Enigmes paléontologiques

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Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:50

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Enigmes paléontologiques
Analyse des découvertes paléontologiques et archéologiques qui sont considérées comme des anomalies. 

Paléontologie


Arme à feu et préhistoire

Parmi les découvertes, certaines présentent des anomalies que l’on ne peut expliquer. Tout le monde est d’accord pour affirmer que les armes à feu n’existaient pas au temps de la préhistoire. 
Nos ancêtres possédaient bien des armes pour chasser mais rien qui ne ressemble à un fusil. Officiellement, la poudre est apparue en Chine au XIe siècle. L’origine de ce que l’on appelait alors « les bouches à feu » est incertaine. Cependant, il est certain que les armes à feu portatives apparaissent au XIVe siècle en Occident.
Ce n’est qu’au XVIe siècle que le mousquet est remplacé par le fusil.
Cette chronologie est pourtant bousculée par des traces de balles qui ne devraient pas exister.


Le crâne de Broken Hill
Ce crâne qui appartient à un homme de type néandertalien est exposé au musée d’Histoire naturelle de Londres.
Ce crâne met en évidence une blessure qui a été infligée par des moyens inconnus. J’emploie le terme « inconnu » car les résultats de l’analyse du crâne sont en opposition totale avec tout ce que nous connaissons de l’évolution de l’Homme.
Ce crâne a été trouvé en 1921, près de Broken Hill, dans ce qui était alors la Rhodésie et qui est ensuite devenue la Zambie.
Sur le côté gauche du crâne apparaît un trou rond et lisse.
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Crâne de Broken Hill. (Musée d'Histoire naturelle de Londres). © dinosoria.com

Un expert en médecine légale de Berlin a estimé que le trou était identique à celui causé par des blessures par balle.
En effet, la propreté de la blessure suggère qu’un projectile lancé à très grande vitesse l’a produite.
C’est d’autant plus intrigant qu’exactement à l’opposé de cette blessure, le crâne est fracassé, comme si le projectile était ressorti du crâne par ce côté.
Pourtant, le crâne a été retrouvé à 18 m de profondeur ce qui exclut que la victime soit morte au cours des derniers siècles. Ce crâne serait vieux d'environ 4 000 ans.
Ce crâne est bien encombrant et nul, à ce jour, n’a pu fournir d’explications satisfaisantes.
Chasse à l’aurochs
L’aurochs a été domestiqué par l’homme il y a environ 6 000 ans. Mais, il était connu de l’homme bien avant. Cet animal est en effet magnifiquement représenté dans les peintures rupestres de Lascaux.
Depuis son lieu d’origine, l’Asie, l’aurochs s’est étendu au reste du monde pendant le Pléistocène.
En savoir plus sur l'aurochs
À la fin de la dernière période glaciaire, il occupait un vaste territoire s’étendant de la pointe occidentale de l’Europe jusqu’aux régions les plus orientales d’Asie et des toundras de l’Arctique jusqu’à l’Afrique du Nord et à l’Inde.
La chasse intensive, le développement de la domestication et l’extension des terres agricoles ont peu à peu décimé l’aurochs sauvage.
C’est en 1627, en Pologne, que la dernière femelle s’est officiellement éteinte.
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Reconstitution d'un aurochs. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Le crâne d’un aurochs a été trouvé près du fleuve Lena en Sibérie orientale. Cette découverte n’a rien d’étonnant. Par contre, ce qui l’est beaucoup plus c’est que ce crâne présentait un trou lisse, de forme arrondie, ressemblant comme deux gouttes d’eau à une blessure par balle.
Le crâne était pourtant enfoui depuis fort longtemps, bien trop longtemps pour qu’une civilisation moderne soit responsable de cette blessure.
D’après les spécialistes qui ont examiné le crâne, l’animal aurait vécu plusieurs années après avoir été blessé.
Ces deux exemples parmi beaucoup d’autres illustrent bien ces fameuses « anomalies » qui dérangent tant la communauté scientifique en bousculant nos certitudes.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:58

À la recherche de l’Atlantide

De la Palestine au continent américain, l'Atlantide s'est promenée dans tous les coins de la planète. La plupart de ces localisations sont complètement dénuées de fondement scientifique et d'intérêt. Le débat sur l'Atlantide n'est pas clos pour autant. Au cours des dernières décennies, plusieurs faits nouveaux sont venus grossir le volumineux dossier atlante.
Les trois hypothèses classiques sur la localisation de l'Atlantide, les seules à avoir un minimum de rigueur et de crédibilité historique, promènent le continent englouti de l'Atlantique à la mer Égée, en passant par la mer du Nord...
L'hypothèse « atlantique » » est une des plus connues, et la bande dessinée lui a donné de nouvelles lettres de noblesse : Blake et Mortimer, les deux héros d'Edgar P. Jacobs, partent ainsi, dans L'Énigme de l'Atlantide, à la recherche des Atlantes et les retrouvent sous terre, au fond d'immenses grottes situées sous les îles Canaries.

Les Açores
Avec les premières recherches océanographiques, l'hypothèse de l'océan Atlantique revient en force. L'exploration des hauts-fonds prés des Açores révèle l'existence d'une chaîne sous-marine de montagnes volcaniques, qui sépare en deux l'océan Atlantique.
Ce rift est une sorte de cicatrice, qui témoigne de la dérive des continents pressentie au début du XXe siècle par le géophysicien allemand Wegener.
Enthousiasmé par ces découvertes, L. Donelly en déduit que l'Atlantide est bien la mère de toutes les civilisations : il explique ainsi les ressemblances architecturales entre pyramides égyptiennes et précolombiennes. Évidemment, il ne tient aucun compte des écarts chronologiques qui existent entre les bâtisseurs de ces monuments !
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Vue panoramique aux Açores. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ultérieurement, O. H. Muck, développant des arguments avancés par les archéologues Kircher et Schliemann, soutient que les Açores sont l'ancienne Atlantide. II insiste sur la situation géographique des Açores, note qu'elles forment une zone de fracture de l'écorce terrestre et qu'elles sont riches de volcans en activité.
Mais d'autres pensent que l'Atlantide se trouvait en fait dans la partie ouest de l'océan Atlantique, à proximité de l'île de Bimini (archipel des Bahamas).
En 1968, une structure engloutie est découverte dans cette zone. Des recherches s'ensuivent, menées par M. Valentine, conservateur honoraire du musée des sciences de Miami, et D. Rebikoff, expert en photographies sous-marines. Deux murs sont reconnus, orientés perpendiculairement l'un à l'autre.
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Ile de Bimini vue d'avion. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Bimini s'enfonçant régulièrement dans l'océan, les deux chercheurs datent ces constructions d'il y a 8 à 10 000 années, c'est-à-dire d'une époque où aucun peuple de la région connu des archéologues ne possédait un niveau technique lui permettant de réaliser de tels murs. Le seul problème est qu'on a mis en doute, depuis, l'origine humaine de telles structures, considérées aujourd'hui plutôt comme un phénomène naturel.
L’hypothèse Crétoise
Cette hypothèse, défendue par des scientifiques de valeur, tente de concilier le récit de Platon et les derniers acquis de la géologie et de l'océanographie atlantique. Un préhistorien de renom, Georges Poisson, a cru pouvoir en présenter une synthèse cohérente.
D'après lui, il existait, dans l'Atlantique Nord, un pont terrestre qui, depuis la fin de l'ère secondaire, permettait de rejoindre l'Amérique à pieds secs, depuis l'Europe. L'Atlantide aurait été une des presqu'îles de cette langue de terre et cette presqu'île aurait été orientée vers le sud.
Petit à petit, ce continent intermédiaire entre les deux continents actuels se serait effondré sous la mer et l'Islande n'en serait plus qu'un vestige septentrional.
L'instabilité des îlots volcaniques du rift atlantique, la présence, au nord des Açores, de roches immergées depuis à peine quelques milliers d'années et l'existence de la mer des Sargasses seraient autant de preuves supplémentaires de l'immersion de ce continent.
Sur le plan historique, Georges Poisson accepte la date de neuf mille ans avant Solon proposée par Platon, ce qui soulève immédiatement deux contradictions insolubles.
Selon le Critias, nous l'avons vu, l'île atlante était riche en métaux et son agriculture était prospère.
Or, l'Europe était à cette époque en pleine glaciation würmienne : la civilisation du renne ignorait aussi bien l'élevage que la domestication du cheval ou l'usage des armes métalliques. Elle ignorait encore plus la navigation et l'architecture, sciences dans lesquelles, selon Platon, les Atlantes excellaient. Il n'aurait donc rien pu y avoir de commun entre les premiers balbutiements des Européens et l'éclat culturel des Atlantes.
Curieusement, Georges Poisson, aveuglé par le souci de défendre sa thèse, refuse de tenir compte du Critias de Platon, qu'il range parmi les récits légendaires de l'Antiquité, mais se réfère au Timée, beaucoup plus imprécis et donc... beaucoup plus facile à interpréter !
Pourquoi, si l'on considère le Critias comme le fruit de l'imagination d'un Athénien soucieux de mettre sa ville et son victorieux passé en avant, ne pas adopter la même attitude critique à l'égard du Timée ?
Georges Poisson ne se pose pas la question et affirme que la lutte entre Athéniens et Atlantes n'était qu'une transposition mythique de la lutte entre la race de Cro-Magnon et celle des hommes de Combe Capelle.
Une fois de plus, le théoricien de l'Atlantide atlantique demeure brouillé avec la chronologie : rien ne vient prouver que ces deux races d'hommes préhistoriques aient pu se rencontrer et se combattre...
Enfin, la géologie sous-marine n'a pas apporté à l'hypothèse canarienne de l'Atlantide la moindre preuve : le continent disparu a si bien disparu qu'il n'a même pas laissé de traces sous la mer !
L’île de Santorin
Regardons donc du côté de la mer Égée. Cette hypothèse, contrairement à la première, repose sur des bases géologiques incontestables.
Il est possible que le tremblement de terre décrit par Platon soit celui qui ébranla, à 110 km au nord de la Crète, Thira ou Thêra (Santorin).
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On estime, de façon réaliste, qu'un gigantesque raz de marée a dû venir ravager la côte nord de la Crête. Il y aurait eu une vague haute de 200 m, tandis qu'un nuage de cendres aurait obscurci le ciel de la mer Égée pendant une semaine.
Après quelques jours, ce nuage a probablement laissé sur le sol une couche de cendres d'une quarantaine de centimètres d'épaisseur, qui a rendu la vie impossible aux survivants.
Spiridon Marinatos, l'archéologue grec qui a le mieux étudié ce cataclysme, a découvert, dans l'île de Thêra, des vestiges minoens enfouis sous la cendre depuis trente-cinq siècles. Il en a déduit, avec bon nombre de scientifiques, que ces vestiges présentaient certaines analogies avec l'Atlantide de Platon qui aurait donc pu se situer en Crête.
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Vestiges des habitations d'un quartier de la voie sacrée de Théra. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Des recherches récentes, analyses dendrochonologiques, de dépôts volcaniques et études de carottes glaciaires, prouvent que ces séismes ont eu lieu 50 ans avant le début du déclin crétois, en 1450 avant notre ère.
Arguments et contre arguments
Là encore, le problème de la chronologie se pose : la civilisation minoenne est parfaitement datée, aux alentours du deuxième millénaire avant notre ère. Ce qui fait tout de même un décalage de sept mille à huit mille ans avec la chronologie platonicienne.
Selon certains exégètes du Timée et du Critias, Solon aurait pu être abusé par les prêtres égyptiens et il aurait pu confondre, en transcrivant les hiéroglyphes, les siècles et les millénaires. Dans cette hypothèse de confusion, l'effondrement de l'Atlantide se place à peu près à l'époque de l'explosion du volcan de la mer Égée.
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Ile de Santorin. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

