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Qui sont les unitariens

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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 18:11

Les Témoins de Jéhovah : une définition sociologique 

Par Philippe Barbey, septembre 2009, mis à jour mai 2015. 

Les Témoins de Jéhovah constituent une confession chrétienne. Ils sont unitariens, ils croient en un seul Dieu, Jéhovah (c'est le nom de Dieu dans la Bible) et rejettent la Trinité. Ils pensent que, selon la Bible qu'ils considèrent comme tous les chrétiens comme la Parole de Dieu, le royaume millénaire de Jéhovah Dieu est proche (millénarisme). Ce règne du Christ rétablira la paix et le bonheur sur la Terre. Ils s'y préparent en cherchant à pratiquer le christianisme des premiers temps (restitutionisme). Ils ont été fondés aux Etats-Unis par le pasteur Charles Russell dans les années 1870. Ils s'appelaient au début Etudiants de la Bible puis ont décidé de changer leur nom en celui de Témoins de Jéhovah en 1931. 

En 2015, les Témoins de Jéhovah sont plus de 20 millions dans le monde dont plus de 8 millions d'actifs dans leur œuvre d'évangélisation. Leur Eglise est dirigée par un collège d'une dizaine de personnes qui rédigent le journal principal du mouvement, La Tour de Garde, revue biblique fondée par Charles Russell. 

Les Témoins de Jéhovah sont surtout connus pour leur célèbre activité d'évangélisation de porte en porte, la Bible à la main, leur livre de chevet. Ils annoncent l'intervention imminente de Jéhovah Dieu par son fils Jésus-Christ qui mettra fin au monde méchant lors de la bataille d'Har-maguédon décrite dans le livre biblique de la Révélation ou Apocalypse. 

Les Témoins de Jéhovah considèrent qu'ils sont les seuls à avoir réussi à restituer le christianisme primitif, celui qui fut fondé par Jésus-Christ. Ils critiquent les autres religions comme faisant partie de ce que la Révélation appelle Babylone la Grande en raison du fait que ces religions ont pris part aux guerres des hommes. Quant à eux, ils conservent une attitude strictement neutres et apolitiques, ce qui leur a valu de cruelles persécutions tout au long du vingtième siècle. 

Le lobby antisecte veut les faire qualifier desecte dans le but de provoquer leur interdiction. Ce lobby manipule une certaine frange de l'opinion par le biais de quelques médias complaisants en quête de sensationnel qui cherchent à provoquer des controverses sur le refus des Témoins de Jéhovah de la transfusion de sang, sur un pseudo isolement social et vont jusqu'à porter des accusations de complaisance de pédophilie à propos de ce mouvement inexistant au plan des infractions à la loi. 



La sociologie s'intéresse depuis plus de trente ans à cette confession chrétienne et cherche à expliquer le fonctionnement et la réalité objective et scientifique de ce mouvement chrétien mondial à l'approche originale. 


C’est Charles Taze Russell (1852-1916) qui, à partir de 1870 en Pennsylvanie, un état des Etats-Unis, fonde ce mouvement religieux chrétien. D’origine écosso-irlandaise, le pasteur Russell est presbytérien-congrégationaliste. Il coopère un temps avec un journal adventiste puis, en juillet 1879, il lance la publication de La Tour de Garde, journal religieux toujours publié par les Témoins de Jéhovah. Il déclare officiellement son association religieuse du même nom, La Tour de Garde, en 1884. Sa Société Biblique est toujours aujourd’hui dirigée par les Témoins de Jéhovah. 

  
Son message qui s’inscrit dans le christianisme premier est simple : Jéhovah (c’est le nom de Dieu dans la Bible) enverra bientôt son fils Jésus-Christ détruire les impies et rétablir le paradis sur la Terre. Il pointe, plus de trente ans auparavant, la date de 1914 comme l’année durant laquelle Jésus-Christ commencerait son règne et provoquerait la fin des temps. Les Témoins de Jéhovah croient toujours que le Royaume millénaire du Christ est proche. 


