39-45, la face cachée du Vatican

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39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:47

39-45, la face cachée du Vatican 



En plein cœur de la Seconde Guerre Mondiale, le pape doit guider les catholiques dans l'une des périodes les plus noires de l'histoire. Dans le plus grand secret, Hitler a mis son plan macabre à exécution à l'encontre de tous les juifs d'Europe. Pourtant le pape Pie XII, l'homme le plus informé de la planète, est au courant. Alors que le monde entier attend un geste, une parole qui condamnerait ces atrocités, le pape s'enferme dans le silence. Il va choisir de se taire sur les crimes nazis perpétués dans toute l'Europe, parfois sous les fenêtres mêmes du Pape comme en 1943 où le Ghetto de Rome est vidé et déporté sans réaction papale officielle. Pourtant, à première vue, tout oppose nazisme et catholicisme. Le Vatican semble même une institution au-delà de tout.

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:48

Hitler sur la religion

Sélection des Propos de table de Hitler

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Je pense que l'homme qui contemple l'univers avec ses yeux grand ouverts est l'homme qui possède le plus grand élan de piété naturelle; pas au sens religieux, mais au sens d'une harmonie intime avec les choses.

A la fin du siècle dernier, égaré par les progrès de la science et de la technique, le libéralisme a proclamé la domination de l'homme sur la nature, et annoncé que bientôt il dominerait l'espace. Mais il suffit d'un simple ouragan -- et tout s'effondre comme un château de cartes!

En tous cas, nous apprendrons à connaître les lois qui régissent la vie, et la connaissance des lois naturelles nous guidera dans la voie du progrès. Quant au pourquoi de ces lois, nous n'en saurons jamais rien. C'est ainsi, et notre entendement ne peut concevoir d'autres plans.

L'homme a découvert dans la nature la notion merveilleuse de cet être tout-puissant dont il adore la loi.

Au fond de chaque être il y a le sentiment de cette toute-puissance, que nous appelons Dieu (c'est-à-dire, la domination des lois naturelles dans tout l'univers). Les prêtres, qui ont toujours su exploiter ce sentiment, menacent de châtiments celui qui refuse d'accepter le credo qu'ils imposent.

Quand on suscite chez un enfant la peur de l'obscurité, on éveille en lui un sentiment de peur atavique. Ainsi cet enfant sera dominé toute sa vie par cette peur, alors qu'un autre enfant, élevé intelligemment, en sera préservé.

On dit que tout homme a besoin d'un refuge où il puisse trouver consolation et aide dans le malheur. Je n'en crois rien! Si l'humanité suit cette voie, c'est uniquement une question de traditions et d'habitudes. C'est d'ailleurs là une leçon que l'on peut tirer du front bolchevique. Les Russes n'ont pas de Dieu, et cela ne les empêche pas de savoir mourir!

Nous ne voulons éduquer personne dans le sens de l'athéisme.

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Le coup le plus dur qui ait jamais frappé l'humanité fut l'avènement du christianisme. Le bolchevisme est un enfant illégitime du christianisme. Tous deux sont des inventions du Juif. C'est par le christianisme que le mensonge délibéré en matière de religion a été introduit dans le monde. Le bolchevisme pratique un mensonge de même nature quand il prétend apporter la liberté aux hommes, alors qu'en réalité il ne veut faire d'eux que des esclaves. Dans le monde antique, les relations entre les hommes et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C'était un monde éclairé par l'idée de tolérance. Le christianisme fut la première croyance dans le monde à exterminer ses adversaires au nom de l'amour. Sa marque est l'intolérance.

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Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain.

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La terre continue de tourner, que ce soit l'homme qui tue le tigre ou le tigre qui mange l'homme. Le plus fort s'impose, c'est la loi de la nature. Le monde ne change pas, ses lois sont éternelles.

Il y en a qui disent que le monde est mauvais et qu'ils désirent quitter cette vie. Pour ma part, j'aime ce monde! Si ce désir de mourir est dû à un chagrin d'amour, je donne au désespéré le conseil de patienter durant une année. Les consolations viendront. Mais si un être humain désire mourir pour une toute autre raison que celle-là, alors qu'il meure, je ne l'en empêche pas. J'attire simplement l'attention sur le fait qu'on ne peut échapper complètement à ce monde. Les éléments dont notre corps est constitué appartiennent au cycle de la nature, et quant à notre âme, il est possible qu'elle puisse retourner dans les limbes, jusqu'à ce qu'elle ait l'occasion de se réincarner. Mais cela me contrarierait si tout le monde voulait en finir avec la vie.

Pour rendre aux hommes la mort plus facile, l'Eglise leur tend l'appât d'un monde meilleur. Nous nous bornons, pour notre part, à leur demander de façonner dignement leur vie. Il leur suffit pour cela de se conformer aux lois naturelles. Inspirons-nous de ces principes, et à la longue nous triompherons de la religion.

Mais il n'est pas question que le national-socialisme se mette un jour à singer la religion en établissant une forme de culte. Sa seule ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui ne soit rien de plus qu'un hommage à la raison.

Notre devoir est d'enseigner aux hommes à voir ce qu'il y a de beau et de vraiment merveilleux dans la vie, et à ne pas devenir prématurément aigris et hargneux. Nous voulons jouir pleinement de ce qui est beau, nous y agripper -- et éviter, autant que possible, tout ce qui peut nuire à nos semblables.

Si aujourd'hui je fais du mal aux Russes, c'est pour ne pas leur donner l'occasion de nous en faire à nous. [Voir 

[ltr]Le plan de Staline pour conquérir l'Europe[/ltr]

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Dieu n'agit pas différemment, il jette brusquement les masses de l'humanité sur la terre, et il laisse à chacun le soin de trouver son propre salut. Les hommes se dépossèdent les uns les autres, et on s'aperçoit en fin de compte que c'est toujours le plus fort qui triomphe. N'est-ce pas là l'ordre de choses le plus raisonnable?

S'il en était autrement, rien de bien n'aurait jamais existé. Si nous ne respections pas les lois de la nature, en imposant notre volonté par le droit du plus fort, un jour viendrait où les animaux sauvages nous dévoreraient à nouveau -- ensuite les insectes mangeraient les animaux sauvages, et finalement seuls les microbes subsisteraient sur terre.

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En essayant de voir les choses à longue échéance, est-il concevable qu'on puisse fonder quoi que ce soit de durable sur le mensonge? Quand je pense à l'avenir de notre peuple, je dois regarder plus loin que les avantages immédiats, même si ces avantages devaient durer trois cent, cinq cent ans, ou plus. Je suis convaincu que tout pacte avec l'Eglise ne peut offrir qu'un bénéfice provisoire, car tôt ou tard l'esprit scientifique fera apparaître le caractère nuisible d'un tel compromis. L'Etat aurait ainsi basé son existence sur une fondation qui un jour s'effondrera.

