David Belhassen

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David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 19 Mar - 21:41

Rappel du premier message :

Né en Tunisie en 1951, David Belhassen fait ses études à Paris. Après les événements de Mai 68, il quitte la France pour Israël où il entreprend son "retour à la terre". Il fonde dans le désert du Néguev une commune agricole collectiviste et, en parallèle, participe à des campagnes de fouilles archéologiques. Il publie de nombreux articles dans des revues spécialisées, ainsi que des travaux critiques sur le judaïsme, le christianisme et l'islam. Il a réalisé plusieurs films documentaires et de fiction. Il est l'auteur de "La haine maintenant ?" (La Différence, 2006) et de "Israël, amour et désamour" (2013).

***



Israël, le lieu de l’Apocalypse islamique ? Par David Belhassen

Pour l’islam, Allah est non seulement omniscient et omnipuissant, mais il est aussi le « Maître de l’Histoire ». Cela signifie que tout ce qui s’est fait dans l’Histoire humaine, n’a pu se faire que par « la volonté d’Allah » et c’est d’ailleurs pourquoi les exégètes musulmans voyaient dans le nazisme le « bras d’Allah ».

Mais d’un pur point de vue théologique musulman, la création de l’Etat d’Israël devait elle-aussi être vue comme l’expression de la « volonté d’Allah » ! Or le « monde musulman » considère Israël comme une « anomalie » qu’il faut éradiquer. Comment expliquer cette contradiction interne entre la toute-volonté d’Allah et l’aspiration musulmane à éradiquer Israël ?

La réponse a été trouvée par un théologien islamiste égyptien répondant au nom de Nazim El Gasser. Dans un de ses discours intitulé « La bonne nouvelle au-delà des choses cachées« , il interprétait l’« anomalie » que consistait l’existence de l’Etat d’Israël dans les termes suivants : « Le sionisme ne peut aboutir à la récupération d’une terre devenue musulmane, sous peine de remettre en question les fondements mêmes de l’Islam. Or puisque  Allah est le maître de l’Histoire, l’initiative sioniste de la création d’Israël doit nécessairement être attribuée à Allah. La création d’Israël est un stratagème d’Allah afin de simplifier la tâche des musulmans. En provoquant  le retour de tous les Juifs, dispersés dans le monde, en un seul et même endroit – Israël – Allah facilite considérablement le devoir des musulmans, soit de convertir massivement les Juifs à l’Islam, soit (en cas de refus) de les exterminer. »

Dans les deux cas, le rassemblement des Juifs sur une même terre, « au cœur du monde arabo-islamique », est supposé être le stade ultime de l’exécution du « programme d’Allah ». Cela signifie donc qu’au-delà des apparences, les exégètes musulmans « modérés » qui semblent accepter l’existence d’Israël, ne le feraient qu’en espérant accélérer « l’Apocalypse », du moins dans sa version musulmane.
Cependant, l’option de ce que l’on peut appeler la « Grande Tombe » (l’extermination massive des Juifs) est rapidement devenue bien plus populaire que celle de la « Grande Conversion » à l’islam. La raison est que la majorité des Israéliens sont des laïcs (plus ou moins libérés du monothéisme judaïque). Ils sont donc aux yeux des musulmans l’archétype même de l’hérétique – le ‘Kafr’ – dont le sort est clairement fixé dans le Coran : la décapitation.

Seuls les ultra-orthodoxes judaïques comme les Netourei-Qartah « trouvent grâce » aux yeux de l’islam. Ce sont donc eux qui seront les premiers convertis à l’islam. Tous les autres Israéliens, en tant qu’hérétiques, donc ennemis d’Allah, doivent être exterminés afin que la « Fin des Temps » et que « Le Jugement dernier » de l’Apocalypse musulman puissent se réaliser « à la grande gloire d’Allah ».
Et tant que les Israéliens et les Européens n’auront pas saisi cette motivation théologique apocalyptique du Hamas dans tout ce qu’il entreprend, ils n’auront rien compris.

Chaque siècle dans l’histoire humaine a vu sa grande bataille : l’antiféodalisme, l’antimonarchisme, l’antiesclavagisme. La bataille du XXèmesiècle fut celle de l’antinazisme. La bataille du XXIème siècle devra être l’anti-islamisme.

Cette guerre que l’islam a entrepris contre Israël et le peuple Hébreu (mais également contre tous les non-musulmans) est en effet une guerre apocalyptique. Et elle doit effectivement mener au « Grand Tombeau », non pas d’Israël, mais de l’islam, des forces du mal et des ténèbres.

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David Belhassen

Ecrivain, auteur du livre « Israël, Amour et Désamour »

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 25 Juin - 21:09

David Belhassen
20 min ·
Le fascisme européen est en marche !
Déjà on entend dans tous les médias "bien-pensants" et pseudo démocrates, ainsi que dans toutes les chancelleries européennes corrompues, les premiers pas de bottes du fascisme :
1. Le non-respect de la décision et la volonté du peuple par voie de référendum libre et légitime !
2. L'organisation d'un nouveau référendum sous la menace et les représailles envers ceux qui ne changeraient pas d'opinion !
3. La punition des Britanniques en leur imposant un visa d'entrée en Europe ! (alors que moi qui suis Israélien, je suis exempté de l'obligation de visa pour y voyager !)
4. L'application de mesures de rétorsions contre l'économie britannique.
5. Le fichage et la stigmatisation de tous ceux qui ont voté pour la sortie de l'Europe, comme étant des "vieux", des "séniles", des "imbéciles", des "chômeurs", des "sdf", des "alcooliques", des "paysans incultes", des "anti-progrès", des "anti-jeunesse", des "maniaques de la phobie" sur tout tout ce qui bouge etc... etc... Bref de "antisociaux", des "sociopathes", c'est-à-dire des épaves humaines qu'il faut euthanasier !
Tu es entré dans l'Europe ? Tu n'en sortiras jamais ! Exactement comme dans l'islam : tu es musulman ! Tu y restes ou tu crèves ! Tu veux changer de religion, ok ! Ce sera dans un cercueil !
Ah ! Elle est belle la "démocratie européenne" ! Pardon ! La démoctature euromusulmane !

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Jeu 28 Juil - 16:49

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Spectre de “guerre civile” ou chantage ?

David Belhassen·mercredi 27 juillet 2016


Après chaque attentat criminel perpétré par des musulmans, les citoyens de la République française sont sommés “de garder leur sang froid afin de ne pas faire le jeu des extrémistes qui cherchent à faire somber le pays dans une guerre civile”, dixit le gouvernement de Mr Hollande et les médias qui lui sont affidés.
Après cette sentence-chantage qui désarme toute velléité de réagir, et transforme le sang-froid en bloc de glace, le gouvernement peut alors organiser son petit spectacle dans lequel les trois guignols du monothéisme - le rabbin, le prêtre, et l’imam -, se donnent l’accolade et vont main dans la main déposer une gerbe de fleurs “à la mémoire des victimes”.
De manière la plus lâche et poltronne qui soit, après chaque massacre perpétré par l’islam, on n’entend aucune remise en cause de la théologie musulmane, nulle exigence de réformer l’islam et de biffer du Coran des versets qui prônent le crime des “mécréants” ! Rien de tout cela ! “Pour les musulmans, le Coran vient d’Allah, il est donc immuable et sacré, et ne peut être altéré”. Voilà ce qu’on nous serine à longueur de journée !
Mais alors, si un verset - comme par exemple, le verset 244 de la sourate 2 ( “et tuez dans le sentier d'allah et sachez qu'allah est audient savant”) -, incite à trucider tout être humain qui ne se soumet pas à Allah, pourquoi s’en prendre à “l’auto-radicalisé” qui le met en pratique ? Il ne fait qu’obéir au Coran d’Allah !
Les imams et les cadis de France et du monde qui n’exigent pas une refonte totale du Coran, sont donc tout autant complices et responsables que ceux qui appliquent de tels versets !
Car il est trop facile de dire que “la faute incombe uniquement à l’auto-radicalisé”, mais jamais au Coran qui lui a enjoint de perpétrer le crime !

Comme il était trop facile de dire que seul le petit nazi du coin était responsable de génocide et de dédouanner Hitler (et son “Mein Kampf” ) qui, lui, n’a personnellement jamais trempé son petit doigt dodu dans le sang ! Et si “Mein Kampf” est interdit à la diffusion en France, pourquoi est-il licite et même encouragé de distribuer gratos le Coran dans les rues ?

En fait, tout crime monstrueux perpétré par l’islam, octroie paradoxalement à l’islam le statut de “victime ultime”, et donc le légitime de plus en plus. Même Kafka lui-même ne pouvait imaginer une situation aussi kafkaiënne !

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 24 Sep - 13:00

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David Belhassen·samedi 24 septembre 2016

Cette question qui semble ‘académique” est en réalité d’une importance primordiale. Elle touche à notre perception du passé, mais aussi à celle de notre présent et notre avenir, voire à notre quotidien, car le personnage d'Abraham est central non seulement dans la "civilisation" judéo-chrétienne, mais aussi dans l'Islam. Or, sans la figure d'Abraham, et si le christianisme pourra survivre, le judaïsme lui, en aura bien du mal. Tandis que sans Abraham (bien davantage que sans Muhammad !), l'islam mourra inexorablement.
Revenons à présent à notre sujet sur l'historicité d'Abraham :
1. Tout d'abord, remarquons qu'aucune stèle, ou tesson, ou fragment archéologique, ou document historique extrabiblique et antérieur au VIIIème avant J.-C., n'a été trouvé mentionnant le nom d'Abraham. Rien de rien ! Certes, ce silence et cette absence d'éléments concrets, ne sont pas des preuves positives de la non-historicité du "Patriarche Abraham", mais cela laisse planer beaucoup de suspicions et de doute quant à son existence historique.

