Un seul Coran unique et incréé ???.

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Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 20:57

Rappel du premier message :

Les néo-musulmans depuis "Ahmed Deedat" aiment à dire que la Bible est falsifiée sans toutefois chercher vraiment à savoir si cela est vrai ou non et surtout sans jamais le démontrer, ni le prouver.

Le prophète de l'Islam n'a jamais osé critiquer la Bible, il reprochait aux Juifs et aux chrétiens de son époque de ne pas appliquer ce qui était écrit dans les écritures, mais il a confirmé la Bible comme étant vraie, il n'accusait pas les Juifs et les chrétiens d'avoir falsifié la Bible qui était pour lui, la parole de Dieu qu'il a confirmé par le Coran, mais d'avoir inventé des doctrines non bibliques comme la trinité et le culte marial pour les "chrétiens"...

Le problème, c'est que cette histoire de Coran unique et incréé tombe en ruine avec les nouvelles découvertes.

Tariq RAMADAN attaque le CORAN dans un documentaire anglais 



Soyons très précis, prenons, dans cette vidéo, juste le cas des houris évoquées de nombreuses fois dans le Coran, et de façon très concrète, par exemple en disant qu'elles seront vierges car "ni un homme ni un djinn ne les aura touchées auparavant" [55:74]. Toute la sunnah a pris cela au pied de la lettre, et d'ailleurs l'imam à 13:09 est intraitable sur ce point. Il a raison.
Que va dire Tariq Ramadan ? Tout le contraire de l'imam. 13:29 : "Je crois que nous comprenons tous que c'est symbolique, que nous devons aller au-delà des images. Vous savez, on ne nous demande pas de considérer cela de façon littérale : "ça, c'est ça". On ne sait pas." Autrement dit, les houris n'existeraient pas réellement, ce serait juste le symbole du plaisir au ciel.
Maintenant, dites-moi quelle école de jurisprudence défend ce genre de position ? Je note d'ailleurs que Tariq Ramadan se garde bien de partager ses "audaces" interprétatives devant un parterre de musulmans. Et il y aurait encore beaucoup d'autres choses à dire.
Ce qui m'a intéressé dans cette vidéo, ce n'est pas la contestation de l'existence des 72 houris, mais de voir que Tariq Ramadan demande aux musulmans de lire le Coran de la façon dont les chrétiens lisent la Bible (par exemple, l'eau du Paradis est symbole de l'Esprit Saint -- Christ lui-même fit cette comparaison). Le problème, c'est que le Coran et la Bible ne sont pas similaires, comme le rappelait l'imam : l'un est dit dicté par Dieu ; l'autre est dite inspirée par l'Esprit Saint.
D'où les 3 questions que j'aimerais poser à Tariq Ramadan :
- croit-il que le Coran a été dicté par Dieu ou simplement inspiré par Lui ?
- pourquoi le discours qu'il tient dans la vidéo ne le tient-il pas ailleurs, devant des musulmans ? Par exemple, ici, il s'en tient à une vision très traditionnelle : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
- En proposant cette façon de lire, n'innove-t-il pas ? D'ailleurs, son interprétation du paradis me semble en rupture avec tous les commentateurs de référence (Ibn Kathir, Al-Tirmidhi...) qui l'ont précédé.

Tariq Ramadan sur les Journées de retrait de l'école (JRE) et le gender (article Wikipedia)
Le 17 avril 2014, dans l'émission Bourdin Direct, diffusée simultanément sur BFM TV et RMC, Tariq Ramadan déclare : « Oui, moi je suis absolument contre cette façon de faire [des JRE], je pense que ça ne résout rien, je pense que la question du genre il faut la poser. [...] J'ai entendu même qu'au nom de ce qui se passe à l'école, on retire les enfants. Mais non ! [...] Aujourd'hui, sur la question du genre, quand [à] moi, on me pose cette question-là, je dis : "mais même du point de vue de la référence musulmane, de toutes les références religieuses d'ailleurs (chrétiennes, juives...), qu'est-ce qu'on dit ? On dit : il y a des différences dans l'essence, dans la biologie, et puis il y a des constructions qui sont des constructions culturelles. Aujourd'hui, en tant que musulman, j'ai un vrai problème, moi, avec la construction culturelle des sociétés patriarcales qui font de ma religion une lecture plus patriarcale qu'effectivement islamique. »48.
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Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 21:01

L’inquisition au service de la raison raisonnante 


Le calife Ma’moun, mû par ses propres tendances intellectuelles et par ses sympathies mu’tazilites, et voulant, de plus, combattre l’influence des traditionnistes sur un peuple ignorant, intervint en promoteur de la doctrine du Coran créé. 

Ses motivations et justifications intellectuelles et politiques apparaissent, clairement exprimées, dans les lettres successives qu’il écrivit au cours de l’année 833 au préfet de police de Bagdad. En conséquence de quoi il ordonnait à celui-ci de soumettre chacun des juges et des hauts fonctionnaires à une inquisition très serrée en la matière : examen doctrinal, signature devant témoins d’un document attestant son adhésion à la doctrine du Coran créé, surveillance étroite de son comportement ultérieur pour s’assurer de sa sincérité et de son obéissance. Enfin, il ordonnait chaque fois au préfet de police de lui envoyer son rapport sur les opérations inquisitoriales effectuées


Tabarî, Annales, année 218 (833). L’historien Tabarî...

Les traditionnistes furent soumis au même examen. 

Devant la perspective de se voir interdits d’enseignement et de fatwa, ou devant les menaces d’incarcération et de châtiments par le sabre ou la flagellation, s’ils n’adhéraient pas explicitement à la doctrine officielle, le nombre des récalcitrants se réduisit bientôt à quelques individus, dont le célèbre Ahmad ibn Hanbal. Celui-ci fut emprisonné peu avant la mort de Ma’moun, cette même année 833. Ayant subi la flagellation sous son successeur, il se serait finalement laissé convaincre de dire, au moins de façon formelle, ce que le calife ordonnait de dire

Selon la version de l’historien de tendance chiite...

Les deux califes successeurs de Ma’moun, en effet, avaient poursuivi à ce sujet la même politique. Une tentative d’insurrection menée en 845 par un disciple d’Ibn Hanbal fut rapidement étouffée ; son leader fut décapité, le cadavre restant suspendu à un gibet plusieurs années.


Repères chronologiques (ère commune / ère hégirienne)

Ce fut en 851 que le calife Mutawakkil rompit avec la politique de ses prédécesseurs sur la question du Coran. 

