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Parsis, c'est-à-dire « persans »

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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:31

PARSIS

Parsis, c'est-à-dire « persans », est le nom donné aux mazdéens vivant en Inde, principalement dans la région de Bombay. Au nombre de 200 000 environ en 1980, les Parsis forment une communauté prospère, particulièrement influente au point de vue économique, cependant que s'y maintient l'essentiel des croyances et du culte mazdéens, réformés par Zarathushtra (Zoroastre). Ils ont édifié de nombreux temples du feu où ont lieu des cérémonies liturgiques, telles que la célébration du sacrifice avestique, le yasna. On y récite aussi, chaque jour, les gāthā, hymnes légués par Zarathushtra. En outre, la vie rituelle est scandée par des prières et purifications quotidiennes à la maison, par un bain lustral la veille du Nouvel An parsi, etc. À un âge qui varie entre sept et quinze ans, garçons et filles sont solennellement introduits dans la vie religieuse et dans la société des adultes par un rite de passage, le naojote, semblable à l'upanayana hindou. Le mariage est obligatoire pour tous les Parsis ; il assure la continuité de la communauté mazdéenne, et c'est pourquoi les deux conjoints doivent, en principe et sauf accommodements, appartenir à la communauté. Après la mort, le corps du défunt est conduit aux fameuses tours du silence et sa chair dévorée par les vautours.

C'est grâce aux Guèbres restés en Iran et aux Parsis émigrés en Inde, notamment à leurs prêtres, les dastours, que l'Avesta, leur livre saint, est parvenu jusqu'à nous. Dépositaires des Écritures mazdéennes, les Parsis continuent de s'y conformer. Ce fait permet, en raison d'affinités entre la tradition mazdéenne et la tradition hindoue, entre la langue avestique et la langue sanskrite, de pressentir en certains cas ce qu'ont dû être la civilisation et la religion des Indo-Iraniens avant leur éclatement en deux groupes distincts.

1.  L'implantation des Parsis en Inde

Il y eut, tout d'abord, des comptoirs maritimes fondés par des marchands iraniens et qui s'échelonnaient du golfe Persique et de la mer d'Oman jusqu'en Chine, où Canton  […]


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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:31

Parsis of India




Chaiye Hame Zarthosti is an anthem sung by Parsi Zoroastrians in Gujrati claiming with pride, "We are proud to be Zoroastrian"

A Parsi is a member of the larger of the two Zoroastrian communities in South Asia (The other being Irani-Zoroastrians). Parsis descend from 



Indian Diversity Zoroastrians The People Of Iran



Until the Arab invasion, in the mid 7th century Persia (modern-day Iran) was a politically independent state, and dominated by a Zoroastrian majority. the last being the Sassanian empire that passed a decree in 224 Unlike the Greeks, who under the command of Alexander had conquered Iran centuries earlier, the Arabs set out to destroy Zoroastrianism and replace it with Islam. The Arab invasion brought abrutly to an end the religious domination of Zoroastrianism in Iran and instituted Islam as the official religion of the state. When asked by Yazdegerd, about the reasons for the unwarranted Arab aggression against Persians, an Arab soldier replied, "Allah commanded us, by the mouth of His Prophet, to extend the dominion of Islam over all nations." 
Zoroastrian places of worship were desecrated, fire temples were destroyed and mosques built in their place. Many fire temples, with their four axial arch openings, were usually turned into mosques simply by setting a mihrab (prayer niche) on the place of the arch nearest to qibla (the direction of Mecca). Zoroastrian temples converted into mosques in such a manner could be found in Bukhara, as well as in and near Istakhr and other Iranian cities. Urban cities where Arab governors made their quarters were most vulnerable to such religious persecution, great fire temples were turned into mosques, and the citizens were forced to conform or flee. Many libraries were burnt and much cultural heritage was lost.An Iranian scholar commented, "Why so many had to die or suffer? Because one side was determined to impose his religion upon the other who could not understand.

At the beginning of the 10th century a small group of Zoroastrians living around the town of Nyshapour and Fort of Sanjan in the province of (greater) Khorasan, decided that Iran was no longer safe for Zoroastrians and their religion, and decided to emigrate to India. They traveled to the island of Hormazd in the Persian Gulf, and after three years' preparation set sail for India. They landed on a small island called Diu of the coast of Gujarat in the year 936 CE. They presented their case to Jadi Rana, the Hindu king of that region.

Jadi Rana in return for some promises of behavior, allowed them to settle in his kingdom. The refugees accepted the conditions and founded the settlement of Sanjan (Gujarat), which is said to have been named after the city of their origin (Sanjan, near Merv, in present-day Turkmenistan), that they had left behind in Iran nearly 30 years earlier. They consecrated their first Atash Behram fire within five years of coming to Sanjan (Gujarat).