2. Seule la littérature biblique (et tout ce qui lui est tributaire comme les livres apocryphes, le Talmud, les Evangiles ou le Coran) mentionne le nom d'Abraham. 175 fois ! Et celui de son nom précédent “Abram”, 61 fois ! Soit en tout 236 fois ! Mais chose étrange, le nom d'Abraham (ou d'Abram) n'apparaît jamais dans le livre le plus ancien de la Bible, c'est-à-dire le "Livre des Juges" rédigé au XIème-Xème siècle avant J.-C. Tous les autres livres de la Bible sont postérieurs au Livre des Juges, en particulier le Pentateuque et le Livre de Josué (ces deux derniers livres, bien que placés d'un point de vue rédactionnel avant le Livre des Juges, ont été rédigés plus de deux siècles après !). Or il est inconcevable, si Abraham avait existé, que le Livre des Juges – qui est un livre à vocation "historique" et qui couvre une période de 300 ans !-, n'évoque pas une seule fois le nom et la mémoire de celui qui est considéré dans le Pentateuque et le livre de Josué comme le "Patriarche" par excellence du peuple d'Israël !
3. Le livre de Samuel (I et II) – un peu moins ancien que le Livre des Juges mais plus ancien que le Pentateuque et le livre de Josué – couvre une période de cent ans ! Lui aussi ne parle jamais d'Abraham ! Là encore, il est inconcevable que le livre de Samuel retraçant la fin des Juges et le début de la royauté, n'évoque jamais - même en passant, même sans y prendre garde -, le "patriarche Abraham" ! D'autant plus que Jacob – son petit-fils selon le Pentateuque – est bel et bien mentionné !!!
4. "Abram" est un mot hébreu composé de ab (= père) et ram (=élevé), donc "Père élevé", donc "Patriarche". Son nom coïncide avec son titre ou sa fonction ! C'est quand même bizarre ce phénomène typiquement biblique où les noms "collent" tant aux personnages. Ce qui laisserait entendre qu'il y aurait là de la "prédestination" ?! Et le libre-choix alors ? Pourquoi les parents d'Abram ne l'ont-ils pas appelé "Bahour" ("jeune homme"). Comment savaient-ils ce qu'il allait devenir ? Ou alors "Abram" est un surnom. Mais alors quel était son véritable prénom de naissance ? La Bible ne le nous dit pas.
Peu importe. Attardons-nous à présent à la morphosyntaxe de "Abraham". Elle est aberrante, absurde et impossible en hébreu ! Elle trahit soit une influence tardive de la langue araméenne, voire babylonienne, soit tout simplement une bourde grammaticale ! Quoi qu'il en soit, un Hébreu ne peut s'appeler ainsi ! Le livre de la Genèse explique le changement de "Abram" en "Abraham" par l'alliance qu'aurait conclu Yahweh avec lui, en lui promettant d'être "ab hamon goïm", ce qui signifie "père d'une multitude de peuples". Mais cela n'explique toujours pas la transformation de "Abram" en "Abraham". S'il est question d'un acronyme pour transposer "ab hamon goïm", il fallait appeler Abraham : "Abhamag" ou "Abham" et non Abraham ! Les rabbins exégètes, conscients de la "bourde" grammaticale du rédacteur de la Genèse ont voulu rectifié le tir en alléguant que la lettre H du Tétragramme a été introduite dans le nom de "Abram" pour sceller son alliance avec Yahweh, ce qui a donc donné "AbraHam". Mais cette exégèse rabbinique est encore plus absurde d'un point de vue grammatical que la bourde du rédacteur de la Genèse. Car si la lettre H du Tétragramme YaHWeH a été introduite dans le nom de "Abram", il fallait écrire "AbHaram" et non "AbraHam". "AbHaram" veut dire quelque chose en hébreu, c'est : "Père le grand". Mais "AbraHam" ne veut rien dire. Le H entre le R et le M perturbe la signification de "Ram" ("élevé). "RaHam" avec un H inspiré, ne signifie rien en hébreu !
Imaginons, qu'un quidam se nommant "Jean Jardin", soit anobli. Il deviendra "Jean le Jardin", mais non pas "Jean Jarledin" qui ne veut rien dire en langue française. Idem pour Abraham. Ce nom ne signifie rien en hébreu. Or dans cette langue, tout nom propre possède une signification. Et si Abraham en est dénué, il est impossible qu'il soit un "patriarche hébreu" !!!
5. La Genèse nous raconte qu’Abraham fit un périple, sous l'injonction divine, à partir de Ur et de Haran vers la Terre de Canaan. C'est donc qu'il s'est déplacé d'est en ouest. Mais dans ce cas, sa main droite désigne le nord, sa gauche le sud, son visage l'ouest et sa nuque l'est. Or la représentation des quatre points cardinaux en langue hébraïque dit exactement le contraire : la main gauche désigne le nord, la main droite le sud, le visage désigne l'est, et la nuque l'ouest ! A moins qu'Abram ait fait son périple à reculons !!!...
Tous ces facteurs sont en défaveur de l'historicité du personnage d'Abraham. Il n'est ni le premier des Hébreux et ni leur patriarche ! Les Hébreux étaient antérieurs à Abraham ! Même le livre de la Genèse - qui parle pourtant de "Abram l'Hébreu"-, le reconnaît puisqu'elle fait de 'Eber (avec la lettre aïn) et non de Abram (avec la lettre alef) l'ancêtre éponyme des Hébreux !
La conclusion logique qui s'impose est qu’Abraham est une figure fictive créée au plus tôt au VIII-VIIème siècle avant J-C par la secte judaïque de Jérusalem dans un but théologique de propagande monothéiste. Abraham représente en effet le modèle même du monothéiste soumis. L'exemple type de l'apatride, de l'étranger, de l'errant, de l'émigré à qui Dieu octroie un pays pour son obéissance aveugle.
C'est la raison pour laquelle il est le personnage central que le Coran a volé au Pentateuque et au judaïsme. Il y est appelé "Ibrahim le musulman" (sic !), “musulman” dans son sens originel de “soumis”. Et c'est pourquoi les "migrants" musulmans qui envahissent le monde se croient tous des "petits Ibrahim" qui agissent selon l'injonction d'Allah !
Mais la création du personnage fictif d’Abraham par la secte judaïque de Jérusalem, a eu des effets secondaires désastreux pour le peuple Hébreu. Cette fiction s'est faite non seulement à son détriment mais a sapé sa légitimité en tant que peuple premier et indigène sur sa terre ! En effet, de peuple autochtone de Canaan, le peuple Hébreu s'est vu d'un coup de baguette magique biblique, relégué au rang d'étranger qui expulse les Cananéens et les extermine pour obéir au Dieu-un du monothéisme.
Cette accusation de génocide est reprise en chœur aujourd'hui par tous les sites d’internet néo-nazis et gaucho-bobo-pro-palestinistes antisionistes. Et des "intellos éclairés" comme Michel Onfray, y va de sa plume nauséabonde, en accusant les Israélites de "génocide des Cananéens", tout en sachant pertinemment qu’elle est une fable littéraire, rédigée a posteriori et qu'il n'y a jamais eu de "conquête de Canaan". Car aujourd’hui, cela fait “bien” d’être antisioniste et anti hébreu ! D'ailleurs, le pape François a relayé dernièrement cette calomnie biblique en évoquant les “Hébreux qui firent la conquête de Canaan“, sans oublier de dire que “Jésus le palestinien (sic!) parlait l’araméen et non l'hébreu”. (C'est pour quand "Jésus parlait l'arabe et était musulman" ?)
Les néo-nazis et leurs acolytes arabo-islamistes ou gauchistes pro-palestinistes, ont alors beau jeu en balançant aux Hébreux israéliens (et aux Hébreux judaïsés de la diaspora) qui en restent bouche-bée : “De quoi vous-vous plaignez en vous lamentant qu’Hitler vous a zigouillés ? Vous l’avez devancé de 3000 ans en génocidant les Cananéens !“ Or en vérité, les "Cananéens" sont - comme le disait l'archéologue Adyah Horon Gourevitch -, "pas moins Hébreux que les Hébreux. Les Cananéens et les Hébreux sont un seul et même peuple !" Il n’y a jamais eu de “conquête de Canaan” par les anciens esclaves Hébreux “sortis d’Egypte”, et il n’y a jamais eu de “sortie d’Egypte” !
L’invention du personnage fictif d'Abraham par la secte monothéiste de Jérusalem - transformant les Hébreux en étrangers sur leur propre pays, en "exterminateurs des idolâtres Cananéens" -, a eu un effet boomerang doublement catastrophique. Il a induit chez les Hébreux judaïsés un complexe de culpabilité, un "péché capital" les accusant d'un génocide qu'ils n'ont jamais commis !
Depuis la légende d’Abraham et le récit biblique fictif du génocide des Cananéens par les Hébreux, le judaïsme traine derrière lui ce mal comme un boulet. Ce mal a provoqué le syndrome "juif" d'être toujours redevable et donc esclave du Dieu-un monothéiste de la Bible. De ce syndrome lui vient ce réflexe apologétique inconscient et conditionné dès qu'on critique le monothéisme et son ersatz judaïque (et islamique !). Victimes de cette secte monothéiste judaïque, ils se réfèrent à la figure fictive d'Abraham créée de toutes pièces pour les assujettir au Dieu-un, en étant persuadés que ce personnage légendaire leur octroie prestige et légitimité. Alors que c'est tout le contraire ! La fiction d’Abraham est un poison extrêmement nocif - destiné à l’époque de l’exil babylonien à alimenter la propagande monothéiste -, et qui aujourd’hui se retourne contre les descendants de ceux qui l’ont concocté !
Hébreux israéliens ou judaïsés de la diaspora, libérez-vous du monothéisme judaïque qui vous aliène ! Pour le bien du peuple Hébreu, pour celui de votre patrie ancestrale, et de l’État d'Israël ! Faites sauter les chaînes du judaïsme qui vous entravent, et rejetez le terme “Juifs” qui vous piège et vous empêche de redevenir des Hébreux libres, indomptables, rebelles, patriotes, anti-impérialistes et anticolonialistes.
Revendiquez votre véritable Histoire et votre réelle identité : celle des Hébreux ! En tant que descendants des Hébreux, en tant qu’Israéliens déjà revenus (et les autres reviendront bientôt je l’espère) au pays de leurs ancêtres, en tant qu’amoureux de leur patrie ancestrale et fidèles à son Histoire multi-millénaire, ils sauront combattre et lutter jusqu'à la victoire contre tout envahisseur étranger, et en particulier le conquérant et l’occupant arabo-islamique palestiniste et ses collabos et affidés !

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Jeu 20 Oct - 16:00

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Un des arguments des exégètes musulmans pour "prouver" que le Coran est d'origine "divine", est de démontrer sa "perfection".

Comment procèdent-ils pour cette "démonstration" ? En faisant usage du Coran lui-même pour "prouver" leur axiome sur sa "perfection". Ce procédé musulman classique de se fonder sur le Coran comme argument de démonstration est typique de la pensée tautologique du genre : "le Coran est divin parce que le Coran dit que le Coran vient d'Allah"; ou encore "Muhammad est l'envoyé d'Allah puisque Muhammad témoigne qu'il est l'envoyé d'Allah" etc…
Par ce biais, tout effort de démonstration par la cohérence, les conclusions logiques, le recoupement de données externes et objectives, la rigueur scientifique et rationnelle etc…, est vain et superflu.
Mais cela n'empêche pas les exégètes de l'islam de citer, à l'appui de leurs affirmations sur la perfection du Coran, le verset suivant (Sourate 4, 82) :

أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِنْدِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا


Ce verset est ainsi traduit en français :

" et ne se consultent-ils pas sur le qor'an car s'il était d'un autre qu'allah ils y trouveraient des contradictions en nombre "

Pour ces exégètes, le fait qu'ils ne se trouvent pas de contradictions internes dans le Coran, suffirait donc à "prouver" sa perfection. Néanmoins, il y a une faille dans leurs propos. Le verset en question ne parle nullement de "contradictions" internes ou pas, mais de "modifications", de "changements", de "remplacements".
Telle est la signification exacte du mot اخْتِلَافًا qui vient de la racine KhLF et qui a donné par exemple le mot Khalif, le remplaçant, donc celui qui remplace Mahomet comme chef de la "oummah" islamique.

Et là le bât blesse ! Non seulement le Coran contient d'innombrables contradictions internes, mais également une multitude de modifications et de changements par rapport aux textes sur lesquels pourtant il prétend se référer : La Bible et les Evangiles.

Par exemple, le Coran modifie la loi de la Torah concernant le voleur. Alors que la Torah dit qu'il faut "que le voleur rembourse 2 fois (ou 4 fois) le prix de son vol" (donc 2 pains s'il a volé un pain), le Coran lui, ordonne de lui trancher la main !
Verset 38 de la sourate 5 :

وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا جَزَاءً بِمَا كَسَبَا نَكَالًا مِنَ اللَّهِ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ

et le voleur et la voleuse alors tranchez leurs mains comme paiement de ce qu'ils ont acquis comme
punition d'allah et allah est puissant sage

Les traducteurs du Coran en français, presque unanimement des sympathisants du panarabisme musulman, sont fortement dans l'embarras face à ce verset. Ils savent l'arabe et savent pertinemment ce que ce verset signifie ! Mais ils croient s'en sortir en traduisant اقْطَعُوا par "marquer" au lieu de "trancher". Or, la racine QTA' (commune à l'hébreu et à l'araméen) signifie bien "couper", "sectionner", "trancher" et non pas "marquer" !
C'est ainsi que ces traducteurs-mercenaires de la plume, collaborent avec les propagandistes islamistes, tout comme ils avaient précédemment collaboré avec eux en traduisant اخْتِلَافًا par "contradictions", au lieu de "modifications" ou "changements".

Mais pourquoi est-ce si important ? La réponse est claire : Qui dit "modifications" ou "changements", admet que le Coran a trahi et biaisé les "Ecritures sacrées".
Or cela, aucun musulman ne l'avouera ! Il préfèrera déclarer sans sourciller que la Bible et les Evangiles ont été falsifiés par les juifs et les chrétiens, et qu'à l'origine il y était écrit exactement comme dans le Coran !!!

En somme, le plagiaire accuse l'auteur originel d'être un faussaire !
Si ce n'était pas si ridicule, on aurait pu en pleurer.

David A. Belhassen

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 29 Oct - 14:10

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Sourate 4, verset 102 :

وَإِذَا كُنْتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلَاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِنْ وَرَائِكُمْ وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَى لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ وَدَّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ تَغْفُلُونَ عَنْ أَسْلِحَتِكُمْ وَأَمْتِعَتِكُمْ فَيَمِيلُونَ عَلَيْكُمْ مَيْلَةً وَاحِدَةً ولَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ إِنْ كَانَ بِكُمْ أَذًى مِنْ مَطَرٍ أَوْ كُنْتُمْ مَرْضَى أَنْ تَضَعُوا أَسْلِحَتَكُمْ وَخُذُوا حِذْرَكُمْ إِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْكَافِرِينَ عَذَابًا مُهِينًا

Traduction :

"et lorsque tu étais parmi eux et que tu érigeais pour eux la prière, que se lève un groupe d'entre eux avec toi et qu'ils prennent leurs armes, et lorsqu'ils se sont prosternés qu'ils soient derrière toi et que vienne l'autre groupe qui n'a pas prié la prière avec toi et qu'ils prennent leurs précautions et leurs armes tandis que les mécréants peuvent, si vous délaissez vos armes et vos attirails, fondre sur vous d'un coup; mais pas de péché sur vous si à cause de la pluie ou si étant malades vous déposiez vos armes, mais soyez précautionneux; certes allah a destiné aux mécréants un châtiment avilissant."

Voilà donc les préceptes qu'Allah ordonne à Muhammad.
Quelle spiritualité ! Quelle grandeur de vue et d'esprit ! Quelle sainteté !

Cela a tout l'air d'injonctions précises d'un chef de bande organisée. On se croirait même dans une scène de film noir du genre "Le parrain", où Don Corleone se recueille dans une église, entouré de ses malfrats, avant de donner l'ordre de massacrer les autres chefs de la mafia.


Et dire que c'est ce Don Mahomet qui est vénéré par plus d'un milliard de musulmans ?

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Jeu 3 Nov - 16:52

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L'organisation mafieuse appelée UNESCO sur laquelle règnent les États pétrodollars islamiques, a décidé dernièrement de trancher le cordon ombilical qui relie Jérusalem au judaïsme et à l'Etat d'Israël.

Et voilà tout le judaïsme en émoi. Même Binyamin Netanyahou, le dirigeant si pragmatique de l’État d'Israël est sorti de ses gonds pour nous faire son petit laïus – preuves archéologiques à l'appui – sur "le lien historique et antique indéfectible entre Jérusalem et le peuple Juif".
Comme si le monde ne le savait pas et comme s'il fallait en faire encore la preuve, alors que cela fait plus de 2500 ans, que les "Juifs" psalmodient – avec une ferveur inégalée - le fameux verset biblique : « Si je t'oublie ô Jérusalem, que ma main droite se dessèche, que ma langue se colle à mon palais si je n'évoque le nom de Jérusalem au sommet de mes joies ».
Mais, inconsciemment et involontairement, Netanyahou et avec lui l'Etat d'Israël, et même tout le judaïsme, sont tombés dans le piège que leur a tendu la propagande palestiniste arabo-musulmane et ses affidés occidentaux, y compris le gouvernement de François Hollande.
Pour saisir la portée de ce piège, il nous faut d'abord faire une analyse rétrospective historique sur Jérusalem.

