La Gnose écrits gnostiques

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La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:45

Écrits gnostiques de Nag Hammadi 



France Culture, Les Vivants et des Dieux, du 15 décembre 2007 par Michel Cazenave, avec la participation de Jean-Pierre Mahé et Paul-Hubert Poirier.  Respectivement, Membre de l'Institut, et professeur d'Histoire des religions à l'université Laval de Québec, co-directeurs de la publication de  Écrits gnostiques : la Bibliothèque de Nag Hammadi dans la « Bibliothèque de la Pléiade », éd. Gallimard.
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:46

LA GNOSE...NOTIONS 



Une personne m'avait parle de LA GNOSE,mais sans jamais reussir à m'expliquer ce que c'est!
les informations que je propose dans cette vidéo ne sont ,en fait,qu'une ébauche de ce que cela englobe!
Un début,et si le sujet vous interesse,je vous invite à consulter différents sites qui traitent de LA GNOSE!
Chacun restant maitre de son appreciation,de sa perception,de sa foi


S'il fallait donner en préambule un ambryon de définition de la gnose, c'est probablement par son contraire qu'il faudrait la présenter tant il est vrai que nous entendons parler plus souvent d'agnostiques que de gnostiques. Un agnostique en effet est celui qui n'admet comme réalité que le monde expérimental, le monde sensible matériel, concret qu'il estime être le seul entrant dans le champ du connaissable. Cette position conforte l'alliance du rationnalisme et du matérialisme.

Rappelons au passage que l'agnostique se différencie de l'athée, au moins dans le sens moderne du terme, lequel se contente de nier l'existence d'un dieu ou plus exactement il refuse d'adhérer aux raisons de croire à l'existence d'un dieu. Bien sûr l'athéisme contrairement à l'agnosticisme n'est pas une doctrine. 


La pensée gnostique, dont on peut lire fréquemment qu'elle est néo-platonicienne, à défaut de racines peut être reliée à divers grands mouvements de pensée tant en occident qu'en orient : On y retrouve l'importance de l'âme chère aux égyptiens et reprise par Pythagore, la dualité du bien et du mal constituant essentiel de l'univers des mazdéens reprises dans les doctrines manichéennes, lesquelles ont largement influencé bien plus tard, le Catharisme. L'idée de salut par la connaissance, la prise de conscience de la part de divin en soi, l'affimation que le monde n'est qu'une illusion dont il faut s'affranchir, et enfin la recherche de l'intériorisation comme moyen d'élévation de soi, ces thèmes développés par les gnostiques se retrouvent tant dans le mouvement de la pensée grecque que Bouddhique mais aussi chez les Esséniens, chez les Astrologues de Babylone ou en Inde dans les Upanishads ( textes indous écrits entre le XVIII° et le VIII° siècle avant notre ére -- textes védiques -- véda signifie savoir science en sanskrit )

Les premiers gnostiques répertoriés et désignés comme tels au deuxième siècle de notre ére, Valentin, Marcion et Justin pour ne citer que les plus célèbres, mélaient semble-t-il la tradition juive et la philosophie religieuse des Grecs dont ils avaient été nourris, tout en adoptant de façon très personnelle l'enseignement d'un christianisme naissant et dont le contenu n'était pas encore parfaitement défini. Ainsi pour eux le vrai Dieu ne pouvait pas être source de tout et notamment source du mal. En celà ils suivent Platon qui avait énoncé que « dieu n'est pas cause de tout ; il n'est cause que du bien ; il n'est pas responsable des maux ». Les guerres, la corruption, l'omniprésence et l'omnipuissance des romains à cette époque, tous ces malheurs,ne pouvaient pas être le fait de Dieu qui avait dit lui même « mon royaume n'est pas de ce monde » . Ainsi les gnostiques établissaient-ils un lien entre le monde décrit par Platon et celui annoncé par le Christ dans leur représentation du dualisme de ce monde, celui du mal sur terre et celui du bien qui n'est pas ici bas, vers lequel on peut tendre par la connaissance. La gnose devient pour eux la connaissance de la connaissance, la connaissance de dieu qui passe par et aboutit à la connaissance de soi même.
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:47

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les Fondements Gnostiques  

Seules les doctrines gnostiques qui incluent les fondements ontologiques, psychologiques, théologiques et anthropologiques que nous avons énumérés ci-dessous, peuvent faire partie du Gnosticisme authentique: - la Malédiction, d'un point de vue scientifique et philosophique : 

l'Adam et Eve de la Genèse hébraïque ;  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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- le Péché originel et la sortie du Paradis; 

- le mystère de Lucifer-Nahuatl; - la mort du Moi-même;

- les pouvoirs créateurs;

- l'essence du Salvator Salvatus; 

- les mystères sexuels; 

- le Christ intime;

- le serpent igné de nos pouvoirs magiques; 

- la descente aux enfers; 

- le retour a l'Eden ; 

- le don de Méphistophélès. 

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S'il est bien certain que nous devons prendre en compte dans n'importe quel système gnostique ses éléments hellénistiques orientaux, en incluant la Perse, la Mésopotamie, la Syrie, l'Inde, la Palestine, l'Egypte, etc., nous ne devrions jamais ignorer les principes gnostiques perceptibles dans les sublimes cultes religieux des Nahuas, Toltèques, Aztèques, Zapotèques, Mayas, Chicas, Incas, Quechuas, etc., d'Amérique précolombienne. 

Les principes basiques de la grande sagesse universelle sont toujours identiques. Tant le Bouddha, que Hermès Trismégiste, QuetzalcoatI ou Jésus de Nazareth, etc., ont livré un message et chacun de ces messages d'en-haut, contiennent en eux-mêmes des principes identiques de type complètement impersonnel et universel.

La synthèse de toutes les doctrines est la Gnose, la science initiatique, la science de la connaissance cosmique; pour cette raison les variantes de son nom sont nombreuses, car il en existe une dans chaque langue.

Le mot d’origine grec «gnose» n’est que la francisation du mot latin «Jina», sa vraie écriture dérivant du perse et de l’arabe, qui n’était pas «Jina» mais «Djin» ou «Djinn» et nous le retrouvons employés ainsi par de nombreux auteurs. 

JAN, CHHAN ou KAN, DAN. DZAN, D'JAN, JAIN, JIAN, KAAN, KWAN, etc sont tous des équivalents de JANA,YANA, GNANA, GNOSIS, connaissance.

Mais tout n'est pas une authentique connaissance gnostique. Ainsi nous avons des doctrines qui présentent extérieurement des caractères qui peuvent être identifiés aux systèmes gnostiques, que l'on appelle «pré-gnostiques», mais qui essentiellement ne le sont pas. «Pensée qui n'est pas Gnostique, mais cependant dénommée ainsi».

On appelle «protognostique» tout système gnostique à l’état initial et germinal, mouvements régis par une attitude très similaire à celle qui caractérise les courants gnostiques définis.

