NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

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NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:20

NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Des thèses, largement vérifiées, de Bardet, Théry et Bertuel : Le Coran est l’œuvre des nazaréens et en occurrence d'un prêtre judéo-chrétien (Waraqa Bin Nawfal), qui a converti Mahomet et les arabes au monothéisme (thèse expliquée en détail dans le grand ouvrage de Joseph Bertuel : « L'Islam : Ses véritables origines »). Les discours et les allocutions de Mahomet, qui composent les sourates du Coran, tirent essentiellement leur racines sur les textes de la secte des nazaréens.



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Le Coran.
La création du Coran et du monothéisme arabe appelé Islam serait l’œuvre des nazaréens (secte des judéo-chrétiens), l'un d'eux est judéo-nazaréen, il s'appelle Waraqa Bin Nawfal, prêtre de la secte à la Mecque à l'époque de la jeunesse de Mahomet. Il est cousin à Khadija, la première femme de Mahomet, une juive convertie au christianisme de la secte nazaréenne des judéo-chrétiens.
DES HADITHS AUTHENTIQUES ATTESTENT :
Des hadiths de Aïsha en parlent de Waraqa :

(...)

(Sahih Al-Bukhari, Volume 4, Book 55, Number 605) : « Le Prophète retourna vers Khadija tandis que son coeur battait rapidement. Khadijâ le conduisit chez son cousin Waraqa bin Nawfal ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzä ibn Ouzzä. Celui-ci avait embrassé le christianisme lors de son âge d'ignorance, et il avait pris l'habitude de transcrire l’écriture hébraïque et l'Injil de l'hébreu, tant que Dieu lui en avait accordé la force de le faire. Waraqa était très âgé et il était privé de la vue .... ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 9, livre 87,111) : « ... Waraqa était le fils de son oncle paternel, c'est à dire le frère de son père, qui pendant la période pré-Islamique était devenu un chrétien. Il savait tracer les caractères hébraïques et avait copié en hébreu toute la partie de l’Évangile qu’Allah avait voulu qu’il transcrivit. Il était âgé et était devenu aveugle .... ».

(...)

Waraqa a probablement influencé fortement Mahomet. En effet, Bukhari disait ceci : « Lorsque Waraqa est décédé, la révélation s’est tarie ». Cela montre qu'il était l'inspirateur de Mahomet pour l'écriture des Sourates. Lorsque Waraqa est mort, Mahomet n'en a plus écrit.

La (Sourate 16, 105). : montre d'ailleurs que les Arabes soupçonnaient cette influence de Waraqa : « Certes nous savons que les infidèles disent : + Cet homme a seulement pour maître un mortel ! + Mais la langue de celui auquel ils pensent est une langue barbare, alors que cette prédication est en claire langue arabe ».

D'autres hadiths principaux le mentionnent, qu'il a joué un rôle significatif :

(...)

Voici ce qu’écrit (Al Boukhari, Sahih, Livre 1, Chapitre 1) : « Cet homme (Waraqa Ibn Nawfalqui était cousin de Khadidja du côté de son père, avait embrassé le nazaréisme avant l’apparition de l’islam. Il savait écrire l’hébreu, et avait copié en hébreu toute la partie de l’évangile que Dieu avait voulu qu’il transcrivît ».

Autre citation de (Al Boukhari, Sahih, Livre 1, Chapitre 1) : « Le prêtre Waraqa écrivait le Livre hébreu. Il écrivait de l’évangile en hébreu ce que Dieu voulait qu’il écrivît ».

Ibn Kusaïr, Biographie du prophète, 1, 386. Abû al-Faraj al-Isfahânî, Kitâb al-agânî, (Le livre des chants). Abû al-fida Ibn Kathîr, Tafsîr al-qur’ân, (Explication du Coran), une copie de l’ouvrage de Tabari.et al-Isfahânî et Ibn Kathîr donnent la même information : « Ce texte indique que Waraqa était un prêtre nazaréen ». Le fait qu’il ne mentionne qu’un seul évangile le signifiait également, et nous en verrons encore d’autres attestations.

Muslim, compilateur de l’un des six recueils principaux, très célèbre, mais moins cependant que celui d’Al Boukhari, cite le même hadith, avec cependant une différence significative, (Muslim, Sahih, I, 78 et 79) : « Le prêtre Waraqa écrivait le Livre arabe. Il écrivait de l’évangile en arabe ce que Dieu voulait qu’il écrivît ».

Dans la Sira (ce qui signifie l’histoire) d’Ibn Hichâm, écrite 200 ans après la mort de Mahomet, unique biographie n’ait pas disparu, on peut lire (Ibn Hicham, Sira, 1,175 et 203) : « Waraqa était devenu nazaréen et avait suivi les livres et appris la science des hommes ... Il était excellent connaisseur du nazaréisme. Il a fréquenté les livres des nazaréens, jusqu’à les connaître comme les gens du Livre ».

Au début du dixième siècle, près de trois siècles après la mort de Mahomet, Al Yaqûbî publia un recueil de sermons attribués à Mahomet, dans lequel il écrit (Al-Yaqubi, Tarikh, 1, 256 et 257) : « Parmi les Arabes qui sont devenus nazaréens, il y a un groupe de Quraysh ... parmi eux figuren t... Waraqa ibn Nafal ibn Assad ».

(Al Isfahânî, Al kital al-agânî, Le livre des chansons Le Caire, 1937, vol 3, 144) écrit lui aussi : « Waraqa s’est converti au nazaréisme au temps de l’ignorance (c’est-à-dire avant l’islam) ». Ainsi, Waraqa était un juif converti au nazaréisme, et devenu prêtre nazaréen. C'est lui qui célébra la bénédiction du mariage de Mahomet avec Khadidja.

Al Halabi écrivit une biographie de Mahomet en utilisant essentiellement l’œuvre d’Ibn Hichâm. Quelques renseignements anciens ont pu lui parvenir par tradition orale, et enrichir son œuvre. D’après lui, lors du mariage de Mahomet avec Khadidja, Waraqa a déclaré : « Nous sommes les chefs et les guides des Arabes ».

(...)

Les sources islamiques elles-mêmes confirment la profondeur de leur accord, car Waraqa était l’inspirateur de Mahomet. Boukhari ajoute en effet cette indication (Al-Boukhari, Sahih, Livre 1, Chapitre 1) : « Lorsque Waraqa fut décédé, la révélation s’est tarie ».

Cela laisse penser que Waraqa fournissait à Mahomet la matière des ses allocutions et discours, à partir de traductions en arabe de textes religieux ou liturgiques nazaréens. À la mort de Waraqa, Mahomet déclara qu’il l’avait vu au paradis (Alépine, vol 1. opus cit.).

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:21

DES SOURCES HISTORIQUES ATTESTENT :

Ibn Sa’d est un biographe qui vivait à Bagdad au neuvième siècle. Il fut secrétaire de Waqidi. Sa réputation de fiabilité et de précision lui valut d’être très souvent cité dans les siècles suivants. Il indique :

(…)

Abdallah Mahomet ibn Sa’d ibn Mani al-Zuhri, Kitâb al-tabaqât al-kubra (Le livre des hautes classes), comme Ibn Hichâm , al-Sîrâ al-Nabawîya (Biographie du Prophète), quatre nazaréens dans l’entourage immédiat de Mahomet. L’un d'eux était Waraqa, les autres sont :

- Ubayd Allah ibn Jahch ibn Umayma. (un petit fils d’Abd al-Muttalib, l’oncle de Mahomet.)
- ‘Uthmân ibn al-Huwayrith (un cousin germain de Mahomet.)
- Zayd ibn ‘Amr ibn Nafîl (dont Mahomet disait : + A lui seul, il vaut une nation +).

(...)

Dans sa Lettre 112 à Saint Augustin, Saint Jérôme écrit ceci sur la secte de ces Nazaréens :

« Jusqu’aujourd’hui, dans toutes les synagogues de l’Orient, il y a chez les Juifs une secte (...) qui est jusqu’ici condamnée par les Pharisiens; on les appelle vulgairement Nazaréens; ils croient au Christ, fils de Dieu, né de la Vierge Marie, et ils disent que c’est celui qui, sous Ponce Pilate a souffert et est ressuscité; en lui nous aussi nous croyons; mais tandis qu’ils veulent tout ensemble être Juifs et chrétiens, ils ne sont ni Juifs ni chrétiens ».

D'autres sources arabes parlent aussi du moine nazaréen, Nastûrâ / Nastûr rencontré à Bosra (Syrie du sud) par Mahomet et qui aurait reconnu celui-ci comme prophète.
Et Théophane (avant 822) écrit ceci dans sa chronique : « Chaque fois qu'il venait en Palestine, il (Mahomet) fréquentait avec les juifs et les chrétiens et obtint d'eux certains matériaux scripturaires ».

Jean Damascène (vers 650-750) a raconté également ceci : « Muhammad était tombé par hasard sur l'Ancien et le Nouveau Testaments et même, paraît-il, après avoir conversé avec un moine arien, avait conçu sa propre hérésie ».[/color]

Des sources syriaques appellent ce moine nazaréen, Sergius Bahîrâ (Baeira / Pakhyras). Cependant les Chrétiens Ariens (Disciples d'Arius) étaient comparables aux Nazaréens car ils rejetaient eux aussi la divinité de Jésus.