I. Jérusalem, nombril de Dieu ou prépuce du Diable ?
On l'adore ou on l'abhorre, on la vénère ou on la maudit, mais on ne peut y rester indifférent : « Ville centre du monde … Celui qui n'a pas vu Jérusalem n'a de sa vie jamais joui de la vue d'un site si admirable ». C'est ainsi que le Talmud[1] la présente.
Pour l'écrivain israélien Amos Oz par contre « Jérusalem est une vieille nymphomane… une veuve noire qui dévore ses partenaires au moment même où ils la pénètrent ».[2]
Antonin Carselva surenchérit avec sa sentence lugubre : « Jérusalem est sans doute le symbole le plus éclatant de l'échec de l'humanité… l'illusion grotesque d'un 'nombril' du monde »[3].
L'ambivalence moitié-ange moitié-démon de Jérusalem est plus fondée qu'il ne paraît de prime abord. Se pourrait-il alors que « Le Sanctuaire de Dieu » soit « L'Antre de Satan » ?
Déjà, Yeshou'a-Jésus, un obscur Hébreu galiléen, avait émis quelques doutes sur la 'sainteté' de Jérusalem, en renvoyant encenseurs et détracteurs dos-à-dos. Lors de sa fameuse rencontre avec la Samaritaine, autour du 'Puits de Jacob' en contrebas du Mont Grizim qui surplombe Sichem. Il affirma alors que « l'heure viendra où ce ne sera ni sur ce Mont et ni à Jérusalem que vous adorerez Le Père…! ».[4]
Jérusalem était-elle donc pour lui une « Pierre d'achoppement et de discorde » entre les hommes, plutôt qu'une « Maison de Paix ». Cette cité symbolisait-elle bien pour les contemporains de Jésus « Le site prédestiné de Yahweh, l'Eternel Roi des Cieux, pour concrétiser sur terre sa Shkhinah - Sa présence immanente » ? [5] Ou aurait-elle été choisie de manière la plus prosaïquement et machiavéliquement politicienne qui soit par le Roi David, pour y fonder sa capitale royale, flanquée d'un Autel dégoulinant du sang innocent répandu des agneaux et autres victimes expiatoires ?
Toutes ces descriptions et sentences sur Jérusalem - qui résonnent parfois comme des clichés -, lui vont pourtant comme un gant. Etrange destinée de cet éperon rocheux et aride, juché sur une colline du fin fond de la Judée et qui aurait dû être ignoré pour continuer à somnoler sous son soleil de plomb !
Depuis 3000 ans, ce lieu n'a cessé d'attiser haines et convoitises, avec ses scandales, ses tumultes et ses crimes. Il demeure jusqu'aujourd'hui le mythe ultime, l'enjeu qui focalise tous les fantasmes monothéistes.
Il suffit qu'un illuminé judaïque, ou un 'allumé' évangélique chrétien, et encore plus, un provocateur fanatique islamiste, fasse sauter la 'Mosquée du Dôme' - érigée expressément sur l'ancien sanctuaire de Yahweh lors de la conquête arabo-musulmane du VIIème siècle après J.-C. dans l'intention d'humilier et de supplanter les deux religions précédentes -, pour que l'Apocalypse se déchaine et nous précipite dans son gouffre de soufre et d'uranium enrichi.
La Troisième Guerre Mondiale - après laquelle l'humanité ne se remettra plus jamais -, ne sera pas provoquée par un conflit interplanétaire entre les grandes puissances. Ni les ogives nucléaires d’États-voyous comme la Corée du Nord, le Pakistan ou l'Iran, ni la famine qui sévit en Afrique, ni l'émigration massive avec ses déplacements de populations qui submergent l'Europe, et même pas le réchauffement climatique qui fait trembloter les chaumières écologiques, ne sont à même d'engendrer 'l'Apocalypse'. Le doigt qui appuiera le bouton rouge de la déflagration globale est religieux. Il porte un nom : Jérusalem.

Jérusalem, ô Jérusalem, dont le nom, selon son étymologie hébraïque, peut se comprendre comme « Faisons la paix », représente paradoxalement et à elle seule le plus grand danger qui menace le genre humain. Une guerre qui mettra aux prises d'une part le "monde" arabo-musulman, et de l'autre, le "monde" chrétien.
La totalité de la confrontation entre ces deux théologies, y compris celle de leurs alliés, affidés, satellites ou mentors (principalement les judaïques qui se trouveront dans les deux camps), nous fera appréhender les Croisades du Xème au XIIème siècle après J.-C., comme des jeux d'enfants, des empoignades inoffensives.
Est-il encore possible de démanteler le dispositif du détonateur, et neutraliser la bombe J comme Jérusalem, qui nous tombera sur la tête ?

Maquette du Temple de Jérusalem


II. Jérusalem entre mythe et réalité
Par une incroyable coïncidence dont les adeptes de l'étymologie populaire sont friands, la dichotomie acoustique 'paix et épée' de la langue française a son équivalence en langue hébraïque : Paix[6] se dit Shalom, tandis que Shilem englobe l'acception de vindicte, de vendetta, de représailles, de réparation, de 'faire payer' ou de 'rendre à quelqu'un la monnaie de sa pièce' (par le glaive ?)[7].
Nous sommes donc ici en présence d'un large champ sémantique qu'on peut appeler homonymies contradictoires. Ce qui nous pousse à rechercher l'étymologie véritable et historique de Jérusalem.
Sa racine tri-consonantique[8] est Sh-L-M. Elle transparaît dans la calligraphie hébraïque de son nom ירושלם , qui se prononce : Yerushalem. Ce nom est en réalité un mot composé, formé de l'impératif Yeru et du substantif Shalem. Sa traduction littérale est : « Lancez la pierre de fondation à Shalem ».
A partir de l'hébreu, les autres langues, proches ou éloignées, ont conservé cette structure de mot composé : اورشليم Ûrshalîm, en arabe, Gerusalemme en italien ou Hiérosolyma en vieux français.[9] La cité a été également désignée par des surnoms comme 'ir haqodesh « la ville de sainteté » ou Sion « site désigné », mais ces dernières appellations sont moins en usage et le nom hébreu originel Yerushalem[10], et ses variantes en langues étrangères, ont été partout privilégiés.
Or Shalem est aussi le nom d'une obscure divinité.[11] En effet, El (le Dieu suprême du panthéon hébreu-cananéen, une sorte de Zeus chez les Grecs), eut un rapport sexuel avec une mortelle et lui enfanta des jumeaux : Shahar (le croissant lunaire de l'aube) et Shalem (la pleine lune du crépuscule). [12]
Les anciens Hébreux, animistes, totémistes, et polythéistes, affectionnaient particulièrement les noms de ces deux jumeaux mi-dieux, mi-humains, avec une prédilection pour le second. On le retrouve par exemple dans celui du Roi Salomon (Shlomo en hébreu), fils de David ou celui de Salomé (Shlomit), la fille du prince Zerubabel.[13] De même, on remarque dans la liste des noms de la généalogie de Jésus, selon Matthieu et selon Luc, un certain Shalmon (en français Salmon), nom tiré de la même racine tri-consonantique. C'est dire sa popularité.
Pourtant, et aussi intéressante que soit l'étymologie de Jérusalem, son histoire est encore plus énigmatique, voire sibylline. Aux XXème et XIXème siècles av. J.-C., lors de l'occupation du Levant (en hébreu biblique Qedem, par opposition au couchant ou Canaan) et la vassalisation de ses roitelets, Jérusalem est mentionnée dans des fragments de textes pharaoniques dits « d'exécration ».
Son nom, transcrit en hiéroglyphes par Urushalimu, se trouve également parmi les archives royales d'Akhenaton découvertes à Tel Amarna et datant du XIVème siècle avant J.-C. On peut y lire la correspondance d'un roitelet de Jérusalem, un certain Ebed-Hiba (Serviteur désiré, en hébreu) qui, en tant que vassal du Pharaon égyptien, lui adresse un appel à l'aide désespéré afin qu'il le protége des 'Habirou' ou 'Apirou' : « Aux pieds du Roi, je suis tombé sept et sept fois… La terre du Roi est passée aux Habirou… Déjà, un bourg appartenant à Jérusalem est passée aux gens de Qiltu. Puisse le Roi écouter Ebed-Hiba son serviteur et envoyer des archers. »
La Bible[14] semble s'en faire l'écho et nous parle de « Adoni-çedeq[15], Roi de Jérusalem », en proie aux escarmouches des Israélites. Le livre des Juges[16] mentionne un « Adoni-bezeq[17]» pourchassé par les Israélites et qui succombe à Jérusalem. Ebed-Hiba, Adoni-çedeq, Adoni-bezeq, ne seraient-ils pas une seule et même personne ? Quant à Qiltu (méthatèse de Qitlu = massacreurs), faut-il voir des Israélites sous ce sobriquet ?
Et qui sont ces terribles Habirou-Apirou ? Selon l'archéologue William Dever[18], ce nom octroyé péjorativement par les Pharaons égyptiens pour décrire des « rebelles, délinquants et hors-la-loi », désigne en réalité des Hébreux 'proto-israélites'. Il est à noter que la missive d'Ebed-Hiba fait usage du verbe 'passer'. Or en hébreu, 'passer' ('EBER) est de même racine que Hébreu ('IBRI), qu'on peut traduire par 'passeur de cols'. Est-ce à dire que ces passeurs de cols outrepassaient les lois ? Mais lesquelles ? Les lois du Pharaon évidemment ! En fait, ces "passeurs" n'étaient rien d'autre que des résistants à l'hégémonie égyptienne. D'ailleurs, jusqu'aujourd'hui, tout occupant étranger n'a de cesse que de dénigrer un résistant autochtone en lui attribuant le titre de "hors-la-loi".
Jérusalem apparaît également sur des tessons de poteries égyptiennes trouvées lors de fouilles archéologiques à Louqsor. La datation précise est ardue, mais il est certain que ces vestiges sont antérieurs de près de 500 ans à la mise à sac de Jérusalem incendié par les Fils de Judah au XIIème siècle avant J.-C. [19]
Ce sont donc des Judéens qui, pour la première fois dans l'Histoire, incendièrent Jérusalem, précédant de plusieurs siècles Nabuchodonosor le babylonien et Titus le romain ! Mais surtout, cela signifie qu'il existait bien une ville portant ce nom bien avant les dernières retouches à la rédaction du Pentateuque, estimée au VIIème avant J.-C. Les innombrables anachronismes du Pentateuque trahissent en effet sa compilation tardive et en font une des moins anciennes parties du corpus biblique. Or, si Jérusalem est très souvent mentionnée dans presque tous les 24 Livres de la Bible judaïque[20], en particulier depuis le Livre des Rois, elle ne l'est pas une seule fois dans la Torah - le Pentateuque - attribuée (à tort) à Moïse.
Troublés par cette absence surprenante, les exégètes voulurent - en forçant quelque peu la littéralité du verset – voir la première mention biblique de Jérusalem dans un certain passage de la Genèse. Le premier des cinq Livres du Pentateuque nous parle certes de la rencontre du patriarche Abraham avec « Melkiçedeq, roi de Shalem, prêtre d'El elyon »[21], cependant, rien n'est moins certain que de conclure qu'il s'agit bien de Jérusalem. En effet, le livre de la Genèse situe expressément Shalem non pas en Judée mais en Samarie : « Et Jacob arriva à Shalem, ville de Sichem » [22].
Comment expliquer ce samaritanisme du Pentateuque (ou plutôt de ses rédacteurs et compilateurs anonymes[23]), livre qui est à la fois le fondement mythique du judaïsme, la référence caduque du christianisme, et le texte plagié de l'islam, bref l'origine des 'trois grandes religions monothéistes' ? Serait-ce que Jérusalem représente le trou noir amnésique du 'nombril mémoriel du monde' ?
Quoi qu'il en soit, ce mutisme sur Jérusalem-en-Judée demande quelques éclaircissements. Se pourrait-il que les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque n'ont pas voulu se trahir en évoquant explicitement le nom d'une cité qu'ils croyaient ne pas exister à l'époque de Moïse ? Ou qu'ils redoutaient qu'un tel anachronisme ne porte préjudice à la construction théologique du Pentateuque ? Ces deux suppositions se tiennent. Cependant, s'ils surmontèrent le piège en ne mentionnant pas nommément Jérusalem, ils laissèrent un mystérieux indice dans la fameuse bénédiction que Moïse adressa à chacune des douze[24] tribus d'Israël : « Sur Benjamin, il dit : Bien-aimé de Yahweh, Il résidera avec confiance auprès de lui ; Il l'abrite toujours, et réside entre ses épaules. ».
La racine verbale ShKN qui revient deux fois dans ce verset et est traduit littéralement par résider[25], évoque une 'présence divine immanente' (la 'Shkhina'). En hébreu, il peut suggérer celle d'un sanctuaire. Or Jérusalem se trouve dans le territoire de la tribu de Benjamin, faisant charnière entre celui de Judah au sud et de Joseph au nord. Les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque voulaient-ils ainsi nous dévoiler ce qu'il s'était tant efforcer d'occulter tout au long de leur ouvrage : le Temple de Jérusalem ?!
Mais rappelons une fois encore que l'ordre rédactionnel du corpus biblique est théologique et ne doit rien ou presque rien à la chronologie. Il est donc grand temps de revenir à cette dernière. On doit en effet au roi David l'initiative[26] de transporter à Jérusalem le tabernacle contenant les Tables de la Loi sur lesquelles étaient (prétendument) gravées les célèbres "Dix commandements transmis par Yahweh à Moise au mont Sinaï".
En vérité, cette Arche d'Alliance (Aron Habrith, en hébreu), n'était pas une relique sacrée surmontée de deux Chérubins mais un coffret rectangulaire contenant les noms des tribus ayant adhéré à la confédération nommé Israël (en fait Ishra-El). Ce coffret était tombé aux mains des Philistins, ces navigateurs Crétois et des îles de la Mer Egée qui opéraient des incursions meurtrières sur tout le littoral cananéen.[27] Durant trois siècles (avant d'être boutés hors du pays au Xème siècle avant J.-C.), ces Crétois furent les ennemis jurés des Hébreux. A tel point que leur nom biblique Philistins, et qui donnera bien plus tard (IIème après J.-C.) Palestine, signifie en hébreu : occupants, envahisseurs. [28]

