Melchisédek selon les religions

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Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 7:51

Rappel du premier message :

MELCHISÉDECH


Roi de Salem, et prêtre du Très-Haut. L'Ecriture ne nous parle ni de son père, ni de sa généalogie (Heb 7 :1-3), ni de sa naissance, ni de sa mort; et en ce sens il était, comme dit saint Paul, la figure de Jésus-Christ, qui est le prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech, et non pas selon l'ordre d'Aaron, dont l'origine, la vie et la mort sont connues. Lorsque Abraham revint de la poursuite des quatre rois ligués qui avaient vaincu les rois de Sodome et de Gomorrhe, et qui avaient emmené Loth, neveu d'Abraham (Ge 14 :17-19), Melchisédech vint au-devant d'Abraham jusque dans la vallée de Save, qui fut depuis nommée la vallée du Roi, lui présenta des rafraîchissements de pain et de vin, ou même il offrit le pain et le vin en sacrifice au Seigneur; car il était prêtre du Très-Haut; et il bénit Abraham, en disant : Béni soit Abraham par le Dieu très-haut qui a créé le ciel et la terre; et que le Dieu Très-haut soit béni, qui a livré vos ennemis entre vos mains. Abraham, voulant reconnaître en lui le qualité de prêtre du Seigneur, lui offrit la dîme de tout ce qu'il avait pris sur l'ennemi. Depuis ce temps, il n'est plus parlé, dans l'Ecriture, de la personne de Melchisédech. Seulement le Psalmiste (Ps 109 :4), parlant du Messie, dit qu'il est prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech.
 
 Paul, dans l'Epitre aux Hébreux (Heb 5 :6,10). développe le mystère qui est caché dans ce qui est dit de Melchisédech dans l'ancien Testament. Premièrement il relève la prêtrise de Jésus-Christ, qui est prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech, et qui en cette qualité, pendant sa vie mortelle et souffrante, offrit avec un grand cri, et avec larmes, ses prières et ses supplications à celui qui le pouvait tirer de la mort; et il a été exaucé, à cause de son humble respect pour son Père. Il dit de plus (Heb 6 :20) que notre Sauveur est entré pour nous dans l'intérieur du sanctuaire, c'est-à-dire du ciel, ayant été établi Pontife éternel selon l'ordre de Melchisédech. Car, ajoute-t-il (Heb 7 :1-3), ce Melchisédech, roi de Salem, et prêtre du Dieu très-haut, qui vint au-devant d'Abraham lorsqu'il retournait de la défaite des rois, et qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout ce qu'il avait pris, qui s'appelle, selon l'interprétation de son nom, premièrement roi de justice (c'est ce que veut dire Melchisédech), et ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix; qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement, ni fin de sa vie, étant ainsi l'image du Fils de Dieu qui demeure prêtre pour toujours. Considérez donc combien il est grand, puisque Abraham même lui donne la dîme de ce qu'il avait de meilleur.... Or il est sans doute que celui qui reçoit la bénédiction est inférieur à celui qui la lui donne; et en effet, dans la loi, ceux qui reçoivent la dîme sont des hommes mortels, au lieu que celui qui la reçoit ici n'est représenté que comme vivant; et de plus Lévi, qui reçoit la dîme des autres, l'a payée lui même, pour ainsi dire, en la personne d'Abraham, puisqu'il était encore dans la personne d'Abraham son aïeul, lorsque Melchisédech vint au-devant de ce patriarche.

 

On a formé sur le sujet de Melchisédech une infinité de doutes et de difficultés. Saint Jérôme a cru que Salem, dont Melchisédech était roi, n'était pas Jérusalem; mais la ville de Salem, près de Scythopolis, où l'on montrait encore les ruines du château de ce prince. La grandeur et la quantité de ces ruines donnaient à juger de la magnificence de cet ancien bâtiment. Il croit que c'est à cette ville de Salem qu'arriva Jacob, après le passage du Jourdain, à son retour de la Mésopotamie. (Ge XXXIII, 17), où la Vulgate porte que Jacob vint sain et sauf à Sichem, l'Hébreu lit qu'il vint à Salem, près de Sichem. Quelques-uns croient que Salem, où régnait Melchisédech, est la même que Salim, dont il est parlé dans l'Evangile de saint Jean, chap. 23.

 

Dès le temps de saint Epiphane, on avait forgé des noms au père et à la mère de Melchisédech. On donnait à son père le nom d'Héraclas ou d'Héracles, et à sa mère celui d'Astaroth ou d'Astarie. La Chaîne Arabique, sur le chapitre IX de la Genèse, le fait venir de Sem par son père , et deJapheth par sa mère. Héraclas ou Héraclim, père de Melchisédech, était, dit-on, fils ou petit-fils de Phaleg, et fils d'Héber ; et sa mère, nommée Salathiel, était fille de Gomer, fils de Japheth. Joseph, fils de Gorion, historien hébreu, qui écrivait vers le onzième siècle, prétend que Melchisédech s'appelait autrement Joram ; que l'étoile qui présidait à sa naissance, portait le nom de Sédech (c'est la planète de Jupiter); que la ville où il régnait, se nomma d'abord Jébus, puis Sédech, et enfin Salem ou Jérusalem. — [Voyez JOSEPH, fils de Gorion.]

 

Michel Glycas, Georges Cédrène et Simon Logothète font venir Melchisédech d'une race égyptienne. Ils disent que son père s'appelait Sidon ou Sida, fondateur de la ville de Sidon, capitale de Phénicie. Pour Melchisédech, il fonda Salem sur le mont Sion, y régna treize ans, et mourut sans laisser d'enfants. Suidas dit qu'il y régna cent treize ans, et mourut sans avoir été marié; qu'il était de la race M...... de Chanaan; d'où vient que l'Ecriture ne parle point de sa généalogie. Un autre auteur grec, qui a emprunté le nom de saint Athanase, dit que Melchisédech était fils d'un roi idolâtre nommé Melchi, et d'une reine nommée Salem. Melchi ayant résolu d'offrir un sacrifice à ses dieux, envoya son fils Melchisédech lui chercher sept veaux pour les immoler. Le jeune prince en y allant, fut éclairé de Dieu, et revint sur ses pas remontrer à son père la vanité des idoles. Melchi en colère, le renvoya chercher des victimes. Pendant son absence, le roi immola à ses dieux son propre fils, frère aîné de Melchisédech, avec un très-grand nombre d'autres enfants. Melchisédech étant de retour, et ayant horreur de ce carnage, se retira sur le mont Thabor, où il vécut pendant sept ans, sans habits, et sans autre nourriture que quelques fruits sauvages, et n'ayant pour toute boisson que la rosée qu'il léchait sur l'herbe.

 

Au bout de sept ans, Dieu apparut à Abraham, et lui dit d'aller sur le Thabor, et qu'il y trouverait Melchisédech. Il lui dit de le revêtir, et de lui demander sa bénédiction. Abraham obéit. Il trouva Melchisédech ; et lui ayant demandé sa bénédiction, Melchisédech l'oignit d'huile, le bénit, et lui changea le nom d'Abram en celui d'Abraham. Ils descendirent ensemble de la montagne, et Abraham s'en retourna chez lui. Quelque temps après, comme il revenait de la poursuite de Codorlahomor et de ses alliés, Melchisédech vint au-devant de lui, et lui présenta une coupe de vin, après y avoir jeté secrètement un morceau de pain, pour signifier la sainte oblation qui se fait sur nos autels. Nous ne donnons tout cela que pour un roman très-mal assorti, et ne nous arrêtons pas à le réfuter.

 

L'auteur des Questions sur l'Ancien et le Nouveau Testament, imprimé parmi les œuvres de saint Augustin avait écrit que Melchisédech n'était pas un homme, mais le Saint-Esprit qui avait apparu à Abraham sous une forme humaine. Evangélus ou Evangélius envoya cet écrit à saint Jérôme, le priant de lui en dire sa pensée. Saint Jérôme ayant examiné les anciens docteurs de l'Église, trouva qu'Origène et Didyme croyaient que Melchisédech était un ange; mais que saint Hippolyte, saint Irénée, Eusèbe de Césarée, Eusèbe d'Emèse, Apollinaire et Eustathe d'Antioche s'accordaient à dire, quoiqu'en termes divers, et par des raisonnements différents, que ce prince était Chananéen de naissance, et roi de Salem, autrement Jébus ou Jérusalem. Ce saint docteur montre que Melchisédech était une figure très-expresse de Jésus-Christ, comme roi de Salem ou roi de paix, prêtre et roi tont ensemble, prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ; et que quand il est dit, dans saint Paul, qu'il était sans père, sans mère et sans généalogie, cela ne veut pas dire qu'il  soit descendu du ciel, ni qu'il ait été formé immédiatement des mains de Dieu, mais simplement qu'il est introduit dans l'histoire d'Abraham, sans qu'on nous dise qui il était, ni d'où il était, ni en quel temps il est né, ou en quel temps il est mort.

 

Théodore le Changeur, disciple de Théodore le Corroyeur, forma, au commencement du troisième siècle, une hérésie nominée des Melchisédéciens. Ces hérétiques disaient que Melchisédech n'était pas un homme, mais une vertu céleste, supérieure à Jésus-Christ même, puisque Melchisédech était l'intercesseur et le médiateur des anges, au lieu que Jésus-Christ l'était seulement des hommes ; que Jésus-Christ n'était que la copie de Melchisédech, et que son sacerdoce n'était formé que sur le modèle de celui de Melchisédech, selon cette parole du Psaume : Vous étes prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech. Ils prenaient à la lettre ce que dit saint Paul, que Melchisédech n'avait ni père, ni mère, ni généalogie. Ces hérétiques, pour autoriser leurs erreurs, se servaient de certains livres qu'ils avaient composés eux-mêmes, et qu'ils attribuaient à des personnes dont l'Ecriture ne parle point. Cette hérésie fut renouvelée en Egypte par un nommé Hiérax, qui soutenait que Melchisédech était le Saint-Esprit. Cédrène et Zonare parlent d'une autre sorte de Melchisédéciens, nommés autrement Atingani, comme n'osant toucher les autres de peur de se souiller. Ils demeuraient principalement dans la Phrygie, ne recevant pas la circoncision et n’observant pas le sabbat. Ils ne présentaient rien à personne avec la main, et ne recevaient rien de personne ; mais ils le mettaient à terre pour vous l'offrir, ou le prenaient à terre, lorsque vous leur offriez quelque chose. Ils avaient pour Melchisédech une profonde vénération mais on ne sait sur quoi elle pouvait être fondée.

 

Les Juifs, au rapport de saint Jérôme, et les Samaritains, au rapport de saint Epiphane, soutenaient que Melchisédech était le même que le patriarche Sem, fils de Noé : opinion qui a été suivie par un grand nombre de modernes. Jurieu a prétendu prouver que Melchisédech était le même que Cham. Un auteur français, dont parle le P. Salien, a voulu que ce soit Hénoch. Un autre, réfuté par le P. Pétau, disait que les mages qui étaient venus adorer Jésus-Christ à Bethléem étaient Enoch, Melchisédech et Elie. Quelques auteurs Juifs ont inféré que Melchisédech était bâtard, de ce que l'Ecriture ne parle ni de sa race, ni de ses parents. Damiens, hérétique du nombre des Melchisédéciens, soutenait que Melchisédech était le fils de Dieu, qui apparut à Abraham, et que ce saint patriarche l'adora et le reconnut pour le Messie. Pierre Cunaeus a renouvelé ce sentiment, et l'a soutenu avec beaucoup de force. Pierre Du Moulin l'avait aussi appuyé : et encore, en, 1689, un nommé Jacques Gaillard en entreprit la défense. On peut voir la Dissertation que nous avons composée exprès sur Melchisédech, et qui est imprimée dans le second tome des Epîtres de saint Paul, à la tête de l'Epître aux hébreux ; et la Dissertalion de Christophe Schlegel, imprimée à la fin du Commentaire de Louis Tena, sur l’Epître aux Hébreux.
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 7:59

Supériorité de Melchisédek sur les Lévites (Hébreux 7.1-28)


7 Ce Melchisédek était roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut. Il est allé à la rencontre d'Abraham alors que celui-ci revenait de la défaite infligée aux rois; il l'a béni
2 et Abraham lui a donné la dîme de tout. D'après la signification de son nom, Melchisédek est d'abord roi de justice; ensuite il est roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix.
3 On ne lui connaît ni père ni mère, ni généalogie, ni commencement de jours ni fin de vie, mais, rendu semblable au Fils de Dieu, il reste prêtre pour toujours.
4 Remarquez quelle est la grandeur de ce personnage, puisque le patriarche Abraham lui a donné [même] le dixième de son butin.
5 D'après la loi, ceux des descendants de Lévi qui remplissent la fonction de prêtre ont l'ordre de prélever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, qui sont pourtant issus d'Abraham.
6 Mais Melchisédek, bien que ne figurant pas dans leur généalogie, a prélevé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui avait les promesses.
7 Or, indiscutablement, c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur.
8 De plus, dans le cas des descendants de Lévi, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels, tandis que dans le cas de Melchisédek, c'est quelqu'un dont on atteste qu'il est vivant.
9 En outre Lévi, qui perçoit la dîme, l'a pour ainsi dire aussi payée par l'intermédiaire d'Abraham.
10 Il était en effet encore dans les reins de son ancêtre lorsque Melchisédek est allé à la rencontre d'Abraham.
11 Si donc la perfection avait été possible à travers le ministère des prêtres lévitiques - car c'est bien sur lui que repose la loi donnée au peuple - était-il encore nécessaire que surgisse un autre prêtre, établi à la manière de Melchisédek, et qu'il soit présenté comme n'étant pas établi à la manière d'Aaron?
12 Puisque le ministère de prêtre a été changé, il y a nécessairement aussi un changement de loi. 13 En effet, celui que visent les passages cités appartient à une autre tribu, dont aucun membre n'a fait le service de l'autel. 14 De fait, il est parfaitement clair que notre Seigneur est issu de Juda, tribu dont Moïse n'a absolument pas parlé concernant la fonction de prêtre.
15 C'est plus évident encore quand cet autre prêtre qui surgit est semblable à Melchisédek,
16 établi non d'après un principe de filiation prescrit par la loi, mais d'après la puissance d'une vie impérissable.
17 De fait, ce témoignage lui est rendu: Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek.
18 Il y a ainsi abolition de la règle précédente à cause de son impuissance et de son inutilité, 19 puisque la loi n'a rien amené à la perfection. Mais par ailleurs, il y a l'introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
20 Cela ne s'est pas fait sans prestation de serment. 21 En effet, si les Lévites sont devenus prêtres sans qu'un serment soit prêté, Jésus l'est devenu à travers le serment prêté par Dieu qui lui a dit: Le Seigneur l'a juré, et il ne se rétractera pas: 'Tu es prêtre pour toujours [à la manière de Melchisédek].'
22 C'est pour cela que Jésus est le garant d'une bien meilleure alliance.
23 De plus, il y a eu des prêtres lévitiques en assez grand nombre, parce que la mort les empêchait de rester en fonction; 24 mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède la fonction de prêtre qui ne se transmet pas. 25 Par conséquent, il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu à travers lui, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. 26 C'est bien un tel grand-prêtre qu'il nous fallait: saint, irréprochable, sans souillure, séparé des pécheurs et plus élevé que le ciel. 27 Il n'a pas besoin comme les autres grands-prêtres d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car il a accompli ce service une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice.
28 En effet, la loi établit comme grands-prêtres des hommes sujets à la faiblesse, tandis que la parole du serment prononcé après l'instauration de la loi établit le Fils, qui est parfait pour l'éternité.
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 7:59

MELCHISÉDECH


En bleules paroles d'un auteur non évangélique
Genèse 14:18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très-Haut.
Psaumes 110:4 L’Eternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.
Hébreux 5:6 Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.  10 Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 6:20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 7:1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, -qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, 3 qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, -ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. 10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham. 11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, -car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron? 15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, 17 car ce témoignage lui est rendu: Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek. 
En quel sens Melkisédek n’eut-il ni commencement de jours ni fin de vie ?

La Question que l'on doit se poser est celle-ci ? Melchisédech est-il notre  prêtre ? Puisque la Bible dit que Melchisédech est prêtre pour l'éternité (à tout jamais)
De même que les autres humains, Melchisédek naquit et mourut. Toutefois, les noms de son père et de sa mère ne sont pas mentionnés, son ascendance et sa descendance ne sont pas révélées, et les Écritures ne contiennent aucun renseignement concernant le commencement de ses jours et la fin de sa vie

Quelles sont ses sources pour affirmer cela? 

Melkisédek convenait donc bien pour préfigurer Jésus Christ, dont la prêtrise n’a pas de fin. Tout comme il n’est fait mention nulle part d’un prédécesseur ou d’un successeur du prêtre Melchisédek, de même Christ ne fut précédé d’aucun grand prêtre semblable à lui et la Bible montre que nul ne lui succédera jamais.
Si Melchisédek ne pouvait avoir de successeur, Jésus ne peut être grand Prêtre et si Jésus succède a Melchisédek sa contredit la prêtrise de ce Roi de Salem (Justice) qui était intransmissible! 
Hébreux 7:24 Mais lui, (Jésus) parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible Hébreux 7:11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron .

je me répète la Bible dit Psaumes 110:4 L’Eternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Qui est Melchisédek la Bible ne peut se contredire !
Qui est ce Roi (Mélek) qui signifie Roi élevé qui vint à la rencontre d'Abraham avec le pain et le vin ?
Qui a présenté de cette même manière le pain et le vin à ses disciples ?
Qui est le Roi des rois?
Qui est le Roi élevé ?
Qui est le seul grand Prêtre ?
Qui est donc le Roi de justice ?


l'auteur disait encore

Beaucoup de Juifs et de non-Juifs ajoutent foi à l’opinion exprimée par le Targoum Jérusalem selon laquelle Melchisédek était Sem, le fils de Noé. Sem vivait encore à cette époque et il survécut même à Sara, la femme d’Abraham. En outre, Noé lui accorda une bénédiction particulière (Gn 9:26, 27). Mais cette identification n’est pas confirmée. Toujours est-il que les Écritures ne révèlent ni la nationalité, ni la généalogie, ni la descendance de Melchisédek, et ce à juste titre, car il pouvait ainsi préfigurer Jésus Christ qui, par le serment de Jéhovah, “ est devenu pour toujours grand prêtre à la manière de Melchisédek ”.Hé 6:20.
La Bible n'indique nul part que Sem serait  Melchisédech Les juifs et les païens ne croient pas au Messie Jésus-christ!
La révélation de la Thora leur est voilée tout comme ton cœur l'est Sofiane, et pour cause,tu vas puiser dans des livres comme le Talmud, le Targum! Sont ils révélation du Dieu tout Puissant? Faut-il que tu fasses les poubelles pour avoir des réponses à nous donner?