Un homme cultivé conserve le sens des mystères de la nature et s'incline devant l'inconnaissable. Un homme inculte, en revanche, court le risque de passer à l'athéisme (qui est une régression à l'état animal) dès qu'il s'aperçoit que l'Etat, par pur opportunisme, se sert d'idées fausses en matière de religion, alors que dans les autres domaines il base tout sur la science pure.

C'est pourquoi j'ai toujours tenu le Parti à l'écart des questions religieuses. J'ai ainsi évité que mes partisans catholiques et protestants se dressent les uns contre les autres et que par mégarde ils s'assomment mutuellement à coups de bible et de goupillon. Ainsi ne nous sommes-nous jamais mêlés du culte de ces Eglises. Et si cela a momentanément rendu ma tâche un peu plus difficile, du moins n'ai-je ainsi jamais couru le risque d'apporter de l'eau au moulin de mes adversaires. L'aide que nous aurions provisoirement retirée d'un concordat serait rapidement devenue une charge pour nous. De toute façon, le principal est d'être habile dans cette matière et de ne pas rechercher un conflit là où il peut être évité.

Etant alourdis par un passé de superstition, les hommes ont peur des choses qu'ils ne peuvent pas, ou ne peuvent pas encore, s'expliquer -- c'est-à-dire de l'inconnu. Si quelqu'un a des besoins d'ordre métaphysique, je ne peux pas le satisfaire avec le programme du Parti. Le temps s'écoulera jusqu'au moment où la science pourra répondre à toutes les questions.

Il n'est donc pas opportun de nous lancer maintenant dans un combat avec les Eglises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d'apaisant. Le dogme du christianisme s'effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu'à prouver que dans la nature il n'existe aucune frontière entre l'organique et l'inorganique. Quand la connaissance de l'univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d'absurdité.

A l'origine, la religion était simplement un appui pour les communautés humaines. C'était un moyen, pas une fin en soi. C'est seulement peu à peu qu'elle s'est transformée dans ce sens, en vue de maintenir la domination des prêtres, qui ne peuvent vivre qu'au détriment de la société.

Les prescriptions d'ordre hygiénique que donnaient la plupart des religions ont contribué à la fondation des communautés organisées. Les préceptes ordonnant aux gens de se laver, d'éviter certaines boissons, de jeûner à certaines dates, de faire de l'exercice, de se lever avec le soleil, de monter au sommet du minaret -- tout cela était des obligations conçues par des gens intelligents. L'exhortation de lutter avec courage s'explique aussi d'elle-même. Remarquons à ce propos qu'en contrepartie on promettait au musulman un paradis peuplé de filles sensuelles, où le vin coulerait à flots, un véritable paradis terrestre. Les chrétiens, en revanche, se déclarent satisfaits si on leur permet de chanter des alléluias après leur mort! Tous ces éléments ont contribué à former les communautés humaines. C'est à ces particularités que les peuples doivent leur caractère actuel.

Le christianisme, bien sûr, a atteint le sommet de l'absurdité à cet égard. Et c'est pour cela qu'un jour sa structure s'effondrera. La science a déjà imprégné l'humanité. Ainsi, plus le christianisme s'accrochera à ses dogmes, plus vite il déclinera.

Mais il faut demeurer attentif à un autre aspect du problème. Il est possible de satisfaire les besoins de la vie intérieure par une communion intime avec la nature, ou par la connaissance du passé. Seule une minorité, cependant, au stade actuel du développement de l'esprit, peut éprouver le respect qu'inspire l'inconnu, et satisfaire ainsi les besoins métaphysiques de l'âme. L'humanité moyenne a les mêmes besoins, mais ne peut les satisfaire que par des moyens élémentaires. Cela est particulièrement vrai pour les femmes, tout comme pour les paysans qui assistent impuissants à la destruction de leur récolte. L'être simpliste est assoiffé de croyance, et s'y accroche obscurément de toutes ses forces.

Personne n'a le droit de priver les gens simples de leurs certitudes enfantines avant qu'ils n'en aient acquis d'autres plus raisonnables. En fait, il est très important que la croyance supérieure soit bien installée en eux avant que la croyance inférieure soit effacée. Nous devrons finalement parvenir à cela. Mais cela ne servirait à rien de remplacer une vieille croyance par une nouvelle qui ne ferait que prendre la place laissée vide par la précédente.

Il me semble que rien ne serait plus insensé que de rétablir le culte de Wotan. Notre vieille mythologie avait cessé d'être viable lorsque le christianisme s'est implanté. Ne meurt que ce qui est prêt à mourir. A cette époque le monde antique était partagé entre les systèmes philosophiques et le culte des idoles. Or il n'est pas souhaitable que l'humanité entière s'abêtisse -- et le seul moyen de se débarrasser du christianisme est de le laisser mourir petit à petit.

Un mouvement comme le nôtre ne doit pas se laisser entraîner dans des digressions métaphysiques. Il doit s'en tenir à l'esprit de la science exacte. Ce n'est pas la fonction du Parti que d'être une contrefaçon de la religion.

Si, au terme de mille ou deux mille ans, la science arrive à la nécessité de renouveler ses points de vue, cela ne signifiera pas que la science est mensongère. La science ne peut pas mentir, car elle s'efforce toujours, selon l'état des connaissances du moment, de déduire ce qui est vrai. Quand elle se trompe, elle le fait de bonne foi. C'est le christianisme qui est mensonger. Il est en perpétuel conflit avec lui-même.

On peut se demander si la disparition du christianisme entraînerait la disparition de la foi en Dieu. Cela n'est pas souhaitable. La notion de divinité donne à la plupart des hommes l'occasion de concrétiser le sentiment qu'ils ont des réalités surnaturelles. Pourquoi détruirions-nous ce merveilleux pouvoir qu'ils ont d'incarner le sentiment du divin qui est en eux?

L'homme qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en conflit avec les Eglises. Et c'est pourquoi elles vont à leur perte -- car la science est destinée à remporter la victoire.

Je ne voudrais surtout pas que notre mouvement prenne un caractère religieux et institue un culte. Ce serait épouvantable pour moi, et je souhaiterais n'avoir jamais vécu, si je devais finir dans la peau d'un bouddha!

Si en ce moment nous éliminions les religions par la force, le peuple nous implorerait unanimement d'établir un nouveau culte. Vous pouvez imaginer nos gauleiters renoncer à leurs frasques pour jouer aux saints! Quant à notre Ministre des Cultes, d'après ses propres coreligionnaires, Dieu lui-même se détournerait de sa famille!

J'envisage donc l'avenir de la manière suivante. Avant tout, à chacun sa croyance privée.

La superstition ne perdra pas ses droits. Le Parti est à l'abri du danger de concurrencer les religions. Ces dernières doivent simplement être empêchées d'interférer avec les questions temporelles à l'avenir. Depuis l'âge le plus tendre, l'éducation sera donnée de telle sorte que chaque enfant connaîtra tout ce qui est important pour le maintien de l'Etat. Quant aux hommes de mon entourage, qui comme moi ont échappé à l'emprise du dogme, je n'ai pas de raison de craindre que l'Eglise leur mette le grappin dessus.