On pourrait alors admettre que le tableau de la civilisation atlante laissé par le Critias correspond à ce que devait être la civilisation crétoise du deuxième millénaire, avec ses palais fastueux, sa marine et ses éléphants.
Justement, avec les éléphants, on peut commencer à se poser des questions. On peut également s'en poser sur la présence des métaux, en Crête, à cette époque-là.
Les pierres rouges, blanches et noires dont parle Platon rappellent incontestablement celles que l'on peut trouver, aujourd'hui, dans l'actuelle Santorin.
Les recherches sous-marines menées par le commandant Cousteau sont venues confirmer l'ampleur de la catastrophe volcanique, qui peut seule expliquer l'énigme archéologique que posait le déclin brutal de la Crête minoenne au XVIe siècle avant notre ère.
Les choses se compliquent pourtant quand on aborde le problème de la guerre entre Atlantes et Athéniens : les Minoens étaient des marins, des commerçants et des pêcheurs, mais pas du tout des guerriers. Les Égyptiens, qui les nommaient les Keftiou, ne les considéraient pas comme offensifs et ne les ont jamais confondus avec les fameux « Peuples de la mer et du nord », dont nous reparlerons.
On voit donc mal les paisibles Crétois se doter de moyens militaires considérables et se lancer dans une politique d'invasion pour le moins aventureuse. 
Même en admettant l'exagération naturelle propre aux conteurs athéniens, qui voulaient, en magnifiant la force de leur adversaire, magnifier leur propre victoire, un tel décalage entre ce que nous savons des Minoens et ce que nous croyons savoir des Atlantes étonne.
S'ils ont fait du commerce dans toute la Méditerranée, les Crétois n'ont jamais dominé « la Libye jusqu'à l'Égypte » ou « l'Occident jusqu'à l'Étrurie ».
Hormis la légende du Minotaure, difficile à interpréter sur le plan historique pur, il n'y a pas de traces d'une tentative de soumission des habitants de l'Attique par les Crétois. C'est même l'inverse qui s'est produit : la Crête a d'abord été envahie par les Achéens, et ensuite par les Doriens.
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Scène de tauromachie. Fresque provenant du palais de Cnossos, en Crète. Minoen récent, vers 1500 avant J.-C. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Seulement, Platon parle également de sacrifices de taureaux. Là, en revanche, nous savons que les Crétois vouaient un culte spécial au taureau. Ce culte ne leur était d'ailleurs pas particulier : il est attesté sur tout le pourtour méditerranéen, de l'Anatolie à l'Espagne.
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Vestiges d'un portique solennel, fortemment restauré par Evans. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Enfin, en s'en tenant à la localisation géographique indiquée par Platon, l'Atlantide se serait trouvée « au-delà des colonnes d'Hercule », c'est-à-dire à l'ouest de Gibraltar. Et les envahisseurs seraient venus « des profondeurs de la mer atlantique », 
est-ce là une indication qui vient renforcer l'hypothèse « nordique », émise par Jurgen Spanuth, un pasteur allemand ? Est-il seulement possible d'y voir clair, entre une archéologie incertaine et un texte littéraire douteux ?
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:59

Atlantide. La théorie des peuples nordiques

Pour Jürgen Spanuth, le texte de Platon est à respecter. Les indices qu'il contient peuvent être précieux pour localiser enfin l'Atlantide. Le Timée et le Critias n'ont qu'un seul défaut : ils situent la chute de l'Atlantide dans les flots prés de neuf mille ans avant l'époque de Solon, soit cent quinze siècles avant la nôtre.
Pour lui, ce n'est pas raisonnable.
Ce docteur en théologie et en archéologie préfère situer l'engloutissement de l'Empire atlante au XIIe siècle avant l'ère chrétienne, soit á une époque compatible avec l'hypothèse crétoise et égéenne.

Des vagues d’envahisseurs
Jürgen Spanuth a été frappé de constater que, douze cents ans avant notre ère, des vagues d'envahisseurs venus du nord ont déferlé sur le bassin méditerranéen, à la fois par la terre et par la mer.
C'est à cette époque-là que les Doriens arrivent en Grèce et détruisent la civilisation mycénienne. C'est à cette époque-là que les Phrygiens rayent de la carte l'Empire hittite. C'est à cette époque-là que les Philistins s'emparent de la Palestine et donnent leur nom à ce pays.
Au même moment, en Égypte, les attaques des « Peuples de la mer » font courir un danger mortel á la civilisation des pharaons. Ramsès III devra engager toutes ses forces pour les repousser et les dissuader pour longtemps de revenir dans le delta du Nil.
Des bouleversements géologiques
Le XIIe siècle avant notre ère est également une période cruciale pour le paysage méditerranéen lui-même : le Sahara entre alors dans sa phase finale et définitive de désertification.
Le relief des côtes du nord de l'Europe se modifie. De nombreux séismes ravagent le bassin oriental de la Méditerranée. Le volcan de l'île de Santorin explose.
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L'île de Santorin. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Sur les parois du temple de Médinet Habou, Ramsès III a fait graver le récit de sa campagne victorieuse contre les Peuples de la mer. Sur ces bas-reliefs, on peut voir comment l'océan a submergé les îles et la capitale des envahisseurs venus du nord.
La Bible aussi conserve un souvenir précis du Déluge : peut-être s'agit-il d'un même souvenir d'engloutissement de cités humaines par les eaux, transmis de génération en génération jusqu'au peuple hébreu, par l'intermédiaire des savants mésopotamiens.
En tout cas, deux choses sont certaines les habitants de Delphes se sont toujours présentés comme les descendants des « Hyperboréens » ; et l'étude géologique des littoraux danois a confirmé que, au cours du IIe millénaire avant notre ère, une partie de la côte s'est abîmée dans les flots.
Vestiges égyptiens
Sur les bas-reliefs de Médinet Habou, les guerriers venus du nord sont représentés avec des casques á cornes et de curieuses coiffures en forme de couronnes. Les sculpteurs du pharaon ont également transmis le dessin de leurs chars, de leurs navires et de l'organisation de leur armée.
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Bas-reliefs de Médinet Habou. Temple de Ramsès III. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A l'époque de ces combats pour la possession du riche delta du Nil, aux greniers débordants de céréales, il est probable qu'une autre vague d'envahisseurs venus du nord, par la terre cette fois, ait dû se heurter aux guerriers de l'Attique. 
Ce qui pourrait expliquer que la région d'Athènes soit longtemps restée imperméable à l'influence dorique.
Les Peuples de la Mer
Dans Le Secret de l'Atlantide (Éditions Copernic, 1977), Jürgen Spanuth rappelle que, pour évoquer le pays des Peuples de la mer, les textes égyptiens parlent du « pays de l'obscurité ». On peut voir là une allusion aux brumes du nord et á l'interminable hiver qui obscurcit le ciel sous les latitudes septentrionales.
De plus, par une subtile exégèse, le pasteur archéologue affirme qu'il faut traduire le texte de Platon d'une manière un peu plus rigoureuse : quand Platon parle d'un pays « à l'abri des vents du nord », Jürgen Spanuth avance qu'il faut comprendre que les envahisseurs viennent d'un pays « en direction des vents du nord ».
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Les "Peuples de la Mer" illustrés sur les murs du temple de Médinet Habou, en Egypte. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A Médinet Habou, les artistes du pharaon ont très précisément reproduit les armes des Peuples de la mer : on y reconnaît, entre autres, les fameuses épées à sole plate et à rivets, caractéristiques des cultures indo-européennes, et qui ont été retrouvées, en grand nombre, dans le nord de l'Europe, et des boucliers ronds, eux aussi caractéristiques de ces cultures.
Même la forme des bateaux, absolument comparables à ceux qui sont reproduits sur certaines pierres gravées du sud de la Suède, est un indice sérieux en faveur de l'hypothèse « nordique » de localisation de l'Atlantide.
Platon parlait d'un « rocher dominant la mer à pic » et de « pierres blanches, noires et rouges ». 
Pour Jürgen Spanuth, Basileia, la ville royale et la capitale des Atlantes, peut ainsi être située à Héligoland, une île de la mer du Nord, au large des côtes allemandes et danoises. Une colline, submergée depuis, aurait pu être l'oppidum dont parlait Platon.
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Héligoland. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En 1953, des plongeurs sous-marins ont découvert des restes d'enceintes, á 9 km d'Héligoland, l'« île sacrée » des anciennes cultures nordiques. Faute de moyens, ces fouilles sous-marines n'ont pas été poursuivies. On ne peut que le regretter...
Platon parlait beaucoup de l'orichalque, un mystérieux minerai dont les Atlantes auraient fait la base de leur commerce et la source de leur richesse. Peut-être s'agit-il, si la démonstration de Jürgen Spanuth est juste, de l'ambre, cette résine fossile que les anciens peuples européens appréciaient autant que l'or, notamment pour faire des parures, et qu'on ne trouvait que sur les côtes des mers nordiques.
Arguments et contre arguments
Chercheur « parallèle », en tout point comparable á Schliemann, l'homme qui a découvert le site de Troie, Jürgen Spanuth a vu sa thèse très contestée.
On lui a beaucoup reproché son amateurisme. Il est vrai que, souvent, il s'arrange pour tourner ou pour écarter certains faits gênants.
On pourrait s'étonner, en effet, de voir des éléphants s'ébattre sur les côtes danoises. Le texte de Platon est pourtant formel. Jürgen Spanuth évoque alors une confusion entre elephas « l'éléphant » et elaphos « le cerf ».
Faut-il alors placer l'Atlantide du côté d'Héligoland et faire des Peuples de la mer les descendants des Atlantes qui auraient survécu à l'engloutissement de leurs terres ?
La prudence s'impose. Une seule certitude : l'effondrement, dans la mer, il y a plus de trente siècles, d'une partie des côtes du Jütland. Tous les autres indices (les bas-reliefs de Médinet Habou, les armes nordiques, l'ambre, etc.) ne sont pas des preuves.
L'archéologie a pourtant donné un nouvel atout á Jürgen Spanuth : on a retrouvé, sur le site même d'Héligoland et dans différents gisements sous-marins, des lingots de cuivre et de nombreuses traces d'une exploitation très ancienne de minerai. Or, le texte de Platon mentionnait la présence, parmi les richesses du sous-sol atlante, de « cuivre sous une forme dure et malléable ».
Le texte de Platon est-il fiable ?
Mais faut-il croire au texte de Platon ? Il se peut que plusieurs traditions se soient mêlées, au cours de centaines d'années de récits et de légendes orales, pour donner naissance au mythe de l'Atlantide.
L'invasion des Peuples de la mer, chassés de leurs terres par un cataclysme marin naturel et l'explosion du volcan de Thêra, lui aussi destructeur d'une civilisation, ont ainsi pu se confondre, avec d'autant plus de facilité que les Grecs anciens ignoraient à peu près tout de leur histoire.
Vouloir à tout prix prouver la cohérence du texte de Platon est sans doute faire une mauvaise approche du problème de l'Atlantide. 
On sait qu'un texte littéraire peut « transformer » la réalité : très près de nous, La Chanson de Roland en est un exemple parfait. Les récits homériques de L'Iliade et de L'Odyssée, longtemps considérés comme légendaires, ont fini par être reconnus comme vrais et « décodés », au sens strict du terme.
La vérité sur l'Atlantide sortira probablement d'une critique serrée du texte de Platon et de sa « généalogie ». Ce texte devra être confronté aux données historiques et géologiques disponibles.
Un jour, l'Empire atlante cessera peut-être d'être promené sur tous les continents ou même sur toutes les planètes, puisque certains auteurs ont même soutenu que les Atlantes, vaincus par les Athéniens, n'étaient, en réalité, que des ... extra-terrestres !
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 19:59