Éclaircissement

Roi de Salem (probablement Jérusalem) et prêtre du Dieu Très-haut qui accueillit et bénit Abraham lorsqu’il revint après sa victoire sur Kedorlaomer et ses alliés. En retour, Abraham lui donne la dîme du butin Ge 14.17. Dans le Ps 110.4, un roi de la lignée de David est appelé "prêtre pour toujours à la manière de Melchisédech. L’arrière- plan de tels propos est la conquête de Jérusalem par David en 1000 av. Jésus-christ, par laquelle il devint héritier de la dynastie des rois prêtres de Melchisédech. L’auteur de la lettre aux Hébreux développe ce thème en comparant la supériorité de Melchisédech sur Abraham à celle de Jésus sur le sacerdoce de l’AT Heb 5.6; 6.19; 7.28

L'auteur dit  qu'il s'agit de Sem mais il n'a pas trop  réfléchi! Il est dit que Sen pas de généalogie( ni Père ni mère (sic) et bé mon Sofiane toi qui dit que les autres ne comprennent rien, c'est toi qui est incapable de comprendre quoi que se soit, car que je sache Sem a eu un Père Adam et une Mère Eve ! Il ne peut donc s'agir de Sem ni d'autre humain, car les seuls qui sont sans généalogies sont Adam et Eve Mais savons qu'Adam et Eve qui sont sans  généalogie ont eu un commencement au contraire de Melchisédek ! 
En clair la seule solution que m'inspire le Saint Esprit est que Melchisédek est Dieu lui même !Dieu est l'instaurateur du premier sacrifice ! C'est Yahvé le grand Prêtre D'ailleurs Melchisédech n'est en aucun cas une figure historique connu autre que dans la Bible ! Abraham a rencontré Dieu face a face tout comme Jacob et d'autres ! dans une théophanie (apparition de Dieu)

Melchisédek (ch) ouencore  melkisédeqcomme
melek roi, règne

El = Dieu

Sédek, mon roi est justice


Le mon de Melchisédech révèle la personne Dieu et c'est pour cela qu'il n'y a pas de contradiction entre la prêtrise de Yahvé et celle de Jésus christ car lui même est JE SUIS il s'agit bien du même personnage EL ou JE SUIS ou JESUS

Dieu accomplit le premier sacrifice

Genèse 3:21 L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.

A instauré les sacrifice ( imparfait) selon la loi

Lévitique 19:5 Quand vous offrirez à l’Eternel un sacrifice d’actions de grâces, vous l’offrirez en sorte qu’il soit agréé. Nombres 28:9 Le jour du sabbat, vous offrirez deux agneaux d’un an sans défaut, et, pour l’offrande, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, avec la libation. Exode 29:18 Tu brûleras tout le bélier sur l’autel; c’est un holocauste à l’Eternel,  c’est un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel. Luc 2:24 et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur.

A accomplit le dernier sacrifice

Ephésiens 5:2 et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. Hébreux 9:26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.10:5 C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps;10:12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

Dans chacun de ces sacrifices, c'est toujours Dieu qui a pourvu En effet Dieu revêtit Adam et Eve de la peau d'un animal tué pour les recouvrir de leur faute (nudité) ! Et les sacrificateurs qu'ont-ils donné à Dieu qui ne leur appartenait vraiment ? Tout revient à Dieu ! Dieu donna en rançon à Abraham pour son fils Isaac un animal (substitution)

N'est-il pas écritenèse 22:14 Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova-Jiré. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui: A la montagne de l’Eternel il sera pourvu.

Melchisédek est un donc un type de christ, qui annonce le dernier grand prêtre qui par le vin et le pain parle de l'offrande de son corps! la croix est annoncé à Abraham !

Melchisédek est donc La Parole de Dieu caché dans le sein du Père qui est nôtre Roi de salem (Roi de paix et de justice

l'Esprit de vérité conduit dans toute la vérité !
Christian Becquet
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:02

Christ, sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek
Angus Stewart
 
(I)
Melchisédek est un personnage énigmatique de l’Ancien Testament. Il surgit dans la vie d’Abraham en Genèse 14, où Moïse lui consacre trois versets seulement (vv.18-20). Puis, il n’est plus mentionné pendant un millénaire, avant que David le nomme dans un verset (Psaume 110:4). Cela ne fait que quatre versets pour tous les 39 livres de l’Ancien Testament.
Dans le Nouveau Testament, Melchisédek reçoit trois références dans les chapitres 5 et 6 de la lettre aux Hébreux (5:6,10,11 ; 6:20). Le chapitre 7 explique son importance en Genèse 14 et dans le Psaume 110, fournissant l’exposition la plus complète peut-être de ces deux passages de l’Ancien Testament qu’on trouve dans tout le Nouveau Testament.
Certains parlent d’Hébreux 7 concernant le sacerdoce de Melchisédek comme étant le cœur de toute l’épître. On peut comparer ce chapitre avec d’autres dans cette lettre inspirée. Si le chapitre 5 parle de la nature du sacerdoce de Christ, et le chapitre 9 en explique l’utilisation, le chapitre 7 pour sa part en dépeint l’excellence. Christ n’est pas un simple sacrificateur, mais il l’est pour toujours selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 7 aborde des sujets contemporains à la fois pour les chrétiens d’arrière-plan Juif et païen. Le catholicisme romain voit dans le pain et le vin que Melchisédek apporta à Abraham une justification de la messe, qui forme le centre de son propre sacerdoce. Le reconstructionisme cherche à imposer de nouveau la loi civile de l’Ancien Testament pour les nations modernes. Le prémillénarisme enseigne le retour des sacrificateurs de l’ordre d’Aaron et les sacrifices de sang pendant un millenium littéral à venir où Christ régnerait sur la terre. Pourtant, les propos d’Hébreux 7, sur le sacerdoce de Christ selon l’ordre de Melchisédek, n’apportent aucun soutien à ces doctrines.
Le passage permet en revanche au croyant de mieux comprendre l’ancienne alliance, le plus grand des testaments qui constituent la Parole écrite de Dieu pour nous. Ce chapitre révèle aussi la gloire du sacerdoce de Christ, unique, incommunicable et éternel. La compréhension et l’acceptation du sacerdoce glorieux de Christ, selon l’ordre de Melchisédek, permettent l’édification et la consolation de l’enfant de Dieu. «La loi n'a rien amené à la perfection, et [il y a] introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu»(v.19).
Dans son incrédulité, le judaïsme du premier siècle soulevait quantité d’objections face à Jésus-Christ. Cela se voit continuellement dans les évangiles. Les Juifs critiquaient à tort le Seigneur Jésus parce qu’il mangeait avec les pécheurs, transgressait leur conception du sabbat, blasphémait en se prétendant Fils de Dieu, etc. Tout au long des quatre récits évangéliques, nous voyons les luttes que menait Christ contre les pièges que lui tendaient les pharisiens, les sadducéens et les scribes.
Les attaques contre Christ et son royaume se poursuivirent après son ascension aux cieux. Il suffit de lire les récits des persécutions menées contre l’Église dans les Actes des apôtres pour s’en convaincre, ainsi que de nombreuses références tout au long des épîtres. De tous les livres du Nouveau Testament, la lettre aux Hébreux est le livre qui traite spécifiquement des objections bibliques et théologiques venant des Juifs incrédules contre la foi chrétienne.
La toile de fond d’Hébreux 7 comporte une attaque de la part des Juifs spécifiquement portée contre l’office de Christ en tant que sacrificateur : «Vous, chrétiens, dites que Jésus est mort sur la croix comme sacrifice pour le péché et que le pardon ne s’obtient qu’en vertu de l’effusion de son sang. Mais nous ne voyons pas que la loi et les prophètes parlent du Messie comme étant un sacrificateur. Montrez-nous un passage dans les écrits de Moïse ou ceux des prophètes qui parle du libérateur à venir comme d’un sacrificateur !»
Pour les Juifs, des sacrificateurs issus de la maison d’Aaron et de la tribu de Lévi offraient les sacrifices. Tout cela s’accordait avec la Parole de Dieu, depuis l’Exode jusqu’au Deutéronome, et avec le reste de l’Écriture. Ce sacerdoce selon l’ordre d’Aaron avait en sa faveur le poids de l’Antiquité. Dieu l’avait préservé pendant un millénaire et demi avant la venue de Jésus. Les Juifs se glorifiaient de leur temple magnifique dans lequel Dieu résidait, un édifice imposant, fait de pierres énormes, avec un parvis impressionnant et un autel construit selon les instructions divines.
Les sacrificateurs portaient des vêtements sacerdotaux de toute beauté, et ils officiaient lors de fêtes et de cérémonies religieuses très élaborées. On entend donc l’appel tentant que ces Juifs lançaient à l’attention de leurs frères passés au christianisme : «Revenez aux anciens sentiers, ceux que Dieu a révélés à nos pères ! Abandonnez ce culte moderne de Jésus, avec son culte si dépouillé et commun !» Nombreux furent ceux dans l’Église qui obtempérèrent, alors que d’autres étaient fortement tentés d’apostasier. C’est dans un tel contexte que l’épître aux Hébreux vit le jour à l’origine.
Les Juifs avançaient un autre argument, qu’ils fondaient sur les paroles de Dieu adressées à Aaron : «Toi, et tes fils avec toi, vous observerez les fonctions de votre sacerdoce pour tout ce qui concerne l'autel et pour ce qui est au-dedans du voile : c'est le service que vous ferez. Je vous accorde en pur don l'exercice du sacerdoce. L'étranger qui approchera sera mis à mort» (Nombres 18:7). «Ne voyez-vous donc pas, vous, chrétiens», renchérissaient les Juifs, «que Jésus affirme descendre de David, c’est-à-dire de la tribu de Juda (cf. Hébreux 7:14) ? Or, quelqu’un de cette lignée ne peut pas être sacrificateur selon la loi de Dieu, et celui qui tente de le faire doit être mis à mort d’après ce passage.»
Comment répondre à ces propos ? Dans sa première lettre, Pierre déclare que le croyant doit toujours prêt à donner une raison de l'espérance qui est en lui (3:15), y compris devant les Juifs incrédules. Les Juifs et les chrétiens ont débattu de ces questions tout au long de l’histoire chrétienne depuis Le dialogue avec Tryphon, de Justin Martyr au second siècle. La chose n’est pas aisée car «quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leur cœur (des Juifs)» (2 Corinthiens 3:15). Toutefois, le Dieu trois fois saint a transformé en croyants de nombreux Juifs incrédules tout au long de l’ère chrétienne. Il les amène à se confier dans le sacrifice de Jésus-Christ, qui est un «sacrificateur pour toujours, à la manière de Melchisédek» (Psaume 110:4).



(II)
Hébreux 7:1-3 dit encore beaucoup d’autres choses au sujet de Melchisédek, mais la dernière phrase est importante : «Rendu semblable au Fils de Dieu ; ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité» (v.3). En d’autres termes, il est un type de Jésus-Christ en ce que Dieu l’a «rendu semblable au Fils de Dieu». Il n’est pas un type de Jésus-Christ en regard à ses natures divine et humaine ou par rapport à son office de prophète (Moïse est le type par excellence de Christ en tant que prophète, selon Deutéronome 18:15-19). Melchisédek est un type de Christ pour ce qui concerne son office de sacrificateur, car lisons-nous : «Rendu semblable au Fils de Dieu [il] demeure sacrificateur à perpétuité.»
Cela renverse l’argument des Juifs par lequel ils rejetaient le sacerdoce de Christ. Pour une chose, Christ détient l’office de sacrificateur selon la Torah, les cinq livres de Moïse et les Psaumes (Genèse 14:18-20 ; Psaume 110:4). Son sacerdoce s’accorde donc avec la prophétie et la typologie de l’Ancien Testament. En second lieu, le sacerdoce de Christ est antérieur à celui d’Aaron et ses descendants, qui ne débuta que quatre siècles après la promesse. Enfin, le sacerdoce de Christ est bien meilleur sous de multiples égards, comme le déclare avec clarté Hébreux 7.
Le sacerdoce Juif n’est pas vraiment impressionnant quand on pense à son imperfection (cf. Malachie 2:8,9). Aaron accéda au désir du peuple et fondit un veau d’or (Exode 32) ; ses deux fils aînés, Nadab et Abihu, furent consumés par l’Éternel pour lui avoir apporté un feu étranger (Lévitique 10). Éli, pour sa part, manqua de réprouver les péchés de ses deux fils, Hophni et Phinéhas, qui commettaient la débauche dans l’enceinte même du tabernacle et opprimaient le peuple en dérobant les offrandes (1 Samuel 2-3). Tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons des sacrificateurs tomber dans l’idolâtrie et se dresser contre les vrais prophètes de l’Éternel, en particulier sous les règnes d’Achaz, de Manassé. Finalement, Caïphe, le souverain sacrificateur de l’époque, condamna Jésus-Christ et s’assura qu’il soit crucifié, avant de se lancer dans la persécution de l’Église apostolique.
Les Juifs eux-mêmes s’associaient souvent et avec plaisir aux péchés de leurs sacrificateurs (Jérémie 5:31). Sous le règne de Jéroboam, les dix tribus du nord rejetèrent le sacerdoce de la tribu d’Aaron (1 Rois 12:26-33). La tribu de Juda elle-même n’apportait pas toujours ses dîmes aux sacrificateurs et aux Lévites (Néhémie 13:10,11 ; Malachie 3:7-9). Pendant leurs errances dans le désert, les Israélites s’élevèrent à de multiples reprises contre Moïse et Aaron, leur premier souverain sacrificateur. Lors d’un de ces incidents notoires, ils accusaient les fils de Lévi de peser lourdement sur le peuple. Nombres 16-17 rapporte comment Dieu traita cette rébellion méchante contre la maison d’Aaron.
Quand le Messie vint sur la terre, Israël le crucifia, alléguant sa fidélité au sacerdoce de la maison d’Aaron selon la loi de l’Éternel ! Ils rejetaient ainsi le sacerdoce supérieur de Christ, à la manière de Melchisédek, ainsi que le seul vrai sacrifice qui ôte le péché !



(III)
Certains affirment que Melchisédek était Shem, un des fils de Noé. Cette idée était populaire parmi les Juifs. Or, Shem n’était pas sans généalogie (Hébreux 7:3 ; Genèse 10-11). D’autres pensent que Melchisédek était un ange ou le Saint-Esprit, ou Christ lui-même. Or, s’il est dit qu’il est «rendu semblable au Fils de Dieu», il ne peut pas être personnellement Christ. Jésus est sacrificateur «à la manière de Melchisédek» ; il n’est pas littéralement ce personnage énigmatique. Tant Jean Calvin qu’Arthur Pink ne voient même pas l’intérêt de passer du temps à réfuter de telles spéculations que le dernier qualifie de «manque de respect».
Melchisédek était une figure de Christ pour ce qui concerne son sacerdoce. Il était «sacrificateur du Dieu Très-Haut» (Genèse 14:18 ; Hébreux 7:1). Il s’agit de la première utilisation du mot «sacrificateur» dans la Bible, ainsi que du titre divin «le Dieu Très-Haut». Le vrai Dieu est «haut», et même le «Très-Haut». Ceci fait référence à sa transcendance absolue, le plaçant bien au-dessus de toutes les idoles des hommes. Les hommes et les anges se doivent de l’adorer lui seul !
En tant que «sacrificateur du Dieu Très-Haut», Melchisédek offrait des sacrifices au Tout-Puissant et intercédait auprès de lui pour le peuple qu’il servait. Jésus-Christ est notre grand sacrifice et intercesseur devant le Dieu trois fois saint.
Melchisédek, le sacrificateur, bénit Abraham (Genèse 14:19 ; Hébreux 7:1). C’était là la tâche officielle d’un sacrificateur (cf. Nombres 6:22-27). En tant que représentant et sacrificateur de Dieu, la bénédiction prononcée par Melchisédek était d’ordre sacerdotal et revêtait un caractère d’autorité et prophétique (cf. Genèse 12:2,3). De même qu’Abraham avait besoin de la bénédiction de Dieu et la reçut par le canal de Melchisédek, nous aussi devons être bénis par Jésus-Christ qui est notre sacrificateur pour toujours à la manière de Melchisédek (Psaume 110:4), ainsi que par le Saint-Esprit.
Melchisédek reçut la dîme de la part d’Abraham (Genèse 14:20 ; Hébreux 7:2). Cela faisait partie de son œuvre sacerdotale officielle, et il offrit ensuite en sacrifice les animaux qui étaient ainsi offerts en dîme.
Ceci souligne sa grandeur, puisque même le patriarche Abraham lui donna le dixième du butin. En Abraham, toutes les dîmes et les offrandes de ses descendants dans l’Ancien Testament (qui étaient encore dans ses reins en quelque sorte), y compris celles de la tribu de Lévi, furent offertes à Melchisédek. Nos offrandes aujourd’hui font partie de notre culte d’adoration de Jésus-Christ, qui est notre sacrificateur à la manière de Melchisédek et qui est mort pour les péchés de son peuple.
Après nous avoir dit que Melchisédek bénit Abraham et reçut de lui la dîme du butin (7:1,2), Hébreux relève que Genèse 14 ne mentionne ni les parents ni les descendants de cet homme, pas plus que sa mort. À l’opposé, l’Écriture rapporte scrupuleusement les généalogies des sacrificateurs lévitiques (cf. 1 Chroniques 6 ; Esdras 7:1-5), car il fallait prouver leur descendance selon l’ordre d’Aaron (2:61-63). Leur mort mettait aussi un terme à leur œuvre de sacrificateurs. Pour sa part, Melchisédek est «sans père, sans mère, sans généalogie, il n'a ni commencement de jours ni fin de vie» du fait que l’Écriture est silencieuse sur le sujet (Hébreux 7:3). En cela aussi, il est un type, car le sacerdoce de Christ est sans fin et éternel. Il n’a pas de successeurs et il n’en a pas besoin puisqu’il est institué «selon la puissance d'une vie impérissable» (v.16).
Hébreux 7:23,24 présente le contraste entre les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron et Christ, qui est sacrificateur «pour toujours» (Psaume 110:4) selon l’ordre de Melchisédek : «Il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d'être permanents. Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible.»
Le plus frappant de tout est le fait que Melchisédek est le seul enfant de Dieu dans tout l’Ancien Testament qui est à la fois sacrificateur et roi (Genèse 14:18 ; Hébreux 7:1,2). Aucun roi en Israël n’avait la permission d’être sacrificateur. Quand, dans son orgueil, le roi Ozias chercha à offrir le sacrifice dans le lieu saint du temple, le Très-Haut le frappa de lèpre jusqu’au jour de sa mort (2 Chroniques 26:16-21).
De la même manière, aucun sacrificateur en Israël ne pouvait être roi. Mais Jésus-Christ, appartenant pour toujours à l’ordre de Melchisédek, est à la fois sacrificateur et roi, au contraire du sacerdoce selon l’ordre d’Aaron !
Le Saint-Esprit enseigne aussi que Melchisédek est un type de Christ quant à son nom et le lieu où il opère (Genèse 14:18 ; Hébreux 7:1,2). Son nom se compose de deux mots hébreux qui signifient «roi» et «justice». Jésus-Christ est notre roi, infiniment juste et il règne sur son Église et sur le monde impie avec une justice parfaite. Melchisédek est aussi roi de Salem, ce qui signifie «paix». Le Seigneur Jésus est le roi de paix car il a fait la paix par le sang de sa croix et il communique cette paix aux siens par son Esprit. Confions-nous dans le seul sacrificateur royal qui procure justice et paix !
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:03

« Selon l’ordre de Melchisédek »

HEBREUX — CHAPITRE SEPT

Versets 1, 2

« En effet ce Melchisédek, roi de Salem, Sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla à la rencontre d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix »

C’est au chapitre 5, aux versets 6, 10 et 11, que Paul mentionne d’abord Melchisédek comme une figure du Christ, et il écrit là qu’il a « beaucoup de choses » à dire au sujet de lui, des choses qui sembleraient « dures à supporter pour les Hébreux » parce que, comme l’explique l’Apôtre, ils étaient devenus « lassés d’entendre ».

Et dans le dernier verset du chapitre 6, Jésus est désigné comme « un souverain sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek ».

Dans le septième chapitre, Paul détaille les « beaucoup de choses » concernant Melchisédek qui s’avère être un type de Christ, le sacrificateur régnant de l’âge Millénaire. Ce chapitre entier est consacré à montrer combien, de toutes les formes, typique et antitypique, le sacerdoce de Melchisédek était plus grand que l’Ordre d’Aaron.