Dans le Coran, l'influence nazaréenne, se voit dans l''interdiction de boire du vin. En effet les Nazaréens ne buvaient pas de vin, se référant à cette parole de Jésus : (Matthieu 26,29) :

« Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit le pain et prononça la prière de bénédiction, puis, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : + Prenez, mangez, ceci est mon corps + Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis, il la leur donna en disant : + Buvez-en tous, car ceci est l'alliance nouvelle, alliance qui est versée pour beaucoup pour le pardon des péchés +. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père ».

L'influence nazaréenne se voit aussi dans le rejet de la Trinité et de la divinité de Jésus. Il existe ainsi une transcription du colloque de 639 ou 644 entre le patriarche jacobite Jean 1er et l'émir des Mahgrâyés (Musulmans) Amru bar Sa’d, gouverneur de Homs en Syrie et ancien compagnon de Mahomet. On remarquera que, dans cette transcription, nulle part on ne parle encore du Coran (ni de la Mecque) mais uniquement du Pentateuque et de l'évangile, et que les Musulmans acceptent ces deux livres. La seule chose qui intéresse Amru bar Sa’d c'est de convaincre le patriarche que le Christ était certes un prophète, mais non pas Dieu.

Dans son livre, le « Traité des hérésies » de Jean Damascène (Mansour Ibn Sarjoun, Arabe chrétien de Damas, 676-749), on lit ceci (vers 746) :

« Il (Mahomet) dit qu’il y a un seul Dieu, créateur de toutes choses, qu’Il n’a pas été engendré et qu’Il n’a pas engendré. Selon ses dires, le Christ est le Verbe de Dieu et son Esprit, mais il est crée et il est un serviteur ; il est né sans semence de Marie, la sœur de Moïse et d’Aaron. En effet dit-il, le Verbe et l’Esprit de Dieu sont entré en Marie et ont engendré Jésus, qui fut un prophète et un serviteur de Dieu. Et, selon lui, les juifs, au mépris de la Loi, voulurent le mettre en croix, et, après s’être emparés de lui, ils n’ont crucifié que son ombre. Le Christ lui – même, dit-il, ne subit ni la croix ni la mort. En effet Dieu l’a pris près de lui dans le ciel, parce qu’Il l’aimait. Et il dit également, qu’une fois le Christ monté aux cieux, Dieu l’a interrogé en disant ? : + Jésus ! as-tu dis : je suis le fils de Dieu et Dieu ? + Jésus d’après lui, a répondu : + Sois miséricordieux envers moi, Seigneur ! Tu sais que je n’ai pas dit cela et que je ne dédaigne d’être ton serviteur. Mais les hommes mauvais ont écrit que j’avais fait cette déclaration ; ils ont menti à mon égard, et ils sont dans l’erreur +. Dieu, dit il, lui a répondu : + Je sais que tu n’as pas fait cette déclaration + (...). Ils nous appellent + associateurs + parce que, disent-ils, nous introduisons à côté de Dieu un associé lorsque nous disons que le Christ est le fils de Dieu et Dieu[/color] ».
Le manuscrit arménien du « Vardabed Ghévond (vers 771) » nous transcrit la lettre de Omar II, (Umar ben Abd al-Aziz, 8ème calife Omeyade) à l'empereur byzantin Léon III l'Isaurien (717-741) :

« ... Pourquoi ne trouve-t-on, dans le Code mosaïque, aucune indication à propos du paradis ou de l’enfer, ou de la résurrection et du jugement ? Ce sont les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean, qui en ont parlé selon leur talent. N’est-il pas vrai que Jésus, en parlant dans l’évangile de la mission du Paraclet ou Consolateur à venir, indiquait la mission de notre Mahomet ? Pour quelle raison les peuples chrétiens se sont-ils, après la mort des disciples de Jésus, partagés en soixante douze races (sectes) ? Pourquoi ont-ils fait de Jésus l’associé et l’égal du Dieu unique et tout puissant, en professant trois Dieux, et en changeant arbitrairement toutes les lois, comme celle de la circoncision en baptême, celle du sacrifice en eucharistie, celle du samedi en dimanche ? Est-il possible que Dieu ait habité dans la chair et dans le sang, et dans les entrailles souillées d’une femme ? ».

La (Sourate 4,171) du Coran confirme le rejet de la divinité de Jésus par les Musulmans :

« Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle de vie venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas 'Trinité'. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur ».

Bien que n'étant pas Dieu, Jésus était cependant reconnu comme Messie par les Musulmans. Des sources contemporaines à Mahomet (datant de vers 626) indiquent que celui-ci se prenait pour un prophète et qu'il annonçait la redescente du Messie Jésus. Hors, les Judéo-Chrétiens Nazaréens semblaient attendre eux aussi le retour de Jésus.

Dans la Chronographie de Théophane, il est écrit (pour l'année 622) : « Les juifs se sont attachés à Mahomet parce qu’ils le tenaient pour un de leurs prophètes ».

Jacques d’Edesse (633-708) écrivait : « Les Mahgrayes (Musulmans) confessent tous fermement qu’il (Jésus) est le vrai Messie qui devait venir et qui fut prédit par les Prophètes ; sur ce point, il n’y a pas de dispute avec nous ».

Dans la chronique arménienne Doctrina Jacobi / Didascalie de Jacob V,16,209 (datant de vers 634- 640), le Juif Abraham de Césarée racontait ceci :

« On disait que le prophète (Mahomet) était apparu, venant avec les Saracènes (Arabes), et qu’il proclamait la venue du Messie qui allait venir. Étant arrivé à Sykamine, je m’arrêtai chez un vieil homme bien versé dans les écritures et lui dis : + Que me dis-tu, du prophète apparu avec les Saracènes ? + Il me répondit dans un profond soupir : + Il est faux car les prophètes ne viennent pas armés avec épée et char de guerre.+ ... Et moi, Abraamès, ayant poussé l’enquête, j’appris de ceux qui l’avaient rencontré, qu’on ne trouve rien d’authentique dans ce prétendu prophète : Il n’est question que d’effusion du sang des hommes. Il dit aussi qu’il détient les clés du Paradis, ce qui est incroyable ».

Cette croyance de Mahomet, en la descente prochaine de Jésus, est confirmée par un hadith de Bukhari et Muslim :

« Selon Abu Hourayra, le Prophète a dit : + Par Celui qui tient mon âme en sa main, la descente de Jésus fils de Marie est imminente ; il sera pour vous un arbitre juste (…) il mettra fin à la guerre et il prodiguera des biens tels que personne n’en voudra plus. En ce moment, une seule prosternation sera meilleure que le monde et son contenu + ».

L'historien byzantin Théophane (vers 758/760-817/818) prétendait d'ailleurs que l'islam trouvait son origine chez des « Juifs qui prennent Mahomet pour leur Christ tant attendu ». Cependant l'alliance entre les Arabes et les Judéo-Chrétiens (ou nazaréens) ne durera pas et les deux peuples finiront par se séparer, à la fois politiquement et religieusement.

Ainsi Théophane (avant 822) écrit ceci sur Mahomet, dans sa chronique :

« En cette année mourut Muhammad, le leader et le faux prophète des Sarrasins, après la nomination de son parent Aboubacharos à sa chefferie. Dans le même temps sa renommée se répandit et tout le monde avait peur. Au début de son avènement, les Juifs égarés croyaient qu'il était le Messie qui est attendu par eux, de sorte que certains de leurs dirigeants se joignirent à lui et acceptèrent sa religion tout en délaissant celle de Moïse, qui a vu Dieu. Ceux qui l'ont fait étaient au nombre de dix, et ils sont restés avec lui jusqu'à sa mort. Mais quand ils le virent manger de la viande de chameau, ils ont réalisé qu'il n'était pas celui qu'ils croyaient, mais, ayant peur d'abjurer sa religion, ces malheureux hommes lui ont appris des choses illicites dirigées contre nous, Chrétiens, et sont restés avec lui ».

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:26

LES ORIGINES ÉLUCIDÉES DU CORAN ET DE L'ISLAM.

La question des origines de l’islam est une question tabou. Aussi curieux que cela puisse paraître, les chercheurs occidentaux, même marxistes ou athées, s’en sont tenus souvent à la légende musulmane d’un Mahomet analphabète qui, partant de Jérusalem, est monté au ciel pour aller chercher le Coran avant de revenir en Arabie sur la jument ailée, qui lui avait déjà servi de moyen de transport à l’aller. Edouard-Marie Gallez vient de soutenir une longue thèse (1000 pages) où il fait le point de tout ce que la recherche vraiment scientifique sait des origines de l’Islam mais aussi sur les textes de la mer Morte .



Sur les pas de la sagesse.


À l’Hégire de 622 et à l’année 1 de l’entrée dans une ère qui, en toute logique, doit être nouvelle pour toute l’Humanité. Ce que la Bible appelle la « terre » et invite à conquérir, c’est seulement la Palestine. Quel rapport y a-t-il alors avec un programme de conquête qui viserait le monde entier ? Ce rapport tient précisément à l’idéologie des « nazaréens ». 

