Le mythe du dragon à travers les âges

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Le mythe du dragon à travers les âges

Message  Arlitto le Mar 12 Avr - 20:02

Le mythe du dragon à travers les âges
 
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Animal fabuleux qui figure dans la mythologie et dans les légendes populaires de presque tous les pays, le dragon est l'une des créatures mythiques les plus connues et les plus mystérieuses qu'il soit données de voir dans une mythologie. Il est le plus souvent figuré sous l'aspect d'un serpent ailé, avec une tête monstrueuse. Il est recouvert d'écailles, souvent vertes, armé de griffes et de dents aiguës, d'un dard menaçant, et vomit des flammes par la bouche. Dans l'Antiquité et au Moyen Âge, le dragon joue un rôle important dans les légendes héroïques. Citons chez les Grecs les dragons de la Colchide, celui du jardin des Hespérides, ceux de la fontaine de Castalie, le monstre que tua Persée, et, au Moyen Âge, les dragons tués par le chevalier Gozon et le chevalier de Belzunce, et ceux qui figurent dans l'Arioste. La victoire sur un dragon est d'ailleurs l'exploit qui couronne la vie de maints héros légendaires du Moyen Âge: le roi Arthur, Lancelot, Tristan, Siegfried, saint Georges, saint Marcel (qui vint à bout de celui de Paris), etc. On trouve aussi des exploits de ce genre dans la mythologie scandinave et chez les peuples asiatiques, notamment dans les légendes annamites et chinoises. Le dragon figure même dans le Nouveau Testament (Apocalypse), où il symbolise la puissance de Satan; on le retrouve dans l'iconographie de saint Michel.

La Chimère est une variante du thème du dragon. C'est un monstre fabuleux de la mythologie classique, à tête de lion, corps de chèvre et queue de dragon. Elle fut tuée par Bellérophon, monté sur Pégase. La tarasque est un monstre légendaire qui désolait la Provence: elle était amphibie, avec une tête de lion, six pattes, et une queue de serpent; son souffle répandait une odeur pestilentielle. Elle fut maîtrisée par sainte Marthe. La légende de la tarasque s'est perpétuée à Tarascon, ville qui lui doit son nom, par la fête de la Tarasque, au cours de laquelle une reproduction du monstre est portée par douze hommes.

Les légendes de dragons ne semblent guère avoir été inspirées par les grands reptiles ou par les restes de dinosaures, qui étaient d'ailleurs, jadis, mal interprétés. Les dragons sont plutôt les incarnations des forces obscures de la nature ou de calamités naturelles: volcans dans le cas de la Chimère, crues du Rhône dans celui de la tarasque. Il est à noter que le dragon qui est très généralement présenté comme un symbole du Mal, est au contraire considéré comme bienfaisant dans la culture chinoise où il incarne le yang, principe mâle du cosmos.


D'ailleurs, il est fait mention du dragon dans les mythologies primordiales, il y a plus de 5000 ans avant notre ère, où il est déjà un serpent énorme et doté d'un grand esprit. Il est un dieu, à l'origine même du monde. La mythologie assyro-babylonienne nous présente le dragon sous cette forme. L’eau est l’élément primordial, et c’est de la fusion de l’eau douce (Apsou) et de l’eau salée (Tiamat), incarnés par deux dragons que naissent tous les êtres et les dieux qui suivent. Ainsi les premières divinités qu’ils engendrent sont Lahmou et Iahamou, qui eux-mêmes engendreront les principes mâle (céleste) et femelle (terrestre) qui donneront vie à de grands dieux puis à l'humanité.

Dans la continuité de la cosmogonie assyrienne, Apsou se plaignit que les nouveaux dieux, plus perfectionnés et habiles, prissent le pouvoir, et complota avec son épouse Tiamat pour éliminer leur descendance. Les deux dragons primordiaux furent assassinés l’un après l’autre en combat singulier, et le corps de Tiamat la sorcière découpé en deux moitiés : l’une fit la voûte du ciel, et l’autre le monde terrestre.

Curieusement, dans de nombreux récits de la création du monde, les dragons occupent une place essentielle dans la formation de la cosmogonie, et de ce qui devient la Terre. Bien avant la vision terrible qu’en présentent les Livres saints de notre cosmogonie contemporaine (celle des religions les plus récentes, le Judaïsme, l’Islam et la Chrétienté, qui ont des racines identiques), l’image d’un tentateur ou d’un monstre dangereux ennemi des hommes, le dragon a été vu comme une créature puissante et respectable, symbole mystique d’une union entre le Ciel et la Terre.


