Le soufisme

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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 20:37

La plupart des gens ont déjà entendu parler des soufis et du soufisme, que ce soit dans un documentaire télévisé ou sur un site web que l’on a rendu le plus attrayant possible.  On en parle lors d’émissions télévisées, des invités de talk shows en font mention et des politiciens s’intéressent à ce groupe.  On n’a qu’à entrer le mot « soufi » dans n’importe quel moteur de recherche pour se retrouver devant des centaines de liens menant à des sites, vidéos et images de toutes sortes montrant des mystiques soufis dansant et tournant sur eux-mêmes au rythme de mélodies envoûtantes.  Des images troublantes de vieillards soufis se plantant des couteaux dans la tête ou se soumettant à diverses tortures sont malheureusement trop répandues.  Des gens cherchant à en connaître davantage sur l’islam peuvent ainsi se faire une idée totalement erronée de l’islam et des musulmans, car bien souvent, pour l’Occident, le soufisme et les soufis sont des synonymes d’islam et de musulmans.

[size=120]Une des premières questions qui vient à l’esprit est : sont-ils vraiment musulmans et peut-on vraiment dire qu’ils appliquent l’islam?[/size]


Bien qu’ils ne constituent qu’une faible minorité, les soufis sont présents dans plusieurs pays, musulmans ou non.  Ils ne constituent pas un seul groupe, mais sont divisés en divers ordres, dont les croyances et les pratiques diffèrent.  Certains ordres sont plus importants que d’autres, et certains ont disparu au fil des ans.  Parmi les ordres qui existent toujours, aujourd’hui, on peut nommer les Tijaani, les Naqshabandi, les Qadiri et les Shadthili, entre autres.


Les origines du soufisme

Au tout début, les enseignements soufis insistaient pour que chaque individu accorde une plus grande importance au côté spirituel de l’islam, car nombreux étaient ceux qui avaient perdu de vue cette noble ambition.  Mais après un certain temps, de tristement célèbres soufis initièrent des pratiques qui, bien qu’étrangères à l’islam, furent accueillies favorablement par leurs disciples.  Ces pratiques incluaient la danse, la musique, et même la consommation de hachisch.

Le grand érudit Ibn al-Jawzi a écrit, dans son ouvrage Talbis Iblis, sur l’origine du mot « soufi ».  Il dit : « Ils se sont ainsi appelés en mémoire de la première personne ayant consacré toute sa vie à l’adoration de Dieu autour de la Ka’abah, dont le nom était Soufah. »

Ceux, donc, qui cherchaient à suivre son exemple décidèrent de s’appeler « soufis ».

Ibn al-Jawzi mentionne une autre raison pour laquelle ils auraient choisi ce nom.  Il écrit : « Ils portaient des vêtements de laine. »  La laine, en arabe, est appelée « souf »; et à cette époque, les vêtements de laine rêche étaient à la fois les moins dispendieux et les plus rugueux sur la peau.  Bref, c’était le symbole de l’ascétisme.  Tout cela pour dire que le mot « soufi » n’existait pas à l’époque du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et de ses compagnons, et n’est apparu que vers l’an 200 de l’hégire (i.e. 200 ans après la migration du Prophète de la Mecque vers Médine). 

L’illustre érudit Ibn Taymiyyah mentionne que le soufisme est d’abord apparu à Basrah, en Irak, où des gens sont allés aux extrêmes dans leur adoration et dans leur renoncement aux choses matérielles de ce monde, comme cela ne s’était jamais vu nulle part ailleurs.


Qu’est-ce que le soufisme?

Le soufisme est constitué d’une série de concepts et de pratiques qui vont de la pauvreté volontaire à l’isolement, la tromperie et les privations, en passant par le chant et la danse. Il se fonde sur un amalgame de différentes religions et philosophies comme les philosophies grecques, le zoroastrisme, le bouddhisme, le christianisme, l’hindouisme et l’islam.  Les orientalistes et les soufis eux-mêmes y font référence en tant que « mysticisme islamique », afin de donner l’impression que l’islam est, en tout ou en partie, une religion dogmatique constituée uniquement de rituels insignifiants.  La vraie nature du soufisme (ou tassawouf) s’oppose aux croyances auxquelles doit souscrire un musulman.

