La Sainte Inquisition ???

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La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:51

L’inquisition 


L’inquisition et les femmes

«La poire vaginale», «les griffes à poitrine», «Les araignées espagnoles», la ceinture de chasteté, le masque de la honte

Dans l’église dont la structure est patriarcale et profondément masculine, les femmes devaient inévitablement être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. 

A l’encontre de celles-ci l’agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement

Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple «la poire vaginale» qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. 

Il y avait des «griffes à poitrine» qui déchiquetaient les seins; «d’autres griffes» qui, chauffées au rouge, causaient «seulement» une «morsure» à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang.
 

Il y avait ce qu’on appelait les «araignées espagnoles», c.-à-d. des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. 

«La ceinture de chasteté» contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était en réalité également un outil de torture. Naturellement, il y avait aussi «les masques de la honte» pour les femmes, ainsi que les «poires buccales» confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s’agissait en fait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Mais au besoin des pierres suffisaient aussi pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents …


Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l’altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant «la haine du prochain» et la haine des femmes en particulier !

C’est en cela que le christianisme catholique et protestant se distingue de toutes les autres religions, à savoir de manière négative. Il ne s’est jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l’humanité et la protection des droits de l’homme. Au contraire, il a fallu lutter pour chacun des droits de l’homme à cause de la résistance acharnée de l’église, aussi bien catholique que protestante.


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La Poire, un des instruments de torture les plus atroces contenus dans les donjons du Vatican était cette 
poire utilisée par voie orale, anale et vaginale..
La poire d’angoisse était introduite dans la bouche, le vagin ou l’anus (suivant l'endroit où l'on avait péché) et augmentait de volume. Elle s’élargissait sans aucun moyen de la refermer sauf à l’aide d’une clé.



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L’arracheur de sein et le « cats paw« : ces deux artéfacts sont utilisés pou arracher les seins des femmes et lacérer les corps des suppliciés. Utilisés à chaud ou à froid, il sont constitués pour l’arracheur de sein de quatres pointes métalliques reliées deux à deux en forme de pinces et pour la « cats paw » (« patte de chat » en français, aussi appelé « spanish tickler » « chatouilleur espagnol« ) de trois ou quatres griffes de métal assemblées pour former une patte ou une forme de râteaux avec laquelle est déchirée la chair du supplicié.


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L'araignée espagnole

Cet objet est composé de longues griffes métalliques, qui étaient chauffées avant d'être fixé sur le sein d'une femme accusée d'adultère. Si percer la chair molle avec un métal brûlant chaude n'était pas suffisant pour le bourreau, la poitrine était arrachée violemment. D'autres utilisations de l'araignée espagnole étaient tout aussi inhumaine. Les victimes étaient agrippées par ces griffes par les seins, le ventre ou les fesses (n'importe quel partie charnue du corps), puis elles étaient suspendus au plafond. Sous leur propre poids, la peau s'étirait et les blessures s’aggravaient rendant le saignement impossible à arrêter. Les victimes mourraient après s’être vider de leur sang, quelques heures après avoir été suspendue au plafond.


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LA CEINTURE DE CHASTETÉ
La ceinture de chasteté est généralement attachée à l’époque médiévale, ce qui en soit est incertain et relève plus de la tradition populaire. Au XIIème siècle, il est fait allusion à une ceinture posée sur le corps nu d’une femme, dans un poème de Marie de France, poétesse. 


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les masques de la honte. Le masque pour femme bavarde


Le pape dans un «souci brulant» lance la chasse aux sorcièreses

Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l’homme fût de tout temps une chose impossible pour l’église. En fait, les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi en comparaison aux hommes. 

Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. Mais en les accusant de sorcellerie, on pouvait ainsi les accuser d’hérésie. 

La sorcellerie était une hérésie, telle était l’équation

Et ainsi, l’inquisition s’ouvrit elle-même un nouveau champs d’action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX (1167-1241, pape à partir de 1227), désignés inquisiteurs par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de pactes terribles avec le diable faits par des femmes de toutes les couches de la société. 

