Les créatures des contes et des légendes

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Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:44

Les créatures des contes et des légendes

DJINN

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Les jinns (parfois orthographié djinns) sont des créatures du folklore sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe) ; ils ont une capacité d'influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l'utilisent pas forcément.

Selon l'Islam, ils ont le pouvoir de posséder ceux qui sont en état de souillure (c'est-à-dire ceux qui n'ont pas fait leur ablution rituelle)
ou qui consomment des aliments interdits (drogue, alcool, sang,).

Il y a de bons et de mauvais jinns ; les mauvais sont nommés Shayādjīn.

Ne pas confondre le terme jinn avec le terme perse Djans qui signifie "l’Esprit Individuel d'un être", et qui est différent des Esprits de Groupe.

Le terme Djinns pourrait signifier, si on se base sur la racine hébraïque, "ceux qui viennent du ciel étoilé"

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Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:45

Pour les Arabes, les djinns représentent une autre race habitant la terre, ce sont des esprits qui habitent les endroits déserts, les points d'eau, les cimetières et les forêts.

Pour se manifester, ils prennent diverses formes (métamorphe), dont celles de l'homme ou des animaux, couramment des serpents.

Le mot djinn ou 'ifrit désigne d'ailleurs à la fois ces esprits ainsi que certaines variétés de serpents.

Leurs noms, paroles ou comportements, qui demeuraient étranges, permettaient de les discerner des humains quand ils en prenaient la forme.

Certains de ces esprits étaient, selon les légendes pré-islamiques, les muses des poètes : ce sont les hawajis (singulier : hajis). Comme les hommes, ils sont organisés en royaumes, États, tribus, peuples, ils ont des lois et des religions

En arabe classique et ancien : Jinni (masculin) Jinnia (feminin), pluriel : Jinna ou Jinn, dans certains dialectes arabes postérieurs Jinn, pluriel : Jnoun.

Dans la tradition populaire des pays musulmans, on ne dit pas "avoir une mémoire d’éléphant" mais une mémoire de jinn.




Dans l'Islam, les jinns sont des créatures dotées de pouvoirs surnaturels, ils ont été créés d'un maillage/tissage de "lumière d'une flamme subtile, d'un feu éclairant" (comme l'être humain l'a été à partir d'argile), ils sont appelés à croire et subiront le jugement dernier.

Les appellations spécifiques des jinns sont :

•les 'Efrits (de 'Iphrit) : djinn de feu.
•les Maritins (de Marid) : djinn d'eau.
•les Sylphes : djinn d'air

Les diables, Shèïètines (au singulier Shèïtan, Satan pour les langues latines) sont de mauvais djinns.

Pour les Musulmans, le Diable n'a jamais été un ange mais bien un Djinn et ce depuis toujours, car contrairement aux anges qui n'ont pas de libre arbitre et ne font que ce que Dieu demande : les djinns (comme les hommes) peuvent désobéir à Dieu et faire des péchés. C'est cette faculté d'avoir le choix qui à permis à Satan (mais Adam et Eve aussi ) de désobéir à dieu selon le Coran et d'être puni pour cela.




On peut noter que le mot « génie » (au sens merveilleux comme dans Aladdin) est une francisation du mot « djinn ».

La confusion avec le mot génie au sens commun (personne dotée d'une habileté intellectuelle remarquable) est semble-t-il intentionnelle.

Il convient aussi de remarquer que dans l'arabe moderne le mot désignant un génie au sens commun du terme est ’abqari qui vient de ’abqar un oued de l'ancienne Arabie réputé comme étant un repaire de djinns.

Dans les Mille et une nuits, les djinns habitent la cité rose de Shadukiam.

Le plus ancien djinn, par lequel ils jurent ou prêtent serment, se nomme Kashkash. D'après un grimoire médiéval (Le Livre du pouvoir), Ampharool est le jinn qui peut enseigner au magicien le secret du vol.

Victor Hugo a écrit un poème Les Djinns publié dans son recueil Les Orientales, qui a été mis en musique par Gabriel Fauré.

Dans la trilogie de Bartiméus, œuvre de Jonathan Stroud, l'histoire raconte les épreuves de magiciens pouvant invoquer des djinns, créatures malfaisantes et bien souvent antiques.

Ils existe différents degrés d'esprit, principalement, du plus faible au plus fort : [size=120]gnomoncule, gnome, foliot (fantastique), djinn, Éfrit, marid et d'autres innominés ainsi que d'infinies quantités d'autres créatures.[/size]

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:46

Les succubes


Un mot sur les Succubes


Succube, du latin subcubare : coucher sous. Démons lascifs revêtant une forme et un comportement féminins afin de commettre divers actes malveillants, le plus souvent en rapport avec des pratiques charnelles. Les succubes choisissent les plus belles enveloppes corporelles possibles, aussi elles sont les femmes les plus sensuelles et les plus magnifiques qu'on puisse imaginer. Elles détournent les hommes de leur droit chemin en faisant appel à leur faiblesse pour leur corps, et leur font perdre leur âme. Elles soutirent aussi la semence de l'homme pour engrosser des femmes par l'incubat. L'enfant ainsi donné est bien entendu un semi-démon (Merlin l'enchanteur est lui-même le fruit d'un incubat, d'un terrible démon avec une nonne à l'âme immaculée qui fut abusée).

Mais la succube, avant toute chose est un démon.

Elle est donc androgyne, et, aussi troublante qu'elle puisse être, reste affreusement dangereuse, volcanique, imprévisible, violente et sans aucune pitié.

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Lilith, reine des succubes


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Lilith, reine des succubes

Voici ce qu'en dit le Dictionnaire du Diable, de Roland Villeneuve :
 
Sanguinaire, jalouse, luxurieuse et impudique, à la ressemblance de la suméro-akkadienne déesse Lilitu, dont son nom très probablement dérive, Lilith apparaît comme la reine des succubes.