Pour certains, les dragons était le nom donné à la rac. supérieure des Atlantes, ces hommes que Platon décrivait comme antérieurs à l’homme de la Terre et dotés par les dieux d’un pouvoir surhumain ainsi que d’une grande science. En héraldique, le dragon est un emblème noble à rapprocher de la bravoure ; et n’oublions que, bien qu’il soit la créature à abattre par excellence, la rencontre du héros avec le dragon détermine ne sort de celui-ci dans l’aventure et sa quête de gloire ! Quant aux Hindous, ils parlent des Nagas, ces êtres féériques qui se parent d’écailles et de plumes d’oiseau, et dont le chant merveilleux emplit les cœurs d’amour et de tristesse… Selon les Aztèques encore, les dieux frères Tezcatlipoca et Quetzalcoatl s’affrontent sans cesse pour la domination du monde. Le premier est un jaguar, dieu guerrier et avide de sacrifices ; l’autre est un serpent à plume, sage, pacifique et avisé.


On peut trouver maintes explications à la fascination des hommes de toutes les époques et de toutes les religions pour cet animal fantastique. Assurément, l’aspect du serpent, à la fois lisse et froid, glissant comme sur de l’eau et sinueux comme un mensonge, a inspiré nombre de conteurs ; sa morsure parfois mortelle a dû impressionner plus d’un homme, pour faire entre tous de cet animal le symbole du péché. Cette métaphore aisée, qui le compare d’ailleurs à une femme, n’est pas si éloignée de la conception d’un dragon bénéfique et conseiller, tel qu’il est vu dans la philosophie chinoise notamment. De nombreuses légendes rapportent des transformations de femmes en serpents, et de serpents en femmes ; il y eu des Mélusine et des vouivres dans toutes les civilisations. Cela étant sans doute lié à l'apparence ambiguë du serpent : un animal terrien mais qui se déplace sans membres, qui peut se faire amphibie à l’occasion et dont le sillon sablonneux ressemble à s’y méprendre au sillage tracé dans l’eau. Nul doute que c’est le serpent qui a inspiré cette vision fabuleuse d’un être monstrueux associé à la puissance et à la peur. En dépit de ces origines communes, le dragon diffère d’aspect selon les mythologies. Il est terrestre selon le folklore amérindien, sans doute apparenté au varan puisqu’il se déplace au sol et dévore le gibier ; aquatique et ophidien pour les légendes marines ; aquatique et aérien d’après les mythes asiatiques, qui le munissent d’ailes et lui font parfois cracher le feu ; aérien et terrestre en Europe où il crache souvent le feu, manifestant un caractère des plus belliqueux.


Le mythe du dragon en soi est si complexe, et soumis à tant de conjectures qu'il ne sera pas étudié complètement ici. Ce qui serait de toute façon impossible en quelques pages, et c'est pourquoi seules les mythologies chinoise et scandinaves seront étudiées, elles qui ont engendré presque toutes les autres en Orient et dans le Septentrion. En effet, de la culture indo-européenne ont découlé les principales civilisations antiques, dont ces cosmogonies légendaires présentent beaucoup de caractéristiques. Il sera laissé à la volonté et au goût du lecteur de s'orienter vers des études et des récits par exemple grecs, égyptiens ou d'Europe de l'Ouest (l'histoire médiévale recelant de nombreuses légendes et interprétations à ce sujet, principalement bibliques)…

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Re: Le mythe du dragon à travers les âges

Message  Arlitto le Mar 12 Avr - 20:03

Le dragon dans la mythologie chinoise


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Une croyance profonde
En 1894, le gouverneur de la province de Moukden (aujourd’hui Shenyang, une ville de Mandchourie, au Nord-Est de la Chine – cette région a été le siège d’un conflit russo-japonais pour la possession de sa terre fertile) interdit formellement la mise en place d’un chantier pour la construction d’un chemin de fer : la tradition locale voulait qu’un dragon dormît couché sous la terre à cet endroit précis, et les trains qui y viendraient à passer pourraient lui briser la colonne vertébrale…
Les dragons ont toujours occupé, dans la cosmogonie chinoise, une place prépondérante. Loin d’être considérés comme des créatures malfaisante à l’esprit sournois et belliqueux, inféodées aux puissances du Mal. Au contraire, les dragons chinoise ont souvent maille à partir avec les hommes, qu’ils observent du haut du Ciel où ils vivent nombreux, avec une grande bienfaisance et à qui ils n’hésitent pas à prêter leur soutient et réconfort. Si les dragons sont bel et bien des animaux (encore qu’il ne faille pas les considérer ainsi) dont la puissance majestueuse a de quoi effrayer, ils ont dans l’ordre divin une fonction très importante de bienfaiteurs et de médiateurs. Bons ou mauvais, tous ont une utilité dans l’une ou l’autre des innombrables légendes qui en font des héros, de précieux auxiliaires ou des adversaires redoutables à la mesure de guerriers prestigieux. Et bien que certains dragons aient un caractère un peu vif et une fâcheuse tendance à brûler tout sur leur passage, la majorité d’entre eux, toutes races confondues, a pour tâche principale de venir en aide aux humains.
 