Les Indiens Anasazi

Mesa Verde . Chaco Canyon

La culture Anasazi

Le parc national de Mesa Verde, dans le Colorado, aux Etats-Unis, a abrité pendant des siècles les Indiens Anasazi.
On ignore le nom qu’ils portaient à l’origine mais dans la langue des Navajos ou Navahos, on les appelle Anasazis.
Dans cette région, on a retrouvé de nombreux vestiges de ce peuple, notamment une fabuleuse cité de pierres nichée dans le creux d’une falaise.
Les Anasazis sont cependant très méconnus et nous ne savons pratiquement rien de ceux qui ont édifié ces pueblos. 
A Chaco Canyon, au Nouveau-Mexique, des peintures et des pétroglyphes semblent démontrer que le peuple Anasazi était de bons astronomes.

Mesa Verde : des palais de pierre
C’est en 1888 que trois éleveurs partis à la recherche de bêtes qui s’étaient échappées découvrirent Sun Point et plusieurs habitations.
La découverte de Cliff Palace, cette cité en pierres, date de cette époque.
Les recherches se poursuivirent grâce à un jeune explorateur suédois, Gustav Nordenskjöld, qui souhaita réaliser une véritable étude archéologique.
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Vue panoramique de Cliff Palace. © dinosoria

Il explora les deux collines appelées Wetherill Mesa et Chapin Mesa. En 1906, Mesa Verde « Table verte », reçut le statut de parc national.
A partir de cette date, les fouilles archéologiques s’intensifièrent.
En 1959, le professeur J.S Newberry entreprit une expédition pour le compte de l’armée américaine.
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La Spruce Tree House doit son nom au grand pin de Douglas planté devant elle. Construite entre 1200 et 1276, elle comprend 140 pièces et 9 kivas ou lieux de culte

Il fallut encore attendre 15 ans pour qu’un photographe de l’U.S Geological Survey découvre le premier abri troglodytique dissimulé derrière le vaste plateau.
Dès lors cette région suscita la curiosité. On y découvrit de nombreux vestiges de ceux qu’on baptisa Anasazi, mot qui signifie dans la langue navajo « les anciens ».
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Le Cliff Palace. Les premiers Indiens Pueblos bâtirent ces villages troglodytes complexes (cliff-dwellings) entre le XIe et le XIIIe siècle. © dinosoria

Cliff Palace est une structure en briques d’argile et de boue, qui compte plus de 200 pièces. On y dénombre 23 lieux de culte ou kivas, des chambres et des magasins pour stocker les récoltes.
Selon les archéologues, Cliff Palace, construit vers la fin du XIIe siècle, pouvait abriter environ 250 personnes.
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Cliff Palace. © dinosoria

A Mesa Verde, on a identifié environ 3 900 sites dont plus de 600 habitations troglodytiques.
La culture Anasazi
Pendant de nombreux siècles, les Indiens Anasazi ont vécu sur les plateaux du sud de l’Utah et du Colorado et sur ceux de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.
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Pétroglyphes Anasazi. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L’histoire du peuplement de Mesa Verde dans les premiers siècles de notre ère reste encore très mystérieuse.
Au stade actuel de nos connaissances, on dénombre quatre périodes successives d’occupation du site :

  • Environ 450 à 700 de notre ère : période Basket Maker III, l'agriculture se généralise (maïs, courges), associée à la chasse et à la cueillette ; outillage lithique, travail de l'os ; développement de la céramique et de la vannerie ; maisons-fosses avec foyers centraux.
    (Certains ouvrages avancent les dates de 200 avant notre ère à 700 de notre ère)

  • Entre 700 et 900 : période Pueblo I : apparition de villages de maisons rectangulaires aux murs de pierre ; kivas cérémonielles

  • Entre 900 et 1100 : période Pueblo II

  • Entre 1100 et 1300 : période Pueblo III qui correspond à la construction de grands complexes architecturaux comme Mesa Verde et également au travail de l'argent et de la turquoise


Vivant de l’élevage et de la chasse, les premiers habitants de ces lieux se sédentarisèrent pour pratiquer l’agriculture. Ils maîtrisaient déjà la céramique et fabriquaient des vanneries d’où le nom de Basket Makers « fabricants de paniers ».
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Pétroglyphes Anasazi. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Appelées « jacal », leurs maisons primitives étaient de simples puits étayés par des poteaux en bois. Rapidement, ils formèrent de petits villages, d'abord situés au pied des éperons rocheux, puis en hauteur, sur les « mesas ».
Vers 500 de notre ère, ils fabriquaient des céramiques, des arcs et des flèches et se mirent à élever des dindes.
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Une des 5 grandes kivas sur le site de Far View House que les Anasazis fondèrent à partir du XIIe siècle. By[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A partir de la phase Pueblo II, le peuple Anasazi a changé ses habitudes en matière d’habitation. Ils commencèrent à construire de véritables habitations à la surface du plateau.
Les maisons se transformèrent en villages que les Espagnols appelleront « pueblos ».
Au fil des siècles, les villages se transformèrent en villes et vers 1100, le plateau du Colorado connut une croissance démographique.
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Pueblos de Mesa Verde. © dinosoria

Les kivas étaient de vastes structures souterraines de plan circulaire réservées aux cérémonies et au culte.
Dans de nombreux cas, les kivas étaient reliées à des structures analogues à des donjons dont la fonction n’est pas vraiment connue.
On a également retrouvé un complexe monumental entouré d’un double mur d’enceinte, peut-être un temple, baptisé le « Temple du Soleil ».
On pense que les Anasazis ont construit ces troglodytes pour se protéger. La difficulté d’accès empêchait tout intrus de les attaquer.
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Kivas de Mesa Verde. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

A partir de 1300 de notre ère, les Anasazis abandonnèrent les lieux. Cet abandon est-il dû à la sécheresse et donc la disette ?
Plus récemment, les autorités locales ont décidé de substituer au terme Anasazi, une appellation plus générale « les anciens habitants du pueblo ».
Actuellement, plus de 23 tribus, en plus des Navajos, peuvent prétendre être les descendantes de ceux qui ont édifié les constructions de Mesa Verde.
Ces tribus ont toutes des ancêtres qui ont habité des pueblos semblables dans le Nouveau-Mexique. Cependant, aucun autre édifice n’a égalé la splendeur de Mesa Verde.
Chaco Canyon: Le mystère Anasazi
Les plateaux rocheux aux tons ocrés semblent indiquer que les Anasazis s’intéressaient à l’astronomie. D’après certains archéostronomes, ces roches présenteraient un certain nombre de signes tendant à prouver que ce peuple possédait des connaissances développées en astronomie.
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Chaco Canyon. © dinosoria

Sur une saillie, à quelques mètres d’une butte très élevée du Chaco Canyon au Nouveau-Mexique, trois imposants blocs de grès déterminaient une fente à travers laquelle le soleil dardait ses rayons, qui atteignaient deux spirales gravées à même la roche.
Pendant peut-être 1000 ans, ces rayons de soleil indiquaient précisément les solstices d’été et d’hiver, les équinoxes de mars et de septembre ainsi que les jours de l’année où le jour et la nuit ont la même durée.
Les spécialistes pensent que cet étrange phénomène, auquel on a donné le nom de Dague Solaire, est un calendrier anasazi.
La mort d’une étoile
Les rochers du Chaco Canyon semblent indiquer que les Anasazis assistèrent à la mort d’une étoile. En effet, une falaise comporte un rocher qui est orné de trois peintures : un croissant, un disque nimbé de rayons et une main.
Juste en dessous, un point entouré de deux cercles représente le Soleil.
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Hansen Planetarium, Salt Lake City. © G. Rownon