Cette affaire, s’ajoutant à d’autres, était dangereuse pour sa politique intérieure. Le peuple prenait tumultueusement parti pour le Coran incréé et pour les traditionnistes

Le calife ordonna la restitution du corps de l’ancien insurgé disciple d’Ibn Hanbal à sa famille, et rechercha la caution morale d’Ibn Hanbal lui-même. Remettant en honneur les traditionnistes, il leur créa des centres d’enseignement, révoqua les juges et les gouverneurs qui avaient mené l’inquisition antérieure, fit condamner les thèses mu’tazilites, et, à son tour, persécuta les récalcitrants. Enfin, il interdit l’enseignement de la théologie dogmatique
Tabarî, Annales, année 237 (851-852).


Les traditionnistes les plus stricts eurent donc le dernier mot sur la question du Coran incréé. 

Cette question devint même, dans leur milieu, une sorte de pierre de touche de la pensée orthodoxe, quand elle ne fut pas prise comme prétexte tortueux pour se débarrasser d’un collègue. 

C’est de l’époque du calife Mutawakkil et de ses successeurs que datent les plus importants corpus de hadith qui feront désormais autorité et deviendront, avec le Coran, la base du dogme et de la loi de l’islam.
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Message  Arlitto le Mar 8 Mar - 21:02

Compromis intellectuels et doctrine officielle 


Le mu’tazilisme ne disparut pas pour autant, et son influence subsista durant longtemps. 

Quant à la réflexion théologique dans le cadre du sunnisme, elle était désormais solidement encadrée par le pouvoir et les gens des hadith. Le courant de pensée issu d’Ach’ari (± 873-935), un transfuge du mu’tazilisme rallié à la doctrine d’Ibn Hanbal, tenta une sorte de compromis qui fit école. 

Selon un écrit se situant dans ce courant, le Coran, Parole d'Allâh incréée, n’est pas Lui et n’est pas autre que Lui, mais réellement Son attribut, écrit sur les feuillets, récité par les langues, conservé dans les cœurs, mais n’y résidant pas. L’encre, l’écriture, le papier, sont créés, ce sont des œuvres humaines. La Parole d'Allâh est incréée, et l’écriture, les lettres, les mots et les versets manifestent le Coran pour répondre aux besoins des hommes… Quiconque dit que la Parole de d'Allâh Très Haut est créée est impie au regard de Dieu […]
Texte traduit par Louis Gardet, Encyclopédie de l’Islam,...

Ce genre de compromis fut toujours combattu par les tenants de la tradition sunnite stricte, notamment par le courant traditionaliste militant issu d’Ibn Hanbal, dont les prolongements dans le wahhabisme et le mouvement réformiste modernes sont connus.


Le dogme du Coran incréé reçut sa consécration califale officielle et définitive au début du XIe siècle, 


En 1018, Le calife abbasside Qadir (991-1031) fit donner solennellement, dans son palais à Bagdad, lecture d’un manifeste, la Qadiriyya, dans lequel il définissait, en face des différents courants qui se partageaient la communauté islamique, le credo officiel de l’État tel qu’Ibn Hanbal l’avait exprimé. La doctrine du Coran créé y était à nouveau condamnée en même temps que le mu’tazilisme et le chiisme, ainsi que la théologie dogmatique, même sous la forme du compromis doctrinal que lui avait donné Ach’ari. La lecture de ce manifeste fut réitérée non moins solennellement en 1042 par son successeur le calife Qa’im (1031-1075).


Deux univers séparés 

Y eut-il, à l’époque de la controverse, d’un côté chez les transmetteurs de traditions sur l’histoire du texte coranique, et, de l’autre, chez les théologiens spéculatifs traitant de la nature du Coran, un rapport explicite ou implicite entre les deux ordres de questionnement ?


Du côté des théologiens spéculatifs, on peut remarquer que les mu’tazilites, tout en voulant tenir un discours rationnel en affirmant que le Coran écrit n’est qu’un substrat matériel créé par "Allâh", ne font jamais allusion, dans leurs discussions, aux aléas de l’activité rédactionnelle humaine dont ce substrat fut le résultat ; le questionnement d’ordre historique semble donc absent, au moins, de leur argumentaire habituel, sinon de leur mode de réflexion. Pour eux, le texte est là, définitivement fixé et, en quelque sorte, consacré. Leur réflexion en la matière reste donc finalement circonscrite dans le même type d’argumentation scripturaire que celui des traditionnistes : les uns et les autres s’appuient sur le texte du Coran, les premiers pour affirmer qu’il est créé directement par "Allâh", les seconds pour déclarer qu’il est incréé. Les mu’tazilites de l’époque furent des théologiens apologètes beaucoup plus que des philosophes rationalistes tels qu’on les présente parfois.


Quant aux compilateurs de traditions sur l’histoire du texte, ils furent historiquement impliqués, mais de façons différentes, dans l’affaire du Coran créé : 

l’auteur du Livre des grandes générations, Ibn Saad, au temps du calife Ma’moun, ne semble pas avoir eu beaucoup de peine à se rallier à la thèse officielle du Coran créé
Tabarî, Annales, année 218 (833).

Ibn Chabba, l’auteur de l’Histoire de Médine, soumis à examen par l’un des successeurs de Ma’moun, aurait, selon l’un de ses fidèles disciples, résisté à la pression califale. 

Boukhari lui-même aurait été l’objet de calomnies à ce sujet, dues à la jalousie d’ordre professionnel de l’un de ses collègues traditionnistes. Quoi qu’il en fût, ces trois auteurs faisaient partie d’un univers commun, celui des transmetteurs de traditions, fonctionnant intellectuellement à partir de critères relevant du droit positif et non de la spéculation rationnelle naturelle. 

Soucieux de valider la transmission des textes du Coran à partir du prophète, ils cherchaient la garantie que celui-ci était bien le Livre d'Allâh en tant que fondement d’une Loi dont ils établissaient, dans le même temps, les sources et les critères de validité. Le débat qui les intéressait était avant tout de l’ordre de la légitimation et du droit, et la preuve garante de toute chose était d’ordre juridique. 

La réflexion et les controverses d’ordre philosophico-théologique, même s’ils en connaissaient les données, leur étaient finalement aussi étrangères et intruses que les sciences philosophiques qui avaient suscité ces questions chez les mu’tazilites. Tout cela marqua de son sceau l’orientation fondamentale et l’univers mental des sciences islamiques traditionnelles, en regard des sciences rationnelles d’origine étrangère, sinon en opposition avec elles. Les sciences rationnelles, devenues arabes, se développèrent et poursuivirent leur carrière de façon indépendante, parallèlement à l’activité intellectuelle des traditionnistes sunnites, sur lesquels, sauf exceptions ponctuelles notables, elles n’eurent finalement guère d’influence.


Un certain nombre de penseurs musulmans modernes déplorent aujour-d’hui que le courant mu’tazilite ait été, par son dogmatisme et les intrusions du pouvoir politique, l’artisan de sa propre mort, et ils estiment que sa disparition fut le plus grand malheur qui ait frappé la pensée religieuse de l’islam. Certains autres manifestent le souci apologétique de laver les mu’tazilites de tout soupçon de collusion avec l’inquisition organisée par le pouvoir politique.