Grégoire fut le premier pape qui, dans «un souci brûlant», ordonna la chasse aux sorcières. 

Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes ses formes et excès les plus variés.

La chasse aux sorcières

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L’Inquisition est organisée au début du XIIIe siècle par Grégoire IX pour lutter contre les hérétiques.
Ses premières victimes sont les Cathares et les Vaudois qui proposent des visions différentes de la foi chrétienne.

La constatation relève d’une volonté de liberté.

De nombreux rassemblements se créent dans un courant d’un Esprit Libre comme les Bégards et les Lollards. Ces derniers réclament une plus grande liberté de « corps et de conscience ».
Dans ces rassemblements considérés comme des sectes. On y retrouve de nombreuses femmes.
Elles expriment leur désaccord avec l’Église en réclament une libéralisation du statut de la femme.
Les Béguines (surtout en Europe du nord) soutiennent ce courant. Elles vivent au sein de communauté autonomes mais ne sont pas ordonnées.
Marguerite Porete une béguine pousse la provocation jusqu’à publier à la fin du XIIIe siècle un traité de théologie « Le miroir des âmes simples anéanties ».
Elle fut poursuivie par l’Inquisition et fut condamné pour hérésie et fut brulée en1310.

Vers 1326 le pape Jean XXII rédige un texte nommé « Super Illius Spécula ». 

Ce texte range la sorcellerie parmi les hérésies. En 1484, le pape Innocent VIII lance un appel pour lancer « La chasse aux sorcières » en rédigeant un texte organisant la lutte contre la sorcellerie.

La mission de l’Inquisition est élargie aux « praticiens infernaux ».

La persécution est véritablement lancée à grande échelle après la publication en 1486 du 3malleus Maléficarum » par Heinrich Kramer et Jacques Spencer, deux dominicains. Ce texte traite d’une description des sorcières et de leurs pratiques ainsi que les méthodes à appliquer pour les reconnaitre.

« Le Malleus Maleficarum » ou « Le marteau des sorcières » est un véritable succès : en 30 ans ce texte fut réédité plus de vingt fois.
Ce texte fut rejeté dans un premier temps par l’Inquisition mais le manuel rédigé par les deux dominicains à néanmoins servit de référence à la justice séculière qui jugeait les sorcières.

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A cause de cet ouvrage, les persécutions commencèrent. Un mouvement d’arrestation commença dans toute l’Europe.

D’après des historiens et chercheurs, le nombre de victimes fût estimé entre 50.000 et 100.000.
L’usage de la torture fut systématiquement utilisé et permet l’obtention d’aveux.
Les victimes des procès contre la sorcellerie sont à 80% des femmes appartenant pour la majorité aux classes populaires.
Les condamnations pouvaient aussi concernées les enfants de ces femmes ou hommes surtout si il s’agissait de filles.

En France cette « chasse aux sorcières » s’arrêta vers 1680.

Les persécutions se terminèrent vers la fin du XVIIe siècle.
Les dernières victimes sont situées vers 1782 et 1793. Elles furent brulées et décapitées.
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:52

Les victimes des persécutions

Le pape Innocent VIII (1432-1492, pape à partir de 1484) avait menacé de sentences terribles tous ceux qui s’opposeraient à son décret d’extermination des sorcières. 

C’est donc sous la menace de la plus haute sanction papale que commença l’extermination quasiment orgiaque des sorcières

Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, au cours duquel un million de personnes, bien souvent des femmes, furent victimes de ce processus d’extermination, l’évêque de Bamberg fit encore brûler 600 femmes, l’évêque de Salzburg 97, l’évêque Philippe Adolf von Ehrenberg de Würzburg fit brûler 219 sorcières et sorciers, dont 18 jeunes garçons en âge d’aller à l’école, une fille aveugle, une enfant de neuf ans et sa petite sœur. 

Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, l’archevêque Jean de Trèves fit brûlé tant de sorcières que dans deux villages il ne resta plus que deux femmes. 