A sa mort en 1916, malgré des dissensions à l’intérieur du mouvement, Joseph Franklin Rutherford (1869-1942) est élu président de la Société biblique La Tour de Garde. En 1931, par un vote des membres des assemblées locales, le mouvement prend le nom de Témoins de Jéhovah. Il s’agissait pour eux de se singulariser clairement des autres mouvements chrétiens. Ils ne voulaient plus être appelés Russellistes ou Rutherfordistes ou encore Etudiants de la Bible, des termes trop vagues pour eux. 

 
Nathan Homer Knorr (1905-1977) succède à Joseph Rutherford après sa mort en 1942 à la tête de la Société biblique La Tour de Garde. Il lance le mouvement dans un grand élan missionnaire. Le nombre de fidèles augmente sensiblement durant cette période. Le dernier président historique du mouvement des Témoins de Jéhovah est Frederick Franz, un universitaire qui a traduit la Bible avec un comité de traducteurs. 


Un mouvement proche du pôle protestant évangélique 

Même s’ils refusent cette assimilation, les Témoins de Jéhovah peuvent être identifiés à des protestants au sens historico-sociologique du terme. Leurs croyances font systématiquement référence à la Bible en matière de foi et de vie chrétienne (Sola scriptura), refus de la papauté, du culte de Marie et des saints, de la croix latine -symbole de l’Eglise catholique, des dogmes de l’Immaculée Conception, de l’Assomption mais aussi de la Trinité, sans fondement biblique (Restitution du christianisme), affirmation du don (kharisma) gratuit du salut (Sola gratia) avec l’amendement apporté par Saint Jacques sur les œuvres indispensables à la foi. 


Les Témoins de Jéhovah prennent la plupart des versets de la Bible au sens littéral mais ne sont pas fondamentalistes. Par exemple, ils ne croient pas que le monde a été créé en six jours de 24 heures mais plutôt sur une longue période de temps indéterminée. Ils croient néanmoins à la création par Dieu des premiers hommes, rejetant ainsi la théorie de l’Evolution. Jésus-Christ est pour eux, comme pour tous les autres chrétiens, le Fils de Dieu. Mais il n’est pas Dieu. Dieu le Père est Jéhovah, nom sous lequel il est désigné dans l’Ancien Testament (Yahvé, Yahweh ou Jéhovah en français classique). Jéhovah Dieu a transféré la vie de son Fils, appelé dans les cieux Emmanuel ou l’archange Mickaël ou Michel, dans le sein de la vierge juive Marie pour qu’il naisse comme l’homme Jésus-Christ. En donnant sa vie pour l’humanité le 14 de Nisan de l’an 33 de notre ère, il en est devenu le Rédempteur. 


Grâce à cette rançon, les hommes qui sont morts seront ressuscités (recréés). L’Homme n’a pas d’âme, il est une âme. A sa mort, il disparaît complètement. Seul son souvenir reste dans la mémoire de Dieu qui pourra ainsi le recréer sur la terre après la guerre finale et l’instauration du Paradis. Comme la Bible le stipule clairement à la fois dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, l’âme, le sang et la vie étant liés et appartenant exclusivement à Dieu, les Témoins de Jéhovah refusent la transfusion sanguine et la consommation de viandes non saignées. Les Témoins de Jéhovah attendent toujours la fin de ce monde éloigné de Dieu. Pour eux, leur mouvement est le seul que Dieu peut agréer du fait de ses positions neutres quant à la politique ou aux guerres. Le christianisme ne peut cautionner aucune violence. Les religions chrétiennes ayant demandé à leurs aumôniers de bénir les conflits armés, elles se sont disqualifiées définitivement aux yeux de Dieu. 