L’adjectif «gnostique» peut et même doit être appliqué intelligemment, autant aux conceptions qui, d’une façon ou d’une autre, sont reliées à la Gnose, qu’au Gnosticisme.

Le terme «gnosticisant» est très proche de prégnostique par sa signification, car le mot en réalité, stricto sensu, est relié à des aspects intrinsèques qui possèdent une certaine similitude avec le Gnosticisme universel, mais qui sont intégrés dans un courant non défini comme Gnose.

Ces explications étant établies, définissons maintenant le Gnosticisme et sa relation avec les quatre colonnes du savoir: SCIENCE, PHILOSOPHIE, ART et RELIGION.

La Science, la Philosophie, l’Art et la Mystique

«Le divorce entre la science et l'art, entre la philosophie et la religion a provoqué la détérioration de cette génération» 
«Déjà nous n'apprécions plus la poésie de la nature, l'harmonie qui se dégage de l'Univers entier et, pour finir, les relations humaines sont devenues froides, notre cœur ne réagit plus devant la douleur humaine». 
L’enseignement gnostique se base sur la communion de la science, de la philosophie, de l'art et de la religion, et cherche à extraire les valeurs individuelles les plus élevées de la vie grégaire.

Comprenez que la vie serait vide si on ne cherchait la réalisation de l’Être.
Ceci ne serait pas possible sans développer l'émotion supérieure, qui humanise la science, sublime l'art, élève la philosophie et cristallise le mysticisme.
La gnose est la poésie de l'entendement, la rosé de la philosophie, la lumière de la science, l'éternel printemps mystique. Qu'elle soit le printemps en nous et hors de nous!

LA GNOSE ET LA SCIENCE

Par science, nous comprenons connaissance. Mais toute connaissance n'est pas scientifique, au moins au sens strict, car pour cela il faut réunir au moins deux conditions: la certitude et l'évidence, ce qui implique que cela soit démontrable. De plus, il faut exiger que la connaissance scientifique soit ordonnée et totale, bien qu'il soit évident que dans la plus grande part des recherches scientifiques actuelles, on n'ait pas encore atteint l'ordonnancement synthétique de faits isoles.

En ce sens, il n'est pas exagère d'affirmer que ce que l'on appelle science moderne n'est ni complètement certain, ni absolument évident, puisque sur l'origine de la vie, des espèces cl de l'homme, il n'existe pas d'ordre total ; au contraire, on ne trouve presque que des laits isoles fondés sur de simples hypothèses.
Nous avons un exemple concret de ce qui vient d'être expose dans ce nouveau défi de la science, l'univers subatomique, qui n'est pas objectivement démontrable avec la soi-disant «méthode scientifique » de l'observation, de l'expérimentation et de la classification.

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La plus pure observation n'existe pas pour ces phénomènes qui échappent a notre univers tridimensionnel, l'expérimentation entre le «sujet qui observe» el «l'objet observé» sera toujours conditionnée par la constitution subjective de l'observateur lui-même el clé son appareil de mesures. La méthode gnostique pour l'expérimentation scientifique, permet de pénétrer dans la cause même du phénomène et d'en extraire ses principes psychologico-cosmiques au-delà de la barrière de la vitesse de la lumière, ceux-ci coïncidant avec la théorie de la relativité, de l'hvper-espace et des univers parallèles.

La science gnostique étudie la matière el l'antimatière, la constitution des atomes. et même des questions totalement inconnues de la science d’aujourd'hui, comme par exemple les « Puncta» qui ne sont ni des atomes, ni des nucléons, ni des particules d'aucune sorte, et qui n'occupent pas d'espace. La Gnose connait objectivement l'origine des mondes, des soleils, des univers et particulièrement le système d'ORS, où nous vivons et ou nous avons notre Être. "Tout passe par le creuset de la gnose.

LA GNOSE ET LA PHILOSOPHIE 

La philosophie est en elle-même la réflexion évidente. Cognition mystique de l'Être. Connaissance cognitive de la conscience éveillée, la philosophie est l'amour de la sagesse. 

Sa méthode est l'introspection, qui nous conduit a la connaissance directe, bien qu'elle participe également de la réflexion évidente. Incontestablement, la connaissance philosophique gnostique échappe toujours aux analyses normales du rationalisme subjectif. 

Le corollaire de cette connaissance est l'intimité infinie de la personne, l'Être. « La raison d'être de l'Être est l'Être lui-même». Seul l'Être peut se connaître lui-même. L'Être, pour cela, s'auto-connaît dans la Gnose. L’Être, se revalorisant el se connaissant lui-même est l'auto-gnose. Être en soi-même est la Gnose. 

L'auto-connaissance de l'Être est un mouvement supra-rationnel qui dépend de Lui, qui n'a rien a voir avec l'intellectualisme. 

La philosophie gnostique germe sous diverses latitudes et, au moyen de l'anthropologie gnostique, nous pouvons meure en évidence cette terrible réalité.

LA GNOSE ET L'ART

La finalité de l'art est la recherche de la beauté a travers ses différentes manifestations.
L'art est le témoin fidèle de cette grande œuvre humaine que nous appelons culture.

La Gnose est présente dans toutes les grandes œuvres de la littérature uni-verselle, des génies de la musique, de la peinture, de la sculpture, de l'architecture. Il y a deux sortes d'art: premièrement, l'art subjectif qui ne conduit à rien; deuxièmement, l'art royal de la nature, l'art transcendantal fonde sur la loi du sept. Evidemment, un tel art contient en lui-même des vérités cosmiques. 

Nous trouvons l'art gnostique dans toutes les pièces archaïques. Dans les pyramides et dans tons les vieux obélisques de l'Egypte des pharaons, dans le Mexique antique, chez les Mayas, dans les reliques archéologiques des Aztèques, Zapotèques, Toltèques, etc., dans les vieux parchemins de Chine, du moyen-âge, des Phéniciens, des Assyriens, etc., dans les hiéroglyphes et les bas-reliefs de l'antique Égypte.

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Dans les peintures et sculptures de Michel-Ange, dans la Joconde de Léonard de Vinci, dans la musique de Beethoven, de Mozart, de Liszt, de Richard Wagner; dans toutes les œuvres de la littérature universelle: «L'Iliade el l'Odyssée» d'Homère, «La Divine Comédie » de Dante et dans beaucoup d'autres. 

Sans l'art comme témoin, la philosophie, la religion et la science de nos prédécesseurs n'auraient pas pu arriver jusqu'à nous.

LA GNOSE ET LA MYSTIQUE 

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Toutes les religions sont des pierres précieuses enfilées sur le fil d'or de la Divinité. Les religions conservent les valeurs éternelles, il n'y a pas de fausses religions. Il est stupide de dire que la religion des tribus indigènes d'Amérique est de l'idolâtrie; alors eux aussi ont le droit de dire que notre religion est de l'idolâtrie. Et si nous nous moquons d'eux, eux aussi peuvent se moquer de nous. 

