante sur l'esprit de beaucoup, concernant la justesse de nos attentes. Leur question est : « Qu'arrivera-t-il ensuite ? ». Et ils ne penseront pas à rechercher une réponse chez les pasteurs des églises nominales, dont ils savent qu'ils les ont maintenus dans l'obscurité, et ont essayé de les empêcher de trouver la vraie lumière de la Parole de Dieu, qui brille maintenant parmi les Étudiants de la Bible.

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UNE PAROLE DE PRUDENCE
Nous devons être modérés en pensée, en parole et en conduite. Lorsque nos chers parents, amis, voisins et le public commenceront à nous interroger sur ce qu'annonce la Parole de Dieu, nous devrons être très doux, humbles et patients dans nos réponses. Toute conduite hautaine, tout esprit de « je vous l'avais bien dit, n'est-ce pas ? » serait une rebuffade pour ceux qui sont maintenant enclins à se tourner vers nous pour être aidés, guidés, instruits dans les enseignements de la Parole de Dieu. Avec douceur, nous devons nous mettre à leur place et manifester une grande gentillesse, leur dire que cette guerre est probablement liée à la grande Anarchie qui doit suivre ; qu'elle affaiblira probablement les nations comme rien d'autre n'aurait pu le faire, qu'elle fournira aux éléments mécontents de la société, non seulement une excuse, mais une occasion de renverser tous les gouvernements et de précipiter le monde vers la catastrophe la plus terrible de tous les temps.


Nous conseillons que l'on s'attarde moins sur les misères du Temps de Détresse que sur le grand résultat, le ROYAUME MESSIANIQUE, qui suivra. Nous devons aider nos amis et nos voisins à regarder au-delà du nuage sombre, vers la lisière argentée, les assurant que la Parole de Dieu montre que ce Temps de Détresse est nécessaire pour préparer le Royaume du Messie. La charrue de la détresse doit d'abord préparer les cœurs humains pour y semer la bonne semence de la prochaine dispensation. Comme nous lisons : « Lorsque tes jugements sont sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice » - (És. 26 : 9).


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N'oublions jamais à quoi nous avons été appelés, quelle est notre commission, ou notre mandat pour prêcher, comme nous lisons : « Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance ». Laissez le monde, la chair et le diable briser le cœur des hommes, s'ils le veulent. Que le grand Temps de Détresse les brise, s'il le peut. Notre mandat n'est pas de briser les cœurs, mais de les guérir, de les soulager, de déverser avec bienveillance les gracieuses promesses de la Parole de Dieu. Les promesses sont représentées symboliquement par l'huile. « Nous devons annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pi. 2 : 9). Nous allons aider au mieux ceux qui, malheureusement, ont besoin de notre aide. Nous devons nous souvenir que nous étions tout autant dans l'obscurité il y a peu de temps, et que notre prochain et nos amis ne sont pas plus responsables d'être dans l'obscurité que nous l'étions. Il convient, par conséquent, que nous leur manifestions de la compassion plutôt que de les réprimander ou de rechercher des défauts.


LA CLASSE DES VIERGES FOLLES
Il ne nous appartient pas de déterminer qui fera partie de la classe des vierges folles, ne réussira pas à entrer aux Noces, et en conséquence, traversera la grande détresse et obtiendra une récompense moindre. Néanmoins, nous devons ressentir un certain intérêt et de la curiosité à l'égard de la prophétie de notre Maître sous forme de parabole. Alors qu'il a été vrai que des frères chrétiens accablés par les soucis de la vie, et par conséquent non remplis de l'Esprit, de l'huile, sans la lumière de la lampe, nous ont dit à plusieurs reprises : « j'aimerais pouvoir percevoir les choses comme vous » ou « Montrez-moi cela en quelques mots », néanmoins, ils n'ont pas été disposés à prendre le temps nécessaire pour étudier correctement et se remplir de l'Esprit. Tout cela est, selon nous, bien plus vrai maintenant.
Beaucoup dans cette classe surchargée, qui négligèrent leur Alliance de sacrifice, ont été stimulés par les signes extérieurs de leur époque. Nul doute que beaucoup d'entre eux ont étudié, ont perçu clairement la lumière, et consacrèrent leur tout au service de l'Éternel. Certains de ceux-ci sont entrés avec un zèle ardent tel qu'ils ont été estimés dignes par l'Éternel, d'une place dans la classe de l'Épouse. D'autres se sont engagés tellement lentement qu'ils sont devenus membres de la classe de la Grande Foule, les vierges folles de la parabole.


La conclusion de la parabole nous montre que lorsque la classe des vierges folles se sera complètement réveillée, qu'elle sera pleinement convaincue du Plan divin, etc., qu'elle aura pris pleinement conscience des privilèges de ses vœux de consécration, alors, à ce moment-là, la classe du Petit Troupeau sera entrée aux noces, et la porte vers ces glorieux privilège et occasion sera fermée à jamais. Le Maître ne veut qu'une seule classe de l'Épouse. Les autres, par conséquent, seront rejetés et devront passer par la grande détresse, avant d'atteindre finalement une position glorieuse sur le plan spirituel, en tant que Lévites-antitypes, tandis que le Petit Troupeau fidèle sera glorifié comme Sacrificature Royale, en association avec leur Maître.
Nous souhaitons insister particulièrement sur le fait que nous devrions tous prier et nous efforcer d'abonder en fruits de l'Esprit saint — de faire preuve de patience, de douceur, de longanimité, d'amour fraternel, d'amour — afin de pouvoir venir en aide à ceux qui, maintenant, poseront des questions. Nous avons le privilège spécial d'être les représentants de l'Éternel et de Son Plan divin. Mais au lieu de nous rendre hautains, fiers, dédaigneux, cela devrait nous rendre très humbles, doux et affectueux, nous souvenant que nous ne méritons pas de tels honneurs, mais qu'ils ne sont que des manifestations de la grâce de l'Éternel.

On peut trouver les articles initiaux du Pasteur Russell à propos de la Guerre, en R' 5526 « La Crise Actuelle » et en R' 5563 « Apprêtons-nous pour le Règne de Justice ». Il comprenait correctement que c'était le début de la Grande Guerre de la prophétie, « le vent », une « Guerre Mondiale » — mais initialement, cela ne semblait pas possible qu'elle puisse se développer à l'échelle mondiale car elle se trouvait concentrée parmi quelques nations européennes. Fr. Russell écrivit en R' 5554 : « Malgré le fait que le Président et le Secrétaire d'État de notre propre pays soient des hommes sages, aimant et promouvant la paix, et malgré le fait qu'il n'y ait pas de raison apparente pour que notre pays soit impliqué dans cette guerre, néanmoins nous sommes inquiets. Les grandes nations de l'ancien monde, s'appauvrissant elles-mêmes et détruisant leurs intérêts commerciaux, tout en étant volées de centaines de milliers de précieuses vies par cette guerre, ne souhaiteront pas voir les États-Unis dominer sur elles de toutes les manières en raison de leur isolement. Nous pouvons être sûrs que les hommes d'état astucieux d'Europe, tout en professant de l'intérêt pour notre paix, vont vraiment faire tout ce qui est en leur pouvoir pour nous entraîner dans la guerre, d'une façon ou d'une autre ». — « Depuis quarante ans c'est cette guerre même que nous proclamons ; c'est cette guerre et son issue glorieuse que nous annonçons par des sermons, oraux ou imprimés, et dans nos livres d'Études Bibliques dans une vingtaine de langues. Maintenant, alors que cette année est arrivée et que la prophétie s'accomplit, pourrions-nous, d'une manière cohérente, demander au Tout-Puissant de changer Son programme ? Non ! »

De nombreux Étudiants de la Bible ont continué à s'attendre à être glorifiés à cette date. Fr. Russell les mit en garde à ce sujet. Il écrivit en R' 5555 : « Nous avons reçu des choses si bonnes, si rafraîchissantes pour nous, que si elles continuent six mois de plus, ou six années de plus, nous serons très heureux que l'Éternel nous ait donné cette plus longue occasion favorable de rendre témoignage de Sa bonté. D'un autre côté, il se peut que l'œuvre de la Moisson du « froment » soit entièrement accomplie, et que le travail du temps présent soit pour la classe de la Grande Foule et pour le monde ».

« Le Seigneur ne nous a pas pleinement indiqué à quel moment le peuple du Seigneur sera passé au-delà du voile. Mais nous avons l'assurance que quand ll paraîtra, Il sera manifesté — lorsque Son Épiphanie se produira — nous serons avec Lui, nous serons semblables à Lui, et Le verrons tel qu'Il est. Il ne commencera pas Sa grande œuvre d'établissement du Royaume avant que l'Église soit avec Lui. Nous ne pouvons pas comprendre tout ce que cela implique. Peut-être pouvons-nous être avec notre Seigneur et Le servir de ce côté-ci du voile pour un certain temps. Ce n'est pas ce que nous avions pensé, mais nous voulons simplement que la volonté du Seigneur soit faite, quelle qu'elle soit, et nous attendons les indications de Sa providence. »


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Nous manquerions d'à-propos si nous ne faisions pas référence à l'une des grandes œuvres du Pasteur Russell intitulée : « Le Photodrame de la Création » présenté pour la première fois au public en 1914. Lors d'une Convention de l'Association Internationale des Étudiants de la Bible, à Hot Springs en Arkansas, il a été décidé à l'unanimité que le temps était venu d'utiliser des images animées dans l'enseignement des Vérités Bibliques. La discussion a mis en évidence que l'Éternel approuvait ceci par Son utilisation de paraboles et des symboles de l'Apocalypse, qui sont des images écrites. Il a été admis qu'on ne pouvait négliger une voie aussi importante pour atteindre les têtes et les cœurs de l'humanité. L'éditeur expliqua ensuite qu'il travaillait sur ce projet précis depuis trois ans et qu'il avait maintenant, presque prêtes, des centaines de belles illustrations, qui attireront sans nul doute de grandes foules, annonceront l'Évangile, et aideront le public à revenir à la foi en Dieu, et à la Bible comme étant la Parole ou Révélation de Dieu.
Nous devons nous rappeler que ces paroles ont été écrites en 1914 et avant. Au cours des 100 dernières années, beaucoup de Vérité du temps convenable est venue à la lumière. Les considérations suivantes ont été écrites en 2014 montrant que la Parole et sa compréhension avancent chaque année.


