Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

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Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

Message  Arlitto le Dim 2 Sep - 14:33

Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine

Coran :

Et à cause de leur parole: "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah"… Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude: ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. (Sourate An-Nissa': 157)

Qui est à l'origine de cette invention ???

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Basilide a enseigné la philosophie à Alexandrie de  l'an 125 à l'an 155. 

Il était polythéiste et appartenait au courant gnostique. 

Le Coran étant exact en tout selon les musulmans, il n'est nul besoin de le démontrer. 

Selon Basilide, le monde a été créé par un démiurge, un dieu inférieur qui règne sur le monde matériel. Ce démiurge, ce dieu inférieur, correspondrait à Yahvé, le dieu redoutable de l'Ancien Testament. Yahvé entretiendrait la violence et le désordre sur terre. Un dieu tout puissant, dominant Yahvé, est lui, bienveillant.

Basilide croyait en la transcendance de ce dieu bon et souverain : la Pensée, puis la Parole, puis la Prudence, la Sagesse et la Force émanent de Lui. Le dieu bon envoie le Christ céleste, l'expression de sa Pensée, prendre chair dans Jésus de Nazareth, un homme ordinaire, afin de corriger les querelles engendrées par Yahvé. 

Basilide pense que ce Christ céleste vient en l'homme Jésus à son baptême et le quitte sur la croix. 

C'est lui premier qui va imaginer que le Christ a été remplacé par un sosie. 

Même si Basilide ne croit pas en Christ, le seul fait que Jésus soit l'envoyé de Dieu, lui rend insupportable qu'il ait souffert et qu'il soit mort... Il va donc inventer la substitution du Christ... 

Basilide écrit : « Le Christ ne souffrit pas lui-même la Passion, mais un certain Simon de Cyrène fut réquisitionné et porta sa croix à sa place. Et c'est ce Simon qui, par ignorance et erreur, fut crucifié après avoir été métamorphosé par Jésus pour qu'on le prît pour lui. Jésus s'est métamorphosé lui-même en l'image de Simon et il l'a livré pour être crucifié à sa place. Quand Simon fut crucifié, Jésus se tenait en face en riant de ceux qui avaient crucifié Simon à sa place. Quant à lui, il … s'est retiré au ciel sans souffrir. Quant à Simon, c'est lui qui a été crucifié et non Jésus. ». 

Basilide, le philosophe polythéiste travaillant en Égypte au II e siècle a été inspiré par qui pour raconter une telle ânerie sur Jésus ??? 

En réalité, le Coran, par la voix de "Mahomet" n'a fait que reprendre cette hérésie inventée par un philosophe du 2e siècle, ce qui est confirmé par lui-même dans ses écrits et que plusieurs après lui, ont reprit à leur compte pour en faire une vraie fausse vérité !.

Une raison de plus pour ne croire en la révélation supposée du Coran.

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Re: Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

Message  Arlitto le Dim 2 Sep - 14:34

Qui est Îsa  «le Jésus du Coran» ???

Bien comprendre la traduction du nom de "Jésus", Îsa en arabe, c'est se rendre compte que nous ne parlons pas de la même personne.

Le nom en français de « Jésus » dérive du latin  « lésus », qui est une translittération du grec Ἰησοῦς « Iēsoûs ». Du fait que la langue maternelle de Jésus était l’Araméen,  il fut appelé Yeshua.

Un grand nombre de musulmans sont convaincus que le nom de Jésus en Arabe est « Îsa », si Îsa est la vraie traduction de Jésus en Arabe alors comment expliqué que les Arabes chrétiens appellent Jésus "Yassou" !


Les noms de la Bible commençant par "Y" en Hébreu ( "J" en Français) sont aussi traduit dans le Coran  par "Y". Comme l'on peut le vérifier dans le tableau suivant.


Français ---------- Hébreux ---------- Arabes

Joseph--------------Yossef-------------Yousseph

Jacques-----------  Yacob--------------Yacoub 

Jean  ---------------Yohanan-----------Youhya ou Yahya

Jacob---------------Ya`aqov------------Yakoub

Jonas---------------Yônah---------------Younis 


Le nom de Jésus commençant lui aussi par un "Y", (Yeshoua en hébreu) a été  curieusement  traduit par Îsa "Issa" dans le Coran !

Alors on peut se poser la question, pourquoi  le Coran traduit Jésus par Îsa alors que  l'Arabe est une langue sémitique très similaire à l’Hébreu et à l’Araméen ???

Français----------Hébreux----------Araméens--------Arabes coranique

Jésus-------------Yehoshua---------Yeshua-------------Issa ( ou Îsâ )


Il faut noter que "Yehoshua" renferme le Nom Propre hébreu de « Dieu », la première syllabe "Yéh" étant l’abréviation de YHWH (Yahvé ). "Yehoshua" se traduit par  " Yahvé est salut

Deux formes d'écritures pour le nom  "Yehoshua" : une forme longue "Yehoshua" qui se traduit en français par Josué (Josué, le successeur de Moïse) et une courte "Yeshoua" qui se traduit en français par Jésus. 

