Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes

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Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes

Message  Arlitto le Dim 7 Mai - 10:57

Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes


Les Arabes se vantent souvent de leur affiliation arabique, voir, "musulmane" par apport à Ismaël, fils d'Abraham et d'Agar, l'égyptienne, la servante de Sarah, seulement voilà : Abraham était hébreu et Agar était égyptienne, ni l'un ni l'autre n'étaient des Arabes ou les ancêtres des Arabes, et encore moins les instigateurs de cet énorme mensonge, l'Islam.

En clair : ni Arabe ni Islam ne font partie du plan du vrai Dieu, le salut vient des Juifs nous a dit le vrai Jésus juif de la parole !

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Re: Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes

Message  Arlitto le Dim 7 Mai - 10:58

Non, nous ne sommes pas des Arabes. Assez de mensonge, de fraude, de courtisanerie, d’impuissance et de peur … !!!

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Par PERE THEODOROS DAOUD, PASTEUR A L’EGLISE ORTHODOXE ANTIOICHE | BALTIMORE MARYLAND

Le Syrien n’est pas un Arabe, l’Irakien n’est pas Arabe, l’Egyptien n’est pas un Arabe, le Libanais n’est pas un Arabe, le Jordanien et le Palestinien non plus.

Nous sommes des Levantins, nous sommes des Byzantins, des syriaques, des Chaldéens, des Assyriens, des Coptes, nous sommes les descendants d’Ebla et de la Mésopotamie, des Phéniciens, des Pharaons, nous sommes du Levant et de son peuple autochtone. Nous ne sommes pas des Arabes. Assez  de viol, de  falsification de l’Histoire, de la géographie, de la vérité et de la réalité.


Les descendants de l’Arabie sont les Arabes – et pour rester fidèle à l’Histoire – nous disons qu’il y a des tribus arabes qui sont devenues chrétiennes mais l’arabité de la minorité ne saurait se généraliser à la majorité Levantine qui n’a jamais été Arabe.

Même si nous sommes arabophones, cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes des Arabes.

 l’Américain qui parle anglais n’est pas un anglais pour autant, le brésilien qui parle portugais n’est pas  portugais pour autant et l’Argentin qui parle espagnol n’est pas espagnol pour autant. Ce sont des langues coloniales héritées d’un passé colonial.

Même si nous parlons arabe, nous ne sommes pas des Arabes et nous ne ressemblons en rien aux Arabes, ni dans la pensée, ni dans le goût ni non plus dans la civilisation.

Eux, leur terre est le désert alors que la nôtre elle est celle du lait, du miel, de la figue, de l’amande, de la pomme et  du raisin. Nos ancêtres avaient cultivé la terre et s’y ont enracinés et ils y sont devenus « des Authentiques » quant à vous, vous êtes des nomades, vous ne semez point et vous n’y êtes jamais enracinés.

Nos ancêtres avaient planté la vigne, fabriqué du vin et cultivé la musique, ils ont fait la fête, ils ont dansé, ils ont construit des civilisations et ont écrit des livres, vos grands-parents ont bu du sang et ils le font toujours,  ils ont dansé sur des cadavres de certains d’entre eux et ont abattu certains d’entre eux pour faire la fête et ils le font toujours.  Ils ont  détruit les civilisations et brûlés des livres et et le font toujours. Que ce soit dans l’Histoire ancienne ou dans l’Histoire contemporaine, nous ne vous  ressemblons point.

Notre passé est fait d’épopées, de science, et de gloire, quant à vous, votre passé est une trahison, votre présent est une trahison et votre avenir est une trahison. Ne nous vous ressemblons en rien,  ni par notre passé  humain, ni  par notre passé chrétien, ni par notre passé musulman. Les musulmans de mon pays, sont des musulmans aimants de la science, de la vie, alors que vous avez élevé des peuples emplis de haine, de complexes, de maladies, qui adorent la mort. Notre passé est une civilisation, une science, une littérature, une musique, une poésie, votre passé est fait de sang, d’invasions, de haine et de convoitises.

Celui qui est devenu musulman dans mon pays, après l’invasion arabe, a gardé sa noblesse sociale, ses traditions, et ses coutumes et même celui qui a vécu parmi nous est devenu l’un des nôtres du point de vue social, nous avons mangé ensemble, dansé ensemble, ri ensemble et pleuré ensemble mais vous, vous ne changez jamais. 1400 ans et vous ne changez jamais et quand vous vous êtes rendu compte que  vous n’arriverez pas à nous changer, vous avez détruit notre pays, notre patrimoine, notre coexistence  et vous nous avez détruit. Le musulman Levantin n’a plus foi en vous, vous le dégoûtez plus que vous l’êtes  pour un chrétien Levantin.