III. Jérusalem, Yahweh, le Roi David, ou le Tétragramme triangulaire

Selon la Bible, le Roi David - après avoir récupéré des mains des Philistins et mis en sécurité l'Arche d'Alliance -, se mit en tête de construire à Yahweh - le Dieu tutélaire et le garant de l'unité de la confédération israélite - une « Maison ». Et ce, afin que Yahweh qui le protégea de tant de dangers et de menaces lors de ses expéditions guerrières et ses tribulations politiques, puisse enfin se reposer. Yahweh était en effet fatigué d'être 'trimballé' d'un endroit à l'autre sous sa démontable et remontable Tente d'Assignation. Il aspirait à se sédentariser. Contre l'engagement de David de le loger en dur, Yahweh lui promit son alliance éternelle et de perpétuer sa descendance sur le trône d'Israël.
La royauté, héréditaire de surcroît, n'était pas une mince affaire à l'époque. Pour les Hébreux israélites foncièrement opposés à la monarchie et à toute autorité centralisée, c'était même un casus belli qui aurait dû déclencher les hostilités envers David. Pourtant, il semble qu'ils ne s'en offusquèrent guère. A moins que ce fût le narrateur biblique qui sût faire passer la pilule monarchiste avec un récit non dénué de charme populaire - David dansant presque nu devant l'Arche d'Alliance -, destiné à convaincre que cette élection davidienne ne changerait en rien les coutumes hébraïques anarchisantes.
Parallèlement à l'élection du Roi David par Yahweh que les exégètes prirent pour argent comptant avec un sérieux hallucinant (son intronisation en tant que 'Oint de Dieu', allait beaucoup plus tard devenir un modèle et une référence pour tous les Rois de France), la Bible nous relate son dévolu sur Jérusalem. Juché sur sa monture en face de Jérusalem ou Ville de Jébus - la place forte d'une mystérieuse peuplade 'les Jébuséens' -, le roi David en fit le siège.
Les Jébuséens l'avaient auparavant nargué en alignant sur les remparts de leur citadelle tous les aveugles et les boiteux de la ville, une manière sans doute de lui prouver qu'elle était inexpugnable puisque même des handicapés suffisaient à la défendre. Mais le rusé David s'introduisit dans l'enceinte de la forteresse en empruntant un boyau souterrain (d'égout ?) et s'empara de la ville. Dès lors, il la surnomma Citadelle de Sion ou Cité de David et il interdit à tout aveugle et boiteux, l'entrée du sanctuaire qu'il envisageait de construire (vers 1000 avant J.-C) et qui s'acheva avec la construction du Temple de Salomon, vers 950 avant J.-C, devenant ainsi la capitale politique et religieuse du royaume d'Israël unifié.
.La langue hébraïque nous révèle bien des choses dans ce récit folklorique, fantaisiste et non moins anachronique : Jébus (Yebous), signifie défaite. Les pseudo-Jébuséens ne sont donc pas une peuplade étrangère, mais des Hébreux vaincus et défaits par David. Il est invraisemblable qu'ils se soient eux-mêmes appelés ainsi, et encore moins qu'ils aient nommé péjorativement "Cité de défaite", leur forteresse montagnarde qu'ils croyaient imprenable.
Le narrateur biblique nous entretient alors d'un recensement (chose préalablement prohibée par Yahweh) entrepris par lui. En effet, le narrateur biblique, après avoir méticuleusement énuméré les vaillants guerriers de David, 'les 37 Preux', (le trente septième étant Urie le hétéen cocufié et secrètement exécuté par son roi et amant de son épouse), nous dit soudain que Yahweh se mit en colère et 'incita le cœur de David' à procéder au dénombrement de la population de Judah et d'Israël. Ce que fit David.
Mais pour le punir d'avoir obéi-à-l'injonction-de-transgresser-l'interdit-de-recensement (Yahweh est un tyran retors et compliqué), Dieu envoya son prophète, un nommé Gad[29], enjoindre David de choisir entre trois calamités : trois ans de famine, trois mois de défaites militaires, trois jours de Glaive de Yahweh, c'est-à-dire d'épidémie de peste.
David préféra tomber entre les mains de Yahweh, fut-il capricieux, plutôt qu'entre celles de ses ennemis humains. Il choisit la peste. Soixante-dix mille Israélites périrent.
Parvenu à Jérusalem, l'Ange exterminateur – le glaive de Yahweh - comptait y achever sa ravageuse besogne, lorsque David l'aperçut qui se tenait avec nonchalance devant la grange d'un quidam, répondant au nom d'Aronah le Jébuséen. David implora Yahweh : « C'est moi qui ai péché, je suis le seul coupable. Qu'ont fait ces brebis ? De grâce, que ta main ne frappe que moi et ma famille ». C'est alors que Yahweh eut pitié de la cité et de ses habitants. Il ordonna à l'Ange : « Assez ! Retire maintenant ta main ! » [30]
Le prophète Gad alla trouver le roi David, passablement troublé par la vision de l'Ange, une sorte d'épiphanie christique, et lui dit : « Elève un autel à Yahweh dans l'aire d'Aronah le Jébuséen ». David désira aussitôt acheter la grange et l'aire attenante pour le battage des grains de céréales.
Mais qu'y avait-il de si saint sous les bottes de paille de la grange d'Aronah ? Nous laissant sur notre faim, le Livre de Samuel s'achève là, sans nous le révéler. La tradition populaire prit le relais et lia les gerbes d'orge et de blé à la légende davidique messianique de Jérusalem : sous la grange, perché sur un monticule dont la forme arrondie évoquait un occiput, se trouvait la sépulture d'Adam, le premier humain ! Le site mythique reçut plus tard le surnom de 'crâne', golgoleth en hébreu, qui donna le fameux Golgotha des Evangiles, et du "second Adam" qu'était Yeshou'a-Jésus pour ses disciples.
Quant à Aronah, sans se départir de sa flagornerie de péquenot balourd, il se révéla un négociateur redoutable et, presque sans avoir l'air, fit payer à David le prix fort. A tel point que notre narrateur-rédacteur de la scène (totalement fictive bien entendu) bafouilla et décerna à Aronah, le titre de …Roi, à la place de David !
La racine de ce nom hébreu - Aronah – possède deux sens : soit Arche (comme dans l'expression Aron ha Brith[31]= Arche d'alliance), soit un diminutif désignant la Lumière : Or ou Ornan. C'est d'ailleurs ainsi qu'il est transcrit dans le Livre des Chroniques.[32] Ce nom prédestiné, évoquant à la fois les "Tables de la Loi" déposées dans le Saint des Saints du Sanctuaire de Jérusalem, Les Ourim et Toumim (les pierres précieuses scintillantes du pectoral d'Aharon, le frère aîné de de Moïse et le Grand Cohen sacrificateur, selon la Bible), et même le Candélabre à sept branches éclairant les Chérubins, aurait pu et dû laisser libre-cours à l'imagination débridée des exégètes et aux élucubrations des mystiques. Mais il n'en fut rien.
A cause d'un a priori jébuséen, donc prétendument non hébraïque de son nom, ainsi que d'une vocalisation très tardive - et défectueuse -, dans la version dite massorétique de la Bible (au 10ème siècle après J.-C.), la plupart des exégètes se sont fourvoyés dans des hypothèses aussi fausses que néfastes : Araunah ou Aravnah, serait un prince … arménien !
Décidément, la nuisance de l'étymologie populaire est aussi passée par-là ! Or, Aronah n'est pas plus prince qu'il n'est Arménien ou Hittite ! Etrange et ironique destinée qui entacha le nom de ce modeste paysan : elle fit à la fois entrer cet hébreu païen - contre son gré - dans le panthéon monothéiste, et le gratifia d'appartenance quasi "aryenne". Pauvre Aronah !

IV. Le sionisme de Jérusalem
Le fait que David ait pris Jérusalem non seulement comme symbole de "résidence" de Yahweh et d'abri pour le Coffret d'Alliance de la confédération Israélite, mais surtout de capitale royale et donc politique, risquait de lui attirer l'animosité et l'opposition des autres tribus d'Israël.
Or Jérusalem avait été choisie par David comme capitale royale et religieuse afin justement d'éviter une telle animosité, opposition, ou frictions entre les tribus. Avec son emplacement dans le territoire central de la petite tribu de Benjamin, Jérusalem était censée faire fonction de zone tampon neutre, pour consolider la confédération tribale, menacée d'éclatement. Avec d'une part, un risque de sécession de la forte tribu de Judah au sud, et de l'autre la tendance à l'hégémonie de celle de Joseph sur les neuf autres tribus, au nord, à l'ouest et à l'est. Ce qui d'ailleurs arriva 50 ans plus tard, lors du schisme entre les royaumes de Judah et d'Israël.
Les pérégrinations de Jérusalem se poursuivirent tout au long de l'Histoire du royaume de Judah. L'autel que David érigea et qui fut l'emplacement du fameux Temple de Jérusalem de son fils le Roi Salomon, puis le Sanctuaire du Dieu ineffable du royaume de Judah et du judaïsme, tout cela fut détruit en 587 avant J.-C par les armées de Nabuchodonosor le Babylonien.
Et en 70 après J.-C., suite à la Grande Révolte des Juifs contre les Romains, lorsque Jérusalem-Sion fut transformée en bastion des patriotes et des résistants zélotes et sicaires, les Romains l'assiégèrent et la rasèrent définitivement ! Lors de l'insurrection de Bar Kochba en 132-135 après J.-C, l'empereur Hadrien la rebaptisa Aelia capitolina, et cela afin d'offenser et d'humilier la fibre patriotique du peuple hébreu vaincu.
Le Mouvement Hébreu de Libération (le "sionisme" révolutionnaire et laïque) sublima donc la rébellion du peuple et son aspiration à recouvrer son indépendance, sa souveraineté, et sa capitale historique et politique perdues. Non pas au nom de Jérusalem et de son aura de 'Ville Sainte", mais au nom de la justice historique.
Or, la multiple sacralisation des vestiges religieux de Jérusalem-Sion par le judaïsme (dont Le Mur des Lamentations, en hébreu, La paroi occidentale) et par le christianisme, puis par le conquérant musulman avec la Mosquée du Rocher, avait déjà eu son effet pervers.
Car c'est au nom de croyances religieuses que "l'internationalisation' de Jérusalem, une sorte de "Vatican du Proche-Orient des trois religions monothéistes", fut effrontément exigée, même par des Etats laïques comme la France, comble de l'absurde et du ridicule !
A cela, les Israéliens doivent rétorquer que ni la crucifixion de Jésus au Golgotha et ni le pseudo 'voyage' spirituel de Mahomet à Jérusalem, ne sauraient octroyer sur la capitale de l'Etat d'Israël, un quelconque droit aux chrétiens (et encore moins aux musulmans). Que diraient les Français, si des Israéliens adhérant soudain à la croyance en résurrection et à la divinité de Jeanne d'Arc, réclamaient l'internationalisation de Rouen, en arguant impertinemment du fait que c'est dans cette ville que La pucelle monta au bûcher !
Epilogue :
Cette confrontation entre Histoire et mythe religieux, est toujours d'actualité. Elle est même devenue fondamentale et vitale pour Israël. Car la grande erreur des Israéliens est d'avoir hypertrophié l'importance de Jérusalem, au détriment de toute autre parcelle de terre du Pays des Hébreux.
Or, pour un Hébreu, Massada, Hébron, Bethlehem, Sichem, le Mont Garizim, Shilo, Ephrat, Gilo, Megido, le Mont Tabor, Gaza, le Sinaï, le moindre kibboutz et moshav, le moindre bourg, et le moindre village, n'est pas moins "saint" que Jérusalem. Tous ces lieux ne sont pas "sacrés" au nom du divin, mais parce qu'ils font tout simplement partie intégrante de la patrie des ancêtres Hébreux. Et ce n'est pas parce qu'un roi, aussi "prestigieux" fut-il, a décidé que sa capitale était Jérusalem, qu'il faut pour cela atrophier l'importance des autres lieux du Pays des Hébreux !
En réalité, l'hypertrophie de l'importance de Jérusalem aux yeux des Israéliens est un stratagème pernicieux, induit par les ennemis d'Israël, pour développer en eux un réflexe de défense de leur "capitale".
Jérusalem est ainsi devenue une sorte de "chantage" aux mains des ennemis d'Israël : "Nous sommes prêts à vous concéder la souveraineté sur Jérusalem, mais en contrepartie, nous exigeons la création d'un Etat palestiniste arabiste-islamiste (fantoche et artificiel) en Judée-Samarie et sur la bande de Gaza". Et le tour est joué ! Avec les ovations des "puissances occidentales".
Ce stratagème de chantage a déjà réussi avec Sadate qui a "exigé" le Sinaï en contrepartie de la "paix". Comme si le Sinaï ne faisait pas partie intégrante du Pays des Hébreux, comme si l'Egypte ne l'avait pas occupé illégitimement, et comme si Israël était astreint à brader une terre lui appartenant de tout temps, pour "avoir la paix" !
Voilà donc le piège sournois dans lequel est tombé Israël, à cause de son attachement religieux à Jérusalem.
La réponse à ce traquenard est de déclarer immédiatement que chaque centimètre carré de toute la terre des Hébreux appartient historiquement à Israël et qu'il n'y aura de paix que lorsque cette terre lui sera restituée intégralement, Jérusalem compris !