Melchisédek était à la fois un roi et un sacrificateur, et du point de vue divin, un sacrificateur souverainement honoré. Abraham, un ami de Dieu sur la base de sa foi, était suprêmement honoré par Jéhovah, mais Abraham paya cependant une redevance à Melchisédek, lui donnant la dîme de tout le butin de la bataille remportée sur les rois qui avaient capturé son neveu Lot (Genèse 14:18-20).

Le nom de Melchisédek est très significatif, se composant de melek, signifiant « roi », et tsedeq, signifiant « justice ». Il était réellement roi de Salem. Salem signifiant « paix », Melchisédek était donc « roi de paix ». L’image de Melchisédek était ainsi clairement définie, celui dont le prophète Esaïe a écrit que « l’accroissement de son empire et de la paix n’aurait pas de fin » (Esaïe 9:6).

Verset 3

« Sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité »

La pensée évidente de ce texte est que Melchisédek n’avait ni père ni mère dans le sacerdoce, c’est-à-dire qu’il n’avait pas hérité cette charge de ses parents, mais que cette charge lui avait été donnée directement par Dieu.

Paul souligne ce point afin d’ôter un doute que certains pourraient avoir au sujet de Jésus, à savoir que n’étant pas de la tribu de Lévi, il ne pourrait pas donc être sacrificateur. Dans l’arrangement de l’âge judaïque, c’était Dieu qui avait institué la tribu de Lévi, d’où devaient être choisis les Sacrificateurs. De la même manière, Dieu a eu toute autorité pour en appeler d’autres à ce sacerdoce. C’est ce qu’Il fit dans le cas de Melchisédek, ainsi que de Christ, le Melchisédek antitypique.

Dans l’ordre d’Aaron du sacerdoce, il y avait une règle de succession, mais celle-ci n’existait pas dans l’ordre supérieur, celui de Melchisédek. Melchisédek n’a eu ni prédécesseur ni successeur dans le sacerdoce. A cet égard il était comme « le fils de Dieu » qui de la même manière est le seul à ce niveau le plus élevé de sacrificature. Paul explique que la signification typique de ceci est que Christ est « un Sacrificateur pour toujours ».

Versets 4-10

« Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche. Et ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un commandement de recevoir la dîme du peuple selon la loi, c’est-à-dire de leurs frères, bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham ; mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a reçu la dîme d’Abraham et a béni celui qui avait les promesses. Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent. Et ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes ; mais là, celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a payé la dîme en Abraham, car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédek alla au-devant de lui. »

Le raisonnement de Paul dans ces versets est irréfutable. Abraham est considéré comme un des plus grands héros de la foi mentionnés dans la Bible, sinon le plus grand. En Romains 4:13, il est désigné comme « l’héritier du monde ». Pourtant il paya la dîme à Melchisédek, et, comme l’indique Paul, « le moindre fut béni par le plus excellent » (verset 7).

Le chef de la tribu de la sacrificature d’Israël, c’est-à-dire Lévi lui-même, paya la dîme à Melchisédek alors qu’il était encore dans les reins d’Abraham. Personne de la tribu de Lévi, pas même les Sacrificateurs n’ont pu, de ce fait, être aussi grands que Melchisédek.

« Celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit » : Il n’existe aucun enregistrement concernant la naissance ou la mort de Melchisédek. Tout ce que nous savons est qu’il a vécu. Ceci fait de lui une figure précise de la charge perpétuelle de Christ ; il est prophétiquement indiqué : « Tu es un Sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek » (Psaume 110:4 et Hébreux 5:6). Dans ce passage, Paul a pu également faire référence au témoi-gnage des « deux hommes » présents au tombeau du Melchisédek antitypique, quand ils ont dit aux femmes qui cherchaient le corps de Jésus, « Pourquoi recherchez-vous celui qui est vivant parmi les morts ? » ou, comme autre traduction, « pourquoi recherchez-vous celui qui vit ? » (Luc 24:4,5).

Verset 11

« Si donc la perfection était par la sacrificature lévitique, (car c’est en relation avec elle que le peuple a reçu sa loi) quel besoin était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de Melchisédek et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron ? »

Dans ce verset Paul présente encore un autre argument expliquant pourquoi les croyants devaient s’attendre à ce que le sacerdoce d’Aaron soit remplacé par un autre, plus élevé. C’était le fait que le sacerdoce lévitique ou aaronique ne pouvait pas apporter la perfection à ceux auxquels il était destiné. « Dieu qui autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières » (Hébreux 1:1), avait parlé aux pères juifs par les prophètes, avait prévu qu’il y aurait un autre sacerdoce établi, un sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek, et maintenant Paul, inspiré, précise une autre raison pour laquelle ce fait était nécessaire.

Versets 12-17

« Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un changement de loi. Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont personne n’a été attaché à l’autel ; car il est évident que notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs. Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de Melchisédek, un autre sacrificateur se lève, qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie impérissable. Car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédek. »

Les Hébreux qui avaient accepté le Christ ne trouvaient pas évident la nécessité des changements à faire dans la loi pour que Jésus puisse servir en tant que sacrificateur, ce qui fait que le raisonnement de Paul dans ce verset montre pourquoi ce changement était la chose logique à attendre, et ceci en harmonie complète avec l’arrangement de Dieu. Les sacrificateurs de l’ordre lévitique servaient selon des droits héréditaires. Ainsi, ils ne pouvaient commencer leur service avant l’âge de trente ans.

Jésus, cependant, n’était pas de la tribu de Lévi. De ce fait, selon cet ordre héréditaire établi par la loi, il ne pouvait être habilité à ce sacerdoce. Aussi dans le plan divin, un ordre supérieur de sacrificature a été conçu pour lui. Par hérédité, quelqu’un pouvait devenir sacrificateur selon la loi, même s’il en était indigne.

Mais sous l’ordre de Melchisédek cela était impossible. Pour sa sacrificature, Melchisédek n’avait « ni commencement de jours, ni fin de vie ». Sa généalogie ne nous est pas connue. Aucune de ses qualifications nécessaires au sacerdoce n’est enregistrée. Il était simplement un être choisi par Dieu. Et c’est cette grande caractéristique qui s’applique aussi dans le cas de Jésus, l’image de Melchisédek.

Le fait que les sacrificateurs de l’ordre d’Aaron aient hérité de leurs positions était une évidence de la nature temporaire de leur service. Mais concernant l’ordre de Melchisédek, c’est l’inverse. Aucun élément de temps ne fait partie de cet arrangement.

Ainsi Melchisédek est une image appropriée de la vie sans fin et du sacerdoce continu de Jésus. Comme Paul le présente, la « puissance » ou l’autorité pour nommer Christ sacrificateur était celle « d’une vie sans fin », élément en parfaite harmonie avec la prophétie qui avait prévu cette fonction.

Versets 18, 19

« Car il y a abrogation du commandement qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance par laquelle nous approchons de Dieu. »

« La loi … était faible par la chair » a écrit Paul (Romains 8:3). La raison pour laquelle la loi a échoué n’était pas qu’il y avait quelque chose de mal en elle, mais c’était en raison des imperfections de ceux qui avaient essayé d’obtenir la vie sous ses dispositions. Les Israélites avaient prouvé par leurs propres échecs vis-à-vis de la loi, que ses arrangements n’étaient pas appropriés pour apporter la perfection et la vie aux êtres humains déchus. Aussi cela la rendait automatiquement caduque et ouvrait la voie à un nouvel arrangement.

Comme la loi n’a rendu personne parfait, c’était une raison supplémentaire pour susciter un autre sacerdoce, et c’est en rapport avec cela qu’il nous a été donné une « meilleure espérance », qui, en mûrissant, amènera la perfection. C’est une espérance qui inclut la perspective de servir et de régner avec Christ dans le travail futur de bénir l’humanité obéissante en lui « restituant » la perfection.

Le Christ n’est pas actuellement un sacrificateur régnant, mais nous avons l’assurance qu’il « est toujours vivant pour intercéder pour nous », et que par le mérite de son sang répandu, nous « sommes comptés » comme parfaits par Dieu (Hébreux 7:25). Ainsi, étant « justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, et pouvons nous approcher de lui, hardiment vers le trône de la grâce » (Romains 5:1 ; Jacques 4:8 ; Hébreux 4:16).

Versets 20, 21

« Et comme cela n’a pas eu lieu sans serment, (car ceux-là sont devenus sacrificateurs sans serment, mais celui-ci l’est devenu avec serment, par celui qui a dit de lui : Le Seigneur a juré et ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédek. »

Jésus a été non seulement nommé par Dieu pour être un sacrificateur, mais sa charge a été confirmée par un serment divin. De ce fait, plus personne ne devait avoir de doute sur sa légitimité d’être un sacrificateur, ayant pour cela un droit plus grand que ceux qui l’étaient simplement devenus par hérédité.

Verset 22

« C’est d’une alliance d’autant meilleure que Jésus a été fait le garant »

« D’autant meilleure » : ceci se rapporte à la grande autorité de la fonction de sacerdoce de Jésus indiquée par le fait qu’il a été confirmé par un serment de Dieu. L’alliance originelle de bénédiction divine, qui constitue à la fois l’espoir de l’église et celui du monde, a été confirmée par un serment divin. C’était l’alliance faite avec Abraham. C’est probablement pourquoi Paul associe la « meilleure alliance » à l’assurance du serment divin.

L’expression « meilleure alliance » contraste avec l’alliance de la loi. L’alliance principalement visée est sans aucun doute la « nouvelle alliance » promise (Jérémie 31:31). Par sa mort et sa résurrection, Jésus est devenu la « garantie » de cette alliance. Du même coup, il s’est également assuré que nous étions acceptés dans la caractéristique évoquée « en Sara » de l’alliance originale abrahamique, cette partie de l’alliance qui évoque le développement de la « postérité » qui doit bénir toutes les familles de la terre (voir Galates 3:27-29 ; 4:19-31).

Versets 23-25

« Et ceux-là étaient plusieurs sacrificateurs, parce que la mort les empêchait de demeurer ; mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas. De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. »

Quel est donc l’avantage de cet ordre de Melchisédek du sacerdoce ? C’est que Christ « vit à jamais pour faire intercession », étant un Sacrificateur « pour toujours ». Imaginons-nous le cas d’un Israélite pieux, vivant sous l’alliance de la loi et cherchant à vivre en conformité avec la volonté de Dieu ; cet homme aurait sans doute eu besoin des conseils de son souverain sacrificateur, précisément pour savoir comment s’approcher de Dieu et être constamment encouragé par ce dernier.

Ce contact fréquent avec le sacrificateur finirait par le rendre capable de mieux servir Dieu. Mais admettons que soudainement ce souverain sacrificateur meure. Quelle tragédie ce serait alors pour celui qui a dépendu ainsi en grande partie de lui !

Il n’en est pas ainsi de notre souverain sacrificateur, Jésus, car « Il vit à jamais », et il est prêt à intercéder pour nous à tout moment. Il nous comprend, il connaît chacune de nos faiblesses, et pourtant il nous aime d’un amour éternel. Il ne fait aucun doute qu’il peut sauver ceux qui « viennent à Dieu par lui ». Ceux qui désirent retourner à Dieu, à sa communion et à sa bénédiction sont aidés et guidés. Le mérite de Christ leur est imputé pour couvrir leurs défauts et son intercession peut faire aboutir leurs efforts. Quel sauveur ! Quel sacrificateur !

Versets 26-28

« Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, qui n’est pas journellement dans la nécessité, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même. Car la loi établit pour souverains sacrificateurs des hommes qui sont dans l’infirmité, mais la parole du serment, qui est après la loi, établit un Fils qui est consommé pour l’éternité. »

Un tel souverain sacrificateur est devenu des nôtres. Il était « saint », entièrement consacré à son Père Céleste, d’une dévotion incitée par l’amour et basée sur la connaissance. Il était « innocent », son influence était salutaire. Il était « sans souillure », pas seulement du point de vue de la loi, mais aussi moralement. Il était « séparé des pécheurs », car non issu d’Adam, et il n’était pas corrompu de quelque façon que ce soit par les imperfections humaines, ce dernier fait étant d’ailleurs symbolisé par le sacerdoce lévitique dont les sacrificateurs étaient séparés de tout contact avec les morts ou avec l’impureté.

Il est maintenant « élevé plus haut que les cieux », référence à son exaltation quand il a été réveillé des morts, « au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme » (Ephésiens 1:20,21). C’est parce que Jésus a été ainsi exalté qu’il peut maintenant apparaître en présence de Dieu pour nous.

Le contraste entre le travail de sacrifice du sacerdoce lévitique et le sacrifice de Jésus apparaît dans le fait qu’ eux ont dû continuer à répéter leur travail, alors que Jésus ne s’est offert qu’une fois. Les Sacrificateurs typiques offraient des sacrifices, d’abord pour leurs propres péchés, « puis pour le peuple », dit Paul.

Puis il explique au sujet de Jésus que « cela, il l’a fait » quand il s’est offert lui-même ; il a offert le sacrifice pour les péchés des membres de son corps, l’église, et aussi pour les péchés du peuple. Paul a juste expliqué que Jésus, personnellement, était saint, et séparé des pécheurs. Il avait entendu Jésus lui demander « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9:4).

Jésus a ainsi reconnu ses disciples comme une partie de lui-même, et c’est pour eux qu’il s’est offert lui-même en sacrifice, ainsi que pour le monde entier. L’Apôtre Jean dit de Jésus qu’il « est devenu propitiation pour nos péchés ; et pas seulement pour les nôtres, mais également pour les péchés du monde entier » (1 Jean 2:2).

Jésus était parfait en tant qu’homme, et les expériences par lesquelles il est passé quand il s’est offert lui-même en sacrifice l’ont perfectionné en tant que nouvelle créature, dans le sens de le développer ou de le rendre complet. Ainsi il est devenu parfaitement qualifié pour être notre souverain sacrificateur maintenant, et celui du monde dans l’âge à venir, où son église l’assistera.
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:03

Melchisédec
et la sacrificature selon l’ordre de Melchisédec Genèse 14:18-20 et Hébreux 5:6-11 ; 7:1-10
William Kelly

Extrait de : Abraham, pages 41-56, Ed. anglaise, Race / Hammond, 1922
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1 - Contenu du passage de Gen. 14:18-20. Melchisédec un personnage réel
Ceci [le combat victorieux d’Abraham] donne lieu à une scène finale du plus grand intérêt à un autre point de vue, ainsi qu’un des types les plus grandioses de ce qui sera manifesté dans notre Seigneur Jésus à la fin des temps. Le Nouveau Testament s’en sert d’une manière grave et intéressante. « Et comme il s’en revenait après avoir frappé Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre… Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin, (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut) » (Gen. 14:17-18). On remarquera que c’est d’une manière volontairement abrupte qu’est introduit le sacrificateur royal. C’est dans un but précis que le Saint Esprit l’introduit sans qu’il soit aucunement mentionné antérieurement. Il apparaît puis disparaît de la scène de la même manière mystérieuse. Que faut-il en déduire ? Que Melchisédec était un ange ? ou une apparition du Fils de Dieu ? pas plus qu’il n’était Sem sous un autre nom. Rien ici, ni nulle part ailleurs dans l’Écriture ne permet de supposer un tel déguisement. Melchisédec était sacrificateur, en même temps qu’un roi ; c’est ce que dit l’Écriture. Il n’y a aucune raison de supposer que la manière particulière dont il est nommé ici signifie que Melchisédec fût quelque chose de plus dans sa personne qu’un vrai roi et un vrai sacrificateur. C’est la manière dont il est présenté sous la plume de l’Esprit de Dieu qui est si remarquable. Aucune allusion à quoi que ce soit d’angélique ou de divin dans sa personne. Et quelqu’un dont les ancêtres et les descendants sont expressément passés sous silence fait un contraste saisissant avec Sem. 

2 - Roi et sacrificateur
Celui qui rencontra Moïse à sa sortie d’Égypte, et qui en des circonstances très importantes le conseilla dans le désert, était à la fois sacrificateur et roi ; cette combinaison de fonctions n’était donc nullement extraordinaire à cette époque reculée. La prophétie nous montre qu’il en sera de nouveau ainsi avec notre Seigneur Jésus lorsqu’Il régnera sur la terre. Nous en trouvons en tout cas le principe en David lorsqu’il était ceint de l’éphod de lin, en train de danser devant l’Éternel. On était certes loin de la réalité, mais cela montre bien que même au temps où David était sur le trône en Israël, la gloire de l’Éternel en rapport le sanctuaire lui était plus chère que tout ce qui touchait à sa propre personne, — ce qui provoqua chez Mical une jalousie d’incrédulité fatale. Toutes ces choses ne sont peut-être que des ombres, mais la grande réalité éternelle est proche pour le monde, et le Seigneur Jésus est Celui qui seul la révélera sans faillir. Il y avait donc en fait, en ces jours d’autrefois, des hommes qui étaient à la fois rois et sacrificateurs, et Melchisédec en était un. Je ne vois en outre aucune raison de douter qu’il fût effectivement un personnage vivant à cette époque précise et à cet endroit précis, un vrai roi et un vrai sacrificateur. Cependant l’Esprit de Dieu le fait paraître d’une manière très frappante et appropriée au type qu’il constitue, en ce qu’il apparaît sur la scène et en disparaît, d’une manière singulière.

3 - Grandeur de Melchisédec : c’est un type
Tout cet ensemble de faits était voulu par Dieu afin de d’autant mieux faire de cet homme l’ombre de la gloire du Seigneur en tant que seul sacrificateur royal. Le sens littéral du mot Melchisédec est « roi de justice », comme le fait ressortir Paul en Héb. 7, après quoi vient l’expression « roi de paix » qui se réfère à la place où il règne. La personne elle-même avait évidemment préséance sur le rang. Melchisédec (qui signifie « roi de justice ») était le nom de cette personne, et sa relation avec le lieu était « roi de Salem » (qui signifie « paix »). L’Esprit de Dieu par le moyen de l’apôtre Paul se sert magnifiquement de ces faits pour préfigurer la gloire de notre Seigneur. Cela est vrai de Sa personne, de ce qui est arrivé et de ce qui est vu maintenant, et cela parlait tout particulièrement à un Juif parce que l’histoire se trouve dans cette partie de l’Écriture que tout Juif reconnaissait comme divine. En effet, s’il est une partie de l’Écriture qui, de leur avis, avait droit à l’autorité suprême, c’était bien les cinq livres de Moïse. Ici, dans le premier d’entre eux, au tout début de la Parole de Dieu, on voit cette intervention merveilleuse d’une personne qui apparaît après les scènes émouvantes de la défaite des rois, et qui bénit Abraham à son retour de victoire. Or le père des croyants n’était pas quelqu’un d’insignifiant pour un Juif ; il occupait naturellement et justement une place très importante. Mais voici quelqu’un qui apparaît soudain et d’une étrange manière, et qui occupe une place incontestablement plus élevée encore. Abraham lui donne la dîme de tout, tandis que lui bénit Abraham. Il est indiscutable que l’hommage sacré de l’un, et la bénédiction de l’autre, impliquent tous les deux la supériorité de l’étranger par rapport au patriarche.

4 - Un type prophétique du Seigneur à Son retour en gloire
On ne saurait exagérer la portée de cela. C’est un type prophétique. Dans ce pays, il y aura un terrible conflit à la fin des temps, et le peuple de Dieu coupable y sera impliqué ; et lorsque la victoire censée les anéantir semblera être remportée, la puissance de Dieu interviendra par Celui qui est plus grand qu’Abraham. Alors Celui que nous attendons, non seulement pour notre propre joie et notre propre gloire au ciel, mais pour changer la face du monde et de tout ce qui s’y trouve, — Celui-là sera tout à la fois Abraham victorieux et Melchisédec bénissant. C’est notre Seigneur Jésus lorsqu’Il reviendra, à la fin des conflits du monde, quand tout retournera à la gloire de Dieu.