Nous ne pouvons pas discréditer la religion des autres sans aussi discréditer la nôtre, parce que les principes sont toujours les mêmes. Sous le soleil, toute religion naît, croît, se développe, se multiplie en de nombreuses sectes et meurt. Cela a toujours été ainsi et cela sera toujours ainsi. 

Les principes religieux ne meurent jamais. Les formes religieuses peuvent mourir, mais les principes religieux, c'est-à-dire les valeurs éternelles, ne meurent jamais. Elles continuent, elles revêtent de nouvelles tonnes. Il y a des hommes profondément religieux qui n'appartiennent à aucune forme religieuse. 
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:48

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La Gnose 

«La Gnose est habituellement interprétée comme la recherche d'une connaissance absolue, et libératrice».

Au travers des dictionnaires, nous pouvons affirmer aujourd'hui que le mot Gnose est grec, et qu'au sens général il signifie simplement: connaissance. Mais dans un sens plus profond, il a signifié en de nombreuses époques de l’humanité, la résurgence d'une science ou d'un courant lié à l'explication des phénomènes métaphysiques et physiques de l'homme. 

D'une façon plus descriptive, Théodote identifiait la Gnose à la connaissance libératrice d'une série de questions: «Qui étions-nous, que sommes-nous venus faire, où étions-nous, où avons-nous été jetés, où allons-nous, de quoi nous libérons-nous, qu'est-ce que naître, qu'est-ce que renaître» (Théodote).

Comme réponse à ces inconnues de l'existence, surgit le développement doctrinaire: l'homme tend substantiellement à l'union avec l'Absolu, le véritable et  parfait, quoique ineffable.

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Cependant, par un destin   spécifique, l'homme se trouve en exil dans un monde imparfait qui l'emprisonne et le trouble. 

L'unique voie de libération est dans la connaissance de soi-même et la reconnaissance de sa séparation d'une conscience ineffable, divine. 

La chute de l'homme dégénéré est le fondement de la théologie de toutes les nations antiques. Platon témoigne également que telle était la doctrine des orphiques, et lui-même la professait. Selon  Philolaos,  le  pythagoricien (Ve siècle av. J. C. ), les philosophes antiques disaient que le matériel psychique, l'essence, était enferme dans le «Je» comme dans une tombe, en tant que châtiment pour quelque erreur. 

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Le gnosticisme est en lui-même une structure verbale ou grammaticale qui enveloppe l'idée de systèmes doctrinaires d'orient ou d'occident qui prétendent rendre a la conscience conditionnée par l'Ego animal, son état originel d'infinitude et d'universalité. 


«Celui qui arrive à connaître de cette façon, sait d'où il est venu et où il va. Il sait comme l'ivrogne qui est sorti de l'ivresse, qui s'est retrouvé, qui a récupère le propre de lui-même.» (Evangile de la Vérité).

A la base, l'étude gnostique commence avec une relation correcte avec soi-même, c'est-à-dire avec la conscience, son origine cosmique, sa chute dans le monde des formes que régit la fatalité et la loi de la naissance et de la mort. Il est nécessaire qu'elle soit éveillée par sa contrepartie supérieure, pour qu'elle puisse réintégrer son état primitif.
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:48

Tradition et révélation 

La gnose, comme connaissance révélatrice, et par conséquent comme connaissance salvatrice, est le processus intime par lequel la volonté du divin, qui habite en chacun de nous comme pneuma transcendantal, fait pression sur la psyché humaine dans un but très précis : la réussite de son auto réalisation. 

C’est grâce à diverses « révélations ésotériques » que la Monade, non seulement, persuade son âme mais en plus qu’elle exerce sur celle-ci, de plein droit, un contrôle absolu. 

Lorsque, par l’intermédiaire de ces révélations, l’âme arrive à savoir qui elle était, ce qu’elle est venue faire, où elle était, où elle a été précipitée, de quoi elle doit se libéré, ce qu’est naître, ce qu’est renaître, elle se trouve alors à un moment crucial car, se sachant perdue, elle coopérera avec le plan divin de son propre Être. 

Le V.M. Samael Aun Weor nous expose ce qui suit : L’Être va de l’avant illuminant le chemin ; l’âme honteuse et repentie réagit selon sa compréhension tandis que l’Être, dans son aspect transcendant qui correspond à l’Éternel Féminin, élimine et crée un nouvel univers psychologique spécialement individualisé. 

Ce processus révélateur est individuel et collectif car il touche non seulement une âme mais aussi toutes celles qui sont liées entre elles par les processus récurrents ou karmiques, bien que toutes ne trouveront pas ce chemin de retour à la lumière. Mais d’une certaine manière toutes ces âmes collaboreront, directement ou indirectement, sur cette scène si nécessaire au chemin de la réalisation intime. 

Au fil du temps, toutes ces révélations ésotériques et tous les travaux accomplis par l’âme se transforment en doctrines philosophiques par le fait qu’elles sont transmises et absorbées dans une culture ou dans un endroit. Ce sont les pensées, les sentiments et les actions qui, bien qu’organisés avec grande logistique, n’auront plus rien à voir – par la suite – avec leur nature originelle. Car la révélation de la vérité gnostique se fait toujours de manière particulière dans un lieu et un temps déterminé selon les processus karmiques et causals entre l’âme et le monde. Cela explique sa nature élitiste. 

Cela dit, il vaut vraiment la peine que nous définissions ce qu’est une « tradition gnostique » et combien il est facile de confondre celle-ci avec les spéculations philosophiques. 

L’effet d’une révélation de ce qui est divin dans l’homme est – comme nous l’avons dit – individuel et collectif, graduel et progressif, centrifuge et centripète. Mais pour comprendre cela nous devons prendre en considération ce qui suit : depuis l’aube d’un jour cosmique, tous les principes intelligents, êtres divins ou Monades créèrent consciemment cet univers suivant un accord intelligent car ce serait impossible autrement. Par conséquent, lorsqu’il faut alors se libérer de ce même univers et de ses lois, l’opération est, d’une certaine façon, collective. Car bien que la révélation gnostique émane d’une Monade, sa portée et son effet interne agissent sur les autres Monades. Telle action ou opération exécutée dans le plus intime de l’esprit – l’Armée du Christ, Sabaoth ou Chokmah – est appelée « tradition » ou transmission d’un enseignement ésotérique par révélation. En définitive, là où il y a une révélation, il existe aussi une tradition, la révélation et la tradition ésotérique gnostique sont co-essentielles et co-existentielles. Extérieurement – il est facile de confondre la tradition ésotérique avec la spéculation philosophique à laquelle sont sujettes les révélations des grands maîtres gnostiques et de leurs disciples. Les voies orales et écrites, bien qu’elles soient dans un premier temps un moyen pour tendre un lien ou un pont de relations entre les Monades, seront par après – dans un deuxième temps – un mode exclusif de consultation nécessaire sur le travail à réaliser. Mais finalement ce qui compte véritablement, c’est la révélation graduelle et permanente en chaque individu et par conséquent en ceux qui participent aussi, de cette manière, par leurs propres processus intimes. Cette extension de l’enseignement est « tradition gnostique ». 

