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CONFUCIUS. Le confucianisme et le tchouisme.

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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 19:10

CONFUCIUS.
Le confucianisme et le tchouisme.

Kongzi ou Kong Fuzi (v. 551-479 av. J.-C.), dont le nom, qui signifie "Maître Kong", fut latinisé par les jésuites en "Confucius", est, dit-on, né dans une grotte de la montagne de Qiufu.
On ne sait presque rien sur sa vie.

Avant la naissance du Maître, une licorne vomit un livre orné de pierres précieuses (c’est encore une licorne qui annoncera sa mort).

Dans son nom se trouve le caractère "hirondelle".
Or, l’empereur Huangdi ou Houang-ti, "le souverain jaune" (2697-2597 av. J.-C.), fondateur de la dynastie des Shang ou Yin d'où descendrait Confucius, naquit de Jiandi, laquelle fut miraculeusement fécondée par un œuf d’hirondelle qu’elle avala.
A noter que Huangdi passe pour avoir fondé le taoïsme, et que la légende veut que Confucius ait rencontré Lao Zi en 517 av. J.-C.

Selon la tradition, on découvre chez le jeune Kong, âgé de six ans, les signes précurseurs d'une sagesse extraordinaire : il méprise les jeux familiers à l'enfance et ne mange rien sans l'avoir offert au ciel, suivant la coutume pratiquée par les anciens.

Après ses études, il se met à voyager afin d'acquérir l'expérience des hommes et de répandre le goût de la justice. Certains de ses biographes ajoutent qu'il ne réussit point dans son entreprise et que, dégoûté des hommes, il se retire dans la solitude avec quelques disciples.
D'autres indiquent qu’il quitte ses emplois publics à l'âge de vingt-quatre ans, à l'occasion de la mort de sa mère (les anciennes lois de la Chine prescrivent aux enfants de quitter les fonctions publiques à la mort de leur père ou de leur mère, et de vivre trois ans dans la solitude). Confucius, aux obsèques de sa mère, remet en honneur les cérémonies funèbres suivant les rites traditionnels.

En l'an 1 de l'ère chrétienne, Confucius reçoit de l'empereur Han Ping le titre de Baocheng, intégré à son nom posthume qui devient Baochengxuan Ni gong pour la réussite de la propagation [de la Voie droite].

En 79, une commission de lettrés fixe le texte des œuvres attribués à Confucius et à son école.
Dans ses Mémoires historiques, Seu Ma Tsien (+145) réunit les propos de Confucius et de ses disciples.

CONFUCIUS. Le confucianisme et le tchouisme. Confucius


Les uns ont fait de maître Kong un législateur (mais il ne paraît pas avoir eu assez d'autorité pour avoir pu initier des lois de son vivant) ; les autres n’ont vu en lui qu'un moraliste :

« La loi de la grande étude ou de la philosophie pratique consiste à développer et à remettre en lumière le principe lumineux de la raison que nous avons reçu du ciel, à renouveler les hommes et à placer sa destination définitive dans la perfection ou le souverain bien. »

« Depuis l'homme le plus élevé en dignité jusqu'au plus humble et au plus obscur, devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne, ou le perfectionnement de soi-même, est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral. »

L'idée centrale de l'éthique confucéenne se résume dans la notion de "ren", traduite par "amour, bonté, humanité" ou "qualité de cœur".
"Ren" est la vertu suprême symbolisant les meilleures qualités de l'homme.
À l'époque de Confucius, le terme était associé à la classe dirigeante et prit davantage le sens de "noblesse", mais sa signification s'élargit par la suite.
Dans les relations humaines telles que celles qui existent entre deux personnes, "ren" se manifeste par le "zhong", c'est-à-dire la fidélité envers soi et les autres, et par le "shu" ou altruisme, exprimé par la règle d'or de Maître Kong : "Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous" ; "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse à vous-même" (Analectes, XV.23)

Selon Confucius, l'homme peut agir pour la justice (yi) ou pour le profit (li) : "L'homme supérieur comprend le yi ; l'homme vulgaire comprend le li".
C'est le choix fondamental qui se pose à l'homme. Le profit (li) rejoint la convoitise : "L'homme supérieur pense à la vertu. L'homme petit pense au confort". 