5 - Aujourd’hui, le temps du témoignage
Ceci mettra fin, comme nous le voyons, au témoignage public. Une autre scène se mettra en place, où il ne sera plus tant question de témoignage que de réalisation du royaume de Dieu en puissance. Car le Seigneur introduira le royaume à Son retour en gloire. Ce qui se passe actuellement de manière invisible, et qui sera alors manifesté publiquement dans le royaume, c’est ce que le témoignage proclame. Il est peut-être bon de dire tout cela ici, car beaucoup d’enfants de Dieu n’ont pas d’idées claires sur le rôle de Christ en tant que vrai Melchisédec.

6 - Distinction entre les sacrificatures de Melchisédec et Aaron
Il est vrai que cette sacrificature selon l’ordre de Melchisédec est tout à fait singulière, car Melchisédec n’offre pas de sacrifice ni ne fait d’intercession. Il fait apporter du pain et du vin pour l’homme, sans qu’aucune aspersion de sang devant Dieu ne soit mentionnée. Il est remarquable que, dans l’épître aux Hébreux qui fait allusion à Genèse 14 et au Ps. 110, dès l’instant où l’on arrive à l’exercice de la sacrificature de Christ, il n’est plus question de Melchisédec, mais Aaron est mis en avant, — c’est justement ce qui fait la difficulté, sauf quand il y a de la spiritualité. Tout d’abord notre Seigneur est présenté comme le vrai sacrificateur ; cela a lieu assez tôt, dès la fin du chapitre 2 (des Hébreux). Cela continue au ch. 3. C’est évidemment à notre Seigneur qu’il est fait allusion par le moyen des types à la fois de Moïse et d’Aaron, et c’est Lui qui leur correspond. À la fin du ch. 4, Moïse disparaît entièrement, et Aaron demeure comme type de Christ. Mais l’important là n’est pas du tout ce que faisait Melchisédec, mais l’intercession fondée sur le sacrifice. Or on notera que dans cette scène entre Abraham et Melchisédec on ne trouve ni l’une ni l’autre. Melchisédec n’offre pas de sacrifice, quoi qu’en pensent les pères de l’église ou les théologiens romains dans leur ignorance ; cela aurait été totalement déplacé ici. Il n’y a pas non plus quelque chose qui ressemble à de l’intercession dans un sanctuaire. Tout se passe en public. Nous avons vu que, d’un bout à l’autre, le témoignage avait été public, et pareillement ici l’action du sacrificateur royal présente ce caractère, tandis que le propre de la propitiation est de monter vers Dieu, et son efficace se rapporte simplement à Lui, même si elle est en faveur de l’homme ici-bas ; quant à l’intercession, c’est ce qui se passe à l’intérieur du voile dans la présence de Dieu. Or aucune de ces deux choses n’a lieu dans la scène qui est devant nous.
Mais poursuivons encore un peu sur ce que nous trouvons dans l’épître aux Hébreux, et profitons par cet exemple de la manière merveilleuse dont la vérité se recoupe, en voyant comment les faits de l’Ancien Testament sont présentés par le Saint Esprit dans le Nouveau. 

7 - Héb. 7 montre la supériorité de Melchisédec vis-à-vis d’Aaron
Aaron, sans aucun doute, s’impose à notre esprit comme type de la sacrificature de notre Seigneur en Héb. 5. Ce chapitre s’achève par une digression qui occupe tout le ch. 6, puis en Hébreux 7, Aaron disparaît et fait place à Melchisédec. Quelle est la raison de cette rupture remarquable dans le fil du sujet ? Cela me parait clair. L’apôtre veut montrer la supériorité incontestable de la sacrificature de Christ comparée à celle d’Aaron, bien que ce dernier fût sans doute le grand type de Christ en tant que souverain sacrificateur. Et il le prouve par le fait qu’autrefois un sacrificateur royal était venu vers Abraham et que celui-ci lui avait donné la dîme de tout, et avait reçu sa bénédiction. Un chef de famille comme Abraham était supérieur à ses descendants selon ce que tout le monde reconnaît, à savoir qu’un père est au-dessus de ses fils. C’est pourquoi le fait qu’Aaron était une branche de Lévi, comme Lévi en était une d’Abraham, et que c’était Abraham lui-même qui avait payé la dîme, cela était la preuve de sa sujétion à un plus grand que lui. En outre, non seulement Abraham avait payé la dîme à Melchisédec, mais plus que cela, Melchisédec l’avait béni. Or nous savons que « sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent » (Héb. 7:7). Celui qui confère une bénédiction est plus grand que celui qui la reçoit ; c’est la raison pour laquelle Abraham n’eut pas la prétention de bénir Melchisédec. Il y eut deux actes : l’acte d’Abraham impliquait sa sujétion à Melchisédec, et l’acte de Melchisédec impliquait sa supériorité vis-à-vis d’Abraham ; il y avait donc une double illustration et un double témoignage d’une dignité supérieure.

8 - Melchisédec type du Seigneur comme Fils de Dieu
Tel est l’argument d’Hébreux 7, et il n’y a rien de plus complet à sa place à l’encontre de ceux qui exaltent la sacrificature d’Aaron pour nier Christ. Car maintenant l’apôtre montre que Melchisédec n’était pas seulement un personnage en vue autrefois, ayant une autorité supérieure et à qui une gloire évidente s’attachait, à la fois roi et sacrificateur ; mais en outre Moïse le présente d’une manière frappante. Selon ce qu’en dit l’Écriture, il n’a « ni commencement de jours ni fin de vie » (Héb. 7:3). Cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas né ni qu’il ne soit point mort, mais l’Écriture n’en dit absolument rien, pas plus qu’elle ne fait allusion à des enfants, ni à un père ni à une mère. Du point de vue historique, un grand blanc couvre tous ces sujets. L’Écriture passe tout cela sous silence afin de faire de lui un type de Celui qui, comme Fils de Dieu, n’avait évidemment ni père ni mère, même si, en tant que né de la vierge Marie, il pouvait quand même être Fils de Dieu, et Il l’était en fait. Toutefois Il n’aurait pas été Fils de Dieu en tant que né de Marie si, indépendamment de cela, Il ne l’avait été de Son propre droit divin et dans Son essence divine. Ainsi il est évident qu’il y avait une gloire encore plus profonde dans la personne du Fils de Dieu, de laquelle dépendait toute la gloire qui a été vue dans ce monde ; et il est évident que cette gloire était éternelle, et qu’elle Lui appartenait d’éternité en éternité au titre de Sa propre nature divine et de Sa propre personne divine.
Mais le psalmiste royal reprend lui aussi cette même vérité des centaines d’années après cette scène entre Abraham et Melchisédec. Le Ps. 110 parle d’une certaine personne d’une manière tout aussi extraordinaire : un homme, fils de David, que son père inspiré reconnaît pourtant comme Seigneur, et l’appelle de ce titre, contrairement à la simple nature humaine. Et Celui que David appelle son Seigneur (comme notre Seigneur le rappelle aux Juifs), bien qu’Il fût réellement Son fils (c’est ce qui présente une difficulté insurmontable pour les incroyants) occupe une place qui Lui est propre sur le trône de l’Éternel.

9 - Un sacrificateur qui ne meurt pas et n’a pas besoin de successeur
Or Il n’est pas là simplement sur le trône de Dieu, mais Il est aussi reconnu comme sacrificateur. « Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec ». Il est sacrificateur comme Melchisédec, non pas selon l’ordre d’Aaron : vérité de toute importance pour comprendre correctement l’épître aux Hébreux. J’insiste un peu là-dessus parce qu’il est extrêmement important d’y ajouter foi tout simplement, et de bien comprendre ce que cela veut dire. Le sens en est clair : dans le cas d’Aaron il y avait une succession, car sa sacrificature était une sacrificature d’hommes mortels qui se succédaient les uns aux autres, à l’inverse de Melchisédec dont il est dit qu’« il vit », et dont il n’est jamais question de sa mort, ni dans la Genèse ni ailleurs. L’apôtre se sert de cela comme type de Celui qui vit à toujours dans le sens le plus complet. C’est pourquoi Melchisédec nous est présenté comme un type parfait de Christ, qui demeure éternellement selon cet ordre, au lieu de mourir comme Aaron et ses fils. Christ seul est un Melchisédec qui ne meurt pas, et ainsi il n’a pas besoin de successeur, et Il est le seul sacrificateur, un sacrificateur parfaitement suffisant, comme le chrétien le sait.

10 - Le Seigneur n’exerce pas encore la sacrificature selon l’ordre de Melchisédec
Cependant il n’est bientôt plus question de Melchisédec. Il n’a été introduit que pour montrer la gloire de sa personne, et sa supériorité sur Aaron, que ce soit quant à la vie (du fait qu’Il ne meurt pas), ou qu’en conséquence Il est seul (il n’a pas besoin que ses fonctions soient transférées à des successeurs). Mais dès que l’on en vient à l’exercice effectif de la sacrificature appliquée à des croyants, l’apôtre revient à Aaron, et ne fait plus aucune allusion à Melchisédec. Pourquoi cela ? La raison saute aux yeux. Bien qu’Il soit le grand Melchisédec, Il n’agit pas encore en cette qualité. Que fait-Il aujourd’hui ? Il intercède dans le sanctuaire céleste devant Dieu, en vertu de la propitiation faite une fois pour toutes pour nos péchés. Or quel rapport cela a-t-il avec Melchisédec ? aucun.

11 - Pas de rapport avec le temps de l’église ni avec la Cène
Nous voyons ainsi la parfaite cohérence de la vérité, et la manière dont Dieu utilise la personne de Melchisédec à ses fins avant de passer à un exercice totalement différent. La vérité est que l’application de Melchisédec non pas à la personne du Fils dans Sa supériorité à Aaron, mais à ce que Christ fera en tant que Melchisédec, — cela aura lieu à la fin des temps, et non pas avant. Le sens profond d’apporter du pain et du vin à Abraham n’a absolument rien à voir avec notre participation au pain ou au vin de la Cène du Seigneur. Il est extrêmement important de bien garder cela présent à l’esprit, et d’en comprendre la raison. Le catholicisme, dans son aveuglement, est grandement responsable de conduire l’aveugle dans une fosse (selon l’expression de la parabole) sur ce point. Une des plus grandes erreurs du catholicisme d’autrefois fut d’appliquer à l’église les promesses faites à Israël, antidatant ainsi les manières d’agir de Dieu. C’est sur cette base que la papauté a prétendu établir et démettre les gouvernements du monde. Le temps va venir où le Seigneur agira ainsi, lorsqu’Il régnera en Sion, mais alors Christ Lui-même gouvernera. L’église n’en a pas la compétence dans son état actuel, et cela est totalement étranger à la grâce qui doit caractériser le chrétien. Souffrir avec le Christ rejeté, tout en étant fiancée comme une vierge chaste à Celui qui est dans les lieux célestes, attendant de régner avec Lui lorsqu’Il viendra, voilà ce qui seul convient au caractère céleste de l’assemblée de Dieu pendant son séjour ici-bas.

12 - La figure d’un jour de gloire futur
Mais quand notre Seigneur Jésus paraîtra (bientôt) comme Melchisédec, alors ce sera le jour de notre gloire avec Lui ; et les traits divers préfigurés ici se combineront en un en Lui, non pas seulement la dignité unique de sacrificateur, mais l’exercice de cette sacrificature en bénédiction. C’est ce qui correspondra à la défaite infligée par Abraham aux puissances du monde victorieuses, à la délivrance du pauvre peuple coupable du Seigneur (figuré par Lot), et finalement la manifestation du symbole de ce que Dieu pourvoit non seulement à la subsistance de Son peuple, mais pour sa joie — le pain et le vin de ce jour-là. C’est ainsi qu’agira le Seigneur, car telle sera une des différences merveilleuses entre le Seigneur Jésus comme sacrificateur sur Son trône, et tous ceux à qui il est arrivé de gouverner dans ce monde. Ceux qui gouvernent aujourd’hui se trouvent dans la pénible obligation de devoir tirer des peuples qu’ils gouvernent les moyens de maintenir leur dignité ; si bien que même les plus pauvres contribuent à ce que le monde appelle grandeur et majesté. Il faut qu’il en soit ainsi. C’est une nécessité pour toute gloire terrestre, de ne jamais pouvoir s’élever plus haut que sa source ; et la monarchie la plus hautaine de ce monde est après tout fondée sur les plus petites contributions des plus petits de cette terre, quels que soient l’ordonnance et le don souverains de Dieu. Mais lorsque la création sera disposée selon la volonté de Dieu, et que s’instaurera Son royaume, un royaume ayant sa propre puissance et sa propre majesté, combien tout sera différent ! Ce sera Sa prérogative de pourvoir à tout. C’est cette certitude instinctive qui poussait le peuple à désirer faire du Seigneur Jésus le roi, quand Il était ici-bas. Lorsqu’Il nourrit miraculeusement les foules avec du pain, ils dirent en quelque sorte : « C’est un roi comme celui-ci que nous voulons, un roi qui nous nourrisse abondamment sans que nous ayons à travailler pour cela ».
Et sans aucun doute, le jour est proche où le royaume sera tel. Ce que le cœur corrompu de l’homme souhaiterait avoir dès maintenant (ne pas travailler à la sueur de son front), le Seigneur l’accordera selon Sa propre bonté, lorsque le cœur de l’homme sera humilié et brisé, et que les richesses de la grâce de Dieu ne serviront plus à dissimuler l’égoïsme de l’homme, à Son grand déshonneur à Lui. C’est là une des grandes caractéristiques de ce royaume futur, et c’est ce que Melchisédec montre ici. Non seulement il y a de quoi nourrir ceux qui ont faim, mais il apporte du pain et du vin aux vainqueurs. Autrement dit, non seulement il est pourvu aux besoins de l’homme, mais Dieu, une fois la victoire remportée, agit selon Sa bonté et selon ce qui est dû à Sa propre gloire. Et c’est ainsi qu’au jour glorieux de l’avènement du royaume, Dieu accomplira ces choses merveilleuses pour l’homme et pour la terre. Mais remarquez bien la justice et la sagesse de Ses voies : pas avant que la croix (c’est-à-dire l’œuvre merveilleuse du Fils) ait eu lieu ! pas avant que l’Esprit de Dieu ait fait le travail amenant les âmes de ces mêmes hommes à reconnaître Celui qui a accompli cette œuvre de l’expiation sur la croix, et à en apprécier la valeur. Dieu aura accompli cette œuvre dans le résidu de Son peuple dont Il fera une nation puissante, lorsque sera venu le jour où le Seigneur Jésus se manifestera Lui-même dans l’exercice de Sa sacrificature selon l’ordre de Melchisédec, — non plus seulement comme l’antitype de la personne de Melchisédec, comme c’est le cas aujourd’hui.

13 - Dieu veut bénir, mais ne le peut pas aujourd’hui
Aujourd’hui Il ne répand pas encore Ses faveurs comme Melchisédec ; mais lorsque ce jour viendra, ce sera, répétons-le, pour exercer cette sacrificature, et non pas simplement pour la gloire de ce seul sacrificateur. En ce jour-là, il sera également pourvu aux besoins de l’homme. Le peuple sera prêt pour la bénédiction. S’il doit y avoir de la puissance et de la gloire, ce sera la part d’un peuple pauvre en esprit, contrit et brisé selon sa propre confession, conscient de la miséricorde que Dieu aura montrée envers eux, et rendu assez honnête par grâce pour confesser leurs péchés ; en bref un peuple qui ne se glorifiera plus que dans ce Sauveur jadis méprisé, et dans ce dont ils avaient horreur. Ils ne seront plus alors à la recherche vile et égoïste de leur seul plaisir, et de ce qui leur permet de végéter dans l’oisiveté. Non, le moment sera venu pour le Roi de prodiguer le fruit de Son propre travail, et pour Dieu de manifester ce qui a toujours été dans Son cœur. Car Dieu a toujours voulu bénir les hommes ; mais pour le faire, Il attend le jour où Il le pourra justement et libéralement. Hélas ! l’homme ne s’est encore jamais trouvé en l’état d’être béni. Car le bénir alors qu’il est ennemi de Dieu dans son cœur, quel bien en résulterait-il pour l’homme, sans parler de Dieu ? Ne serait-ce pas au contraire la pire des moqueries de répandre la bénédiction sur des gens qui, non régénérés et non repentants, devraient être finalement jetés en enfer ? Tel est l’état naturel de tout homme ; aucune pluie de bénédictions d’en haut, à elles seules, ne pourrait changer ce sol aride. Dans son état naturel, il n’est pas digne du ciel, ni même de la terre sous le règne du Seigneur Jésus ; il ne mérite que d’être jeté dans le lieu préparé pour le diable et ses anges. Mais le jour vient où le Seigneur aura un peuple né de Dieu, parfaitement purifié, arraché au pouvoir de l’ennemi par Sa propre puissance et Sa grâce rédemptrice. Nous verrons alors le Seigneur Jésus faisant valoir tout ce qui manifestera la bonté et la gloire de Dieu, réjouissant devant Lui le cœur de l’homme, et illuminant son visage à toujours. L’homme saura alors à quel Dieu il a affaire lorsqu’il constatera que tout vestige du vieux mensonge de Satan sera démenti et déraciné, — ce mensonge selon lequel Dieu ne prendrait pas plaisir en la bonté, ni ne voudrait en répandre les bienfaits sur l’homme ici-bas.

14 - Titres de Dieu
14.1 - Très-Haut, Tout-Puissant, Éternel
Telle est donc la scène qui va bientôt s’offrir à nos yeux, effectivement plus merveilleuse qu’un conte, et pourtant vraie. Remarquez bien comme tout le contexte le confirme. Christ est l’antitype de Melchisédec, roi de justice puis de paix. Ce sera alors un jour de paix fondée sur la justice. Mais en outre Melchisédec est le « sacrificateur du Dieu Très-Haut ». Quel titre glorieux ! Il n’est pas dit simplement « l’Éternel », ou le « Tout-Puissant ». La toute-puissance de Dieu se montrera dans la protection de Ses pauvres pèlerins ; et Son caractère d’Éternel qui se manifestait autrefois en jugement envers le peuple sous la première alliance, se manifestera encore sous la seconde alliance, spécialement lorsqu’Il se montrera comme le Dieu qui ne change pas, et qui est fidèle à Son dessein de bénir un peuple malheureusement plus inconstant que tous les autres peuples de la terre ! — Mais quant à l’expression « le Dieu Très-Haut », quelle en est la force ? Tout simplement le suivant : quand tous les autres oracles seront muets, quand tous les faux dieux seront devenus comme Dagon, un tronc déchu et déshonoré, gisant devant l’arche véritable et devant Celui qui y demeure, alors et pour la première fois depuis que Satan a implanté l’adoration d’idoles dans le monde, toutes les idoles disparaîtront, et leurs adorateurs auront honte devant le seul vrai Dieu. C’est alors que Dieu aura toute Sa place de « Dieu Très-Haut ».