Nous qui avons les six « volumes de la Parousie », les « Réimpressions de la Watch Tower », « Ce que le Pasteur Russell a Dit », « Ce que le Pasteur Russell a Écrit », « Les Figures du Tabernacle », et d'autres aides bibliques notamment les écrits dans les livres d'histoires traitant des 100 dernières années, nous savons que celles-ci ont vraiment été un Temps de Détresse sans précédent.
Il y a bien plus de détresse encore que le monde doit endurer : la Révolution et l'Anarchie se manifestent partout, mais, à leur propos, les prophéties des Écritures montrent aussi quelle nouvelle ampleur, à l'échelle mondiale, elles atteindront avant que l'empire de Satan soit complètement détruit en vue de l'établissement du Royaume de Dieu sous le Messie. Très tôt, mais de façon immature, fr. Russell pensait que la détresse serait terminée en 1914. Nous comprenons bien cependant que le nombre complet de l'Épouse de Christ était complet dans ses membres engendrés de l'Esprit le 16 septembre 1914.

Quant au Temps de Détresse, lorsque le temps convenable de le comprendre correctement fut arrivé, notre Seigneur révéla au Pasteur Russell, qu'il commencerait en 1914 et qu'il serait bref, peut-être quelques années seulement. Après que fr. Russell « fut changé » [le 31 octobre 1916] le Seigneur donna à fr. Johnson une meilleure compréhension de l'Épiphanie selon laquelle elle durerait au moins jusqu'en 1954-56, et que peu après aurait lieu l'achèvement de l'œuvre de la Grande Foule et des Jeunes Dignes. Il en vint plus tard à comprendre que le rétablissement ne commencerait qu'après la mort complète de la Grande Foule [14 février 1979] et des Jeunes Dignes. Après que fr. Johnson « fut changé » [22 octobre 1950] fr. Jolly indiqua qu'il y aurait une autre classe qui se consacrerait avant l'ouverture du Grand Chemin de Sainteté, les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie, la première des quasi-élus à se consacrer. Nous en venons à bien discerner que cette classe, la semence pré-Millénaire d'Abraham, comme dernière à être développée avant le début du Règne médiatorial de Christ, doit aussi avoir le temps de se développer et rendre sûrs son appel et son élection.

Ce fut au cours de l'Épiphanie du Seigneur, ou Apocalypse dans un sens plus large, en tant que Temps de Détresse, que la Grande Foule reçut sa résurrection à la nature spirituelle (maintenant terminée), que les Jeunes Dignes achèveront leur course, s'étant prouvés dignes d'une part avec les Anciens Dignes à la « meilleure résurrection » (Héb. 11 : 35), et que les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie seront préparés pour leur gloire du Royaume. Ces classes, étant aussi le peuple consacré de Dieu et ayant Son saint Esprit, soupirent en elles-mêmes, attendant leur délivrance. Mais actuellement Dieu continue encore à développer Ses classes élues (hormis le Petit Troupeau et la Grande Foule) et Ses Classes quasi-élues comme parties subordonnées de la semence pré-Millénaire d'Abraham en vue de leur participation à la bénédiction des non-élus dans le Royaume qui approche avec son règne de Vérité et de justice (P.T. 1969 pp. 36-37 ; en fr. V.P. N° 484, pp. 70-71).


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Nous avons toute confiance que la Grande Foule a terminé sa course terrestre et que l'Éternel a continué Ses soins spéciaux de berger pour Son peuple à travers les Jeunes Dignes, et qu'après que les Jeunes Dignes auront achevé leur course dans cette vie, Il les continuera par les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie. Prov. 4 : 18 « Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, qui va croissant jusqu'à ce que le plein jour soit établi ». Les enfants du Seigneur ont-ils été conduits par la colonne de nuée et de feu pendant longtemps ? Oui, la colonne de nuée et de feu couvrant le tabernacle typifie la Vérité du temps convenable et son Esprit reposant sur la classe du Christ. Cela signifie que l'Éternel, pendant tout l'Âge de l'Évangile, a fait de la classe du Christ la classe qui reçoit en dépôt la Vérité du temps convenable et de son Esprit. Nous comprenons que l'Église des Premiers-nés de l'Âge de l'Évangile [la classe du Christ] est maintenant glorifiée et les consacrés de notre période sont le lieu où Dieu réside, réunit et bénit le peuple. Sur les consacrés éclairés de l'Épiphanie demeure donc la colonne de nuée et de feu-antitype, la Vérité du temps convenable et son Esprit, et ils sont les dépositaires de la Vérité du temps convenable. Oui, les consacrés éclairés de l'Esprit, vivifiés de l'Esprit sont les bénéficiaires de cette grande faveur ! Soyons reconnaissants envers Dieu pour cela, le plus grand de tous les privilèges. Nous n'envions pas les plus favorisés de ce présent monde mauvais.


Cependant, en tant que semence pré-millénaire d'Abraham, n'attendons pas seulement les occasions plus grandes de service, après la chute de Babylone, mais soyons occupés dans les divers aspects du service de Dieu. Luc 2 : 49 « Et il leur dit : pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être aux affaires de mon Père ? » en Jean 18 : 37 « Pilate donc lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c'est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix ». Oui, grand ou petit, Il nous a donné à faire selon notre capacité et notre possibilité, faisant dans l'amour, avec force à Son service, ce que nos mains trouvent à faire (Eccl. 9 : 10). Comme peuple de Dieu, il nous a été donné une période de calme relatif dans de nombreuses parties du monde, un moment très favorable pour poursuivre nos efforts d'amour pour le témoignage du Royaume en vue de rechercher davantage de semence pré-Millénaire d'Abraham, dans la construction du Camp de l'Épiphanie, et pour aider un grand nombre à être mieux préparés à entrer dans le Camp Millénaire. Continuons avec diligence et régularité à étudier individuellement et avec d'autres la précieuse Vérité de la Parousie et aussi de l'Épiphanie/Basileia telle qu'elle nous a été donnée et qu'elle continue à se dérouler à notre époque. Continuons également avec diligence notre travail plus important — l'œuvre en nous, de croissance dans la ressemblance à Christ — le fruit de l'Esprit. Notre étude et la diffusion de la Vérité nous aideront également à croître en grâce.

Le Seigneur connaît ceux qui sont Siens et, tel un Berger fidèle, Il n'a jamais omis de nourrir Ses brebis. Il donna à Son peuple la « Vérité présente » au jour des Apôtres, et Il donna l'aide nécessaire durant l'intérim entre les Moissons, donnant beaucoup de lumière à l'époque de la Réformation qui, en comparaison avec la grande lumière donnée à la fin de l'Âge, est appelée « un peu de secours » (Dan. 11 : 34). À Son Second Avènement, durant le temps de la Récolte de la Moisson, Il révéla pour Son peuple beaucoup de Vérité et la rendit claire en tant que « nourriture du temps convenable », aux mains de ce « serviteur fidèle et prudent ». Ensuite, après que la récolte et le glanage du Petit Troupeau furent terminés, Il commença à faire un travail merveilleux durant le Temps de Détresse envers les élus de l'Épiphanie — la Grande Foule et les Jeunes Dignes — leur donnant beaucoup de Vérités essentielles, Vérités ô combien nécessaires pour leur bon développement.


À la mort de fr. Russell, en 1916, certains pensèrent qu'il n'y aurait plus de révélation de Vérité. Ils ont donc combattu et continuent à se battre contre le développement de la Vérité de l'Épiphanie — la lumière donnée après 1916. Ils ont cessé de marcher à la lumière de la Vérité, alors qu'elle était du temps convenable, et d'entendre la voix du Bon Berger. Certains d'entre eux ont même nié une grande partie de la Vérité qu'Il leur avait donnée par fr. Russell. Beaucoup avaient autrefois aimé cette Vérité du temps convenable à propos de l'installation du Temps de Détresse en 1914 et des consacrés non engendrés de l'Esprit vivant aujourd'hui.
De même, à la mort de fr. Johnson en 1950, certains pensèrent qu'il n'y aurait plus de dévoilement de Vérité. Ils combattirent donc et combattent toujours contre la présentation de la Vérité donnée après 1950 et ils ont cessé de marcher dans la lumière que le Seigneur a donnée. Certains d'entre eux ont choisi de ne plus entendre la voix du Bon Berger ; beaucoup ont même nié une grande partie de la Vérité que le Seigneur leur a donnée au moyen de fr. Johnson, une Vérité qu'ils avaient appréciée précédemment.

Comme la lumière promise de la Vérité présente continue à nous informer de la direction dans laquelle Jéhovah dirige Ses appelés, choisis et fidèles dans l'œuvre élargie de la Moisson Évangélique, nous reconnaissons de plus en plus l'importance du travail des Campeurs Consacrés de l'Épiphanie à ce moment. Nous lisons en És. 49 : 11 « Et je ferai de toutes mes montagnes un chemin, et mes grandes routes seront élevées ». Ce texte parle des classes consacrées pré-rétablissement — le Petit Troupeau, les Anciens Dignes, la Grande Foule, les Jeunes Dignes et les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie — symbolisés respectivement par Sion, Morija, Acra, Bézétha et Ophel — les moyens spéciaux pour aider les non-élus vers le Grand Chemin de Sainteté. Dieu exaltera ces cinq classes pré-rétablissement à cet effet. De même, notre Seigneur depuis 1954 révèle progressivement plus de Vérités relatives aux Campeurs Consacrés de l'Épiphanie, pour leur éclaircissement, encouragement et développement comme cinquième classe consacrée de la semence d'Abraham pour la bénédiction de toutes les familles de la terre. Les non-élus viendront des différentes parties de la terre pour recevoir les bénédictions qui seront administrées par le Christ aidé par les quatre autres classes consacrées du pré-rétablissement. Nous devrions tous avoir notre foi considérablement renforcée alors que nous voyons comment merveilleusement notre Père céleste pourvoit aux Siens et supplée à tous leurs besoins.


Notre ministère continue à être basé sur les enseignements des Pasteurs Russell, Johnson et Jolly et, nous discernons bien, que notre ministère continue à marcher dans la lumière progressive telle qu'elle est donnée. Jéhovah continue de présenter ceux qui sont capables de guider et de faire avancer Ses enseignements : trois candidats Jeunes Dignes, les Frères Gohlke, Hedman et Herzig et au temps présent Frère Léon Snyder un candidat Campeur Consacré de l'Épiphanie ! Les conducteurs plus importants des Campeurs Consacrés de l'Épiphanie, spécialement ceux qui sont éclairés par l'Épiphanie et qui sont dans la Vérité de l'Épiphanie ont été approuvés pour un souci spécial envers Ses brebis. Par l'intermédiaire de notre Seigneur Jésus, Dieu a toujours exhorté tout Son peuple consacré à être de plus en plus rempli de Son saint Esprit.

