Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

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Message  Arlitto le Sam 26 Mar - 14:14

Histoire du Conflit Israélo-Palestinien



1967
5 juin
Guerre des Six jours
Après que tous les efforts diplomatiques pour désamorcer le conflit entre Israël et ses voisins arabes aient échoué, la troisième guerre israélo-arabe éclate. L'armée israélienne, menée par le général Moshe Dayan, prend l'offensive et s'empare en quelques jours de nombreux territoires : le Sinaï égyptien, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est. Israël quadruple ainsi son territoire et commence l'implantation des colonies. L'ONU demandera le retrait des troupes israéliennes des territoires occupés, tout en reconnaissant le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël.




1969
3 novembre
Les accords du Caire permettent aux fedayins et Libanais de s'entendre
Fedayins de l’OLP mené par Yasser Arafat et Libanais s’entendent lors des accords du Caire pour trouver une solution aux camps palestiniens qui fragilisent le Liban. Après avoir subi les ripostes israéliennes suites aux attaques palestiniennes et vainement tenté de se débarrasser de ces camps, le gouvernement libanais reconnait leur extraterritorialité. Mais leur présence accroît encore les oppositions entre les communautés libanaises : les chrétiens souhaitent le départ de fedayins soutenus par les musulmans. Tandis que sunnites et phalanges chrétiennes s’apprêtent à s’opposer, des mouvements politiques contestent l’organisation du régime et réclament un système laïc.




1973
6 octobre
La guerre du Kippour
Pendant la fête juive du Yom Kippour, Israël est attaquée par l’Égypte et la Syrie. Dotée d’une armée réorganisée et bénéficiant de l’effet de surprise, l’Égypte ne tarde pas à franchir le canal de Suez et à percer dans le Sinaï, territoire israélien depuis 1967. La Syrie, quant à elle, tente de récupérer le plateau du Golan, mais se voit rapidement freinée par les troupes israéliennes. Celles-ci répliquent rapidement, avançant sans trop de difficultés vers Damas, le Caire et Suez. Les Etats-Unis et l’URSS font pression pour que cesse le conflit, jusqu’au cessez-le-feu définitif adopté par l’ONU le 25 octobre. L’Égypte ne sort pas vainqueur de cette guerre, mais elle redore son blason par le simple fait d’avoir infligé des pertes à l’armée israélienne. De même, les États arabes, qui, dans un acte solidaire, imposent un embargo pétrolier aux Occidentaux, démontre leur détermination et leur poids dans le monde.




1978
14 mars
Israël lance l'opération Litani pour occuper le sud Liban
Alors qu’arabes et chrétiens s’entredéchirent, Israël décide de mettre en place une zone tampon au sud Liban pour se protéger des attaques des feddayins palestiniens. L’opération prend le nom de Litani car Jérusalem veut occuper et contrôler les terres qui se situent au sud du fleuve et en faire une zone de sécurité. Les réactions internationales sont vives et le Conseil de sécurité de l’ONU réclame dès le 19 mars le retrait des troupes israëliennes dans la résolution 425. Finalement, Tsahal se retirera en juin pour laisser place à la FINUL.




1982
25 avril
Israël restitue le Sinaï à l'Egypte
3 ans après le traité de paix israélo-égyptien et 15 ans après son occupation par Israël lors de la guerre de Six Jours, la péninsule montagneuse du Sinaï revient aux Egyptiens. Les soldats ont dû évacuer par la force les colons juifs de la région. Parallèlement, les implantations de colonies dans les autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 s'intensifient.




1982
6 juin
Déclenchement de l'opération "Paix en Galilée"
L'armée israélienne lance l'opération "Paix en Galilée" contre la présence palestinienne au Liban. Elle envahit le Liban et fait le siège de Beyrouth. Vaincue, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) doit quitter le pays et s'installer en Tunisie. Les troupes israéliennes se retireront du Liban en 1985, tout en maintenant une "zone de sécurité" au sud jusqu'en mai 2000.




1982
14 septembre
Assassinat de Bachir Gemayel
Alors que les Etats-Unis ont obtenu un cessez-le-feu entre Israël et l’OLP et qu’une force multinationale contrôle le départ des Palestiniens, les Libanais voient leur nouveau président de la République assassiné trois semaines après son élection. Immédiatement, Israël réagit en occupant une partie de Beyrouth, rompant ainsi le cessez-le-feu. La responsabilité est certainement syrienne, mais les Palestiniens paieront cet acte lors du massacre de Sabra et Chatila. Bachir Gemayel, dirigeant phalangiste intransigeant, fils de Pierre Gemayel, mais aussi homme fort du pays qui a su négocier le départ des Palestiniens, est alors remplacé par son frère Amine, moins connu mais plus modéré.