Nous vous avons enseigné, construit vos villes, vos hôpitaux et vos universités et préservé votre langue. Si seulement nous ne l’avons pas fait, si seulement nous vous avons laissé à la justice de Dieu et votre destin plus foncé que votre pétrole.

Nous étions un pont entre vous et l’Occident et vous êtes devenus un outil entre les mains de l’Occident pour détruire notre orientalité. Nous vous avons connu à travers vos fruits, un passé barbare, fait d’humiliations et de fractures. Rappelez-nous une seule victoire à vous  ?  Ou une seule  gloire à vous  ? Vos victoires se réduisent à l’anéantissement de l’Autre, du frère à frère, du fils à son père pour le pouvoir ou pour une femme ou  pour un chameau ou encore pour un âneL’Occident vous a écrasé, celui-là même que vous taxez d’infidèle et vous lui léchez quand même les pieds pour qu’il préserve vos trônes, et  voler ensuite les deniers des pauvres pour remplir ses ( l’Occident ) banques.

On en a assez et on ne couvrira plus jamais cette farce à partir d’aujourd’hui.


Ô vous bergers et messieurs les arabisants et les passionnés de l’arabisme, si vous souhaitez le parler et vous en targuez, parlez  plutôt de votre lâcheté et non des peuples massacrés, violés et enlevés et dont le passé et le présent ont été détruit et peut-être même l’avenir, tout au nom de l’arabisme.

Gloire au Levant et que Dieu bénisse Nizâr Qabbâni.

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Message  Arlitto le Dim 7 Mai - 10:59

Génétiquement, les Maghrébins ne sont pas des Arabes

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Le Fantasme
Alors que la majorité des Maghrébins s’identifie culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères et de certains Européens, qu’ils ne le sont des Arabes. « Comparés avec d’autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l’Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. » ( A. Hajjej, H. Kâabi, M. H. Sellami, A. Dridi, A. Jeridi, W. El Borgi, G. Cherif, A. Elgaâïed, W. Y. Almawi, K. Boukef et S. Hmida, « The contribution of HLA class I and II alleles and haplotypes to the investigation of the evolutionary history of Tunisians », Tissue Antigens, vol. 68, n°2, août 2006, pp. 153–162).

Bien que ces études se soient basées sur des échantillons retreints, elles sont parlantes. Elles confirment ce que les historiens ont toujours affirmé : l’apport arabe est très minoritaire dans les populations maghrébines (Ibn Khaldoun, Gabriel Camps, etc.), car quelques dizaines de milliers d’envahisseurs arabes n’ont pas pu, génétiquement et matériellement, changer des millions de Berbères en Arabes.

Le verdict des chercheurs ci-dessus est sans appel : l’identité arabe (ou arabo-musulmane) du Maghreb relève plus du fantasme que de la réalité. Ce fantasme a été injecté dans les têtes et les esprits à une époque récente, inventée par les monarchies pétrolières et leurs agents islamistes (on vient de découvrir que Ghannouchi est un agent du MI6 britannique, et que Morsi, le président égyptien déchu, est un agent de la NSA américaine, sans parler des rois et des émirs qui roulent tous pour l’impérialisme anglo-saxon). En psychologie, un fantasme est une construction consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.

Par ailleurs, le plus grand historien maghrébin, Ibn Khaldoun, l’a énoncé et démontré : les Maghrébins ne sont pas des Arabes, ce sont des Berbères « arabisés » (mousta’arabouneمستعربون  ).

Historiquement et de tout temps, la culture arabe a toujours nettement distingué les Arabes (considérés comme la race supérieure, celle qui doit, de droit divin, détenir pouvoir et richesse) des non Arabes (les sujets de seconde zone, les peuples dominés). Ceux-ci sont appelés ‘Ajam, عجم , c’est-à-dire des non arabes, « des étrangers », comme l’étaient les « barbares » pour les Grecs ou les Romains. Les ‘Ajam regroupaient les Perses, les Roums (Byzantins), les Turcs, les Berbères etc. tous les peuples soumis par les armes, même s’ils se sont islamisés. Se déclarer musulman permettait alors d’échapper à l’impôt (assez lourd) que devait payer tout sujet non musulman. Cet impôt constituait alors le principal revenu relativement stable de l’empire arabe. Donc, même pour ceux qui ont opté pour la culture et la religion arabes, ils restent, aux yeux des Arabes de souche, des « non Arabes ». C’est toujours le cas aujourd’hui : les Arabes du Golfe considèrent toujours les Maghrébins avec une certaine condescendance, ils les traitent comme des «Arabes de seconde catégorie ». Comme, en plus, ce sont eux qui disposent aujourd’hui de la manne des pétrodollars, leur morgue et leur mépris pour les Maghrébins et pour les autres non-arabes sont sans limite.