Cent quatre-vint mille servantes sont à ses ordres, toujours prêtes à envahir notre univers, vivant dans les maisons en ruines, sortant de nuit et se nourrissant de pus et de vermine. Incarnation du Mal, Lilith est la terreur des femmes en couches, car on la soupçonne de voler les nouveau-nés pour les dévorer à l'instar d'une goule. Aussi place-t-on cette inscription sur le mur de la chambre des parturientes :

"Adam et Eve, ici ; Lilith dehors !"


Une autre tradition en fait la première femme d'Adam, dont elle aurait eu d'innombrables démons, avant de s'enfuir pour épouser Samaël, l'Ange de la Mort. Rémy de Gourmont devait subtilement évoquer le caractère imprévu et morbide des vices de Lilith que, pour sa part, Victor Hugo comparait à une femme fatale, résumant l'âme d'un monde disparu :

"Afin qu'Adam goûtât le fiel avant le miel
Et le b..... du gouffre avant celui du ciel
Eve était nue, Isis-Lilith était voilée
Les corbeaux l'entouraient de leur fauve volée ;
Les hommes la nommaient Sort, Fortune, Ananké ;
Son temple était muré, son prêtre était masqué ;
Elle buvait du sang dans le bois solitaire ;
Elle avait des autels effrayants. Et la terre
Subissait cette abjecte et double obscurité ;
En bas Idolâtrie, en haut Fatalité."

 




Lilith apparaît dans les mythes juifs, sumériens, arabes, et même teutoniques et on la cite par deux fois dans la Bible (Isaïe et Job). Mais ses origines, pour peu que l'on puisse remonter plus en avant dans le temps, sont sumériennes.

Personnage secondaire de "l'épopée de Gilgamesh" (VIIe siècle av. JC), elle sert de demoiselle de compagnie à la déesse Inana, conduisant les hommes des champs vers le temple d'Erech pour l'accomplissement de coutumes sacrées et de nature sexuelle. Elle se transforme ensuite dans la mythologie assyro-babylonienne en deux catégories de démons de la tempête : les Liliu démons masculins et les Lilitu démons féminins.

A ce propos les histoires traitant des démons Babyloniens mentionnent que Lilith (Alors appellée Lillithu ou Ardat-Lilli) n'était pas (à cette époque) un démon à part entière mais simplement une humaine possédant d'immenses connaissances et quelques pouvoirs spéciaux.

Repoussée par les démons qui ne voulaient pas d'elle, elle profita de ce qu'elle connaissait leur nom sacré pour les invoquer et par divers pactes gagna leurs pouvoirs... elle devint alors celle qu'on connaît, la ravisseuse, plongée dans le stupre, la reine des succubes.

Ce n'est que plus tard, que Lilith redevint un démon spécifique.

 Elle hantera les légendes et superstitions juives durant le Moyen Age, puis réapparaîtra au XIXème lors duquel elle inspirera les Romantiques. Suivront les adeptes du satanisme, du luciférisme et d'occultisme mais aussi d'astrologie, de littérature, d'art ou de musique. Difficile de concevoir un point commun entre Carl Jung, Dante Gabriel Rosetti ou Aleyster Crowley !

Même le mouvement féministe se l'appropriera dans un engouement dû à la légende suivante :

Il est au sein même de la Genèse une contradiction qui a tourmenté plus d'un théologien.

Ainsi, dans le premier récit de la création est-il écrit :

"Dieu créa l'homme à son image, à l'image de dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa" (Gen 1-27). Alors que dans le second récit de la création, Adam est seul créé le sixième jour, puis s'en suit l'épisode célèbre :
"Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme, qui s'endormit. Il prit l'une de ses côtes et referma la chair à sa place. Yahvé Dieu bâtit en femme la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena à l'homme. L'homme dit : "A ce coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, car c'est d'un homme qu'elle a été prise, celle-ci ! " (Gen 2-21)

De fait existe-t-il certaines légendes judaïques, qui font de Lilith la première femme avant Eve. On peut en trouver une version écrite dans l'Alphabet de Ben Sira (IXème siècle). En voici un extrait :
"Lorsque l'Eternel a créé son monde et a créé le premier homme, Il a vu qu'il était seul et lui a aussitôt créé une femme de la terre comme lui, et son nom était Lilith. Aussitôt ont-ils commencé à se quereller. Lui disait : "Tu te coucheras en dessous" et elle disait : "C'est toi qui coucheras en dessous, puisque nous sommes égaux et tous les deux formés de la terre. "

Et ils ne s'entendaient pas. Quand Lilith a vu qu'il en était ainsi, elle a prononcé le Nom ineffable (le Tetragramaton) et s'est évanouie dans l'air..."
Puis, Yahvé dépêcha trois anges à la poursuite de Lilith : Sinwy, Sinsinwy et Samengelf. Ils la trouvèrent sur les bords de la Mer Rouge où, en compagnie des démons, elle s'adonnait aux orgies les plus répugnantes (la superstition hébraïque voulant que l'eau attire les démons).

Aux envoyés célestes venus la ramener, elle répondit : "Comment retournerais-je à l'Eden, après avoir goûté les joies les plus exquises sur les rives de ce fleuve ? ". Les anges menacèrent d'immoler chaque jour mille de ses rejetons infernaux. Elle leur rétorqua qu'il était dans sa nature de tuer les enfants, et de menacer les femmes enceintes. Pourtant, elle leur promit de ne pas s'attaquer aux nouveau-nés protégés par leurs trois noms et ils la laissèrent à ses obscènes occupations.

C'est la raison pour laquelle certaines sages-femmes juives mettaient au cou des petits enfants des pentacles portant les noms des trois anges, et qu'elles inscrivaient sur les murs de la chambre où reposaient les femmes en mal d'enfantement, les mots : adim ch anah chouts lilith ("que Lilith soit éloignée d'ici").

Depuis, par jalousie, Lilith tente de séduire les hommes (descendants d'Adam et Eve) endormis et isolés, afin d'engendrer, grâce à la semence qu'ils perdent en dormant, les Shedims, les Rouchims et les Linilim ou Liliots.