David A. Belhassen


[1] Traité Tanhuma, Qedoshim 10.
[2] Récit d'amour et de ténèbres. Ed Keter. Tel Aviv 2002.
[3] L'échec, anatomie d'un tabou, p. 29. Ed La Différence. Paris 2013.
[4] Jean, 4, 21.
[5] En dépit, ou peut-être grâce à l'absence de tout attribut divin - ni Arche d'Alliance, ni Chérubins, et ni Tables de la Loi-, au sein de son « Saint des Saints », le Second Temple de Jérusalem était-il plus 'céleste' que le Premier Temple de David et Salomon ?
[6] Mais aussi plénitude, complétude ou achèvement.
[7] Comme dans le verset : « A moi la vindicte et les représailles au jour où leur pied fléchira ». Deutéronome 35, 32.
[8] L'hébreu est une langue dont la plupart des mots viennent de racines tri-consonantiques.
[9] Parfois abrégée en Solyma.
[10] La prononciation Yerushalaïm est tardive. Sa transcription avec le aïm de la dualité n'apparaît que quatre fois dans la Bible et près de 700 fois dans la forme Yerushalem .
[11] Il était courant alors d'appeler les cités du nom d'un dieu local.
[12] Une louange au Dieu El et à ses jumeaux a été retrouvée lors de fouilles archéologiques sur le site d'Ougarit.
[13] Chroniques I, 3, 19.
[14] Josué 10, 1.
[15] Çedeq = Justice
[16] Juges, 1, 8.
[17] Bezeq = Dieu de l'Eclair.
[18] Aux origines d'Israël Ed. Bayard. Paris 2005.
[19] Du moins, telle que cette mise à sac est relatée dans le Livre des Juges : 1, 8.
[20] L'ordre rédactionnel des 24 livres du corpus biblique n'est pas chronologique. Par exemple, le Livre des Juges - le plus ancien et dont la rédaction date du Xème avant J.-C. – ne se trouve qu'après le Livre de Josué bien plus tardif (VIIème avant J.-C.).
[21] El Elyon = Dieu Très Haut. Genèse 14, 18.
[22] Genèse 33, 18. Au Ier siècle après J.-C., Rome saccagea la ville hébraïque de Sichem et y installa ses légionnaires vétérans, en la rebaptisant « Neapolis » (ville nouvelle). D'où l'actuelle Naplouse en français, arabisée en Nablus.
[23] Il se pourrait fort en effet que l'un d'eux eût été un Samaritain, donc opposé à la sanctification et au prestige de Jérusalem. Voir les travaux de Mikhah Yossef Berdichevsky (1865-1921) : Sinaï et Grizim.
[24] En réalité à 11 tribus, Moïse s'abstenant de bénir la tribu récalcitrante de Simon. Or Simon (Shim'on en hébreu) n'est autre que Ismaël (Ishma'ël en hébreu), l’aîné d’Abraham décrit dans la Bible comme homme du désert vivant de rapines. En fait, cet éponyme désignait une tribu de semi-nomades du Néguev et du Sinaï affiliée à la confédération israélite, et dont certains territoires furent intégrés au royaume de Judah. Les 'sages talmudiques' attribuèrent le nom d'Ismaël à toute population nomade, y compris arabe, bien que cette dernière n'a absolument aucun lien avec Simon-Ismaël.
[25]Voir La Bible traduite du texte original par les membres du Rabbinat français, sous la direction du Grand rabbin Zadoq Kahn. Librairie Colbo. Paris 1966. Tout le long de l'ouvrage, cette traduction sera privilégiée, sans toutefois être exclusive.
[26]Selon la Bible, voir Samuel II.
[27]Rappelant celles des Vikings en Normandie au Xème après J.-C.
[28]Voir mon ouvrage Israël, amour et désamour, Ed La Différence. Paris. 2013 ou mon article : "Pour en finir avec l'usage du terme Palestine".
[29]Le Dieu de la bonne fortune du panthéon hébreu-cananéen.
[30]Samuel II, chap 24.
[31]Les lettres majuscules n'existent pas en hébreu. Les voyelles non plus. Elles ne sont là que pour faciliter la lecture.
[32]Chroniques, 21, 1

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Dim 4 Déc - 16:39

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David Belhassen·samedi 3 décembre 2016
“Le monothéisme est le plus grand danger pour l’humanité”, disait si justement Claude Levi-Strauss. Non seulement le monothéisme musulman, mais aussi le monothéisme judaïque !  Car sous chaque judaïque, peut se cacher un jihadiste en herbe !  La preuve ?
Voici la retranscription d’une “conversation” de ce matin avec un jihadiste en herbe, répondant au nom de Marc Fitoussi :  
Marc Fitoussi  
C'est vraiment de la merde ton appel à Baal Peor !! Qu'est ce que c'est que cette avoda Zara de merde scatophile et scatophage pour se donner un genre !! Quelle connerie !! Tu n'as pas honte de croire à des idoles pourries comme ta tronche ? Quelle débilité !! Tu pues David Belhassen, professeur de mes yeukes !!  
Marc Fitoussi  
N'oublies pas que le Prophète Elyaou Anavi a détruit son autel et tous ces prêtres à ton D ieu merdeux !  
David Belhassen
On voit bien le degré de tolérance du monothéisme judaïque et sa propagande calomnieuse envers les non-monothéistes ! C'est de ce monothéisme totalitaire que s'est inspiré l'islam criminel et exterminateur ! En fait, votre seule différence avec les islamistes, c'est qu'eux pratiquent leur monothéisme criminel, mais vous, vous vous contentez de la théorie. Sans pour autant, ne pas fantasmer qu'un jour vous feriez comme eux si vous en aviez l'occasion et l'opportunité !  
Marc Fitoussi  
Snifffff !! Tu pleurniches comme une petite femmelette !! Vas te faire voir tu es trop nul !!  
David Belhassen
Le grand héros héros de FB. Je t'invite quand tu veux et où tu veux à te mesurer à moi, monsieur le jihadiste en herbe ! Mais au fait, comment se fait-il que tu transgresses le shabbat en écrivant sur FB ??? Tu n'as pas peur que ton Dieu Allah te gronde ?  
Marc Fitoussi  
Je suis traditionaliste et croyant par contre tu vois bien que je ne suis pas intégriste puisque je transgresse le Shabath !! Mais que tu veuilles élever des autels à ton idole débile et faire croire à d'autre des inepties comme quoi les hébreux étaient Cananéens et de plus être prosélyte pour ces absurdités, je trouve ca gravissime si ce n'est ridicule ! Je ne compte pas en discuter avec toi pendant des heures, je te trouve tellement debile qu'il vaut mieux qu'on arrête là et si en plus tu me demandes de me mesurer à toi physiquement tu es mal barré !! Doigte toi bien profond avant de déféquer surtout !!    
David Belhassen
Oui mr le jihadiste en herbe ! Je suis prêt à me mesurer avec vous, où vous voulez et quand vous voulez, couard de judéo-islamiste !
Marc Fitoussi    
Minable petite merde !! J'ai été Golani Haboukime Harichonime pendant la 1ere guerre du Liban et j'ai éclaté des dizaines de petits cacas comme toi ! Tu es vraiment un petit vieux petit Con en quête de petites meufs à choper qui se prend pour un Gourou mais tu dégoutes tout le monde avec ta sale gueule de petite merde ! Je parie ce que tu veux que ta mère n'est même pas juive et que même ton nom est une invention aussi nulle que ta tête de noeud !! Tu veux te battre ?? Mais tu es vraiment ridicule !! Oulalala !! Je suis mort de peur !!! Va te faire enculer et rentre toi bien la tête de ton idole pourri dans ton cul qui l'est autant !! Hihihihihihi !! Minable !! Tu es un bien triste personnage...    
David Belhassen
Mais si tu es si fortiche, pourquoi tu fais dans ton froc au lieu de te mesurer à moi, petit jihadiste en herbe ! Je t'attends où tu veux et quand tu veux, poltron !  
Marc Fitoussi    
Poltron ?? Mais tu n'es pas normal du tout !! Tu te prends pour un mousquetaire ??? Mais je te répète pour la dernière fois d'aller te faire enculer par un bouc ou par un porc !! Je suis sûr que ça te ferait le plus grand bien, vu qu'avec ta sale gueule tu dois être un vieux garçon qui ne nique que sa petite mimine. Nique ta mere ! J'ai passé l'âge de me battre et de plus avec des clochards comme toi ! Ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un rendez vous pour se battre avec une merdouille comme toi ! Reste à ta place et arrête de dire des conneries avec ton idole déféquante !! Vas bien te faire enculer !!  
David Belhassen
Poltron ! Couard de jihadiste !  
Marc Fitoussi    
Clochard, branleur, tu es vraiment ridicule !! Se battre comme dans une cours d'école ! Mais si tu insistes, tu as ma parole d'ancien Golani que ça se fera ! T'inquiètes on reste en contact ! Et puis je te chierai dans ta bouche en partant !!  
Marc Fitoussi    
Là en plus tes amis FB on bien vu que tu étais un petit caca !!  
David Belhassen
Mais oui le poltron jihadiste dont la grossièreté et la vulgarité sont si typiques des jihadistes ! Je t'attends, dis-moi où et quand ?  
Marc Fitoussi    
Mais ferme ta sale gueule !! Qu'est ce que tu es stupide !! Tu n'as aucun self contrôle !! Tu t'écoutes parler ?? Je te répète que ça ne m'intéresse pas de me battre avec un vieux Con comme toi ! Tu es debile !!  Tu me fais rire tellement tu es Con ! Tiens je vais faire des copies d'écran et montrer à tout le monde ce que tu écris et surtout à nos amis en commun !! Ils vont mourir de rire !! Clic clic clic ( copies d'écran ) Hihihihihihi !! Tu m'as tué de rire !!  
David Belhassen
N'oublie pas aussi de faire des copies d'écran sur tes insanités et tes vociférations grossières, vulgaires, et immondes de jihadiste en herbe ! Couard ! Alors, le poltron qui roulait des mécaniques,, tu as la trouille tout à coup ?  
Marc Fitoussi    
Donnes moi ton adresse en MP  
David Belhassen
Pas en MP, poltron ! ici même ! David Belhassen. Shani-Livnah village, 90411: Collines de Judée, sud Hebron. J'attends la tienne.  
Marc Fitoussi    
Non ! Je te ferai la surprise ! Tu as ma parole de Golani que je viendrais te casser la gueule !!  
David Belhassen
Poltron ! Couard ! Tu fais dans ton froc de jihadiste !    
Marc Fitoussi    
Ok !! Pas de problème !! Je vais venir te voir ! Je te jure !! Sois prêt n'importe quand !!  
David Belhassen je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !  
Marc Fitoussi    
Ok ! Pas de problème !! Je vais te chier dans la bouche ! Chéhhhh !...    
David Belhassen
Je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !  
Marc Fitoussi  
J'ai déjà beaucoup appris sur toi ! J'ai plein d'infos te concernant !!  
David Belhassen
Jihadiste et délateur, par-dessus le marché ! C'est pour quand tu iras payer un jihadiste afin de mettre une bombe devant ma maison ? Pourquoi tu ne le fais pas toi-même, couard ?  
Marc Fitoussi    
Alors ? Je balance ?  
David Belhassen Oui !
Et ainsi de suite les mêmes insanités de Marc Fitoussi le néophyte jihadiste, en faisant appel à d’autres potes jihadistes judéo-rabbinico-islamistes pour déverser leurs immondices et leurs menaces.
Voilà donc ce qu’a “pondu” le sublime monothéisme judaïque et son rejeton monstrueux le judaïsme pharisien rabbinique : Des criminels en puissance !

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Lun 9 Jan - 15:54

David Belhassen
18 h ·

Comment se fait-il que tout à coup les télés françaises gauchos-bobos ont décidé de relater l'attentat terroriste au camion-bélier à Jérusalem et qui a fait quatre morts et 13 blessés ?
Alors que pendant des années, ces télés n'ont jamais "pipé" le moindre mot sur les dizaines d'attentats perpétrés par les islamo-jihadistes palestinistes à Jérusalem et dans tout Israël ?

Est-ce là l'expression d'une soudaine et bienveillante solidarité avec Israël, après les attentats islamo-jihadistes commis en France ?

Pas du tout ! C'est au contraire pour permettre une nouvelle résolution anti-israélienne dans la prétendue "Conférence de paix" qui doit se tenir la semaine prochaine à Paris, sous l'égide du gouvernement décadent de François Hollande.
Car à présent, le gouvernement pro-palestiniste islamiste de Hollande pourra prétendre être "impartial", et arguer du fait qu'il a condamné l'attentat à Jérusalem, pour mieux enfoncer le clou de sa politique pro-palestiniste dans les stigmates des mains d'Israël.

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Mar 10 Jan - 14:43

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Monnaie de Bar Kokhva


Ce présent article fait suite au premier volet qui a analysé les occurrences des termes "pharisiens, scribes, cohanim, et sadducéens, dans "l'Ancien" et le "Nouveau Testament".

Aperçu étymologique :



Pharisiens :

Ce mot vient de la racine verbale PRSh. A l'origine de cette racine, il y a la notion de "sortir". Ce qui sort et se sépare du corps, donc de la bouche, de l'anus, des narines.
Les pharisiens l'ont compris pour eux-mêmes comme étant : "ceux qui sont purs et se séparent du peuple impur". Ou encore : "ceux qui sortent (expriment) de leurs bouches des paroles sages", donc "ceux qui savent interpréter la Torah".
Leurs opposants le comprirent de manière péjorative : soit "ceux que le peuple exècre et a sorti de son sein" ; soit, pire encore, "ceux qui sont des excréments" !!!
Cette dernière interprétation qui raille les pharisiens qui se croient purs et les déclare en fait des "souillures", vient d'un jeu de mots en hébreu entre parosh (séparé, donc pharisien) et peresh (excrément). Ce virulent calembour à l'encontre des pharisiens –qui n'est compréhensible qu'en hébreu -, se trouve d'ailleurs dans l'Evangile de Matthieu (et à moindre mesure dans celui de Marc). Citons le passage en entier (Matthieu 15, 1-20) :

15:1 Viennent alors à Jésus des pharisiens et des scribes de Jérusalem, et dirent :
15:2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils mangent du pain.
15:3 Il répond et leur dit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu avec votre tradition ?
15:4 Car Dieu a dit :"Honore ton père et ta mère" ; et : "Celui qui maudira son père ou sa mère périra de mort".
15:5 Mais vous, vous dites : "Celui qui dira à son père ou à sa mère : "c'est une offrande pour Dieu de mon bien (donc sacré) et ne peut t'assister"; il n'a pas à honorer son père ou sa mère."
15:6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.
15:7 Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit :
15:8 "Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi.
15:9 C'est en vain qu'ils m'honorent, avec des préceptes qui sont des enseignements d'hommes."
15:10 Ayant appelé à lui la foule, il lui dit : Écoutez, et comprenez.
15:11 Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort ("paroush") de la bouche, c'est ce qui souille l'homme.
15:12 Alors ses disciples s'approchèrent, et lui dirent : Sais-tu que les pharisiens en entendant cette parole se sont offusqués ?
15:13 Il répondit : Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.
15:14 Laissez-les : ce sont des aveugles qui guident des aveugles ; si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse (aux excréments).
15:15 Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole.
15:16 Il dit : Vous aussi, êtes-vous encore sans discernement ?
15:17 Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis sort dans les lieux d'excréments ("perashim") ?
15:18 Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c'est cela qui souille l'homme.
15:19 Car c'est du coeur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, prostitutions, vols, faux témoignages, calomnies.
15:20 C'est ça qui souille l'homme ; mais manger avec des mains non-lavés, cela ne souille point l'homme.