This attracted other Zoroastrians from Iran and also some Zoroastrians who had individually come over the years and settled in various parts of western India. This first group was followed by a second group, also from Greater Khorasan, within five years of the first, and this time having religious implements with them (the alat). At least one other group is said to have come overland from Sari (in present-day Mazandaran, Iran). After that, there were several smaller migrations from different parts of Iran into the same region of India, with each wave bringing with them their own ways of performance of Zoroastrian ceremonies and rituals.

This was the start of the Parsis in India. They have since lived in peace with the Hindus and their relationship with Hindus is full of accord and amity. India currently contains the largest concentration of Zoroastrians in the world. "Parsi legends regarding their ancestors' migration to India depict a beleaguered band of religious refugees escaping the harsh rule of fanatical Muslim invaders in order to preserve their ancient faith."
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:32

Zoroastrisme / Parsisme

Le Zoroastrisme est une ancienne religion aryenne originaire de Perse il y a plus de 2500 ans. Bien qu’elle a relativement peu d'adhérents, moins de cent trente mille dans le monde entier, c'est l'une des religions les plus anciennes. Le prophète iranien Zoroastre était le fondateur du Zoroastrisme, généralement connue sous le nom Parsisme. Elle est aussi connue comme la religion des adorateurs de feu et Mazdéisme.

Les écritures parsies se composent de Dasatir et Avesta ou Zend-Avesta.

Le Dasatir est divisé en deux parties : Khurda Dasatir et Kalan Dasatir. 

De plus l’Avesta est divisé en Khurda Avesta et Kalan Avesta aussi connue comme Zend ou Maha-Zend.

Les écritures religieuses sont retrouvées en deux langages : le Pahlawis (les écritures Pahlawis ressemblent aux écritures Perses actuel) et le Zindi. En plus de ces deux écritures, certaines littératures religieuse se trouvent dans les écritures Cunéiforme. Certains Parsis considèrent le Zend Avesta comme étant plus authentique que le Dasatir pendant que les autres considèrent le Dasatir comme étant le plus authentique.

Le Zend Avesta est divisé en trois parties :

La première partie contient le Vendid.

La deuxième partie contient Sirozahs, yashts et Nyays.

La troisième partie contient Gathas, Yasha, Visparad, Afrinagan Gahs, et divers.

Dasatir :

Dasatir signifie un livre en dix parties : ‘Das’ signifie dix et ‘tir’ signifie partie. Dasatir est aussi le pluriel de Dastur, ce qui signifie loi ou code religieux.
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:32

Concept de Dieu dans le Parsisme / Zoroastrisme

1.Dieu dans le Zoroastrisme est connu comme ‘Ahura Mazda'. «Ahura» signifie le Seigneur ou le Maître et «Mazda» signifie le Sage, d'où « Ahura Mazda » signifie « le Seigneur Sage » ou « le Dieu Sage ». Ahura Mazda est synonyme de Dieu, dans un sens strictement monothéiste.

Les qualités de Dieu selon le Dasatir :

Selon le Dasatir, Ahura Mazda a les qualités suivantes :

a. Il est un. 
b. Il est sans origine, sans fin. 
c. Il n'a pas de père ou de mère, ni femme, ni fils. 
d. Il est sans corps ou forme. 
e. Rien ne Lui ressemble. 
f. Aucun œil ne peut Le voir, ni la puissance de la pensée ne peut le concevoir. 
g. Il est au dessus de tout ce que vous pouvez imaginer. 
h. Il est plus proche de vous que vous même.

2. Les Qualités de Dieu selon l'Avesta :

Selon l'Avesta, les Gathas et le Yasna, on donne diverses caractéristiques à Ahura Mazda tels que :

a. Createur. 
Yasna 31:7 & 11 
Yasna 44:7 
Yasna 50:11 
Yasna 51:7

b. Le Tout-Puissant - Le Plus Grand. 
Yasna 33:11 
Yasna 45:6

c.Bienfaisant - Hudai. 
Yasna 33:11 
Yasna 48:3

d.Généreux - Spenta ; 
Yasna 43:4,5,7,9,11,13,15 
Yasna 44:2 
Yasna 45:5 
Yasna 46:9 
Yasna 48:3

Ainsi, dans le Zoroastrisme aussi, nous trouvons un concept d'un Dieu Éternel, Omnipotent. Plusieurs versets du Yasna louange le Seigneur en tant que créateur Généreux.
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:32

De Zoroastre à Jésus

Roger Sauter

Une véritable révolution : 

une vie heureuse après la mort 

Au début du VIIème siècle avant J.-C., Zaratoustra, Zoroastre en français, voulut réformer la vieille religion utilitaire de l'Iran, qu'on appelle mazdéisme en l'honneur du dieu principal, Mazda. Il nous sera utile de connaître un peu cette religion, pour mieux apprécier la réforme zoroastrienne.