Alors que le Temps de Détresse nous rapproche toujours plus de la résurrection de ceux qui dorment dans la tombe, nous constatons que cette dernière classe pré-rétablissement en cours de préparation pour le temps à venir du rétablissement. Les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie auront une résurrection des justes : Luc 14 : 14 « Et tu seras béni ; car tu seras récompensé à la résurrection des justes ». Les Campeurs Consacrés de l'Épiphanie sont maintenant justifiés à l'essai par la foi en Christ et sont acceptés par Dieu dans la consécration comme la semence pré-Millénaire d'Abraham sous les traits terrestres de l'Alliance sous Serment, et ils ont aussi le privilège de la prière à Dieu et de la communion avec Lui.


Lorsqu'ils seront à l'épreuve pour la vie sous la Nouvelle Alliance, ils ne perdront pas cette relation d'Alliance sous Serment et ces privilèges. Dieu les honorera hautement, car ils se montrent eux-mêmes fidèles sous une plus grande épreuve que celle qu'auront les restitutionnistes en général. Ils auront le privilège d'être les assistants spéciaux des Dignes et seront des aides très compétents dans le monde des humains alors qu'ils viendront avec eux sur le Chemin de Sainteté.


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Considérant qu'il doit en être ainsi et qu'une grande partie du Plan divin, prédit dans la prophétie, doit encore être accomplie et constatant le fait que les 100 années écoulées n'en ont témoigné que d'une réalisation qu'un certain temps subsiste encore, vraiment, avant que nos glorieuses espérances se réalisent. Cela ne devrait pas nous rendre triste, mais devrait permettre de nous réjouir de ce que l'Éternel a beaucoup de travail à nous faire faire et du fait qu'Il pourvoit au temps nécessaire pour accomplir tous Ses desseins dans nos propres caractères ! Oui, le temps est proche, mais chaque trait particulier possède son temps convenable, et Son temps est le meilleur, même si nous disons : Que Ton Règne vienne !
Present Truth N° 748 — Hiver 2014
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:13

LA VÉRITÉ SUR SON ŒUVRE
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CHARLES TAZE RUSSELL
*  *  *
PÉRILS PARMI DE FAUX FRÈRES 2 COR. 11 : 26 

            Nos expériences de chrétiens diffèrent ; il n'y a pas deux chrétiens qui aient exactement les mêmes expériences, car nos tempéraments et talents varient ainsi que notre milieu. Mais nous pouvons être sûrs qu'aucun vrai fils de Dieu n'est dispensé des épreuves nécessaires de patience, de foi et d'amour. Quelle que puisse être la force du caractère, ou son apparence inébranlable face aux défauts habituels, nous pouvons être certains que ceux-là ont d'aussi grandes épreuves et croix que d'autres — peut-être plus grandes ; peut-être de telles épreuves accableraient-elles les plus faibles, à qui le Seigneur, dans Son amour et dans Sa miséricorde, ne permet donc pas d'être tentés au-delà de ce qu'ils peuvent supporter 1 Cor. 10 : 13.


            Même notre bien-aimé Seigneur Jésus, bien que parfait, eut à passer par une expérience mettant à l'épreuve et prouvant Sa soumission complète à la volonté du Père. En examinant la mise à l'épreuve de notre Seigneur, nous ne pouvons douter que Son caractère fort resta dans une certaine mesure indifférent aux paroles sarcastiques, amères et aux menaces des Scribes et des Pharisiens et que, de même, Il neutralisa rapidement et fermement les tentations de Satan. Aucunes de ces tentations, qui auraient été pour d'autres les plus grandes tentations, ne paraissaient L'émouvoir ni même grandement L'ennuyer. Il répondait froidement et souvent ironiquement aux attaques des ennemis déclarés et Il fut relativement impassible devant eux ; mais ce fut lorsque ceux qui trempaient la main dans le plat avec Lui levèrent le talon contre Lui (Ps. 41 : 9 ; Matt. 26 : 23) et Le quittèrent que Son cœur fut troublé blessé par de prétendus amis. La seule expression de découragement connue, relative à Son travail, eut lieu vers la fin de Son ministère lorsque l'épreuve devint de plus en plus sévère, et « que beaucoup s'en allèrent et ne marchèrent plus en Sa compagnie » disant de Ses doctrines : « C'est une doctrine difficile ; qui peut l'entendre ? » Les mots sans reproches mais pleins de tristesse, qu'il exprima alors aux douze disciples particulièrement dévoués, étaient remplis d’émotion et de chagrin déçu. « Allez-vous, vous aussi, partir ? » La réponse rapide de Pierre — « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les mots de vie éternelle », — a certainement été un baume adoucissant pour ce cœur noble et aimant, dont le seul élan était de faire le bien et de bénir les autres. 


            Et cependant, alors que la fin de Son ministère approchait, le moment vint où Il aurait à supporter plus encore de blessures de ceux qu'il aimait le plus. Il n'est pas étonnant qu'ayant une vue claire de la façon dont Son sacrifice devait s'accomplir, comment tous Ses disciples bien-aimés Le délaisseraient et Le renieraient, et comment l'un d'eux Le trahirait par un baiser, Il fut plein de tristesse, troublé dans Son esprit, et rendit ce témoignage : « En vérité, en vérité, je vous le dis, l'un de vous me livrera ». Et bien que Pierre ait courageusement dit : « Quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point » — et ils dirent tous la même chose — Jésus vit qu'ils seraient tous disséminés, Le reniant à Son heure la plus éprouvante, et que ce courageux Pierre serait si terriblement criblé par Satan et se révélerait si faible qu'il jurerait même ne L'avoir jamais connu. En vérité, ces épreuves venant des « frères », dont certains étaient seulement faibles, et l'un faux de cœur, ont dû être parmi les expériences les plus douloureuses de notre Seigneur, durant le temps de Son épreuve. Cependant, aucune de ces choses ne L'ébranla ni ne L'influença, ne serait-ce qu'un moment, pour choisir une autre voie ? Il suivit joyeusement le chemin étroit, et laissa à Dieu le soin, à l'heure choisie par Lui de produire Sa justice comme le plein midi (Ps. 37 : 6). Il fut obéissant à Dieu et fidèle à la Vérité, et ce fut ainsi qu'il souffrit, non seulement par les mains des méchants, mais aussi par les incompréhensions de Ses plus proches amis, qui ne saisirent pas clairement la situation, ni ne virent combien il était nécessaire qu'il fut d'abord le Sauveur avant de devenir le Rédempteur et le Roi. 


            La même expérience de périls parmi de faux frères et parmi des frères qui n'avaient pas aussi pleinement que lui-même saisi la Vérité, a été celle de Paul également. 
            Nous n'entendons jamais de plainte de sa part sur la façon dont le monde rejeta son message, médit de lui et le maltraita en tant qu'interprète principal de la doctrine impopulaire de la croix de Christ, qui était combattue à la fois par les juifs hésitants et aveuglés et par les sages du monde partisans des philosophies des Gentils. En effet, au lieu d'être déçu ou découragé par ses expériences passées, ou par la perspective de servitudes ou d'emprisonnements l'attendant dans l'avenir, il déclara avec confiance et joyeusement : « Mais je ne fais aucun cas de ces choses, ni ne tiens ma vie pour précieuse à moi-même » Actes 20 : 19-24. 

            Mais, comme pour le Seigneur Jésus, les expériences les plus sévères de Paul vinrent des « faux frères » qui, au lieu d'être des compagnons de travail et des ouvriers fidèles, comme de bons soldats de la croix, devinrent enflés d'orgueil, impétueux, et anxieux de devenir des chefs. Ces derniers, peu désireux ou incapables de voir la Vérité aussi pleinement et clairement que le fit Paul, à cause de leur mauvaise condition de cœur, et étant envieux de son succès et de l'aboutissement de son zèle et de son travail, allèrent à sa suite dans les différentes villes où il avait travaillé ; ils cherchèrent par une présentation erronée de son caractère comme de ses enseignements, à l'abaisser dans l'estime de la Maison de la Foi, et à ouvrir ainsi la route à diverses théories sophistiquées dont l'honneur rejaillirait sur eux comme enseignants de ce qu'ils revendiquaient être les vérités progressives, quoique détruisant à vrai dire, la vraie Vérité dans les esprits de beaucoup. 


            La seule contrariété que l'Apôtre Paul ait jamais manifestée dans ses lettres, fut sur ce sujet de mauvaise présentation par de faux frères. En se référant à ces faux apôtres par leur nom, afin qu'ils soient connus et reconnus comme tels voir 1 Tim. 1 : 19-20 ; 2 Tim. 4 : 10, 14-17 ; 2 Cor. 11 : 2-23 il exposait clairement leurs motifs impies d'orgueil, d'ambition et d'envie, qui ne leur firent pas craindre de saccager l'Église et la Vérité. Il mit particulièrement en évidence que, dans leur effort pour devenir des conducteurs, ils avaient fabriqué un évangile différent bâti sur un fondement différent de celui du seul vrai fondement — la mort de Christ comme prix de la rançon pour l'homme. 


            Paul était zélé pour la Vérité, de crainte que ces faux apôtres n'utilisent des mots doucereux et des mauvaises présentations de son caractère et de la Vérité comme levier pour détourner les hommes du vrai Évangile. 

            Il les avertit contre ces instructeurs, non pour se garder la première place dans leur cœur, mais pour les mettre en garde, de peur que recevant ces nouveaux instructeurs, ils ne soient perturbés par les faux enseignements qu'ils présentaient, et de peur que le rejetant et perdant confiance en lui, en sa qualité d'homme et d'enseignant honnête et vrai, ils ne renoncent à ses enseignements qui étaient la Vérité. De là, sa référence à lui-même n’était pas une auto-défense ou une louange de lui-même, mais c'était une défense de la Vérité, et une tentative pour qu'ils voient que son caractère et sa carrière comme véritable instructeur s'accordaient bien avec le message vrai qu'il leur portait. 


            Et il montrait courageusement que des hommes pourraient prétendre présenter le même Jésus, le même esprit et le même Évangile, et être cependant de faux enseignants et des ouvriers fourbes, se transformant en apôtres de Christ. Et, dit-il, ne vous étonnez pas du fait que des hommes soient des grands ouvriers au nom de Christ pour des motifs ambitieux. « Ne vous étonnez pas, car Satan lui-même se transforme en ange de lumière. Ce n'est pas extraordinaire, par conséquent, si ses ministres aussi se transforment en ministres de justice ».