Ces derniers ne sont pas des « juifs » de l’Ancien Testament (qui auraient alors sept siècles de retard), mais d’ex-judéo-chrétiens bien de leur temps. Dans leur vision de l’Histoire, la reconquête de la Terre d’Israël est liée à la venue de l’Ère Nouvelle. Elle est une étape. 

Une étape indispensable au Salut. Régis Blachère a bien compris que cette « terre que Dieu vous a destinée » (S. V, 21) désigne la Palestine, et il en est ainsi 18 autres fois du mot « terre » dans le Coran. Et tel fut bien le but poursuivi par l’expédition des guerriers de Mahomet dès l’année 629, un fait connu des historiens mais habituellement passé sous silence dans les articles pour le grand public, alors qu’il s’agit de la seule donnée de la vie de Mahomet qui soit à la fois totalement sûre et bien datée.

En cette année-là, à la tête de ses troupes, Mahomet est battu par les Byzantins (qui s’appelaient encore Romains) à l’est du Jourdain, à Mouta. C’est évidemment là qu’on l’attendait, puisque selon l’image biblique de la libération de la Terre, il faut nécessairement passer le Jourdain. 

C’est après sa mort c’est-à-dire seulement neuf ans plus tard que ‘Oumar entrera finalement dans Jérusalem, alors que le pays était déjà sous contrôle depuis quatre années - seule Jérusalem résistait encore. Pour tous ces gens, la prise de la Palestine et de la Ville apparaît alors comme le gage de la conquête du monde. Sophrone, le Patriarche de Jérusalem, l’avait bien compris puisqu’il écrivit en 634 déjà dans un sermon sur le baptême que les Arabes « se vantent de dominer le monde entier, en imitant leur chef continûment et sans retenue ». 

C’est une telle perspective, beaucoup plus large que celle de la seule Terre d’Israël, qui est exprimée dans la Sourate 7:128 : « La terre appartient à Dieu, il en fait hériter qui il veut parmi ses créatures et le résultat appartient aux pieux ».

Dans tous ce qui suit, nous allons démontré les origines le l'islam et les sources du Coran. L’appellation simple de « nazaréens » dans le Coran porte à équivoque, et pour plus de clarté, nous allons utilisé la dénomination de « judéo-nazaréens » pour les « nazaréens » et la dénomination de « chrétiens » pour les arabes chrétiens.

STRATÉGIE POLITICO-RELIGIEUSE DES NAZARÉENS

Et plutôt payant. Les deux Empires de l’époque, les Grecs byzantins et les Perses sassanides, sont épuisés par des querelles internes et par les campagnes militaires montées l’un contre l’autre. C’est d’ailleurs dans ce cadre que se comprend l’Hégire, selon l’année probable : 

Ceux qui quittent la Syrie en l'an 622 pour le désert n’avaient sans doute pas envie de rencontrer les armées d’Héraclius, qui commençait la reconquête de l’Est de son Empire pris huit ans plus tôt par les Perses. Les campagnes avaient alors lieu l’été, puis on se donnait rendez-vous pour l’année suivante. En 628, les Perses finissent par être complètement battus, et l’on peut penser que certains stratèges liés aux Perses, arabes ou non, rejoignirent alors Yathrib pour se mettre au service du projet que montent les « judéo-nazaréens ».

 Ils choisissent alors Mahomet comme le représentant de leurs alliés arabes. Mais l’expédition de 629 est un échec, comme on l’a vu. Manifestement, certains passages du Coran témoignent du souci que l’auteur eut alors de remonter le moral des troupes, et l’un d’eux évoque clairement cet épisode (S. XXX, 1-5 selon la voyellisation correcte rétablie par Blachère).
La vision de l’Histoire et du salut qui fit l’unité entre les différents partenaires du projet. Il faut en dire un peu plus en effet. Dans cette vision, le salut n’est pas spirituel, il ne passe pas par une réforme intérieure que l’on nomme conversion. 

C’est un salut qui doit se réaliser au niveau de la société. Là où Jésus a parlé (rarement) de l’opposition entre les fils de ténèbres et les fils de lumière, les « judéo-nazaréens » imaginent une vision du monde où des appartenances communautaires distinguent et séparent ces deux groupes. 

D’un côté, il y a le Parti de Dieu, et de l’autre le reste de ceux qui, forcément, sont contre Dieu, ne serait-ce qu’à cause de leur ignorance. Cette manière de voir est toujours fondamentalement celle de l’Islam, qui ne peut concevoir le monde autrement que comme un affrontement du Dâr al-islâm, le domaine où l’Islam est instauré comme loi du pays et où les non musulmans sont soumis, et le Dâr al-harb ou domaine de la guerre c’est-à-dire les pays et institutions à conquérir puisque Dieu les a donnés aux musulmans. 

Mais ce furent d’abord les judéo-nazaréens qui cultivèrent cette idéologie en nourrissant ces prétentions conformément à ce qu’on lit dans leurs livres, on l’a vu précédemment.
Le pire, c’est que tous ces gens (les judéo-nazaréens) croient sincèrement sauver le monde puisqu’ils pensent détenir la recette de son salut. Or, l’importance d’une telle fin justifie les moyens : Que vaut la vie d’un homme, ou celle de quelques millions d’hommes, si le salut du monde est en jeu ? C’est là où se trouve la perversion totale de ces idéologies capables de transformer des hommes paisibles et pacifiques en assassins, comme on le voit toujours en de nombreux pays. Cette perversion tire sa force du christianisme. 

Simplement, celui-ci est contrefait. C’est le petit détail qui change tout, et qui passe parfois inaperçu du plus grand nombre (et par fois aussi de certains intellectuels). On connaît mal les guerres que firent Mahomet et Umar au départ de Yathrib pour soumettre toutes les tribus arabes à leur portée, mais les traditions musulmanes évoquent la ruse, la férocité, les meurtres. C'est ainsi que les Arabes sont unis dans le projet de prendre Jérusalem et d’y reconstruire le Temple, qui sera « le Troisième », ainsi qu’il est annoncé dans les apocryphes messianistes des « judéo-nazaréens ». Ce qu’on appelle « le deuxième Temple » est celui qui avait suivi l’exil et qui, en fait, a été rebâti par Hérode le Grand et détruit en l'an 70 par les Romains de Titus alors même qu’il était enfin terminé.

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:29

CROYANCE DE LA SECTE JUIVE, LES NAZARÉENS

Les « judéo-nazaréens » reconnaissaient Jésus non pas comme le Fils de Dieu venu visiter son peuple - pour reprendre une manière de parler très primitive -, mais seulement comme le Messie suscité par Dieu. Ce n’est pas de sa faute si ce dernier n’a pu établir le Royaume de Dieu : Les Grands-Prêtres se sont opposés à lui et vont même vouloir le tuer. Mais Dieu ne pouvait permettre que son Messie fût crucifié, Il l’enlève donc à temps au Ciel, et c’est une apparence - un autre homme ou une illusion - qui est clouée sur la croix à sa place. 

Divers textes apocryphes disent cela bien avant le Coran (IV, 157), et certains imaginent même que c’est Simon de Cyrène, celui qui avait aidé Jésus à porter sa croix, qui se retrouve dessus par erreur. L’important, c’est que Jésus, lui, soit gardé « en réserve » au Ciel. 
Mais il ne peut redescendre que lorsque le Pays sera débarrassé de la présence étrangère et que le Temple sera rebâti par les vrais croyants. Pour que le salut du monde advienne, la recette est donc évidente : Il suffira de prendre Jérusalem - qui doit devenir la capitale du monde - et de reconstruire le Temple. Le « Messie-Jésus » - une expression gardée dans le Coran que nous avons - imposera alors le Royaume de Dieu sur toute la terre. Là, on est loin des messianismes antérieurs à notre ère, qui étaient simplement nationalistes et religieux.

L'histoire de ce messianisme politique change de nature au début de l’Ère chrétienne … Ainsi, l’insurrection de l'an 66 qui conduisit à la ruine du Temple en l'an 70 n’était plus simplement nationaliste, quoique son idéologie soit mal connue : Flavius Josèphe est la seule source qui aurait pu nous l’expliciter mais il glisse sur le sujet (il y a été impliqué lui-même). Cependant, on peut penser à un mélange de messianisme nationaliste et d’eschatologie « mondialiste » où le message « judéo-chrétien », déformé, n’est pas étranger. 

Les sources sont plus claires à propos de la seconde insurrection judéenne, qui s’étendit de 132 à 135 ; Celle-là est explicitement messianiste, et inspirée par un certain Aqiba qui est en fait un « ex-judéo-chrétien » devenu « Rabbi », et qui est connu pour son anti-christianisme. On voit bien à quel courant de pensée il puise ses délires destructeurs. 
On en a parlé précédemment, c’est à la suite de la destruction du Temple de l'an 70 que l’idéologie « judéo-nazaréene » se structura en vision cohérente du Monde et de l’Histoire, construite sous l’angle de l’affrontement des « bons » et des « méchants », les premiers devant être les instruments de la libération de la Terre. Le recoupement des données indique que c’est en Syrie, chez les « judéo-chrétiens » qui refusèrent de rentrer en Judée après l'an 70 et réinterprétèrent leur foi, que cette idéologie de salut - la première de l’Histoire - s’est explicitée.