Nous veillerons à ce que les Eglises ne puissent plus répandre des enseignements en contradiction avec les intérêts de l'Etat. Nous continuerons à prêcher la doctrine du national-socialisme, et la jeunesse ne recevra plus d'autre enseignement hormis la vérité.

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Il n'existe sur la terre aucun être, aucune substance, et probablement aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Mais il est dans la logique des choses que toute institution humaine soit persuadée de son éternité -- sinon elle porterait déjà le germe de sa chute. L'acier le plus dur se fatigue. Tout comme il est certain que la terre disparaîtra un jour, de même il est certain que les œuvres des hommes se déferont.

Toutes ces manifestations sont cycliques. La religion est en perpétuel conflit avec l'esprit de libre recherche. L'opposition de l'Eglise à la science fut parfois si violente que cela fit des étincelles. L'Eglise, avec une conscience lucide de ses intérêts, a effectué une retraite stratégique, de sorte que la science a perdu un peu de son agressivité.

Le présent système d'enseignement scolaire permet cette absurdité: à 10 heures du matin les élèves assistent à un cours de catéchisme où la création du monde leur est présentée selon les enseignements de la Bible; et à 11 heures, ils assistent à un cours de sciences naturelles où on leur enseigne la théorie de l'évolution. Pourtant les deux doctrines sont en complète contradiction! Enfant, j'ai souffert de cette contradiction et j'ai tapé ma tête contre un mur. Souvent je me suis plaint à l'un ou l'autre de mes maîtres de ce qu'on m'avait enseigné l'heure d'avant -- et je me rappelle que je les mettais au désespoir.

La religion chrétienne essaye de s'en tirer en expliquant qu'il faut donner une valeur symbolique aux images des Saintes Ecritures. Tout homme qui aurait prétendu cela il y a quatre cent ans aurait terminé sa carrière sur le bûcher, avec accompagnements d'hosannas. En entrant dans le jeu de la tolérance, la religion a regagné du terrain par rapport aux siècles passés.

La religion tire tout le profit qu'elle peut du fait que la science postule la recherche et non la connaissance certaine de la vérité. Comparons la science à une échelle. A chaque échelon que l'on monte, on contemple un paysage plus vaste. Mais la science ne prétend pas connaître l'essence des choses. Quand la science découvre qu'elle doit réviser telle ou telle notion qu'elle avait cru être définitive, aussitôt la religion triomphe et déclare: «Nous vous l'avions bien dit!». C'est oublier qu'il est dans la nature de la science de se comporter ainsi. Car si elle s'avisait de prendre une allure dogmatique, elle deviendrait elle-même une Eglise.

Quand on dit que Dieu provoque l'éclair, c'est vrai en un sens; mais ce qui est certain c'est que Dieu ne dirige pas la foudre, comme le prétend l'Eglise. L'explication par l'Eglise des phénomènes naturels constitue un abus, car l'Eglise n'a en vue que des fins intéressées. La vraie piété se trouve chez l'être qui prend conscience de sa faiblesse et de son ignorance. Celui qui ne voit Dieu que dans un chêne ou dans un tabernacle, au lieu de le voir partout, n'est pas vraiment pieux. Il reste attaché aux apparences -- et quand le ciel tonne et que la foudre frappe, il tremble de la seule peur d'être frappé en punition du péché qu'il vient de commettre.

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Je ne sais rien de l'Au-delà, et j'ai l'honnêteté d'en convenir. D'autres en savent plus que moi, et je suis incapable de leur prouver qu'ils se trompent. Je ne songe pas à imposer ma philosophie à une fille de la campagne. La religion, bien qu'elle n'ait pas pour but la recherche de la vérité, est une sorte de philosophie qui peut satisfaire les esprits simples, et cela ne fait de mal à personne. Tout se ramène finalement au sentiment que l'homme a de son impuissance. En elle-même, cette philosophie n'a rien de pernicieux. La chose essentielle, en fait, est que l'homme sache que le salut consiste en l'effort que chacun fait pour comprendre la Providence et accepter les lois de la nature.

Comme tous les bouleversements violents sont une calamité, je préfèrerais que l'adaptation se fasse sans heurts. Ce qui pourrait subsister en dernier lieu, ce sont les couvents de femmes. Le sens de la vie intérieure apporte aux gens un grand enrichissement. Ce que nous devons donc faire, c'est d'extraire des religions le poison qu'elles contiennent. A cet égard, un grand progrès a été fait au cours des derniers siècles.

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Quand j'étais plus jeune, je pensais qu'il fallait tout traiter à la dynamite. J'ai compris depuis lors qu'un peu plus de subtilité est possible. La branche pourrie tombe d'elle-même. Il faut en arriver à ceci : dans la chaire de Saint Pierre, un officiant gâteux; en face de lui quelques sinistres vieilles femmes, radoteuses et pauvres d'esprit à souhait. La jeunesse saine est avec nous. Contre une Eglise qui s'identifie à l'Etat, comme en Angleterre, je n'ai rien à dire. Mais, même ainsi, il est impossible d'asservir éternellement l'humanité avec des mensonges. Après tout, ce n'est qu'entre les sixième et huitième siècles que le christianisme fut imposé à nos peuples par des princes qui avaient une alliance d'intérêts avec la prêtraille. Nos peuples jusqu'ici avaient bien réussi à vivre sans cette religion. J'ai six divisions de SS composées d'hommes absolument indifférents en matière de religion. Cela ne les empêche pas d'aller à la mort avec une âme sereine.

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Quel est ce Dieu qui ne prend plaisir qu'à voir les hommes s'humilier devant lui? Essayez de vous représenter ce que signifie cette histoire toute simple: Dieu crée les conditions du péché. Il réussit ensuite, avec l'aide du Diable, à faire pécher l'homme. Ensuite il se sert d'une vierge pour mettre au monde un fils qui, en mourant, rachètera l'humanité!

Je conçois que l'on puisse s'enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! De votre vivant vous écoutiez la musique de Richard Wagner. Après votre mort, ce ne seront plus qu'alléluias, palmes agitées, enfants à l'âge du biberon et vieillards chenus. L'homme des îles rend hommage aux forces de la nature. Mais le christianisme est une invention de cerveaux malades: on ne saurait rien imaginer de plus insensé, ni une façon plus indécente de tourner en dérision l'idée de Divinité. Un nègre, avec ses tabous, écrase de sa supériorité l'être humain qui croit sérieusement à la transsubstantiation.

Je commence à perdre tout respect pour l'humanité quand je pense que certains des nôtres, ministres ou généraux, sont capables de croire que nous ne pouvons pas triompher sans la bénédiction de l'Eglise. Une telle conception est excusable chez de petites gens qui n'ont rien appris d'autre.