Un symbole important
Si certains dragons chinois provoquent des éclipses en poursuivant sans trêve le Soleil ou la Lune, rappelant qu’il arrive toujours à un serpent de se mordre la queue (n’oublions pas que la queue de Draco, le serpent-dragon de la constellation éponyme est formée des deux nœuds de la Lune…), d’autres soufflent sur les nuages pour provoquer l’ouragan. On raconte même qu’un dragon serait à l’origine du jour et de la nuit : ouvrant les yeux pour apercevoir la lumière, et les fermant pour la chasser.
Tous les dragons chinois entretiennent un lien très fort avec la Nature dont ils sont issus. Malgré leur apparence terrible, ces êtres sont avant tout dépeints comme aquatiques, étant chargé de faire du haut des cieux sur les récoltes. Il est souvent dit impossible à un dragon de cette sorte de vivre sans se nourrir d’eau, alors que le dragon occidental la craint, lui préférant le feu et la ruine. Or, celui d’Asie, et principalement de Chine, est une entité créatrice et inspiratrice, qui aime l’art, le travail et la beauté. Ce n’est pas un hasard si les " mauvais " dragons ont tendance à ravir de belles jeunes filles innocentes et pleines de mérite ! D’autre part, de nombreuses légendes relatent une amitié solide ou du moins une cordiale entente entre un homme et un dragon qui l’aide dans ses entreprises. La plus célèbre des paraboles chinoises à ce sujet raconte comment Yu, empereur de Chine en 2205 avant J.C. (cet empereur a vraiment existé !) reçut l’aide d’un dragon volant, qui l’aida à abattre une montagne afin de faire s’écouler des eaux dans la vallée après une inondation. Il est intéressant de constater par ailleurs que lesdits travaux furent bel et bien effectués, et le caractère admirable, car titanesque et prodigieux de l’entreprise n’a certainement pas manqué d’interpeller les conteurs de l’époque.

Nombreux donc sont ces récits où l’on évoque des dragons amicaux et désireux d’aider les hommes sans rien attendre en retour. Il est vrai que la cosmogonie confucéenne décrit le dragon comme un fonctionnaire (les Chinois voyaient les Enfers, correspondant à notre paradis – avec des degrés divers, comme dans la mythologie grecque – comme un gigantesque bureau où travaillaient des démons d’apparence animale) qui a pour rôle assigné de veiller sur les eaux de la Terre, océans, fleuves, et rivières en général. Il y a par exemple un Roi-dragon sous la mer, qui a beaucoup de filles et presque autant de gendres, dont on compte souvent les exploits ; mais il y a également des dragons au Ciel, où vit l’empereur céleste personnifié par un dragon doré. Il ne faut pas oublier qu’en Chine, on appelle l’empereur " dragon " ou " fils du dragon " et que son emblème est précisément cet animal. Lui-seul peut faire broder neuf dragons sur sa robe ; les généraux en arborent un plus petit nombre selon leur fonction. Et le trône de l’empereur est celui du dragon. On dit par ailleurs que les dragons ne se manifestent que pendant le règne d’un bon empereur. Ce caractère noble du dragon tient principalement en la symbolique de celui-ci, vivante preuve d’une union entre les cieux et la Terre. A la fois céleste, car il vole et vit dans les nuages, terrestre, car il aime descendre ou monter sur Terre pour s’y promener, parfois déguisé en humain, et aquatique, puisqu’il est associé à l’eau, à l’orage et aux crues, le dragon est également le résultat d’un équilibre entre le corps et l’esprit, le physique et le spirituel. Tout comme les créatures fabuleuse que l’on trouve dans diverses mythologies, et qui sont composées de différentes parties d’animaux dissemblables, le dragon possède un corps ambigu, en même temps serpentin, félin, marin, et un esprit sagace qui le rapproche des vénérables philosophes. Confucius ne disait-il pas que Lao-Tseu, son presque contemporain, était la personnification même du dragon ?
 
Un être composite
Reste à décrire l’animal. Comment en effet donner une image assez précise d’une créature que chaque légende adopte et modifie ? Etant l’un des animaux fondamentaux de l’astrologie chinoise (qui fonctionne selon un système très codifié associant les éléments naturels aux points cardinaux, à des couleurs et des saisons) il est au centre de nombreuses adaptations du mythe, et la littérature classique a puisé abondamment dans l’iconographie naturelle pour les développer. Efforçons-nous néanmoins de donner une idée de ce que doit être un dragon chinois.