Parmi les vertus confucéennes importantes figurent la droiture, la bienséance, l’intégrité, la piété filiale et le culte des morts.

Sur le plan politique, Confucius plaide pour un gouvernement paternaliste conduit par un souverain bienveillant et honorable, respecté et obéi par ses sujets.
Un dirigeant doit cultiver la perfection morale pour servir de bon exemple à son peuple et attirer de nouveaux sujets dans son royaume.

En matière d’éducation, Confucius soutient le principe fort en avance sur son époque féodale, selon lequel "en éducation, il n'y a pas de distinction de classe".

Jusqu’en 1905, les fonctionnaires chinois doivent étudier la doctrine confucéenne (king).

Avec la révolution de 1912, le culte de Confucius cesse d’être officiel et l’enseignement de sa morale n'est plus obligatoire dans les écoles.
Cependant, en 1914, le Président de la République Chinoise décrète que soit fêté, le 28 septembre, l’anniversaire de sa naissance.

En 1919, naît au Vietnam le caodaïsme.

De tendance théosophique, composé d’éléments bouddhistes, shintoïstes, taoïstes et chrétiens, le caodaïsme est une tentative de rénovation du confucianisme où dominent le spiritisme et le culte de l’Être suprême.

Le maoïsme fait de Confucius l'ennemi réactionnaire, et tous les Chinois sont encouragés à lutter contre lui ; le président Mao est photographié à la une d'un journal révolutionnaire annonçant la désacralisation de la sépulture du sage à Qufu.
Aujourd'hui, le communisme n'inspire plus les Chinois, et on estime, de plus en plus, que la relève doit être cherchée, en partie du moins, dans les traditions chinoises ; or le confucianisme apparaît comme la voie la plus naturelle. 
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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 19:10

Sentences confucéennes

Qui a offensé le seigneur du ciel (Tian) n’a plus aucun protecteur…
Le sage est toujours sur le rivage, et l'insensé au milieu des flots ; l’insensé se plaint de n’être pas connu des hommes, le sage de ne pas les connaître...
Un bon cœur penche vers la bonté et l'indulgence ; un cœur étroit ne dépasse pas la patience et la modération...
Oublie les injures, n'oublie jamais les bienfaits.
Celui qui recherche la vengeance devrait commencer… par creuser deux tombes.
Conduisez-vous toujours avec la même retenue que si vous étiez observé par dix yeux et montré par dix mains...
Pécher et ne pas se repentir, c’est proprement pécher…
Lorsqu’on n’est pas encore en état de servir les hommes, comment pourrait-on servir les esprits et les génies ?...
Lorsqu’on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on connaître la mort ?...
Il ne faut pas s’affliger de ce que les hommes ne nous connaissent pas, mais au contraire de ne pas les connaître nous-mêmes...
La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents.
Savoir que l’on sait ce que l’on sait, et savoir que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, voilà la véritable science…
Si l’on voit une chose juste, et qu'on ne la pratique pas, on commet une lâcheté…
Je n’ai pas encore vu un homme qui aimât convenablement les hommes pleins d’humanité, qui eût une haine convenable pour les hommes vicieux et pervers…
Avoir assez d’empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux comme nous voudrions qu’on agît envers nous-mêmes, c'est ce que l'on peut appeler la doctrine de l’humanité ; il n'y a rien au-delà...
Par la nature, nous nous rapprochons beaucoup les uns des autres ; par l’éducation, nous devenons très éloignés.
Une image vaut mille mots.
Celui qui sait obéir saura ensuite commander.
La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.
Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.
Le père qui n'enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s'il les néglige.
Ne choisis tes amis que parmi tes égaux.
Quand le sage montre la lune, l'idiot, lui, regarde le doigt.
La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas.
Je ne cherche pas à connaître les réponses. Je cherche à comprendre les questions.

