Le livre le plus mystérieux du monde

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Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Lun 22 Aoû - 9:00

Le livre le plus mystérieux du monde

Le Manuscrit le Plus Mystérieux du Monde
Depuis cinq siècles, personne n'a pu découvrir son origine, ni même son auteur. Les plus grands linguistes et experts du monde entier tentent de le déchiffrer. Mais en vain. écrit dans une langue totalement inconnue, illustré de curieux dessins, le manuscrit de Voynich résiste encore aujourd'hui à toute tentative de traduction.

En 1912, Wilfred Voynich, un collectionneur de livres anciens, découvre par hasard dans la bibliothèque de la villa mandragon, près de Rome, un manuscrit semblant dater du Moyen Âge et écrit dans une langue parfaitement inconnue. Très vite, Wilfred Voynich s'aperçoit que cet ouvrage sans titre ni auteur, est tout à fait unique. "Ça ne ressemble à rien, rien du tout qui existe. On a évoqué la possibilité d'une écriture synthétique. L'autre solution, c'est l'usage d'une langue exotique. Troisième possibilité, les écrits d'un fou, sans queue ni tête", Pierre Barthélemy, journaliste scientifique. 232 pages sans ponctuation, rédigé de haut en bas et de gauche à droite, avec des lettres et des chiffres ressemblant étrangement aux nôtres, de nombreux spécialistes se penchent alors successivement sur l'indéchiffrable manuscrit. "Le premier qui propose une solution, c'est un universitaire américain qui s'appelle Heniu Bold, il élabore une méthode de décryptage extrêmement compliquée, et donc il se perd littéralement dans le manuscrit et propose une solution complètement abracadabrante. On se rend très vite compte qu'il a vu dans le manuscrit ce qu'il voulait y voir, et c'est un piège dans lequel vont tomber quasiment tous les chercheurs qui vont vouloir casser le code Voynich".

Certains parlent même d'une supercherie qui aurait traversé les siècles. Le manuscrit est illustré de 400 dessins représentant des plantes pour la plupart totalement inconnues. "C'est un herbier qui compose la majeure partie de ce livre. Aucune de ces plantes n'a été formellement identifiées. Certaines sont même complètement improbables, puisqu'elles ont plusieurs tiges qui se rejoignent en une seule... On a l'impression que c'est quelqu'un qui a fait des greffes ou tester des greffes folles, ou alors des espèces mutations génétiques avant l'heure". Sans oublier les étranges dessins de femmes, reliées les unes aux autres par un étonnant système de tuyauterie. Certains pensent y voir à l'intérieur d'un organisme humain avec ses vaisseaux et ses organes.

"Ça reste aujourd'hui en 2007, le manuscrit le plus mystérieux du monde, tout simplement parce que ça fait presque 100 ans qu'on l'a redécouvert, on ne sait toujours pas qui l'a écrit, quand il a été écrit, où il a été écrit, dans quelle langue il a été écrit, ni ce qu'il raconte", Pierre Barthélemy. Depuis des siècles, le mystère du manuscrit de Voynich perdure. Il alimente tous les fantasmes sur son contenu, avis aux amateurs...

Ce mystérieux manuscrit se trouve à l'université de Yale aux États-Unis et il est visible uniquement sur demande.
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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Lun 22 Aoû - 9:02

Le manuscrit Voynich



De son auteur, on ne connaît rien,
De son contenu, toujours rien,
De son écriture, non plus … 
Cinq siècles de mystères et d’hypothèses toutes aussi sérieuse que farfelues qui alimentent la légende.

 Ce documentaire fait partie d’une série de documentaires sur des livres dit Maudits : livres illisibles, d’origine inconnue ou ayant eu des conséquences historiques.
Cet épisode traite du Manuscript de Voynich
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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Lun 22 Aoû - 9:18

Le mystérieux manuscrit Voynich


Le manuscrit Voynich apparaît le 19 août 1666, lorsque le recteur de l'Université de Prague, Joannes Marcus Marci, l'envoie au célèbre jésuite Athanase Kircher qui était entre autres choses spécialiste de cryptographie. Il se présente comme un octavo de 15 cm sur 27, la couverture manque et selon la pagination, vingt-huit pages sont perdues. Le texte est enluminé de bleu, de jaune, de rouge, de brun et de vert. Les dessins représentent des femmes nues de petite taille, des diagrammes (astronomiques ?) et environ quatre cents plantes imaginaires.




" Le manuscrit de Voynich est un livre ancien écrit à l'aide d'un alphabet inconnu, et dont le sujet reste également un mystère. Son contenu n'a pour l'instant pas été déchiffré. Selon les estimations les plus couramment admises, il aurait été écrit entre 1450 et 1520.
Le livre tire son nom d'un de ses anciens propriétaires, Wilfrid M. Voynich, qui l'acquit en 1912 auprès des Jésuites de Frascati, une ville près de Rome. En 1962, Hans Kraus fait une description du manuscrit sur son catalogue de vente.
Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque Beinecke de l’université Yale. D'après les travaux récents de Gordon Rugg, il pourrait s'agir d'une supercherie. Le mystère demeure entier quant à la nature exacte de ce manuscrit puisque les thèses les plus diverses s'affrontent.
L'intégralité du manuscrit a été publiée pour la première fois par un éditeur français, Jean-Claude Gawsewitch, en octobre 2005, afin que le grand public puisse enfin avoir accès tant au mystérieux texte qu'aux énigmatiques images. "





" la plupart des chercheurs croient que le VMS est un texte crypté. Comme le chercheur américain Newbold a confondu la syllabe "an" avec la syllabe "mi", il a lu de travers "michiton oladabas multos te tccr cerc portas" et en avait conclu que c'était une phrase latine "michi dabas multas portas" à laquelle il donnait la signification : "tu m'as donné beaucoup de portes". C'est pourquoi Newbold était sûr que le texte était crypté. "
Une nouvelle interprétation plus originale fait abstraction des dessins de plantes et autres problèmes de cryptologie et prend comme piste une langue ancienne sans caractère de ponctuation et faisant référence a un passé révolu de l'histoire humaine ; celui ou les dieux visitaient la terre et repartaient.; cette idée très Von Daniken ou Sitchin dans l'essence est appuyée par des indices intéressants en particulier :

Révélations sur le manuscrit de Voynich
par Erhard LANDMANN
Traduction de François de SARRE

Le 17 décembre 2005 paraissait dans la "Frankfurter Allgemeine Zeitung", ainsi que dans d'autres journaux, un article sur ce qu'on appelle le Manuscrit de Voynich. Bien que je m'occupe d'études comparées des langues depuis 40 ans, et depuis 30 ans des écritures hiéroglyphiques en particulier, et que j'aie consacré tout un livre à leur déchiffrement ( "Weltbilderschütterung - die richtige Entzifferung der Hieroglyphenschriften" = Bouleversement dans l'image du monde - le vrai déchiffrement des écritures hiéroglyphiques ), je n'avais alors pas encore entendu parler du Manuscrit de Voynich. Pour moi il était clair - c'est ce que je montre dans mon livre - que nos égyptologues et autres archéologues, spécialistes des Assyriens ou des Mayas, n'ont jamais su lire le moindre mot de façon correcte sur les inscriptions et représentations anciennes. Bien évidemment un tel livre, publié voici 14 ans déjà, a été complètement ignoré des médias. On ne lui a guère prêté attention.

Comme l'article dans la Frankfurter Allgemeine avait été écrit de façon présomptueuse et négligée par un journaliste qui n'y connaissait rien ( titre : "Enfin un remède efficace contre la migraine" ), et que j'avais encore bien des sujets d'études en cours à traiter, j'avais alors pensé que ce vieux manuscrit n'était vraiment pas si intéressant que cela, et je l'oubliai. Mais peu de jours plus tard, je reçus une carte de vœux de Noël d'un monsieur du Baden-Würtemberg, que je ne connaissais pas alors, et qui venait juste d'acquérir mon livre. Il en avait été très enthousiasmé et avait joint à son envoi la copie d'une page extraite du Manuscrit de Voynich, publiée par un autre journal que celui de Francfort. Je n'avais à l'époque pas de connexion Internet, mais pouvais me brancher sur le net pendant trois heures, une fois par semaine dans un club de seniors. C'est ce que je fis dans les semaines qui suivirent, et je pus enfin m'occuper du Manuscrit de Voynich. D'après ce que je savais, il était écrit dans une langue inconnue au moyen d'une écriture également inconnue.

La plupart des gens en Allemagne ont chez eux un "Duden" ( l'équivalent du "Larousse" français ), ce qui leur permet de vérifier la bonne orthographe d'un mot. Ce Monsieur Duden fut l'un des premiers à vouloir donner à chaque mot une orthographe fixe et définitive. Toute personne qui s'occupe d'inscriptions anciennes sait qu'il n'y avait alors pas d'orthographe réglementée. Un mot, comme "aufsteigen" ( monter ) en allemand, pouvait s'écrire au sein d'un même texte : "ufstic", "uff stig", "ufsteic", "up stic", "ufstich", ou même d'autres variantes. Comme on le voit, il n'y avait également pas de frontières bien définies aux mots. C'est extrêmement important de faire ici cette remarque. Les mots pouvaient être découpés de manière différente ! C'est quelque chose qu'oublient tous nos chercheurs de l'Antiquité, les spécialistes des langues anciennes, les archéologues sans bonnes connaissances linguistiques, pourtant déchiffreurs autoproclamés.
Cette réalité d'une lecture faisant intervenir des parties de mots de part et d'autre de l'espace entre eux, avec une lettre qui doit se lire avec le mot qui suit, ou un groupe de lettres qui concerne le mot d'avant, caractérise non seulement le Manuscrit de Voynich, mais également tous les textes mayas, aztèques, voire les textes latins - et c'est d'une extrême importance.
Cela fait 20 ans que je lis ces textes en débordant d'un mot sur l'autre, et ce que je découvre, ce sont invariablement des textes en vieil allemand, ou plus précisément en "E li diutic spraha", c'est-à-dire dans la langue elidiutique, celle du dieu E li.

Un manuscrit viennois du Mondsee affirme déjà que cette langue elidiutique, qui s'est au mieux préservée en ( vieil ) allemand, dans les langues mayas et aztèques, dans l'ancienne langue de l'île de Pâques et des Maoris, ainsi que dans d'autres langages "exotiques", fut non seulement la langue-mère sur Terre, mais également celle de l'Univers tout entier. C'est cette langue de Dieu et du Cosmos que l'on cherche maintenant de façon délibérée à éradiquer par le déferlement de pseudo-anglicismes et d'un anglais dévoyé issu du charabia américain.
L'Internet déborde littéralement d'articles sur le Manuscrit de Voynich ( VMS ). C'est là que se mêlent dans une cohue joyeuse les véritables scientifiques et les pseudo-scientifiques, les cryptoanalystes, les doux-dingues religieux et bien sûr tout l'éventail des chercheurs ésotériques, sans oublier les sceptiques qui sont toujours là pour manifester du scepticisme. Ces gens qui se croient obliger de douter de tout sont bien ce qu'il y a de plus bête au monde. Ils essayent par tous les moyens de nier phénomènes et la réalité des choses, et ils n'en discutent même plus sous des arguments fallacieux ou imbéciles.