En premier lieu, il est bon de savoir que le dragon naît des souffles joints de son père et de sa mère. Les œufs, nacrés et multicolores, sont laissés au bord de rivières. A son éclosion (et cela quelques mille ans après) il lui reste à changer peu à peu d’apparence. Il est couramment dit qu’il y a quatre espèces principales de dragons chinois. Les dragons sans cornes sont appelés Tch’eu-lung ; les dragons à écailles, plus nobles, sont les Kiao-Lung ; les dragons cornus se nomment K’ieou-lung et les dragons ailés, qui sont les plus puissants d’entre tous, sont appelés Ying-long et vivent dans le ciel. Ces transformations représentent la croissance du dragon, qui acquiert un à un ses attributs : pattes griffues, moustaches tournoyantes, cornes pointues qui lui donnent le sens de l’ouïe, puis, longtemps après, des ailes. Les dragons marins sont eux comparés à des poissons, et leur origine remonte aux Nâga de la mythologie hindoue (il s’agit d’un mot sanskrit), ces serpents à tête d’homme vivant sous la terre et liés à l’eau, ou parés d’un plumage radieux (d’ailleurs, les Nâga-oiseaux sont source de nombreuses légendes où de belles serpentes prennent l’apparence de femmes superbe au chant féérique, qui n’hésitent pas à aimer de puissants mortels).

Un traité de médecine datant du XVI° siècle donne une description assez complète du dragon : la créature possède " la tête d’un chameau, des bois de cerf, des yeux de lièvre, des oreilles de bœuf, un cou de serpent, un ventre de crabe, des écailles de carpes, des griffes d’aigle et des pattes de tigre " ! La description se poursuit et l’auteur d’ajouter que le dragon possède en tout quatre-vingt et une écailles, disposées neuf par neuf, car neuf est le chiffre de la chance. On voit ici pourquoi l’empereur de Chine seul arborait neuf dragons sur sa robe d’apparat. Enfin, l’on nous dit que sur sa gorge, les écailles sont à l’envers et hérissées de pointes. Précisons ici que les dragons japonais, semblables à leurs cousins chinois, sont plus sobres, davantage reptiliens (et un peu plus avides de chair fraîche) et dotés de serres à trois griffes, quand le dragon chinois en porte quatre ou cinq.
 
Un pilier de la philosophie mystique
En astrologie chinoise, le dragon (et donc surtout le Ying-long, le dragon céleste) est associé au bois et au printemps (le feu est l’élément du phénix, l’eau celui de la tortue) ainsi qu’à l’Est et la couleur verte. Cela n’est pas inconcevable lorsqu’on sait que le dragon provient du Yang, principe de lumière et de naissance, et veille sur la pluie bénéfique aux récoltes : il symbolise le renouveau éternel des saisons. Lorsqu’un éclat de tonnerre, déclenché à coup sûr par quelque combat céleste, engendre la pluie, y est vue la vie à naître de la végétation et de la fertilité. Il fait alors partie du Yin. D’ailleurs, étant dépendant de la pluie la plupart du temps, le dragon hiberne au fond des eaux à la saison sèche depuis l’équinoxe d’automne, et ne retourne au ciel qu’à l’équinoxe de printemps. Ciel où sa silhouette se dessine, sous forme d’étoiles… A ce sujet, une jolie histoire rapporte qu’un jour, le dieu du ciel (l’empereur céleste Tien Li) ayant décidé de détruire le monde par un déluge, son premier fils, Yu (le premier des dragons, dont le nom a probablement inspiré celui de l’empereur…), dieu attaché aux hommes, le supplia de mettre fin aux pluies, et se vit accorder la grâce des humains. Il entreprit de reconstruire la Terre, aidé d’une tortue qui creusait le cours de rivières avec lui. Alors justement qu’il formait le lit de la Rivière Jaune, il se heurta d’une falaise qu’il dût briser d’un coup de queue. On dit qu’à chaque fois qu’un poisson réussit à franchir cette passe désormais consacrée aux dragons d’un seul coup, il devient dragon à son tour et s’en va vivre dans les nuages… Toutefois s'il saute trop haut, la pluie ne tombe pas et c'est la saison sèche.

On affirme que les dragons possèdent une perle dans la gorge. Cette perle est le symbole de la parole précieuse, celle qui enseigne et profère la sagesse, l’ordre et l’autorité : une parole noble, une parole impériale. Mao avait coutume de dire qu’on " ne discute pas la perle du dragon " : c’était s’attribuer les caractéristiques méritoires de cet animal très considéré, sage et plein d'autorité, dont la seule évocation portait bonheur.
 
Dragons et médecine chinoise
Porte-bonheur, le dragon l’est aussi, selon l’alchimie chinoise, de façon médicinale. Assez pragmatiquement, le dragon se consomme, dans des recettes si fantaisistes cependant qu’elles ne peuvent, elles aussi, qu’appartenir en partie à la légende.
L’on s’aperçoit par exemple que la langue de dragon confère intelligence et bel esprit ; que son cœur donne force et courage ; que ses os et que ses dents broyés apportent vigueur et santé. Les dents guérissent même de la folie ! Quant aux foie et cerveau, ils préservent de la dysenterie. Et enfin, le sang de dragon, prisé par les héros en tous genres, accorde l’invincibilité. Cela rappelle les légendes hindoues où les dragons produisent le soma, breuvage d’immortalité.