Dans certains passages de la Bible Josué peut être écrit dans sa version courte comme dans sa version longue. Dans tous les cas le nom reste traduit Josué (la distinction entre la forme longue Yeshoshua et la forme courte Yeshoua n'existe pas en grec).

Josué en Hébreu :  יהושוע  

Josué comme Jésus se traduisent par " YHWH sauve " puisque ces deux noms ont les mêmes racines et la même étymologie. Ils sont tous deux formé des syllabes hébraïque  יְהוֹ « YéH  » et  ישע « sauver » (ou traduit par « le salut » ). 

Français----------Hébreux----------Arabes coranique------Arabes traditionnels

Jésus------------Yehoshua------------Îsa ou Issa-----------------Yassou

Josué------------Yehoshua-----------Youcha------------------------Youcha


Ainsi « Josué » et « Jésus » sont des variantes du même prénom, mais bizarrement le Coran traduit Jésus par Îsa ou Issa et Josué par Youcha ( prononcé Youhachaw) ! 

Le Coran a-t-il voulu délibérément remplacer le vrai prénom de Jésus par un autre prénom qui ne veut rien dire et par cela privé Jésus de sa vraie identité ???


Dans le Coran, Jésus n'est pas le Fils unique de Dieu, comme lui-même s'est présenté "Jean 3:16", qu'il n'est pas mort, donc pas ressuscité par son Dieu, (la foi chrétienne repose sur ce fait), qu'il n'a pas racheté le péché originel, celui qui a engendré la mort, puisque selon le Coran, Adam aurait été pardonné, chose dont la Bible ne dit mot. « si Dieu avait pardonné Adam, la mort ne serait pas entrée dans le monde, selon la Bible»

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Re: Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

Message  Arlitto le Dim 2 Sep - 14:36

La fin du mensonge


La racine et l'origine du nom " Îsâ"

Ishou , le Msih kdaba " (messie le menteur) des mandéens


‘Ishou , le Msih kdaba (messie le menteur)  des mandéens, peuple proche des araméens de Harran en Syrie actuelle .

Selon les Écritures mandéennes, le Guinza Rba  encore appelé le livre d’Enoch, l’homme, enjeu de la lutte entre le monde Supérieur de la Lumière et le monde inférieur des ténèbres est tenté par les religions infernales mais trois Sauveurs sont envoyés par le Royaume de la Lumière  pour affermir sa croyance. 

«Ensuite la place de Jérusalem sera dévastée : les juifs s'en iront en exil et ils seront dispersés dans toutes les villes. Ensuite viendra Ahmat, le fils du magicien Bisbat  (Ahmat Bar Bisbat)... (Guinza Rba.)

Parmi ces trois « sauveurs »   -- il y-a d’abord le premier messager céleste :

-Yokhanan (Jean le baptiste ) qui dès sa vingt deuxième année va au bord du Jourdain et pendant quarante deux ans prêche la repentance et baptise les hommes.  

Il y voit venir à lui - ‘Ishou  , le second et principal messager céleste, l’illuminateur des fidèles, celui qui apporte la Vérité, c’est-a-dire le Salut. 

Enfin :  Anosh Outhra, le troisième messager céleste, descendu du ciel parmi les juif. Ce dernier opère de miracles, 


prêche la bonne doctrine et convainc ‘Ishou, le second et principal messager céleste, de mensonges  puis remonte au Ciel d’où il reviendra sous la forme d’un aigle blanc pour châtier Israël…  


 Ishou  le second et principal messager céleste aurait, d’après les Écritures mandéennes, annoncé la venue parmi les mandéens d’un prophète du nom d’Ahmat


Alfred Loisy  assimile « Ahmat » à Mohamed alors que le Coran confond Ahmed et Mohamed, Ahmat étant le nom du prophète qu’attendaient les mandéens. 

Le texte coranique aurait visiblement considéré les textes mandéens comme des Évangiles chrétiens annonçant Ahmat

Quant à Jésus fils de Marie annonciateur selon le Coran de la venue d'Ahmat, il s'agit de ‘Ishou forme mandéenne de Ieshou’a, nom que les mandéens attribuant Jésus dans leurs manuscrits et qu’ils désignent par le nom de  «Messie le menteur» (M’sih kdaba) après qu’ils l’eurent confondu de mensonge ou ‘Issa, sa forme arabisée.


Ni la Torah ni les Évangiles n'avaient annoncé la venue d'un prophète du nom d'Ahmed. 

En revanche, le Ginza Rba (gawaïta harran) livre mandéen, parle de la venue d'un prophète du nom d'Ahmat .


L’ambigüité et l’ambivalence qu’entretient Mahomet quant à ces deux personnages c’est qu’il distingue l’un de l’autre. 