Pendant trente ans [1618-1648], les Allemands se sont entre-déchirés uniquement pour savoir s'ils communieraient ou non sous l'un des deux cultes. Il n'y a rien de plus bas que de telles conceptions religieuses. De ce point de vue, on peut envier les Japonais. Ils ont une religion qui est très simple et qui les met en contact avec la nature. Ils ont même réussi à prendre le christianisme et à en faire une religion moins choquante pour l'esprit.

Par quoi voudriez-vous que je remplace l'image que les chrétiens se font de l'Au-delà? Ce qui est naturel à l'humanité, c'est le sentiment de l'éternité, et ce sentiment est au fond de chaque homme. L'âme et l'esprit migrent, de même que le corps retourne à la nature. Ainsi la vie renaît éternellement de la vie. Quant au pourquoi de tout cela, je n'éprouve pas le besoin de me casser la tête à ce propos. L'âme est insondable.

S'il existe un Dieu, en même temps qu'il donne à l'homme la vie, il lui donne l'intelligence. En réglant ma vie en accord avec le discernement qui m'est imparti, je puis me tromper, mais j'agis de bonne foi.

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L'homme juge tout par rapport à lui-même. Ce qui est plus grand que lui est grand, ce qui est plus petit est petit. Une seule chose est certaine, c'est que nous faisons partie du spectacle. Chacun y trouve son rôle. Il y a de la joie pour tout le monde. Je rêve d'un état de choses dans lequel chaque homme saurait qu'il vit et qu'il meurt pour la préservation de l'espèce. C'est notre devoir d'encourager cette conception : que l'homme qui se distingue au service de l'espèce soit digne des plus grands honneurs.

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Quelle heureuse inspiration d'avoir tenu le clergé en-dehors du Parti! Le 21 mars 1933, à Potsdam, la question s'est posée: avec l'Eglise, ou sans l'Eglise? J'ai conquis l'Etat en dépit de la malédiction jetée sur nous par les deux confessions. Ce jour-là, nous sommes allés directement aux tombeaux des rois alors que les autres se rendaient aux services religieux. Si à cette époque j'avais fait un pacte avec les Eglises, je partagerais aujourd'hui le sort du Duce. Par nature, le Duce est un libre penseur, mais il a cru bon de choisir la voie des concessions. Pour ma part, à sa place j'aurais pris la voie de la révolution. Je serais entré au Vatican et j'aurais mis tout le monde à la porte -- quitte à m'excuser ensuite: «Excusez-moi, c'était une erreur!». Mais le résultat, c'est qu'ils auraient été foutus dehors!

Tout bien considéré, nous n'avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie.

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Kerrl [Ministre des Cultes], avec les plus nobles intentions, voulait tenter une synthèse entre le national-socialisme et le christianisme. Je ne crois pas que la chose soit possible, et je vois l'empêchement dans le christianisme lui-même.

Je pense que j'aurais pu m'entendre avec les papes de la Renaissance. Evidemment, leur christianisme constituait un danger sur le plan pratique -- et, sur le plan de la propagande, il demeurait un mensonge. Mais un pape, même criminel, qui protège de grands artistes et répand la beauté autour de lui, m'est quand même plus sympathique que le ministre protestant qui s'abreuve à la source empoisonnée.

Le christianisme pur -- le christianisme des catacombes -- se préoccupe de faire passer dans les faits la doctrine chrétienne. Cela conduit tout simplement à l'anéantissement de l'humanité. Ce n'est que du bolchevisme intégral, sous des oripeaux métaphysiques.

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L'homme a reçu un cerveau pour penser. Mais s'il a le malheur de s'en servir, une troupe de punaises noires [= de prêtres] se met sur ses talons. L'esprit est voué à l'autodafé.

L'observatoire que je ferai construire à Linz, sur le Pöstlingberg, je peux le voir devant mes yeux. (…) A l'avenir, chaque dimanche des milliers de promeneurs y viendront en pèlerinage. Ils auront ainsi accès à la grandeur de notre univers. Le fronton portera cette devise: «Les cieux proclament la gloire de l'éternel». Ce sera notre façon de donner aux hommes un esprit religieux, de leur enseigner l'humilité -- mais sans les prêtres.

L'homme saisit par-ci par-là quelques bribes de vérité, mais il ne saurait dominer la nature. Il doit savoir, au contraire, qu'il est dépendant de la Création. Et cette attitude conduit plus loin que les superstitions entretenues par l'Eglise. Le christianisme est la pire des régressions que l'humanité ait jamais subie, et c'est le Juif qui, grâce à cette invention diabolique, l'a rejetée quinze siècles en arrière. La seule chose qui serait encore pire serait la victoire du Juif à travers le bolchevisme. Si le bolchevisme triomphait, l'humanité perdrait le don du rire et de la joie. Elle deviendrait une simple masse informe, vouée à la grisaille et au désespoir.

Les prêtres de l'antiquité étaient plus proches de la nature, et ils cherchaient modestement la signification des choses. Au lieu de cela, le christianisme promulgue ses dogmes incohérents et les impose par la force. Une telle religion porte en elle l'intolérance et la persécution. Il n'en est pas de plus sanglante.

Pour Ptolémée, la terre était le centre du monde. Cela changea avec Copernic. Aujourd'hui nous savons que notre système solaire est simplement un système solaire parmi beaucoup d'autres. Que pourrions-nous faire de mieux que de permettre au plus grand nombre possible de nos semblables de prendre conscience de ces merveilles?

En tous cas, nous pouvons être reconnaissants à la Providence qui nous fait vivre aujourd'hui plutôt que trois siècles auparavant. A chaque coin de rue, en ces jours, il y avait un bûcher qui flambait. Quelle dette nous avons envers les hommes qui eurent le courage, les premiers, de s'élever contre le mensonge et l'intolérance! La chose admirable, c'est que parmi eux il y eut des Jésuites.

Dans leur lutte contre l'Eglise, les Russes sont purement négatifs. Nous, au contraire, nous devons pratiquer le culte des héros qui ont permis à l'humanité de se sortir de l'ornière de l'erreur. Kepler a vécu à Linz, et c'est pourquoi j'ai choisi Linz pour installer notre observatoire. Sa mère fut accusée de sorcellerie et torturée plusieurs fois par l'Inquisition.

Pour ouvrir les yeux des gens simples, il n'y a pas de meilleure méthode d'instruction que l'image. Mettez un petit télescope dans un village, et vous détruisez un monde de superstitions. Il faut détruire l'argument du prêtre selon lequel la science est changeante mais que la foi est invariable, parce que, présentée sous cette forme, cette affirmation est malhonnête.

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Le livre qui contient les réflexions de l'empereur Julien devrait être répandu par millions. Quelle merveilleuse intelligence! Quel discernement, toute la sagesse de l'antiquité! C'est extraordinaire!

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Il est très dommage que cette tendance à la pensée religieuse ne puisse trouver une meilleure expression que la mesquinerie juive de l'Ancien Testament, car des gens religieux qui, dans la solitude de l'hiver, cherchent continuellement la lumière ultime concernant leurs problèmes religieux avec l'assistance de la Bible, doivent finalement devenir spirituellement déformés. Les malheureux cherchent à extraire des vérités à partir de ces chicaneries juives, où en fait aucune vérité n'existe. En conséquence ils s'enfoncent dans une ornière de la pensée ou une autre, et à moins qu'ils ne possèdent un sens commun exceptionnel, ils dégénèrent en maniaques religieux.

