Les dieux des religions : petite leçon d'histoire

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Les dieux des religions : petite leçon d'histoire

Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:19

Les dieux des religions : petite leçon d'histoire


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Nabu


Rolling Eyes  Cela ne vous rappelle rien ???


Nabu ou Nébo est le dieu de l'inspiration prophétique et de l'éloquence, le gardien des secrets de l'écriture, celui qui veille à la conservation des vieux documents et des archives sacrées. Comme Nisruk, dont il est une manifestation secondaire, on le qualifie quelquefois d'« l'intelligence suprême »; dieu de l'onction royale et le protecteur spécial des princes, on l'appelle aussi « le dieu qui porte le sceptre, le dieu de la tiare », et le sceptre symbole de souveraineté est un de ses attributs. Il est encore le dieu « qui surveille les légions du ciel et de la terre  », c'est-à-dire qui veille, en sa qualité de dieu savant et d'astre précurseur, à la régularité des mouvements des corps sidéraux et des phénomènes terrestres. 


Sous le roi Raman-Nirar III, le préfet de la ville de Kalah avait fait construire un temple au dieu Nabu, dont les ruines ont d'abord été fouillées par Loftus. 


On y a découvert plusieurs statues du dieu : c'est un vieillard vêtu d'une longue robe, les mains croisées sur la poitrine; ses cheveux et sa barbe sont arrangés à l'assyrienne; sa tiare est orné de cornes de taureau, symbole de la force et de la toute puissance divine; l'inscription qui est sur sa poitrine est ainsi conçue :  


« Au dieu Nabu, le gardien des mystères, le fils du E-Sagil, l'auguste, le directeur des planètes, le chef suprême, le fils du dieu des Nukimut (?), le protecteur, le recteur des astres brillants, le surveillant du ciel et de la terre; le tuteur de ceux qui bénissent son nom et lui prêtent une oreille attentive; celui qui tient la tablette des destinées ..., celui qui préside au lever et au coucher du soleil; celui qui marque le temps, le glorificateur de Bel; le seigneur des seigneurs dont la puissance est immuable et pour qui le ciel a été créé; le vainqueur, l'auguste, le vigilant qui fait bonne garde, le dieu qui habite le temple E-Zida, au milieu de Kalah ... 


Qui que tu sois, toi qui vivras après moi, mets ta confiance dans le dieu Nabu, et ne te confie pas à un autre dieu. ». 


Seigneur, à ta puissance, aucune puissance n'est égale ; ... à ta demeure, le temple E-Zida, aucune demeure n'est égale; A ta ville, Borsippa, aucune ville n'est égale; A ta campagne, la Babylonie, aucune campagne n'est égale. Ton arme est un ogre dont la bouche n'est jamais privée de venin. Ton commandement est invariable comme les cieux; dans les cieux tu es sublime.

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Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:21

Marduk

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Rolling Eyes Cela ne vous rappelle rien ???

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On l'invoque comme il suit dans un hymne en soit honneur : 

Roi de la surface de la terre, roi des contrées, Fils aîné d'Êa, qui ramènes le ciel et la terre (dans leurs mouvements périodiques), Grand seigneur de la surface de la terre, roi des contrées, dieu des dieux. 
du ciel et de la terre, qui n'as pas d'égal, serviteur d'Anu et de Bel, miséricordieux entre les dieux, miséricordieux qui rappelles les morts à la vie,  Marduk, roi du ciel et de la terre, roi de Babylone, seigneur du E-Sagil  Seigneur du E-Zida, seigneur du E-Mah-bilat; à toi sont le ciel et la terre, à toi sont ensemble le ciel et la terre, à toi est le charme de vie, à toi est le philtre de vie, à toi est la clôture brillante de l'ouverture de l'Océan!  L'ensemble des hommes, Tous les êtres vivants, désignés par un nom, qui existent à la surface de la terre, les quatre régions célestes dans leur totalité, les Archanges des légions du ciel et de la terre, tous tant qu'ils sont. ... Ô Marduk! roi du ciel et de la terre j'ai invoqué ton nom, j'ai invoqué ton coeur; que les dieux glorifient ton nom! qu'ils bénissent celui qui t'est soumis!