Le premier (Ishou*-‘Issa) est un « menteur » mais il annonce «sa» venue, le second, (Jésus fils de Marie), selon l’islam, reviendra porté par les anges à la grande mosquée de Damas (mosquée Zacharia, sur le tombeau de Jean Baptiste), mettra à mort Ishou le «Messie le menteur», mais  confortera la véracité du Coran et justifiera  Mahomet comme envoyé de Dieu.  (Et c’est là tout l’intérêt posthume que Mahomet rencontre auprès du véritable sauveur Jésus fils de Marie) 


’Ishou , prononciation mandéenne contractée ou déformée de Ieshou’a, devient  ‘Îsâ dans le Coran. Le son  « ch » mandéen, araméen , nabatéen ou hébreux est prononcé « SE » par les arabes             

                           Exemples :  MoSHé  (Moïse) devient MouSSa

                                                Shlomo (Salomon) devient Souleîman

                                                SHalom (Paix) devient Salam

                                                SHabat devient Sebt                                  


Les Évangiles disaient Jésus-Iasu’ « Massih », c’est-à-dire qu’il était oint d’une mission et de pouvoirs exceptionnels. A ne pas confondre avec ‘ichou  le « second  messager » envoyé par le Royaume de la Lumière des Écrits mandéens, le Guinza Rba, convaincu d’imposture et qui n’était plus à leurs yeux que le « Msih Kdaba », - « Messie le menteur », le « Massih  adadjal » des musulmans – ‘Ishou  en mandéen ou «  ‘Issa » sa forme arabisée coranique.


Coran:

Voilà ‘Îsâ  fils  de Maryam
Le  verbe de  vérité dont  ils*  doutent. Sourate 19 Maryam, 



Il s’agit indéniablement de ces mandéens dont le troisième messager Anosh Outhra d’après leur livre sacré le Guinza Rba aurait convaincu « ‘Ishou » qu’ils appellent Msih Kdaba (Messie le menteur) de mensonge et d’imposture.


Mahomet ne pouvait ignorer pour les avoir côtoyés en Arabie que les Arabes chrétiens tout comme les moines rencontrés çà et là, désignaient Jésus par « Iasu’ al Massih ».  


Le réflexe ou le choix mandéen de Mahomet de l’appeler ‘Issa (Ishou’-M’sih  kdaba) est soit une tentative évidente de déprécier son statut de «Sauveur», soit un parfait amalgame des personnes, conscient ou non, délibéré ou non».

Toutefois Mahomet retient à toutes fins utiles que ce M’sih  kdaba, ‘Ishou, annonce la venue dans leur peuple d’un prophète nommé Ahmat ( le fils du magicien Bisbat : Ahmat Bar Bisbat)...» qu’il assimile sans plus de façon à « Ahmed » nom qu’il se donne dans deux sourates du Coran. 

Toutefois  son père abd al Lah ibn abd al Mouttalib, n’est pas magicien, mais qu’à cela ne tienne il suffit d’escamoter le « ben  Bisbat » ( le fils du magicien) et ne conserver qu’Ahmat, transformé pour la bonne cause en Ahmed. C’est là tout l’intérêt que Mahomet  porte à ce Ahmat  .


Ainsi confondu avec « Ishou » mandéen c’est à dire « Messie le menteur » Jésus ne sera plus désormais que ’Îsâ de son nom arabisé, qui devra lui céder la place tout en le désignant Paraclet, « l’Esprit de Vérité qui ne parlera pas de lui-même mais dira tout ce qu’il entendra au Ciel. » 


Mahomet Infaillible par préservation al-Lahienne, ne fait quant à lui que recevoir et transmettre sans rien y altérer, ou apporter de lui-même, le Verbe incréé d’al Lah, sa parole parfaite, sa Vérité sublime et immuable qu’aucun mortel ne peut imiter, qu’aucun prophète avant lui n’a pu dire ou recevoir, le Coran. La couverture est vite tirée à lui par Mahomet qui lui ne fait donc que transmettre « ce qu’al Lah lui dictera par Gabriel » … comme le Paraclet !

Il veut alors convaincre les Arabes chrétiens qu’il est « envoyé » en tant que continuateur mais néanmoins restaurateur de leurs Écritures altérées et dévoyées ; en tant que le prophète naturel et véridique que leur espérance attendait. Il est « Ahmed* » le prophète annoncé par les Écritures, mais qu’ils  refusent de reconnaître comme tel.  


Mais s’il veut faire accroire aux chrétiens qu’il a de la considération pour «‘Issa» (et pour «Maryam» sa mère) en réalité Mahomet instrumentalise cette «considération» pour mieux séduire  les disciples  de «Ieshou’a», se faire accepter comme « prophète » dans le lignage et la filiation spirituels de ce dernier par les tribus chrétiennes de son époque 

Il va jusqu’à faire usage dans sa « révélation coranique » de quelques emprunts aux religions judaïque et chrétienne, mais c’est pour les utiliser à nier certaines de leurs vérités dogmatiques, les faire mentir et accréditer par la même occasion sa propre version des faits notamment en ce qui concerne Jésus.

(Tiré du livre de  Jacques Hureiki, « Essais sur l’ origine  des  Touaregs .  Ed Karthala, 2003. Pages 633 à 636.)


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Re: Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

Message  Arlitto le Dim 2 Sep - 14:40

Coran 157: 4 : "Ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié. Mais il leur a semblé… Allah l’a élevé à lui…". 