Rappel historique
Le Maghreb, initialement peuplé de Berbères, a été envahi par de nombreuses civilisations, qui ont toutes été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales, Arabes, Espagnols, Turcs et Français. De plus, beaucoup de Maures (Espagnols islamisés) et de Juifs arrivèrent d’Andalousie à la fin du XVe siècle.

Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l’islamisation du Maghreb. C’est à partir du XIe siècle, avec l’arrivée des tribus hilaliennes (tribus bédouines arabes) chassées d’Égypte, que l’arabisation linguistique et culturelle s’est renforcée. En conséquence, pour pouvoir profiter des gains et des prébendes, qui étaient le lot des conquérants arabes victorieux, il valait mieux se déclarer arabe et musulman, être du côté des vainqueurs et des maîtres. Beaucoup de tribus berbères ont opté pour ce choix : elles renient leur berbérité pour se déclarer arabe (voir Arabisation du Maghreb : qu’en est-il au juste ?). Le même phénomène continue jusqu’à nos jours.

Cette mentalité s’est incrustée dans la mémoire collective de beaucoup de Maghrébins depuis cette époque : se déclarer, aujourd’hui arabo-musulman, signifie être du côté des maîtres, des chefs, des prédateurs, des nouveaux oligarques islamistes. De nos jours, on voit ce phénomène en Tunisie, en Libye, et ailleurs : ceux qui veulent profiter des postes de direction et des prébendes qui vont avec, ceux qui veulent acheter les biens de l’Etat à vil prix, ceux qui veulent caser les membres de leurs familles, se découvrent, soudain, pro-islamistes.  Car les islamistes, qui sont au pouvoir, considèrent la province conquise (pour eux, la notion d’Etat nation n’existe pas. Tous les pays ne sont que des provinces du califat projeté) comme leur propriété privée, leur prise de guerre, suite à une razzia appelée, par les démocraties occidentales, des « élections libres et transparentes », mais que les Tunisiens considèrent comme frauduleuses et truquées. Comme on disait en Mai68 : « élections, piège à cons ».

A. Génétique : Adn et généalogie ou l’histoire de nos ancêtres
A partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, soit 900 ans avant Jésus-Christ, juste avant l’arrivée, en 814 av. J.C., de Didon/Elyssa, fondatrice et reine de Carthage.

C’est au travers de l’haplogroupe que les généticiens sont capables de remonter la lignée généalogique sur autant de décennies. Les haplogroupes peuvent se définir comme les branches de l’arbre généalogique des Homo Sapiens, ils représentent l’ensemble des personnes ayant un profil génétique similaire grâce au partage d’un ancêtre commun.

On distingue deux sortes d’haplogroupe, le premier étant d’ADN mitochondrial et le second le chromosome Y. L’ADN mitochondrial (ADNmt) est transmis de la mère à ses enfants (fille et garçon), l’haplogroupe ADNmt réunit les personnes d’une même lignée maternelle. Le chromosome Y est transmis uniquement du père vers son fils, l’haplogroupe chromosome Y se compose des hommes partageant un ancêtre de la lignée paternelle.

Grâce à l’identification des haplogroupes et à leur comparaison entre populations, il est possible de connaître, avec une certitude relative, les déplacements migratoires réalisés par des peuples. Ces techniques permettent donc de déterminer la zone géographique dans laquelle nos ancêtres vécurent.

Lignée maternelle : l’ADN mitochondrial
Selon le même tableau cité ci-dessus, les études montrent que la structure génétique mitochondriale générale des populations du Maghreb est composée majoritairement d’haplogroupes (H, J, T, V…) fréquents dans les populations européennes (de 45 à 85 %), d’haplogroupes L (de 3 à 50 %) très fréquents dans les populations sub-sahariennes, et d’autres haplogroupes très minoritaires.

Conclusions de la génétique 
En moyenne, le Maghrébin est donc , globalement, :

– à 60% d’ascendance berbère et à 20% d’ascendance arabe du côté paternel,
– à plus de 50% d’ascendances diverses, qu’il partage avec les Européens, du côté maternel.

Les défenseurs de l’hégémonie, voire même de l’exclusivité du caractère arabo-musulman du Maghreb, tentent de gommer de la mémoire collective toutes les autres composantes de l’identité nationale ou maghrébine  et d’imposer une conception extraterritoriale de l’État nation, en l’occurrence la Oumma islamique, cet ensemble mou et informe, prélude à la dissolution de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc dans un califat archaïque et cauchemardesque. Mais là où le bât blesse encore plus, c’est que, alors que la plupart des sociétés modernes s’orientent vers le multiculturalisme et vers l’ouverture, le « monde arabe » semble à la recherche d’une pureté identitaire chimérique et complètement fantasmée.

B. L’héritage linguistique maghrébin 
La langue berbère de nos premiers ancêtres maghrébins est devenue minoritaire aujourd’hui : quasiment éradiquée en Tunisie et en Libye, elle est encore vivante au Maroc et en Algérie.