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Marduk ou Mardouk est le dieu de la ville de Babylone, où il siégeait dans son sanctuaire l'Esagil « le temple au pinacle surélevé », auquel était adjoint la ziggourat Etemenanki, passée à la postérité comme la Tour de babel. Sa parèdre était Zarpanîtu, ou Sarpanîtu. Les mésopotamiens en faisaient le fils aîné d'Ea et de la déesse Damkina. Dieu agraire d'importance secondaire à l'origine, il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor (XIIe siècle av. J.-C.). Le Poème de la Création (Enuma Elish), écrit à cette époque, est destiné à justifier cette promotion. Marduk finira par supplanter Enlil (en en absorbant les attributions) comme dieu suprême du panthéon. On lui associe le dragon (Mushkhushu) et la planète Jupiter.

Chaque année au nouvel an, les dieux de Babylone et de Borsippa viennent lui rendre hommage ; une grande procession s'organise sur la voie sacrée. Le huitième et le onzième jour, les dieux se réunissent dans son temple, le saluent avec crainte, se tiennent agenouillés devant lui pendant que les destins se fixent irrévocablement pour l'année entière. La suppression de ces solennités, en temps de guerre ou de malheurs publics, était une calamité dont on faisait mention dans les annales de la cité.

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Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:24

Sîn / Nanna

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Rolling Eyes  Cela ne vous rappelle rien ???


C’est le nom du dieu de la Lune des Mésopotamiens. Fils d’Enlil, ou de Marduk, il est aussi le protecteur des bergers. 

D'après les donnés de l'épopée babylonienne, Sin, le fils de Marduk et implorant sa protection, est moins important que son père et il occupe un rang inférieur dans la hiérarchie céleste. Il n'en fut pas toujours partout ainsi, et Sin, le dieu Lune, semble avoir tenu la place d'honneur dans les adorations des rois primitifs de la Mésopotamie, avant la suprématie de Babylone.  

Toutefois, le caractère astrologique de la religion assyro-babylonienne fait que le dieu, Lune garde toujours un rôle important, soit dans les représentations figurées où son symbole est le croissant, soit dans les prières liturgiques, comme le constate l'hymne suivant où on l'invoque : 