Cette secte « judéo-nazaréene » est née dans un contexte de rupture que se situe son rapport avec le « judéo-christianisme » originel. J’ai tenté de décrire le mieux possible cette secte, qui, depuis des siècles, axait sa vision du monde et du salut sur le retour du Messie ; Les textes trouvés dans les grottes de la mer Morte contribuent fortement à cette compréhension. Il s’agissait d’un retour matériel, d’un avènement politique du Messie, non d’une Venue dans la gloire comme la foi chrétienne l’enseigne … Pour cela, il aurait fallu qu’une religion nouvelle ait été fondée, afin de conquérir Jérusalem !
UN MYTHIQUE PERSONNAGE RÉUNIT DES ARABES AUTOUR DU PROJET NAZARÉEN

Appelons ce personnage mythique de Mahomet (l'histoire se passe au 7ème siècle, mais le nom de Mahomet apparaît pour la première fois au 8ème siecle et il est présenté aux arabes : Messager d'Allah).

Il s’agit au départ lorsque commence l’aventure de Mahomet, d’Arabes chrétiens - ils sont, ces « associateurs » dont parle le texte coranique -, même s’ils sont baptisés depuis peu. Leur conversion au christianisme fut en particulier le fruit des efforts de l’Église jacobite qui va même aménager pour eux des lieux-églises en plein air. Un signe de cette conversion ? Au début du VIe siècle, les Qoréchites étaient encore connus pour être d’abominables pillards sévissant du côté de la Mésopotamie ; Et voilà qu’à la fin de ce même VIe siècle, au temps de l’enfance de Mahomet, ce sont de pacifiques caravaniers, spécialistes du transport depuis la façade syrienne de la Méditerranée vers la Mésopotamie et l’Asie. 

Entre-temps, ils étaient devenus chrétiens, et c’est bien à des chrétiens que s’adressent les harangues de l’auteur des feuillets coraniques primitifs. Les « judéo-nazaréens » leur promettent l’appât du butin, dont parle par exemple le verset 20 de la sourate 48, pour constituer un motif de les entraîner dans la guerre pour prendre Jérusalem.

Comme chrétiens, ces arabes nouvellement convertis, étaient donc déjà habitués à une certaine vision de l’Histoire … Ils avaient conscience que le Salut a une histoire, racontée dans la Bible. Avec la prédication protoislamique, ils découvrent qu’ils sont des fils d’Abraham selon les commentaires juifs du chapitre 25 de la Genèse. Il n’est même pas écrit dans la Bible qu’Ismaël est leur ancêtre ! René Dagorn a bien montré que cette légende des apocryphes juifs était inconnue ou, du moins, indifférente aux Arabes chrétiens de l’époque de Mahomet

Or c’est là-dessus que les « judéo-nazaréens » vont jouer pour enrôler les arabes dans la guerre.En effet, ces « judéo-nazaréens » sont habiles. Ils ont compris que sans l’aide d’Arabes, qui forment la réserve militaire d’appoint, autant pour l’Empire byzantin que pour celui des Perses, ils ne parviendraient jamais à prendre et garder Jérusalem. 
Pour faire advenir l’Ère messianique qu’ils attendaient, ils eurent l’idée de circonvenir les Arabes au nom de la descendance d’Ismaël, en étendant à eux les promesses de domination universelle que l’on trouve dans leurs livres apocalyptiques, par exemple dans le IVe livre d’Esdras où l’on peut lire : « Seigneur, tu as déclaré que c’est pour nous que tu as créé le monde. 

Quant aux autres nations, qui sont nées d’Adam, tu as dit qu’elles ne sont rien (...) Si le monde a été créé pour nous, pourquoi n’entrons-nous pas en possession de ce monde qui est notre héritage ? » (VI, 55 sq). Et plus loin, dans le même texte, voici une formule qui nous renvoie tout naturellement au texte de la Sourate VII que nous venons de citer, sur la terre qui appartient aux pieux : « Cherche à savoir comment seront sauvés les justes, à qui appartient le monde et pour qui il existe, et à quelle époque ils le seront » (IX, 13b).

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:33

LA RECONSTRUCTION DU TEMPLE DE JÉRUSALEM

Les sources historiques officielles s’accordent pour dire que, dès que Jérusalem est prise, « la Maison » est déjà relevée ; et qu’il s’agit d’un cube ! Selon certains témoignages que je reprends dans mon livre, cette reconstruction aurait d’abord été le fait de « juifs » avant d’être celui des Arabes. On peut comprendre que les observateurs non avertis ne comprenaient bien ni ce qui se passait, ni qui exactement tirait les ficelles. En fait, c’est une espérance exprimée dans la sourate 2:127 qui, pour ainsi dire, se réalisait là : 



« Abraham (figurant les juifs et les Arabes unis) relèvera les assises (qui restent) de la Maison avec [l’aide d’]Ismaël (figurant les Arabes) ». Personne ne sera étonné d’apprendre que le cube hâtivement élevé avait les dimensions exactes du cœur du temple d’Hérode - il constitue la véritable « mosquée de Umar », l’octogone que l’on voit aujourd’hui l’ayant remplacée à la fin du 7ème siècle tout en gardant une dimension extérieure égale à celle du cube. Une source dit que Umar fit un sacrifice devant cette Maison relevée, ce qui nous renvoie évidemment aux sacrifices anciens faits au Temple, mais sans doute aussi aux pratiques « judéo-nazaréenE » dont l’Islam a d’ailleurs hérité vaguement au moins dans le rite du sacrifice du mouton lors de l’aïd el-kébîr ou dans l’interdiction du vin et de l’alcool en général.


Au moment de la prise de Jérusalem en 638, le sens de la collaboration entre Mahomet et les « judéo-nazaréens », nourrie de pensée eschatologique et apocalyptique va se poursuivre autour de Waraqua, un personnage très important : À ce sujet, il suffit d’entendre attentivement ce que les traditions islamiques ont à nous dire sur le personnage de Waraqa. J’en profite pour dire que son rôle a dû être si important qu’il n’a pas pu être effacé, alors que tant de témoignages islamiques anciens, écrits ou non, disparaissaient - en fait tous ceux qui sont antérieurs à la biographie normative de Ibn Hichâm, composée et imposée deux siècles après la mort de Mahomet : C’est seulement par des citations que l’on connaît quelque chose des écrits antérieurs, qui furent systématiquement détruits. 



Or, ce qui est dit de ce Waraqa est hautement révélateur, comme l’indique le dossier quasiment exhaustif réuni par Joseph Azzi sur ce personnage. « On le présente comme un cousin de Khadidja, la première femme de Mahomet, ou parfois comme un cousin de celui-ci. Il pourrait être les deux, ce qui est même très vraisemblable. Il bénit leur mariage, et pour cause : Il est dit « prêtre nasraniyy, ce qu’il ne faut pas traduire par prêtre chrétien mais bien par prêtre nazaréen ».


En somme, les « judéo-nazaréens » comptaient des prêtres parmi eux, descendants de la tribu de Lévi ; et il y avait des consacrés hommes [ceux que le Coran nomme « moines » et qui sont dits se lever la nuit pour réciter des psaumes de la Bible (III, 113 ; IV, 163 ; V, 82 ; XVII, 55.78 ; LXX, 20) ], ce qui est à comprendre dans une perspective eschatologique et guerrière : Le salut du monde vaut que l’on s’y consacre totalement. De Waraqa, le commentateur Al-Bukhari (mort en 870) donne la présentation suivante : « Cet homme, qui était cousin de Khadidja du côté de son père avait embrassé le nazaréisme avant l’apparition de l’islam. Il savait écrire l’hébreu et avait copié en hébreu toute la partie de l’Évangile (livre des chrétiens) que Dieu avait voulu qu’il transcrivît ». Il est de la tribu arabe des Qoréchites, mais « il est devenu nazaréen » :


Waraqa constitue donc un pont entre les deux peuples (« judéo-nazaréens » et arabes). Al Bukhari a encore cette parole à la fois énigmatique et révélatrice : « Lorsque Waraqa est décédé, la révélation s’est tarie ». À l’époque, il n’est pas question du tout de « révélation », sinon de traductions en arabe des écrits judéo-nazaréens (comme par exemple quand le texte coranique évoque les « feuilles d’Abraham » - celles de Moïse étant tout simplement la Torah c’est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible). Les feuillets coraniques les plus anciens seraient-ils de lui ? Pas nécessairement, car les feuillets sont des écrits de circonstance - essentiellement de propagande -, alors qu’il est plutôt dit le traducteur de textes beaucoup plus important. Dans l’avenir, la recherche y verra sans doute plus clair sur ces points. En tout cas, il ne dut pas être le seul à écrire pour les Arabes « devenus nazaréens »... Ou à convaincre de le devenir !