Ceci permet de l'assimiler à une succube et, à l'instar de la plupart de ces créatures qui passent aisément du succubat à l'incubat, on la dépeint fréquemment comme androgyne. Lorsqu'elle ne peut détruire la vie d'un enfant d'homme, de dépit, elle se tourne contre les siens. Et n'ayant pas goûté aux fruits de l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal, elle jouit de l'immortalité ; contrairement d'ailleurs à beaucoup d'autres démons. Elle peut être à ce titre être appelée Déesse Noire.






Ils sont nombreux et parfois contradictoires, comme souvent dans la démonologie.

Lilith se rapproche de l'Empousa de la mythologie grecque, fille d'Hecate, séduisant les hommes durant leur sommeil, suçant leur sang et goûtant leur chair, ou de Lamiae (d'où serait dérivé le terme Lamie ?), une reine lybienne délaissée par Zeus, prenant l'apparence d'un fantôme terrifiant pour enlever et dévorer les enfants afin de se venger d'Hera qui par jalousie fit périr les siens.

Elle est associée à la Lune Noire.

En astrologie, on nomme parfois ainsi le second satellite de la Terre, qui serait aussi le second foyer de l'orbite lunaire. Dans la Kabbale, elle règne sur le vendredi. Dans certaines légendes, elle trouve refuge sous la mer et on la nomme reine de Zmargad qui pourrait être le nom de son royaume sous-marin.

Comme beaucoup de démons, ses apparences sont variées : citons celles de femme sphinx (Salomon soupçonnera la reine de Sheba d'être Lilith déguisée à cause de ses pieds poilus), à queue de poisson ou de serpent. Serpent, que l'on retrouve dans l'iconographie chrétienne, où l'on donne souvent au serpent qui tenta Eve les traits de Lilith. Non content de tromper Eve, Lilith l'aurait aussi fécondée (on retrouve ici l'androgynie), donnant naissance à Caïn. Une autre version rajoute que Caïn et Abel se seraient disputés Lilith. Caïn aurait alors été tenté par l'inceste dont l'ombre plane sur la démone. Cette image du serpent poursuit Lilith jusque dans le Zohar (ouvrage kabbalistique du XVIIe siècle).Elle y est décrite comme la compagne de l'ange de la mort : Samaël.

On peut les assimiler à un pendant maléfique du couple Adam / Eve. La tradition kabbalistique veut en outre que Dieu ait castré Samaël, raison pour laquelle Lilith vole la semence des hommes. Le couple Lilith / Samaël ne pourrait s'unir que par l'intermédiaire d'un dragon aveugle avec lequel s'accouple la démone durant les périodes de grands malheurs (peste, famine...).

Le Zohar laisse aussi entendre que la Matronite, la compagne de Dieu, l'ayant quitté, celui-ci prit Lilith pour amante.

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:47

GARGOUILLE

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La gargouille, depuis plusieurs siècles, orne château, cathédrale et autres bâtiments de pierre. L’imagination fantastique de l’homme à su lui attribuer vie.

Une légende, sans doute fort éloignée des réalités historiques, nous conte l'origine des gargouilles.

Un dragon ailé, le cou long et à l'aspect terrible hantait les rives de la Seine.

Crachant le feu et la désolation autour de lui, il terrorisait les habitants de la ville voisine (Rouen) qui en étaient venu à lui sacrifier une victime chaque année afin de se concilier ses bonnes grâces.

En l'an 520, un prêtre du nom de Romain, entreprit de libérer Rouen des tourments de La [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image], si les habitants se faisaient baptiser et qu'une église y soit érigée.

La [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] fut vaincue par le signe de la croix et mise au bûcher.

Alors que la bête se consumait, sa tête et son cou, endurcis par son feu intérieur ne brûlèrent pas et furent exposés sur les remparts de la ville, servant ainsi de modèle à ce qui allait devenir par la suite "la grande cohorte des gargouilles".



Un texte de 1826 répertorié sur le site de la "Collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux" ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]) retrace une semblable histoire. L'histoire se présente sous la forme d'une complainte en 32 couplets, alors fort en vogue à cette époque. Voici "Histoire véritable de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:47

LA FÊTE DE LA GARGOUILLE

LA FÊTE DE LA GARGOUILLE, à Rouen

Cette fête, célébrée à Rouen, était l'une des plus anciennes de la Normandie. Elle portait aussi le nom de privilège de la Fierte, et voici son origine, suivant le P. Pommeraie :
« Il se forma, dit cet historien, un horrible serpent dans un lieu marécageux, proche de la ville de Rouen, qui faisait d'épouvantables désordres ; il surprenait et dévorait les hommes, il tuait les chevaux, il corrompait l'air par son haleine pestilente ; et, tout seul qu'il était, il portait l'alarme et le ravage dans le pays voisin de ce marais, ainsi qu'eût pu faire une troupe d'ennemis. Les habitants de la ville ne sachant par quel moyen se défaire de ce dragon qui leur faisait la guerre depuis plusieurs années, eurent recours à saint Romain, évêque de Rouen.

Ce charitable et généreux pasteur, à qui les plus hautes entreprises semblaient aisées quand il s'agissait de défendre son troupeau, les consola et leur promit de les délivrer de ce furieux adversaire. Le dessin était grand et relevé ; mais la manière dont il l'exécuta rendit encore cette action plus illustre et plus éclatante, car il ne voulut pas si simplement vaincre et tuer ce monstre, mais il entreprit même de le faire publiquement, comme pour lui faire faire réparation de toutes les cruautés qu'il avait exercées.


Pour cet effet, il fallait s'en saisir, ce qu'il se chargea de faire lui-même ; mais ayant demandé un homme pour l'accompagner, il ne se trouva personne qui eût l'assurance d'aller avec lui. Ce que voyant le saint, il s'adressa à un misérable qui avait été condamné au dernier supplice pour des larcins et des meurtres qu'il avait commis, et le persuada de le suivre, avec promesse de le sauver de la mort qu'il avait méritée, s'il faisait hardiment et ponctuellement tout ce qu'il lui dirait. Celui-ci, qui croyait ne rien hasarder en hasardant sa vie, laquelle il était près de perdre sur un échafaud, accepta fort volontiers cette proposition.