Seigneur, prince des dieux, qui seul es sublime clans le ciel et sur la terre! Père, illuminateur, seigneur, dieu protecteur, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur, dieu grand, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur, Sin, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur d'Ur, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur du E-Sirgal, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur, créateur des couronnes, prince des dieux! 
Père, illuminateur, qui fais arriver majestueusement la royauté à sa plénitude, prince des dieux! 
Père, illuminateur, qui t'avances dans l'appareil de la majesté, prince des dieux! 
Luminaire puissant aux cornes vigoureuses, aux membres complètement formés, à la barbe étincelante, splendide quand il remplit son orbe. 
Fruit qui se produit lui-même, sortant de son domicile; qui, dans son action propice, n'interrompt pas la gouttière par laquelle il verse l'abondance! 
Miséricordieux, qui engendre tout, qui, au-dessus des êtres vivants élève sa demeure étincelante!
Père, miséricordieux et restaurateur, dont la main soutient la vie sur la terre! 
Seigneur, ta divinité, comme les creux profonds et la vaste mer, répand une terreur respectueuse! ... de la surface de la terre, développant la rectitude, proclamant sa gloire, Père, générateur des dieux et des hommes, qui élève sa demeure et fonde tout ce qui est bon. Qui proclame la royauté, qui donne le sceptre suprême, qui fixe les destinées pour les jours Lointains; chef inébranlable, dont le cour est vaste et n'oublie personne, ... dont les genoux ne se reposent pas, qui ouvre le chemin aux dieux, ses frères, qui, des fondements au plus haut sommet des cieux s'avance, qui ouvre la porte des cieux, faisant luire la lumière sur le pays des hommes, 
Père qui m'a engendré ... 
Seigneur qui ordonne ses commandements au ciel et à la terre, dont personne n'enfreint la volonté ... Dans le ciel, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime. Sur la terre, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime. Toi! ta volonté est proclamé dans les cieux, et les Archanges célestes prosternent leur face. Toi! ta volonté est proclamée sur la terre, et les Archanges de la terre baisent le sol. Toi! ton commandement retentit en haut comme un vent dans les ténèbres, et il fait germer la terre. 
Toi! ton commandement existe à peine sur la terre, et déjà la végétation est produite. 
Toi! ton commandement s'étend sur les lieux habités et les sommets, et il multiplie les êtres vivants. 
Toi! ton commandement donne l'existence à la vérité et à la justice; il affermit la vérité parmi les hommes.
Toi! ton commandement, ce sont les cieux reculés et la terre qu'ils couvrent, qui n'oublient personne. 
Toi! ton commandement, qui peut l'apprendre? qui peut l'égaler? 
Seigneur, dans les cieux est ta seigneurie, sur la terre ton principat; parmi les dieux, tes frères, tu n'as pas de rival. 
Roi des rois, qui n'a aucun juge au-dessus de lui, dont aucun dieu n'égale la divinité ... Favorise la ville d'Ur, ô dieu! favorise-la! 
que l'épouse ... heureuse, ô seigneur! puisse implorer de toi la paix! que l'époux ... ô seigneur, puisse implorer de toi la paix! 
que les Archanges célestes ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix! 
que les Archanges de la terre ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix!


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Re: Les dieux des religions : petite leçon d'histoire

Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:26

Assur

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Assur (ou Ashur) est le nom de la première capitale de l’Assyrie en même temps que du dieu national assyrien, et, partant, le souverain de tous les dieux. 
Créateur du ciel d’Anu et de l’humanité, c’est un dieu guerrier.  


Rolling Eyes  Cela ne vous rappelle rien ???


« roi de la totalité des dieux, créateur de soi-même, père des dieux, créateur du ciel d'Anu et de l'enfer, auteur de la totalité des hommes, habitant les cieux brillants, Seigneur des dieux, qui fixe les destins... ».


Son nom signifiait le bienveillant néanmoins, Assur était surtout un dieu guerrier, qui partageait les instincts belliqueux de son peuple. Il accompagnait les armées dans les combats, luttait à leurs côtés, dirigeant les coups des soldats, et rendant leurs armes victorieuses. 

Aussi recevait-il les prémices du butin, et les peuples vaincus devenaient ses sujets.


Rolling Eyes  Cela ne vous rappelle toujours rien ???


On figurait généralement Assur sous la forme d'un disque ailé, ou encore monté sur un taureau ou flottant dans les airs. C'étaient là des représentations guerrières. Mais Assur n'était pas seulement un dieu belliqueux. En sa qualité de divinité suprême, il était aussi le grand dieu de la fertilité. On le représentait alors environné de rameaux, et on lui donnait pour attribut une chèvre. Son épouse est Inanna / Ishtar.

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Re: Les dieux des religions : petite leçon d'histoire

Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:27

Ishkur / Adad

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dieu Adad


Rolling Eyes La position de ses mains pour prier ne vous rappelle rien ???


Adad, nom porté dans la Bible par plusieurs rois d'Idumée et de Syrie, qui furent en guerre avec les Juifs : l'un d'eux fut tué par David; un autre assiégea Achab dans Samarie puis défit ce prince; un troisième, plus connu sous le nom de Ben-Adad, combattit Joram.  

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Re: Les dieux des religions : petite leçon d'histoire

Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:30

Esprits, génies, anges et démons de l'ancienne Mésopotamie

Au-dessous des grands dieux qui personnifient les forces de l'univers et forment la cour suprême du panthéon, l'imagination des Assyro-Babyloniens avait conçu l'existence de divinités inférieures qui se comptent par milliers, si bien que leur hiérarchie et leurs attributs demeurent, la plupart du temps, dans une inextricable confusion. 