De toute manière, et bien que la question du Coran incréé ne soit plus d’actualité, au moins explicitement, dans la pensée musulmane contemporaine, les choses ne semblent guère avoir changé pour ce qui concerne la relation entre des sciences religieuses islamiques continuant à se mouvoir à l’intérieur d’un cercle fermé, et des disciplines intellectuelles étrangères et intruses d’un nouveau genre.


Le Livre des musulmans se distingue de celui des juifs et des chrétiens en ce qu’il consigne la parole même d'Allâh, révélée au prophète dans la « Nuit du destin » par l’entremise de l’archange Gibril. En réalité, la « descente » du Coran, que la tradition appelle « incréé », est issue d’un long travail d’inscription, de sélection et de composition. Preuve que transmettre et transformer ne font qu’un.
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Message  Arlitto le Mar 13 Déc - 16:25

Dans le Coran, livre incréé, la terre est plate comme une crêpe, contrairement à la Bible.

Bible Jean Frédéric Ostervald (1744)
40:22 C'est lui qui est assis au-dessus du globe de la terre, et ceux qui l'habitent sont comme des sauterelles; c'est lui qui étend les cieux comme un voile, et les déploie comme une tente pour y habiter;



Miracle scientifique du Coran



Sourate 15, 20 :
"Et quant à  la terre, Nous l'avons étalée et y avons placé des montagnes et y avons fait pousser toute chose harmonieusement proportionnée.

Sourate 71, 19 :
... "et c'est Dieu qui vous a assigné la terre comme tapis."

Sourate 79, 30 :
"... et quand à la terre, en plus de cela il l'a écrasée / roulée comme une pâte."

Sourate 88, 20 :
"... et la terre comme elle est aplatie ?"

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Message  Arlitto le Mar 13 Déc - 16:26

Est ce que le Coran te suffit seul? Peux tu te passer des hadiths et de la sounah?



Certaines personnes prétendent que seul le Coran suffit et qu'ils n'ont pas besoin des hadiths... Cheikh Fawzane hafidhahou Allah répond à cette question...

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Message  Yacoub le Mer 18 Jan - 17:09

Bizarre, non?
----------------------
Avec le Coran, nous sommes au stade des hypothèses. Beaucoup d'éléments nous manquent: qui l'a écrit, comment il a été collectionné, où a-t-il était rédigé et où se trouvent les originaux, sachant qu'Uthman les aurait brûlés et aurait été même accusé d'avoir falsifié le Coran... raison pour laquelle il a été tué par le fils du Calife Abu-Bakr et enterré dans un cimetière juif.. Et dire que les musulmans suivent le Coran dit d'Uthman...

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Message  Arlitto le Jeu 4 Mai - 18:10

Les éléments les plus anciens que nous possédions sur la vie de Muhammad ont été écrits par Ibn Ishaq seulement en 750 ... mais son travail a été perdu, et n’est disponible que par morceaux dans une recension plus tardive de Ibn Hisham qui est mort en 834, soit deux cents ans après la mort du Prophète.

On dit qu’il y a six recueils corrects et authentiques de traditions Hadith sur la vie du Prophète ... mais ils ne datent que de deux à trois siècles aprés sa mort (leurs auteurs sont morts entre 870 et 915). Et un critique du dixième siècle a souligné la faiblesse de deux cents traditions incorporées dans les recueils de Muslim et Bukhari, qui pourtant passent pour sérieux

Dans son étude classique, "On the Development of Hadith", Goldziher a démontré qu’un vaste nombre de Hadiths (récits traditionnels), acceptés même dans les recueils musulmans les plus rigoureusement critiques, étaient des faux complets de la fin du 8ème et du 9ème siècle et, en conséquence, que les chaînes de transmission (isnads) qui les étayaient étaient totalement fictives.

Même le texte du Coran doit être considéré comme suspect.
Quand les premières citations du Coran apparaissent sur des pièces de monnaie et des inscriptions, vers la fin du septième siècle, elles montrent des divergences par rapport au texte canonique. Celles-ci sont insignifiantes du point de vue du contenu, mais le fait qu’elles apparaissent dans des contextes aussi formels que ceux-là ne colle pas avec la notion selon laquelle le texte avait déjà été fixé.

Il faut dire que le Coran écrit actuel n'est pas l'oeuvre de Muhammad ; il a été compilé après sa mort selon le gré de divers personnages. 

Il a existé plusieurs Corans dont le contenu et l'organisation des versets étaient totalement différents. Celui qui est considéré comme LE Coran officiel est celui d'Othman (644-656), un calife despotique qui a détruit toutes les sources antérieures (mais Umar et Abû Bakr avaient déja fait disparaitre de nombreuses versions auparavant).

Alors que les Musulmans modernes peuvent être liés par une position intenablement conservatrice, les érudits musulmans des premières années étaient bien plus flexibles, réalisant que des parties du Coran étaient perdues, perverties, et qu’il y avait plusieurs milliers de variantes qui rendaient impossible le fait de parler du Coran unique.

Et ils savaient que les Corans compilés par les secrétaires particuliers du Prophète étaient différents de celui d'Othman.

[size=120]Dans les premiers siècles de l'Islam, beaucoup d'ouvrages furent écrits, qui relevaient des différences entre les Corans existants ; et bien qu'Othman affirmait et inscrivait une seule version, il fallut des années pour que les savants islamiques reconnaissent ce livre, et le propagent dans le monde islamique.


Voici les noms des sept livres importants et notables qui furent écrits par les savants, à propos des différences entre les Corans :

- Le "livre de la différence des livres" (les Corans de Médine, de Koufféh et de Bassora ) écrit par Kassâeï.
- Le "livre de la différence des livres", écrit par Khalaf.
- Le "livre de la différence des habitants de Koufféh, de Bassora, et de Damas en matière des livres", écrit par Farrâ.
- Le "livre de la différence de Mossahéf", écrit par Ibn Davoud Sédjestani.
- Le "livre de Madaéni sur la différence des livres", écrit par Madaéni.

- Le "livre de la différence des livres de Damas, Hédjaz et l'Irak", écrit par Ibn Amér Yahsébi
- Le "livre de Mossahéf", écrit par Mohammad Ibn Abd al Rahaman Isphahanï.

Quelles étaient les différences de Corans entre les secrétaires du Prophète et celui d'Othman ?

-Le Coran d'Imam Ali :
il fut ordonné en fonction des dates des révélations et contient un relevé des versets abrogatifs et abrogés(les versets qui se contredisent).

-Le Coran d'Abd Allah Ibn Massoud :
Fazl Ibn Châsan disait que le nombre et l'ordre des sourates différaient considérablement de ceux du Coran d'Othman, car dans le coran d'Ibn Massoud, il n' y a que cent dix sourates.
Les noms de beaucoup de sourates étaient plus longs que ceux du Coran d'Othman.
Il n'y avait deux sourates nommées "Sadjdéh" (prosternation).