Le Coran qualifie ‘Issâ de "Rassoul" c’est-à-dire de "Messager", "d’Envoyé" au sens étymologique de ces termes, l’appellation "Nabi" étant le terme le plus approprié dans la langue arabe pour désigner un "Prophète". Mahomet n’en bénéficia quant à lui que deux seules fois dans le Coran.

Quelques sectes juives : les Esséniens, les Ébionites, et les sabéens-mandéens-nazaréens, adepte d'une secte plus connue par les auteurs occidentaux sous le nom de "judéo-nazaréens ou Nassara, qui avait sa propre doctrine religieuse sans lien avec le judaïsme des rabbins de l’époque.

C’est cette secte juive des sabéens-mandéens-nazaréens qui nous intéresse.
Le sabéisme-mandéisme est une religion dualiste qui oppose un monde d’en haut ou "Royaume de la Lumière" à un monde d'en bas ou "Royaume des Ténèbres". Le monde d’en haut a une divinité suprême pour Dieu, le "Dieu de la Lumière", appelé "Vie", Heï Rbi (le Grand Vivant), la "Grande Vie / Première Vie"", ou "Seigneur de la Grandeur".

La foi des sabéens-mandéens-nazaréens dans sa forme primitive est difficile à définir à cause d'additions diverses dans leurs écrits au cours des siècles.
- Leur religion a connu différentes étapes, dans le cadre d'un parcours du polythéisme jusqu'au monothéisme.

C’est une religion gnostique évolutive, une doctrine philosophico-ésotérique qui propose à ses adeptes la pénétration des mystères de Dieu et de la Création, et des fondements de leur connaissance. Elle a subi au cours des ans, et des dispersions géographiques de ses fractions, des modifications, chaque fraction développant sa propre doctrine dans les différents pays où elle s'est répandue, comme en Mésopotamie (Syrie, Irak) puis au Hidjaz (Arabie). Les écrits de ces fractions, en contradiction entre eux le plus souvent, ont été compilés dans le Livre Sacré de cette secte, appelé le Ginza Rba (le Grand Trésor), sans cohérence ni lien entre eux, ni identifiés, ni reconnus d’une manière identique, et communément par chacune des fractions sabéennes -mandéennes- nazaréennes,

A part leur référence à Youhanna (Jean Baptiste) qu’ils considèrent tous comme leur dernier prophète, les sabéens-mandéens-nazaréens n’avaient pas non plus réellement de prophète qui soit leur Messager venant de Dieu. Et même Dieu lui-même n’avait pas encore été clairement identifié ni signifié.

Le rite centrale de cette religion est le baptême, que ses membres pratiquent, et qui consiste en une immersion totale dans l'eau vive du Jourdain, ou toute autre eau courante. Cette eau vive est considérée comme une manifestation du "Royaume de la Lumière" sur Terre. Les auteurs arabes de l’époque médiévale appellent cette secte "al Moghtassila", i.e. ceux qui se lavent/se baignent.


Dans le Ginza Rba des sabéens-mandéens-nazaréens, l’homme, enjeu de la lutte entre le Monde Supérieur de la Lumière et le Monde Inférieur des Ténèbres, est tenté par les religions infernales. Selon ce livre le monde a été induit en erreur, et le "Royaume de la Lumière" a envoyé aux hommes trois "Messagers Célestes" pour les sauver, et affermir leur croyance :

* Ishou, le premier "Messager Céleste"

* Manda d’Hayyé le deuxième "Messager Céleste"

* Anosh Outhra le troisième "Messager Céleste".

En ces temps là il y a d’abord Yokhanan / Youhanna / Jean le Baptiste (Yahia selon le Coran) qui, dès sa vingt deuxième année, va prêcher la repentance et baptiser au bord du Jourdain ceux qui ont foi en lui.

Youhanna voit venir à lui dans l’eau du Jourdain, Ishou le premier "Messager Céleste" qui se présente à lui comme son disciple, et lui demande de le baptiser. Une fois baptisé par Youhanna /Jean Baptiste qui lui a enseigné le "Livre de la Vie", Ishou s’est mis à divulguer aux croyants les secrets de ce livre qui leur permettent d’accéder à Dieu, à prêcher une autre doctrine, à réaliser des miracles par magie et sortilèges, et à fourvoyer les disciples de Youhanna.

Manda d’Hayyé, le deuxième et principal "Messager Céleste", est l’illuminateur des fidèles, celui qui apporte la vérité, c’est à dire le Salut.

Le troisième "Messager Céleste", Anosh Outhra, descendu du ciel parmi les juifs, opère des miracles, prêche la bonne doctrine, et convainc Ishou, le premier "Messager Céleste" de mensonge et d’imposture, qui de ce fait est considéré comme un imposteur, ou "Messie Menteur/Imposteur" (Msih Kdaba).,



Selon Huréiki (Essai sur les origines des Touaregs Ed Karthalla 2003 ) d’après un manuscrit ("La Période de Jésus") écrit par, ou en possession de, Youhanna/Jean Baptiste, celui-ci découvrant l’imposture de Ishou qui l’a trompé, l’aurait banni de sa communauté, et livré pour être crucifié. Mais celui-ci aurait été élevé au Ciel, et quelqu’un d’autre, qui lui ressemblait, lui aurait été substitué.