Le tchouisme

Le philosophe chinois Tchou Hi, Zhu Xi ou Chu HsiIl (1130-1200) développe le néoconfucianisme en faisant la synthèse du confucianisme avec d’autres courants de pensée. 
Il est le fondateur du système désigné sous le nom de "tchouisme", qui domine le confucianisme jusqu'à la fin des Ming (1644) et sous les Qings (XVII et XVIIIe s.).
Le shogun Tokugawa Tsunayoshi (1646-1709) défend le néoconfucianisme de Zhu Xi, lequel, avec ses étudiants, codifie ce qui est aujourd'hui considéré comme le canon confucianiste des Classiques chinois.
La doctrine du faîte suprême ("t'ai-ki") est développée dans ses Quatre Livres ; de ce principe suprême émane le "li", raison d’être de toute chose ; chaque objet particulier possède sa raison d’être et apparaît comme une émanation du "t’ai-ki".
On lui doit, en outre, une Histoire de la Chine.



Citations

Le P. Tellier avait fait un livre [sur le culte de Confucius, qui, à force d'intrigues et de crédit à Rome, ne fut mis qu'à l'index. (Saint-Simon 1675-1755)

Dans le liquide ambré qui emplit la tasse de porcelaine ivoirine, l'initié peut goûter l'exquise réserve de Confucius, le piquant de Laotsé, et l'arôme éthéré de Cakyamouni lui-même. (Okakura Kakuzo, Le Livre du Thé, 1976)



Notes
1 Fong Yeou-Lan, Précis d'histoire de la philosophie chinoise, Payot-Le Mail, 1985, p. 61.
2 D. Huisman / M.-A. Malfray, Les plus grands textes de la philosophie orientale, p. 142. Albin Michel, Paris, 1992.
3 http://toutsurlachine.blogspot.fr/2010/05/opinion-apres-mao-confucius-daniel-bell.html
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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 19:11

PETITE HISTOIRE DU THÉ

Le mot "thé", d'abord "tay" (1652), puis "thé" (1657), vient du malais "teh" ou de "t’e" en dialectes chinois méridionaux (Taïwan) par le néerlandais (vers 1610).
On appelle "thé" les feuilles séchées du théier (arbuste de la famille des théacées), consommées en infusion.
Le thé est un stimulant aromatique, contenant des huiles essentielles et de la théine, qui est en réalité le même produit que la caféine. La concentration du thé en caféine est comprise entre 2,5 et 4,5 %, alors que le café n’en contient, en moyenne, que 1,5 %.
Après l'eau, le thé est la deuxième boisson la plus consommée

Le théier

Le domaine naturel du théier se situe aux confins de la Chine méridionale, du Vietnam et de la Birmanie septentrionaux, et de l'Inde orientale.
Le théier est originaire de l'Assam supérieur (Inde) et du Yunnan (sud-ouest de la Chine).
Il existe 2 variétés principales de théier (camellia sinensis) :
- le théier de Chine (camellia sinensis sinensis)
- et le théier d'Assam (camellia sinensis assamica).
Cet arbuste à feuilles persistantes, qui peut atteindre 10 à 15 m à l'état sauvage, est maintenu à 1,20 m de haut en tables de cueillette.
Il est cultivé dans des régions au climat chaud et humide, avec des pluies régulières réparties de préférence au cours de l'année. Il croit entre 42° nord et 31° sud et peut être cultivé jusqu'à 2 500 m dans l'Himalaya(Darjeeling).
Une plantation commence à produire au bout de 3 à 4 ans. Des tailles successives permettent un bon rendement pendant 50 ans.
Généralement, le thé noir, le plus répandu, qui représente de 80 à 90 % de la production mondiale, vient du théier d'Assam.
Le thé vert vient du théier de Chine.