Christoph Luxenberg a montré le substrat araméen qu’il fallait quelquefois supposer pour lire correctement le Coran. Certains versets coraniques particulièrement obscurs ; Il n’y a là rien d’étonnant si l’on pense que la langue maternelle du ou des auteurs est le syro-araméen, la langue habituelle des judéo-nazaréens. Ce qui est dit également dans les traditions islamiques de Zayd, qui aurait appris l’hébreu et l’écriture dans les écoles juives, est également très révélateur, même si c’est approximatif : Ce « juif » de Yathrib a joué un certain rôle dans l’élaboration du proto-islam, qui était encore le pendant arabe très peu autonome du « judéonazaréisme ». Il faudrait mentionner encore les inscriptions qu’on dit, faute de mieux, « judéoarabes » et que l’on a trouvées il y a quelques années dans le désert du Neguev (sud d’Israël) ; Alfred-Louis de Prémare les a finement analysées. Il s’agit d’invocations en arabe adressées par exemple au Dieu de Moïse et de Jésus, et elles datent de l’enfance de Mahomet. Par comparaison, rien de tel n’existe dans la région mecquoise et dans toute l'arabie, et d’autant moins que ni cette écriture ni cette langue arabe n’y étaient employées.

MASSACRE DES JUDÉO-NAZARÉENS ET COMPILATION DU CORAN

Dans la biographie officielle de Mahomet, on lui attribue le massacre des juifs. Je le pense également. Il est invraisemblable que Mahomet ait massacré des juifs rabbanites (orthodoxes ndlr), dont les « judéo-nazaréens » aussi bien que leurs alliés Arabes avaient besoin de la neutralité, au moins. Mais après 640, on imagine aisément que Umar puis son successeur Uthman aient voulu se défaire d’alliés devenus encombrants. Ironie de l’histoire : Les « fils d’Israël » - au moins leurs chefs - sont massacrés par ceux qu’ils avaient eux-mêmes convaincus d’être les « fils d’Ismaël » ! Sont massacrés les juifs rabbanites (orthodoxes ndlr), dont les « judéo-nazaréens ». En fait, le problème se posait aux Arabes de justifier d’une manière nouvelle le pouvoir qu’ils avaient pris sur le Proche-Orient. C’est dans ce cadre qu’apparut la nécessité d’avoir un livre propre à eux, opposable à la Bible des « juifs » et des « chrétiens », sur la base des textes écrits et laissées par les « judéo-nazaréens » (Le Coran) et qui consacrerait la domination arabe sur le monde ... Ce qui a contribuer à occulter le passé « judéo-nazaréen » du coran, dont voici les origines :

(...)

Le Calife basé à l’oasis de Médine ne disposait, en fait de « textes » en arabe, que des papiers que les « judéo-nazaréens » y avaient laissés. Même si l’on y ajoute les textes plus anciens laissés en Syrie, cela ne fait pas encore un choix énorme. Et il fallait choisir, dans la hâte, des textes répondant aux attentes des nouveaux maîtres du Proche-Orient ! Autant dire que, quel qu’il fût, le résultat du choix ne pouvait guère être satisfaisant, même si on choisissait les textes présentant le moins d’allusions au passé judéonazaréen. C’est ainsi que les traditions musulmanes ont gardé le souvenir de « collectes » ou assemblages du Coran divergents entre eux et concurrents - parce qu’ils fournirent évidemment à des ambitieux l’occasion de se pousser au pouvoir. Umar fut assassiné. 

Son successeur également, et il s’ensuivit une véritable guerre intra-musulmane, aboutissant au schisme entre « chiites » et « sunnites ». Quant aux textes assemblés dans ce qu’on nomma le « Coran », ils continuèrent d’être adaptés à ce qu’on attendait d’eux, dans une suite de fuites en avant : Apporter des modifications à un texte, c’est souvent se condamner à introduire de nouvelles pour pallier les difficultés ou les incohérences induites par les premières, etc. Un texte ne se laisse pas si facilement manipuler. Surtout qu’il faut chaque fois rappeler les exemplaires en circulation,les détruire et les remplacer par des nouveaux - ce dont les traditions musulmanes ont gardé le souvenir et situent jusqu’à l’époque du gouverneur Hajjaj, au début du VIIIe siècle encore ! 

Quand il devint trop tard pour le modifier encore en ses consonnes, sa voyellisation puis son interprétation furent à leur tour l’objet d’élaborations (parfois assez savantes). Ainsi, à force d’être manipulé, le texte coranique devint de plus en plus obscur, ce qu’il est aujourd’hui. Mais il était tout à fait clair en ces divers feuillets primitifs c’est-à-dire avant que ceux-ci aient été choisis pour constituer un recueil de 114 parties - le même nombre que de logia de l’évangile de Thomas, nombre lié aux besoins liturgiques selon Pierre Perrier.

(…)

NOTE :
[*] La thèse d’Edouard-Marie Gallez, est intitulée « Le Messie et son prophète. Aux origines de l’islam » et il est l'auteur :

- « Le Messie et son prophète. Aux origines de l’Islam, 2 tomes, éditions de Paris, 2005, tome 1 »
- « De Qumrân à Muhammad, 524 pages, tome 2 »
- « Du Muhammad des Califes au Muhammad de l’histoire, 582 pages) ».

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:33

Selon les récits islamiques, "Mahomet" épousa Khadija dont le cousin ou oncle, "Waraqa ibn Nawfal" est un « prêtre nasraniy » qui bénit leur mariage – le mot nasraniy signifie ici clairement non pas chrétien mais nazaréen comme en témoignent plusieurs passages du Coran lui-même : dans les sourates 2, verset 22 et 22,17, (selon la traduction très littéraliste du Coran faite par le gouvernement saoudien le pluriel nasârâ est rendu par nazaréens)



Les judéo-nazaréens comprenaient comme une nouvelle présence matérielle la seconde venue du Messie-Jésus. C’est un message que "Mahomet" proclama aux Arabes, selon deux sources indépendantes dont l’une est musulmane et l’autre juive :



“Selon Abu Hourayra le Prophète a dit : « Par Celui qui tient mon âme en sa main, la descente de Jésus fils de Marie est imminente ; il sera pour vous un arbitre juste… il mettra fin à la guerre et il prodiguera des biens tels que personne n’en voudra plus »” (hadith de Bukhari et Muslim)



Ce souvenir, que les manipulations ultérieures n’ont pas pu effacer, est recoupé par l’unique témoignage contemporain, tiré d’une lettre envoyée par un juif rabbinique à son frère ; elle indique : « il [Mahomet] proclamait la venue du Messie qui allait venir ». Ce Messie, mot signifiant celui qui a reçu l’onction de Roi, le Coran précise onze fois de qui il s’agit : le « Messie-Jésus » (al masîh-‘Îsa) et nul autre. (Didascalie de Jacob v 16, 209 - Patrologia Orientalis, 1903, vol. VIII,)p.715

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:35

Selon le Coran :


Jésus est né d’une vierge (Coran 19:20-22).


Jésus a été créé par une Parole de Dieu (Coran 3:45).


Jésus a été donné à Marie comme l’enfant parfait/immaculé (Coran 19:19).


Jésus était irréprochable (Coran 19:19).


Jésus était un grand guérisseur des malades (Coran 3:49; 5:110).


Jésus a été enlevé au ciel par Dieu (Coran 4:158).


Jésus a apporté l’Évangile (Coran 57:27).


Jésus est le messie (Coran 4:171)


Jésus reviendra (Coran 3:45; 43:61).

Il est un «Signe» (Coran 19:21; 21:91), une «Miséricorde» (Coran 19:21) et un «Témoin» (Coran 5:117).
Jésus est l'envoyé de Dieu, la Parole de Dieu (Kalima) et l’Esprit de Dieu (ruh) (Coran 4:171).

Le Coran reconnaît l’existence d’une distinction particulière entre les serviteurs de Dieu (Coran 2:253). 
Jésus a une position particulière dans le Coran : 


Il est nanti de signes (Coran 2:253; 43:63), 


Il a reçu l’assistance du Saint Esprit (Coran 2:253). 


Jésus est une personne d’une dignité extrême aussi bien dans ce monde que dans l’autre monde (Coran 3:45)



Contradiction coranique :

Et si tu as quelque doute au sujet de ce que Nous t’avons révélé, interroge ceux qui, avant toi, lisaient l’Écriture (Coran 10 :94).

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:36

Khadîja était-elle chrétienne ???

Hadiith :

Ensuite Khadîja emmena Muhammad chez Waraqa ibn Nawfal ibn 'Asad ibn `Abd Al-`Uzzâ . Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîja, avait embrassé le christianisme aux temps pré-islamiques. Il savait l'arabe par écrit, et avait traduit en arabe des passages de l'Evangile qu'Allah avait voulu qu'il transcrivît. 


Waraqa ibn Nawfal ibn 'Asad ibn `Abd Al-`Uzzâ 
25.5. «Ce ne sont que de vieux contes recueillis par lui, ajoutent-ils, et qu'on lui dicte matin et soir.» 