Un décan de Mayence fit brûler plus de 300 personnes dans deux villagesdans le seul but de s’accaparer leurs biens. L’esprit orgiaque de l’extermination «des sorcières» fut encore plus excité dans la mesure où les inquisiteurs, mais également les juges et les confesseurs qui, faisant fi sans vergogne du secret de confession, recevaient des primes pour chaque «sorcière exécutée»

Un dicton de l’époque disait que le moyen le plus rapide et le plus facile de s’enrichir était de brûler des sorcières.

La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l’on peut imaginer.

On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées …

Les deux églises, catholique et évangélique, portent une dette énorme et indélébile envers les femmes, à cause de leur diabolisation, diffamation, persécution et exécution en masse. Pensons en cela aussi aux inventions perverses dont le seul et unique but était de punir «les mauvaises femmes» avec les méthodes les plus diverses …


Le supplice des femmes soupçonnées de «sorcellerie»

… Souvent, elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autre vermines. 

Les plus jeunes femmes étaient en outre exposées aux viols par les ecclésiastiques et les gardiens de prison. 

On attachait de nombreuses «sorcières» sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l’air à des chaînes par leurs membres déjà torturés, accrochées dans la tour à sorcière, où elles mourraient à petit feu de faim et de soif. Les supplices infligés aux sorcières par «la religion de l’amour» étaient inimaginables.

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«Le marteau des sorcières» de l’église

Un livre ayant joué un rôle particulièrement effrayant dans la persécution des femmes est Le Marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) qui a fait l’objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème siècle. 

Il a servi de manuel de référence pour déterminer les caractéristiques des «sorcières», comment les dépister et quels châtiments leur imposer, et est sans doute l’ouvrage qui a causé le plus de préjudices aux femmes de toute l’histoire.

Le Marteau des sorcières traite de manière complète de tout ce qui concerne la persécution des sorcières, que ce soit au niveau théorique ou pratique. Cet ouvrage prouve de manière impressionnante que l’on peut faire de n’importe quelle idiotie une théologie des plus sérieuse, pour autant que l’on soit suffisamment pervers … Le sort des femmes sous l’inquisition, comme nous l’avons décrit ici de façon élémentaire, n’a d’égal que le sort réservé aux juifs par les inquisiteurs (p. 45f.48f.51.53.58).

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En 1486  parait ainsi le Malleus Maleficarum(le Marteau Des Sorcières) des inquisiteurs  Henry Institoris et Jacques Sprenger. Les auteurs ont d'abord pour ambition de combattre une destruction de leur monde mais ils interprètent le désordre selon le code démologique centrée sur le maléfice, accablant la femme, accusée d'être la complice de Satan. La théologie se mue en une idéologie amalgamant hérésie et folie, délire de l'esprit et frénésie sexuelle. La femme-au-diable est née, le modèle démonologique inventé, aussitôt pris en charge par l'imprimerie, c'est-à-dire véhiculé par une abondante littérature d'où se détachent les traités de Jean Bodin (1579), Nicolas Remy (1595 Pierre de Lancre (1612). » Ce véritable manuel de la persécution des sorciers devint un succès de librairie, réédité dans toute l'Europe : de sa première publication à 1669, trente mille exemplaires auraient été mis en circulation, essentiellement dans de petits formats. Lors d'un procès de sorcellerie, le juge pouvait ainsi extraire le livre de sa poche et le consulter aisément .
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:53

Sorcières et inquisition. 




Instruments de torture du moyen-âge français 



guillotine, écarteur, dame de fer...
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:53

INQUISITION 



L'Inquisition médiévale est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199. En février 1231, Grégoire IX publie la constitution Excommunicamus, qui prescrit la détention à vie pour les hérétiques repentis et la peine de mort pour les hérétiques obstinés......


19 instruments de tortures qui vont vous terroriser à jamais ! 