Celui qui participe de la « révélation – tradition » née de l’Être est sans aucun doute un étudiant gnostique ; les autres étant des aspirants – une possibilité entre mille – ou dans le pire des cas des personnes sincères fourvoyées qui sont inconsciemment des ennemis en puissance. Mais toutes ces personnes sont nécessaires dans les processus vécus par l’initié, les uns étant un moyen pour se sacrifier pour l’humanité et les autres représentant la tentation qui sera toujours nécessaire sur le sentier probatoire à qui a reçu du Père le don de le connaître. 

Nous offrons tous à l’authentique étudiant gnostique, consciemment ou inconsciemment, une scène en accord avec ses besoins spirituels. C’est pour cela que les institutions gnostiques sont si nécessaires. Le V.M. Samael Aun Weor et l’ensemble de ses étudiants gnostiques ont permis l’existence aujourd’hui, en cette fin de millénaire, d’un Mouvement Gnostique. 

Mais une institution juridiquement légale n’est pas seulement un moyen de représentation d’un Mouvement Gnostique ; elle n’est pas non plus exclusivement un moyen de diffusion doctrinaire. Une institution est gnostique quand elle possède l’esprit de la « révélation – tradition » ; elle est alors essentiellement habilitée pour offrir l’aide véritable à l’étudiant élu par le Père. 

La diffusion orale et écrite de l’œuvre du V.M. Samael Aun Weor est en marche depuis que celui-ci est passé par ses premiers processus initiatiques. Grâce à cela, il a été possible d’organiser et d’internationaliser ce Mouvement Gnostique contemporain. En plus de quatre décennies, les institutions gnostiques ont offert tout ce qui existe en matière d’information ésotérique en rapport avec le chemin initiatique. Ce labeur titanesque augmentera en rapport avec la demande et il se terminera le jour où les âmes appelées sur le chemin de la régénération cesseront leur quête intérieure. C’est ainsi qu’une « tradition » peut subitement disparaître de la scène publique. 

Les associations gnostiques voient le jour en même temps que la diffusion doctrinaire, elles ont à la fois des écoles et des sanctuaires. C’est avec joie que les missionnaires gnostiques étudient et enseignent la sainte doctrine, ce qui est la tâche la moins difficile car elle gratifie au plus haut point l’esprit serviable qui a été appelé pour parcourir la voie initiatique. 

Le maintien matériel des divers centres est indiscutablement la plus grande difficulté de ce chemin institutionnellement ésotérique car dans quasi toutes les occasions, il a conditionné le nommé « travail ésotérique » dans les différentes communautés. 

Le chemin initiatique étant par nature exigeant, direct et révolutionnaire, il n’est pas possible d’en tirer une capitalisation économique. Pour être plus clair et plus direct, nous disons que la doctrine gnostique n’est pas rentable. C’est une crue réalité qui ne surprend personne car la Gnose n’est pas ni de ce monde, ni pour ce monde, bien qu’elle nous permette de comprendre la raison d’être de l’Être. 

Il n’est pas normal que les missionnaires et communautés gnostiques, en essayant de résoudre une question existentielle, se penchent vers des systèmes philosophiques ou des méthodes pseudo ésotériques, ou dans le pire des cas qu’ils amputent ou qu’ils ajoutent des éléments externes qui ne font pas partie des fondements gnostiques originels de la « tradition – révélation ». N’est-ce pourtant pas ce qui s’est toujours passé dès l’origine des grandes religions où lamentablement, la balance finit par pencher en faveur de la subsistance matérielle de l’organisation ? 

En s’établissant dans le monde tridimensionnel des formes, la « révélation – tradition » doit se suffire à elle-même intelligemment, cela tant que perdure la tradition et toujours avec austérité car, avant tout, la priorité est le chemin initiatique. 

Les associations gnostiques – ou le Mouvement Gnostique – ne peuvent offrir à « l’étudiant » tout ce qu’il souhaite ésotériquement parlant car l’autoréalisation n’est pas un don de ce monde. Mais ce qui est concédé à « l’étudiant » est un des seuls moyens pour atteindre son but transcendantal : le former comme missionnaire gnostique. Ce qui suit est très important : Comment se forme un étudiant gnostique missionnaire à mener cette « tradition » née de la « révélation » ? 

Le profil de « l’étudiant gnostique » est potentiellement celui de quelqu’un qui va dédier sa vie au sacrifice pour l’humanité c’est-à-dire celui d’un « missionnaire ». Le gnostique – missionnaire est fort et il porte en lui la tradition gnostique qui attend d’être correctement développée à travers la révélation intime de l’Être. 

Rappelons que un « gnostique » est fondamentalement quelqu’un qui possède la Gnose. Nous avons dit que la Gnose est la « révélation – tradition » des vérités éternelles de l’Être. C’est cela même qui définit l’authentique gnosticisme universel de tous les temps. 

Un gnostique est par excellence un « missionnaire » et sa mission est de maintenir la « tradition » gnostique vivante. Par la pratique des trois facteurs de la révolution de la conscience (la mort psychologique, la naissance alchimique et le sacrifice pour l’humanité), il maintien la « tradition » gnostique vivante pour lui et pour autrui. 

L’adjectif gnostique découle du vocable grec « gnosis ». La« Gnosis/Gnose » représente tout ce qui est connu et inconnu. La raison en est très simple : la Gnose comme « révélation » et « tradition » est intemporelle, universelle et cette essence de l’Être du tout est profondément inconnue ou méconnue – connaissance absolue – dans son infinitude. Sa profondeur est sans limite. Rien ne définit mieux le but d’être du gnostique qui « connaît » qu’il n’y a pas de limites dans l’Être ou pneuma. Nous pouvons dire à la manière socratique : « Je sais seulement que je ne sais pas ». Car seul celui qui connaît son ignorance devant Agnotos Theos (du grec : le Dieu inconnu) peut être appelé « gnostique ». 

L’ignorance de celui qui « ignore qu’il ne sait pas » est différente en comparaison à celle de celui qui sait ou qui a conscience « qu’il ne sait pas ». Ce dernier est véritablement un authentique étudiant de la Gnose qui oriente ses pas à la diffusion de ce merveilleux enseignement envers tous les êtres,. 

Une fois défini ce que signifient la « tradition » et la « révélation » pour le véritable gnostique et la manière dont la « tradition – révélation » se transmet éternellement à travers les âges, nous approfondirons ensuite ce qui est appelé la Gnose classique par rapport à quelques dits « fondements gnostiques » qui constituent le « mythe gnostique ». Dans toutes les cultures ou la « tradition –révélation » a fleuri, le mythe se retrouve sous forme d’allégories, de récits, d’œuvres d’art royal et de traditions orales et écrites. Ces enseignements se submergent à nouveau dans le rêve profond de l’inconscience à cause de la dégénération de l’humanité actuelle.
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:49

La Divinité suprême 

Le Dieu anthropomorphique, crée par l’ignorance de l’homme qui ne connaît pas est bien différent du Dieu Gnostique, la divinité transcendantale, Espace Abstrait Absolu ou transcendance, caractérisé par sa totale incompréhensibilité et son étrangeté en comparaison à ce qui est connu dans le monde sensitif. Mais toutefois, par sa nature illimitée, il est la Bonté des bontés, la Miséricorde des miséricordes : l’omniscience inépuisable. 