Outre Mazda, les mazdéens adoraient d'autres divinités, par exemple Mithra. Les "mages", prêtres et devins, leur offraient des sacrifices d'animaux, à l'instar de tous les prêtres de l'Antiquité. Devins, ils buvaient une drogue appelée "haoma", analogue au "soma" hindou. Également sorciers, ils pratiquaient la magie. Ils imposaient aux fidèles des rites, tout cela ayant pour but d'obtenir des avantages matériels. Cette religion ne proposait aucun idéal moral.

Zoroastre

Nous nous intéressons au fondateur du zoroastrisme parce que plusieurs éléments de cette nouvelle religion ont passé plus tard dans le judaïsme puis dans le christianisme. Autrefois, on n'avait que des idées fantaisistes sur ce sage iranien. Mais les recherches des orientalistes, dès le XVIIIème siècle, ont permis la découverte et l'étude critique des manuscrits de l'Avesta, écriture sainte des anciens Iraniens avant l'arrivée de l'islam en 652. Or l'Avesta est la source essentielle de ce que nous savons de

Zoroastre et de sa religion. La partie la plus ancienne, intitulée Gathas, nous a conservé des paroles du prophète réformateur lui-même.
Zoroastre est né autour de l'an 700 avant notre ère dans une famille de riches éleveurs installés à l'est de l'ancien Iran, région agricole arrosée par l'Oxus, faisant aujourd'hui partie de l'Afghanistan. Ses parents étaient aussi des poètes sacrés et des chantres. Le jeune Zoroastre se révéla bientôt un bon élève, doté d'un caractère non seulement doux et pacifique, mais également altruiste, sensible aux injustices dont les paysans avaient à souffrir de la part des nomades pillards et des seigneurs égoïstes. Zoroastre aimait beaucoup les bêtes, surtout les bovins, dont la vie humaine dépendait, comme aujourd'hui chez nous.

Dès l'âge de quinze ans, Zoroastre commença à dire tout haut ce qu'il ressentait, blâmant les injustices, demandant l'abolition des sacrifices de bovins, ce qui ne pouvait que déplaire aux mages. Son audace gêna sa famille. Il s'isola de plus en plus, adopta une nourriture végétarienne. Pour finir, il alla en Bactiane, où il passa une dizaine d'années dans la montagne, ayant pour seul compagnon son cousin Maïdiomaha, scon premier disciple. Et c'est dans cette retraite que Zoroastre bénéficia d'une expérience religieuse, sous la forme d'entretiens mystiques avec Ahoura Mazda, en qui il voyait le dieu unique, Seigneur du Ciel et de la Terre. Son Dieu, il le prie ainsi :

" Toi dont le regard protecteur veille de toute éternité sur l'Ordre et la Bonne Pensée, Ô Mazda Ahoura, de ta bouche céleste enseigne-moi les Lois du monde."

Zoroastre veut tout savoir : d'où vient la méchanceté, ce qui est juste, et aussi la cause des phases de la lune ou la marche des astres au firmament. C'est ainsi que Zoroastre, au cours de longues méditations, conçut une nouvelle religion, le zoroastrisme, que nous allons maintenant décrire et illustrer par des extraits de l'Avesta.

Monothéisme moral et universel : " Tu es le Premier et le Dernier, O Mazda, Toi, Père de la pensée bonne, Toi, le véritable instructeur de l'Ordre et de la Droiture, le Maître des manifestations de la Vie."

Pacifisme et Altruisme : "Je loue la bonne religion de Mazda, qui repousse les querelles et fait déposer les armes ... Il fait régner le Seigneur, celui qui secourt les pauvres."

Primat de l'activité agricole : (Ahoura Mazda répondit Smile "Celui qui veut du bien au juste, au parent, au confrère et au serviteur, et qui veille activement sur le bien du troupeau, celui_là prend parti pour le Bien. Il est un collaborateur de la Bonne Pensée." (...) L'homme qui réjouit la Terre, c'est celui qui sème le plus de blé, de légumes et d'arbres fruitiers, O Zaratoustra, également celui qui irrigue ou qui draine, selon les cas."

Abolition du sacrifice des animaux : Zoroastre demande aussi l'interdiction de la chasse pour le seul plaisir. Il préconise le végétarisme.