Après quoi Manda d’Hayyé le deuxième "Messager Céleste" remonte au ciel d’où il reviendra pour châtier Israël, mettre à mort Ishou le premier "Messager Céleste", Msih Kdaba, remettre le pouvoir sur le monde à Dieu et à ses disciples et déclarer la fin des temps.


Manda d’Hayyé, le deuxième "Messager Céleste", est le "Messager de Vérité", le véritable "Messie" attendu par les mandéens-nazaréens.


Selon Huréiki (Essai sur les origines des Touaregs Ed Karthalla 2003 ), ce manuscrit ("La Période de Jésus") attribué au prophète Youhanna/Jean Baptiste, a très probablement été considéré par l’islam comme un "évangile chrétien" parce que Ishou’ y a annoncé la venue, parmi le peuple juif, d’un prophète dont le nom est "Ahmat bar Bisbat" (Ahmat le fils du Magicien),  Ahmat un nom typiquement sabéen-mandéen qui a été remplacé dans le Coran par son paronyme Ahmad ou Ahmed (qui signifie "le très glorieux", ou "le très loué"), nom que Mahomet se donne dans le verset 6 de la sourate 61 du Coran



Dans la religion des sabéens-mandéens-nazaréens c’est Ishou, le Messie –Menteur -Imposteur (Msih Kdaba), le premier "Messager Céleste" de celle -ci, qui a été livré pour être crucifié, mais il fut élevé au ciel, et c’est quelqu’un d’autre qui lui a été substitué, d’où leur affirmation "ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié.etc…"



Quel rapport, quelle relation y aurait- il entre ‘Issä du Coran et Ishou le Msih Kdaba (Messie –Menteur -Imposteur) des sabéens-mandéens-nazaréens ???

Comment l’affirmation "ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié mais il a été élevé au ciel, et quelqu’un d’autre qui lui ressemblait lui a été substitué ", du Livre Saint le Ginza Rba des sabéens-mandéens-nazaréens, a-t-elle atterri dans le Coran, et y a été appliquée à Jésus le Messie fils de Mariam des évangiles chrétiens parle verset 157 de la sourate 4 (an Nissa) du Coran 

"Ils ont dit : « Voici, nous avons tué le Messie, 'Îsâ, le fils de Mariam, l’envoyé d’al Lah ». Mais ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié, C’était seulement quelqu’un d’autre qui, pour eux, lui ressemblait". 

Alors, comment Ishou est devenu ‘Issâ ???

En Palestine la religion pratiquée par les juifs était le judaïsme. L’une des figures les plus marquantes de ce peuple est Abraham, fils de Terrah avec lequel YHWH avait établi une alliance. En signe de cette alliance, Abraham et toutes les familles regroupées en son sein, devaient être circoncis. 

Or les sabéens-mandéens-nazaréens considéraient que la circoncision était une mutilation de l’intégrité physique du corps humain blasphématoire pour Dieu, et de ce fait récusait Abraham. 






Depuis, les sabéens-mandéens-nazaréens vouent une haine implacable aux juifs rabbiniques. Pour eux Adonaï (YHWH), que les juifs adorent, est un faux Dieu, et Jésus un imposteur. 

Ils ont alors été pourchassés et persécutés dans toute la Palestine par les juifs rabbiniques, à cause de leur doctrine ésotérique, puis récusés par les chrétiens, car ils considéraient Jésus comme un imposteur (Msih Kdaba). Entre 66 et 68 de l’ère chrétienne ils furent contraints à l’exil et durent se réfugier en Mésopotamie, la Syrie actuelle, plus précisément à Harran région située entre les fleuves Tigre et l’Euphrate.



Différentes fractions parmi eux s’éparpillèrent ensuite, par vagues successives, vers le sud, l’Arabie (le territoire Mecquois, au Hidjaz, Yathrib où ils construisirent des sanctuaires dédiés à leurs dieux tutélaires.[/size] 



D’après al Biruni cité par J. Hjârpe in "Analyse critique des traditions arabes sur le sabéens harraniens" (thèse, Upsalla Suède 1972) le plus important de ces sanctuaires est le temple cubique de la Kaaba dédié au Dieu astral Saturne (Ezzouhel). 

Sa statue a été lourdement endommagée par un incendie du temple, puis a été volée par les Qarmates en 930 de l’ère chrétienne, et brisée en trois morceaux. Vingt ans après un morceau de cette statue a été restitué. Ses adorateurs l’ont incrusté à l’angle externe sud-est de la Kaaba : c’est la fameuse "Pierre Noire"(voir illustration) que les pèlerins musulmans embrassent à chacun des sept tours qu’ils font autour du Temple cubique lors du grand pèlerinage annuel (le Hajj).

