La Science du Hadith

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La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:50

La Science du Hadith




La Science du Hadith 
Sourate 15, Verset 9 "En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien." 
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La promesse faite par Dieu Soubhana wa ta'ala dans le verset 9 de la sourate 15 du Coran est évidemment accomplie ; nous le voyons dans la pureté du texte coranique qui a été préservée tout au long des quatorze siècles depuis sa révélation. Cependant, ce qui est souvent oublié par beaucoup de musulmans est que la promesse divine inclut également, par nécessité, la Sounnah du prophète , parce que la Sounnah est l'exemple même de la mise en pratique des conseils du Coran, la sagesse enseignée au prophète avec le texte divin ; et ni le Coran ni la Sounnah ne peuvent être compris correctement l'un sans l'autre. Dieu tout puissant a préservé la Sounnah en permettant aux compagnons du prophète et aux générations d'après d'apprendre par cœur, de noter et de transmettre les paroles du prophète . Ils ont également su les mettre en pratique et ce jusqu'à nos jours. Plus tard, comme la pureté de la connaissance de la Sounnah était menacée, Dieu, dans son infinie miséricorde, a fait naître au sein de la Oummah des musulmans doués de capacités exceptionnelles, tant au niveau de la mémoire qu'en celui de l'esprit de synthèse et d'analyse. Ils ont inlassablement voyagé pour rassembler des milliers de récits et distinguer les véritables paroles de la sagesse prophétique transmises par les compagnons du prophète qui ont choisi sa voie et les savants de la communauté, de ceux qui on été altérés par le temps, les mémoires défaillantes, et les menteurs sans scrupule. Tout ceci a été réalisé en portant une attention particulière aux paroles narrées, et avec l'aide de milliers de rapporteurs de ahadith. Les savants experts du hadith utilisent des méthodes afin d'évaluer les récits et les trier selon leur véracité. Dans cet article, une brève description est donnée concernant la terminologie et les classifications du hadith. 
Composants du Hadith
 Un hadith se compose de trois parties (voir figure ci-dessous) : 
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* Matn est le texte, la parole en elle même.
* Isnad est la chaîne des personnes qui ont transmises le hadith (chaîne de transmission).
* Taraf est la partie ou la phrase commençante du texte qui fait référence à la parole, à l'action ou à la caractéristique du prophète , ou de son accord donné à d'autres actions.
 L'authenticité du hadith dépend du sérieux de ses rapporteurs, et de la liaison entre eux. Classifications du Hadith Un certain nombre de classifications de hadith ont été faites. Cinq de ces classifications sont montrées dans la figure ci-dessous, et sont brièvement décrites. 

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 1. Selon la référence d'une autorité particulière, quatre types de hadith peuvent être identifiés : * Qoudsi - Divin : une révélation de Dieu, transmis par relais des mots du prophète . * Marfou - élevé : un récit du prophète , commençant par exemple par : "J'ai entendu le prophète dire..." * Mauqouf - arrêté : un récit rapporté par un seul compagnon, commençant par exemple par : "On nous a ordonné de..." * Maqtou' - divisé : un récit émanant du premier successeur du compagnon. 

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2.
 Selon la chaîne de transmission (Isnad), interrompue ou non, six catégories peuvent être identifiées : * Mousnad - supporté : un hadith qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du prophète . * Moutassil - continu : un hadith avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ces successeur. * Moursal - altéré : si le lien entre le successeur et le prophète (1) est manquant, par exemple quand le successeur dit " le prophète a dit...". * Mounkati - cassé : ce dit d'un hadith dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant. * Mou'adal - perplexe : ce dit d'un hadith dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne. * Mou'allaq - arrêté : ce dit d'un hadith dont le rapporteur omet toute le chaîne de transmission et cite directement le prophète directement. 3. Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission, cinq catégories de hadith peuvent être identifiées : * Moutawatir - Consécutif : ce dit d'un hadith qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge. * Ahad - isolé : ce dit d'un hadith qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en : o Mash'hur - célèbre : le hadith a été mémorisé par plus de deux rapporteurs. o Aziz - rare, fort : à n'importe quelle étape de la chaîne, seulement deux rapporteurs relate le hadith. o Gharib - étrange : à un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le hadith. 4. Selon la nature du texte et de la chaîne, deux catégories de hadith peuvent être identifiées : * Mounkar - dénoncé : ce dit d'un hadith qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un hadith authentique. * Moudraj - interpolé : un ajout au texte du hadith par un rapporteur. 5. Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs, quatre catégories de ahadith peuvent être identifiées (ceci fournit le verdict final sur un hadith) : * Sahih - Sûr, solide. L'imam Al-shafi'i indique les obligations pour un tel hadith, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable : "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion ; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du hadith, et de rapporter les mots du hadith in extenso, et pas seulement au niveau de sa signification". * Hasan - bon : c'est celui où sa source est connue et ses rapporteurs digne de confiance. * Da'if - faible : ce dit d'un hadith qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est : 1. une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le hadith pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), 2. un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne. * Maudou' - fabriqué ou forgé: ce dit d'un hadith dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du prophète, ou la chaîne comprend un menteur. Un hadith fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion, etc.)
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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:50

(( Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante,
une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose
d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir.
Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager,
s'est égaré certes, d'un égarement évident ))
 


Le hadîth est l'explication du Coran faite par le Prophète (صلى الله عليه و سلم)
 

Allâh a dit à Son Prophète : {Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent.} (16/44) 

Le Prophète s'est élevé à cette tâche, expliquant la révélation par ses paroles, ses actes et ses acquiescements, de manière claire et explicite. C'est ce qu'on appel la sounna. 


Que soient agréés les Compagnons (sahaba), qui reçurent la tradition prophétique (sounna) du noble Prophète, l'ont assimilée et transmise aux musulmans, telle qu'ils l'ont entendue, exempte de la disgrâce de la falsification et de la transformation. 


Que la grâce et le pardon soient accordés aux pieux prédécesseurs (salafs) qui se sont transmis la sounna de génération en génération, ont instauré, en vue de sauvegarder l'exactitude de sa transmission et son énonciation, l'exactitude des règles et des contraintes précises, excluant ainsi la falsification des déformateurs. 


Que la meilleure rétribution soit donnée à ceux qui ont succédé aux prédécesseurs, parmis les savant musulmans ayant acquis d'eux les bases de la transmission de la sounna et ses règles, les ont simplifiées, classées et réunies dans des ouvrages séparés, dont on a ensuite appelé l'ensemble "Science des Normes du Hadith". 