Il est déplorable que la Bible ait été traduite en allemand, et que le peuple allemand tout entier ait ainsi été livré à ce charabia juif. Tant que l'enseignement, particulièrement de l'Ancien Testament, restait exclusivement dans le latin de l'Eglise, il y avait peu de danger que les gens sensibles deviennent les victimes d'illusions en lisant la Bible. Mais quand la Bible devint une propriété commune, toute une masse de gens se virent ouvrir les lignes de la pensée religieuse qui -- particulièrement en conjonction avec la caractéristique allemande de la méditation obstinée et quelque peu mélancolique - trop souvent les transforma en maniaques religieux. Quand on se rappelle que l'Eglise catholique a élevé au statut de Saints toute une quantité de déments, on réalise pourquoi des mouvements comme celui des Flagellants apparurent inévitablement en Allemagne durant le Moyen-Age.

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Les dix commandements sont un code de vie dont il n'existe aucune réfutation. Ces préceptes répondent à des besoins indiscutables de l'âme humaine; ils sont inspirés par le meilleur esprit religieux, et les Eglises s'appuient ici sur un fondement solide.

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Y a-t-il une seule religion qui puisse exister sans un dogme? Non, car dans ce cas elle appartiendrait à l'ordre de la science. La science ne peut pas expliquer pourquoi les choses de la nature sont ce qu'elles sont. Et c'est là qu'intervient la religion, avec ses certitudes réconfortantes. Quand elle est incarnée dans les Eglises, la religion se met toujours en opposition avec la vie. (…) Ainsi les Eglises iraient à leur perte, et elles le savent, si elles ne s'accrochaient pas à une vérité rigide.

Ce qui est contraire à la vérité visible doit se transformer ou disparaître -- c'est la loi de la vie.

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La recherche doit rester libre et déchargée de toute restriction de l'Etat. Les faits qu'elle établit représentent la vérité, et la vérité n'est jamais mauvaise.

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[center]
Je ne croirai jamais que ce qui est fondé sur le mensonge puisse durer éternellement. J'ai foi en la vérité. Je suis sûr qu'à la longue la vérité doit triompher.




Les Propos de Table de Hitler sont une série de conversations privées, informelles, entre Hitler et son entourage proche, notées par Martin Bormann. Les remarques ci-dessus datent de juillet 1941 à juin 1942, tard dans la nuit ou au petit matin.

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:49

Hitler se prenait pour Dieu, d'après un rapport secret britannique datant de 1942

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Hitler aurait été victime du «complexe du messie». C’est en tout cas la conclusion d’un rapport des services secrets britanniques datant de 1942 découvert par un historien, rapporte le quotidien The Guardian. Le document explique notamment que les services secrets avaient détecté des signes de paranoïa chez Hitler alors même que la guerre commençait à tourner en faveur des alliés.

Commandée à l’époque par le sociologue Mark Abram, l’analyse dresse un portrait psychologique du Fürher troublant d’exactitude. Ecrit par un psychologue nommé Joseph McCurdy, le rapport est fondé sur un discours que Hitler a donné à la radio en avril 1942. Dans une introduction, McCurdy indique que son intention est de «reconstruire, si possible, ce qu’il se passait dans la tête d’Hitler pendant qu’il écrivait et récitait son discours».

«Hitler se prend pour un dieu»
Tout au long du rapport, le chercheur s’inquiète de la paranoïa grandissante d’Adolf Hitler. L’auteur explique qu’il était victime d’un «complexe du messie», croyant qu’il dirigeait un peuple choisi dans une croisade contre le diable incarné par les juifs. McCurdy ajoute:

«Hitler est coincé dans une toile d’araignée d’illusions religieuses. Pour lui, les juifs sont l’incarnation du mal, alors qu’il est l’incarnation du bien. Il est un dieu dont le sacrifice par la victoire contre le mal doit être réalisée. Il ne l'explique pas par ces mots, mais ce système de pensées rationaliserait ce qu’il dit.»

Le rapport conclut que Adolf Hitler se prenait «pour dieu» et pensait qu’il «pouvait contrôler la météo». Même si la première preuve écrite de l'antisémitisme d'Hitler date de 1919, le document est précieux pour les historiens. Celui-ci montre que l’intensification de la haine envers les juifs de Hitler arrive peu de temps avant que la solution finale soit mise en oeuvre. L’analyse de McCordy prédit également les futures tactiques de guerre du Fürher, prévoyant qu’il n’envahirait pas la Russie.

Un document désormais accessible aux chercheurs.

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:50

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'avez-vous reconnu ? C'est Adolf Hitler, le Führer. Un catholique exemplaire méritant sa place aux côtés des saints du Christianisme, des canonisés, des missionnaires, des papes et cardinaux les plus tristement célèbres. Soutenu par le Vatican et catapulté au pouvoir grâce aux voix des partis catholiques, il se donna pour mission d'appliquer à la lettre certains préceptes du Christianisme. La phrase« Dieu est avec nous » écrite sur le ceinturon de chaque soldat, il ne restait plus qu'à éradiquer le peuple Juif qui avait "tué Jésus"... Avec la bénédiction de l'Église Catholique Romaine. 

Hitler Adolf, Führer croyant et... Catholique !
L'Église Catholique embrasse le Nazisme


« Aujourd'hui s'éveille une foi nouvelle: le mythe du sang, la croyance selon laquelle on peut, avec le sang, défendre aussi l'essence divine de l'homme (...). Le sang nordique représente ce mystère qui a remplacé et surmonté les anciens sacrements (...). Le peuple allemand n'est pas atteint par le péché originel, il possède au contraire une noblesse originelle. »
 

(Extraits de Mein Kampf, d'Adolf Hitler. Cet ouvrage contient en moyenne 6 références à Dieu par page... !)

Si Hitler était athée, il ne parlait pas comme un athée, n'a rien écrit qui ressemblât, même de loin, à des pensées niant Dieu. N'a rien commis qui s'éloignât des méthodes historiques de la grande église dominante... 


« Je suis catholique. La Providence l'a voulu. En effet, seul un catholique connaît les points faibles de l'Eglise. Je sais de quelle manière on peut attaquer ces gens-là . »
 dixit A. Hitler, (Eric Lebec, Histoire secrète de la diplomatie Vaticane, Albin Michel, Paris, 1997)

« En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes de se battre contre eux, et qui, vérité de Dieu !, était le plus grand, pas en tant que souffrant, mais comme combattant. Dans un amour sans limite en tant que chrétien et en tant qu'homme, je lis dans le passage qui nous dit comment enfin le seigneur s'est levé dans Sa puissance et s'est emparé du fouet pour chasser du Temple l'engeance de vipères et de calculateurs. Comme il était terrible, Son combat pour le monde contre le poison juif ! Aujourd'hui, deux mille ans plus tard, c'est avec la plus grande émotion que je reconnais plus profondément que jamais auparavant que c'était pour cela qu'Il a dû verser son sang sur la Croix. En tant que chrétien, je n'ai pas le droit de me laisser berner, mais j'ai le devoir d'être un combattant pour la vérité et la justice. [...] Et s'il est une chose qui pourrait montrer que nous faisons bien, c'est la détresse qui grandit chaque jour. Car en tant que chrétien, j'ai aussi un devoir envers mon peuple. »(Adolf Hitler, Discours du 12 Avril 1922 à Munich)...