Les Lakhmides et les Ghassanides, les Nabatéens étaient "chrétiens".
Les tribus du Yemen étaient chrétiennes, juives ou zoroastriennes.
L'éthiopie était chrétienne.


Histo :

Du Vème au VIème siècles, des conversions massives d’Arabes Ghassanides, Lakhimides, Kindiles ainsi que des tribus arabes de la Syrie Mésopotamienne se firent. Peu après, de grands déplacements de tribus arabes nomades eurent lieu pour participer à de grands pèlerinages, comme par exemple ceux qui se firent autour de l’an 566 vers les environs d’Alep, au Jabal Simsân .


Un prédicateur chrétien arabe nommé Ahoudemmeh, mort en 575, est allé évangéliser de nombreux peuples qui vivaient sous les tentes entre le Tigre et l’Euphrate. Il brisait les idoles et enseignait par de nombreux discours. Il fonda des congrégations et il instruisit le cœur des Arabes pour les incliner vers l’aumône aux pauvres, à tel point que l’aumône se répandit partout et en tous lieux. Ces tribus arabes étaient beaucoup plus zélées que les autres groupes chrétiens en ce qui concerne le jeûne et l’aumône.



Les peuples arabes de l'époque habitaient la Palestine, la Syrie, la Mésopotamie et une partie de la Perse. Avant Mohamed, des millions d’Arabes avaient été catéchisés (selon le christianisme de l'époque) au nom d’Allah, le seul vrai Dieu. Ils avaient appris les conceptions chrétiennes de ce temps là comme la prière, le jeûne, l’aumône, l’aide aux missionnaires.



Comme on peut le constater, le Nom d’Allah n’appartient donc pas d'abord aux musulmans mais aux Arabes chrétiens. De Sacy fait une remarque intéressante à ce sujet :"Mohamed [le] leur a emprunté, sans doute parce que lui-même l’employait dans sa jeunesse". Comme à cette époque le nom personnel de Dieu (hébreu Yehwah, arabe Yahwah) avait été remplacé par "Kurios" - Seigneur - "il était rendu par "Rabb" tout comme d’autres noms tels que Miséricordieux, Compatissant...

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:38

NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

• l’expression coranique « gens du Livre » (ahl al-kitâb, litt. « tente de l’Ecrit ») désignerait globalement les juifs, les chrétiens et les musulmans ; 
• le terme de “nasârâ” serait le nom des chrétiens en arabe. 


Cette étude, parue début 2009 dans la revue allemande Oriens Christianus, démontre qu’il n’en était pas ainsi. Tout chercheur attentif ainsi que n’importe quel traducteur se rend compte du fait que ces compréhensions ne s’accordent pas avec de nombreuses fois où apparaît l’une de ces deux expressions. 

En réalité, le sens de celles-ci était autre au niveau des feuillets primitifs qui constitueront plus tard le « Coran » des Califes : • originellement, “ahl al-kitâb” désigne exclusivement les possesseurs de l’Ecrit, ceux qui forment sa “famille” c’est-à-dire l’ensemble des fils d’Israël, quelle que soit leur obédience (“l’Ecrit” en question étant la Torah) 


• les “nasârâ” constituent l’autre branche juive dont il est question dans le Coran (autre que celle des yahûd-juifs d’obédience judaïque), et ce terme doit être rendu par “nazaréens” – ce que même les Saoudiens sont obligés de faire à certains endroits dans leur traduction. 


Dans quelques versets seulement, “ahl al-kitâb” et “nasârâ” supportent le sens qui leur est donné aujourd’hui ; il s’agit de versets qui ont été l’objet de manipulations par introduction de mots ou par lecture faussée, ce que cette étude met en lumière. Quant au sens primitif de ces mots, on peut deviner aisément les raisons historiques pour lesquelles il ne devait plus apparaître (elles sont exposées ailleurs). 


Sans ces clefs de compréhension, la lecture du texte coranique actuel ne peut pas sortir d’un carcan d’obscurités et de contradictions.


Il n'est pas inopportun de rappeler que le nazaréisme est la religion des nazirs, ceux sur le chemin de la perfection, "Sois parfait !" a une traduction remarquable en araméen. SLM !


Et les judéo-chrétiens défendent l'idée du messianisme terrestre (couplé pour certain à un messianisme juridique en deux êtres distincts).


Deux siècles après Muhammad, Ibn Hišâm qualifie encore Waraqa, qui a béni le mariage de celui-ci avec Khadija, de “prêtre nazaréen”. Or, il ne peut s’agir en aucun cas d’un prêtre chrétien. Le fait que ce Waraqa est dit traduire des livres de l’hébreu en arabe montre que le contexte est juif – même si "Mahomet", lui, est arabe. On lit également que : 


“Waraqa ibn Nawfal était prêtre et chef des Nazaréens... Il était excellent connaisseur du nazaréisme. Il a fréquenté les livres des Nazaréens, jusqu’à les connaître comme les gens du Livre”. 


Ou encore :Quant à Waraqa, il cherchait la sagesse dans le nazaréisme ; il a été mis au courant de leurs livres par les nazaréens eux-mêmes, de sorte qu’il avait acquis une science certaine des gens du Livre ”.


Un passage de Bukhârî précise : 

Il est arrivé que Waraqa est décédé et la révélation s’est tarie” (Azzi, p.205 [4]). 


Conclusion coranique :

“Tu trouveras que les gens les plus hostiles à ceux qui croient sont les judaïques (al-yahûd) et ceux qui associent (les chrétiens et les polythéistes) ; et tu trouveras que les amis les plus proches des croyants sont ceux qui disent : Nous sommes nasârâ. Il y a parmi eux des prêtres et des moines et ils ne s’enflent pas d’orgueil” (5:82).

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:40

Témoignage archéologique de l'hanifisme et de la non reconnaissance de Jésus en tant qu'envoyé de Dieu


Lors du premier califat des Omeyyades, Muʿāwiyah lui même ne reconnait pas Jésus comme Messie !



Sebeos, CHAPITRE XXXVI
Lettre du roi des Ismaélites à l’empereur des Grecs, Constantin. 
— Moavia (Muʿāwiyah Ier), chef des Ismaélites, vient à Chalcédoine. — Il est vaincu par le Seigneur.



« Si tu veux vivre en paix, disait-il, renonce à ta vaine religion, dans laquelle tu as été élevé dès ton enfance. Renie ce Jésus et convertis-toi au grand Dieu que je sers, le dieu de notre père Abraham.



« Licencie la multitude de tes soldats et renvoie-les dans leur pays; et je ferai de toi un grand chef dans ces pays. J’enverrai des ostikans dans ta ville; je rechercherai tous les trésors et les ferai partager en quatre parts : trois pour moi et une pour toi. Je te donnerai aussi des troupes autant que tu voudras et prélèverai sur toi le tribut que tu pourras donner. Sinon, comment ce Jésus que tu nommes Christ, qui n’a pas pu se sauver lui-même des Juifs, pourrait-il te sauver de mes mains? »




Bible :

Matthieu 24:15
C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, 
dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention! -



Daniel 
A une époque fixée, il marchera de nouveau contre le midi; mais cette dernière fois les choses ne se passeront pas comme précédemment.
Des navires de Kittim s'avanceront contre lui; découragé, il rebroussera. Puis, furieux contre l'alliance sainte, il ne restera pas inactif; à son retour, il portera ses regards sur ceux qui auront abandonné l'alliance sainte. Des troupes se présenteront sur son ordre; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination du dévastateur. Il séduira par des flatteries les traîtres de l'allianceMais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté, et les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude. Il en est qui succomberont pour un temps à l'épée et à la flamme, à la captivité et au pillage. 

Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. 

Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu'ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu'au temps de la fin, car elle n'arrivera qu'au temps marqué.

Le roi fera ce qu'il voudra; il s'élèvera, il se glorifiera au-dessus de tous les dieux, et il dira des choses incroyables contre le Dieu des dieux; il prospérera jusqu'à ce que la colère soit consommée, car ce qui est arrêté s'accomplira. Il n'aura égard ni aux dieux de ses pères, ni à la divinité qui fait les délices des femmes; il n'aura égard à aucun dieu, car il se glorifiera au-dessus de tous. Toutefois il honorera le dieu des forteresses sur son piédestal; à ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l'or et de l'argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix. C'est avec le dieu étranger qu'il agira contre les lieux fortifiés; et il comblera d'honneurs ceux qui le reconnaîtront, il les fera dominer sur plusieurs, il leur distribuera des terres pour récompense.



Sebeos

Il est l'auteur du plus ancien écrit décrivant la religion des hagaristes de MHT si cher aux musulmans, Sans référence à  Jésus mais uniquement à  Abraham et à  Moïse, et surtout avec la petite touche messianique du retour à Sion, la terre promise...

Il ajoutait :  « Dieu a promis par serment ce pays à  Abraham et à  sa postérité après lui en toute éternité; il a agi selon sa promesse, lorsqu'il aimait Israël. Or vous, vous êtes les fils d'Abraham et Dieu réalise en vous la promesse faite à Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le dieu d'Abraham, allez vous emparer de votre territoire, que Dieu a donné à  votre père Abraham, et personne ne pourra vous résister dans le combat, car Dieu est avec vous.