Aperçu historique sur la naissance et l'évolution de la science du Hadith

Tout chercheur avisé peut constater que les bases et fondements essentiels de la Science de la Révélation et de la Transmission des informations traditionnelles se trouvent dans le Livre auguste de la Tradition prophétique [sounna]. Ainsi, dans le noble Coran: {ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.} (49/6) 

Quand à la sunnah, on peut y relever le dire du Prophète () : "Allâh agrée un homme qui nous a entendu dire quelque chose et l'a transmis comme il l'a entendu. Car il se peut souvent, qui il se peut souvent, que celui à qui l'on transmette saisisse mieux que celui qui a entendu" At Tirmîdhi 

Ainsi, dans ce noble verset et cet illustre hadith, figure le principe de la vérification des informations, comment les traiter avec vigilance, les comprendre, et la précision dans leur transmission à autrui. 

A partir de ce commandement, venant d'Allah, le Très Haut, et son Prophète , les Compagons vérifiaient scrupuleusement la transmission de la sincérité du transmetteur. 

De là, se présenta la question de la chaîne des transmetteurs et son importance en regard de l'acceptation du Sahîh de Mouslim, d'après Ibn Sîrîn, son propos suivant: "Avant, ils ne posaient pas de questions sur la chaîne des transmetteurs [isnâd], mais lorsque l'épreuve corruptrice [fitna] apparut, ils dirent alors: "Nommez-nous vos hommes (transmetteurs de l'information)". S'il s'agissait des gens de la sounnah, on acceptait leur hadith ; s'il s'agissait de gens de l'innovation religieuse, alors on ne prenait pas leur hadîth en considération." (introduction du Sahih de Mouslim) 

De plus, comme l'information ne pouvait être acceptée qu'après la connaissance de sa chaîne de transmission, apparut alors la Science de la critique et de l'agrément [jarh wa ta'dîl] des transmetteurs, la connaissance des chaînes continues ou interrompues, des défauts subtils. Ainsi, on commença à émettre des réserves sur quelques transmetteurs, mais à une faible proportion, car rares étaient les rapporteurs désavoués en ces temps premiers. 

Ensuite, les savants approfondient ce domaine, au point que se multiplièrent les Sciences ayant trait au hadith et sa maîtrise, comment le transmettre et le rapporter, l'abrogeant de l'abrogé, celui à caractère singulier, etc. Cependant, tout cela était traité oralement par les savants. 

Puis, la question évolua et ces Sciences furent transcrites et enregistrées ; néanmoins, cela se trouvait en des endroits éparts de livres traitant aussi d'autres sujets, comme le Dogme, le Droit, et la Science du hadith, comme le Livre de l'épîte [ar-Risâla] et le Livre fondamental [al-Oum] de l'imam ach-Châfi'i. 

Enfin, lorsque les sciences parvinrent à leur maturité, que furent énoncées les règles et les définitions et que toutes les matières furent indépendantees les unes des autres, cela au quatrième siècle de l'Hégire, les savants séparèrent alors la Science des Normes et définitions du hadîth [moçtalah] en ouvrage indépendant. 

Un des premiers à avoir ainsi réservé un ouvrage en la matière, fut le juge Aboû Mohammad al-Hasan Ibn Abd ar-Rahman Ibn Khâlid ar-Râmahormouzi, décédé en l'an 360 H., et son livre "al-mouhaddith al-fâçil bayn ar-râwi wa al-wâ'i" [le connaisseur du hadith discernant un transmetteur défini d'un récepteur réfléchi].
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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:51

Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth 


Le hadîth 


Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau. Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière. 


Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques. 


La Science des Normes du hadîth - مصتلاح 


C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser. 


Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser. 


Son intérêtest de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth. 


L'information traditionnelle -الخبر 


a) Sens propre: l'information, au pluriel: "akhbâr" 


b) Sens terminologique. Il y a trois avis: 


l. Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique. 

2. Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète () tandis que l'information [al-khabar} est ce qui provient d'un autre que lui. 


3. Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé () et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui. 


L'information traditionnelle au sens large - الاثر 


a) Sens propre: "athar" signifie ce qui reste de la chose. 


b) Sens terminologique: il y a deux avis: 


1. même sens terminologique que le hadîth. 


2. différent de lui: c'est ce qui est rapporté des Compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes. 


La chaîne des transmetteurs - الإسناد 


Elle a deux significations: 


a) C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs. 

b) C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad". 


La chaîne de transmission - السند 


a) Sens propre: synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs). 


b) Sens terminologique: la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle. 


L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن 


a) Sens propre: lieu quelconque de la terre, dur et élevé. 


b) Sens terminologique: l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs. 


La référence [al-mousnad] - المسند 

a) Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose. 


b) Sens terminologique: trois significations. 


1. Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque Compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles. 


2. Le hadîth remontant jusqu'au Prophète () dont la chaîne de transmetteurs est continue. 


3. A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs] 


Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid] 


Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter. 


Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith] 


Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs. 


L'érudit [al-hâfiz] 


Deux avis: 


a) même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth]. 


b) il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore. 


L'autorité [al-hâkim] 


Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants. 


Science du Hadîth 


On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth. 


Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth] 


Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies. 


Science dite de la Critique du Hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl] 


Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité. 


Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth] 


C'est la science qui traite des défauts du Hadîth. 


Le hadith [Chadh] 


Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit: "Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela". (Al-Alfiya) 


Ibn Hajar (رحمه الله) a dit: "Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh". (Nakhba)
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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:51

Les classifications du hadîth

Al-mabna (la construction) est bien celle du prophete. Mais el ma'na (le sens) vient d'Allah. A la difference que dans un hadith qudusi le prophete dit: "Allâh a dit" alors que dans un hadith tout court le prophete parle directement sans faire reference a Allah. 


Un récit du prophète, commençant par exemple par: "J'ai entendu le prophète dire...". 


Il s'agit de la "Tradition fixée", dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon (رضي الله عنه). Ce genre de tradition relate ainsi les propos, les gestes ou les approbations des "Sahâbas". 


Certaines formes de "Hadith Mawqoûf" ont valeur de "Hadith Marfou'": C'est le cas par exemple quand un Compagon (رضي الله عنه) dit: "Il nous a été ordonné de faire ceci", ou quand il évoque des choses qui ne relèvent pas de son interprétation personnelle, comme les prédictions portant sur les faits à venir (à condition qu'il ne les tient pas des "Gens du Livre"). 