Pour les esprits qui ignorent la vacuité du divin, il est logique de concevoir uniquement un Dieu à forme humaine, anthropomorphique, limitée, occupant la place la plus haute dans la pyramide de la création et que, sur cette échelle de valeurs spirituelles, morales et sociales, tous prétendent s’élever à n’importe quel prix jusqu’à la partie supérieure de son trône. Le gnosticisme véritable considère cette façon d’exposer Dieu comme une pensée et un sentiment conditionnés par le règne d’un Démiurge, prototype du tyran, qui n’est ni plus ni moins que le reflet du « moi animal », un culte à l’ego ou de l’egolâtrie mais qui est fortifié et divinisé depuis notre espace psychologique égoïste vers notre espace extérieur ou monde des cinq sens (ou en d’autres mots : une religiosité matérialiste). 

Alors que le véritable Dieu reste ignoré ou inconnu pour les multitudes, Il est cependant adoré par les initiés gnostiques sous le nom de Agnostos Theos. Tout serait si différent si dans nos pensées, nos sentiments et nos actions nous admettrions, nous concevrions un Dieu créateur, d’un amour et d’une sagesse infinis, sans forme, immanifesté, indépendant de son œuvre créée de manière limitée. 

L’anthropomorphisation de Dieu, sous une forme manifestée dans sa création, limite notre psychologie, la bâillonne, l’empêchant de grandir librement et sans attache. 

Le gnostique de la « révélation » et de la « tradition » n’ignore pas cette dualité ontologique, théologique, anthropologique et psychologique concernant le Dieu anthropomorphique et le Dieu inconnu. Il sait que la conception du divin se reflète dans la manière d’être des diverses sociétés humaines : dans l’art, la science, la philosophie et la mystique 

C’est lamentablement sur cette conception erronée de la vérité divine et existentielle que se sont fondés tant le philosophe occidental que le commun des mortels qui pratique une religion uniquement sous la forme exotérique et par rapport à son analyse anthropomorphique. Le gnostique préfère pénétrer en son Dieu inconnu, totalement étranger au monde. Le gnostique dépend toutefois de Lui sans que Lui ne dépende du monde. 

Si nous rendions un culte à l’Agnostos Theos, la pauvreté et la richesse n’existeraient pas pour l’esprit humain ; le bien et le mal seraient les processus constructifs et destructifs de ce qui est appelé la matière. Nous vivrions alors dans un amour désintéressé, sans attachement, ni passion et nous saurions clairement que les vertus sont les qualités infinies de l’âme et que ce que nous appelons « péchés » ou « défauts psychologiques » sont des qualités limitées qui enchaînent l’âme. En fin de compte, nous embrasserions tous la doctrine du Christ cosmique. 

En ayant compris les effets terriblement négatifs qu’a et qu’eut, pour l’humanité, une conception erronée de la Divinité suprême sous la forme d’un Dieu sujet aux différentes formes de la matière et de l’esprit, nous pressentirions alors que la dénommée émanation et la chute pléromatique (le Plérome est ce qui est pleinement parfait) trouvent leur raison d’être dans le « désir d’exister », étranger à tout « souhait d’être » de l’Agnostos Theos. Nous intuitionnerions que le Démiurge des gnostiques n’est qu’un Dieu mineur adoré pour la raison même qu’il existe hors du cadre du Dieu Agnostos Theos ; voilà qui est bien prétentieux de mettre une limite à ce qui n’a jamais eu de limite. Et c’est seulement quand le Pneuma » (Esprit) dans le monde peut prendre conscience de ce dualisme des deux univers , le manifesté et l’immanifesté, que l’être humain pourra, avec l’aide du Sauveur ou Christ cosmique en lui, retourner à la nature qui a toujours été, qui est toujours et qui sera toujours. Ce sens métaphysique est celui qui définit le gnosticisme véritable. 

Se contempler comme un moment de la Totalité, c’est se savoir « infini » et repousser avec toutes les forces de l’Être la tromperie de la « finitude ». Analogiquement, deux états ontologiques se présentent au gnostique : celui de l’Être, affirmatif, réel et véritable avec ses catégories sui generis (de son espèce) qui vise le surnaturel et celui du non-Être, contexte négatif de l’irréalité et de l’ignorance dont la seule raison d’exister est la cécité face à l’infini. Le second état (non-Être) fait également partie de l’infini car l’infini comprend le tout, mais cet état est accessoire et reflété. Il suffit à l’homme de se laisser pénétrer par l’Être pour que cette illusion, comme reflet, disparaisse. 
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:49

L’OPPORTUNITÉ GNOSTIQUE


En regardant le calendrier depuis l’ère chrétienne, nous nous trouvons à la fin du deuxième millénaire avec tous les événements prophétiques, sociaux et humains qui accompagnent toujours la fin d’un cycle. C’est une période propice pour faire le point sur l’histoire de notre race et réfléchir sur ces temps critiques de l’agonie d’une civilisation, et ainsi passer à un nouveau projet de l’intelligence universelle sur la scène de notre planète. 

En nous tournant vers le passé, nous pouvons observer de manière étonnante, l’effort continu produit par la divinité à travers la Loge Blanche et ses Maîtres de sagesse pour conférer de réelles opportunités, à tous les Êtres qui stimulent leur Essence sur le chemin de la régénération. Nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que l’humanité a toujours eu, à quelque époque ou lieu que ce soit, publiquement ou secrètement, l’opportunité d’être admis dans les mystères de la science de l’auto réalisation de l’Être. 

Si nous réfléchissons au passé, nous constaterons que ces mystères du gnosticisme universel furent connus à différentes époques par toutes les cultures pré-américaines qui vibrèrent intensément avec les rayonnements maya et toltèque. Les Olmèques, les Zapotèques, les Quechuas, les Incas, les Kogis, les Lakotas et les descendants propres des Mayas et des Toltèques détinrent les clés du Grand Arcane que nous dévoilerons dans ce livre à travers les écrits du gnosticisme primitif. 

En même temps, tout comme aussi à différentes époques, des collèges initiatiques existèrent en Égypte, au Tibet, en Chine, en Inde et aussi dans l’Europe des druides (fils de serpent) et des Mystères nordiques. Cela prouve la sagesse serpentine des peuples chaldéens (mages du feu), assyriens (héritiers de l’Osiris Syrien), des peuples de la Mésopotamie, de l’Étrurie et que dire des mystères grecs. Et comme nous le constaterons tout au long de ce travail, ces clés de la sagesse ancestrale furent par après revitalisées par les initiés hébreux, les chrétiens gnostiques primitifs et, poursuivant leur exemple, par toutes les écoles de régénération qui suivirent : le soufisme islamique, les bogomiles, les cathares, les templiers, les loges des constructeurs, les alchimistes médiévaux, les maçons et les rosicruciens. 