CONFUCIUS. Le confucianisme et le tchouisme. The

Le thé

Cueillette et séchage

Les feuilles du théier sont cueillies jeunes ou sous forme de bourgeons (l’âge de la feuille déterminant le goût et la variété du thé). Plus âgées, elles sont dures et coriaces.
Elles sont ensuite séchées, fermentées ou non, puis éventuellement torréfiées pour donner une infusion de thé, boisson mondialement appréciée.
Une bonne cueilleuse peut ramasser de 6 kg (théier de Chine) à 10 kg (théier d'Assam), soit de 20 à 30 kg de feuilles fraîches. II faut environ 5 kg de feuilles pour 1 kg de thé manufacturé sur place dans les 36 h qui suivent la cueillette.
Immédiatement et intégralement séchées après la cueillette, les feuilles fournissent du thé vert (young hysong, hysong, etc.) ; partiellement séchées, puis fermentées, elles donnent divers thés noirs [pekoe, orange pekoe, souchong, pekoe souchong, etc.]
Des extraits de diverses plantes (cannelle, cardamome, bergamote, écorce d’orange, pétales de jasmin, etc.) peuvent être mélangés aux feuilles pour aromatiser le thé.
D’autres ingrédients (lait, beurre, crème, jus de citron, miel, sucre, etc.) sont parfois ajoutés avant dégustation.

Thés noirs

Majoritairement utilisés en Europe.
Ils subissent le traitement suivant en partant des feuilles fraîches :
- flétrissage en chambres ou greniers de flétrissage (environ 20 h) ;
- roulage en plusieurs opérations avec criblage intermédiaire (environ 30 mn) ;
- fermentation de 1 h à 3 h suivant les régions ;
- dessiccation ou torréfaction : 15 à 20 mn pour arrêter la fermentation ;
- triage: suivant les grades, avant l'emballage.
Variétés :
- Feuilles entières : flowery orange pekoe (FOP) : long, fin, bien enroulé, contenant les pointes fines des bourgeons appelées tips ou pointes dorées. Orange pekoe (OP) : long, morceaux minces de feuilles jeunes et souples avec quelques tips. Pekoe (P), plus court, moins fin, ne contenant pas de tips. Pekoe souchong (PS) : encore plus court et plus grossier, composé de feuilles plus âgées. Souchong (S): régulier, sans feuilles ouvertes; fait de petites boules représentant des feuilles plus âgées.
- Feuilles brisées (rendement supérieur, qualité similaire) : broken orange pekoe (BOP).- morceaux de jeunes feuilles brisées pendant le roulage (ou volontairement brisées après la torréfaction), devant aussi contenir des tips. Flowery broken orange pekoe : même définition. Broken pekoe (BP) : morceaux plats, venant de feuilles plus âgées, sans tips. Broken tea (BT) : morceaux plats des feuilles les plus âgées n'ayant pu s'enrouler lors du roulage. Fannings (F) ou pekoe fannings (PF) : morceaux plats, petits, parfois avec tips (PF) recherchés pour les sachets. Dust : poussière de thé formée par les brisures des feuilles, recherchée pour les sachets en papier filtre.
- Thés noirs de Chine (servis sans lait et parfois parfumés de fleurs odorantes) : Flowery pekoe ou pekoe à pointes blanches : préparé avec les feuilles terminales les plus jeunes et les plus tendres ne comprenant que les bourgeons terminaux des feuilles repliées sur elles-mêmes. Pekoe : feuilles les plus tendres. Souchong : grosses feuilles plus âgées, fermées à la préparation. Congou : variété de feuilles courtes (panyong, moning, keemun, etc.).
- Thés noirs semi-fermentés (intermédiaires entre thés noirs et verts), appelés aussi thés bleus (voir ci-après).
Qui aime les thés très corsés choisira les broken et les pekoe ; qui aime les thés délicats choisira les orange pekoe.

Thés rouges

Les Chinois nomment ainsi les thés noirs. La couleur rouge est celle de l'infusion, non celle des feuilles.
La plante, vendue en Europe sous le nom de thé rouge, n’est pas un thé : poussant en Afrique du Sud, le rooibos (aspalathus linearis), ne contient pas de théine et peu de tanin.