Paul 

Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à  ce que Christ soit formé en vous, je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l'inquiétude à  votre sujet.

Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi ?. Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, - car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à  la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. 



Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère ; Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point ! éclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de L'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l'Écriture ? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre. C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre. C"est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.


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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:56

Qui était Sebeos ???

PSEUDO-SÉBÉOS,
 

TEXTE ARMÉNIEN

TRADUIT ET ANNOTÉ PAR FRÉDÉRIC MACLER.



Le texte de Sébéos, dans les deux éditions qui en ont été données, a été divisé en trois parties d'inégale longueur et d'inégale importance. La première partie fut traduite par Langlois sous le nom de Pseudo-Agathange. Il y attachait de l'importance, surtout à cause des renseignements inédits que fournissait une source y indiquée, Marabas, et qui ne concordaient pas avec ceux donnés par Moïse de Khoren. La troisième partie, qui constitue à elle seule l'œuvre de Sébéos, évêque de la satrapie des Mamikoniens, a été traduite et annotée par nous dans le courant de l'année dernière.


Reste la deuxième partie, mise, dans les éditions, sous le couvert de Sébéos, et qui peut à la rigueur être de lui. Nous y reviendrons dans un instant.


L'importance de l'œuvre historique de Sébéos, dès sa publication, n'avait échappé à personne. Déjà, en 1862, un orientaliste dont le nom est demeuré assez inconnu, annonçait en ces termes la publication d'une chronique, publication qui devait être entourée de grands mystères, puisque l'auteur n'osait pas donner le nom du chroniqueur, mais dont la description nous semble bien répondre au signalement de l'œuvre de Sébéos : « . . . et très prochainement nous publierons une chronique arménienne inédite d'après un manuscrit qui a été copié sur l'original unique existant à la bibliothèque d'Etchmiadzin. Cet ouvrage est d'un grand intérêt et s'il ne peut être mis, pour le style, sur le même rang que celui de Moïse de Khoren, il lui cède peu du moins pour l'ancienneté et les notions historiques. Cet auteur est du commencement du viie siècle, il est précieux surtout pour les renseignements qu'il donne sur les événements de son temps... » Et quelques lignes plus bas, l'éditeur du Journal asiatique de Constantinople ajoutait : « C'est pour donner un commencement à ce projet que nous allons publier l'ouvrage historique précité; il est un des plus anciens; il est inédit, il sera comme le prodrome de cette collection, et, si nous trouvons de l'encouragement pour ce projet, nous nous mettrons à l'œuvre avec ardeur. »


Il faut croire que l'encouragement désiré fit défaut à Gayol, car il ne donna pas suite à son projet et la chronique annoncée ne vit pas le jour. Il s'agissait, à n'en pas douter, de l'œuvre de Sébéos.


Dans la première édition de Sébéos, donnée à Constantinople en 1851 par Thaddée Mihrtad Mihrtadiantz, le titre : Histoire d'Héraclius par l'évêque Sébéos figure en tête de l'ouvrage et de la première partie (le Pseudo-Agathange de Langlois). Ce titre est reproduit avec une variante en tête de la deuxième partie (notre Pseudo-Sébéos), p. 27 : Histoire de Sébéos évêque; puis vient le sommaire et la mention de la deuxième partie. Enfin, p. 45, le même titre écourté : Histoire de Sébéos évêque, suivi du sommaire et de la mention : Troisième partie.


Dans l'édition donnée par Patkanian en 1879 à Saint-Pétersbourg, il en va autrement. En tête de l'ouvrage (p. 1) se trouve la mention : Première partie. De même, p. 11, la mention : Deuxième partie. Le titre d'Histoire d'Héraclius par l'évêque Sébéos n'est donné qu'au commencement de la troisième partie. Ceci prouve que Patkanian avait de forts doutes sur l'authenticité de la deuxième partie de l'histoire de Sébéos. 


Il en était de même de Brosset, pour qui la deuxième partie du livre imprimé sous son nom [Sébéos] n'est évidemment pas de lui, ou plutôt c'est l'œuvre d'un écrivain très postérieur au viie siècle. Ainsi nous n'avons pas à discuter son témoignage, où se trouve d'ailleurs une erreur manifeste, la 2e année d'Honorius, qui serait l'an 397 de J.-C., fixée comme date de l'extinction des Arsacides» Il n'était du reste pas nécessaire de relever cette erreur chronologique pour mettre en doute l'authenticité de notre deuxième partie. Elle est en effet précédée d'un sommaire où l'on donne comme sources Moïse de Khoren et Etienne de Taron. Or ce dernier écrivain retrace les événements de son temps jusqu'en l'an 1004; il ne saurait donc avoir servi de source à un historien du viie siècle.

La difficulté n'avait pas échappé à Mihrtadiantz, le premier éditeur de Sébéos. Dans son introduction, il donne quelques renseignements sur la découverte du ou plutôt des manuscrits qui renfermaient le texte de Sébéos. Il en mentionne un premier, dans lequel ne figurait pas la préface; il était écrit en bolorgir, sur papier de coton, et paraissait être du xvie siècle. Au milieu, il y avait une prière de saint Jacques de Mdzbin pour le moment de la mort. A la fin, il y avait : « fut écrit . . . en l'an 1017 [de l’ère arménienne]... au couvent de Marmasên . . . par la main . . . du père Yusik... etc. » Et le titre était : « Histoire de Sébéos sur Héraclius. »


L'autre manuscrit qui servit à Mihrtadiantz pour établir son texte fut écrit en l'an 1121 de l'ère arménienne à Balês (Bitlis), dans le couvent de saint Jean Karapet. Au commencement, la mention : « De Sébéos évêque, sur Héraclius » et Mihrtadiantz ajouta, pour compléter le titre : Histoire (patmuthiun). Puis il en arrive à expliquer comment Etienne de Taron peut servir de source à Sébéos : On ne connaît qu'un Etienne de Taron, surnommé Asolik; il est du commencement du xie siècle. Qui est alors le Taronatsi mentionné dans le sommaire de Pseudo-Sébéos? Si c'est Asolik, Sébéos ne peut pas être du viie siècle; il serait au plus tôt du xiie. Mais ce n'est pas possible, puisqu'il raconte, en témoin oculaire, ce qui s'est passé au viie siècle. Mihrtadiantz se tire d'affaire en supposant qu'il y a deux Etienne de Taron, l'un surnommé Asolik, du xie siècle, celui que nous connaissons par son Histoire universelle; l'autre, parfaitement inconnu jusqu'à présent, aurait servi de source à Pseudo-Sébéos et serait donc antérieur au viie siècle; mais cette solution ne parait pas satisfaisante à Mihrtadiantz, et il propose encore de voir dans Sébéos et dans le premier Etienne de Taron un seul et même personnage. 


La deuxième partie de Sébéos, que nous dénommerons dès maintenant Pseudo-Sébéos, est précédée d'un sommaire où l'on mentionne Moïse de Khoren et Etienne de Taron comme sources véridiques et dignes de foi. Si le renseignement est exact, Pseudo-Sébéos serait donc un auteur du xie ou du xiie siècle, et son œuvre serait à rapprocher du genre de χρονογραφειον συντομον dont Schoene a donné des exemples dans son édition de la Chronique d'Eusèbe; ce serait simplement une compilation des deux auteurs précités, comme l'a déjà fait observer Baumgartner. C'est possible. Mais il est à remarquer que les sommaires placés en tête des chapitres font défaut dans le manuscrit de l'Académie [de Saint-Pétersbourg?].Si l'on fait abstraction du sommaire, Pseudo-Sébéos ne cite qu'une source, à laquelle il a puisé quelques renseignements : l'histoire ecclésiastique de Socrate.

Il ne faut pas perdre de vue que Pseudo-Sébéos ne poursuit pas sa Chronographie jusqu'au xi' siècle. s'arrête exactement à l'endroit où s'achève l'ouvrage de Sébéos, c'est-à-dire à la chute des Sassanides et à la conquête des Arabes dans la Syrie septentrionale. D'autre part, les rapprochements littéraires, les membres de phrase identiques ne manquent pas chez Pseudo-Sébéos, qui se retrouvent les mêmes chez Etienne de Taron. Serait-ce alors ce dernier qui copierait Pseudo-Sébéos, et un copiste postérieur, frappé de cette quasi-identité et croyant vraiment que Pseudo-Sébéos est l'œuvre de Sébéos, aurait-il ajouté le sommaire en question ?


Jusqu'à preuve plus convaincante, la discussion reste encore ouverte, bien que nous penchions à dater Pseudo-Sébéos du viie siècle, c'est-à-dire de l'époque à laquelle s'arrête son récit.