Il s'avère certain que ce calembour – qui pour être vulgaire, voire grossier, ne manque pas de "suc", avouons-le -, a été prononcé par Jésus lui-même, connaisseur parfait de la langue hébraïque. D'autant plus qu'il fait usage d'un autre terme : "sortie" et qui en hébreu - "yeçiah" ou "çoah" -, a également le sens de "excrément" !
Les pharisiens l'ont bien compris, eux qui repartirent scandalisés par de tels propos de Jésus !

Scribes :

Ce substantif hébreu ("sofrim") vient de la racine verbale SFR qui signifie "compter", et par extension "réciter", "raconter", mais aussi "couper", "corriger", et donc "rédiger" (un livre).
En effet, les sofrim (= scribes) étaient des fonctionnaires attachés soit aux cohanim, soit aux pharisiens (mais jamais aux sadducéens !) et qui étaient chargés de compter les lettres, les mots, les lignes des manuscrits de la Torah, afin de s'assurer qu'une coquille ne s'était guère glissée lors de la vérification des copies sous leur responsabilité.
Ces "sofrim", à l'origine de simples "scribouillards" assignés à recopier le Pentateuque, devinrent peu à peu une sorte de caste d'experts en Torah, et leurs opinions faisaient parfois autorité au grand dam des pharisiens et des Grand Cohanim, qui pourtant les payaient pour leur "boulot".

Cohanim :

Ce substantif au pluriel vient de la racine verbale tri-consonantique "KHN". Cette racine a pour principales acceptions : " être en charge de" ; "avoir le rôle de"; "être intercesseur" etc…
Souvent (mal) traduit par "prêtres", "desservants", "pontifes", ce mot renvoie en fait à l'époque du polythéisme-animisme-totémisme hébreu, où les "cohanim" étaient des chamans guérisseurs itinérants, attachés à toutes les divinités du panthéon hébreu-cananéen. Ainsi, dans la Bible, on parle aussi bien des "cohanim de Yahweh", que des "cohanim de Ba'al".
Ces "cohanim" itinérants ont été rattachés à la tribu israélite des "lévi'im", eux-mêmes anciens chamans, et ensemble ils ont créé une caste sacerdotale, par le biais de la lignée (réelle ou fictive) d'El'azar Fils de Aharon, le frère de Moïse.
Peu à peu, la primauté de la caste sacerdotale cohannique s'affirma sur celle des lévi'im (les "compagnons"), surtout lorsque le Roi David choisit Jérusalem comme capitale politique et religieuse, au XIème siècle avant J.-C. Il fit alors de Çadoq et de Ebyatar, ses deux "Grand Cohen" attitrés, attachés au culte de Yahweh à Jérusalem. Sous le règne du roi Salomon, Ebyatar fut évincé, et Çadoq fut promu au rang exclusif de "Grand Cohen".
Selon Ezéqiel, le cohen-prophète exilé à Babylone au VIème siècle avant J.-C, seuls les descendants de Çadoq sont légitimement habilités à l'investiture de "Grand Cohen". (Voir Ezéqiel, 43, 19 ; 48, 11). Et c'est ce qui se passa, lors du retour de l'exil de Babylone au Vème siècle avant J.-C.


Sadducéens :

En hébreu, "çaduqim" (les "justifiés") ou "çadiqim" (les "justes"). Ce substantif vient d'une racine hébraïque ÇDQ qui signifie "être juste", "chercher la justice", "poursuivre la justice", ou "demander justice" comme dans l'expression biblique "biqshou çedeq" (voir Çephanyah 2, 3). Et toujours dans le sens de justice éthique et morale, et non strictement juridique. Car ce substantif signifie aussi "justiciers", donc "se rendre justice" par soi-même, sans avoir affaire à des tribunaux corrompus, soudoyés (et pro-romains !).


Colonnes du Temple et A la liberté de Jérusalem


Aperçu historique :

"Les vaincus de l'Histoire", ont toujours tort. On peut les calomnier et dire d'eux ce que l'on veut. Il n'y a plus personne pour nous contredire !
Du moins, c'est ce qu'on croyait depuis 20 siècles, jusqu'au jour où des découvertes archéologiques (comme les "Manuscrits de la Mer Morte"), et des recherches sérieuses et poussées (telles les ouvrages de Ben Tsion Katz, Menahem Stern, ou Raphaël Mahler qui voit en eux des "proto-qaraïtes"), ont mis à mal les images d'Epinal et les ouvrages de vulgarisation avec leurs poncifs surannés, colportés par leurs opposants des sadducéens, et repris en chœur par le plus grand nombre, depuis que le rabbinisme pharisien est devenu "le" judaïsme par excellence.
Dire aujourd'hui, comme dans la sentence du dictionnaire Larousse : "Les sadducéens étaient des réactionnaires et des nantis de l'aristocratie sacerdotale décadente", est tellement absurde, éculé, partiel, arbitraire et dépassé que seuls des Encyclopédies du siècle dernier ou des sites d'internet débiles comme "Wikipédia", en font encore usage.
En fait, il n'y avait pas moins de 4 groupes distincts, différents, opposés, voire antagonistes que l'on peut classer sous la rubrique vague et mal traduite de "sadducéens". Les voici :

Les sadducéens de la "Maison de Çadoq" et la "Maison de Honyo", comme les "Grands Cohanim", Hanan et Caïphe de l'époque de Jésus, marionnettes du Sanhedrin pharisien.
Les sadducéens des Manuscrits de la Mer Morte, sous la direction du "Moreh ha Çedeq" (= "Le Maître de Justice"). Il était un Cohen appartenant à la lignée de la "Maison de Çadoq", mais qui fit dissidence et s'opposa à la décadence et la corruption qui y régnait. Il fonda un mouvement légitimiste qui revendiquait le droit exclusif à cette appellation.
Les sadducéens disciples d'un certain Çadoq (bizarrement appelé par Flavius Josephe "le séparatiste", mot de même racine que "pharisien" - sic !). Avec Judah de Tsipori le galiléen, ce Çadoq arracha les "Aigles dorés", ornements emblématiques de Rome, qui furent accrochés aux portails du Temple de Jérusalem afin d'officialiser l'occupation romaine. Ils s'opposèrent également au paiement des impôts romains, au grand dam des pharisiens qui avaient institué "un sacrifice pour la paix de César". Ce qui n'est pas sans rappeler la polémique qu'eut Jésus avec les pharisiens qui lui tendirent un piège en voulant savoir s'il s'opposait à "l'impôt de César".
Les sadducéens, descendants des partisans des Hasmonéens, et surnommés "sicaires"(du mot latin "sicca" = dague, glaive), car ils poignardaient tous les collaborateurs juifs et non-juifs des Romains.

Concernant le premier groupe "sadducéen", il est évident qu'il s'agit d'une "aristocratie sacerdotale", nantie, sclérosée, et bénéficiant des mirobolantes entrées pécuniaires en rapport avec le culte du Sanctuaire de Jérusalem, accueillant des centaines de milliers de pèlerins chaque année.
Les membres du deuxième groupe "sadducéen", n'étaient autres que ceux que Flavius Josephe nomme "Esséniens". Persécutés, les disciples du "Maïtre de Justice", s'enfuirent au désert autour de la Mer Morte, en attendant une guerre eschatologique entre les "Fils de Lumière" contre les "Fils des Ténèbres".
Les militants du troisième groupe "sadducéen" sont ceux que Flavius Josephe, désigna plus tard comme "Zélotes", membres de "la quatrième philosophie", et qui déclenchèrent une guerre de résistance à l'occupant romain. Parmi les disciples de Jésus, il est fait mention de "Simon le zélote".
Le quatrième groupe "sadducéen" était un mouvement hétéroclite composé de cohanim défroqués, de lévites paupérisés - descendants des partisans des Hasmonéens-, et d'une plèbe revancharde contre les nantis et "l'establishment" judaïque, tous plus extrémistes les uns que les autres dans la lutte armée contre l'occupation romaine et leurs collaborateurs du Sanhedrin. Les plus connus parmi eux étaient Menahem le galiléen et Ela'azar Ben Yaïr et ses résistants de Massada. Il se peut que le nom du disciple de Jésus en langue grecque, "Judas Iscariotès", soit en fait une déformation de "Judah le sicaire".
Comment s'y retrouver dans cet amalgame sémantique ? Et de quelle manière peut-on savoir de quel groupe mouvement s'agit-il dans les différentes sources (Les Evangiles, Flavius Josephe, le Talmud) qui parlent des Sadducéens ?
Pour cela, il nous faut faire une analyse historique. Mais avant cela, un peu de théologie.
Les Evangiles nous disent que les "sadducéens ne croient pas à la résurrection des morts", et "qu'il n'y a ni ange et ni esprit".
Flavius Josephe nous apprend que les "sadducéens sont intransigeants même avec leurs frères", ce qui évoque les sicaires qui n'avaient aucune compassion pour les collabos des romains. Ils ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme et à la prédestination, mais au libre-arbitre.
Et le Talmud qui nous parle des "sadducéens", nous indique qu'ils s'opposent à la "Torah orale" des pharisiens, à la résurrection ou au "monde futur", mais surtout nous parlent de leurs polémiques en matière d'exégèse, d'interprétation, et de compréhension des lois de la Torah écrite.
Nous nous attarderons sur l'une d'entre elle, la loi dite "du Talion". Apparté : l'incompréhension sur "La loi du Talion".
Peu de lois mentionnées dans la Torah de Moïse (Le Pentateuque), ont été plus incomprises que celle dite "Loi du talion".
Tout d'abord, que signifie cette expression "Loi du talion" ? Elle est empruntée à la législation romaine antique. Le mot "talion" vient du latin "talio" ou "talis" qui signifie "tel" "pareil". Ce terme établit donc une analogie ou plutôt une équivalence : "telle punition pour tel délit". Elle est passée dans le langage commun avec l’usage du célèbre "Œil pour Œil".
Mais que dit vraiment la Torah ? Pour le savoir, il nous faut retourner au texte originel en hébreu et à sa traduction littérale en français. L'expression « œil pour œil » est mentionnée trois fois dans le Pentateuque. Les voici :
Exode 21, 22-25 : « et si des gens se disputent et heurtent une femme enceinte et que ses enfants sortent et qu'il n'y ait pas de malheur il sera puni comme le lui imposera l'époux de la femme et donnera selon les litiges ; et si malheur est, tu donneras âme contre âme, œil contre œil, dent contre dent, main contre main, pied contre pied, brûlure contre brûlure, blessure contre blessure, pansement contre pansement. »
A partir de ce verset, il est impossible de dire ce que signifie "que ses enfants sortent et qu'il n'y ait pas de malheur". Est-ce qu'il est question d'un avortement ? Mais un avortement est aussi un malheur ! Un malheur relatif, mais un malheur quand même, surtout aux yeux du (ou des) rédacteur du Pentateuque. Et s'il est question du malheur d'un avortement, on voit mal comment pour un délit non intentionnel lors d’une rixe, on arrachera l'œil d'un adulte pour l'œil d'un fœtus ! Surtout que la suite du verset, parle d'un autre cas : “si quelqu'un frappe (intentionnellement ?) l'œil de son esclave, et que cet œil soit abimé, il renverra libre son esclave contre son œil perdu”.
Bref, ce passage du Pentateuque est une énigme. Nous devons donc nous pencher sur le second verset.
Lévitique 24, 17-22 : « Et un homme s'il frappe toute âme humaine il sera mis à mort. Et s’il frappe l'âme de bétail, il la paiera âme contre âme. Et l'homme s'il donne une infirmité à son compatriote, comme il a fait on lui fera : fracture contre fracture, œil contre œil, dent contre dent ; comme il donnera une infirmité à un humain, ainsi il lui sera donné. »
Ce verset est plus explicite, puisqu'il parle de "donner" ou de "faire" une infirmité. Mais il est vraiment difficile de juger s'il s'agit d'une infirmité concrète à faire à l'agresseur ou s'il s'agit d'une métaphore en usage dans la langue "primitive" qu'est l'hébreu, afin d'indiquer une équivalence de châtiment.
Il y a un troisième verset. Deutéronome 19, 21 : « N'aura pas de pitié ton œil : âme par âme, œil par œil, dent par dent, main par main, pied par pied. »
Il est à noter ici une petite variante de "œil par œil" à la place de "œil contre œil". Mais sur le fond, rien qui puisse véritablement nous dire s'il est question d'une métaphore ou non, et ce en dépit du fait qu'on se trouve dans un cadre législatif et juridique, et que les métaphores dans un tel cadre soient rarissimes.
Et c'est justement sur ce sujet brûlant que les pharisiens et les sadducéens, se sont rageusement empoignés !
Les pharisiens disaient qu’il s’agit d’une métaphore pour enseigner une équivalence. Ainsi si quelqu'un arrache intentionnellement l'œil de son prochain, on l'amènera au marché d'esclaves pour estimer combien il vaudrait avec un seul œil. La différence du prix d'un esclave avec deux yeux et d'un esclave borgne, était le prix de réparation pécuniaire à payer ! (Voir le traité talmudique "Baba Batra").
Les sadducéens s'arrachaient les cheveux en entendant cela et disaient que les pharisiens offensaient les Fils d'Israël en les humiliant et en les comparant à des esclaves. Pour eux, ces versets ne sont pas métaphoriques mais indiquent bien qu'il faille donner une punition corporelle d'intensité équivalente à celui qui s'est rendu coupable de sévices physiques envers son prochain, en le rendant intentionnellement infirme. Et s'il a fait perdre l'usage d'un œil à son prochain, on lui fera perdre l'usage de son œil, "afin qu'à l'avenir, les méchants voient et craignent ce châtiment !"
A cela rétorquaient les pharisiens : "Maudits sadducéens, vous voulez rendre infirmes tous les Fils d'Israël infirmes ou une confrérie d'handicapés ?" Et les sadducéens de leur rendre la monnaie de leur pièce : "Maudits pharisiens, à cause de votre exégèse laxiste, tous les gens riches vont se permettre le luxe de martyriser leurs serviteurs et de mutiler les pauvres du pays, car ils ne craindront aucune punition conséquente à leur cruauté et à leurs méfaits ! Vous encouragez leur sadisme ! C'est quoi pour eux de payer la différence de prix entre un esclave avec ses deux yeux et celui d'un esclave borgne ?! Des clopinettes ! "
Aujourd'hui, le judaïsme est aux mains des pharisiens, et les sadducéens ont disparu. On ne peut savoir exactement comment les sadducéens entendaient infliger ce châtiment corporel. La polémique est donc réglée, faute de combattants, en faveur de l'exégèse pharisienne. Mais, on ne peut vraiment décider qui "a raison" sur ce point - les pharisiens ou les sadducéens ?-, et s'il s'agit d'une pure métaphore de la Torah ou d'une manière toute hébraïque pour indiquer la nécessité d'un châtiment corporel d'avertissement à qui a osé mutiler intentionnellement son prochain, ou à le rendre infirme, invalide ou handicapé.
Mais en tous cas, une chose est certaine à la lumière de cette polémique :
Les sadducéens n'étaient pas de "riches aristocrates" ! Car, comment est-ce possible – si les sadducéens étaient réellement des nantis – qu'ils prônent une exégèse de juridiction qui va à l'encontre de leurs intérêts de caste classe prétendument favorisée, puisque celle-ci n'octroie aucune valeur à tout leur argent et leur richesse ?!!
Tout l'or du monde - selon les sadducéens -, ne sauvera donc pas l'œil de celui qui, intentionnellement, a rendu borgne son prochain !
Tandis que chez les pharisiens, le "fric" peut tout réparer ! Exactement comme le prônent nos chers ultras-capitalistes contemporains.
Conclusion : les "sadducéens" n'étaient ni des nantis et ni des masochistes qui aimaient se faire arracher l'œil, mais les défenseurs des démunis !
Il n'est pas superflu de rappeler ici que les sicaires sadducéens avaient incendié toutes les archives des dettes contactées par les pauvres du pays envers l'oligarchie financière de Jérusalem. (Voir Flavius Josephe : "Guerre des Juifs contre les Romains". 427, 2.
Est-ce là un comportement de classes favorisées, de riches et de nantis ??? Ou tout le contraire !!!
Ce qui a induit beaucoup "d'Historiens" en erreur, et ne leur a pas permis de distinguer les différents partis de "sadducéens", est leur méconnaissance de la langue hébraïque.
La transcription grecque "Saddoukaios", (et en français "Sadducéens") telle qu'on la trouve dans les Evangiles ou chez Flavius Josephe, ne pouvait leur révéler d'une part son origine à partir de çedeq = justice ; et de l'autre l'étendue sémantique de cette racine hébraïque, et de là, le nom des mouvements distincts se cachant sous le terme "Saddoukaios". D'autant plus que les consonnes emphatiques et gutturales hébraïques ç et q, n'existent pas en grec, et ne peuvent être prononcées convenablement.