Le saint l'ayant donc pris avec soi, sortit de la ville et s'avança vers le marécage où se retirait cette bête. L'ayant aperçue, il s'approcha courageusement d'elle, et par la vertu du signe de la croix, il la désarma de sa fureur et la réduisit dans l'impuissance de rien attenter contre lui. Après cela il lui passa son étole autour du cou, et l'ayant ainsi attachée, il ordonna au prisonnier qui l'avait suivi, de la prendre et de la conduire à la ville, où elle fut brûlée en la présence de tout le monde, et ses cendres jetées dans la rivière.



Le bruit de ce grand miracle s'étant répandu par toute la France, le roi Dagobert qui régnait alors, manda saint Romain pour apprendre de sa bouche les particularités de ce merveilleux événement. Le prélat s'étant transporté à la cour et ayant raconté ce prodige que Dieu avait opéré en faveur de ceux de Rouen, le roi, pour en conserver la mémoire, accorda à l'église de la cathédrale de cette ville, le droit de délivrer tous les ans un criminel le jour de l'Ascension, auquel le saint archevêque avait triomphé de ce monstre. Voilà quelle est l'origine du fameux privilège que possède la chapitre de Rouen, dont il jouit depuis tant de siècles par la piété des rois très chrétiens, des ducs de Normandie, des princes et magistrats qui ont bien voulu être les spectateurs de cette auguste cérémonie, et dont ils ont établi inviolablement le droit par leurs lettres patentes et par les arrêts donnés dans les cours souveraines. »


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Ce peuple de Rouen donna le nom de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image], vieux mot français qui signifie une gouttière, parce qu'on faisait alors généralement les gouttières de cette ville en forme de dragon. Lorsque Philippe-Auguste réunit à sa couronne la Normandie, il ordonna une enquête sur le privilège de la Fierte ou châsse de saint Romain, afin d'examiner s'il était digne d'être conservé. Robert, archevêque de Rouen, et guillaume de la Chapelle, châtelain de l'Arche, furent chargés de cette mission. Ils firent alors comparaître par-devant eux trois prêtres, trois gentilshommes et trois bourgeois de la ville de Rouen, lesquels déclarèrent, sous serment, que du temps de Henry et de Richard, rois d'Angleterre et ducs de Normandie, le privilège de la Fierte avait été constamment respecté.


Après Philippe-auguste, les rois de France confirmèrent tous ce privilège, seulement ils exclurent de la grâce les incendiaires, les empoisonneurs, les assassins, les duélistes et les faux-monnayeurs. On conservait, dans les archives de la cathédrale, plusieurs lettres de Papes et de souverains qui s'étaient adressés au chapitre pour obtenir la grâce de plusieurs criminels.

La cérémonie de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] s'accomplissait de la manière suivante :


Le treizième jour avant l'Ascension, quatre chanoines, suivis de quatre chapelains revêtus de leurs surplis et de leurs aumusses, et ayant le bedeau de leur chapitre qui les précédait, allaient en la grand'chambre du parlement, puis au bailliage et en la cour des aides, sommer les officiers du roi de surseoir à toutes procédures contre les criminels détenus dans les prisons de la ville, jusqu'à ce que le privilège de la Fierte eût reçu son effet.


Les lundi, mardi et mercredi des Rogations, l'archevêque et son chapitre envoyaient deux chanoines et deux chapelains, accompagnés d'un tabellion, visiter toutes les prisons pour y examiner les détenus et recevoir leur déposition ; puis, le jour de l'Ascension, à sept heures du matin, les chanoines, prêtres et capitulaires assemblés, invoquaient la grâce du Saint-Esprit par l'hymne de veni Creator Spiritus, et faisaient serment de ne rien révéler des dépositions qui avaient été faites par les prisonniers.


On les lisait alors, et, à la suite d'un long débat, on proclamait le nom du criminel qui avait obtenu les suffrages du chapitre.


Ce nom était adressé, sous scel, à messieurs du parlement qui l'attendaient en la grand'chambre et en robes rouges ; et qui, après avoir pris connaissance de la décision du chapitre, ordonnaient l'élargissement du prisonnier. Celui-ci était rendu à la liberté vers les trois heures de l'après-midi, et, tête nue et les fers aux pieds, il allait au lieu où la châsse était déposée. Là il se confessait publiquement, on lui enlevait ses fers, il prenait un des brancards de la châsse que l'aidaient à porter sept autres prisonniers, la procession commençait à défiler pour parcourir la ville, et en avant de la châsse, on portait, au bout d'une perche, la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] ou représentant du dragon.De retour à l'église, on célébrait la messe, malgré l'heure avancée de la soirée, et, durant l'office, le gracié s'agenouillait devant chaque chanoine pour lui demander pardon. Enfin, après la cérémonie ce gracié était conduit à la maison du maître de la confrérie de Saint-Romain, où on lui servait une collation ; et pendant qu'il y prenait part, le prieur du monastère de Bonne-Nouvelle lui faisait une brève exhortation sur la gravité de son crime et sur la faveur extraordinaire que le Souverain lui accordait à la prière de l'Eglise. C'était comme le sceau de son absolution.






LA LEGENDE DE SAINT ROMAIN


La légende de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] est certainement la plus connue de toutes les légendes qui entourent la vie de Saint-Romain. Elle n'existe pourtant dans aucune des vies du saint ni dans les quadrilobes du portail de la Calende.
Il est admis que c'est une création tardive (fin du XIVe siècle) des chanoines de la Cathédrale dans le but de justifier le privilège qui leur permettait, tous les ans, de libérer un condamné à mort. Sa mise en forme, après bien des hésitations, accompagne la montée des contestations du privilège.

Cette légende raconte qu'un serpent ou dragon était réfugié pour les uns dans les marais du Malpalu (à l'est de la ville, là où une rue perpétue le nom), pour les autres sur la rive gauche de la Seine, dans la forêt du Rouvray. les ancien textes disent "qu'il dévouroit et détruisoit les genz et bestes du païs". Personne ne voulait le combattre.