Découverts en 1972, ces symboles apparaissent en d’autres endroits des territoires indiens. Ils illustrent une conjonction astrale occasionnelle : le rapprochement de Vénus et de la Lune.
Cependant, certains astronomes pensent que ces peintures commémorent un phénomène céleste. Le disque nimbé de rayons pourrait représenter l’explosion d’une étoile.
Les symboles du Chaco Canyon datent de l’époque où des astronomes chinois enregistraient sur leurs cartes l’apparition d’une étoile, résultant vraisemblablement de l’explosion d’une supernova.
Cette étoile hôte est apparue le 5 juillet 1054. Le rémanent de cette étoile forme la nébuleuse du Crabe, dans la constellation du Taureau.
Les pictogrammes anasazis dépeignent-ils cette explosion cataclysmique ?
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Mesa Verde. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En 1979, un astronome de la NASA a reconstitué la voûte céleste de cette nuit de juillet 1054. Cette nuit-là, la Lune, croissant inversé, se trouvait à deux degrés à peine de la nébuleuse du Crabe.
Des routes sans issue
Les routes des Indiens anasazis du Nouveau-Mexique sont loin d’être de simples sentiers. Elles constituaient un réseau de 800 km de chaussées très bien conçues.
Aujourd’hui, ces routes ont presque totalement disparu. Certaines ont 10 m de large et traversaient le désert, tout droit, quelle que soit la configuration du terrain.
Les Anasazis ne reculèrent devant rien pour tracer des artères rectilignes, n’hésitant pas à creuser la falaise ou à construire des rampes.
La plupart de ces routes reliaient Chaco Canyon aux communautés. Mais, le plus mystérieux c’est que certaines routes débouchent en pleine nature. A certains endroits, il y a non pas une mais deux routes strictement parallèles.
La route dite du Grand Nord aboutit sur une butte. Elle ne mène nulle part et par endroits, est jonchée de débris de poterie.
Pourquoi se donner autant de mal pour construire une route sans issue ? De nombreuses légendes anasazis mentionnent des pèlerinages rituels vers des montagnes sacrées.
Ces longues routes rectilignes menaient peut-être à des sipapu, orifices à partir desquels il était possible de communiquer avec l’au-delà.
Peut-être que ces magnifiques chaussées servaient exclusivement à relier Chaco Canyon à quelque monde invisible.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:00

Mound Builders. Géant d’Atacama. Zodiaque de Glastonbury

La célébrité des tracés et dessins de Nazca a quelque peu éclipsé d’autres œuvres titanesques retrouvées dans le reste du monde.
Ces œuvres qui ont utilisé la terre comme support comprennent notamment les créations des Mound Builders aux États-Unis, le géant d’Atacama au Chili, le zodiaque de Glastonbury, les chevaux blancs du Dorset ou le Grand Homme de Wilmington dans le Sussex.
Les tracés terrestres destinés à être vus du ciel ne sont pas rares sur la Terre. La plupart de ces œuvres restent des énigmes malgré les nombreuses théories émises.

Les Mound Builders
Les Mound Builders étaient des Indiens d'Amérique qui vivaient sur le territoire actuel des États-Unis. Leur nom signifie « Bâtisseurs de tertre ».
Aux États-Unis, dans l’Ohio, l’Illinois, le Mississippi et le Wisconsin, ce peuple a construit en terre, des serpents géants, des spirales, des tertres et des remblais à formes géométriques. On sait fort peu de choses sur ces constructeurs de tertres.
Leurs constructions prennent des formes d’ours, de loutres, d’élans, de renards, de lézards et parfois d’hommes.
Le serpent du comté d’Adam dans l’Ohio mesure plus de 300 mètres de longueur et sa gueule est grande ouverte, comme pour avaler une proie, en pierraille recouverte de terre argileuse, d’un diamètre de 33 mètres.
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Serpent du comté d’Adam. Ancienne carte postale (Domaine Public)

Le tertre de l’Alligator fait 75 mètres de longueur.
Ces Mound Builders seraient ceux que les préhistoriens ont appelés les « Adenas ». Leur culture a fleurit entre le Ier millénaire avant notre ère et 200 environ.
Pour d’autres, il s’agirait de Préceltes émigrés en Amérique peu après le Déluge, il y a 8 000 à 10 000 ans.
La datation officielle des œuvres des Mound Builders ne fait pas l’unanimité auprès de ceux qui se sont intéressés à ces tertres.
Les œuvres en Amérique du Nord
Il existe également des formations géologiques créées par l’homme dans les régions désertiques des États-Unis.
Bien que moins connues, elles n’en sont pas moins tout autant remarquables.
On en a déjà découvert près de 300 dans l’Arizona.
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Butte baptisée Rocher de l'Aigle près de Eatonton, en Georgie. © dinosoria.com

En Californie, une longue bande sinueuse serpente sur près de 2 km depuis peut-être plus de 5 000 ans.
Il existe également des dessins au Canada qui ont été faits pour être vus uniquement du ciel. Les lignes de vol des canards migrateurs sont jalonnées par des étangs artificiels creusés dans la forme du volatile.
Chandelier des Andes
Au Pérou, dans la pampa de Villacuri, il existe des dessins moins connus et d’une facture différente de ceux de Nazca. Ils représentent un homme avec un lama ou un autre animal et un grand condor aux ailes déployées long de 180 m.
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Pampa de Villacuri. © Servicio Aerofotografico Nacional del Peru

D’autres dessins sont difficiles à identifier.
Au Chili, on peut voir la silhouette d’un géant de 100 m de longueur. On a trouvé d’autres tracés autour de Cuzco et vers le lac Titicaca.
L’un des dessins les plus célèbres est le chandelier des Andes, dans la baie de Pisco, au Pérou. Sa particularité est d’avoir été creusé dans le sable d’une grande dune.
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Chandelier des Andes. © dinosoria.com

Sa longueur est de 183 m. Sur l’une des branches, un saurien a été dessiné. Ce candélabre a été taillé par les Paracas, les prédécesseurs des Nazcas dans la région.
Malheureusement, le site n’était pas protégé et des vandales ont saccagé ce dessin.
Géant d'Atacama
Dans le désert d’Atacama, au Chili, on peut voir des images d’animaux, des cercles, des spirales et un homme volant, dessinés avec des pierres.
La plus belle pièce est le géant d’Atacama, haut de 120 m, sur la Sierra Unica. Comme à Nazca, il est entouré d’un réseau de lignes et de « pistes ».
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Géant d’Atacama. © dinosoria.com

Les œuvres en Angleterre
Dans la vallée de Glastonbury, en Angleterre, un gigantesque zodiaque a été dessiné sur le sol.
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Illustration du zodiaque (Source Internet)

Sur les pentes verdoyantes des collines crayeuses du sud de l’Angleterre, une cinquantaine de sculptures ont été réalisées à même le sol.
L’œuvre la plus impressionnante est le Grand Homme de Wilmington, dans l’East Sussex. Sculpté dans le flanc d’une colline, ce colosse mesure plus de 7 mètres de haut et a des épaules de près de 15 mètres de large.
Ses jambes sont longues d’une trentaine de mètres.
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Grand Homme de Wilmington. By[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].. .

Nul ne connaît précisément l’âge de ce géant, mais on l’évalue généralement à 2 500 ans.
Un autre géant, celui-là complètement nu et brandissant une énorme massue, domine de ses 55 mètres le village de Cerne Abbas, dans le Dorset.
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Géant de Cerne. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

 
Les spécialistes ne s’accordent pas sur l’âge du géant de Cerne. Pour certains, il remonterait à au moins 2 000 ans, pour d’autres, il n’aurait que 300 ans.
Dans les downs du Dorset également, de nombreux chevaux blancs sont observables.
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Cheval blanc du Dorset. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


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Bibliographie
Builders of the Ancient World : Marvels of Engineering. Washington, D.C, National Geographic Society, 1986.
L’énigme des Andes, Robert Charroux, 1974
Castleden Rodney. The Wilmington Giant : The Quest for a Lost Myth. Wellinggorough, Northamptonshire. Turnstone Press, 1983
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:00

Les tracés de Nazca

Pérou

Vue du ciel, la Nazca est gigantesque. Les tracés composés de dessins et de figures géométriques sillonnent la pampa sur une distance de plus de 500 km².
Les tracés de Nazca, au Pérou, sont les plus célèbres. Cependant, ces tracés terrestres, destinés à être vus du ciel, ne sont pas rares sur la Terre.
Il en existe dans de nombreux pays, y compris en Europe.
Selon le sol de la région, des techniques différentes ont été utilisées. Les marques de Nazca ont été tracées en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant la pampa désertique pour mettre à nu le sol plus clair. 

La découverte de Nazca
C’est en 1927 qu’un pilote péruvien découvre par hasard les incroyables tracés. Il vole alors au sud du Pérou, à 400 km de Lima et 50 km de la côte du Pacifique.
L’archéologue américain, Paul Kosok, est le premier à venir sur les lieux en 1939.
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Vue aérienne des lignes de Nazca ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

Ces tracés sont attribués aux Nazcas. C’est un peuple assez méconnu qui a connu son apogée au cours des derniers siècles précédant notre ère.
La culture Nazca, qui s’est développée au début de notre ère, a été précédée d’une période baptisée Nazca primitif.
Cette culture est contemporaine de Paracas Necropolis, entre 300 avant notre ère et 500 après notre ère environ.
La culture Nazca, localisée sur la côte et l’intérieur des terres péruviennes, est connue pour avoir élaboré la poterie polychrome la plus éclatante de l’Amérique du Sud. Les poteries retrouvées sur le site des tracés de Nazca appartiennent au style Nazca.
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Céramique Nazca, vers 200-700. Musée national d'archéologie, Lima . By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

On retrouve sur les poteries et jarres funéraires l’inspiration des dessins de Nazca. Aux éléments géométriques se mêlent de nombreuses figures de têtes humaines et d’animaux.
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Statuette antropomorphe à l'effigie d'une femme enceinte. Musée d'Ica. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La ressemblance entre certains de leurs dessins et ceux de la pampa permet de penser qu’ils sont les auteurs des énigmatiques dessins et lignes. D'inspiration sobre à ses débuts, la céramique Nazca atteindra par la suite une grande complexité dans ses motifs.