Abolition de la magie et des idoles : Magie et rites des Mages sont illusoire une exploitation de la crédulité populaire. En outre, Mazda Ahoura ne peut être représenté par une idole, car il est le Seigneur du Ciel. Son seul symbole est le feu, que les zoroastriens entretiennent dans les sanctuaires - les pyrées.

Victoire finale du Bien : Dans le monde créé par Ahoura Mazda, deux énergies antagonistes sont à l'oeuvre : le Saint Esprit (Spenta Maniou) aidé des anges_gardiens, contre le Mauvais Esprit (Ara Maniou, plus connu sous le nom d'Ahriman), chef des démons hostiles aux humains. Tous les maux dérivent de cette lutte.

Mais Zoroastre annonce une bonne nouvelle : Ahoura Mazda veut et obtiendra la victoire du Bien sur le Mal. En conséquence, chaque être humain aurait intérêt a bien choisir son camp. Le Prophète appelle donc les "mal partis" à se convertir. Écoutons-le :

" Que le pécheur s'amende. Qu'il craigne la redoutable gloire victorieuse engendrée par Mazda, gloire qui accompagnera le Sauveur _ le Sochiante - et ses compagnons, lorsqu'il fera un monde nouveau ou l'on ne connaîtra ni la vieillesse ni la mort ..."

Résurrection des morts et jugement : "Alors, les morts se lèveront et l'immortalité leur sera donnée. Le monde se renouvellera à souhait. Les créatures bénies du Bien seront soustraites à la mort. Quant au Trompeur (Ahriman), il tombera et sera détruit."

Par ce sens donné à l'histoire, avec cette perspective d'une vie heureuse possible après la mort, Zoroastre lançait une véritable révolution religieuse.

Diffusion de la nouvelle religion 

Descendu de sa montagne, Zoroastre vint prêcher sa religion nouvelle à Bactres, touchant bientôt la cour du prince-gouverneur et quelques nobles. L'un de ceux-ci lui donna même sa fille en mariage. Ses disciples propagèrent leur foi dans les alentours, en dépit de l'opposition bien naturelle des mages. Après la mort du fondateur, le zoroastrisme diffusa lentement vers l'ouest, atteignant finalement l'entourage des rois de Perse. Si bien que de 520 à 225 environ, une série de Grands Rois adoptèrent le zoroastrisme. Témoin en est cette inscription de Darius 1er :

" Le mal qui fut fait, en bien je le changeai. Les nations qui s'entretuaient ont cessé de se battre, par la grâce d'Ahoura Mazda, afin que celui qui est fort ne frappe ni ne dépouille le pauvre"

Au cours des siècles, comme toute autre religion, le zoroastrisme évolua, surtout sous la pression du ritualisme des mages traditionnels. Après la conversion de l'Iran à l'islam, des groupes restés fidèles aux grandes idées de Zoroastre n'eurent pas la vie facile ! Aussi, beaucoup d'entre eux s'en allèrent en Inde, ou ils prospérèrent sous le nom de Parsis.

Influence sur le judaïsme 

Pendant les deux siècles de la domination perse sur le Proche Orient, de -539 à -330 environ, bien des Juifs eurent l'occasion d'entrer en contact avec le zoroastrisme. Ils en apprécièrent le monothéisme moral, qui leur rappelait celui des grands prophètes hébreux, d'Amos à Jérémie. Et ils en vinrent à adopter la vision zoroastrienne d'une humanité soumise à une lutte entre les forces du Bien et celles du Mal, avec la promesse d'un Jugement et d'une juste rétribution post mortem, notions nouvelles pour ces Juifs.

Minoritaires, ils durent longtemps rester dans la clandestinité parmi leurs compatriotes, car, à Jérusalem comme dans la diaspora juive, la soumission au légalisme et au ritualisme de la caste sacerdotale était de rigueur. Toutefois, des "nouveautés" empruntées au zoroastrisme purent gagner du terrain en Israël. durant l'occupation de la Palestine par des rois grecs, mais en se mêlant à des notions hébraïques. C'est alors que, vers l'an -200 environ, apparurent les premiers écrits juifs contenant ces nouveautés : anges et archanges, le "Fils de l'homme", Fin du monde, etc.

Citons en particulier le livre d'Hénoch (environ -190) et le livre de Daniel (-160). Voici quelques textes illustrant l'introduction en Israël ces idées nouvelles:

Les anges :

"Quelqu'un semblable à un homme cria : Gabriel, explique-lui la vision qu'il a eue." (Dan. 6 :16) 
" Mikaël, l'un des princes de premier rang, vint à mon aide." (Dan. 10 :13). Ainsi, les messagers anonymes de jadis sont devenus des anges gardiens pourvus de noms hébreux. Ils sont si nombreux qu'ils sont hiérarchisés. A leur tête voici les archanges : Gabriel, Mikaël, Raphaël et Ouriel.