Saint-Romain décida d'en débarrasser la ville. Il ne trouva pour l'accompagner que deux condamnés à mort, et encore, l'un d'eux renonça au dernier moment. Il arrivèrent dans l'antre de la bête. D'un signe de croix, le prélat la fit coucher à ses pieds. C'est la scène qui est le plus souvent représentée, dans les vitraux, comme dans les sculptures.

Le condamné, tenant l'étole (l'écharpe) du prêtre comme une laisse passée au cou du monstre, la ramena dans la ville (Vitraux de la Chapelle du Petit-Saint-Romain de la Cathédrale ou de Saint-Godard).

Pour certains, elle fut jetée en Seine depuis le Pont de Pierre (il faut noter qu'il n'y avait pas de pont à cette époque...), pour d'autres, elle fut brûlée sur le parvis de la Cathédrale.

cette légende n'est pas isolée. On trouve la même histoire, avec d'autres noms, dans d'autres ville : le Graoulli à Metz, la Chair salée à Troyes, le Kraulla à Reims, le Dragon de Saint-Marcel à Paris, la Tarasque à Tarascon,...

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:48

LES SYLPHES

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Les Sylphes sont les élémentaires de l’Air.

La plus célèbre dans la littérature classique est Ariel, citée dans la Tempête de Shakespear. Les sylphes peuvent être des esprits masculins, mais de préférence on les imagine Féminin, et on les nomme aussi Sylphide. L'origine de ce nom est celtique, mais on cite également les génies de l’air sous ce nom de Sylphes dés l'époque Carolingienne On les imagine alors comme étant des êtres invisibles, capables de se rendre néanmoins plus tangibles. Ils vivent dans le plan de l’Air, et possèdent des Navires Volants.  En fantasy moderne ils ont assez peu changé et sont des êtres fait d'Air vivant.

parfois associée par erreur aux fées. Le terme proviendrait de l'alchimiste Paracelse, qui décrit les sylphes comme des êtres invisibles de l'air, des élémentaux de l'air.
Les sylphes proviennent des mythologies gauloise, celte et germanique.

Dans les mondes imaginaires, ils peuvent se confondre parmi les mortels comme les élémentals et les sorciers.

De nature intermédiaire entre les hommes et les anges, ils cherchent à se rapprocher de ces derniers. Ils sont toutefois particulièrement affectés par la pollution qui les fait beaucoup souffrir.

Très mobiles, leurs corps sont légers et fluides et peuvent apparaître sous forme d'un nuage condensé dans la lumière du crépuscule. Ils habitent le ciel et les nuages au milieu des tempêtes et des vents. Ils peuvent donner aux nuages la forme qu'ils désirent et nous font souvent des signes lorsque nous prenons le temps de regarder le ciel.

Leurs pouvoirs se rapportent à tout ce qui concerne l'air en général.





Le Sylphe
(VICTOR HUGO 1823)

"Toi qu'en ces murs, pareille aux rêveuses sylphides, Ce vitrage éclairé montre à mes yeux avides,Jeune fille, ouvre-moi ! Voici la nuit, j'ai peur, La nuit, qui, peuplant l'air de figures livides, Donne aux âmes des morts des robes de vapeur !
"Vierge, je ne suis point de ces pèlerins sages. Qui font de longs récits après de longs voyages ; Ni de ces paladins qu'aime et craint la beauté, Dont le cor, éveillant les varlets et les pages, Porte un appel de guerre à l'hospitalité.

"Je n'ai ni lourd bâton, ni lance redoutée,Point de longs cheveux noirs, point de barbe argentée, Ni d'humble chapelet, ni de glaive vainqueur. Mon souffle, dont une herbe est à peine agitée, N'arrache au cor des preux qu'un murmure moqueur. Je suis l'enfant de l'air, un sylphe, moins qu'un rêve, Fils du printemps qui naît, du matin qui se lève, L'hôte du clair foyer durant les nuits d'hiver, L'esprit que la lumière à la rosée enlève, Diaphane habitant de l'invisible éther.

"Ce soir un couple heureux, d'une voix solennelle, Parlait tout bas d'amour et de flamme éternelle. J'entendais tout ; près d'eux je m'étais arrêté ; Ils ont dans un b..... pris le bout de mon aile, Et la nuit est venue avant ma liberté.
"Hélas ! il est trop tard pour renter dans ma rose ! Châtelaine, ouvre-moi, car ma demeure est close. Recueille un fils du jour, égaré dans la nuit ; Permets, jusqu'à demain, qu'en ton lit je repose ; Je tiendrai peu de place et ferai peu de bruit. Mes frères ont suivi la lumière éclipsée, Ou les larmes du soir dont l'herbe est arrosée ; Les lys leur ont ouvert leurs calices de miel. Où fuir ?... Je ne vois plus de gouttes de rosée, Plus de fleurs dans les champs ! plus de rayons au ciel !

"Damoiselle, entends-moi ! de peur que la nuit sombre, Comme en un grand filet, ne me prenne en son ombre, Parmi les spectres blancs et les fantômes noirs, Les démons, dont l'enfer même ignore le nombre, Les hiboux du sépulcre et l'autour des manoirs !

"Voici l'heure où les morts dansent d'un pied déb.... La lune au pâle front les regarde, immobile ; Et le hideux vampire, ô comble de frayeur ! Soulevant d'un bras fort une pierre inutile, Traîne en sa tombe ouverte un tremblant fossoyeur. "Bientôt, nains monstrueux, noirs de poudre et de cendre, Dans leur gouffre sans fond les gnômes vont descendre. Le follet fantastique erre sur les roseaux. Aux frais ondin s'unit l'ardente salamandre, Et de bleuâtres feux se croisent sur les eaux.

"Oh !... si, pour amuser son ennui taciturne, Un mort, parmi ses os, m'enfermait dans son urne ! Si quelque nécromant, riant de mon effroi, Dans la tour, d'où minuit lève sa voix nocturne, Liait mon vol paisible au sinistre beffroi !