Thés mûrs

Les thés mûrs (comme les pu-erh) sont des thés noirs ayant subi un long processus de maturation.

Thé pu-erh ou pu'er

Le thé pu-erh (ou pu'er) est fabriqué à partir de feuilles du théier nommé Camellia sinensis assamica dit théier de l'Assam ou théier à grandes feuilles poussant dans la province chinoise du Yunnan. Ce thé post-fermenté doit son nom à la ville de Pu'er, dans le Yunnan.
Le thé pu'er se bonifie avec le temps et tout comme le vin, plus il est vieux plus il est cher.
Le pu'er est réputé pour ses propriétés médicinales. L'un des plus vendus en Europe, le pu'er en nid, est connu sous le nom de Tuo cha.

Thés bleus

Les thés bleus, thés semi-fermentés, d'origine chinoise ou taïwanaise (tel l’oriental beauty), sont couramment appelés qing chà (bleu-vert) ou oolong (dragon noir). L'oolong de Taïwan, le plus célèbre, est particulièrement recherché aux USA et en France (3e consommateur mondial).

Thés verts

Tous non fermentés, contrairement aux thés noirs [après humidification, les feuilles sont chauffées (torréfiées ou ébouillantées) puis séchées].
Les plus connus en Europe et dans les pays africains musulmans sont :
- Gunpowder : feuilles roulées ayant l'aspect de grains de 3 mm ;
- Chun-Mee : feuilles enroulées irrégulièrement, plus longues ;
- Sow-Mee : morceaux plus petits et brisés ;
- Young hyson et hyson : feuilles jeunes, du début du printemps, très rares et peu consommées en France.

Thé jaune

La couleur du thé jaune, obtenu à partir du thé vert, est due à sa fermentation non enzymatique.

Thés blancs

Rares et chers. Le yin zhen et le pai mu tan sont des thés blancs produits en Chine, surtout au Fujian. Les thés blancs, au goût inhabituel, légers, fleuris et frais, sont bus en Asie, souvent en été, afin de se rafraîchir.

Thé fumé

A Fuzhou, capitale du Fujian. Ce thé, fumé aux racines d’épicéa (pin chinois) ou de cyprès, est destiné à l’exportation.

Maté ou chimarrao

La yerba mate, arbuste vert d’Amérique du Sud, est cultivé pour ses feuilles qui, après infusion, fournissent une boisson surnommée thé du Paraguay, thé du Brésil ou thé des jésuites mais qui n’a rien à voir avec le thé. Le maté ou chimarrão est une infusion traditionnelle issue de la culture des Amérindiens Guaranis consommée en Argentine, au Chili, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil méridional et en Bolivie.

Mélanges :

- thé à la bergamote, l'earl grey, recette chinoise popularisée par Edouard Grey, ministre des Affaires étrangères de G.-B. ;
- thé au jasmin, à partir de thé vert ou de wu long avec des fleurs de jasmin ;
- thés aromatisés.

Conseils de consommation

II faut ébouillanter la théière, mettre 1 cuiller à thé par personne (2,5 g), verser l'eau frémissante et non bouillie sur le thé, laisser infuser 3 à 6 minutes selon l'origine, enlever les feuilles de la théière, remuer et servir. En général les thés noirs peuvent être consommés avec du lait sauf les thés de Chine.

Les bienfaits du thé

Avec ou sans nuage de lait, les Anglais ne sont pas les seuls à tirer bénéfice de cette boisson. Le thé a fait l'objet de beaucoup d'attention lors du quatre-vingt-treizième congrès de l'American Association for Cancer Research, et pour cause : selon une vaste étude chinoise ayant porté sur plus de 18.200 hommes, en boire régulièrement protège contre les cancers de l'estomac et de l'œsophage.
Les composants à l'origine de cette protection ne sont autres que les polyphénols (puissants antioxydants) naturellement présents dans le breuvage. Des polyphénols que l'on sait par ailleurs cardioprotecteurs (selon l'American Society of Nutrition).
En revanche, contrairement à ce qu'on entend parfois, le thé ne fait pas maigrir (source: Centre de recherche et d'information nutritionnelles). Mais il n'apporte pas de calories s’il est pris sans sucre et trouve donc sa place dans toute cure d'amincissement où il est conseillé de boire beaucoup.
La théine stimule en douceur les systèmes nerveux et sanguin mais évitez d'en boire passé 16 heures si vous avez des troubles du sommeil. Idem si vous craignez de vous réveiller la nuit, car le thé a des vertus diurétiques.