            La lettre de Paul aux Galates fut, de façon évidente, écrite pour contrecarrer les présentations erronées de ces faux frères (Gal. 1 : 6 ; 3 : 1). Pour rétablir la confiance dans le message de l'Évangile qu'il avait donné, il était nécessaire qu'il leur racontât un peu de son histoire. En le faisant il était nécessaire qu'il se référât à nouveau aux faux frères (Gal. 2 : 4), qui prétendaient être du même corps et qui cependant, en agissant contrairement à la Vérité, ramenaient sur les enfants de Dieu l'esclavage des erreurs dont ils s’étaient déjà libérés. 
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:14

LA VÉRITÉ PRÉSENTE
HISTORIQUE DE SON DÉVELOPPEMENT



            De nombreuses questions ont été posées relativement aux vérités présentées dans les Études sur les Écritures et la Zion's Watch Tower, notamment pour demander d'où elles viennent et comment elles ont atteint leur développement symétrique et merveilleux. « Sont-elles dues à des visions ? Dieu a-t-Il eu recours à quelque moyen surnaturel pour donner solution de ces mystères, jusqu'alors restés cachés, de Son plan ? Les auteurs sont-ils plus que des êtres ordinaires ? Se réclament-ils d'une sagesse ou d'une puissance surnaturelle ? En d'autres termes, comment nous est parvenue cette révélation de la vérité divine ? »


            Non, chers amis, je ne me réclame d'aucune supériorité, d'aucun pouvoir, d’aucune dignité surnaturelle ; loin de moi la pensée de me rehausser dans l'estime de mes frères de la Maison de la Foi, à moins que ce ne soit dans le sens dans lequel nous y avons été invités par le Maître quand il a dit : « Quiconque voudra devenir grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur » (Matt. 20 : 26— D.). Et quant à ma position parmi les gens du monde et de l'église nominale, je suis, certes, loin d'avoir de quoi me vanter, puisque je « ne rencontre partout que de l'opposition ». je me contente cependant d'attendre pour être élevé, quand le temps marqué par le Seigneur sera venu (1 Pi. 5 : 6). Je réponds donc en me servant du langage de l'Apôtre : « Pourquoi avez- vous les yeux fixés sur nous comme si  nous avions fait ces choses par notre propre puissance ? » Nous sommes « des hommes sujets aux mêmes passions que vous », ayant les mêmes infirmités et faiblesses, luttant avec acharnement contre les difficultés et le découragement, etc., pour avancer sur la route en vue d'être scellé pour le prix du Haut Appel, n'ayant qu'une seule prétention, celle, en tant que fidèle étudiant de la Parole de Dieu, de faire office, en quelque sorte, de doigt indicateur, — suivant une expression que j'ai déjà employée, — d'index vous aidant à découvrir pour vous-même dans le texte sacré, le Plan merveilleux de Dieu, non moins merveilleux pour moi, je vous assure, que pour vous, bien-aimés qui partagez ma foi et participez à ma joie.


            Non, ces Vérités que je présente, comme interprète de Dieu, n’ont été révélées ni en songes, ni en visions, ni par la voix de Dieu se faisant entendre à mon oreille ; et elles n'ont pas été révélées toutes à la fois, mais peu à peu, depuis 1870 et particulièrement depuis 1880. Ne croyez pas, d'ailleurs, que cette claire lumière projetée sur la Vérité soit le fait d'une pénétration spéciale ou le fruit du génie humain ; non, elle est due simplement à ce que le temps marqué par Dieu pour révéler ces Vérités, est arrivé. Et si je n'avais pas parlé, ou que personne ne se fût trouvé pour le faire, les pierres mêmes le crieraient.


            Le récit qui suit n’est pas donné seulement parce qu'on m'a demandé à plusieurs reprises de rendre compte de la manière dont Dieu m'a guidé dans le sentier de la lumière, mais surtout, parce que je crois indispensable de dire modestement la vérité ; de couper court aux malentendus et aux racontars qui peuvent faire du tort et de montrer à nos lecteurs comment le Seigneur a aidé et dirigé.


            En ce qui concerne les noms et les vues de tiers qui se sont séparés de nous, mais peuvent être mêlés à ce récit, je m'efforcerai de ne soulever que les points nécessaires pour comprendre notre position et les directions du Seigneur. je ne saurais non plus citer tous les menus traits de la faveur divine, montrant que notre foi a été mise à l'épreuve et nos prières exaucées, etc., nous souvenant que notre Maître et l'Église primitive n'ont pas laissé d'exemple de ce genre de foi qui se vante, mais ont plutôt conseillé l'inverse, disant : « As-tu la foi? Garde la pour toi... ». Parmi les plus précieuses expériences de foi et de prière, il en est qui sont trop sacrées pour qu'on en fasse étalage. 
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:15

OU LA LUMIÈRE JAILLIT DES TÉNÈBRES

            Je ne rappellerai pas comment la lumière commença à percer les nuées des préjugés et de la superstition qui enveloppaient le monde sous la domination papale pendant les âges des ténèbres. Le mouvement ou plutôt les mouvements de la Réformation depuis lors jusqu'à maintenant ont contribué, chacun pour sa part, à faire sortir progressivement la lumière des ténèbres. Je me bornerai ici à examiner les Vérités de la Moisson exposées dans les Études sur les Écritures et la Zion's Watch Tower.

           Je ferai partir ma narration de l'année 1868, époque où, quoique enfant de Dieu consacré depuis quelques années et membre de l'église congrégationalisme et de l'Y.M.C.A. (Union Chrétienne de jeunes Gens), j'ai commencé à sentir ma foi chanceler sur bien des doctrines acceptées depuis longtemps. Élevé dans l'église presbytérienne, endoctriné d'après le catéchisme, et naturellement doué d'un esprit chercheur, j'étais une proie toute préparée à succomber devant les raisonnements de l'incrédulité, lorsque j'ai commencé à penser par moi-même. Mais ce qui d'abord, risquait de faire chavirer complètement ma foi en Dieu et en la Bible finit, grâce à Dieu, par se retourner pour mon bien et tua simplement ma confiance dans les confessions de foi des hommes et dans leurs systèmes d'interprétation erronée de la Bible. Graduellement je fus amené à constater que si chacune de leurs confessions de foi contenait des éléments de vérité, dans l'ensemble, elles induisaient en erreur et contredisaient la Parole de Dieu.

          Entre autres théories, j'eus affaire par hasard avec l'Adventisme. Pour une cause en apparence fortuite, je pénétrai, un soir, dans une salle poussiéreuse et sombre où j’avais appris qu’on tenait des réunions religieuses ; je voulais voir si les deux ou trois qui s'y assemblaient avaient quelque chose de plus sensé à offrir que les confessions de foi des grandes églises. Là, pour la première fois, j'ai entendu les vues des second-adventistes. Le prédicateur était M. Jonas Wendell depuis longtemps décédé. Ainsi, je le confesse, j'ai contracté quelque obligation envers les adventistes comme, d'ailleurs, envers d'autres dénominations. Bien que sa manière de présenter les Écritures ne fût pas parfaitement claire et qu'elle fût loin de celle dans laquelle nous nous réjouissons maintenant, ce fut suffisant, grâce à Dieu, pour raffermir ma foi chancelante dans l'inspiration divine de la Bible et pour me montrer que les livres des Apôtres et ceux des prophètes sont indissolublement liés. Ce que j'entendis là me poussa à revenir à ma Bible, à l'étudier avec plus de zèle et plus de soin que je ne l'avais jamais fait auparavant ; et je rendrai toujours grâces au Seigneur de m'avoir conduit en cette circonstance, car si l'Adventisme ne m'a pas aidé à trouver une seule vérité, il m'a du moins aidé considérablement à me défaire des erreurs et, partant, m'a déblayé la voie pour arriver à la Vérité.
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:15

LE « RÉTABLISSEMENT » DE TOUTES CHOSES

            Je ne tardais pas à m'apercevoir que nous vivions en des temps proches de la fin de l'Age de l'Évangile, proches de celui dont le Seigneur avait déclaré que ceux de Ses enfants qui seraient sages et vigilants arriveraient à connaître clairement Son Plan. A cette époque, nous décidions, quelques amis de Pittsburgh et d'Allegheny également à la recherche de la Vérité, et moi, de former un groupement qui serait comme une classe où l'on n'étudierait pas autre chose que la Bible. Durant la période de 1870 à 1875 nous fîmes des progrès continus dans la grâce, la connaissance et l'amour de Dieu et de Sa Parole.

            Nous commencions à avoir quelques clartés sur l'amour de Dieu à comprendre les mesures qu'Il avait prises pour l'humanité, toute l'humanité —comment tous doivent être rappelés de la tombe pour que le Plan d'amour de Dieu puisse leur être donné à connaître, et comment tous ceux qui ont une foi exercée dans l’œuvre rédemptrice de Christ et se montreront obéissants dans la mesure de leur connaissance de la volonté de Dieu, qui leur sera départie à ce moment-là, — se trouveront alors, par le mérite de Christ, amenés de nouveau sur un terrain de parfait accord avec Dieu et obtiendront la vie éternelle. Telle devait être, nous le voyions, cette œuvre de rétablissement de toutes choses prédite en Actes 3 : 21. Mais tout en nous apercevant que l'Église était appelée à être co-héritière avec le Seigneur dans le Royaume millénaire, nous n’avions pas encore vu clairement jusqu'alors la grande différence existant entre la rémunération ou récompense de l'Église actuellement à l'épreuve, et la rémunération des fidèles du monde à la fin de l’Age millénaire, après que le monde aurait été mis à l'épreuve, à savoir : que la récompense réservée à la première est la gloire de la nature divine, tandis que celle des autres sera la gloire du rétablissement, de la restauration dans la perfection de la nature humaine telle que la possédait en Eden leur ancêtre et chef, Adam.