"Que ta fenêtre s'ouvre !... Ah ! si tu me repousses, Il me faudra chercher quelques vieux nids de mousses, A des lézards troublés livrer de grands combats…Ouvre !... mes yeux sont purs, mes paroles sont douces Comme ce qu'à sa belle un amant dit tout bas" Et je suis si joli ! Si tu voyais mes ailes Trembler aux feux du jour, transparentes et frêles !...J'ai la blancheur des lys où, le soir, nous fuyons ; Et les roses, nos sœurs, se disputent entre elles Mon souffle de parfums et mon corps de rayons.

"Je veux qu'un rêve heureux te révèle ma gloire. Près de moi (ma sylphide en garde la mémoire) Les papillons sont lourds, les colibris sont laids, Quand, roi vêtu d'azur, et de nacre, et de moire,J e vais de fleurs en fleurs visiter mes palais.
"J'ai froid ; l'ombre me glace, et vainement je pleure. Si je pouvais t'offrir, pour m'ouvrir ta demeure, Ma goutte de rosée ou mes corolles d'or ! Mais non ; je n'ai plus rien, il faudra que je meure. Chaque soleil me donne et me prend mon trésor. "Que veux-tu qu'en dormant je t'apporte en échange ? L'écharpe d'une fée, ou le voile d'un ange ? J'embellirai ta nuit des prestiges du jour ! Ton sommeil passera, sans que ton bonheur change, Des beaux songes du ciel aux doux rêves d'amour.

"Mais mon haleine en vain ternit la vitre humide ! O vierge, crois-tu donc que, dans la nuit perfide, La voix du sylphe errant cache un amant trompeur ? Ne me crains pas, c'est moi qui suis faible et timide, Et si j'avais une ombre, hélas ! j'en aurais peur."
Il pleurait. – Tout à coup, devant la tour antique, S'éleva, murmurant comme un appel mystique,Une voix… ce n'était sans doute qu'un esprit ! Bientôt parut la dame à son balcon gothique ; -On ne sait si ce fut au sylphe qu'elle ouvrit.
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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:48

SALAMANDRE

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Se cachant dans les flammes, l'animal est le symbole de la pudeur, de la chasteté et de la virginité de Marie. Dans les allégories chrétiennes, il représente l'homme vertueux qui ne se laisse pas consumer par le feu de la cupidité et de la luxure. Incombustible, il symbolise encore l'éternité.

Pour les alchimistes, la salamandre est « le symbole de la pierre fixée au rouge (…) ils ont donné son nom à leur soufre incombustible. La salamandre qui se nourrit du feu et le phénix qui renaît de ses cendres sont les deux symboles les plus communs de ce soufre. »

Elle habite le feu d'où elle puise vie et protection. Ce n'est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.

Les Alchimistes l'assicient au Mercure, le vif-argent, c'est à dire l'esprit créateur.

A la renaissance la salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron de Rome qui vivait dans les flammes de sa forge). Le Roi François 1er, prend la Salamandre pour emblème avec la devise "Nutrico et Extinguo" (j'entretiens et j'éteins)

La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l'emplacement du trésor qu'elle a en garde.



MYTHOLOGIE

L'animal était réputé habiter dans le feu et ne mourir que lorsque les flammes qui l'ont vu naître s'éteignaient. Certaines légendes ajoutent que de tous les poisons, c'est la salamandre qui est le plus puissant car elle peut tuer beaucoup d'individus en grimpant dans un arbre et en empoisonnant ses fruits ou bien l'eau d'un puits. Elle souffre de ce statut de reptile maudit, sa morsure rendrait un homme chauve ou pire... le tuerait. On pensait s'éviter cent jours de purgatoire en tuant cet amphibien.
La salamandre eut longtemps la réputation d'être totalement insensible aux effets du feu. On lui prêtait le pouvoir de traverser un brasier ou d'être jetée dans les flammes sans subir aucun dommage. Certains affirmaient même que son sang était tellement froid qu'elle pouvait éteindre le feu. D'ailleurs chez les anciens Égyptiens, le hiéroglyphe « salamandre » signifiait « homme mort de froid ».La salamandre, ce petit dragon miniature, désignait aussi l'être élémentaire associé à l'élément Feu des Anciens. L'animal du même nom n'était en fait qu'une représentation symbolique de l'esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du feu, comme l'ondine est un esprit élémentaire de l'Eau, le gnome un esprit élémentaire de la Terre, et le sylphe un esprit élémentaire de l'Air.





Romulus est le fruit des amour d'une Salamandre et de Sylvia.

Dans l'Antiquité Pline la décrit comme "un animal si froid que rien qu'à toucher le feu il l'éteint comme le ferait de la glace."
Aristote en parle également  : "Cet animal, à ce que l'on prétend, éteint le feu lorsqu'il y entre."

L'Abbé Montfaucon de Villars les décrit comme
"composées des plus subtiles parties de la sphère du feu, conglogées et organisées par l'action du feu universel".
La salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude ou sourde puisqu'elle semble ne pas avoir d'ouïe.

En Bretagne on ne la nommait pas afin d'être certain qu'elle n'interprète ces paroles comme un appel.
Les croyances précisent qu'elle est capable de tuer d'un seul regard, pour les soumettre ils faut utiliser un mirroir afin de concentrer les rayons du soleil vers la Salamandre.

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 15:49

WENDIGO


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Le Wendigo est une créature surnaturelle malveillante, qui vit de préférence dans la forêt.

Il est souvent décrit comme un géant de glace squelettique (ou plus simplement un géant squelettique qui a juste un cœur de glace) ou comme une bête monstrueuse mi-homme mi-animal un peu semblable à un loup-garou. Son corps est squelettique et déformé, sans lèvres, ni orteils.On le caractérise par son extrême cruauté envers ses victimes et son goût pour la chaire humaine.

Une version Sioux (probablement tirée du Wendigo Canadien) le décrit comme un esprit malfaisant qui déchiquette et dévore tout ce qui vit. Son haleine répand des maladies et il se transforme parfois en ouragan.