2 Corinthiens 11:13 Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. 14 Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. 15 Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres.
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:54

Le Chevalet

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Gravure extraite des Hexenprozesse, de E.König (Berlin, 1928)

Le chevalet n'est pas, comme on pourrait le croire d'origine médiévale. Déjà à Rome, Cicéron le décrit : au Ier siècle av. J.-C., l'instrument ne servait pas à faire dénoncer d’éventuel complices mais agissait comme une véritable machine de mort. On ne descendait pas vivant du chevalet, d'autant qu'on labourait au même moment les corps des condamnés avec des crochets de fer. Il est l'instrument dont tous les bourreaux d'Europe connurent la pratique jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, son application était si rapide qu'un Duc d'Oxeter ordonna de fabriquer un chevalet démontable en 1477. 

Le "Cheval" parmi les anciens, était une machine de bois, faite à la ressemblance d'un vrai cheval, et ayant deux petites roues creuses ou polies aux deux extrémités où se trouvaient des trous pour les recevoir. Sur leurs axes, lorsque quelqu'un devait être torturé sur l'instrument, on plaçait des cordes et ces roues tournaient. Par ce moyen la personne qui y était attachée était disloquée et distendue de diverses façons.

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Arrêté à Malaga en 1620 car protestant, un commercant écossais raconte dans ses mémoires : Je fus mis tout nu et porté sur le chevalet (vertical posé contre un mur) où l'on me suspendit avec deux petites cordes. Étant hissé à la hauteur voulue, mon bourreau tira mes jambes de chaque côté du chevalet, attacha une corde sur chacune de mes chevilles et tira les cordes ensuite vers le haut, obligeant mes genoux à toucher les deux planches jusqu'à ce qu'éclate mes jarrets. Je fus ainsi pendu pendant plus d'une heure. Ensuite mon bourreau plaçant mon bras droit au-dessus du gauche, enroula sept fois de suite une corde autour des deux bras et se tenant sur le dos et raidissant ses pieds contre mon ventre, tira de telle sorte les cordes qu'il me coupa les tendons du bras et mis mes os à nu, si bien que je fus estropié pour le reste de mes jours. 


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Constitution criminalis 1769. Mode d'emploi du chevalet. 

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Supplice du chevalet agrémenté d'une flagellation, Dictionnaire de la Bible de Dom Calmet.

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Extrait du Dictionnaire de la Bible, de Dom Calmet. 
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:54

La Crémation

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Le bûcher, dont les souverains légalisèrent la pratique, tant elle satisfait les instincts cruels de leurs prêtres et de leurs peuples. Attachés en croix et enduits de résine, ils éclairèrent à la manière des flambeaux, quelques unes des plus belles scénes de l'orgie romaine. L'histoire humaine est jalonnée de bûchers et d'incendies, l'homme est pareil au démon à la vue du feu. (Roland Villeneuve) 

" On commence par planter un poteau de sept ou huit pieds de haut, autour duquel laissant la place d'un homme, on construit un bûcher en carré, composé alternativement de fagots, de bûches et de paille, on laisse un intervalle pour arriver au poteau ; le bûcher est élevé jusqu'à la hauteur de la tête du patient. Le criminel arrivé est déshabillé et on lui met une chemise souffrée ; on le fait entrer et monter sur les rangs de fagots et de bois au bas du poteau. On lui attache le col avec une corde, le milieu du corps avec une chaine de fer et les pieds avec une corde, ensuite on bouche l'endroit par lequel il est entré et on y met le feu... 

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Il y a un moyen pour qu'il ne sente pas la douleur du feu qui s'exécute ordinairement sans qu'il s'en aperçoive : les exécuteurs se servent pour construire le bûcher, de crocs de batelier dont le fer à deux pointes, l'une droite, l'autre crochue, puis ajustent un de ces crocs dans le bûcher en le fermant, de façon à ce que la pointe se trouve vis-à-vis du cœur. Dès que le feu est mis, on pousse fort le manche de ce croc et la pointe perce le cœur du patient qui meurt sur le champ. 