Pour les sceptiques, le VMS n'est naturellement qu'une blague, une imposture, ou ce qu'on appelle un "hoax", car c'est d'après eux sans doute du pseudo-anglais. A côté de ceux-ci, on trouve ceux qui recopient tout sans esprit critique, comme il y en a beaucoup dans les cercles de linguistes et dans les sciences humaines. On attribue sans fondement le VMS au savant anglais Roger Bacon, et c'est ce que croient jusqu'à maintenant une majorité d'auteurs, même s'ils savent que l'Américain Currier avait établi que 7 à 8 scribes s'étaient succédés dans la rédaction de l'ouvrage. Je ne sais pas s'il y en avait vraiment eu autant, en tout cas ils ont été plusieurs.
On a supposé toutes les langues possibles, même certaines qui n'ont jamais existé. Cela va du mongol au nabatéen. Par exemple, on pensait lire ( du fait d'un mauvais ordre des lettres ) le mot "oladabas", on l'a comparé à "olazabal" et l'on a tenu le VMS pour catalan. Mais "olazabel" est du basque, donc on a parié ensuite sur l'occitan et le provençal.
Mais la plupart des chercheurs croient que le VMS est un texte crypté. Comme le chercheur américain Newbold a confondu la syllabe "an" avec la syllabe "mi", il a lu de travers "michiton oladabas multos te tccr cerc portas" et en avait conclu que c'était une phrase latine "michi dabas multas portas" à laquelle il donnait la signification : "tu m'as donné beaucoup de portes". C'est pourquoi Newbold était sûr que le texte était crypté.

Tous les programmes possibles d'ordinateur, les recherches statistiques et mathématiques, les lois de Zipf, les méthodes cryptologiques des services secrets, ont été mis en œuvre. Mais à quoi servent la meilleure méthode, l'ordinateur le plus puissant, le programme le plus raffiné, quand on on utilise des données absurdes ? Déjà quand je travaillais dans les années 70, au début de l'ère informatique, chez un fabricant d'ordinateurs, on disait : « Si l'on rentre quelque chose d'absurde, il en sort également de l'absurde ». C'est comme si vous recherchez un œuf de Pâques que personne n'a caché. Essayez de décrypter un texte qui n'a pas été crypté ! Comme la lecture d'un texte se résume à un problème de langue, je ne peux l'aborder qu'en recherchant des solutions linguistiques, et en donnant des réponses linguistiques en conséquence. J'ai également entendu dire que la National Security Agency ( NSA ), autrement dit le puissant "Big Brother" qui écoute nos communications téléphoniques à travers le monde et qui prépare les actions de la CIA, avait essayé depuis sa fondation à la fin de la 2ème guerre mondiale, de déchiffrer le VMS. Mais elle a échoué, malgré ses puissants moyens technologiques et financiers, dans cette tâche relativement simple. Cela m'a bien tranquillisé. Même ces gens ne sont pas tout-puissants. Et de toute façon pas très intelligents !





Après que j'eus lu une douzaine d'articles la plupart du temps assez absurdes sur le VMS, en 7 ou 8 langues, pour me faire une idée globale, je trouvai enfin sur l'un de ceux-ci les adresses Internet qui allaient me permettre de consulter le manuscrit lui-même. Quand j'eus fait des copies et que je les parcouru, j'éclatais presque de rires. L'écriture "inconnue" dans une langue "inconnue" était rédigée dans un alphabet "latin" assez normal complété par quelques caractères vieux-allemands. Ainsi la lettre "h" en liaison avec le "t" dans "th" s'écrivait toujours de façon latine, alors que quand elle était seule ou avec un "ch", c'était comme en vieil-allemand. Bien sûr, j'avoue que l'écriture est très "cochonne" et tarabiscotée, comme si cela avait été fait à la hâte. C'est effectivement très difficile à lire.

De plus, c'est parsemé de ligatures. Ce sont des ensembles de lettres liées, comme en sténographie. La plupart des articles en anglais sur le VMS parlent de "gallows", c'est-à-dire de potences. Par chance, 95 % ou plus de ces ligatures sont toujours les deux mêmes : "qot" et "pot", en allemand "Gott" ( dieu ) et "Bote" ( messager ), en vieil-allemand : "poto", "boto", "podo" et "bodo". Mais cela ne signifie pas toujours ces deux mots, mais selon les lettres qui précèdent ou qui suivent, la combinaison des lettres "q", "o" et "t", ou "p", "o" et "t". Il faut remarquer que ces lettres peuvent appartenir à deux mots différents qui se suivent, car le Manuscrit de Voynich doit se lire de façon continue, c'est-à-dire que la fin d'un mot peut se rattacher au suivant. On a fait des tentatives de reconstitution de "l'alphabet Voynich", mais la plupart ne mettent dans l'ordre que 4, 6 ou 8 lettres de façon exacte.

Ce qui m'a tout de suite frappé, c'est une lettre que je connaissais des anciennes écritures mayas, comme dans les "Annales de Cakquiquel". Elle ressemble au chiffre 4 et se prononce comme "g, k, q". Les gens qui ont fait des statistiques sur les lettres du VMS ont remarqué que cette lettre revient 1296 fois sur quelques pages seulement. La plupart du temps, c'est la première lettre d'un mot. Quelle est l'explication linguistique de cela ? Ils s'étonnaient aussi de ce que le même mot pouvait être répété deux fois, voire trois ou quatre fois de suite. Quelle en est l'explication ? Même si l'on attribue le manuscrit à l'Anglais Bacon, on s'étonne de ce qu'il n'y a dans le VMS que peu de mots d'une ou deux lettres, qui sont si fréquents dans la langue anglaise, comme I, a, at, am, be, of, it, me , my, to, etc.
Pourquoi donc les mêmes mots peuvent-ils se suivre dans un texte ? Par exemple, quand il y a des signes de ponctuation entre eux. Quand la phrase précédente finit avec un mot, et que la suivante continue avec le même mot.

Comme dans la plupart des écritures anciennes, le VMS n'a pas de signes de ponctuation. C'est pourquoi les mêmes mots peuvent se trouver à la suite. Comme explique-t-on la fréquence des lettres "g, q, k-" en début de mot ? Je disais déjà plus haut que les textes anciens ne connaissaient pas de règles orthographiques fixées, avant que Monsieur Duden n'institue cette pratique. Les rédacteurs du VMS ont cependant essayé quelque chose de similaire. Pas comme Duden qui attribuait à chaque corps de mot une seule orthographe, mais en introduisant une forme fixe et rigide pour le début des mots. Prenons comme exemple le mot "gah", "gaho" = vite, qui peut s'écrire "gah, gach, gaho, gacho, cah, caho, cach, chach". Tous les mots commencent soit par une voyelle ( a, e, i, o , u ) soit par le son "g, k, q" qui vaut aussi pour "c" et "ch". On peut remarquer qu'en vieil-allemand la lettre "c" se prononce aussi "s" ou "ch". Devant un "t", le "c" donne le son "st".
Ainsi nous avons dans le VMS seulement des mots qui commencent par a, e, i, o, u, gh ( le son "k" ), g, c ou ch. Le son "ch" est une forme vieille-allemande et ressemble au chiffre 8. Les exceptions sont les ligatures et la combinaison de lettres "th", quand elle est au début d'un paragraphe ou d'une ligne. Newbold a donc tort quand il lit le mot "michiton". Dans le Manuscrit Voynich, il n'y a aucun mot qui commence par un "m". La seule exception est constituée par les noms de mois qui apparaissent sur certaines pages.





La dernière page du VMS forme quelque chose à part. Cette page est sans conteste l'œuvre d'un rédacteur qui signe ici son unique contribution, ce n'est pas la peine d'être un expert en écritures pour l'affirmer. Ce rédacteur utilise des caractères qui n'apparaissent nulle part ailleurs dans le manuscrit. On trouve par exemple le "s" long du vieil-allemand, le "g" n'est pas celui du reste du manuscrit à la forme de 4 ( une fois seulement ) et le son "k" n'est pas orthographié "qh" mais "q", le "h" a une forme spéciale, le "f" est un "p" avec une barre transversale en dessous, comme en cyrillique, et on a un "b" au lieu du "p" dans "bach" ( "en arrière" ) comme presque partout dans le reste du manuscrit.
On coupe donc chaque mot de façon à ce qu'il commence avec l'une des lettres que nous venons de nommer. La phrase qui suit, que j'ai reconstituée, contient tous les indices qui montrent comment il faut lire le manuscrit de Voynich. "Ohne Wort ging er fort an den Orte dort im Norden" [ "sans dire un mot il s'en alla vers le lieu au nord" ]. Dans le VMS, cette phrase s'écrirait ainsi : "Ohn ew ort gin gerf ort and en ort ed ort imn ort en".

Il y a cependant 5 ou 6 endroits dans le manuscrit où cette règle semble avoir été transgressée, mais cela doit provenir de l'écriture rapide et bâclée, on a laissé plus d'espace dans le mot.
Avant que j'en vienne à étudier des parties du contenu du VMS, je dois mettre quelque chose au point. L'Internet est rempli d'exposés écrits par des ésotériques de droite et des idéologistes, qui traitent des disques volants des nazis et de leurs contacts supposés avec des extraterrestres venus du système solaire d'Aldébaran. Cela a fait réagir par contrecoup les idéologistes de gauche qui de manière basique rejettent toute allusion à des extraterrestres, et dénigrent ces gens comme "ésotériques de droite" ou "néonazis".

Je ne me suis pas préoccupé de ces exposés. Comme le contenu du VMS ( ainsi que beaucoup de textes anciens des Mayas, Aztèques, Maoris, Pascuans, et des documents latins ) oblige de parler de l'origine des ancêtres de l'humanité venus du cosmos, des extraterrestres et d'Aldébaran, je crains qu'il n'y ait quelques recoupements ou méprises ( malentendus ), mais c'est par hasard. L'auteur de cet article est issu d'une famille qui a eu maille à partir avec les socialistes bruns comme plus tard avec les socialistes rouges. Son père est mort à cause des nazis, et toute sa famille a par la suite dû fuir devant les communistes et quitter la zone orientale de l'Allemagne. C'est pourquoi l'auteur est contre toute idéologie. Il est un expert indépendant en linguistique, ne se sent responsable que de la recherche de la vérité et de ses propres investigations : rien qu'à cause de cela, il s'élève contre toute forme d'ésotérisme. C'est pourquoi l'auteur considèrera tout reproche d'une appartenance ou d'un lien avec des ésotériques de droite, de gauche ou religieux, comme une attaque personnelle diffamatoire, et éventuellement il procédera à une action en justice.

La première surprise a été que les nombreuses représentations de plantes ( 56 pages doubles ) et les ustensiles "pharmaceutiques" présents sur les illustrations d'autres pages, n'ont rien à voir avec le texte du VMS. Comme je savais que souvent dans les textes anciens les illustrations contiennent de l'écriture, je m'aperçus tout de suite qu'une écriture ancienne avait été effacée, noircie ou qu'on avait réécrit dessus, soit par les rédacteurs du VMS, ou bien plus tard.
La raison possible : Sans doute le VMS a-t-il été écrit par plusieurs personnes en grande hâte, et dans la peur d'être découvert. Comme dans l'urgence ( et par souci d'économie ) ces gens n'avaient pas à leur disposition un parchemin vierge, ils ont réutilisé les pages d'un autre volume, ou de plusieurs livres, et ont surajouté des lignes écrites dans les illustrations. En certains endroits, on peut encore reconnaître des lettres.