Les Wendigos et les loups-garous


Les Wendigowak ont plusieurs points communs avec les loups garous européens.

Ils ont d'une part une forme humaine, dans laquelle ils ne peuvent être démasqués qu’à cause de leurs yeux rouges. D'autre part, ils ont une forme monstrueuse souvent décrite comme semi-animale.
En outre, ils peuvent prendre « une forme d'ombre ».

Mais toutes ces formes ont en commun un cœur de glace (particulièrement visible lorsqu’il est sous forme de squelette.) : sa partie humaine aurait naguère eu le cœur brisé par un humain et c'est pourquoi il se serait gelé à tout jamais.
Selon les nations, le wendigo porte le nom de :

- windago : indiens Athabascan de l'Est;
- wendago : indiens Saulteaux du Manitoba;
- windigo : Nation Cree du Quebec.
La traduction du nom serait : cannibale maudit.


Devenir et tuer un Wendigo


Il y a 4 façons de devenir un Wendigo :

- Rêver d’un Wendigo ou être appelé dans un rêve par un Esprit de Wendigo
- Rencontrer un Esprit de Wendigo dans la foret la nuit
- Subir un rituel de transformation

- Manger de la viande de cadavre lors d’une famine : tout homme qui en venait un jour à manger la chaire d’un autre être humain était tourmenté par le Wendigo et condamné à devenir un Wendigo à son tour.


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On suppose que cette légende daterai du temps où certaines tribus pratiquaient encore le cannibalisme. Ce mythe aurait peut être été employé comme avertissement pour les tribus nordiques, dont les hivers étaient longs et rudes, et qui risquaient de ne rien rapporter de leurs chasses durant cette saison. Aussi était-ce le moyen d’éviter qu’en cas de famine, ils ne s’en prennent aux membre de leur propre clan.

On suppose cela car les déformations physiques du Wendigo (corps squelettique et déformé, sans lèvres, ni orteils) font penser aux lésions dues à la famine et aux engelures.
Ainsi le Wendigo peut être un mythe basé sur la personnification des difficultés de l'hiver et le tabou du cannibalisme.

Un Wendigo ne peut être tué que si l’on fait fondre son cœur de glace. Pour cela, on peut le détruire par le feu ou lui verser du suif brûlant dessus.



Wendigos dans l’histoire


Les premières histoires sur le mythe de Wendigo ont été raportées par des explorateurs et des missionnaires et elles remontent au 17ème siècle. Ils le décrivent plutôt comme un loup-garou, un diable, ou cannibale. Le Wendigo est habituellement supposé avoir été humain autrefois.

Des meurtres de Wendigo ont eu lieu au Canada autour du début du 20ème siècle. L'anthropologue Morton Teicher a décrit l'état clinique de ceux qui passaient pour être des Wendigo. Il appelle cela « psychose de Windigo » (noter l'épellation dans ce contexte : Windigo, plutôt que Wendigo).

Le Wendigo est devenu un personnage relativement courant dans les histoires d'horreur, tout comme le vampire ou le loup-garou - bien que ces descriptions fictives ne ressemblent pas beaucoup à la mythologie originale.Le livre le plus complet sur le Wendigo est l’anthologie de John Robert Colombo. Elle contient des histoires et des poésies sur le Wendigo, en grande partie inspirées par l’oeuvre de Blackwood. 
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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 17:39

"Ghoul" ou Ogre dans la tradition Arabe

Yassir ibn Amrou :On raconta l''histoire des Ghouls devant le calife Omar Ibn Al khatab qui dit : Personne ne peut changer sa forme dont il a été créé,mais les djinns ont des sorciers comme les sorciers humains qui en disant certains formules magiques changent d''apparences.


D''après Abdeallah ibn O''mair : Le prophète a été questionné sur les Ghouls il a répondu : Ce sont des sorciers djinns. (Akam Al mourjane).

D''après Said ibn Abi Al Waquas : On nous a dit que lorsque les Ghouls apparaissent d''appeler à l'adhan. (Akam Al mourjane).

Il existe une catégorie de djinns sorciers qui s''appelle "Ghouls","Ghaylane ou Sou''ala".Imam Mazari écrit que ce genre de djinns sont malfaisants et de leur nature rebelles ils provoquent la corruption sur terre par faire peur aux femmes et aux enfants. Ils ont tendance à changer de forme tout le temps. Qu''ils souillent l''eau et la nourriture. Que celui qui boit de cette eau ou mange tombera malade par la volonté d''Allah. (Livre Hashiat Zahouni). 


Al Hassane Ibn Al Hassane rapporte qu''il est entré chez Rabi''a Fille de Mou''d pour lui poser des questions. Elle lui dit : Une fois que j''étais assis est descendu de la terrasse une créature noir qui voulait abuser de moi. Il ressemblait à un chameau ou à un mulet. Il était très repoussant. Il a voulu me prendre par force alors une feuille est apparu. Il prend la feuille et la lu. Il jette cette feuille et s'en va .

Dans cette feuille était écrit : Du seigneur de Qu''ab à Qu''ab, n''approche pas cette feuille pieuse qui est la fille d''un homme pieux. Al Hassane dit qu''elle lui montra la feuille où il était écrit ce message d''un seigneur djinn à un de ses subordonnés.(Aquam Al Mourjane).


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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 17:40

Histoire et origines de l’Ogre

L’origine du mot viendrait du latin Orcus (enfer, dieu de l’enfer), avant de devenir en italien orco pour « ogre ».

 L’Arioste en 1516 dans son Orlando furioso décrira l’ogre comme un monstre bestial et aveugle qui serait inspiré du cyclope de l’Odyssée.

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Orlando ayant vaincu l’ogre par Gustave Doré

Charles Perrault popularisa le terme dans la langue française, avec la parution de ses Contes de ma mère l’Oye, en 1697. Il y définit l’ogre ainsi: « Homme sauvage qui mange les petits enfants ».

Les ogres sont généralement dépeints comme des brutes géantes, hirsutes, inintelligentes et cruelles.