Il y avait quelques sourates supplémentaires, comme "Havâmime" ou "Mossabahât" dans le coran et qu'on ne trouve pas ailleurs.
Certains versets différaient, surtout dans la sourate "Va al Assre" qui disait ceci :
"J'en jure par l'heure de l'après-midi, l'homme travaille à sa perte. Tu en excepteras ceux qui croient et pratiquent les bonnes oeuvres, qui recommandent aux autres la vérité et la patience !"

-Le Coran d'Abi Ibn Ka'b :
L'ordre des sourates était différent. Selon Fazl Ibn Ghasan le livre commencait par "Fatéhat al Kétab" (l'ouverture du livre), "Bagharéh" (la vache), "Néssâ" (les femmes), "Allé Omran" (la famille Omran), "Anâm" (les bienfaits), "Eerâf" (le purgatoire), "Maédéh" (la table), "Anfâl" (les surestimations), "Davoud" (David), "Tahâr" (les propres), "Insân" (l'homme), "Nabi Aliéh al Salam" (le missionnaire auquel salut), "Hai Ahl al Kétab" (les gens du livre)... ( Selon Al Féhreste -La liste d'Ibn Nadime Page 46). La sourates "Younesse" (Jonas) était absente. Les sourates n'atteignaient pas les 116 et un bon nombre n'existaient pas du tout dans le Coran d'Othman; comme les sourates "Davoud" (David), "Tahâr" (les propres), "Nabi Aliéh al Salâm", etc...

Et la tradition garde le souvenir de nombreuses autres Corans disparus :

Le Coran d'Abdullah Bin Amre Ibn Al-Ass
le Coran d'Abdullah Ibn Abbas
le Coran d'Abdullah Ibn Al Zoubir
le Coran d'Abe Baker Al Sedeek
le Coran d"Abe Mosa Al Asharee
le Coran de Abu Zaied
le Coran d' Aïcha,
le Coran d'Akrama
le Coran d'Al Asoad Ibn Yazid
le Coran d'Al Hajaj Ibn Yousef Al Thakafy
le Coran d'Anes Bin Malek
le Coran d'Ata' Abe Rabeh
le Coran d'Hafsa
le Coran de Moaaz Bin Gabel
le Coran de Moujahid
le Coran de Muhammad Bin Abe Mosa.
le Coran d'Obaid Bin Omeir Al-Laithy.
le Coran d'Othman Ibn Affan
le Coran de Qualown /Abu Mosa Ibn Mina
le Coran de Saeed Bin Gabber
le Coran de Salem Maola Abe Hozaifa
le Coran de Suleiman Ibn Mahran
le Coran de Talha
le Coran de Waresh
le Coran de Zaied Ibn Thabet
etc...

De toutes ces anciennes versions du Coran qui ont été détruites, seuls deux manuscripts ont survécu jusqu'à notre époque : le Codex de Samarcande (daté de 654) conservé au musée Doktary à Istamboul et le Codex de Londres (daté de 772) conservé au British Museum. Chacun contient environ 750 divergences par rapport au Coran actuel (on remarque que c'est souvent le Coran actuel qui semble avoir ajouté des mots ou des phrases au texte primitif).

Al Tabry, au 10ème siècle, l'avouait carément :
"Le texte du coran n’était pas fixé à mon époque."

Et l'Imam Ja'far, pour résumer la situation, allait plus loin encore :
"Le véritable Coran n'existe pas !"

Selon As-Suyuti (mort en 1505) Ibn ’Umar al Khattab aurait dit :
"Que personne d’entre vous ne dise qu’il a acquis le Coran entier, car qu’en sait-il ? Beaucoup du Coran a été perdu ! Alors qu’il dise : J’ai acquis ce qui était disponible. "
(As-Suyuti, Itqan, partie 3, page 72).

Cela indique bien que le Coran ne nous a pas été retransmit dans son intégralité.

L’Imâm Al-Bukhârî et Ibn Jarîr disent que, selon Ubayy Ibn Ka`b et Anas b. Malik, ces paroles ont été révélées dans la Sourate 102 "At-Takâthur" (La course aux richesses) :
"Le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a dit : 'Si le fils d’Adam avait deux vallées de richesses, il souhaiterait que lui en fût échue une troisième. Rien ne peut remplir le ventre du fils d'Adam sauf la terre ( la mort), mais Dieu revient vers celui qui revient à Lui' ...".

 Pourtant on ne retrouve plus ce passage dans la sourate 102 (qui ne contient que 8 versets) du coran actuel. Il a donc été enlevé.

On rapporte qu'un homme récitait le Coran en compagnie de l'Imam Ja'far. Le narrateur dit qu'il entendit certains versets, durant la récitation, qui ne correspondaient pas à des versets reconnus. L'Imam Ja'far dit à la personne qui récitait :
"Ne récite pas de cette manière. Récite comme les gens jusqu'à ce que le Mahdi arrive. Quand le Mahdi arrivera, il récitera le véritable Coran et le Coran compilé par Ali, sera de nouveau ramené !" (Usul Kafi: 2.622)

 Cela indique bien que les versions du Coran postérieures à celles d'Ali sont considérées comme défectueuses.

Selon Jabir, l'Imam Baqir aurait dit :
"Personne ne peut affirmer avoir rassemblé tout le Coran tel qu'il a été révélé par Allah, si ce n'est un menteur. Les seules personnes à avoir entièrement compilé et appris par cœur le véritable Coran étaient Ali ibn Abi Talib et les Imams qui lui ont succédé !" (Usul Kafi: 1:228 )

Les Chiites le confirment :
"Celui qui a compilé le Coran véritable c'était Ali ibn alit tabib !"
(A noter qu'ils estiment aussi que les versets relatifs à Ali ont été supprimés par Othman, le calife imposteur anti-Chiites)

Selon As-Suyuti, Aïsha, l’épouse favorite du Prophète, aurait dit :
"Du temps du Prophète, la sourate des Parties (ou des Confédérés) faisait deux cents versets à la lecture. Quand Othman édita les copies du Coran, seuls les 73 versets actuels furent enregistrés !" .

Selon As-Suyuti aussi :
Uba Ibn Ka’b, l’un des grands compagnons de Muhammad, aurait demandé à l’un des Musulmans, "Combien y a-t-il de versets dans la sourate des Parties ?" Le Musulman dit : "Soixante-treize versets." Uba Ibn Ka’b lui raconta : "Autrefois il était pratiquement égal à la sourate de la Vache (environ 286 versets) et comprenait le verset de la lapidation"L’homme demanda : "Qu’est-ce que le verset de la lapidation ?" Uba Ibn Ka’b dit : "Si un vieil homme ou une vieille femme commettait l’adultère, lapidez-les à mort."