Mais aussi les rédacteurs du VMS ont utilisé de l'écriture dans leurs dessins. Les coiffures des femmes sont constituées de mots écrits, mais cependant dans la plupart des cas ce n'est plus lisible. Notamment à la page f 80 v, sur la femme du haut : on peut lire distinctement "Urana" ( en allemand, "Urahnin", aïeule originelle ) en retournant la feuille. A la page f 73 v, on reconnaît également le mot "wib" ( "Weib", femme ) sur la figure située à 12 heures, cercle extérieur, à gauche, et ce même mot "…wib", les premières lettres étant illisibles, sur la représentation féminine à 3 heures ( position sur un cadran de montre ).
A l'évidence, les rédacteurs du VMS ont disposé de moyens optiques qui leur permettaient d'écrire très petit. Ainsi, les nombreuses étoiles que l'on voit dessinées dans le VMS se composent de mots écrits tellement petits que même avec une loupe nous ne pouvons pas les lire. Chaque étoile contient donc, en elle-même, selon la façon dont elle a été dessinée ( avec 6, 7, 8 ou 9 pointes, parfois arrondies ) du texte et son nom. Dieu merci, j'ai quand même trouvé 2 noms qui étaient encore lisibles. Je reviendrai là-dessus.





Malheureusement, je n'ai que de mauvaises copies en noir et blanc, et je ne dispose pas des instruments d'optique appropriés. Mais il y a de l'espoir que d'autres personnes qui ont le VMS sur des feuilles qui peuvent être projetées sur un écran, ou qui disposent de la technologie nécessaire, puissent lire les noms qui se trouvent dans les étoiles, dans les coiffures des femmes, dans les récipients, vases et tonnelets représentés dans le VMS.
Le manuscrit de Voynich comporte des pages avec des représentations de femmes qui tiennent des étoiles dans leurs mains. Sur chacune de ces pages, il est écrit l'un de nos noms de mois. D'après ce qu'on dit habituellement, le mois de Juillet - et le calendrier julien - ont été appelés ainsi d'après Jules César, le mois d'Août d'après l'empereur Auguste ; quant à Septembre, Octobre, Novembre et Décembre, ce sont les chiffres latins pour 7, 8, 9 et 10, parce que l'année commençait en Mars, et ainsi Septembre était le 7ème mois, et ainsi de suite jusqu'à Décembre qui était le 10ème mois. Cependant je savais que le calendrier julien n'avait rien à voir avec César, mais qu'il avait été nommé ainsi d'après les "ancêtres ( de l'humanité ) venus du Jul". Dans le texte maya "Chilam Balam de Chumayel", le Jul est indiqué comme la description d'une position dans l'univers ( "181. Yuul at S. Dik 92 n hele" ), et hele est le mot hollandais ou bas-allemand pour dire "cosmos", "univers". Dans les pays scandinaves, Noël s'appelle aujourd'hui encore "Jul". Mais on ne sait plus que c'est la fête de l'arrivée des "ancêtres venus du Jul".





Revenons aux noms des mois. On a beaucoup d'indices qui laissent penser que l'année commençait originellement non pas en Mars, mais en Avril. Dans ce cas, le mois de Septembre n'était évidemment pas le 7ème, mais le 6ème mois, et Décembre non pas le 10ème, mais le 9ème mois. D'autre part, si les mois avaient été nommés d'après les chiffres romains, ils auraient dû s'appeler septem, octo, novem, decem, ou septem mensis, et ainsi de suite.
Par ailleurs dans le VMS, le mois d'Octobre s'écrit "octembre". D'où vient donc ce "ber" ? Dans tout ce qu'on appelle la langue latine, il n'y a pas de mot "ber". Une petite recherche sur les anciens noms de mois a donné que les noms de mois étaient écrits autrefois en plusieurs tronçons: "Sept em ber", "Oct em ber" ( une forme "oct im ber" est attestée dans des textes en moyen-latin du Moyen-Age ), "nov em ber", "dec em ber", et même Février était "fe ber" ou "phe ber", ou encore "phe ber wah", "phe ber uari".

Dans certains dictionnaires, comme en hongrois, on trouve encore aujourd'hui "Feber" pour Février. Brièvement, nos noms de mois ont été nommés d'après des planètes de la Grande Ourse, en vieil-allemand : "ber" = ours. C'est pourquoi l'on peut lire sur la dernière page du VMS : « por ea ber Ramen fut zi, fer qan chito, no ea bach qum, E coch q [ ui ]c tet, tar te veg por cach g [ i ] ng. ( suivent quelques mots illisibles sur ma copie ) - vix qah cag mat [-] iag or or cticy ra E cheh ub ren fon im gasmic ho". En allemand moderne, cela se transcrit : "Hoch zur Galaxie Bär strebte die Fut( arche ), der Fährkahn ( ge ) tut nun zurück in die Galaxie kommen, quick tat der ( Gott ) E ziehen, da den Weg in die Höhe ging er schnell. [... - ...] zum ( Sternbild ) Fisch, schnell jagte der mächtige Sachse( ngott E ) ins Ur( all ), ins Ur( all ) steigt der Strahl des ( Gottes ) E, schnell rennt er auf, von ihm hoch geschmissen ». En français : « En haut dans la galaxie de l'Ours, l'arche Fut cherche à atteindre, le vaisseau retourne dans la galaxie, le ( dieu ) E la tire vite, parce que le chemin vers le haut il va vite. […-…] vers ( la constellation ) Poisson, s'en allait vite le puissant ( dieu E ) saxon, dans le ( cosmos ) originel monte le rayon du ( dieu ) E, vite il monte, jeté par lui vers le haut ».
Pour comprendre ce texte, il va falloir quelques explications sur les mots, car le vocabulaire vieux-allemand transmis est très limité. Qui sait donc que "ea" veut dire "galaxie" ? La "via lact ea", que l'on traduit par "voie lactée", se lit littéralement "voie de la galaxie lactée". "E" ou "E li", parfois appelé seulement "li" dans le VMS, est le dieu saxon, le "E li" ou "E loh im" ( le Dieu "E dans le feu flambant" ) de la Bible chrétienne. En aucun cas "yahwe" ne veut dire Dieu, mais il s'agit du vieux-allemand "ah weh", "oh weh", l'équivalent de "hélas" en français. Quant à "ra", cela signifie "rayon" ( en vieil-allemand, également "strala" ).

Ainsi les extraterrestres, et aussi déjà nos ancêtres, voyagent ou voyageaient au moyen de rayons. Rien à voir avec notre technique primitive de la fusée, qui coûte des sommes faramineuses et qui occasionne de nombreuses pannes. Dans la Bible chrétienne Vulgata et dans bien des textes "latins", il y a "heb ra ea", en allemand moderne "hebt der Strahl in die Galaxie" : le vaisseau cosmique, "le rayon qui fait monter dans la Galaxie".





Ce "heb ra ea" n'est donc pas du tout un peuple du nom de "Hébreux" qui n'a jamais existé. "Israhel" est en allemand "der Strahl aus dem Hel", c'est-à-dire : "le rayon qui vient du cosmos", et ne se réfère pas à un état historique, et "Israeli" est "der Strahl des ( Gottes ) E li", c'est-à-dire : "le rayon du ( dieu ) E li". Au moment où j'écris ces lignes, une guerre est menée contre l'État d'Israël qui n'existait pas dans l'Histoire ancienne. On voit ici les répercutions ( conséquences ) importantes et dangereuses issues d'une interprétation totalement défaillante des sciences des langues et des sciences humaines, et de puissantes pseudo-religions, qui ne savent pas - ou ne veulent pas - lire et traduire correctement leurs propres livres saints.
La constellation de la Grande Ourse s'appelle "boréale" dans les textes anciens, ce qu'on traduit par "nordique", mais qui se lit "bor ea lis", c'est-à-dire la "haute galaxie du ( dieu ) E li". C'est la résidence d' E li, le dieu des Saxons et des Angles. On en a tiré "anges". Dans la langue hongroise actuelle, "homme" se dit toujours "ember", en allemand "im Bären", c'est-à-dire "dans l'ours" ( à sa maison ) ; de même "hombre" en espagnol, le "home im Bären", le "chez soi dans l'ours". Il s'agit bien sûr de la constellation de la Grande Ourse.
Le lieu d'origine effectif des premiers ancêtres de l'humanité qui sont arrivés sur Terre est le cosmos, Ur( all ) en allemand, qu'on trouve sous la forme de "or" dans le VMS et dans d'autres textes, ou parfois les deux formes en alternance, "ur" et "or". L'Ur comprend les constellations actuelles du Taureau, du Bélier, du Triangle jusqu'aux Poissons. L'Ur se retrouve dans "taurus", qui ne signifie pas "taureau", mais c'est en vieil-allemand "ta ur us", ce qui veut dire : "là, venant de l'Ur". Dans la langue allemande actuelle, il y a toujours le mot "Ursprung" qui signifie "origine", "provenance". Le "Sprung" ( saut ) depuis l'Ur( all ) ( espace ) vers la Terre était ainsi la signification d'Ursprung. Et c'est ce qui est montré dans le Manuscrit de Voynich. A la page f 68 r 3, il y a les représentations des Pléiades et de l'étoile Aldébaran. Partant des Pléiades, il y a une ligne incurvée ( constituée par de toutes petites lettres qu'on ne peut plus lire ) qui va vers notre système solaire, représenté sous la forme d'un visage de soleil. A côté de cette ligne de liaison, on peut lire en grandes lettres : "ot ea coe" = "vers la galaxie d'ot".





Les insulaires de l'île de Pâques et les Maoris considèrent les Pléiades comme la région natale de leurs ancêtres. Ils parlent de "Mata riki", le "puissant empire", les "puissants seigneurs" ( en vieil-allemand, "rihhi", "ricki" ou "rike" signifient aussi bien "empire" que "seigneurs" ). En outre, les Maoris parlent aussi, ce qui est très étonnant, de "A ot ea roa", pour désigner aussi bien le pays de leurs ancêtres que celui où ils vivent maintenant. Ils racontent également : « Ces étoiles ( les Pléiades ) sont au début de tout, pour nous les Maoris. Toutes nos histoires ont pour origine cette partie du ciel ».
Il nous faut préciser ce qu'est la galaxie "ot, od, odd, odi, oti ou oth" ( dans le VMS, c'est presque toujours oth ou ot ). En allemand, il y a le mot "Kleinod" qui veut dire "joyau", quelque chose de précieux et d'irremplaçable. La vieille langue avait "othil" ( le "saint ot" ) dans le sens de "terre natale" et "richesse". Actuellement "Heimat" veut dire "terre natale", mais les formes plus anciennes faisaient allusion à la galaxie d'ot : "heimoti", "heimuoti", "heimuot", "heimuote". Les chercheurs ésotériques de droite ont fait d'othil une rune. Qui a assisté à ma conférence sur mon livre "Weltbildererschütterung" ( Bouleversement dans l'image du monde ) sait qu'il n'y avait pas de runes. Les runes sont des espaces intercalés entre les lettres "latines" qui ont été sculptées dans la pierre ou taillées dans le bois. Dans les textes "latins", on trouve "clen odi um" et "all odi um", ou "all od io". "God Odin" ou "God oddin" n'est pas un dieu germanique ou scandinave, mais cela veut dire : "God ( dieu ) dans ( la galaxie ) od, odd ou oth". C'est ce que veut dire le nom "Theoderich", qui se décompose en "the od E rich", c'est-à-dire "od est l'empire du dieu E li".
On peut lire bien distinctement sur le dessin de l'étoile Aldébaran dans le VMS les lettres "AN". Et â côté : un "M" et un "i". On reconnaît ici le nom de "Mani" qui serait celui du plus vieil ancêtre de l'humanité. Dans la Bible chrétienne ( chez Isaï et Matthieu ), il y a deux passages qui annoncent la venue de Jésus. On y retrouve "E Manu hel", ce qui veut dire : le dieu "Manu qui vient du cosmos".