On a également retrouvé des momies. On sait qu’ils décapitaient leurs ennemis et vouaient un culte aux têtes coupées.
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Momie retrouvée à Nazca. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les figures avaient été recouvertes par la poussière. Elles ont resurgi du passé dans toute leur splendeur grâce au travail d’une mathématicienne allemande, Maria Reiche. Elle leur a consacré toute sa vie à partir de 1945.
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Sur cette photo, on peut observer la géométrie parfaite des lignes et des "pistes" ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])


Grâce au carbone 14, il a pu être établi que certains résidus organiques trouvés dans les environs datent d’une période située entre 350 et 600 après notre ère et des poteries remontent au Ier siècle avant notre ère.
Mais, les lignes elles-mêmes et les dessins n’ont pas pu être datés.
Nazca vue du ciel
Ces tracés mystérieux sont appelés « pistas » dans les pays de langue espagnole. Les aviateurs peuvent en observer depuis l’équateur jusqu’au-delà des tropiques et tout le long de la Cordillère des Andes.
Au Pérou, les pampas sont d’immenses étendues vierges de sable et de pierrailles.
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Vue aérienne d'une partie de Nazca. On aperçoit le dessin baptisé " l'Astronaute". By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L’endroit où il y a le plus de tracés se situe entre Palpa et Nazca.
On peut différencier plusieurs types de dessins :

  • Les lignes qui ressemblent à un long sillon

  • Les pistes qui sont des surfaces claires en forme de pistes d’atterrissage, rectangulaires ou triangulaires. Leur largeur varie de 3 à 100 m

  • Les dessins à proprement parler : animaux, hommes…


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Dessin baptisé "Le Chien". By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Même d’avion et à haute altitude, on ne distingue pas la fin des grandes lignes qui semblent partir dans toutes les directions.
Pourtant, ces lignes sont régies selon un plan puisqu’elles aboutissent toutes à des pistes. Ces lignes se comptent par millier.
Lignes et pistes sont d’une géométrie parfaite et le désordre de l’ensemble n’est qu’apparent.
Ceux qui ont étudié Nazca ont donné des noms à ces dessins en fonction de ce qu’ils sont censés représenter. L’identification est cependant, dans de nombreux cas, très subjective.
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Dessin baptisé "La Fleur" ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Les dessins sont appelés « grabados ». Parmi eux, il y a l’araignée, longue de 46 m, dont l’abdomen est moins important que le thorax.
On trouve également un singe qui fait 100 m de long. Il a été dessiné en pleine action et sa longue queue se replie en spirale. Ce singe n'est pas un singe pour certains auteurs. Ils y voient plutôt un homme dans un « engin volant ».
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Singe ou homme volant ? ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Plusieurs dessins sont recouverts de lignes. Cela implique que les dessins sont plus anciens.
Parmi les dessins, on trouve notamment :

  • Un colibri

  • Un perroquet de plus de 50 m de long

  • Un chien

  • Deux personnages avec une coiffure en forme d’auréole


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Le Perroquet . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

D’autres dessins sont difficiles à interpréter : volatiles à quatre pattes, sauriens, poissons, poussin, fleurs, serpents à plusieurs têtes ainsi que des objets non identifiés.
Les tracés sont constitués tantôt par de simples rangées de pierres brutes, tantôt par une variété de graminées des Andes, l’Ichu.
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La Sirène ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Outre les tracés énigmatiques, un peu partout on trouve des débris de poterie rouge. Ces débris dateraient, selon les professeurs Rowe et Menzel, d’environ 2 000 ans.
Les recherches effectuées en 1948 par le Docteur Rossel Castro n’ont mis au jour que de rares ossements de petits animaux sauvages.
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Le colibri . By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le site a été abondamment pourvu de poteries, mais on ignore dans quel but. Cependant, les tracés n'ayant pu être datés, on ne peut affirmer que les poteries sont de la même époque.
Les différentes hypothèses
Pour le professeur Kosok et pour Maria Reiche, la Nazca est un calendrier astronomique. Ce dernier était utilisé par les anciennes civilisations pour connaître les dates d’équinoxes, d’éclipses, le moment des semailles…
En effet, le 22 juin 1941, Kosok vit le soleil se coucher au bout de l’une des lignes. C’était le solstice d’hiver au sud du Pérou.
C’est ce qui convainquit Kosok que les lignes avaient une vocation astronomique.
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Les marques de Nazca ont été tracées en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant la pampa désertique pour mettre à nu le sol plus clair. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Pourtant, lorsque l’astronome Gérard S. Hawkins encoda les divers alignements dans son ordinateur, en cherchant à isoler une période donnée entre 5 000 avant notre ère et 1900 de notre ère, il fut déçu.
Aucune des lignes n’était dirigée de manière concluante vers certaines étoiles à des moments importants comme le solstice ou l’équinoxe.
Mais, plus tard, le Dr Phyllis Pitluga, une chercheuse de l’Adler Planetarium de Chicago, découvrit que ce n’était pas tout à fait vrai.
Ses recherches démontrèrent que l’araignée géante était censée représenter la constellation d’Orion et que la série des lignes droites qui l’entouraient retraçait les mouvements des trois étoiles du baudrier d’Orion.
On remarquera que, pour l’araignée de Nazca, comme pour les pyramides de Gizeh, un rapprochement a été fait avec le baudrier d’Orion.
L’ethnologue Simone Waisbard et son fils informaticien sont persuadés qu’il s’agit d’un calendrier météorologique.
Où plutôt de plusieurs calendriers superposés au fil des siècles ce qui explique que certains sont recouverts de lignes.
Un autre spécialiste du site, Tony Morisson, penche pour une signification religieuse en se fondant sur les coutumes et la religion des Nazcas.
Bien sûr, l’hypothèse d’un peuple non terrien a été largement émise. Depuis la découverte des tracés, cette région est devenue le rendez-vous des extraterrestres et des ovnis.
Cependant, à part les farfelus qui voient des E.T partout, il y aussi des éléments plus sérieux pour étayer la visite d’extraterrestres dans le passé.
Des lecteurs de la Bible ont rapproché les visions d’Ezéchiel de certaines descriptions d’ovnis : « des roues enflammées transportant des êtres vivants dans le ciel ».
Certains phénomènes décrits par la Bible et par d’autres textes anciens exprimeraient-ils la réaction de peuples dénués de technologie devant des machines qu’ils ne pouvaient comprendre ?
Ce n’est pas du tout invraisemblable, car après tout, on peut également imaginer comment réagiraient les hommes du 19e siècle face aux prouesses techniques d’aujourd’hui.
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Cette curieuse silhouette humaine, appelée " l'Astronaute" est considérée par certains comme la preuve que les tracés de Nazca sont le produit d'une culture extraterrestre. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les tracés de Nazca ont bien été faits par des hommes, mais peut-être étaient-ils destinés à des « êtres » venus du ciel ?
En effet, une chose est sure, ces tracés ont été faits pour être vus du ciel et non du sol. Ils avaient donc une destination céleste.
On songe bien sûr immédiatement à des dieux vénérés par cette civilisation. Les dessins deviendraient alors des repères géants pour guider ces dieux en vue de leur hypothétique retour ou tout simplement en hommage à ces dieux.
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La Couleuvre ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Tony Morrison, un zoologiste qui a étudié les lignes avec Gérald Hawkins, conclut son livre Pathways to the Gods (1978) par une citation, écrite en 1586 par Luis de Monzon, un magistrat espagnol :
« Les vieux Indiens disent que (…) d’après ce qu’ils savent de leurs ancêtres, dans des temps très anciens, avant que les Incas ne règnent sur eux, un autre peuple était venu qu’on appelait les Viracochas. Ils n’étaient pas nombreux et furent suivis par des Indiens qui avaient écouté leur parole.
Ils disent aujourd’hui que ce devait être de simples personnes. Et c’est pour eux qu’ils ont construit les pistes qu’on peut voir aujourd’hui. »
On retrouve donc là le légendaire héros civilisateur Viracocha, aussi appelé Quetzalcoatl, dont les Indiens espéraient le retour quand Cortès débarqua.
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Personnages avec des coiffures rayonnantes . ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])


Ce peuple a probablement tracé ces gigantesques motifs parce qu’ils s’attendaient à voir revenir Viracocha, par la voie des airs cette fois. Les dessins étaient censés servir de balise.
C’est sans doute l’explication la plus simple et la plus évidente sur le rôle de ces lignes. À cela, on peut ajouter que lignes et dessins pouvaient être des symboles religieux et de fertilité.
Comment les tracés ont-ils été dessinés ?
Comment les Nazcas ont-ils fait pour tracer des dessins aussi parfaits sans les voir ?
Maria Reiche affirme que c’est en agrandissant des maquettes dont elle a trouvé les traces près de certaines figures animales.
L’Américain Jim Woodman et l’aérostier anglais Julian Nott ont essayé de prouver que les Nazcas savaient fabriquer des ballons à air chaud pour superviser le tracé des figures. Ils ont fabriqué en 1975 un ballon en utilisant du tissu et des cordes du même genre que ceux trouvés sur les momies nazcas.
Le ballon s’est élevé à 90 m avant de s’écraser. Bien sûr, rien ne dit que les Nazcas ne savaient pas voler, mais rien, non plus, n’est venu le confirmer. De plus, ce n’est pas en prenant de l’altitude qu’on peut dessiner une figure de 300 mètres.
En fait, nul ne sait avec certitude quelle technique a été employée pour réaliser ce chef-d’œuvre uniquement visible du ciel, mais certaines hypothèses sont plus plausibles que d’autres.
Il est bien plus probable que la théorie de Maria Reiche soit la bonne. Il s’agissait simplement de créer une version agrandie d’un plan ou d’un dessin.
La réalisation de dessins gigantesques n’est pas hors de portée avec une main d’œuvre consciencieuse dirigée par des prêtres.
D’ailleurs, il n’est pas entièrement vrai que les lignes de Nazca ne peuvent être distinguées au niveau du sol.
Il y a dans la région de nombreuses collines et montagnes qui auraient permis aux artistes de prendre du recul.
D’autres tracés sur la Terre
Les tracés terrestres destinés à être vus du ciel ne sont pas rares sur la Terre. Il en existe en Amérique du Nord et en Angleterre notamment.

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Bibliographie
Builders of the Ancient World : Marvels of Engineering. Washington, D.C, National Geographic Society, 1986.
L’énigme des Andes, Robert Charroux, 1974
Castleden Rodney. The Wilmington Giant : The Quest for a Lost Myth. Wellinggorough, Northamptonshire. Turnstone Press, 1983
From Atlantis to the Sphinx, Colin Wilson, 1997
Les Sites archéologiques, Editions Gründ, 2004
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:00

La mystérieuse civilisation de Fontainebleau

Sans le savoir, tous les dimanches, des milliers de promeneurs de la forêt de Fontainebleau passent peut-être devant les vestiges d’une civilisation inconnue.
La forêt de Fontainebleau est l'une des plus grandes et plus belles forêts de France, elle s'étend sur 17 702 ha, auxquels il faut ajouter les 3 300 ha de la forêt domaniale des Trois Pignons. 
Entre les arbres et les rochers aux formes fantastiques, on peut sentir cette atmosphère magique. Le mystère de la forêt de Fontainebleau a fait l’objet d’une vive controverse. La question se pose toujours : Fontainebleau a-t-il été le centre d’une ancienne civilisation inconnue ? 