Tonique, le thé vert est cependant moins excitant que le café ou le thé noir.
Grâce aux flavonoïdes qu'il contient, le thé vert est bénéfique pour la santé. Ces composants, riches en vitamines, sont antioxydants et protègent des radicaux libres, susceptibles de provoquer des maladies cardio-vasculaires. Deux ou trois tasses de thé par jour suffiraient donc à diminuer ces risques de 40 %.
Les travaux du docteur Fujiki, de l'Institut de recherche contre le cancer de Saitama, au japon, ont démontré les bienfaits de la consommation de thé vert dans la prévention du cancer, à condition d'en boire six à sept tasses par jour, de préférence le matin et à midi.
Le thé vert est particulièrement riche en vitamine C (qui renforce les défenses immunitaires) ainsi qu'en vitamines A (excellente pour la vue et la croissance), B (auxiliaire des systèmes nerveux et digestif), E (antioxydante) et K (qui fait coaguler le sang et fixe le calcium dans les os).
Ses feuilles contiennent également du potassium et du sodium, qui régulent l'hydratation, du manganèse et du phosphore, qui densifient la masse osseuse, du cuivre, qui aide à absorber le fer et à lutter contre le stress, de la chlorophylle et du fluor, pour la prévention des caries.
Avec 20 % de fibres, le thé vert stimule aussi le transit intestinal.
Additionné de menthe, il facilite la digestion et aide à lutter contre le mal de tête.
De plus, il contribue à combattre le mauvais cholestérol et à éliminer l'alcool et les substances nocives, graisses, nicotine...

Selon un test de Que choisir (publié en mai 2001), sur 60 thés, 16 sont exempts de pesticides et ont des taux très faibles de métaux lourds. Plus de 30 sont hors normes pour taux de DDT ou de fenvalérate (pesticide de la famille des pyréthrinoïdes). Les produits contaminés viennent surtout de Chine, Vietnam et Taiwan.

Chronologie historique

Une légende chinoise nous apprend que l'usage du thé est initié par l'empereur Chen-Nong vers 2750 avant J.-C.

En Chine, le thé est connu pour ses vertus médicinales depuis le IIIe millénaire av. J.-C.

Sa consommation sous forme d’infusion s’est largement répandue entre le Ve et le IVe siècle av. J.-C.

La première référence historique au thé se trouve dans Confucius, 5 siècles avant notre ère.

C'est aux prêtres bouddhistes qu'on attribue le fantastique essor de la culture du thé et de son emploi destiné, en Extrême-Orient, à combattre l'intempérance.

Quant à la première référence pratique sur le thé considéré comme boisson, on la rencontre dans un ouvrage encyclopédique chinois de l'an 350 de notre ère.

Vers 700, il envahit le Japon où sa préparation fait l’objet d’un rituel codifié depuis le XVIIe siècle : la cérémonie du thé.

L'admirable cérémonie du thé japonais ne relève pas seulement d'une esthétique. La pureté du décor, des instruments et des gestes, peut, certes, la faire apparaître comme une sorte de culte inégalé de la beauté. Mais la première cérémonie du thé, disent les taoïstes, est l'offrande de la coupe par Yin-hi à Lao-Tseu, qui allait lui remettre le Tao-te King.

Le théier, disent les adeptes du Zen, est né des paupières du sage Bodhidharma (VIe s.), qu'il a coupées et jetées au loin pour s'interdire la somnolence pendant la méditation. C'est pourquoi le thé est utilisé dans le même dessein par les moines : les tenir éveillés.