Plus haut j'ai indiqué que la fête de Noël s'appelle "fête du Jul" en Scandinavie, la fête de l'arrivée des ancêtres qui venaient du Jul, et du grand aïeul Mani qui venait du cosmos. En ce qui concerne le nom d'Aldébaran : "beran" veut dire en vieil-allemand "engendrer, enfanter", "alde" est "vieux", mais aussi "haut". Aldébaran signifie donc : "là-haut où les anciens sont nés". On peut aussi considérer "alde" en 2 mots : "al" = "Univers", et "de" = "là", qui indique l'origine. On a donc : "nés là dans le cosmos". Dans les deux cas, les ancêtres sont venus de là-haut. On pense que les noms d'étoiles sont en arabe, en fait l'arabe est une sorte de vieil-allemand ( voir mon livre "Weltbilderschütterung" ). On a ainsi "Aldabaran", et aussi "Hadl al hajm" qui veulent dire "la terre natale ( heim en allemand ) dans le cosmos" ( pour ceux qui en doutent encore ).





A la page f 107 v, il y a encore un nom d'étoile lisible, la douzième en haut. On peut lire "hamal". Dans l'ancienne langue allemande, "hamal, hamul" signifie "mouton" ( d'où le nom de la constellation du Bélier ). Mais "hamal" peut aussi vouloir dire "ham im al", ce qui s'écrit en allemand moderne "heim im all", et veut dire : "pays natal dans le cosmos". Dans leurs textes anciens, les Basques parlent aussi du "hamalau". Le terme "au, aue, owi, awa, awi" ne se rapporte pas seulement à "Au" ou "Aue" ( prairie ) en allemand moderne, mais veut dire aussi "île". Actuellement, les Basques utilisent ce mot "hamalau" pour dire quatorze, mais il y a eu confusion avec un autre mot, comme chez d'autres peuples. En fait, "hamalau" signifie "l'île ( habitée ) dans le cosmos" d'où sont venus les ancêtres.

Pour finir, venons-en à la langue hongroise. Dans celle-ci, "odavalo" ou "odvaloan" ont le sens de "qui est à sa place". L'homme appartient donc à "l'od au dans le cosmos", c'est-à-dire "l'ancêtre qui est à sa place dans l'od av". On a aussi "odanyul", c'est-à-dire "l'ancêtre od qui vient du Jul".
Dans la Bible, le livre de Samuel ne concerne pas un prophète, mais c'est "Samen ( en allemand moderne, "graine" ) du hell", donc "la graine de l'humanité dans le cosmos". Celui qu'on croit être le père des Sémites, Sem, est un mot qu'il faut rapprocher de l'allemand "Samen", "graine". Les Sémites ne descendent pas d'un "Sem".
A la page f 80 v du VMS, on a la représentation d'une femme avec un objet singulier dans la main tendue. Sur la pointe de l'objet, on découvre une écriture minuscule. Dans la coiffure de la femme ( si on la met à l'envers ), on peut lire "Urana" ou "Uranu". Nous avons ainsi, à côté de l'ancêtre premier "Mani" également une femme, notre aïeule à tous, qui correspond à "Mariana", comme on l'appelle dans les écrits vieux-allemands. A partir de "Mariana", en laissant de côté les deux dernières lettres "na", l'Eglise catholique en a fait "Maria", la Vierge-Marie. Dans les textes latins, celle-ci s'appelle "di ana", Diane. Les Romains en ont fait la déesse de la chasse. Par ailleurs, les Frisons appellent leur mère primordiale "Freya", et les Mayas parlent de "sac quib", ce que l'on peut interpréter comme "Sachsenweib", en français : "femme saxonne".

A la page f 82 r, on voit la même femme représentée sur la gauche ( avec un autre mot, malheureusement illisible dans sa coiffure ). Avec la main, elle montre sur sa droite. Juste au dessus, il y a le mot "othil" qui signifie "la sainte galaxie d'Ot" ( en allemand, "heil" = "saint" ). Sur la même page, on voit deux étoiles reliées par une ligne, et un vaisseau spatial en forme de croix, avec quelque chose qui en sort. Dans l'objet volant, on a "Uruekan", c'est-à-dire "le vaisseau ( "Kahn", en allemand ) du ( dieu ) E". Le mot "Urkan", "Hurakan", est présent dans les textes anciens, du Tibet jusqu'à chez les Mayas. En espagnol, "hurakan" signifie toujours "ouragan", "Orkan" en allemand. Ce mot provient de "Urkahn", c'est-à-dire le vaisseau spatial originel, le vaisseau spatial du dieu des Saxons, "E li".

C'est ainsi que nous arrivons aux désignations pour les vaisseaux spatiaux, telles qu'on les trouve dans le VMS et dans d'autres textes anciens. J'ai déjà évoqué un peu plus haut la "Fut( arche )", ou "futur", la "Fut qui vient du cosmos". Les ésotéristes de droite ont naturellement refait une rune à partir de "Futharch". En Argentine, dans la province de Chubut, il y a une ville qui s'appelle "Futulaufquen", un lac "Futulaufquen", et puis une ville, un lac et un fleuve qui ont pour nom "Futaleufu", et encore un lac "Huichulafquen". Voici des noms géographiques à consonance bien allemande : "Fut geht ins All" ou la "Fut des All( gottes ) E ( geht ) uf" et "Weg ins All aufgehen". Le peuple d'origine qui vivait là-bas ( aujourd'hui il a disparu ) s'appelait "Alacalufe", en vieil-allemand "ceux qui vont et viennent dans le cosmos", parce que leurs ancêtres allaient et venaient ( "lufe" ) à travers l'univers.
A la page f 83 v du VMS, il y a une remarquable illustration. On y voit deux objets en forme de citrouille, desquels quelque chose jaillit. A côté de chacun d'entre eux, une femme flotte dans un récipient qui ressemble à un tuyau d'écoulement, duquel des "gaz d'échappement" sortent. Dans l'engin de gauche, on peut lire des lettres. Même avec beaucoup d'imagination, il serait difficile pour celui qui voit ce dessin de penser qu'il puisse s'agir de quelque chose en rapport avec les voyages spatiaux. Moi aussi je m'en abstiendrais, s'il n'y avait à côté un mot qu'on peut lire : "vet". Si l'on se rapporte à l'étymologie, on a : "vet, veth, pet, fet, phet, phed, prophet"…

En vieil-allemand, "phet, phed, phedem" veut dire "citrouille, melon, concombre". Si l'on se penche sur des rapports sérieux concernant des gens qui ont vu des OVNIs, on remarque que les témoins disent constamment que ceux-ci ressemblaient à des melons, à des ballons de football américain. Dans les textes anciens, "prophet, prophète" vient de "frophet" ( "fro" = seigneur, dieu, comme dans l'allemand moderne "Fronleichnam", Saint-Sacrement ), le "phet du dieu".
Un prophète est donc un engin spatial en forme de courge ou de citrouille. Les prophètes ne sont donc pas des voyants ou des envoyés, on peut donc tout oublier ce qui a trait à des prophéties. Les musulmans traduisent "prophète" par "ras sul", en allemand "soll rasen", ce qui se rapporte à la locomotion rapide de l'engin spatial.
Dans un livre à paraître, je traiterai en profondeur le sujet des traductions tout à fait fausses que l'on fait du Coran ou de la Bible ( si je trouve un éditeur et si l'on ne m'abat pas auparavant ).
Mais revenons encore une fois sur le mot "ra" qui signifie "rayon" dans le Manuscrit de Voynich et dans d'autres textes anciens. Pourquoi l'île de Pâques s'appelle-t-elle "Ra pan ui" ? On a : "ui" qui veut dire "saint", "pan" qui est la "voie". Cela donne donc "la sainte voie du rayon" ( qui vient du cosmos ), sur lequel les ancêtres voyageaient.

Voici peu de temps, il y a eu une querelle juridique entre l'auteur du "Da Vinci Code" et deux autres écrivains, à cause d'un prétendu vol d'idées sur le Saint-Graal. Le pauvre juge a dû faire le pour ou le contre de préjudices atteignant plusieurs millions de dollars. C'est typique d'une société qui perd complètement la tête. Quand je me suis penché sur l'étymologie du mot "Graal", j'ai trouvé : "Sangraal", en vieil allemand: "sang ra ( aus dem ) all", "le rayon descendait du cosmos". Il n'y a jamais eu de Saint-Graal, c'est encore l'une des fâcheuses inventions du Moyen-âge.
Les ancêtres de l'humanité ( et leurs ennemis, ceux qui ont assujetti l'humanité depuis 1000 ans, qui ont inventé l'esclavage, la propriété et les impôts, que les politiciens de gauche apprécient encore tant ) sont venus du cosmos et ont apporté avec eux la plupart des animaux. Aujourd'hui, les créationnistes se disputent avec les darwinistes sur le sujet des origines de l'homme. D'un côté on a une absurdité pseudoreligieuse, de l'autre une absurdité pseudoscientifique. D'un côté on a les tenants d'une "création", qui n'existe même pas dans les livres religieux, de l'autre les défenseurs d'une "évolution", comme elle n'a jamais eu lieu sur la Terre. En fait, nous n'en savons rien !

Peut-être y a-t-il eu quelque part dans le cosmos une évolution ( totalement différente de ce qu'enseignait Darwin ), peut-être y a-t-il eu une création dans l'univers ( totalement différente de ce que racontent les pseudosectes, qui ne savent même pas d'où vient le mot "religion", mais qui se prennent pour les grandes religions, les découvreurs d'une conception tout à fait fausse de "dieu", avec un symbolisme vide de sens et des rites absurdes ). Si nous laissons nos sciences naturelles exactes greffer une science des langues et une science humaine totalement ratées, si nous continuons à considérer comme de la science les idioties de Darwin, Marx et Freud, et si nous laissons des pseudoreligions, qui ne savent même pas lire de façon correcte un seul mot de leurs livres religieux ( ou qui ne le veulent pas, sinon ce serait leur fin ), fomenter des conflits entre elles, et les considérer comme des partenaires et des faiseurs d'opinion en politique et en culture, si des politiciens continuent à faire des révérences devant n'importe quel "dignitaire" religieux, eh bien, cette humanité ne va pas survivre, ou bien souffrir encore 1000 ans du manque de liberté.