Il s'agit de la "Tradition interrompue", qui relate les propos, gestes ou approbations d'un Tâbi'i ou Tabi' Tâbi'i. 


De nombreux savants utilisent le terme "Athar" pour se référer au [Mawqoûf] et au [Maqtou'], et réservent donc l'emploi du mot "Hadith" uniquement pour les propos, gestes et approbations du Prophète (صلى الله عليه و سلم). 



Selon la chaîne de transmission [Isnad] 



Un Hadîth qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du prophète. 



Un Hadîth avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ces successeur 

Il y a déjà quelques divergences ds la définition du moursal. Les 2 définitions que l'on trouve majoritairement sont: 


Il manque le compagnon dans l'isnad 

Il est dit dans la Bayqouniya: [wa mursal minhu al-sahabi saqata]. 


L'isnad s'arrête au niveau d'un suivant 


Les terminologistes préfèrent cette définition. On utilise alors le terme [mursal ul-sahabi] pour faire référence à la situation 1. 


Si l'isnad s'arrête sur un suivant, on ne sait pas s'il rapporte d'un compagnon ou d'un suivant qui pourrait être non fiable... La majorité des spécialistes du hadith pense qu'on ne peut pas se prononcer (à moins évidemment qu'un autre chaîne vienne renforcer le hadith). 


De nombreux juristes pensent qu'on peut l'utiliser sous certaines conditions. Par exemple, l'imam Ach-Châfi'i admettait les marasil de Sa'id b. al-musayyab. 


D'après l'Imâm Abou Hanifa, Mâlik et Ahmad Ibn Hambal (selon l'avis qui a été le plus retenu de lui), le "Hadith Moursal" est acceptable (sous deux conditions: le "Tâbi'i" est sûr, et il a l'habitude, lorsqu'il cite un "Hadith Moursal", de le tenir d'une personne sûre et fiable). L'un des ouvrages les plus connus recensant des Traditions de ce genre est le "Marâsîl Abou Dâoûd". 




Ce dit d'un Hadîth dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant. 


Ibn Hajar (رحمه الله) a dit: "Malik et Al-Boukhari ont une différente compréhension de la validité des hadiths. 

Malik ne considère pas l'interruption dans la chaîne comme une défaillance dans le hadith. 

Pour cette raison, il cite des hadiths avec des chaînes interrompues du type moursal et mounqati', et des communications sans chaînes (balaghat) comme une partie de l'objet principal de son livre (al-Mouwatta), alors que Al-Boukhari, considère l'interruption comme une défaillance dans la chaîne de transmission. 

Ainsi, il ne cite pas ces hadiths sauf comme quelque chose en dehors de l'objet principal de son livre (al-jami' al-sahih), par exemple les commentaires (ta'liq) et les titres de chapîtres". (Hadi al-sari p.21) 

Ce dit d'un Hadîth dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne, les uns à la suite des autres. Ce genre de Hadith est unanimement considéré comme étant "Dha'îf". 

Ce dit d'un Hadîth dont un ou plusieurs narrateurs qui se suivent ont été retiré au début de la chaîne de transmission. Ce genre de "Hadith" est considéré comme étant irrecevable dans l'argumentation, sauf s'il est mentionné dans un ouvrage sûr et fiable ("Sahîh Boukhâri" par exemple), auquel cas, son statut est différent. 



Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission 


Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge. 


Il n'existe aucun doute sur la validité, la véracité et l'authenticité d'un tel Hadith. Pour ce genre de tradition, il n'y a aucun besoin de faire des recherches sur l'état des transmetteurs et des narrateurs ("Râwi"). 

Des ouvrages spécifiques ont été rédigés par les savants afin de compiler ce genre de Hadiths. On pourrait citer à titre d'exemple le "Qatf oul Azhâr" de l'Imâm As-Souyoûti et le [Nazm oul Moutanâthir min al Hadithil Moutawâtir] de Mouhammad Al Kattâni. 


ce dit d'un Hadîth qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en 


Le Hadîth a été rapporté à chaque niveau de transmission par au moins trois rapporteurs. Certains savants utilisent l'appellation de [Hadith Moustafîdh] pour se référer à ce genre de Tradition. 


A n'importe quelle étape de la chaîne, deux rapporteurs au moins relatent le Hadîth. 


A un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le Hadîth. 
Selon la nature du texte et de la chaîne 


Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un Hadîth authentique. 


Un ajout au texte du Hadîth par un rapporteur. 


Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs 


Ach-chafi'i (رحمه الله) indique les obligations pour un tel Hadîth, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable: "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du Hadîth, et de rapporter les mots du Hadîth mot pour mot, et pas seulement au niveau de sa signification". 


Il est à noter que l'on distingue deux types de "Hadith Sahîh": Le "Hadith Sahîh li dhâtihi" (Hadith valide en lui-même), qui correspond à la définition donnée ci-dessus, et le "Hadith Sahîh li Ghayrihi" (Hadith valide par autre que lui), qui désigne la Tradition dont l'une des personnes présentes dans la chaîne de transmission présente une défaillance minime sur un point précis, mais le Hadith en question est rapporté par d'autres voies, avec d'autres chaînes de transmission de force égale ou supérieure. 


C'est celui qui ne présente pas de marginalité ou de défaut et qui a été rapporté par une chaîne de transmetteurs continue dont l'un des membres présente une défaillance minime par rapport aux conditions nécessaires pour le "Sahîh", et ce manque n'est pas compensé non plus par une autre chaîne de transmission. 


Il est évident que ce genre de Hadith a une fiabilité et une force probante moindre par rapport au "Sahîh". Il n'en reste pas moins cependant qu'il est considéré comme source d'argumentation valide. 


Faible 


Ce dit d'un Hadîth qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est: une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le Hadîth pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati' (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne. 


Cependant, quand un [Hadith Dhâ'if] est rapporté par différentes voies, et que sa faiblesse n'est pas dû à la perversité et au mensonge d'un de ses transmetteurs, dans ce cas, il acquiert une certaine fiabilité et devient valide dans l'argumentation. On l'appelle alors Hadith bon par autre que lui [Hasan li ghayrihi]. 



Ce dit d'un Hadîth dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du prophète, ou la chaîne comprend un menteur. Un Hadîth fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion...) 