Leurs pratiques reposent sur la piété personnelle, l’étude individuelle de la Bible, l’observance de pratiques collectives, la participation régulière au culte hebdomadaire, la place centrale de la prédication, en chaire et dans le cadre d’une activité d’évangélisation domiciliaire systématique dévolue à chaque Témoin (sacerdoce universel des croyants), le refus d’une conception sacrale du clergé, le baptême d’adultes par immersion (baptisme), l’inutilité de la confirmation, la Sainte Cène pratiquée une fois l’an à la date correspondant au 14 nisan du calendrier juif (fête mobile) comme mémorial de la Passion du Christ selon la tradition Zwinglienne, le refus de la doctrine de la transsubstantiation. Seuls ceux qui estiment, en toute conscience, faire partie des 144 000 élus dont parlent le livre de la Révélation ou Apocalypse, qui iront siéger au côté de Dieu après leur mort consomment le pain et le vin ce jour-là. 


Les services religieux sont peu émotionnels. Ils consistent en réunions d’étude pendant lesquelles les fidèles écoutent des discours, lisent la Bible, commentent les publications bibliques du mouvement, principalement La Tour de Garde, ou s’entraînent à la prédication. 


Dans la vie quotidienne, les Témoins de Jéhovah refusent, par pacifisme, d’accomplir un service militaire mais acceptent, par civisme, d’effectuer un service civil. Ils considèrent le salut au drapeau comme une marque d’idolâtrie. Ils ne fument pas pour éviter de souiller leur corps mais boivent de l’alcool avec modération. 

 
Leurs pasteurs (anciens, du grec presbyteroï) sont des laïcs bénévoles qui exercent pour vivre une activité salariée, sont souvent mariés et pères de famille, bénéficient d’une formation interne longue et continue, assurent les cultes mais aussi les différents actes cultuels (baptêmes, mariages, enterrements), animent différentes activités (direction de groupes d'évangélisation, visites des malades et des isolés), représentent leur congrégation locale à l’extérieur, agissent sans hiérarchie au sein d’un conseil presbytéral (collège des anciens) pour la direction de la congrégation locale, assument pour certains d’entre eux des ministères spécialisés – construction de lieux de culte / salles du Royaume, soutien particulier aux malades hospitalisés, activités d'information des médias, d’autres encore, peu nombreux, assument leur ministère à plein temps dans le cadre de l’organisation du culte au niveau régional. 


La comparaison entre les croyances et les pratiques du protestantisme et celles des Témoins de Jéhovah démontre leur appartenance bon gré mal gré au monde protestant. L'analyse comparative de la Discipline et Règlement général d'application d'articles de la Discipline de l'Eglise Réformée de France - ERF, avec la constitution et le fonctionnement du Culte des Témoins de Jéhovah présentés dans Organisés pour faire la volonté de Jéhovah le confirme encore. 

 

Un mouvement chrétien millénariste 

Pour le dire à la manière de Régis Dericquebourg, les Témoins de Jéhovah sont un mouvement chrétien eschatologique, millénariste, utopique, volontaire, élitiste, protestataire, radical et militant. 

Les Témoins de Jéhovah attendent fébrilement la fin (eschatologie) du monde dans sa forme actuelle à l’issue de la bataille d’Har-maguédon. Les tremblements de terre, les épidémies, les famines mondiales annoncés par le Christ dans les évangiles en seraient la preuve irréfutable. 

 
Ils attendent le rétablissement du Royaume de Dieu, un règne qui, selon l’Apocalypse, durera mille ans (millénarisme). A la fin de cette période, les hommes auront la possibilité de renier Dieu. Ceux qui le feront mourront définitivement. Les autres resteront pour toujours dans le paradis restauré. Le caractère utopique est le corollaire du millénarisme. Les Témoins conçoivent le paradis restauré comme une théocratie où la mort, la maladie, l’exploitation de l’homme par l’homme seront abolies. Pour l’instant, leur organisation constitue dans l’esprit des fidèles un paradis spirituel, une sorte de déjà-là du Royaume. 