Au sujet de ce verset disparu, Ibn Majah a rapporté les paroles de Aisha qui disait :
"Le verset relatif à la lapidation et à l'allaitement (9, 8a) est venu et sa feuille se trouvait sous mon lit : aussi, quand l'envoyé d'Allah mourut, et que nous fûmes occupés par les détails entourant sa mort, un animal domestique entra et dévora la feuille."

Les textes historiques confirment effectivement que les anciens musulmans lapidaient les personnes adultères, suivant en cela ce qui était écrit dans un verset dont on n'a plus retrouvé la trace depuis.

Au sujet du verset 6 de la sourate 33 "Les confédérés" ("...Pour les croyants le Prophète a priorité sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères."), Uthman dit que le texte d'Ubai b. Ka'b comportait :
"Pour les croyants le Prophète a priorité sur eux-mêmes ; et il est un père pour eux et ses épouses sont leurs mères."

Voila encore une sourate qui a été modifiée.

Au sujet du verset 49 de la sourate 12 "Joseph" ("...Puis, viendra après cela une année où les gens auront beaucoup de pluies et presseront le raisin et les olives..."), l'Imam Ja'far raconta qu'un homme demanda comment il devait lire ce verset. Ali répondit que ce verset avait initialement été révélé comme suit :
"Puis une année viendra ou les gens recevront une aide généreuse et ou il pleuvra abondamment" (Commentaire d'Al-Qummi: 192)

Ce commentaire indique que le Coran a été modifié pour rendre service aux fantaisies des Califes amateurs de vin. Le mot Yâ'siroun ayant été transformé en Yâsiroun.

A noter que les Kharijites trouvaient que la sourate "Joseph" racontait une histoire trop offensante et érotique pour vraiment appartenir au Coran authentique. (Pourtant cette sourate s'inspirait d'un passage de l'Ancien testament).

Au sujet du verset 33 (ou 30) de la sourate 3 "La Famille d'Imran" ("...Certes, Allah a élu entre tous les hommes Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille d'Imran..."), le commentateur chiite Allamah Ali ibn Ibrahim AI-Qummi a dit :
"Les mots 'La Famille de Mouhammad' étaient eux aussi révélés avec les mots 'La Famille d'Imraan'. Mais les compagnons du Prophète ont retiré les mots 'La Famille de Mouhammad' du texte original". (Commentaire d'Al-Qummi:308).

Il est clair que ce commentaire accuse les Compagnons du Prophète d'avoir modifié le Coran.

Au sujet du verset 114 (ou 115) de la sourate 20 "Taha" ("...En effet, Nous avions auparavant fait une recommandation (ou un pacte) à Adam, mais il l'oublia, et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme..."), Usul Kafi a rapporté que l'Imam Ja'far aurait dit que ce verset avait initialement été révélé avec les mots suivants :
"Nous avons parlé à Adam de Mohammed, Ali, Fatima, Hassan, Hussain et des Imams, leurs progénitures, mais Adam a oublié." (Usul Kafi : 1:416)

On retrouve ici l'écho de la guerre entre les partisans de Ali (proto-Chiites) et les partisans d'Othman (proto-Sunnites) qui trafiquaient le contenu du Coran et des hadiths pour essayer de difamer leurs adversaires tout en se glorifiant eux-mêmes.

Au sujet du verset 9 (ou 10) de la sourate 47 "Muhammad" ("...C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il rendra donc vaines leurs oeuvres..."), l'Imam Mohammed Baqir aurait dit que l'ange Jibreel avait transmis initialement le verset comme suit :
"C'est parce qu'ils découvrirent ce qu'Allah révéla à propos de Ali." C'est ainsi que les apostats enlevèrent le nom de Ali du Coran. (Commentaire d'Al-Qummi: 1011)

On retrouve encore ici l'écho des guerres entre partisans de Ali et partisans d'Othman : Les chiites accusent des sunnites d'avoir effacé les textes louangeant leur chef Ali.

Dans le verset 29 de la sourate "Waqi'ah", il est écrit :"Et les gens de la droite ; Que sont les gens de la droite ? Ils seront parmi des jujubiers sans épines, et parmi des bananiers aux régimes bien fournis." Une personne récita ce verset en présence de Ali. Celui-ci dit que le mot "Talh" n'était pas le bon et que l'on devait lire Tal'a comme dans la sourate Shu'araa. Certains demandèrent pourquoi ils ne changeraient pas le mot pour réécrire le bon. Ali répondit que le temps n'était pas encore venu de le faire car corriger le Coran ne ferait que troubler les gens. Il fut dit la même chose aux Imams, seul le Mahdi (le Messie) aura le droit de réintroduire le Coran tel qu'il était au temps du Prophète. (Commentaire d'Al-Qummi: 1067)

 Ici aussi les Chiites prétendent qu'Ali savait que le Coran avait été corrompu.

Un des scribes suggéra de rajouter deux versets en l'honneur du Prophète à la fin de la sourate 9 "Le repentir". La majorité des scribes fut d'accord avec lui. Ali, quant à lui, trouva la chose scandaleuse. Il ne cessa de leur répéter, avec véhémence, que la parole de Dieu ne devait jamais subir la moindre altération.

De nombreux documents font référence au désaccord d'Ali. Par exemple, Jalaluddin Al-Suyuty, a écrit en 1318 : "On demanda à Ali : 'Pourquoi restes-tu chez toi ?Il leur répondit : [size=120]'On a rajouté quelque chose au Coran et j'ai fait le serment de ne sortir que pour la prière tant que le vrai Coran ne serait pas rétabli !' " (Al Itqaan fee 'ulum al Quran, p.59)[/size]


Justement, ces deux versets (128 et 129, ou 130) de la sourate 9 ont toujours été douteux. Par exemple, on peut lire dans la fameuse Hadith de Bukhary et le fameux Itqaa de Al-Suyuty que "chaque verset du Coran a été vérifié par de nombreux témoins, les versets 128 et 129 de la Sourate 9 mis à part. Seul Khuzeimah Ibn Thaabet Al-Ansaary les avait en sa possession. Lorsque cet étrange fait fut remis en cause par certains, quelqu'un apporta une hadith disant que 'Le témoignage de Khuzeimah vaut le témoignage de deux hommes !!!'"... ce qui n'est autre qu'un argument d'autorité.

Mullah Muhsin Kashani, un savant Chiite du 11ème siècle, fait le commentaire suivant :
"Il est clair, d'après toutes les traditions et récits de la famille du Prophète, que le Coran que les musulmans possèdent de nos jours, n'est pas le Coran complet tel qu'il a été révélé à Mohammed. Certains versets contredisent même ce qui a été révélé. Parmi les versets qui ont été modifiés ou qui disparurent figurent ceux où apparaissaient les noms d'Ali, 'la Famille de Mohammed' et à plusieurs reprises certains ou figuraient les noms d'hypocrites. Plus encore, l'ordre des sourates dans le Coran actuel n'est pas celui qu'avait choisit Allah et son Messager". (Tafseer de Saafi : l:32).