Regard sur les croyances islamiques : la croyance en Dieu

Le musulman croit en l’unicité de Dieu; Celui-ci n’a aucun associé et nul n’est égal à Lui.  Dieu dit, dans le Coran :

“Rien ne Lui ressemble. Il entend tout et voit tout. » (Coran 42:11)

Dieu est distinct de Sa création et n’en fait pas partie.  Il est le Créateur, et tout le reste est Sa création.

On trouve chez les soufis un certain nombre de croyances erronées par rapport à Dieu, dont celles-ci :

a)     Al-Houloul : le Très-Haut, résiderait au sein de Sa création.

b)     Al-It’tihaad: le Très-Haut, ne ferait qu’un avec Sa création.

c)   Wahdatoul-Woujoud :  selon cette croyance, on ne devrait pas établir de distinction entre le Créateur et Sa création, car les deux ne formeraient qu’une seule et même entité.

Mansour al-Hallaj, un personnage très vénéré par les soufis, a dit : « Je suis Celui que j’aime et Celui que j’aime est moi; nous sommes deux âmes cohabitant dans le même corps.  Si vous me voyez, c’est Lui que vous voyez; et si vous Le voyez, c’est moi que vous voyez. »

Mouhiyddin Ibn Arabi, un autre personnage vénéré au sein du soufisme, est tristement célèbre pour ses déclarations suivantes : « Ce qui se trouve sous mes habits n’est nul autre que Dieu » et « Le serviteur est le Seigneur et le Seigneur est le serviteur. »

S.R. Sharda, dans son ouvrage intitulé « Sufi Thought » (Pensée soufie), écrit : « Dans la littérature soufie de la période post-timouride, on observe un important changement dans le contenu de la pensée, qui devient panthéiste. Après la perte de pouvoir, durant près d’un siècle, de l’orthodoxie islamique, en Inde (suite à l’invasion de Timour), le soufisme a eu le champ libre et ses fidèles se sont mis à frayer avec les « saints » hindous, qui exercèrent sur eux une très grande influence.  De l’école védantique Vaishnava, les soufis adoptèrent le monisme et le dévouement extrême, de même que le bhakti yoga.  À cette époque, la popularité du panthéisme védantique atteignit son zénith, chez les soufis. »



Qu'est-ce que le soufisme ? 



L'islam aujourdhui reçoit Hani Ramadan pour parler du soufisme qui est la dimension spirituelle de la religion musulmane.


Le soufisme en Islam par Tariq Ramadan- Maîtres de sagesse soufis



Discours sur le soufisme par Tariq Ramadan, extrait de la conférence "charia, soufisme et éthique".
Les sages présentés dans cette vidéo sont à la fois de grands savants musulmans et maîtres soufis de la confrérie naqshibendi en Turquie. Ils sont notamment "sayyid" (descendants généalogiques du prophète).
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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 20:38

Cinéma. "Qu’Allah bénisse la France" : Abd Al Malik réalise un hymne d’espoir au vivre-ensemble

Les vols, le deal, les problèmes de drogue, son groupe de rap. Régis vit le quotidien de la cité du Neuhof, à Strasbourg. Mais il a une chance. Doué pour la philosophie et passionné de littérature, il fréquente les meilleurs établissements. Quand Régis voit ses amis disparaître dans la violence et l’addiction, il décide de se convertir à l’islam. Devenu Abd al Malik, le rappeur rencontre le succès. En quête de spiritualité, il va découvrir le soufisme au Maroc. Réalisé par Abd al Malik lui-même, Qu’Allah bénisse la France est à la fois une déclaration d’amour à son pays et un hymne au vivre-ensemble.

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Du deal au soufisme, en passant par l'amour de la littérature et de la République. Tiré du livre du même nom, Qu'Allah bénisse la France retrace l'histoire du rappeur Abd Al Malik dans un intense autoportrait en noir et blanc. L’action commence par une descente du GIPN dans le quartier sensible du Neuhof, à Strasbourg. Innocents, Régis (interprété par Marc Zinga) et son frère Bilal sont interpellés avec les autres. Quand leur oncle vient les chercher au commissariat, il les prévient : « La France, on l'aime, mais elle ne nous aime pas ».

Régis l'aime encore plus que les autres. Repéré pour ses capacités dès l'école primaire, il ne suit pas le même parcours que ses amis de la cité : son collège et son lycée, il les passe dans les meilleurs établissements privés de la ville. Très vite, il se passionne pour la littérature et la philosophie. Une soif qu'il peut étancher grâce à un trésor familial. Si son père, diplomate congolais, a laissé des dettes à sa mère en rentrant au pays, il a laissé aussi une riche bibliothèque. Sénèque, Camus et Rimbaud deviennent de grands amis de Régis. Rousseau s’invite sur le même banc que ses amis, qui comptent les bénéfices réalisés par la vente de cannabis.