Source : du site Risala.net
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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:52

Place du Hadith en Droit Musulman

Débat entre négationnistes et tranditionnistes acharnés


Le sujet peut paraître surprenant pour le musulman non averti dans le sens, que le Hadith représente pour la majorité des musulmans une source incontestable de Droit Musulman, mais en réalité les choses ne sont pas aussi simples qu’elles le paraissent, dans ce qui suit je vais vous présenter le débat entre les tenants du hadith et ceux qui le remettent en question.
De façon synthétique nous allons exposer les arguments des deux groupes et nous laissons le lecteur faire sa propre opinion, mais avant de commencer ce débat il me semble opportun de faire un rappel méthodologique:

Les trois sources:

1/ Le Coran : source indiscutable, de transmission large (Moutawatira), Il contient des :
·versets sans équivoque (explicites): qui ont force de certitude avérée et ne prêtent à aucune interprétation.
·versets à équivoque (ambigus) : prêtent à diverses interprétations et de ce fait n’ont pas force de certitude.
2/ Le Hadith: deuxième source de loi en théorie, il en existe deux sortes
·Le hadiths dit Moutawatir (consécutifs) transmis par un grand nombre,de façon concordante qui lui donne la force de certitude
·Le hadith dit Ahèd transmis par une seule chaîne de rapporteur qui ne saurait être une garantie de certitude
3/ Le consensus des savants (Ijma’a via l’ijtihad): le consensus n’a jamais fait consensus entre les savants
Rapidement on peut dire que:


  • L’argument basé sur le consensus de la majorité est impossible à obtenir du fait du schisme en islam

  • L’argument religieux en droit islamique peut être donc de deux ordres:



1/ Argument de certitude avérée : Les versets coraniques sans équivoque et les Hadiths concordants ( Moutawatirs)

2/ Argument de certitude non avérée : Les versets coraniques à équivoque, le Hadith unique (Ahèd); le consensus via l’Ijtihad .

A/ Les tenants du Hadith (majorité des musulmans)
Arguments
1/ Du coran: plusieurs versets ordonnent l’obéissance au Messager :
Allah(*) dit (traduction rapprochée du sens des versets):

  • Et Il ne prononce rien sous l’effet de la passion;ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée(53-3 et 4)

  • Dis : « Obéissez à Allah (*) et au Messager. Et si vous tournez le dos… alors Allah (*) n’aime pas les infidèles ! »(3 – 32)

  • Dis : « Obéissez à Allah (*) et obéissez au messager. S’ils se détournent,… il [le messager] n’est alors responsable que de ce dont il est chargé; et vous assumez ce dont vous êtes chargés. Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés« . Et il n’incombe au Messager que de transmettre explicitement (son message).( 24- 54)

  • O vous qui avez cru ! Obéissez à Allah (*), obéissez au Messager, et ne rendez pas vaines vos oeuvres. (47 – 33)

  • Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah (*) et Son Messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah (*) et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident.(33 -36)

  • Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination !(4 – 115)

  • Dis : « O hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah (*), à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah (*), en Son Messager, le Prophète(al nabi) illettré qui croit en Allah (*) et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».(7 – 158)

  • « O les croyants ! Obéissez à Allah (*), et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement.(4-59)



  • Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah (*). Et quiconque tourne le dos… Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme gardien. (4 – 80)

  • « Allah (*) a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident. »(3-164)

  • C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident(11-2)



2/ Du Hadith
Le Prophète * a dit : « Cramponnez vous à ma Sounna et à la Sounna des califes biens guidés après moi. Mordez-y à pleine dent et méfiez vous des choses forgées car toute chose forgée est une innovation, et toute innovation est un égarement, et toute égarement est dans le feu» Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhi.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Mais aussi le prophète* a dit dans sa Sounna pratique:
« Priez comme vous m’avez vu faire la prière » Rapporté par El-Boukhari
« Prenez de moi vos rites [liés au pèlerinage] » Rapporté par Mouslim

3/ Du consensus: Les musulmans sont tous unanimes quant à la place fondamentale du Hadith en islam

Discussion des arguments des tenants du Hadith

Les Arguments coraniques:
L’argumentation des traditionnistes se base sur la sélection de tous les versets qui vont dans le sens d’obéir au Messager sans faire attention à deux points clefs, qu’on va détailler par la suite:

  • L’abus d’interprétation de certains versets (à équivoque) par l’extraction de leur contexte textuel

  • La non distinction entre le rôle du Messager ( Rassoul) et celui du Prophète (Nabi)



a) L’abus d’interprétation de certains versets à équivoque
Premier exemple: les versets ci-dessous sont souvent sélectionnés pour dire que le prophète* ne prononce rien sous l’effet de la passion et donc tout ce qui dit 24h/24h est révélation divine.

وَالنَّجْمِ إِذَا هَوَى* مَا ضَلَّ صَاحِبُكُمْ وَمَا غَوَى*

وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَى*إِ نْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَى* عَلَّمَهُ شَدِيدُ الْقُوَى

Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée >(53 :3/4).

*L’erreur ici est de type < sélection>
Mais si on termine le verset par : que lui a enseigné [L'Ange Gabriel] à la force prodigieuse. Il devient clair que le message de ce verset est que le prophète* ne parle pas sous l’effet de la passion lorsqu’il récite ce qui lui est révélé ET enseigné par l’ange Gabriel à la force Prodigieuse.
Plus précisément, qu’est ce qui est désigné par le pronom démonstratif َهُو =houwa, traduit par « ce », dans  » [53:4] ?
IL n’y a qu’une réponse possible : houwa désigne le Livre dont ces mots font partie, à savoir, le Coran. Et cette interprétation est corroborée par de nombreux autres versets.
Il est à noter que dans la tradition , il existe des Hadiths qui témoignent que le prophète *à reconnu qu’il lui arrive de faire des erreurs et qu’il n’est pas infaillible sur les questions profanes ne faisant pas partie de son message.
Deuxième exemple: le verset ci-dessous est également très utilisé pour argumenter la valeur juridique du Hadith, mais il sélectionné et interprété hors de son contexte historique et textuel
<...Prenez (donc) ce que l’Apôtre vous donne, et renoncez à ce qu’il vous refuse…>
Voyant ça de plus près; en réalité le verset parle aux croyants de l’époque qui ont combattu avec lui, concernant la répartition du butin!
<Le butin provenant [des biens] des habitants des cités, qu’Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d’entre vous. Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en; et craignez Allah car Allah est dur en punition> (59-7)
b) La non distinction entre le rôle du Messager ( Rassoul) et celui du Prophète (Nabi)
Il me semble important t’attirer l’attention du lecteur, que peu de gens font la distinction entre le rôle de Mohammed* en tant que messager et en tant que prophète, bien que le coran fait bien la part des choses concernant ces deux statuts:
Le Verset mentionnant les deux statuts de Mohammed:
 