Satan et les démons :

"L'ange du seigneur et le Satan se tenaient aux côtés du Grand prêtre Josué. L'ange dit au Satan : Que le Seigneur te fasse taire." (Zach. 3 : 1-2, texte daté -520). "Satan fut hostile à Israël et poussa David à faire le recensement d'Israël." (Chron. 21 :1). Autrefois Satan était un serviteur de Dieu (cf. Job 1 : 6) de même le "mauvais esprit" envoyé à Saül (I Sam. 16 :14). Les démons, absents de l' Ancien Testament, apparaissent dans les livres apocryphes et joueront un grand rôle au temps de Jésus.

Le Jugement dernier :

" En ce temps-là, la terre rendra son dépôt, le Shéol rendra ce qu'il. a reçu (...). Le Seigneur des Esprits fera asseoir son Élu sur un trône de Gloire pour juger toutes les œuvres des Saints (...). Ceux qui seront sauvés ne verront plus la face des pécheurs et des méchants. Le Seigneur des Esprits demeurera avec eux. Ils revêtiront des vêtements blancs. La douleur viendra sur eux (les méchants), oui, la douleur les saisira lorsqu'ils verront le Fils de l' Homme, assis sur son trône de gloire ”. (Henoch, extraits des ch. 61-62)

“ En ce temps-la, Mikaël, le grand prince, celui qui veille sur les enfants de ton peuple, interviendra. Ce sera un temps d'angoisse tel qu'il n'y en a encore jamais eu, mais ton peuple en réchappera, ainsi que tous ceux que l'on trouvera inscrits dans le Livre. Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se relèveront, les uns pour la Vie éternelle, les autres pour l'Horreur éternelle." (Dan. 12 : 1-2)

Le haut-clergé et tous ceux intéressés au statu quo rejetèrent la croyance de la résurrection et au Jugement; ils formèrent le parti des Sadducéens. Ces conservateurs concevaient la vie après la mort comme une vie morne et tranquille dans le Shéol ténébreux, qui rassemblait sans distinction riches et pauvres, bons et méchants. (cf. Job 14 : 7-12)

Le Fils de l'homme d'Hénoch, c'est le Sochiante de Zoroastre chargé d'adresser un ultime appel à la conversion puis de présider au Jugement. L'image du Fils de l'homme s'asseyant sur le trône sera reprise par Jésus : "Quand le fils de l'homme viendra, accompagné de tous les anges, alors il s'assiéra sur son trône de gloire." (Matt. 25 : 31)

Qui sera admis au Royaume de Dieu ? 

Pour Jésus et Jean-Baptiste, comme pour Zoroastre, ce seront les cœurs purs, les pacifiques, les miséricordieux. (Les béatitudes, Matt 5 : 3-12). Les juifs pharisiens, par contre, comptaient obtenir leur salut par l'observance fidèle des rites et des tabous ordonnés par la Loi. les Esséniens, eux, se fiaient à leurs rites de purification. Quant aux Judéens nationalistes, ils n'espéraient pas un jugement des individus, mais le salut collectif de leur peuple, sous la forme d'une victoire du Messie sur les étrangers hostiles à Israël, une libération politique et le rétablissement de l'indépendance, après quoi viendrait le bonheur.

Psaume de Salomon 17 : 23-32, 35-36 :

"Seigneur, suscite-leur pour roi un fils de David; ceins-le de force pour écraser les dominateurs impies ! purifie Jérusalem de tous ces étrangers qui la foulent. (…) Et lui, le Roi juste enseigne de Dieu, les gouvernera. Il ne se commettra aucune injustice en ces jours-là, car tous seront saints, et leur Roi sera le Messie."

De tels sentiments agitaient le peuple au temps de Jésus et plusieurs personnages se présentèrent comme Messie libérateur se heurtant à l'imparable puissance romaine. Ce qui profita à la conception pharisienne du salut.

Conclusion : Jésus et Zoroastre 

Entre Jésus et Zoroastre, que de points communs ! et aussi des différences !

Points communs

Tous deux recherchaient la relation directe avec Dieu sur la montagne loin de la foule. Ces entretiens mystiques réalisaient et nourrissaient leur amour pour le Seigneur et nourrissaient leur amour pour les êtres humains. C'est là qu'ils élaborèrent leur enseignement. Ils prêchèrent la bonté, et critiquèrent l'illusion de ceux qui croyaient plaire à Dieu au moyen de pratiques. Ils rejetèrent la magie. Tous deux conçurent l'histoire de l' humanité comme une lutte des anges contre Satan et ses démons, lutte se terminant un jour par la victoire Bien, la résurrection générale des morts, un Jugement et une juste rétribution, selon des critères d'ordre moral.