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Crémation de captifs mexicains suivant les méthodes de l'inquisition, Amsterdam 1620. 

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Fin du supplice des hérétiques. 

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Thomas Cranmer brûlé vif. 
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Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:55

Les carcans

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L'un des supplices-roi en matière de peines infamantes, les condamnés devaient porter le carcan durant une longue période et rester ainsi esposés au public. 

Le condamné est conduit à pied, les deux mains liées en devant et attachés au "CENSURÉ" de la charrette de l’exécuteur des basses œuvres, jusqu'à un poteau planté dans la place publique ; à ce poteau est attachée une chaîne au bout de laquelle pend un collier de fer de trois doigts de large, ayant une charnière pour l'ouvrir. On fait entrer le col nu du patient dans ce collier qu'ensuite on ferme avec un cadenas ; parfois il porte un écriteau devant et derrière où est écrit son délit, comme banqueroutier, usurier, etc. Il reste en état aux termes de son arrêt plus ou moins d'heures, un ou plusieurs jours. 

Le carcan a été aboli par la loi du 28 avril 1832. 


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Carcan, exposition publique. 

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Autre exposition publique. 

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Masque à carcan. 
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:55

L'écartèlement

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Le supplice remonte à la plus haute antiquité. 

Les Perses attachaient la victime avec des cordes entre deux arbres rapprochés, en se redressant, les branches emportaient les membres. L'écartèlement avec des chevaux est d'origine romaine et était utilisé pour les crimes de haute trahison. La durée du supplice variait avec la résistance de la victime. Contrairement à ce que l'on peut penser, l'écartèlement nécessite l'intervention du bourreau à la fin pour la section des membres, soit avec un couteau ou une hache. Les chevaux ne peuvent suffire à écarteler la victime ... 

En France, la cruauté de ce supplice le réservait à des crimes exceptionnellement graves. 

Sous l'Ancien Régime, il était destiné aux régicides. Avant que son corps soit rompu par écartèlement, le condamné était dénudé. On liait ses membres aux quatre chevaux de trait ; puis on pratiquait des entailles aux jointures, afin de faciliter la rupture ; parfois la main qui avait tenu l'arme du crime était brûlée au soufre. On employait habituellement des chevaux, mais dans le cadre d'une torture judiciaire, on utilisait des palans, qui permettaient de doser la tension exercée sur les membres et de faire durer le supplice.

En Asie et particulièrement en Inde, il était parfois utilisé des éléphants, notamment avant une exécution. 

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Description du supplice en 1563 de Poltrot de Méré pour avoir assassiné François de Guise par Michelet : 

Quand il fut lié au poteau, le bourreau avec ses tenailles lui arracha la chair de chaque cuisse et ensuite décharna les bras. 

Les quatre membres ou quatre os devaient être tirés à quatre chevaux. Quatre hommes qui montaient ces chevaux, les piquèrent et tendirent horriblement les cordes qui emportaient ces pauvres membres. Mais les muscles tenaient. Il fallut que le bourreau se fit apporter un gros hachoir et à grands coups détaillât la viande d'en haut et d'en bas. Les chevaux alors en vinrent à bout. Les muscles crièrent, craquèrent, rompirent d'un violent coup de fouet. Le tronc vivant tomba à terre mais comme il n'y a rien qui ne doive finir à la longue, il fallut bien que le bourreau lui coupât la tête. 

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Robert François Damiens, victime de la Pompadour. 