Les Maghrébins actuels parlent, en majorité, une langue commune, la darija ou derji. Cet ensemble de parlers populaires est appelé maghribi par les linguistes, ou langue maghribia ou maghrébia.  La Maghrébia est une langue issue du « mariage » des langues berbère et punique. Ces deux langues sont relativement proches car elles font partie de la famille linguistique chamito-sémitique. Elles sont aussi, historiquement,  très antérieures à la langue arabe, la langue du Coran, dont la première preuve écrite indiscutable date du septième siècle (les plus vieux feuillets du Coran, visibles à la Bibliothèque Nationale de France, dateraient de 34 ans après l’hégire). La langue maghrébia précède donc la langue arabe de plus mille ans : affirmer que la Maghrébia découle de l’arabe est donc un « non sens » historique. Voir, pour plus de détail, notre article intitulé « La langue maghrébia date de plus de 25 siècles ».

Comme, par ailleurs, la langue phénicienne et la langue arabe sont des langues sémitiques, elles ont beaucoup de termes communs ou phonétiquement voisins. D’ailleurs les noms de beaucoup de lettres de l’alphabet arabe sont les mêmes en punique et signifient la même chose. Autrement dit, les langues maghrébia et arabe, issues du même ancêtre sémitique, sont des langues cousines, comme le sont par exemple l’espagnol et l’italien. Cet aspect linguistique explique pourquoi « l’arabisation » de la Berbérie s’est faite rapidement et facilement. En fait d’arabisation, les populations punico-berbère des villes et des côtes parlaient déjà la Maghrébia, une langue très proche de l’arabe. Avec les conquêtes arabes, la Maghrébia s’est enrichie de l’apport arabe, mais elle reste une langue distincte de l’arabe : lorsque deux Maghrébins parlent entre eux, un Saoudien ou un Syrien aura du mal à les comprendre.

Depuis ces temps préhistoriques, cette langue maghrébia – tant méprisée par les autorités politiques maghrébines, toutes tendances confondues –  perdure et continue à vivre. Malgré toutes les lois et toutes les déclarations pompeuses, la langue arabe n’a jamais été et ne sera jamais la langue maternelle de quiconque, y compris à la Mecque, son lieu de naissance officiel. Elle ne perdure que grâce à deux phénomènes : (1) c’est la langue du Coran et (2) par la volonté politique des gouvernements des pays arabes.

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Message  Arlitto le Dim 7 Mai - 11:00

Bible :

Descendance d'Ismaël (Genèse 25,12-18)


12 Voici la lignée d'Ismaël, fils d'Abraham, celui que l'Égyptienne Agar, la servante de Sara, avait donné à Abraham.
13 Voici le nom des fils d'Ismaël, leur nom en fonction de leur lignée: Nebajoth, son fils aîné, Kédar, Adbeel, Mibsam,
14 Mishma, Duma, Massa, 15 Hadad, Théma, Jethur, Naphish et Kedma. 16 Voilà quels furent les fils d'Ismaël avec leur nom d'après leurs villages et leurs campements. Ils furent les douze chefs de leurs peuples. 
17 La durée de la vie d'Ismaël fut de 137 ans, puis il expira. Il mourut et alla rejoindre les siens.
18 Ses descendants habitèrent le territoire situé entre Havila et Shur, qui est en face de l'Egypte, en direction de l'Assyrie. Il s'établit en face de tous ses frères.



Recension du livre de René Dagorn (École pratique des Hautes Études), « La Geste d’Ismaël d’après l’onomastique et la tradition arabes », Genève, Librairie Droz, 1981 – Préface de Maxime Rodinson.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ... 200_4_4440 Le chapitre I, « Recherche d’une dimension historique »


La tradition arabe veut que Muhammad descende d’Ismaël, par 'Adnan et son fils Ma'aad. 

Mais elle n’affirme un lien de sang entre 'Adnan et Ismaël que depuis l’existence du Coran. Le chapitre II, « Les généalogistes arabes », est le plus important. 

Il est fondé sur trois ouvrages : Ibn al-Kalbi, « Jamharat al-nasab » ; al-Zubayri, « Nasab Quraysh » ; Ibn ?azm, « Jamharat ansab al-'Arab ».

 Après le dépouillement systématique et minutieux de ces recueils onomastiques totalisant quelque 100 000 noms propres, l’auteur aboutit, sur les patriarches bibliques et notamment sur Ismaël, à la constatation suivante : « Il n’existe aucune trace de l’utilisation de ces noms bibliques avant l’Islam dans l’onomastique.

Par voie de conséquence, on peut en déduire que la société arabe n’avait, avant la prédication islamique, aucune conscience d’un rattachement quelconque à Abraham par Ismaël » (p. 44 ; cf. p. 49).