Abû Mansur Ahmed Tibrisi, un célèbre savant Chiite du 8ème siècle, a écrit:
"Enumérer les modifications et les oublis de ce type (dans le Coran d'aujourd'hui) deviendrait vite un travail laborieux et pourrait mettre à jour ce que la Taqiyyah m'oblige à ne pas divulguer (Taqiyyah = pratique consistant à cacher la vérité pour des raisons religieuses)..." (AI-Ihtijaj de Tibrisi 1:254)

Jabir a rapporté que l'Imam Bar a dit :
"Personne ne peut affirmer avoir rassemblé tout le Coran tel qu'il a été révélé par Allah, si ce n'est un menteur ! Le Prophète dit alors : c'est ainsi que le démon m'a envoyé ses deux serviteurs à l'instant Abu Bakr et Omar". (Commentaire de bas de page de la traduction de Maqbool : Sourate "Hajj": 674)

Le Mullah Baqir raconte un récit rapporté par l'Imam Zainul Abideen selon lequel un homme vint voir l'Imam et lui demanda de l'informer à propos d'Abû Bakr et de Omar. L'Imam lui dit qu'ils étaient tous les deux des mécréants. (Haqqul Yaqeen : 551)

-Al haj annouri attabrassi, mort en 1230, rapporte dans son livre "Fassl al khitab fi tahrifi kitabi rabbi al arbabe" que plus de 300 grands savants chiites ont déclaré à l'unanimité que le Saint Coran a été falsifié ou modifié.

On peut résumer ainsi ce que disent les Chiites à ce sujet :

Le texte du Coran dont les musulmans disposent n'est pas conforme à ce qui a été Révélé au Prophète Muhammad. Ceux qui ont compilé cette version (c'est-à-dire les Compagnons, parmi lesquels Abu Bakr, Omar et Othmân) ont falsifié ce Texte révélé afin de servir leurs intérêts.

- Des passages et même des sourates entières du Coran contenant, notamment les vertus de Ali et des gens de la famille du Prophète Mouhammad ont été effacés par les "hypocrites" (c'est-à-dire des Compagnons) anti-chiites. An Noûri At Tabrassi affirme que les savants chiites qui renient la falsification du Coran n'agissent que par "taquiyya" (attitude qui a pour but de dissimuler sa foi réelle).

- Selon les Chiites, le texte révélé n'a été compilé sous sa forme originale et dans son intégralité que par Ali. Des membres d'un cercle très fermé de l'élite chiite prétendent connaitre néanmoins le contenu de cette compilation. Mais il n'ont pas le droit de la dévoiler au grand public (même au sein des chiites): Ce n'est que lorsque celui qu'ils considèrent comme étant leur douzième imâm infaillible ("le Mahdi", caché dans une grotte depuis douze siècles) reviendra parmi les hommes, qu'il dévoilera à nouveau en public la véritable et authentique compilation du Coran.

Même par l'analyse du style poétique, on peut déceler des phrases supplémentaires qui ont été ajoutées au Coran car elles rompent le rythme et la versification des sourates.(ex : 20-15, 78-1 à 5, 78-32 à 34, 74-31 et 50-24 à 32).

Ainsi la sourate 42-36 à 38 a été visiblement rajoutée pour justifier le choix d'Othman comme calife à la place d'Ali. De même, une glose a été ajoutée à la sourate 104 pour traduire faussement hawiya ("sans enfant") par hotama ("feu de l'enfer").

Ainsi une rupture de rythme affecte visiblement le verset 51 de la sourate 5 :
"Ô les croyants ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Nasârâs (Nazaréens ou Chrétiens) : ils sont amis les uns des autre."
On peut constater que c'est la mention et les Nasârâs" qui est de trop car elle rompt le phrasé originel. Il s'agit donc d’un ajout tardif, probablement inséré pour discréditer les Chrétiens. En fait, on peut même remarquer que les passages contenant le mot "Nasârâ" sont pratiquement tous des interpolations. Par exemples : Dans les sourates 2:111, 2,113, 2:120, 2:135, 2,140 et 5,18.

On peut également regarder dans le livre "Fiqh Akbar", écrit vers 750. Celui-ci présente les vues de l’orthodoxie islamique sur les questions qui se posaient alors en matière juridique. Or, étrangement, il ne fait aucune allusion aux 800 versets fixant des règles juridiques, qui se trouvent dans les Corans d’aujourd’hui. Apparemment ces versets étaient alors absents et n'ont été rajoutés que plus tard dans le Coran.

Le chrétien Al-Kindi (à ne pas confondre avec l’Arabe, philosophe musulman) écrivant aux alentours de l’an 830, critiquait le Coran en ces termes :
"Le résultat de tout ceci est patent pour vous qui avez lu les écritures et qui voyez comment, dans votre livre, les histoires sont brouillées ensemble et entremêlées ; une preuve que beaucoup de mains différentes ont été à l’œuvre, et ont causé des divergences, ajoutant ou retranchant tout ce qui leur plaisait ou déplaisait. Et maintenant, voici les conditions d’une révélation envoyée ici-bas depuis le Ciel ?"

A noter, également, que le Coran aurait été mal traduit.
Christoph Luxenberg, éminent professeur de linguistique, a montré que de nombreux passages obscurs du Coran s’éclaircissent si on lit certains[size=120]mots en syriaque et non en arabe. Ainsi fait-il disparaître les houris, vierges aux grands yeux de biche du Paradis, toujours consentantes, promises aux croyants.[/size]

Selon la nouvelle analyse avancée par Christoph Luxenberg, qui s’appuie sur les Hymnes d’Ephrem le Syrien, le contexte est clair : ce sont de la nourriture et des boissons qui sont offertes, et non des jeunes filles pures.
En syriaque, le mot “hour” est un adjectif féminin pluriel qui signifie blanc, dans lequel le mot “raisin” est implicite. Les éphèbes immortels ou les jeunes filles semblables à des perles décrites par des sourates (exemples : 44-54, 52-20 et 56,22) seraient nés d’une interprétation erronée d’une expression qui signifie en syriaque “des raisins frais”, que les justes auront le plaisir de goûter, par opposition aux breuvages bouillants réservés aux infidèles et aux damnés.

"Nous leur aurons donné pour épouses des Houris aux grands yeux" se transforme alors en : "Nous leur donnerons une vie facile sous de blanches et cristallines grappes de raisin".