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A la Mecque et sur tout le territoire mecquois les plus importantes de ces fractions sabéennes-mandéennes juives se sont regroupées en une puissante confédération de tribus, parmi lesquelles celle des Banou Hachem à laquelle appartient Mahomet, sous le nom de Koraych (terme qui signifie "regroupements d’hommes") d’après certains auteurs arabes, ou musulmans dont le persan Mohammed Tabari (Mohammed sceau des prophètes, Ed. Actes-Sud /Sindbad 2001), y amenant dans leurs bagages bien entendu leurs croyances et leur Livre Sacré le Ginza Rba. 



C’est ainsi que leur affirmation concernant Ishou le Msih Kdaba, le premier "Messager Céleste" du "Royaume de la Lumière" des sabéens-mandéens (livré pour être crucifié, en réchappa car fut élevé au ciel) est arrivée à la Mecque, puis au Coran dans la sourate an Nissa, sous Mahomet (Ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié mais il leur sembla seulement etc.)


Mais rappelons-le il s’agissait de Ishou le premier "Messager Céleste" du "Royaume de la Lumière" sabéen-mandéen-nazaréens.

Les Koraych seraient alors les descendants de ces fractions juives sabéennes-mandéennes -nazaréennes chassées de Palestine entre 66 et 68 de l’ère chrétienne. La tribu de Mahomet, et Mahomet lui-même, seraient alors d’ascendance ethnique juive, c’est-à-dire des sabéens-mandéens. Ses adversaires ne le nommaient-ils pas "sabiyyi" ???



Comment Ishou est-il devenu ‘Issâ ???


‘Issâ est la déformation en arabe nordarabique (la langue du Coran) de Ishou. Le son Ch (ou Sh), hébraïque et juif, est prononcé Se en langue nordarabique. Donnons quelques exemples : Ishmaêl, le nom du fils qu’Abraham eut de Haggar l’esclave égyptienne de Sara sa femme et qui est un nom hébreux est prononcé ISmaêl en nordarabique ; SHlomo (Salomon) est prononcé Souleiman, MoSHé (Moïse) est prononcé MouSSa etc…


Pourquoi Mahomet dans son Coran privilégie-t-il l’appellation ‘Issa’ au lieu de Ishou ??? 


"Selon Huréiki le manuscrit ("La Période de Jésus"), attribué au prophète Youhanna/Jean Baptiste, a très probablement été considéré par l’islam comme un "évangile chrétien" parce-que Ishou’ y a annoncé la venue parmi le peuple juif d’un prophète dont le nom est "Ahmat bar Bisbat" (Ahmat le fils du Magicien), Ahmat étant assimilé à Ahmad ou Ahmed (qui signifie "le très glorieux", ou "le très loué"), nom que Mahomet se donne dans le verset 6 de la sourate 61 du Coran.


D’après ce "livre de Jésus", Ishou prédit la venue parmi le peuple JUIF (il faut le souligner) d’un prophète dont le nom est Ahmat bar Bisbat (bar Bisbat signifie en sabéen-mandéen le fils du Magicien). 








En le transformant en AHMED (le loué) et en se l’attribuant dans le Coran, Mahomet se garde bien de revendiquer aussi l’appellation Bar Bisbat (fils du magicien) son père Abdallah n’étant pas qualifié de magicien. L’intérêt pour lui étant plutôt de revendiquer avoir été annoncé par ’Issâ fils de Mariam qui devient de facto, et par un tour de passe-passe Jésus Messie des évangiles chrétiens.


Nous pouvons maintenant affirmer  que :

1) ‘Issâ du Coran, et Ishou de la secte juive des sabéens-mandéens-nazaréens, sont très probablement une seule et même personne.

2) ’Issâ du Coran et Iashou’a / iasu’/ Jésus-Christ des évangiles chrétiens sont étrangers l’un à l’autre, et n’ont aucun point commun, ni aucune historicité commune.

3) L’assertion "Voici, nous avons tué ‘Issâ fils de Mariam.. ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié mais il leur sembla Allah l’a élevé à lui" [relative à la croyance des sabéens-mandéens-nazaréens, et des musulmans, au sujet de ‘Issâ/Ishou] est vérifiable, mais elle ne peut récuser la vérité de la mort de Jésus, le Christ des évangiles, pour le salut des hommes.

4) Ishou /Msih Kdaba ; de la secte juive des sabéens- mandéens- nazaréens a annoncé la venue parmi les JUIFS d’un prophète qui s’appellera AHMAT BAR BISBAT (Ahmat fils du Magicien

5) Jésus Christ fils de Marie n’a jamais annoncé dans les évangiles la venue après lui de "Mahomet".

6) Donc le Coran, "Parole" d’Allah sensée être infaillible et irrécusable est prise en flagrant délit d’amalgame des personnes et d’adultération de la vérité des évangiles à des fins promotionnelles en faveur de Mahomet.  


Nous n’irons pas plus loin dans notre écrit concernant cette secte, espérant avoir rendu à ‘Issâ du Coran ce qui appartient à  ‘Issâ du Coran, et à  Ishou’a/Jésus des évangiles chrétiens ce qui appartient à Iashou’a/Jésus des évangiles chrétiens.


Il reste une question fondamentale, sur laquelle ce même Coran entretient une confusion à toute épreuve, ceci avec une habilité indéniable dans la conscience de ses croyants, et même chez les auteurs occidentalo-chrétiens. 