A présent, revenons à l'Histoire, proprement dite.
Depuis le règne de Salomon au Xème siècle avant J.-C et jusqu'au IIIème siècle avant J.-C, se succédèrent les "Grands Cohen" de la "Maison de Çadoq". Elle ne prit fin qu'à la révolte des Hasmonééens au milieu du IIème siècle avant J.-C,
En ces temps-là, la "Maison de Honyo" et ses descendants, héritiers légitimes de la "Maison de Çadoq", se trouvèrent impliqués dans des rivalités politiques et financières, qui n'allèrent qu'en empirant avec l'occupation grecque. Yason, Menelaos, et Alqimos, des cohanim de la "Maison de Honyo" pourtant, soudoyèrent les Grecs et s'emparèrent de la fonction de "Grand Cohen", à la place de Honyo IV.
Ce dernier, corrompu par le pouvoir et l'argent, n'eut de meilleure idée que d'aller se réfugier chez son protecteur grec Talmaï VI, pour y fonder un Temple dédié à Yahweh en Egypte !
C'est ici la preuve que la sclérose avait envahi la "Maison de Çadoq", par le biais de ses légitimes descendants de la "Maison de de Honyo" pour qui l'allégeance à leur "pontificat" et au culte du Temple, primait sur leur allégeance à leur peuple et à leur patrie.
Les Hasmonéens étaient une famille de cohanim, descendants de Yehoyarib, un cohen écarté à tout jamais, par les descendants de Çadoq, du statut de Grand Cohen. Lors de la révolte des Hasmonéens soutenus par leurs premiers partisans, les Hassidim (= les Pieux), les soldats de Yehoudah ha maqqabi ("Judah le marteau") – un des fils de Mattityahou Cohen -, ne se contentèrent pas seulement de bouter les occupants Grecs hors du pays. Ils chassèrent également de Jérusalem, les vestiges véreux de la "Maison de Honyo" (Yason, Menelaos, et Alqimos), qu'ils accusèrent de corruption et de collaboration avec l'ennemi grec.
A la mort de Yehoudah ha maqqabi, son frère Shim'on, prit alors le titre de "Grand Cohen" et "Président du Conseil des Judéens", mais non le titre de "Roi". Cela était la première fois après près de mille ans qu'un cohen n'appartenant pas à la la "Maison de Çadoq", accédait au titre et à la fonction de "Grand Cohen".
La réponse de Shim'on le Hasmonéen à Antiochus VII, le roi grec, est à inscrire au fronton du patriotisme hébreu et du "Mouvement Hébreu de Libération", 2000 ans avant le sionisme officiel :
"Nous n'avons pris aucune terre étrangère, et nous ne nous sommes emparés d'aucun bien étranger. Mais nous avons restitué le patrimoine de nos ancêtres tombé aux mains de nos ennemis, et dont nous avons été spoliés illégitimement par les occupants. Et nous, lorsque l'opportunité nous a été donnée, nous avons réussi à récupérer la terre de nos pères." (Livre I des Hasmonéens , 15, 34-35)


En 134 avant J.-C, Yohanan, le fils de Shim'on le Hasmonéen, succéda à son père (assassiné par traitrise). Il prit à son tour le titre de Grand Cohen et Président du Conseil, et mena des combats ardus et acharnés, pour libérer le pays de toute emprise grecque.

C'est à peu près de cette époque que - selon Flavius Josephe - des différents courants ("philosophies") naissent dans le judaïsme, et en particulier : "pharisiens", "sadducéens", "esséniens".

En dépit de ses victoires et de l'admiration que le peuple portait à Yohanan, les pharisiens n'acceptèrent pas que des actions "laïques", comme celle de bouter les ennemis hors du pays, étaient menées par un "Grand Cohen". Pour eux, il fallait séparer les deux fonctions, en "séculier" (Roi) et "régulier" (Grand Cohen).

En fait, ils voulaient une marionnette dans le poste de Grand Cohen, afin que le "Conseil des Anciens" (qui deviendra plus tard le "Sanhédrin"), pouvait manier à sa guise. D'autant plus qu'ils avaient réussi à avoir la majorité au sein de ce Conseil des Anciens, tandis que Yohanan guerroyait et ne rendait pas compte de ce qui se tramait derrière son dos.

S'étant plus tard ressaisi, Yohanan fit alors appel au parti des "sadducéens" qui depuis toujours avaient soutenu sa politique active de récupération de la totale souveraineté israélite dans le pays.
Une guerre civile éclata, qui vit la victoire totale de Yohanan et des sadducéens. Les pharisiens furent chassés du Sanhedrin après avoir s'être plaint devant les généraux grecs des "persécutions" dont ils étaient victimes de la part de Yohanan.

Yohanan ne put supporter cet appel des pharisiens à l'ingérence et à l'intervention étrangère. Aussi, ordonna- t-il l'exécution de leurs principaux chefs pour motif de "Haute trahison".
Ce fut le premier fait de Haute trahison, commis par les pharisiens !


En dépit de son pharisianisme, Flavius Josephe ne tarit pas d'éloges à l'égard de Yohanan et lui accorde même le titre de "prophète", à part celui de "Grand Cohen" et de "Président du Conseil".
A la mort (naturelle) de Yohanan en 104 avant J.-C, et après 30 années de pouvoir, son fils Yehoudah (et de son nom grec Aristobulos) hérita des deux pouvoirs : temporel (Président du Conseil) et spirituel (Grand Cohen).

Yehoudah mourut jeune et sans enfants. Son épouse Shlomçion hérita de la régence. Influençable, elle rapprocha les pharisiens du pouvoir.

Un autre fils de Yohanan, Yanaï, épousa Shlomçion au nom de la loi du "yeboum" (le "Lévirat", qui exige que le frère épouse la femme de son frère décédé sans enfants). Il prit alors, en 102 avant J.-C, le titre de "Roi et Grand Cohen".

Durant les 26 années de son règne, Yanaï n'eut de cesse de combattre afin de restituer et de récupérer les terres historiques du peuple Hébreu, dans les frontières établies par le Roi David.
Soutenu par les sadducéens, Yanaï réduisit à néant les tentatives pharisiennes de prendre le pouvoir par le biais de Shlomçion.

La recommandation prêtée à Yanaï à l'intention de son épouse "de prendre garde des hypocrites pharisiens" est à ce sujet révélatrice de la répulsion qu'éprouvait Yanaï à l'encontre des pharisiens, haine que ces derniers lui rendirent bien. Ils propagèrent la calomnie qu'il n'était pas le fils de Yohanan le Hasmonéen, mais un bâtard de sa mère.
Yanaï mourut en 76 avant J.-C, laissant la régence à Shlomçion. Elle octroya à son fils aîné - Yohanan Horkanos -, proche des pharisiens, le titre de Grand Cohen", et dépouilla de tout pouvoir son cadet -Yehoudah Aristobulos -, proche des sadducéens, , bien qu'il était un général d'armée intrépide et qu'il s'illustra pour sa bravoure et son héroïsme dans des combats contre des ennemis extérieurs.
C'est alors que les pharisiens purent enfin recouvrer les pleins pouvoirs. Ils écrasèrent dans le sang toute velléité de rébellion des sadducéens qui se considéraient comme les légitimes successeurs et fidèles continuateurs du patriotisme actif de Yanaï.

Durant les dix ans de régence de Shlomçion, les pharisiens devinrent les maîtres incontestés du pays. Ils y imposèrent leur loi et leur vision exclusive du judaïsme, tandis que Yohanan, faible et pleutre, devint leur marionnette et leur porte-parole auprès de Shlomçion.
A la mort de Shlomçion, le pays sombra dans la guerre civile entre les partisans sadducéens de Yehoudah Aristobulos et les partisans pharisiens de Yohanan Horkanos.

Yehoudah Aristobulos en sortit victorieux. Il destitua Yohanan Horkanos du titre de Grand Cohen", et s'arrogea le titre double de Roi et Grand Cohen, comme son père Yanaï.
C'est alors que les pharisiens firent d'abord appel à Hartat, le roi des Nabatéens, puis à une armée de mercenaires Parthes convertis au judaïsme pharisien (dorénavant, les convertis étrangers devinrent pour toujours le "fer de lance" du pharisianisme !).

Et comme cela ne suffît pas à vaincre Yehoudah Aristobulos et ses partisans sadducéens, les pharisiens envoyèrent une délégation à Pompée le général Romain pour les débarrasser de Yehoudah Aristobulos, qui osa défier la puissance romaine.

Ce fût le deuxième fait de Haute trahison de la part des pharisiens !


Pompée ne se fit pas prier. Il attaqua Yehoudah Aristobulos et mit le siège à Jérusalem où ce dernier s'était réfugié. C'est alors que les pharisiens, ouvrirent les portes de la ville à Pompée.

Ce fût le troisième fait de Haute trahison de la part des pharisiens !


Plus de 12000 Israélites, et parmi eux des sadducéens en grand nombre, périrent dans les combats contre les Romains, tandis que Yehoudah Aristobulos fut capturé, enchaîné et traîné à Rome lors de la célébration des "victoires" et conquêtes de Pompée.

Celui-ci rétablit la marionnette pharisienne - Yohanan Horkanos - comme "Grand Cohen", tandis que Yonathan Alexandros, le fils de Yehoudah Aristobulos, reprit le flambeau de la révolte contre les Romains et leurs collabos pharisiens.

Entre temps, son père - Yehoudah Aristobulos - réussit à s'échapper de sa geôle romaine. Il revint en Israël et avec son fils cadet, Mattatyahou Antigonus, et ses partisans sadducéens, il tenta en vain de restaurer la souveraineté israélite de la Maison des Hasmonéens.
Yehoudah Aristobulos fut empoisonné par ses opposants pharisiens, tandis que Mattatyahou Antigonus fut déporté, et Yonathan Alexandros, le dernier roi hasmonéen, décapité !
Rome plaça Hérode fils d'Antipater, son collabo d'Idumée, comme Tétrarque de la "Judée conquise". Et c'est ainsi que prit fin – en 37 avant J.-C – la dynastie hasmonéenne, après un siècle de souveraineté hébreue recouvrée.
Mais l'Histoire ne s'arrêta pas là.

De 37 avant J.-C et jusqu'à 66 après J.-C, des dizaines de révoltes éclatèrent contre l'occupant romain, la dynastie hérodienne, et tous leurs collaborateurs judaïques, y compris les pharisiens du haut de leur Sanhedrin, qui tiraient les ficelles dans les affaires du Temple, derrière des marionnettes sacerdotales de la "Maison de Çadoq", rétablies par les pharisiens dans leurs fonctions de "Grands Cohanim".

Plusieurs siècles plus tard, les rabbins pharisiens du Talmud, ne tarissaient pas d'éloges pour la reconstruction du Temple de Jérusalem par Hérode : "Qui n'a pas vu la construction d'Hérode n'a jamais vu de sa vie un aussi beau édifice". En occultant le fait que de chaque pierre de cet édifice, dégoulinait du sang hébreu versé par Hérode et ses complices.