Le dieu Serpent rappelle le reptile tentateur de la Genèse; souvenons-nous aussi du Serpent d'airain qui, à Jérusalem, au temps du roi Ézéchias, était l'objet d'un culte idolâtrique. 


On cite un dieu Sarru-idku, en suméro-akkadien Lugal-turda, qui se métamorphose en « oiseau de la tempête », sorte d'oiseau gigantesque et fabuleux comme le rokh des contes arabes.


 C'est lui qu'on invoque dans l'hymne suivant qui fait partie du grand recueil magique copié par ordre d'Assurbanipal : 

Ô Feu, seigneur suprême, qui t'élèves dans le pays; héros, fils de l'Océan, qui t'élèves dans le pays. Feu, par ta flamme éclatante, tu fais la lumière dans la demeure des ténèbres; tu établis la destinée pour tout ce qui porte un nom. Celui qui mêle le cuivre et l'étain, c'est toi; celui qui purifie l'argent et l'or, c'est toi; le compagnon de la dame à la face cornue,c'est toi celui qui bouleverse d'effroi la poitrine du méchant dans la nuit, c'est toi. L'homme, fils de son dieu, que ses œuvres étincellent de pureté! Qu'il brille comme le ciel! Qu'il soit pur comme la terre ! Qu'il étincelle comme le milieu du ciel!


 On l'invoquait pour repousser le mauvais sort, et nous possédons un hymne, assez obscur d'ailleurs, qui lui est consacré : 

Dieu Fleuve, qui pousse en avant, qui chasse devant lui le mauvais sort pareil à un fauve redoutable, Le mauvais sort a obscurci tous les pays comme le crépuscule du soir quand il s'élève; Que le soleil, à son lever, dissipe l'obscurité que celui-ci a répandue, et il ne restera pas dans la maison. Que le mauvais sort s'en aille dans le désert, le lieu éclatant de lumière!

« Tu n'as qu'à parler, dit un texte, et dans le ciel les Igighs se prosternent; tu n'as qu'à parler, et, sur la terre, les Anunnaks embrassent le sol. » 

Aux archanges qui habitent les étoiles, à ces Igighs et à ces anunnaks, il faut rapporter les représentations symboliques des astres qu'on voit sur les monuments qui figurent le monde supra-sensible. Ce sont, outre le grand croissant lunaire, le disque solaire et l'étoile d'Ishtar (Vénus).

Les grands dieux, les personnifications sidérales, les génies des planètes, de l'atmosphère et de l'Océan se présentent non seulement avec des noms étranges en suméro-akkadien, mais avec un rôle et des attributs tout à fait différents de ceux qui leur sont donnés dans la religion publique et officielle. 

Il y a lié un monde complet d'esprits bienfaisants et d'esprits malfaisants, dont les personnalités étaient soigneusement distinguées dans l'enseignement théologique, les attributions déterminées avec précision, la hiérarchie savamment classée. 

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Génie mésopotamien à tête de lion. Génie à tête de lion chargé d'écarter 


les démons des maladies.

Au sommet de l'échelle, on place deux classes d'êtres qui tiennent de plus près que les autres à la nature divine; ce sont des génies . Les uns reçoivent le nom suméro-akkadien de mas « soldat, combattant », auquel on substitue en assyrien celui de sed « génie »; les autres, le nom suméro-akkadien de lamma « colosse », traduit en assyrien par lamas. Ces noms sont appliqués fréquemment à des génies favorables et protecteurs, sous l'égide desquels on se place. D'autres fois, ces appellations désignent des génies méchants et nuisibles dont il faut conjurer la puissance. Les Mésopotamiens avaient, ce semble, imaginé des chœurs opposés de mas ou alap bons et mauvais, de lammas méchants et favorables; souvent même ces génies avaient une double face et pouvaient, suivant les circonstances, se manifester tour à tour comme bienfaisants et funestes, protecteurs et ennemis. 