14.2 - Possesseur des cieux et de la terre
Cependant Il n’est pas que cela, mais aussi « le possesseur des cieux et de la terre ». Quand cela aura-t-il lieu, et qu’est-ce qui manifestera cette possession des cieux et la terre ? Nous savons tous que c’est ce qu’Il est en droit déjà maintenant ; mais quand y sera-t-il rendu convenablement témoignage sur la terre ? Où est la puissance qui le rendra effectif ? Autant qu’on puisse voir, c’est l’homme qui possède la terre aujourd’hui ; et si l’on s’incline devant l’Écriture, qui peut nier que le diable est le dieu de ce monde, « le chef de l’autorité de l’air » ? Seule la foi peut affirmer que Dieu est véritablement possesseur des cieux et de la terre. Dans ce jour-là, ce sera évident pour tous les hommes. Cette possession des cieux et de la terre sera manifeste lorsque le Seigneur Jésus viendra. Car d’où viendra-t-Il ? Non plus de Bethléem, mais du ciel. Il viendra de la droite de Dieu, et abattra toutes les puissances ennemies ici-bas. Et les cieux et la terre, si longtemps séparés, seront manifestement unis. L’esprit du ciel ne sera plus, comme aujourd’hui, opposé à l’esprit d’ici-bas. Alors viendra le grand réconciliateur, Celui qui est béni et qui réunira pour la gloire de Dieu et sous Sa direction à Lui, « toutes choses, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux… en Lui, en qui nous avons aussi été faits héritiers » (Éph. 1:10-11).
Tel est le sens évident de ce type glorieux que place devant nous cette histoire divine de Melchisédec.

15 - Renoncement et générosité d’Abraham
Inutile d’insister sur l’histoire elle-même, si ce n’est pour souligner un aspect moral de la manière merveilleuse dont Abraham répond au roi de Sodome ; Abraham était ainsi béni, et était profondément affecté, tant par ce que Dieu avait opéré que par la confirmation remarquable donnée à sa foi ; le roi de Sodome, infiniment reconnaissant pour la puissante intervention divine par le moyen d’Abraham, offre de son plein gré de donner tous les biens à Abraham. Alors celui-ci montre aussitôt que la foi est encore plus généreuse, car il sait ce que c’est que d’être riche quant à Dieu, et il refuse de ternir son témoignage par un geste quelconque qui permettrait au roi de Sodome de dire : « j’ai enrichi Abraham » ! En même temps, il plaide en faveur des autres. Dans la grâce de son renoncement et dans la générosité de son cœur, il n’oublie pas ce qui est dû à ceux qui n’ont pas sa foi. Il fait des demandes pour Aner, Eshcol et Mamré qui l’avaient aidé. Ce n’était que justice qu’ils aient leur part du butin.
Quelques mots suffiront pour réduire à néant l’hypothèse mesquine et nauséabonde selon laquelle le chapitre tout entier, y compris la bataille des rois et la rencontre de Melchisédec et Abraham, ne serait qu’un rajout inséré ici par la tradition. Il est certain que les noms divins sont employés différemment selon les différentes parties de la Genèse, comme partout ailleurs dans l’Écriture, y compris dans l’Apocalypse de Jean dans le Nouveau Testament. Mais seule la crédulité d’un incroyant pourrait l’amener à croire que la Genèse, comme l’Apocalypse, serait une compilation de documents différents provenant d’auteurs différents.
Un rationaliste peut être un savant, mais il ignore forcément la pensée de Dieu dans l’Écriture, étant donné que ses faux principes l’amènent à la nier, et par là, à ne même pas la rechercher, — contrairement au croyant qui voit dans la Parole de Dieu le témoignage de l’Esprit rendu à Christ.
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:05

Melchisédech Jésus

Qui est Melchisédech?
Le haut Personnage de Melchisédech(le nom a différentes graphies: MelkisedeqMelchisédekMelchitsédek, ou encore, en Hébreu, Malki-Sèdèq) intervient très brièvement dans l’histoire d’Abraham (Genèse XIV, 18-20).
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Abraham rencontrant Melchisédech

L’on ne sait à peu près rien de lui, ni d’où il vient, ni où il va, et à peine qui qu’il est, puisque son Nom («Roi de Justice») et son Titre Roi de Salem», c'est-à-dire «Roi de Paix») ne peuvent être précisément mis en relation avec quelque chose de terrestrement et d’historiquement connu.
Au moment où Melchisédech {ap}paraît, Abraham revient victorieux d’une campagne contre quatre rois, qui, en lutte contre les rois de Sodome et Gomorrhe, s’étaient emparés des gens et des biens de Lot, son neveu, lui-même emmené en captivité par eux. Tandis que le roi de Sodome, de retour sur ses terres, vient à la rencontre d’Abraham, un énigmatique Personnage se présente à Abraham, apportant avec lui du Painet du Vin.
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Sur cette peinture, l’on peut voir Abraham s’inclinant devant Melchisédech en train de bénir le Pain et le Vin.

De façon des plus condensées, deux versets seulement narrent cet important événement dans la Bible:
«MelchisédechRoi de Salem, apporta du Painet du Vin; il était Prêtre du Dieu Plus-Haut. Il prononça cette Bénédiction : "Béni soit Abraham par le Dieu Plus-Haut Qui créa Ciel et Terre, et béni soit le Dieu Plus-Haut Qui a livré Tes ennemis entre Tes mains". Et Abraham lui donna la Dîme de tout.»
Et c’est tout!
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D’où sort-il?, l’on ne sait pas! C’est presque comme s’il arrivait de sous terre!
Puis au Psaume 110, Melchisédech est présenté comme une figure de David, lui-même figure du Messie, Roi et Prêtre:
«Le Seigneur l'a juré en un irrévocable Serment: Tu es Prêtre à jamais selon l'Ordre du Roi Melchisédech.»
Dans l’épître aux Hébreux (VII, 1-3), Melchisédech nous est présenté par l’Apôtre Paul comme rien de moins que la Figure prophétique du Christ Lui-même. étant «sans père ni mère», il se situe hors du Temps, il est assimilé au Fils de Dieu et jouit d’un Sacerdoce éternel. De ce fait, le Sacerdoce de Melchisédech est bien supérieur à celui des prêtres juifs (seulement prêtres selon l'ordre d'Aaron, le frère de Moïse), car non seulement ceux-ci sont mortels comme «tout le monde», mais, en la personne de leur ancêtre Abraham, ils ont dû payer la Dîme à Melchisédech et également reçu de lui la Bénédiction. Jésus, Qui, tel Melchisédech, n’est pas de descendance sacerdotale, est présenté là comme étant «Prêtre selon l'Ordre de Melchisédech».
Le «Sacrifice de la Messe»
L'église catholique, dans les textes liturgiques, de la messe s'en souvient lorsque, par la prière eucharistique, elle implore, en effet, le Créateur en ces termes:
«Et comme il T'a plu d'accueillir les présents d'Abel le Juste, le Sacrifice de notre père Abraham, et celui que T'offrit Melchisédech Ton Grand-Prêtre, en signe du Sacrifice parfait, regarde cette Offrande avec Amour, et dans Ta Bienveillance, accepte-la.»
L'église catholique croit et enseigne que la messe est la continuation et la re-présentation du Sacrifice de Jésus, ou mieux, permet de «rendre présent l'unique Sacrifice du calvaire» (Hébreux VII, 25).
Il s’agit donc, de son point de vue, d’une Commémoration. Ses adhérents font valoir le fait que le mot «souvenir» ou « commémoration » a, toutefois, une signification plus profonde en grec que son équivalent français. Le mot grec signifiant «commémoration» a une signification bien plus forte que simplement «Souvenez-vous de moi en vous rappelant cet événement». Il signifie aussi: «Sacrifice répété» et même perpétué.
Sermon de Jean Chrysostome
Jean Chrysostome a fait une substantielle homélie au sujet de Melchisédech. Examinons-la de près, afin de voir si nous ne pourrions pas, par hasard, y apprendre quelque chose…
«Ce qui arrive sur mer et dans la conduite de nos pensées, doit se rencontrer aussi dans l'explication de l'écriture: le trouble, la crainte peuvent nous saisir, quand nous arrivons en pleine mer, non que la mer soit dangereuse, mais parce que nous sommes des navigateurs inexpérimentés. Un discours facile à comprendre par lui-même, peut devenir difficile par suite de l'inexpérience des auditeurs, et je vais en tirer de saint Paul un exemple. Après avoir dit que le Christ a été Pontife selon l'Ordre de Melchisédech, alors qu'il recherche ce qu'est Melchisédech, il ajoute:
«Nous avons sur lui à dire des choses nombreuses et difficiles à expliquer».

(Hébreux, V, 11.)

Que veux-tu dire, ô saint Paul? Difficile à expliquer pour toi, qui es doué de la sagesse d'en haut? pour toi, qui as entendu les mystères? pour toi, qui as été ravi au troisième Ciel? Si tu ne peux les expliquer, qui les comprendra? — Difficiles à expliquer, dit-il, non à cause de ma propre faiblesse, mais à cause de l'ignorance de ceux qui m'écoutent. Car, après avoir dit, «difficiles à expliquer» il ajoute: «parce que vous avez l'esprit lent à m'entendre».
Voyez-vous que ce n'est pas la nature de sa parole, mais bien l'ignorance des auditeurs, qui rend cette parole difficile à comprendre quand elle ne l'est pas par elle-même? La même cause la rend encore longue, bien que par elle-même elle soit courte. Aussi ne se borne-t-il pas à dire «des choses difficiles à expliquer», il dit encore «des choses nombreuses» imputant à la fois et la longueur et la difficulté à l'esprit lourd de ceux qui l'écoutent. De même, en effet, qu'il ne faut pas servir aux malades une table sans variété et sans apprêt, mais leur présenter des mets de toute sorte, afin que s'ils ne veulent pas de l'un, ils prennent d'un autre, s'ils refusent celui-ci ils acceptent celui-là; s'ils en repolissent un, ils portent la main sur un autre, afin que la variété triomphe de leur peu d'appétit, et que la diversité des plats finisse par vaincre leur dégoût; ainsi faut-il faire souvent pour notre esprit, quand nous sommes faibles, il faut alors nous offrir des discours abondants, pleins de comparaisons et d'exemples variés, de démonstrations et de périodes, de mille choses, enfin, parmi lesquelles nous pourrons facilement choisir ce qui nous est utile.
Quelque long et difficile à expliquer que dût être son discours, Paul n'a pas renoncé à enseigner à ses disciples ce qu'était Melchisédech; en disant «long et difficile à expliquer» il a éveillé leur attention, il les a empêchés d'écouter avec indifférence; mais il ne leur présente pas moins la table chargée, et il donne satisfaction à leur désir.
2. Faisons donc de même. Quoique nous ne puissions mesurer l'immense étendue, ni atteindre aux dernières profondeurs de la pensée de l'Apôtre, risquons-nous sur les flots, nous assurant, non dans notre force, mais dans la grâce qui nous est donnée d'en haut; risquons-nous sur les flots, non par confiance en nous-même, mais pour votre salut, et imitons en cela saint Paul. Car il n'a pas privé ses frères de ses instructions sur Melchisédech; écoutez plutôt la suite.
Après avoir dit: «Nous aurons sur lui à dire des choses nombreuses et difficiles à expliquer» il ajoute: «Car ce Melchisédech, Roi de Justice est aussi Roi de Salem, c'est-à-dire Roi de Paix, qui n'a ni père, ni mère, ni généalogie, ni commencement, ni fin, est l'Image du Fils de Dieu, et demeure Pontife à jamais». (Hébreux, VII, 1-4.) Vos oreilles n'ont-elles pas été blessées de l'entendre dire d'un homme qu'«il n'a ni père, ni mère, ni généalogie»? Et que dis-je, d'un homme? Quand ce serait du Fils, ne soulèverait-il pas encore une grave question? Car s'il n'a pas de Père, comment est-il le Fils? S'il n'a pas de mère, comment est-il le Fils unique? Il faut bien qu'un fils ait un père, ou bien il ne serait pas fils. Mais le Fils de Dieu n'a ni père, ni mère; pas de père, par sa naissance terrestre; pas de mère, par sa naissance céleste. Non, sur terre il n'a pas de père, et dans les cieux il n'a pas de mère. «Il n'a pas de généalogie».
Que ceux qui examinent curieusement sa substance l'entendent! Il en est pourtant qui admettent que ces mots: «Il n'a pas de généalogie» s'appliquent à sa Naissance céleste. Certains hérétiques ne le veulent même pas: car ils recherchent et scrutent indiscrètement cette naissance: les plus modérés cependant cèdent sur ce point et prétendent que ce mot: «Il n'a pas de généalogie» est dit de sa naissance terrestre. Montrons donc que Paul l'a dit de l'une et de l'autre, et de la céleste et de la terrestre. Car l'une est d'une Majesté accablante, et l'autre est un Mystère insondable.
Aussi Isaïe (485) dit-il: «Qui racontera Sa Naissance?» (Isaïe, LIII, 8). Vous m'objectez qu'il ne parle que de Sa Naissance céleste? Mais Paul, qui, après avoir parlé des deux Naissances, ajoute: «Il n'a pas de généalogie...»? C'est pour que vous croyiez qu'il n'en a ni selon cette première naissance, dans laquelle il n'a pas de mère ni selon sa naissance terrestre, dans laquelle il n'a pas de père; qu'après les avoir rappelées toutes les deux, il a dit: «Il n'a pas de généalogie».
Et en effet, si Sa Naissance ici-bas est incompréhensible, oserions-nous seulement lever les yeux sur Sa Naissance de là-haut? Si le vestibule du Temple est aussi redoutable, aussi inaccessible, qui entreprendra de pénétrer dans le Sanctuaire? Il a été engendré par le Père, je le sais. Mais comment? Je l'ignore. Il a été enfanté par la Vierge, je le sais. Mais comment? Je ne le comprends pas davantage. Sa double Naissance est un fait reconnu, mais la manière dont elles se sont opérées l'une et l'autre est un Mystère. Sans doute je ne sais pas comment il est né de la Vierge, mais je n'en reconnais pas moins qu'il est né d'elle, et ne me fais pas une arme de ce que j'ignore; pour supprimer le fait, agissez de même à l'égard du Père. Vous ne savez pas comment Jésus est né du Père, reconnaissez cependant qu'Il est né de Lui.

Et si les hérétiques vous disent: «Comment le Fils est-il né du Père?, abaissez leur orgueil vers cette Terre, et dites-leur: Descendez des cieux et expliquez-nous comment Il est né de la Vierge et puis vous pourrez regarder plus haut. Retenez-les, enfermez-les, ne leur permettez pas de reculer et de faire retraite dans le labyrinthe des raisonnements; retenez-les, serrés, non pas sous votre main, mais sous votre parole; ne leur donnez pas le loisir d'échapper par où ils voudront. Car, s'ils nous embarrassent dans les discussions, c'est que nous les suivons sur leur terrain, au lieu de les amener au pied des Lois des saintes écritures. Tenez-les assiégés de toutes parts par les témoignages de l'écriture, et ils ne pourront pas même ouvrir la bouche. Dites-leur: Comment est-il né de la Vierge? Je ne vous lâche pas, je ne recule pas. Ils ne sauraient vous le dire, quand ils l'essayeraient mille fois! Lorsque Dieu nous cache un Secret, qui le découvrira? La Foi seule peut alors nous instruire. Si vous ne pouvez comprendre et que vous cherchiez à raisonner, je vous dirai comme le Christ à Nicodème: «Je vous ai parlé des choses terrestres et vous ne me croyez pas; comment me croirez-vous, si je vous parle des choses célestes?» (Jean, III, 12).

Je vous ai parlé de l'enfantement d'une Vierge, et vous ne savez que dire, et vous n'osez ouvrir votre bouche, et voilà que vous avez la curiosité de rechercher la Naissance du Christ dans les Cieux? Et encore s'il ne s'agissait que des Cieux! Mais c'est le Maître même des Cieux que vous prétendez pénétrer! — «Je vous ai parlé des choses terrestres et vous ne me croyez pas». Il ne dit pas, vous n'êtes pas persuadés, mais «vous ne me croyez pas,» me montrant par là que si les choses terrestres mêmes exigent la Foi, à plus forte raison les choses célestes l'exigeront-elles. Et pourtant il parlait alors à Nicodème d'un genre de naissance bien inférieur: c'était du Baptême et de la Régénération spirituelle; et il est bien évident que ce sont choses intelligibles pour la Foi seule. Et s'il les appelait terrestres, ce n'est pas qu'elles le soient vraiment, mais c'est qu'elles se consomment sur la terre, et qu'en comparaison de cette divine naissance, de cette naissance inénarrable et au-dessus de toute intelligence, elles sont véritablement terrestres. Si donc notre régénération par les eaux du baptême ne peut être comprise, mais que la foi seule la puisse entendre, sans avoir à rechercher comment elle s'opère, quelle folie ne serait-ce pas que de mettre en oeuvre les raisonnements humains pour découvrir la naissance céleste du Fils unique et de vouloir s'en rendre compte? — Non, le Fils de Dieu n'a ni père, ni mère, ni généalogie: nous avons bien démontré comment.

3. Mais puisqu'il en est beaucoup qui, ne comprenant pas ce qui est écrit de Melchisédech, l'ont proclamé plus grand que le Christ, puisqu'ils ont suscité une hérésie, sous le nom de Melchisédécites, et qu'ils disputent avec nous, prétendant montrer qu'Il est plus grand que le Christ, et s'appuyant sur ces mots: «Tu es Pontife à jamais selon l'Ordre de Melchisédech» (Psaumes, CIX, 4), il faut leur répondre. Voici leur raisonnement: Comment ne serait-il pas plus grand que le Christ, quand le Christ est Pontife à son image et selon son Ordre? Mais nous, nous disons qu'il est un homme de notre espèce, si loin d'être plus grand que le Christ qu'il n'est pas même plus grand que Jean-Baptiste: car «il n'en a pas paru un seul plus grand que Jean-Baptiste» (486) a dit le Christ, «parmi ceux qui sont nés d'une «femme»». (Matthieu II, 11.)

L'argument est ici un sophisme, car Jésus, Lui aussi, est "né d'une femme". Cela montre bien qu'en disant cela Il ne parle justement pas de Lui! De plus, Melchisédech est précisément présenté comme étant "sans père ni mère"...

D'autres tombent dans une autre erreur et déclarent que Melchisédech est le Saint-Esprit; nous le nions également. Quel besoin y aurait-il eu pour le Verbe de Dieu de se faire homme si l'Esprit-Saint s'était déjà incarné? — Mais puisqu'il n'est pas plus grand que le Christ, puisqu'il n'est pas non plus le Saint-Esprit, qu'ils nous disent donc le lieu où ils le placent? Est-ce au ciel ou sur la terre? Ou dans les régions situées sous la terre?

Il est probable que Jean Chrysostome ne croit pas si bien dire...

Que ce soit au ciel ou ailleurs, nous allons leur faire entendre qu'il fléchit le genou devant le Christ incarné dans le sein de Marie, mère de Dieu. Car l'Apôtre dit: «Tout genou fléchira devant lui» et la suite. (Phil. II, 10.) Si donc tout genou fléchit devant le Christ, Melchisédech doit être moins grand que lui: car il adore le Christ, et le Christ est adoré. Si ces malheureux hérétiques regardent ce qui suit, où il est dit: «Est l'image du Fils de Dieu (Hébreux, VII, 3, il leur faudra bien comprendre que Melchisédech a été fait comme nous à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Les Juifs disent qu'il était né de la fornication, et que c'est pour cela qu'il est dit sans généalogie; nous leur répondrons aussi qu'ils se trompent. Salomon, né de la femme adultère d'Urie, a une généalogie. Mais comme Melchisédech était la figure du Seigneur, et qu'il représentait une image du Christ, de même que Jonas, l'Écriture a passé son père sous silence , afin de nous faire voir en lui , comme en une image fidèle, le Christ qui n'a vraiment ni père, ni généalogie. — Mais ces Melchisédécites nous font encore cette objection: Que signifie donc ce que le Père dit au Christ: «Tu es Pontife à jamais selon l'Ordre «de Melchisédech?» (Psaumes) Nous leur répondons que Melchisédech a été un homme juste, et véritablement l'image du Christ, mu par l'esprit prophétique, comprenant le sacrifice qui devait être offert pour les nations; il a honoré Dieu avec le Pain et le Vin, à l'imitation du Christ qui devait venir. Et comme la synagogue juive, selon l'ordre d'Aaron, offrait en sacrifice à Dieu, non du pain et du vin, mais des génisses et des agneaux, et honorait Dieu avec des victimes sanglantes, Dieu parlant à Celui qui doit naître de la Vierge Marie, à Jésus-Christ, à son propre Fils, proclame ceci: «Tu es Pontife à jamais selon l'Ordre de Melchisédech». Non pas selon l'ordre d'Aaron, qui adore Dieu avec des génisses et des agneaux; mais: «Tu es Pontife à jamais selon l'Ordre de Melchisédech» présentant à jamais, par le Pain et le Vin l'offrande des fidèles. Par lui Gloire soit à Dieu et à l'Esprit-Saint, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.»

