Des scientifiques pensent à "ressusciter" 4 espèces animales disparues

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Des scientifiques pensent à "ressusciter" 4 espèces animales disparues

Message  Arlitto le Ven 4 Mar - 10:12

Des scientifiques pensent à "ressusciter" 4 espèces animales disparues

La façon dont le tigre à dents de sabre, une espèce disparue de félidés, dépeçait ses proies avec ses contraignantes canines supérieures, est probablement élucidée dans une récente étude. Une chose est sûre : si l’espèce était ramenée à la vie, la question serait vite résolue. Et c’est ce que tentent de faire des chercheurs du monde entier, pour cette espèce, mais aussi bien d’autres, avec les interrogations éthiques ou financières que cela pose.

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D'après leur morphologie, leur mâchoire et leur impressionnante 
dentition étudiées par les biomécaniciens, les trois espèces de tigre
 à dents de sabre (Smilodon) étaient des superprédateurs de bisons, 
d'équidés et de camélidés. Des recherches sont également en cours
 pour tenter de ramener le félidé disparu voici 10.000 ans à la vie. 
© Wallace63, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Le mammouth laineux
Si le premier spécimen complet de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Mammuthus primigenius) a été découvert en 1799, bien d’autres trouvailles, comme des échantillons de sang, permettent de mieux connaître cette [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] autrefois étendue de la Sibérie à l’Amérique du Nord, avant son [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] il y a environ 11.000 ans. En cause : les changements climatiques et peut-être la surchasse par les hommes ou un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Des chercheurs états-uniens espèrent prochainement achever le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de l’espèce, débuté en 2006. En parallèle, ils approfondissent la méthode de conception d’un animal très ressemblant à l’espèce originelle. Des scientifiques japonais travaillent également sur la question : de l’[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d’individus (il en subsisterait 10.000 sous la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sibérienne) est injecté dans des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d’éléphantes. Les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] obtenus se reproduisent ensuite entre eux et finissent par engendrer de véritables mammouths. Les premiers résultats sont attendus d’ici... 50 ans.
Le tigre de Tasmanie
Encore appelé thylacine, le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus) était un marsupial tigré de la taille d’un loup. Vivant en Tasmanie, mais aussi en Australie et en Nouvelle-Guinée, l’espèce est considérée comme éteinte depuis 1936, du fait de campagnes d’éradication et de l’introduction de chiens sur son territoire. Des chercheurs souhaitent [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]pour plusieurs raisons : il ne s’agit pas d’un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], mais d’un marsupial, un groupe de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] comprenant les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], wallabies, wombats et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de Virginie, qui plus est, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Comme tous les marsupiaux, la femelle incubait son petit dans une poche ventrale, mais c’était l’unique espèce chez qui le mâle possédait également une poche qui devait protéger ses organes génitaux. L’animal suscite de la fascination et certains disent l’observer encore. En 2005, un magazine australien offrait 1,25 million de dollars de récompense à quiconque pourrait prouver son existence.

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Le tigre de Tasmanie, un mammifère marsupial qui ressemble étonnamment à un chien. © Domaine public
La colombe voyageuse
La tourte voyageuse (Ectopistes migratorius), dite aussi pigeon [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], était une espèce [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] du continent nord-américain au début du XIXe siècle. Sa population alors estimée à plus de 5 milliards d’individus fut jugée nuisible par les agriculteurs et par conséquent [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] seulement. Selon les chercheurs, l’espèce ne peut pas être ramenée à la vie avec la technique du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], car l’ADN des quelques spécimens naturalisés dans des musées n’est plus fonctionnel. Il s’agit plutôt de reconstruire certains [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de la colombe voyageuse, puis de les introduire dans le génome de cellules-souches de pigeon biset, une espèce bien vivante. Elles seraient ensuite transformées en [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], précurseurs des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Injectées dans des œufs de pigeon biset, elles migreraient vers les organes sexuels des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en développement. Les pigeonneaux éclos ressembleraient à des pigeons bisets normaux, mais seraient porteurs de cellules germinales modifiées. En se reproduisant, ils donneraient naissance à une génération dont certains individus auraient des traits de la colombe voyageuse ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], longue queue, longues ailes, etc.). Plusieurs reproductions et croisements achèveraient de produire des oiseaux ressemblant à l’espèce disparue.

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La toute dernière colombe voyageuse, aussi appelée tourte voyageuse, une femelle, baptisée Martha, mourut dans sa cage au zoo de Cincinnati dans l’Ohio, aux États-Unis, le 1er septembre 1914. Cent ans plus tard, des scientifiques tentent de reproduire l’espèce. © Louis Agassiz Fuertes, Wikimedia Commons
La grenouille à incubation gastrique
Comme son nom l’indique, ce genre de grenouille avalait ses œufs qui se développaient alors dans son [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], la fonction digestive ne reprenant qu’après la naissance des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Les deux seules espèces connues (Rheobatrachus vitellinus et R. silus) étaient endémiques du Queensland, dans l’est de l’Australie. Elles se sont éteintes au milieu des années 1980, suite à l’introduction humaine de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dans leur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] naturelle, entre autres facteurs. Des chercheurs australiens progressent dans la « résurrection » des grenouilles uniques au monde : des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ont pu être produits à partir de matériel [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] extrait de spécimens morts par une technique de transfert nucléaire de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], mais ils n’ont jusqu’à présent pas survécu. Les expérimentations se poursuivent donc pour donner vie à un têtard, puis peut-être à un premier adulte. En parallèle, les scientifiques améliorent les techniques de préservation par le froid de cellules embryonnaires et de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d’espèces menacées d’[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], mais aussi d’autres animaux.
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