Rolling Eyes Cela ne vous rappelle rien ???



Les prières des fiers monarques d'Assur s'adressent fréquemment aux êtres surnaturels qui, par suite d'une opération magique, sont censés habiter dans les corps de pierre des kirubi. Assarhaddon dit à la fin de l'inscription d'un cylindre de terre cuite déposé dans les fondations de son palais : 


« Dans ce palais, que le génie propice, le colosse propice, gardien des pas de ma royauté, qui réjouit ma majesté, perpétue sa présence à toujours, et jamais ses bras (de la majesté du roi) ne perdront leur force. » 

Et un peu auparavant, quand il parle des travaux du palais :  

«Les portes de bois de sapin aux panneaux solides, je les ai bandées de zones d'argent et d'airain, et j'en ai garni les baies de génies, de colosses de pierre, qui, comme les êtres qu'ils représentent, bouleversent (d'effroi) la poitrine du méchant, protégeant les pas, conduisant à leur accomplissement les démarches du roi qui les a formés;  à droite et à gauche, j'ai fait exécuter leurs verrous. »

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Tête de démon assyrien.

Au-dessous de ces schedi, de ces lamassi, de ces kirubi qui sont les grands lions ailés, les grands taureaux ailés et les êtres fantastiques du cycle de Nergal et de Nisruk, les textes religieux mentionnent d'autres esprits moins puissants, d'un ordre inférieur, mais essentiellement mauvais, les génies du mal ou démons proprement dits. Il y eu a d'innombrables légions. Dans chaque groupe, ces êtres sont au nombre de sept; ils vont sept par sept, revêtant les formes les plus grotesques et les déguisements les plus propres à tromper l'homme à la perte duquel ils s'acharnent. Les plus puissants et les plus redoutables sont ceux qui ont un caractère cosmique, dont l'action s'exerce sur l'ordre général de la nature et qui peuvent le troubler par leur méchanceté. Dans une formule, on place dans le ciel sept mauvais esprits, « sept fantômes de flammes », sept démons, « des sphères ignées », qui forment exactement la contre-partie des sept dieux des planètes, investis du gouvernement de l'univers. Une autre formule mentionne les sept esprits de l'abîme : ce sont certainement les sept maskin ou « tendeurs de pièges », démons qui résident au fond de l'Océan et qui dépassent tous les autres en puissance et en terreur. 

Ils sont sept; ils sont sept. 
Au plus profond de l'Océan, ils sont sept; perturbateurs du ciel, ils sont sept. 
Au plus profond de l'Océan, dans la retraite secrète, ils grandissent. 
Ils ne sont ni mâles ni femelles; eux, en chaîne ils s'étendent; ils n'ont pas d'épouse, ils ne produisent pas d'enfant. 
Ils ne connaissent ni le bon ordre, ni la générosité bienfaisante; ils n'écoutent ni prière ni supplication. 
Vermine qui grandit dans la montagne, ils sont les ennemis d'Êa; ils sont les agents de destruction des dieux. Renversant la selle du cavalier, ils s'établissent sur les routes. Ils sont ennemis; ils sont ennemis. 
Ils sont sept, ils sont sept, ils sont sept (bis).


Ces monstres font leur demeure habituelle dans les lieux incultes, malsains et sauvages; c'est de là qu'ils viennent rôder dans les endroits habités pour tourmenter les humains. Issus de l'aral, l'empire ténébreux de Mul-ge, les diables affectionnent particulièrement les ténèbres, et c'est pendant la nuit, surtout, qu'ils attaquent l'humain et rôdent autour des habitations pour y semer l'épouvante. 

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Message  Arlitto le Jeu 27 Avr - 0:31

La mort et l'au-delà en Mésopotamie

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Allāt on a camel. Bas-relief from Taif, Saudi Arabia, around 100 AD


Les Assyro-Babyloniens croyaient que le monument funéraire était hanté par l'âme immatérielle (ekimu) qui s'était dégagée du corps au moment de la mort.