1982
16 septembre
Massacre de Sabra et Chatila
Deux jours après l’assassinat de Béchir Gemayel, les phalanges chrétiennes pénètrent le 16 septembre dans les camps palestiniens et Sabra et Chatila. Pendant trois jours, les "forces libanaises" se livrent aux exactions sans être inquiétées. Le bilan s'élèvera à 3 000 morts. Le rôle de Tsahal est d’ailleurs ambigu : les soldats qui stationnaient à proximité ont laissé les mains libres aux phalangistes. L’armée se défendra d’avoir su ce qui se passait alors dans les camps mais beaucoup accuseront les chefs militaires, et notamment Ariel Charon, d’avoir facilité ces crimes.




1996
11 avril
Israël lance l'opération Raisins de la colère
Suite à des échanges de tir de missiles et de roquettes entre Israël et le Hezbollah, Tsahal lance une offensive sur le Liban pour briser ce dernier. Occupant encore le sud du pays, Israël décide de bombarder la région est de Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Les combats dureront seize jours, tueront 176 personnes et en déplaceront 300 000. Ils seront marqués par le bombardement de Cana qui fera fortement réagir la communauté internationale, l’incitant à demander un cessez le feu. Finalement, un accord sera signé le 27 avril.




1996
18 avril
Le camp de réfugiés de Cana bombardé par Tsahal
En pleine opération Raisins de la colère, l’armée Israélienne procède pendant vingt minutes au bombardement d’un camp de réfugiés de l’ONU à Cana. Le bilan s’élève à 104 morts et la communauté internationale exige des explications tandis que Bill Clinton dépêche le secrétaire d’Etat Warren Christopher en Israël. Tsahal affirme que le camp est situé à proximité de la base du Hezbollah et qu’il s’agit d’une erreur. Toutefois, quelques contradictions, notamment à propos de présence de drones jetteront le doute sur les intentions de l’armée israélienne. Le Hezbollah ayant également visé des populations civiles, l’accord de cessez-le-feu signé le 27 avril insistera sur la nécessité, pour les deux camps, de se cantonner aux objectifs militaires.




2000
23 mai
Israël se retire du Sud-Liban
Le Premier ministre israélien Ehud Barak annonce le retrait de ses troupes du Liban sud. Ce départ a été précipité par l'effondrement de l'Armée du Liban sud (armée libanaise supplétive des troupes israélienne) sous la pression des forces armées du Hezbollah (Parti de Dieu). Israël avait sécurisé sa frontière nord avec l'annexion du plateau du Golan en 1967 et avec l'occupation du Liban sud en 1978.




2005
12 septembre
Fin du retrait Israélien de la bande de Gaza
Moins d’un mois après l’évacuation des derniers colons et après trente-huit ans de présence, l’armée israélienne quitte la Bande de Gaza. Le territoire rejoint alors les localités de Cisjordanie, administrées par l’Autorité palestinienne. Engagé par Ariel Sharon dès le 02 février 2004, le processus de démantèlement des colonies de Gaza et les tensions qui l’ont accompagné symbolisent à la fois l’espoir de paix suscité par la « feuille de route » mais aussi ses limites. La classe politique israélienne s'est révélée divisée tandis que les images d'évacuations ont choqué l'opinion publique. Côté palestinien, les conflits d'influence entre le Fatah et la Hamas s'amplifient. Par ailleurs, les frontières, les eaux territoriales et l’espace aérien de la bande de Gaza restent sous contrôle israélien.




2006
25 janvier
Victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes
Le Hamas, mouvement considéré par l’Occident comme terroriste, remporte la majorité des voix au Parlement palestinien. Jusqu’alors, c’était le Fatah – dont l’un des fondateurs est le président palestinien Mahmoud Abbas - qui détenait la majorité des sièges. Le mouvement Hamas ne reconnaît aucune légitimité à Israël et s’est toujours opposé aux accords d’Oslo. Au début du mois, le Hamas décidait même d’interrompre les accords qui assuraient une trêve de la violence avec Israël.
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