NdT : voir aussi dans Pour la Science n°323 ( sept. 2004 ) l'article sur "Le mystère du manuscrit de Voynich", par Gordon Rugg. Extrait :
" Plusieurs chercheurs, comme Jorge Stolfi de l'Université de Campinas au Brésil, se sont demandé si le manuscrit de Voynich a été construit à l'aide de tableaux de production aléatoire de texte. Les cases de ces tableaux comprennent des syllabes, que l'utilisateur sélectionne, par exemple en jetant des dés, et combine de façon à former un mot. Cette technique pourrait engendrer certaines des régularités observées dans les mots voyniches. La première colonne du tableau pourrait contenir des syllabes constituant un préfixe tel que qo, qui n'apparaît qu'en début de mot, la seconde colonne, des infixes - syllabes apparaissant au milieu des mots - comme chek, et la troisième colonne des suffixes, tels que y. En choisissant séquentiellement une syllabe dans chaque colonne, on produit des mots possédant la structure caractéristique du voyniche. Des cases vides permettent de produire des mots dépourvus de préfixe, d'infixe ou de suffixe.





Certaines propriétés du voyniche ne sont cependant pas aussi simples à reproduire. Des caractères courants pris individuellement peuvent n'être que rarement associés à d'autres. Les caractères transcrits en a, e et l, ainsi que la combinaison al, sont fréquents, mais la syllabe el est très rare. Cet effet ne peut être produit en mélangeant de façon aléatoire des caractères contenus dans un tableau.
Le tirage aléatoire est cependant la notion clé. Ce concept n'a été précisé que longtemps après la réalisation du manuscrit, de sorte que dans une construction aléatoire médiévale, la combinaison des syllabes a probablement été effectuée autrement. Les mots formés ne seraient alors pas strictement aléatoires au sens statistique. Certaines caractéristiques du voyniche sont peut-être ainsi la marque d'un ancien système de codage.

Nous avons essayé de produire un document contrefait pour voir quels effets apparaîtraient. Quelle technique utiliser ? La réponse dépend de la date de création du manuscrit. Il est illustré dans le style du XVe siècle, et il existe un consensus sur le fait qu'il est antérieur à 1500. Pour autant, les oeuvres artistiques imitent souvent le style d'une période antérieure, innocemment ou pour faire paraître le document plus ancien. Le style ne permet pas de dater précisément le manuscrit. J'ai donc cherché une technique en vigueur durant une période plus large, entre 1470 et 1608.
La grille de Cardan, introduite par le mathématicien italien Girolamo Cardano en 1550, est une possibilité prometteuse. C'est une sorte de carte à trous. Lorsqu'on la superpose sur un texte apparemment anodin créé à l'aide d'une copie de la même carte, les fenêtres révèlent les mots du message caché. J'ai pensé qu'à l'inverse cette même grille de Cardan à trois fenêtres permet de sélectionner des groupes de préfixes, infixes et suffixes dans un tableau pour fabriquer des mots de style voyniche.

Un code, mais pas de message
Une page type du manuscrit de Voynich contient entre 10 et 40 lignes, chacune comptant 8 à 12 mots. En utilisant le modèle du voyniche à trois syllabes, un seul tableau de 36 colonnes et 40 lignes contient assez de syllabes pour produire une page entière du manuscrit avec une seule grille. La première colonne donne la liste des préfixes, la seconde celle des infixes et la troisième celle des suffixes. Les colonnes suivantes répètent ce motif. On aligne la grille sur le coin supérieur gauche du tableau pour créer le premier mot, puis on la déplace de trois colonnes vers la droite pour former le mot suivant. On peut aussi déplacer la grille d'une ligne vers le bas ou d'une colonne vers la droite. En plaçant successivement la grille sur différentes parties du tableau, on crée des centaines de mots voyniches. Le même tableau peut ensuite être utilisé avec une autre grille pour former les mots de la page suivante. Avec trois tableaux et une dizaine de grilles, j'ai produit en peu de temps environ 2 000 mots.

Cette méthode permet de reproduire aisément les caractéristiques du voyniche. On peut s'assurer que certains caractères ne se côtoient jamais en concevant soigneusement les tableaux et les grilles. Si les fenêtres de la grille sont sur des lignes différentes, les syllabes de cases adjacentes horizontalement ne seront jamais accolées, même si elles sont très courantes individuellement. La distribution binomiale des longueurs des mots est obtenue en mélangeant des syllabes courtes, moyennes et longues dans le tableau. En voyniche, les premiers mots d'une ligne ont tendance à être plus longs que les derniers. Il suffit pour reproduire cette propriété de placer les syllabes longues dans la partie gauche du tableau. Mes essais suggèrent qu'une personne aurait pu produire le manuscrit de Voynich en seulement trois ou quatre mois à l'aide de la méthode de la grille de Cardan.
Pour déterminer si le manuscrit n'est qu'un fatras insensé ou s'il recèle un message crypté, j'ai imaginé deux façons d'employer les grilles et les tables pour coder un texte en clair. La première est de convertir les caractères du texte en clair en infixes qui sont ensuite insérés entre des préfixes et des suffixes ayant un sens à l'aide de la grille de Cardan. Une seconde technique possible est d'assigner un nombre qui spécifie l'emplacement de la grille de Cardan sur le tableau à chaque caractère du texte en clair. Cependant, ces techniques aboutissent à des écritures beaucoup moins répétitives que le voyniche. Ce résultat suggère que, si la grille de Cardan a effectivement été employée pour rédiger le manuscrit de Voynich, l'auteur a sans doute transcrit des suites de mots incohérentes plutôt qu'un texte sensé.

Ces travaux ne démontrent pas que le manuscrit est un canular, mais ils montrent que sa réalisation était possible à l'époque. Le fait que l'érudit élisabéthain John Dee et son associé Edward Kelley se sont rendus à la cour de Rodolphe II dans les années 1580 renforce cette hypothèse. Kelley était un faussaire notoire, un mystique et un alchimiste familier des grilles de Cardan. Certains experts du manuscrit de Voynich le suspectent depuis longtemps d'en être l'auteur.
Avec une de mes étudiantes, Laura Aylward, nous cherchons actuellement à reproduire des caractéristiques statistiques plus complexes par la technique des grilles de Cardan. Pour ce faire, nous tentons d'automatiser la méthode, afin de produire de grandes quantités de texte. Peut-être parviendrons-nous ainsi à percer le secret plusieurs fois centenaire du plus mystérieux des manuscrits médiévaux. "

- G. Rugg, The Voynich manuscript : an elegant hoax? in Cryptologia, vol.28, n°1, janvier 2004.
- A. Casanova, Méthodes d'analyse du langage crypté, une contribution à l'étude du manuscrit de Voynich, thèse de l'Université Paris VIII, 1999. http://voynich.free.fr/
- Le manuscrit est disponible à l'adresse http://beinecke.library.yale.edu/dl_crosscollex/SearchExecXC.asp, et des informations sur le site http://www.voynich.nu/




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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Lun 22 Aoû - 9:26

Entre 1919 et 1921, une photocopie en parvient au célèbre linguiste et cryptographe William Newbolddoyen de l’université de Pennsylvanie. Il travaille deux ans sur la question et annonce qu’il en a découvert la clé. De fait, au cours d’une série de conférences, il fait quelques révélations sensationnelles.


Le Voynich contiendrait une description des habitants de la nébuleuse Andromède qui seraient entrés à une époque très lointaine en contact avec nous. Il recèlerait aussi des connaissances scientifiques, en biologie plus particulièrement, qui, même en 1982, demeurent encore des hypothèses.


Il existe sur terre une organisation qui veille jalousement sur la connaissance et qui n’en autorise la diffusion que dans des conditions bien précises. Remarquons encore, à propos du Voynich, que le traitement informatique de son chiffre a fait apparaître qu’il s’agissait d’une langue incompréhensible et totalement artificielle. S’agit-il du langage d’une civilisation perdue qui était en contact avec les étoiles ou de celui des extraterrestres eux-mêmes ?


Selon Jacques Bergier : « Si, réellement, le manuscrit Voynich contient le secret des novas et des quasars, il serait préférable qu’il reste non déchiffré, car une source d’énergie supérieure à la bombe à hydrogène et suffisamment simple à manipuler pour qu’un homme du XIIIe siècle puisse la comprendre constitue très exactement ce genre de secret dont notre civilisation n’a absolument pas besoin. Nous ne survivons que parce qu’on a réussi à contenir péniblement la bombe H. S’il est possible de libérer des énergies supérieures, il vaut mieux que nous ne le sachions pas, ou pas encore. Sinon notre planète disparaîtrait bien vite dans la flamme brève et éclatante d’une supernova. »





2011 : " Des chercheurs de l'Université de l'Arizona ont craqué une des énigmes qui entourent ce qu'on a appelé " le manuscrit le plus mystérieux du monde " - le manuscrit de Voynich, un livre rempli de dessins et de textes dont personne n'a été capable de donner un sens à ce jour.
Des datations au radiocarbone faites par une équipe dirigée par Greg Hodgins dans le département de l'UA de physique, a trouvé que les pages de parchemin du manuscrit remontent au début du 15ème siècle, ce qui fait du livre un siècle de plus que les chercheurs ne le pensaient auparavant.

Ce tome rend le "Da Vinci Code" comparativement carrément morose : Des lignes de texte griffonnées sur un parchemin vieillissant, s'écoulant autour d'illustrations complexe dessinées, dépeignant des plantes, des cartes astronomiques et des figures humaines au bain - peut-être - la fontaine de jouvence. À première vue, le « manuscrit de Voynich » ne semble pas être différent de tous les autres travaux anciens d'écriture et de dessin.


Une langue étrangère
Mais une seconde étude, plus attentive, révèle que rien ici n'est ce qu'il semble. Des caractères exotiques, des lettres latines, d'autres semblent être différentes de tout ce qui sert dans toutes les langues connues, sont disposés dans ce qui semble être des mots et des phrases, à moins qu'ils ne ressemblent pas à quelque chose d'écrit - ou lisible - par des êtres humains.
Hodgins, chercheur adjoint et professeur adjoint au département de l'UA de la physique avec une nomination conjointe à l'École d'anthropologie de l'UA, est fasciné par le manuscrit.  " Est-il un code, un chiffre de quelque sorte ? des gens ont fait une analyse statistique de l'utilisation des lettres et de l'utilisation des mots. Les outils qui ont été utilisés pour casser le code, mais ils n'ont pas encore réussi à l'en sortir. "

Le chimiste et chercheur archéologique de formation, Hodgins travaille pour la NSF Arizona Accelerator Mass Spectrometry, ou AMS, laboratoire, qui est partagé entre la physique et des géosciences. Son équipe a réussi à trouver le moment où le manuscrit de Voynich a été fait.
Actuellement détenu par la bibliothèque Beinecke Rare et Manuscript Library de l'Université de Yale, le manuscrit a été découvert dans la Villa Mondragone, près de Rome en 1912 par Wilfrid Voynich, un  revendeur de livres antiques, qui passait au crible une caisse de livres proposés à la vente par la Société de JésusVoynich a consacré le reste de sa vie à dévoiler le mystère des origines du livre et déchiffrer ses significations. Il est mort 18 ans plus tard, sans avoir trouvé tous les secrets du livre.