Le passé géologique de Fontainebleau
Le passé géologique de la forêt reste assez mal connu. Son passé historique encore plus. Jusqu’à vers 1830, l’ensemble du massif n’était qu’une énorme tache blanche sur la carte de l’Ile-de-France.
On ne fréquentait alors que les abords de l’antique « forêt de Bière », ancien nom du lieu. Même les brigands, qui échappaient là aux gendarmes royaux, hésitaient à s’enfoncer dans cette immense forêt.
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Les gorges d'Apremont, en forêt de Fontainebleau (DP)

Des légendes circulaient sur des habitants mystérieux qui hantaient la forêt. On disait que le Grand Veneur ou le Chasseur Noir veillaient. Gare à qui les rencontrait sur son passage ! Ils étaient toujours accompagnés d’une meute de chiens diaboliques.
Bien évidemment, ces légendes écartaient curieux et promeneurs, à une époque, où la nature et la faune qui l’habitait étaient méconnues et considérées comme dangereuses.
Etude des grottes de Fontainebleau
Ce que l’on sait c’est que pendant plusieurs dizaines de milliers d’années, des hommes ont habité certaines grottes de la forêt. Ils y ont tracé de nombreuses figures et des signes qui continuent à poser des problèmes aux préhistoriens.
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Ces signes s’échelonneraient, selon J.-L. Baudet, le chercheur qui les a le mieux étudiés, sur une période qui couvre près de 30 000 ans, de l’interglaciaire riss-würm jusqu’à l’âge de fer.
Les plus anciens signes sont très frustres : de simples lignes abstraites marquées dans le grès des rochers.
Les plus récents représentent des figures humaines ou animales, ainsi que des symboles plus élaborés, dont la signification exacte nous échappe.

Les spécialistes ont noté une ressemblance entre plusieurs de ces figures et celles trouvées dans d’autres sites préhistoriques énigmatiques.

Une écriture mystérieuse
On a également trouvé quelques tombes néolithiques au coeur de Fontainebleau. L’une d’elles est surmontée de blocs en forme de gisants. S’agit-il de blocs naturels ou aménagés par l’homme ?
Cette tombe a livré plusieurs petites sculptures de pierre. Elle a été fouillée au début des années 60 par le poète et archéologue amateur Robert Ganzo.
Les sculptures ont été contestées par les chercheurs officiels qui les considèrent comme de simples fantaisies de la nature.
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Pourtant, il est à souligner que d’autres vestiges néolithiques ont été mis au jour autour de Fontainebleau.
De plus, certaines tablettes, retrouvées par R. Ganzo, dans une des tombes posent un problème archéologique considérable.
En effet, ces tablettes étaient recouvertes d’idéogrammes qui évoquent irrésistiblement une écriture.
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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)

Ce qui est officiellement impossible. L’écriture est née officiellement bien plus tard, au Proche-Orient. A notre connaissance, les premiers écrits sont apparus à Sumer vers 3 300 avant notre ère. On inscrivait des pictogrammes sur des tablettes d’argile.
Vers 3000 avant notre ère, les signes se transformèrent en suites de traits : l’écriture cunéiforme.

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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)

L'écriture Hittite pictographique a été créée aux environs de 1500 avant notre ère.
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Ecriture hiéroglyphique hittite provenant de Karkemish (Ankara, Musée Hittite). © dinosoria

Pourtant, il existe plusieurs autres exemples d’écritures préhistoriques, antérieures aux civilisations du Proche-Orient.
L’énigme de Glozel, dans la haute Loire française, est une des plus controversées.
Les tablettes de Tartarie, datées de 4 000 ans avant notre ère, sont un autre sujet de controverse. En effet, ces tablettes ont été retrouvées en Transylvanie. Cela laisserait donc supposer que l’écriture n’est pas née en Mésopotamie, berceau de la civilisation de Sumer, mais au cœur des steppes de l’Europe orientale.
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Tablette de Tartarie (Museum of History of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)

La communauté scientifique argue que la datation au carbone est tout simplement erronée.
Il y a une certaine ressemblance entre les idéogrammes de Fontainebleau et les caractères laissés par la civilisation hittite.
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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)

Faut-il pour autant faire des anciens habitants du massif de Fontainebleau les ancêtres des tribus qui sont parties coloniser l’Orient ?
Les rochers de Fontainebleau
Ce sont sans doute les plus visibles et étranges vestiges du passé de Fontainebleau. Il est difficile de ne pas s’interroger sur leurs formes.
Là encore, la question se pose : ces rochers ont-ils été taillés par l’homme ou par la nature ?
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© Edith Guérin

On peut observer une exactitude figurative vraiment surprenante pour certains rochers. Certains reproduisent une otarie, un éléphant, des tortues géantes, un oiseau de proie …
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Photo prise en 2006. Envoyée pare-mail. © Pierre-Alain Laprée

Est-ce l’érosion naturelle qui s’est exercée au long des millénaires sur les formations rocheuses en grès ?
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© Edith Guérin

A notre connaissance, aucun de ces animaux, n’a évolué dans cette partie du monde, même à une époque lointaine. Mais que sait-on vraiment du passé de notre planète ?
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© Edith Guérin

Nos ancêtres, dans les grottes, peignaient leur quotidien et les animaux qui les entouraient. Cette mystérieuse civilisation n’a-t-elle pas tout simplement voulu, elle aussi, retranscrire les animaux de la vie quotidienne ?
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© Edith Guérin

Il y a un peu trop de coïncidences et de fantaisies de la nature dans toute cette affaire.
Fontainebleau attend toujours que l’on veuille bien se pencher sur son passé. Peut-être qu’un jour, Fontainebleau deviendra le Stonehenge français.

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Bibliographie

Inexpliqué N°2, p.458 à 460. La sagesse perdue des anciennes civilisations, Editions Time Life. Les grandes civilisations disparues, Sélection du Reader's Digest 
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:01

Tablettes de Tartarie

En creusant en 1961, un tumulus dans la ville de Tartarie en Transylvanie, les archéologues espéraient simplement trouver de quoi éclairer les découvertes précédentes, sur un site romain.
A leur grande surprise, trois petites tablettes d’argile gravées de signes bizarres furent exhumées.
La datation au carbone 14 révéla qu’elles remonteraient au IVe millénaire avant notre ère. Cela laisserait donc supposer que l’écriture a vu le jour non pas en Mésopotamie, berceau de la civilisation de Sumer, mais au cœur des inhospitalières steppes de l’Europe orientale.

Les tablettes gisaient au fond de ce qui semblait être un puits sacrificiel en compagnie de quelques ossements humains.
Elles portaient des symboles picturaux rappelant à la fois les inscriptions des tablettes de Sumer et celles des vestiges de la civilisation minoenne, en Crète.
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Tablette de Tartarie (Museum of History of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)

Mais, les tablettes de Tartarie, qui auraient appartenu aux Vinca, tribu agricole de l’âge de pierre, précéderaient d’un millénaire l’écriture sumérienne et de deux millénaires celle de Minos.
Cette théorie peut sembler hasardeuse. En effet, si l’écriture est apparue en Europe à l’Âge de pierre et non à Sumer à l’Âge du bronze, on se demande comment elle aurait atteint la lointaine Sumer 1000 ans avant l’île crétoise.
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Tablette de Tartarie (Museum of History of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)

De plus, autant il existe des vestiges du développement de l’écriture en Mésopotamie, autant il n’y en a aucune trace en Europe de l’Est.
Des préhistoriens pensent que la datation au carbone des tablettes de Tartarie est erronée. Pour d’autres, il ne serait pas impossible que, ayant été déplacées à l’intérieur du tumulus, les tablettes reflètent en réalité une époque de la culture vinca bien ultérieure à l’écriture sumérienne.
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Tablette de Tartarie (Museum of History of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)

Selon une troisième hypothèse, les inscriptions figurant sur les tablettes seraient d’inintelligibles signes « magiques » qu’un peuple primitif aurait recopié sur les pots et les jarres des marchands venus d’une civilisation proche-orientale plus évoluée.
Reste que d’autres vestiges portant des signes « d’écriture » ont été retrouvés en Europe et posent également problème aux préhistoriens.

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Bibliographie
Neustupny, Evzen. The Tartaria Tablets : A chronological issue. Antiquity, 1968
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:01

L’île de Pâques

Les statues gigantesques qui parsèment l’île de Pâques ont toujours fait rêver les voyageurs. Quelle civilisation a érigée les moai et avec quels moyens techniques ?
L’île de Pâques, située au milieu de l’océan Pacifique, est devenue aujourd’hui une destination touristique.
Totalement isolée du reste de la Polynésie et de l’Amérique du Sud, l’île ne mesure que 162 km². Inhospitalière, l’île de Pâques dépend du Chili.
Après de multiples théories sur ces énigmatiques statues, aujourd’hui l’île a révélé une grande partie de ses secrets.

La découverte de l’île de Pâques
Lorsque les navigateurs néerlandais accostent sur l’île, pour la première fois, le jour de Pâques 1722, d’où le nom de l’île, ils y trouvent environ 5 000 habitants d’origine malayo-polynésienne, qui vivent d’agriculture et de pêche.
Tout le long des côtes de l’île et sur les pentes du Rano Raraku, un volcan éteint, se trouvent de grandes plates-formes, les âhu, sur lesquels sont érigées d’immenses sculptures, les moai.
Les plus hautes atteignent 20 m.
Ces statues ont le regard vide et un long visage énigmatique.
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Moai de l'île de Pâques. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En 1863, des navigateurs tahitiens trouvant à l’île une ressemblance avec Rapa Iti, un îlot de Polynésie française, la baptisèrent Rapa Nui « Nombril du monde ».
Quant à la population locale, on l’appela Te Pito O te Henua, « le vaisseau du monde ».
Le peuplement de l’île de Pâques et son déclin
La datation de quelques statues au carbone 14 a apporté la preuve que l’île avait été peuplée dès 380 de notre ère.
L’origine du peuple qui a érigé les sculptures a fait l’objet de nombreux débats. Des analyses effectuées sur des squelettes datant de 1100 à 1868 ont montré que les habitants de l’île avaient connu trois mutations génétiques que l’on retrouve dans toutes les populations polynésiennes.
La théorie d’une colonisation venue d’Amérique du Sud a donc été largement remise en cause.
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L'île de Pâques est déserte. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] .[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il est donc apparemment prouvé que les Polynésiens ont été les premiers à coloniser cette île. Dès le Ve siècle, ils y développèrent une culture complexe.
La population de l’île, au moment de sa découverte, se divisait en une dizaine de clans sur lesquels régnait un roi.
Le premier roi aurait été Hotu Matua. Une trentaine de souverains se sont succédé ensuite jusqu’en 1862.
Très hiérarchisée, la société pascuane est continuellement en proie à des luttes violentes. Le cannibalisme y est une pratique courante.
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Apparemment, la population était devenue trop importante pour les maigres ressources de l’île.
La société aurait alors sombré dans des désordres sociaux et certains moai auraient été volontairement renversés en signe de révolte contre la classe des prêtres.
Il semble qu’à partir du XIVe siècle, une nouvelle vague de Polynésiens a colonisé l’île. Ces nouveaux envahisseurs auraient cohabité avec la population primitive pendant un certain temps.
Puis, les deux communautés se seraient affrontées par les armes, probablement au XVIIe siècle.
Les anciens habitants auraient été massacrés et seuls auraient subsisté les Polynésiens.
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Mais, c’est une grande rafle d’esclaves menée en 1862 par des négriers péruviens qui a porté un coup fatal à l’île.
La quasi-totalité de la population a alors été décimée. 2 000 habitants furent capturés et emmenés en Amérique du Sud.
Les rares rescapés qui revinrent quelques années plus tard sur l’île rapportèrent avec eux des maladies qui décimèrent le reste de la population.
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En 1877, l’île ne comptait plus que 150 habitants environ.
Le rongorongo
La découverte de quelques tablettes de bois, dites « rongorongo », prouve que les Pascuans connaissaient l’écriture.
Mais, cette écriture reste toujours en partie indéchiffrable. On ignore toujours s’il s’agit d’un alphabet, d’idéogrammes ou de hiéroglyphes.
Les textes se présentent sous la forme d’alignements de caractères formant des mots écrits de gauche à droite.
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Mais, la ligne suivante est écrite en sens inverse. On y trouve également des silhouettes d’hommes et d’animaux.
Les Moai de l'île de Pâques
Beaucoup plus nombreuses à l’origine, les statues sont aujourd’hui environ 850 parsemées sur l’île. 250 moai jalonnent le périmètre de l’île, tandis que 600 autres, à divers stades d’exécution, sont dispersés le long de la côte et près du volcan Rano Raraku.
La taille des statues varie de 1 à 21 mètres.
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Moai By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Elles ont été taillées dans le tuf, roche du volcan Rana Raraku. Dans la carrière, creusée dans le flanc du volcan, se trouvent encore environ 200 statues inachevées.
Les plus anciens moai fabriqués datent de 500 de notre ère. Cependant, la plupart ont été exécutés entre 1000 et 1650.
Les moai peuvent être regroupés en deux catégories :