Cette scène met en avant la complexité du personnage. Comme ses potes, Régis fait les poches des touristes, devant la cathédrale de Strasbourg. Ensemble, ils montent leur groupe de rap, « New African Poets », servi par la plume de Régis. Seulement voilà. La cité fait face à un fléau. L'héroïne et la cocaïne tuent les jeunes du Neuhof. Son ami Rachid est abattu devant lui, pour ne pas avoir payé ses dealers. La scène de son enterrement parle d'elle-même. Côté à côte, les jeunes du quartier écoutent la prière de l'imam. Mais un à un, ils disparaissent. Overdose, assassiné, sida, accident de voiture... Ses camarades sont happés par la drogue.

Pour ne pas perdre espoir, Régis change de voie. De mère catholique, il décide de se convertir à l'islam. Il récite la shahada (profession de foi) et devient Abd al Malik. Un an plus tard, le rappeur passe sur Skyrock et fait la première partie de Psy 4 de la Rime à Strasbourg. En pleine gloire, son ancienne prof de français, Mme Schaeffer (interprétée par Mireille Perrier), lui rend visite dans sa loge. Elle lui explique qu’il a « fait un choix, celui d'aimer la vie ».

Une déclaration qui le remet en question. A-t-il réellement trouvé ce qu'il cherchait?  Il se souvient du livre que lui avait offert Nawel (Sabrina Ouazani), sa future femme : Le renouveau du soufisme au Maroc. De l'autre côté du détroit de Gibraltar, Abd al Malik se libère. Avec un sourire rayonnant, il atteint la plénitude au rythme du derviche tourneur. Désormais, il n'a plus peur.

« Je voulais regarder notre humanité »
Cesser d'avoir peur. C'est le message porté par ce témoignage d’Abd al Malik : « On fantasme beaucoup sur le rap, les cités et l'islam. Je voulais en parler de l'intérieur. C’est pourquoi la plupart des acteurs et des techniciens sont du Neuhof. Au-delà des faits divers, je voulais regarder notre humanité. »

Cette autobiographie est à la fois un cri de triomphe contre l’adversité et un appel à vivre ensemble. Le  réalisateur considère que le cinéma, outil culturel par excellence, doit transmettre des valeurs, comme les romans d’Albert Camus ou Victor Hugo.

En titrant son film Qu’Allah bénisse la France, Abd al Malik veut à la fois interpeller et rappeler que « la République n’a pas besoin d’imam ou de prêtre. C’est elle qui fait la concordance des différences ». Le message s’adresse aussi aux habitants des quartiers : « La citoyenneté française ne s’arrête pas aux frontières des cités. J’ai réussi par chance, et ce n’est pas normal. Le coeur du problème, c’est l’éducation. Mon rêve, c’est que demain, nous ayons en face de nous des citoyens français comme les autres. » Abd al Malik se veut porteur d’espoir et croit dans son pays : « La France est notre Mère Patrie. Comme une maman symbolique. »

Si cela peut paraître paradoxal pour certains, « c’est l’islam qui me fait aimer mon pays. L’important, c’est de s’épanouir en tant qu’être. La France fait en sorte que je puisse m’épanouir. Voilà pourquoi je bénis la France ».


> Retrouvez l’interview d’Abd al Malik qui nous parle de Sénèque, dans Le Monde des Religions n°69, disponible en kiosques le 26 décembre. 


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Message  Arlitto le Lun 7 Mar - 20:38

Le Soufisme, qu’est ce que c’est ?
 
 
 
Le soufisme est le mysticisme de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.

Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.

En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.

En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une « confrérie », elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.

L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour de Leyla et Majnoun.

C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.

Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, « l’univers est l’Ombre de l’Absolu ». Percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu : « l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu ».

Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : « qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce », « Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour ».

Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une rennaissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie « l’homme est non-existant devant Dieu ».

Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.

Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète lui-même: Mahomet aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie.

Cette légitimité par la référence au prophète n'entraîne cependant pas d'uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l'étude de quelques unes d'entre elles, il faut toutefois garder à l'esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l'Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu'on ne s'étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.

Les Religions de l’Humanité, Michel Malherbes, p.192-194, Éditions Critérion, 2004
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