Après la lecture de cette longue prédication, dont la plupart des arguments sont assez faciles à réfuter, nous n’avons pas appris grand chose de plus si ce n’est que Melchisédech pourrait {pro}venir de «dessous la terre» (!), mais ce texte a, au moins, le mérite de poser le grand problème posé à la «catholicité» ou à l’«orthodoxie» par l’énigmatique Personnage de Melchisédech
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Le Prêtre-Roi Melchisédech
«Derrière Moise se tient le Prêtre sans parents,
le Roi de JusticeMelchisédechFils du Soleil rouge
«Par Melchisédech et par Moïse
parviennent aux créatures
les Bénédictions qui les guérissent.»
- Sédir: «Le Sermon sur la Montagne» -
Melchisédech dans la Bible
Depuis des temps immémoriaux, l’énigmatique Figure de Melchisédech, apparaissant dans l'Ancien Testament pour re-disparaître aussitôt, a maintenu en éveil la réflexion des Biblistes et nourri la méditation des esprits éveillés.
Si l'écriture Sainte – la Bible - renseigne déjà un minimum sur Melchisédech, elle n’est pourtant pas la seule, car la Tradition apporte aussi quelques informations.
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Curieusement, la Scène/Cène où Melchisédech
bénit le
 Pain et le Vin et reçoit d’Abraham «la Dîme de tout»
est ici vue 
en contre-plongée…, donc d’en bas
Récapitulons; Melchisédech est donc mentionné à trois reprises dans la Bible :
1. Au chapitre XIV de la Genèse, il est dit que Melchisédech, Roi de Salem et Prêtre du Plus-Haut, bénit Abraham, victorieux de ses ennemis.
2. Au Psaume CX, verset 4, il est écrit: «Le Seigneur a juré et Il ne S'en repentira pas: Tu es Prêtre éternellement, selon l’Ordre de Melchisédech.»
3. Dans l'épître de Paul aux Hébreux, il est, en quelque sorte, affirmé que Melchisédech est la Préfiguration du Christ Lui-même.
Extra-ordinaire, assurément, était cet Être devant la Bénédiction de Qui s'inclina le Père des Croyants, celui qui, si souvent, avait été béni de Dieuet en qui toutes les Nations de la Terre devaient être bénies.
Melchisédech est-il tout droit descendu du Ciel pour bénir Abraham et y est-il ensuite remonté?, ou bien est-il sorti de {la} Terre et y est-il ensuite rentré?, étant donné qu'après cette Bénédiction l'écriture Sainte ne fait plus mention de lui jusqu'à l’époque du Roi David, où David lui est comparé?
David se trouve, en effet, alors, sur le Trône d’Israël et c’est par lui que Yahweh Dieu fait connaître Sa Volonté à Son Peuple.
Le Nom que porte Melchisédechet qui signifie «Roi de Justice» doit être pris dans sa pleine et entière acception, car seul un Être parfaitement pur pouvait être directement appelé par Dieu à un Sacerdocene relevant d'aucun pouvoir humain.
La Genèse nous apprend en effet qu'il était Prêtre duDieu Souverain; mais il est très significatif de constater que le Livre Saint, où se trouve indiquée avec tant de précision la succession des prêtres de la descendance d'Aaron, ne parle pas du tout des éventuels successeurs de Melchisédech.
La raison la plus probable est tout simplement qu’en dehors de Davidet de Jésus Lui-même il n’y en a jamais eu d’autres.
Du reste, la déclaration du Psaume: «Tu es éternellement Prêtre selon l’Ordre – ou à la manière - de Melchisédech» montre bien que le Roi de Salem est nommé ici non comme le Chef mais comme le Genre d'un Sacerdoce – ou d’une Prêtrise - sans analogie dans l'Ancienne Alliance.
Melchisédechest donc la Préfiguration du ChristLui-même, Qui sera, Lui aussi, Roiet Sacrificateur- en même temps que Sacrifié! Et, pour que tout soit bien clair concernant cette mémorable Manifestation, l'auteur du Récit Sacré prend bien soin de préciser le lieu où le Roi-Pontife donna à Abraham son éminente Bénédiction. La grande Rencontre eut lieu tout près de Jérusalem, au Nord de la ville, exactement entre la Ville et le Tombeau des Juges, qui en est distant d'à peine 3 kilomètres, près de l'endroit où passe actuellement la route de Jérusalem à Naplouse. C'est là que le Grand-Prêtre de Salem, avant de bénir Abraham, offrit à Dieu le Painet le Vin, préfiguration de la Cène, que le Fils de Dieu devait, plus tard, Lui-même instaurer, pour tous ceux voulant se souvenir de Lui, dans cette même incomparable Ville de Jérusalem.
Et l'on conçoit fort bien que l'Apôtre Paul, écrivant aux Hébreux (car les Gentils - c'est-à-dire les païens - n’auraient, ici, pas du tout pu le comprendre!), leur déclare, inspiré, qu'il aurait, concernant Melchisédech, beaucoup d’autres choses à leur dire et des pas faciles à faire comprendre. À cause de ce «manque d’intelligence» des Choses Saintes (qui est, en fait, en bon français, un manque d’Intuition spirituelle), voici les seules qu'il consent à leur dévoiler:
Outre la Royauté de la Justice et de la PaixMelchisédechest - "excusez du peu!" - sans père ni mèresans généalogie; il n'est, du reste, pas de même Race qu'Abraham, ses jours n'ont pas {eu} de commencement ni sa vie de fin, il est semblable en cela au Fils de Dieu, et il demeure éternellement Prêtre du Plus-Haut.
Tel est cet Être, Préfiguration du Christet même semblable au Fils de Dieu, né d'une façon quasi «surnaturelle» (en réalité, le «surnaturel» n’existe pas, puisque tout est naturel!) puisque appartenant à une autre Race qu'Abraham, engendré, comme le Christ, avant les Temps, comme le Christ sans descendance, et, comme le Christ, vivant à jamais, Prêtre d'un Pontificat perpétuel et parfait, puisqu'il a plu au Christ d'être Prêtre selon cet Ordre.
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Sacrifice, empêché par l’Ange, d’Isaac par Abraham.
Ce Sacrifice rappelle celui du Pain et du Vin,
fait par le Grand-Prêtre Sacrificateur
Roi de Salem, Melchisédech.
Traditions & suppositions humaines
Et l'on comprend que la méditation des croyants revienne inlassablement sur cet Être dont la Grandeur nous domine et dont le Mystère nous attire.
Cornelius a Lapide pense qu'il est descendu du Ciel pour bénir Abraham et qu'il y est ensuite remonté.
Une telle supposition pose le problème de la gros-matérialité de l’apparition de Melchisédech. N’était-ce, en effet, qu’une Apparition, ou bien est-il physiquement apparu à Abraham (lequel «avait l’habitude» de voir des Anges lui apparaître)?
Rien ne permet, toutefois, d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’une rencontre gros-matérielle, car Melchisédech arrive avec le Pain et le Vin et, en contre-partie de ce Pain et de ce Vin terrestres, Abraham lui donne la Dîme de tout. Cette Dîme n’est elle-même pas virtuelle ou fin-matérielle mais terrestrement réelle et se traduit par le don du dixième de ses troupeaux et de ses récoltes, sinon un Melchisédech purement spirituel n’en aurait eu que faire.
Autrement, la Dîme n’aurait pu remonter vers Dieu que sous forme de Sacrifice, ce que le Texte biblique n’aurait pas manqué de préciser.
Concernant la Dîme, il faut encore ajouter qu’elle correspond au dixième de la Matière, qui, selon les Lois en vigueur dans la Création, est sacré. À cela est liée l’énigme de la matière noire
Certains, sur la base de l’épître aux Hébreux, ont pensé que Melchisédechétait le Christ Lui-même apparu à Abraham sous forme humaine et nous reviendrons là-dessus plus loin...
Les Hiéracites ont vu en lui l'Incarnation du Saint Esprit en Personne. À l’appui de cela, il y a le fait que Melchisédechest présenté comme le Roi de la Justice et que, par comparaison au Règne de la Pureté lié au PèreQui, plus tard, va donner Ses Commandements à Moïse et au Règne de l’Amour apporté, près de deux mille ans plus tard, par le Fils de DieuJésus, l’Incarnation de l’Amour, le Règne du Saint Esprit nous apparaît bien, en effet, comme le Règne de la Justice devant apporter la conclusion des Trois Règnes, selon la Prophétie de Joachim di Fiore (en français: Joachim de Flore).
Origène et Didyme ont tout simplement cru qu'il était un Ange, ce qui nous ramène donc à l’idée qu’il s’agissait d’une Apparition.
Les Samaritains, aux dires d'épiphane, déclaraient que Melchisédech était Sem, le fils de Noé.
Il y eut de bonne heure une secte gnostique appelée Melchisédéciens, sur l'origine et la doctrine de laquelle nous ne savons pour ainsi dire rien; ils se rattachaient à Théodote le changeur, qui niait la Divinité de Jésus et enseignait qu'au moment du Baptême le Christ était descendu en Jésus; et ces Melchisédéciens donnaient même carrément la prééminence à Melchisédechsur le Christ.
Cela en surprendra beaucoup, car, en réalité, lors du Baptême, ce n’est pas le Christ Qui est descendu en Jésus (mouvement descendant) en Lequel Il Se trouvait déjà, mais c’est Jésus– Qui, jusque là, portait un bandeau sur Ses yeux spirituels l’empêchant de savoir QuiIl était – Qui, grâce au Baptêmedonné par Jean (le plus grand de tous ceux qui sont nés de femmes), a trouvé et expérimenté la parfaite Liaison avec Son Père (mouvement ascendant).
Pour la visionnaire [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – laquelle a eu, relativement à Jésus et à Son époque, de nombreuses visions recueillies, pendant cinq pleines années, par l’écrivain italien Clemens Brentano) -, Melchisédechétait une sorte d'Ange sacerdotal chargé de préparer le Grand-Œuvre de la Rédemption.
Saint-Yves d'Alveydre – auteur de la «Mission de l’Inde» parlant du Roi du Monde - le présente comme le Survivant, au temps d'Abraham, de l'ancienne église Universelle du Bélier, de Ram, détrônée par l'église du Taureau, d'Irschou.
Les Rose-Croix du XVIIème siècle ont tranquillement rangé Melchisédech avec énoch, Moïse, élie et d'autres parmi leurs ancêtres.
Une autre Tradition, plus rigoureusement chrétienne, voit en l'épisode de Melchisédech l’une de ces manifestations soudaines de l'Être Qui, sur la Terre, tient la «Lieutenance du Christ». D'ordinaire, Il vit dans l'obscurité; mais il en sort lorsqu'Il voit la nécessité d'une Intervention publique. Avec Abrahamcommence, en effet, la sélection du Peuple dans lequel devait prendre corps le Verbe, Peuple profondément matériel et dur et strictement formaliste. Il fallait que, dès cette époque, fût signifié le caractère unique de Liberté, de Spiritualité pure, d'indépendance formelle qui est celui de la Mission du Sauveur.
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«Melchisédech possédait en lui-même l’unique Verbe de Dieu, vivant et agissant... Il devint à la fois sans Principe et sans Fin, puisqu’Il ne portait plus en lui la vie temporelle et mobile, qui possède un commencement et une fin et qui est secouée par de multiples passions, mais seulement la Vie Divine du Verbe, venue habiter en lui, la Vie éternelle qui n’est limitée par aucune mort.»
«Il faut songer à Melchisédech, qui eut un si grand Amour de Dieu et qui ne fut pas le grand prêtre des faux dieux, mais du Dieu Plus-Haut et véritable, car les connaisseurs de la Sagesse Divine ne se sont pas contentés d’appeler Melchisédech Ami de Dieu, mais ils l’ont appelé Prêtrepour indiquer clairement aux hommes sensés que son rôle ne fut pas seulement de se convertir personnellement au Culte du vrai Dieu, mais encore, à titre de Grand Prêtre, de conduire les autres dans l’Ascension spirituelle qui conduit à l’unique et véritable Théarchie.» - Denys l’Aréopagite –
Quant à René Guesnon, il dit:
«Le nom de Melchissédec, ou plus exactement Melki-Tsedeq, n'est pas autre chose que le nom sous lequel la fonction même du "Roi du Monde" se trouve expressément désignée dans la Tradition judéo-chrétienne.»
«Cet "homme vivant" qui est Melki-Tsedeq, c’est Manuqui demeure, en effet, "perpétuellement" (en hébreu le-ôlam), c'est-à-dire pour toute la durée de son cycle (Manvantara) ou du Monde qu’il régit spécialement. C'est pourquoi il est "sans généalogie", car son origine est "non humaine", puisqu'Il est lui-même le Prototype de l’homme; et il est bien réellement "fait semblable au Fils de Dieu", puisque, par la Loi qu’il formule, il est, pour ce monde, l’expression et l’image même du Verbe Divin.» - René Guénon, «Le Roi du Monde» -
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Rencontre d’Abraham et de Melchisédech, avec Bénédiction du Pain et du Vin.
Vers une plus profonde compréhension de Melchisédech
«Toute la Révélation est pour vous comme les mots d'un Livre cacheté que l'on donne à un homme qui sait lire, en {lui} disant: «Lis donc cela!» et qui répond: «Je ne le puis, car il est cacheté.» (Isaïe, XXIX, 11)
Ainsi sommes-nous, pour beaucoup, à l’égard de la Révélation relative à Melchisédech…, nous voudrions lire un Livre cacheté, et il doit d’abord, au moins partiellement, être cacheté
Relativement à Melchisédech, à travers les différentes suppositions humaines, perce, probablement, pour une part, un peu de Vérité…
Celle-ci est, comme toujours, vraisemblablement, plus simpleplus logiqueplus claireplus lumineuseplus forte.
Mais il était réservé à un Enseignement transcendant, survenant seulement près de trois millénaires plus tard, de nous mettre sur la piste…
Considérons déjà le Livre «]Écoutez Ma Voix».
C’est JésusQui parle et Il dit:
«Je ne vins pas sur Terre qu’une seule fois,
mais quelques-uns seulement le surent.»
Ce qui veut dire que, aujourd’hui encore, la grande majorité ne le sait pas.
Pourtant cela est aussi donné à comprendre, relativement à la Mission du Rédempteur, dans un autre haut Enseignement que le lecteur est invité à découvrir seul.
Si l’on admet, au moins à titre d’hypothèse, cette idée, se pose alors la question: «Quand et , combien de fois, et surtout en Qui, Jésus est-Il, avant d’être, il y a deux millénaires, Jésus de Nazareth, déja venu sur Terre?»
Jésus e{s}t Melchisédech!
Si l’on considère tous les hauts Personnages de la Bible, ainsi que l’Apôtre Paul l’a lui-même remarqué et fait remarquer, Un Seul peut, dans l’Ancien Testament, avoir été Jésuset c’est précisément Melchisédech!
Cela fut inspiréune nuit, à l’auteur de ces lignes. Il est donc possible de le savoir, ce qui ne signifie nullement pouvoir – et même seulement désirer – le prouver à quelqu’un d’autre. Comme toujours, chacun doit ici librement examiner et se convaincre seul.
Si l’on admet cette simple idée, la lecture de l’épître aux Hébreux de l’Apôtre Paul - dit Paul de Tarse - devient alors d’une limpide simplicité: Si Paul y compare sans arrêt MelchisédechJésus, faisant même de Jésus un Prêtre-Sacrificateur selon l’Ordre de Melchisédech, c’est tout simplement parce que l’Un est l’Autre!
Comment cela serait-il possible autrement? Jésus, le Fils de Dieu, une Partie du Père Lui-même, ne va quand même pas être placé, comme David, par Paul au rang de Disciple d’un plus bas que Lui! Ce serait une totale incohérence dans la bouche de Paul pour qui Jésus occupe, en tant que Partie du Créateur, la plus haute Place qui soit, en Dieu Lui-même!
Mais alors, si Melchisédech, rencontrant Abraham, n’était pas une Apparition mais bien un être de chaird’où venait-Il, comment est-Il venu, et que faisait-Il sur la Terre à ce moment-là?
N’en déplaise à Jean Chrysostome, lorsque Jésus de Nazareth est venu sur Terre, Il a bien eu besoin d’un père (éh oui!) et d’une mère (ce qui est mieux connu!), comme «tout le monde»! Sa Généalogie est bien posée aux tous débuts des deux évangiles de Matthieu et de Luc et remonte jusqu’à David. D’où vient que celle de Melchisédechn’est pas mentionnée? Est-ce simplement parce qu’elle était inconnue du Rédacteur de la Genèse ou, tout simplement, comme l’affirme Paul, parce qu’Il n’en avait pas?
Bien sûr, nous "penchons" sérieusement pour la deuxième hypothèse.
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Confirmation de l’Identité de Melchisédech dans l’évangile
Réflexion:
L’on ne cesse de se poser des questions sur l'Identité de ce mystérieux Personnage. L’on dit souvent qu'il est un «Type du Christ». Mais l'examen approfondi de l'épître aux Hébreux nous confirme la validité de l’Intuition initiale:
Melchisédechest présenté comme le seul Personnage qui soutient la comparaison avec le Christ. Et ce n’est donc pas rien! Les Anges (vivant dans la Sphère Divine) sont écartés. Les êtres humains les plus considérés, en face de lui, ne tiennent pas non plus, qu'il s’agisse de Moïse, l’Instaurateur de la Loi, ou encore d’Abraham, le Père de la Foi. Donc Melchisédechn'est donc ni Ange ni un simple «homme normal», donc pas une créature.
Le verset 3 du chapitre 7 de l'épître aux Hébreux nous le confirme:
«qui est sans père, sans mère, sans généalogie,
qui n'a ni commencement de jour, ni fin de vie».
Trois Êtres déjà connus répondent à cette caractéristique, Dieu le Père, le Fils de Dieu Jésus, et le Saint Esprit. (Il en est d'autres dans le Divin mais encore largement inconnus sur la Terre.)
De plus, il est bien précisé que Melchisédechdemeure Souverain Sacrificateur à perpétuité.
Or Jésus, Lui aussi, l'est pour toujours depuis qu'Il l'est devenu par Serment...
Selon le Principe même du Sacerdoce, il ne peut y avoir deux Souverains Sacrificateurs, surtout s’ils le sont tous les deux «à perpétuité»!
Il n’y en a donc qu’Un.
Alors, n’avons-nous pas affaire à un unique Personnage sous deux Noms différents?
Melchisédech ne serait-il pas le Christ Lui-même?
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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:06