            Du reste, nous commencions alors simplement à découvrir les grandes lignes du Plan de Dieu et à rejeter quantité d'erreurs trop longtemps entretenues : le moment n'était pas encore venu ou nous devions discerner clairement jusqu'aux moindres détails. Et ici, je dois mentionner avec reconnaissance l'aide rencontrée auprès des frères Georges Stetson et Georges Storrs, dont le dernier publiait un journal intitulé : L’Examinateur de la Bible, et qui sont tous deux décédés depuis. L'étude de la Parole de Dieu avec ces chers frères nous amena pas à pas dans des pâturages plus verts et nous ouvrit de plus brillants horizons pour le monde, mais c'est seulement en 1872 que j’ai vu enfin clair dans l’œuvre de notre Seigneur comme prix de notre rançon ; du même coup, je découvrais que la force et le fondement de tout espoir de rétablissement sont basés sur cette doctrine. Jusqu’à ce moment, quand je lisais la déclaration d'après laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres devaient en sortir, etc., j'avais encore des doutes en ce qui concernait le caractère général de cette mesure ; fallait-il comprendre qu'elle s'étendrait aux idiots ou aux enfants morts avant d'atteindre l'âge de la compréhension, à ces êtres pour lesquels la vie présente avec ses expériences semblait devoir n'être que peu ou point profitable ? Mais quand en 1872, j'en suis venu à examiner le sujet du rétablissement, en me plaçant sur le terrain de la rançon payée par notre Seigneur Jésus pour Adam, et conséquemment pour tous ceux qui sont perdus en Adam, la question du rétablissement s'est trouvé résolue et j‘ai eu la pleine assurance queTOUS doivent sortir de la tombe et être amenés à une claire connaissance de la Vérité, en même temps qu'ils auront l'opportunité [l'occasion favorable] de gagner la vie éternelle en Christ.


            Ainsi s'écoulèrent les années 1869 à 1872. Puis, jusqu'en 1876, ce furent des années de croissance ininterrompue en grâce et en connaissance, pour le petit groupe d'étudiants de la Bible que nous étions et qui nous réunissions à Allegheny. Que de progrès depuis nos premières conceptions vagues et indéfinies sur le rétablissement des choses ! Nous avions maintenant une vue plus nette des détails, mais le temps propice fixé par Dieu pour la pleine lumière n'était pas encore venu. 
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:15

LE RETOUR DU SEIGNEUR : POURQUOI ? COMMENT ?

            Au cours de ces années, nous avons également commencé à reconnaître une différence entre notre Seigneur en tant qu'homme « l'homme qui se donna lui-même » et en tant que Seigneur tel qu'Il doit revenir, à l'état d'esprit ; nous avons réfléchi que les êtres spirituels peuvent être présents quoique invisibles aux hommes, comme nous le pensons encore et l'avons exposé dans le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] des Études sur les Écritures.

            Nous étions très choqué de l'erreur des second-adventistes qui attendaient Christ en chair et enseignaient que le monde et tout ce qu'il contient, à l'exception des second-adventistes, serait consumé par le feu en 1873 ou 1874. On sait que leurs déconvenues en matière chronologique, et leurs idées rudimentaires quant au but et à la manière du retour du Seigneur, avaient jeté un certain discrédit sur nous, et sur tous ceux qui soupiraient après Son règne prochain et en proclamaient l'avènement.

            Ces vues erronées, si répandues, sur le but du retour de notre Seigneur, et sur la manière dont il aurait lieu, m'incitèrent à écrire une brochure sur « Le but du retour du Seigneur et la manière dont il aura lieu », qui fut tirée à environ 50 000 exemplaires. 
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:16

LES TEMPS PROPHÉTIQUES :

LA PRÉSENCE DE CHRIST

            Vers janvier 1876, mon attention fut attirée particulièrement sur le sujet du temps prophétique dans ses rapports avec ces doctrines et espérances. Voici dans quelles circonstances J'avais reçu un journal dont le titre était : The Herald of the Morning (Le Messager du Matin), envoyé par son éditeur , M. N. H. Barbour. En l'ouvrant, je reconnus à la gravure de la couverture qu'il s'agissait d'un organe des adventistes et je le parcourus avec curiosité, me demandant quelle nouvelle date ils avaient bien pu fixer pour la destruction du monde par le feu. Jugez de ma surprise et de ma joie quand j'appris par le contenu que l'éditeur commençait à ouvrir les yeux sur les sujets qui, depuis quelques années, avaient tant réjoui nos cœurs ici à Allegheny : le but du retour du Seigneur, était-il dit, n'était pas de détruire, mais de bénir toutes les familles de la terre ; Il viendrait comme un voleur, non pas en chair, mais comme un être spirituel, invisible aux hommes ; le rassemblement de Son Église et la séparation du « blé » d'avec « l'ivraie » se poursuivraient durant la fin de cet âge, à l'insu du monde.

            J'étais heureux d'apprendre que d'autres venaient nous rejoindre sur ce terrain avancé, mais quelle ne fut pas ma stupéfaction en lisant, exposé en termes fort prudents d'ailleurs, que selon l'éditeur, les prophéties indiquaient que le Seigneur déjà présent dans le monde (inaperçu et invisible) ; que le temps de la moisson du « blé » était arrivé, et que cette manière de voir était basée sur ces mêmes prophéties relatives au temps qui, peu de mois auparavant, croyait-il alors, ne s'étaient pas réalisées, comme il s'y attendait.

            C'était là une pensée nouvelle. Se pouvait-il que les prophéties relatives au temps, que j'avais si longtemps laissées de côté, tant les adventistes en avaient abusé, [ étaient réellement destinées à indiquer l'époque où le Seigneur serait invisiblement présent pour établir Son royaume,  chose qu'on ne pouvait savoir par un autre moyen, je le voyais clairement ? Il semblait du moins tout à fait raisonnable de penser que le Seigneur devait avoir renseigné les Siens sur ce point : n’avait-Il pas promis que les fidèles ne seraient pas laissés dans les ténèbres avec le monde, et que si le jour du Seigneur devait surprendre tous les autres comme un larron dans la nuit (c'est-à-dire furtivement, à l'improviste) il n'en serait pas ainsi pour les saints, vigilants et attentifs (1 Thess. 5 : 4).

            Je me rappelais certains arguments avancés par mon ami Jonas Wendell et d'autres adventistes pour prouver que le monde serait consumé en 1873,  la chronologie montrant que le début de 1873 marquait 6 000 ans écoulés depuis Adam et d'autres arguments tirés des Écritures et censés concorder avec eux. Était-il possible que ces arguments, relatifs au temps, que j'avais négligés comme indignes d'attention, contenaient réellement une vérité importante dont on avait fait une application erronée ?

            Soucieux d'apprendre, à n'importe quelle source, ce que Dieu avait à enseigner, j'écrivais aussitôt à M. Barbour, pour l'informer que, d'accord avec lui sur d'autres points, je désirais connaître, en particulier, pourquoi et d'après quelles preuves scripturales, il soutenait que la présence de Christ et la Moisson de l'Age de l'Évangile dataient de l'automne de 1874.

            La réponse me fit voir que j'avais deviné juste, et que les arguments basés sur les temps, sur la chronologie, etc., étaient bien les mêmes que ceux employés en 1873 par lessecond-adventistes. Elle expliquait comment M. Barbour et un de ses collaborateurs M J. H. Paton, du Michigan, étaient restés second-adventistes jusqu'à cette date. L'année 1874s'écoulant sans que le feu eût consumé le monde et sans l'avènement de Christ en chair, ils restèrent confondus et comme interloqués. Ils avaient repassé les prophéties, relatives aux temps, restées, semblait-il, sans accomplissement : rien n'y clochait. Et ils commençaient à se demander, ayant raison quant au temps, s'ils ne faisaient pas fausse route peut-être quant à la nature des choses attendues,  et si ce n'était pas précisément notre interprétation du rétablissement et de la bénédiction du monde, que j'enseignais avec quelques autres, qui serait la clé des choses à attendre.

          Ce fut, parait-il, peu de temps après la déconvenue ainsi éprouvée en 1874, qu'un lecteur du Herald of the Morning, qui possédait la version du N.T., appelée la Diaglott (1) Voir B.N. 35' page, Remarques sur les versions bibliques, fut frappé d'une particularité que personne jusqu'alors n'avait soulignée.

            En Matthieu 24 : 27, 37, 39 le mot que nos versions traduisent généralement par venue ou avènement, y était rendu par le mot présence (2). C'était le fil conducteur qui devait, avec le concours de leur connaissance du temps prophétique, les amener à la vraie manière de considérer le but du retour du Seigneur et la façon dont il se produirait. Tout le contraire de moi, par conséquent, puisque, amené d'abord à considérer sous leur vrai jour le but et la manière du retour du Seigneur j'en étais venu ensuite à examiner le temps, où suivant la Parole de Dieu, ces choses devaient s'accomplir. Tant il est vrai que Dieu souvent dirige Ses enfants de points de départ différents vers la Vérité. Quand le cœur est sérieux et confiant , il doit en résulter un rapprochement entre Ses enfants.

            Mais il n'y avait à cette époque aucun livre ni publication exposant les prophéties chronologiques telles qu'on les comprenait alors. Retenu pour affaires à Philadelphie, durant l'été de 1876, j'invitai M. Barbour à venir me voir à mes frais pour me montrer scripturalement, et en détail s'il le pouvait, que les prophéties indiquaient bien 1874 comme date du commencement de la présence du Seigneur et de la « moisson ». Il vint, et réussit à me convaincre. Comme les convictions positives se traduisent en actes, et que je suis entièrement consacré au Seigneur, je compris aussitôt que le temps spécial en lequel nous vivions nous indiquait nettement notre devoir et notre travail comme disciples de Christ ; que, le temps de la moisson étant arrivé, il fallait faire le travail de la moisson et que la vérité présente était l'instrument, la faucille, avec laquelle Dieu voudrait que nous fassions l’œuvre du rassemblement et de la récolte parmi Ses enfants en tous lieux. 
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:17

A L’ŒUVRE DONC, POUR LA MOISSON !

            Je demandai à M. Barbour ce qu'il faisait, lui et le Herald « Rien », me répondit-il, m'expliquant que les lecteurs de son journal, tous adventistes désappointés, se désintéressaient du journal et ne renouvelaient pas leurs abonnements, de sorte que, faute de fonds, on pouvait considérer le journal comme virtuellement suspendu. Je lui répliquai qu'au lieu de se laisser aller au découragement et d'abandonner l’œuvre, puisqu'il avait trouvé de nouvelles lumières sur le rétablissement, car, a notre première rencontre, il avait eu beaucoup à apprendre de moi sur la plénitude du rétablissement basée sur la suffisance de la rançon payée pour tous, comme de mon côté j'avais trouvé bien des choses à apprendre de lui sur l'interprétation du temps, il devait plutôt sentir qu'il avait, maintenant de bonnes nouvelles à prêcher, bonnes nouvelles comme il n'en avait jamais eues auparavant et que son zèle devait croître en proportion. En même temps, la pensée que nous étions déjà en pleine période de moisson me donnait à moi-même une force d'impulsion à répandre la Vérité comme je n'en avais jamais éprouvée jusque-là. Je décidai donc d'entreprendre sur l'heure une vigoureuse campagne pour la Vérité.