Coupable d'une tentative d'assassinat sur la personne de Louix XV, Damiens subit l'un des supplices les plus affreux de toute notre histoire. Il fut décrit comme un homme robuste, simple d'esprit et sujet à des crises d'épilepsie. Ayant voulu être le bras droit de Dieu, il décida de blesser le roi en signe d'avertissement. Son but était de forcer Louis XV à se rapprocher de son peuple. Très vite, il fut soumis à la torture pour lui faire avouer le nom de ses complices, Voltaire décrit la scène dans son histoire du parlement de Paris : 
Ils le menèrent dans une chambre basse qu'on appelle le salon des Gardes. Le duc d'Ayen, capitaine des gardes, le chancelier Lamoignon, le garde des sceaux Machault Rouillé étaient accourus. Les gardes l'avaient déjà dépouillé tout nu et s'étaient saisis de son couteau. Avant que le lieutenant du grand prévôt fut arrivé, quelques gardes du corps, dans les premiers mouvements de colère et dans l'incertitude du danger de leur maître, avaient tenaillé ce misérable avec des pincettes rougies au feu et le garde des sceaux leur avait prêté la main. 

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Le roi, influencé par la Pompadour qui réclamait une vengeance éclatante, donna l'ordre de transférer Damiens vers Paris pour être enfermé à la conciergerie. On l'attacha durant cinquante-sept jours sur un matelas à crémaillère. Tout son être était plaqué par un jeu de courroies à ce lit infernal : elles prenaient le corps aux épaules, enlaçaient les bras et ne laissaient aux mains que juste la liberté nécessaire pour porter les aliments à la bouche. 

Damiens déclara : 

Je n'ai pas eu l'intention de tuer le Roi ; je l'aurai tué si j'avais voulu. Je ne l'ai fait que pour que Dieu pût toucher le roi et le porter à remettre toutes choses en place et la tranquillité dans ses États. Il fut donc condamné en un premier temps au supplice du feu. Bras, cuisses, et gras des jambes furent brûlés au feu de souffre, et sur les endroits tenaillés, on jeta du plomb fondu, de l'huile bouillante et de la poix résine brûlante. Ensuite il subit l’écartèlement, les chevaux l'ayant démembré pendant une heure en vain, on dut les changer tant Damiens était robuste. Les os des fémurs furent déboîtés et les deux jambes ramenées le long des côtes. Les quatre chevaux se trouvèrent tirer parallèlement ; les membres s'étendaient mais sans subir la moindre lacération. Il faut en finir, le bourreau s'approche et coupe rapidement les tendons, les quatre membres tombent à terre.Tout ce qui reste de Damiens quand il est jeté au bûcher n'est qu'un tronc dont la poitrine se soulève et dont les lèvres bougent ... 

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Robert François Damiens, né le 9 janvier 1715 à La Thieuloye, fils de Pierre Joseph DAMIENS 1681 et Marie Catherine GUILLEMAND,exécuté à l'âge de 42 ans, le 28 mars 1757 à Paris, auteur d'une tentative d'assassinat de Louis XV. 
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:55

Supplice du Pal

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Le supplice du pal est sans conteste d'origine orientale. 

Les Assyriens avaient coutume d'empaler les corps juste en dessous du sternum. Les victimes pouvaient être vues de très loin à la façon de la croix des Romains ou des Carthaginois. Les Turcs, les Perses, les Siamois pratiquèrent aussi le supplice du pal. 

Selon une méthode illustrée sur des reliefs assyriens, la victime était empalée juste en dessous du sternum sur un pieu planté à la verticale, puis laissée telle quelle jusqu'à ce que mort s'ensuive. Toutefois, la méthode la plus répandue est celle employée par Vlad III (qui inspira la légende de Dracula), et dont il existe des traces en Russie et en Turquie, qui voulait qu'on enfonce le pal dans l'anus du condamné, avant de le planter en terre. 

La cruauté du supplice était modulée par le degré d'acuité de la pointe, la taille du pieu, et la profondeur à laquelle on l'enfonçait. le plus fréquemment, la pointe entrant dans le corps était arrondie afin de repousser les chairs sans les léser, afin que le supplice dure le plus longtemps possible. Elle ressortait par le thorax, par les épaules, ou par la bouche, en fonction de la direction donnée. Le but était d'apporter une frayeur maximale aux spectateurs.

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Extrait d'un récit rapporté par Claude Desprez au sujet de l'empalement du Syrien Soliman, exécuté au Caire en 1800 : 

L'homme fut condamné, par le conseil de guerre français, à avoir les poings brûlés puis à être empalé vif. 