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:52

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Janvier 1933, le Zentrum, parti catholique, dont le leader est un prélat catholique (Prälat Kaas), vote les pleins pouvoirs à Hitler:

Ce dernier peut ainsi atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag pour suspendre les droits garantis par la constitution. Avec une charité toute chrétienne, le bon prélat et ses ouailles du Zentrum accepte aussi de fermer un oeil sur les détails procéduriers discutables des nazis, comme l'arrestation des députés communistes avant le vote. Puis l'église commence à négocier un nouveau concordat avec l'Allemagne: dans ce cadre, elle "sacrifie" le Zentrum, alors seul parti significatif que les nazis n'ont pas interdit : en effet, il les a aidés à arriver au pouvoir. Le 5 juillet 1933, le Zentrum s'autodissoud sur demande de la hiérarchie catholique, laissant le champ libre au NSDAP de Hitler, désormais parti unique. Le prélat Kaas laisse les compatriotes se débrouiller avec la dictature qu'il a aidé à installer, et déménage au Vatican, où il entame une nouvelle carrière: alors que le monde s'embrase, Monseigneur Kaas, désormais évêque, dirigera des fouilles sous la Basilique de Saint Pierre qui aboutiront à la découverte du 2è crâne de Saint Pierre.
Enrico Riboni - Les pages Noires du Christianisme, 2000 ans de crime, terreur, répression)


Le 20 juillet 1933, le Vatican. Le représentant du Reich Von Papen et le cardinal Pacelli (futur Pie XII) signent le concordat entre l’Allemagne et l’Eglise catholique. 
Ce concordat signé avec le régime fasciste, fait du catholicisme la religion d'état : les italiens peuvent à nouveau voter sans être excommuniés, dommage que cela serve peu en période de dictature. L'église sacrifie en grande partie ses propres associations : toutes, sauf l'Action Catholique, doivent intégrer des organisations fascistes. Le Vatican promet à Mussolini de faire en sorte que l'Action Catholique ne se laisse pas tenter par des actions antifascistes.
(Enrico Riboni - Les pages Noires du Christianisme, 2000 ans de crime, terreur, répression)

Hitler se proclame catholique dans Mein Kampf, l'ouvrage où il annonce son programme politique. Il y affirme aussi qu'il est convaincu qu'il est un "instrument de Dieu". L'Eglise catholique ne mettra jamais "Mein Kampf" à l'Index, même avant l'accession de Hitler au pouvoir. Il faut croire que le programme antisémite du futur chancelier ne déplaisait pas à l'église. Hitler montrera sa reconnaissance en rendant obligatoire la prière à Jésus dans l'école publique allemande, et en réintroduisant la phrase "Gott mit uns" (Dieu est avec Nous) sur les uniformes de l'armée allemande.

<< Aujourd'hui s'éveille une foi nouvelle: le mythe du sang, la croyance selon laquelle on peut, avec le sang, défendre aussi l'essence divine de l'homme (...). Le sang nordique représente ce mystère qui a remplacé et surmonté les anciens sacrements (...). Le peuple allemand n'est pas atteint par le péché originel, il possède au contraire une noblesse originelle.>>
Enrico Riboni - 
Les pages Noires du Christianisme, 2000 ans de crime, terreur, répression)
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Lien : http://www.rationalisme.org/french/moralite_missionnaires_2.htm

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 10:53

Concordat entre Hitler et Eglise catholique allemande 20 juillet 1933
lundi 2 janvier 2017.

Source : Jacques Serieys Sélection 30
 
En ce début d’année 1933, l’Eglise catholique constitue une force considérable en Allemagne avec :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] ses 20000 prêtres et 100000 religieux
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] son propre parti (le Zentrum, Centre catholique) qui capte 80% de l’électorat catholique et compte le chancelier en exercice
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] la Ligue populaire des catholiques allemands (Volksverein für das Katholische Deutschland) qui regroupe 500 000 membres et 4 500 associations affiliées
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] ses mouvements de jeunesse (Jugend Deutschland) qui comptent 1 500 000 adhérents en 1933.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] son réseau d’écoles confessionnelles

Pour Adolf Hitler, encore marginalisé vis à vis des institutions politiques, gagner l’alliance ou même le soutien de l’Eglise catholique apparaît comme un enjeu politique décisif. Il va réussir.

Lien : http://www.gauchemip.org/spip.php?article5367

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 12:24

39 45 la propagande nazie le pouvoir de l'eglise



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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 12:39

Le Concordat et les relations avec le Vatican

En janvier 1933, le NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands dirigé par Hitler) ne gagne pas les élections. 

Mais grâce à l'alliance avec le parti catholique, le Zentrum de Von Papen, il devient majoritaire. 

Ainsi Hitler accède à la chancellerie d’Allemagne le 30 janvier 1933.

Lors de sa prise de fonction le 1er février, Hitler déclara sur la radio allemande que le gouvernement «prendra sous sa ferme protection le christianisme, qui est la base de toute notre morale, et la famille, qui est la cellule constitutive tant de l’être de notre peuple que de l’Etat».

Hitler fit de Von Papen son vice-chancelier. 
Le 5 mars Hitler l'emportait par un plébiscite étendu à l'Allemagne tout entière, et le 23 mars, le Reehstag lui votait les pleins pouvoirs.

Après avoir inauguré le 2 janvier 1933 une «Année sainte» le pape Pie XI déclara le 13 mars Nous avons la certitude que cette année sera surtout une année d'exaltation spirituelle pour tout le monde chrétien et pour toute l'humanité, qu'elle apportera en second lieu une amélioration, et peut-être, si Dieu le veut, une disparition complète des souffrances et des misères qui affligent encore si cruellement le monde. («Allocution Iterum Vos», Principes pour la Paix, p. 473) 

Rapidement, et sans doute en remerciement du soutien de l'église, le 3ème Reich conclut un concordat avec le Vatican.

Von Papen y voit une grande victoire contre le bolchévisme ; Pie XI un accord « inattendu et inespéré» (M. Agostino).

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
20 juillet 1933, le Vatican. Le représentant du Reich Von Papen et le cardinal Pacelli (futur Pie XII) signent le concordat

Si le Zentrum disparaît, l'Église catholique est reconnue pour la première fois dans l'ensemble du Reich ; les associations, les œuvres de jeunesse, l'école confessionnelle se voient accorder des garanties ; les biens confisqués sont restitués.