ما كان محمد أبا أحد من رجالكم ولكن رسول الله وخاتم النبيين

(الأحزاب 40)

« Mohammed n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais le Messager d’Allah (*) et le dernier des prophètes

Allah (*) est Omniscient» (33-40)

Ce qui est important à souligner ici, c’est que Allah(*) dans Son Coran, nous ordonne toujours et sans exception d’obéir au Messager (Rassoul), mais pas une seule fois l’ordre d’obéir au prophète (nabi) et voici ci-dessous tous les versets relatives au Messager et ceux destinés spécifiquement au prophète* en tant qu’être humain faillible pour le réprimander :



Mohammed le Messager

الرسولُ



Mohammed le Prophète 

النبى




يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ وَاللَّهُ يَعْصِمُكَ مِنْ النَّاسِ إِنَّ اللَّهَ لا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ 67

« O Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protégera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants. » (5-67)

مَا عَلَى الرَّسُولِ إِلاَّ الْبَلاغُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مَا تُبْدُونَ وَمَا تَكْتُمُونَ 99

« Il n’incombe au Messager de transmettre (le message). Et Allah sait ce que vous divulguer tout comme ce que vous cachez. » (5-99)

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنْكُمْ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِنْ كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلاً 59

« O les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. » (4- 59)


مَّنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللّهَ وَمَن تَوَلَّى فَمَا أَرْسَلْنَاكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًا

« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos… Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme gardien. » (4-80).



وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمْراً أَنْ يَكُونَ لَهُمْ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ وَمَنْ يَعْصِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ ضَلَّ ضَلالاً مُبِيناً

« Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. »(33-36)



يا أيها النبى لم تحرم ما أحل الله لك؟ تبتغى مرضات أزواجك؟!.. التحريم 1


« O Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes femmes, t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux » (66-1)


ما كان لنبى أن يكون له أسرى حتى يثخن فى الأرض تريدون عرض الدنيا والله يريد الآخرة الأنفال 67


« Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d’avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d’ici-bas, tandis qu’Allah veut l’au-delà. Allah est Puissant et Sage . » ( 8-67)

وما كان لنبى أن يغل ومن يغلل يأتى بما غل يوم القيامة آل عمران 161.

« Un prophète n’est pas quelqu’un à s’approprier du butin. Quiconque s’en approprie, viendra avec ce qu’il se sera approprié le Jour de la Résurrection . Alors, à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu’il aura acquis. Et ils ne seront point lésés. »(3-161)


ما كان للنبى والذين آمنوا أن يستغفروا للمشركين ولو كانوا أولى قربى من بعد ما تبين لهم أنهم أصحاب الجحيم التوبة 113


« Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. » (9-113)

يا أيها النبي اتق الله ولا تطع الكافرين والمنافقين إن الله كان عليماً حكيماً. واتبع ما يوحى إليك من ربك إن الله كان بما تعملون خبيرا. وتوكل على الله.. الأحزاب 1: 33


« O Prophète ! Crains Allah et n’obéis pas aux infidèles et aux hypocrites, car Allah demeure Omniscient et Sage. » ( 33-1)

يا أيها النبي قل لأزواجك إن كنتن تردن الحياة الدنيا وزينتها فتعالين أمتعكن وأسرحكن سراحاً جميلا الأحزاب 28

« O Prophète ! Dis à tes épouses : «Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez ! Je vous demanderai [les moyens] d’en jouir et vous libérerai [par un divorce] sans préjudice. » (33-28)


يا نساء النبي لستن كأحد من النساء.. يا نساء النبي من يأت منكن بفاحشة مبينة يضاعف لها العذاب ضعفين الأحزاب 33، 30

« O femmes du Prophète ! Vous êtes pas comme les autres femme Celle d’entre vous qui commettra une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois ! Et ceci est facile pour Allah »(33-30)


يا أيها النبي قل لأزواجك وبناتك ونساء المؤمنين يدنين عليهن من جلابيبهن الأحزاب 59


« O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »(33-59)

النبي أولى بالمؤمنين من أنفسهم وأزواجه أمهاتهم الأحزاب 

« Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères ».







Les Arguments tirés des Hadiths
Il est aisé de comprendre qu’on ne peut prouver l’autorité du hadith en s’aidant du hadith
Les Argument basés sur le consensus
Nous avons vu que les musulmans sont tous unanime quant à la place fondamentale du Hadith en islam de manière générale,mais dans le détail les choses sont un peu différente pour les raisons suivantes:

  • La valeur juridique du consensus est discutable, car son autorité repose en partie sur le Hadith (argumentation circulaire)

  • L’absence d’un véritable consensus au sens strict du terme sur les sources du Hadith entre sunnites et chiites, car chaque tendance adoptent ses propres chaines de transmissions

  • La majorité n’équivaut pas vérité, car Allah(*) dit dans son Coran:


Et si tu Obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier d’Allah : ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges (6-116)


وَإِنْ تُطِعْ أَكْثَرَ مَنْ فِي الأَرْضِ يُضِلُّوكَ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ إِنْ يَتَّبِعُونَ إِلاَّ الظَّنَّ وَإِنْ هُمْ إِلاَّ يَخْرُصُونَ 116-6



B/ Les négationnistes du Hadith ou (Coranistes)

Arguments
1/ Du Coran
La thèse principale des coranistes repose sur le fait qu’il n’existe aucune révélation faite par l’ange Gabriel en dehors du Coran, le musulman est tenu de se limiter uniquement aux versets Coraniques.
Leur argumentation est basée comme pour le premier groupe sur la sélection de tous les versets qui vont dans ce sens :

  • Le Coran est complet est explicite et n’a pas besoin d’être expliqué par les hadiths

  • Le Coran nous ordonne de suivre le Messager uniquement pour les commandements coraniques qui n’a pas le droit de les modifier