 
Ils forment un groupe volontaire au sens où le candidat reçoit le baptême après en avoir fait personnellement la demande. L’eau baptismale peut lui être refusée s’il ne se conduit pas conformément aux principes du christianisme tels qu’ils sont compris par les Témoins de Jéhovah. Cette confession chrétienne peut être qualifiée d’élitiste dans la mesure où elle prétend être la seule organisation de salut acceptée par Dieu. D’un côté, les profanes qu’il faut respecter mais ne pas fréquenter parce qu’ils appartiennent sans le savoir à un monde qui repose entre les mains du Diable, de l’autre les fidèles. Seuls les convertis seront sauvés. Il s’agit aussi d’un groupe protestataire. En effet, les Témoins de Jéhovah condamnent sans ambages les sociétés actuelles violentes et refusent la transfusion de sang total, une pratique médicale communément admise bien que de plus en plus encadrée et surveillée. 


Le mouvement est radical au sens où il rejette par principe tout compromis avec les systèmes politiques sur les questions du militarisme et du patriotisme. Ses membres se considèrent comme neutres, c'est-à-dire qu'ils ne prennent pas position. Par essence chrétienne, ils sont totalement non-violents et ainsi ne constituent jamais une quelconque menace ni pour les biens, ni pour les personnes, ni pour l'ordre public. Même s'ils sont persécutés ou menacés, ils refusent toujours la violence. S'ils sont interdits, ils poursuivent leurs activités religieuses dans la clandestinité. 


Enfin, le militantisme est un de leur trait fondamental, peut-être leur label. Leur prédication opiniâtre et mondiale de la venue proche du Royaume de Dieu est désormais légendaire.


Ce groupe religieux possède donc toutes les caractéristiques de la secte au sens sociologique : adhésion volontaire, appartenance accordée selon le mérite, exclusivité (ses membres se considèrent comme un peuple à part), idéal de perfection personnelle revendiqué par les fidèles, pas de clergé mais seulement des laïcs, un engagement militant important, une vie axée autour du christianisme jéhovéen, un refus de la compromission et l’affirmation d’une identité chrétienne forte. Néanmoins, on ne peut pas le considérer comme une secte du point de vue médiatique, mais bien comme un mouvement religieux minoritaire chrétien important au plan mondial. 

   
En 2014, les Témoins de Jéhovah regroupaient près de 20 millions d'assistants lors de leur célébration annuelle du Mémorial dans leurs Salles du Royaume dans quasiment tous les pays du monde. Ils étaient plus de 8,2 millions d'actifs dans plus de 115.400 assemblées locales. Aux USA, leur foyer historique, ils sont plus de 2,5 millions; 2,3 millions au Mexique, 1,7 millions au Brésil, près de 460.000 en Italie, berceau du catholicisme, 307.000 en Argentine. 


http://barbey.jimdo.com/relations-avec-les-etats/monde/ 

 
En France, leur communauté compte plus de 261.000 personnes (métropole et départements ultramarins), ce qui fait de ce groupe religieux chrétien la cinquième religion de France. http://barbey.jimdo.com/organisation/effectifs/ 

 

Une courte bibliographie (chronologique) 


- M.Introvigne, Les Témoins de Jéhovah, Paris, Cerf, 1990. 

- B. Blandre, -, Les Témoins de Jéhovah, Paris, Brepols ; Maredsous, 1991. 

- Chr.Paturel, Et Pharaon dit : « Qui est Jéhovah ? », Chomerac, Les Ateliers du Coiron, 1993. 

- Cercle Européen des Témoins de Jéhovah Anciens Déportés et Internés - CETJAD,Mémoire de Témoins, 1933-45, septembre 1994.


- C. Cagne, Connaître et comprendre le témoin de Jéhovah (1e partie), Revue de l'Infirmière, n° 19, p. 60, 1994 ; Connaître et comprendre le témoin de Jéhovah (2e partie), Revue de l'Infirmière, n° 1, p. 57, 1995. 

- R. Dericquebourg, Les résistances aux groupes religieux minoritaires en France, in Le débat sur le rapport de la commission parlementaire, pp.73-84 ; Les Témoins de Jéhovah et le rapport, idem, pp. 255-260, Paris, Dervy, 1996, 

- S. Besson, Droit de la famille, religions et sectes, préface de Paul Bouchet (Ancien président de la Commission Consultative des Droits de l'Homme), Éditions EMCC, Lyon, 1997. 