            Je résolus de restreindre mes affaires et d'employer mon temps et ma fortune à l’œuvre, la grande œuvre de la moisson. Je remis à M. Barbour, rentrant chez lui, l'argent et les instructions nécessaires pour préparer, sous forme concise, un petit volume contenant les bonnes nouvelles telles que nous les comprenions alors, sans oublier les détails chronologiques. Pendant ce temps, je réglai mes affaires à Philadelphie en vue de m'engager dans l’œuvre, comme je l'ai fait depuis, en voyageant et en prêchant.

            Le petit livre de 196 pages, préparé ainsi, fut intitulé Les Trois Mondes. Comme j'avais eu l'occasion d'y consacrer une partie de mon temps et que j'en avais eu l'idée, il fut publié sous nos deux noms, bien que surtout écrit par M. Barbour. Ce n'était certes pas le premier ouvrage traitant du « rétablissement », ni le premier volume sur les temps prophétiques, mais c’était le premier écrit, je pense, qui associait l'idée du rétablissement à la prophétie relative au temps. La vente de ce livre, avec ce que j'ajoutais de ma poche, servit à couvrir nos frais de tournées.

            Quelques temps après, je conçus l'idée de nous associer un autre ouvrier « moissonneur » et j‘écrivis à M. Paton qui répondit immédiatement. Ses frais de voyage furent couverts de la même manière.

            En remarquant avec quelle rapidité les gens paraissaient oublier ce qu'ils avaient entendu, je compris que, en dehors des réunions de prédications, utiles pour exciter l'intérêt, il fallait un journal mensuel pour retenir l'intérêt et le développer. C'est donc, semblait-il, la volonté du Seigneur que l'un d'entre nous s'installât quelque part et reprit la publication régulière du herald of the Morning. Je proposai à M. Barbour de s'occuper de cela ; il avait de l'expérience comme typographe et pourrait ainsi le faire plus économiquement, tandis que M. Paton et moi, nous continuerions nos tournées et fournirions de la copie à imprimer, à mesure que nous en trouverions l'occasion. Comme il m'objectait que les caractères n'étaient pas sa propriété et que les quelques abonnements qui rentreraient ne suffiraient pas, de longtemps pour permettre au journal de vivre par lui même ; je répondis que je fournirais les fonds pour acheter les caractères, etc., et que je déposerais une petite provision en banque, à la disposition de M. Barbour, qui marcherait aussi économiquement que possible, tandis que M. Paton et moi nous continuerions nos voyages. Ainsi fut fait, conformément à ce qui nous paraissait être la volonté de Dieu en la circonstance.

            Au cours d'une tournée dans les États de New-England, je rencontrai un jeune pasteur méthodiste, M. A. P. Adams, qui fut profondément intéressé et accepta cordialement notre message, que je prêchais durant la semaine, à son auditoire. Je le présentais peu après aux petits auditoires intéressés, dans les villes voisines, et je l'aidais en toute manière, suivant mes moyens, me réjouissant de voir une personne de plus qui, avec l'étude, deviendrait bientôt un collaborateur dans le champ de la moisson.

            Un autre encouragement, vers cette même époque, fut l'adhésion à la Vérité de M. A. D. Jones, un employé à mon service à Pittsburgh jeune homme actif et plein de promesse, qui ne tarda pas à devenir un collaborateur actif et apprécié dans l’œuvre de la Moisson, et dont bien des lecteurs ont gardé le souvenir. M. Jones marcha bien pendant quelque temps, mais l'ambition ou autre chose intervint qui lui fit perdre complètement la foi, nous confirmant douloureusement la sagesse (les paroles de l'Apôtre : « Mes frères, qu'il n'y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, sachant que vous serez jugé plus sévèrement » (Jacques. 3 : 1) (D. et S.). 
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Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:26

« PASSES AU CRIBLE COMME DU FROMENT... »


            « Satan vous réclame pour vous passer tous au crible comme du froment » (Luc 22 : 31) (St.).
            Jusque-là rien ne grinçait et tout marchait à souhait ; nous avions été abondamment bénis comme richesses en Vérité, mais notre amour et notre fidélité pour elle n'avaient pas été particulièrement, mis à l'épreuve. Cependant, au printemps de 1878, en la saison où, jadis, fut crucifié le Seigneur et avaient été prononcées les paroles ci-dessus de notre texte, commença le criblage qui n'a plus cessé depuis et qui doit, tôt ou tard, mettre à l'épreuve chacun de ceux qui reçoivent la lumière de la Vérité présente. « Ne trouvez pas étrange que le feu qui doit vous éprouver, ait éclaté au milieu de vous, comme s'il vous arrivait quelque chose d'extraordinaire », (1 Pi. 4 : 12) (Olt.), car « ce que vaut l’œuvre de chacun, le feu le montrera » (1 Cor. 3 : 13). Il prouvera s'il a édifié sa foi à la légère, avec du bois, du foin, du chaume, au lieu des pierres précieuses de la Vérité révélée de Dieu ; s'il l'a édifiée sur les sables mouvants des théories humaines de l’évolution, par exemple, etc. ou sur le roc solide, la rançon, seul sûr fondement que Dieu a préparé. Ceux qui bâtissent sur ce roc seront personnellement saufs, même s'ils y ont édifié une foi illogique que le « feu » consumera et que l'ébranlement de ce jour d'épreuve renversera de fond en comble. Quant à ceux qui auront bâti sur tout autre fondement, quels que soient les matériaux employés, bons ou mauvais, ils doivent s'attendre sûrement à une ruine complète (Luc 6 : 47-49 ; 1 Cor. 3 : 11-15).

            Cette épreuve et ce criblage ont évidemment pour objet de faire apparaître ceux dont les désirs sont désintéressés et impersonnels, qui sont consacrés au Seigneur, complètement et sans réserve. Ceux-là souhaitent ardemment que la volonté de Dieu soit faite, et leur confiance en Sa sagesse, Ses voies et Sa parole est si grande qu'ils refusent de se laisser égarer de la parole de Dieu par les sophismes d'autrui ou par leurs plans et idées personnels. Ceux-là, au moment de passer au crible, seront fortifiés ; leur joie dans le Seigneur croîtra, et leur connaissance de Ses plans augmentera, même si leur foi est éprouvée en voyant tomber dans l'erreur des milliers autour d'eux (Ps. 91 : 7).

            Le criblage commença de la manière suivante : Il s'agissait de la déclaration de l'Apôtre Paul (1 Cor. 15 : 51, 52) : « Nous ne nous endormirons pas tous (1) Litt. : « Nous ne dormirons pas tous » mais nous serons tous changés : en un instant, en un clin d'œil, etc. ». Nous croyions alors encore, comme les adventistes et, il faut bien le reconnaître, comme tous les chrétiens en général, qu'à un moment donné, les saints en vie seraient soudain enlevés corporellement, par miracle, et seraient désormais « pour toujours avec le Seigneur ».
            Et maintenant, familiarisés comme nous l’étions avec les prophéties relatives aux temps, nous en arrivions à nous attendre à ce que cet enlèvement des saints eut lieu au temps qui, dans l'âge présent, serait parallèle à celui de la résurrection du Seigneur, car nous avions déjà noté de nombreux points de parallélisme entre les dispensations judaïque et chrétienne, et en avions fait mention dans le petit livre sur Les trois mondes.
            Nous ne savions pas alors, comme nous l'avons vu depuis lors (2) Études dans Ies Écritures [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , que cette date (1878) marquait le commencement de l'établissement du Royaume de Dieu, par la glorification de tous ceux qui dormaient déjà en Christ, et que le « changement » dont l'Apôtre Paul parle en 1 Cor. 15 : 51, se produirait désormais à l'instant de la mort, pour tous ceux qui font partie de l'Église, à partir de cette date et durant toute la période de la Moisson, jusqu'à ce que tous les membres vivants, ceux que l'Écriture appelle « les pieds » du corps de Christ, aient été « changés » en êtres spirituels glorieux. Arrivé à cette date, comme il ne se passa rien de visible  rien qui frappât notre vue je m'aperçus, en examinant de nouveau la question, que nous faisions erreur en nous attendant à ce que les saints en vie allaient tous être changés tout à coup et sans passer par la mort, conception erronée partagée par toute l'église nominale et dont l'erreur ne nous avait pas encore sauté aux yeux pour que nous la rejetions.

            Nos clartés actuelles sur ce point, datent des recherches que nous avons entreprises à cette époque. Je ne tardais pas à m'apercevoir que dans les mots Nous ne dormirons pas tous qui est la traduction littérale du texte « original »  le verbe dormir n'était pas un synonyme de mourir comme on l’a compris en général ; qu'au contraire le sommeil, dont il était fait mention ici signifiait l'état d'inconscience, l'Apôtre voulant nous faire comprendre qu'à partir d'un moment déterminé, durant la PRÉSENCE du Seigneur, Ses saints, tout en passant par la mort comme les autres hommes (Ps. 82 : 6, 7) ne resteraient pas un seul instant dans l'état de sommeil, d'inconscience, mais qu'ils seraient changés à l'instant de la mort et recevraient le corps spirituel promis. Pendant tout l'Age de l'Évangile, les gens atteints par la mort restaient dans l'état d'inconscience dans l'état de « sommeil ».

            Tandis que tout contribuait ainsi à élargir mon champ visuel et à rendre mes espérances plus brillantes et que je redoublais de zèle pour les autres, le printemps 1878 fut loin d'être en bénédiction à M. Barbour et à beaucoup de ceux qui le suivaient. Repoussant la solution nette et simple exposée ci-dessus, M. B. semblait travaillé par l'idée qu'il lui fallait de toute nécessité trouver une diversion au désappointement qu'allaient éprouver ceux qui avaient attendu l'enlèvement en masse des saints vivants...

            Hélas ! qu'il est dangereux pour un homme de se croire trop de responsabilité et de vouloir se forcer à plus de lumière. A notre pénible surprise, M. B. écrivait peu de temps après un article pour le Herald où il niait la doctrine de la propitiation où il niait que la mort de Christ fût le prix de la rançon d'Adam et de sa race, en disant que la mort de Christ ne réglait pas plus la pénalité pour les péchés de l'homme, que la souffrance et la mort d'un papillon percé d'une épingle par un enfant ne pouvaient être considérées par des parents sur terre comme réglant la question de l'inconduite de leur enfant.