 En revanche, ce dernier nom est bien attesté dans l’épigraphie de la péninsule arabique. Pour résoudre la difficulté, les p. 100-104 déploient une argumentation qui pourrait être plus clairement présentée, mais n’en demeure pas moins convaincante. La voici. 

À supposer que le mot d’Ismaël, dans les inscriptions, renvoie consciemment au patriarche biblique, son emploi serait simplement dû à des juifs ou à des chrétiens (p. 103, cf. p. 45). 

Mais l’ensemble des Arabes continuaient à regarder ces deux groupes comme des éléments allogènes, et les noms bibliques sont absents de l’ancienne onomastique des Arabes parce que étrangers à leur conscience collective. 

Ce point est illustré par une citation d’Ibn al-Kalbi tout à fait révélatrice (p. 44). 
L’ensemble du chapitre est fermement étayé par les tableaux statistiques des p. 50 à 99. Le chapitre III confirme par un biais original les conclusions précédentes, réaffirmées avec force aux p. 123 et suivantes. 

Les Arabes étaient si peu enclins à s’attribuer Ismaël et Abraham pour ancêtres que la kunya « Abu Isma'il » [surnom « Père d’Ismaël » joint au nom], inconnue avant l’islam a été, même aux siècles musulmans, rarement jointe au nom « Ibrahim ».

La deuxième partie essaie d’analyser, en quatre chapitres, l’émergence et l’évolution d’Ismaël dans la geste musulmane. Du pénétrant chapitre IV sur la révélation d’Ismaël dans le Coran, voir notamment les p. 132 et suivantes et 146 et suivantes. La suite de l’histoire n’est pas facile à reconstituer. Relevons une intéressante hypothèse.

 Il semble à l’auteur que les milieux shi'ites ont joué un très grand rôle dans le développement de la figure et de la légende d’Ismaël (p. 237-245 ; cf. p. 121 et 379-381).

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Re: Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes

Message  Arlitto le Dim 7 Mai - 11:01

 Les Algériens et les Egyptiens sont-ils des Arabes?

«Lorsque la vérité entrera en lutte avec le mensonge millénaire, nous aurons des ébranlements comme il n’y en eut jamais, une convulsion de tremblements de terre, un déplacement de montagnes et de vallées, tel qu’on n’en a jamais rêvé de pareils. Toutes les combinaisons de puissance de la vieille société auront alors sauté en l’air, car elles sont toutes assises sur le mensonge....» 
Nietzsche, (Ecce Homo)
 
                 On parle souvent de monde arabe pour masquer des errances. Voici l’histoire d’une gigantesque canular, celui de faire croire à un monde arabe composé de «nations frères», démocrates dans leurs rapports et se portant mutuellement assistance à l’extérieur pour la cause sacrée à la fois de ce monde arabe et plus encore de la Oumma musulmane. Cruelle désillusion, mise en évidence par un match où tous les bas instincts de la nature humaine ont donné libre cours à tout ce que la raison réprouve. En effet, avec une rare unanimité transversale, des intellectuels organiques aux courtisans sans épaisseur des Frères musulmans à El Azhar, des partis politiques au petit peuple, tout ce beau monde voulait participer à la curée. Ainsi le pouvoir politique a réussi à attiser une haine qui ne demandait qu’à s’épanouir. Le régime égyptien, qui vit une atmosphère de fin de règne, pensait à tort se ressourcer à la suite de ce match que l’Algérie a eu l’outrecuidance de gagner.
    A bien des égard, ce but de Antar Yahia a fait plus de dégâts qu’aucune des batailles engagées et régulièrement perdues du pouvoir égyptien et dont l’image la plus humiliante et qui a fait le tour du monde est celle de centaines de chaussures abandonnées par de jeunes Egyptiens dans le désert du Sinaï, du fait de l’incurie des stratèges militaires égyptiens, à l’image de Sadate qui s’affublait indifféremment en militaire rappelant un officier de l’Armée des Indes, en galabia comme un paysan du haut Nil ou encore un gentleman anglais à la Sherlock Holmes avec pipe assortie. C’est dire si l’errance identitaire de l’Egypte d’aujourd’hui explique bien des choses, notamment de vivre sur un passé mythique comme un fonds de commerce.
L’élève et le maître
     Sans vouloir refaire un cours d’histoire sur ce que sont ces Berbères, barbares, Kamel Bouchama écrit avec sa verve habituelle: «(...) Nos frères égyptiens sont loin de vouloir s’élever au niveau de leurs ancêtres dont nous avons été, en une période donnée de l’histoire pharaonique - nous les Berbères et non les "barbares", selon leur affabulation-, d’excellents maîtres. J’ai en mémoire d’illustres chefs berbères dont le pharaon Sheshonq 1er, fondateur de la première dynastie berbère d’Egypte, en 945 avant J.-C. et les autres qui lui ont succédé, tel le pharaon Osorkon II qui régna de 874 à 850 av. J.-C. ou Karomama, la reine berbère dont la statuette d’or, aujourd’hui conservée au musée du Louvre, compte parmi les chefs-d’oeuvre de l’art égyptien. Il y avait d’autres souverains assurément aussi célèbres que ceux qui les ont précédés, dont Nitocris qui portait le titre prestigieux d’épouse d’Ammon et fille du pharaon Psammétique 1er qui régna de 664 à 610 avant J.-C. (...)»(1)
 