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Re: Le mythe du dragon à travers les âges

Message  Arlitto le Mar 12 Avr - 20:04

Le dragon dans la mythologie germano-scandinave

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Avant-propos
La mythologie germanique est intensément foisonnante de mythes, de légendes et de prophéties assez sombres, et de croyances profondes qui ont engendré notre civilisation d’Occident sans que nous en soyons conscients, et est de nos jours pratiquement oubliée. Sa vision très noire du monde et des hommes, et sa grande lucidité sur leur devenir, a donné lieu à de très belles légendes et à des épopées fabuleuses à la fois sanglantes et poétiques. Il était naturel qu’on conférât au dragon-serpent une place aussi importante dans la cosmogonie nordique, lui qui symbolise si aisément l’union des contraires et la fascination de l’Inconnu. Evoquer toutes les apparitions et interprétations du mythe serait impossible à réaliser en si peu de pages ; surtout qu’à la différence du dragon chinois, élément essentiel de la tradition et de la pensée chinoise, le dragon scandinave est d’une part moins connu (même si les descendants des Vikings et des anciens Saxons vivent encore, les anciennes croyances germaniques ont presque complètement disparu, et très peu d’écrits demeurent) et d’autre part, il symbolise moins une entité d’esprit qu’une force maléfique.

Car le dragon des Vikings, celui qui ornait la proue des Drakkars partis à la conquête du Monde vaste, n’est pas un philosophe : c’est un monstre, au sens antique et contemporain du terme. Engendré par des créatures mauvaises ou par des éléments hostiles, il déploie sa grande force à faire le Mal et à nuire, encore plus qu’aux hommes, aux dieux qu’il contre sans cesse. En ce sens, il est bien plus proche de la conception chrétienne du reptile sournois et tentateur que de la vision très colorée et philosophique des Asiatiques ; mais il faut se rendre à l’évidence que nous devons à cette mythologie-là plutôt qu’à celle de Confucius. Pourtant, elle nous est à présent si obscure qu’on la connaît bien moins que sa sœur d’Asie. En raison de quoi, il s’avère nécessaire de rappeler quelques principes fondateurs de cette mythologie.

Il est impossible de connaître précisément la nature des croyances des anciens peuples germaniques. Développées bien avant l’ère chrétienne, elles nous ont été livrées par les historiens médiévaux qui les ont de beaucoup déformées, en raison surtout de leur paganisme évident. Et comme il y a excessivement peu de traces écrites de ces croyances, pratiquées par des peuples pour qui l’écriture n’en était encore qu’à ses débuts à leur origine, les seuls témoignages qui nous restent sont les sagas, ces fameux poèmes épiques vantant les exploits de héros prodigieux. Cet ensemble de croyances est en vérité double : d'une part la mythologie d'origine scandinave, très ancienne et qui a jeté les bases complexes des religions européennes, et la mythologie germanique d'autre part, adaptée de la première un peu comme les Romains adaptèrent les mythes grecs. les noms employés ici appartiennent à la dénomination scandinave, et leur graphie est francisée tout en restant le plus possible proche de la version originale, impossible à transcrire avec les caractères modernes. Les quelques mots qui vont suivre concernent les personnages principaux des sagas, présentés en contexte.

Pour ce que l’on en sait, la cosmogonie scandinave s’organise autour de dieux. Les principaux sont Odin, dieu de la guerre ainsi que de la sagesse, son épouse Frija, déesse du foyer, le dieu Thor au marteau terrible, qui protégeait le séjour des dieux (on ne peut s’empêcher d’évoquer Zeus, Héra et Héphaïstos) et Loki le fourbe, principe du Mal. Il y avait de nombreuses divinités secondaires dont beaucoup n’avaient pas grande importance et fonction les dieux constituaient à l’origine une confédération de deux tribus guerrières, les Ases (une douzaine de dieux, les plus puissants) et les Vanes. La plupart des grands héros ou monstres étaient des descendants des dieux, dont les célèbres Walkyries, femmes superbes qu’Odin choisissait pour envoyer en apparition au guerrier le jour de leur mort.
 
Les thèmes principaux de la cosmogonie germanique
Car dans la mythologie scandinave, la mort est omniprésente ; on pourrait même dire qu’elle est la principale préoccupation de chacun et surtout des hommes, mortels bien évidemment, mais qui ne sont pas à l’abri d’acquérir l’immortalité par de hauts faits. Il est noble et glorieux par-dessus tout de mourir au combat, l’épée à la main et le cri de guerre à la bouche. Les Walkyries, guerrières casquées montées sur des chevaux aériens, survolaient les champs de bataille et portaient chance au plus valeureux des belligérants. Il n’était pas rare qu’elle emporte avec elle le plus beau des vainqueurs jusqu’au palais d’Odin où il festoierait, servi par elles, pour l’éternité.
L’éternité scandinave a une relative longueur : il est dit qu’au dernier jour du monde le Mal triomphera des dieux du Walhalla et qu’un feu gigantesque embrasera tout l’univers, ne laissant plus que le néant.
 