            Je fus stupéfait. Je croyais que M. B. avait mieux compris l’œuvre de Christ, notre offrande en sacrifice pour le péché ; Christ devenu de Sa propre volonté, notre Rédempteur, collaborant de tout Son cœur au Plan divin en Se donnant Lui-même en RANÇON ou contre-valeur de la punition infligée à Adam, afin que celui-ci et toute sa descendance pussent, au temps convenable, être délivrés du péché et de la mort. Il y a, en effet, une différence du tout au tout entre offrande spontanée, réfléchie et uniquement dictée par l'amour, de notre Rédempteur, conformément au plan établi et révélé par une sagesse infinie, et la misérable caricature qu'on en offrait dans l'image ci-dessus. Ou j'avais supposé à M. B. des vues plus claires que celles qu'il avait jamais eues, ou bien, il se fourvoyait de propos délibéré et rejetait « l'habit de noces » de la justice de Christ. Cette seconde alternative était la seule conclusion possible, puisqu'il a déclaré plus tard qu'il avait reconnu précédemment la mort de Christ comme prix de la RANÇON de l'homme.

            Immédiatement, je rédigeai un article pour le Herald contre cette erreur. Je démontrais comment il était nécessaire « qu'un seul mourût pour tous » (Jean 11 : 50 ; 18 : 14), « le juste pour les injustes » (1 Pi. 3 : 18) que Christ a accompli tout ainsi qu'il avait été écrit, et qu'en conséquence, Dieu pouvait être juste tout en pardonnant au pécheur et en le tenant quitte de la pénalité qu'Il lui avait justement imposée (Rom. 3 : 26). J'écrivis aussi à M. Paton pour attirer son attention sur le caractère fondamental de la doctrine attaquée, en lui montrant comment les circonstances et le temps trouvaient leur accomplissement dans la parabole de celui qui n’avait pas « l'habit de noce » au moment même de prendre place au festin (Matt. 22 : 11-14 Olt.). Il me répondit qu'il n'avait pas vu la question de la RANÇON sous un jour aussi clair jusque-là ; que M. Barbour avait une façon si dogmatique et convaincante de présenter les choses que sa bonne foi à lui avait été surprise sur le moment.

            Je le pressai vivement, puisque maintenant il voyait l'importance de la doctrine, d'écrire lui aussi, pour le Herald un article, dans, lequel il donnerait sans ambage, son témoignage en faveur du précieux sang de Christ. C'est ce qu'il fit. Ces articles ont paru dans les numéros du Hérald de juillet à décembre 1878.
            Il m'apparaissait maintenant clairement que le Seigneur ne me permettrait pas de continuer à aider financièrement ni de rester intéressé d'une manière quelconque à une entreprise en opposition avec le principe fondamental de notre sainte religion chrétienne. Aussi après avoir fait vainement tous les efforts pour ramener celui qui était dans l'erreur, je me retirai complètement du Herald of the Morning et je mis fin à mon association avec M. B. Mais je sentais bien qu'il ne suffisait pas de me retirer pour montrer que je restais fidèle à notre Seigneur et Rédempteur, dont la cause avait été assaillie avec une telle violence par quelqu'un qui, malheureusement, pouvait égarer le troupeau et dont la situation d'ailleurs était due, en grande partie, à l'aide et à l'encouragement que je lui avais donnés personnellement, quand je le croyais, en toute sincérité, fidèle au Seigneur. Je compris dès lors que c'était la volonté, de Dieu de lancer un autre journal, qui déploierait tout grand l'étendard de la croix,  qui défendrait la doctrine de la rançon et qui proclamerait la bonne nouvelle de grande joie (Luc 2 : 10, St.) aussi loin et aussi haut que possible.

            Déterminé à suivre une ligne de conduite que je savais inspirée par le Seigneur, j’interrompis mes voyages, et, en juillet 1879, je faisais paraître le premier numéro de « Zion's Watch Tower & Herald of Christ's Présence ». Ce journal, dès le premier jour, se présentait comme soutenant particulièrement la RANÇON POUR T
            Pendant quelque temps, la situation fut des plus pénibles. Les lecteurs de la Tower étaient les mêmes que ceux du Herald : or, dès que le nouveau journal eut paru, et que les fonds cessèrent d'être fournis de ma part, M. B. non seulement retira en banque l'argent que j’y avais déposé et en disposa comme sa propriété, mais il publia les plus basses injures personnelles contre la rédaction de la Tower, afin de contrecarrer l'influence de ce journal et de saboter la doctrine de la rançon aux yeux des lecteurs. Il en résultat, bien entendu, une division, comme toujours en pareil cas. Les injures personnelles furent acceptées par certains comme fondées, et eurent le résultat cherché qui était de fausser le jugement du grand nombre relativement à la rançon. Beaucoup se détournèrent de nous.
            Mais le Seigneur nous continuait Sa faveur, que j'estimais plus précieuse que celle du monde entier. C'est à cette époque, que M. Adams épousa les vues de M. B. et délaissa comme lui la doctrine de la rançon. Justifiant notre interprétation de la parabole de la robe de noces comme nous l’avions donnée à l’époque, M. Barbour et M. Adams ayant ôté l'habit de fête de la justice de Christ, passaient de la lumière aux ténèbres du dehors, dans lesquelles gît le monde, sur les questions que jadis ils comprenaient si clairement, savoir, quand et comment se produirait la présence du Seigneur. Et depuis lors, ils attendent Christ en chair chaque printemps ou chaque automne et tordent les prophéties en conséquence.

            Durant une partie de ces incidents que nous pourrions en vérité appeler une bataille pour la croix de Christ, nous eûmes de notre côté la fidèle collaboration de M. Paton qui, jusqu'à l'été de 1881, nous fournit une aide appréciée, comme défenseur de la doctrine des bénédictions futures par Christ, basée sur la RANÇON POUR TOUS payée au calvaire.
            L'édition du livre Les Trois Mondes étant épuisée depuis quelque temps, il semblait qu'une nouvelle édition ou un autre ouvrage traitant du même sujet devait être publié. M. Paton voulut bien en préparer l'impression et M. Jones offrit de prendre à sa charge les frais d'impression et de reliure et de donner à M. Paton autant d'exemplaires qu'il pourrait en vendre en rémunération du temps passé à le rédiger, à condition que je lui ferais dans la Tower une large publicité gratuite, sachant bien, disait-il, que le livre serait demandé si je le recommandais et que sa mise de fonds lui rentrerait avec bénéfice, car ces livres ne se vendaient pas à si bas prix qu'ont été vendus depuis lors les Études des Écritures (à cette époque Millenial Dawn). Non seulement j’y consentis volontiers, mais je défrayais M. Paton de dépenses personnelles à l'occasion de la publication, de même que je réglai, sur sa demande, une partie de la note de l'imprimeur. En fin de compte, je fus seul à avoir fait des frais pour le livre appelé Day Dawn (L'Aube du jour) ; le rédacteur et l'éditeur en tiraient tous deux un profit pécuniaire, tandis que je le présentais aux lecteurs par une publicité désintéressée.

            Nous sommes obligés de donner ces détails à cause de la manière partiale et unilatérale dont on a présenté et préfiguré les faits dans des tracts récemment (l) publiés et mis en circulation par M. Paton, devenu lui aussi partisan de cet « autre évangile » qui n’a pas pour centre la croix de Christ et qui nie que nous ayons été « rachetés... par le sang précieux de Christ » (1 Pi. 1 : 19). M. Paton a publié, depuis lors, un autre livre qui porte le même titre que celui auquel nous avons fait cette publicité, mais basé sur un autre fondement, que, pour cette raison je ne puis ni désire recommander, et le tenant pour un sophisme de nature à induire en erreur, tendant à miner toute la thèse chrétienne, sous une apparence de vérité suffisante pour le rendre acceptable et dangereux à tous ceux qui ne sont pas enracinés, fondés, sur le roc de la rançon.
            Le faux fondement qu'il présente est la vieille doctrine païenne de l'évolution, retapée pour la circonstance, qui, non seulement, nie toute nécessité d'un rédempteur mais prétend, au contraire, que ce n’est pas par la rédemption ni le rétablissement dans une position perdue, mais par une évolution ou un développement progressif que l'homme s'est élevé et s'élève encore de la condition inférieure dans laquelle il a été créé jusqu‘à ce que, par ses propres bonnes œuvres, il atteigne finalement la nature divine. Elle soutient que notre bien-aimé Seigneur fut Lui-même un homme dégradé et imparfait, dont l’œuvre sur la terre fut de crucifier une nature charnelle qu'Il possédait, dit­ elle, afin de montrer ainsi à tous les hommes comment crucifier leurs tendances charnelles, leurs inclinations au péché.
            Il est à remarquer, à ce propos, que les ténèbres et la dégradation régnant dans le monde depuis sa chute et depuis qu'il a été rejeté,  ténèbres qui n'ont fait qu'augmenter sous l'action du clergé papal durant le moyen-âge, et le contraste de ces ténèbres avec la lumière que Dieu maintenant fait pénétrer dans le monde, ont peu à peu amené l'homme à penser que le développement actuel de la science et de la connaissance est simplement un des aspects de la marche en avant, de l'évolution.

            Cette interprétation, si fausse qu'elle soit, est cependant, comme nous l'avons montré (l), la cause occasionnelle de la grande apostasie prédite (2 Thess. 2 : 3 ; Ps. 91 : 7), consistant dans l'abandon général de la foi en la Bible, durant la période de la Moisson. Peu de chrétiens paraissent assez fondés dans la Vérité pour pouvoir résister à cette épreuve du mauvais jour qui sera une occasion de chute pour beaucoup et où le petit nombre seulement tiendra ferme (Col. 1 : 23 ; Eph. 6 : 13 ; Jude 24. C. St.). C'est pour cette raison que nous nous exprimons aussi carrément.
            Un court récit de la manière dont M. Paton en arriva à se détourner de nous et à abandonner la doctrine de la Rançon pour combattre ce que jadis il voyait et défendait si clairement, a ici son importance. L'événement fut, en effet, l'occasion d'un nouveau « passage au crible» (Luc 22 : 31), donc d'une nouvelle épreuve pour les lecteurs de la Watch Tower. Ceux-ci étaient alors beaucoup plus nombreux, parce que M. Paton avait été un frère et un collaborateur respecté, et que, voyageant comme représentant de la Tower et de ses doctrines, ses frais de voyage étant couverts soit par les abonnements et renouvellement d'abonnements à la Tower, soit par des fonds, de ma provenance,  il était personnellement connu d'un plus grand nombre de lecteurs que moi-même. Voici donc comment les choses se passèrent :

            En l'année 1881, M. Barbour qui publiait toujours le Herald et cherchait toujours à renverser la doctrine de la Rançon, apprenait qu'au cours d'une tournée de prédication, je m'étais servi d'un graphique du Tabernacle pour montrer comment le sacrifice de Christ était représenté en type dans les sacrifices du peuple d'Israël. Il en prit occasion pour publier un article sur la propitiation, où il s'efforçait de montrer que les sacrifices du jour de propitiation étaient des types ou figures de toutes sortes de choses autres que celles dont elles sont réellement les types. J'eus vite fait de percer à jour la fausseté de son exposé, qui présentait le taureau comme type d'une chose dans un verset, et d'une chose différente dans chacun des autres versets où il était mentionné. Il en faisait autant en parlant du bouc. Mais je n'ignorais pas que, d'une façon générale, bien peu de gens savent serrer un raisonnement, et que, absorbé par les soucis de la vie, on n'est que trop porté à accepter un semblant d'interprétation, sans peser suffisamment les expressions du texte sacré et leur contexte.