  • Les premiers se dressent sur les versants du Rano Raraku et leurs corps sont recouverts de symboles

  • Les seconds, ornés à l’origine de couvre-chefs « pukaos », ont été levés sur des autels « âhu » et tournent le dos à la côte


Les yeux des moai étaient à l’origine représentés par du corail blanc et du tuf rouge. Découverts en 1978, enfouis dans le sable, les yeux ont été replacés dans leur orbite.
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Moai. Les yeux sont constitués de corail blanc et de tuf rouge. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il ne fait pas de doute que les âhu avaient une fonction religieuse. Mais, on ne dispose d’aucun renseignement sur la mythologie des premiers habitants.
Contrairement à ce que laisse penser le paysage actuel, l’île était autrefois recouverte d’arbres. Les habitants avaient donc la matière première pour fabriquer des traîneaux et transporter les statues.
En 1955, une expérience a prouvé que, en 18 jours, avec une douzaine d’hommes, on pouvait dresser une statue de 23 tonnes avec des cordes et des madriers.
Le tourisme sur l’île de Pâques
La population est aujourd’hui d’environ 3 800 personnes. L’île de Pâques est une île volcanique avec trois volcans dont aucun n'est encore en activité. C'est une terre dénudée qui est balayée de façon quasi permanente par des vents très violents.
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Anakena, petit paradis pour touristes fortunés. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L'île de Pâques fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parc national de Rapa Nui est inscrit au patrimoine depuis 1995.
Les Européens ont importé sur l’île des moutons et des chevaux. Les chevaux semi sauvages errent aujourd’hui sur l'île.
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Cheval semi-sauvage près du volcan Rano Raraku. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

L'île vit maintenant du tourisme. La majeure partie de la population vit dans la ville principale de l'île : Hanga Roa.
Le meilleur moyen d'arriver sur l'île est l'avion car l'île est entourée de rochers qui empêchent l'accostage des navires dans la plupart des endroits
Plusieurs excursions sont proposées :

  • Le volcan Rano Raraku qui culmine à 150 mètres

  • Anakena qui est le lieu le plus enchanteur de l’île. Les touristes y trouvent le cliché habituel des cartes postales : la palmeraie en bordure d’une plage dorée de sable fin.


V.Battaglia (13.02.2006)

Références principales et crédit photographique

Inexpliqué. La sagesse perdue des anciennes civilisations, Editions Time Life. Les grandes civilisations disparues, Sélection du Reader's Digest
Toutes les photos, sauf mention contraire, étaient sous [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] au moment de la mise en ligne de ce dossier et proviennent du site FlickR
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:02

La Tour de Babel

Parmi tous les récits bibliques, l’épisode de la tour de Babel est un bon exemple de conte moral puisqu’il met en garde contre l’excès d’orgueil.
Cependant, ce récit n’est pas qu’une simple légende. En effet, Babylone et la tour de Babel ont bien existé.
Si l’on s’en réfère à tous les récits relatifs à la tour de Babel, toutes les races et les langues auraient surgi en ce lieu unique.
Quelle est l’origine de toutes les langues ? Ont-elles surgi de nulle part comme par magie ou par hasard ?
Existe-t-il des preuves scientifiques à l’appui des récits bibliques sur la tour de Babel ?
Bien qu’il n’existe aucun consensus de la communauté scientifique sur ces différentes questions, certaines découvertes archéologiques tendent à démontrer que Babylone et sa célèbre tour ont joué un rôle primordial dans l’histoire de l’humanité. 

Le récit biblique de la tour de Babel
« Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Shinéar et ils s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : »Allons ! Faisons des briques et cuisons les au feu ! »
La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. Ils dirent : » Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la Terre ! »

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La tour de Babel de Bruegel

Or Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. »
Yahvé les dispersa de là sur toute la face de la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c’est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la Terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la face de la Terre. »

Genèse, XI, 1-9.

Ce texte biblique raconte donc comment les descendants de Noé, qui parlent une seule langue, essaient de construire une tour assez haute pour toucher le ciel.
En punition de leur vanité, les hommes perdent la possibilité de se comprendre et sont dispersés.
C’est donc là que se trouverait l’origine de la diversité des langues.
Le mythe de la tour de Babel est donc étroitement lié à celui de l’Arche de Noé et du Déluge.
Histoire et mythe
Il y a environ 5 500 ans, le long des rives de la Mésopotamie, des cités-Etats émergent. Les Mésopotamiens nous ont laissé le premier système d’écriture et leurs impressionnantes ziggourats.
Une ziggourat est une structure de pierre, semblable à une pyramide, parfois haute de 100 mètres.
Elle est faite de plates-formes superposées de dimensions décroissantes. Chaque ziggourat est dédiée à un dieu local. Elle est surmontée d’un temple qui sert de lieu de passage à ce dieu lors de ses voyages sur Terre.
Ce qui est surprenant, c’est qu’il existe des ziggourats et des pyramides dans le monde entier. Certaines sont positionnées, au millimètre près, de la même manière.
Il est difficile d’y voir un simple hasard.
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Ziggourat d'Our en Irak. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Comme il est dit dans le récit biblique, les ziggourats étaient construites en brique.
La plus grande ziggourat est sans conteste celle qui se trouve à Babylone, sur les rives de l’Euphrate.
Cette tour s’appelle Etemenanki « la demeure du ciel et de la terre ». Elle a très certainement servi de modèle à la tour biblique.
La tour de Babel et Babylone
Dans l’Irak actuel, à Babylone, on a retrouvé un immense mur de briques crues, seul vestige de la tour de Babel.
Jusqu’au début du 20e siècle, tout ce que l’on savait de Babylone provenait des écrits de l’historien grec Hérodote (v.484-v.420 avant notre ère) et des récits bibliques.
En 1899, des archéologues allemands entreprirent la première exploration poussée de Babylone. Les fouilles se poursuivirent jusqu’en 1917. Mais, beaucoup plus récemment, Saddam Hussein avait décidé de restaurer Babylone et sa tour.
La guerre d’Irak a stoppé ce projet colossal.
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La porte d'Ishtar a été reconstruite au musée Pergamon de Berlin. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Babylone « La Porte du dieu » était le centre du culte du dieu Mardouk. Les vestiges de la cité, encore visibles, datent du roi Nabuchodonosor II (604-562 avant notre ère), qui avait entrepris une vaste reconstruction.
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Enceinte extérieure longue d'environ 18 km (à l'origine) qui protégeait Babylone (Capture d'écran du documentaire diffusé sur Arte)

Le récit de la bible est conforme aux découvertes archéologiques. La tour de Babel a bien été édifiée en briques cuites, solidarisées par du bitume.
Cette tour avait été érigée bien avant le règne de Nabuchodonosor II. Elle reposait sur une base carrée et mesurait 91 mètres de haut.
Elle dominait la cité de ses sept étages couronnés par un temple dédié au dieu Mardouk.
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Guerriers qui décorent la porte d'Ishtar. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les preuves archéologiques et les textes suggèrent que la plupart des ziggourats étaient peintes dans des teintes magnifiques, et abondamment décorées de tuiles émaillées et de sculptures dorées.
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Porte d'Ishtar. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Une inscription babylonienne affirme que la ziggourat d’Etemenanki était en « briques cuites émaillées d’un bleu resplendissant ».
Grandeur et décadence de la tour de Babylone
A l’époque de son édification, cette ziggourat est l’un des plus grands monuments que l’homme ait jamais érigés.
Les fouilles ont permis de reconstituer sa splendeur.
Reconstruite à plusieurs reprises, elle connaît son apogée sous Nabuchodonosor II. Au sommet de la ziggourat, le dieu Mardouk était représenté par une statue recouverte d’or et qui pesait 22 tonnes.
Mardouk était devenu le dieu principal de la Mésopotamie.
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Reconstitution de la voie sacrée. (Capture d'écran du documentaire diffusé sur Arte)

Après la conquête perse, la tour est laissée à l’abandon. Quand il visite les ruines, en 331 avant notre ère, Alexandre le Grand, décide de redonner à la ziggourat son faste d’antan. Mais, 10 000 hommes suffisent à peine pour dégager le terrain en 2 mois.
Alexandre abandonne alors son projet.
Malheureusement, cette merveille a succombé aux ravages du temps et au pillage. Il n’en reste aujourd’hui que l’empreinte de l’énorme base carrée.
Babylone à l’origine de toutes les langues ?
Il existe environ 5 000 langues différentes aujourd’hui dans le monde. Il y a entre 50 et 200 souches sans rapport entre elles.
Les chercheurs ont daté la langue indo-européenne, la plus connue, à environ 3 000 ans avant notre ère.
Cela se situe donc à peu près au moment des évènements de Babel. Après, c’est le flou le plus complet.
Nous savons beaucoup de choses sur les langues indo-européennes mais nous sommes très ignorants sur la langue mère.
Un humain sur deux environ parle une langue indo-européenne. Cette unité linguistique est toute relative car si la souche est la même, le russe ou l’arménien est tout aussi incompréhensible pour un Français, que le basque ou le hongrois, langues non indo-européennes.
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Tablette du roi de Babylone Hammourabi