Le bourreau Barthèlemy coucha sur le ventre Soliman, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondement une large incision, en approcha le bout de son pal et l'enfonça à coups de maillet. Puis il lia les bras et les jambes du patient, l'éleva en l'air et fixa le pal dans un trou préparé. Soliman vécut encore durant quatre heures, et il eut vécu plus si, durant l'absence de Barthèlemy un soldat ne lui eut donné à boire : à l'instant même il expira. 

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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:56

Le pilori

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C'est un petit bâtiment carré, muré jusqu'à la moitié de sa hauteur, le surplus est mis à jour au moyen de piliers de charpente qui soutiennent le toit. 

Au centre du bâtiment une poutrelle debout tourne sur son pivot, elle soutient une planche ronde entourée d'une sorte de balcon percé de trois trous circulaires : la tête passe par celui du milieu et les mains par ceux de chaque côté on fait tourner de temps en temps le pivot afin que le supplicié dont la tête et les mains sont bloqués par ces trois trous, tourne et présente sa face de tous cotés. Aboli par le décret du 12 avril 1848 

Le pilori est un dispositif destiné à exposer un condamné à l'infamie. 

Il pouvait prendre diverses formes : simple poteau de bois ou colonne de pierre. Il comporte parfois aussi une structure en lanterne pouvant contenir un homme plus ou moins debout. Une forme plus simple du pilori était le carcan ou cangue en Extrême-Orient, planche percée de trois trous où on coinçait la tête et les deux mains du supplicié de manière à pouvoir le promener On employait habituellement des chevaux, mais dans le cadre d'une torture judiciaire, on utilisait des palans, qui permettaient de doser la tension exercée sur les membres et de faire durer le supplice.


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Avoir Dieu et la Vierge en la bouche, la religion en apparence, un chapelet en la main et les seuls intérêts temporels au cœur, est la première maxime de leur nation superbe (l'Espagne). 

Richelieu 
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:56

Le supplice de la Roue

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Torture protéiforme, le supplice de la roue était l'un des plus répandus, du condamné qui tournait en se faisant lacérer par des clous à celui du bûcher qui se situait sous le condamné, ce supplice se trouve décrit avec force de détails sous la plume de Muyart de Vouglans : 

On dresse un échafaud sur le milieu duquel est attache à plat une croix de Saint André faite avec deux solives en forme en forme oblique, assemblées au milieu où elles se croisent, sur lesquelles il y a des entailles qui répondent au milieu des cuisses, des jambes, du haut et du bas du bras. 

Le criminel nu, en chemise étendu sur cette croix, le visage tourné vers le ciel, l'exécuteur ayant relevé sa chemise aux bras et aux cuisses, l'attache à la croix avec des cordes à toutes les jointures et lui met la tête sur une pierre. 

En cet état armé d'une barre de fer carrée, large d'un pouce et demi, arrondie avec un bouton à la poignée, il en donne un coup violent entre chaque ligature, vis à vis de chaque hoche et finit par deux ou trois coups sur l'estomac ... Après l'exécution faite, le corps du criminel est porté sur une petite roue de carrosse dont on a scié le moyeu en dehors et qui est placée horizontalement sur un pivot. 

L'exécuteur après lui avoir plié les cuisses en dessous, de façon que ses talons touchent au derrière de la tête, l'attache à cette roue en le liant de toutes parts aux jantes et le laisse ainsi exposé au public plus ou moins de temps. 


La main destructrice de l'homme n'épargne rien de ce qui vit ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour se parer, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; roi superbe et terrible, il a besoin de tout, et rien ne lui résiste. 

Joseph de Maistre 



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Attaché sur une roue horizontale, le condamné se voyait briser les membres par le bourreau.

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On attachait le condamné à une roue chargée de pics acérés et on installait une autre rangée de pics par terre. Ensuite on faisait tourner la roue, et le ventre ou le dos de la personne étaient écorchés.