Retour rapide jusqu'en 2009 : Au sous-sol du bâtiment de Physique et des sciences de l'atmosphère de l'UA, Hodgins et une équipe de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens regardent un écran d'ordinateur affichant des graphiques et des lignes. Le bourdonnement des machines remplit la pièce et fournit un bruit de fond pour le sifflement rythmé des pompes à vide. Des tubes en acier inoxydable, en alternance avec des chambres à vide très corpulentes, courent le long des murs. C'est le cœur du Laboratoire NSF-Arizona AMS : un spectromètre de masse par accélérateur capable de flairer les traces d'atomes de carbone-14 qui sont présents dans les échantillons, donnant aux scientifiques des indices sur l'âge de ces échantillons.

Le carbone 14 est une forme rare de carbone, que l'on appelle un radio-isotope, qui se produit naturellement dans l'environnement terrestre. Dans le milieu naturel, il n'y a qu'un seul atome de carbone-14 pour 1 billion d'isotopes du carbone non radioactifs ou «stables», principalement du carbone-12, mais avec de petites quantités de carbone-13. Le Carbone-14 se trouve dans l'atmosphère à l'intérieur du dioxyde de carbone gazeux. Les plantes produisent leurs tissus en prenant le dioxyde de carbone de l'atmosphère, et ainsi accumulent le carbone-14 au cours de leur vie. Les Animaux à leur tour accumulent le carbone-14 dans leurs tissus en mangeant les plantes, ou en mangeant d'autres organismes qui consomment des plantes. Quand une plante un animal décède, le niveau de carbone-14 qui est dans ses restes ont un stade prévisible, et peuvent donc être utilisés pour calculer la quantité de temps qui s'est écoulé depuis le décès.
Ce qui est vrai des plantes et des animaux est également vrai pour les produits fabriqués à partir de eux. Parce que les pages de parchemin du Manuscrit Voynich ont été fabriqués à partir de peaux d'animaux, ils peuvent être datés au radiocarbone.

Pointant vers l'extrémité avant du spectromètre de masse, Hodgins explique le principe sous-jacent. Un petit échantillon de carbone extrait du manuscrit est introduit dans la "source d'ions" du spectromètre de masse.

" Cela provoque l'ionisation des atomes de l'échantillon », a t-il expliqué, " ce qui signifie qu'ils ont maintenant une charge électrique et peuvent être propulsés par des champs électriques et magnétiques." Éjectés à partir de la source d'ions, les ions de carbone sont formés en un faisceau qui court à travers l'instrument à une fraction de la vitesse de la lumière. La focalisation du faisceau avec des lentilles magnétiques et des filtres, le spectromètre de masse se divise ensuite en place en plusieurs faisceaux, chacun contenant une seule espèce isotopique d'une certaine masse.

« Le carbone-14 est plus lourd que les autres isotopes du carbone », a dit Hodgins. « De cette façon, nous pouvons distinguer cet isotope et déterminer dans quelle mesure il est présent dans l'échantillon. A partir de là, on calcule son âge. "


Disséquer un livre centenaire
Pour obtenir de l'échantillon à partir du manuscrit, Hodgins s'est rendu à l'Université de Yale, où les conservateurs avaient précédemment identifié les pages qui n'avaient pas été reprises ou réparées et étaient les meilleures pour téster. " Je me suis assis avec le manuscrit de Voynich sur un bureau en face de moi, et délicatement disséqué un morceau de parchemin à partir du bord d'une page avec un scalpel, " dit Hodgins. Il a coupé quatre échantillons provenant de quatre pages, mesurant chacun environ 1 à 6 millimètres (environ 1/16 de 1 pouce) et les a ramenés au laboratoire à Tucson, où ils ont été nettoyés à fond.

" Parce que nous avions des échantillons avec des marges de la page, nous nous attendions à ce qu'il y ait beaucoup d'huiles de doigts adsorbées au fil du temps », explique Hodgins. « De plus, si le livre a été relié à n'importe quel moment, les échantillons pris sur ces pages peuvent en fait ne pas avoir été à l'avant, mais sur la colonne vertébrale, ce qui signifie qu'ils ont pu avoir de l'adhésif sur eux."  "Les méthodes modernes que nous utilisons aujourd'hui avec ce matériel sont si sensibles que des traces de contaminations modernes suffiraient à rejeter les choses hors sujet."

Ensuite, l'échantillon a été brûlé, décapé du matériau de tous les composés indésirables et ne laissant que sa teneur en carbone, comme un petit saupoudrage de graphite au fond de la fiole. " Dans la datation au radiocarbone, il y a toute cette organisation de nombreuses personnes travaillant sur elle," dit-il. « Il faut beaucoup de compétences pour produire une date du début à la fin, il y a une expertise archéologique. Il y a une expertise chimique et biochimique, nous avons besoin des physiciens, des ingénieurs et des statisticiens. C'est une des joies de travailler dans cet endroit car nous travaillons tous ensemble à atteindre cet objectif commun. "


L'équipe de l'UA a été en mesure de repousser l'âge présumé du manuscrit de Voynich de 100 ans, une découverte qui a tué quelques-unes des hypothèses précédemment détenues sur ses origines et son histoire. (écrit entre 1408 et 1436 donc).

Par ailleurs, les experts ont analysé les encres et les peintures qui composent les écrits étranges du manuscrit et des images.
" Ce serait formidable si nous pouvions directement dater au radiocarbone des encres, mais c'est effectivement très difficile à faire. Tout d'abord, ils ne sont sur une surface qu'en quantités infimes" dit Hodgins. « La teneur en carbone est généralement très faible. Par ailleurs, échantillonner de l'encre exempte du carbone du parchemin sur lequel elle repose est actuellement au-delà de nos capacités. Enfin, certaines encres ne sont pas à base de carbone, mais sont dérivées de minéraux du sol. Ils sont inorganiques, de sorte qu'ils ne contiennent pas de carbone. "
" Il a été constaté que les couleurs sont compatibles avec la palette Renaissance. Les couleurs qui étaient disponibles à l'époque, mais cela n'a pas vraiment indiqué une voie d'une façon ou l'autre, il n'y a rien de suspect là." Alors que Hodgins est prompt à souligner que rien au-delà de l'aspect datation ne ressort de son expertise, il admet qu'il est tout aussi fasciné par le livre que toutes les personnes qui ont essayé de dévoiler son histoire et sa signification.

" Le texte présente des caractéristiques étranges, comme l'utilisation de mots répétitifs ou l'échange d'une lettre dans une séquence, " dit-il. « Des bizarreries comme celles-ci rendent très difficiles la compréhension du sens." "Il y a des types de chiffrement qui intègrent du sens dans le charabia. Il est donc possible que la plupart de celui-ci ne veut rien dire. Il s'agit d'une méthode de chiffrement ancienne où vous avez une feuille de papier avec des trous stratégiquement placés en elle. Et quand ces trous sont disposés au-dessus de l'écriture, vous lisez les lettres dans les trous. " Qui sait ce qui est écrit dans ce manuscrit, mais il semble avoir affaire à toute une gamme de sujets qui peuvent être liés à l'alchimie. Le Secret est parfois associé à l'alchimie, et il serait conforme à cette tradition si les connaissances contenues dans le livre ont été codées. Ce que nous avons, ce sont les dessins, il suffit de regarder ces dessins :.. Sont-ils botaniques ? Sont-ils des organismes marins  ? Sont-ils astrologiques ? Personne ne sait ".





« Je trouve que ce manuscrit est absolument fascinant, comme une fenêtre dans un esprit très intéressant. Percer ces choses ensembles était fantastique. C'est un grand mystère que personne n'a résolu, et qui n'aime pas un casse-tête ? "

Source: Physorg - http://www.physorg.com/news/2011-02-experts-age.html

Vidéo intéressante, même si la partie Sodome et Gomorrhe est hors sujet ici, elle est a sa place aussi sur ce site avec évidence (45mn fr) :
De l'ombre à la lumière - Sodome et Gomorrhe : Depuis déjà des siècles, les archéologues s'acharnent à retrouver les cités du péché originel détruites dans un élan de colère divine. Auraient-ils cherché au mauvais endroit ? Non loin de la mer Morte, dans une vallée autrefois verdoyante, des archéologues ont découvert des fragments de poterie calcinés. Ils auraient volés en éclat sous la pression d'une terrible surchauffe aussi intense qu'une explosion nucléaire !

A partir de 22:00 mn, manuscrit de Voynich : départ pour l'Italie où l'écrivain Nick Pelling tentera de décoder le manuscrit de Voynich surnommé " texte le plus mystérieux au monde ". Depuis près d'un siècle les historiens s'arrachent les cheveux sur ses lettres cryptées et ses curieuses images, mais Pelling pense avoir réussi là où beaucoup d'autres ont échoué...
http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/mystere/voynich.html


Vidéo :
De l'ombre à la lumière - Sodome et Gomorrhe - manuscrit de Voynich




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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Dim 18 Sep - 8:06

Le manuscrit le plus mystérieux au monde

LE MANUSCRIT LE PLUS MYSTERIEUX DU MONDE


Supercherie datant du XVIe siècle ? Construction imaginaire d'un rêveur ? Thèse d'astrologie ? Traité de gynécologie pour initiés ? Quel secret renferme ce manuscrit si mystérieux ?
Ce manuscrit, étrange parce qu'indéchiffrable, conservé précieusement à la Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l'Université de Yale. À ce jour, personne n'a pu lire ce manuscrit sans titre ni auteur : les spécialistes les plus éminents s'y sont cassé les dents. Cela paraît tout simplement incroyable, en ce début du XXIe siècle, de savoir que, comme un temps les hiéroglyphes, ce manuscrit attend lui aussi son Champollion. C'est là tout le noeud du mystère car précisément personne n'y est parvenu... Serait-ce vraiment une langue artificielle, une forme de communication écrite entre au moins deux personnes ? Y a-t-il  vraiment un code qui permettrait de la traduire ?


L'éditeur, Jean-Claude Gawsewitch, en osant publier cet énorme volume, magnifiquement illustré, assez coûteux qui ne peut se lire, mais qui, grâce à la numérisation tant attendue du manuscrit par l'éditeur optimiste, peut à présent être mis à la disposition non plus simplement d'un noyau de spécialistes montrant patte blanche à la bibliothèque, mais de tout lecteur prêt à se lancer dans son décryptage. 


Un livre magnifique donc car reproduisant intégralement un manuscrit enluminé, mais illisible, forcément, que l'on parcourt, partagé entre la curiosité, le scepticisme et l'émerveillement. Des pages 43 à 160, c'est un herbier fabuleux que l'on découvre, composé de plantes aux tubercules énormes et aux formes inconnues, avec ça et là, ce qui semblerait être des commentaires. Des pages 160 à 204, on feuillette ce qui semblent être des représentations astrologiques couplées à des dessins de femmes nues, se baignant fréquemment. Dans les 30 dernières pages, les plantes ressurgissent, avec cette fois un texte prépondérant, qui, à la fin, noircit plusieurs pages de cette écriture ronde, régulière, soignée et indéchiffrable. 