  • Le Messager n’est pas habilité à donner des commandements de son propre chef, et il ne reçoit aucune révélation en dehors du Coran


Les versets utilisés:
< Un Livre dont les versets sontdétaillés (et clairement exposés),un Coran arabe pour des gens qui savent > (41.3)
facilepour la médiationY a-t-il quelqu’un pour réfléchir ?>(54.22)
un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans.> (16-89)


2/ Critique de la science du Hadith:
Cette partie du sujet est très complexe et controversée, elle ne saurait être résumée ici, donc on va lui consacrer un chapitre à part, mais voici les grandes lignes:

  • La transcription du Hadith à été proscrite par le prophète (à quelques exceptions près)

  • Les quatre califes ont tous respecté la consigne du prophète* de ne point écrire ses paroles

  • Les Hadiths ne sont pas fiables et renferment maintes variantes et de multiples contradictions

  • Bon nombre de hadiths vont à l’encontre du Coran

  • Bon nombre de Hadiths sont littéralement anthropomorphistes

  • Bon nombre de Hadiths donnent une mauvaise image du Prophète*

  • Bon nombre de Hadiths vont à l’encontre des découvertes scientifiques contrairement au Coran


Contres arguments:
L’erreur principale de ce groupe, c’est d’occulter les versets qui témoignant de l’existence d’une révélation extra-coranique et voici le preuves:
1/ Preuves directes:
La révélation ne se fait pas uniquement par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, elle pourrait se faire de trois manières Allah (*) dit :
révélation(en songe)ou de derrière un voileouqu’Il (lui) envoie un messager (ange)qui révèle, par Sa permission, ce qu’Il (Allah (*)) veut. Il est Sublime et Sage.> (42-51)

1. Directe sans intermédiaire (derrière un voile) : comme c’était le cas de Moïse
2. Révélation (en songe) comme s’était le cas pour de nombreux prophètes dont Abraham, Joseph et Mohammed
3. Par l’intermédiaire du l’esprit saint : (l’ange Gabriel) : Jésus et Mohammed*

Mais aussi:

qui m’en a avisé.>(66-3)
Donc d’après ce verset Allah(*) informe Son prophète * par une révélation extra coranique
âge de l’accompagner, [Abraham] dit : « ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses ». (Ismaël) dit : « ô mon cher pèrefais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah (*), du nombre des endurants »>(37-102)

: « ô mon père,j’ai vu [en songe]onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi ».. « ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré. > (12-4 et 5)

2/ Preuves indirectes :
Allah (*) dit:
C’était un changement difficile, mais pas pour ceux qu’Allah (*) guideEt ce n’est pas Allah (*) qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah (*), certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes>. (2 -143)
Dans ce verset il est question du changement de la Qibla de la prière, la direction mentionnée est celle du Baït Al Maqdis – Jérusalem. Ce qu’il est important de souligner, c’est que l’établissement de cette précédente Qibla n’est pas mentionnée dans le coran Ce qui prouve que cette injonction fut transmise par l’intermédiaire d’une Révélation en songe et non pas l’entremise de Gabriel.
Allah (*) dit:
Allah (*) sait que vous avez usé de ruse, à votre détrimentIl vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah (*) a prescrit en votre faveur; (…) >(2 -187)

Dans ce verset, le fait d’avoir des rapports intimes avec son épouse durant les nuits de Ramadan était qualifié de (ruse): En effet, au tout début de l’institution du jeûne obligatoire, les rapports intimes étaient interdits, et ce n’est qu’à la suite de cette révélation qu’ils furent autorisés.
Pourtant, la première interdiction ne figure nullement dans le texte coranique.
Cette injonction avait due être transmise en songe et rectifier par la suite par le verset 187.


Position du juste milieu:

Au terme de ce débat entre deux extrêmes, d’une part ceux qui rejettent catégoriquement les Hadiths sous prétexte qu’il n’y a pas de révélation en dehors du Coran ; et d’autre part ceux qui s’acharnent à tout accepter, même les Hadiths de type (ahèd =isolé) en contradiction avec le Coran et la science établie sous prétexte que tout ce que avait dit le prophète* est forcément révélation divine.
Nous avons pu démentrer qu’il existe une révélation extra-coranique= ILHAM et que le Messager reçoit des détails sur l’accomplissement pratique des rites cultuels ordonnés par le coran sans les détails.
Nous avons souligner aussi l’importance de distinguer les deux statuts de Mohammed le prophète-Messager:

Mohammed* le Messager est infaillible
 dans le cadre de sa mission principale qui est la transmission du Coran et son explication qui est inspirée par l’ange Gabriel ( manière de faire la prière, l’aumône, le pèlerinage….etc.)

Mohammed* le prophète est faillible
 dans sa vie quotidienne car il lui arrive en tant qu’être humain de faire des erreurs comme en témoigne le Coran et les Hadiths authentiques (voir ci-dessous), ce qui prouve qu’il n’est pas sous l’effet de la révélation en permanence
Preuves du Coran:
« Ils ont failli te détourner de ce que nous t’avions révélé». 17-73
« Et si nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux». 17-74
« Et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes». 47-19
« Implore le pardon pour ton péché».40-55
« Afin qu’Allah te pardonne tes péchés passés et futurs». 48-2
« O Prophète ! Pourquoi en recherchant l’agrément de tes femmes, t’interdis-tu ce que qu’Allah a rendu licite ? ». 60-1
« Il se peut que tu négliges une partie de ce qui t’est révélé».11-12
« Et n’eût été la grâce d’Allah sur toi et sa miséricorde, une partie d’entre eux t’aurait bien volontiers égaré». 4-13
Voir aussi les versets adressés au prophète (El nabi) dans le tableau cité en haut
Preuves du Hadith
Extraits de quelques Hadiths du recueil de Mouslim et du Mousned de Ahmed ibn Hanbal (en langue arabe) prouvant que le prophète* n’est pas infaillible quand il gère les questions profanes ne faisant pas partie de Son message Divin ( Histoire de la fertilisation des palmiers)

 

صحيحمسلم

 

 

 

باب وجوب امتثال ما قاله شرعا دون ما ذكره صلى الله عليه وسلم من معايش الدنيا على سبيل الرأي

 