Nyddhog et l'arbre du monde
On raconte qu’au commencement du monde, n’existaient que deux entités. C’étaient Muspellheim, la région de feu que défendait un gardien gigantesque nommé Surt, et Nibelheim, la région de glace où rien ne subsistait. Entre les deux était l’abîme Ginnungagap, constitué du néant originel. Au centre de l’univers trône un arbre titanesque, le frêne universel : Yggdrasil, le cheval d’Ygg. Cet arbre primordial domine les neuf mondes au-dessus desquels s’étend sa ramure épaisse et immense ; ses trois racines plongent dans le sol à des endroits miraculeux : le séjour des dieux, d’abord, Idavoll, le domaine des Ases situé près du puits d’Urd où ils viennent chaque jour se divertir ; près du puits de Mime le sage, à Jotunheim ensuite, au pays des géants ; et la troisième enfin, est ancré au sol glacé de Nibelheim, dans la source de Hverggelmir au pays des brumes, là d’où surgirent des fleuves empoisonnés. De là, naît pour Yggrdrasil un véritable supplice : car chaque jour, sa racine est rongée par le serpent Niddhog, celui qui se nourrit des morts et qui chaque fois qu’il en a une indigestion rogne la racine par le dessous pour s’en remettre.

Yggdrasil est le symbole germain de la mort et de la renaissance éternels, et du cycle des saisons. Il meurt et ressuscite perpétuellement, tandis que ses racines restent ancrées au sol et sa ramure accrochée au ciel, formant l’union entre ces deux univers. Niddhog, lui, " celui qui frappe haineusement " est le symbole du Mal tel qu’il est vraiment : lent, latent, sournois et patient, impossible à abattre et insidieux. Lors du Ragnarök, le Crépuscule des Dieux, c’est-à-dire la fin du monde, il lui est promis de ne pas mourir. On comprend pourquoi l’Occident médiéval a si bien adopté la vision du Mal sous la forme d’un serpent, lorsque les pires crimes de ses ancêtres sont commis par des vers monstrueux.
 
Jormungand, le serpent cosmique
Le responsable de sa naissance est Loki, le plus vil de tous les Ases, le beau Loki, surnommé le " détracteur des dieux " et manifesté comme génie de l’air et du feu, ainsi que du désordre et de l’insatisfaction. Marié à la fidèle Sygn, dont il a déjà un fils, il la trompe cependant avec la géante Angerboda qui lui donne trois enfants : ce sont des monstres. Il y a Hel, la déesse des Enfers, Fenrir, l’horrible loup ennemi des dieux (celui qui brisera ses chaînes à la fin du monde et qui se retournera contre eux) et Jormungand le serpent. Celui-ci vit dans le Midgard, le monde du milieu. On le représente parfois se mordant la queue, comme l’Ouroboros des alchimistes ; il est si grand qu’il encercle le monde. En vérité, il se mord bien la queue : et cela pour maintenir son équilibre avec celui du monde, qu’il enserre en ses anneaux. Lorsqu’il venait de naître, Odin l’avait jeté à la mer, mais il avait grandi tant et tant qu’il finit par faire le tour de la Terre. Trois fois, Thor, le dieu au marteau, le rencontre, et trois fois, il se jure de l’abattre. Les deux premières furent un échec ; la troisième aura lieu à la fin des temps, et il a été prédit que Thor vaincra enfin Jormungand, mais que le venin du serpent l’empoisonnera.
 
Fafner le parricide, ou la genèse des Nibelungen
S’il est bien un dragon célèbre entre tous dans la mythologie nordique, il s’agit de Fafner, ou Fafnir, un humain changé en dragon par vilenie. Cette histoire est celle de Sigurd, le héros tueur de dragon rendu célèbre par la tétralogie de Wagner (c’est la légende de l’anneau des Nibelungen, les Nains sous la montagne, qui inspira Tolkien pour son fameux roman) sous le nom de Siegfried. Cette histoire raconte qu’il y avait jadis un fermier riche du nom de Hreidmar, très versé dans les arts occultes, qui avait trois fils : Otter, Fafner et Regin. Otter avait le pouvoir de se changer en loutre, et un jour qu’il s’était métamorphosé il fut tué, par erreur, par les dieux. Hreidmar entra alors dans une colère noire, et exigea qu’on paie une compensation en or pour la mort de son fils. Il voulait qu’on remplît d’or la dépouille, et qu’on l’en couvrît. Les dieux obtempérèrent, mais l’or qui fut donné avait été dérobé au nain Alberich, lequel jura malheur à quiconque s’emparerait du trésor. Au milieu de ce trésor se trouvait un anneau d’or, superbe et ordinaire, qui avait le pouvoir de corrompre ; Hreidmar fut immédiatement séduit et s’en saisit. La cupidité le prit, et il refusa de partager l’or entre ses fils restant. Fafner et Regin complotèrent alors pour faire main basse sur le trésor, mais Fafner doubla son frère en assassinant son père, et se métamorphosa en dragon, gagnant le plateau de Gnitaheid où il s’installa, veillant jalousement sur son or jusqu’à la venue du héros Siegfried, guidé par un mystérieux inconnu qui n’était autre que Odin déguisé. Fafner n’abandonnant son trésor que pour un temps très court, le temps d’aller boire à la rivière ; aussi le héros se dissimula-t-il parmi des branchages, attendit-il et perça-t-il le ventre vulnérable du dragon de son épée tranchante. Portant la main à ses lèvres, il goûta le sang du dragon et s’aperçut bientôt qu’il pouvait entendre le chant des oiseaux ; puis il se saisit du trésor, ignorant qu’il était maudit. Il est probable que ce récit mythique ait donné naissance au thème récurrent du dragon gardien de trésor, en même temps qu’il livre une réflexion symbolique sur l’avidité et le caractère vain de celle-ci.
 