La cérémonie du thé est un rite communiel instauré afin d'atténuer la rudesse des mœurs, de discipliner les passions, de surmonter les antagonismes guerriers et d'établir la paix.

A la fin du XIIe siècle, le fondateur du premier empire mongol, Gengis Khan, en abreuve ses guerriers pour leur donner force et courage, grâce à quoi ils déferlent, avec le thé, jusqu'aux portes de l'Asie Mineure.

En 1391, Hongwu, le premier empereur de la dynastie Ming décrète que les tributs en thé livrés à la Cour devront l'être non plus sous forme de briques, mais de feuilles entières. Ce décret impérial modifie rapidement les habitudes de consommation du thé : désormais, les feuilles de thé sont directement infusées dans l'eau chaude.

La vente du thé, introduit en Europe par les Hollandais, fait ses débuts à Venise, en 1559 (mais le Vénitien Marco Polo, vraisemblablement, a été le premier Européen à en boire, sur place, à la fin du XIIIe siècle).

Le thé fait le tour des capitales : Lisbonne (1600), Amsterdam (1610), Moscou (1618), Paris (1648), Londres (après Paris !) et New York (1650).

Dans son fameux journal, le bourgeois londonien Samuel Pepys précise en 1660 : « Je fis chercher une tasse de thé (c'est une boisson chinoise) que je buvais pour la première fois. » Durant les cent années qui suivent, la soif de thé ressentie par les Anglais devient inextinguible, quoi qu'il arrive.

Jusqu'en 1770 le thé qui arrive aux Etats-Unis coûte une fortune car il passe par l'Angleterre. Du coup, la contrebande marche très bien.
En 1773, la Compagnie des Indes peut approvisionner directement les USA. Plus personne n’est content, ni les transporteurs, ni les contrebandiers, ni les Américains car l'Angleterre se propose de prendre une taxe au passage.
Le 16 décembre, à Boston, parce que le Tea Act relève considérablement les droits sur le thé, le thé de la première livraison est jeté à la mer.
Les Anglais réagissant mal et chacun restant sur ses positions, la Tea Party de Boston (qui s’ajoute au massacre de Boston du 5 mars 1770) est l’amorce du processus d'indépendance américain.

La soif de thé détermine des recherches techniques dans le domaine de la marine à voile et la création des grands clippers, ces lévriers des mers qui apportent à Londres les millions de livres de thé que réclame le gosier des Britanniques : ce sera l'annuelle Course du thé.

A la fin du XVIIIe siècle, l'usage du thé est général en Europe.

Le 22 juin 2007, des scientifiques indiens déposent un brevet pour du thé en pilule.

En 2012, les principaux pays producteurs de thé sont (en milliers de tonnes) : la Chine (1 700 000), l’Inde (1 000 000), le Kenya (369 400), le Sri Lanka (330 000), la Turquie (225 000), le Vietnam (216 900), l'Iran (158 000) et l’Indonésie (150 100). 

Citations et proverbes

J’ai vu la princesse (…) qui prend tous les jours douze tasses de thé (…) Cela, dit-elle, la guérit de tous ses maux. (Mme de Sévigné 1626-1696)

Par le thé, l'Orient pénètre dans les salons bourgeois ; par le café, il pénètre dans les cerveaux. (Paul Morand 1888-1976)

Je sais maintenant pourquoi les Anglais préfèrent le thé : je viens de goûter leur café. (Pierre-Jean Vaillard 1918-1988)

Thé et café donnent de l'esprit à ceux qui en ont et des insomnies à ceux qui n'en ont pas. (Agnès Verlet)

La femme noble ne boit pas le thé de deux familles. (Proverbe chinois)

Le thé à la menthe doit être amer comme la vie, mousseux comme l'amour et sucré comme la mort. (Proverbe marocain)



Notes
1 http://faostat.fao.org/site/339/default.aspx
2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Pu-erh
3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_th%C3%A9
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