Et Jésusne nous l’aurait-Il pas Lui-même donné à comprendre?
En effet, parlant aux Juifs, Jésussemble bien le confirmer par ces/Ses Paroles:
««En Vérité, en Vérité, Je vous le dis, si quelqu'un garde Ma Parole, il ne verra jamais la mort.»
«Maintenant», lui dirent les Juifs, «nous savons que Tu as un démon. Abraham est mort, les Prophètes aussi, et {Toi} Tu dis : «Si quelqu'un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort.»»
«Es-Tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les Prophètes, eux aussi, sont morts. Qui prétends-Tu être?»
Jésus répondit: «Si Je Me glorifie Moi-même, ma gloire n'est rien. C'est Mon Père qui Me glorifie, Lui Que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas. Pour Moi, Je Le connais; et, si Je disais que Je ne Le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais Je Le connais, et Je garde Sa Parole.»
«Abraham, votre Père, a tressailli de Joie
de ce qu'il verrait Mon Jour. »
«Il l'a vu et il s'est réjoui.»
Les Juifs lui dirent: «Tu n'as pas encore cinquante ans, et Tu as vu Abraham!»
Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, Je vous le dis, avant qu'Abraham fût, Je suis
Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre Lui; mais Jésus Se cacha, et Il sortit du Temple.» - évangile de Jean, VIII, 51-59 -
Pour la compréhension de ce passage, il n’y a que deux explications possibles:
Soit Abraham est réincarné à l’époque de Jésus et fait donc partie de Ses Disciples, ce en quoi il a «vu Son Jour», c'est à dire Son Avènement sur Terre!
C’est, pour nous, l’interprétation la plus vraisemblable. Si c’est bien le cas, c’est l’un des Passages de l’Enseignement de Jésus où, «sans en avoir l’air», Il enseigne clairement – mais uniquement à qui veut bien l’entendre et ce que l’église catholique et bien d’autres ont omis de considérer -, la Réincarnation.
Soit – deuxième hypothèse («obligatoire» pour ceux qui refuse{raie}nt la Réincarnation) -, lorsqu’Abraham était Abraham, à un moment de sa vie, il a vu le Christ.
Le Livre de la Genèse nous raconte, en effet, l’extra-ordinaire Rencontre d'Abraham avec Melchisédech. La Rencontre d’Abraham avec le Christ?
Et si Abraham a alors vu le Christ (Jésus),c’est que le Christ était antérieurement incarné en Melchisédech! (Ce qui nous ramène à la Réincarnation!)
Possible aussi que la Parole de Jésus se réfère non à un seul des deux événements envisageables mais même aux deux!
La Parole:
«Avant qu'Abraham fût, Je suis.»
mérite, elle aussi, grandement que l’on s’y arrête ici.
Elle a, certes, déjà, en premier lieu, un Sens éminemment spirituel. Elle veut, bien sûr, déjà dire que Jésus en tant que Fils du Dieu éternel, issu de Dieu Lui-même, pré-existe, bien évidemment, à Abraham, simple esprit humain de genre «évolué», c’est-à-dire soumis à une évolution, issu du Genre Spirituel-Humain, et ayant eu, à ce titre, comme toutes les autres créatures, un commencement.
Mais elle peut aussi, précisément, faire allusion à la Rencontre d’Abraham avec Melchisédech et au fait que ce soit, comme le souligne l’Apôtre Paul dans son épître aux Hébreux, Melchisédech qui soit venu vers Abraham et non l’inverse.
Le tout premier Patriarche revenait, quant à lui, de la défaite des rois et, en Gratitude, désirait, probablement, donner la dixième partie de tout son butin à CeluiQui donne toutes les Victoires! La Dîme étant destinée à transiter par les Sacrificateurs, encore fallait-il qu'un Sacrificateur pût la recevoir des mains d'Abraham.
à cette époque, toutefois, le sacerdoce lévitique terrestre n'existait pas encore; il fallait donc que se trouve Quelqu'un du Sacerdoce céleste. Et comme Abraham occupait alors la plus haute Fonction spirituelle sur la Terre, il fallait lui envoyer le Personnage qui occupait la plus haute Fonction céleste dans les Cieux: le Grand-Prêtre-Roi: Melchisédech!
Abraham ne pouvant pas aller jusqu'au Temple céleste, il fallait, comme le dit l’Apôtre Paul, que ce Personnage vienne jusqu'à Abraham:
«Melchisédech (…) alla au-devant d'Abraham...», soit vint au devant d'Abraham (épître aux Hébreux VII, 2).
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La Rencontre d’Abraham avec Melchisédech par Rubens
«Melchisédech alla au-devant d’Abraham…»
La Venue de Melchisédech selon Samuel Aun Weor
Considérons, maintenant, ce que dit (extraits) Samuel Aun Weor de Melchisédechet essayons modestement ensemble de comprendre ce qu’il énonce:
«Et lorsque fut arrivé le temps du nombre de Melchisédech, le grand Receveur de Lumière, celui-ci alla au milieu des Æons et des Archontes, ceux qui sont confinés à la sphère et au Destin, et il enleva la purification de lumière de tous les Régisseurs des Æons et de tous les Archontes du Destin, ainsi que de ceux de la sphère, car il leur enleva ce qui les troublait, et il incita l'Activeur, qui est au-dessus d'eux, pour le faire tourner en cercle rapidement, et lui (l'Activeur), il enleva le pouvoir qui était en eux, le souffle de leur bouche, les larmes de leurs yeux et la sueur de leur corps».
Reconnaissons que ce qui précède n’est pas, d’emblée, d’une totale limpidité…
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Le Roi et Grand Prêtre Melchisédech
Mais considérons la suite:
«Melchisédech est le Génie planétaire de la Terre, duquel Jésus, le grand Kabire, a rendu témoignage.»
Où Jésusa-t-Il Lui-même rendu témoignage à Melchisédech?, voilà qui n’est, malheureusement, pas précisé.
«Melchisédech est le grand Receveur de la Lumière cosmique
Voilà une Notion intéressante, qui semble devoir être mise en relation avec sa Mission de «Grand Prêtre et Sacrificateur perpétuel».
«Melchisédech a un corps physique, il est un Homme ou, pour mieux dire, un Surhomme
Voilà qui est plus précis…
L’on en apprend un peu plus qu’avec Jean Chrysostome…
Le concept «Génie planétaire» peut être une autre formulation de «Être de la Terre» ou de «Grand-Prêtre» ou de «Sacrificateur»,etc., …
La suite est encore plus surprenante:


«Le royaume d'Agartha se trouve dans les profondes cavernes de la Terre; la Terre est creuse, et il y a tout un réseau de cavernes qui constitue l'Agartha.»


Une telle assertion en surprendra plus d’un (qui ne manquera pas de se vriller l’index sur la tempe…), mais pas tout le monde…
«Dans l'Agartha vit le Génie de la Terre avec un groupe de survivants de la Lémurie et de l'Atlantide
Et pourquoi pas?
«Les «Goros», puissants seigneurs de la Vie et de la Mort, travaillent avec Melchisédech
Il n’est malheureusement pas davantage précisé ici ce que sont les «Goros» [«Gourous» en espagnol?]
«Toute l'antique Sagesse des siècles a été gravée sur des pierres dans le Royaume d'Agartha
Dès lors où l’on admet l’Agartha cela semble vraisemblable…
«Quand Abraham revint, après la déroute des rois de Sodome et Gomorrhe, contre lesquels il s'était battu, il rencontra Melchisédech
Cela on le savait déjà… C’est dans la Bible!
«Melchisédech vivait alors dans une forteresse située à l'endroit où, plus tard, devait s'élever Jérusalem, la ville chère des prophètes.»
Ceci expliquerait l’appellation «Roi de Salem»
«Abraham donna à Melchisédech la Dîme de tout et les prémices, tel que le commande la Loi.»
Cela la Bible nous le dit aussi…, sauf que la Loi de Moïse n’existait pas encore à cette époque… - et donc pas encore la Loi réglant la Dîme -, mais il peut s’agir ici de la Loi dans un sens plus large…


«Melchisédech a un corps physique immortel.»


Carrément! Il est logique que l’on vive beaucoup plus longtemps dans la Terre, mais pour être terrestrement immortel il faudrait aussi que la Terre elle-même le soit… Toutefois, «immortel» ne signifie pas «éternel».
«L'on dit que Melchisédech et ses gens, ainsi qu'Abraham et ses gens, ont célébré, à cette occasion, la sainte Onction gnostique, avec le partage du Pain et du Vin.»
Il doit tout simplement s’agir là, hors langage ésotérique, en bon français actuel, de {la préfiguration de} la Cène
«C'est alors que Melchisédech a remis à Abraham le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Rien que cela!
«Ce Calice fut, beaucoup plus tard, apporté par la reine de Saba au roi Salomon. La reine de Saba soumit le roi Salomon à plusieurs épreuves avant de lui confier le divin Joyau.»
Voilà qui n’a pas l’air d’être dans la Bible [1].


«Le grand Kabire Jésusa célébré la Dernière Cène avec ce Calice sacré.»


Il semble que Samuel Aun Weor soit à peu près le seul à utiliser ce mot de «Kabire» au sujet de Jésus.
«Joseph d'Arimathie a recueilli dans ce Calice le Sang qui ruisselait du corps de l'Adorable, sur le mont des «têtes de mort» (Golgotha - Calvaire).»
Il existe d’autres Traditions qui affirment cela…
La suite offre des précisions sur ce qui serait advenu du «Graal» terrestre (En réalité, le véritable Graal est une Réalité purement spirituelle):
«Le Sénateur romain (apparemment, il s’agirait de Joseph d’Arimathie?) a caché le Calice et la Lance avec laquelle le soldat romain Longin a transpercé le flanc du Seigneur.


Lorsque la police romaine pénétra dans la maison du Sénateur, elle n'y trouva ni le Calice, ni la Lance. C'est pourquoi Joseph d'Arimathie fut enfermé pendant longtemps dans une prison.
Après être sorti de prison, Joseph d'Arimathie récupéra les saintes Reliques et s'en fut à Rome.


Il y rencontra, malheureusement, la persécution de Néron contre les Gnostiques chrétiens. Il voyagea alors sur la Méditerranée et, une nuit, en rêve, il fut visité par un Ange, qui lui dit: «Ce Calice a un grand pouvoir, car il a contenu le Sang du Rédempteur du monde. Apporte-le là-bas». Et l'Ange lui montra le temple de Montserrat, en Catalogne, province de l'Espagne.
Joseph d'Arimathie cacha le Calice et la Lance dans ce temple.
Le Saint Graal et la Lance du centurion romain Longin, se trouvent donc dans le Château du Graal, sur le Montsalvat transcendant.»


(…)
Suit une interprétation symbolique sur le Graal et la Lance:


«Le Calice symbolise la Yoni féminine et la Lance représente le Phallus des mystères grecs.
Dans le Calice et la Lance sont cachés les Mystères du Lingam-Yoni.»


(…)
Nous savons aussi que la Lancesignifie encore davantage, mais cela n’est pas l’objet de la présente contribution…
Revenons à Melchisédech:
«Le Génie de la Terre capte constamment la Lumière purificatrice, l'absorbe, l'attire à notre Monde terrestre pour aider les Âmes.»
(…)
Voilà qui, de nouveau, nous interpelle, car une telle assertion semble se relier à la Notion de «Sacrifice perpétuel».
«Melchisédech, en nous et pour nous, comme Seigneur de cette demeure planétaire où nous vivons, incite l'Activeur, qui est au-dessus d'eux, pour le faire tourner en cercle rapidement.»
(…) ( ?)
«Melchisédech répond pour toutes les Âmes de la Terre.»
Dans cette courte phrase se trouve l’idée que Melchisédechserait une sorte d’Intercesseur entre Dieu et les âmes humaines souvent fautives…
«Jésus, le grand Kabire, est, pour toujours, Prêtre selon l'Ordre de Melchisédech


«En effet, ce Melchisédech, Roi de Salem, Prêtre du Dieu Plus-Haut, qui se porta à la rencontre d'Abraham s'en retournant après la défaite des rois, et qui le bénit; à qui aussi Abraham donna la Dîme de tout, dont le Nom signifie d'abord «Roi de Justice» et qui est aussi Roi de Salem, c'est-à-dire, «Roi de Paix»; qui est sans père terrestre, sans mère terrestre, sans généalogie, dont les jours n'ont pas de commencement et dont la vie n'a pas de fin, mais qui est assimilé au Fils de Dieu, ce Melchisédech demeure Prêtre pour toujours.» (épître aux Hébreux, Chapitre VII, Versets 1-3).


(…)
«Melchisédech, le Génie de la Terre, doit purifier et re-purifier sans cesse les pouvoirs de ce Monde par des sacrifices et des transformations terribles.»


«Les grands cataclysmes sont nécessaires.»
«Melchisédech doit, ainsi, purifier les pouvoir s de l'Âme du Monde et apporter sa Lumière au Trésor de la Lumière.»


(…)


«Ceux qui ont réalisé le Grand-Œuvre le présentent aux Receveurs de Melchisédech
«Ceux qui ont réalisé le Grand-Œuvre entrent dans l'Ordre sacré de Melchisédech


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Cette littérature «gnostique» contient probablement des éléments de vérité, mais elle est, malheureusement, assez confuse et se réfère constamment à des éléments incompréhensibles (ici pour la plupart «sautés») pour le profane.
Toutefois, elle confirme que Melchisédech est à rechercher dans la Terre
Melchisédech vu par Anne-Catherine Emmerich
Anne-Catherine Emmerich, transcrite par l’écrivain italien Clemens Brentano, a donné de Melchisédech une description qui permettra de comprendre comment ce dernier est une figure judéo-chrétienne du Roi du Monde:


«Il inspirait le plus profond respect, et tous en sa présence devenaient graves et silencieux. Il me fut révélé que c’était un Ange sacerdotal et un Messager de Dieu. Il était envoyé pour fonder de saintes institutions: il conduisait les peuples, distribuait les races, et bâtissait les villes. Je l’ai vu en divers lieux, bien avant le temps d’Abraham; plus tard, je ne l’ai pas revu.» (Visions, III, 147).


Le Roi du Monde
En fait, Melchisédech, en tant qu’«Être de la Terre» ou «Génie de la Terre» habitant au Centre n’est autre que le «Roi du Monde».
Voici, maintenant, un extrait du livre «Le Roi du Monde» de René Guesnon:


«Le nom de Melchissédec, ou plus exactement Melki-Tsedeq, n’est pas autre chose que le nom sous lequel la fonction même du «Roi du Monde» se trouve expressément désignée dans la tradition judéo-chrétienne. Melchisédech est appelé roi de Salem, c’est-à-dire de la Paix


Pour Samuel Aun Weor «Salem» n’est autre que «Jérusalem». Pour René Guénon ce n’est pas le nom d’une ville, mais il laisse entendre que, symboliquement, ce nom «peut être regardé comme un équivalent du terme Agartha», ce qui, cette fois, s’accorde avec ce que dit Samuel Aun Weor en regard de la Présence de Melchisédechdans l’Agartha.
Pour tout ce qui concerne Melchisédech, «qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement ni fin de sa vie, mais qui est fait ainsi semblable au Fils de Dieu», qui demeure «Prêtre à perpétuité», c’est, dit-il, l’Apôtre Paul qui développe tout cela dans son Épître aux Hébreux.
Toujours selon René Guesnon, Melchisédech réunit le pouvoir royal et le pouvoir sacerdotal, et de même que Tula (ou «Thulé») est le nom que porte le «Centre premier et suprême» de l’humanité terrestre, de même Melchisédechest une figure «secondaire», en ce sens qu’elle appartient à une tradition secondaire, par rapport à la Tradition primordiale, du «Législateur primordial et universel» (Manu) [IManuel?] qui règne sur elle pendant toute la durée de ses différents cycles.
Car le Roi du Monde n’est pas un monarque, historique ou légendaire, il est essentiellement un Principe:


«L’Intelligence Cosmique qui réfléchit la Lumière spirituelle pure et formule la Loi propre aux conditions de notre monde ou de notre cycle d’existence».


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Re: Melchisédek selon les religions