- G. Canonici, Les Témoins de Jéhovah face à Hitler, Préface de François Bédarida, Paris, Albin Michel, 1998 ; Précisions, Le Christianisme au XXème siècle, Hebdomadaire protestant, n°702,, p.11, 12 au 18 septembre 1999. 

- Ph. Goni, Les Témoins de Jéhovah : Pratique cultuelle et loi du 9 décembre 1905, Préface de Michel de Guillenchmidt (Doyen de la faculté de droit de l'Université René Descartes Paris V, avocat au barreau de Paris, conseiller d'État honoraire), Éditions L'Harmattan, Paris, 2004. 

- Ph. Barbey, Les Témoins de Jéhovah – La survivance du christianisme antitrinitaire : une résistance spirituelle pour la foi en un Dieu unique, thèse de Diplôme de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) – Sorbonne, Vème section, sciences des religions, Paris, École Pratique des Hautes Études (EPHE) – Sorbonne, 2001 ; Les Témoins de Jéhovah – Pour un christianisme original, Paris, L’Harmattan, collection religion & sciences humaines, 2003 ; De la mise à l’index aux camps de concentration : le cas des Témoins de Jéhovah, in Chatelain S., Pour en finir avec les camps, Paris, L’Harmattan, 2005, pp. 61-73. 

- D. Forget, Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination, Editions ILV, 2010.


- C. Couchouron-Gurung, Les Témoins de Jéhovah - Sociologie d'une controverse, Paris, L'Harmattan, Collection Religions & Spiritualité, 2011.   

- Ph. Barbey, Les Témoins de Jéhovah – Une analyse sociologique, Max WEBER et les charismes spécifiques, la mondialisation d'un christianisme de conversion : un charisme d'évangélisation?, Editions Atelier National de Reproduction des Thèses - ANRT, Université Lille 3, 2011. 

- Rapport mondial annuel pour 2014, Annuaire des Témoins de Jéhovah 2015,  Watch Tower Bible and Tract Society, 2015. 



Référence universitaire pour citer cet article :


- Barbey Ph., Les Témoins de Jéhovah : Une définition sociologique, Focus sociologique, consulté le [date], http://barbeyphilippe.jimdo.com/les-t%C3%A9moins-de-j%C3%A9hovah-un-essai-de-d%C3%A9finition/ .


http://barbeyphilippe.jimdo.com/les-témoins-de-jéhovah-une-définition-sociologique/
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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 18:12

Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

Fondée en 1996, l'AFCU eut Théodore Monod comme premier président d'honneur. Elle est membre de la Fédération des réseaux du Parvis  et a été reconnue "groupe émergent" par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) en 2006. Elle se propose de réunir par les échanges, l'amitié et le culte tous les chrétiens qui n'adhèrent pas au dogme de la Trinité, ni aux autres dogmes. Elle se réfère à la Réforme protestante anti-trinitaire du XVI° siècle. Elle s'inscrit dans un christianisme de théologie libérale et adogmatique, ouvert à toutes les autres religions et spiritualités qui contribuent au patrimoine de l'Humanité. 

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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 18:13

Les Églises Chrétiennes de Dieu

Les Églises Chrétiennes de Dieu (CCG) sont une organisation mondiale avec des conférences en Australie, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Afrique et en Asie. CCG est la plus grande des branches modernes de l'Église de Dieu et fait connaître le message du temps de la fin des Saintes Écritures.

CCG suit les doctrines originales de l'Église fondée par le Christ et les apôtres. Ces doctrines sont contenues dans les Dépositions des Croyances de la Foi Chrétienne (A1) qui sont acceptées par tous les membres. 

CCG observe la séquence des Jours Saints originaux de Dieu conformément au calendrier de Dieu, et sont reconnues mondialement comme une autorité sur le système du calendrier du temple antique (voir Le Calendrier de Dieu (No. 156). Elles observent les Sabbats, les Nouvelles Lunes, et les Fêtes de Dieu, selon le système de conjonction, tel qu'il était observé dans l'Église du Premier siècle et dans le Temple.