[ 2361 ] حدثنا قتيبة بن سعيد الثقفي وأبو كامل الجحدري وتقاربا في اللفظ وهذا حديث قتيبة قالا حدثنا أبو عوانة عن سماك عن موسى بن طلحة عن أبيه قال مررت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم بقوم على رؤوس النخل فقال ما يصنع هؤلاء فقالوا يلقحونه يجعلون الذكر في الأنثى فيلقح فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ما أظن يغني ذلك شيئا قال فأخبروا بذلك فتركوه فأخبر رسول الله صلى الله عليه وسلم بذلك فقال إن كان ينفعهم ذلك فليصنعوه فإني إنما ظننت ظنا فلا تؤاخذوني بالظن ولكن إذا حدثتكم عن الله شيئا فخذوا به فإني لن اكذب على الله عز وجل

 

[ 2362 ] حدثنا عبد الله بن الرومي اليمامي وعباس بن عبد العظيم العنبري وأحمد بن جعفر المعقري قالوا حدثنا النضر بن محمد حدثنا عكرمة وهو بن عمار حدثنا أبو النجاشي حدثني رافع بن خديج قال قدم نبي الله صلى الله عليه وسلم المدينة وهم يأبرون النخل يقولون يلقحون النخل فقال ما تصنعون قالوا كنا نصنعه قال لعلكم لو لم تفعلوا كان خيرا فتركوه فنفضت أو فنقصت قال فذكروا ذلك له فقال إنما أنا بشر إذا أمرتكم بشيء من دينكم فخذوا به وإذا أمرتكم بشيء من رأي فإنما أنا بشرقال عكرمة أو نحو هذا قال المعقري فنفضت ولم يشك

 

[ 2363 ] حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة وعمرو الناقد كلاهما عن الأسود بن عامر قال أبو بكر حدثنا أسود بن عامر حدثنا حماد بن سلمة عن هشام بن عروة عن أبيه عن عائشة وعن ثابت عن أنس أن النبي صلى الله عليه وسلم مر بقوم يلقحون فقال لو لم تفعلوا لصلح قال فخرج شيصا فمر بهم فقال ما لنخلكم قالوا قلت كذا وكذا قال أنتم أعلم بأمر دنياكم

 


 

باب الحكم بالظاهر واللحن بالحجة

 

[ 1713 ] حدثنا يحيى بن يحيى التميمي أخبرنا أبو معاوية عن هشام بن عروة عن أبيه عن زينب بنت أبي سلمة عن أم سلمة قالت قال رسول الله صلى الله عليه وسلم إنكم تختصمون إلي ولعل بعضكم أن يكون ألحن بحجته من بعض فأقضي له على نحو مما أسمع منه فمن قطعت له من حق أخيه شيئا فلا يأخذه فإنما أقطع له به قطعة من النار

 

[ 1713 ] وحدثناه أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا وكيع ح وحدثنا أبو كريب حدثنا بن نمير كلاهما عن هشام بهذا الإسناد مثله

 

[ 1713 ] وحدثني حرملة بن يحيى أخبرنا عبد الله بن وهب أخبرني يونس عن بن شهاب أخبرني عروة بن الزبير عن زينب بنت أبي سلمة عن أم سلمة زوج النبي صلى الله عليه وسلم أن رسول الله صلى الله عليه وسلم سمع جلبة خصم بباب حجرته فخرج إليهم فقال إنما أنا بشر وإنه يأتيني الخصم فلعل بعضهم أن يكون أبلغ من بعض فأحسب أنه صادق فأقضي له فمن قضيت له بحق مسلم فإنما هي قطعة من النار فليحملها أو يذرها

 

[ 1713 ] وحدثنا عمرو الناقد حدثنا يعقوب بن إبراهيم بن سعد حدثنا أبي عن صالح ح وحدثنا عبد بن حميد أخبرنا عبد الرزاق أخبرنا معمر كلاهما عن الزهري بهذا الإسناد نحو حديث يونس وفي حديث معمر قالت سمع النبي صلى الله عليه وسلم لجبة خصم بباب أم سلمة

 


 

مسند أحمد

 

[ 1399 ] حدثنا عبد الله حدثني أبي ثنا عبد الرزاق أنبأنا إسرائيل عن سماك انه سمع موسى بن طلحة يحدث عن أبيه قال مررت مع النبي صلى الله عليه وسلم في نخل المدينة فرأى أقواما في رؤوس النخل يلقحون النخل فقال ما يصنع هؤلاء قال يأخذون من الذكر فيحطون في الأنثى يلقحون به فقال ما أظن ذلك يغنى شيئا فبلغهم فتركوه ونزلوا عنها فلم تحمل تلك السنة شيئا فبلغ ذلك النبي صلى الله عليه وسلم فقال إنما هو ظن ظننته ان كان يغنى شيئا فاصنعوا فإنما أنا بشر مثلكم والظن يخطئ ويصيب ولكن ما قلت لكم قال الله عز وجل فلن أكذب على الله


Conclusion
Le Hadith ne représente que la partie qui nous est parvenue des sentences sensées remonter au prophète* , son authenticité n’est donc pas toujours aisé à confirmer contrairement à sa tradition pratique qui-elle-de transmission plus large de génération en génération (Moutawatira)
Les Hadiths prophétiques peuvent constituer une preuve supplémentaire qui pourait valider la tradition pratique, transmise oralement durant les premières générations.
Les Hadiths n’ont pas vocation d’être une source indépendante du Coran, et doivent rester une source secondaire pour la pratique cultuelle.
De ce fait le Hadith ne pourra en aucun cas abroger le Coran et ceci quel que soit son degré d’authenticité.
De notre point de vue – qui n’engage personne- le prophète* avait reçu les détails en marge des prescriptions coraniques générales concernant le culte ( sous forme de visions imagées -via l’ange Gabriel- sur la manière de faire la prière, le pélèrinage, la zakat…etc)
En fin il est de la responsabilité des spécialistes du Hadith de revoir les critères d’authentification adoptés par les anciens dont Boukhari et Mouslim, avec tous le respect qu’on leur doit pour leur travail de collecte et de séléction. Mais à l’heure actuelle l’étude critique et objective de ces textes pose de nombreux problèmes de fond qu’il est urgent de mettre à plat.