Message  Arlitto le Dim 11 Sep - 8:06

Connu par les Orientaux sous le nom deMarkandé, le Roi du Monde est présenté dans la tradition judéo-chrétienne sous celui de Melchitsédek. Ce nom vient de l'hébreu ''Melek'' qui signifie «Roi» et de ''Tsedek'' qui veut dire «Justice». Il est donc «Roi de Paix et de Justice», puisque, selon la Bible, il règne sur la ville de Salem, qui est, pour René Guénon, un nom symbolique. «Shalom» veut dire «Paix» en hébreu; or René Guénon laisse entendre que, symboliquement, «Salem ou Shalom peut être regardé comme un équivalent du terme Agartha».
Et il rappelle que, «dans son Épître aux Hébreux, Saint-Paul dit qu'il est sans père, sans mère, sans généalogie, qu'il n’a ni commencement ni fin de sa vie, et qu'il est ainsi rendu semblable au Fils de Dieu».
«L'idée d'un personnage qui est Prêtre et Roi tout ensemble n'est pas une idée très courante en Occident, bien qu'elle se trouve, à l'origine même du christianisme représentée d'une façon frappante par les "Rois-Mages"; même au moyen âge, le pouvoir suprême (selon les apparences extérieures tout au moins) y était divisé entre la Papauté et l'Empire. Une telle séparation peut être considérée comme la marque d'une organisation incomplète par en haut, si l'on peut s'exprimer ainsi, puisqu'on y voit pas apparaître le principe commun dont procèdent et dépendent régulièrement les deux pouvoirs; le véritable pouvoir suprême devait se trouver ailleurs. En Orient, le maintien d'une telle séparation au sommet même de la hiérarchie est, au contraire, assez exceptionnel...»
«Le titre de "Roi du monde", pris dans son acception la plus élevée, la plus complète et en même temps la plus rigoureuse, s'applique proprement à Manu [IManuel?], le Législateur primordial et universel. »
«Le "Roi du Monde" doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice, (...) fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d'"équilibre" ou d'"harmonie", ce que rend précisément en sanscrit le terme Dharma: ce que nous entendons par là, c'est le reflet, dans le monde manifesté, de l'immu(t)abilité du Principe suprême.»
Le Roi du Monde et Shamballah
Selon certains auteurs, le Roi du Monde incarne l'énergie de Shamballah. Il est l'Être le plus puissant de la Terre, car «tout en résidant dans l'Agartha, au centre de notre planète, il vit et respire en même temps dans le Cœur du Soleil.»
À ce sujet, nous avons aussi déjà vu plus haut que Sédir désigne Melchisédechnon seulement comme le «Roi de Justice» mais aussi comme le «Fils du Soleil Rouge».
Ce Soleil rouge ressemble, "comme deux gouttes d’eau", au [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] vu par Olaf Jansen et son père… (Voir le livre [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] chez [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].)
C'est Melchisédech qui, à la fin du Kali Yuga, doit ouvrir à l'humanité le grand Livre de la Connaissance, qui contient toutes les archives de notre passé aussi bien que de notre futur. Il contrôle cette extraordinaire substance que les Initiés nomment «l'énergie du Ka», alimentant le «Vril», et qui provient de notre Soleil central, siège de l'«Intelligence multidimensionnelle», et il en assure la redistribution à l'humanité.
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Le Roi du Monde
Le
 Roi du Monde selon Ferdynand Ossendowski
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Ferdynand Ossendowski
Dans son livre «Bêtes, hommes et Dieux» , au sujet du Roi du Monde, l’explorateur Ferdynand Ossendowski rapporte ceci:
«Pendant mon séjour à Ourga, j'essayai de trouver une explication à cette légende du Roi du Monde...» (…)
«Arrêtez! murmura mon guide mongol, un jour que nous traversions la plaine près de Tzagan Luk. Arrêtez!»
Il se laissa glisser du haut de son chameau qui se coucha sans qu'il eût besoin de lui en donner l'ordre. (...)
«Avez-vous vu, me demanda le Mongol, comme nos chameaux remuaient les oreilles de frayeur, comme le troupeau de chevaux sur la plaine restait immobile et attentif et comme les moutons et le bétail se couchaient sur le sol? Avez-vous remarqué que les oiseaux cessaient de voler, les marmottes de courir et les chiens d'aboyer? L'air vibrait doucement et apportait de loin la musique d'un chant qui pénétrait jusqu'au cœur des hommes, des bêtes et des oiseaux. La Terre et le Ciel retenaient leur haleine. Le vent cessait de souffler; le Soleil s'arrêtait dans sa course. En un moment comme celui-ci, le loup qui s'approche des moutons à la dérobée fait halte dans sa marche sournoise; le troupeau d'antilopes apeurées retient son élan éperdu; le couteau du berger prêt à couper la gorge du mouton lui tombe des mains; l'hermine rapace cesse de ramper derrière la perdrix salga sans méfiance. Tous les êtres vivants pris de peur, involontairement tombent en prières, attendant leur destin. C'était ce qui se passait maintenant. C'était ce qui se passait toutes les fois que le Roi du Mondeen Son Palais souterrain, prie, cherchant la destinée des peuples de la Terre.»
«Par une nuit d'hiver, plusieurs cavaliers arrivèrent au monastère et demandèrent que tous les Gelongs et les Getuls, avec le Houtouktou et le Kanpo à, leur tête se réunissent dans cette pièce. Alors un des étrangers monta sur le trône et enleva son bachlyk, c'est-à-dire sa coiffure. Tous les lamas tombèrent à genoux, car ils avaient reconnu l'Homme dont il avait été question depuis longtemps dans les bulles sacrées du Dalaï-Lama, de Tashi lama et du Bogdo khan. C'était l'Homme à qui appartient le Monde entier, qui a pénétré tous les mystères de la Nature. Il prononça une courte prière en thibétain (sic), bénit tous les auditeurs, puis fit des prédictions pour le demi-siècle qui vient. C'était il y a trente ans et, dans l'intervalle, toutes les Prophéties se sont réalisées. Pendant ses prières, devant le petit autel, dans la salle voisine, la porte que vous voyez s'ouvrit toute seule, les cierges et flambeaux devant l'autel s'allumèrent spontanément, et les encensoirs sacrés, sans feu, envoyèrent dans l'air des flots d'encens qui remplirent la pièce. Puis, sans avertissement, le Roi du Monde et ses compagnons disparurent.»
«Quand il sort du temple, le Roi du Monde rayonne de la Lumière divine.» «La capitale d'Agharti est entourée de villes où habitent des grands prêtres et des savants. Elle rappelle Lhassa où le palais de Dalaï-Lama, le Potala, se trouve au sommet d'une montagne recouverte de temples et de monastères. Le trône du Roi du Monde est entouré de deux millions de dieux incarnés. Ce sont les saints panditas. Le palais lui-même est entouré des palais des Goiros qui possèdent toutes les forces visibles et invisibles de la terre, de l'enfer et du ciel et qui peuvent tout faire pour la vie et la mort des hommes.»
à noter ici que les que les «Goiros» de Ferdynand Ossendowskisemblent être la même chose que les «Goros» de Samuel Aun Weor …
«Il n'est pas juste que le Bouddhisme et notre Religion jaune le cachent. La reconnaissance de l'existence du plus Saint et du plus puissant des hommes, du Royaume bienheureux, du grand Temple de la Science sacrée est une telle consolation pour nos cœurs de pécheurs et nos vies corrompues que le cacher à l'humanité serait un péché.» (…)
Le lama Turgut, qui fit le voyage d'Ourga à Pékin avec moi, me rapporta ce qui suit:
«La capitale de l'Agartha est entourée de villas où habitent les grands prêtres et sages. Elle rappelle Lhassa, où le palais du Dalaï Lama se dresse au sommet d'une montagne avec tout autour des temples et des monastères. Le Palais du Roi du Monde est donc entouré de Temples où siègent les Gourous, qui contrôlent les forces visibles et invisibles du Monde, et qui tiennent entre leurs mains la vie et la mort des hommes.»
à noter ici, encore une fois, que les «Goros» de Samuel Aun Weor semblent être la même chose que les «Gourous» de Ferdynand Ossendowski…
«Si notre folle humanité ne met pas un terme à ses guerres, ils sont capables de transformer la surface de la Terre en un vaste désert. Ils peuvent assécher une mer, faire d'un continent un océan, réduire une montagne à sa plus simple expression. Un mot, un signe, un commandement, et les arbres, les herbes, les buissons se mettent à pousser, des hommes vieux et faibles redeviennent jeunes et vigoureux, les morts ressuscitent. Dans d'étranges véhicules, inconnus de nous, ils franchissent à des vitesses incroyables les tunnels souterrains qui séparent une ville d'une autre.»
Cela rappelle certaines descriptions du «Dieu dans la Fumée»


«Les pontifes d'Ourga et de Lhassa ont envoyé à plusieurs reprises des ambassadeurs auprès du Roi du Monde, mais il leur fut impossible de le découvrir.»


Le Roi du Monde selon Saint-Yves d’Alveydre
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St-Yves d'Alveydre
De son côté, dans son livre posthume «La Mission de l’Inde en Europe», publié en 1886, l’écrivain Saint-Yves d’Alveydre s’est aussi exprimé au sujet du Roi du Monde ainsi qu’au sujet du royaume souterrain de l'Agart{t}ha.
à propos du Roi du Monde, René Guénon a fait remarquer que Saint-Yves d’Alveydre parlait d'un "Souverain Pontife" (différent d’un «Roi») et ajouta:
«Cette dernière réserve à part, ce qu'il dit complète ce que dit de son côté Ossendowski; il semble que chacun d'eux n'ait vu que l'aspect qui répondait le plus directement à ses tendances et à ses préoccupations dominantes, car, à la vérité, il s'agit ici d'un double Pouvoir, à la fois sacerdotal et royal.»
Remarquons, à ce sujet, que le titre de «Souverain Pontife» donné aux papes par eux-mêmes est un manifeste abus de langage


«Aux grandes heures de prière, pendant les célébrations des mystères cosmiques, bien que les hiérogrammes sacrés ne soient murmurés qu'à voix basse dans l'immense coupole souterraine, il s'accomplit à la surface de la terre et dans les Cieux un phénomène acoustique étrange.
Les voyageurs et les caravanes qui errent au loin dans les rayons du jour ou dans les clartés nocturnes s'arrêtent, hommes et bêtes, anxieux écoutant.»


«Les bibliothèques qui renferment le véritable corps de tous les arts et de toutes les sciences antiques depuis cinq cent cinquante-six siècles, sont inaccessibles à tout regard profane et à tout attentat.» (...)
«Seul, le Souverain Pontife de l'Agarttha avec ses principaux assesseurs, (...) rassemble tout entier dans sa totale connaissance, dans sa suprême initiation, le caractère sacré de cette bibliothèque planétaire.»
«Excepté les plus hauts Initiés personne n'a jamais vu face à face le Souverain Pontife de l'Agarttha


L'Agart(t)ha
L’Agartha est, selon René Guesnon, «le Centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux êtres humains lorsque l’humanité est entrée, il y a environ 6.000 ans, dans le Kali-Yuga, ce cycle d’obscurcissement et de confusion qui est le nôtre.»
Ce Centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent «extérieurement» s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, à leur tour, progressivement devenus inaccessibles, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction. C’est ainsi que l’ésotérisme existe.
Cela rappelle la parole de Platon - un authentique Initié - au sujet du Soleil central:
«Il est le Dieu qui trône au Centre, sur le Nombril de la Terre,
et il est l’Interprète de la Religion pour toute l’humanité».
Saint-Yves d’Alveydre affirme:


«Le territoire sacré de l'Agarttha est indépendant, synarchiquement organisé et composé d'une population s'élevant à un chiffre près de de vingt millions d'âmes.»
«Ce nom, l'Agarttha, signifie insaisissable à la violence, inaccessible à l'anarchie.»
«Autour du territoire sacré et de sa population si considérable déjà, s'étend une confédération synarque de peuple, dont le total s'élève à plus de quarante millions d'âmes.
C'est à ce bouclier qu'auraient affaire tout d'abord les conquérants européens, qui demanderaient en vain à la force ce qu'une Alliance loyale pourrait seule leur donner.»


«L'Agarttha tout entière est une image fidèle du Verbe éternel à travers toute la Création.»
«La prière dans l'Agarttha unit dans un même Amour et dans une même Sagesse tous les Cultes qui préparent dans l'Humanité les conditions de son retour cyclique à la Loi divine de son organisation.»
«Il faut prendre tout l'ésotérisme des sciences naturelles, humaines, cosmogoniques et divines, non dans des auteurs discutables, mais dans les Universités où elles se sont conservées authentiquement, et parmi ces dernières, l'Agarttha est la plus importante.»
« Excepté les plus hauts initiés, personne n'a jamais vu face à face le Souverain Pontife de l'Agartha.
Pourtant, dans certaines cérémonies bien connues, à Jaggrenat, par exemple, il apparaît aux yeux de tous dans Ses splendides vêtements.
Monté sur son éléphant blanc, il ruisselle, depuis sa tiare jusqu'à Ses pieds, d'une lumière éblouissante qui aveugle tout regard, dans les scintillements semblables qui L'entourent.
Mais il est impossible de distinguer Ses traits parmi ceux des autres pontifes, car une frange de diamants réfléchissant tous les feux du Soleil voile Son visage d'un flamboiement.»


- Saint-Yves d’Alveydre: La Mission de l'Inde - Éditions Dorbon-Aîné - Paris 1910 -
À noter que dans «Les contes des Mille et une nuits», en en particulier dans la section consacrée aux «Voyages de Sindbad le Marin» se trouve un passage, dans le 6ème voyage, qui rappelle étonnamment la description du Roi du Monde faite ci-dessus par l’écrivain Saint-Yves d’Alveydre.
Les Lettres de Pierre & Melchisédech
Dans «Les Lettres de Pierre», Lettres du 12 et du 22 Septembre 1918, Pierre, de là où il est (il a perdu la vie physique sur le front de l’Argonne le 8 Janvier 1915), instruit sa mère sur Melchisédech:
Lettre du 12-9-1918 (page 21 du Volume 1, aux éditions Fernand Lanore):


«Melchisédech a été une « première Incarnation de la Parole».
«Le Passage de Dieu sur la Terre n’a pas été compris par les hommes».
«Melchisédech et le Christ a été(je mets volontairement le singulier) l’Essence divine faite chair».
«Effectivement, Melchisédech a été une première Incarnation du Christ».


Difficile d’être plus clair!
Lettre du 22-9-1918 (pages 37 et 38 du Volume 1):
«Je t’ai dit que la venue de Melchisédechavait été une première Tentative de Dieu, pour appeler à Lui Ses créatures que la vie et la liberté qu’Il leur a laissées entraînaient vers l’oubli de Son Amour et de Sa Puissance; mais que ce Melchisédechavait été incompris, que Sa Mission était restée inféconde; en somme que ce premier séjour de Son Amour dans la chair avait été pour Dieu un échec… Mais oui, Dieu peut échouer quand Il Se heurte à la volonté humaine. Et c’est là une des preuves de ce que je te disais l’autre jour: Dieu a créé des Lois (des Règles en quelque sorte) et Il ne les viole pas Lui-Même.
En effet, DieuTout-PuissantMaître de l’Univers, pourrait obliger l’homme à Lui obéir; mais Dieu n’a pas voulu de cette obéissance d’esclave, sans valeur devant Son Amour, Il a créé l’homme libre.»
Bien sûr, le concept d’«échec» est ici tout relatif, car, en réalité, le c’est aux êtres humains que l’échec incombe et non à Dieu


«Melchisédech fut donc un premier appel, resté sans réponse. La Patience de Dieu est infinie: Dieu nous envoya le Christ, Sa Parole créatrice, sous la forme du Parfait-Amour
«Toute la Mission du Christ fut un appel à l’Amour de l’homme pour son Créateur, en reconnaissance de l’Amour de Dieu pour Sa créature.»


«Melchisédech, venu sans père ni mère au milieu des hommes, avait échoué dans Son Œuvre. Dieu voulut qu’Emmanuel eut une mère; l’Amour-Parfait devait connaître l’amour humain le plus semblable à Lui-Même; dans Sa chair, Il eut une mère, une Maman…, comme les tendres mamans de Ses frères, les hommes dans la chair».
à noter, ici, que Emmanuel - ou, encore mieux, Imanuel - ne doit, toutefois, pas être confondu avec Jésus, mais c’est encore une «autre Histoire»…
Retour à Anne-Catherine Emmerich
Environ un siècle plus tôt, des Visions nombreuses et précises avaient été envoyées pendant des années à Anne-Catherine Emmerich. L’écrivain Clemens Brentano recueillit, mit en ordre et publia ces Visions sous le titre de:
La vie de N.S. Jésus-Christ (en six volumes)
Il est question de Melchisédech dans le Tome I, pages 73, 126 à 128, 210, dans le Tome II, pages 15, 167, 355, dans le Tome III, Introduction page XV, page 33, dans le Tome V, pages 102 et 406.
Selon les Visions montrées à Anne-Catherine Emmerich:


«Melchisédech, «le grand Prêtre-Roi», est «né sans père ni mère».
«Il avait moins que le divin Sauveur l’apparence d’un humain».
«Partout où Melchisédech arrivait, Il agissait en Maître».
«Je n’ai jamais vu avec Lui personne Qui Lui ressemblât, parents ou prêtres».


«à l’époque des grandes migrations humaines dans la région, «Dieu avait envoyé Melchisédech aux meilleures familles, afin de les conduire, de les relier entre elles, de leur donner des terres, des établissements, enfin de les conserver, et d’autant plus purs qu’ils devaient avoir une part plus directe à la Grâce de la Promesse.»
«Melchisédech n’avait été qu’un type imparfait de la Grâce de la Promesse, alors éloignée, et à présent presque complètement réalisée; le Sacrifice du Painet du Vinque Melchisédech avait inauguré devait être réalisé, perfectionné, enfin conservé jusqu’à la fin du Monde sous cette forme nouvelle.» (Vision d’un Enseignement du Christ envoyée à A.C. Emmerich.)


«Eliud connaissait le sacrifice du Pain et du Vin et Melchisédech. Comme il ne savait quelle idée se faire de Jésus, il Lui demanda s’il n’était pas un autre Melchisédech.
Jésus: - «Non, Melchisédech devait figurer le sacrifice, et Moi, Je dois l’accomplir».
À ce sujet, le philosophe Jacques Atlan [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] écrit:


«Au cours de ces Visions reçues depuis son enfance par Anne-Catherine Emmerich, Le Christ dit que Melchisédech a institué le Sacrifice sacré du Painet du Vinet que Lui doit accomplir ce Sacrifice, le Pain, cette fois, devenant Sa propre Chair offerte à la douleur et à la mort, le Vin devenant Son propre Sang répandu, versé pour que les êtres humains, cette fois, comprennent que Dieules aime au point de donner pour eux la Vie de Celui Qui S’Est Incarné et a assumé la condition d’être mortel et souffrant, et maltraitable.
Les Visions envoyées à Anne-Catherine Emmerich permettent de retrouver bien d’autres aspects encore de ce que furent la vie et l’œuvre de Melchisédech. Mais la comparaison entre ce que ces Visions apportent et ce que Pierre Monnier dira un siècle plus tard dans ses lettres à sa mère peut déjà constituer un assez long objet de méditation.


Melchisédech est né sans père ni mère; Il n’avait pas de famille ni personne qui Lui ressemblât. Le Christ, Lui, avait aussi un père terrestre humain (ce qui est peu connu) et une mère humaine, Marie de Nazareth (elle bien connue).»
Et Jacques Atlan ajoute:
«Le degré d’incarnation était en quelque sorte plus profond chez Jésusque chez MelchisédechJésus a eu une mère, il a connu, ressenti et fait ressentir des sentiments extrêmement forts ; il a connu la douleur, la mort physique. «Il n’y a pas d’Amour plus grand que celui-ci : donner sa vie pour ceux qu’on aime», dira Jésus dans l’évangile de Jean. Beaucoup d’êtres humains ont pu comprendre ainsi l’Amour de Dieu pour eux: la Divinité incarnée en un être humain allait jusqu’à faire connaître la douleur, l’angoisse et la mort à cet être humain. Cet être humain qui est en même temps Dieu a été capable de donner Sa vie pour ceux qu’Il aime. Le Message d’Amour, qui n’était pas parvenu à «passer» lors de l’incarnation moins profonde qui avait occasionné la venue sur Terre de Melchisédech, cette fois, a pu atteindre un nombre considérable d’humains.»
«Anne-Catherine Emmerich, qui a révélé plus de cent ans avant la découverte des Manuscrits de la Mer Morte l’importance des Esséniens et le sens de leur action pendant des siècles (préparer certaines familles juives «à part», c’est l’un des sens du mot «Esséniens» ou «Askaréniens», afin qu’un jour une jeune fille juive puisse être ce qu’a été Marie), montre à de nombreuses reprises que le Christ savait les douleurs et les angoisses qui allaient L’assaillir. Il a prévenu de cela un certain nombre de Ses proches. Plusieurs personnes âgées, par exemple Joseph, ont connu la Grâce de mourir avant les épreuves de la crucifixion, parce que cela aurait été trop dur à supporter pour elles.»


«Si le grain ne meurt», il ne porte pas de fruit. Jésus a été longuement préparé à cette mort pour les humains, à donner Sa vie pour les humains. De cette façon l’Appel aux humains (lancé par la Divinité), Appel qui n’avait pas été entendu lors de la venue de MelchisédechRoiGrand Prêtre, agissant partout en Maître, cet Appel a pu toucher un grand nombre d’êtres humains. Oui, Dieu nous aime. Et par le Christ mort pour nous et ressuscité Il nous dit, comme chez Verlaine (Sagesse, 2ème partie, IV, 1):
«Mon Dieu m’a dit: Mon fils, il faut m’aimer».


Conclusion: Le Roi de l’Intérieur et le Roi de l’Extérieur
Peut-on catégoriquement affirmer que Jésus et Melchisédech ne font qu’Un? Nous voulons, dans cette conclusion, ne pas répondre à la place de chaque lecteur mais le renvoyer à sa propre Intuition. Seule une Conviction vivante peut, en effet, être profitable à chaque chercheur de Vérité et non l’acceptation d’un dogme ou des opinions d’autrui.
Toutefois, la parfaite compréhension au sujet de Melchisédechest intimement liée aux assertions suivantes, qui, elles aussi, doivent être intérieurement vérifiées par chaque chercheur:
Dieu le Père a deux Fils. Le Fils né dedans et le Fils né dehors. Les Deux sont FrèresJésus, Qui, tandis qu’Il était présent à la surface de la Terre, a dit: «Mon Royaume n’est pas de ce Monde» est le Roi du Monde Intérieur, tandis que Son Frère Imanuel, le Saint Esprit, est le Roi du Monde Extérieur.
Bien sûr, Melchisédech est en relation avec Jésus, puisqu’Il est Jésus, mais Jésus sans Son Noyau Divin.
Il est aussi Celui à Qui incombe le «Sacrifice perpétuel», dont nous reparlerons…
Il semble bien, du reste, qu’Il soit aussi en relation avec le Roi Imanuel
Le Roi du Monde extérieur, précisément, l’humanité du Monde extérieur, à la surface de la Terre, ne L’a pas encore reconnu, pas plus qu’elle n’a reconnu Jésus en Melchisédech
De ce fait, il n’est pas utile d’en dire ici davantage. Ceux qui veulent, un jour prochain, être admis dans le Royaume de Dieu sur Terre devront bien reconnaître leur Roiavant d’être admis à pénétrer dans Son Royaume
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