C’est par tous ceux-ci – bien que pas exclusivement- et par l’incarnation de l’Avatar de l’ère du verseau, le V.M. Samael Aun Weor, que les mystères parvinrent à nouveau aux cinq continents à travers le mouvement gnostique contemporain, comme fin dernière des « festivités » et rappel à l’ordre, pour les essences peu enthousiastes qui, bien qu’elles soient stimulées par leurs Monades, n’ont pas encore réalisé l’opportunité gnostique en elles. 

S’il y a bien une chose de laquelle l’humanité ne peut pas se plaindre, c’est du manque d’opportunités pour l’auto réalisation. Les clés des Mystères ont existé de tout temps sur la terre. Il y a toujours eu des Maîtres de sagesse chargés de guider les néophytes dans la quête de la Vérité, celle-ci ne pouvant être expérimentée que de manière individuelle et avec l’aide de techniques précises révélées par un authentique Initié. 

Les principes gnostiques resplendissent dans la sagesse des peuples de toutes les époques. Ces principes brillent, immarcescibles, dans les textes sacrés des premiers pères du gnosticisme chrétien. Ils nous sont rendus compréhensibles grâce aux clés initiatiques reçues du fondateur du mouvement gnostique contemporain. Mais pour s’élever à la réalisation majestueuse de l’Être, il est nécessaire d’associer la connaissance reçue de la Tradition au développement progressif de la Révélation gnostique, en chaque Initié. C’est seulement ainsi que la transmission de la connaissance est pleinement complète et que l’homme s’élève au-delà de la poussière des livres, qui est la poussière des siècles, jusqu’aux cimes majestueuses de la présence intime de l’Être, présence établie de son propre chef dans les domaines de l’éternité. Nous devons donc définir ce qui est considéré comme étant la « tradition gnostique » et que nous appelons la « révélation » intime de l’Être. 
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:49

LE MYTHE GNOSTIQUE

Le mythe gnostique. 

Comme nous l’avons vu, la définition de “gnose” et de “gnosticisme” est beaucoup plus exigeante au sein du Mouvement Gnostique. Il n’est pas seulement question de partager une doctrine déterminée reçue de la tradition, mais il faut également s’élever à la révélation intime et corroborer en soi la réalité de cette doctrine. Nonobstant, les propos de ce respectable auteur (cfr Franscisco Garcia Bazan) sur le gnosticisme nous situent au centre du champ fécond de la gnose classique : une période merveilleuse de l’histoire de cette humanité qui vit naître en son sein certains des plus grands Initiés de leur époque ; des individus qui développèrent dans leur psyché les mystères profonds de la Gnose du Père de toutes les lumières ; mystères qu’ils firent briller dans leurs écoles, leurs enseignements et leurs manuscrits qui nous sont parvenus, traversant toutes les barrières du temps et de l’intolérance de l’homme endormi . 

En tenant compte de cela et comme nous l’avons déjà vu, bien que la « Gnose » el les gnostiques n’ont pas de frontières idéologiques ni de limites dans le temps, nous devons indubitablement parler d’une Gnose classique, plus ou moins contemporaine aux enseignements du Christ-Jésus. C’est résolument la Gnose du siècle des Antonins (empereurs romains : Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin le pieux, Marc Aurèle, Commode) et de la grande paix romaine. Et seulement de ce point de vue vinrent ensuite les gnostiques par excellence : Basilide, Valentin, Carpocrate, Ptolémée, etc. dont nous analyserons les écoles et les enseignements dans ce chapitre et dont nous dévoilerons les textes les plus caractéristiques tout au long de ce livre. 

Mais auparavant, il est indispensable pour le bien de la grande cause que nous rendions le « mythe gnostique » plus clair. Celui-ci sera développé postérieurement par l’analyse des œuvres fondamentales des premiers pères du gnosticisme Ses aspects essentiels que nous traiterons sont les suivants : 

– La Divinité suprême (comprenant la chute pléromatique et le Démiurge Architecte). 

– Le Christ, prototype psychologique de perfection. 

– La philosophie du vide en l’Agnostos Theos.
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Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:49

LE CHRIST, UN PROTOTYPE PSYCHOLOGIQUE DE PERFECTION HUMAINE

Le Christ, un prototype psychologique de perfection humaine

L’âme se voit sans cesse confrontée à la perfection du Christ. Le Christ ainsi que son règne procède de Agnostos Theos, de là-bas dans l’Espace Abstrait Absolu. Le Christ incarné dans le grand « Kabir » Jésus de Nazareth est le prototype psychologique de perfection humaine. En naissant dans la nuit la plus obscure de l’âme, le Christ fait la lumière au milieu des ténèbres de sagesse. Il procède du Dieu bon qui transcende à jamais les opposés des formes. Les Démiurges et les Dieux mineurs sont sous-jacents au Dieu bon. 

Le Christ incarné avant, pendant et après Jésus, n’est pas un individu étant donné qu’Il est de la même nature omnisciente que l’Espace Abstrait Absolu ou Agnostos Theos. C’est pourquoi, Christ œuvre en Jésus avec tous les prodiges et les miracles dont parlent les évangiles : multipliant les pains et les poissons, la foi en qui l’a perdue. Christ est l’espérance lorsque adviennent les vicissitudes de l’existence ; Christ est le plomb de la personnalité de l’alchimiste transmuté en l’or de l’esprit ; Christ est le don des langues, Il peut parler de tout et à tous ; Christ est la médecine universelle pour l’aveugle, le lépreux et l’infirme du chemin ; Christ est eau de vie qui, jaillissant miraculeusement de la dure et brute pierre du sexe, calme la soif de l’âme perdue dans le désert de l’ignorance. Christ est Maître de un, de douze et de tous ; Christ est le don d’ubiquité qui permet de comprendre toutes les personnes car en Lui, nous sommes un et nous ne sommes rien. Le Seigneur est à jamais l’ami de ses ennemis. Le Christ est « l’unité multiple parfaite » qui s’incarne uniquement dans ceux qui sont disposés à sacrifier leur nature égoïste et limitée car c’est dans ce qui est sans limite que la nature affirme la perfection. Il suffirait d’un atome égoïste et toute la gloire de Agnostos Theos serait niée. 

Car la parole est comme un grain de blé ; quand quelqu’un l’a semé, il avait foi en lui ; et quand il eut germé, il l’a aimé parce qu’il a vu plusieurs grains au lieu d’un seul. Et quand il eut travaillé, il fut sauvé, car il en fit de la nourriture et, à nouveau, il en a laissé quelques-uns pour les semer. C’est ainsi que vous pouvez, vous aussi, recevoir le royaume des cieux. 