- l'oeuvre d'un illuminé qui se serait diverti en inventant une écriture sans objet si ce n'est ornemental, en imaginant des plantes nouvelles, des cycles de vies et de destins, en se laissant aller à quelques dessins de femme dénudées se baignant dans d'étranges instruments phalliques, une sorte de harem aquatique ?
- le brouillon d'une première oeuvre de science-fiction ? 
- un cercle de scientifiques redoutant les foudres de l'Eglise qui aurait utilisé un langage connu d'eux seuls qu'ils ne pouvaient lire que par l'intermédiaire d'un code et d'un miroir ?
Présentation de l'éditeur :
"Le manuscrit Voynich, du nom de l'Anglais (sic-du Polonais) qui le dénicha dans une bibliothèque italienne en 1912, est un ouvrage écrit dans un alphabet et une langue inconnus. Accompagné de dessins mystérieux, le texte a été analysé par des scientifiques, linguistes et spécialistes en cryptologie, en vain. Alors que commence le troisième millénaire, ces pages restent une incroyable énigme. Traité sur un élixir de vie ? Récit d'une ancienne guerre oubliée ? Manuel liturgique cathare ? Théorèmes mathématiques d'un moine franciscain de génie ? Telles sont les quelques-unes des nombreuses solutions proposées.

Le Code Voynich présente, pour la première fois, l'intégrale des pages conservées à la Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l'Université de Yale, aux Etats-Unis. Le lecteur, qu'il soit spécialiste en linguistique, informaticien, amateur d'art ou simple curieux, va pouvoir se livrer à un passionnant exercice de déduction.

Le Code Voynich est introduit par un texte de Pierre Barthélémy, journaliste spécialisé dans le domaine des sciences. Il retrace le contexte dans lequel s'inscrivent le manuscrit, les personnages et les événements historiques et propose quelques-unes des "théories" que des scientifiques ou des amateurs ont avancées.

Beau livre merveilleusement illustré, Le Code Voynich est un témoignage historique incroyable et une fabuleuse énigme offerte à la sagacité de tous."
Le Code Voynich / introd. par Pierre Barthélémy. - 239 p. : ill. en coul.; 27*31 cm. 

http://www.voynich.nu/
http://voynich.free.fr/
http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2005/11/01/le-code-voynich.html
http://www.evene.fr/livres/livre/anonyme-le-code-voynich-16309.php
http://www.historia.presse.fr/data/mag/709/70909201.html
http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=5&ida=6596
http://www.crystalinks.com/voynich.html
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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Dim 18 Sep - 8:13

Voynich, l’un des plus mystérieux manuscrits du Moyen-Âge va être « cloné »

Il s’agit de l’un des plus mystérieux manuscrits médiévaux existants : le manuscrit Voynich. Ce dernier, qui sera reproduit en quantité, avait été écrit dans un langage que les...



Il s’agit de l’un des plus mystérieux manuscrits médiévaux existants : le manuscrit Voynich. Ce dernier, qui sera reproduit en quantité, avait été écrit dans un langage que les meilleurs cryptographes n’ont toujours pas réussi à déchiffrer !

Découvert en 1912 dans une communauté de jésuites à Frascati, près de Rome, le manuscrit tient son appellation de celui qui l’a trouvé, à savoir Wilfrid M. Voynich (1865-1930), un bibliophile polonais émigré aux États-Unis. L’ouvrage est célèbre pour son caractère défini comme indéchiffrable et son côté mystérieux. Il est possible d’y voir d’élégantes pages d’écriture, des dessins de femmes nues, des illustrations de plantes étranges, tandis que les plus superstitieux lui attribuent des pouvoirs magiques.

« Toucher le Voynich, c’est vraiment quelque chose » indique Juan Jose Garcia, de la petite maison d’édition espagnole nommée Siloe.
Cette maison d’édition basée dans le nord de l’Espagne a obtenu, après une décennie de tractations, l’autorisation de le reproduire à l’identique en vue d’une commercialisation de 898 copies. L’ouvrage de 234 pages, produit entre 1404 et 1438 selon une datation au carbone 14 effectuée en 2009, est altéré par le temps et était jusqu’ici conservé précieusement dans le coffre-fort de la bibliothèque de Beinecke à l’Université de Yale (États-Unis).

« C’est un livre entouré d’une telle aura de mystère que le voir pour la première fois… emplit d’une émotion vraiment difficile à décrire » explique Juan Jose Garcia.
Siloe prévoit de produire des fac-similés du manuscrit Voynich, c’est à dire des copies le plus proche possible de la source. Ainsi, les copies seront fidèles et laisseront apparaitre les divers trous, taches et déchirures que l’ouvrage original a subi. Son prix de vente sera fixé entre 7000 et 8000 euros et la maison d’édition indique que près de 300 acheteurs ont déjà passé commande.

L’Université de Yale a accepté de céder le manuscrit pour ce travail de reproduction et d’édition, tout simplement parce qu’un grand nombre de personnes désiraient le consulter. Selon Raymond Clemens, conservateur de la bibliothèque Beinecke, il s’agit de permettre également « aux bibliothèques et musées de disposer d’une copie ».

L’auteur du manuscrit de Voynich était identifié en la personne de Roger Bacon, un moine franciscain du XIIIe siècle ayant été jeté en prison pour son intérêt prononcé pour l’alchimie. Cependant, après la datation au carbone 14 de 2009, il a été admis que l’ouvrage avait été produit au XVe siècle. Les théories vont bon train depuis, évoquant Léonard de Vinci ou encore une origine extraterrestre. Certains penseraient même à une vaste fumisterie de Wilfrid M. Voynich lui-même.

« Plus de 90% de ceux qui accèdent à la bibliothèque en ligne le font pour le manuscrit Voynich » explique Raymond Clemens. Des milliers de messages parviennent à la bibliothèque Beinecke, provenant de passionnés pensant avoir levé le mystère de l’ouvrage.

Voici quelques pages de l’ouvrage :



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Re: Le livre le plus mystérieux du monde

Message  Arlitto le Dim 18 Sep - 8:33



Un manuscrit rare et exceptionnel puisque celui-ci a la particularité d’être tout bonnement indéchiffrable / le fabuleux, le merveilleux, mais surtout l’imbitable manuscrit de Voynich.


Voynich – Wilfrid pour les intimes – c’est le nom d’un brave bibliopole polonais qui découvrit et acheta ledit manuscrit un beau jour de l’an de grâce 1912. Ce marchand de livres anciens se trouve à Frascati près de Rome, dans la splendide villa Mondragone tenue par une communauté jésuite, lorsqu’il fait l’acquisition d’un coffre renfermant de vieux ouvrages qui semblent dater du Moyen Âge. Ces manuscrits auraient appartenu aux collections de la bibliothèque du Collège Romain (l’actuelle université pontificale grégorienne), auraient ensuite circulé de bibliothèque en bibliothèque pour échapper aux confiscations des biens de l’Église lors de l’invasion des troupes de Victor Emmanuel II dans la capitale italienne en 1870 avant d’atterrir finalement entre les mains de la Compagnie de Jésus de Frascati. Parfait. Notre ami Wilfrid rentre chez lui le cœur en liesse dans la hâte de découvrir ce que contiennent ces vieux documents.


Sur la trentaine d’ouvrages achetés ce jour-là, il en est un qui attire tout particulièrement l’attention de Wilfrid… Il s’agit d’un codex composé de plus de deux cents pages de vélin (de nombreux feuillets sont manquants) sur lesquelles sont tracés, à la plume d’oie et à l’encre ferrogallique, des caractères d’un langage qui lui semble tout à fait inconnu ainsi que d’étranges illustrations. L’excitation du libraire est à son paroxysme.

Premier indice, la lettre de Marci…


Attachée à l’intérieur de la couverture du manuscrit, Wilfrid Voynich découvre une lettredatant du XVIIe siècle. Écrite de la main du recteur de l’Université de Prague Johannes Marcus Marci (1595-1667), cette lettre est adressée à Athanasius Kircher (1602-1680), un Père jésuite allemand, professeur de philosophie, de mathématiques et de langues orientales mais surtout graphologue réputé. Dans ce courrier daté de Prague, 19 août 1665, Johannes confie à Athanasius le fameux manuscrit qu’il affirme détenir du docteur Raphaël Mnishovsky (1580-1644), le professeur de tchèque du roi de Bohème Ferdinand III, dans l’espoir que le savant jésuite parvienne à le déchiffrer. En outre, la lettre nous apprend que le manuscrit aurait auparavant appartenu à l’empereur Rodolphe II de Habsbourg (1576-1612) qui, en grand collectionneur mordu d’ésotérisme, avait payé 600 ducats d’or pour l’acquérir. Enfin, Johannes informe Athanasius que le manuscrit pourrait fortement être l’œuvre de celui que l’on a surnommé Doctor mirabilis ou Docteur admirable, le franciscain Roger Bacon (1214-1294), célèbre philosophe médiéval et expert en écritures chiffrées. Voici à peu près toutes les informations dont dispose l’ami Voynich et jusqu’ici cela ne nous apprend pas grand-chose sur le mystérieux contenu de notre ouvrage… Allez, trêve de bavardage, qu’y trouve-t-on au juste dans ce fameux codex ? Comme nous l’avons évoqué précédemment, les pages sont couvertes d’un alphabet inconnu, ne comportant aucune ponctuation et dont les caractères semblent être des cryptogrammes.



Manuscrit de Voynich, folio 43r.



Un ouvrage du XVIe siècle écrit en éthiopien et désigné sous le nom de Halata Qiddist ou Saint Examen. Il s’agit d’une compilation de plusieurs dialogues théologiques, mais la première page (folio 1) est remplie d’un curieux alphabet se rapprochant étrangement de celui de notre Voynich, bien qu’ici les mots semblent être séparés par des doubles points.



Halata Qiddist, Éthiopien d’Abbadie 96, XVIe siècle, f.1v.



Selon les explications données par Gallica, cette page serait des « notes de scribe en une écriture dite secrète ». S’en suivit une série de nuits blanches pendant lesquelles mes petits yeux fébriles s’usèrent à scruter des centaines de pages sans que cela ne fasse avancer le schmilblick. Oh pauvre… Le code rend fou et pour ne pas sombrer dans ce dangereux délire je fus bien vite obligée d’abandonner cette entreprise infernale.


Aussi, revenons à Wilfrid et à son manuscrit ! Ce que l’on peut remarquer en étudiant l’alphabet du Voynich, composé d’une vingtaine de caractères simples, c’est que le texte semble clairement écrit de gauche à droite, la marge de gauche étant relativement régulière. Dans leur grande majorité, les mots sont composés de cinq à six caractères parmi lesquels on retrouve fréquemment des groupes de symboles se répétant de façon récurrente dans le texte — voire même plusieurs fois par ligne — avec quelquefois de légères variantes. Tels des préfixes, infixes et suffixes, certains groupes de caractères apparaissent systématiquement en début, au milieu, ou en fin de mot. De même, certains symboles ne sont jamais accolés…



Voynich, f. 79v.