      Dès le IXe siècle av. J.-C., des textes assyro-babyloniens et hébraïques, mentionnent sous le nom d’Arabes des populations parlant une langue sémitique et venant périodiquement du désert arabique vers la région syro-mésopotamienne. Puis ce nom est donné à toutes les tribus nomades de la péninsule arabique. Par leur langue comme par leurs croyances religieuses, les Arabes font partie du monde sémitique. Au Maghreb, les Berbères - qui auraient une origine chamito-sémitique - apparaissent à l’histoire et les premiers royaumes sont constitués. Du VIIIe au XIe siècle, le monde arabo-musulman se présente désormais comme un ensemble cohérent, dans lequel la foi, les institutions, la langue, la culture, les coutumes sont étroitement liées. Au tournant de l’an mille, l’arabe est parlé et écrit par tous. Toutefois, dans certaines régions, la langue locale est toujours utilisée, par exemple le berbère en Afrique du Nord. En Iran, on assiste à une renaissance de la langue et de la culture perses. L’histoire du monde musulman dépasse alors largement l’histoire du monde arabe, mais, pour le Proche-Orient et le Maghreb (cas de l’Algérie), elle se confond largement avec celle du puissant Empire ottoman. Les conquêtes des souverains ottomans n’entraînèrent pas de changements substantiels en Syrie, en Égypte et au Maghreb, qui tombèrent sous leur coupe. Les Algériens, pas plus ou pas moins que les Egyptiens, furent occupés par l’Empire ottoman. Au XVIIIe siècle, le déclin de la puissance ottomane mina progressivement la sécurité des provinces arabes:
 
       «Ce fonds de commerce» de la civilisation pharaonienne qui vivait pendant des siècles dont l’oubli le plus grand, n’était-ce les pillages des tombes à la recherche de bijoux en or, fut découvert par des archéologues occidentaux, - ce fut en effet Champollion qui arriva à déchiffrer la pierre de Rosette - embelli et transmis au monde comme patrimoine universel. L’Egypte actuelle en retire des milliards de dollars qui font vivre le peuple égyptien. L’Egypte vit aussi sur un second fonds de commerce, la civilisation musulmane qu’elle réduit à la civilisation arabe dont elle se veut, on l’aura compris, le dépositaire, non pas au vu d’un certain magistère moral ou scientifique mais sur des slogans tels que «Misr Oum Eddounia» pour lequel j’ai eu peine à trouver le fondement si ce n’est par un voeu pieux martelé ad nauseam, à la méthode Coué. L’un des points d’orgue de cette campagne d’hystérie, qui décide qui est arabe, qui ne l’est pas, nous relègue comme barbares, l’imprimatur du raïs et de ses courtisans nous apprend que nous ne sommes pas arabes. C’est peut-être la seule chose censée sur laquelle nous sommes d’accord avec eux!

       Qu’est-ce qu’être Arabe? Pour le Baâs syrien «tous les pays dont les habitants parlent la langue arabe sont Arabes...» Pour Jacques Berque, grand connaisseur de l’Islam: «Est arabe, à leurs yeux, [les Arabes] tout ce qui apparaît comme antique, comme authentique, comme survivant à toutes les déformations, à toutes les adaptations: bref, un trésor soustrait à l’histoire, et que celle-ci n’a pu que dilapider ou aliéner, qu’il faut donc reconstituer, dès que faire se pourra, et rendre à sa première splendeur. Est arabe, en second lieu, ce qui est unitaire, ce qui correspond ou s’appelle d’un bout à l’autre d’une sorte d’échange planétaire. Cette unité n’est pas un constat. C’est un voeu, un postulat.» S’agissant de la belle langue qu’est l’arabe, Berque explique dans Les Arabes que la fonction de la langue, pour les Arabes, est différente, supérieure à celle qu’elle remplit pour les Occidentaux: Il donne un exemple: ainsi, en arabe, les mots se rapportant à l’écrit dérivent tous de la racine k.t.b.: Maktûb, maktab, maktaba, kâtib, kitâb. En français, ces mêmes mots sont: écrit, bureau, bibliothèque, secrétaire, livre. Les mots français sont tous les cinq arbitraires, mais les mots arabes sont, eux, «soudés, par une transparente logique, à une racine, qui seule est arbitraire». «Le mot arabe reste cramponné à ses origines. Il tire substance de ses quartiers de noblesse.»(2) 
 