Différences

Jésus, au contraire de Zoroastre, n'a pas explicitement demandé l'abolition des sacrifices d'animaux, même s'il a prédit la chute du Temple. Il ne se déclara pas végétarien et n'accorda pas une importance primordiale à l'agriculture parmi les activités de l'homme. D'autre part. Jésus eut une vie courte et ne se maria pas, tandis que Zoroastre fonda un foyer et semble avoir vécu assez longtemps. Ceci peut expliquer le fait que l'Avesta ne rapporte rien de précis sur sa mort. Tout au contraire, les évangiles racontent en détail la Passion de Jésus et sa crucifixion. De plus, ils nous parlent de sa résurrection, de ses apparitions et de son ascension, et même de son retour sur terre pour instaurer son Royaume. Rien de tel à propos de Zoroastre.

Concernant la prédication, nous constatons une autre différence, non pas de fond mais de forme. Zoroastre nous a laissé des hymnes et des préceptes, conservés dans l'Avesta. Leur diffusion ne dépassa guère les frontières de l'ancien Iran. Jésus, quant à lui, utilisa admirablement les ressources de la poésie sémitique, avec ses rythmes et ses paraboles. Enfin, et c'est très important, les paroles de Jésus furent non seulement mémorisées mais mises par écrit dans la langue universelle de l'époque, le grec. Le monde entier peut les lire aujourd'hui, ce qui est loin d'être le cas des paroles de Zoroastre.

J'espère avoir montré par quelle filière certaines doctrines, lancées en Iran au VIIème siècle avant notre ère sont parvenues jusqu'à nous, à travers le judaïsme; Jésus et le christianisme.

Roger Sauter, Genève le 2 février 1995

Exposé fait à l'Union protestante libérale par le professeur Roger Sauter 
Texte intégral sur le site Anti-scientologie

(1) ndlr : sorcier au sens occidental du terme, à savoir le magicien.
Notice bibliographique
DU BREUIL, Paul, Le zoroastrisme, PUF, Paris, 1982. 
AUTRAN, Charles, Mithra, Zoroastre et la préhistoire aryenne du christianisme, Payot, Paris, 1906.

Une amie de Profils de libertés nous recommande de lire les oeuvres de Jean Kellens car les études avestiques ont connu une grande révolution ces cinq dernières années. Nous vous proposons donc de découvrir l'article de Jean Kellens, professeur au Collège de France, "L'Avesta, Zoroastre et les sources des religions indo-iraniennes". 
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:33

Le Mazdéisme ou Zoroastrisme.

Fondateur:

1000 ans avant Jésus Christ , un iranien Zaratoustra ( Zoroastre ) compose les chants sacrés à la gloire de Ahoura Mazdâ , le Dieu des Dieux et de ses aides.

Textes sacrés: "l'Avesta"

Rites.

Culte à Ahoura Mazdâ appelé aussi Ohrmuzd et aux autres dieux en présence du feu ( flamme d'une bougie, lampe à huile, soleil ou étoile ) devant lequel cinq fois par jour, ils récitent des prières en dénouant et renouant leur ceinture ( symbole de leur lien à la communauté et à leur Dieu.. Le feu ne s'éteint jamais dans les temples. L'eau est vénéré comme un don par excellence.

L'entrée dans la communauté : la " naojote", remise de la ceinture que le jeune en présence de la communauté revêt et portera sa vie durant.

Les morts sont exposés au soleil et aux vautours, les os blanchis sont conservés . Pendant trois jours, la famille du mort s'abstient de viande et entretient le feu dans la maison. L'âme du défunt pleure et au quatrième jour se présente pour le jugement en attendant la résurrection, le jour de la "rénovation ultime"

La vie est accueillie pleinement sans jeune, ni célibat. L'attente du jour de la "rénovation ultime" , la résurrection de tous les êtres humains, lié à l'enfermement des puissances du mal , est dans leur cœur et leurs traditions.

Fidèles:

Mazdéens environ 200 000 , la moitié en Inde (appelés "parsis" persans ) aux environs de Bombay et en Iran.
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:33

Zoroastrisme, mazdéisme et parsisme

Le zoroastrisme, appelé aussi mazdéisme ou parsisme, tire son nom du prophète Zoroastre, Zarathushtra ou Zarathoustra (dont la date et le lieu de naissance sont controversés : peut-être Ragès en Médie au VIIIe ou VIIe siècle av. J.-C. ; pour certains 650-583 av. J.-C. ?), mage à la cour du roi de Bactriane et réformateur de la religion iranienne antique dont les doctrines sont conservées dans les "gathas" (hymnes métriques), qui forment une partie du recueil de textes sacrés appelé "Avesta".