La Constitution des Églises Chrétiennes de Dieu (CCG) explique le but, la structure et l'administration de l'Église.

CCG est dédiée à fournir des études bibliques bien documentées et érudites qui décrivent la foi originale de l'Église Chrétienne telle qu’enseignée par le Messie et les apôtres. Les Églises Chrétiennes de Dieu (CCG) publient également les détails sur l'Origine Génétique, l'Histoire des Nations, et l'Histoire des Religions du Monde.

CCG enseigne qu'il n'y a seulement que deux sacrements donnés par le Messie (voir l'étude Les Sacrements de l'Église (No. 150). Ces sacrements sont le Baptême et le Dîner du Seigneur. 

Les Apôtres nous disent que la Bible n'est d'aucune interprétation privée. La Bible s'explique d’elle-même, et explique ses prophéties. Notre tâche est de s'assurer qu’elle est vue dans le contexte historique correct afin de comprendre la signification originale de chaque prophétie. 

Toute la littérature d'études bibliques de CCG est disponible pour le téléchargement en formats HTML et Word. Ces documents d'études bibliques sont fournis sans frais. La filiale de publication de l'église,  CCG Publishing, met à disposition des ouvrages de référence importants qui sont d'intérêt pour les personnes qui étudient ou apprennent sur la religion et l'histoire religieuse. De nombreux livres publiés par CCG et d'autres sont disponibles gratuitement dans la section Livre de CCG du site Web.


CCG maintient les doctrines communes à la foi au cours des deux mille ans depuis le Messie et les apôtres qui couvrent plusieurs ères de l'église (examinez l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans  l'Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170). 

Les études bibliques et l'histoire des religions des Églises Chrétiennes de Dieu (CCG) sont rendues disponibles dans les principales langues commerciales du monde. Ces études sont disponibles sur le Site multilingue des Églises Chrétiennes de Dieu. 

CCG est contrôlée par des Comités exécutifs élus parmi ses membres avec un Coordonnateur Général et des Coordonnateurs régionaux élus pour la gestion générale conformément à sa Constitution. Les anciens nationaux composent le Conseil des Anciens de la Conférence Mondiale assistée par les Secrétaires Généraux. Elle est associée à un certain nombre d'églises en collaboration. 

CCG ne rémunère personne en tant que ministres ou prêtres. L’emploi est basé sur des tâches spécifiques. Des ministres peuvent être employés, mais dans ce cas, ils ne peuvent pas être sur les corps gouvernants de l'église. Les activités missionnaires sont entreprises à la direction de la Conférence Mondiale et sous sa coordination.

Le logo et le drapeau de CCG sont symboliques des croyances que CCG ont. Pour plus d'informations sur le logo et le drapeau de CCG cliquez ici.

CCG est dirigée par des officiers élus, et le parcours des Anciens et Diacres sont décrits dans les pages des Officiers de CCG. Vous pouvez également trouver le parcours de nos  présentateurs de média ici.

L'avis de CCG à propos de Wikipedia



La sainteté d'une nation réside dans sa loi-structure.
Là où les Lois de Dieu sont appliquées, et la vraie foi protégée, 

il existe une nation sainte.


Nos croyances :

Les Dépositions des Croyances de la Foi Chrétienne 

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Message  Arlitto Lun 7 Mar - 18:17

L’unitarisme est une doctrine qui affirme que Dieu est une seule personne, et non pas une seule nature ou "ousie" en trois hypostases comme l'affirme le dogme de la Trinité : Père, Fils et Esprit. Selon le dogme de la Trinité, ces trois personnes divines participent d'une seule nature divine unique. Le « trinitarisme » est la doctrine officielle du christianisme depuis le premier concile de Nicée (325) et le concile de Chalcédoine (451). Les trois grandes Églises chrétiennes (catholicisme, orthodoxie et protestantisme) sont trinitariennes. Luther écrit par exemple : « Dieu, en lui-même, n'est pas autre chose que le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la Trinité et les choses qui sont dites à l'accoutumée à propos de l'Unité et de la Procession. »