Ce n’est que si vous recevez cette vraie connaissance (gnose) que vous deviendrez capables de le trouver. 


LE LIVRE SECRET DE JACQUES

Bibliothèque de Nag Hammadi (NH)

Codex I (Codex Jung NHI,2)


Après toutes ces réflexions sur le Christ et sa nature infinie qui multiplie tout sur son passage, nous comprenons pleinement que Christ est « unité multiple parfaite » et que Christ n’est en aucun cas une personne tel que le conçoit un esprit à qui Dieu a été enseigné sous une forme anthropomorphique. 

La foi dont nous parle le Christ depuis le cœur de Jésus est capable de multiplier toutes les choses et les faits à l’infini sans difficulté car Christ comme premier-né est un médiateur entre Agnostos Theos et cet univers périssable. C’est pourquoi, nous aurons à manger de sa chair et à boire de son sang car c’est l’unique façon de pouvoir assimiler sa vie éternelle qu’Il nous enseigna lors de la dernière cène, nous offrant la liberté et la vérité, à travers le miracle de la transsubstantiation ou de la Sainte Eucharistie.
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:50

CARNATION DU PROTOTYPE PSYCHOLOGIQUE DE PERFECTION HUMAINE

Incarnation du prototype psychologique de perfection humaine.
Seule la tradition gnostique connaît la manière par laquelle le Christ est assimilé dans tout l’espace psychologique hyper dimensionnel. Cette révélation des grands Maîtres de l’humanité est toujours demeurée au sein d’un petit nombre de personnes car seulement ceux, qui ont véritablement faim du Dieu bon ou Agnostos Theos, pourront manger des fruits de l’immortalité. Le Sauveur, le Christ s’offre continuellement à nous pour nous alimenter afin que nous soyons emplis de la gnose.

Le Sauveur dit :

« Vous avez reçu une grâce…
… ils n’ont pas compris.
Ne désirez-vous pas être comblés ?
Mais votre cœur est ivre : ne désirez-vous donc pas être sobres ?
Ayez donc honte !
Rappelez-vous dorénavant, que vous dormiez ou que vous veilliez, que vous avez vu le Fils de l’Homme et lui avez parlé en personne.
Honte à ceux qui ont vu le Fils de l’homme ; bénis seront-ils ceux qui n’ont pas vu l’homme et ceux qui n’ont pas été en sa compagnie et ceux qui ne lui ont pas parlé et ceux qui n’ont pas entendu tout ce qu’il a dit : à eux la vie ! »

C’est pourquoi, je vous le dis : comblez-vous, ne laissez aucun vide en vous, car celui qui doit venir pourrait vous ridiculiser.
LE LIVRE SECRET DE JACQUES

Bibliothèque de Nag Hammadi (NH)

Codex I (Codex Jung NHI,2)
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:50

La philosophie du vide dans Agnostos Theos  


Bienheureux ceux qui n’ont pas vu subjectivement, ceux qui ne s’attachent pas ou ne se lient pas aux formes changeantes de la matérialité, ceux qui ne parlent pas sans savoir, ceux qui attendent que le Fils de l’Homme parle du plus profond de leur conscience. Pour eux, la vie est éternelle. 

La nature du vide universel est la principale caractéristique de l’espace infini et bienheureux de Agnostos Theos, préexistence intemporelle, existence négative, lumière incréée qui est profondes ténèbres pour la raison humaine, sans causes ni effets, eaux primordiales d’un océan sans rivage, qui, alors qu’elle atterre le mental limité, est, au contraire pour la conscience, sa véritable patrie. Dans Agnostos Theos, seul l’amour inconditionnel est réalité ; tout le reste est pure illusion, désir, séparativité. 

Si tu te détaches des pensées, il n’y a pas de confusion, par conséquent, il n’y a ni cause, ni effet. N’ayant ni cause, ni effet, le fait de tourner en rond de manière routinière n’existe pas. Si tu cultives des bonnes pensées, il se produit de bonnes causes et de bons effets et lorsque tu fais le mal, il se produit de mauvaises causes et de mauvais effets. Quand tu t’es détaché de la pensée et que tu t’es harmonisé avec la connaissance subtile, il n’existe ni causes, ni effets, ni naissance, ni mort. 

BANKEI 

Agnostos Theos se nourrit de l’amour et de la renonciation, d’où sa vacuité éternellement illuminée. Si nous ne cultivions pas ces principes, nous ne comprendrions jamais la nature authentique de Dieu. C’est pour cela que les gnostiques traversent la terre, marchent sur les eaux, chevauchent le vent, vivent heureux dans les flammes majestueuses de l’univers. 

La nature du vide est contraire au désir d’exister. Quand le désir est sacrifié dans le mental, dans le cœur et dans le sexe, l’amour inconditionné renaît et l’esprit de la renonciation prévaut. Cela est l’espace libre de Agnostos Theos. 

Nous avons dit que le gnostique préfère pénétrer en son Dieu inconnu, Agnostos Theos, totalement étranger au monde manifesté. Ce dernier cependant dépend de Lui sans que Lui dépende du monde. Voilà pourquoi le gnostique sait que la vie n’est pas externe, que la solution à ses problèmes viendra de la nature vide – mais illuminée- de l’Espace Abstrait Absolu. 

L’aspirant devra comprendre pratiquement que dans l’ésotérisme gnostique, le prana des hindous est le Christ cosmique, le grand souffle universel qui enflamme la vie. Le prana est la somme totale de l’énergie manifestée dans l’univers. Prana est l’énergie cosmique, cette substance christique qui, de par son origine absolue, agit sur les éléments, les multipliant en vie abondante. 

Prana rend possible l’équilibre physique et mental lorsqu’il est manié de manière adéquate, tel qu’il a été enseigné tout au long de l’histoire dans toutes les écoles gnostiques de régénération. Prana contient en lui la nature de la vacuité illuminée de Agnostos Theos, vibration d’une haute fréquence spirituelle. 

Par la science rythmique de la respiration et de la concentration qui résulte du prana (force christique) accumulé entre chaque inspiration et expiration, les techniques de relaxation physique et mentale contribuent effectivement à améliorer la capacité de captation de la vérité ultime en Agnostos Theos, bien entendu en concordance correcte avec les différents processus alchimiques que procurent la magie sexuelle et la désintégration du « moi » animal. 

Non seulement, le prana dépouille le mental de ce qui est faux mais il transmet également au cœur le sentiment réel de l’Etre. C’est au moment du point mort entre chaque inspiration et expiration que le prana, dirigé intelligemment par l’imagination et la volonté, peut multiplier son pouvoir absolu comme force du Christ même (étant donné que le prana est cette même force). 

Une fois le mythe gnostique défini ainsi que le sens de l’investigation gnostique et sa raison d’être en Agnostos Theos, il reste à s’impliquer activement, de manière individuelle, dans le travail pratique sur soi-même et selon les directives d’une authentique école de régénération. 