L’enseignement qu’il propagea repose sur la théologie dualiste du mazdéisme qui oppose Ahura Mazda (ou Ormuzd), le dieu du Bien, à Ahriman, le dieu du Mal.
L’homme, par la pureté de sa vie, de ses pensées, de ses paroles et de ses actes dont il rendra compte dans l’au-delà, doit contribuer au renforcement de la puissance du Bien pour que diminue celle du Mal.

Les trois fils de Zoroastre instituèrent les 3 classes sociales : prêtres, guerriers et agriculteurs.

Les principes fondamentaux des gathas reposent sur le culte d'Ahura Mazda (le Seigneur de Sagesse ou le Maître du Savoir) et sur un dualisme éthique opposant Vérité ("Asha" et Mensonge à travers tout l'Univers. Les gathas et quelques éléments tardifs de l’Avesta établissent le caractère monothéiste de la croyance prêchée par Zarathushtra.
La divinité suprême, Ahura Mazda, "désirant le bien, a créé à la fois le bonheur et le malheur". 

L’Esprit mauvais n’est pas l’adversaire du créateur unique, mais seulement de l’Esprit bienfaisant. D’ailleurs, la lutte aura un terme : la victoire ultime du Bien sur le Mal.
Tout le Bien procède des émanations d'Ahura Mazda qui lui donnent forme et existence : Spenta Mainyu (l'Esprit saint, la force créative) prend six aspects différents (3 masculins et 3 féminins). Ces aspects devinrent six dieux différents (Vohu Manah : Bon Esprit, Asha Vahista : Vérité, justice, Kshatra Vairya : Pouvoir, Empire divin, Spenta Armaïti : Dévotion, sagesse, Haurvatat : Santé, Eau, Amretât : Vie, Jouvence) puis leur nombre s’accrut : par exemple avec Mithra, le dieu du Soleil.

Tout ce qui est Mauvais provient du "mauvais jumeau" de Spenta Mainyu : Angra Mainyu (Esprit Diabolique ; en persan Ahriman) et de ses assistants. Angra Mainyu est mauvais par choix, car il s'est allié au Mensonge, tandis que Spenta Mainyu a choisi la Vérité.

De la même façon, les hommes doivent opérer ce choix fondamental. Après la mort, l'âme de chacun est jugée sur le Pont du Jugement ; seuls les partisans de la Vérité le traversent pour être conduits au Paradis ; les partisans du Mensonge tombent en Enfer.

À la fin des temps, tout mal est éliminé de la Terre dans un supplice de feu et de métal fondu.

II est possible que Zoroastre ait tenté la synthèse de deux systèmes religieux. Le premier, mis en évidence dans les gathas, est un culte de la Sagesse et de ses émanations dont "Asha" (la Vérité). Le second consiste en un culte du dieu Ahura, protecteur de Asha : il apparaît dans une autre partie de l'Avesta, le Haptanghaiti (Rituel des Sept Chapitres), rédigé également en vieil avestique, la langue des gathas de Zoroastre. Dans les Sept Chapitres, des émanations ou entités divines, ainsi que diverses abstractions sacrées interviennent ; Ahura Mazda y reçoit l'épithète "possédant Asha" ; en revanche, le Mensonge et Angra Mainyu ne sont pas mentionnés. De nombreux objets naturels, des créatures mythiques et des esprits ancestraux y sont vénérés. Ahura Mazda y ressemble moins à la divinité unique de Zoroastre qu'au dieu Varuna (parfois appelé "Asura" : Seigneur) des anciens textes religieux indiens : les Rig-Veda.
Les ancêtres des Perses (c'est-à-dire un sous-groupe aryen des peuples indo-européens) et les envahisseurs du Nord de l'Inde partageaient la même origine et on peut supposer qu'ils adorèrent un certain nombre de divinités communes.

L'Ahura Mazda des Sept Chapitres possède des femmes appelées Ahuranis, lesquelles, à l'instar des Varunanis de Varuna, sont nuages, pluie et eaux.
Ahura possède "Asha", de même que Varuna protège "Rita" (ordre cosmique équivalent de Asha ; en vieux perse Arta).
Le nom d'Ahura Mazda est parfois associé à celui de Mithra ; dans les Veda, les noms de Mithra et Varuna sont également associés.
Les Sept Chapitres vénèrent aussi Haoma (en védique Soma), une plante divinisée d'où l'on tirait une préparation hallucinatoire.
Le culte des ancêtres, des esprits de la nature et d’autres divinités (par exemple le dieu du Feu, appelé Agni par les hindous) possède également un équivalent védique.
Les gathas et les Sept Chapitres ne constituent qu'une partie du grand texte de sacrifice rituel appelée "Yasna". Le reste fut rédigé dans une langue plus tardive, l'avestique récent. On possède en outre un ensemble d'hymnes rédigés en moyen perse qui rendaient hommage à diverses divinités, dont Anahita, déesse des eaux et de la fertilité probablement empruntée (tout comme la coutume des mariages incestueux) aux Elamites.