Le courant unitarien se définit comme « antitrinitaire » et nie la divinité de Jésus-Christ. Selon cette doctrine, Jésus est l'homme le plus proche de Dieu ou encore son principal prophète, mais il n'est pas Dieu. L'unitarisme rejette le christianisme majoritaire en l'accusant de ne pas être strictement monothéiste. Il trouve son origine dans des mouvements antérieurs au concile de Chalcédoine, dont le plus connu est l'arianisme, au IVe siècle . Après la disparition de l'arianisme, l'unitarisme renaît en Europe presque simultanément en Pologne-Lituanie et en Transylvanie au milieu du XVIe siècle, sous l'impulsion de Ferenc Dávid et Jean Sigismond Zápolya. La première église unitarienne en Angleterre est créé en 1774 et la doctrine apparaît officiellement aux États-Unis en 1784 avec James Freeman.


L'unitarisme ne doit pas être confondu avec les Églises uniates ou encore les Églises unies.



Principes de foi

Contrairement aux christologies chrétiennes, celles, par exemple, des catholiques, orthodoxes ou protestants, les unitariens ne reconnaissent pas la Trinité.

À côté de ces chrétiens unitariens, présents en Roumanie et en Pologne, un courant unitarien universaliste s'attache à développer une théologie où la référence à la Bible n'est ni obligatoire ni nécessaire. Les participants aux assemblées unitariennes
universalistes peuvent provenir de diverses voies spirituelles, ou ne s'inscrire dans aucune tradition religieuse, chacun restant libre de sa recherche et de sa voie.


Histoire

Christologie :

Les unitariens se réclament des courants non trinitaires du christianisme en particulier des judéo-chrétiens ébionites et ariens, qui avant le concile de Nicée ne reconnaissaient pas la division de Dieu en trois personnes.


Les judéo-chrétiens

Après la mort de Jésus, ceux qui avaient vu en lui un prophète et qui attendaient l'avènement du Royaume promis, se regroupèrent en petites communautés, rejetant tout autre magistère que celui de Jésus. On les nomme aujourd'hui judéo-chrétiens5.

Ces communautés, parfois rivales6, faisaient partie intégrante du judaïsme dont elles respectaient les prescriptions incluant la circoncision, l'abstention de viandes réputées impures, etc.

Une large partie d'entre elles reconnaissaient en Jacques le pilier principal du christianisme de par le fait qu'il avait été le « frère » du Messie.

Le débat entre certaines de ces communautés et Paul de Tarse sur la conversion des non-juifs donna naissance au christianisme qualifié parfois de paulinien. Tourné vers la conversion des gentils, ce courant que certains nomment aussi pagano-christianisme8, l'emporta d'autant plus vite que les Romains détruisirent le Temple de Jérusalem en 70. Dès ce moment, et selon cette lecture, les judéo-chrétiens n'eurent plus de centre spirituel et les communautés qui se développèrent furent alors surtout celles centrées autour des enseignements de Paul et de ses partisans.


Ébionisme

Cependant parmi les groupes judéo-chrétiens qui subsistèrent, certains finirent par donner naissance à l'ébionisme. Ébionite vient d'un mot hébreu signifiant pauvre. Leur doctrine se résume en quelque sorte au Sermon sur la Montagne, texte qui pourrait trouver son inspiration d'un autre texte apocryphe juif, Les Testaments des douze patriarches. Apparus au IIIe siècle, les ébionites continuaient à observer la loi mosaïque (celle de Moïse), notamment la circoncision, et ne retenaient des quatre Évangiles, qu'une réélaboration grecque de l'Évangile selon Matthieu. Pour eux Jésus n'était nullement Dieu incarné. Il était né comme tout un chacun d'un homme et d'une femme. Certes, il possédait, en tant que prophète, une stature différente de celle des humains ordinaires, mais s'il leur était supérieur c'était uniquement par ses vertus et sa qualité de prophète. Quant à savoir s'il avait été le Messie, les ébionites ne se prononçaient pas, laissant toute liberté aux fidèles. L'ébionisme finit par disparaître sans bruit, se fondant dans d'autres communautés.