Ambiguïtés de l'apparence reptilienne
Que l’on soit bien clair : parler de dragon alors que tous les dragons du Walhalla semblent être des serpents n’est pas fortuit. La vision scandinave du dragon est tout à fait différente de celle, colorée et optimiste, des orientaux. Il ne faut pas oublier qu’un dragon est avant tout une créature écailleuse et de bonne taille, souvent pourvue de griffes et d’intentions douteuses. La plupart du temps, la comparaison s’arrête là entre le dragon d’Orient et le dragon occidental hérité des mythes germaniques et celtiques et plus directement du monde médiéval. Si le dragon est bien une créature ailée crachant le feu, c’est que le " dieu " des Enfers chrétien règne sur un monde brûlant et sulfureux, et que l’une de ses incarnations se doit de posséder tous les attributs de sa charge. Or, si le feu n’est pas une si bonne chose pour les Germains, il reste néanmoins source de chaleur, donc de vie, et de puissance – un rôle guerrier rempli par Thor par exemple et par Odin. Tous les dragons illustres présentés ici sont donc des serpents, ou plutôt un mélange surprenant entre le serpent et le ver : le ver, c’est ainsi qu’on appelle volontiers le dragon dans les épopées saxonnes et notamment la plus célèbre d’entre elles, Beowulf, où un héros attaque ce qui se révèle être un énorme serpent noir et venimeux. Dans les récits celtes en revanche, le dragon n’est que reptilien.

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Re: Le mythe du dragon à travers les âges

Message  Arlitto le Mar 12 Avr - 20:04

Le dragon : puissance du mal et du chaos

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Combat contre le Dragon
Bible, Apocalypse glosée
Grande-Bretagne, Salisbury, vers 1250
Paris, BNF, département des Manuscrits, Français 403, fol. 20

Le dragon est un monstre fabuleux que l’on retrouve encore aujourd’hui dans la littérature et le cinéma fantastique du Seigneur des anneaux à Harry Potter. Ce sont des reptiles géants qui peuvent vivre sur terre, dans la mer ou même dans les airs. On les retrouve dans la Bible. En hébreu, on les appelait tannîn ou liwyatan. La Septante a traduit ces mots par le grec drakon.

    À l’origine, ces termes désignent un monstre marin à sept têtes que Dieu a vaincu en triomphant du chaos initial (Isaïe 51,9) et qui sera anéanti à la fin des temps (Isaïe 27,1). Dans des textes plus récents, ces mots perdent leur sens mythique et désignent des crocodiles (Ézéchiel 29,3), des cétacés (Psaume 148,7) et même en serpent puisque le bâton de Moïse se transforme en tannîn (Exode 7,9).

    Dans le livre de Daniel, on retrouve l’histoire de Bel et du dragon (14,23-39). Dans ce récit, le dragon est un monstre qui fait l’objet d’un culte. Il représente une sorte de divinité païenne.

    Le livre de L’Apocalypse présente aussi un dragon qui possède des qualités mythiques. Le chapitre douze nous présente un dragon à sept têtes, le même que le serpent antique du livre de la Genèse. Il y est décrit comme le chef des démons et des anges rebelles (12,7-9). On l’identifiera à Satan, qui donnera la puissance à la Bête (13,2). Le combat entre Michel et ce dragon projette le geste primordial du triomphe de Dieu sur le mal et le chaos.    

    La littérature du Proche-Orient ancien reprend le symbole du dragon qui lutte contre le bien et toutes formes d’organisation du monde. Bref, le dragon symbolise la puissance du mal contre lequel Dieu et les croyants doivent se battre.




Bible en français courant
 Is 51,9
51 9 Réveille-toi, Seigneur,
réveille-toi vite, agis avec vigueur.
Réveille-toi comme autrefois,
dans le lointain passé.
N'est-ce pas toi alors
qui abattis le monstre Rahab,
qui transperças le dragon des mers ?