La dernière partie de l’Avesta, le Videvdat, fut rédigée après la conquête de la Perse par les Grecs, au IVe siècle av. J.-C. ; il présente l'ensemble des prescriptions et interdits de la loi pour la vie quotidienne (un peu à la façon du Lévitique). II reflète les coutumes attribuées par l'historien grec Hérodote aux Mages, caste de prêtres d'origine mède : c'est, par exemple, l'exposition des cadavres aux vautours sur les "tours du silence", la protection accordée aux chiens ou le massacre systématique des reptiles.
Darius Ier (522-486) fut probablement le premier roi perse à adopter le zoroastrisme. Les inscriptions qu'il a laissées sont emplies de louanges en l'honneur de Ahura Mazda ; il parut en outre considérer le Mensonge comme une force mondiale. Après lui, son fils Xerxès Ier puis Artaxerxés Ier (qui régna de 465 à 425 av. J.-C.) furent également des fidèles d'Ahura Mazda. Sous leurs règnes s'opéra sans doute une synthèse des enseignements de Zoroastre et du polythéisme antique, reflétée dans le syncrétisme des Yashts.
Sous Artaxerxés II (qui régna de 404 à 358 av. J.-C.), le culte iranien, qui avait jusque là proscrit les images, ne renonça plus aux idoles (aux côtés d’Ahura Mazda, seule divinité mentionnée jusqu'alors, figurent les noms d'Anahita et de Mithra) et c'est probablement sous son règne que les premiers temples perses furent bâtis.
Sous la domination des Séleucides grecs (364-312 av. J.-C.), puis des Arsacides parthes (v. 250 av. J.-C. à 266 apr. J.-C.), des cultes aux dieux étrangers se développèrent à côté du zoroastrisme.

Ardachêr Ier, roi de Perse (224-241), de la nouvelle dynastie des Sassanides, rétablit le zoroastrisme comme religion de l’Etat.
Dans la théologie sassanide, Ahriman (Angra Mainyu) fut opposé à Ormuzd (Ahura Mazda), et non plus à Spenta Mainyu. Certains théologiens sassanides enseignèrent aussi que Ormuzd et Ahriman étaient les fils jumeaux du Temps Eternel (Zurvan Akarana), mais cette doctrine fut finalement rejetée. 
Le lundi 26 février 277, Mani (ou Manès), fondateur du manichéisme, autoproclamé dernier prophète de la lignée des Zoroastre (ou Zarathoustra), Bouddha et Jésus, était mis à mort par le roi de Perse.

La Perse fut progressivement convertie à l'islam après la domination arabe au VIIe siècle. Le zoroastrisme survécut cependant dans de petites communautés de Guèbres (de Gabars, terme péjoratif adopté par les Arabes) dans les régions montagneuses du Yezd et de Kem. II en subsiste aujourd’hui environ 18.000 en Iran.
Les zoroastriens, sous le nom de "Parsis" (littéralement Perses), émigrèrent nombreux vers l'Inde. Deux cent mille vivent aujourd'hui principalement dans la banlieue de Bombay. Ils récitent toujours la liturgie de l'Avesta et conservent les feux sacrés, mais de nos jours, ils préparent un haoma non hallucinatoire et très peu ont conservé l'usage de placer les cadavres sur des édifices élevés ("tours du silence") pour être la proie des vautours.

En 1968, Jacques de Marquette et Paul du Breuil fondèrent le Mouvement néozoroastrien qui devint, en 1971, la Société d’Etudes Zoroastriennes, rattachée à la World Zoroastrian Organization de Londres.

Préceptes mazdéens :

"Tout ce qui te répugne, ne le fais pas non plus aux autres". 
"La nature (humaine) est bonne seulement lorsqu'elle ne fait pas à autrui ce qui n'est pas bon pour elle-même". 

Les Yezidi (ils se nomment eux-mêmes : Dasni), de langue kurde, qui vivent au nord de Mossoul, ont conservé une religion syncrétiste intégrant des éléments du paganisme chamanique, du mazdéisme, du zoroastrisme, du manichéisme, du judaïsme, du nestorianisme et de l'islam.
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