Arianisme

Aèce d'Antioche :

Au début du IVe siècle naît une école de pensée à l'origine de la création d'une orthodoxie chrétienne par réaction : l'arianisme, du nom de son fondateur, le prêtre Arius (256-336). Celui-ci était probablement l'élève de Mélèce, organisateur de la résistance interne à Alexandrie lors de la persécution de Dioclétien, en 306. Il se trouva donc à la tête d'une des communautés d'Alexandrie et y jouissait d'une grande considération car il était un prédicateur ardent, poète, disposant d'arguments solides.

Ses idées sur les relations de Jésus et de son Père du ciel renouaient en partie avec le judéo-christianisme : Jésus sans être un simple prophète, n'était pas Dieu mais un dieu. Nombreux seront ceux qui se joindront à lui, prêtres et laïques, délaissant les doctrines qu'Arius dénonçait comme non conformes aux Évangiles. Il fut plusieurs fois anathématisé, ce qui ne l'empêcha nullement de continuer à prêcher, enregistrant alors tour à tour approbations et condamnations (cf. arianisme).


La Réforme

Antitrinitariens de la Réforme radicale

Antitrinitarisme :

La première branche, théologique et sociale, dont le mouvement le plus connu est contemporain de Martin Luther est celui de l'anabaptisme de Thomas Müntzer. Parmi les divers courants de cette Réforme radicale, certains étaient antitrinitaires tout en ayant des positions assez diverses :

A. Les uns contestaient simplement que le Saint-Esprit soit « une personne » à laquelle l'on pourrait prier (par exemple Johannes Campanus à Juliers).

B. D'autres, comme Cellarius en 1527, pensaient que la divinité de Jésus était celle que tout homme peut revêtir lorsqu'il était habité par le Saint-Esprit.

C. Un troisième groupe d'antitrinitaires voyait en Jésus un homme divinisé après sa mort et ayant pris place, par la Résurrection, parmi les êtres célestes (Sozzini).

D. D'autres encore voyaient enfin en Jésus : un prophète, non préexistant, né de Joseph et de Marie, non divinisé (cf. les « judaïsants » de Transylvanie)

Il y eut donc des antitrinitaires dans tous les pays de l'Europe occidentale : en Allemagne, en Hollande, en Alsace, en France, en Suisse (Bâle, Zurich et Genève), aux Grisons et en Italie du Nord.

Il convient d'insister sur le rôle important joué par les antitrinitaires italiens, favorables à l'anabaptisme et ayant leur centre à Venise. En 1550, dans cette même ville, le synode des évêques anabaptistes italiens, représentant environ soixante-dix paroisses, adopta une confession de foi en 10 articles, dont le premier article stipulait la foi de ce synode en Jésus « vrai homme et non-Dieu »' !

La réaction fut immédiate : l'Inquisition italienne sévit contre tous les réformés quels qu'ils soient, poussant ces derniers à l'exode vers les Grisons, vers la Suisse, etc. Calvin accueillit un groupe de ces réformés italiens qui organisa bientôt une Église réformée italienne à Genève. Parmi ces réfugiés il y avait des antitrinitaires : Georges Biandrata (qui fut condisciple de François Rabelais à Montpellier et qui était professeur à Pavie) ; Alciati et Giovanni Valentino Gentile, ainsi que Mathieu Gribaldi, qui habitant à Farges dans le pays de Gex visitait souvent ses amis à Genève, ou encore, autre visiteur à Genève, Lelio Sozzini. Ces deux derniers tentèrent, en 1553, mais en vain, d'infléchir à la clémence, les adversaires de Michel Servet. Persécutés par Calvin, Biandratra, Alciati et Gentile s'enfuirent de Genève en 1558 et se rendirent en Pologne.
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