   Hors histoire, hors géographie, hors société, le Monde arabe actuel semble comme suspendu entre ses représentations mythiques et identitaires et les réalités socioéconomiques et internationales. Sans poids dans les relations internationales, sans moyens de pression, déchiré par des rivalités internes, le monde arabe n’émet plus, depuis une vingtaine d’années, que des images de violence, de fanatisme et de course aux armements. Tout esprit contradicteur de la doxa gouvernementale ou royale est bâillonné. On dit souvent que l’alternance dans les pays arabes se fait par l’émeute ou la mort naturelle, jamais par le biais de la consultation du peuple et de la démocratie. Si c’est ça le monde arabe, nous ne sommes pas arabes.(3)
 
     Voilà un ensemble de pays qui forment une communauté culturelle forte, qui partagent une langue, qui bénéficient d’un boom démographique (76 millions d’habitants en 1950, 280 millions aujourd’hui), qui, surtout, regorgent de pétrole et qui gâchent ces divins avantages. Le PIB des 22 pays, gagne en moyenne moins de 1% par an depuis dix ans. Faute de croissance, la région entre dans une spirale négative. Le Monde arabe traduit au total moins de livres étrangers que la Grèce. Jadis source des sciences, il ne consacre que 0,6% du PIB à la recherche-développement. A cette faillite, source de désespérance populaire, les gouvernants ont ajouté, pour se défendre, un discours qui détourne le ressentiment vers l’étranger, Israël, l’Amérique, l’Occident, voire l’Algérie, C’est le fameux mythe de la théorie du complot.
 
    De fait, les Arabes ont été, tout au long du XXe siècle, manipulés par les puissances de l’époque qui avaient dans le sillage de la Première Guerre mondiale procédé au dépeçage de l’Empire ottoman. Thomas-Edward Lawrence écrit: «Ce peuple à l’esprit étroitement limité, peut laisser en friche son intelligence avec une résignation dépourvue de curiosité. Son imagination est vive; elle n’est pas créatrice. La grande industrie leur est étrangère...Peuple de convulsions, de soulèvements, d’illuminations mentales: race du génie individuel. L’instinct règle leurs convictions; (...) Peuple des beaux départs: entraîné le plus follement par le concept le plus abstrait, déployant dans la lutte un courage et une invention sans limites, et indifférent à la fin; peuple aussi instable que l’eau. Mais, précisément, comme l’eau, assuré peut-être, à la fin, de la victoire...»(4)
 
      Nous ne pouvons pas en rester là au vu des dérives graves. «(...) Quand des ministres, écrit, à juste titre, Ahmed Fattani, de Moubarak traitent leurs homologues algériens de voleurs, de menteurs, de bandits et de "baltaguia", quand l’animateur Ibrahim Hidjazi, évoquant son passé de capitaine de l’armée égyptienne lors de la guerre d’Octobre 73, accuse des officiers de l’ANP de "minables", quand de pseudo-intellectuels traitent les Algériens de "peuple primitif". Après avoir entretenu "savamment" l’amalgame sur les termes de barbare et de berbère, voilà qu’un nouveau pas est allégrement franchi pour insulter les origines ethniques des populations algériennes en les comparant à des moins que rien! (...) L’Egypte ne nous a jamais rien donné puisqu’elle n’a tout simplement rien à offrir. Aucun Egyptien n’est mort pour l’Algérie. Par contre, lors des guerres de Juin 67 et d’Octobre 73, ce sont bien nos djounoud qui sont tombés à Ismaïlia et à Port Saïd pour défendre ce qui restait de l’intégrité territoriale égyptienne (...)».(5)
Une mémoire oublieuse
 
    Pour rappel justement, s’agissant de la part de l’Algérie dans les guerres arabes, qu’il nous suffise de rappeler celle de 1973. Selon l’encyclopédie Wikipédia et le site netwar.com. L’Algérie a envoyé également des chasseurs, des bombardiers et des chars. Elle fut la deuxième puissance militaire sur le front égyptien et sa force était composée d’un escadron de bombardiers tactiques Su-7 escorté par un escadron de chasse MIG-21. Un troisième escadron équipé de MIG-17 fut envoyé pour des missions de soutien. Les pilotes algériens étaient cette fois plus préparés et mieux aguerris grâce à la guerre d’usure. Elle fut la seule force aérienne arabe à ne pas avoir perdu d’appareils au combat, seul un MIG-17 fut touché par un Phantom israélien. Malgré la gravité du coup, le pilote algérien réussit à faire écraser le MIG près de sa base d’attache tout en s’éjectant et en évitant de se faire capturer. Les avions algériens avaient accompli toutes leurs missions qui consistaient à attaquer les Israéliens dans le Sinaï et à protéger Le Caire de toute contre-offensive israélienne; des chasseurs algériens ont même atteint des cibles à Tel Aviv. (6)
      Si on peut comprendre que le peuple puisse être manipulé, qu’en est –il de la reconnaissance des intellectuels ?  Zoubiz Souissi écrit   à propos de l’un d’eux et non des moindres :  «(…) Pendant des jours et des nuits, nous avons retrouvé des personnages qui se réunissaient entre eux pour réitérer jusqu’à l’écoeurement les mêmes arguments récurrents de la "duplicité et le sens aiguisé de la comédie des Algériens que nous sommes". C’est à qui ira le plus loin, le plus fort contre ces Algériens empêcheurs de gagner en rond.(..) Adel Imam, l’incomparable interprète de L’immeuble Yacoubian, y est allé de son pamphlet contre les Algériens qu’il a invités, sur un ton méprisant, à "apprendre l’histoire pour reconnaître la grandeur et le poids de l’Egypte!" Dommage pour cet homme que l’on pensait brillant…) ».(7)