            Je réfléchis mûrement, examinant le texte sacré (chap. 16 du Lévitique), mais j'avais beau voir les contradictions et les erreurs de M. Barbour, je dus m'avouer que je ne comprenais pas, et que j‘étais incapable d'en donner une interprétation d'ensemble s'adaptant à toutes les minuties rapportées si simplement et qui, chacune, devaient avoir une signification particulière. Que faire, pensais-je ? Les lecteurs du Herald aussi bien que ceux de la Tower allaient probablement être fourvoyés, si on ne les aidait pas à sortir de cette difficulté. Quant à déclarer que l'interprétation du Herald était un tissu de contradictions, qui, par conséquent, ne tenait pas debout, c'était courir le risque d'un malentendu. Beaucoup penseraient sûrement que j'attaquais cette manière de voir par esprit de rivalité, car il y a toujours des gens pour qui n'importe quoi se résument en questions personnelles, en rivalités, et en esprit de parti : ceux-là bien entendu, ne peuvent comprendre qu'on se place sur un terrain plus élevé, moins terre-à-terre et qu'on se préoccupe avant tout et seulement de la Vérité, sans souci des personnes.

    Je présentai donc cette épreuve au Seigneur, comme chaque fois que j'étais éprouvé ; je Lui exposai comment je la trouvais, combien j'étais inquiet pour Ses chères « brebis », qui mises en appétit par une parcelle de Vérité, étaient exposées par leur faim même, aux déceptions de Satan. Je sentais bien, représentai-je au Seigneur, qu'Il était, Lui, le berger et non moi, mais que je savais aussi qu'Il verrait avec plaisir l'intérêt que je portais à ces brebis et mon désir d'être Son porte-parole pour leur annoncer la Vérité et leur montrer le chemin et la vie. J'exposai ma profonde conviction que si le moment était venu où Il permettrait une fausse interprétation pour induire en erreur ceux qui étaient indignes de connaître la Vérité, ce devait être « le propre temps » aussi pour manifester la Vérité sur le même sujet, afin que ceux qui en seraient dignes pussent tenir ferme, et être gardés de tout faux-pas (Jude 24. Olt.). J’estimais le moment venu de comprendre exactement le sens des sacrifices juifs, que tous les chrétiens en général, s'accordent à reconnaître comme types de meilleurs sacrifices, et j'étais convaincu que le Seigneur me donnerait d'y voir clair aussitôt que je serais dans l'attitude de cœur convenable pour recevoir la lumière. J'adressai au Seigneur une prière ardente, lui demandant avec une foi confiante si le temps marqué par Lui était venu, et s'Il voulait m'employer comme Son instrument pour proclamer le message à Sa chère famille de m'accorder de pouvoir m'affranchir, de cœur et d'esprit, de tout préjugé.

          Pensant que Dieu répondrait à ma prière dans un sens affirmatif, j'arrivais le lendemain matin à mon cabinet pour étudier et écrire. Je passais la matinée à sonder mon texte et tous les autres passages des Écritures de nature à en éclairer le sens, spécialement l'épître aux Hébreux, m'attendant au Seigneur pour la sagesse et la direction nécessaires ; mais la solution de cette Écriture difficile continuait à m'échapper. Je travaillai de même l'après-midi et la soirée, ainsi que la journée suivante. J'avais laissé de côté toute autre occupation et me demandais pourquoi le Seigneur me tenait si longtemps en suspens. Le troisième jour, vers midi, tout le sujet m'apparut aussi clair qu'en plein midi si lumineux, si convaincant et s'harmonisant si bien avec l'ensemble des Écritures, que je ne pus douter de son exactitude et que personne jusqu'ici n'a jamais pu y relever une « paille » ou un défaut. (1) Ce travail a été publié et réimprimé plusieurs fois en brochure sous le titre de Tabernacle Shadows of the, beter sacrifices et traduit en français sous, le titre de Figures du Tabernacle. Ne pas confondre avec une édition annotée parue quatre ans après la mort de l'auteur, et qui ne contient pas moins de 24 pages (!) de «  REMARQUES, CORRECTIONS et MODIFICATIONS » ( ! ? ) au texte original, ce texte dont l'auteur répétait ici-même, en 1916. que PERSONNE n’avez jamais pu y relever  une « paille » ![/font]

            Je compris alors pourquoi le Seigneur m'avait conduit si lentement et avec tant de circonspection. J'avais besoin d’avoir le cœur spécialement préparé pour bien comprendre tout ce que cette portion de l'Écriture contenait : j'étais ainsi d'autant plus assuré que je ne le devais pas à ma propre sagesse, car si c'eût été de mon propre fonds, pourquoi n'en aurais-je pas eu l'intuition immédiatement ? Je m'aperçus que l'intelligence de ce sujet allait avoir forcément une influence considérable sur toutes nos espérances et sur notre manière d'envisager toutes les Vérités non pas qu'elle renversât des Vérités anciennes ou les contredit, mais qu'au contraire, elle les mettait toutes en ordre et en harmonie et aplanissait des points difficiles et litigieux. Par exemple, en ce qui concerne la doctrine de la justification par la foi, il y avait toujours eu une certaine confusion dans mon esprit, comme il y en a chez beaucoup, avec la doctrine de la « sanctification » qui invite au sacrifice de soi-même et aux œuvres. Tout cela me parut instantanément clair et limpide.
           En effet, il ressortait des types que nous avons besoin tous, en tant que pécheurs, avant tout, du sacrifice de rançon de Christ, afin de nous approprier Ses mérites et d'avoir la justification (le pardon) par la foi ; et qu'ainsi nous sommes justifiés (considérés comme libérés du péché) quand, nous détournant du péché, nous acceptons par la foi le sacrifice de Christ en notre faveur. Le type montrait aussi que c'est seulement après avoir été ainsi purifié aux yeux de Dieu (par notre acceptation de l’œuvre accomplie par Christ en sacrifice pour notre rançon) que Dieu veut bien nous accepter comme « co-sacrificateurs » avec Christ, de sorte que, si nous sommes fidèles jusqu'au bout, et que nous suivons Ses traces, nous obtenons d'être co-héritiers avec Lui.
           Alors je compris pour la première fois que le grand privilège de devenir co-héritiers avec Christ, et participants avec Lui de la nature divine, (2 Pi. 1 : 4) était exclusivement réservé à ceux qui partageraient avec Lui le « SACRIFICE DE SOI-MÊME » au service de la Vérité.[/font]

           Alors également je m'aperçus pour la première fois que le Seigneur a été, Lui, la première offrande en sacrifice pour le péché et que, par conséquent, pas un des serviteurs de Dieu, des prophètes, qui ont vécu et sont morts avant Christ (Héb. 11), n'a été prêtre ou sacrificateur selon son ordre ni participant avec Lui dans le sacrifice, quoiqu'il y en ait eu parmi eux qui ont même été « lapidés et sciés, ou égorgés par l'épée », pour la cause de Dieu. Pour considérable et précieuse que sera leur récompense, ils feront partie d’un ordre, d'une classe différente de ceux qui ont été appelés à être sacrificateurs et co­héritiers avec Christ, à la Pentecôte et depuis lors.
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

Message  Arlitto le Lun 15 Aoû - 11:29

« CELA VOUS SCANDALISE ! ... » (Jean 6 : 61 St.)


            Il est possible que cet avertissement déplaise à quelques-uns, bien qu'il ne soit pas dans notre intention de blesser personne. Ce que nous avons écrit a pour but de mettre les humbles en garde, de les défendre contre les sophismes de l'erreur :


            « QUI EST-CE QUI MONTERA EN LA MONTAGNE DE L'ÉTERNEL (dans le royaume offert) ? et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ?


            CELUI QUI A LES MAINS INNOCENTES (1) Les mains sans tache, dit la version Z. K., et les versions de langue anglaise (clean)], ET LE CŒUR PUR (qui règle diligemment sa vie sur les principes de la sainteté) ; QUI N'ÉLÈVE PAS SON ÂME A LA VANITÉ (qui ne nourrit pas d'ambition ou d'orgueil terrestre, mais qui attend avec patience la gloire à venir après la vie présente de sacrifice de soi-même), ET NE JURE PAS AVEC FAUSSETÉ (comme s'il n'avait pas fait alliance avec Dieu ou comme en faisant fi).

            IL RECEVRA BÉNÉDICTION DE L'ÉTERNEL, (la gloire du Royaume et celle d'être co-héritier avec Christ) ET JUSTICE (l'état de perfection, c'est-à-dire la délivrance complète des infirmités de la vie présente, etc.), DU DIEU DE SON SALUT » (Ps. 24 : 3-5). « Recherchez la justice, recherchez la débonnaireté ; peut-être serez-vous à couvert au jour de la colère de l'Éternel » [ce mauvais jour ce jour de pièges, de fosses, de flèches et de pestes destructrices] (Soph. 2 : 3).

            « Veillez et priez, afin que vous n'entriez (succombiez) pas en la tentation » (Matt. 26 : 41), de peur « que vos pensées ne se corrompent et ne perdent leur simplicité à l'égard du Christ » (2 Cor. 11 : 3 Cr.). Que tous les humbles aient les yeux grand ouverts sur l'épreuve de l'heure actuelle et, tandis qu'un grand nombre place des pierres d'achoppement sur le chemin que suivent les « pieds » du corps de Christ, que chaque soldat de la croix soit vigilant ! Qu'ils veillent non seulement pour rester debout eux-mêmes, mais pour en aider d'autres, pour les « porter sur leurs bras » (Ps. 91 : 11-12). 
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Re: ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES DE CHARLES TAZE RUSSELL

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