Les catholiques allemands accueillent le concordat d'un œil plutôt favorable ; ainsi du cardinal Bertram, qui avait pourtant présidé la conférence de Fulda (1932) interdisant aux catholiques d'adhérer à la NSDAP. 

De fait, le gouvernement nazi paraît un interlocuteur plus digne de confiance que la République de Weimar, accusée de tous les maux. Du côté des nazis, on se satisfait de la disparition du Zentrum.

Par ce concordat, et en raison des avantages que ce pacte lui accordait, le Vatican se désintéressait totalement du parti catholique du Zentrum allemand, parti dont le chef était l'ex-chancelier catholique H. Bruening. Le Vatican sanctionnait donc le fait de faire de l'Allemagne un pays de parti unique, autrement dit un «Etat totalitaire». 

En plus de cette aide directe apportée à l'Etat dictatorial nazi, l'article 14 du concordat déclare: «... les nominations d'archevêques, d'évêques et toute autre nomination ne deviendront définitives que lorsque le représentant du Reich aura donné son accord pour ce qui est de savoir si ces nominations ne présentent pas d'inconvénients au point de vue politique générale». Le pape acceptait donc que le clergé catholique allemand devienne favorable au régime nazi et le soutienne. 

Article 16 du même concordat : «Avant de commencer leurs fonctions diocésaines, les évêques prêteront, soit devant le chef du Reich, soit devant son représentant, le serment d'allégeance suivant : Devant Dieu et sur le saint Évangile, je jure et promets fidélité au Reich allemand et au pays de [siège de l'archevêché], ainsi qu'il sied d'un évêque. Je jure et promets de respecter le gouvernement constitutionnel et d'insister auprès de mon clergé dans le même sens. Je reconnais qu'il est de mon devoir de travailler dans l'exercice de mon ministère, au bien public et dans les intérêts de l'Etat allemand et de m'efforcer de détourner en toutes circonstances ce qui est susceptible de le menacer».

Le serment de fidélité de l'évêque allemand correspond presque mot pour mot à l'article 20 du concordat passé en 1929 entre le Vatican et l'Italie fasciste. 

Comme il fallait s'y attendre, le 1er septembre 1935, on lut du haut de la chaire de toutes les églises d'Allemagne une lettre pastorale reconnaissant que «l'Église catholique a contribué pour une large part à l'orientation du peuple allemand vers l'obéissance et le respect au chef (Führer) de l'Etat». C'était la reconnaissance officielle du rôle qu'avait joué l'église catholique dans l'accession au pouvoir d'Hitler. 
 
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Prêtres donnant le salut d’Hitler à des jeunes catholiques rassemblés
dans le stade de Berlin-Neukölln en août 1933
 
 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Cesare Orsenigo, Nonce apostolique en Allemagne, aux côtés d'Hitler
et Joachim von Ribbentrop, en janvier 1939


Le 12 mars 1939, Eugenio Pacelli (63 ans) succède à Pie XI sous le nom de Pie XII.

Diplomate par-dessus tout, issu d'une famille d'avocats attachés au Saint-Siège, le futur pape a été remarqué dès l'âge de 25 ans par un fonctionnaire de la secrétairerie d'État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican).

Il est devenu nonce (ambassadeur du pape) en Bavière puis à Berlin en 1920, puis Secrétaire d'État en 1930.

Dans les années 1920, il prépare un Concordat entre le Vatican et l'Allemagne. Le texte n'est signé que le 20 juillet 1933, six mois après l'arrivée d’Hitler à la chancellerie !

Dès 1934, le pape Pie XI dénonce la fierté raciale et, dans une lettre à la jeunesse catholique allemande, il s'en prend à «cette nouvelle conception de vie s'éloignant du Christ et ramenant au paganisme».

En 1937, il dénonce l'idéologie de la race et le nazisme dans l'encyclique «Mit brennender Sorge» (avec un souci brûlant), écrite en collaboration avec son Secrétaire d'État Eugenio Pacelli.

Ce dernier est élu pape quelques mois avant la Seconde Guerre mondiale. Il met très vite une sourdine à la condamnation de l'idéologie hitlérienne dans la crainte que les nazis ne ripostent en persécutant les fidèles et le clergé allemands.


Au plus fort de la guerre, quand arrivent des informations sur l'extermination des Juifs, le pape, pas d’avantage que quiconque, n'est disposé à y croire. Certains responsables le pressent néanmoins de parler. L'appel vient enfin dans l'homélie de Noël 1942. Mais par un excès de prudence, Pie XII évite de nommer les Juifs et les nazis.

Pie XII a joui pendant son pontificat comme après sa mort (1958) d'une immense ferveur populaire. Chacun lui a été reconnaissant d'avoir porté le message de l'Église pendant le conflit et les représentants juifs n'étaient pas en reste.
Quelques années après sa mort, toutefois, une pièce de théâtre d'un dramaturge allemand intitulée «Le Vicaire» va remettre en question son action pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Re: 39-45, la face cachée du Vatican

Message  Arlitto le Jeu 26 Jan - 12:40

Les églises allemandes et l'etat nazi

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Le clergé catholique et les dignitaires nazis, parmi lesquels Joseph Goebbels (au bout à droite) et Wilhelm Frick (second à partir de la droite), font le salut nazi. Allemagne, date incertaine.

— US Holocaust Memorial Museum

En 1933, l'Allemagne comptait environ 60 millions d'habitants. Presque tous les Allemands étaient chrétiens, soit d'obédience catholique romaine (environ 20 millions de membres) soit protestante (environ 40 millions). La communauté juive représentait moins d'1% de la population totale du pays.

Comment les chrétiens allemands et leurs Eglises réagirent-ils face au régime nazi et à ses lois? Et en particulier face à la persécution des Juifs? L'idéologie nazie anti-juive et racialisée rencontrait un antisémitisme traditionnel, répandu à l'époque dans toute l'Europe, qui puisait ses racines profondes dans l'histoire chrétienne. Pour beaucoup trop de chrétiens, les interprétations traditionnelles de textes religieux semblaient conforter ces préjugés.

Les attitudes et les actes des catholiques et des protestants allemands à l'époque nazie n'ont pas été déterminés par leurs seules croyances religieuses, mais aussi par d'autres facteurs, dont:

•une réaction violente contre la République de Weimar et les changements politiques, économiques et sociaux intervenus dans les années 20 en Allemagne. •l'anticommunisme. 
•le nationalisme. 
•le ressentiment envers la communauté internationale qui, après la Première Guerre mondiale perdue par l'Allemagne, la condamna à payer de lourdes réparations.