Avec la force de l’œuvre ésotérique contemporaine du V.M. Samael Aun Weor – éditée – est né un gigantesque mouvement gnostique contemporain comparable en importance à la Gnose classique. Mais si nous ne faisons pas chair la parole écoutée, nous sommes responsables du fait que cette « tradition-révélation » périsse une fois de plus. C’est de nous que dépend maintenant, et de vous également cher lecteur, de maintenir vivante cette lumière émanée par l’armée du Christ, Sabaoth. 

Nous sommes tel l’agriculteur, qui à force de grand sacrifice, à acheter la terre pour la cultiver, la brûler, la labourer, la fertiliser et la semer, et ensuite, dans le silence de la contemplation, il devra l’arroser, en prendre soin et attendre avec grande patience les premiers germes d’un grain qui devra mourir pour qu’apparaissent les premiers embryons de la plante. Cela est à peine le commencement car avant de récolter les premiers fruits, il devra rester attentif aux orages et aux diverses surprises de la vie. Le travail intérieur est pareil et comme nous ne savons pas combien de temps brillera encore le cinquième soleil de cette race, nous devons commencer le plus vite possible à travailler. 

Tout ce qui concerne le travail intérieur a déjà été dit par le V.M. Samael Aun Weor et nous renvoyons nos lecteurs à l’étude de l’œuvre de ce grand Maître gnostique contemporain. Ainsi, ensemble et de manière personnelle, nous concentrons nos efforts dans une seule direction. Apprenons tout d’abord à « ne pas faire » ou à la « réflexion sereine » dans nos pratiques de méditation. Ensuite, apprenons à « faire » avec la conscience, c’est-à-dire à être disponible pour l’Etre : auto-observation, compréhension, élimination du « moi » préalablement étudié dans les centres inférieurs de la machine humaine (ou « réflexion sereine »). Et troisièmement, élevons la conscience émancipée dans le travail intérieur jusqu’aux centres supérieurs afin de nous rendre libres pour la vérité, de telle sorte que nous avancerons sur le chemin de l’éveil de la conscience ici et dans les autres dimensions car tout ce qui est à venir viendra de l’Agnostos Theos. Notre dernière bataille sera certainement celle-là et il n’y en aura pas d’autre pour le moment…
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Re: La Gnose écrits gnostiques

Message  Arlitto le Sam 5 Mar - 19:50

ÉCOLES ET MAITRES

Écoles et maîtres

Une fois établis l’exposé essentiel relatif au gnosticisme universel et les aspects fondamentaux du mythe gnostique et plus particulièrement la présentation du défi qui se pose à chaque aspirant par rapport a Agnostos Theos, nous ne pouvons clore le chapitre sur la Gnose classique sans parler pour le moins de ces êtres qui ont servi de véhicule en leur temps à la diffusion de ces exposés révolutionnaires.

Avant d’examiner plus en profondeur ce que furent les maîtres gnostiques primitifs et leurs écoles, il est important de souligner que dans la plupart des investigations réalisées à leur sujet, nous possédons peu de données objectives.

Le degré de spéculation et de fantaisie est élevé, des auteurs qui s’attaquèrent à l’étude des différents groupes faisant partie du gnosticisme classique car ils y projetèrent leurs idées personnelles et leurs propres limites.

L’école la plus connue et qui s’approche le plus des exposés du gnosticisme contemporain est certainement celle qui naquit des enseignements du Maître Valentin. En plus de celle-là, un saint de l’église connu sous le nom d’Épiphane mentionne dans son livre contre les hérésies l’existence de plus de soixante sectes gnostiques connues à cette époque, au IV siècle. IL importe peu à cet auteur que la plupart d’entre elles n’ont rien à voir avec les exposés fondamentaux du gnosticisme ou que certaines, complètement déviées, ont dégénéré dans la magie noire la plus complète. Son unique intention fut de réunir tous les groupes dans le même sac et de profiter des vices et des faiblesses de certains pour ensuite les attaquer de la même façon. Comme nous l’avons expliqué, seules sont considérées comme gnostiques, du point de vue du véritable gnosticisme, les écoles authentiques de régénération qui partage non seulement l’exposé mythique essentiel mentionné auparavant mais qui de plus enseignent à leurs étudiants les disciplines et les techniques adéquates qui leur permettent d’incarner le Christ Intime et de se libérer de la dictature du Démiurge. C’est pourquoi, bien que reconnaissant les aspects pré gnostiques des exposés de Simon le magicien, sa triste déviation des postulats christiques nous empêche de le considérer comme un maître de la Gnose classique. Nous ne le considérerons donc pas comme objet de cette étude.

Pour comprendre le bouillon de culture dans lequel apparaissent les écoles gnostiques, nous devons nous transporter dans le temps et dans l’espace dans la cité d’Alexandrie, port naturel d’Égypte en méditérannée, et imaginer comment était cet endroit au deuxième siècle de notre ère. L’Orient et l’Occident y fraternisaient, les enseignements chrétiens naissants, les mystères de l’Égypte millénaire, la sagesse de l’Extrême-Orient, les écoles grecques de mystères, la connaissance ancestrale de la cabale hébraïque et les antiques traditions magiques de la Perse (Iran) et de Babylone (Bagdad-Irak) s’y fondaient comme dans un creuset.

Ces premiers siècles de la chrétienté, où le concept « Christ » et sa transcendance révolutionnent complètement les exposés caducs du passé, permettent à ceux qui reçoivent la sagesse occulte de la part des apôtres d’établir leurs enseignements dans un climat de liberté, de respect et de tolérance envers les idées d’autrui.

Cette Alexandrie du IIème siècle, où se fusionnent toutes les races, tous les continents, toutes les époques et credo connus, sert d’endroit pour les enseignements des trois maîtres gnostiques fondamentaux de l’époque : Valentin, Basilide et Carpocrate. C’est à Alexandrie que cette connaissance gnostique, avec ses différentes branches, apparaîtra pour s’établir par après dans la Rome impériale (où existaient déjà des communautés gnostiques fondées au premier siècle par Saint Paul). Ensuite, elle s’étendra, tel un lierre, à tout l’empire romain, depuis l’Espagne jusqu’à l’Asie Mineure en passant par les îles de la méditerranée, la Grèce, l’Arménie, la Mésopotamie, etc… Les nombreuses divisions et subdivisions qu’elle connut n’en ont pas permis l’extirpation totale.

C’est à partir du IIème au IVème siècle que la Gnose classique fleurira au sein du christianisme institutionnel ou dans son ombre jusqu’à ce que finalement l’école valentinienne soit expulsée de l’église officielle et les nouveaux chrétiens « catholiques » (du grec : universel), alliés au pouvoir terrestre et figés dans les dogmes et le fanatisme, commencèrent à persécuter les chrétiens « hérétiques » (du grec choisir) et les clouèrent sur leur nouvelle croix, fondée sur les dogmes, le fanatisme et les persécutions.
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