Face à ce langage abscons, les chercheurs ont tout de même réussi à sauver l’honneur en se concentrant sur les illustrations du manuscrit. Ils parvinrent ainsi à distinguer cinq sections thématiques distinctes. Regardons cela d’un peu plus près… L’ouvrage s’ouvre sur une première section herbier, dans laquelle on découvre des illustrations de plantes exotiques méconnues dans l’Occident d’alors. En effet, en comparant avec les herbiers de la même époque, différents experts en botanique ont été incapables de reconnaître les plantes figurées, à part peut-être quelques-unes (une pensée violette, une fougère…). Selon certaines théories, il se pourrait que les plantes ici représentées soient des tentatives de greffes, des plantes hybrides et chimériques.



Voynich, f 31v 


Voynich, f 34v 


Voynich, f 16v 


Voynich, f 16r.



 Nous voici à la section consacrée à l’astronomie. Ici ce sont des sortes de constellations ou encore de galaxies qui ornent les pages.

Voynich,f 67


Mais aussi des signes zodiacaux, tel ce fougueux Sagittaire :

Voynich, f 74


Arrive ensuite une section biologie pour le moins étrange. Les pages y sont reliées entre elles par un ingénieux réseau de tuyauterie dont le dessin se poursuit de page en page.

Voynich, f 81v et 82r


Comme vous le constatez, d’intrigantes représentations humaines fourmillent sur ces pages, des femmes jeunes et nues. Porteraient-elles la vie, rien ne le précise ?

Voynich, f 78v 


Voynich, f 77v 


Voynich, f 75r 


Voynich, f 83r et 84v 


Non, ces dames ne sont pas en train de prendre du bon temps, pataugeant entre copines dans un bain d’algues à Center Parcs… Cela semble beaucoup plus complexe que ça. Quel étrange liquide circule dans les tuyaux qui alimentent les bassins ? À quelles fins nos charmantes créatures pratiquent-elles ce curieux rituel de baignade ? Une chose est sûre, on nage en pleine science-fiction !

Vient ensuite la section pharmacologie : du matériel de botanique, des plantes, des feuilles et des racines… Tout ce qu’il faut pour concocter les mixtures les plus ragoûtantes.

Voynich, f 99r et 100v.


Nous voilà rendus au cinquième et dernier chapitre, la partie recettes. Composée d’une liste de courts paragraphes de quelques lignes signalés par une étoile dans la marge à la façon de « puces », cette section serait une énumération de recettes pour lesquelles on ignore tant les ingrédients que les résultats escomptés. Une chose demeure néanmoins certaine au vu de l’ensemble de l’ouvrage, il ne s’agirait pas de la recette de la tête de veau ravigote.


Voynich, f 104r et 105v.


Enfin, en tête de la toute dernière page du manuscrit, apparaissent quelques lignes qui semblent négligemment griffonnées et qui s’avèrent pourtant être, selon les cryptologues consultés par Voynich, la clé permettant le déchiffrement de l’ensemble de l’ouvrage.


Voynich, dernière page du manuscrit, f 116r


Hypothèses des chercheurs et tentatives de décryptage…
Dévoré par la curiosité, et pour tenter d’élucider le mystère autour du manuscrit qu’il vient d’acquérir, Voynich décide d’envoyer à divers savants à travers le monde des photographies spécimens de certains feuillets du manuscrit, dont la fameuse dernière page sensée contenir la clé du déchiffrement. Ainsi des cryptographes, des médiévistes, des linguistes ou encore des mathématiciens se sont penchés avec émerveillement et circonspection sur ces pages afin de tenter de « casser » l’indéchiffrable code.


Parmi eux William Newbold (1865-1926), professeur de philosophie à l’université de Pennsylvanie. Ce dernier annonce en 1919 que les dernières lignes du manuscrit — la clé du code — sont écrites en partie en latin et en partie en langage chiffré.



Voynich, f 116r.



Newbold, qui affirme être en mesure de déchiffrer le langage, y lit clairement « michiton oladabas multos te tecr ccrc portas ». Il pense voir en cette phrase une erreur manifeste de l’auteur (ah ! les professeurs…) et décide de corriger multos en multas, obtenant ainsi la phrase suivante : « michi [ton oladabas multas [te tecr ccrcportas ». Cette histoire de portes multiples ne semble pas signifier grand-chose mais, fort de sa découverte, Newbold propose un alphabet de décryptage dont voici la base :




Sûr de lui, il se lance avec frénésie dans le déchiffrage du manuscrit et, convaincu à l’instar des autres chercheurs de l’époque que l’ouvrage est une œuvre du moine Roger Bacon, il brûle d’en découvrir le contenu secret. Après des années de labeur, il pense avoir déniché parmi les lignes du manuscrit des allusions très précises à différents épisodes historiques tels que des rivalités politiques qui auraient opposé, sous l’Antiquité, Caton le Censeur à un dénommé Fulvius. Il assure également qu’il y est question d’une maladie du Pape Clément IV et des remèdes qui lui auraient été administrés par Bacon lui-même. Il trouve encore relaté l’observation de l’éclipse de 1290, le passage d’une comète en 1273 ou encore la localisation d’une nébuleuse dont il ignorait l’existence et qui ne serait autre que la grande nébuleuse d’Andromède. Si la technique de déchiffrement de Newbold ne semble pas rencontrer l’engouement de ses confrères, notre homme demeure tout de même persuadé qu’il est le seul capable de le décrypter : « Après près de deux ans de cette pratique je suis capable de voir des distinctions que nul autre ne peut voir, mais même à mes yeux ces distinctions sont souvent de l’ordre le plus fugitif et le plus fuyant. Je trouve fréquemment impossible, par exemple, de lire le même texte deux fois exactement de la même façon ». Hum… Comme nous le disions tout à l’heure : méfiance, le code rend dingo ! Mort avant d’avoir pu achever sa quête, Newbold nous a légué des travaux fragmentaires et inachevés face auxquels le scepticisme est de rigueur.


Dans les années 1950 William F. Friedman (1891-1969), le célèbre cryptologue qui réussit à décoder une grande partie de l’indéchiffrable Code 97 utilisé par l’armée japonaise dans ses communications avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, a également mis ses talents au service du décryptage du Voynich, en vain… Décidément, ce manuscrit ne semble pas prêt à livrer ses secrets. Pire encore, de nouvelles découvertes viennent ébranler les quelques certitudes sur lesquelles on s’était jusqu’alors appuyé. En effet, depuis le XVIIe siècle (selon la lettre jointe au manuscrit) et encore du vivant de Wilfrid Voynich, nombreux sont les chercheurs croyant mordicus que la paternité du manuscrit revenait au moine Roger Bacon. Hélas, ce mythe s’effondre lorsqu’est pratiquée, en 2009, une datation du vélin du Voynich au carbone 14 par les chercheurs de l’Université d’Arizona. Les résultats obtenus permettent de situer la création du document dans la première moitié du XVe siècle, entre 1404 et 1438 plus précisément. À son tour le Research Institude de Chicago, après une analyse des pigments de l’encre employée, affirme que l’écriture remonte également à l’époque de confection du manuscrit, soit plus d’un siècle après la mort de son auteur supposé.


L’hypothèse du frère Roger définitivement écartée, il a bien fallu envisager de nouvelles pistes. Eh misère ! Les chercheurs sont désorientés… Qui a bien pu rédiger ce satané bouquin et à quelles fins ? Dans cette quête aucune piste n’est écartée, telle celle faisant de chacun des détenteurs supposés du manuscrit son potentiel auteur. Tous se virent tour à tour soupçonnés d’avoir tout bonnement créé de toute pièce l’ouvrage ainsi que le mythe qui l’entoure, de Marci à Mnishovsky en passant par Jacobus de Tepenec, le médecin personnel de Rodolphe II. Tiens, en parlant de Rodolphe — que vous connaissez déjà pour sa prodigalité sans borne lorsqu’il s’agit d’ésotérisme ou d’objets occultes — si ce dernier a réellement acquis notre manuscrit en 1586, alors il est deux filous de son entourage qui pourraient bien être trempés jusqu’au cou dans cette affaire, le docteur John Dee (1507-1608) et Edward Kelley (1555-1597). Il s’agit de deux alchimistes sans scrupule déjà connus des services pour faux et usage de faux manuscrits destinés à être vendus à de riches mécènes comme d’authentiques grimoires dans l’unique but de rafler un joli magot. Malin ! Pour la petite anecdote, les deux larrons sont notamment les auteurs d’un grimoire en énochien (une langue formée d’un alphabet de leur invention et censée permettre de converser avec les anges) qu’ils avaient vendu à cette bonne poire de Rodolphe (voir illustration ci-dessous) pour une somme astronomique. Pour rappel, Enoch est un patriarche de l’Ancien Testament, le père de Mathusalem. Le fameux Mathusalem, qui aurait d’ailleurs vécu 969 ans selon la Bible…



Portrait de Rodolphe II en Vertumne par Arcimboldo (1590).

Bref, n’en déplaise à certains, il se pourrait que le Voynich ne soit autre qu’une supercherie et cette piste est tout à fait envisageable puisqu’outre nos deux charlots, on sait que ce type d’impostures était monnaie courante dès le XVIe siècle dans le milieu des savants. Ces derniers avaient coutume de se tirer dans les pattes en s’envoyant des manuscrits codés à l’aide d’un chiffrement complètement bidon dans l’unique but de piéger leurs adversaires en les entraînant dans des décryptages voués à l’échec ou au ridicule…


Que le manuscrit de Voynich soit un canular ou un authentique document, plusieurs chercheurs contemporains poursuivent leurs investigations et ne désespèrent pas de découvrir de nouveaux indices sur son contenu, sa provenance ou son auteur. Aujourd’hui les théories sont multiples et variées. On pense encore que le langage du manuscrit pourrait avoir été construit à partir de différentes langues exotiques (orientales) ou encore être fondé sur une lecture phonétique. Il se pourrait également que le texte n’ait aucun sens au premier regard, mais qu’il dissimule des informations cachées, selon les techniques de stéganographie qui étaient parfaitement usitées au XVIe siècle ainsi que le démontrent les travaux de l’éminent cryptologue et diplomate français Blaise de Vigenère (1523-1596). 


Quoi qu’il en soit, face à l’extrême complexité du chiffrement employé et à l’impossibilité de le traduire, les experts s’accordent à dire que ce fabuleux document est l’œuvre d’un cerveau ingénieux et rompu à l’exercice cryptographique, qu’elles qu’aient été ses motivations à le produire. À la mort de Wilfrid Voynich, son épouse Ethel Lilian Boole (la fille de George, le célèbre mathématicien) offrit l’ouvrage à une de ses amies ; celle-ci le revendit en 1961 à un marchand de livres rares qui en fit don à l’université de Yale. C’est là qu’est conservé depuis ce jour le précieux manuscrit, parmi les rayonnages de la Bibliothèque de Beinecke de livres rares et manuscrits, sous la cote MS 408. 


Pour les curieux — le manuscrit est consultable en ligne dans son intégralité, vous pouvez donc succomber à la curiosité et aller vous-même le feuilleter. 
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