Ce furent quelques unes des raisons qui poussèrent la plupart des chrétiens en Allemagne à se réjouir de la montée du nazisme en 1933. Ils furent également convaincus par “le christianisme positif” affirmé dans l'article 24 de la plateforme du parti nazi en 1920 :

Nous exigeons la liberté au sein de l'État de toutes les confessions religieuses, dans la mesure où elles ne mettent pas en danger son existence ou n'offensent pas le sentiment moral de la race germanique. Le Parti en tant que tel défend le point de vue d'un christianisme positif, sans toutefois se lier à une confession précise. Il combat l'esprit judéo-matérialiste à l'intérieur et à l'extérieur, et est convaincu qu'un rétablissement durable de notre peuple ne peut réussir que de l'intérieur, sur la base du principe : l'intérêt général passe avant l'intérêt particulier.

Malgré l'antisémitisme ouvert de cette déclaration et le lien entre la “liberté” confessionnelle et la morale nationaliste et racialisée, de nombreux chrétiens en Allemagne comprirent cette déclaration comme une affirmation des valeurs chrétiennes.

LES EGLISES PROTESTANTES EN ALLEMAGNE NAZIE 
Dans les années 30, la plus grande Eglise protestante en Allemagne était l'Eglise évangélique allemande, composée de 28 Eglises régionales (ou Landeskirchen). Elle comprenait les trois grands courants théologiques nés à la suite de la Réforme: les Luthériens, les Réformés ainsi que l'Eglise protestante Unie. Plus de 40 millions de protestants allemands étaient membres de cette Eglise, bien qu'il y ait eu de plus petites Eglises protestantes dites “libres”, comme les Eglises méthodiste et baptiste.

Historiquement, l'Eglise évangélique allemande se considérait comme l'un des piliers de la culture et de la société allemande, avec une tradition théologique de loyauté à l'égard de l'Etat. Pendant les années 20, un mouvement vit le jour dans l'Eglise évangélique allemande appelé la Deutsche Christen ou les "chrétiens allemands". Les "chrétiens allemands" adoptèrent de nombreux aspects nationalistes et racistes de l'idéologie nazie. Une fois les nazis au pouvoir, ce groupe demanda la création d'une Eglise nationale du Reich et soutint une version nazifiée du christianisme.

La Bekennende Kirche — l'Eglise confessante —

fut fondée par opposition aux "chrétiens allemands". Sa profession de foi fondatrice, la Déclaration de Barmen, proclamait l'allégeance de l'Eglise non à un Führer terrestre mais à Dieu et à l'Ecriture sainte. L'Eglise confessante et les "chrétiens allemands" continuèrent de faire partie de l'Eglise évangélique allemande, ce qui créa un Kirchenkampf (ou lutte de l'Eglise) au sein de l'Eglise protestante allemande. Ce furent des débats permanents et une lutte de pouvoir entre ceux qui voulaient une Eglise nazifiée, ceux qui s'y opposaient, et des dirigeants soi-disant neutres dont la priorité était d'éviter à la fois un schisme et des conflits avec l'Etat nazi.

Les membres les plus célèbres de l'Eglise confessante étaient le théologien Dietrich Bonhoeffer, exécuté pour le rôle qu'il joua dans la conspiration cherchant à renverser le régime, et le pasteur Martin Niemöller, qui passa sept ans dans des camps de concentration pour avoir critiqué Hitler. Ces ecclésiastiques n'étaient pourtant pas représentatifs de l'Eglise confessante car, malgré leurs exemples, le Kirchenkampf protestant était interne et non tourné contre le national-socialisme. Dans l'Eglise confessante, la plupart des dirigeants cherchaient principalement à bloquer les ingérences de l'Etat et de l'idéologie dans les affaires de l'Eglise. Il y eut cependant des membres du clergé et des laïcs qui s'opposèrent et résistèrent au régime, et pour certains, cachèrent et aidèrent des Juifs.

L'EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE DANS L'ALLEMAGNE NAZIE 
Il n'y eut pas de Kirchenkamp au sein de l'Eglise catholique car elle ne fut pas aussi fortement divisée idéologiquement que l'Eglise protestante. Les dirigeants catholiques furent initialement plus méfiants du national-socialisme que leurs homologues protestants. Le nationalisme n'était pas aussi fortement ancrée dans l'Eglise catholique allemande et la hargne anti-catholique de figures telles qu'Alfred Rosenberg, un important idéologue nazi au moment de l'arrivée au pouvoir d'Hitler, souleva des inquiétudes parmi les dirigeants catholiques d'Allemagne et du Vatican. Dans les années 20, le Parti du centre catholique avait, de plus, joué un rôle clé dans la coalition gouvernementale de la République de Weimar. Il s'était opposé au parti nazi dans sa lutte avec les sociaux démocrates et le parti démocratique allemand — classé à gauche — contre les partis de droite.

Avant 1933, certains évêques interdirent aux catholiques de leur diocèse de rallier le parti nazi. Cette interdiction fut levée après le discours d'Hitler au Reichtag en mars 1933 au cours duquel le christianisme fut salué comme fondement des valeurs allemandes. Le Parti du centre catholique fut dissous en juillet 1933 dans le cadre du concordat signée entre le Vatican et des représentants du gouvernement nazi, puis plusieurs de ses dirigeants furent assassinés lors de la Nuit des longs couteaux fin juin 1934.

SYNTHESE 
Dans les deux Eglises allemandes, il y eut des membres, dont des ecclésiastiques et des théologiens, qui soutinrent le régime nazi. Mais comme la pression du régime nazi s'accrut progressivement sur ces milieux, l'anti-nazisme augmenta. Les nazis virent dans les critiques de l'Eglise, à l'égard des mesures prises par l'Etat, une dissidence potentielle. Lorsqu'en mars 1935, un communiqué de protestation fut lu en chaire des Eglises confessantes, les autorités nazies réagirent violemment en arrêtant, brièvement, plus de 700 pasteurs. Dans les églises catholiques, la Gestapo saisit dans tous les diocèses du pays, les exemplaires de l'encyclique Mit brennender Sorge (Avec une brûlante inquiétude) après qu'elle fut lue en public.

Par tactique, les dirigeants des Eglises protestante et catholique en Allemagne restèrent prudents, dans la mesure du possible, dans les contestations et les compromis avec les dirigeants nazis. Au sein des deux Eglises, l'idéologie racialisée nazie et la notion d'"aryanisme" furent critiquées et des mouvements émergèrent pour défendre des membres de l'Eglise qui étaient considérés comme "non-aryens" en vertu des lois raciales nazies (par exemple, les Juifs convertis). Pourtant, tout au long de cette période, il n'y eut pratiquement aucune opposition publique ou aucune volonté de la part de dirigeants des Eglises de s'opposer au régime sur les questions de l'antisémitisme et de la violence exercée sur les Juifs. A titre personnel, des catholiques et des protestants protestèrent au nom des Juifs, et de petits groupes s'impliquèrent dans le sauvetage et la Résistance (par exemple, Die weiBe Rose — la rose blanche — et Herman Maas).

Après 1945, le silence des dirigeants des Eglises et l'importante complicité des "chrétiens ordinaires", obligèrent les dirigeants des deux Eglises à aborder la question de la culpabilité pendant la Shoah — un processus qui se poursuit à travers le monde jusqu'à aujourd'hui.

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