En tentant de lire à partir du vocabulaire arabo-syriaque d'autres passages obscurs du Coran, les résultats sont étonnants. Ainsi, dans le verset 24 de la sourate 19 ("Marie"), par exemple, il est question de Marie, qui est accusée de grossesse illégitime et chassée par ses parents. Avant l'accouchement, elle se retire sous un palmier et dit: "Dussé-je être morte plutôt que de vivre à cette heure!" Jésus, qui vient de naître, lui dit : "Ne t'attriste pas, ton Seigneur a mis au-dessous de toi un ruisseau". Pourtant le mot "sariya" ne signifie pas "ruisseau" en arabe. C'est en fait un adjectif araméen qui signifie "légitime". Et "au-dessous de toi", lu à l'araméenne, signifie "accouchement". Cela donne alors : "Ne t'attriste pas, ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime". Alors là, ca devient clair : Marie ne souhaitait pas la mort parcequ'elle avait soif mais parcequ'on lui reprochait d'avoir un fils illégitime.

Un autre exemple est celui de la sourate 108 ("Al-Kawthar /L'Abondance") , dont le sens est obscur :
"En vérité, Nous t'avons donné l'ABONDANCE. Prie donc ton Seigneur et SACRIFIE ! En vérité, celui qui te HAIT se trouve DÉSHÉRITÉ".

Tous les chercheurs reconnaissent que cela n'a pas de sens. Mais avec une lecture syro-araméenne, cela donne :
"Nous t'avons donné la PERSÉVÉRANCE. Prie donc ton Seigneur et PERSISTE !
Ton ADVERSAIRE se trouve alors VAINCU".
A l'origine de cette courte sourate, se trouve une liturgie syriaque, réminiscence de la première épître de saint Pierre 5, 8-9.

Mais il y a plus grave 

Même Muhammad est suspecté de ne pas avoir transcrit fidèlement la parole d'Allah :

Le Coran passe pour être la parole de Allah (voir les sourates 43-3, 55-77, 85-22). Pourtant des sourates s'adressent à Dieu à la 2ème personne (sourates 1-4 à 6, 113, 114, 27-91, 6-104 à 114); de même, dans les sourates 75-1 et 90-1, Allah jure au nom d'Allah ! Se parle-t-il à lui-même ? (Quand aux sourates 19-64 et 36-164 à 166, il est clair que ce sont des anges qui s'y expriment et non pas Dieu.)
Cela indique donc que certaines sourates ont été acceptées alors qu'elles ne venaient visiblement pas de Dieu.

Selon At Tabari et Ibn Sad, Mahomet aurait accordé quelques concessions pour amadouer les non-musulmans de la Mecque : il aurait ainsi dit qu'on pouvait adorer les "trois filles d'Allah" (des déesses paiennes). Par la suite, il aurait retiré ces paroles de la sourate 53-19 à 23 en disant que c'était le diable qui les lui avait soufflées (ce sont les fameux "versets sataniques").
Cela montre que l'on ne peut pas se fier aveuglément à tout ce qu'a révélé le Prophète.

Le célèbre commentateur Boukhari a rapporté l'anecdote suivante :
"Le Prophète, ayant entendu quelqu'un réciter le Coran à la mosquée, dit : 'Dieu fera miséricorde à cet homme, car il m'a rappelé tel et tel verset qui m'ont échappé dans telle et telle sourate'."

Cela montre que la mémoire de Prophète était faillible. Peut-on alors lui faire confiance pour la retranscription des paroles de Dieu ?

Une autre fois, c'est un compagnon du Prophète, le futur calife Umar, qui se flatte d'avoir été à l'origine d'une révélation :
"J'ai dit : 'ô apôtre d'Allah, des gens bien et des gens moins bien fréquentent tes femmes. Si tu leur ordonnais de se voiler ?' Alors, le verset du voile est descendu."
et dans les hadiths (Vol. 1:148) recueillies par Boukhari, on lit :
"Umar était extrêmement désireux que les versets de Al Hijab (observance du voile par les femmes musulmanes) soient révélés. Accédant à ses désirs, Allah révéla les versets de Al Hijab."

Si même le Prophète laisse n'importe qui inventer de nouvelle sourates, alors comment se fier au contenu du Coran ?

Ibn Abi-Sahr (Abd Allah ibn Sad Abi Sahr) était le scribe du Prophète. Il se flattait d'avoir pu noter "miséricordieux" et "absoluteur", là où le prophète lui avait dicté "sage" et "puissant".

On notera que Ibn Abi-Sahr finira plus tard par apostasier l'islam, estimant qu'un Prophète qui laissait son scribe modifier la parole de Dieu ne pouvait pas être un prophète véridique. Il était également dégoûté par l’opportunisme des révélations divines, qui tombaient toujours à pic pour justifier les actes du Prophète. Il fut plus tard exécuté...
Plus étrange encore : Certaines sourates du Coran sont contredites par d'autres.

Pourtant la sourate 4, 82 ou 84 affirme que le Coran est non-contradictoire :

"Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions !"

Ces contradictions sont dues au fait que certaines sourates récentes (de l'époque médinoise) remplacent et abrogent le contenu d'autres sourates plus anciennes (de l'époque mecquoise). On appelle cela des "sourates abrogeantes" et des sourates "abrogées" (il y en a au moins 550).

Mais comment donc Allah peut-il donc revenir sur ce qu'il avait lui-même dit ? Le Dieu qui dicte les sourates à la Médine n'est-il plus le même que le Dieu qui les dictait à la Mecque ?

Pourquoi les sourates anciennes étaient-elles pleines de tolérance et de miséricorde alors que les sourates récentes, qui les remplacent, sont pleines d'intolérance et de dureté ? En effet, on voit très bien que les sourates mecquoises sont les seules à contenir des versets pacifiques à l’égard des chrétiens, des juifs et des non-croyants. Ce qui n’est pas le cas pour les sourates médinoises.

C'est ainsi que les 124 passages mecquois appelant à la tolérance religieuse sont abrogées par des sourates médinoises plus récentes et plus guerrières :

"Et quiconque désire une religion autre que l'islam ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants." (Sourate 3, 85)

"Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur." (4, 89)

"Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade....
.... Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit, et ceux d'entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites leur la guerre jusqu'à ce qu'ils versent le tribu de leurs propres mains, après s'être humiliés." (Sourate 9, 5-29)

Pourtant les abrogations sont des modifications, et cela s'oppose à la sourate 85, 21-22 qui prétend que le Coran est éternel, et immuable :

"C'est plutôt un Coran glorieux préservé sur une Tablette éternelle (auprès d'Allah)."

Certains passages affirment que ces modifications sont faites pour améliorer le Coran :

"Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent ?" (Sourate 2, 106)

"Allah efface ou confirme ce qu’Il veut car l’écriture primordiale est auprès de Lui." (sourate 13, 39)

"Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent : 'Tu n’es qu’un menteur'. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. Dis : 'C’est le Saint-Esprit (Roûh el Qoudous = Gabriel / Djibrîl) qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir ceux qui croient.'...’’ (sourate 16, 101-102)


La parole d'Allah n'est-elle pas parfaite dés qu'elle est révélée ? Pourquoi devrait-il la modifier pour l'améliorer ?
Est-ce vraiment Allah qui a transformé ses propres paroles ... ou est-ce la l'action de simples humains ?