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Le condamné était attaché sur une croix de Saint-André ou une roue pourvue d'encoches sur la longueur. À ces endroits, le bourreau frappait les membres avec une barre de fer pour les briser. Puis il défonçait la poitrine d'un grand coup. Il attachait alors le supplicié, bras et jambes repliés sous lui, sur une roue montée sur un essieu et le laissait ainsi exposé jusqu'à ce que mort s'en suive. Ce fut, notamment, le supplice réservé aux brigands, dont un exemple peut être Louis Mandrin en 1755.

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Mandrin, chef des contrebandiers subit avec un rare courage ce supplice comme l'atteste ce texte de l'époque : Enfin le bourreau lui cassa Les os des jambes et des bras Avec ceux des reins et des cuisses Et Mandrin, pendant ces supplices Priait bien fort l'Agneau pascal Et disait qu'on lui faisait mal Quand il eut les membres rompus Sur la roue, il fut étendu A la fin, par miséricorde On lia son cou d'une corde Par ordre de Monsieur Levet Pour qu'on lui coupât le sifflet 
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Re: La Sainte Inquisition ???

Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 19:56

Le supplice de la tombe - Enfouissement vivant

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C'est une opinion fort répandue dans l'Allemagne, que certains morts mâchent dans leurs tombeaux, et dévorent ce qui se trouve autour d'eux ; qu'on les entend même manger comme des porcs, avec un certain cri sourd et comme grondant et mugissant. 

Dom Calmet 


Mains et pieds par de fortes ligatures sont serrés et se crispent sous l'impression d'une douleur atroce, le ventre se creuse, l'estomac saille en boule, la poitrine se contracte, la tête se renverse en arrière avec une grimace épouvantable, les lèvres rétractées dénudent les dents, la bouche s'ouvre comme pour un dernier cri... C'est par ces mots que Maspero tente de nous faire partager l'ultime supplice qu'est celui de la tombe dans son Histoire ancienne de l'Orient. L'enterrement vivant fut très rarement pratiqué, on le rencontre surtout chez les Goths contre les pédérastes et sous le règne de Pépin le bref pour punir les Juifs. 

Le maître incontesté de l'horreur, Edgar Poe dans une parfaite étude sur l'enterrement prématuré nous fait partager non pas la conséquence d'une condamnation mais le produit de l’erreur humaine, source d'une médecine impuissante à diagnostiquer la grande faucheuse

Un officier d'artillerie, homme de taille gigantesque et de santé robuste, fut jeté à bas par un cheval indocile et reçut un très grave choc à la tête qui lui fit immédiatement perdre conscience ; il avait une légère fracture du crâne, mais pas de danger immédiat pour sa vie. 

On le trépana avec succès. On eut recours à la saignée, et à maints autres traitements ordinaires en ce cas. Pourtant, le blessé sombra progressivement dans un état de stupeur de plus en plus désespéré et, à la fin on crut qu'il était mort. 

Il faisait chaud et on l'enterra avec une hâte indécente dans l'un des cimetières publics. L'inhumation eut lieu un jeudi. Le dimanche suivant, une foule de gens se pressait dans le cimetière comme à l'accoutumée, et vers midi un paysan fit sensation en déclarant qu'il avait distinctement senti la terre bouger, alors qu'il était assis sur la tombe de l'officier, comme si en dessous quelqu'un se débattait. 

D'abord on prêta peu attention aux affirmations solennelles du bonhomme ; mais sa terreur manifeste et l'obstination acharnée avec laquelle il défendait son histoire finirent par produire sur la foule l'effet qu'elles devaient produire. On se procura des bêches en toute hâte et la sépulture, honteusement peu profonde, se trouva en quelques instants si bien déblayée que la tête du défunt apparut. 

Il semblait mort ; mais il était assis presque droit dans son cercueil, dont il avait dans ses efforts désespérés entrouvert le couvercle. Au bout de quelques heures, il reprit conscience...


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