Et Allah(*) Sait mieux que nous tous
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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:52

Cours N°1 du Sahih Al-Boukhâri_préface N°1_[1/4] 



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Re: La Science du Hadith

Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 19:53

Les Hadiths

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Les hadiths sont les paroles et gestes du prophète Muhammad (PBSL), rapportés par ses compagnons, alors témoins oculaires des événements de sa vie.
Considéré comme un modèle parfait du croyant, Muhammad était copié dans ses moindres faits et gestes par ses compagnons, et de nombreux musulmans de nos jours continuent à faire de même. Ce lien direct que maintient la Oumma (1) avec son prophète est due en grande partie aux recueils de Hadiths sur la personne de Muhammad, qui nous sont arrivés par différentes sources.
Plus d'une centaine de milliers de hadiths a ainsi été transmis de père en fils à travers les différentes générations, avant d'être fixés par écrit vers le XIIème siècle, pour constituer tout un pilier de la foi musulmane appelé « tradition prophétique ». ( Sunaat a Nab'i )

Complémentarité avec le texte Coranique
Le prophète de Dieu (PBSL) est le dépositaire de la parole Divine, cette dernière lui étant transmise directement par "révélation". Ainsi de son vivant, il était le mieux placé pour livrer à sa communauté l’exégèse parfaite du Coran, et le plus apte à saisir les différents aspects de la révélation coranique.
Le Coran est en effet un Livre à caractère universel, et ne peut donc de ce fait prévoir toutes les situations spécifiques à une époque à un cas bien précis. De ce fait, les explications du prophète de Dieu (PBSL) furent une source précieuse pour nombre de musulmans s'étant trouvés face à un problème dont le Coran ne pouvait donner une solution explicite.
De même, les hadiths permettent encore de nos jours aux musulmans d'être capable de réfléchir par rapport à la licité ou l'illicité de telle ou telle chose de la vie quotidienne. Les hadiths permirent également de poser les bases fondamentales du Fiqh (jurisprudence musulmane).
Les compagnons ayant rapportés les paroles du prophète de Dieu, sont : Ali ibn abi TâlibAbu-d-Dardâ'Abû Sa'id al KhudriIbn 'AbbasIbn 'OmarAbdAllah ibn Mas'ûdMu'adh ibn JabâlAnas ibn Mâlik et Abû Hurayra et bien d'autres compagnons.
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Parmi les recueils d'hadiths les plus connus, on compte celui de l'Imam An-Nawani, qui dressent à travers quarante paroles du prophète Muhammad (PBSL) rapportées et authentifiées, les bases fondamentales de la religion, de sa pratique, et du comportement à adopter. Ces hadiths sont d'ailleurs souvent utilisés par les imams lors des prêches du Vendredi à la Mosquée.
 
(1) Mot désignant la communauté musulmane, dans le Coran il peut avoir plusieurs significations comme pour désigner quelque chose de grand (grandeur) ou pour faire allusion à un « Lapsus de temps » (Idakara b’da oumma’tan).

Des paroles rapportées
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Dans une société basée jusqu'à lors sur la tradition orale, le processus de transmission des hadiths se faisait de génération à génération, de père en fils ou de maître à élève. Les premiers savants musulmans ayant eu pour tâche d’authentifier ces paroles ont ainsi d'abord vérifié la chaîne de leur transmission, en menant une enquête rigoureuse sur la personnalité du rapporteur. Cette démarche constituait le seul moyen de s’assurer de la véracité de la parole prophétique.
Pour qu’un rapporteur soit considéré comme digne de confiance et ses hadiths comme étant ; "Authentiques" (Sahih), il fallait tout d’abord mesurer son degré de piété, son intelligence et son aura spirituel auprès de sa communauté. La position géographique est aussi un élément non négligeable à prendre en compte.
Parmi les savants ayant recensés un grand nombre d'hadiths considérés comme totalement authentiques, on distingue les imams Al Boukhari et Muslim.
Il classèrent les hadiths suivant 4 catégories en tenant compte du degré de leur authenticité :
Sahih (Hadith considéré comme authentique), Hassan (considéré comme bon ou fiable), Da’if (faible) et enfin Mawdu’ (forgé). Il est à signaler que chacune de ces catégories contient également des sous-catégories.
La tradition rapporte qu’Al Boukhari avait un don exceptionnel à mémoriser les hadiths, et cela dès l’age de 10 ans. On relate également qu’il finit la mémorisation du Coran avant l’âge de 16 ans et que dans sa jeunesse il connaissait déjà par cœur soixante-dix mille hadiths du prophète.
L’intégrité, la discipline, et la rigueur de leurs méthodes sont à l’origine de la notoriété de ces deux savants.
On rapporta à propos d’Al Boukhari l’épisode suivant : Un jour il alla à la rencontre d’un homme qui était supposé connaître un hadith du prophète (PBSL). Lorsqu’il vit l’attitude de ce dernier vis-à-vis de sa chèvre (2), il rebroussa de suite chemin en s’exclamant : « Quelqu’un qui peut tromper de cette façon sa bête, peut très bien mentir au sujet du prophète Muhammad ».
La popularité d’Al Boukhari et de Muslim est à la mesure de leurs œuvres : « Sahih Al Boukhari o Mouslim » qui s’imposeront comme les livres les plus important pour les musulmans derrière le Coran.
Le recueil et la vérification de l'authenticité d'un hadith demeure encore un sujet de désaccord entre les oulémas, dans la mesure ou il persiste encore des différences de classifications entre plusieurs écoles du fiqh (3). Le caractère de Sahih d'un hadith n'étant pas souvent approuvé par toutes ces branches.
Toutefois, il arrive qu’un hadith qualifié comme « faible », se révèle utile dans la mesure où il peut éclairer une posture jusqu'à là "indéfinie" par la jurisprudence musulmane ou mettre la lumière sur un verset coranique et participer à son exégèse.
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Tout en restant la deuxième source scripturaire de la Oumma, les hadiths jouent donc un rôle complémentaire important, d'éclaircissement du texte coranique. Dans leur rôle de consolidation de la jurisprudence musulmane, les hadiths ont apporté des réponses précieuses quand à la pratique religieuse, contribuant durant des siècles à l'enrichissement de la tradition islamique, mais aussi à la régulation sociale de la communauté. Cependant, si un hadith n'est pas en conformité avec : la raison, la tradition ou la foi du musulman, ce dernier n'a aucune obligation de croire en son authenticité ou d'appliquer ces enseignements. Car selon la tradition musulmane elle-même, le croyant est tenu avant tout de consulter ce que lui dicte son cœur (4) avant de solliciter l’avis des oulémas : « Istafti kalbaka o‘ wla ‘w afta’ka al muftoun’ ».
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Re: La Science du Hadith

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