Pseudo-Sébéos est renfermé dans les pages 11-21 de l'édition de Sébéos donnée par Patkanian. Il se compose de quatre parties distinctes : 1° une liste des Arsacides de Perse; 2° un document sur l'origine des Mamikoniens, que l’on peut à la rigueur considérer comme une intercalation ; 3° le synchronisme des Sassanides, des rois d'Arménie et des empereurs de Byzance, jusqu'à la fin du royaume d'Arménie; 4° le synchronisme des rois de Perse et des empereurs de Byzance, jusqu'à la chute des Sassanides. On remarquera la ressemblance de certaines données de ce document avec la fin de la première partie (Pseudo-Agathange de Langlois); le fragment extrait du livre de Mar Abas dans Pseudo-Agathange (Sébéos, éd. Patkan., p. 9, l. 28 et suiv.) s'arrête vraisemblablement avant la liste des Arsacides; on aura complété plus tard, d'une manière assez fantaisiste, la liste des Arsacides de Perse, en la faisant suivre d'une liste des rois arsacides d'Arménie.

La partie la plus importante de Pseudo-Sébéos est le triple synchronisme des Sassanides, des rois d'Arménie et des empereurs de Byzance ; nous croyons utile de dresser dans un tableau placé à la fin de cet article les données fournies par ce document, jusqu'à présent utilisable par les seuls arménisants.

La dernière partie de Pseudo-Sébéos donne le synchronisme des rois de Perse et des empereurs byzantins, jusqu'à la chute des Sassanides. Il serait dès lors loisible de dresser un tableau dans le genre de celui mentionné ci-dessus. Nous ne l'avons pas fait, pour ne pas abuser de la place qui nous est accordée dans les colonnes de ce Journal.

Avec ses variantes, le texte de Pseudo-Sébéos apparaît comme une petite chronique (χρονογραφειον) dont les divergences avec les textes similaires sont plus apparentes que réelles. Il en est de l'arménien comme du syriaque et des autres langues, où les lettres de l'alphabet servent également de chiffres ; une lettre mal lue, un moment d'inattention du copiste peuvent produire des écarts de plusieurs années. La faute d'un scribe n'infirme en rien l'importance du document transmis par lui aux âges suivants.

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Re: NAZARÉENS AUX SOURCES DU CORAN

Message  Arlitto le Dim 13 Nov - 11:57

Les judéo-nazaréens

Une force, spirituelle, sans laquelle l’islam n’aurait pas pu naître, la secte des judéo-nazaréens.

Leur existence, très mal connue jus­qu’à ces dernières années, a été mise en valeur par Ray A. Pritz dans son étude Nazarene Jewish Christianity… 

Rappelons que c’est ce chercheur qui les a baptisés « judéo-nazaréens » pour éviter les ambiguïtés du vocable « nazaréens » sous lequel ils étaient connus jusqu’ici. 

Il s’agit d’une déviation des chrétiens d’origine juive appartenant à la communauté du premier évêque de Jérusalem, Jacques (l’apôtre Jacques le Mineur ou le « frère de Jésus » Jacques le Juste ? ; la question est pendante), mort martyr en 62 après J.C. Ces judéo-nazaréens (avec E.M. Gallez, adoptons cette dénomination qui, à défaut d’être reconnue par tous les islamisants, a le mérite d’être claire) croient que Jésus n’est pas mort (il y aurait eu une substitution), mais qu’il est gardé en réserve au ciel dans une perspective politique de conquête du monde. 

Parmi les écrits qui expriment cette idéologie politico-religieuse, il faut détacher le Deuxième livre de Baruch ou Livre syriaque de Baruch, un apocryphe datant des années 80 après Jésus-Christ. Tout en prônant l’observation scrupuleuse de la Loi dans le présent, ce texte annonce dans l’avenir un monde nouveau et bien concret, qui viendra sur la terre après les douze époques de cette vallée de larmes. Alors, le Messie, qui est comparé à une vigne et aussi à une source d’eau vive, régnera sur le monde entier, et Jérusalem sera rebâtie. Ce n’est qu’au terme du règne messianique qu’aura lieu la résurrection des corps : « C’est pour toute la terre que cela arrivera… Dès que sera accompli ce qui doit arriver dans ces parties (du temps), le Messie commencera de se révéler ». 

Il y a dans ces textes, « Une vision dialectique du monde », selon l’expression d’E.M. Gallez. En effet, les judéo-nazaréens se distinguent de façon polémique des judéo-chrétiens (les chrétiens de Palestine) et des juifs orthodoxes. Aux chrétiens (ne recon­naissant que leur seul Évangile, copié de celui de Matthieu, à l’exclusion des autres), ils reprochent d’avoir contaminé de paganisme la pure tradition juive, le Messie-Jésus ne devant pas être « mêlé » à Dieu. Aux juifs, ils ne pardonnent pas la lapidation de Jacques le Juste, la non reconnaissance du Messie, et surtout l’introduction, dans le corpus des livres sacrés, de la Mishna et des Talmudin, qui donnent une fausse interprétation de la Tora. Ils sont donc les représentants de la vérité entre deux erreurs opposées. 

Comme tous les hétérodoxes, les judéo-nazaréens auront tendance à se diviser, et au Proche-Orient, ce morcellement s’inscrit dans la géographie, chaque groupe sectaire possédant un ou plusieurs villages ou quartiers d’une ville. Et comme ceux-ci vivent habituellement en autarcie, leur religion peut parfaitement rester ignorée du monde intellectuel, même pendant plusieurs siècles. Cela doit être particulièrement vrai pour les judéo-nazaréens qui étaient coupés du monde religieux juif et chrétien. Ces coutumes expliquent l’ignorance et les confusions faites par les Pères de l’Église, qui ont voulu appréhender le phénomène du développement des hérésies qui s’étendent, en particulier en Syrie, dans les premiers siècles après Jésus-Christ. En ce qui concerne les judéo-nazaréens, la plupart des exégètes sont incapables de les définir clairement. C’est le cas par exemple de saint Jérôme qui en 404 écrit à saint Augustin à leur propos : « Tandis qu’ils veulent tout ensemble être juifs et chrétiens, (ces hérétiques) ne sont ni juifs ni chrétiens ». 

En réalité, ils voulaient fortement se distinguer des uns et des autres ! Aussi bien le petit nombre de documents que nous possédons sur cette secte ne signifie pas qu’elle n’a pas existé et même prospéré, non seulement jusqu’au IV siècle, mais bien au-delà, contrairement à l’opinion de Ray A. Pritz. En effet, celui-ci ignore un témoignage capital qui n’a pas échappé à un autre chercheur, Simon Claude Mimouni, à savoir celui du pèlerin anonyme de Plaisance qui, vers 570, visita la Palestine. Il fait état d’une communauté d’Hébreux qui ne s’entendaient pas avec les chrétiens, mais qui n’étaient pas non plus des juifs talmudistes. Il ne pouvait s’agir que de judéo-nazaréens, analyse E.M. Gallez, qui donne d’autres preuves épigraphiques se trouvant en parti­culier dans des villages ruinés du plateau du Golan. Mais le texte capital qui nous fournit la preuve que, au VII siècle, les judéo- nazaréens n’avaient nullement disparu, c’est… le Coran lui-même, aussi curieux que cela puisse paraître. Mais le Coran étudié, non avec les lunettes roses de la légende musulmane, mais avec les outils de l’analyse historique et théologique utilisés par E.M. Gallez. 

En effet, le Coran que nous connaissons mentionne un « coran » auquel il se réfère, et cela soixante-cinq fois. Comme il ne peut pas se référer à lui-même, il s’agit bien d’un autre texte. Quel est-il ? Pour répondre à la question, il faut faire appel à l’étymologie. 

Le Mot Quran vient de Qara, verbe hébreu signi­fiant crier, lire ou réciter en public. 

C’est également le sens du syriaque qorono qui désignait un florilège chrétien d’extraits bi­bliques, destiné à la lecture publique, appelé aussi « lection­naire ». Cela s’applique parfaitement à l’usage que les musulmans firent du Coran élaboré par les califes à partir du VIIIee siècle, qui servait à des lectures journalières. Mais de quel lectionnaire s’agit-il dans les sourates qui parlent du « coran » ? La Sourate 3, 113 fait allusion à « Une communauté debout (umma) (qui) récite les versets de Dieu durant la nuit et ils se prosternent. » 

Ce n’est évidemment pas la communauté naissante des musulmans, mais une autre, qui est désignée ailleurs (Sourate 5, 66) : « Parmi eux (les Juifs), il y a une communauté qui va sans dévier ». Cette communauté qui, selon une tradition biblique ancienne, se lève la nuit pour réciter des psaumes, est évidemment celle de l’auteur qui, n’étant pas un Juif orthodoxe (ceux-ci constituent l’autre communauté qui « dévie »), ne peut que faire partie du groupe judéo-nazaréen qui nous occupe. Des citations de nombreuses autres sourates viennent conforter cette analyse d’Edouard-Marie Gallez. 

Ainsi, nous avons la preuve que les judéo-nazaréens n’avaient pas du tout disparu au début du VIIe siècle, puisque leur lectionnaire, avec le Pentateuque (tora) et l’Évangile (celui de Matthieu, injil), se retrouve dans l’actuel Coran. A partir de ce moment, nous avons une « grille » qui va nous faire avancer dans l’explication des événements qui vont se produire dans la pre­mière moitié du VIIe siècle. Cette découverte d’Edouard-Marie Gallez va lui permettre de bâtir une hypothèse scientifique qui va « coller » à la réalité géographique et historique.

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