Il existe aussi 9 versets coraniques qui prétendent que le Coran a été écrit dans une "langue arabe claire".
Et pourtant, on peut observer que le Coran contient au moins 275 mots non-arabes. N'est-ce pas une preuve qu'il a été retouché au contact de populations non-arabes converties à l'islam ?

On trouve, par exemple : "qintâr "(Coran 3;14), d'origine byzantine ; "surâdiq" (75;51), d'origine abyssinienne ; "sundus" (18;31), d'origine persane ; etc. etc..Or le Coran se prétend lui-même être "en arabe pur". La conclusion est donc que ces mots non-arabes ont été rajoutés au texte originel (qui était "en arabe pur") lors de la conquête de territoires perses et byzantins par les Arabes, après la mort du Prophète.

Exemples de termes persans dans le Coran :

[/size]
Abarigh, Estabragh,Tanour,Djahanam, Dinar, Al Rass,Al Rome, Zandjébil, Sédjil, Saradégh, Saghar, Salsabil, Sndass, Ghofl, Kafour, Kanz, Kourte, Madjous, Mardjan, Mask, Maghalid, Mazdjah, Né, Houd, Yagoute, Al Yahoud.
[size]

Exemples de termes abyssins / éthiopiens :

[/size]
Ela Raéc, Avâh, Avâb, Al Djabt, Horm, Haub, Dôrï, Sïnïn, Shatre,Tâhâ, Tâghoute, Al Eram, Ghéise, Ghoureh, Kafle, Machcouh, Mansâh, Nachééh,Yassin, Yassdon.
[size]

Exemples de termes romains dans le Coran :

[/size]
Sérâte, Tafagh, Ferdôs, Ghéste, Ghéstass.
[size]

Exemples de termes syriens dans le Coran :

[/size]
Yam, Houn, Ghouyoum, Addan, Toure.
[size]

Exemples de termes hébraïques dans le Coran :

[/size]
Akhlad, Baïre, Raéna, Al Rahmân, Tavâ, Marghoum, Hodnâ, Ghamle.
[size]

Exemples de termes nabatéens dans le Coran :

[/size]
Varz, Varâ, Malakoute, Côfre, Ghat, Mazhan, Sinâé, Sôfréh, Havâriyoun, Hasbe, Akvab, Asphar, Al, Alîm.
[size]

Certains versets du Coran sont même des traductions des Gattas de l'Avesta :

[/size]
"Lorsqu'au début de l'univers, tu nous as créés, et soufflé de ta nature pour nous offrir la raison, lorsque tu nous as inspiré de la vie."(l'Avesta)
= la sourate 15, 29 du Coran.

"Quelle est la punition de celui qui rend maître le menteur impur?"(l'Avesta)
= "la Sourate 9, 31 du Coran.

"Quel est la sanction de ce malveillant qui ne gagne sa vie qu'en blessant les agriculteurs honnêtes et les animaux ?" (l'Avesta)
= la Sourate 9, 34 du Coran.
[size]

Jusqu'aux alentours de l'An Mille, les commentaires autour du Coran ont été innombrables, en liaison avec une grande effervescence intellectuelle.

Mais en l'an 1019, le calife abasside de Bagdad, Al Qadir, craignant que la libre discussion ne mène à des divisions, a fait lire au palais et dans les mosquées une épître dite "épître de Qadir" (Risala al-qâdiriya) par laquelle il a interdit toute exégèse nouvelle et fermé la porte à l'effort de recherche personnel des musulmans (l'ijithad).


Cette décision a été d'une importance capitale pour l'islam. Elle a tué l'esprit critique et favorisé l'imitation servile (le taqlid). Toute recherche sur le texte primordial du Coran devenait alors impossible... et toute chance de trouver la vérité aussi.

En 1972, au cours de travaux de restauration, des ouvriers ont trouvé une cachette dans les combles de la grande mosquée Jama'a al-kabir de Sanaa, capitale du Yémen. une sorte de cachette, ce qu'on appelle une "tombe de papiers".

Le dr Gerd-Rüdiger Puin a découvert alors qu'on était en présence de manuscrits arabes du Coran parmi les plus anciens connus. Il obtint le droit d'en tirer des microfilms, malgré les réticences de ses hôtes, car les autorités du Yémen ne souhaitaient pas que le contenu des manuscrits soit révélé au grand public. Le Dr Puin soupçonnait même les Yéménites d'avoir volontairement exposé à la lumière ses microfilms, pour les rendre inutilisables. Cependant les pellicules étaient voilées, mais encore lisibles.

Quelle inavouable vérité renferment donc les manuscrits de Sanaa ? Pour le Dr Puin, ils constituent la preuve que le texte coranique a connu des "évolutions". Bref, qu'il a une histoire. Et cette hypothèse n'est tout simplement pas admissible pour l'islam sunnite.

Gerd Puin a étudié le fac-similé des manuscrits de Sanaa :"Il s'agit d'un Coran de style hedjazien, qui correspond à la graphie en vigueur à la fin du VIIe siècle dans le Hedjaz, la région de La Mecque et de Médine." Le manuscrit daterait de 680 environ.

En comparant les manuscrits il relève une dizaine de variantes par page avec le Coran actuel, mais qui ne sont "pas significatives". La découverte qui l'enthousiasme le plus est un palimpseste : un manuscrit sous l'écriture duquel apparaît nettement un autre texte, effacé par lavage. "Ce texte est également un passage du Coran, écrit dans le même style archaïque. Il est malheureusement impossible de le déchiffrer. Sans doute s'agit-il du plus ancien texte coranique connu.

Pourquoi l'a-t-on 'lavé' ? Peut-être simplement parce que son contenu n'était plus admissible..."[/size]

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Message  Yacoub le Dim 6 Aoû - 14:30

Les versets de l'allaitement des adultes sont ridicules. Et pourtant beaucoup y croient.

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Message  Marmhonie le Lun 7 Jan - 22:11

Yacoub a écrit:Les versets de l'allaitement des adultes sont ridicules. Et pourtant beaucoup y croient.
Par la Barbe du Saint Prophète 
Par la lune fendue 
Par le soleil qui se couche dans une eau boueuse 
Par l'âne Yaffour qui promène Anne Hidalgo
Par l'étoile qui scintille 
Par les houris fillettes vierges bonnes à enfiler 
Par l'eau qui mouille 
Par le feu qui brûle 
Par la terre plate équilibrée 
Par les montagnes jetées du ciel, 
Tu es dans un égarement évident.
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