     Mis à part le drainage de l’aumône américaine, la légitimité de l’Egypte tient du bon vouloir d’Israël qui a réussi facilement à écraser un nain scientifique, et économique aux pieds d’argile. En fait, que fait l’Égypte pour les Arabes? Rien, si ce n’est profiter au maximum des postes qu’occupent ses fonctionnaires au sein de cette instance, et bloquer toutes les résolutions progressistes. Faut-il le rappeler? le premier chef d’État à avoir imposé la langue arabe et le leader de la cause palestinienne au siège des Nations unies à New York, est le défunt Houari Boumediene, chose qu’aucun autre dirigeant arabe n’avait osé tenter avant lui.
Voilà donc globalement le poids spécifique du Monde arabe.
 
      On se souvient que le Grand-Moyen-Orient, initiative américaine, a provoqué une rare unanimité de rejet chez les dirigeants arabes. On agite les risques de déstabilisation de la région et des «tragédies à l’algérienne», selon la formule cynique de Hosni Moubarak, chef de file de cette inquiétude. En tournée dans les capitales européennes début avril 2004, le président égyptien a résumé la réponse des Arabes à la proposition américaine: «C’est soit nous, soit l’anarchie.» Pour repousser ces fermes échéances, il n’a pas trouvé mieux pour plaider sa cause que d’agiter le drame algérien dans l’effort diabolique de faire feu de tout bois. «C’est moi ou c’est l’Algérie», résume-t-il. Sans grand poids diplomatique, et conscients de leur fragilité sans le séculaire protectionnisme et les quitus des capitales fortes, les principaux régimes arabes se retrouvent à plaider le vieil argument d’instrument de stabilité et de stabilisation de la région qui, sans cela, basculera dans l’anarchie.
 
      Nous voyons donc que l’animosité de Moubarak envers l’Algérie ne date pas d’aujourd’hui. Plus que jamais, dans le calme et la sérénité, nous devrons réévaluer nos rapports avec ce pays et peser du poids de notre histoire dans les forums arabes pour leur donner une dimension hors des slogans creux et sonores. Il est temps de repenser et de réformer cette Ligue arabe pour la rendre capable de porter un projet et non pas de ronronner comme antichambre des décisions de l’Egypte avec les deniers de l’Algérie.
1.Kamel Bouchama: Ah, si le Pharaon Sheshonq 1er revenait! El Watan 26/11/2006
2.Jacques Berque «Quel Islam?». Le Temps stratégique, N° 64 juin 1995
(3) Chems Eddine Chitour, Qu’est-ce que le monde arabe. L’Expression 22 mars 2005
4.Thomas-Edward Lawrence dit «Lawrence d’Arabie». «Les Sept Piliers de la Sagesse», 1921.
5.Ahmed Fattani: Egypte: Ça suffit! L’Expression, 25 Novembre 2009
6.La guerre du Kippour: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
7.Zoubir Souissi: Quand Adel Imam participe à la curée. Le Soir d’Algérie 25. 11. 2009.
Pr Chems Eddine CHITOUR
 

Je suis "Egyptien" et non "Arabe" 



Monseigneur Merkes (une des personnalités religieuses des coptes d'Égypte) : "Je suis égyptien, mais je ne suis pas un Arabe" les arabes viennent d'Arabie et les Égyptiens, eux sont les habitants autochtones d'Afrique du Nord, depuis la nuit des temps. Nous parlons l'arabe mais notre culture, notre Histoire et notre identité ne sont pas "Arabe" mais "Égyptien" (NB. le mot "copte" vient du grec "aiguptios" par lequel les grecs anciens désignaient les premiers habitants de l'Égypte de l'Est du Nil et les pharaons).
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Re: Stop au mensonge : Ismaël n'était pas arabe ni l'ancêtre des arabes

Message  Yacoub le Lun 19 Juin - 12:09

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