Dans les récits babyloniens de la création le monstre Rahab, personnifiant l'océan, était vaincu par le dieu créateur. Le prophète revendique ici cette victoire pour le Seigneur.




Is 27,1

27 1 Ce jour-là, le Seigneur prendra sa grande, sa terrible, sa puissante épée, pour intervenir contre le monstre Léviatan, le serpent tortueux, insaisissable ; et il tuera ce dragon des mers b .

Comparer Job 7.12 ; Ps 74.13-14 ; 104.26.

Ez 29,3

29 3 Transmets-lui ces paroles que je lui adresse, moi, le Seigneur Dieu : Je vais intervenir contre toi, Pharaon, roi d'Égypte. Tu es comme un crocodile monstrueux, tapi dans les bras du Nil. Tu affirmes que ce fleuve t'appartient parce qu'il est ton oeuvre
Décembre 588-janvier 587 avant J.-C.

Ps 148,7
148 7 Depuis la terre, acclamez le Seigneur,
acclamez-le, océans et monstres marins ;

Comparer Gen 1.6-8.

Ex 7,9
7 9 «  Si le Pharaon vous demande de réaliser un prodige, toi, Moïse, tu diras à Aaron de prendre son bâton et de le jeter à terre devant le roi. Le bâton se transformera alors en serpent. »

Ap 12,7-9
12 7 Alors une bataille s'engagea dans le ciel. Michel y et ses anges combattirent le dragon, et celui-ci se battit contre eux avec ses anges. 8 Mais le dragon fut vaincu, et ses anges et lui n'eurent plus la possibilité de rester dans le ciel. 9 L'énorme dragon fut jeté dehors. C'est lui le serpent ancien, appelé le diable ou Satan, qui trompe le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui .

 Comparer Dan 7.7. — dragon : animal imaginaire, ayant la forme d'un énorme lézard. Il est appelé aussi serpent et représente, dans la Bible, le diable. — cornes : voir 5.6 et la note.

Ap 13,2
13 2 La bête que je vis ressemblait à un léopard, ses pattes étaient comme celles d'un ours et sa gueule comme celle d'un lion. Le dragon lui confia sa puissance, son trône et un grand pouvoir.
v. 1-2 : comparer Dan 7.3-6. — dragon : voir 12.3 et la note.


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Re: Le mythe du dragon à travers les âges

Message  Arlitto le Dim 12 Mar - 15:14

Les dragons auraient réellement existé documentaire en français 



Les dragons sont parmi les créatures mythologiques les plus populaires et les plus fréquentes dans le monde entier. Les légendes sur les dragons se trouvent dans de nombreuses cultures en Europe, en Chine, en Inde… Certains scientifiques estiment que si les dragons apparaissent dans de si nombreuses cultures, c'est qu'ils ont peut-être vraiment existé. Sinon comment expliquer que différentes civilisations à différentes époques et sur différents continents évoquent le même phénomène. Le site américain LiveScience s'est penché sur cette question fascinante.

Il est difficile de savoir quand dans l'histoire humaine les histoires de dragons sont apparues pour la première fois. Mais elles sont très anciennes. Des serpents volants géants sont décrits aussi bien dans la Grèce ancienne que par la civilisation sumérienne, tout simplement la première civilisation véritablement urbaine à être apparue sur terre il y a 6.000 ans. Le Léviathan, monstre des origines, décrit dans la Bible et notamment dans le Livre de Job s'apparente aussi beaucoup à un dragon. Le Moyen-Age est en Europe comme au même moment en Asie une période où les récits et légendes de combats entre des guerriers et des dragons se multiplient. Le dragon est alors clairement le symbole du mal. Saint-Georges terrasse le dragon grâce à sa foi et convertit ensuite des milliers de personnes au christianisme.

Plus proche de nous, les marins qui revenaient d'Indonésie au 18éme et 19ème siècle affirmaient avoir vu des dragons. Il s'agissait de celui de Komodo, un lézard géant pouvant atteindre 3 mètres.

En fait, si tout le monde ou presque est capable de décrire un dragon sur terre, l'animal en question est extrêmement différent selon les récits et les cultures. Certains dragons peuvent parler, cracher du feu, certains d'entre eux mesurent quelques mètres et d'autres des dizaines de mètres voire plus encore. Certains dragons vivent dans les océans et d'autres dans des grottes ou à l'intérieur des montages et des volcans.

Existe-t-il suffisamment de points communs entre tous ces contes et ces légendes pour pouvoir en conclure qu'ils font tous référence à quelque chose de commun? La seule vraie constante en fait est l'apparition dans les récits et légendes humaines d'animaux mythiques et monstrueux qui parfois sont protecteurs et bienveillants ou le plus souvent focalisent nos peurs et incarnent le combat éternel entre l'homme et la nature sauvage.



Bible:
Apocalypse 12:9 Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

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Re: Le mythe du dragon à travers les âges

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