Si la tombe était respectée, l'ekim devenait pour les parents, amis ou voisins du défunt,un démon protecteur qui veillait sur eux et les protégeait, en reconnaissance de leur piété; si la tombe était violée par la faute des parents ou des amis, ceux-ci étaient accablés de maux par l'ekim errant et malheureux. 

Le plus grand malheur qui pût arriver à l'homme, c'était d'être privé de sépulture; son âme repoussée par les autres âmes, privée de libations et de sacrifices, se trouvait accablée de maux et en proie à l'action pernicieuse des mauvais esprits. 

D'après ce fragment de poème épique et quelques passages des textes magiques, on voit que les Mésopotamiens se représentaient les Enfers comme une sorte d'immense forteresse, placée sous l'écorce terrestre et limitée de toutes parts par les eaux fangeuses de l'Océan qui recèlent les fondements de la terre.

Ce lieu de retraite des morts porte le nom d'aral (arallu) ou de « pays où l'on ne voit rien » (mat la namari), ce qui coïncide avec le sens du terme grec d'hadès; on l'appelle aussi « le pays sans retour, d'où l'on ne revient jamais, » (mat la tayarti). Le gouvernement de ce monde des ténèbres éternelles est entre les mains d'un couple divin composé de Nergal, le dieu de la force et de la guerre, et son épouse Allat, qui n'est que la manifestation infernale d'Ishtar ou Astarté, mais qui est parfois donnée comme la sœur de cette déesse. 

Quand la porte est définitivement franchie, c'est à Mul-ge que s'adresse la prière de celui qui a été forcé de pénétrer dans son empire : 

« Pasteur véritable, pasteur sublime! Mul-ge, pasteur véritable, seigneur de la totalité des pays, pasteur véritable, seigneur de l'armée des anges, pasteur véritable! »  
Le malheureux solliciteur adresse tour à tour ses supplications aux grands archanges, les ministres du roi des ombres et aux autres dieux tels que Ea, roi de l'Océan, Silik-mulu-hi, nom sacro-saint de Marduk, Im, l'inondateur, Oud, le vaillant, et cent autres. 
Laissons maintenant pénétrer dans ce lieu d'horreur, Ishtar, la fille de Sin, la sœur d'Allat 


Vers la maison qu'habite Irkalla, [Et] dont le soir n'a point de matin, [Vers le pays] d'où il n'y a pas de retour,[Dont les habitants], privés de lumière,[Ont la poussière] pour nourriture, la boue pour aliment, Une tunique à ailes [pour vête]ment, [Ne voient point le jour], sont assis dans les ténèbres.

Dans la conception de l'enfer assyrien, telle qu'elle ressort de ce morceau poétique, on ne rencontre aucune idée morale de rémunération, aucune distribution de récompenses ni de peines; les tristesses de l'aral paraissent être les mêmes pour tous les humains, quelle qu'ait été leur conduite pendant leur vie. 

D'autres passages des textes religieux paraissent pourtant nous autoriser à croire que les justes ne menaient pas éternellement cette vie de privations et de souffrances qui caractérise l'aral. On parle de bienheureux qui reposent sur des lits, buvant, un breuvage sacré, probablement ce qu'on appelle, dans d'autres textes et dans les livres des Mendaïtes : « les eaux de la vie ; » ils sont, eux, installés dans « la demeure de la félicité et de la vie. »


Rolling Eyes  Cela ne vous rappelle rien ???


Il semble aussi que la vie des bienheureux qui habitent sur la montagne d'argent, opposée à la montagne de l'aral, soit la continuation de celle qu'ils ont menée sur la terre; le guerrier, par exemple, environné des trophées et du butin qu'il a pris au combat, donne de grands festins à ses amis; le sang qu'il a versé sur le champ de bataille équivaut à la vie la plus sainte et rachète toutes les fautes qu'il a pu commettre. 


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