 Ils dévorent les enfants après les avoir au préalable cuisinés avec un certain raffinement. Enfin ils ont un goût certain pour les richesses (surtout dans l’univers de Perrault où ce sont tous d’opulent seigneur).

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
L’ogre du Chat Botté par Doré

La plus ancienne figure de l’ogre se trouve dans la mythologie gréco-romaine, à travers le personnage de Cronos/Saturne qui dévore ses enfants.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Saturne dévorant son fils, Rubens

Dans l’imaginaire breton l’Ogre est un géant, constructeur de mégalithes et de dolmens, mais sa figure a été popularisée au XVIIe siècle par les contes de Charles Perrault.


  • un des Ogres les plus fameux y est celui du conte [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]e Petit Poucet, avec les bottes de sept lieues
  • un autre Ogre apparaît dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]e Chat botté. Il a le pouvoir, de prendre une forme quelconque. Le Chat botté le mange après l’avoir mis au défi de se transformer en souris.

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 17:41

Superstition moyenâgeuse : les djinns

Les djinns sont des sortes de farfadets, cités sans cesse.

« Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns écoutèrent (le Coran) et dirent : « Nous avons entendu une prédication étonnante, guidant à la rectitude. Alors nous y avons cru et nous nous sommes engagés à n’associer personne à notre seigneur. » (Cr 72)

Ils peuvent « posséder » les gens, même votre meilleur ami.

Si on se met nu devant eux, on peut éveiller leurs désirs. Heureusement, ils sont rarement homosexuels. D’ailleurs, la reine de Saaba était née d’un père humain et d’une femelle djinn. Parfois il se déguise en mari, et ce n’est qu’après l’acte sexuel que la femme réalise qu’elle a été trompée.

Si une femme se refuse à son mari, c’est qu’un djinn a pris son esprit.

Laughing Laughing Laughing

Ou le djinn rend le patron mécontent, déclenchant un injuste licenciement. « Allah fit descendre sur vous de l’eau pour vous purifier, pour écarter de vous la souillure du démon. » (Cr 8,11) Heureusement, les djinns ne sont pas forts en science et ne savent pas lire.


Mais il faut aussi se méfier des ogres (ghwal), mâles ou femelles, qui avalent les voyageurs, et d’autres espèces de djinns, les ifrits et les mârids.

Certains peuvent devenir des chiens ou des serpents. Heureusement on peut détruire cette vermine en leur jetant des étoiles, depuis le ciel. Ils sont souvent au service des sorcières, si bien que la vie quotidienne est un enfer, car à la moindre occasion il faut lancer des incantations, se purifier en passant une pierre ou les mains sur son corps, lancer de l’eau, du sel, accomplir des rituels. 


Ces êtres intermédiaires remplacent les divinités secondaires ; certaines sont persécutrices, d’autres consolatrices ; certaines interviennent pour les naissances, d’autres sont liées au monde de la boucherie.

[size=120]Univers magique, ensorcelé, qu’on trouve du vaudou à l’hindouisme, en passant par le bouddhisme, et dans toutes les religions : la pensée magique est une étape obligée de la spiritualité. Et la religion est la maladie infantile de la spiritualité.[/size]

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Re: Les créatures des contes et des légendes

Message  Arlitto le Lun 11 Avr - 17:42

Contes de fées préislamiques

La religion celte et orientale, dévalorisée en mythologie, a servi de creuset aux contes de fée européens.

Les dolmens sont devenus des roches aux fées ; les divinités infernales et les sages-femmes ont mué en sorcières ; les rites des autres religions se sont transformés en messes noires. Les déesses sont devenues des fées penchées sur les berceaux, les déesses-mères des marâtres, des madones, des dames blanches ; le Malin est devenu un loup ou un renard, les êtres hybrides des loups-garous et des zombis ; l’adoration de la lune est devenue pratique démoniaque. Et les grands prêtres des religions antiques sont devenus au mieux des Mages et des enchanteurs, au pire des illusionnistes et des sorciers.

Les dieux des autres peuples évoluent en patriarches, anges, saints ; les dieux rejetés deviennent des démons : Moloch est transformé en monstre, Baal Zebul (prince dieu) devient Belzébuth le démon, Bel Phéor, déesse de la fécondité, devient Belphégor, Seth devient Satan...

Le Coran a connu un phénomène inverse : ce sont les contes de fée préislamiques qui ont servi de creuset à la religion musulmane.

A un stade archaïque de la conception des maladies mentales, on leur attribuait une origine démoniaque. Psychiatrie et psychothérapie ont vidé les entrailles de la terre, et le monde invisible, de nombreux habitants.

Après six siècles, le Coran (le livre en tant qu’objet), une fois écrit, occupa la place d’idole, laissée vacante : il faut le mettre au-dessus des autres livres, il ne faut pas que des non-musulmans le touchent...

Les sourates sont utilisées comme des formules magiques, accompagnant les niaiseries de la superstition populaire.
Le Coran, écrit par les riches vainqueurs, s’adresse aux riches, dans la communauté des inégaux. Les pauvres doivent accepter le destin qu’Allah a scellé pour eux.

Il y a « ceux qui sont serviteurs, et ceux qui sont en-dessous de cela. » (Cr 7,168).

Même parmi les djinns « se trouvent ceux qui sont serviteurs, et ceux qui sont en-dessous de cela. » (Cr 72,11)
Dans le Coran tout est écrit dans le ciel, avant la naissance.

C’est une idée reprise des thèmes sumériens des millénaires plus tôt, et du Talmud des Pharisiens : « Lorsque Dieu crée son esclave pour le paradis, ses actions seront méritoires jusqu’au moment de sa mort, ensuite il entrera au paradis ; lorsque Dieu crée quelqu’un pour le feu du châtiment, ses actions sont mauvaises, ensuite il ira en enfer. »

La superstition de la prédestination autorise toutes les exactions, et dispense de la conscience pour qui le veut. Dans la pensée archaïque et magique, tout malheur venait d’un ennemi. Le monde était le terrain de jeu des dieux, s’exprimant par des centaines de symboles en mouvement, qu’il fallait déchiffrer.

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