Elle concerne bien entendu Mariam, la Vierge Marie des évangiles chrétiens enfant unique de Johachim et d’Anne, et Mariam du Coran fille de Imran sœur de Moïse et d’Aaron, "prophétesse" née quelques 1500 ans avant elle. A moins que celle-ci ait eu la possibilité de traverser à pied allègre le gué spatio-temporel qui sépare son siècle de celui de la Vierge Mariam (Inna Lah ‘azizun hakim).


De ce que nous venons d’écrire, il découle que :

1) Moïse et Aaron, et leur sœur Mariam fille de Imran ont vécu 15 siècles avant la naissance de Marie des évangiles et donc de Jésus le Christ. 

2) 'Issâ du Coran (i.e. Ishou des sabéens-mandéens) a donc vécu 15 siècles avant Jésus le Christ des chrétiens. De ce fait son historicité commence 15 siècles avant. Le calendrier de 'Issâ du Coran se trouve donc en l’an 3514 = (1500+2014). On ne peut donc en toute neutralité et objectivité conclure avec l’islam que 'Issâ et Jésus sont une seule et même personne. 15 siècles les séparent….

3) Si Mariam sœur d’Aaron, fille de Imran, est la Mère de 'Issâ le Messih, prophète d’Allah et du Coran, celui-ci ne nous dit pas qui en serait le père puisque l’islam rejette le crédo de "Fils de Dieu" des chrétiens, pas plus qu’il ne fait allusion à l’existence de Joseph époux de Mariam des évangiles…

4) Si les évangiles nous citent les noms des apôtres choisis par Jésus le Christ, y compris celui de Judas l’Iscariot qui l’a livré aux juifs, le Coran lui n’en connait aucun à 'Issâ, ces deux dernières lacunes étant très gravement significatives pour une parole absolue, incréée d’un Allah omniscient (Inna Lah ‘alla koulou chaïin ‘alim)

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Re: Îsâ, le "jésus" musulman, un faux semblant ! Origine.

Message  Arlitto le Lun 3 Sep - 10:03

Le Coran est l’œuvre des nazaréens


Des thèses, largement vérifiées, de Bardet, Théry et Bertuel : Le Coran est l’œuvre des nazaréens et en occurrence d'un prêtre judéo-chrétien (Waraqa Bin Nawfal), qui a converti Mahomet et les arabes au monothéisme 

(thèse expliquée en détail dans le grand ouvrage de Joseph Bertuel : « L'Islam : Ses véritables origines »). Les discours et les allocutions de Mahomet, qui composent les sourates du Coran, tirent essentiellement leur racines sur les textes de la secte des nazaréens.


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CROYANCE DE LA SECTE JUIVE, LES NAZARÉENS


Les « judéo-nazaréens » reconnaissaient Jésus non pas comme le Fils de Dieu venu visiter son peuple, mais seulement comme le Messie suscité par Dieu. Ce n’est pas de sa faute si ce dernier n’a pu établir le Royaume de Dieu : Les Grands-Prêtres se sont opposés à lui et vont même vouloir le tuer. Mais Dieu ne pouvait permettre que son Messie fût crucifié, Il l’enlève donc à temps au Ciel, et c’est une apparence - un autre homme ou une illusion - qui est clouée sur la croix à sa place. 


Divers textes apocryphes disent cela bien avant le Coran (IV, 157), et certains imaginent même que c’est Simon de Cyrènecelui qui avait aidé Jésus à porter sa croix, qui se retrouve dessus par erreur. L’important, c’est que Jésus, lui, soit gardé « en réserve » au Ciel. Mais il ne peut redescendre que lorsque le Pays sera débarrassé de la présence étrangère et que le Temple sera rebâti par les vrais croyants. Pour que le salut du monde advienne, la recette est donc évidente : Il suffira de prendre Jérusalem - qui doit devenir la capitale du monde - et de reconstruire le Temple. Le « Messie-Jésus » - une expression gardée dans le Coran que nous avons - imposera alors le Royaume de Dieu sur toute la terre. Là, on est loin des messianismes antérieurs à notre ère, qui étaient simplement nationalistes et religieux.
L'histoire de ce messianisme politique change de nature au début de l’Ère chrétienne … Ainsi, l’insurrection de l'an 66 qui conduisit à la ruine du Temple en l'an 70 n’était plus simplement nationaliste, quoique son idéologie soit mal connue : Flavius Josèphe est la seule source qui aurait pu nous l’expliciter mais il glisse sur le sujet (il y a été impliqué lui-même). Cependant, on peut penser à un mélange de messianisme nationaliste et d’eschatologie « mondialiste » où le message « judéo-chrétien », déformé, n’est pas étranger. Les sources sont plus claires à propos de la seconde insurrection judéenne, qui s’étendit de 132 à 135 ; Celle-là est explicitement messianiste, et inspirée par un certain Aqiba qui est en fait un « ex-judéo-chrétien » devenu « Rabbi », et qui est connu pour son anti-christianisme


On voit bien à quel courant de pensée il puise ses délires destructeurs. On en a parlé précédemment, c’est à la suite de la destruction du Temple de l'an 70 que l’idéologie « judéo-nazaréene » se structura en vision cohérente du Monde et de l’Histoire, construite sous l’angle de l’affrontement des « bons » et des « méchants », les premiers devant être les instruments de la libération de la Terre. Le recoupement des données indique que c’est en Syrie, chez les « judéo-chrétiens » qui refusèrent de rentrer en Judée après l'an 70 et réinterprétèrent leur foi, que cette idéologie de salut - la première de l’Histoire - s’est explicitée.