Cette période à la fois de la dynastie hérodienne, de celle de l'occupation romaine, et de l'hégémonie pharisienne au Sanhedrin, fut aussi celle du message de Yeshoua'-Jésus et l'émergence du mouvement messianique ("chrétien", du grec pour "oint" traduisant l'hébreu "mashiah").
En 66 après J.-C, éclatèrent les grandes "Guerres des Juifs contre les Romains", selon le titre de l'ouvrage de Flavius Josephe.
Durant quatre ans, tous les mouvements hébreux clandestins et révolutionnaires anti-romains - les Zélotes, les Sicaires qui n'étaient autres que des descendants de sadducéens fidèles aux Hasmonéens, mais aussi d'autres groupes comme celui de Yohanan de Goush Halab (en français Jean de Giscala) ou celui de Shim'on Bar Giora -, menèrent une guerre de résistance afin de libérer le peuple Hébreu et le pays d'Israël du joug de l'occupant romain et de ses alliés.
Cette guerre s'acheva en 70 par le siège de Jérusalem, et la destruction du Temple, le massacre des résistants hébreux assiégés, et leur déportation. C'est durant ce siège, que le chef des pharisiens, Yohanan Ben Zakkaï, alla voir Vespasianus (ou son fils Titus), pour signer un pacte : Rome sera maître du pays, et les pharisiens obtiendront en contre- partie, l'hégémonie et la mainmise religieuse sur le pays et sur le peuple.
Non seulement les pharisiens déclarèrent que "Les décrets du royaume (romain) ont force de loi", mais leur chef Yohanan Ben Zakkaï fit (fictivement) jurer les Israélites : 1. De ne pas "monter aux barricades". 2. De ne pas "provoquer les nations". 3. De ne pas "devancer la rédemption". En d'autres termes, se soumettre (aux autorités), se soumettre (au pouvoir), se soumettre (aux oppresseurs) !
Voici comment la mentalité judaïco-pharisienne de "soumis" s'est définitivement établie.

Ce fût là, le quatrième fait de Haute trahison !


En 74 après J.-C, les derniers résistant sicaires-sadducéens de El'azar Ben Yaïr furent exterminés par la légion romaine de Silva. Dès lors, les sadducéens disparaissent de la scène politique et de l'Histoire. Malheur aux vaincus ! Dorénavant, leur mémoire, leurs écrits, et leurs faits d'armes tomberont dans l'oubli, si ce n'est quelques réminiscences plus ou moins déformés dans les Evangiles et les Actes des Apôtres, dans les ouvrages de Flavius Josephe le traître cohen pharisien, ou plus tard dans la littérature calomnieuse et biaisée des rabbins pharisiens talmudiques.


Mais la fibre patriotique hébraïque d'insoumission, resurgit ! En 132 après J.-C, un dénommé Shim'on ben Koseba (= Shim'on fis de Brebis), et dont le nom a été déformé dans la littérature pharisienne talmudique en Ben Koziba (= "Fils du mensonge"), rassembla une armée de résistance et attaqua les légions romaines occupantes.
Surnommé "Bar Kokhba" (= "Fils de l'étoile") pour son héroïsme, son charisme, et sa dimension messianique, Shim'on ben Koseba reprit la tradition de bravoure hasmonéenne.
Il proclama la "Judée libre et indépendante" et, comme ses prédécesseurs zélotes et sicaires-sadducéens, il rétablit la monnaie locale – le sheqel - à la place de la monnaie romaine en vigueur par les forces occupantes, ainsi que l'écriture paléo-hébreue à la place de l'écriture carrée importée de Babylonie.

Lors de fouilles archéologiques, furent retrouvées quelques-unes de ses missives dans des grottes près de la Mer Morte. Dans une d'elles, il fustige l'égoïsme de ceux qui "se la coulaient douce" au lieu de fournir de la nourriture aux résistants hébreux qui combattaient les Romains : "De Shim'on Ben Koseba aux gens de Eyn Guedi : "Vous vous prélassez dans l'opulence et la gloutonnerie, et vous ne vous êtes pas inquiétés du sort de vos frères !"

Mais après quatre ans de combats acharnés, entachés de désertions et de trahisons internes, Bar Kokhba fut vaincu et tué. L'empereur Hadrien, fort de ses douze légions envoyées pour écraser la résistance, décima Betar, le bastion de la rébellion, massacra les assiégés, dévasta Jérusalem et la rebaptisa Aelia Capitolina, et effaça les noms Israël, Judée, Samarie, Galilée, pour leur octroyer le nom abject, offensant, et humiliant de "Palestine".

Pendant ce temps, les pharisiens – plongés dans leur paisible étude de la Torah – non seulement refusèrent de participer à la résistance, mais calomnièrent Bar Kokhba en le traitant de "faux messie", alors qu'il n'a jamais pris ce titre, mais celui de "Président d'Israël".
Et le comble, ils osèrent prétendre que ce sont eux qui le tuèrent ! ("Nos sages l'ont trucidé" – Voir Talmud babylonien, traité Sanhedrin 93, 2).

Voici là, le cinquième fait de Haute trahison !

Deux cent ans plus tard, face à la haine que le peuple hébreu vouait aux collabos pharisiens, la littérature talmudique voulut a posteriori "redorer leur blason", en introduisant la légende que le rabbin Aqibah avait soutenu Bar Kokhbah. Mais le peuple ne fût pas dupe. Et le Talmud fut bien obligé de reconnaître par la suite qu'en fait Aqibah se démarquait de Bar Kokhbah, le dernier vestige du courant des sicaires sadducéens, tant haï par les pharisiens !

Depuis, et jusques aujourd'hui, les rabbins pharisiens n'ont eu de cesse de trahir et de faire usage de délation contre leurs opposants à l'intérieur du peuple d'Israël (comme les Qaraïtes au 8ème siècle après J.-C ou les résistants du Ghetto de Varsovie au XXème siècle), afin de parvenir à leurs fins : transformer le peuple d'Israël en une communauté religieuse de "moutons", soumis à la Halakhah talmudique rabbinique et à sa théologie pharisienne.
Epilogue :
Il n'y a pas d'autre choix que de reconnaître que cette longue traînée de trahisons, de forfaitures, et de collaborations-collusions avec l'ennemi que la secte pharisienne- rabbinique- talmudique a laissée derrière elle, était inscrite dans son ADN.


De nos jours, le comportement anti-israélien félon et ignoble de leurs plus fidèles successeurs et représentants que sont les ultra-orthodoxes du judaïsme rabbinique, tels que les "Netourey Qarta" et consorts, est là pour nous le rappeler et nous le confirmer.

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 14 Jan - 14:49

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L’État d'Israël organise le 15 Janvier une "Conférence internationale pour la Paix en France", dont voici les 6 propositions principales :
1. La République française s'appellera dorénavant : "la République gauloise".
2. La Capitale de cette République Gauloise ne sera plus Paris, mais Alésia.
3. La Bretagne, le Pays basque, la Corse, l'Alsace et la Lorraine, feront sécession et deviendront des Etats indépendants.
4. Les Dom-Tom seront libérés de la colonisation française et accèderont à leur souveraineté et à leur indépendance.
5. Au cas où l’Élysée ne se soumettrait pas à ces propositions, des mesures de rétorsion, y compris des sanctions financières et le boycott de ses exportations, seront prises.
6. Si la France persiste à ne pas mettre en œuvre ces propositions de paix, des frappes militaires internationales seront prévues contre le gouvernement français.

A bon entendeur, salut et shalom !

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Lun 13 Fév - 16:35

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David Belhassen·samedi 11 février 2017
Marine le Pen vient involontairement (ou volontairement ?) de rendre le plus grand service qui soit à l’État d'Israël.
Comment donc ?
Grâce à son programme d'abolir la double-nationalité à tous les citoyens français (y compris à ceux qui se définissent - malencontreusement -"juifs" au lieu de "Hébreux"), Marine le Pen a mis l'Etat d'Israël en face de ses contradictions internes et ses responsabilités historiques qu'il a bafouées si longtemps : va-t-il enfin devenir un réel et authentique Etat hébreu ? Ou compte- t-il persister à servir de "compagnie d'assurances contre l'antisémitisme" pour les juifs diasporiques qui détiennent la citoyenneté française et, a fortiori, aux schizophrènes parmi eux qui ont la double-nationalité franco-israélienne.
Mais pas seulement eux ! N'oublions pas non plus ceux qu'on appelle en hébreu "yordim", ces traîtres d'Israéliens qui sont plus d'un million à vivre aux US et qu'Ytshaq Rabin (pour une fois, je suis d'accord avec lui !) nommait "des déchets de décadents" !
Parfois, je me prends à rêver et à voir le gouvernement de l'Etat d'Israël à imiter sur ce point précis le programme de Marine le Pen, proposant d’abolir la double nationalité de tous ses ressortissants qui la détiennent.
Car la proposition de Marine le Pen ouvre aussi la voie à un amendement de la "Loi du Retour". Celle-ci permet indéfiniment à tout "juif" de la diaspora de demander à bénéficier de la "Loi du Retour" et ainsi accéder automatiquement à la citoyenneté israélienne.
Ne faudrait-il pas dorénavant ajouter un alinea à cette "Loi du Retour". Un alinea qui stipulerait qu'elle sera définie et limitée dans le temps : pas plus de dix ans !
Si j'étais un député, j'aurais proposé à la Knesseth (le Parlement israélien) une réforme de la Loi du Retour avec l'alinea suivant :
Si dans un laps de temps ne dépassant pas 10 ans au maximum, un "juif" de la diaspora et un Israélien "yored" ayant plus de 18 ans, ne dépose pas une demande de s'installer (ou se réinstaller) définitivement en Israël et y obtenir (ou ré-obtenir) la citoyenneté israélienne exclusive, il perdra irrémédiablement son droit à la "Loi du Retour".
Passé ce laps de temps, il sera soumis aux "lois d'immigration" appliquées dans toute leur rigueur, avec en particulier les restrictions qui pèsent sur tout candidat, sans aucun rapport avec sa confession, sa couleur de peau, son sexe, ou son origine ethnique.
Ainsi sera enfin respectée la pensée visionnaire de Zeev Jabotinsky, un des Pères du Sionisme, qui avertissait dès les années 30 : "Si le sionisme ne liquide pas la diaspora, la diaspora liquidera le sionisme".
Et en écho à cet avertissement de Jabotinsky, nous ajoutons la sentence de Yonatan Ratosh, le chantre du Mouvement Hébreu de Libération, qui déclara juste après la déclaration d'Indépendance de 1948 : "Si l'Etat d'Israël ne liquide pas le judaïsme, c'est le judaïsme qui liquidera l'Etat d'Israël !"
A bon entendeur, salut ! Et, en tant qu'Hébreu israélien, je remercie madame Marine le Pen de nous avoir montré la voie de la dignité.

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Re: David Belhassen

Message  Yacoub le Sam 8 Juil - 11:50

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Depuis la série d'attentats perpétrés en France par des islamistes, nous assistons à une sorte d'auto-flagellation qui prend des allures pseudo-christiques du genre : "Vous n'aurez pas ma haine" !
Cet angélisme gaucho-boboïste, qui fait bien le jeu de l'islam, a eu recours à certaines sentences de Jésus, présentées comme un pacifique-collabo qui incite à ne pas se défendre contre les criminels, les envahisseurs, et les "jihadistes" de l'époque !

Qu'en est-il au juste ?

Tout d'abord, voici les versets en question sur "tendre la joue" :

LUC 6, 28-30
"Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre aussi ta tunique. Donne à qui te demande, et ne réclame pas ton bien à qui s'en empare.…

MATTHIEU 5, 39-40 :
Mais moi, je vous dis de ne pas résister au haineux. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui aussi ton manteau.


Ces paroles d’Évangiles ne sont pas des 'nouveautés' de Jésus, mais se réfèrent à une série de versets de la Bible israélite judaïque (malencontreusement nommée 'Ancien Testament'), dont se sont inspirés les Évangéliste.
Ésaïe 50:6
J'ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe ; je n'ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats.
Lamentations 3:30
Il présentera la joue à celui qui le frappe, Il se rassasiera d'opprobre.
Michée 5:1 : Avec la verge on frappe sur la joue le juge d'Israël.
L'exégèse christique pense que l'incitation de Yeshou'a (le nom hébreu originel de Jésus) à "tendre l'autre joue", aurait un lien direct avec ces versets et qu'il est question d'une sorte d'auto-flagellation et de soumission au méchant.
Mais cette exégèse est biaisée ! Jésus ne s'adresse aucunement à un "méchant" ou à un oppresseur, de surcroît étranger et ennemi du peuple d'Israël, dénué de toute éthique. Car, en dépit des apparences, la sentence de Jésus ne se fonde pas sur les versets précités, mais sur un tout autre verset, celui du Livre des Proverbes 25, 21-22 :
Si celui qui te hait a faim, nourris-le de pain et s'il a soif, abreuve-le d'eau. Car ce sont des braises que tu répands sur sa tête.

En fait, pour Jésus il s'agissait de raviver la conscience morale de tout quidam dans le peuple d'Israël, et indirectement chez les autres peuples. Ce quidam n'est pas forcément un "méchant", ni un occupant oppresseur, mais quelqu'un qui a développé une haine gratuite envers son prochain.
D'ailleurs le même Livre des Lamentations qui parle de "présenter la joue", enjoint de punir les "méchants" et les criminels (versets 64-66) :
Tu les poursuivras de ton ire, et tu les extermineras de dessous les cieux de Yahweh !

D'autre part, Jésus lui-même a dit (Matthieu 10, 34) : "Je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée". De surcroît, il enjoint à ses disciples de se munir d'armes (Luc 22-36) en vue d'une éventuelle rébellion armée contre l'occupant romain : "que celui qui n'a point d'épée vende son vêtement et achète une épée".

Jésus, n'était donc pas un "doux agneau", figure légendaire relayée par l'image d’Épinal, mais un résistant et un patriote hébreu qui aspirait à la rédemption et à la libération d'Israël. Et cette libération exigeait de bouter l'occupant romain hors du pays.
Ce n'est qu'au dernier moment, lorsqu'il comprit que la cruelle répression romaine s'achèverait dans un bain de sang innocent, avec des représailles contre la population civile, femmes, enfants, vieillards, qu'il fit marche-arrière et préféra sa propre mort à celle de ses compatriotes israélites.

David A. Belhassen



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Yacoub
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