Si l’on prend l’exemple des langues indo-européennes, cela voudrait dire que toutes ces langues sont issues de l’évolution d’une seule langue plus ancienne.
Cette langue originale aurait donc été parlée il y a plusieurs millénaires, à une époque où l’écriture n’était pas née.
Des peuples d’origines diverses, donc de langues différentes, ont travaillé à la construction de la tour de Babel.
Une inscription de Nabuchodonosor en atteste : »Tous les peuples de nations nombreuses (…) je (les) contraignis au travail. »
Cette diversité ethnique n’a pas empêché l’achèvement de la tour.
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Tablette gravée en écriture cunéiforme provenant de la cité de Babylone. By [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] .      [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les cérémonies liées au culte de Mardouk font appel à des textes dans différentes langues régionales. Pour les visiteurs, la tour de Babylone devait représenter le foyer et la source d’une multitude de langages.
C’est peut-être là l’origine du mythe que nous a transmis la Bible.
Mais, peut-être également, ce récit exprime-t-il la nostalgie d’un Âge d’or où tous les hommes parlaient le même langage ? Nul ne sait si ce rêve de compréhension et de paix a réellement existé.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:02

Une étrange momie et des crânes mystérieux

Assez fréquemment d’étranges squelettes et momies sont mis au jour dans le monde. C’est le cas pour cette momie exposée au Museum d’Histoire Naturelle d’Uberaba au Brésil.
Les crânes déformés, et notamment allongés, restent un mystère quant à leur signification symbolique.

Momie d’Uberaba
Les administrateurs du Musée ne connaissent pas la provenance de cette momie. Cette dernière dormait depuis longtemps dans les caves du musée.
Ils pensent que le squelette aurait été ramené d’Egypte.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, le squelette présente une tête particulièrement difforme.
Le crâne fait environ deux fois le volume d’un crâne humain normal. Il est d’ailleurs totalement disproportionné par rapport au reste du corps.
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De plus, les pieds possèdent six doigts.

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© Planeta.terra.com

Face au peu d’éléments dont nous disposons, nous ne pouvons faire que des hypothèses sur « l’identité » de cet être.
Hypothèses sur la momie
Bien sûr, face à ce squelette plutôt déconcertant, certains ont immédiatement pensé à un extraterrestre.
Personnellement, je pencherais plutôt pour un cas d’enfant atteint d’hydrocéphalie.
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© Planeta.terra.com

Cette pathologie se caractérise par un épanchement de liquide céphalo-rachidien dans les ventricules cérébraux (ce sont des cavités situées dans le cerveau), qui se dilatent. La pression intra-crânienne augmente, ce qui fait que les sutures encore membraneuses s'élargissent, entraînant un retard et un trouble de l'ossification.
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Le fait que des squelettes, présentant ce type de malformation, aient été découverts dans le monde entier plaide en faveur d’une maladie du type de l’hydrocéphalie.
Cette terrible maladie est toujours d’actualité et des enfants, de nos jours, naissent avec ce genre de malformation. L'hydrocéphalie touche environ 1 à 4 enfants sur 1000.
Des crânes en forme de cône
Là encore, à travers le monde entier, les archéologues retrouvent assez fréquemment des crânes en forme d’œufs.
Vous pouvez en voir certains, retrouvés dans le Caucase, au musée d’études régionales de Piatigorsk.
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Le crâne remonte au III ou IVe siècle de notre ère. © Musée d’études régionales de Piatigorsk

Ces crânes, du moins pour la plupart, ont été déformés volontairement. Des cordes ou des tissus étaient noués autour de la tête des enfants dès leur plus jeune âge.
Les déformations crâniennes artificielles sont bien connues des scientifiques. Divers procédés ont été mis au point : planchettes, liens ou encore des berceaux.
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Crâne avec une déformation de type toulousaine

En Amérique du sud, les déformations étaient le plus souvent provoquées par des berceaux transformés en appareil déformant ou des planchettes.
Sur le continent eurasiatique, on utilisait surtout des liens.
Des crânes déformés ont été retrouvés également en Europe, notamment en Norvège et en France.
On ne sait pas exactement pourquoi certaines populations ont utilisé cette méthode de déformation.
Les crânes allongés présentent souvent un petit trou au sommet. Les bords de l’orifice sont lisses ce qui laissent penser que le trou n’est pas naturel.
La signification de cet orifice reste un mystère. Peut-être s’agissait-il d’un rituel ?
La mode des crânes allongés remonte à au moins 20 000 ans. Les Egyptiens semblaient également influencés par cette mode.
Les pharaons sont souvent représentés avec des crânes volontairement déformés.
La religion n’est certainement pas étrangère à cette mode.
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Statuette d'une fille d'Akhénaton. © Daubert

Le point le plus étrange dans ce dossier n’est pas tant la déformation des crânes mais plutôt que cette mode se soit propagée sur l’ensemble de la planète.
Doit-on considérer toutes ces pratiques similaires comme une simple coïncidence ? Doit-on y voir un mimétisme, la volonté de vouloir ressembler à un modèle considéré comme étant d’essence supérieure ?
Et si oui, ce modèle n’est-il que pure abstraction ou s’identifie t-il à un être auquel l’homme souhaitait ressembler ?
Autant de questions qui restent à ce jour sans réponse.
Les crânes de Robert Connolly
Des crânes plutôt étranges ont été rapportés par Robert Connolly lors de différentes expéditions en Amérique du Sud et au Mexique.
Il a publié les photographies sur un CD-Rom intitulé « The search for ancient wisdom » en 1995.
Ces photos ont également été diffusées sur le site de CompuServe.
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© Robert Connolly

Je ne m’aventurais pas à faire la moindre hypothèse dans la mesure où les données recueillies sur ces crânes sont très incomplètes.
Aucune datation précise n’a par exemple été fournie. De plus, à ma connaissance, aucune étude vraiment sérieuse n’a été entreprise par d’autres scientifiques, à part bien sûr Robert Connolly.
De ce fait, je me contenterais de vous présenter une synthèse des théories du découvreur des crânes.
D’après Robert Connolly, il y a quatre groupes différents auxquels il a donné des noms :

  • La tête en forme de cône

  • La citrouille découpée comme un visage

  • J

  • M


D’après lui, la tête en forme de cône ne se rapporte pas à un cas de tête bandée artificiellement. En effet, la capacité cérébrale de ces crânes serait différente de celle d’un homme normal. Tous les crânes appartiendraient donc à des espèces différentes de celle du genre Homo.
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© Robert Connolly

Le type « J » présente des orbites oculaires environ 15% plus grandes que celle d’un homme normal.
La voûte crânienne est énorme. R.Connolly estime que la capacité cérébrale se situait entre 2600 et 3200 cm3.
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© Robert Connolly

Notre capacité cérébrale est actuellement de 1100 cm3.
Là encore, l’âge de ce crâne n’est pas connu et aucun autre spécimen du même type ne semble avoir été retrouvé.
Cela ne plaide pas en faveur d’une espèce spécifique mais plutôt d’une déformation propre à un individu.
Le type « M » est lui un crâne incomplet qui présente une voûte crânienne particulièrement grande.
Les deux lobes globuleux sont également totalement disproportionnés.
R.Connolly dénonce la théorie des déformations ou des cas pathologiques.
Cependant, en l’absence de plus de précisions et d’autres découvertes, il est difficile d’adhérer pleinement à sa théorie d’espèces distinctes et totalement différentes de celles du genre Homo.
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:02

Une dent de 10 millions d’années ?

En 1926, dans la mine de charbon de Bearcreek au Montana, une étrange dent a été découverte. Selon les dentistes de la région, cette dent avait l’aspect exact d’une prémolaire inférieure humaine. Cependant, le temps avait transformé l’émail en carbone, et les racines en fer.

J.C.F Siegfriedt, médecin de la mine et collectionneur de fossiles, qui la découvrit, estima à 10 millions d’années l’âge du dépôt de charbon qui la renfermait, soit bien avant l’apparition supposée de l’homme sur Terre.
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Fossilisation authentique ou bouleversement des strates géologiques dû à un phénomène naturel ?
Extrait de The Carbon County News, 11 novembre 1926
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Re: Enigmes paléontologiques

Message  Arlitto le Mar 9 Aoû - 20:02

Un chantier de construction vieux de 300 millions d’années ?

De grands travaux d’extraction eurent lieu dans la carrière de calcaire voisine d’Aix-en-Provence, de 1786 à 1788, en vue de la reconstruction du Palais de Justice.
Dans cette carrière, entre les strates de roche étaient intercalées des couches de sable et d’argile. Lorsque les ouvriers eurent extrait 11 étages de calcaire, ils se trouvèrent à une profondeur de 12 à 15 m au-dessous de la surface.

Au-dessous de la 11e strate de calcaire, ils rencontrèrent un nouveau lit de sable, qu’ils entreprirent d’enlever, pour arriver à la strate de roche suivante.

Mais, dans ce sable, ils découvrirent des bases de pilier en pierre et des éléments de construction inachevés, dégrossis dans le même calcaire que celui qu’ils extrayaient.

En creusant encore, ils trouvèrent à leur immense surprise, des monnaies, des manches de marteau et d’autres morceaux d’outil en bois pétrifié.

Ils exhumèrent enfin une grande planche de plus de 2 m de long. Comme les outils, elle s’était pétrifiée en une sorte d’agate et brisée en morceaux.

Lorsque les morceaux furent remis en place, les ouvriers eurent sous les yeux, reconstituée, une planche de carrier exactement semblable à celles dont ils se servaient, et usée comme les leurs, avec des bords arrondis et irréguliers.

Comment un chantier de construction, équipé des mêmes outils que ceux en usage en France à la fin du 18e siècle, pouvait-il se trouver sous 15 m de strates de sable et de calcaire vieilles de 300 millions d’années ?

C’est une énigme encore plus incompréhensible de nos jours, car nous savons maintenant, grâce à nos méthodes de datation géologique et anthropologique, que la chose est rigoureusement impossible.
Pourtant, elle semble vraie.

Source : The American Journal of Science and Arts, 1820
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Re: Enigmes paléontologiques

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