Cette secte « judéo-nazaréene » est née dans un contexte de rupture que se situe son rapport avec le « judéo-christianisme » originel.

 Les textes trouvés dans les grottes de la mer Morte contribuent fortement à cette compréhension. Il s’agissait d’un retour matériel, d’un avènement politique du Messie, non d’une Venue dans la gloire comme la foi chrétienne l’enseigne … Pour cela, il aurait fallu qu’une religion nouvelle ait été fondée, afin de conquérir Jérusalem !


STRATÉGIE POLITICO-RELIGIEUSE DES NAZARÉENS


Et plutôt payant. Les deux Empires de l’époque, les Grecs byzantins et les Perses sassanides, sont épuisés par des querelles internes et par les campagnes militaires montées l’un contre l’autre. C’est d’ailleurs dans ce cadre que se comprend l’Hégire, selon l’année probable : Ceux qui quittent la Syrie en l'an 622 pour le désert n’avaient sans doute pas envie de rencontrer les armées d’Héraclius, qui commençait la reconquête de l’Est de son Empire pris huit ans plus tôt par les Perses. Les campagnes avaient alors lieu l’été, puis on se donnait rendez-vous pour l’année suivante. En 628, les Perses finissent par être complètement battus, et l’on peut penser que certains stratèges liés aux Perses, arabes ou non, rejoignirent alors Yathrib pour se mettre au service du projet que montent les « judéo-nazaréens ». Ils choisissent alors Mahomet comme le représentant de leurs alliés arabes. Mais l’expédition de 629 est un échec, comme on l’a vu. Manifestement, certains passages du Coran témoignent du souci que l’auteur eut alors de remonter le moral des troupes, et l’un d’eux évoque clairement cet épisode (S. XXX, 1-5 selon la voyellisation correcte rétablie par Blachère).
La vision de l’Histoire et du salut qui fit l’unité entre les différents partenaires du projet. Il faut en dire un peu plus en effet. Dans cette vision, le salut n’est pas spirituel, il ne passe pas par une réforme intérieure que l’on nomme conversion. C’est un salut qui doit se réaliser au niveau de la société. Là où Jésus a parlé (rarement) de l’opposition entre les fils de ténèbres et les fils de lumière, les « judéo-nazaréens » imaginent une vision du monde où des appartenances communautaires distinguent et séparent ces deux groupes. D’un côté, il y a le Parti de Dieu, et de l’autre le reste de ceux qui, forcément, sont contre Dieu, ne serait-ce qu’à cause de leur ignorance. Cette manière de voir est toujours fondamentalement celle de l’Islam, qui ne peut concevoir le monde autrement que comme un affrontement du Dâr al-islâm, le domaine où l’Islam est instauré comme loi du pays et où les non musulmans sont soumis, et le Dâr al-harb ou domaine de la guerre c’est-à-dire les pays et institutions à conquérir puisque Dieu les a donnés aux musulmans. Mais ce furent d’abord les judéo-nazaréens qui cultivèrent cette idéologie en nourrissant ces prétentions conformément à ce qu’on lit dans leurs livres, on l’a vu précédemment.
Le pire, c’est que tous ces gens (les judéo-nazaréens) croient sincèrement sauver le monde puisqu’ils pensent détenir la recette de son salut. 

Or, l’importance d’une telle fin justifie les moyens : Que vaut la vie d’un homme, ou celle de quelques millions d’hommes, si le salut du monde est en jeu ? C’est là où se trouve la perversion totale de ces idéologies capables de transformer des hommes paisibles et pacifiques en assassins, comme on le voit toujours en de nombreux pays. Cette perversion tire sa force du christianisme. Simplement, celui-ci est contrefait. C’est le petit détail qui change tout, et qui passe parfois inaperçu du plus grand nombre (et par fois aussi de certains intellectuels). 

On connaît mal les guerres que firent Mahomet et Umar au départ de Yathrib pour soumettre toutes les tribus arabes à leur portée, mais 
les traditions musulmanes évoquent la ruse, la férocité, les meurtres. C'est ainsi que les Arabes sont unis dans le projet de prendre Jérusalem et d’y reconstruire le Temple, qui sera « le Troisième », ainsi qu’il est annoncé dans les apocryphes messianistes des « judéo-nazaréens ». Ce qu’on appelle « le deuxième Temple » est celui qui avait suivi l’exil et qui, en fait, a été rebâti par Hérode le Grand et détruit en l'an 70 par les Romains de Titus alors même qu’il était enfin terminé.

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